AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4 ... 12 ... 22  Suivant
AuteurMessage
Le Pavillon Noir • Modo
avatar

Messages : 979
J'ai : 33 ans
Je suis : Pirate sur l'Audacia (canonnière) & Mage de l'Été (destruction)

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Philippe Jedidiah
Mes autres visages: Alméïde, Liselotte, Aurore, Victorine
Le Pavillon Noir • Modo
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Dim 7 Aoû - 20:05

15 septembre, matin

Le réveil est dur. Très très dur. L'estomac émet une plainte sourde, les yeux sont cernés, des coups martèlent son crâne et il lui semble que ses pas tanguent encore un peu au moment de se lever. Ilse s'est réveillée sur le pont de l'Audacia, alertée par des voix et par un soleil éclatant qui l'aveugle momentanément. Le navire est jonché de bouteilles, tonneaux et autres chopes vides, sans parler de corps étalés sur le bois et contre le bastingage, profondément endormis, émettant quelques ronflements prononcés. La canonnière met quelques secondes à se relever et à se rappeler le remue-ménage de la veille ; les chants, les cris, les paroles, tout résonne encore et se mélange dans sa tête. Et puis elle réalise ; le tournoi. L'entraînement. Bon sang !

C'est en retenant une longue plainte qu'elle descend sur le pont inférieur récupérer une gourde remplie d'eau avant de prendre le chemin de l'arène. Elle fait même un rapide détour par sa loge afin de faire un brin de toilettes ; elle représente la Ville Basse après tout, elle peut au moins faire un effort. Puis elle arrive en retard bien sûr, sous le regard de reproches d'Enguerrand à qui elle n'adresse qu'un signe de tête poli avant d'écouter son discours, retenant au mieux ce qu'il leur explique.

Lorsqu'il s'éloigne enfin, elle jauge rapidement ses camarades du regard sans dire un mot, particulièrement Mayeul qui, bien entendu, ne peux pas s'empêcher d'en placer une. Toujours à se faire remarquer. Toujours en train de parler pour ne rien dire. Sa provocation ne la fait même pas réagir. Ilse le regarde de bas en haut, un rictus déformant ses lèvres, puis elle lui tourne le dos sans un mot. Il verra si elle sait encore viser ou non.

Vidant sa gourde d'eau en chemin, elle s'éloigne de ses compagnons pour se diriger vers l'armurerie. Si elle doit combattre pour ce tournoi dans ce duché de misogynes, autant profiter de leur générosité pas vrai ? Et s'il y a bien une chose qu'elle doit admettre, c'est que leurs armes sont de qualité ! Alors elle suit la direction donnée par Enguerrand et parvient à la cour des artisans. Elle y fait un tour avant de s'arrêter devant une arbalète magnifiquement ouvragée qui attire son œil. Elle la prend entre ses doigts, l'examine de près et esquisse un sourire. « Je peux ? » qu'elle demande à l'artisan. D'un signe de tête, il lui affirme que oui, les lèvres pincées de voir une femme manier une de ses merveilles mais n'ayant certainement pas le choix. Parfait ! Elle s'empare du carquois qu'elle accroche à son épaule. « Il me faudra quelques carreaux supplémentaires, on est jamais trop prudents. C'est envisageable ? » À nouveau, il acquiesce et elle est satisfaite alors elle s'éloigne. Elle pourrait se contenter de ça, mais tant qu'à mettre des artisans bellifériens au travail...

Elle se plante dans l'atelier du forgeron, son sabre en main, le regard décidé malgré la fatigue qui pèse sur ses paupières. Elle demande à ce qu'il lui en fasse deux autres du même acabit, histoire de palier à toute éventualité. En réalité, elle compte bien les ramener sur l'Audacia où ils seront certainement bien traités. Il affirme qu'elles seront prêtes avant la première épreuve. Très bien.

Ses emplettes faites, elle retourne vers ses camarades. Arrivée dans l'arène, elle marque un temps d'arrêt, prend son arbalète, l'arme d'un carreau et prend le temps de viser. La respiration mesurée, le feu voguant de ses doigts à l'engin tendu. Elle laisse échapper son carreau aux pieds de Mayeul, un grand sourire aux lèvres. Une seconde. Deux secondes. Puis le carreaux se désintègre dans une faible explosion qui provoque un épais nuage de sable voletant dans la direction du voltigeur et le recouvre de la tête aux pieds. Hm, oui, elle sait toujours viser.


Spoiler:
 

_________________
Oh won't you come with me, where the moon is made of gold. And in the morning sun we'll be sailing. Oh won't you come with me, where the ocean meets the sky. And as the clouds roll by, we'll sing the song of the sea.






Ilse • mediumvioletred
Grim • darkslategrey


Dernière édition par Ilse Tonnevent le Dim 14 Aoû - 0:44, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Confrérie Noire	• Admin
avatar

Messages : 305
J'ai : 29 ans
Je suis : Écoutante de la Lame pour la Confrérie Noire • Princesse de Valkyrion

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Sombre Mère, et Valkyrion
Mes autres visages: Mélusine de Séverac • Quitterie Aubenacre • Freyja de Brunante • Rejwaïde Sinhaj • Faustine de la Fugue
La Confrérie Noire • Admin
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Dim 7 Aoû - 21:32

Hacheclair s’éveille, et je me glisse subrepticement dans les appartements attribués à la délégation de Valkyrion. La nuit a été fructueuse et j’ai un puissant sentiment de devoir accompli. Les quelques heures passées auprès d’Octavius se sont montrées fort profitables – ô Mirta, que j’aime la vue de ses mains immenses sur moi… Et sur le chemin du retour, une très silencieuse incursion dans la suite de Lagrance où la duchesse dormait seule m’a permis de déposer sur l’oreiller déserté du duc un parchemin soigneusement noué, portant l’empreinte de ma main à l’encre noire. Pour avoir causé l’emprisonnement de celui qui fut mon professeur, Denys du Lierre-Réal, tu vas périr – tu vas périr ce soir. Pour l’instant, je vais dormir quelques heures, pour compléter la somnolence pleine de quiétude contre le grand corps d’Octavius…

Lorsque je m’éveille, midi est passée. L’après-midi commence à peine, et je trouve le moment bien choisi pour descendre à la rencontre des champions dans l’arène. Prise d’une subite impulsion, j’enfile mes jambières de combat et un pourpoint de cuir propice au maniement des armes, passant mon avant-bras dans les lanières solides de mon bouclier rond à la mode kyréenne ; et je prends la direction de la lice, une main sur la garde de mon épée pour l’empêcher de se prendre dans mes jambes. Je chaparde avec un sourire innocent le cheval de Hjalmar – il ne m’en voudra paaas ! – et suspendant le bouclier à sa selle, je saute sur son dos pour prendre la direction de l’imposant Colisée, où je confie Seigneur aux mains attentionnées des palefreniers. « Gardez-le bien : il est propriété du prince Hjalmar. »

Bouclier en place, je prends le chemin de l’arène, où je me présente près du planton qui toise ma mise guerrière avec une mine horrifiée. Certes, les valkyries n’existent réellement qu’en Valkyrion – d’où croit-il donc que notre nom nous vient ? Mais tout de même, ce dégoût des hommes de Bellifère pour la notion d’une femme sur le champ de bataille m’agace fortement, et c’est avec sourire glacé que je lui intime l’ordre de me laisser passer pour que j’aille proposer mon aide aux champions.

En petites foulées rapides, je rejoins ceux qui sont présents, repérant l’objet de ma venue assez aisément. « Baron, je n’ai pas eu l’occasion de vous féliciter pour cette nomination, mais je présume que vous n’avez pas pratiqué la danse martiale de Valkyrion depuis un long moment. Vous plairait-il que nous croisions les armes quelque peu, vous et moi, afin que l’art du combat des glaces vous revienne plus aisément ? Vous pouvez m’appeler Lia. » Dans mes atours de skjaldmö, je pense qu’aucun des présents n’a identifié la princesse de Valkyrion, sauf lui peut-être. Sûrement me prennent-ils pour une simple porteuse de bouclier kyréenne venue proposer assistance à son champion. Je me permets donc un sourire amusé et un petit clin d’œil à Octavius. J’aime autant ne pas être reconnue pour le moment.


Spoiler:
 

_________________


« Sweet Mother, sweet Mother, send your child unto me,
for the sins of the unworthy must be baptized in blood and fear. »
© acidbrain

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité

Invité
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 8 Aoû - 10:55

Castiel, mais qu’allons-nous faire de toi ?

J’écoutais mon frère qui essayait de se raccrocher à ce qu’il pouvait, je n’allais pas me contenter d’un « rien », je regardais ses efforts en vain de m’amadouer par un joli sourire et ses yeux charmeurs de chat. Il savait y faire Castiel, il avait toujours su.

«  Tu m’en diras tant… Ne te fatigue pas, cela n’a jamais marché avec moi. »  Je lui caresse doucement la joue pour lui montrer que je n’étais pas l’ennemie, c’était juste de l’amour, de la protection.  J’acquiesce de la tête et lui lance un petit sourire. « Essaie d’être discret Castiel. »  J’ai confiance en toi… A tort, certainement…

Je laissais mon frère à ses affaires, ce qu’il faisait en privé je n’en avais cure, du moment qu’en public il se maitrisait et avait une bonne conduite. Malheureusement, très souvent ses caprices du soir se répercutaient sur ses apparitions du matin. Je tenais à lui et c’était pour cela que j’avais promis à notre père de le surveiller, de veiller sur lui. Castiel était son propre ennemi, mais ne se rendait pas compte qu’à ce rythme-là il se mettrait toute la famille à dos. C’était mon rôle de grande sœur de le protéger de lui, du monde, des autres et de persévérer ce cocon familial que l’on chérissait tous.  Je l’accompagnais toutefois au repas organisé pour la noblesse, histoire de… Castiel avait été sage. Il s’était bien comporté, j’étais fière de lui, c'est pourquoi lorsque les premiers Invités commençaient à s’éclipser, je laissais Castiel s’en aller. Il avait fait ce qu’il devait faire - cela me suffisait. Tel un enfant, je le laissais aller s’amuser, il l’avait mérité !

***

Impatiente, j’attendais mon frère devant ses appartements. Remarquant une servante qui ne retint pas son hilarité à ma vue, je décidais d’entrer avec une certaine appréhension de ce que j’allais trouver dans la loge de Rya. «  Par Idril, Castiel ! »  L’odeur d’alcool mélangé à un je-ne-sais-pas-trop-quoi de tabac et d’odeurs qui m’étaient familières m’obligea à aérer la pièce. «  Quelle chaleur ici ! »  La pièce avait un grand besoin d’air frais, comment arrivaient-ils encore à respirer ? Le Duc de Lagrance aurait pu mourir asphyxier, tiens…

« Mais enfin, Castiel debout ! » Il était déjà tard... Je réveillais les deux hommes, tirant mon frère du lit, lui enlevant sa veste comme je pouvais essayant de le secouer un peu, il avait ses habits de la veille… Il ne pouvait sortir ainsi. Mon regard se plongea dans le sien. «  Je ne veux pas savoir pourquoi le Duc de Lagrance est dans ton lit ! », je me détournais de lui un instant, il était assit sur le bord du lit.   « On ne se recouche pas ! » D’un pas décidé, j’allais fouiner dans ses affaires pour lui trouver une tenue plus convenable et adaptée à la journée. « La Duchesse de Lagrance est levée et arpente déjà les couloirs, je l’ai croisé. Prenez garde en retournant dans vos appartements. »  Un conseil avisé pour un homme que je n’appréciais guère, je posais mon regard sur lui - voir Castiel avec un homme ne me surprenait pas et je m’en remettrai assez rapidement, voir Denys dans le lit de mon frère hagard de sa soirée d’hier, là j’allais en ressortir traumatiser de cette vision dont j’aurai largement pu me passer. Une jolie invitation de ma part à inciter Denys à regagner ses appartements dans les plus brefs délais. Je lançais violemment à Castiel la tenue que j’avais choisi pour lui «  Mets ça ! Et ne te rendors pas. Hâtez-vous ! » Je ne lui en voulais pas.  J'étais presque amusée de voir Denys dans une telle situation. En réalité cela m’importait peu avec qui il avait passé la nuit, j’étais persuadée qu’il ne s’était rien passé et quand bien même cela ne me regardait pas plus qu’outre mesure. Le fait est que la journée était déjà bien entamée et nous avions à faire.

Spoiler:
 


Dernière édition par Mélisende de Séverac le Dim 14 Aoû - 1:30, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
La Noblesse
avatar

Messages : 4550
J'ai : 33 ans
Je suis : le duc de Lagrance, marquis du Lierre-Réal

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Lagrance avant tout, à l'Ordre du Jugement et dans une moindre mesure à l'empire de Faërie
Mes autres visages: Hiémain de Sylvamir, Anthim d'Erebor, Rackham l'Îlien et Joséphine Siguardent
La Noblesse
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 8 Aoû - 13:59

« Aaaaah… ma tête….. »

D’un geste lent, le duc de Lagrance massa ses tempes, laissant échapper une longue plainte alors que les rideaux de la chambre étaient tirés et qu’une voix qu’il reconnaissait à peine hurlait presque pour le faire lever. Que s’était-il passé la nuit dernière ? Il n’avait que des brides de souvenir, le Denys, mais se réveiller dans le lit du duc de Sombreciel mit un coup de fouet à sa mémoire lorsqu’il avisa de la situation. Ah oui. Les appartements étaient trop loin, et dormir avec son épouse qui lui aurait certainement reproché son état avancé d’ébriété ne lui avait pas paru une fin de soirée envisageable. Pas que finir dans le lit de Castiel était mieux… mais juste un peu plus.

Le réveil par contre fut terriblement difficile, Denys avait quasi l’impression qu’un petit être lui tapait dans le crâne et force était de constater qu’y aller en douceur n’y changeait strictement rien. Il acquiesça au conseil de Mélisende, toujours active de si bon matin – quoique… il était quelle heure exactement ? – avant de lâcher un bâillement et de s’étirer. Se lever fut un peu difficile, mais ce n’était pas comme s’il avait le choix. On lui avait fait comprendre que s’éclipser était le mieux, et ce n’était pas comme s’il avait l’envie de s’éterniser. Il salua d’une voix encore un peu endormie Castiel et Mélisende – l’ignorer aurait été bien mal venu – et partit en direction de ses appartements, essayant de ne pas croiser son épouse qui parcourait le palais comme l’avait laissé sous entendre la sœur de Mélusine. Il eut la chance de ne pas la rencontrer, mais l’endormissement de son esprit suite à une courte nuit ne lui fit pas songer une seule seconde qu’elle avait décidé de l’attendre dans la chambre, ce qui arriva inévitablement.

Ce ne furent pourtant pas des reproches qui accueillirent Denys mais une peur considérable et une agitation palpable. Le mal de crâne qui tambourinait à ses tempes ne lui permettait pas de se concentrer comme il le souhaitait et sa mauvaise humeur du matin le fit réagir un peu vivement.

« Allons Marjolaine, je ne comprend rien à ce que vous dites. Un message ou je ne sais quoi, c’est ça ? »

Et hop, elle lui tendit un parchemin roulé, qu’il s’empressa à son tour de consulter. A peine voit-il le symbole dessiné sur la page que son souffle se coupe, que le mal de crâne semble s’envoler, mais qu’une peur indicible vient emballer son cœur. N’y avait-il pas pire commencement de journée ? Il n’écoute presque plus le piaillement de son épouse, comprend vaguement qu’elle a peur que ce message lui soit destiné. D’un geste de la main, la voix grave et sévère, il lui répond :

« Non. Ceci m’est destiné. »

Hélas. Il aurait du s’y attendre. En vérité il s’y était attendu, après avoir fait arrêter l’un des leurs quelques mois plus tôt. Mais le savoir et le vivre était très différent. Il demanda à ce que personne ne le dérange puis partit s’enfermer dans le bureau, déposant la petite feuille sur le meuble et s’affalant avec peu de grâce dans le fauteuil, massant de nouveau ses tempes pour trouver une idée qui le sortirait de ce mauvais pas. Il avait maintes fois tenté de réfléchir à une possibilité, mais avait toujours repoussé ces instants, ce qu’il regrettait aujourd’hui amèrement. Les minutes passèrent, puis avec elles des heures. Au cas où, il prépara ses affaires, ses courriers, sa suite, s’il devait mourir cette nuit, ce qu’il n’espérait pas. La peur continuait de grimper, ce qui lui était très désagréable et l’empêchait de réfléchir correctement. L’on avait rarement vu le duc de Lagrance dans un tel état, lui qui avait toujours une tour d’avance sur les autres. Mais les idées finissent toujours par germer à son esprit. Il a encore un peu de temps. Le tout est de savoir si l’assassin envoyé prêtera une oreille à ses paroles avant de le tuer.

Spoiler:
 

_________________



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Noblesse • Modo
avatar

Messages : 9819
J'ai : 31 ans
Je suis : demi-soeur du duc d'Erebor, régisseuse du harem, médecin

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Anthim, duc d'Erebor ; Augustus, empereur d'Ibélène
Mes autres visages: Ilse, Liselotte, Aurore, Victorine
La Noblesse • Modo
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 8 Aoû - 18:20

15 septembre, journée

La nuit a été paisible pour la princesse d'Erebor, dont les oreilles ont été épargnées par l'allégresse des rues de Hacheclair. Allégresse à laquelle elle n'a pas participé, endormie bien avant les nombreux fêtards, après avoir un peu visité le palais. Et la matinée s'est révélée tout aussi sereine. C'est dans les rues de la capitale Belliférienne qu'elle l'a passée, sous bonne garde, visitant quelques lieux emblématiques, effectuant quelques menus achats afin de ramener des souvenirs de leur duché voisin. Le tournoi lui-même ne l'enthousiasme pas vraiment, mais quitte à se trouver hors d'Erebor, elle compte bien en profiter au mieux.

De retour au palais, elle prend le repas en compagnie de son frère et de Sitara, échangeant quelques commentaires sur les champions, le déroulement des événements à venir, le dîner de la veille ou encore les réactions des tribunes bellifériennes lors de l'arrivée des championnes. L'idée fait doucement sourire Alméïde qui n'est pas mécontente que leur choix se soit porté sur Grâce Martel ; elle saura faire honneur à Erebor, elle n'en doute pas une seconde. Et même si tout ça ne l'intéresse que peu, elle est curieuse de savoir ce qui attend les dix combattants dans les jours qui viennent.

Le repas terminé, la princesse reste quelques temps en compagnie de Sitara et de Qasim, avant que celui-ci ne se laisser bercer par les bras de Niobé et que le silence ne revienne. Désireuse de profiter de ces rares instants où hommes et femmes d'horizons lointains se retrouvent, elle finit par quitter les appartements, un petit présent enveloppé d'un linge brodé entre ses mains. Elle ne met pas bien longtemps à trouver l'endroit où loge le duc de Lagrance, guidée par une domestique à travers les couloirs aux allures austères de ce palais dont elle ne connaît rien. Enfin, elle frappe quelques coups discrets à la porte, attend une réponse puis pénètre dans la pièce, un large sourire sur les lèvres et le visage ravi de retrouver son ami qui semble seul.

« Bonjour. Je ne te dérange pas j'espère. J'ai trouvé un artisan ce matin qui fait des pâtisseries à tomber, des spécialités d'ici. Je me suis dit que tu voudrais y goût... » Son regard croise celui de Denys et il lui est impossible d'ignorer l'évidence ; il n'a pas l'air dans son assiette. Elle s'avance d'un pas prudent, dépose les pâtisseries en question sur la table et s'assoit à ses côtés. « Quelque chose ne va pas ? » Puis elle pose délicatement sa main sur son bras, un peu soucieuse.


Spoiler:
 

_________________
dialogues • mediumvioletred





To see a world in a grain of sand and heaven in a wild flower. Hold infinity in the palms of your hand and eternity in an hour.
William Blake



Dernière édition par Alméïde d'Erebor le Dim 14 Aoû - 0:42, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Les Voltigeurs • Modo
avatar

Messages : 2810
J'ai : 30 ans
Je suis : Voltigeur de Nuage, Major du Vol de Valkyrion, division de Svaljärd
Héritier de Vifesprit, petite barronie à l'Ouest de Sombreciel

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Castiel, Duc de Sombreciel Augustus, Empereur d'Ibélène
Mes autres visages: Arsène Albe - Maximilien de Séverac
Les Voltigeurs • Modo
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 8 Aoû - 19:21

La colère flamboya en Mayeul, aussi vive et puissante qu’un feu d’herbes sèches. «Ce n’est pas totalement immérité», claironna une voix amusée, mais le Voltigeur était bien trop furieux pour y prêter une quelconque attention, dardant un regard noir sur Ilse. Il était Cielsombrois, Mayeul, prompt aux excès et à la même versatilité que son duché d’origine, et l’humiliation de la pirate fît naître un feu ardent dans ses veines qui ne demandait qu’à s’échapper au grand jour. Mais il avait tout de même plus de maîtrise sur lui-même que ça, la discipline rigoureuse de ses années de cadet n’y étant pas totalement étrangère. Sans un mot, il s’éloigna en direction des serviteurs qui attendaient plus loin, son orgueil ne lui autorisant pas de se retirer dans sa loge pour y lécher sa fierté blessée et prendre un bain.
Au lieu de ça, c’est un baquet d’eau froide qu’il se versa sur la tête, qui eut le mérite d’éclaircir ses idées encore embrouillées par l’alcool de la veille et de le débarrasser du sable qui lui collait à la peau. Frissonnant, il se débarrassa de sa chemise trempée, s’essuyant sommairement avec un linge tendu par un serviteur avant de regagner le centre de l’arène, cheveux mouillés, vêtements humides et torse-nu.

Oh que non, il ne lui ferait pas le plaisir de partir ! La pudeur n’étant pas l’une de ses caractéristiques les plus développées, il s’en fichait complètement, offrant un sourire narquois à la pirate maintenant que la douche improvisée avait fait fondre sa brusque colère. Il ne restait jamais furieux très longtemps, le Voltigeur, aussi grand que soit son ressentiment. Et puis, si l’un des autres Champions éprouvé une quelconque gène envers sa tenue particulièrement déshabillé, qu’il vienne, il serait prêt à le recevoir !
Comme s’il ne s’était rien passé, le voltigeur récupéra ses armes qu’il avait laissé tomber dans le centre de l’arène. Contrairement à Ilse, lui préférait se servir de ses propres armes, connaissant les yeux fermés leur équilibre et leur poids dans sa main. Et si Mayeul n’avait rien du guerrier-né, au moins possédait-il pour l’agilité typique des Voltigeurs, l’art d’esquiver, de danser hors de portée et de surgir là où on l’attendait le moins.

On leur offrit de quoi se restaurer pendant leur pause, et le Voltigeur profita de l’après-midi pour se rapprocher de la championne de Lagrance. Après tout, Grâce et Marianne étaient trop proches d’Ilse pour qu’il puisse se résoudre à leur demander quoique ce soit pour le moment, et Hiémain semblait aux prises avec la ravissante guerrière qui était venue présenter ses hommages au baron de Sylvamir. Il savait qu’Octavius n’était pas mage - «Nuage, c’est bon !» Grogna-t-il intérieurement - et Serenus non plus, restait Lionel et Maelys dont il ignorait les capacités. Et la Chevaucheuse était autrement plus mignonne que son homologue !
Oubliant totalement la légèreté de sa propre tenue, il lui offrit un sourire charmeur avant de prendre la parole : « Nous n’avons pas vraiment eu le temps de faire connaissance, même s’il est facile de déduire que tu es la petite protégée de Tristan d’Amar.» Ils s’étaient croisés sur l’île des Vents, après tout. Maelys, nommée Championne pour avoir été contre l’allégeance de Denys à l’impératrice sans nul doute, tout comme lui devait cet illustre honneur à sa relation avec Castiel de Sombreflamme - ou plus précisément, sa relation avec Mélusine et Alméïde. «On pourrait mettre nos talents en commun pour leur en mettre plein la vue» Plaisanta-t-il, comme un écho à ce qu’elle avait dit à Neve un peu plus tôt. Après tout, ils étaient là pour s’entraîner en équipe, non ?

Spoiler:
 

_________________


"What am I supposed to do
when the best part of me
was always you?"

The Script, Breakeven

Yeah :
 
Paroles : indigo
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Guerriers
avatar

Messages : 694
J'ai : 37 ans
Je suis : garde du corps d'une Compagne lagrane

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Guilde des Guerriers et au Fils des Ombres
Mes autres visages: Castiel • Louis • Maelenn • Lionel • Matvei • Hermine
Les Guerriers
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 8 Aoû - 20:04

Une chance.
Leur accorder une chance.
Octavius se rappelle sa propre décision à propos des autres champions, lorsqu’il les voit entrer tour à tour dans l’arène, tous plus misérables les uns que les autres. Il a été le premier à s’y présenter, l’œil quelque peu cerné d’une agréable nuit en très charmante compagnie, mais l’humeur au beau fixe en conséquence de cette nuit. Puis, les autres sont arrivés. Que le champion de Sombreciel, Mayeul en l’occurrence, soit une loque n’est pas une surprise. Ni même la pirate. Mais la championne d’Erebor ! Celle de Bellifère ! Elles sont encore torchées, sans nul doute possible –elles fleurent bon le rhum et la bière à des mètres de distance. La mine du guerrier se renfrogne. S’il doit se fier plus à ces Faës… ils ne sont pas sortis du bois.

Il écoute patiemment Enguerrand. Puis Mayeul. Retenant sa langue, sa hargne.
Une chance.
Ils doivent collaborer. C’est ce qui importe, dans cette édition inusitée du Tournoi des Trois Opales. La collaboration. Alors Octavius s’avance jusqu’à Serenus, avec lequel il doit collaborer plus qu’avec les autres dans toute cette histoire. Avec un type qu’il a cogné, à leur première rencontre. Ça promet.  « T’as l’habitude, avec un bouclier ? » C’est quasi anodin, comme question, mais très sérieux. Plusieurs guerriers mettent de côté la défense, au profit de l’attaque. « Il t’en faudra un grand. Pas comme les Kyréens, plus un… » … parlant de Valkyrion… En voilà une, de valkyrie, celle qui s’est échappée de son lit bien tôt ce matin, celle dont le clin d’œil ne lui échappe pas. Pour peu, il en rougirait, mais il se contente de saluer Lia d’un signe de la tête, sans pouvoir empêcher un petit sourire satisfait de se dessiner sur ses lèvres. Et de perdre le fil de ce qu'il voulait dire. «  … plus un… on ira t’mesurer à la forge. Pis vu qu’on doit prendre les coups plus qu’en donner, on s’prendra un truc pas trop encombrant, mais qui tranche bien. » Il sera capable de s’accommoder de Serenus. Il saura le faire. Il a déjà été capable de le faire. Il se convainc que ce n’est rien. Au moins, il sera avec un autre guerrier. Pas avec un putain de mage imprévisible, ou un soûlon. Ça lui fait déjà moins de défauts, au Cibellan. « On s’réchauffe et on y va ? »

Une. Chance.

Spoiler:
 

_________________
Dialogues en sienna





Dernière édition par Octavius le Rouge le Lun 8 Aoû - 20:45, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité

Invité
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 8 Aoû - 20:09

La petite qu’ils avaient failli mettre à terre en bas des gradins aurait fait une belle princesse, et si elle n’avait pas du fausser compagnie à son époux, sa belle-sœur et leur marquise, sans aucun doute aurait-elle proposé à ses parents de la recevoir à la Cour d’Erebor – sans préciser qu’elle fréquenterait probablement les enfants naturelles de son époux. Elle ne les connaissait pas, après tout, et peut-être n’apprécieraient-ils pas ce fait. Elle se promit de leur écrire, cependant, alors qu’elle quittait les côtés de son époux pour aller nourrir leur fils. Elle n’entendait pas offenser la Duchesse de Bellifère ou son peuple, en lui donnant le sein en public – ça ne la gênait nullement, coutumière qu’elle était de voir les autres concubines le faire et habituée à agir ainsi elle-même, mais elle connaissait les mœurs moins ouvertes du duché qui les accueillait pour l’événement et elle ne pouvait guère les ignorer, en tant que Duchesse d’Erebor. Elle précisa de leur demander leur nom et comment leur faire parvenir des missives, avant de s’éloigner réellement après un doux baiser déposé sur les lèvres de son époux et un geste plus formel, malgré le déplaisir qu’elle avait à agir ainsi, à l’attention d’Alméïde, puis un similaire à l’attention de Mélusine. Elle se pencha toutefois pour embrasser l’enfant sur la joue, et lui donner un bijou qu’elle portait à son poignet. Le temps passa vite, avant que son époux ne la rejoigne, toute son attention dévouée à s’occuper de son fils, et à le divertir. Ils mangèrent l’un et l’autre avec les autres ducs, après cela, confiant Qasim à une nourrice. Il dormait à leur retour, et ils passèrent une nuit tendrement enlacés, la main d’Anthim sur son ventre presque dénudé. Peut-être pourrait-elle donner un frère à son fils dans quelques mois, et un second enfant à son époux. Elle l’embrassa rapidement en se levant.

« Penses-tu que nous devons aller encourager Grâce Martel ? »

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 8 Aoû - 20:22

Neve émergea vaguement du sommeil, en proie à des bribes de rêves qui ne parvenaient pas à s’étioler. Ses yeux se posèrent sur le plafond qui, comme l’ensemble de sa chambre, demeurait impeccable. Le soleil ne perçait pas encore les persiennes de la fenêtre, et le Chevaucheur jugea qu’il n’était pas encore temps de mettre pied à terre. Il se remémora la soirée qu’il avait laissé se prolonger dans la nuit avec Serenus, à échanger quelques stratégies défensives sur le sable de l’arène. Pourtant, malgré ces longues heures à parcourir le Colisée, ni le guerrier, ni le Chevaucheur n’avaient avisé les autres champions. D’après le tohu-bohu qui avait émané de la capitale belliférienne, sans aucun doute avaient-ils tous cédé à l’appel de la fête ; et c’était tout à leur honneur. Les ansemariens avaient beau partager la bibine avec une grande bonhommie, rehaussée de plaisanteries salaces, lorsque les navires rentraient au port, Neve n’était pas friand de ce genre de tumulte.

Il se redressa sur sa couche, enfila une chemise, fit sa toilette sans se presser avant que les premières lueurs du jour n’éclairent la chambre. Lorsqu’il s’engouffra dans le couloir menant à l’arène, où Enguerrand Fer-de-Lance devait sans doute attendre les champions, ce ne furent ni des guerriers, ni des mages qu’il rencontra, mais bien un bienheureux panel de gueules de bois que la bonne volonté ne parvenait pas à rehausser. Dans la confusion de tous ces visages fatigués, Neve n’avisa pas Maelys, qui devait sans doute dormir encore. Il jugea bon de la secouer, l’effervescence ayant déjà gagné le Colisée. Le jeune ansemarien songea qu’un innocent oreiller dans le front effacerait sans mal le souvenir d’une soirée sans doute trop arrosée – et qu’importe si elle le maudissait ensuite, la tentation était trop grande.

Un malin sourire s’était discrètement dessiné sur ses lèvres, tandis qu’il s’approchait de la porte de la chambre de Maelys. Il frappa une fois, timidement, puis avec plus d’entrain ; une voix lui parvint confusément, il ne reconnut pas celle de son amie. Elle était plus grave, et moins farouche. Neve fronça les sourcils et se décida à pousser la porte, lentement, ne souhaitant pas faire irruption au mauvais moment. Pourtant, malgré toutes les précautions qu’il prit, le Chevaucheur n’eut pas l’opportunité de surgir en plus mauvaises circonstances. Au milieu de la chambre, à moitié nu – précision capitale s’il en est, se tenait Mayeul de Vifesprit, le champion de Sombreciel. Neve demeura quelques secondes interdit, interrogeant Maelys du regard. Ses yeux portaient en eux quelque dureté, le jeune ansemarien était amer. Lui toucher deux mots de cette étonnante relation n’aurait sans doute pas été de trop. Dans un geste désabusé, Neve montra du bout du menton le Voltigeur, stoppé dans son élan par son arrivée, et reporta son attention sur Maelys.

Navré d’être intervenu dans votre ménage, se contenta-t-il de lâcher en dissimulant sa froideur au profit d’une fausse plaisanterie et d’une voix qui se voulait naturelle.

Le malaise était toujours suspendu au-dessus de cette scène improbable. Le jeune ansemarien haussa les épaules en se détournant et en lançant par-dessus son épaule :

Il y a du mouvement dehors, vous feriez mieux de vous dépêcher.

Et il referma délicatement la porte sans laisser le loisir à Maelys de s’expliquer ou à cet hurluberlu de Voltigeur d’émettre la moindre remarque. Ni jalousie ni colère ne l’avait interpellé en pénétrant dans la chambre de son amie ; seule une sacrée déception s’était éprise de lui. Maelys n’était pas vraiment une personne accessible, pour demeurer dans l’euphémisme, alors pourquoi ne pas lui en avoir parlé plus tôt ? Irrité, Neve pressa le pas pour rejoindre l’arène, où Enguerrand Fer-de-Lance ne tarderait pas à prendre la parole.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
La Noblesse
avatar

Messages : 1758
J'ai : 24 ans
Je suis : duc décadent de Sombreciel et mage de l'Été amateur d'explosions

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Augustus d'Ibélène
Mes autres visages: Louis • Octavius • Maelenn • Lionel • Matvei • Hermine
La Noblesse
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 8 Aoû - 20:25

« Par Idril, Castiel ! » La voix de Mélisende te parvient à travers un épais brouillard. C’est seulement lorsque ta soeur te tire littéralement du lit que tu ouvres un œil épuisé et encore flou, agressé par la lumière qui entre dans ta chambre. Quelle folle soirée ! Tu n’en as pas eu de si bonne depuis longtemps, mais le lendemain est difficile. Tu ne comprends pas d’où ta sœur tire toute cette énergie, elle qui va-et-vient sous ton nez sans se laisser démonter par le pitoyable spectacle des deux – vrai, Denys est là – corps morts que vous êtes, le duc de Lagrance et toi. Vous faites un charmant tableau, à ne pas en douter, et seuls vos habits, encore parfaitement passés, confirment que votre regard hagard n’est pas le fruit d’une folle nuit de passion entre vous. Tu salues ton compère d’un vague geste de la main, n’ayant pas encore trouvé la force d’ouvrir la bouche pour faire autre chose que bâiller.

Lentement, tu entreprends de te déshabiller pour passer la tenue sélectionnée par Mélisende, comme lorsque tu étais petit et qu’Ismalia s’assurait que tu passes quelques vêtements propres pour les cérémonies officielles (où tu aurais été avec tes fripes sales de tes aventures avec Melbren). Ta tête cogne, ta tête hurle, chaque geste en ravive la douleur sourde. « Tu as vu… j’ai dormi », réussis-tu enfin à prononcer d’une voix rauque et éraillée qui trahit tes activités de la veille. Oui, au moins, tu as dormi ! Lors de tes premières et désastreuses années de règne, tu passais directement de la fête à la diplomatie, parfaitement bourré et défoncé. Là, tu es certes fripé, mais tu as décuvé. Tu te fais violence pour t’habiller et ne pas te laisser retomber sur les oreillers. Chaque membre de ton corps est douloureux, endolori, et tu t’interromps au moment de boutonner ta chemise. Ton regard est un peu piteux, sur ta sœur qui attend patiemment que tu termines de te vêtir. « Est-ce que je peux avoir de l’eau, s’il te plaît ? » Pour hydrater le désert erebien qu’est ta gorge, papier sablé, parchemin sec et brûlant. Un peu d’eau te fera du bien et éclaircira tes idées. Tu ne sais même pas où tu dois te présenter de si bon matin. « Où va-t-on ? » Nul doute que ta présence, puant l’alcool et le tabac froid (et ne parlons pas de ton haleine) sera appréciée. Au moins, tu as dormi. Au moins, tu as décuvé.

Spoiler:
 

_________________
Dialogues de Castiel en darkred ◊ Dialogues de Mirat (chat persan ou panthère) en indigo






Dernière édition par Castiel de Sombreflamme le Ven 26 Aoû - 20:30, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cour des Miracles • Modo
avatar

Messages : 407
J'ai : 13 ans
Je suis : Un enfant élevé à la Cour des Miracles
Un voleur, un brigand, un petit menteur que personne ne peut détester.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Cour des Miracles et au Fils des Ombres
Mes autres visages: Mayeul de Vifesprit - Maximilien de Séverac
La Cour des Miracles • Modo
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 8 Aoû - 20:57

Lorgol lui manquait. Lui qui n’avait jamais vécu ailleurs que dans la cité libre se sentait oppressé en Bellifère, et il avait envie de liberté. De respirer l’air marin, de traîner sur les quais, de se sentir comme chez lui. Alors, profitant que les Champions s’entraînaient dans l’arène sous le regard sans doute scrutateurs des spectateurs, Arsène en profita pour s’éclipser et aller traîner près du port. Il était petit, encore, et bien peu semblait remarquer un gamin anonyme qui ouvrait de grands yeux devant toutes ces Vivenefs Bellifériennes. A Lorgol, elles étaient belles, et fières. Ici, elles lui paraissaient bien austères, à Arsène, aussi quand il reconnut l’Audacia, il n’hésita pas longtemps à s’en approcher, se réfugiant sur le pont connu. De sa petite voix, il salua la figure de proue, qui lui offrit un sourire en retour.
L’Audacia était déserte, et il ne savait pas trop si c’était une bonne chose ou une mauvaise chose. La dernière fois qu’il s’était trouvé ici, la solitude avait été effrayante. Les statues, Louis qui menaçait de le jeter à l’eau... Oui, être seul, il n’était pas sûr d’aimer ça. Mais en même temps, tout seul, cela pouvait bien dire qu’il pouvait faire ce qu’il voulait, n’est-ce pas. Tout ce qu’il voulait... Absolument tout.

Un éclat de soleil sur l’acier attira son regard, et il s’approcha religieusement des canons d’Ilse. Ces fameux canons, qu’elle ne lui avait jamais laissé toucher, de peur qu’il ne casse quelque chose, ou explose un bout de l’Audacia. Comme s’il était assez stupide pour ne pas savoir viser ! Il n’allait pas tout casser, franchement !
Sa petite main caressa doucement le canon le plus proche, tandis qu’il s’en approchait à pas lent, l’oreille aux aguets. Pas un bruit. Personne. Parfait. Personne pour lui dire de s’éloigner ou de ne pas toucher ! Ilse serait furieuse si elle le savait. Sans vraiment y penser, Arsène toucha ses cheveux, là où la Championne de la Ville Basse avait tapoté sa tête. Il avait la vague impression qu’elle serait déçue, mais il ne pouvait pas résister à l’attrait du canon. Depuis le temps qu’il la suppliait de le laisser essayer ! Après tout, s’il les touchait maintenant, c’était un peu de sa faute à elle.

Ca n’avait pas l’air compliqué, Ilse lui avait montré - sans faire feu, à son grand désarroi - et il avait demandé à ce qu’elle lui explique les moindres détails. Il suffisait de mettre la poudre, le boulet, le feu et hop ! Quel mal pouvait-il faire ? Se penchant par-dessus le canon, Arsène vérifia que tout était dégagé : il n’y avait rien, que de vieux bateaux mélangés à de vielles Vivenefs austères, parfait. Un canon, ça ne tirait pas aussi loin que ça, non ? L’Audacia était un peu à l’écart, personne ne l’entendrait.
La poudre, voilà. Exactement comme Ilse lui avait montré. Le boulet, maintenant. Il fit appel à tous ses muscles d’enfant, le petit Arsène, grognant et ahanant et poussant pour finalement triompher. Victoire ! Une petite danse de la joie pour célébrer et il se pencha sur le canon, pensif. Est-ce qu’il pouvait l’allumer ? Vaguement, il songea qu’Ilse avait peut-être une bonne raison de le lui interdire. Cela l’embêtait qu’elle lui en veuille, en plus. Mais qu’est-ce qu’il pouvait bien arriver ?

Un silex. Une flamme. Et le canon.

BOOM !

Arsène se boucha les oreilles, épouvanté. Il ne savait pas que cela faisait autant de bruit. Quelque peu coupable, il se pencha pour regarder ce qu’il avait fait et ses mains quittèrent ses oreilles pour se porter à sa bouche, les yeux emplis d’effroi. Qu’Isil le protège ! Il avait décapité une Vivenef de Bellifère !

Spoiler:
 

_________________
Paroles: teal
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le Pavillon Noir • Modo
avatar

Messages : 979
J'ai : 33 ans
Je suis : Pirate sur l'Audacia (canonnière) & Mage de l'Été (destruction)

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Philippe Jedidiah
Mes autres visages: Alméïde, Liselotte, Aurore, Victorine
Le Pavillon Noir • Modo
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 8 Aoû - 20:58

15 septembre, journée

BOOM !

Le son résonne dans l'air, porté par le vent dans tout Hacheclair et parvient au centre de l'arène où Ilse redresse la tête. Elle reconnaîtrait ce bruit de canon entre mille et elle se fige au milieu de l'entraînement, alors que l'après-midi a déjà entamé sa course. Son regard reste étrangement serein mais son esprit a déjà retrouvé celui de Grim, voletant au-dessus de la ville au même moment et qui se dirige vers le port. « Ne me dis pas que c'est ce que j'pense. » qu'elle lui demande sans grand espoir. Elle sait déjà ce qui l'attend et son Familier le lui confirme ; L'Audacia vient de tirer sur une Vivenef militaire et les autorités sont très – très – contrariées.

Laissant tout en plan, Ilse fait signe à ses camarades pirates installés dans les gradins qu'il n'y a pas un instant à perdre. L'étonnement laisse lentement place à la colère tandis que la canonnière se demande qui a bien pu toucher à ses précieux canons !

Malgré la fatigue qui ne la quitte pas depuis le réveil, elle accélère le pas, parcourt les derniers mètres au pas de course et parvient finalement au port où une nuée d'hommes armés entourent la Vivenef. Au-dessus d'eux, quelques griffons fendent les airs, montures et voltigeurs prêts à intervenir. Et alors qu'elle parvient à fendre la foule, elle est estomaquée par la vision qui s'offre à elle. Grim n'avait pas exagéré. Celui qui a fait ça a décapité une Vivenef militaire ! Qu'Atal les protège !

Tandis que Philippe approche les autorités pour tenter de calmer les choses, Ilse se faufile jusqu'à l'Audacia et grimpe sur le pont. Elle n'a pas besoin de chercher très loin, son Familier avait repéré la silhouette du passager clandestin et elle n'a qu'à faire quelques pas pour le retrouver recroquevillé au pied du mât, blanc comme un linge. Quant à la canonnière, elle s'efforce tant bien que mal à ne pas laisser la colère l'emporter. Elle ne peut quand même pas livrer un gamins aux autorités de Bellifère, si ? Elle a d'autres plans pour ce crétin qui la regarde avec des yeux de merlan frit et ce n'est pas ce duché d'arriérés qui lui retirerait le plaisir de le punir elle-même. Reste à régler le problème de la Vivenef sans tête...

Ilse pousse un soupir et ordonne d'une voix autoritaire : « Viens par là. » Elle attend, le regard sévère, qu'il s'exécute. Elle pose alors une main sur son épaule et se penche légèrement vers lui. « Tu viens de nous foutre dans un sacré pétrin alors tu vas bien m'écouter et faire tout ce que je te dirai de faire, d'accord ? » Qu'il s'estime heureux, elle est en train de lui faire une fleur. Elle pourrait le laisser aux autorités ou même à Freyja qui n'en ferait qu'une bouchée, mais c'est son courroux qu'il vient de s'attirer et il y a plus urgent à régler.

« Regarde-moi Arsène, c'est très important. Ce n'est pas toi qui as fait ça, compris ? Toi, t'étais de corvée sur l'Audacia et t'as vu quelqu'un tirer sur la Vivenef là-bas avant de s'enfuir. Est-ce que c'est clair ? Tu penses pouvoir y arriver ? » Le mensonge. Un gros et magnifique mensonge. Et tout ne reposera que sur la capacité de ce gamin à pouvoir le proférer sans pâlir devant les autorités qui réclament certainement la tête de Rhéa, en représailles, malgré le sauf-conduit. Mais il acquiesce et c'est tout ce qu'il lui faut.

Ilse emmène Arsène sur le quai, à l'endroit où Philippe est en pleine discussion avec celui qui semble être la tête pensante de cette marée en uniforme et à qui elle jette un regard entendu. Tenant le gamin par les épaules, elle s'adresse à l'homme. « Un intrus s'est introduit sur le navire et a tiré sur le vôtre. Notre jeune mousse était présent, il a tout vu. »

Spoiler:
 

_________________
Oh won't you come with me, where the moon is made of gold. And in the morning sun we'll be sailing. Oh won't you come with me, where the ocean meets the sky. And as the clouds roll by, we'll sing the song of the sea.






Ilse • mediumvioletred
Grim • darkslategrey


Dernière édition par Ilse Tonnevent le Dim 14 Aoû - 0:45, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Voltigeurs • Admin
avatar

Messages : 4271
J'ai : 38 ans
Je suis : Voltigeuse

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Ermengarde, duchesse de Bellifère ; Alméïde, princesse d'Erebor, et son duc, Anthim ; Augustus, empereur d’Ibélène
Mes autres visages: Tristan d'Amar, Meldred Vif-Ressac, Astrée Aubétoile
Les Voltigeurs • Admin
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 8 Aoû - 22:03

Grâce avait mal à la tête et, en plus de cela, le dos douloureux. Pas qu’elle supporte mal l’alcool, ou même qu’elle ait des difficultés à dormir dans un hamac, sauf qu’une bouteille quelque peu dévergondée – c’était pas une bouteille de pirates pour rien ! – s’était glissée au fond du hamac, et lui avait détruit le dos. Mais elle survivrait, rien n’était plus sur que cela. Il était hors de question qu’elle fasse preuve de paresse ou de manque de sérieux, auprès de qui que ce soit. Elle avait d’ailleurs, dans un semi état d’inconscience, sommé Corail de la réveiller au matin, pour ne pas la laisser en paix une seule seconde, jusqu’à ce qu’elle se lève et retourne à l’arène. Elle s’y serait bien rendue la veille, mais elle aurait plutôt manqué de finir à l’eau. C’est tout de même bien à l’heure et droite qu’elle se présente devant Enguerrand Fer-de-lance. Ce n’est pas la première fois qu’elle le voit, et elle lui adresse son sourire le plus lumineux – même si ses traits, sa chevelure nouée à la hâte et de manière désordonnée, trahissent tout ça. Elle a l’habitude, avec ses acolytes du Vol de Bellifère. De faire l’hypocrite, et de s’afficher resplendissante, quand elle veut juste leur casser des dents. Elle a tout de même revêtu une armure rutilante, et c’est Châtiment en main, sentant Adélaïde par le biais de sa paume posée sur l’arme, qu’elle se présente, une dague dissimulée aux regards des autres et une épée courte l’accompagnant. Elle substituerait peut-être d’autres armes aux lames, mais Châtiment ne la quitterait pas. Elle s’entrainait depuis leur séjour sur l’île des Mages de Sang, et il était tellement instinctif de l’utiliser qu’elle l’emporterait avec elle. Si son orgueil lui interdit de se laisser aller, elle n’a tout de même pas fière allure. Apercevant Marianne non loin, et l’autre guérisseur, elle étreint son amie, qui n’était pas dernière à faire la fête – mais elle est pirate, après tout ! -, et adresse un signe de tête au champion d’Ansemer.

« Désolée d’être abrupte, mais vous pourriez soigner le mal de crâne ? Et le bleu que je dois avoir dans le dos ? Ça nous rendrait un fier service à tous… »

Elle savait pas trop si les mages pouvaient faire ça, mais elles savaient que Marianne oui – elle était pirate, que diable, elle devait plus pouvoir compter le nombre de fois qu’elle l’avait fait. En tout cas, foi de Grâce, son médaillon transformant le vin en eau lui servirait, la prochaine fois. On l’y reprendrait pas, à boire autant la veille d’un entrainement. Et à promettre de se faire tatouer, et de le montrer à Mayeul aussi – même s’il avait été tellement ronchon parce qu’elle l’avait un peu rembarré et lui avait piqué sa choppe qu’il avait peut-être pas entendu. Bah, c’était son problème.

Spoiler:
 

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cour des Miracles
avatar

Messages : 304
J'ai : 35 ans
Je suis : baron de Sylvamir, voleur de la Cour des Miracles, ancien Fils des Ombres

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Cour des Miracles et Astrid, duchesse de Valkyrion
Mes autres visages: Denys du Lierre-Réal, Anthim d'Erebor, Rackham l'Îlien et Joséphine Siguardent
La Cour des Miracles
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 8 Aoû - 23:52

Si pour beaucoup le réveil avait été difficile, Hiémain ne pouvait pas dire qu’il avait passé une mauvaise nuit. Et s’il n’avait pas passé celle-ci dans le calme et la paix comme l’exigeait presque son statut de champion pour épargner sa santé, il n’était cependant pas resté bien tranquillement à ne rien faire, surtout pas quand sa compagne et future femme était Mélusine. D’abord un bon repas avec elle et le petit Arsène, à qui il promettait quelques surprises dans les jours à venir, puis une nuit en tête à tête avec la femme de sa vie, dont la joie persistante arrivait toujours à lui arracher de grand sourire. Il se leva tôt d’ailleurs, ce premier jour d’entrainement, laissant sa douce Mélusine endormie dans les draps se son lit. A vrai dire, il revint à peine une demi heure après dans la pièce pour la trouver dans l’exacte même position, mais il déposa à son intension un doux baiser sur ses lèvres et un petit paquet sur la table de nuit. Un charmant pendentif à l’effigie du soleil, orné en son cœur d’une petite pierre rouge. Belle démonstration des talents Belliférien, que l’on pouvait croire sans affinités pour les arts artisanaux.

Finalement, il se présenta à l’heure pour le premier jour de l’entrainement, frais et même d’une excellente humeur. Si le combat n’était certes pas sa tasse de thé – non qu’il fut mauvais dans le domaine – le baron de Sylvamir avait la chance d’être un esprit stratège et réfléchit, et à défaut de vraiment se pencher sur l’art de la guerre (malgré son statut d’attaquant contre l’ennemi), observer ceux qui seraient ses partenaires lui paraissait intéressant. Force était de constater que les ententes n’étaient pas des plus favorables. Ça n’avait rien de très engageant. De son côté, il n’avait aucun grief contre ses compagnons, ce qui avait quelque chose de positif.

Il écouta vaguement le discours d’Enguerrand, conscient malgré tout que la détente ne s’éterniserait pas et qu’il avait un devoir à respecter. Sa duchesse comptait sur lui, quand bien même ne faisait-il guère ça pour Valkyrion, représenté par un duc ampli de haine et de colère pour des raisons devenues aujourd’hui futiles. Cette haine que Hjalden entretenait pour lui le dépassait réellement. S’il était là, il ne le devait qu’à Astrid. La surprise marqua malgré tout le baron de Sylvamir lorsqu’une femme à l’image des Valkyrie de son duché arriva à sa rencontre. Il ne lui fallu qu’une poignée de seconde pour reconnaître la princesse Ljöta à qui il adressa un salut de circonstance, le masque sur son visage ne trahissant pas le moindre sentiment. La proposition néanmoins lui fait avoir un sourire en coin, un peu cynique à la remarque, mais il ne s’en offusque pas.

« Il est vrai, je l’avoue, que je n’ai pas pratiqué depuis longtemps les arts du combat propres à Valkyrion. Mais j’imagine que ce sont des choses que l’on n’oublie pas. J’aurais grand plaisir, Lia, à échanger quelques passes d’arme avec vous. Cependant, ne soyez pas vexée de ma manière de combattre, loin de nos danses martiales kyréennes.  »

Depuis longtemps il avait troquée ce style par un autre plus agile, moins violent. Sans compter l’influence d’Obéron, malgré tout fin bretteur et défenseur qui avait marqué son propre maniement des armes. Ainsi, il n’échapperait pas à l’entrainement dès le début. Il devait avouer ne pas en être surprit malgré tout, Valkyrion était un duché de combattants autant que de savants. Et à ce qu’on disait, les femmes étaient toutes aussi vaillantes que les hommes, ce qui plaisait à Hiémain. Sortant sa lame, tenue d’une main, longue mais légère, il accompagna celle-ci d’une dague courte, prêt à se mettre en garde.

Spoiler:
 

_________________

Cette âme est pleine d'ombre, le péché s'y commet. Le coupable n'est pas celui qui y fait le péché, mais celui qui y a fait l'ombre — Victor Hugo.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le Pavillon Noir • Admin
avatar

Messages : 251
J'ai : 41 ans
Je suis : Pirate ; seconde de l'Audacia

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : l'Audacia
Mes autres visages: Mélusine de Séverac • Quitterie Aubenacre • Ljöta d'Evalkyr • Rejwaïde Sinhaj • Faustine de la Fugue
Le Pavillon Noir • Admin
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Mar 9 Aoû - 0:20

Par toutes les catins des ports, c’était-y pas un coup d'nos canons, ça ? La journée avait bien commencé pourtant – en sortant de la cabine où mon capitaine et moi nous sommes montré mutuellement la vigueur de notre affection une bonne partie de la nuit, j’ai enjambé des cohortes de matelots peu frais pour émerger sur le pont et réveiller Ilse sur son tonneau. Enfin… réveiller… disons qu’un bon seau d’eau en plein visage entre deux ronflements fleurant le rhum, et la dégringolade brutale qui s’ensuivit, furent des alliés de taille pour ramener ma seconde à la réalité. « Debout, Ta Grandeur : t’as un entraînement qui commence dans… - » Je jette un regard méfiant vers le soleil froid de Bellifère et esquisse un sourire moqueur. « - y’a à peu près une demi-heure. Ramasse donc Grâce et Marianne, et filez défendre vos couleurs, on vous r’joint quand j’aurai réussi à réveiller tout l’rafiot. »

Puis on l’a rejointe, du coup. Juste à temps pour entendre tonner dans le lointain un des précieux canons de notre championne. C’est qu’elle les adore, ses canons, Ilse – et je l’ai vue surgir de l’arène comme un Cielsombrois devant un jupon frétillant. Alors bah j’lui ai emboîté l’pas, à la copine – et dans le port, j’ai pas pu m’empêcher de rigoler comme une baleine en voyant la figure de proue décapitée un peu plus loin. Philippe s’est lancé à la rencontre des officiels du port pour calmer le jeu, et moi je suis partie me gondoler entre les ponts, histoire de pas envenimer les choses.

Not’mousse ? D’puis quand on a un mousse avec le teint blafard d'un cul d’Outreventoise ? Haussant un sourcil moqueur, j’laisse Ilse faire son p’tit baratin, et je harponne le hardi gamin entre quat’zyeux un peu plus loin, là où les oreilles des rustres du coin pourront pas nous entendre, l’entraînant en tirant sans ménagement l’oreille que j’ai saisie entre deux doigts. C’est que je l’ai reconnu, le galopin : un des traîne-guenilles d’la Cour des Miracles, qui s’amuse parfois à faire moult bêtises avec mes gamines. « Dis donc, j’te reconnais toi, t’es l’passager clandestin de l’aut’fois, hein ? Qu’est-ce qui t’a pris d'trucider une vivenef ? Sont pas assez laides comme ça ? » Je lâche son oreille pour camper les poings sur mes hanches, avant de lui ébouriffer les cheveux d’un geste que je ne peux retenir. « En tout cas t’as bien visé, p’tit. D’mande donc à Ilse de t’apprendre où tirer la prochaine fois qu’tu viens, au lieu de boul’verser les pauvres officiels du coin, ils sont facilement chamboulés – et touche plus à un d’ses canons sans son autorisation, compris, p’tit gars ? Tu f’ras pas long feu sur mon pont sinon. »

Spoiler:
 

_________________


© acidbrain

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Confrérie Noire	• Admin
avatar

Messages : 305
J'ai : 29 ans
Je suis : Écoutante de la Lame pour la Confrérie Noire • Princesse de Valkyrion

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Sombre Mère, et Valkyrion
Mes autres visages: Mélusine de Séverac • Quitterie Aubenacre • Freyja de Brunante • Rejwaïde Sinhaj • Faustine de la Fugue
La Confrérie Noire • Admin
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Mar 9 Aoû - 1:19

Lame contre lame. Épée et dague. Très bien. Ce ne sont pas les armes traditionnelles de Valkyrion, où la hache et la masse sont nettement plus populaires chez les hommes, et les épées étant plutôt l’apanage des skjaldmö, mais soit. J’assure la prise sur mon bouclier, salue de la pointe de mon arme – et je me laisse sombrer dans l’appel vibrant de mon sang barbare. Dans ma tête résonne le chant guerrier des Valkyries, célébrant cette soif de mort qui vivre dans nos corps, cet appel trépidant du combat dans lequel nous savons si bien nous perdre. Par bien des aspects la Confrérie est une extension de cet état d’esprit, et j’aime voir le sang couler, ruisseler sur mes mains et éclabousser mon visage, qu’il s’agisse d’un contrat ou d’un duel.

Là tout de suite, cependant, les enjeux sont différents, et je réfrène mes instincts guerriers, évaluant dans un premier temps la technique de combat de mon adversaire d’un jour. Il est étrange, ce style à deux lames – fin bretteur, stratège avisé, mais avec quelques faiblesses toutefois ; je parviens à frôler de la pointe de mon épée le tissu de sa chemise à deux reprises, et lui assène à un moment un solide coup de bouclier qui résonne avec une vibration de gong. Il se défend bien cependant – je me retrouve en mauvaise posture deux ou trois fois également, et globalement notre lutte est égale. Les minutes passent, l’après-midi avance, et petit à petit les fioritures faës désertent peu à peu sa danse, qui retrouve une parcelle de la grâce brutale kyréenne qui m’est tant familière.

Après deux heures et demie, je sens la fatigue peser sur mes membres, et reculant de quelques pas, je salue Hiémain d’un ample mouvement de mon épée. « Vous êtes resté une belle lame, baron ; il m’est plaisant de voir que mes souvenirs d’enfant sont encore ancrés dans le présent. » Inclinant la tête, je prends congé, prête à revenir m’entraîner demain sur le sable de l’arène ; mais pour le moment, d’autres impératifs m’attendent.

C’est à nouveau masquée de ténèbres que je me faufile dans la suite du duc de Lagrance, poignard en main, prête à frapper. Il est éveillé, me voit arriver : tant mieux. Froidement, je lui adresse un signe de tête glacial, levant ma lame – si tu as une dernière pensée, misérable, c’est le moment de la filer, et prestement.

Spoiler:
 

_________________


« Sweet Mother, sweet Mother, send your child unto me,
for the sins of the unworthy must be baptized in blood and fear. »
© acidbrain

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dragonnet du Chapitre • Version 2.5
avatar

Messages : 877
J'ai : 35 ans
Je suis : Guerrier a l'antenne de la Volte.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : La Guilde des Guerriers
Mes autres visages: Raygnar d'Ysgramor / Elliott Ross
Dragonnet du Chapitre • Version 2.5
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Mar 9 Aoû - 11:05

Après avoir passé la soirée avec son ami Neve où ils avaient échangés des conseils de stratégies à appliquer lors du tournoi, Serenus était rentré se coucher dans sa chambre. Le lit était moelleux à souhait et il sombra très vite dans le sommeil. Le lendemain, il s'était réveillé tôt et avait rejoint les autres champions dans l'arène. Serenus sourit en croisant le regard de Neve et réussit (avec beaucoup de difficulté) à ne pas éclater de rire en voyant les autres champions qui semblaient avoir passé une très courte nuit. La plupart puent le rhum et sont visiblement encore ivres. Serenus fit une grimace et secoua la tête. L’entraînement allait être difficile pour eux. Serenus écoute Enguerrand et Mayeul, silencieux et les mains croisées sur la poignée de son épée. Puis l’entraînement commença. Serenus commençait à faire quelques tours de bras avec son arme quand Octavius s'avança vers lui. Serenus, malgré le fait qu'il ne pouvait pas blairer ce type, le salua avec un signe de tête. Après tout, il allait devoir passer le tournoi entier à ses côtés et ce n'était pas le moment de régler ses comptes. Octavius lui demanda s'il savait se débrouiller avec un bouclier. Puis il enchaina sur le fait qu'il lu en faudrait un grand mais pas trop lourds. Serenus hocha la tête et répondit avec un sourire :

« - Je n'utilise pas toujours de bouclier mais quand j'en ai un, on peut dire que je me débrouille. »

Serenus hocha la tête quand son frère d'arme proposa d'aller le mesurer à la forge. Il pencha la tête quand Octavius failli perdre le fil de sa conversation. Serenus capta le sourire presque étrange du guerrier et suivit son regard.  Une femme blonde les regardait. Elle était plutôt jolie. Serenus se concentra et haussa les épaules. Octavius proposa de s'échauffer avant de commencer. Serenus accepta sans hésiter et les deux guerriers commencèrent à s’entraîner. Ils travaillèrent ensemble les jeux de jambes, les coups à porter et comment bien encaisser les coups. Serenus était content de travailler avec un homme comme Octavius malgré le fait qu'ils avaient mal commencé ensemble. Avoir un homme ayant gagné une fois le tournoi comme allié peut être très bénéfique. Puis ils allèrent ensemble à la forge ou ils purent commander des boucliers adaptés à leur physionomie. Serenus en profita pour demander une épée légère et courte et précisa que ce n'était pas pour lui mais pour un ami. Le forgeron apporta au bout de quelques heures un bouclier à la fois grand et léger fait à partir d'acier et de bois. Le guerrier le soupesa et le montra à Octavius en lui demandant :

« T'en penses quoi ? Pour ma part, il me va parfaitement! »

Spoiler:
 

_________________










Hey:
 

Dragonnet 2.4:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cour des Miracles
avatar

Messages : 1726
J'ai : 26 ans
Je suis : Voleuse spécialisée dans l'escalade à la Cour des Miracles.
(Futur Roi Blanc et Fils des Ombres :sisi: )

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Fils des ombres
Mes autres visages: Antonin de Faërie
La Cour des Miracles
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Mar 9 Aoû - 11:43

La nuit avait été bien trop courte et ma tête résonnait encore des blagues grasses de la veille. Ou bien n’était-ce simplement que les reflux d’alcool ? J’avais réussi à grappiller quelques heures de sommeil et j’étais dans les gradins quand les champions, ces fiers héros à la démarche presque droite, entrèrent dans l’arène. Tous n’étaient pas vraiment à l’heure. Tous n’étaient pas fringants.
Je n’étais pas seule à les observer, il y avait déjà des spectateurs, certainement moins avinés que moi. Cela ne m’empêchait en rien de sourire niaisement en écoutant leur conversation. Travailler m’occupait l’esprit, m’empêchait de me rendre compte que mon estomac tentait de ressortir par ma bouche. Je sautillais d’un endroit à un autre, curieuse et innarêtable. Je m’immisçais dans les différents et les débats sur les champions, gonflant les animosités par des questions d’apparences innocentes. Tss, j’en aurais presque ris, si je ne me devais pas d’afficher cette mine de concentration concernée devant l’argumentation d’un marchand lagrand, coupé quelques secondes plus tard par son compagnon. Partant en une joute verbale enflammée.  

J’interromps leur échange avant qu’ils n’en viennent à déranger les autres spectateurs en leur proposant de régler ça à l’amiable au lieu de se disputer comme des poissonniers. Ils me regardent les yeux ronds, puis mordent, dévorent, l’hameçon. Sortant un petit carnet d’une des escarcelles pendue à ma ceinture, je leur montre les paris tenus, les côtes. Leur proposant de faire de même. C’était tout de même bien plus intéressant que de se perdre dans une discussion sans fin sur laquelle ils ne réussiraient pas à se mettre d’accord. Le marchand hésite, mais devant l’impulsivité de son compagnon qui me fourre ses fleurons dans la main en m’indiquant patiemment sur quoi il misait, il céda. Fierté quand tu nous tiens, il aurait été impossible de se défiler si son adversaire sautait dans la gueule du loup. Pour quoi il serait passé ? Je leur souris, indiquant au préalable ou aller chercher leur mise en cas de victoire. Puis je prends congé, cherchant de nouvelles proies.

Le soleil monte dans le ciel alors que je m’absorbe à ma tâche, que je trouvais follement amusante. Les béllifériens n’étaient pas si difficiles à approcher pour peu que l’on sache comment les aborder. Les plus méfiants restaient les stoïques. Ceux qui se voulaient sages. Mon regard se posait de temps en temps sur les exercices et entrainement des champions. Cette qualification réussissait toujours à m’arracher un sourire tant ils ressemblaient à des enfants se chamaillant pour savoir qui serait le dragonnier épousant la princesse. Vers midi, une nouvelle tête fit son apparition, allant chercher la compagnie d’un des guerriers… C’était une femme à fière allure et je me surpris à m’intéresser à ce qui allait suivre. Certaines personnes dégageaient cette aura, une atmosphère attirante qui nous souffle que quelque chose à ne pas rater pouvait se produire. Je m’installe donc pour regarder, j’avais fais le tour des gradins pour le moment de toute façon (occupé présentement par une foule de bambin en couche culotte), il me fallait attendre que la foule se renouvelle un peu, autant se rincer l’œil. Il faudrait que je pense à faire un tour en ville également.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dragonnet en Chef • Livre I
avatar

Messages : 3977
J'ai : 33 ans
Je suis : Marquise de Sinsarelle, dame de Séverac, Voleuse de la Cour des Miracles

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Cour des Miracles
Mes autres visages: Quitterie Aubenacre • Freyja de Brunante • Ljöta d'Evalkyr • Rejwaïde Sinhaj • Faustine de la Fugue • Pénélope de Bellancre
Dragonnet en Chef • Livre I
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Mar 9 Aoû - 13:08

Lorsque je finis par m’éveiller, le soleil est déjà haut dans le ciel, et deux petites servantes toutes mignonnes hésitent sur le pas de la porte, débattant visiblement de la pertinence de me laisser dormir et de faire du coup l’impasse sur le nettoyage des lieux, ou d’encourir les foudres du baron de Sylvamir qui a interdit que l’on me dérange. D’un sourire, je les salue. « Revenez dans une trentaine de minutes, jeunettes, je serai levée. » Rosissantes, elles s’inclinent et sortent, remplacées sur le seuil par les fossettes rieuses de Joséphine. « Mélisende est levée depuis le matin ; elle m’a envoyée voir si tu avais besoin d’aide. Je t’ai amené la petite Martel, aussi. » Et effectivement, ma nouvelle apprentie jette des regards curieux par-dessus son épaule. « Va voir ta mère, Agathe ; elle est sûrement sur le sable à s’entraîner. Je te laisse la journée pour la voir et visiter, sois de retour auprès de moi ce soir quand le soleil se couche, compris ? »

Une fois la petite envolée à toutes jambes, et sûrement pas en direction de sa mère qu’elle boude toujours, Joséphine m’aide à sortir du lit où je serais pourtant restée volontiers encore un peu. Je dors beaucoup en ce moment, ma douce Mémé dit que c’est normal dans ma condition, et la nuit a été plutôt courte. Le bonheur de m’endormir dans les bras de Hiémain est encore une nouveauté, et j’en savoure pleinement chaque occurrence, étonnée à chaque fois de la chance qui est la mienne. « Le petit pose des questions, tu sais. Il n’a pas les yeux dans sa poche, et des oreilles pour entendre. » Ah. Certes. Oups ? C’est vrai que j’oublie un peu Arsène parfois, en dépit de la sincère affection que je lui porte : c’est un vrai courant d’air, ce gamin, toujours à filer ici et là ! Enfin. Dans quelques jours, il aura douze ans ; et la petite surprise qu’on lui prépare lui donnera peut-être d’autres sujets de réflexion à creuser.

Parlant de surprise… Il y a à mon chevet une petite boîte qui n’était pas là hier. Curieuse, je m’en empare, soulève le couvercle – et un Ô de surprise arrondit mes lèvres. Joséphine se penche, admire la délicatesse du présent, et hoche la tête avec approbation. « Il a bon goût, ton homme, Mélusine. » Il a un goût exquis, oui. D’une main tremblante, je porte le soleil ouvragé à mes lèvres et y dépose un baiser, avant de soulever mes cheveux emmêlés pour qu’elle me l’attache autour du cou. Quelle merveille ! Un si précieux cadeau ! Une vague d’amour me traverse, et je perçois la perplexité de Fantasme. « Il faut m’expliquer, qu’est-ce qu’un ‘cadeau’, petite ? » « C’est quelque chose que l’on offre, pour faire plaisir. » « Je ne comprends pas. » « Oh… C’est comme quand Stellaire chasse, pendant des jours, un gibier raffiné, qu’il finit enfin par s’en saisir, et qu’au lieu de le dévorer, il te le rapporte à la place, pour que tu sois celle qui s’en régale. » « Ah ! Mais ça, c’est normal, petite, les mâles sont faits pour nous servir. » Un éclat de rire irrépressible m’échappe devant cette logique de dragonne et je m’esclaffe joyeusement, imaginant la vie quasi-conjugale de ces deux créatures qui s’aiment clairement avec un sincère attachement. « Dis, petite. » « Oui, Fantasme ? » « S’il t’offre cette babiole pour te plaire… Que vas-tu lui offrir, toi, pour lui plaire ? » La question est pertinente… et j’ai déjà quelques idées.

C’est d’un pas réjoui et le cœur en liesse que je m’enfonce dans les rues de Hacheclair, en quête de l’artisan qui saura me fabriquer ce que j’ai en tête.

Spoiler:
 

_________________








Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Voltigeurs • Admin
avatar

Messages : 4271
J'ai : 38 ans
Je suis : Voltigeuse

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Ermengarde, duchesse de Bellifère ; Alméïde, princesse d'Erebor, et son duc, Anthim ; Augustus, empereur d’Ibélène
Mes autres visages: Tristan d'Amar, Meldred Vif-Ressac, Astrée Aubétoile
Les Voltigeurs • Admin
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Mar 9 Aoû - 13:47

Grâce était peut-être moins vive que quelques autres champions, mais elle ne se laisserait pas démonter parce qu’elle avait passé une nuit agitée. Elle subissait chaque jour plus difficile, dans son Vol, et à entendre les quolibets de ses camarades voltigeurs dans les gradins, probablement destinés à Marianne aussi bien qu’à elle, un léger mal de crâne était un problème moindre. Surtout quand elle voulait faire ses preuves. Si ses réflexes pouvaient être émoussés, il était presque certain qu’ils étaient plus poussés que la moyenne – sans cela, elle serait déjà morte en sautant du dos de Corail pour s’en prendre à de potentiels adversaires. Quoi que ses prétendus coéquipiers en pensent. Elle jetait un œil autour d’elle, pour jauger ses camarades. Elle était plutôt habituée à faire cavalier seul, n’ayant pas d’ailier comme les autres voltigeurs, aussi manquait-elle quelque peu de cette coordination que Mayeul devait avoir, mais elle se savait être très douée malgré tout. N’avait-elle pas été l’une de meilleures de sa promotion à l’Académie ? Bien sûr que si. Elle avait d’ailleurs appris, là-bas, à voltiger de concert avec quelqu’un. Par obligation, leurs mentors ne tolérant pas que ça ne soit pas le cas – et personne n’aurait eu l’idée de s’opposer à eux. Si elle ne pratiquait plus, elle était persuadée que c’était comme d’apprendre à voler – difficile, mais inoubliable. Elle pouvait être rouillée, mais elle regagnerait bien vite sa maîtrise. Elle l’avait vu, lors du Carnaval à Lorgol, quand elle avait tenté de délivrer les petites Jedidiah, et qu’elle ne se trouvait pas avec un entourage hostile qui pouvait lui faire des coups de traitre.

Elle dévisagea l’un des hommes massifs – ce crétin de belliférien, et son acolyte visiblement pas plus intelligents, qui se laissaient aller à une moue désapprobatrice et à un sourire moqueur. Il se pensait meilleur qu’eux ? Et il s’entendait bien avec ce résidu de griffon qu’était Octavius ? Parfait. Ils allaient faire le spectacle, qu’ils le veuillent ou non. C’est un sourire ironique aux lèvres que Grâce, après les avoir suivis, s’adressa à un des artisans qui étaient à leur disposition. Celui-ci, en l’occurrence, fabriquait des pièces d’armures, dont des gants souples mais plutôt protecteurs – il s’agissait sûrement de la fine fleur de Bellifère. Elle retint le rictus qui menaçait de poindre sur son visage, toute agacée qu’elle était de devoir reconnaître leur savoir-faire. Elle exécrait tellement leur mentalité qu’elle aurait préféré ne pas dépendre d’eux. « Je vous emprunte cela. Merci ! »

S’avançant vers les deux guerriers de dos, elle se retint de les prendre en joue avec son arbalète, et se plaça face à eux, lançant son gant au pied du cibellan, lui lançant un regard plein de verve. « Acceptez ce défi, et battez-vous contre moi, pour vous entrainer. On ne sait pas ce qui nous attend, peut-être devrais-je affronter quelqu’un avec un embonpoint tel que le vôtre et une masse musculaire – je peux au moins vous reconnaître ça – qui doit l’empêcher de se mouvoir correctement, et peut-être serez-vous confronté à quelqu’un comme moi. Il était hors de question que Grâce lui dévoile ses talents ou même ses faiblesses. Ils ne sauraient rien de leurs adversaires, après tout, n’est-ce pas ? Je vous mets au défi de gagner. »

Elle était fielleuse, agressive peut-être, mais son attitude hautaine, méprisante, son accointance avec ce bellâtre d’Octavius, tout cela lui déplaisait grandement. Il allait mordre la poussière, et elle danserait autour de son corps endolori. Elle se voyait déjà déposer l’une de ses jambes sur son dos alors qu’il serait au sol, face contre terre, et faire un geste victorieux. Oh, cela serait délicieux.

Spoiler:
 

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cour des Miracles
avatar

Messages : 304
J'ai : 35 ans
Je suis : baron de Sylvamir, voleur de la Cour des Miracles, ancien Fils des Ombres

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Cour des Miracles et Astrid, duchesse de Valkyrion
Mes autres visages: Denys du Lierre-Réal, Anthim d'Erebor, Rackham l'Îlien et Joséphine Siguardent
La Cour des Miracles
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Mar 9 Aoû - 16:25

Nuls doutes que son style de combat était particulier et qu’il ne plairait guère à sa partenaire du moment. Cette perspective pourrait presque arracher un sourire au baron de Sylvamir s’il n’avait pas été aussi concentré à parer les coups de son adversaire qu’il avait deviné expérimentée et plutôt agressive. Un maniement qui correspondait tout à fait à la fougue et la violence des kyréens. Et s’il n’avait pas été lui même introduit à ce genre de parade plus jeune, il aurait eu bien du mal à combattre Ljöta.

La partie se joue à jeu égal. Plusieurs fois il parvient à acculer dans une mauvaise posture la princesse kyréenne, faisant danser son jeu de jambe plus prestement. Mais elle est douée, elle aussi, et c’est elle qui parvient à lui laisser la plus cinglante des marques, un bleu qui vient marquer sa peau quand le bouclier qu’il évite trop tard vient le frapper violemment. Il s’écoule un certain temps, à s’échanger ainsi des coups de lames. Mais ce temps, le baron ne le voit guère passer, obnubilé par ce combat qui tend peu à peu à lui rappeler la soif de bataille de son peuple. Quand néanmoins la passe d’arme prend fin, ayant épuisé les deux adversaires, c’est un salut reconnaissant qu’il adresse à Ljöta.

« Je vous remercie pour ce petit rappel Lia. »

Il n’ajoute rien mais n’en est pas moins sincère. Se rappeler de ce que son père autrefois et le seigneur de Brenwyr plus tard lui avaient enseigné avait été aussi douloureux que positif sur son humeur, et pour cela oui, il l’en remerciait. Il n’eut pas le temps de vraiment plus se reposer quand une détonation retentie jusque dans les arènes. Cela ressemblait à l’explosion d’un canon, et le port n’étant pas spécialement loin, il y avait fort à parier que le bruit venait de là bas.

Lorsqu’il parvint en direction du port, il aperçu Arsène en prise avec une pirate qui curieusement n’avait pas l’air de trop lui en vouloir. De quoi donc ? était-ce lui la cause de tout ce carnage ? Une Vivenef de Bellifère décapitée… ça ne risquait pas d’améliorer l’ambiance avec les habitants de Hacheclair qui accueillaient bien à contre-coeur les pirates. Il approcha du petit, l’appelant d’une voix un peu sévère.

« Arsène ! Qu’est-ce que tu fais là ? N’étais-tu pas censé être avec Joséphine et Agathe ? »

Spoiler:
 

_________________

Cette âme est pleine d'ombre, le péché s'y commet. Le coupable n'est pas celui qui y fait le péché, mais celui qui y a fait l'ombre — Victor Hugo.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le Pavillon Noir
avatar

Messages : 999
J'ai : 31 ans
Je suis : pirate sur l'Audacia, père de deux enfants

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Philippe Jedidiah
Mes autres visages: Castiel • Octavius • Maelenn • Lionel • Matvei • Hermine
Le Pavillon Noir
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Mar 9 Aoû - 19:50

BOOM !

Bien abrité sous son tricorne, le ronflement léger et de plus en plus lourd, Louis a bondi sur ses pieds, le cœur battant furieusement aux tempes, lorsque l’explosion a retenti dans tout Hacheclair. Cela faisait déjà un moment que le pirate avait senti son attention décroître de l’entraînement des champions, où sa gueule de bois est venue soutenir Ilse. Par solidarité. Seulement, le manque de sommeil imputable à une nuit de beuverie et un réveil sur le pont de l’Audacia l’a rapidement rattrapé et seul le coup de canon l’a fait sortir de sa torpeur.
Ses camarades, pour la plupart dans un état semblable au sien, partent vers l’origine du bruit, suivant le mouvement initié par Ilse et Freyja. Lui, remis de ses émotions, préfère s’étirer longuement et louvoyer entre les différents badauds amassés en grappes éparses dans les gradins. Ils seront bien assez pour régler les problèmes sans lui ! Il n’a jamais été très fin diplomate, de toute façon. Quelques regards de travers glissent sur lui, alors qu’il se déplace, de la démarche un peu bancale et fière des hommes de la mer lorsqu’ils posent le pied à terre, comme si celle-ci leur faisait perdre le ballant. Son allure ne trompe pas et les pirates ne sont pas les bienvenus en Bellifère, ses côtes accueillantes étant souvent les victimes de leurs rapines. Louis abaisse la pointe de son chapeau, dissimulant mieux son visage, et se dirige jusqu’à une jolie brune qui semble diriger quelques paris. Pile ce qu’il cherchait. « J’te mets cinq fleurons, deux contre un, qu’la championne de la Ville Basse se ramasse une opale. » C’est un pari sage, mais dans les circonstances, c’est le mieux. Il ne sait même pas s’il reverra la couleur de ses fleurons, s’il gagne. « Au nom d’Éric Voile-Ardente », qu’il complète avec un sourire, les fleurons passant de sa main à celle de la brune. Y’a rien de mal à parier sur ses amis, surtout quand on sait qu’ils vont gagner.

Spoiler:
 

_________________
Dialogues en steelblue
Vogue et vit sous le nom Éric Voile-Ardente



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cour des Miracles • Modo
avatar

Messages : 407
J'ai : 13 ans
Je suis : Un enfant élevé à la Cour des Miracles
Un voleur, un brigand, un petit menteur que personne ne peut détester.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Cour des Miracles et au Fils des Ombres
Mes autres visages: Mayeul de Vifesprit - Maximilien de Séverac
La Cour des Miracles • Modo
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Mar 9 Aoû - 20:54

Il aurait pû se cacher, se faufiler, invisible et ignoré de tous. Sauf qu’Arsène était sous le choc de ce qu’il venait de faire, et que son cerveau refusait catégoriquement de fonctionner. Il avait déjà fait des bêtises, déjà volé, et dû courir pour échapper aux punitions mais ça, ça... Décapiter une Vivenef était pire que tout ce qu’il avait fait, bien pire. A peine eut-il la présence d’esprit de se dissimuler sommairement quand une foule de gens commença à converger vers le navire, bien conscient qu’ils n’avaient rien d’amicaux. Du tout. Une Vivenef pirate qui attaque une Vivenef de Bellifère : même s’il était jeune, il savait pertinemment que c’était très, très grave.
Et puis, Ilse allait sans doute le tuer. Ou pire, lui faire ce regard si sévère qu’il avait envie de disparaître sous terre, tellement déçue... Et Mélusine ? Et Hiémain ? Ils l’avaient accueilli, et ils seraient aussi déçus. Et tout ces gens... Il ne voulait pas être enfermé pour toujours, non non. Qu’est-ce qu’il allait faire ? Recroquevillé à terre, cherchant désespérément à retenir les larmes qui perlaient dans ses yeux, effrayé et misérable, Arsène n’entendit même pas Ilse monter sur le pont. C’est sa voix, sévère, qui lui attira l’attention de l’enfant. Il n’osa même pas prendre la parole pour présenter ses excuses, sachant l’inutilité de se défendre.

Il retint un gémissement à ses paroles, acquiesçant sans mot dire. Mentir, il savait le faire. Elle l’entraîna jusqu’à un homme de haute stature qui n’avait pas l’air commode, et ouvrit la bouche pour la première fois, bien conscient du poids des mains de Ilse sur ses épaules. «J’étais en train de nettoyer et de heu... Jouer un peu au Capitaine» Il coula un regard en coin à Philippe, avant de reporter ses grands yeux innocents sur son interlocuteur. Il le savait, Arsène, qu’un bon mensonge était entouré d’infimes vérités et d’anecdotes qui le rendaient vrai. Qui croirait qu’un gamin, seul sur un navire comme celui-ci, se consacrerait exclusivement à sa tâche ? Personne. «et quand j’étais devant la barre, j’ai vu un homme près des canons. C’est lui qui a fait feu. Je savais pas quoi faire, j’vous jure M’sieur, j’ai voulu l’arrêter mais il était bien trop grand pour moi !» Expliqua Arsène, laissant sans remords les larmes poindre dans ses grands yeux innocents. «Il a sauté sur le quai, mais j’ai pas l’droit d’quitter l’navire moi. J’suis désolé, je savais pas quoi faire.» Répéta-t-il en se tournant pour se serrer contre Ilse.

C’était aux grands de parler maintenant, et Arsène s’éloigna quelque peu, les yeux sur la pirate qui défendait l’Audacia avec son capitaine. Mais avant qu’il ne puisse réflechir plus avant, quelqu’un le saisit par l’oreille et l’entraîna plus loin. Et quand la femme prit la parole, il paniqua quelque peu. L’ogresse. La maman de Lena, celle à qui Ilse avait promis de le livrer avec férocité. Pourtant, elle ne semblait guère furieuse, quand elle lui ébouriffa les cheveux et le... Complimenta ? C’est un franc sourire qui accueillit les déclarations de Freyja, effaçant l’inquiétude et les tourments. Pour de vrai ? «Oh oui, c’est promis, plus jamais ! Elle pourra vraiment m’apprendre, dites ? Vous lui direz ?» Une fois qu’elle serait moins fâché contre lui, peut-être, ce serait le mieux.

Sa joie nouvelle fût de courte durée pourtant, quand la voix sévère de Hiémain retentit. «Je...» Il pouvait mentir, il le savait, mais préféra ne pas le faire. Il savait toujours, Hiémain, tôt ou tard, et c’était plus qu’agaçant de se voir démasqué. « J’leur ai pas dit que je partais.» Avoua-t-il piteusement. «J’voulais voir l’Audacia. Et Lena.» Ca, c’était un mensonge, mais pas de ceux que Hiémain pouvait percer à jour. Il lui semblait. Mais Hiémain était amoureux, alors, il se montrerait peut-être plus compréhensif s'il mentionnait sa copine Lena.

Spoiler:
 

_________________
Paroles: teal
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le Pavillon Noir • Modo
avatar

Messages : 979
J'ai : 33 ans
Je suis : Pirate sur l'Audacia (canonnière) & Mage de l'Été (destruction)

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Philippe Jedidiah
Mes autres visages: Alméïde, Liselotte, Aurore, Victorine
Le Pavillon Noir • Modo
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Mar 9 Aoû - 20:58

15 septembre, journée

Oh comme elle est en colère Ilse. Une colère froide qui transparaît dans son regard et qu'elle ne cherche pas particulièrement à dissimuler. Elle se contient pourtant, la canonnière, parce qu'elle n'est pas du genre à agir sans réfléchir et que la situation est délicate. Au moins, le gamin ment bien. Il verse même une petite larme pour l'effet dramatique et elle ne se soucie pas de savoir si elle est sincère ou non pour le moment. Tant que ça amadoue les autorités. Elle le voit se faire emporter par Freyja et elle se concentre tout entière sur le problème de la Vivenef décapitée aux côtés de Philippe. Ils ne sont pas appréciés les pirates par ici et cette marque d'affection est réciproque, mais ils ont un sauf-conduit, une championne dans leurs rangs et une excuse qui laisse assez planer le doute pour qu'ils ne soient pas inquiétés plus avant. Au moins pour l'instant.

Ilse rejoint alors Freyja et le responsable de tout ce désastre. Elle aperçoit Hiémain parmi eux mais c'est directement à Arsène qu'elle s'adresse, de son ton très calme, presque doux, contrastant étrangement avec les éclairs qui luisent dans ses yeux. « J'peux savoir ce qui t'a pris de toucher à un d'mes canons, bougre d'imbécile ? » Elle n'attend pas de réponse, elle n'a même pas envie de le savoir. « Tu t'prends pour un pirate ? Dans ce cas tu vas commencer ton apprentissage comme tout l'monde. Demain matin, rendez-vous aux aurores sur le pont. Tu le nettoieras de la proue à la poupe jusqu'à c'que ça brille. Et tu recommenceras jusqu'au jour de la première épreuve du Tournoi. » Ca ne fait que trois jours, il s'en sort très bien vu les circonstances. Elle ne se laisse pas attendrir par sa mine déconfite et continue sur le même ton : « Estime-toi heureux. Sans moi tu s'rais en train de croupir dans une cellule belliférienne à l'heure qu'il est. » Elle se penche alors vers lui et sa voix se transforme presque en murmure. « Et si j'te revois toucher à un seul de mes canons, je t'envoie rejoindre Messaïon à la première occasion, est-ce que c'est clair ? » Et qu'il ne prenne pas la menace à la légère parce qu'elle en est tout à fait capable.

Ilse se redresse et masse doucement sa tempe à l'aide de deux doigts, soupirant avant de se tourner vers Hiémain. Elle ne sait pas trop pourquoi il a ce gosse dans les pattes, mais elle lui serait fortement reconnaissante s'il pouvait l'empêcher de jouer les apprentis terroristes la prochaine fois.


Spoiler:
 

_________________
Oh won't you come with me, where the moon is made of gold. And in the morning sun we'll be sailing. Oh won't you come with me, where the ocean meets the sky. And as the clouds roll by, we'll sing the song of the sea.






Ilse • mediumvioletred
Grim • darkslategrey


Dernière édition par Ilse Tonnevent le Dim 14 Aoû - 0:46, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Noblesse
avatar

Messages : 4550
J'ai : 33 ans
Je suis : le duc de Lagrance, marquis du Lierre-Réal

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Lagrance avant tout, à l'Ordre du Jugement et dans une moindre mesure à l'empire de Faërie
Mes autres visages: Hiémain de Sylvamir, Anthim d'Erebor, Rackham l'Îlien et Joséphine Siguardent
La Noblesse
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Mar 9 Aoû - 22:38

Il semble presque que les heures s’écoulent plus rapidement qu’à l’ordinaire. Etait-ce la peur ou le stresse qui lui faisait avoir cette impression ? Difficile à dire, mais c’est un sursaut qui prit le duc de Lagrance quand l’on vint frapper à sa porte et qu’il se rendit compte en regardant par la fenêtre que midi était déjà passé. D’une voix épuisé, il grogne à son visiteur un « entrez » un peu froid, se frottant les yeux rougis par la fatigue. Il ne souhaitait pas de visite pourtant, alors pourquoi un de ses serviteurs avait-il laissé entrer quelqu’un ici ? Denys ne voulait pas qu’on le voie dans cet état… Un état qu’il pourrait pourtant bien cacher d’un sourire et d’une attitude faussement détachée, mais il se rend compte que face à Alméïde qui se découvre dans l’encadrement de la porte le visage souriant, la chose sera impossible. Un maigre rictus étire malgré tout ses traits, bien inhabituel pour le si vivant duc de Lagrance, qui pourtant se lève pour accueillir son amie. S’il ne voulait pas de visite, il ne pouvait nier que celle-ci lui était agréable et presque salvatrice. Une belle chose dans cette journée qui pouvait s’avérer être la dernière de sa vie ? Il n’aurait pas le courage de confesser une telle chose, mais au moins partager quelques instants avec la belle princesse lui était sympathique.

Il s’irrite un peu qu’elle le connaisse aussi bien et voit immédiatement que les choses ne semblent pas aller bien pour lui, mais le sentiment n’est que passager, et c’est d’un sourire sincère qu’il lui répond, malgré le mensonge éhonté qui sort alors de sa bouche. Sa main se dépose sur celle qui tient son bras, comme pour se donner un peu d’assurance.

« Non. Non tout va bien. C’est gentil d’être venue me voir, ta présence m’est très agréable aujourd’hui. » Comme si ces paroles allaient passer auprès de son amie qui le connaissait si bien. Il sentit d’ailleurs que le mensonge n’avait pas prit quand elle le serra tout à coup dans ses bras. Elle n’insisterait sans doute pas pour l’instant, mais elle ne se laisserait certainement pas prendre au jeu, il le savait très bien. Le stresse et la peur montante se lisait dans son regard, et quittant doucement les bras rassurant de la jeune femme, il souffla avant de reprendre. « Tu parlais de pâtisserie ? Montre moi donc ça. »

Et hélas, il ne put laisser s’éterniser cet instant avec sa douce amie. Une petite demie heure s’écoule avant qu’il ne demande poliment de le laisser. La visite d’Alméïde aura eue néanmoins le mérite de permettre à Denys de se vider l’esprit pour réfléchir plus posément. Et quand le soleil doucement en vint à se coucher, l’idée pour peut être sauver sa tête avait germée à son esprit. Restait à savoir si une chance lui serait accordée pour s’expliquer.

Il espéra ardemment que oui, toute la soirée, attendant seul dans ses appartements que vienne à lui l’enfant de la Sombre Mère destinée à lui ôter la vie. Le regard ne trompe pas, la main qui se lève ornée d’un poignard non plus. Le signe de tête le fait réagir vivement, il se lève, laissant se déverser les paroles qui lui viennent en une poignée de secondes, claires et déterminées malgré la peur qui transperce le ton.

« Attendez ! Avant que vous ne me tuiez, j’ai pour vous une proposition qui va certainement vous intéresser. Ma vie contre Realia et Calibourne. Moi seul peu vous permettre de les récupérer. Je vous en prie, écoutez moi. »

Les anciennes reliques de la Confrérie Noire, enfermées au cœur du palais Impérial d’Alfaë depuis qu’elles avaient servies à l’Ordalie de Diamant. Denys avait eu le temps de s’intéresser à ces deux objets quand les choses s’étaient tassées, et il avait apprit qu’autrefois les deux objets avaient été volés à la Confrérie. Il espérait que leur valeur avait plus d’importance aux yeux de cet assassin que sa vie, car le duc disait vrai : sa position, ses connaissances et ses contacts lui permettait de rendre ce qui jadis avait été dérobé. Lui seul le pouvait.

Spoiler:
 

_________________



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   

Revenir en haut Aller en bas
 
Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 22Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4 ... 12 ... 22  Suivant
 Sujets similaires
-
» [2000pts] Waaagh Kaléplugross', trois chariots pour tournoi
» BADMOONZ 3000 pts pour tournoi Haguenau 2010
» Les Trois Mousquetaires
» Liste pour tournoi 1500pts avec resctriction
» Tournoi CE le 21 Novembre 2009 à Rôle Games Marseille

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Arven :: Ibélène :: Bellifère :: Hacheclair-
Sauter vers: