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 Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales

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Message Sujet: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Sam 30 Juil - 1:49




Chroniques d'Arven

Intrigue 1.5

Du 14 au 30 septembre 1001



Intrigue animée par Aura·


Le Tournoi des Trois Opales




 
 
 


Les trompettes sonnent.

Claires, nettes, solennelles – vibrantes dans leur dramatique intensité, elles résonnent dans l’air tiède des derniers jours de septembre, frissonnant dans le vent chantant de l’automne qui s’amorce. Dans le grand Colisée de Bellifère, à la périphérie de sa capitale Hacheclair, les gradins sont pleins à craquer : de tout l’Empire, on est venu répondre à l’invitation de la duchesse. Le Tournoi des Trois Opales a eu lieu la semaine passée ; mais ce qui a lieu à présent est une suite bien inédite à cette séculaire tradition.

Sous l’envolée de l’orchestre qui s’emballe, une petite silhouette fragile se dirige d’un pas altier vers le centre du Colisée et lève les bras pour appeler le silence.

« Bienvenue. », dit la duchesse de Bellifère. « Oui, bienvenue à tous ! », dit Ermengarde, dressée bien droite sur l’estrade érigée au centre de l’arène. Dans l’assistance, les Bellifériens méfiants scrutent les Ibéens venus de tout l’empire – et toisent avec une franche hostilité les Faës, invités cette année pour la première fois, un tantinet mal à l’aise dans leurs tribunes.

En voilà bien une sotte idée de femme !
Après le chaos et le scandale infligés aux Ibéens lors des récentes festivités en Faërie, il faudrait inviter ces trouble-fêtes et leur faire bon accueil ? Fi donc ! La tension est palpable dans les tribunes, et la doyenne couronnée en est pleinement consciente. Tout cela partait d’une bonne intention, pourtant : convier Faërie à un grand festival guerrier à l’issue du Tournoi des Trois Opales, pour que les relations entre voisins se renforcent et se solidifient…

« Bellifère souhaite la bienvenue à leurs impériales seigneuries, Augustus et Catarine d’Ibélène, le prince Octave et la princesse Sixtine ; et Chimène de Faërie, notre gracieuse voisine. » Ermengarde incline gravement le buste en direction des deux loges réservées aux trônes impériaux, et poursuit son discours. « En ma qualité de duchesse, je souhaite la bienvenue sur mes terres à mes pairs d’Ibélène : Leurs Grâces Anthim et Sitara d’Erebor, et le prince Qasim ; Sa Grâce Castiel de Sombreciel ; Sa Grâce Astrid de Valkyrion, le prince Hjalmar et la princesse Ljöta. » Écartant grand les bras, la duchesse s’incline gracieusement vers les loges des ducs cités. « En ma qualité d’hôtesse ibéenne, je souhaite la bienvenue à mes pairs de Faërie : Sa Grâce Liam d’Outrevent ; Sa Grâce Gaëtane de Cibella ; Leurs Grâces Bartholomé et Jehanne d’Ansemer, la princesse Bertille et le prince Bertin ; Leurs Grâces Denys et Marjolaine de Lagrance, et la princesse Rose. » Ermengarde écarte à nouveau les bras, largement, comme pour serrer contre elle ces illustres visiteurs ; et l’on entend un plaisir sincère résonner dans sa voix. « Bellifère souhaite également la bienvenue aux représentants du Conseil de l’Académie de Magie et du Savoir, et aux ambassadeurs du Concile des Échevins de Lorgol – ainsi qu’à tous nos visiteurs, de tous les horizons, qu’ils soient nobles ou manants. C’est un honneur que d’accueillir parmi nous une telle assemblée… et Bellifère se doute bien que les émissaires de la toute-puissante Cour des Miracles arpentent également ses terres. Qu’ils soient également les bienvenus. » La douairière conclut son discours sur cette pique malicieuse, opinant doctement du chef avec un sérieux suspicieux, et regagne sa place.

C’est Enguerrand Fer-de-Lance qui prend le relais. Doté d’une voix de stentor qui porte jusqu’aux moindres recoins du stade, le Grand Ordonnateur de l’Arène salue l’assemblée, et raconte pour le bénéfice des visiteurs l’histoire du Tournoi des Trois Opales. « Homme contre homme, de l’épée, de la lance ou de la main, ils luttent l’un contre l’autre ; et à l’issue du Tournoi, trois Opales sont décernées. Une noire, au combattant le plus redoutable, lui le fort et l’aguerri ; une blanche, au combattant le plus loyal, lui le respectueux et l’équitable. Et la dernière, l’Opale de Feu, au combattant le plus obstiné, lui l’acharné et le persévérant. » Et Enguerrand raconte ce tournoi qui s’est terminé la semaine précédente, tenu début septembre comme chaque année en Bellifère.

Les tambours roulent, les trompettes sonnent de plus belle : et Enguerrand raconte, encore, la nouveauté de cette année. « En cet an mille et un de la trêve d’Arven, à l’invitation de Sa Grâce Ermengarde notre duchesse, les combattants de Bellifère invitent Ibélène et Faërie à descendre sur le sable – non point l’un contre l’autre, mais côte à côte. Chaque duché du continent et les Deux Villes de Lorgol ont désigné un champion pour les représenter ; et ensemble, ces dix champions devront triompher. Sur la lice, ils affronteront deux épreuves, imaginées l’une par la Guilde des Savants d’Ibélène, et l’autre par la Guilde des Mages de Faërie. Côte à côte, ils se dresseront contre l’ennemi commun dressé devant eux, et les trois plus méritants de chaque épreuve recevront une opale, dont l’honneur rejaillira sur le duché ou la Ville qu’ils représentent. »

Solennellement, l’homme déroule un parchemin, et énonce lentement les noms des dix champions retenus.

« Les défenseurs, fiers guerriers à l’endurance sans pareille, résistants et coriaces, seront destinés à attirer sur eux les coups de l’ennemi pour laisser loisir à leurs compagnons de lui causer douleur. Cibella envoie Serenus Dardalion ; et la Ville Haute désigne Octavius le Rouge, tous deux de la Guilde des Guerriers. Honorez leur bravoure ! »



Les deux champions s’avancent sur l’estrade, dans le dos d’Enguerrand, se jaugeant du regard – eux aussi vont découvrir, à l’instar de la foule, qui seront leurs frères d’armes.

« A distance de l’ennemi, ils compensent la faiblesse de leur résistance par la formidable portée de leurs sorts. Enchanteurs et mages de combat, ils devront se garder des coups, et affaiblir leur cible ! Outrevent envoie Lionel de Rivepierre, de la Guilde des Mages ; Lagrance envoie Maelys Aigrépine, du corps des Chevaucheurs ; et la Ville Basse envoie Ilse Tonnevent, de l’Audacia ! »



La foule applaudit, comme pour les guerriers qui regardent les dénommés les rejoindre, mais l’on perçoit presque une vague de perplexité enfler à voir deux femmes intégrer le groupe d’élite.

« Au corps à corps, ils feront usage de leurs armes pour entailler la chair de l’adversaire et l’abattre sans rémission. Fiers combattants, rompus au maniement des armes, ils se glisseront au plus près de l’opposant pour un baiser létal ! Sombreciel envoie Mayeul de Vifesprit, du corps des Voltigeurs ; Valkyrion envoie Hiémain de Sylvamir, sénéchal de la Couronne ; et Erebor envoie Grâce Martel, du corps des Voltigeurs ! »



Martel ! Les deux hommes montant à leur tour sur l’estrade sont presque éclipsés par les murmures bruissant de la foule. Elle est connue, la femme Martel, en Bellifère – et pas forcément en bien.

« Protecteurs de la vie, apaisants et fortifiants, leurs soins sont la clé du succès. Peu résistants mais source inépuisable de jouvence, ils devront veiller à la vigueur de leurs équipiers parmi la grêle de coups ! Ansemer envoie Neve l’Embrun, mage guérisseur du corps des Chevaucheurs… » Enguerrand marque une pause. Le seul champion restant à annoncer, c’est celui de Bellifère – et la foule se tend, impatiente de savoir qui portera ses couleurs. « … et Bellifère envoie Marianne d’Orsang, médecin du corps des Voltigeurs ! »



Le silence, tout de stupeur et d’incrédulité, est si épais, lorsque les deux soigneurs rejoignent leurs camarades sur l’estrade, qu’on pourrait presque le couper avec une des grosses épées arborées fièrement par les champions en tenue de parade. Puis, soudain, du coin des tribunes où les Voltigeurs se sont entassés, des vivats retentissent – repris avec vigueur depuis le coin des tribunes où s’empilent quelques pirates patibulaires, et finalement les applaudissements s’élèvent, avec réserve toutefois. Les sifflets, les quolibets, les huées, il y en a aussi qui dégringolent sur les épaules de la championne dont le seul tort est d’être née femme, mais un geste péremptoire de la duchesse, sûre de son choix, ramène le calme pour qu’Enguerrand clôture sa présentation.

Sur l’estrade, les dix héros en devenir se dévisagent. Ici aussi, les saluts alternent entre la chaleur et le gel, entre la complicité et l’hostilité.

Rappelez-vous votre mission, champions – et faites honneur à votre contrée.





Premier Tour

Consignes



IRL : du samedi 30/07 au dimanche 07/08 (12h).
IRP : 14/09, soir et nuit.

• Ce topic concerne les personnages qui participent à l'intrigue « Le Tournoi des Trois Opales ». Les personnages dont la participation à l'intrigue ne serait pas cohérente peuvent rejoindre l'animation de ce chapitre « Contes et Légendes : Le Tournoi des Trois Opales ». La participation à chaque tour de l'animation donne droit à la carte d'Omen d'assiduité, en lieu et place de l'intrigue. (Il est possible de participer aux deux, mais vous n'aurez qu'une seule carte à la fin.)

• Les personnes non-mentionnées dans cette introduction peuvent MP le Destin si vous ne savez pas pour quel motif vous pourriez être là !

• Ce premier tour couvre toute la période avant l'ouverture du Tournoi, depuis le trajet de vos personnages jusqu'au moment où s'arrête la narration, lorsque Enguerrand présente les dix champions. Vous pouvez décrire vos réactions, vos attentes, vos logements sur place, vos projets... Pour le moment, vous êtes tous dans le Colisée, à un endroit ou à un autre, et vous le quittez à la fin de la cérémonie d'ouverture. Il y a des fêtes dans la ville et les nobles sont logés soit chez l'habitant, soit au palais de Hacheclair.

• Le tour prend fin le 14 septembre au soir, au moment où vous quittez le Colisée pour rejoindre vos logements.

• Coucou, c'est le grand retour de la limite de mots ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa: A titre exceptionnel, votre premier message, et uniquement lui, peut compter jusqu'à 1 000 mots.

• Pensez à indiquer votre nombre de mots et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:



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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Sam 30 Juil - 7:04

Dans son sang, déjà l’adrénaline. À ses oreilles, les battements des tambours, les cris de la foule, les rires et les chants. Dans son cœur, le souvenir. Le sourire. Il se souvient des vivas et des encouragements, lorsqu’il est venu à Hacheclair pour participer au Tournoi des Trois Opales, il y a quelques années. Le moment où Octavius le Rouge est apparu, est devenu, et a dansé sur le sable du colisée d’Hacheclair, rougissant la lame de son épée jusqu’à ce que son pommeau se sertisse de l’Opale de Feu.

C’est un honneur d’avoir été désigné par la Ville Haute de Lorgol et il n’a évidemment pas pu le refuser. Il y a pensé, il veut s’effacer, disparaître, se faire oublier, mais il ne pouvait pas refuser, pas ça. La Caravane des Plaisirs a abondamment fêté sa nomination comme champion –arrivée par le biais d’un coursier propulsé par la magie– et  il sait qu’autant une bonne partie de ses enfants sont au travail, à cet instant, d’autres sont dans les gradins. Pour lui. Il sait que Clara Belle-du-jour, et Sissi Cerfeuil, et d’autres encore, sont venus assister à sa présentation, et qu’ils viendront le voir combattre. Sa paume, moite, effleure le pommeau de son épée, les habits propres et luxueux qu’on lui a imposé pour la cérémonie d’ouverture. Les doigts caressent l’opale, pour se rappeler qu’il l’a déjà fait. Pas ainsi, évidemment, mais il l’a déjà fait. Ses yeux pâles se ferment et toute son attention se porte aux mots de la duchesse de Bellifère, puis d’Enguerrand Fer-de-Lance.
Il se sent un peu chez lui, à cet instant.
Il rouvre les yeux juste à temps, à l’entente de son nom, et il s’avance sur l’estrade en compagnie du deuxième défenseur, qu’il a la mauvaise surprise de découvrir. Serenus Machinlion. Encore lui. De la demi-tête qu’il a de plus que l’autre guerrier, Octavius lui jette un regard mauvais. C’est qu’il est toujours pris avec ce type dans les pattes. Et il ne peut pas vraiment lui donner un coup d’épée malavisé, dans le futur, puisqu’ils sont dans la même équipe.

Quel dommage.

Les cris, pourtant, le dérident un peu, et à la foule, il réussit à adresser presque un sourire, quasi incongru dans son visage. Octavius le Rouge, le nom est familier, pour ceux qui ont déjà assisté au tournoi. Octavius le Rouge, l’acharné, l’homme claudiquant et pourtant voltigeant sur le sable, presque y dansant. Les souvenirs sont tendres, apaisants, et il se dit que si le pire qu’il puisse arriver est de faire équipe avec Serenus, tout va bien aller.

La joie est de courte durée, cela dit.

Chaque annonce suffit à faire déchanter Octavius, qui découvre qu’il aura pour autres camarades de combat :
- des mages potentiellement acoquinés à des animaux magiques
- des Faës
- des pirates
- des femmes
- Mayeul
- un noble avec une épée plus lourde que lui
Et même, parfois, un savant mélange de toutes ces catégories, comme une femme pirate mage Faë (bon sang) acoquinée probablement à un animal magique (que le Destin doit rire, à cet instant).

Chaque nouveau champion à s’avancer à ses côtés est évalué de son regard sévère, de la carrure aux armes, des cheveux aux mains, comme pour tenter d’évaluer ce qui justifie ces choix. Lui, évidemment, ça peut se comprendre ! Il est un guerrier, un vrai, il a déjà participé au Tournoi des Trois Opales et son héritage est autant de Bellifère que de Valkyrion. Il sait quel est ce tournoi, son histoire, l’honneur d’y participer, et il sait qu’aucun de ces autres ne mesure convenablement la chose. Puis, ces Faës. Parlons de ces Faës fauteurs de troubles qui n’ont rien de mieux à faire que de venir foutre le bordel dans leur empire ! Qu’ils gardent leurs problèmes de leur côté et tout continuera de bien aller en Ibélène, où les seuls problèmes sont les mêmes depuis des centaines d’années (Erebor contre Sombreciel, Sombreciel contre Erebor, à qui appartient Sinsarelle à Erebor ou à Sombreciel).

Et une femme pour représenter Bellifère, par Kern !
Sa Grâce Ermengarde de Bellifère doit se faire particulièrement vieille, pour avoir imposé ce choix. Clairement, elle n’a plus toute sa tête.

Son expression est interdite. Ses prunelles passent d’une tête à l’autre, presque sans comprendre. Il aurait dû refuser. C’est trop tard. Il aurait dû. Uld le protège de plus d’infortunes, il ne manquerait plus qu’ils doivent se battre contre… contre… non, il ne veut même pas y penser.

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Dernière édition par Octavius le Rouge le Sam 30 Juil - 16:59, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Sam 30 Juil - 11:39

Il n'avait jamais pensé le voir un jour dans sa vie. Le Colisée de Bellifère était plein à craquer. Les gradins tremblaient sous les hurlements et les vivats des spectateurs. Serenus resserra la sangle de son épaulière et sourit en se regardant dans un miroir. Il avait fière allure dans cette tenue de cérémonie. Dommage que sa mère ne soit pas là pour le voir. Le voyage jusqu'à Bellifère avait été long et semé d’embûches. C'est pour cette raison que Serenus avait entrepris le voyage sans elle mais en compagnie de tous ses collègues de la Volte qui voulaient voir leur champion se battre pour Cibella. Il pensa à ceux qui avaient du rester pour assurer la garde de l'antenne et se promit de leur ramener un souvenir.

Quand il avait été désigné pour être le champion de Cibella, il avait d'abord cru à une blague puis avait relu plusieurs fois le parchemin apporté par un messager. Il avait eu le temps de s'y faire pendant le voyage et pour lui, c'était un honneur de représenter son duché pendant cet événement. A  présent il était là, attendant qu'on l'appelle pour se présenter devant Arven tout entier. Son heure de gloire approchait. Il écouta la duchesse de Bellifère qui accueillait tout le monde ainsi qu'Enguerrand Fer-de-Lance qui annonçait le principe de ce tournoi. Serenus posa la main sur son épée, fraîchement aiguisée pour l'occasion et leva la tête quand on l'appela. Ça y est, le moment était venu. Le guerrier s'avança sur l'estrade et croisa le regard de celui qui allait être le deuxième défenseur. Nom d'un cheval boiteux ! Il allait devoir faire équipe avec Octavius le Rouge ! Serenus fit une grimace et soupira. Le tournoi commençait très mal ! Un ours mal léché comme équipier, il ne manquait plus que ça ! Serenus rendit le même regard mauvais à son coéquipier et le gratifia d'un petit : « Salut Médor » avant de faire face à la foule. Il fit un grand sourire quand il vit que l'impératrice Chimène et que Gaëtane de Cibella étaient présentes dans les gradins qui leur étaient spécialement dédiées et qu'elles avaient leur visage tournés vers lui. Il savait qu'il allait devoir être à la hauteur. L'honneur de son duché reposait sur ses épaules. Il leur montrerait à tous que les Faës savaient être de très bons combattants a l'épée. Serenus s'inclina avec respect devant l'impératrice, la main sur son épée et se tourna vers les autres champions qui faisaient leur entrée. Des mages firent leur entrée, il reconnu parmi eux Maëlys Aigrépine qu'il avait aperçu lors de l'Ordalie. Il n'était pas contre le fait que des femmes se joignent à leur équipe mais il trouvait cela... Assez atypique de la part des sélectionneurs d'avoir fait ce choix. Il les regarda entrer, le visage impassible et se tourna vers les combattants. Il fit un grand sourire quand il reconnu Mayeul et se sentit soulagé. Mayeul était un combattant hors pair et ce, même sous l'emprise de la drogue. Les derniers champions firent leur entrée et parmi eux il y avait Neve, son cher ami Neve. Serenus le salua avec un sourire et un signe de tête. Leur équipe était à présent au grand complet. Le deuxième soigneur venait de Bellifère et lorsqu'on vit qu'il s'agissait de Marianne d'Orsang, le silence se fit. Serenus lança un regard compatissant vers la soigneuse. Ils s'attendaient sûrement à voir un homme qui pourrait écraser Serenus et Octavius réunis avec son petit doigt et pas à une jeune femme ! Puis les vivats des voltigeurs retentissent accompagnés des sifflets et des hués de ceux qui n'acceptaient pas ce choix. La duchesse réclama le calme qui se fit en quelques instants.

Serenus dévisagea les champions qu'il ne connaissait pas et se dit qu'il allait devoir apprendre à tous les connaître pour pouvoir triompher des épreuves à leur côtés. Il jeta un coup d'oeil à Marianne. Si la duchesse l'avait choisi c'est qu'elle était capable de réussir les épreuves. Il se dit qu'il pouvait lui faire confiance. Ce qui n'était pas le cas de son compagnon guerrier qui affichait une expression interdite. Serenus ne put retenir un ricanement. Il avait hâte de voir comment ce guerrier allait s'en sortir face à ces coéquipiers qu'il n'aimait déjà pas. Serenus se dit qu'au pire des cas, on le mettra en première ligne, il se fera aplatir et on en entendra plus parler ! Serenus croisa soudain le regard de Neve et eu honte de cette pensée. Ils formaient une équipe et devaient veiller l'un sur l'autre. Il se promit d'aller parler de tout cela à son ami chevaucheur quand ils pourront rejoindre leur loge. A présent, il leur fallait attendre la fin de la cérémonie et continuer à saluer la foule.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Sam 30 Juil - 15:16

Il n’était pas né à Bellifère, mais il y avait vécu suffisamment longtemps pour se voir convié à observer le Tournoi des Trois Opales. Mayeul n’en gardait pas un énorme souvenir, mais il se souvenait de la bravoure et de la férocité des champions, et du sable qui rougissait invariablement l’Arène. Vaniteux et barbare spectacle, mais pourtant, il n’avait pu se défendre d’un sentiment de fascination pour ces champions, tout jeune Voltigeur qu’il était à l’époque. Qui n’avait jamais rêvé de gloire et d’acclamations, en vérité ?
Champion de Sombreciel. Lui. Prendre la suite des valeureux combattants du Tournoi et représenter son Duché dans un festival guerrier. A vrai dire, il n’avait pas hésité longtemps : il aimait se faire remarquer, Mayeul, et l’idée de toucher du bout des doigts la gloire des combattants de Bellifère était assez tentante. Il n’avait pas apprécié le spectacle des trois Opales - brutal et sanglant -, mais il avait apprécié la renommée et les vivats de la foule. Et autant ne pas le nier, après la terreur et l’impuissance imposées par les statues de pierre, il avait besoin de se rassurer. De maîtriser, un minimum, ce qu’il faisait. Quoi de mieux, pour ça, que de triompher devant une foule en liesse ?

Il avait passé les deux jours précédant la présentation des Champions à s’étourdir de fêtes en fêtes, de bras en bras, évitant les Bellifériennes mariées - il s’était déjà fait taper sur les doigts à ce sujet - pour profiter des spectatrices venant de tout Arven dans l’optique de ce festival grandiose. Ermengarde avait fait les choses en grand, réellement, et il était ravi d’en être. C’est la tête lourde et la bouche un peu pâteuse que Mayeul avait assisté au discours de présentation, sachant pertinemment que plus tard, il lui faudrait toute sa tête. Plus tard, mais pas aujourd’hui, donc il pouvait bien se permettre d’avoir fait la fête et de profiter de l’occasion. Il n’écouta que d’une oreille distraite le Grand Ordonnateur raconter l’histoire du tournoi des Trois Opales : il la connaissait déjà et en tant que Cielsombrois, la culture guerrière des Bellifériens lui échappait quelque peu, tout comme leur machisme exacerbé.
Et enfin, ils y étaient. La présentation des autres combattants, de cette équipe qu’il faudrait former s’ils voulaient triompher des épreuves qui leur étaient imposées. A l’appel de leur nom, chacun s’avance sur l’estrade. Serenus qu’il reconnût, et... Mayeul ne pût retenir un grincement de dents devant l’autre appelé. Octavius. L’indignation du griffon dans son esprit l’enveloppa tout entier, et il dût faire appel à toute sa volonté pour ne pas faire un pas en avant. Non, ce n’était pas le moment, clairement, pour réveiller de vieilles querelles. S’efforçant de chasser les sentiments bien imposants de Nuage, le Voltigeur se concentra sur les autres noms, retenant un éclat de rire à l’évocation de celui de Maelys : tiens donc, la petite traîtresse de Lagrance voyait une chance de se racheter ? Il s’en fichait, honnêtement - il ne connaissait pas toute l’histoire en plus, seulement quelques rumeurs et ce qu’il avait obtenu de Tristan et des autres Chevaucheurs - et contrairement aux Bellifériens, savait la valeur qu’une femme pouvait avoir les armes à la main. Le choix d’Ilse, pourtant, lui arracha un véritable éclat de rire. Il n’aurait sans doute pas pu songer à pire alliée pour couvrir ses arrières mais, s’il était tout à fait honnête, il savait la pirate consciencieuse et dévouée à son boulot. Ce qui était un des points qu’il lui avait reproché, d’ailleurs, dans l’une de ces conversations houleuses - pas dispute, conversation - qu’ils avaient pu partager.

Enfin, son nom à lui, champion de Sombreciel. Mayeul s’avança avec le sourire, saluant la foule avec assurance, ses yeux rieurs posés pourtant sur ses compagnons du jour. Hiémain, dont il ne connaissait pas grand chose, si ce n’est qu’il était le fiancé de Mélusine. Avec un peu de chance, il ignorerait totalement qui était Mayeul. Quant à la deuxième, celle qui avait semblé éclipser leur arrivée tellement les murmures de la foule semblaient scandalisé, ce n’était d’autre que Grâce, pour... Erebor ? Perplexe, Mayeul se rappela leur conversation sur l’île du Vent, et songea qu’il lui faudrait une explication avec la jeune femme pour y voir plus clair. Dès qu’ils auraient un instant d’intimité, de préférence.
Et enfin, les protecteurs. Neve et Marianne, qui sembla à elle seule cristalliser le choc des misogynes Bellifériens. Se rapprochant de Grâce, tandis que les Voltigeurs, dans leur coin, déclenchaient une réaction moins silencieuse, Mayeul s’approcha doucement de son amie pour lui glisser quelques mots à l’oreille. «Moi qui te pensait femme la plus détestée de Bellifère, Marianne concurrence sérieusement ton titre.» Chuchota-t-il avec amusement, sa main sur le bras de la Voltigeuse.

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"What am I supposed to do
when the best part of me
was always you?"

The Script, Breakeven

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Dernière édition par Mayeul de Vifesprit le Dim 31 Juil - 22:14, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Sam 30 Juil - 16:57

Le Tournoi des Trois Opales. En voilà une belle absurdité Belliférienne conçue dans l'unique but de faire étalage de ses muscles plutôt que sa cervelle. Mais si ce duché de crétins misogynes savait se démarquer par autre chose que par la force brute, ça se saurait. Pourtant, les nouvelles règles l'ont interpellée, Ilse. Un tournoi rassemblant des champions de tout Arven ? Et on l'a choisie elle pour représenter la Ville Basse ? Elle n'a pas caché sa surprise, la pirate, lorsque le messager est parvenu à l'Audacia afin de leur remettre la missive. Voleurs, assassins et pirates l'ont désignée. Elle ! Et si la canonnière a bien eu du mal à absorber la nouvelle, celle-ci a été prétexte à bien des réjouissances sur le navire. La pression est lourde sur ses épaules mais l'honneur est grand. Par Levor, elle jure de s'en montrer aussi digne que possible ! Et l'occasion de montrer à ce duché d'arriérés qu'une femme peut être aussi efficace qu'un homme en combat est trop belle pour la laisser s'échapper.

Les cris de la foule en liesse lui parviennent depuis l'endroit où elle se trouve. Dans l'ombre, les yeux fixés sur l'arène, elle écoute patiemment les explications, rajustant les habits de cérémonie qui lui semblent si déplacés par rapport à ceux qu'elle porte d'ordinaire. Elle triture distraitement le bracelet à son poignet, l'argent imitant les feuilles de vigne dans des entrelacs délicats. Aurait-elle le trac ? Si peu. Elle sait le reste de l'équipage présent, quelque part dans les gradins. Puis elle entend les acclamations qui signifient que les premiers champions s'avancent au cœur de l'arène.

Elle les observe de loin Ilse, jaugeant ses futurs partenaires d'un œil attentif. Deux guerriers, bâtis pour le combat, solides et entraînés. Grim survole l'arène, lui fait part de quelques commentaires pertinents qui la font sourire. Puis elle entend son nom et s'avance. Elle reconnaît la Chevaucheuse qui se trouvait avec eux sur l'Île des Vents, mais son attention se porte surtout sur le champion envoyé par Outrevent. Ce crétin de Rivepierre. Décidément, ils n'auraient pas pu choisir pire énergumène et elle se renfrogne la canonnière. Serait-ce si dramatique s'il lui arrivait une bricole lors de ce tournoi ?

Ilse détourne le regard et lève le bras en direction des tribunes, là où les cris sont les plus vifs, là où ses camarades se sont installés. Puis elle patiente, la tête haute, son regard clair fendant la foule au moment où ses nouveaux compagnons font leur entrée. Et si elle est ravie de revoir Hiémain et Grâce, il n'en va pas de même pour Mayeul. Est-ce là tout ce que Sombreciel pouvait envoyer ? Si c'est là leur idée de champion, elle ne veut même pas savoir ce que valent les autres combattants de ce duché aux mœurs légères. Il faut espérer qu'il se révélera plus utile dans ce tournoi que durant la traversée menant à l'Île des Vents.

Puis arrivent les guérisseurs. Elle ne peut retenir un large sourire de fleurir sur ses lèvres en apercevant Marianne. Les huées des Bellifériens lui importent bien peu à l'instant, elle sait que le médecin saura leur en mettre plein la vue. Elle la salue d'ailleurs chaleureusement quand elle parvient au centre de l'arène. Elle n'a aucune idée de ce qui les attend, mais elle est ravie d'avoir quelques personnes de confiance à ses côtés. Les autres, elle s'en accommodera. Peut-être.


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Sam 30 Juil - 18:24

« Dis, tu crois que tu pourras demander à Sa Grâce, le Duc des Sous-Vêtements de t'acheter des robes, que je puisse t'en piquer une ou deux ? »

A la veille du départ pour Hacheclair, je suis prise de considérations vestimentaires. Dans ma valise, aucune de mes tenues ne me satisfait. Quelle est la tenue adéquate, d'ailleurs, pour aller à l'arène ? Arrête de te prendre la tête, Lucille, avec tout le monde qui y sera, il y aura toujours quelqu'un pour te faire passer pour la pire des gueuses. Tout le monde qui y sera... Les grandes fêtes inter-duchés sont toujours l'occasion de revoir plein d'amis de tous horizons et ça, ça me met en joie ! Assez pour ironiser sur le prétendant haut placé de ma Kitty, sans en avoir le cœur fissuré, une fois de plus. Je finis par enlever quelques habits pour faire de la place pour des potions : qui dit arène et festival dit consommation et donc argent. C'est qu'il faut se rembourser d'une manière ou d'une autre l'accès aux divertissements depuis une place convenable. Et l'auberge aussi. J'espère que l'auberge sera bonne.

« Bellifère souhaite la bienvenue à blablabla Sa Grâce Castiel de Sombreciel blablabla Leurs Grâces Denys et Marjolaine de Lagrance, blablabla manants. Blablabla qu’ils soient également les bienvenus. »  Ca y est, nous y sommes ! L'oreille distraite que je prête aux formalités diplomatiques de la duchesse de Bellifère se réveille par à-coups, lorsqu'elle perçoit un nom intéressant, m'arrachant ainsi tour à tour haussement de sourcil et regard noir, petit rire d'un souvenir pas si lointain et une fierté inappropriée. « C'est moi ! Kitty ! Les manants ! Haha ! » J'éclate de rire puis me ravise en croisant le regard perplexe d'un spectateur. D'accord, mon cher monsieur, je vais me calmer un peu, je sais bien que la partie la plus croustillante n'est pas encore arrivée, mais je trépigne d'impatience. Parfois, je regarde le visage de mon amie pour voir si elle a l'air aussi ravie que moi d'être ici, cette fois-ci, pas question de la lâcher pour vagabonder dans les rues, même si un ancien camarade loufoque me propose d'aller semer la panique. En revanche, j'ai une petite idée sur la manière dont je vais arrondir cette fin de mois.

S'avancent les champions de chaque duché, présentés un à un, après un cours d'histoire barbant sur les coutumes bellifériennes auquel j'ai prêté autant d'attention que lorsque ma jolie mage de ce même duché a accepté de m'en évoquer les grandes lignes. C'est à dire très peu. Mais les champions, voyons, concrétisent un peu plus cette graine d'ambition qui prend forme dans un coin de ma tête. Un pour chaque duché, c'est bien trop pour ne pas en tirer un petit quelque chose si des paris venaient à être organisés. Je sais bien qu'il y a des voleurs dans l'audience et tout un tas d'autres gens qui savent faire ça bien mieux que moi, mais ma foi, c'est pas si compliqué et ça pimentera les jeux. C'est un bon plan que je m'apprête à dévoiler à ma chevaucheuse, sauf qu'il y a du nouveau sur l'estrade et ce sont deux visages connus sur lesquels mon regard se pause. Un, bien plus que l'autre, mais tout de même !

Maelys de l'Académie, Ilse de la Taverne. Je crie, j'applaudis encore plus fort que pour les premiers. S'avance ensuite Mayeul, ce cher Mayeul, un de mes fidèles clients que j'ai honteusement laissé tomber lors de mon séjour dans les abysses de Lorgol. Il y a encore d'autres personnes que je suis sûre d'avoir aperçues, notamment le chevaucheur, dont il est dit qu'il vient d'Ansemer. Si le Duc de Lagrance rappelle une certaine nuit à ma mémoire, il en est de même pour ce Neve l'Embrun. C'est drôle, comme coïncidence, avec le monde qu'il y a ! Peut-être que j'ai croisé la route de trop de gens importants.

« Tu le connais, le chevaucheur d'Ansemer ? C'est un ami à toi ? »

J'aurais bien demandé à Kitty lequel allait mourir en premier selon elle, mais je ne veux pas la blesser. Moi-même, je serais un peu dérangée s'il arrivait malheur à un de ceux que j'apprécie – surtout si c'est Mayeul, vu l'argent qu'il me rapporte, celui-là ! - mais ça ne m'empêchera pas de profiter du spectacle. Je continue à applaudir jusqu'à épuisement, je suis toute excitée !

« Et t'as vu, le champion de Bellifère est une femme ! Haha! Ils sont fous dans le public, j'adore !!! Je me ferai un plaisir de te raconter en direct ce qu'il se passe ! Enfin sauf si Sayam veut s'en charger, hein, bien sûr... »

Je n'y comprends rien à son truc de mage, mais je sais qu'elle arrive très bien à se débrouiller, tout ce que je veux c'est partager quelque chose avec elle.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Sam 30 Juil - 19:26

L’invitation de la Duchesse de Bellifère m’a étonnée. Le célèbre Tournoi des Trois Opales s’est déroulé la semaine dernière, or c’est bien la première fois que la Couronne kyréenne est conviée à une formule de cet évènement à l’échelle de tout Arven. Inattendu et unique. Par contre la présence de faës n’enchante pas Hjalden qui n’a pas attendu pour éditer une loi à l’encontre des mages suite au couronnement controversé de Chimène. L’interdiction de venir et de résider sur le sol kyréen, rien que ça, ce qui n’arrange en rien sa réputation. Et mes craintes qui se sont atténuées durant mon séjour à Alfaë reviennent en force. Alors, au lieu de me morfondre, je m’occupe de ce Tournoi et de la désignation d’un Champion pour Valkyrion.

Après mûres réflexions mon choix se porte sur Hiémain de Sylvamir, notre Sénéchal. J’y vois une opportunité pour lui d’asseoir sa position, il a de bonnes compétences en combat et j’espère que cela incitera mon mari à réviser son opinion sur notre baron. Je fais part de ma décision à Hiémain en dépêchant un messager avant d’effectuer les préparatifs pour ce nouveau voyage. Cette fois-ci je serai accompagnée de Hjalmar, et compte-tenu des tensions, je laisse mes enfants en sécurité à Svaljärd. J’aurai également Ljöta à mes côtés qui nous rejoindra directement depuis Lorgol et l’absence de Hjalden ne fera que conforter son opinion sur les mages à la face du monde. Effectuer le trajet avec la délégation kyréenne et Hjalmar me permit d’échanger avec mon beau-frère sur la situation actuelle. Il est le garant de mon secret et je lui suis gréée de cette attention. Puis une fois parvenus à Hacheclair, chacun prend ses quartiers et je m’octroie un peu de repos.  

Le jour de la cérémonie, je me vêts d’une robe d’un bleu cristallin, rappelant les eaux claires de Valkyrion, ornementée d’un motif floral sur le bustier. Depuis la loge qui nous est attribuée, j’observe les gradins remplis du Colisée de Bellifère. Loin de dénigrer le savoir martial de nos hôtes, je reste quelque peu détachée des manifestations guerrières, peu adepte des effusions de sang. Pourtant, je tiendrai mon rang au milieu de ces bellifériens misogynes. La tension est palpable entre ibéens et faës en dépit de l’appel à la fraternité de la duchesse Ermengarde à travers ce tournoi. J’écoute les présentations, saluant d’un geste de la main en réponse aux paroles de bienvenue de la doyenne et portant mon attention sur les différentes délégations présentes. Il y a énormément de diversité et quasiment tous les partis œuvrant en Arven sont présents.

Puis l’Ordonnateur de l’Arène rappelle les modalités du tournoi avant d’énoncer l’identité des Champions. Parmi les Défenseurs, un nom me semble familier et je fronce les sourcils, pensive. N’est-il point un ancien de mes Voltigeurs ? Je mets mes interrogations de côté pour questionner Hjalmar plus tard. Puis viennent les mages et un fin sourire éclaire mon visage en voyant des femmes. Les bellifériens ne doivent pas apprécier et cela se confirme au fur et à mesure de la venue des cinq derniers participants.  Grâce Martel et Marianne d’Orsang cristallisent l’incrédulité et les préjugés. Quel choix risqué de la part de la Duchesse. Pourtant elle ne se démonte pas et fait taire les quolibets. Pour ma part, j’applaudis chacun des représentants et adresse un signe d’encouragement à mon baron, le seul à être ni mage, ni chevaucheur, ni voltigeur. Il allait démontrer qu’un statut particulier n’est pas nécessaire pour être un bon guerrier.  

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Sam 30 Juil - 22:55

Septembre avait rehaussé ses pansements routiniers des premières couleurs de l’automne, claires et chaudes. À Ansemer, Neve ne s’attardait pas dans les rues de Port-Liberté ; chaque parcelle de masure et de pavé luisait d’une immortelle teinte hostile. Depuis la prise de position de Bartholomé d’Ansemer au couronnement de Chimène, à l’encontre de l’impératrice, le jeune homme brûlait d’incompréhension et de rancune, sentiments accrus dans le tourbillon de ses états d’âme. Il se sentait comme étranger dans son pays lui-même. Tandis que sa famille approuvait secrètement les agissements de Bartholomé, imperturbable quant à la question du pouvoir impérial, Neve désertait la cabane de pêcheurs et sa langueur littéraire pour s’attarder aux abords des plages et des falaises ansemariennes. Le souvenir de sa dernière rencontre avec Maelys hantait lui aussi ses pensées, comme un trémolo irrégulier qui ne cessait d’emplir de sa gravité son esprit.

Neve percevait chaque recoin de sa solitude, et le désabusement imprégnait désormais tous ses actes, des plus infimes aux plus insolites. Et le spectacle était au rendez-vous, dans sa petite existence, tandis que la couronne ibéenne franchissait un cap solennel en invitant les délégations faës à assister au fameux tournoi des Trois Opales, à Hacheclair, dont Neve n’avait entendu que des fables. Bellifère lui semblait une contrée fort lointaine et, somme toute, plus tribale qu’aucune autre. Mais il avait appris à ne pas se fier aux ouïe-dires, et découvrir ce duché ancestral lui apparut comme une chance. Le jeune ansemarien avait conscience qu’Ansemer, ou plutôt Bartholomé d’Ansemer, ne l’avait pas envoyé concourir en tant que guérisseur comme une faveur. Bien que le tournoi des Trois Opales se déroulât dans sa tradition la plus formelle, une suite étonnante avait été élaborée par Ermengarde de Bellifère et Enguerrand Fer-de-Lance, alliant les huit duchés arveniens – ou plutôt désunissant les huit duchés, dans un tournoi ayant pour vertu de célébrer trois guerriers : le plus redoutable, le plus loyal et le plus obstiné.

Bartholomé, donc, ne l’avait sans doute pas choyé en lui accordant le titre de champion d’Ansemer. En effet, le duc n’était pas passé outre les agissements de Neve lors du couronnement de l’impératrice Chimène. Le voir se présenter comme Calice, lui le frêle Chevaucheur malingre, seulement bon au sentimentalisme avec le Calice adverse, avait été perçu par le duc comme un acte éhonté, orgueilleux, qui ne faisait certes pas la fierté d’Ansemer. L’envoyer au combat dans un tournoi belliférien, telle était en quelque sorte sa revanche bravache. Neve ne savait comment juger cette position qu’il devrait tenir, et la pensée seule du tournoi aspirait ses forces inexorablement. Selon lui, les huit duchés n’étaient destinés qu’à l’écartèlement dans pareil évènement, et les belles paroles de chacun n’auraient aucune emprise sur la réalité du combat. Un leurre, délicatement saupoudré de sang, et puis ? Et puis, Maelys serait présente – les arènes étaient décidemment leur terrain de rencontre.

Lorsque Neve appris sa participation inopinée au tournoi, il s’empressa d’écrire à Serenus pour lui faire part de sa colère furieuse envers Bartholomé d’Ansemer. L’admiration et le respect qu’il avait tantôt placés en lui s’étaient lourdement affaiblis depuis sa prise de position contre Chimène lors du couronnement impérial. Malheureusement, le jeune ansemarien doutât que la missive soit parvenue à temps à son compagnon d’arme, mais elle lui avait au moins permis d’épancher sa rage. Après quoi, Neve et Inespéré ne s’attardèrent pas davantage à Port-Liberté, prenant une généreuse avance quant au tournoi. Ils parvinrent à Hacheclair au troisième tiers de septembre, curieux envers cette contrée de légende, mais aussi douloureusement soucieux quant à la suite des évènements. Le Capitaine de Vol d’Ansemer s’était démené pour dégoter à la délégation ansemarienne une poignée de chambre dans une auberge bon marché, et Neve y demeura le plus clair de son temps à se documenter sur Bellifère, ses coutumes et son histoire. Les combats n’attiraient guère son attention, non pas par dédain quant à ces pratiques, qu’il considérait comme un lien social à ne pas négliger, mais par peur d’en perdre tout son courage.

Enfin, le dernier jour de septembre survint, happant tous les autres avec une angoissante inertie. Les dix champions s’étaient avancés sur le sable de l’arène, et tandis que les paroles, fortes et fières, du duc et de la duchesse de Bellifère parcouraient les tribunes, Neve demeurait la tête basse. Il ne souhaitait reconnaître aucun visage ; lorsque le nom de son ami Serenus s’échappa le premier des lèvres d’Enguerrand, c’en était déjà trop. Le jeune ansemarien jeta un regard discret vers son ami, qui le salua d’un signe de tête. Sa présence avait pour vertu de le rassurer quel que fut le contexte alentour. Puis avec hésitation, les applaudissements s’élevèrent, de plus en plus assumés. La foule était tantôt outrée de voir une femme occuper la position de championne de Bellifère, Marianne d'Orsang, tantôt grisée par l’appel du combat. Le tableau n’avait pas fière allure.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Dim 31 Juil - 2:56

La Belliférienne s'amuse. Oh oui, qu'elle s'amuse !

Le Tournoi des trois Opales. Que de souvenirs... Tout juste médecin, il y a une éternité maintenant, son père l'amenait voir certains affrontements, triés sur le volet. A vrai dire, surtout les duels avec le moins d'effusion de sang, où se jouait l'Opale blanche. Ils avaient le double avantage d'offrir des combats où l'art de l'épée était plus appréciée que la sauvagerie brute, et de leur donner moins de travail en coulisse une fois le spectacle terminé. Feu Balian d'Orsang avait été un chirurgien réputé, très demandé pour soigner et recoudre les chairs entamées par le fer -et ce malgré la présence choquante de sa fille, assistante à ses côtés. Des regards incrédules, outrés ou belliqueux, que la jeune Marianne abandonna sans regrets quand elle embarqua sur l'Audacia, puis plus tard en devenant Voltigeuse.

Et voilà que cette année, au lieu de mettre ses talents de médecin au service de guerriers ronchons barbouillés de sable et de sang, on lui proposait d'entrer dans l'arène et prouver sa valeur !
Au départ, elle avait été réticente à accepter. Elle sait bien qu'elle ressemble à un paradoxe vivant pour son duché ; se présenter en tant que championne n'est pas bien loin de la provocation. Mais c'est aussi une occasion unique de montrer à ces rustres que tout ne se règle pas avec une grosse épée, ou avec ce qu'on a sous la ceinture. Ou les deux.
Et rien que pour voir leurs réactions... la proposition était tellement tentante...

Elle accepte, avec un seul regret : ne pas avoir pu passer à Lorgol fêter ça à la Taverne de la Rose. Le temps de rassembler ses affaires à la caserne d'Euphoria, puis de préparer son matériel médical en passant par son domaine à Orsang, le Tournoi était déjà bien entamé. Jamais Hacheclair n'avait connu pareil attroupement : des gens de tous les duchés parcouraient les rues, leurs manières et leurs tenues tranchant avec celles de leurs hôtes.

En tenue d'apparat, sous les gradins du Colisée croulant sous la foule, Marianne oscille entre nervosité et euphorie. Emmengarde de Bellifère a terminé de saluer tous les invités, Enguerrand s'avance, introduisant la nouvelle épreuve. Qui seront les autres champions à ses côtés ? A quel moment son nom résonnera dans l'arène, que ce passera-t-il alors ?
Euphorie. Curiosité. Impatience. Tu ne m'aide pas à relativiser là ! Planant au-dessus du bâtiment de pierre, le griffon doré compte profiter de chaque seconde de la cérémonie d'ouverture.

Serenus et Octavius s'avancent. Une Opale de feu scintille. Bon, une machine à étriper sans fin, ça peut toujours être utile.
Puis les mages font leur entrée, et Marianne sent un poids disparaître de ses épaules. Oui ! Deux autres femmes ! Elle sent Iode se hérisser à la vue de Maelys, mais la médecin applaudit avec vigueur l'arrivée de la canonnière de l'Audacia. En voilà une agréable surprise, et la raison de la présence de nombreux pirates dans les gradins. Elle a maintenant hâte de lui rendre la pareille.
Mais le Grand Ordonnateur poursuit son discours. Mayeul. Grâce.
Grâce !
Cette fois, Marianne remarque les murmures dans la foule qui couvrent les vivas. L'unique femme du Vol de Bellifère, championne d'Erebor, s'avance sur l'estrade. Oh ! Quel cadeau vient de lui faire le Destin ! Et dire qu'elle n'a toujours pas été appelée. Elle sent la tension monter dans le public. S'ils savaient qui la duchesse de Bellifère a choisi en champion. Elle rit de concert avec Iode, reprenant à temps son sérieux lorsqu'elle entend « … et Bellifère envoie Marianne d’Orsang, médecin du corps des Voltigeurs ! »
Alors, elle entre dans la lumière, déterminée, fière. Elle savoure son entrée.
Ce silence. Incroyable. Si mon père voyait ça. La foule est immense, muette, les yeux braqués sur les deux soigneurs qui s'avancent vers l'estrade. La médecin n'entend que le bruit de ses bottes crissant sur le sable. Elle adresse un sourire éclatant à Ilse et Grâce. Bon sang, qu'elle a hâte de prouver la valeur des femmes. Femme, savante, voltigeuse, et sans arme, s'il vous plaît !
Son sourire s'élargit devant la réaction d'Octavius. On dirait qu'on vient de lui annoncer qu'il doit danser langoureusement avec des voiles erebiens.

Parmi les spectateurs, les Voltigeurs brisent le silence et acclament la dernière championne, rapidement accompagnés par les pirates. Qu'importent les sifflements et les huées qui suivent, elle a rejoint les autres représentants et avec eux, elle salue la foule.
Décidément, cette nouvelle épreuve l'amuse au plus au point. Avec des amis en alliés, les Voltigeurs et les pirates qui la soutiennent, Marianne est heureuse de représenter son duché, et espère faire honneur à la duchesse de Bellifère qui croit en elle.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Dim 31 Juil - 6:08

Tu as bu un (plusieurs) verre(s) avec le duc de Lagrance, vous rejoignant dans un des salons du château ducal peu de temps après qu’il ait portaillé jusqu’ici. Vous avez dû vous séparer, le temps pour lui de rejoindre sa famille et pour toi de te redonner un brin de contenance après cet interlude diplomatique alcoolisé. Cela dit, ce n’est rien à côté de vos nuits de beuverie ! Tu es donc fonctionnel et dans la poche intérieure de tes vêtements se cache une flasque d’un excellent alcool, que tu comptes bien partager avec ton voisin. Les tribunes sont fort bien faites, pour l’occasion, et tu vas te retrouver tout à côté de Denys. Quelle merveille !

« Le bleu vous va à ravir, Votre Grâce, murmures-tu en te glissant à la place qui t’est assignée dans la tribune des ducs d’Ibélène, soit tout juste à côté de la duchesse de Valkyrion. Cette fois, les précautions sont grandes : tu es tout à un bout de la tribune et Anthim tout à fait à l’autre. L’absence d’Hjalden n’est pas une surprise. Son dernier décret n’a pas non plus été une surprise. Tu salues également le prince Hjalmar et la princesse Ljöta, avec toute la déférence requise. Tu as l’habitude d’aller légèrement alcoolisé et ton état d’ébriété, joyeux plus que problématique, n’est pas réellement différent de celui habituel. Seule ton haleine alcoolisée te trahit. « Il paraît que les nuits sont superbes, à ce temps de l’année, en Bellifère. Idéales pour observer le ciel. » C’est une invitation à demi-mots. Une invitation à se rejoindre, une nuit, pour parler de ce qui se passe en Valkyrion. Puis, à défaut d’entretenir des relations idéales avec ses voisins du nord... Un sourire, d’encouragement, et tu t’assieds. Comme prévu, Denys est à une coudée de toi et tu lui adresses un clin d’œil de malice, tapotant ton vêtement pour lui indiquer que tu as bien le matériel.
Il n’est pas vrai que pour cette cérémonie d’inauguration, tu ne pourras pas potiner à foison.
« En ma qualité de duchesse, je souhaite la […] Sa Grâce Castiel de Sombreciel ; Sa Grâce […] » À l’entente de ton nom, tu adresses un simple signe de la tête à la foule. Tu as réussi à éviter de regarder à la fois ton empereur, Mélusine ET tous les représentants d’Erebor, affectant cette sagesse à laquelle tu es confiné depuis le couronnement de Sa Grâce Chimène de Faërie. Tu feins à merveille d’ignorer tout ce beau monde, pour mieux cacher que ton œil avisé a bien repéré ta sœur chérie, le regard méfiant d’Augustus et la jolie chevelure d’Alméïde. Quel acteur tu fais.

Enfin, la parole est cédée au Grand Ordonnateur de l’Arène et tu peux donc cesser d’écouter la duchesse de Bellifère, seule personne importante à parler. Tu te penches vers Denys et sors la flasque de l’intérieur de ta chemise, en prenant une généreuse gorgée, avant de la passer à ton voisin. « Vous m’avez bien dit que c’est votre petite rebelle, que vous avez envoyé comme championne ? » La jolie Lorgolienne récalcitrante chevauchant pour Lagrance. Tu es curieux de savoir qui les autres duchés ont bien pu élire. Tu voulais proposer ton frère Melsant comme champion, à prime abord. Il est après tout un excellent combattant, un fin stratège et ton frère : toutes les qualités nécessaires pour être le récipiendaire de cet insigne honneur. Tu es pourtant revenu sur ta décision, après une courte réflexion quant à l’issue générale de ces combats. La mort. Les blessures. Tout ce que tu ne désires pas pour ton aîné bien-aimé.
Alors tu as plutôt porté ton choix sur ce bellâtre aux cheveux soyeux de Mayeul de Vifesprit.
Avec un peu de chance, il sera gravement estropié, ou défiguré, ou tué, ou un peu de tout cela, et il ne traînera plus dans les jupons de ta sœur, ou potentiellement ceux d’Alméïde.

Chaque annonce soulève son lot à la fois d’encouragements et de chuchotements. Deux guerriers comme défenseurs : rien de bien folichon. Puis, l’un des deux est un habitué des lieux, apparemment. Trois mages pour la distance, évidemment, dont deux femmes. Déjà, Bellifère murmure, proteste, et le comble semble être arrivé lorsque dans l’équipe du corps à corps se présente Grâce Martel, aux côtés du futur époux de Mélusine et du bellâtre de Vifesprit, comme précédemment mentionné. Tu applaudis la grande amie de ton frère avec chaleur, qu’importe qu’elle soit championne d’Erebor. Les surprises ne sont pas terminées, cela dit, et tu es comme toute l’arène sur le bout de ton siège, attendant avec ferveur de savoir qui seront les deux guérisseurs. Et oh, comme l’attente vaut la peine. « … et Bellifère envoie Marianne d’Orsang, médecin du corps des Voltigeurs ! » Tu éclates d’un rire sincère lorsque la championne, oui, la championne !, de Bellifère est présentée. Tu applaudis, joignant les éclats des Voltigeurs et des pirates. « Une championne pour Bellifère ! Cette femme est merveilleuse ! »

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Dim 31 Juil - 13:24

Une lettre.

La nouvelle avait de quoi surprendre. A vrai dire, Hiémain ne s’était pas douté une seule seconde qu’une telle demande lui serait adressée lorsqu’il avait défait le cachet ducal officiel de Valkyrion. Allons, peut être une mauvaise nouvelle ; un bannissement officiellement de la part de Hjalden qui continuait de prendre des décisions parfaitement idiotes ; une problème survenu à Sylvamir et dont il n’avait pas été informé en premier lieu (chose peu surprenante vu la mentalité des harpies restées en poste…) ? En tout cas, certainement pas l’expresse requête d’être le champion de son duché au Tournoi des Trois Opales qui aurait lieu fin septembre en Bellifère. Longuement il avait réfléchit à l’offre, et si elle n’avait pas été faite par Astrid en des mots gentils et sympathiques, il aurait sans doute refusé net. Mais il y avait aussi cette forme de gloire qui touchait l’intérêt du baron ainsi que cette reconnaissance qu’il devait à sa duchesse, seule à lui adresser son soutien à Valkyrion.

Le plus difficile n’avait pas été d’accepter la demande mais de l’annoncer à Mélusine. Depuis quelques semaines, ils s’étaient tous deux installés à Sinsarelle en Erebor à la suite d’une certaine nouvelle venue embellir un peu plus leur bonheur. Savoir qu’elle était enceinte avait de prime abord choqué le baron, l’avait laissé dans un long silence de réflexion avant que la joie ne vienne trahir ses traits si solennels. Mais cet état de fait s’accompagnait forcément de sautes d’humeur plus marqués et Hiémain savait qu’annoncer une telle chose à celle qui serait bientôt son épouse allait la faire sortir de ses gonds. Si dans l’heure elle ne partait pas à dos de Fantasme pour aller foudroyer de quelques flèches la duchesse de Valkyrion, il aurait de la chance. Il avait fallu plusieurs heures, des câlins, des promesses et quelques réconciliations sur l’oreiller pour rassurer Mélusine, et c’était tant mieux.

Maintenant il devait se rassurer lui, et ce n’était pas forcément une mince affaire.

Bien sûr, Obéron et Stellaire s’étaient présentés comme deux voix de choix pour un soutien, lui assurant que de toute façon, il y aurait d’autres personnes pour se sacrifier avant lui – merci Stellaire – et que ses talents à l’épée n’étaient pas ceux d’un bleu, suffisait de voir comment il s’en sortait avec Mélusine – merci encore Stellaire. Obéron avait été plus sobre et pour une fois, c’est lui qui apporta les plus avisés conseils, lesquels continuaient de résonner encore dans son esprit même devant la foule en liesse et à deux doigts de monter sur l’estrade rejoindre les autres champions. Il constata avec surprise que Mayeul faisait parti de son équipe, cet homme qui lui avait été présenté comme le meilleur ami de Mélusine – et heureusement qu’il ne savait pas encore ce qui les liés exactement tous les deux. Des autres candidats, il reconnu les trois champions de l’Ordalie de Diamant passée quelques mois plus tôt et Isle, l’amie pirate de Solange qu’il avait connu il y a bien longtemps. Les autres n’étaient que des visages peut être croisés à quelques événements lointains. Quand il fut appelé, il jeta un œil d’abord à Mélusine, ce regard toujours assuré pour lui montrer qu’elle n’avait pas à s’inquiéter – pas encore du moins, ce n’était qu’une cérémonie d’ouverture – puis à Astrid qui elle même lui adressa un geste encourageant.

Les huées et les cris des Bellifériens se firent entendre clairement à deux reprises. D’abord pour cette Grâce Martel, championne d’Erebor, membre de leur équipe au corps à corps. Mais ce ne fut rien quand le champion de Bellifère s’avança, une femme elle aussi ce qui tira à Hiémain un fin sourire un peu moqueur. Bon sang, ces hommes ne changeraient donc jamais. La tolérance se faisait si rare ici bas. Un regard à cette Marianne, il lui adressa un signe de tête avant de retourner les yeux sur la foule.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Dim 31 Juil - 18:50

La missive est arrivée à la Tour de Valkyrion mi-juillet, portant les sceaux officiels de Bellifère. Nous étions conviés à une édition spéciale du Tournoi des Trois Opales ; et la duchesse Ermengarde demandait la désignation d’un champion officiel pour y représenter le duché du Savoir. Laissant cette tâche entre les mains compétentes de mes aînés, j’ai vaqué à mes occupations à la capitale, croulant sous le surcroît de travail des Écoutants maintenant que la Sombre Mère nous parle à nouveau, et très prise par la formation de la mignonne Aubrée qui n’a ni froid aux yeux, ni la langue dans sa poche. Le temps a passé à une folle vitesse, et début septembre, un courrier de ma belle-sœur Astrid m’invitait à la rejoindre à Hacheclair, pour représenter la lignée ducale de sang en l’absence de Hjalden qui boudait l’événement. Un petit mot de Hjalmar était joint. « Viens, ma princesse. Tu nous prives de toi trop souvent, c’est l’occasion de nous retrouver, et Astrid aura besoin de notre soutien. » Un sourire attendri pour ce frère tendrement aîné a joué sur mes lèvres ; et c’était décidé.

Le recours aux couturières de la capitale m’a permis de me présenter vêtue à peu près correctement pour une princesse, dans une robe aux couleurs de Bellifère agrémentée de fourrures kyréennes, un peu superflue avec cette chaleur, mais signalant mon statut et mon rang. Les appartements voués à notre délégation sont confortables ; et au moment de sortir, Astrid marche en tête, fière et résolue. Je me déleste rapidement de mes fourrures remises à l’une de ses caméristes, et pose les doigts sur la main tendue de mon frère, qui me mène à travers les couloirs à la suite de notre duchesse. Installés dans la loge réservée à Valkyrion qui porte nos armoiries, je contemple la foule avec curiosité. Les Bellifériens sont un peuple étrange, et leurs réactions lors de la présentation des champions est édifiante. Lorsqu’Enguerrand Fer-de-Lance appelle Octavius, je retiens un rire nerveux : en voilà, une amusante coïncidence ! Je connais de vue la plupart des appelés, et j’opine gravement du chef. Je souris lorsque le champion de Valkyrion est nommé : le protégé d’Astrid fera sûrement honneur à notre bannière, et je le salue également. Nous nous sommes croisés à Lorgol quelques fois, et j’apprécie sa discrétion.

La duchesse Ermengarde a été courageuse de choisir une femme pour représenter son duché. Tournant les yeux vers la loge où elle s’est installée, je croise son regard un instant ; et portant les doigts à mon front, j’incline la tête en signe de respect pour sa hardiesse. En Valkyrion, les femmes sont des combattantes au même titre que les hommes, lorsqu’elles le décident ; en Bellifère, c’est pas encore gagné… Mais peut-être ce jour est-il un début. Alors que l’assistance commence à se disperser, je descends les tribunes vers le sable de l’arène, où les champions sont toujours sur leur estrade au centre du Colisée. J’aimerais aller dire quelques mots au baron de Sylvamir, saluer les femmes, et peut-être même taquiner Octavius qui ne connait pas mon identité réelle – mais ils vont être très demandés ce soir. Un autre jour, peut-être !

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Dim 31 Juil - 20:02

Des combats, du sang, une arène qui verra s'affronter des champions pour l'honneur et pour la gloire. Alméïde n'apprécie pas beaucoup l'idée. À vrai dire, elle abhorre toute forme de violence et n'est pas une grande admiratrice de ce genre de spectacles. Mais si elle est présente aujourd'hui, c'est parce que le tournoi est différent et qu'elle est curieuse de savoir ce qui les attend. La duchesse de Bellifère a vu les choses en grand cette fois-ci. Faës et Ibéens, tous réunis, chacun acclamant ses champions lors d'épreuves dont ils ne savent rien. Et puis elle a voulu accompagner son frère à cet événement sans précédent. Son frère qui continue de lui en vouloir mais dont elle encaisse le moindre regard de reproche sans broncher, accomplissant ses tâches au palais sans jamais se plaindre, cherchant à regagner sa confiance. Alors non, elle n'est pas là pour le simple plaisir de voir des gens se taper dessus ou pour l'agréable sensation de sentir les regards des Bellifériens, toujours emplis de jugement. Elle est présente en soutien de la couronne d'Erebor et parce que ce tournoi promet de rester gravé dans l'Histoire. Elle espère simplement que ce ne sera pas pour les mêmes raisons que l'anniversaire de Chimène ou son couronnement.

Alméïde suit Anthim et Sitara dans la tribune qui leur est réservée, très simplement vêtue aux couleurs d'Erebor, un voile posé sur ses épaules la protégeant de la fraîcheur de septembre. Elle salue avec déférence les homologues de son frère, s'incline respectueusement devant les hauts dignitaires de chaque duché, restant malgré tout en retrait. Elle remarque Denys au loin mais s'abstient d'aller le voir car il se trouve non loin de Castiel et qu'elle n'a aucun désir de répéter les mêmes erreurs. Son regard s'attarde un instant sur le duc de Sombreciel dont elle a sciemment ignoré les lettres jusqu'à présent avant de se concentrer sur les places qui leur sont réservées et qu'ils rejoignent, attendant patiemment le début du tournoi. Maintenant qu'elle est là, il lui tarde d'en savoir plus sur les événements à venir et de découvrir les champions.

Elle prête une oreille attentive aux paroles d'Ermengarde de Bellifère. La doyenne d'Arven est une femme au caractère plein et entier, dit-on, et Alméïde apprécie sa façon de gérer un duché qui rêverait de la voir laisser sa place à son successeur. Elle laisse alors la place au Grand Ordonnateur et l'engouement de la foule est palpable à l'attente des noms de ceux qui représenteront Lorgol et les huit duchés.

Ses applaudissement sont chaleureux à la mention des deux premiers arrivants, des guerriers bâtis pour un tel tournoi semble-t-il. Elle reconnaît Serenus Dardalion et elle grimace au souvenir des malheurs qui les ont réunis deux mois plus tôt. Au moins est-il remis sur pieds et cette pensée la soulage. Son regard se porte aussitôt sur les trois champions suivants, dont deux femmes. L'une qu'elle reconnaît aisément pour avoir pris part à l'Ordalie de Diamant. L'autre acclamée par les gradins pris d'assaut par les pirates. Un sourire en coin se dessine sur ses lèvres tandis qu'elle observe la réaction de la foule belliférienne face à la présence de championnes au sein même de leur tournoi et ce sourire s'accentue à la mention de Grâce. Elle est heureuse que le choix de son frère se soit porté sur elle et elle l'a soutenu dans cette démarche puisque la voltigeuse lui a fait une forte impression lors de leur rencontre suite au sauvetage de Qasim. Elle reconnaît également très bien Mayeul, qu'elle applaudit avec beaucoup d'engouement, peut-être trop pour une Erebienne acclamant le champion de Sombreciel. Elle s'étonne alors de voir le baron de Sylvamir parmi eux, puisqu'il est l'heureux futur père de l'enfant de Mélusine. Néanmoins, elle joint ses applaudissements aux autres, avec chaleur, espérant qu'il ne lui arrivera rien, pour le bien de sa marquise.

Enfin, arrivent les guérisseurs et surtout, le champion de Bellifère. Qui se trouve être une championne. La surprise est rapidement suivie d'autant de huées que de vivats et Alméïde se réjouit de voir une femme médecin à cette place, choisie par la duchesse de Bellifère elle-même. Décidément, cette femme ne fait pas les choses à moitié et la princesse ressent un nouvel élan d'affection pour elle.


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 1 Aoû - 2:36

« Ouaiiiiiiiiiis ! Vas-y Ilse, tu vas tout déchireeeeeeeer ! »

La seconde de l’Audacia trépigne dans les gradins en applaudissant des mains et tapant fiévreusement du pied sur les gradins. Du petit coin des tribunes où un équipage pirate au complet s’est entassé pour accompagner celle des leurs choisie par les Échevins de Lorgol pour représenter la Ville Basse, un concert de clameurs s’élève dans une cacophonie sans queue ni tête. Il y a de tout dans ce groupe coloré : des hommes basanés par le soleil impitoyable caressant les flots, des femmes aux vêtements exotiques, une îlienne qui braille dans un sabir incompréhensible, ibéens et faës tout autant, et même quelques enfants accompagnant leurs parents boucaniers. Ils dénotent un peu dans l’assemblée solennelle des Bellifériens ennemis du Pavillon Noir ; mais en tant qu’équipage d’une championne, ils sont munis d’un sauf-conduit total et absolu.

A nouveau, la clameur monte dans le groupe des loups de mer lorsqu’une Voltigeuse est désignée pour défendre les couleurs d’Erebor.

« Alleeeeeez Grâââââââââce, montre-leur c’est qui l’vrai bonhooooooooomme ! »

La femme qui s’avance n’est pas pirate, c’est vrai, mais elle s’est suffisamment posée sur le pont du bâtiment pour être admise dans la famille disparate qui constitue l’équipage de l’Audacia, et les pirates joignent leur voix aux Voltigeurs pour célébrer la gloire de Grâce Martel. Freyja n’est pas en reste, enchantée de voir son amie de toujours recevoir cet insigne honneur, priant avec ferveur pour qu’elle remporte une des fichues babioles et cloue le bec une bonne fois pour toutes aux misogynes qui pullulent dans le secteur.

Mais l’apothéose, c’est bien évidemment le moment où Bellifère désigne son champion.

Sa championne, donc.

« Wai ! Waiiii ! WAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! »

Ils n’essaient même plus d’être cohérents dans leurs braillements : Freyja est montée sur son banc, comme ses camarades, pour faire la holà à l’arrivée de Marianne sur le sable de l’arène. Une fameuse pirate, une Voltigeuse remarquable, et une bonne copine qui viendra sûrement boire un coup à bord le soir même pour fêter ça ! C’est l’euphorie chez les pirates, et le retour au port en périphérie de la ville augure déjà d’une beuverie encore plus échevelée que celle ayant couronné la désignation d’Ilse en juillet.

Elles vont leur montrer, les copines, à ces Bellifériens arriérés !

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 1 Aoû - 4:21

Le Tournoi des Trois Opales. Grâce le connaissait bien, se souvenait de sa joie qui lui semblait authentique, alors qu’elle s’y rendait avec ses parents, pour la gloire de leurs frères. Qu’elle les acclamait, comme tous les bellifériens et bellifériennes, espérant les voir remporter une de ces opales, les porter fièrement. Ils pouvaient avoir sa parole, elle en remporterait une. Aussi vaine et futile, grotesque presque, lui paraissait cette compétition, aussi fort essayait-elle de se convaincre qu’elle n’en pensait que du mal, elle voulait gagner. Elle devait gagner. Pour faire honneur à Erebor. Qu’elle n’avait d’ailleurs pas été sa surprise, de recevoir cette missive cachetée du sceau de son Duc. Sa reconnaissance, face à cet honneur, et sa fierté inébranlable. Oh, les autres voltigeurs n’avaient guère compris, ni apprécié, cette arrogance qui avait été sienne, dans le courant de la semaine qui avait suivi. Ils verraient. Elle gagnerait et ils verraient. Oh, l’affront que ce serait, pour ces bellifériens mal-embouchés, que de voir une femme belliférienne, unique voltigeuse du duché et une réelle plaie pour beaucoup, gagner au nom d’Erebor. Oui, elle leur montrerait.

Elle écoute, le discours, pour saisir les noms de ceux qui œuvreront à ses côtés. Elle passe sur ceux qu’elle ne connaît pas, indifférente, se concentra sur les autres. Octavius. Elle n’en garde pas un bon souvenir, et si Corail pouvait l’assommer par mégarde, elle n’en prendrait pas Ombrage. Un grand sourire, cependant, gagne son visage, à la mention d’Ilse. Elle s’exclame, haut et fort, Grâce, en faveur de la pirate. Elle célèbre sa nomination, joignant sa voix à toutes celles qui l’acclament. Bientôt, vient son tour. Le silence presque total la réjouit. Elle adresse un bref regard à Mayeul, et adresse son sourire le plus étincelant à la foule, le plus conquérant, presque sarcastique. Elle brille, dans la tenue d’apparat que Liselotte lui a faite pour l’occasion, plus travaillée et plus couteuse que chacune des précédentes, mais tout aussi légère et maniable. Elle leur en mettra plein la vue, c’est certain.

Ces préoccupations lui sortent bien vite de la tête, cependant, à l’annonce du champion de Bellifère. Elle crie, hurle, plus fort que les autres, elle le croit. Elle est surprise que sa douce amie se mêle à une tradition aussi… guerrière, qu’elle ne doit guère prisée, mais elle est fière d’elle. Fière de sa décision. Impressionnée, qu’elle ose se montrer ainsi. Elle sent Corail, dans son esprit, sent son impatience, sa propre fierté pour leur amie, son amusement et son léger sérieux, alors qu’elle lui suggère de manière particulièrement malicieuse de briser le gradin qui contient les auteurs de ces vives protestations. Elle est tentée ; mais elle laisse couler – elle aura tout le temps d’agir ainsi plus tard. Et des innocents se trouvent parmi eux. Des enfants, qui ne sont pas encore irrécupérables.

Elle ne peut s’empêcher de rire, à la remarque de Mayeul conjuguée à l’excès des pirates. Qu’elle aime ces enfants des flots, qu’elle a appris à connaître. « Les belliferiens n’aiment pas les personnes de qualité, c’est bien connu. » Qu’il était facile de faire ainsi des piques mais elle y prenait grand plaisir.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 1 Aoû - 13:22

Il en fallait une pour les surveiller tous.
Il en fallait une pour veiller sur lui.
Il en fallait une et c’était moi.

Pourtant, je n’étais pas l’aîné, ni la seconde, j’arrivais en troisième, mais ma sagesse était égale à celle de Père et je rejoignais Melsant dans une maturité commune. J’avais mis un point d’honneur à surveiller Castiel à cet évènement. Père m’avait confié cette lourde tâche, resté à Sevérac pour régler des affaires – peut-être un peu vexé et blessé du comportement de Castiel au couronnement.

Bellifère n’était pas la Faërie, les mœurs étaient différents et bien éloignés de tout ce que l’on avait l’habitude de connaître à Sombreciel. Je m’étais glissée dans les bagages de Castiel pour le surveiller – du mieux que l’on pouvait veiller sur un polisson immature qui agit comme un enfant de quatorze ans en pleine recherche de lui-même. Vêtue d’une robe violette – couleur de mon duché - je m’asseyais gracieusement à ses côtés, après avoir salué les autres représentants des duchés d’Ibélène. Nous sommes éloignés de la délégation d’Erebor… cela ne m’étonnais pas, être voisins revenaient à se battre dans l’arène tels les guerriers au combat !

A ses côtés en tant qu’ambassadrice de Sombreciel dans les tribunes ducales, je levais les yeux au ciel quand les paroles mielleuses de mon frère destinées à la duchesse de Valkyrion parvinrent à mes oreilles.  Après Alméïde, Astrid… Même si, j’entendais déjà les excuses de Castiel à ce sujet-là sur le simple fait qu’il voulait parlementer avec la duchesse des affaires de son duché et des relations entre Euphoria et Svaljärd.  Comme par hasard… la nuit sous les étoiles. Comme par hasard… en l’absence du Duc. Je lançais un petit sourire gêné à la Duchesse pour donner l’impression que oui, les intentions de Castiel étaient louables et que tout était parfaitement normal, essayant de m’en persuader par la même occasion.

Je regardais la complicité entre Castiel et Denys, à ce moment précis j’avais juste envie de lui donner une tape sur la tête pour lui remettre les idées en place (Note à moi-même : Une tape ne suffira pas). Un gamin… Même pire qu’un gamin. Je laissais passer ses premiers agissements jusqu’à la sortie de la flasque où je lâchais un « Castiel…»  long et langoureux, sur le ton de reproche, avec un regard désapprobateur de mère en colère qui veut dire ‘Je te vois, range cela immédiatement’.  J’étais dépitée et un peu fâchée à l’égard de Castiel de ne pas pouvoir aller saluer Alméïde et les Erebiens comme il se devait par sa faute. Petit à petit, je constatais que j’étais en train de faillir à ma tâche, quoi qu’on ait évité les débordements avec Alméïde cette fois.

J’applaudissais à chaque acclamation et présentation des champions, mettant une intensité plus forte à l’annonce de Hiémain et des femmes – surtout Maelys ; Que la gente féminine soit représentée me remplissait de joie ! Hiémain était de loin mon favori et j’étais déjà fière de mon beau-frère rien qu’à l’idée qu’il fut choisi pour représenter son duché. Une pointe d’inquiétude touchait mon cœur malgré tout, je n’aimais pas toute cette violence des guerriers de Bellifère, ne sachant pas à quoi m’attendre, je craignais pour sa vie… Je n’en oubliais pas de jeter des coups d’œils en direction de Castiel pour surveiller dans quel état il était, l’odeur d’alcool inhalant de sa bouche ne m’avait pas été échappée à cela j’avais seulement soupiré… Que faire de plus quand le mal était déjà fait ? Il pouvait encore se tenir – un minimum – correctement, pour l’instant cela me suffisait.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 1 Aoû - 14:33

Un bien ennuyeux événement que voilà… Ce n’était que par souci diplomatique que Denys avait accepté de participer et de se rendre en Bellifère pour le Tournoi des Trois Opales, quand bien même exécrait-il tout cet étalage de violence et cette glorification sanguinaire. Il n’y avait rien de plaisant à voir des hommes se battre les uns contre les autres pour une gloire éphémère. La vie ne valait pas la peine que l’on s’y risque aussi stupidement. Mais c’était là, il devait bien le reconnaître, une autre culture, aux antipodes de la sienne. Malgré tout, il donnait au moins à ce Tournoi le droit d’être quelque chose d’un peu plus recherché qu’un bête échange de coup pour savoir qui était le plus fort. Cette reconnaissance de la valeur, du courage et de la loyauté avait quelque chose de plaisant, mais ça ne suffisait guère à compenser toute la violence qui en découlait à côté.

Si l’obligation avait été le maitre mot à sa présence en Bellifère, il avait eu au moins le plaisir d’y avoir rencontré son homologue de Sombreciel, sans doute aussi peu intéressé qu’il l’était par le manque considérable de finesse du duché de la Guerre. Ils s’étaient retrouvés tous les deux comme à leur habitude pour une petite réunion diplomatique – qui elles aussi impliquaient l’habituel verre (ou les plusieurs) – qui s’était finie fort bien, sans accroc et avec (presque) la même sobriété qu’à l’arrivée ! Et quelle chance, les tribunes intelligemment réfléchies permettraient aux deux ducs de continuer leur potinage pendant le spectacle. Denys était déjà sur place quand Castiel arriva. Il n’eut pas le temps de saluer la délégation Erebienne, croisa à peine le regard d’Alméïde qu’il vit de loin, mais les récents événements qui avaient eu lieu entre Sombreciel et Erebor n’avaient pas échappé au duc de Lagrance qui préférait ne pas venir envenimer les quelques tensions. Il aurait l’occasion de voir son amie plus tard. Son sourire s’élargit au clin d’œil de Castiel, il a comprit et ça lui plait. Il ne manque pas cependant de remarque le coup d’œil désapprobateur de… Oh il s’agissait là de Mélisende, ça ne faisait aucun doute !

Alors que la cérémonie commence, c’est avec peu d’intérêt que Denys prête attention aux paroles de la duchesse Ermengarde – laquelle il respecte bien évidemment mais hélas, le lagran en lui ne parvient décemment pas à apprécier sa présence ici. Et pourtant, il arrive à s’offusquer d’être cité le dernier parmi ses paires. Après les deux duchés considérés traitres en Faërie… Après Gaëtane et Bartholomé… son sourire est crispé quand son nom est nommé, son geste raide et il pourrait presque grincer des dents s’il n’avait pas tenu à maintenir un minimum son image. Ce n’est que parce que Castiel lui tend la flasque après avoir prit une généreuse gorgée que le duc de Lagrance se détend, offrant un sourire moqueur quand la voix de Mélisende résonne, réprobatrice.

« Je vois que vous avez un chaperon attentif. » Il le remercie néanmoins en prenant une gorgée à son tour, appréciant la saveur forte qui coule sur sa langue et dans sa gorge. La flasque, il la rend d’un petit geste, toujours ce petit sourire au coin des lèvres. Sa voix chuchote, mais assez fort pour que la dame de Séverac l’entende. « Rangez donc cela, je serais bien mal si par ma faute vous vous mettiez une autre de vos sœurs à dos. » Ca aussi, il en avait entendu parler. Ça avait fait le tour des informateurs du duc, que Mélusine avait plus ou moins renié son frère. Ah les histoires de famille, ça avait toujours un goût amusant. « Oui, Maelys. Le terme rebelle est un peu fort, disons juste divergente de nos opinions. Mais ça ne pas d’elle un mauvais élément. » D’où son choix à vrai dire. Certes, il n’avait pas laissé à la jeune femme le droit de vraiment dire non. Mais c’était aussi pour elle une chance de prouver qu’elle était prête à se battre pour Lagrance, le duché qu’elle servait. « Et vous le sieur Vifesprit n’est-ce pas ? » Ce cher Mayeul, envoyé dans un piège à rat. Pourquoi le choix de Castiel s’était-il porté sur lui, Denys l’ignorait bien. Peut être celui-ci avait-il des talents cachés, qui sait ?

Et les champions s’avancent un à un sur l’estrade, appelés par la voix forte du Grand Ordonnateur. A l'évocation de Maelys, il applaudit, adressant un sourire à la jeune femme qui, il l'espérait, ferait au moins honneur à Lagrance, même si le cas contraire ne l'aurait pas vexé. Quelle ne fut pas la surprise du duc quand d’abord une femme fut appelée pour Erebor, laissant s’élever sur son passage un silence ; puis qu’une autre fut nommée pour… Bellifère ?! Allons, était-ce là un choix judicieux ? De son point de vue oui, mais ça n’était guère le cas des Bellifériens qui huèrent de longues minutes les Dames Marianne et Grâce. Mais cela avait de quoi être intéressant finalement.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 1 Aoû - 18:53

« TU VAS TOUS LES DÉFONCER, ILSE ! »

Ils ont fière allure, les pirates de l’Audacia, attroupés dans les gradins, entassés les uns par-dessus les autres, trépignant comme des gamins et hurlant comme des démons à l’entente du nom de leur canonnière. La fête que ça a été, lorsque la missive a été reçue sur la vivenef ! Pour une fois, ils ont tous mis pied à terre pour envahir Hacheclair, l’œil frondeur et les mains arborant ce sauf-conduit qui leur permet de fouler sans crainte le sol de Bellifère. Même lui est venu, barbu comme jamais, confiant que l’entourage pirate le camouflerait assez pour qu’il ne soit pas reconnu d’un quelconque noble du coin, qui n’allait certainement pas mettre les pattes dans leur contingent armé. Louis est debout, incapable de s’asseoir, trop nerveux, trop excité. Vira met une poignée de fleurons dans sa main, pas même rageuse d’avoir perdu leur pari. Ils ont parié sur quel duché enverrait quel champion et il a parié qu’Outrevent enverrait évidemment Lionel de Rivepierre. Il connaît trop Liam pour ne pas le savoir ! Puis, certes, il a un peu profité de la méconnaissance de Vira en termes de champions d’Arven ET de sa fierté trop mal placée pour refuser un pari qu’elle aurait tout de même pu gagner. « T’as triché !, qu’elle lui beugle à l’oreille, assortissant son accusation d’un vigoureux coup de poing à l’épaule. Ilse t’a mis dans l’coup ! » Il rit de plus belle, niant le tout, et son rire s’interrompt dans un cri de victoire quand Grâce Martel entre dans l’arène. Une autre ! Presque pirate, la Grâce ! C’est comme si une autre des leurs participait ! Deux pirates pour le prix d’une ! Ils rient, ils exultent, et comme tous, ils retiennent leur souffle au moment où le dernier champion est annoncé.

Marianne d’Orsang.
Championne de Bellifère.
Marianne, leur Marianne, Douce Marianne.
Championne. De. Bellifère.

Le silence dans l’arène est à trancher au couteau. Il tourne la tête, interdit, jusqu’à regarder Vira, qui arbore une expression plus que victorieuse, quasi enfantine sous sa chevelure enflammée par le soleil.

Cette diablesse du sud a parié que Bellifère enverrait une femme.

Enfin, tout explose. Les cris, les encouragements, les hurlements, provenant majoritairement des Voltigeurs et des pirates, qui couvrent de leur enthousiaste les huées qui viennent des Bellifériens attroupés. « J’Y CROIS PAS ! J’AI GAGNÉ ! T’AS TRICHÉ ! Ilse t’a mis dans l’coup ! » Louis rend ses fleurons à Vira sans rancune, plus hilare qu'autre chose. Égalité. Mais Marianne, par tous les Dieux ! Quelle beuverie du siècle que ça va être, mes amis !

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 1 Aoû - 19:02

« Je veux pas y aller ! Je veux pas y aller là-bas avec VOUS. »

« VOUS » aurait désigné en grande partie Lou-Ann et un peu les autres si ce n'était pour la vie de captive que Lena mène depuis quelques mois. Ce qui plaçait sa mère dans la grande partie du « VOUS » et sa nourrice depuis le départ de l'équipage sur l'Audacia. Oui, elle en est arrivée à ce stade, celui où sa peste rousse de grande-sœur n'est plus tant un problème qu'une nourrice aux allures de geôlière. Ceci dit, c'est un peu dérangeant que tout le monde doive aller à ce fichu tournois juste parce que les marraines de certaines personnes y participent.

« LENA ! Y en a marre de ton sale caractère ! »

« Ben tant mieux alors, puisqu'il y en a marre, tu seras bien contente de ne pas me voir ! »

Les hurlements fusent dans la Taverne de la Rose. Lena n'a pas l'habitude de manquer autant de subtilité, mais cette situation lui tape vraiment sur les nerfs. Il y en a à coup de « de toute façon personne ne m'aime » et de « arrête de répondre » dans des volumes variables, mais surtout élevés, ponctués de claquements de porte et au final tout ce beau monde est en route vers Hacheclair dans la joie et la bonne humeur.

Il paraît qu'il y aura des princesses.

Lena se raccroche à cette pensée. Elle se fiche royalement d'encourager Ilse, Grâce ou Marianne, les arènes c'est pour les brutes, les abrutis et les garçons. Lou-Ann et Lucy ont peut-être des marraines de combat, mais Lena, sa marraine à elle, elle n'aurait jamais participé à ce genre d'événement barbare. Elle était bien trop distinguée pour cela ! Les marraines des autres devraient bien en prendre de la graine. Bon, d'accord, Grâce est gentille avec elle et Ilse est la mage-pirate la plus chouette de l'Audacia, et peut-êtreque Lena lâchera un cri ou un autre – elle a bien prouvé qu'elle était capable d'élever la voix, après tout – mais la raison principale pour laquelle elle n'est pas en train de saboter leur voyage, c'est qu'il y aura des princesses. Peut-être. Sans doute. Ce sont les duchés qui ont nommé leurs représentants alors s'il y a des représentants, il y a des ducs, non ?

Sa mère. Lena jurerait de l'avoir entendue. Ca tourne à l'obsession. Les gradins sont surpeuplés et tout le monde hurle. C'est juste impossible de l'avoir entendue, même si elle est là c'est certain. En bas, au centre de toute l'attention, c'est Ilse qui s'est présentée et c'est l'occasion rêvée de s'éclipser. La nourrice et les autres Jedidiah se mêlent aux autres encouragements et ni vu, ni connu, elle se laisse glisser derrière un premier spectateur, puis d'autres, jusqu'à disparaître dans la foule.

Direction : les loges des plus grands de Faërie et d'Ibélène, tout simplement. Elle porte sa plus belle robe, dans des camaïeux de rose bien sûr, et à défaut d'avoir de riches bijoux elle en a mis en quantité, pour briller un peu plus. Son imbécile de nounou ne lui a pas laissé le temps d'arranger sa coiffure, en revanche, alors elle enlève un de ses innombrables bracelets pour tenir ses cheveux qu'elle vient de rassembler derrière sa tête. Croisant plusieurs personnes qui la regardent d'un air perplexe, elle s'applique à faire ses plus belles révérences, pour lesquelles elle a répété longtemps si une telle occasion se présentait. Les dites personnes l'ignorent en haussant les épaules, ce qui est une preuve irréfutable de sa réussite : elle passe tellement pour une noble qu'ils n'osent pas la déranger.

Arrivée à hauteur des loges importantes, ce sont à présent des regards de gardes qui se posent sur elle et ils ont l'air bien sévères, mais il en faut plus pour la déstabilisée. C'est le plus terrible des monstres qu'elle affronte régulièrement, quelques gardes ne lui font pas peur. Elle s'incline, ouvre grand ses beaux yeux bleus et affiche son plus charmant sourire :

« Bonjour messieurs, je vous prie de bien vouloir me laisser entrer, je dois retrouver ma cousine la princesse Rose du Lierre-Réal... »

« Ta cousine mais bien sûr ! »

Un brin vexée, de se faire couper la parole avant même qu'elle n'ait pu mettre en place son baratin, Lena fronce les sourcils et prend son air le plus autoritaire :

« Comment osez-vous ? Je dois retrouver ma famille à l'intérieur... »

« C'est moins amusant la deuxième fois, fiche le camp maintenant ! »

C'est vraiment trop injuste ! Comment peut-elle espérer un jour se faire remarquer à la cour si on lui enlève toutes ses chances d'approcher le moindre duc ? Et eux aussi ! Avaient-ils besoin d'avoir des enfants aussi jeunes ? Elle aurait pu bien plus facilement se faire passer pour une amie que pour une  cousine. Vivement qu'elle apprenne à manier la suggestion, un peu de magie rendra toutes ces manœuvres plus aisées. En attendant, elle s'assoit hors de vue des gardes lagrans, profitant des derniers instants de liberté qu'il lui reste avant que sa nourrice ne se rende compte de sa disparition.



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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 1 Aoû - 22:04

Je n'avais jamais mis les pieds à Hacheclair avant ce jour. Et dieux, que je hais cet endroit. Les rues de Riven me semblaient déjà bien périlleuses à arpenter, mais sans commune mesure avec la foule qui se presse sur les pavés de la capitale. Je n'ai qu'une hâte : retrouver le calme de la côte. Malheureusement, l'heure n'est pas encore venue. Si les épreuves traditionnelles se sont achevées après une semaines de combats sanglants, l'effervescence ne retombe pas encore, bien au contraire ! Car voilà que s'annoncent de nouvelles épreuves, fort différentes et qui réunissent cette fois les peuples de tout Arven. Paraît-il que la Duchesse a imaginé quelque chose de nouveau, de fédérateur. Mais peu m'importe. De ces joutes, je ne verrais sans doute rien ou bien peu, que le sang versé sur le sol de l'arène.
Je n'ai pas ma place dans ces gradins où résonnent les vivats et les acclamations.

Pour la famille Aubenacre, ces festivités sont avant tout l'occasion de faire profit. Par la vente de perles, bien sur, mais aussi en misant sur les issues à venir. Et tandis qu'ils s'en vont troquer leurs fleurons contre quelques paris, je reste là, dans les couloirs sombre du Colisée, mon panier de perles à la main, chargée d'en vendre autant que possible avant la fin du jour.
Mais pour l'heure, tous sont au spectacle. Et je flâne sans guère de but, attendant avec lassitude que sortent les clients potentiels, comme chaque jour depuis le début du tournoi. Au bout du couloir, j'entends quelques éclats de voix. Il semblerait qu'une enfant ait tenté sans succès de pénétrer dans les loges ducales. La scène me tire un sourire, et plus encore la moue contrariée qui tord les lèvres de la petite. Je le réprime pourtant en passant à sa hauteur, pour ne pas lui laisser à penser que je me moque et continue mon bonhomme de chemin, écoutant distraitement l'écho des clameurs qui parviennent jusqu'ici.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Mar 2 Aoû - 0:17

« JE VAIS LA TUER ! » Et bam, un vase ! « LUI ARRACHER LES YEUX ! » Hop, un cadre. « L'ÉGORGER AVEC UNE PETITE CUILLÈRE ! » Vlan – un tiroir traverse la pièce en sifflant, éparpillant dans son sillage une cohorte de babioles qui parsèment le sol. « ELLE A QU’A ENVOYER SON IDIOT DE MARI ! » La commode bascule en avant. « AU LIEU DE VOULOIR FAIRE TUER LE MIEN ! » Dans un craquement d’apocalypse, les rideaux sont arrachés violemment de leur tringle ouvragée. « MON MARI, LE MIEN, A MOI ! » A ce moment-là, ma voix grimpe tellement dans les aigus que j’en suffoque. Face à moi, Hiémain, poings sur les hanches, m’observe sereinement détruire méthodiquement le petit boudoir où je me trouvais lorsqu’il est venu m’annoncer sa désignation en tant que champion de Valkyrion, de la main de sa sacro-sainte duchesse. L’angoisse terrible de le perdre, couplée à une jalousie intense, ont eu raison de mon calme, et l’ouragan dévastateur qui a répandu une rivière de débris dans toute la pièce témoigne avec éloquence de mon état de nerfs. Qui cèdent, bien sûr – et je fonds sur lui pour le serrer dans mes bras et me blottir contre lui, dans un torrent de larmes que je n’arrive pas à retenir. « Je veux pas que tu sois blessé, je veux pas ! Je veux pas, tu entends ? Tue-les tous, utilise qui il faudra comme bouclier, ou capitule je m’en fiche : je veux pas qu’il t’arrive quoi que ce soit, tu es à moi, rien qu’à moi, et je veux que mon bébé connaisse son papa ! »

La réconciliation est pour beaucoup dans l’amélioration de mon humeur ; et c’est ainsi que je me trouve installée dans les fraîcheurs de septembre sur les tribunes de la noblesse, à applaudir l’arrivée de mon héros personnel sur le sable. Puis un « Coucou Mayeuuuuuuul ! », penchée à demi par-dessus la rambarde, seul le bras ferme de Melsant autour de ma taille m’empêchant de choir gracieusement dans un fatras de jupons. Je me contente donc de grands gestes du bras, pour saluer mon ami d’enfance désigné, quant à lui, par Castiel – si je lui parlais encore, je l’aurais agoni de sottises pour mettre ainsi en péril la vie d’un homme cher à mon cœur – et j’acclame avec vigueur les femmes désignées. Notamment la dernière, représentant Bellifère – quel courage a la duchesse Ermengarde !

J’attends quelques minutes, que la foule commence à évacuer le Colisée après la présentation, et me dirige vers la loge des altesses couronnées où se trouve vraisemblablement ma chère Alméïde. Gagné ! D’une révérence expédiée, je salue mon souverain et sa sultane, et fonds directement sur mon amie pour l’étreindre contre moi avec moult enthousiasme. « Tu es là Mémé ! Regarde, dis, regarde ! » Je l’embrasse gaiement sur le front, saisis sa main, et la pose sur mon ventre qui s’est arrondi – très, très légèrement, c’est vrai, mais quand même ! « Je commence à avoir un petit bidou ! Est-ce que c’est pas merveilleux, dis, dis ? Hein, dis ! » Je sautille frénétiquement et l’entraîne à ma suite, sans vraiment prêter attention à ce qui nous entoure, toute entière perdue dans mon allégresse de future maman. Ah, ces hormones !

C’est donc avec une incompréhension parfaite que je percute quelque chose qui n’aurait pas dû se trouver là : quelque chose qui m’arrive à peu près au coude, qui remue, et qui est… rose. Vraiment, vraiment rose. Et couvert de tellement de bijoux hétéroclites qu’on dirait un étal de colporteur. Cela dit, elle est mignonne, la petite : je connais vaguement son visage, sûrement l’ai-je déjà croisée à Lorgol. Alméïde me percute à son tour, de plein fouet, et la petite tombe à la renverse sous l’effet de ces collisions en chaîne. Une exclamation attendrie m’échappe, et je me penche vers elle - je l’ai bousculée, la pauvre, et sa robe a pris le sable de l’arène. Elle est tellement adorable, dans ses beaux habits un peu froissés, que j’ai envie de m’en faire une amie. « Oh, que je suis maladroite ! Mille excuses, demoiselle. Je suis la marquise de Sinsarelle, et voici ma douce amie, la princesse d’Erebor. A qui avons-nous l’honneur ? »

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Mar 2 Aoû - 0:17

La cérémonie d'ouverture n'a pas duré longtemps et c'est tant mieux. Alméïde est rapidement rejoint par une Mélusine euphorique et ravie, dont l'engouement la fait sourire. Sa main sur le ventre presque inchangé, elle n'ose lui faire remarquer que c'est encore, pour ainsi dire, peu visible. Alors elle acquiesce avec douceur, répond avec tendresse. « Je vois ça, c'est merveilleux oui. » Et c'est sincère, bien que la nouvelle l'ait tout d'abord surprise, perturbée même. À présent, elle est avant tout heureuse pour son amie qui aura bientôt la chance de mettre au monde l'enfant de l'homme qu'elle aime.

Sans plus s'attarder, la princesse suit Mélusine, gardant sa main dans la sienne et s'assurant que son frère et Sitara suivent le mouvement. La rumeur de la foule parvient à ses oreilles, chacun y allant de son commentaire sur les champions et les épreuves qu'ils devraient affronter. Quant à elle, toute concentrée sur le babillement incessant de son amie, elle ne réalise pas tout de suite qu'elle percute quelque chose. Et que du coup, elle-même la percute. Et que du coup, elle sent Sitara qui lui fonce dedans à son tour. Mais ce n’est pas un quelque chose devant elle. C’est quelqu'un. Un mini quelqu'un qui semble un peu perdu et désemparé. Oh, mais qu'elle est mignonne. Elle lui fait penser aux filles d'Anthim ; parmi les plus âgées, il doit y en avoir qui ont à peu près son âge certainement. Et tandis que Mélusine fait les présentations, Alméïde lâche la main de son amie et se penche vers elle avec un sourire rassurant.

« Ca va petite, mon amie ne t'a pas fait mal ? » demande-t-elle avec douceur avant d'approcher sa main pour rajuster un pan de la robe légèrement froissée, comme elle l'aurait fait avec l'une de ses nièces vivant au harem. C'est que Mélusine ne mesure pas toujours sa force, particulièrement lorsque l'euphorie s'empare d'elle de façon aussi excessive. Mais la petite ne semble pas être trop mal en point, malgré ses gros yeux ronds qui les regardent tour à tour. « Oh, et voici mon frère Anthim, le duc d'Erebor et sa charmante épouse Sitara. » précise-t-elle comme si elle faisait les présentations à n'importe quel noble croisant sa route. Après tout, la demoiselle est vêtue comme une princesse, c'est bien la moindre des choses.


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Mar 2 Aoû - 0:18

Dire que Sitara aimerait manquer à ses obligations est en deçà de la réalité, bien qu’elle sache ne pouvoir s’en défaire. Elle est Duchesse, et non plus Sitara Kamar. Elle assiste en silence à la cérémonie, ne se remémorant que trop bien le couronnement, suivi de cette horrible illusion, et elle ne peut que frissonner, tentant tant bien que mal de rester digne. Elle ne voulait plus, pas, se séparer de Qasim, mais abhorrait tout autant l’amener à un tournoi guerrier, surtout que faës et ibéens se réunissaient, et que cela n’apportait rien de bon. Si elle avait pu rentrer sur le champ, elle l’aurait fait. Seule la présence de son fils tenu en écharpe l’empêchait de prendre ses jambes à son cou. Elle ne cacha pas réellement son soulagement, lorsque tout se finit, et qu’elle prit la suite de sa famille, et de leur sujette Mélusine de Séverac. Elle se décala spontanément se sentant heurter Alméïde, pour préserver Qasim… qui se prit son père, lui aussi surpris par l’arrêt spontané. Contrariée, elle se pencha pour voir ce qui avait causé cette collision et ses yeux se posèrent sur une adorable petite fille, à l’air totalement désemparé. S’agenouillant, elle lui sourit. « Et lui, c’est Qasim. Tu es perdue ? »

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Mar 2 Aoû - 0:20

Une effervescence échauffée s’empare de toute l’arène lorsque les champions finissent de franchir la distance les séparant de l’estrade, à la fois sous les applaudissements et les hués des spectateurs. Anthim ne se prive pas d’applaudir fièrement la championne qu’il a choisi pour Erebor, cette chère Grâce, ni ne s’empêche d’applaudir et féliciter celle de Bellifère, étonné positivement de la décision de la duchesse Ermengarde. Pour autant, lorsque l’ouverture du Tournoi prend fin, il ne s’attarda guère dans loge. Sa main dans celle de Sitara lorsqu’ils se levèrent pour partir, il eut à peine le temps de saluer la marquise de Sinsarelle venue enlever Alméïde, mais lui adressa malgré tout un franc sourire, heureux de la voir d’une humeur aussi exquise. L’un des champions était pourtant son futur époux, la perspective de le voir dans une arène de Bellifère ne devait certainement pas la rassurer. Si Anthim n’avait pas d’apriori particulier sur la culture du duché de la Guerre, hormis cette misogynie détestable, il devait bien reconnaître que ce genre d’événement n’était pas dans ses préférences. Mais non dénué de curiosité, il attendait surtout beaucoup de ce Tournoi ressemblant tout Arven, autant Faërie qu’Ibélène, et même les Terres du Nord.

Alors qu’ils sortaient de la loge juste à la suite de Mélusine et de sa sœur, bavardant gentiment avec Sitara, il manqua de la percuter quand les deux femmes devant eux s’arrêtèrent brusquement. D’abord surpris, Anthim jeta un œil comme les trois dames l’accompagnant sur cette petite demoiselle bousculée par la Marquise de Sinsarelle, visiblement aussi étonnée que gênée. De grands yeux ronds agrandissaient son visage et à l’instar des trois autres, les ducs d’Erebor lui adressa un sourire chaleureux.

« En voilà une bien jolie princesse. Tu es seule ? Ce n’est pas prudent de s’éloigner de ses parents avec cette foule. Veux-tu qu’on te raccompagne ? »

Elle semblait tout aussi adorable qu’un peu perdue. Si sa présence en ces lieux interrogeait Anthim, il s’inquiéta surtout du fait de voir une petite fille seule ainsi. Ses parents étaient-ils si peu consciencieux ou était-ce elle qui leur avait faussé compagnie dans l’euphorie de la fête ? Allez savoir, mais le duc n’était pas homme à laisser une pauvre demoiselle si jeune seule dans un duché qui avait bien du mal à accepter la gente féminine.


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Mar 2 Aoû - 12:53

Fiche le camp... gnagnagna. C'est lui qui doit ficher le camp, cet idiot de garde, à briser les rêves des enfants ! Qu'est-ce qu'il en sait d'abord, lui, qu'elle n'est pas vraiment la cousine de la princesse Rose ? Il y en a plein, des cousins, en Arven ! Pas moins en Lagrance qu'ailleurs... C'est une silhouette inconnue qui la tire de ses pensées. Inconnue ? Vraiment ? D'un coup son esprit se bloque et elle n'arrive plus à réfléchir ou à être de mauvaise humeur.






Marraine ?







La jeune femme ne reste pas mais Lena en est sûre : elle a vu un fantôme. Elle est encore capable de reconnaître un visage. Sauf que c'est impossible. Sa marraine Lisbeth est morte, tout le monde le sait, et les fantômes n'existent pas, elle en est à peu près certainement tout à fait sûre. Non. Ce n'est pas elle. C'est impossible. C'est comme tout à l'heure quand elle a entendu sa mère au milieu de plein de gens. C'est impossible et elle va le prouver tout de suite en la rattrapant, en la regardant bien dans les yeux et en lui disant « Tu n'es pas ma marraine. Tu n'es pas Lisbeth d'Outrevent. ».

Enfin, c'est ce qu'elle aurait fait si elle ne venait pas de se faire malmener par un quelconque malotru maladroit. Cette journée est vraiment détestable ! En soufflant elle se retourne, prête à en découdre avec...






Mélusine de Séverac ?






Par. Omen.

Cette journée est vraiment... incompréhensible ! La vraie Mélusine de Séverac est en train de s'excuser devant elle. Mélusine de Séverac ! La vraie ! Encore plus belle en vrai que dans les livres ! En train de s'excuser ! Elle ! Et elle est avec la princesse d'Erebor ! La vraie princesse d'Erebor ! Et le duc, et la duchesse et le prince Qasim et Lena s'évanouirait si elle n'avait pas le bon sens d'essayer de profiter de ce moment. Laissons tomber ces prétentieux de Lagrance, la vraie Mélusine de Séverac est en train de lui parler à elle ! Et la Princesse d'Erebor l'aide à arranger sa robe ! Et le Duc d'Erebor la trouve jolie !

Lena essaie tant bien que mal de retrouver ses esprits, ce n'est pas le moment de passer pour une cruche. Elle se relève, fait une jolie révérence comme elle a répété et s'éclaircit la gorge pour parler avec le plus de politesse possible, en essayant de ne pas avoir l'air trop excitée.

« Vos excuses sont acceptées Madame la Marquise de Sinsarelle. Je suis enchantée de faire votre connaissance, Vos Grâces d'Erebor, Princesse.  Tout va bien, merci. »  


Mais elle a du mal à dissimuler son large sourire Tout va très bien et il est hors de question qu'elle retrouve ses parents tout de suite. Elle a quatre nobles autour d'elle et pas n'importe lesquels, ils ont l'air de faire attention à elle plus que par politesse et elle n'arrive pas à y croire.

« Je... je suis Lena. » dit-elle en baissant les yeux.

Il ne sert à rien de leur mentir, à eux, ils savent reconnaître quelqu'un qui ne fait pas partie de leur monde. En vrai, elle n'est pas princesse, ils sont juste gentils comme le sont les ducs, les duchesses, les princesses et les marquises. Sa fierté mal placée, son attitude hautaine, ça marche dans les rues de Lorgol mais elle n'en veut pas devant eux. Pour la première fois depuis bien longtemps, elle ressent de la joie, de la vraie joie.

C'est la meilleure journée de toute sa vie !

Et il est hors de question qu'on abrège la meilleure journée de toute sa vie en la ramenant à sa nourrice ! Alors tant pis, elle ose :

« Votre Grâce, c'est très aimable de vouloir me raccompagner, mais si vous le permettez... Est-ce que je peux rester un peu avec vous ? »


C'est à présent Mélusine de Séverac qu'elle regarde, avec ses grands yeux brillants qui en ont fait tomber plus d'un. Pas pour la manipuler, non. Elle est très sincèrement redevenue l'enfant qu'elle est censée être. Sans arrière pensée.

« J'ai tellement rêvé de vous rencontrer ! »


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