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 La valse des braies et des jupons

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Message Sujet: La valse des braies et des jupons   Mar 26 Juil - 11:16


Livre I, Chapitre 4 • L'Ordalie de Diamant
Ljöta d'Evalkyr & Octavius le Rouge

La valse des braies et des jupons

Ou quand femme veut, Mirta le veut



• Date : Le 1er août 1001
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Ljöta cherche un peu de compagnie, pour cette nuit, mais force est de constater que son favori est déjà pris. Où est le problème, quand il y a tant d'autres hommes disponibles ? Et pourquoi pas ce type bien bâti ?


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Message Sujet: Re: La valse des braies et des jupons   Mar 26 Juil - 11:16

La Caravane des Plaisirs est revenue à Lorgol et c’est la fête, pour les fils et filles des Miracles qui reviennent à la Ville Basse, les poches pleines de fleurons et les bouches pleines d’aventures, de récits de ces nuits à Alfaë et des rumeurs quant au couronnement de Chimène, racontées par la bouche de ceux venus se glisser entre leurs draps. C’est leur dernière nuit avant de reprendre la route, cela dit, et déjà la suite de roulottes est arrêtée à la limite de Lorgol, prête à prendre les chemins d’Arven. Avant de partir, cela dit, il convient de fêter une dernière fois, encore une fois, et de laisser les habitués de la ville libre profiter des faveurs de leurs favoris juste encore un peu.

Un grand feu au centre des roulottes et autour de celui-ci dansent quelques filles, rieuses, que l’Ibéen regarde d’un air quelque peu rêveur. Dans sa main, un verre de bière qu’il n’a presque pas touché. Il n’aime pas avoir l’esprit trop léger, trop peu attentif, si facile à déconcentrer et à leurrer. Il est de repos, ce soir, libre de faire ce qu’il veut, de boire comme un trou s’il le désire, ou même de donner des fleurons de sa paie pour s’approprier, le temps de quelques heures, une de ces jolies filles des Miracles. Octavius a cela dit toujours bien des difficultés à sortir de son rôle de guerrier et à chaque nouvelle figure qui arpente les lieux, en recherche d’un peu de plaisir pour la nuit, il se dresse sur son siège, les sens aux aguets. Il prend son rôle à cœur, trop à cœur parfois, et sa méfiance n’aide pas à la détente. « Calme-toi, mon chou, rigole-t-on dans son oreille. S’il y a un problème, Grégoire est de garde. Fais-lui confiance. »

Même en ses collègues, il a de la difficulté à avoir confiance.

Un roulement des épaules et il chasse la main qui s’y est attardée en même temps que les mots sensés rassurer, appréciant peu le contact physique non sollicité. Elles font toutes ça, toujours, et il ne s’y habitue pas. Ses lèvres se trempent dans la bière, avec mauvaise foi, vidant le verre d’une longue traite. Comme pour rattraper le temps perdu. Du coin de l’œil, Octavius aperçoit une femme à la lisière du cercle qu’ils forment, ménestrels, guerriers, fils et filles de la Caravane des Plaisirs. Ce sont ses cheveux blonds qui attirent son regard, puis sa démarche presque féline, agile et assurée. Son visage détaille les leurs, sans y trouver ce qu’il semble y chercher, puis la femme se dirige vers Bethsabée, qui s’est levée de son siège pour gracieusement aller la rejoindre. Sans doute cherche-t-elle un homme en particulier ? Dans la pénombre, seulement éclairée par les flammes, il n’a vu que peu de choses de la visiteuse. Elle lui semblait être plutôt… plutôt jolie. Pensée qu’il dissipe bien vite, étrangement gêné par celle-ci. Ce n’est pas comme si elle venait le chercher lui. Il se lève du sol, sa longue silhouette craquant à chaque articulation dépliée. Un autre verre de bière. Ça l’empêchera de penser à des idioties du genre.

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Message Sujet: Re: La valse des braies et des jupons   Dim 31 Juil - 11:35


La valse des braies et des jupons
Des mains de guerrier sur le cuir d'un assassin
Ljöta & Octavius • 01 août 1001


L’été à Lorgol. Presque la même chose que l’été à Valkyrion : il fait frais sur les Terres du Nord, comme à Svaljärd. Ça lui convient, à la petite princesse des glaces : la chaleur la rend mal à l’aise, elle est beaucoup plus efficace quand les températures sont modérées. C’est aussi pour ça qu’elle vit la nuit, promenant sa blondeur dans les rues endormies avec le plaisir né de l’habitude. Lorgol sous les lunes jumelles, c’est comme marcher dans un rêve : dans l’obscurité, la ville déploie ses mystères comme les pétales d’une rose fraîchement éclose, et Ljöta aime cette sensation de conquérir l’invisible.

Ce soir, la brise venue de l’océan est tiède, et agite les mèches de ses cheveux tressés. Elle est préoccupée, la fille des glaces : depuis que la Sombre Mère a commencé à apparaître à tous les Écoutants pour leur transmettre directement ses consignes, les contrats à réaliser et les noms des candidats prometteurs, elle a beaucoup de travail à accomplir, et sans Adeptes se trouve parfois un peu débordée – sans compter cette petite apprentie tombée du ciel que Mélisende de Séverac lui a demandé de former, pour rendre service à son frère aîné. Cela commence à faire beaucoup pour une personne seule : le tri des contrats à effectuer, par ordre de priorité, lui a pris deux bonnes semaines, et les affaires commencent toujours à reprendre. Il faudra peut-être qu’elle se choisisse un second, oui – pour ces tâches administratives compliquées. Le recrutement, elle le gardera à sa charge : elle garde un souvenir du sien bien trop puissant pour consentir à déléguer cette mission.

Ce soir en tout cas, elle s’est ménagé quelques heures de tranquillité : le poids qui pèse sur ses épaules la préoccupe, et elle a décidé de s’évader parmi les roulottes de la Caravane des Plaisirs avant qu’elle ne quitte Lorgol. Cela fait quelques mois qu’elle n’a pas profité des bras d’Yvain, et cette distraction sera bienvenue. Au fil des années, elle est devenue un des visiteurs habituels de la Caravane, et Bethsabée sait bien quand elle arrive qui elle s’en vient réclamer. Ce soir, hélas, le visage de Beth affiche une moue désolée : non, Yvain n’est pas disponible, et la déception submerge un instant la jeune femme. Il s’occupe bien d’elle d’habitude : il sait ce dont elle a besoin, ce qu’elle recherche, et son érudition discrète procure également quelques conversations agréables, en marge de… tout le reste.

Contrariée, la blonde lame réfléchit un instant, passant en revue les fils et filles de la Caravane assemblés autour du feu. « Ceux-là sont tous disponibles, Lia, choisis. Une femme, peut-être ? Toujours pas ? » « – Toujours pas Beth, mais un des hommes peut-être, oui… Celui-là, il est disponible ? » Son menton désigne un homme au sombre visage, un peu à l’écart du groupe – il est grand, et Lia a un faible pour les géants. Il a l’air rude des guerriers, et un instant elle se prend à comparer la douceur des mains abîmées d’Yvain avec la rudesse sûrement un peu calleuse des paumes qu’elle devine rompues au maniement des armes. Le regard de la Maîtresse de la Caravane est un peu égaré, et elle ouvre la bouche sans parler un moment, avant de hausser les épaules et d'éclater d'un rire plein d'humour. « – ... Celui-là, il n’appartient pas vraiment à la Caravane, tu sais… Mais tu peux essayer. Je te fais moitié prix, s’il consent à s’occuper de toi : il n’est pas forcément très… expérimenté. »

Ah. Intéressant. Hochant la tête machinalement, Ljöta étudie l’homme sous toutes les coutures : la longueur de ses jambes, la ligne de ses épaules, la manière qu’il a de bouger, avec un énervement inconscient qui trahit peut-être un certain malaise. D’un pas allègre, l’assassin s’approche du feu, salue d’un sourire et de quelques mots les présents, qui connaissent de vue sa blondeur et le cuir de sa tenue. C’est sous leurs regards curieux qu’elle vient se planter devant l’homme au visage fermé, campée sur ses deux jambes et les poings sur les hanches. « Bonsoir, l’ami. Bethsabée dit que tu es disponible. J’ai besoin de tes services pour la nuit. » Elle a penché la tête sur son épaule, Lia la fille de rien, observant avec attention ses traits dans la lueur du feu. Consentira-t-il ?



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Message Sujet: Re: La valse des braies et des jupons   Lun 1 Aoû - 1:09

Il effectue quelques pas, à peine, avant d’être arrêté dans son chemin par la visiteuse qu’il a vu arriver derrière le feu. Fière et ferme, décidée, poings sur les hanches, menton levé : « Bonsoir, l’ami. Bethsabée dit que tu es disponible. J’ai besoin de tes services pour la nuit. » Il l’a déjà vue, la blonde, maintenant qu’il la voit de près, sa tête se baissant pour mieux la regarder. Son impression était vraie : elle est jolie. Kyréenne, il le sait. Si blonde, avec cette coiffure tressée bien typique des habitants du duché du Savoir. L’accent, aussi. Ça ne trompe pas.

Dans sa tête, sa demande fait son chemin, et au fur et à mesure qu’elle chemine, justement, ses sourcils se froncent dans son visage. D’abord, Octavius pense qu’elle demande ses services de guerrier, puisque c’est pourquoi il est engagé auprès de la Caravane des Plaisirs. Un client à surveiller ? Ou à tabasser ? Un type à déglinguer pour l’exciter ? C’est de ses affaires, après tout, il ne dit pas non à taper un peu de jambon pour l’attendrir, si elle en a besoin. Y’a toutes sortes de gens, qui passent dans le coin, et après un certain temps avec la Caravane, il y a des questions qu’on préfère ne plus poser pour ne pas entendre les réponses.
Cela dit, quelque chose lui souffle que ce ne sont pas exactement ces services qu’elle demande.
Après tout, Bethsabée lui a dit qu’il était disponible. Disponible comme elle qualifie les autres, quand on les cherche. Quand d’autres clients viennent les demander. Demander leurs services. Pour la nuit.

Comme elle.
Avec lui.

La lumière se fait.

« Quoi ? » La réponse est sèche, presque effarouchée, et elle déclenche un tonnerre de rires parmi les enfants des Miracles attroupés, suivant l’échange avec une attention faussement absente. Oh, c’est qu’ils écoutent tous, ces chenapans ! Ils écoutent et ils ont raison de rire ! Mais, par Mirta, il n’est pas un… une… il ne fait pas de ça, lui ! « Je… j’suis pas dans la Caravane, d’moiselle, qu’il bredouille avec une timidité quasi comique chez un homme de cette trempe et encore plus de cette taille. Bethsabée a dû… elle devait… blaguer. » Elle s’est moquée d’elle, pour sûr (ou elles sont alliées dans la supercherie), et surtout de lui. Ha ha ha, très drôle, oui, d’envoyer une cliente lui demander ses services. « Mais y’a plein d’autres qui s- T’vois bien que c’est toi qu’elle veut, Octavius, coupe un blond à sa droite, apparemment toutes oreilles dévouées à ses mots. Toi, ta gueule. » La réponse claquante, cassante, fait encore plus rire, et les Espions, les Voleurs, les charmeurs, se poussent, laissent à peine deux mètres entre eux. C’est presque de l’isolement, à ce stade, et le malaise se fait alors grandissant, palpable. Enfin, il revient à la femme, qui n’a pas bougé. Non, elle est bien encore là, toujours devant lui. Peut-être qu’il rêve, en fait. Sa voix s’abaisse un peu, parcourue de méfiance de circonstance : « Vous êtes sérieuse ? » Il est dubitatif, clairement, et il a raison de l’être. C’est bien la première fois qu’on lui demande ça. Il ne sait pas comment il doit le prendre. Ni comment il doit répondre. Est-ce qu'il doit accepter ?

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Message Sujet: Re: La valse des braies et des jupons   Lun 12 Sep - 11:29


La valse des braies et des jupons
Des mains de guerrier sur le cuir d'un assassin
Ljöta & Octavius • 01 août 1001


Un instant, elle devine mille pensées égarées se percuter au fond de son regard. Elle a presque pitié de cet homme visiblement taciturne, tiré de ses réflexions par sa demande impromptue. Un guerrier d’escorte, très visiblement : un de ces hommes embauchés par Bethsabée pour garantir la sûreté du chemin et la sécurité de ses ouailles. Il a dû en voir, des choses, à arpenter les routes aux côtés de la Caravane : des envies honteuses, des fantasmes inavouables, des pratiques scabreuses. Pauvre homme, que doit-il s’imaginer ? Elle a passé trop de nuits dans la roulotte d’Yvain pour se leurrer sur ce qui se passait, parfois, dans celles d’à côté. Elle a vu des femmes au corps marbré de blessures, et les sourcils froncés de Bethsabée tandis qu’elle consignait l’identité de l’indélicat – parfois même de l’indélicate – pour les bannir à jamais de sa clientèle. Oui, c’est vrai, la mage guérisseuse attachée à la Caravane a parfois fort à faire… et la Kyréenne ne manque jamais de faire une donation à la Caravane chaque année, anonymement, par l’intermédiaire de son intendante à l’If. Mécène de cette Caravane qui lui apporte sérénité, et cliente régulière. Le visage de Lia est connu ici, oui, et certains sûrement ont deviné l’assassin sous le cuir de sa tenue, même si, elle est sûre, Yvain n’a rien dit.

Il y a des rires, autour d’eux. Ils s’amusent, les gens de la Caravane, de la gêne et de la confusion de celui qui n’est pas vraiment un des leurs, et l’incrédulité résonne dans sa voix tandis qu’il s’adresse à elle. Est-elle sérieuse ? Oui, très fortement. « Toi qui arpente les chemins avec eux, guerrier, tu dois avoir appris qu’il n’y a point de déshonneur à servir Mirta. Elle est un maître sûrement plus doux que Kern, et tu n’y es peut-être pas accoutumé ; mais moi, je veux un corps d’homme contre le mien ce soir, et c’est le tien qui me plaît le plus, dans cette assemblée. Je ne vais pas te meurtrir, ni t’humilier, soldat : je veux juste tes mains sur moi, pour quelques heures. Te sens-tu à la hauteur de mes attentes ? »

Elle ne demande rien de compliqué. Pas de goûts exotiques, pas d’accessoires déroutants, pas de jeux malsains ni de violence infligée. Juste quelques caresses, deux souffles mêlés, peau contre peau dans l’union de deux corps consentants. Rien de dangereux. Rien de honteux. Juste de la chaleur, une complicité factice mais utile, et la fatigue qui vient après l’accomplissement, propice à noyer les soucis les plus irritants. Rien d’extraordinaire, guerrier : mais profondément nécessaire.

« Consens-tu ? »


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Message Sujet: Re: La valse des braies et des jupons   Mer 14 Sep - 23:11

Les quelques mots de la blonde achèvent de semer la confusion dans sa tête. Elle est tout à fait sérieuse. Pire encore, elle souligne que ce n’est pas totalement par dépit qu’elle porte son choix sur lui, affirmant que c’est son corps qui lui plaît le plus parmi tous ceux disponibles. Ses joues rosissent, légèrement, gêne qu’il espère cachée par la nuit et la lueur orangée des flammes.

« Te sens-tu à la hauteur de mes attentes ? »

Pourquoi pas ? C’est une jolie femme, assurément – probablement bien éduquée, de par son langage bien plus soutenu que tout ce qu’il pourrait faire lui-même. Une jolie femme à laquelle il plaît et qui le demande. Lui. Octavius (Fer-Vaillant). Il devrait se sentir flatté, n’est-ce pas ? Pourquoi cette gêne, alors, qui le travaille et le couvre de méfiance ? Il faut dire que franchement… jamais on ne lui a parlé en bien des femmes qui prenaient l’initiative, en Bellifère, et surtout pas de ce côté-. Il en a vu, des choses, l’Octavius, mais il y a toujours un peu de cette éducation rigide qui persiste, le choquant devant certaines scènes et empêchant son esprit d’assimiler certaines possibilités, à moins de les y enfoncer avec persistance. Chose qu’il doit faire en ce moment à très grande vitesse, pour être capable de prendre une décision, puisque déjà la dame revient à la charge, la question qui fâche sur les lèvres : « Consens-tu ? Euh… ouais.  C’est probablement le consentement le moins convaincu du monde, il est bien d’accord. ’fin, oui, tant qu’on… tant que vous, tu, m’demandes pas de faire la position du bretzel ou un truc du genre », qu’il tente de se rattraper de quelques mots pas moins bourrus.

C’est oui, donc.

Il veut disparaître des alentours du feu, disparaître de tous ces regards qui ne les ont pas quitté, de ces rires qui sonnent encore à ses oreilles. Les moqueries, il en a toujours été une cible, et si la majorité du temps, elles glissent sur son dos comme sur les plumes d’un canard, ce n’est pas toujours le cas. Pas maintenant, alors que le guerrier conduit la femme jusqu’à la roulotte qu’il partage avec un confrère – le Grégoire de garde cette nuit, bien justement. La roulotte qui est à lui, à eux, pour la nuit. « J’m’appelle Octavius », qu’il finit par dire, sur le chemin, juste avant de la faire entrer dans la roulotte. Militairement rangée, sans tous ces voiles et colifichets typiques de celles des filles de la Caravane, séparée en deux d’une simple tenture délimitant son espace de celui de son compagnon. Du côté de son lit, son armure rangée, son épée à l’Opale toujours flamboyante même dans la lumière tamisée des cristaux. Rien de plus personnel. Tout d’étrange. Il se sent immensément ridicule. Inadéquat. La caravane n’est même pas assez haute pour qu’il y soit debout de toute sa grandeur, les épaules courbées et la tête baissée pour s’y promener. « C’est pas très… Luxueux, impressionnant, ça ne vend aucun rêve, c’est tout ce qu’il a. T’es toujours décidée ? », qu'il s'assure, presque soupçonneux. Il veut être certain que lui ne rêve pas et que son avis est inchangé, à la blonde en cuir.

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Message Sujet: Re: La valse des braies et des jupons   Jeu 5 Jan - 7:03

C’est sûrement le consentement le moins convaincu qu’elle ait jamais reçu au sein de la Caravane, mais l’homme acquiesce, avec sur le visage une expression tant dubitative qu’elle en rirait de bon cœur, si elle n’avait pas peur de l’effaroucher pour de bon. Dans un coin de son esprit, elle retient les noms de ceux qui s’esclaffent – pas ceux qui rient gentiment du comique de la situation, non, mais ceux qui se moquent pour blesser le pauvre guerrier fort malmené. La cruauté ne doit s’appliquer qu’à ceux qui la méritent, et le malheureux ne la mérite pas. Elle repère un ou deux regards approbateurs, une tape d’encouragement sur l’épaule de l’homme tandis qu’ils se détachent du groupe et qu’il la mène à l’écart, et se promet un rapport circonstancié à Bethsabée sur le comportement de ses ouailles. Avant de la faire entrer, il lui donne son nom : Octavius. Ah. Une petite lumière se fait dans son esprit. « Belliférien, hein ? » Pas étonnant qu’il soit si choqué. La franchise des avances qu’elle lui a faites a de quoi gêner n’importe quel homme né et élevé dans ce duché si effroyablement misogyne. Elle sourit, sans animosité, et lui donne ce nom qui est devenu le sien à force de prétendre le porter réellement. « Je suis Lia. De Valkyrion, comme tu t’en doutes. » La blondeur si pâle de ses tresses, sa peau claire, le bleu de ses yeux, ses tresses : inutile de prétendre le contraire, s’il est belliférien et de la Caravane, il a déjà dû voir des filles de Valkyrion.

Il la fait entrer, et le regard curieux de la princesse assassin s’attache à découvrir l’intérieur de sa roulotte. Décoration sobre, utilitaire et indéniablement masculine, oui, et cette rigueur de guerrier qui se devine partout où elle pose les yeux l’excite étrangement bien plus que les soieries et les coussins moelleux de la roulotte d’Yvain. Dans un coin, son regard accroche une épée luisante, visiblement bien entretenue, et l’Opale flamboyante qui y scintille éveille son intérêt. « Un Champion du Tournoi d’Hacheclair ? Tu es de plus en plus intéressant, l'ami. » Ce nouvel élément laisse présager des muscles puissants sous les vêtements d’Octavius, et potentiellement une compensation en endurance de ce qu’il pourrait lui manquer en raffinement. Elle sent qu’il la regarde, courbé sous le plafond ridiculement bas pour un homme aussi grand, et veille à montrer son approbation devant ce qu’elle voit. Elle lui adresse un autre sourire rassurant – du moins, elle espère qu’il l’est. « J’ai des goûts simples, je te l’ai dit. J’aime être menée avec vigueur, la rudesse me plaît – le reste, c’est accessoire. Je suis une fille des rues, tu sais, guerrier – je vis dans la Ville Basse, on m’a déjà logé le dragon dans la caverne sur un coin de table ou contre un mur, à l’occasion. Ce que tu as ici, c’est très bien. C’est exactement ce dont j’ai besoin. »

Il n’a sûrement pas l’habitude de ce genre de choses – et être rémunéré en échange doit être une grande nouveauté. Comment le mettre à l’aise ? Normalement, c’est l’inverse qui se produit, les agents de la Caravane sont expérimentés et savent toujours comment s’adapter à leurs clients, et ce soir c’est elle qui doit lui ménager du confort. Exercice intéressant. « Je te veux à l’aise, guerrier : j’entends bien que tu me donnes du plaisir, et suffisamment pour justifier les fleurons que j’y mettrai. Aussi montre-moi : d’ordinaire, lorsque tu ramènes une fille dans ton lit… Comment tu t’y prends ? » Elle s’est rapprochée petit à petit, et coule sur lui un regard plein de convoitise ruinant totalement l’image de petit bout de femme inoffensif qu’elle tente de se donner, laissant courir le bout de ses doigts sur son avant-bras en une première tentative de tâter le terrain.

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Message Sujet: Re: La valse des braies et des jupons   Lun 16 Jan - 20:33

« Belliférien, hein ? Pas difficile à deviner, n’est-ce pas ? Ouais. Ma mère est Kyréenne. » De nom, d’éducation, d’aspiration, il est sans aucun doute Belliférien, et des frontières qui se dessinent et bougent à chaque année, Octavius n’a plus grand chose à faire. Il ne vole plus pour Valkyrion. « Je suis Lia. De Valkyrion, comme tu t’en doutes. » Il hoche un peu la tête. Il avait deviné, oui. Lia de Valkyrion.
Ça lui plaît bien.

Octavius détaille le visage de la jeune femme, alors qu’elle-même détaille la spartiate roulotte, sans sembler déplue par ce qu’elle voit. Elle devait s’y attendre, en fait. Il n’est pas spécialement difficile à décrypter, il peut lui accorder ça. « Un Champion du Tournoi d’Hacheclair ? Tu es de plus en plus intéressant, l'ami. » Il n’a pas de remerciement à prononcer et la roulotte se montre trop petite pour la fierté qui le fait rejeter les épaules, subtilement. Elle n’est pas comme ce perdu de Serenus Tartempion, qui bien que guerrier, n’a pas su reconnaître l’Opale de Flammes. Elle aussi gagne en gallon, dans son intérêt, son approbation contribuant à le rassurer sur la suite des choses.
« J’ai des goûts simples, je te l’ai dit. J’aime être menée avec vigueur, la rudesse me plaît – le reste, c’est accessoire. Je suis une fille des rues, tu sais, guerrier – je vis dans la Ville Basse, on m’a déjà logé le dragon dans la caverne sur un coin de table ou contre un mur, à l’occasion. Ce que tu as ici, c’est très bien. C’est exactement ce dont j’ai besoin. » Le dragon dans la… dans la caverne. Son expression se fait un instant outré par cette vulgarité qui pourtant ne devrait plus le surprendre après tous ces kilomètres avec la Caravane des Plaisirs, mais les mots de Lia sont francs, sont vrais, ils ne s’embarrassent pas de simagrées ridicules et ils se joignent à sa précédente approbation pour calmer les appréhensions d’Octavius.

Peu bavard, il se contente toujours d’acquiescer de signes de tête simples. Il se rend aussi subitement compte que Lia s’est rapprochée de lui, jusqu’à maintenant pouvoir le toucher. Ses doigts sur son avant-bras génèrent un bref frisson d’anticipation. Il se prend à répondre à cette caresse, à lui aussi lever la main pour effleurer la femme. « Je te veux à l’aise, guerrier : j’entends bien que tu me donnes du plaisir, et suffisamment pour justifier les fleurons que j’y mettrai. Aussi montre-moi : d’ordinaire, lorsque tu ramènes une fille dans ton lit… Comment tu t’y prends ? » Comment s’y prend-il ? Un demi-sourire hésite sur son visage. Il ne ramène habituellement pas vraiment de femmes dans son lit, c’est plutôt comme ça qu’il s’y prend. Il n’est pas suffisamment à l’aise avec les dames pour savoir comment les charmer, comment les attirer dans ses bras, et ses aventures viennent souvent avec un quota de commentaires vaseux et maladroits qui apparemment peuvent trouver public dans certaines circonstances.

Mais il peut quand même lui montrer.

Octavius l’entoure de ses bras pour la serrer plus étroitement contre lui encore et doit se plier pour l’embrasser, d’un baiser brusque. Un peu tremblant, d’abord, mais rapidement assuré, reprenant ses marques dans ces gestes qu’on ne peut vraiment oublier. Dans cette montée d’adrénaline soudaine qui vient le chatouiller, différente de celle de la bataille sans pourtant trop s’en éloigner, par instant. Sa barbe doit la râper, il doit goûter la bière, il n’est pas parfumé comme Yvain, n’a rien des autres – et il se force, oui, à chasser ces idées qui l’empêchent d’agir, qui le retiennent dans la fougue de ses baisers. Il recule jusqu’à son lit, pour mieux s’y asseoir et ainsi laisser la blonde faire de même sur ses genoux. Ou plutôt, à califourchon sur lui, dans une posture qui a l’avantage de ne pas lui casser le cou, ni les genoux… tout en le laissant libre de ses mains. Des mains larges, sur les bras minces de la Kyréenne, contre son dos, sa taille et ses hanches, explorant par-dessus les vêtements ce qu’il a finalement hâte de découvrir. Une belle femme, a-t-il pensé plus tôt, et un corps qui semble bien en accord avec cette joliesse, sous les cuirs sombres qui le parent.

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Message Sujet: Re: La valse des braies et des jupons   Mar 31 Jan - 22:55


La valse des braies et des jupons
Des mains de guerrier sur le cuir d'un assassin
Ljöta & Octavius • 01 août 1001


Elle rit, un instant, de ce rire franc et clair de la fille simple qu’elle se plaît à être – sans jugement, sans malice, avec la chaleur cordiale de ceux qui sont bien peu et qui n’ont pas à prétendre. Elle rit, amusée devant sa réaction à ses paroles bien crues, ravie au fond de pouvoir choquer en toute impunité. Comment donc un fils des champs labourés de sang de Bellifère a-t-il bien pu échouer comme guerrier d’escorte de la si sulfureuse Caravane des Plaisirs ? Elle se rappelle, Ljöta, Lia, ses premières visites. Les sourires égrillards, les œillades avides, sur ses formes de femme – jusqu’à ce qu’elle démontre aux autres clients qu’elle aussi était venue… consommer. Qu’une femme aussi peut avoir besoin des services que les ouailles de Bethsabée s’entendent si bien à prodiguer. Il a dû en voir, le protecteur de la Caravane… Un instant, son regard se perd en direction de l’Opale qui scintille doucement à la lumière de la chandelle – un grand guerrier, un guerrier renommé, prestigieux – pourquoi est-il ici ?

Puis, au final, est-ce si important ? La Caravane est le refuge des oubliés et elle sait bien, elle la princesse aux mains tachées de sang, combien il est parfois important de pouvoir disparaître aux yeux des gens. Devenir quelqu’un d’autre, être oublié du monde, mener une autre vie, arpenter d’autres chemins. Changer la voix tracée, forcer la main du Destin. Oui, elle sait – et elle ne cherchera pas à deviner. C’est son secret, au géant taciturne qui l’embrasse soudain, comme si son geste d’invite avait eu sens d’une permission qu’elle ignorait devoir accorder. Maladroit, un peu gêné, tremblant un tantinet, mais juste une poignée de secondes ; les corps n’ont pas besoin de réfléchir pour s’accorder, et il sait apparemment comment manier celui des femmes. Elle l’apprécie, cette maladresse un peu raide aux entournures : plus sincère que les apprêts de ceux qu’elle vient voir habituellement, nettement moins calculé que les caressantes attentions d’Yvain. Il y a un peu de la sauvageonne des glaces sous la cuirasse de la princesse hautement née, son entraînement de skjaldmö le lui a inculqué, et elle n’éprouve plus qu’un intérêt fort limité pour les flagorneries et les sophistications.

Elle exprime donc son contentement, d’un petit bruit approbateur, lorsqu’il l’assied sur ses genoux et cesse enfin de se cogner au plafond ridiculement bas pour un locataire de cette stature. Elle se trouve bien, perchée là à califourchon, tandis qu’il prend ses mesures, de ces mains absurdement grandes sur ses membres à elle si menus. Un autre rire lui échappe – un rire de gorge, appréciateur, gourmand et un peu rêveur, alors qu’elle suit des yeux le ballet des mains du géant sur le cuir sombre de ses vêtements. Elle savoure l’anticipation qui frémit au creux de sa poitrine, encore retenue, encore sage, curieuse presque de savoir quelle sera la mode de ce soir. Et elle se penche, la blonde princesse, frôlant du bout du nez la barbe piquante du guerrier, humant l’odeur mâle au creux de son cou, y déposant les lèvres pour un mordillement exploratoire, un coup de langue, un baiser fugitif, prenant elle aussi la mesure de cet homme inconnu, testant ses réactions, observant ses mouvements, guettant ses frissons. Mutine, elle glisse les doigts dans l’encolure de la chemise rêche, tire doucement – passe l’autre main sous le tissu, courant du bout des ongles sur la peau cachée encore. Dans son dos, elle sent qu’il a trouvé le nœud du lacet maintenant son habit de cuir – qu’il tire, enfin, par Mirta, ce n’est pas compliqué à défaire. « Tu as des mains si grandes, guerrier. » Murmure-t-elle dans la pénombre de la roulotte, accrochant son regard, un sourire serein sur les lèvres, avec au fond des yeux l’étincelle trouble et sauvage que le désir sait allumer dans les prunelles des filles du glacier. « Je suis fascinée. Montre-moi les sensations qu’elles peuvent procurer. » Un baiser, pour l’encourager – parce qu’elle aime sa barbe rêche contre sa peau délicate, parce qu’il sent l’homme et la bataille et l’exercice et le grand air, et que ça lui fait un peu tourner la tête. Un baiser demandeur, un baiser sensuel : une main tendue, un ordre donné, implicite mais exprimé. Touche-moi, soldat, semble-t-il chuchoter.


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Message Sujet: Re: La valse des braies et des jupons   Dim 12 Fév - 1:03

Il n’est pas le seul à explorer, pas le seul à découvrir, et sous les attentions de la Kyréenne, quelques frissons courent, alors qu’elle effleure son cou de sa langue, qu’elle glisse ses mains sous son vêtement. Il y a longtemps, il lui semble, qu’il n’a pas pris part à cette danse des corps, et il renoue agréablement avec ces plaisirs que les enfants de la Guerre ne savent certainement pas apprécier, et encore moins partager, à leur juste mesure. « Tu as des mains si grandes, guerrier. » C’est à lui de rire un peu et de serrer encore plus son corps contre le sien, tandis qu’il détaille les lacets de son corsage et en dénoue prudemment les nœuds. « Je suis fascinée. Montre-moi les sensations qu’elles peuvent procurer. » Montre-moi. Les habits de cuir se défont, dans son dos, dans une impatience qui devient plus marquée. La peau chaude est révélée et sans même regarder, il réussit à dépêtrer Lia de tout le haut de ses vêtements. À peine quelques secondes, leurs bouches se séparent afin que le cuir vole loin d’eux et que sa chemise rejoigne le tout, puis reviennent l’une à l’autre. Exigeantes, sensuelles, dévorantes.

Sous le tissu, tant de cicatrices mystérieuses, jumelles, qui traversent son dos et son torse de part en part, donnant quelques indices des tourments qui ont été sien. Leur histoire est celle de son nom, celle du chemin qu’il a emprunté bien malgré lui, celle d’un homme tombé des cieux et qui depuis s’affaire à les fuir, pour qu’ils n’ont pas voulu de lui. Les doigts de la blonde les détaillent et leur toucher le fait soupirer, sous sa bouche. Il n’a plus de gêne, à leur propos, plus la pudeur des premières années à assumer ce corps changé et blessé et ces marques qui ne pourraient jamais s’effacer. Il sait aussi qu’une femme de ce duché de guerrières ne verra en elles rien de répugnant, rien qui puisse la repousser.

Elle a la peau si pâle, par Mirta, si douce sous ses paumes rêches et abîmées par le travail, calleuses des armes brandies. Ces épaules découpées, cette gorge découverte, jusqu’à ce buste tendu sur lequel son nez s’arrête, alors que sous ses prunelles se matérialise ce qui lui apparaît d’abord être une tache, avant qu’il comprenne ce que ça peut bien être. Au niveau du cœur de Lia, pratiquement sur son sein, une main noire. Il a déjà entendu parler de ce tatouage, des rites des enfants de la Sombre Mère et du Dieu Sans Visage et leur travail en ce monde qui est le leur. Il n’a pas peur, pourtant. Octavius a vu la mort de bien trop proche pour la craindre, pour redouter ceux qui ordonnent et qui exécutent, pour qu’ils ne sont tous que des marionnettes entre les mains du Destin. Sur le tatouage qui représente à la fois promesse de mort et de vie, il dépose un baiser des plus doux.
Bien d’autres baisers, ensuite, sur la poitrine dénudée, tous de lèvres, de langue et de dents, de sa barbe qui grafigne la peau d’albâtre. Les mains qui caressent ce dos étroit pour qu’il s’arque et recherche plus encore son toucher, qui viennent défaire les derniers remparts entre leurs corps. À l’amour comme à la guerre, paraît-il, et ses sens lui semblent décuplés comme lorsqu’il prend l’épée, comme lorsqu’il peut goûter le sang sur ses lèvres. Les bruits approbateurs de Lia, la boucle de sa ceinture qui se défait, ses ongles qui déjà menacent de joindre d’autres marques à celles existantes, il perçoit tout avec une acuité merveilleuse. Octavius revient à sa bouche, baiser vorace dont la brusquerie entaille la lèvre inférieure de l’assassin. Le goût du sang, littéralement, sur ses lèvres. « Oh. » Juste un son, onomatopée murmurée. Doit-il s’excuser ? Il n’en a pas envie. À peine une tache de sang, sur cette bouche rose, fleur écarlate qui sublime encore davantage la beauté blonde de la femme.

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Message Sujet: Re: La valse des braies et des jupons   Mar 14 Fév - 13:44


La valse des braies et des jupons
Des mains de guerrier sur le cuir d'un assassin
Ljöta & Octavius • 01 août 1001


Elle se laisse aller sans plus vraiment réfléchir, la princesse blonde, tandis que sous les mains du guerrier les couches de cuir qui la harnachent tombent au sol. Elle aura bien le temps de continuer à observer plus tard – pour le moment, c’est sur ses sensations qu’elle se concentre, sur la caresse le long de son dos qui la cambre en arrière, sur cette chemise qu’elle escamote, sur la barbe qui titille sa peau, sur les lèvres qui dansent tout contre les siennes. Doucement, Ljöta fait courir le bout des doigts sur les cicatrices qui balafrent le dos d’Octavius, les suivant sur toute leur longueur, tentant d’en deviner la forme. Les vestiges de la violence réveillent le goût du sang au fond de sa gorge, l’appel des chairs blessées et de la douleur infligée, et comme toujours dans la fièvre des corps cette simple évocation ne fait qu’aviver son impatience. Après, elle réfléchira, oui, sur ce qui a pu causer ces blessures, sur le type d’arme capable d’infliger ce genre de plaies, sur le moyen qu’il a utilisé pour s’en sortir en vie et valide – plus tard. Il y aura le temps. Pour le moment, c’est dans l’instant qu’elle vit, Ljöta, qu’elle vibre, qu’elle frissonne, qu’elle résonne sous les mains calleuses, sous la bouche impérieuse. Une pression au creux de ses reins la cambre un peu plus, ployée et offerte aux baisers dont il couvre sa poitrine. Elle perçoit un instant d’hésitation lorsque la pénombre lui révèle la marque de Lida qui palpite au rythme de son cœur, juste là contre son sein, et elle s’interroge fugitivement sur sa réaction. Beaucoup blêmiraient, s’enfuiraient, la dénonceraient ; que va-t-il faire, ce fier guerrier ? Ses lèvres sur sa peau répondent à la question, et Ljöta frémit de les sentir sur le tatouage qui symbolise toute son existence.

Nerveusement, ses ongles se resserrent sur la peau d’Octavius, pas au point de le blesser – pas encore – mais la promesse est là, le sang perlera. Plus tard. Tout comme il imbibe soudain sa bouche. Oh, fait-il ; un peu surpris, mais pas désolée. Tant mieux. Elle ne l’est pas non plus. Elle passe une langue gourmande sur la plaie, sourit largement. La brûlure passagère lui indique qu’elle vient d’élargir l’entaille, mais elle n’en a cure. « Ne t’arrête pas. » Elle a chuchoté, mi-ordre mi-demande, et assortit ses mots d’un baiser tout aussi sauvage que le sien, barbouillant ses lèvres de son sang, laissant une traînée écarlate sur sa peau en remontant vers l’oreille dont elle mordille le lobe, jouant des ongles sur les cicatrices de son dos. La pression augmente sous sa peau, comme si l’attente faisait bouillir son sang, et elle s’active à défaire la ceinture ceignant la taille d’Octavius, saluant d’un discret gémissement l’empreinte laissée par les mordillements du guerrier sur la rondeur de son épaule.

[…]


Il ne s’est pas arrêté, non. Il a continué, elle aussi – et maintenant que tout est accompli, que son corps baigne dans la torpeur sereine qui succède aux vagues de plaisir, elle peut songer, réfléchir et observer. Les attentions du guerrier ont parfaitement exaucé son souhait : lovée contre ce grand corps dont il sait visiblement très bien se servir, elle laisse ses pensées divaguer. Ses préoccupations temporairement chassées, elle suit pensivement du bout du doigt l’une des anciennes cicatrices dont il est couturé. Sa curiosité a le droit de s’exprimer, à présent que l’impérieux besoin de la chair est satisfait, aussi pose-t-elle la question qui lui brûle les lèvres. « D’où te viennent donc ces marques, guerrier ? Veux-tu bien m’en parler ? »


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Message Sujet: Re: La valse des braies et des jupons   Sam 18 Fév - 21:54

À la frénésie des corps et de la chair suit le calme, un silence qui n’en est pas un. Il écoute le souffle à nouveau apaisé de Lia et caresse la main de Lida du bout des doigts. Le tatouage est depuis longtemps guéri, ancien, parfaitement fondu dans la peau blanche de la Kyréenne. Elle pourrait être né avec cette marque que rien ne serait différent. De toute façon, les Assassins ne naissent-ils pas déjà avec cette marque, en vérité, n’attendant que d’être un jour révélée ? Son esprit détendu, relaxé, réfléchit aux voies mystérieuses du Destin, ce dieu farceur qui n’en a pas l’air, et ses considérations fort métaphysiques pour quelqu’un qui ne pourrait même pas deviner ce que signifie ce mot sont interrompues par la voix paisible de Lia : « D’où te viennent donc ces marques, guerrier ? Veux-tu bien m’en parler ? »

Veut-il ?

Le fil de ses pensées se rompt brusquement et il abaisse le menton afin de la regarder, blottie contre lui. S’il a distraitement caressé son tatouage, se questionnant sur celui-ci, il n’a pas remarqué qu’elle en faisait de même avec ses cicatrices. Il ne s’y attarde plus, pour sa part, habitué à leur paysage sur son corps, à ces ramifications qui remontent de ses jambes presque jusqu’à son cou. Dix ans, qu’il en est couvert, qu’il boite et qu’il écope de cet accident. « Je suis un ancien Voltigeur », qu’il murmure en réponse, sans savoir comment continuer. Il aimerait que ce soit suffisant, vraiment, pour expliquer l’ensemble de ses cicatrices, pour expliquer ce qu’il fait à la Caravane des Plaisirs, pour dire tout ce qu’il est incapable de prononcer. Il n’a jamais eu assez de mots, pour ces questions qu’on ne lui pose pas. Les autres Voltigeurs se contentent de savoir, de par la conscience collective des griffons. Les guerriers de regarder son Opale, sachant bien que les cicatrices ne sont que les marques glorieuses d’un combat qui n’a pas su tuer celui qui les porte. Et Bethsabée et les filles de la Caravane ne disent tout simplement rien. Il les protège et cela suffit à tout le monde.
Mais Octavius sait que ça veut tout dire, mais surtout ne rien dire, et il continue alors, d’une voix calme et égale : « J’ai… perdu mes ailes dans les glaces de Valkyrion. C’est presque poétique, comme façon de présenter les choses, mais c’est bien malgré lui. Il n’y a rien eu de poétique, dans cette mort. Tu peux jamais oublier c’que ça fait, d’sentir une part de toi mourir, pis de quand même vivre après. Sans elle. » Personne ne s’en remet jamais vraiment.

Le guerrier serre l’assassin contre lui, un peu plus étroitement, et dessine ses courbes de ses mains rudes. « Depuis combien de temps ? », qu’il demande avec prudence, posant à nouveau sa main sur le tatouage noir.

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Message Sujet: Re: La valse des braies et des jupons   Dim 26 Fév - 15:50


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Voltigeur.
Elle est surprise, Ljöta. Ce grand corps si massif – elle ne l’imaginait pas taillé pour la Voltige. Ou alors pour un griffon d’une envergure phénoménale, comme Éther, le partenaire de son frère Hjalmar. Octavius est encore plus grand – quel genre de griffon pouvait bien l’élever au-dessus des nuages ? Elle sent le trouble du guerrier, et se demande d’où il provient. Que s’est-il passé pour qu’il quitte l’escadron ? Hjalmar parle toujours de la Voltige avec un émerveillement sérieux, épris profondément de cette liberté infinie de celui qui sait voler, suspendu dans le vide par les lanières de cuir de son harnais. Elle est un peu jalouse même, parfois, de ne pas savoir ce que c’est que de planer si loin au-dessus des tracas du quotidien. Alors elle se contente d’écouter ses histoires, émerveillée…

La voix d’Octavius la ramène à la réalité ; et son histoire à lui n’est pas merveilleuse. Elle est triste. Ainsi, il a perdu son griffon ? C’est sûrement une tragédie, comme il le dit lui-même : perdre ainsi une part de sa conscience, ce doit être… affreusement douloureux. Comme s’amputer d’une moitié de son essence – Ljöta ne peut qu’imaginer, elle qui n’a ni griffon, ni dragon, ni Familier pour partager le secret de ses pensées. Il est parti loin d’elle, à ce qu’il semble, et elle fait courir les mains sur ses membres, tentant par quelques caresses de combattre la douleur rentrée qu’elle devine. Ses cicatrices sont impressionnantes – est-ce donc le résultat d’un tragique accident ? Elle n’ose imaginer combien il a dû se sentir impuissant, à percevoir son partenaire trépasser sans être en mesure de l’aider… Elle voudrait en savoir plus, la princesse des glaces, apprendre leur histoire, le nom du griffon, sa plume, elle voudrait le découvrir par les yeux d’Octavius et honorer sa mémoire en parlant de lui ; mais elle sent bien que le sujet est sensible. Déposant un baiser sur l’épaule du guerrier, elle s’abstient, se serrant un peu plus contre lui pour lui communiquer sa chaleur féminine.

Elle frissonne lorsqu’il effleure la Main Noire sur sa peau entre ses seins, là, juste contre son cœur. Combien de temps, en vérité ? Poussant un soupir profond, l’assassin pose les doigts sur la main du guerrier, et laisse sa mémoire défiler. « Treize ans. Ca fera quatorze en décembre. J’avais… j’avais quinze ans, quand j’ai rejoint la Confrérie. » Elle s’accroche aux mains rudes, pour contrôler la vague de douleur qui envahit doucement ses souvenirs. « Ma sœur est morte, tuée par des mages, par négligence. J’ai fait offrande de sang et acheté un contrat pour que ses meurtriers soit tués. Et quand le contrat a été rempli… je me suis offerte à Lida et Sithis. » Un autre soupir. Reste-t-il quelque part en elle une trace de l’enfant si pure de Valkyrion, avant qu’elle ne s’imbibe de sang toute entière ? Non, cette Ljöta-là est morte en même temps que Ljära. Cette enfant qui aimait lever les yeux vers les étoiles et se raconter des histoires merveilleuses… « Quatorze ans que je suis Lia l’Assassin, un an que je suis… » Elle s'interrompt brusquement, se reprend, lui jette un regard amusé. « Je ne devrais pas en dire plus. Tu pourrais facilement me nuire, avec tout ce que tu sais déjà, guerrier. »


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Message Sujet: Re: La valse des braies et des jupons   Sam 8 Avr - 17:13

« Treize ans. Ca fera quatorze en décembre. J’avais… j’avais quinze ans, quand j’ai rejoint la Confrérie. » C’est si long. C’est une vie, treize ans. Pratiquement la moitié de celle de cette femme blonde, dont il étreint les mains avec plus de force, autant qu’elle s’y accroche alors que sa voix narre le fil de ce qui l’a mené à embrasser la Sombre Mère et son Souverain Sans Visage : « Ma sœur est morte, tuée par des mages, par négligence. J’ai fait offrande de sang et acheté un contrat pour que ses meurtriers soit tués. Et quand le contrat a été rempli… je me suis offerte à Lida et Sithis. » Si jeune pour ainsi s’offrir - si jeune pour voir une soeur mourir. Octavius ne peut pas comprendre ce qu’elle a vécu, mais en lui coule le sang de Valkyrion, celui qui charrie glace et rancune, le froid implacable de ceux prêts à tout. Guerrier, il ne l’est pas que parce protégé de Kern, et bien qu’il ne puisse pas comprendre l’ampleur du drame vécu par une femme qui à l’époque ne devait être qu’une adolescente, il peut pourtant comprendre l’ampleur de la punition.

Il porte une des mains féminines à ses lèvres, en embrasse les jointures serrées, blanchies de serrer si fort ses propres doigts. On ne soupçonnerait pas non plus de lui qu’il est tout à fait capable d’écouter, avec un silence pratiquement religieux. « Quatorze ans que je suis Lia l’Assassin, un an que je suis… » Qu’elle est… quoi ? Il surprend son oeillade amusée, de biais, posée sur son visage attentif. « Je ne devrais pas en dire plus. Tu pourrais facilement me nuire, avec tout ce que tu sais déjà, guerrier. J’risquerais pas d’en profiter », qu’il réplique avec le même amusement dans sa voix grave. Dénoncer un Assassin ? Il y a de bien meilleures idées à avoir, à moins de chercher la mort et de vouloir la trouver sans faute. La dernière fois que des conneries pareilles ont été faites, une impératrice est morte, on se rappelle. Il n’a pas autant d’importance que feu Chrysolde de Faërie, mais ça ne l’empêche pas de vouloir éviter de subir le même funeste sort. Il a de toute façon bien trop de respect pour la mort, ceux qui la donnent, ceux qui l’accueillent, pour même sincèrement envisager de telles imbécilités. Idiot, mais pas complètement. « Pas envie d’me mettre la Confrérie et la Caravane à dos du même coup parce que j’sais pas t’nir ma langue, alors que j’peux l’utiliser d’façon bien plus… plaisante. », souligne Octavius avec une lueur égrillarde dans ses yeux clairs, avant de chasser le sérieux du visage de Lia d’un baiser, et de bien d’autres choses encore.

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