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 Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales

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Le Pavillon Noir • Admin
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Jeu 22 Sep - 21:48

Du calme, Grim.
Calme-toi !

Je n’ai pas vraiment réfléchi, faut bien l’avouer. Quand j’ai vu passer l’griffon du Mayeul avec ses taches de couleur, l’albatros entre les serres, j’ai juste tendu les bras. « Donne-le moi ! » Il a viré de bord, le gros pigeon, avant de larguer un Grim passablement furieux au milieu de notre petit groupe.

Trois mètres d’envergure, un albatros, hein.
Trois mètres d’ailes qui battent l’air comme un moulin à vent outreventois pris de folie.
Bien sûr, mes pirates se font reverser comme un jeu de quilles, mais j’arrive à attraper le Familier paniqué par le cou. « Mais calme-toi, enfin ! Tu nous connais ! On veut juste la neutraliser sans la blesser, pour que personne là en bas n’ait l’idée de t’la tuer, ta mage ! »
Ça finit par percuter.
Tremblant, l’oiseau se calme, et je caresse doucement les plumes de son dos. Je sais que, dans l’arène, Ilse doit se sentir mal – très mal, qu’une tierce personne touche son Familier, mais je n’ai pas d’autre choix : c’est le seul moyen de l’immobiliser sans la blesser.
De quelques gestes patauds, il se rapproche de moi, évitant tant bien que mal les autres mains qui cherchent à le saisir, et d’un regard noir je tiens les autres à distance. Toucher le Familier d’un mage, c’est impardonnable, c’est presque criminel ; et je suis la mieux placée pour infliger à Ilse cette agression. Qu’au moins, son inconfort soit causé par les mains d’une personne qui lui est sincèrement attachée ! C’est avec tendresse que je câline l’animal, émue de le voir si gauche au sol, laissant courir mes doigts sur les plumes lisses. Il émet un cri rauque lorsque le guerrier de la Ville Haute lui écrase la main, et se met à trembler comme une feuille lorsqu’elle sombre dans l’inconscience. « Ça va aller, Grim. Il y a des guérisseurs partout, dès que cette folie sera terminée, ils vont s’occuper d’elle. »

Il se serre contre moi, l’oiseau malheureux ; et dans le secret de mon âme, tandis que l’équipage au complet tabasse du mage un peu plus loin, j’adresse une ardente prière à Messaïon pour mes amies forcées de s’entre-tuer.

Tenez bon, les filles.
On va vous sortir de là.

Spoiler:
 

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Les Chevaucheurs
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Jeu 22 Sep - 23:45

L'ange de mort s'avance vers moi. Je recule d'un pas, mon épée brandie en maigre bouclier. L'appréhension monte, parce qu'elle vient me chercher. Je n'ai que cette satisfaction, d'avoir réussi à en détourner trois de leurs cibles, d'avoir pu les protéger. Mais qui me protègera, moi, en l'absence de Mirage ? La princesse se rue vers moi, sa rage en égide. Je me pensais prête à la réceptionner, mais sa raison est plus forte pour défendre et causer la mort que la mienne envers les vivants. Je vacille, tandis que la lame m'échappe, avec le tribut prélevé par la guerrière. Ma main est chaude et poisseuse. Le sang coule, macule le vert lagran à une vitesse prodigieuse. La souffrance me cloue sur place, m'empêche de respirer, alors que je baisse le regard sur ce moignon... Et j'hurle de terreur, par-dessus ce rire de dément. J'hurle toute ma souffrance, jusqu'à ce que le souffle me manque, à enserrer mon poignet de toutes mes forces. Les larmes noient bientôt ma vision, quand cette vérité me percute, annihile toute raison.

- Ma main... Ma main...!

Elle n'est plus là, devenue inutile, avec quatre doigts fauchés. Je perds l'équilibre et tombe, privée de mes forces par le flot de sang qui ne cesse de s'écouler. J'ai envie de me tordre de douleur, de pleurer ma souffrance et mon désespoir... Mais au plus profond de moi, je l'entends, ce dragon, qui gronde rageusement. Je me raccroche à cette perception étrangère. Je le sais, oui. Je vais mourir, si je ne trouve pas la force de me relever. J'ai besoin de sa fureur, pour me rappeler à la mienne. Ce n'est plus une question de fierté, d'Opale de Feu, ou même de faire s'agenouiller Ibélène. C'est ma survie qui se joue sur le sable de cette arène, et je frissonne à cette simple pensée. Je refuse que tout s'achève maintenant.

Je déchire la manche de ma veste d'apparat pour enrouler mon moignon à la hâte. Je me sens défaillir à nouveau quand je tente de serrer un peu le tissu, et abandonne rapidement l'idée avant de tourner définitivement de l'œil. Entre temps, les combats se sont accélérés. Ilse s'est portée à mon secours, et m'a vengé en pourfendant la princesse de Valkyrion. Elle s'est effondrée, même si son rire ne cesse de me hanter, et elle l'aurait tuée si... Quelqu'un interfère. Les lâches ! Ils ont des alliés à l'extérieur, prêt à nous faire tuer !

Je me redresse sur un genou, pour constater que je suis la dernière en lice. Non, pas totalement... Il reste Neve, à mes côtés. Je l'ai protégé, avec tellement d'ardeur, qu'il n'a même aucune blessure alors que chacun de nous a saigné sur ce sol. Et ils s'avancent à nouveau, Octavius et Mayeul, comme si mon action avait été inutile. Deux ennemis bien coriaces, alors que je ne tiens même plus debout.

Tu vas réussir à te faire tuer, ma petite, à cause de lui. Laisse-le... Bats-toi !

Tout mon bras tremble. Je ne pourrais plus manier aucune lame, peut-être jamais... Mais la magie, elle, continue d'affluer. Elle est plus tranchante et dévastatrice que n'importe quel acier, comme autant de mains invisibles qui étendent ma pensée. Je n'ai d'yeux que pour ce sabre, laissé à l'abandon, derrière Octavius. La pression est légère sur ma conscience, le geste simpliste, mais il ne peut voir le coup partir. La lame s'enfonce entre les plaques, juste sous son genou encore valide. Mon regard est brûlant, fiévreux. Ils tomberont avec moi.

Et avec l'énergie du désespoir, je la libère une ultime fois sur ce chef d'œuvre... Mayeul. Douce ironie, alors que nous nous sommes entraînés si souvent à combiner nos talents. Je le connais suffisamment bien pour le tuer. Je le sais... Tandis qu'il vole, vole ! J'entends un craquement sonore, quand il se percute à la voûte invisible, pantin désarticulé entre mes mains. Je me sens partir, alors qu'il chute à pleine vitesse... Et moi, de chuter avec lui.

Mirage... C'est la fin. Je...

Mes pensées sont confuses, même si les dernières sont pour lui, et pour cet être tombé du ciel, que j'emporte avec moi. Les ténèbres, si accueillantes...

Maelys...? MAELYS !

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Ven 23 Sep - 1:12

Elles ont disparues si vite. En une poignée de seconde, Sitara et Alméïde s’étaient éclipsées de la loge. Le spectacle était peu reluisant, il fallait le reconnaître, et les événements qui se mettaient en place n’étaient certainement pas signe de bon augure. Les mages qui prenaient de plus en plus de pouvoir, dépassant les droits laissés par leur guilde, il y avait de quoi s’inquiéter. Jusqu’ici ce n’était que rumeur, mais celles-ci devaient bien vite réalité. Enfermé dans les tribunes, les champions au cœur de l’arène étaient jetés en pâture à eux même, sur le point de s’entretuer. Et à ce même moment, sa sœur et son épouse se décident à s’enfuir de la loge, comme s’il s’agissait de la meilleure idée du monde pour échapper au spectacle sanglant. Il a tenté de les poursuivre Anthim, criant à leur suite de rester, de ne pas s’éloigner, que les lieux n’étaient pas sûrs. Mais elles n’ont rien écouté, comme ignorants ses paroles, et se sont mêlées à la foule sans que le duc d’Erebor ne puisse les retrouver. Il a fait un long tour pourtant, cherchant désespérément à les retrouver. Mais rien, c’est comme si elles avaient disparu des tribunes, réussissant à passer les barrières étranges qui l’empêchaient de passer lui même.

Contraint et inquiet, il n’a d’autres choix que de remonter jusqu’à sa loge, le duc d’Erebor. Mais c’est à mi chemin qu’il s’arrête dans les tribunes, la foule agitée par les actes qui se déroulent à la fois sur le sable de l’arène et dans le public. Dragons de la Rose et griffons de toute sorte se déplacent un peu partout à la recherche des mages coupables de ce massacre. Mais que font-ils, ces dragons aux écailles d’ors, s’élevant dans le ciel à quelques mètres des gradins, semblant rester sur place pour, de leurs ailes… Se mettre à les battre avec plus de ferveur. Il est intrigué, Anthim, à les observer, eux qu’il avait déjà vu se rouler dans les dunes d’or d’Erebor, et il n’est pas le seul à pencher la tête vers les cieux, observant ces trois créatures majestueuses et dorées battre l’air sans… sans but visible. La voix de l’un résonne comme un grondement, se penchant vers l’un de ses compagnons.

« On fait quoi au fait Stellaire ?

-On bat des ailes Penseur.

-Et à quelle fin ?

-… Je ne sais pas exactement Fantasme. Mais la gamine qui me l’a proposé semblait trouver l’idée pertinente ! C’est rigolo. »

Il était certain que… la chose n’était pas des plus efficaces, à part déclencher la panique dans les tribunes bercées par un vent un peu plus violent. Mais si ça avait été à vocation de toucher les champions dans l’arène pour les arrêter… force était de constater que ça n’était pas très efficace. A contrario… hé bien la débandade dans les gradins était encore plus notable avec ça.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Ven 23 Sep - 8:59

Le vent soufflait fort, soulevait mes jupons, s'abattait sur...les gradins?... Ce n'était pas tout à fait ce que j'avais eu en tête. Si le sable de l'arène commençait à s'éparpiller en un mince nuage, les champions en étaient à peine affectés. Par contre, du côté des spectateurs c'étaient la débandade. J'en vois courir en criant, d'autres s'accrocher où il pouvait. Tous étaient dans une position accroupie qui leur permettait d'avoir une sécurité toute relative devant ce vent insupportable. Je me tape la main contre le front dans un geste réflexe lorsque j'entends les énormes lézards volants converser tranquillement.... Si c'était ça, les êtres sans âge, soit-disant sage... J'avais été quelque peu flouée.
Cependant, ils offraient une diversion bienvenue, biaisant la tranquillité des gradins et par la même, la concentration des mages. Je vois des groupes s'affronter, d'autre prier et plus loin sur une autre tribune, une femme aux cheveux d'ébène se tenir bien droite malgré les bourrasques. Elle n'était pas seule, elle semblait en transe, était-ce aussi une mage? Nom d'un griffon, je ne regrettais jamais autant qu'aujourd'hui de ne pas être capable de les reconnaitre.

Elle était bien trop loin pour que je l'atteigne rapidement. Par contre il n'en était pas de même pour les marmots immatures à écailles qui battaient stupidement des ailes comme je l'avais demandé. Pourquoi avais-je pensé que cette idée serait pertinente? A quel moment?
Mes doigts dans la bouche, je siffle à m'en éclater les poumons, espérant qu'un des trois monstres volants m'entendrait.
Je tends le bras dans la direction de la femme, m'époumonant. Avec de la chance, si ces dragons ne m'entendaient pas, quelqu'un d'autre le pourrait et agirait.

-Stellaire, la femme aux cheveux noir, elle est bizarre.


Je le répète deux ou trois fois en espérant qu'il m'ait entendu, avant de laisser tomber la gorge en feu. J'allais me diriger vers la mage supposée lorsque mes yeux se reposent sur l'arène.
Grossière erreur.
Ce que j'y vois me glace le sang. Maëlys à terre, Maëlys en sang, Maëlys la main mutilée d'où s'échappait de gros bouillons carmin. J'ai le vertige et un haut-le-coeur me fait rendre mon dernier repas. Mes membres tremblent, alors qu'une autre image se superpose au visage inconscient de mon ancienne amie. Perdant le fil de mes pensées, je me précipite vers le bord des gradins en me heurtant violemment contre la barrière. Je frappe, cogne, insulte, crie. Rien n'y faisait. Je ne pouvais pas passer, elle restait au sol sans bouger.

Pitié pas elle... Pas comme ça...pas encore...

Ma main me faisait mal, mais j'étais incapable de m'arrêter, comme si, avec mes coups, je pouvais réussir à briser cette magie de mort.
Ho que non, par Callia et tous les dieux existants, pas une deuxième fois.
Pas devant moi, pas alors que j'aurais pu la protéger, pas elle aussi.
Pas encore.

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Dernière édition par Mélodie Douxvelours le Ven 23 Sep - 22:10, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Ven 23 Sep - 15:41

Tandis que la cérémonie de clôture débute, Marianne reste sagement immobile dans sa tenue d'apparat, aux côtés des autres champions. Elle a l'impression que cette édition du Tournoi a duré une éternité, constamment perturbé par les tentatives de sabotage, menaces, tentatives de meurtre... sans parler de l'enlèvement de l'impératrice de Faërie qui a mis tout Hacheclair sur le pied de guerre. L'Ordre des Magies Libérées ? Entre sa rencontre avec l'Ange de Pierre et ce Tournoi, Marianne ne voit en eux que des fanatiques dangereux pour tous les duchés. Elle salue la volonté des deux empereurs de vouloir maintenir la paix entre les deux empires malgré le fiasco actuel.
Peine perdue.
Sous les yeux des douze représentants d'Arven, Enguerrand s'écroule raide mort, foudroyé par un carreau dans la gorge. Immédiatement, les champions se tendent, redevenant l'espace d'un instant un groupe soudé devant un ennemi inconnu. Mais une brume s'élève du corps de l'Ordonnateur, faisant apparaître une immense créature scintillante, et quand le Héraut lève les mains, Marianne comprend enfin qui est le véritable adversaire de l'arène.
« Que le Jugement débute – que les forts abattent les faibles. »
Elle se range auprès des champions d'Ibélène ; les véritables champions. Elle a bien fait de garder ses sacoches médicales, toujours prêtes à l'emploi. Les Faës sont des cibles fragiles, faciles à abattre pour ses alliés, mais elle se tiendra prête à soigner les blessures pour ne leur laisser aucune chance.

La pirate est la première à lancer les hostilités, usant de son arbalète pour les aveugler avant de la viser. Ridicule. Marianne est Voltigeuse, agile, elle n'a aucun mal à esquiver le carreau qui passe près de ses oreilles en sifflant. Mayeul pourra facilement la neutraliser. Pour le moment, la médecin reste près de Hiémain, insensible à l'agitation qui saisit le public et son griffon.
Ce sont ensuite les lames de la brûleuse de vivenefs qui tournoient dans sa direction. Grâce se place sur leurs trajectoires, protégeant son amie, mais elle en récolte des entailles sévères. Le sang coule rapidement de son épaule et de son flanc, il faut agir vite. Rejoignant Grâce qui abandonne son carquois subitement en feu, elle l'aide à se débarrasser des tissus embrasés, son épaule à nu. Parfait, le bandage qu'elle lui pose n'en est que plus efficace pour arrêter l'hémorragie. Le flot qui s'écoule de son flanc attendra pourtant, la championne d'Erebor devant prêter main forte à Mayeul en difficulté face au guerrier faë.
L'affrontement continue. Le sable de l'arène devient rouge, des champions tombent inconscients, bercés par le rire dément de Ljöta qui résonne dans l'air. Quant à Marianne, elle danse sur ce sable écarlate. Sautant, esquivant, luttant contre l'Outreventois sadique, en train de faire exploser pierres et débris sous ses pieds. Échardes et éclats de pierre se plantent dans ses jambes, multipliant les blessures, mais elle tient bon. Et lorsque les sauts sont devenus intolérables sous la douleur, c'est le mage qui s'effondre le premier, terrassé par la blessure infligée par Mayeul.
Reprenant son souffle, les jambes criblées et tremblantes, elle jauge les derniers ennemis encore debout. Les deux Chevaucheurs d'Ansemer. Marianne se détourne de la petite Louison, Hiémain n'en fera qu'une bouchée malgré son état.
Pas besoin de tuer. Pas besoin d'arme. Pourquoi se fatiguer ? Du tissu et son flacon d’éther, ce sera bien suffisant. Lentement, elle s'approche du deuxième soigneur, grimaçant à chaque pas.
Sans voir que Mayeul chute du ciel droit sur elle.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Ven 23 Sep - 16:44

Liselotte n'attend pas de savoir si sa prière sera écoutée. Un mouvement de panique se répand dans les gradins et les champions se font face, débutant un combat acharné sans prêter l'oreille aux cris qui leur sont adressés. Les lames volent, les explosions retentissent et le sable se teinte de carmin. La couturière détourne bien rapidement les yeux de ce spectacle qu'elle n'apprécie guère, cherchant des yeux un moyen de les tirer de là. Gardes, voltigeurs et mages recherchent activement les responsables et par endroits, des combats s'engagent également dans les tribunes.

La Cielsombroise se redresse et monte sur son siège pour avoir une vue d'ensemble. Comment repérer ces individus au milieu du public dense ? Comment les différencier ? Elle n'y connaît rien en magie ! Peut-être pourrait-elle bousculer des gens au hasard, jusqu'à tomber sur l'un d'eux ? La stratégie lui semble bancale mais elle n'a rien de mieux sous le coude et il n'y a pas de temps à predre. Un coup d'oeil dans l'arène et elle aperçoit Mayeul se faire étrangler sur le sol tandis que les autres continuent de frapper, de trancher, d'enflammer. Quoi qu'elle tente, elle doit le faire tout de suite.

Elle descend de son siège d'un bond souple et se met à parcourir les gradins, faisant mine d'appeler une connaissance, prétexte idéal pour dévisager chaque visage, pour les inciter à se retourner. Puis elle aperçoit un homme, le visage concentré sur le sable, visiblement pas plus perturbé par ce qu'il voit que s'il s'était agi d'un simple spectacle de saltimbanques. Sans attendre, affichant son masque de mère inquiète et éplorée, elle se précipite vers lui et le tire par la manche. « Monsieur ! Oh par pitié, aidez-moi. J'ai perdu ma petite fille dans la foule, je ne la retrouve plus. Est-ce que vous l'avez vue ? » Il pousse un grognement et hoche la tête avant de la repousser comme si elle n'était qu'une mouche particulièrement dérangeante. Mais elle revient à l'attaque Liselotte, le ton encore plus suppliant, s'accrochant à son bras de toute sa maigre force. Et il se déconcentre, et il la repousse. Et il finit par lui assener une claque qui la déséquilibre assez pour qu'elle se retrouve sur le sol, un peu sonnée.

« Gardes ! » Liselotte pousse un cri en direction de la garde impériale ibéenne, dispersée dans la tribune à la recherche des coupables. Certains sont déjà fortement occupés à repousser des attaques de mages, mais peut-être que l'un d'eux l'entendra. Elle se redresse et réitère son appel avant qu'un autre homme l'attrape par derrière et plaque sa main sur sa bouche, l'empêchant ainsi de continuer. Elle se débat, griffe la peau, s'agite en tous sens sans aucun résultat. Puis une ombre immense les recouvre, annonçant l'arrivée d'un dragon. Liselotte relève les yeux et aperçoit les écailles dorées et luisantes de l'un des dragons de la Rose qui se pose à côté d'eux, écrasant des sièges sur son passage. Sa mâchoire puissante se referme sur l'homme qui la retient et hurle soudain à ses oreilles. Le dragon le soulève et le secoue dans sa gueule avant de lancer l'individu contre la barrière magique où il s'écrase, assommé. Ou peut-être pire.

« Il y en a d'autres ? » Le dragon est en réalité une dragonne. Malfurie, monture du Pion Noir. Liselotte tend le bras en direction du mage qu'elle avait repéré et la créature légendaire le rejoint en un battement d'aile, atterrissant sur l'homme sans plus de cérémonie, l'écrasant sous son poids d'un geste qui semble tout à fait naturel. La couturière tente de ne pas faire attention aux hurlements et aux craquements qui ont suivi son geste et qui laissent désormais place au brouhaha constant de la foule.

« Merci. » bredouille-t-elle, impressionnée par la stature de sa sauveuse. C'est qu'elle ne croise pas des dragons tous les jours à Ibelin !


Spoiler:
 

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On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?





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Dernière édition par Liselotte Passefil le Ven 23 Sep - 17:03, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Ven 23 Sep - 16:47

Agacement. Ces saboteurs n'en finiront jamais ?
Colère. Ils osent invoquer une créature hybride et isoler l'arène par magie. Les spectateurs eux-mêmes sont piégés, lui et des frères du ciel y compris.
Haine. Sa Voltigeuse ne l'entend plus. Envoûtée. Ils vont la faire se battre contre ses amis. Pire encore, elle peut mourir de leur main.
Il va les tuer. Tous.
Le joyeux griffon qu'était Iode est loin, à présent. Lui toujours de bonne humeur est maintenant habité par une fureur sans nom, prêt à se déchaîner sur les responsables qui jouent avec la volonté de sa Marianne. Il survole les gradins, animés par la cohue et la panique. Croise Nuage en train de poursuivre un albatros - sans grande conviction. Ordre du Jugement ? Ils vont goûter à ses griffes. Le griffon passe en trombe au-dessus de la tribune des pirates. Il les aime bien, ces humains patibulaires qui ont côtoyé sa Voltigeuse pendant des années. Ils ont eu la même idée que lui : leur part de gradin s'est déjà transformé en baston générale et un mage embusqué déguste sous la lame d'un pirate.
Le prochain qu'il trouvera lui fera office de griffoir.

Un peu plus loin, trois dragons dorés semblent décidés à mettre un plan à exécution. Ils ouvrent grand leur ailes... pour ventiler avec force un bon quart du Colisée. Mais qu'est-ce-qu'ils leur prend ? Tous les griffons du coin s'envolent loin du remue-ménage avec plus ou moins de réussite, malmenés par ces brusques mouvements d'air. Si le but était d'augmenter la panique, c'est réussi ! Prêt à virer lui aussi, Iode aperçoit une jeune fille qui s'agite, essayant de se faire comprendre par les dragons dorés. « Stellair... cheveux noirs... bizarre. » Iode s'approche du mieux qu'il peut, luttant contre les bourrasques et les turbulences. Stupides écailleux ! Mais la jeune femme répète, et il comprend. Dans une tribune adjacente, une femme reste immobile malgré les vents, concentrée. Il prend de la hauteur, la repère.
Une des responsables. Meutriers, assasins ! La rage et la haine de Iode s'embrasent, il vole droit vers cette folle qui ose utiliser sa magie dans cette mascarade. Elle va payer. Plaquant ses ailes sur ses flancs, il pique vers la mage, serres en avant, poussant un cri de mort.
La mage elle, concentrée sur son enchantement, n'a rien vu venir. Le ciel lui tombe sur la tête : bleu, plumeux et mortel. Griffes et serres transpercent la chair, et le plaquage au sol est si violent qu'elle est tuée sur le coup.
Les complices sensés la protéger restent un temps stupéfiés, face à un griffon grondant et déchiquetant, les plumes hérissées et tâchées de sang. Mais ils se reprennent pour l'attaquer de concert, obligeant Iode à redécoller sous le nombre, un jarret entaillé dans sa fuite. Qu'importe ! Il en a eu un, au suivant. Qu'ils paient de leur vies, jusqu'à ce que le bain de sang dans l'arène s'interrompe !

Reprenant sa chasse, le griffon passe de tribune en tribune, scrutant les gradins à la recherche d'une autre proie. Là, quelqu'un s'enfuit devant l'apparition de deux membres de la Rose, dans la partie Faë du Colisée. Ami ou ennemi ? Autant poser la question lui-même. Il atterrit lourdement devant le fuyard, bousculant des spectateurs et lui coupant la route. Sa patte arrière saigne et lui fait mal, mais il n'en a cure. Il regarde l'inconnu d'un œil mauvais, immobile et les ailes à demi repliées. Tout son corps envoie un message clair : soit il se rend aux deux Pièces Blanches, soit il l'étripe sur le champ.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Ven 23 Sep - 18:01

La perspective d’une victoire écrasante sur ces monstruosités faës fait s’accélérer sensiblement la claudication d’Octavius jusqu’au Chevaucheur d’Ansemer, sans se savoir suivi par Marianne, prise du même objectif de le mettre à terre. La douleur se réveille dans son corps, il ne peut la nier – l’entaille dans son bras, son genou blessé et brûlé, son corps meurtri d’avoir atterri sur Mayeul de Vifesprit plus tôt – mais il tente au possible de l’ignorer. Grimaçant à chaque pas (plus un cloche-pied, à ce stade) vers Neve l’Embrun, son faciès empruntant des airs aux gargouilles les plus affreuses de la forteresse d’Hacheclair. Ses deux mains se serrent sur la poignée de son épée, qu’il s’apprête à abattre sur l’homme, mais il semble qu’une Chevaucheuse de Lagrance en ait décidé autrement.

La surprise de la douleur subite provenant de son autre jambe, celle valide, l’empêche de décapiter Neve net, l’épée passant au-dessus de sa tête –lui négociant une nouvelle coupe de cheveux au passage– au lieu de faucher ladite tête au niveau du cou. Un hoquet secoue sa poitrine, il sent l’arme quitter ses doigts et la lame déraper sur le bras du guérisseur, l’éraflant plus que le blessant vraiment, avant qu’elle s’échoue dans le sable. Son opale rutilant dans le soleil, ses flammes se gorgeant du rouge de l’arène.

Lui a distinctement senti la lame s’insérer entre les plaques de son armure d’apparat, entailler la chair jusqu’à sectionner il ne sait quelle connerie et l’empêcher d’avancer plus.
Et sans jambes, disons-le, personne n’avance bien loin.
Alors, il chute.
Sur Neve.
Et je vous assure que recevoir une masse de muscles et d’armure (qui, même d’apparat, pèse son poids) sur soi n’a rien d’une sinécure.

Les deux hommes s’échouent ainsi au sol. Le choc fait hurler Octavius, directement dans l’oreille de l’Ansemarien. La douleur est si forte, si aigue ; il sait que cette fois, il n’échappera pas à la perte de conscience. Il sait qu’il ne peut pas se relever et qu’à moins de ramper dans le sable, il ne peut plus se battre. L’idée est sérieusement envisagée, mais un seul tressaillement de ses jambes le fait abandonner cette possibilité. Mal. Trop mal. Au moins… au moins le Faë ne peut pas bouger non plus. Ou, est-ce qu’il peut ? Ce serait possible que ce fourbe soit encore capable et qu’il profite de sa faiblesse pour l’achever. Est-ce qu’il peut… l’empêcher de bouger ? Pour de bon ? Le guerrier déglutit bruyamment avant de se relever sur son seul bras un tant soit peu valide, à peine, juste pour se donner un peu de hauteur. Juste pour ainsi pouvoir donner à Neve un dernier coup de tête en plein visage, avant de définitivement s’écrouler sur lui, à la limite de l’inconscience.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Ven 23 Sep - 18:54

Corail hurle sa fureur, de voir Grâce obligée de se battre, alors qu’elle était si dévastée auparavant. Elle a senti sa détresse, la distance qu’elle lui imposait, et tout ce qu’elle veut, c’est l’emporter sur son dos, et partir en Erebor. Manger, peut-être, tous ces hommes qu’elle hait et qui la malmènent. Elle est furieuse, la griffonne, galvanisée par la fureur qui est habituellement celle de sa voltigeuse. Elle est à elle, et elle ne laissera personne la malmener plus en avant. Elle fonce vers l’arène, se heurtant une fois, deux fois, trois fois à la muraille magique. Elle aurait insisté, aurait foncé encore, si elle n’avait pas vu Iode, attaqué par ces hommes qui obligent Grâce à faire ça. Elle a essayé de percer la rage de combat qui a pris la belliférienne, mais sans succès. Alors elle bascule sa rage sur les hommes, appelle les autres à l’aide. Voit Nuage. Confiance. Aide. Manger. Elle n’attend pas un instant de plus – il la suivra ou non. Elle se précipite sur les hommes, projette l’un d’eux sur un second. Le troisième finit dans la barrière magique – elle en a senti la douleur, qu’il la ressente aussi. Elle se pose, menaçante, face aux autres. Elle ne fait pas le poids, elle le sait, bien qu’elle ait mis l’un d’eux hors jeu. Mais les quatre autres… Pourvu que Nuage arrive. Elle secoue ses ailes, tente des les assommer comme cela, mais ils ne sont pas fous, restent à distance. Elle les aura, et elle les offrira à Iode.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Ven 23 Sep - 19:20


La Tour

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Arrivée près de ton Roi, tu aperçois le voile partiellement déchiré et le sang qui s'écoule doucement sur une parcelle de peau. Un réflexe te pousse à vouloir l'examiner mais tu te retiens pour te concentrer sur votre avancée, jusqu'à la mage repérée par Vif-Argent et retenue par une voltigeuse. Une colère froide gronde en toi et tu la dévisages sans un mot. Tu patientes. Et Ordalie se plante dans sa chair, lui arrachant un hurlement qui te fait momentanément grimacer.

« C'est nécessaire. » glisse Simon à ton esprit et tu ne réponds rien. Tu le sais, vous n'avez pas le choix, mais agir de la sorte te révulse. Tu restes bien droite néanmoins, Tour sombre et inébranlable, veillant les alentours afin d'éviter toute attaque surprise de la part d'autres mages dissidents. Parangon déployé à ton bras, tu te tiens prête et tu écoutes. Les cris se multiplient et des jurons s'écoulent en un flot ininterrompu des lèvres de la mage qui se fait questionner à tes côtés de manière brutale. N'êtes-vous pas en train de perdre votre temps ? Ne devriez-vous pas continuer les recherches ? Sur le sable, les corps ensanglantés des champions tombent les uns après les autres et tu préfères te convaincre qu'ils ont uniquement perdu connaissance, rien de plus.

Un nouveau cri, de nouvelles insultes et tu te retournes. La mage n'a certainement pas perdu que des orteils dans cette histoire. Et la présence de Simon à tes côtés t'aide à garder ton sang-froid. « J'vous dirai rien, j'préfère crever ! » « Vous n'allez pas mourir. » répliques-tu calmement. Tu observes le sang qui s'écoule de nombreuses plaies, sa lèvre teintée d'écarlate, son oeil gonflé et tu annonces simplement : « Nous vous garderons en vie aussi longtemps que possible, vous croupirez dans une cellule misérable. Avec un peu de chance, l'une de vos blessures s'infectera et vous serez emportée par la gangrène après de longues semaines de souffrance, si les rats ne se sont pas occupés de votre cas avant. » Tu t'avances encore un peu, ton visage n'est plus très loin du sien et tu murmures, menaçante. « Dernière chance d'éviter tout ça. Où sont les autres ? » Tu lis une lueur de peur teinter ce regard si déterminé. La perspective de tant de souffrance semble l'effrayer bien plus encore que celle d'une mort imminente.

Devant son silence, tu pousses un soupir et te retournes quand enfin, elle vous révèle l'information attendue d'un ton précipité. Parfait. D'un geste vif, guidée par Simon, tu la frappes sur le crâne à l'aide de ton bouclier et elle retombe, inconsciente. Puis à la voltigeuse : « Surveillez-la bien. » Tu fais un bref signe de tête à ton Roi et vous vous mettez en route.


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Ven 23 Sep - 20:15

Il s’était dirigé vers Neve, seul âme épargnée par ce combat, par la seule détermination de ses camarades Faës. Vers Maelys, seul obstacle entre eux et la mort du Chevaucheur. Mais elle avait de la ressource, la mage, malgré la vie qui s’échappait à gros bouillons écarlates. Et il ne s’y trompa pas, le Voltigeur, quand il se sentit soudainement emporté dans les airs : ils avaient pratiqué, tous les deux, doutant de la combinaison mais s’amusant bien à y essayer. Ni l’un ni l’autre ne pensaient sans doute qu’ils la mettraient ainsi en pratique.
Car si la Chevaucheuse le connaissait, Mayeul aussi s’était assez exercé pour savoir comment s’y prendre. Et malgré la paroi du bouclier qui s’approchait à toute allure, fort de cet entraînement auquel ils s’étaient abonné tous les deux, le Voltigeur parvint à pivoter de sorte à prendre l’impact dans l’épaule plutôt que dans le crâne, ce qui l’aurait voué à une mort certaine.

L’épaule frappa de plein fouet la paroi, les os se brisant sous l’impact, faisait hurler de douleur le Voltigeur. Pas longtemps, ceci dit : son vol était à peine contrôlé, et si l’épaule avait frappé en premier, diminuant la férocité de l’impact pour le reste de son corps, il n’empêche qu’il s’y écrasa durement le crâne ensuite. A peine réalisa-t-il que la Chevaucheuse relâchait son emprise, le laissant chuter au sol, qu’il sombra dans l’inconscience. A l’instar de Maelys qui s’écroula, le Voltigeur chuta comme une pierre vers le sol de l’arène, sous le piaillement horrifié de son griffon.

La rencontre avec Marianne fût rude, malmenant les corps et brisant d’autres os. Le sol n’aurait pas été plus doux, sans doute. Il s’en voudrait, le Voltigeur, d’avoir causé la chute de sa camarade de Vol, lui occasionnant d’autres blessures. Il s’en voudrait, oui, quand il se réveillerait.
SI il se réveillait.

**

Nuage avait laissé l’albatros aux mains des pirates. Contrairement à ce que clamait son Voltigeur, le griffon ne mangeait pas les oiseaux - trop plumeux- et quand il reviendrait à lui, Mayeul serait horrifié d’avoir blessé Ilse. Il le connaissait par coeur, son humain. Alors le laisser aux mains de la dominante du nid de bois semblait une bonne solution. Ilse était tombée.
Et il resta à hululer d’un air désespéré, le griffon, tentant désespérément de faire entendre raison à son Voltigeur. Lui montrant le ciel, le bouclier, l’être à la capuche. Peine perdu. Il leur fallait des guérisseurs, il devait le rejoindre, mais comment ?
C’est une Corail toute de rose teintée qui lui apporta une solution. Il la suivit les yeux fermés, Nuage, espérant pouvoir enfin anéantir ce qui le maintenait loin de son voltigeur. Depuis la mort de sa soeur de couvée, il était redevenu un griffon malhabile, Mayeul, ingurgitant ces produits humains qui lui laissait l’esprit étrange et bien peu facile à percer pour Nuage. Alors oui, il avait besoin de lui, son humain. Son Voltigeur, à lui. Qu’il partageait avec d’autres, parfois, mais à lui, en priorité.

Et la colère de Corail flamba en lui, celle de Iode aussi. Il était d’un tempérament calme, Nuage, mais il était suffisamment énervé pour venir aider ses compagnons de Vol. Enfin, Iode. Corail, avant, aussi. Et puis, il est blessé, le griffon bleu. Joie. Commenta Nuage d’un ton appréciateur, quand Corail envoya l’un des hommes dans la barrière. Perplexité. A qui le tour ? Un cri, loin dans une tribune. Vent. Dragons. Mauvais.
Il se posa à côté de Iode, lissant les plumes de son frère de Vol dans un geste de réconfort. Barrière. Mages. Douleur.
Satisfaction.


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Ven 23 Sep - 22:28

Un cauchemar, un réel cauchemar cette cérémonie de clôture. Des mages qui nous retiennent prisonniers, les champions qui doivent se battre entre eux - pire s’entretuer. Je me levais d’un bond, prise de stupeur parce que le spectacle qui s’annonçait sous nos yeux. Pessimiste par nature, c’était dur dans une telle situation de penser que nous allions nous en sortir.  Je regardais cette scène macabre qui allait se jouer sous nos yeux telle une symphonie sanglante que personne ne pouvait stopper. Je voyais difficilement comme cela pourrait être pire. Je jetais un regard inquiet vers Arsène, il n’était pas loin il était aux côtés de Mélusine. Il crie, hurle à s’arracher la gorge, mais personne ne l’entend - personne ne peut l’entendre un dôme magique ‘protège’ ou plutôt emprisonne les champions. Dans le brouhaha, dans la peur, dans la panique, dans les hurlements, je garde mon calme. Nous sommes bloqués, tous. Instrument du destin. Objet de la fatalité. Enfermés dans le Colisée.  Je sentais mes mains commencer à trembler, mais il ne fallait pas. Le fauteuil de Castiel tomba sur le sol et me fit sursauter. Sans que je comprenne comment Castiel était presque sur moi, me serrant dans mes bras comme si c’était la dernière fois.  En cet instant, mon cœur se brisa. Et si c’était la dernière fois, oui ? Que nous étions réunis ? Ma voix resta figée dans cette pensée, aucun son ne sortit de ma bouche. Juste une voix qui résonnait dans mon cœur, dans mon corps qu’il fasse attention surtout ! Mon regard se posa à nouveau sur Arsène, qui avait disparu. Mon corps allait lâcher. Fais attention, toi aussi je t’en prie Une larme allait se décrocher de mes yeux, mais mon attention fut distraite par un projectile qui passa au-dessus de ma tête !

Mélusine était en pleine crise de nerf, de panique, de colère. Il y avait de quoi... Hiémain était dans l’arène, affaiblie. Elle allait se saisir du fauteuil de Castiel «  MÉLUSINE, non. » criais-je. Je ne la grondais pas, mais elle allait se blesser, blesser quelqu’un ou que sais-je encore... Et nous n’avions pas besoin de ça. Ma voix était à moitié brisée. Je me précipitais sur elle, je lui pris les mains, les serrant fort, je n’osais regarder l’arène peut-être que des champions étaient déjà tombés. Peut-être que... non...Nous ne devions pas rester là, nous ne devions pas voir ça. «  Vient ! » Je traînais ma sœur sous les tribunes où le bruit était légèrement atténué. Elle devait se calmer pour elle, pour le bébé. Je ne savais pas quoi dire, il n’y avait pas de mot pour traduire notre détresse, je n’osais imaginer tout ce qu’elle pouvait ressentir au fond d’elle. « Calme-toi, Mélusine. Calme-toi. » Je la pris dans mes bras tendrement, je sentais toute sa nervosité et elle devait sentir toute mon inquiétude. Mélusine cédait à la panique pour nous deux « Je suis là. » Je marquais un temps d’arrêt et répétais doucement : « Je suis là... ». Je t’aime ma sœur, quoi qu’il se passe, quoi qu’il arrive, quoi qu’il advienne de nous.

Même si le soleil cessait de briller, même si la lune arrêtait de scintiller.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Ven 23 Sep - 23:21

Trop, c’est trop.
Je voyais déjà le moment où ce Tournoi terrible serait clos enfin, où je pourrais emmener Hiémain en sécurité dans l’un de nos domaines, vraisemblablement Sylvamir. Pour préparer notre mariage, et notre enfant qui s’en vient – notre enfant. Et voilà qu’on essaie encore de me l’enlever, mon Hiémain ; qu’on me le met encore en danger, alors qu’il est déjà bien épuisé par l’attentat précédent. Je vois rouge – je panique, tout simplement. Il y a du mobilier qui vole, je m’en fais la remarque distraitement : des bouts de bancs, quelques fauteuils. L’angoisse m’étreint la gorge, et je peine à respirer ; la colère monte et le sang bout dans mes veines. Je vais tuer Astrid de Valkyrion de mes mains, et faire une brochette de mages pour l’apéritif, c’est décidé. J’ai perdu Arsène de vue dans la cohue, mais ce n’est pas plus mal qu’il ne me voie pas comme ça. Je suis incapable de définir l’état dans lequel je suis. Folle de peur, folle de rage – folle, tout court, toute entière soumise aux vagues d’émotions qui se succèdent en me dévastant un peu plus à chaque instant. Trop, trop de sentiments – j’ai à peine conscience des mains de Mélisende sur moi, qui m’entraînent à l’abri pour m’empêcher de démolir les tribunes à mains nues.

Sa voix me parvient de très loin – je sens ses bras qui m’enlacent, me berçant doucement. Impuissante, je referme les miens autour d’elle, profitant de ces quelques secondes de calme qu’elle m’offre. Mélisende, mon port dans la tempête : mon pilier dans la tourmente. Ma précieuse, ma lune paisible, ma meilleure amie, ma confidente : elle sait le chaos qui hurle en moi, et elle est seule à pouvoir le dompter. Chère, si chère Mélisende. Je m’apaise quelque peu dans le calme environnant. Enfin, calme, il faut le dire vite : l’espace creux sous la tribune, abritant d’ordinaire des entrepôts, est pris d’assaut par les spectateurs présents dans notre bloc de gradins comportant la loge de Sombreciel quand les mages ont lancé leur attaque.

Nous sommes toujours étroitement enlacées, lune contre soleil et les étoiles veillant sur nous, lorsqu’un craquement de très mauvais augure couvre le brouhaha ambiant.

… Oho...

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Ven 23 Sep - 23:22


Chroniques d'Arven

Intrigue 1.5

Le Tournoi des Trois Opales


Intervention du Destin


Et ce qui devait arriver arriva.

Au centre de l’arène, presque tous sont tombés ; mais dans les tribunes, la panique a remporté la bataille. Les barrières qui les coupaient les uns des autres sont presque toutes tombées au fur et à mesure que les mages les invoquant étaient repérés puis abattus, mais la structure de bois n’a pas été conçue pour résister à une telle pression, ces cavalcades, ces dragons...

Dans un vacarme d’apocalypse, la tribune du Septentrion s’effondre – entraînant dans sa chute deux pans de gradins, ainsi que les loges ducales de Sombreciel et Valkyrion…
Un nuage de poussière et de débris s’élève, le silence choqué dure quelques secondes – et les hurlements envahissent l’air.

Sanglante journée dans le Colisée de Bellifère…



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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Ven 23 Sep - 23:25


Le Fou

La Rose Noire





« Il n’y a pas le temps ! »
La voix de Rhéa se fraie un chemin dans l’esprit choqué d’un écrin désespéré. Elle a perdu sa sœur dans les décombres, la jolie marquise de Sinsarelle ; le soleil a perdu sa lune, et l’angoisse la ravage un peu plus. Fantasme n’est d’aucune aide, occupée à brasser l’air avec grand dévouement ; et l’écrin d’ordinaire si assuré hésite et rechigne à laisser la magie se déchaîner. « Mélusine, il faut y aller, il le faut – Hypérion appelle, cours, mon enfant ! » Ma sœur ! Je ne peux la laisser sous les gravats ! « Il le faut, petite ! » Ma moitié ! La compagne de mon enfance, la meilleure part de moi-même, Rhéa, je ne peux l’abandonner à son sort ! « Tu as juré, petite, rappelle-toi. La paix en Arven, à n’importe quel prix. » Mais pas à celui de sa vie, Rhéa – oh Rhéa, pourquoi ?

Tu ne sais pas.
Tu ne sais pas quoi lui répondre, à ton écrin traumatisée, tandis que tes voiles noirs couvrent son visage et que ton esprit s’impose au sien, tandis que tu réchauffes son cœur meurtri contre le tien, tandis que Vespéral vient se lover au creux de ta main. Tu ne sais pas, toi Rhéa, quoi dire à Mélusine quand Mélisende est en danger. Tu la ressens, tellement, cette angoisse viscérale aussi forte que le soleil en son zénith, cette fureur qui flamboie sans rémission pour mieux dévorer la crainte et brûler le doute. Tu ne sais pas quoi lui dire, alors que tu sens sur vos joues le spectre de ses larmes, à cette femme déjà éprouvée qui a peut-être perdu dans la même journée l’homme qu’elle aime à s’en sacrifier, et la sœur tant aimée sans laquelle elle ne saurait exister. Tel est le serment de la Rose Écarlate, la sombre vérité cachée derrière la légende et l’admiration des profanes : le chemin des agents est pavé de sang, et c’est souvent celui des innocents.

Sombre et bien plus sérieux que d’ordinaire, tu rejoins ta Reine et la salue profondément. Ta Tour si sévère est partie épauler votre Roi, et tu sais que deux Blancs sont partis de concert de l’autre côté des loges, le petit Pion si timide veillant sur la sécurité de sa Reine. Tu vas faire de même, toi Rhéa qui fus si proche de ton Astrée. Côte à côte, vous commencez votre ballet de justice et de mort : ton arc abat les mages renégats, et les doubles lames de ta Reine fendent les airs pour protéger vos abords.

Sérieuse, oui, et appliquée, toi Rhéa la fille d’Euphoria ; car tu entends, par-dessus le tumulte ambiant, la plainte désespérée d’un écrin à qui tu as, peut-être, un peu trop demandé.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Sam 24 Sep - 0:21


Le Roi

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Diantre !
C’est que cette claymore coupe fort bien !

L’enthousiasme du coup a presque tranché le membre en deux. Intéressant. Que la Tour se détourne l’amuse et alors, l’écrin ne se retient pas. Oh, qu’il n’est pas le sombre souverain sans raison ! L’ombre emplit si bien cette âme qui se permet de frapper, de tordre, de pincer, de trancher, avec un plaisir sauvage, jusqu’à ce que la Tour Noire s’en mêle et que les aveux viennent, sans pourtant apporter aucun soulagement à cette femme. Aussi vivement assommée par Parangon qu’elle a été tranchée par Ordalie.
Quelques loges réservées aux riches bourgeois d’Hacheclair sont apparemment vides – plusieurs ne sont pas venus au tournoi, en signe de protestation. Vides, en théorie, mais à ce moment, elles abritent plutôt les responsables de cette entrave posée sur l’arène et de ce Héraut des Titans qui empoisonne l’esprit de chaque champion.

« Il n’y a pas que cette mage, que vos menaces ne laissent pas indifférent, chère Tour », commente-t-il à voix basse. Il y a quelque chose de rassurant, n’est-ce pas, dans cet humour si incongru dans l’horreur générale ? Les deux pièces se pressent hors des gradins et derrière elles, un vacarme épouvantable se fait entendre – et c’est abasourdis qu’elles assistent à la chute de deux pans de gradins, ainsi que des loges les surplombant.

« NON ! »

Ce n’est pas la voix d’Hypérion, non. C’est celle de Castiel, qui hurle en voyant les gradins écroulés, dont la loge dans laquelle il a quitté sa sœur. Sa tendre Mélisende. Il hyperventile et dans tout son corps explose une autre magie – celle qu’il ne contrôle pas, celle qui claque, craque, mord, dévore, court dans ses veines jusqu’à faire flamber les tentures et le bois des tribunes faës. Aux hurlements se mêle le craquement de l’incendie, qui embrase déjà ce bois si sec que celui du Colisée, construit depuis tant d’années.
Il ne bouge pas. Parce qu’il ne peut pas. Parce qu’Hypérion l’empêche de se ruer jusqu’aux tribunes écroulées. Parce que dans son esprit confus, c’est la cacophonie – les sentiments de Vif-Argent se mêlant à ceux de son Familier, la rage de Castiel à la raison qu’Hypérion essaie d’y opposer. D’y imposer. Castiel, tu ne peux pas y aller ! IL Y A MA SŒUR, HYPÉRION ! MA SŒUR ! Les tiennes sont MORTES depuis un MILLÉNAIRE, alors TAIS-TOI ! Tu as juré, Castiel. À tout prix. Sa voix résonne, écho terrible de celle de Rhéa dans l’esprit d’un autre écrin au désespoir. Écho terrible de ce qu’ils sacrifient pour cet idéal teinté de sang – le leur et celui des autres.

À tout prix.
Ils doivent les tuer. Tous les tuer.

Panique ! Réconfort ? Sayam. Peur. Horreur. Mort. Sang. Aide. Les images transmises par le griffon n’aident pas le Roi Noir à se calmer, qui peut voir de bien haut tout le désastre. Lorsqu’il lève les yeux, c’est pour voir le curieux spectacle de Vif-Argent tenant une cigogne en panique entre ses serres. Il peut sentir l’apaisement qu’il tente maladroitement de transmettre au Familier, sans succès. Le griffon atterrit, tenant toujours le noble échassier, et lorsqu’il laisse enfin aller sa prise, c’est pour que le Roi Noir prenne le relais. Agenouillé pour accueillir la cigogne dans son étreinte. Une main sur le dos de l’oiseau, sa voix se voulant ferme et rassurante, malgré les sanglots qui s’y cachent bien mal : « Si elle est à t-terre, elle ne tuera p-personne et personne ne la tuera. T-t-tout ira… » Non. Pas bien. Doucement, ses mains gantées lissent les plumes ébouriffées du pauvre Sayam. Dans l’arène, il sait que Louison Aubenacre a cessé de se battre, et il s’excuse à chaque caresse, à chaque fois que contre ses paumes, il sent le cœur de l’animal dans lequel vibre la même âme que celle de la fière Chevaucheuse. Sans quitter le Familier des yeux, il s’adresse à la Tour Noire : « C’est le moment de voler, ma Tour. Si des m-mages étaient présents dans les loges de Valkyrion et de S-Sombreciel… Une pause, équivoque quant à leur sort probable. Il faut tuer les autres. » Tous. Tous les tuer. Sayam recroquevillé dans ses bras, Ordalie rangée dans son dos, le Roi Noir monte sur Vif-Argent. La mort au cœur.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Sam 24 Sep - 5:39

Le mage, affolé devant la vue de sa main complètement charcutée, commence à débiter il ne comprend pas trop quelles conneries à propos des tribunes et des loges, dans une multitude de gargouillis et de sanglots qui ne leur sert absolument à rien. Louis soupire et il veut se lever, mais il se retrouve plutôt à rester bien soigneusement couché au sol, alors qu’un Grim en panique moulinette de tous les côtés au milieu de la tribune. Heureusement, Freyja réussit à calmer le pauvre Familier. Une grimace à la vue des mains de sa tante sur les plumes de l’albatros. Il comprend, bien sûr, il comprend ce qu’elle veut faire, et peut-être même ce que désirait faire Nuage, en survolant la tribune avec le Familier entre ses serres. Seulement, il est Faë, et pas besoin d’être mage pour savoir que toucher le Familier d’un mage est tabou. Interdit. La seule pensée de le faire suffit à le révulser.
Mais… oh, c’est tout ce qu’ils peuvent, en cet instant, pour sauver Ilse. La sauver des autres champions et de ceux qui osent encourager cette barbarie, poussant des ooh et des aah de victoire ou de déception à chaque blessure, à chaque champion qui tombe.

Il est temps de revenir au mage, donc, qui a abandonné l’idée de se dégager de sous le pirate. « Tu disais quoi, avec les loges ? T’a des g-g-g-g-gens ded-d-d-dans. Évidemment. Elles sont là pour ça. Ceux qui contrôlent ce… ça ? », qu’il s’assure en désignant vaguement la grande silhouette encapuchonnée qui surplombe l’arène. Un hochement de la tête. Il y a des loges, justement, au-dessus des tribunes attribuées à Lorgol, où ils se tiennent tous ; c’est un bon endroit où aller. C’est même là qu’il s’apprête à se diriger, en embarquant Vira à sa suite, lorsqu’un fracas de mort absorbe tous les bruits, toutes ses pensées. Parce que sous les yeux de tous, toute une partie du Colisée vient de s’écraser.

Le silence.
Les cris.
Un incendie.

« Putain de merde » L’homme encore écrasé sous son poids commence à rigoler, entre deux hoquets de douleur. Louis le tourne sur le dos et d’un geste assuré, lui tranche la gorge. Écoeuré qu’on puisse trouver cela drôle. Au-dessus d’eux tournent des griffons, plus particulièrement deux… griffonnes, il croit bien, s’il est capable de différencier griffons et griffonnes. Celles-ci semblent presque paisibles, dans la cohue de plumeux et d’écailleux qui s’agite de tous les côtés. Un signe du bras à la demoiselle harfang, qui tourne sur lui un regard curieux. « Hé ! Il a son attention, à elle ainsi qu’à l’autre griffonne. Toutes deux se rapprochent pour voler au-dessus de la tribune, plus bas afin de l’entendre. Comment on parle aux griffons ? Est-ce que y’a des mages, dans la loge ? Confirmation. Trois mages. Deux autres hommes, armés. Menace. Magie. Savoir étrange. Incompréhension. Mystère. La vague d’images et d’émotions qui le percute sans prévenir lui lève le cœur et il n’en faut pas plus à Louis pour vomir sur la dépouille du mage, la tête déjà trop pleine. Oh merde. Comment ils font, les Voltigeurs ? D’accord… il faudrait… ça vous dirait pas d’aider ? Aide. Joie ! Tour Blanche. Cavalier Noir. » … elles sont d’accord, donc ? Ce sont des montures de la Rose Écarlate ? Mais… ‘sont où leurs pièces, hein ?
L’Ansemarien crache une dernière fois, un crachat de bile surtout, avant de monter les marches vers la loge, dans laquelle une des griffonnes a plongé. Pour en ressortir, tenant entre ses serres un homme armé qu’elle lâche ensuite contre le dôme invisible qui recouvre l’arène, où il se rompt le cou. Posant un regard... curieux ?, sur le corps qui ensuite tombe au sol, en rejoignant d'autres. Hululant doucement, sans qu'il comprenne ce que ça peut bien signifier. D’accord. Bien. Ça leur facilite la tâche – surtout à Vira, qui se dirige vers la loge en hurlant telle la furie barbare qu’elle a toujours été.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Sam 24 Sep - 12:59


La Tour

La Rose Noire





Le simple fait que ton Roi parvienne à plaisanter dans cette situation parvient presque à te rassurer. Ca signifie certainement que tout n'est pas perdu, n'est-ce pas ? Que vous êtes sur la bonne voie pour venir à bout de votre mission. Si seulement c'était aussi simple. Le fracas qui résonne derrière vous vous oblige à vous retourner de concert et tu observes, impuissante, l'effondrement des gradins dans un nuage de débris et de poussière. Le cri d'Hypérion retentit et sa main agrippe ton bras, éveillant en toi un mélange de compassion, de surprise et d'inquiétude. Est-ce ton Roi qui s'inquiète ainsi ou est-ce son écrin ? Toi-même, tu es affligée par ce que tu vois et Simon, fidèle à son habitude, reste silencieux. Tu sens pourtant qu'il n'est pas indifférent au malheur qui s'abat sur le public et tu le sais, sans avoir à vérifier, que nombreux sont ceux qui ont péri.

Plus loin, une autre vision d'horreur se dessine. Des flammes s'élèvent et de nouveaux hurlements viennent s'ajouter aux précédents. Les barrières magiques protégeant les tribunes s'effondrent une à une mais à quel prix ? Tout ton être désire se lancer en avant. Tu veux leur porter secours, mais ton devoir avant tout, pas vrai ? N'est-ce pas là le prix que doivent payer les pièces de la Rose ? C'est à peine si tu vois que ton Roi s'est emparé d'une cigogne. Tu ne cherches même pas à savoir ce qu'il fait, ni pourquoi. Ses murmures rassurants te parviennent, comme étouffés. Puis les paroles qui te sont adressées t'enjoignent à te retourner, à l'écouter.

L'urgence de la situation est encore bien réelle. Tu acquiesces, le visage grave masqué par ton voile sombre. Tu tends ton esprit vers Justice qui répond à ton appel sans mot dire, parvenant rapidement à ta hauteur. Avant de monter sur ta selle, tu poses une main ferme sur le bras de ton Roi. « Nous les aurons. » Tu mets dans ces quelques mots toute l'assurance dont tu es capable et tu grimpes sur le dos de ton dragon qui prend la direction que tu lui indiques.

Les loges prétendument vides sont peuplées de nombreuses personnes, les responsables de cette soudaine panique, des blessés et des morts qui s'accumulent dans l'arène et les gradins. Tu es portée par une forte envie de rétablir un semblant de justice dans cette horreur sans nom et quand vous parvenez à portée d'eux, tu n'hésites pas une seconde. Justice, fonce dans le tas. Vous vous occuperez ensuite de ceux qui survivent. La rage de combat de Simon t'enveloppe toute entière et, quelque part, tu serais presque tentée de n'en laisser aucun en vie. Mais il le faut. Vous devez en questionner le plus grand nombre possible. Les empêcher de sévir d'abord, aviser ensuite.

Tu t'accroches fermement à ta selle et tu sens le dragon prendre de la vitesse, percutant de plein fouet les mages qui sont pris au dépourvu. Il en saisit un dans sa gueule qu'il referme avec puissance et te laisse le temps de poser le pied à terre avant de reprendre son envol et de recommencer son manège. Il ne cherche plus à se poser ; inutile d'ajouter un nouvel effondrement de gradins à tous vos ennuis. Tu te places aux côtés de ton Roi, Parangon déployé, et tu t'avances. Il est temps d'en finir.


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Sam 24 Sep - 14:38


La Reine

La Rose Blanche





Tout va très vite. Le combat sanglant dans l’arène, les confrontations dans les gradins. Ton cœur se serre lorsque tes yeux se posent sur les Champions ensanglantés voire à moitié mort. Pourtant tu dois te concentrer sur ton objectif, cet homme suspect et qui cherche à vous échapper. Tu n’as guère l’intention de lui laisser l’occasion de fuir. Assistée de ton Pion, tu entreprends de le neutraliser. "Ne te laisse pas dominer par l’affliction." Titania a raison, il faut rester lucide, même s’il résiste tandis que ces camarades tombent.

Comme tu aimerais pouvoir utiliser Egérie pour protéger les Champions… Mais tu ne dois pas te disperser. Peut-être pour couper la route de ce mage, une prison dans un champ de force… Tu le veux vivant. Tes pensées s’éparpillent mais l’esprit de ton Arme veille. D’autant que rien n’est fini. Une nouvelle catastrophe se profile et c’est avec atterrement que tu assistes à l’effondrement d’une partie des gradins. Temps suspendu avant une nouvelle vague de panique. "Quittez les gradins", ordonnes-tu d’une voix tremblante à Dévouée qui relaye le message aux autres dragons et griffons présents. Inutile de provoquer d’autres accidents. Pourtant tu n’es pas au bout de tes peines lorsqu’un incendie s’abat sur les tribunes faës…

Tu souhaites porter secours aux ibéens victimes de l’effondrement, sauf que tu dois gérer ta propre zone. "Sors de là, les barrières sont tombées." Titania tâche de guider son écrin perdu face aux diverses émotions qui l’assaillent devant les catastrophes successives."Les sorties sont débloquées," lances-tu à la foule d’une voix que tu espères suffisamment forte pour être entendue. Tu intimes à ton Pion de quitter les lieux avec votre prisonnier ou du moins de trouver un refuge, tant pis pour les potentiels coupables qui fuiraient avec les rescapés. Tu es là pour protéger et tu le fais. Tu entreprends d’aider les personnes à échapper à l’incendie en donnant des directives claires et précises, oubliant que tu dois également te protéger de ce feu dévorant et que tu possèdes un moyen de le faire. Des mages élémentaires, voilà ce qu’il te faut.  

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Sam 24 Sep - 15:49


La Reine

La Rose Noire





Les voiles d’Astrée d’Ibélène t'enveloppent, l’appel a résonné en toi comme un tambour de guerre qui sonne le glas. Comme les autres pièces, tu l’as entendu. Tu l’as ressenti de tout ton être. Un appel intense, un appel auquel tu n’as pas pu résister.  Ta Tour Noire retrouve ton Roi Noir, dans une tribune à l'opposé de la tienne. Ils sont déjà à l’œuvre. Tu n’as pas une minute à perdre, pas une.  Tu sors de nulle part sur ton griffon Ivoire, descendant de ta monture avec une stature gracieuse et assurée. Chant-du-Matin et Chant-du-Soir, tes deux lames entre tes mains. Ton Fou Noir te rejoint. Ensemble dans un ballet d’épées et de fracas, vous défendez la paix. Vous œuvrez pour la liberté. Garantir à Arven une prospérité.

Ton Fou Noir rassemble les mages renégats et les neutralise à l’aide de ses flèches tandis que tu le protèges au corps à corps. Tu protèges les spectateurs qui sont à ta portée, tu te mets devant eux, tu es leur bouclier. Tes lames tournent autour de toi dans une maîtrise absolue. Tu t’es abandonnée dans les bras d’Astrée. Tu n'es plus maître de toi-même. Désormais, tu es Astrée d'Ibélène, la Reine Noire et tu te bas pour ton Roi.

La Rose Écarlate est l’unique espoir de voir s’envoler la menace de l’Ordre du Jugement qui plane telle une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Elle est le seul moyen de venir à bout de ce Héraut des Titans qui terrasse l’esprit des Champions. La Rose Écarlate vaincra, comme elle l’a toujours fait, comme elle le fera toujours.

Les mages renégats tombent un à un sous les coups de la Rose Écarlate. Le sang se repend sur la tribune déjà tâchée de rouge, le feu se propage dans le Colisée et deux gradins sont déjà tombés. L’une de tes lames finit par transpercer le corps d’un mage, tu ressens la mort arriver et l’envahir, l’embrasser et l’emporter. Et là...contre toute attente, la barrière autour de l’arène disparaît dans un voile magique qui s’évapore dans l’air. Tu as abattu le dernier mage renégat. La Rose Écarlate a vaincu. L’Ordre du Jugement est tombé...

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Sam 24 Sep - 17:07


Le Pion

La Rose Blanche




Tu t’inclines avec grand respect devant ta Reine, laissant transparaître les sentiments de ton écrin, impressionné d’être convié à se joindre à elle. Tu sais qu’il fait tout pour ignorer ce qui se déroule dans l’arène, cette culpabilité de ne pouvoir épargner ces champions de la mort, pour ignorer aussi cette maladresse de sa part, de s’être fait surprendre par la Tour Noire. Qu’a t’elle vue ? Rien, ton écrin l’espère ardemment. Elle trébuche un instant, mais se concentre bien vite sur les paroles de votre Reine. Sa voix, impérieuse, ne laisse aucun doute, et tu es fier de mettre tes talents et ceux de ton écrin à son service. Pour une fois, vous vous accordez sur la marche à suivre – neutraliser les mages qui causent ces troubles, les savants qui osent utiliser leurs connaissances pour nuire à des êtres innocents. Vous avancez d’un pas plus sûr, certains de ce que vous devez faire.

Écrin et esprit, vous ne faites qu’un. Vous savez ce que vous devez faire. Vous êtes particulièrement attentifs à tous ceux qui se trouvent autour de vous, mêlez votre vision à celle de Granit. De trois, vous ne formez plus qu’un. Vous n’hésitez pas, quand votre Reine vous démontre l’un d’entre eux. Votre prise est assurée sur Éternelle, vous savez qu’elle ne punira que les coupables.

Il ne vous faut que peu de temps, pour arriver aux abords de l’homme qui a attiré votre attention, à votre Reine et vous. Vous savez que vous ne devez guère le blesser – et vous êtes persuadés qu’utiliser Éternelle le fera. Vous appelez Granit, pour qu’il le bloque dans ses griffes puissantes, l’empêche de fuir. C’est la seule prison infaillible en laquelle vous avez confiance, en l’instant. Il ne tarde pas, efficace comme jamais, mais l’inattention de ton écrin en voyant les tribunes s’effondrer te distrait, rapidement oubliée du fait de Granit qui lui intime de se concentrer avec des images peu agréables pour elle. Que celle d’Erebor soit intacte l’apaise quelque peu… Son époux, sa sœur, ils doivent être sains et saufs.

La Sultane goûte peu ces troubles, cependant, mais elle s’en remet à ta confiance, et vous avancez auprès de votre Reine, pour éteindre l’incendie, pendant que Granit éloigne votre captif. Il ne peut partir loin, jusqu’à ce que les dernières barrières tombent, et vous savez qu’il met à l’écart le coupable qu’il tient fermement entre ses serres. Avec un peu de chance, d’autres pièces, d’autres majestueux dragons et griffons de la Rose se joindront à lui. Vous contemplez ce feu qui dévaste les tribunes, espérant que les mages y mettent fin.



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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Sam 24 Sep - 17:08

Tristan protège son duc. Il rage, de l’impuissance dans laquelle il se retrouve réduit. Il sait, il sent, qu’il ne peut abattre ces barrières, sinon en éliminant les fauteurs de troubles qui en sont la cause – mages, savants, cela importe peu. Il ne reculera devant rien. S’il s’éloigne quelque peu de son duc, le gardant dans son champ de vision toutefois, il l’entoure d’élémentaires de glace, bien déterminé à le garder vivant. Il est hors de question de le laisser sans protection, bien que sa garde l’entoure. Il réfléchit, essaye de repérer ceux qui leur sont hostiles, jusqu’à ce que l’incendie se déclenche. Il n’en comprend pas la cause, mais il n’y a pas un instant à perdre. « Mon duc, éloignez-vous du feu. L’élémentaire vous protègera. Je vais essayer d’éteindre l’incendie, avec les autres chevaucheurs. »

Il n’attend pas sa réponse, alors que l’incendie se propage déjà. « Chevaucheurs de Lagrance, mages de l’Hiver et du Printemps ! Protecteurs des faës de notre duché, et de l’empire. Alliez vos forces. Convoquez petits et grands élémentaires, susceptibles de mettre fin à ce danger. Que tous les mages élémentaires de notre Vol unissent leurs forces. Nos alliés suivront peut-être notre exemple. »

Il déplore ne pouvoir aider Maelys, piégée dans l’arène partiellement par sa faute – peut-être aurait-il dû s’opposer à la décision de son Duc, de la faire participer à ce tournoi, mais il avait soutenu l’idée, à ses débuts. Il agit à sa manière, cependant, bien déterminé à ne pas rester ainsi, les bras ballants. Il déploie beaucoup de force, d’énergie, à défendre le peuple faë contre cette menace supplémentaire inutile. Il bouscule, sans le vouloir, un mage qu’il pousse dans le feu… Il tressaillit un instant, et se ramène à la raison – ses gestes suspects, sa mine concentrée, il maintenait certainement ces barrières élevées.

Barrières qui ne tardent pas à disparaître, sans qu’il n’en comprenne réellement les raisons. Il contemple un bref instant les nombreux élémentaires qui tentent d’éteindre le feu, cherche son duc et Maelys du regard tour à tour, puis s’effondre, sur les gradins, épuisé par la magie qu’il vient d’utiliser.

Il toussait, à cause de la fumée qui l'entourait, la respirant malgré lui. Voyant un dragon se poser à ses côtés, il hallucina un instant, croyant voir Ferveur, mais les écailles n'avaient définitivement pas la même couleur que celles de Ferveur. Malfurie, lui souffla-t-elle. Souffrant d'utiliser ses dernières forces, il tenta de se lever, sans grand succès, flageolant sur ses jambes. Il ne protesta pas quand elle le saisit de sa patte puissante, pour l'éloigner du danger, espérant seulement que tous continueraient à éteindre l'incendie et à se battre.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Sam 24 Sep - 18:55


Le Roi

La Rose Noire





Des airs, l’horreur est encore plus grande, et sur les joues voilées du Roi Noir coulent des larmes que l’écrin ne peut retenir. Il imagine le corps élancé de sa sœur écrasé sous les débris, son visage sali de poussière, la vie s’échappant de son corps pour être offerte à la Sombre Mère et au Dieu Sans Visage. Il s’imagine, si seul, devant le brasier où son corps brûlera à l’infini, jusqu’à ce que la nuit cielsombroise ait absorbé la moindre parcelle de son âme. Il ne doit pas y penser, mais il en est incapable, et les hoquets le secouent, les sanglots crispent ses épaules et chaque fois, l’incendie qui brûle plus bas vibre au rythme de ce qu’il ne peut pas contrôler.

Dans une chambre de la forteresse d’Hacheclair tremble une panthère, feulant tout bas.

Calme-toi ! Il essaie. Comme il essaie. Sa main caresse une nouvelle fois Sayam, blottit contre ses jambes, son long bec posé sur sa cuisse. Les yeux fermés, le corps tremblant. Pour ne pas regarder le vide sous eux, ce vide qui se termine par cette arène gorgée de sang, dont celui de sa mage. Ont-ils pris la bonne décision, en agissant ainsi ? Cet incendie, Castiel, tu sais que c’est toi. Calme-toi. Nous ne pouvons pas tout faire et ceux en bas non plus.
Son esprit rencontre ceux des autres pièces de la Rose Écarlate. Du Pion Blanc et de la Reine Blanche, de son Fou et de sa Reine.
Ô Astrée, quels autres sacrifices devons-nous faire, mille ans plus tard, chaque fois, pour qu’Arven trouve la paix ?
Elles fauchent les pièces, elles agissent, et à chaque mage tombé, le dôme posé sur l’arène s’affaiblit, perd sa dangereuse puissance. La victoire, si proche, est ce qui calme le Roi Noir – l’obsession, encore, qui revient tourner dans son esprit, remplaçant la peur et la tristesse de la perte d’un être cher. Ils doivent les tuer. Tous les tuer. L’écrin répète ces mots en boucle, malgré toute l’insistance d’Hypérion à le concentrer sur leur mission, sur la nécessité de garder quelques-uns de ces renégats vivants. Il les tuera tous, jusqu’au dernier, et chaque fois que le Courroux du Destin s’abattra sur leur tête, c’est la soif de mort d’un homme bien sombre qui s’étanchera peu à peu.

Justice fonce dans les loges de la bourgeoisie et l’impact frontal du dragon du Vol d’Or est d’une efficacité à toute épreuve. C’est sûr de lui que la pièce descend de sa monture, confiant au griffon la sécurité de la cigogne orangée. Ordalie revient dans ses mains et aux côtés de la Tour Noire, il est prêt. Ils sont prêts et le combat qui s’engage est celui de la rage, d’un désespoir puissant. Pendant que la Tour bloque et pare, dévie et protège, le Roi, son bras guidé par Hypérion tranche, tue, jusqu’à ce que les deux pièces noires soient seules au milieu de corps morts et d’autres qui le sont presque, mais pas tout à fait. Au milieu de ce sang que le Roi peut goûter sur ses lèvres.

Derrière eux, devant eux, le dôme meurt enfin.
Ont-ils réussi ? Vraiment ?

« Simon. Prononcer le nom de la Tour Noire a quelque chose d’apaisant et la voix du Roi Noir est définitivement plus calme. Un vivant pour les autorités, un autre pour notre tour. Qu’en pensez-vous ? » Celle de la Rose Écarlate, à Lorgol, dans laquelle ils auront tout le plaisir d’interroger ce personnage. À dos de Vif-Argent, ou encore de Justice, attaché et ligoté, pris en charge par les Épines.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Dim 25 Sep - 15:51




Chroniques d'Arven

Intrigue 1.5

Du 14 au 30 septembre 1001



Intrigue animée par Aura·


Le Tournoi des Trois Opales




 
 
 


Oh, sanglante journée.

Maintenant que tous les mages renégats de l'assistance ont été exécutés et mis hors de combat, l'enchantement retenant le Héraut des Titans dans l'arène a été dissipé. Sur le sable souillé de sang, une cohorte de médecins et de guérisseurs se lance au secours des douze champions abattus. L'on s'empresse autour des inconscients, redressant les fractures dans l'urgence, portant une priorité d'attention à la femme mutilée et à celle dont l'hémorragie est préoccupante.

L'on extrait les blessés des tribunes effondrées - eux aussi sont emmenés vers le camp de fortune dressé à proximité pour soigner toutes les blessures. Les pièces de la Rose se sont escamotées dans le chaos. Les montures se tiennent à l'écart pour ne pas gêner le passage ; des Familiers traumatisés retrouvent leur mage.

Les jours qui suivent sont tendus. Petit à petit, les blessés rentrent chez eux - les ducs et duchesses, certains convalescents suite aux échauffourées et à l'effondrement, sont partis depuis un moment. Chimène s'est empressée de retourner en Faërie, les lèvres pincées et l’œil noir ; Augustus et Ermengarde tentent de calmer les esprits ibéens.

Une si belle occasion d'harmonie, ruinée par la volonté de l'Ordre du Jugement.
Faudra-t-il donc désormais se méfier de tous ceux qui semblent innocents... ?






Huitième Tour • Clôture

Consignes



IRL : du lundi 26/09 au vendredi 30/09 (12h)
IRP : le 30 septembre après midi et les quelques jours suivants.

• Ce topic concerne les personnages qui participent à l'intrigue « Le Tournoi des Trois Opales ». Les personnages dont la participation à l'intrigue ne serait pas cohérente peuvent rejoindre l'animation de ce chapitre « Contes et Légendes : Le Tournoi des Trois Opales ». La participation à chaque tour de l'animation donne droit à la carte d'Omen d'assiduité, en lieu et place de l'intrigue. (Il est possible de participer aux deux, mais vous n'aurez qu'une seule carte à la fin.)

• Les personnes non-mentionnées dans cette introduction peuvent MP le Destin si vous ne savez pas pour quel motif vous pourriez être là !

• Ce huitième tour décrit la fin du Tournoi et le retour de chacun chez soi.  :stare:

• Tenez bien compte de la gravité des blessures de vos personnages. La magie aide, mais n'est pas instantanée.

• La limite de mots est levée pour ce tour de clôture. Pensez au résumé de vos actions sous balises spoiler.

Merci à tous de votre participation !  :poele:



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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Dim 25 Sep - 17:11

Un craquement, un regard inquiet et le sol qui se dérobe sous nos pieds. Des gravats qui m’ensevelissent. Je sens une douleur sur ma joue, sur ma main, sur mon poignet, sur l’une de mes jambes. Par chance, ce qui ressemble à une poutre en bois à empêcher les gravats de m’écraser. Soupire de soulagement quand je m’en rends compte. Je suis toujours vivante. Je reste un moment coucher par terre,  à plat ventre, la tête dans la poussière, plissant les yeux pour trouver Mélusine, mais je ne la vois plus. Elle a disparu, nous avons été séparées dans la chute des gradins.  J’ignore combien de temps je suis restée ainsi, pour moi cela m’a semblé une éternité... D’une voix faible, j’essaie d’appeler ma sœur, mais elle ne me répond pas. Pourvu qu’elle ne soit pas morte, pourvu qu’il ne lui soit rien arrivé... Heureusement, Castiel était partie avant. Je commence à douter, peut-être que j’ai été inconsciente ? Qu’importe, je sens de l’agitation près de moi.

Les nobles de Sombreciel, qui commençaient à évacuer la loge, avaient été aussi happés par la chute des tribunes. Il y avait de l’agitation, certains avaient réussi à dégager un passage. Tant bien que mal, je pus ramper pour me sortir de sous les décombres, aidée par des nobles cielsombrois. Dans un réflexe, je passais ma main sur ma joue. Je saignais. Je sentais des douleurs un peu partout sur moi, mais j’allais survivre. La panique et la détresse commençaient à envahir tout le monde. Ils cherchaient leurs proches. Tout le monde avait été chamboulé, séparé. Je savais au fond de moi que Mélusine était toujours en vie, je craignais pour la vie du bébé. Elle était fragile, elle avait dû être secouée.  J’arrêtais un noble par le bras : « Avez-vous vu la Marquise de Sinsarelle ? » La réponse fut négative, je m’en doutais un peu...

Ô, ma soeur pourvu qu’il ne soit rien arrivé surtout...

Triste fin de ce Tournoi des Trois Opales, je regardais le ciel. On sentait l’affolement  dans les tribunes au-dessus, je n’osais imaginer l’effroi que les autres tribunes avaient pu ressentir en voyant celle de Sombreciel s’effondrait. J’ignorais à ce moment-là que celle de Valkyrion avait aussi cédé. Mélusine pourrait se réjouir si la duchesse Astrid reposait sous les gravats... Ce que je n’espérais pas non plus, même si Mélu tenait à sa vengeance sur Astrid, responsable du destin de Hiémain et des blessures qu’il avait pu subir. Je m'écartais des gradins un instant pour reprendre mes esprits, j’allais rejoindre une autre tribune pour suivre les derniers événements et essayais de retrouver ma famille... En un seul morceau...

Ô, Castiel, pourvu que tu aies eu le temps de te mettre en sécurité.

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Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales
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