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 Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales

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Le Pavillon Noir • Modo
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Dim 25 Sep - 21:22

La douleur est foudroyante et elle hurle, la pirate. Elle hurle parce qu'on lui malmène le corps et l'âme et qu'elle ne peut rien y faire. Puis un coup violent sur la tête met fin à son calvaire. Elle accueille l'obscurité avec soulagement.

*

Le réveil est douloureux. Aussi douloureux que lors de la première épreuve, peut-être plus même. Le brouillard qui enveloppe son esprit s'évapore peu à peu et le fil des événements se démêle devant ses yeux. Yeux qu'elle ouvre en grand avant de se redresser dans un sursaut qu'elle regrette immédiatement ; chaque parcelle de son corps lui fait mal. La douleur bat à ses tempes, elle sent encore les entailles faites par l'épée du guerrier mais surtout, c'est sa main broyée qui envoie des décharges dans tout son corps. Elle serre les dents mais ne peut retenir un gémissement plaintif. Désorientée, elle regarde partout autour d'elle et sa première pensée va pour son Familier. « Grim ! » appelle-t-elle à la volée comme dans son esprit. Oh bon sang, qu'a-t-elle fait ? Elle entend encore la voix de l'albatros, comme étouffée à l'arrière de son crâne, se débattant pour briser la barrière créée par cette monstruosité envoyée par l'Ordre du Jugement. Mais surtout, elle se rappelle le choc lorsque quelqu'un s'en est pris à lui.

Ilse tourne alors la tête, apercevant Eric à son chevet et, de sa main valide, elle s'accroche à son bras. « Il va bien ? Ils lui ont rien fait ? » « Je vais bien Ilse. Ils n'ont pas eu le choix, il fallait t'arrêter. » La pirate se détend instantanément malgré la douleur qui la fait grimacer et les souvenirs qui jaillissent, inquiétants. Son regard se pose un peu partout sur l'infirmerie où des guérisseurs s'affairent de tous les côtés auprès des autres champions. « Par Messaïon, qu'est-ce que j'ai fait ? » gémit-elle en se laissant aller contre son oreiller. Elle revoit le carreau lancé en direction de ses propres amies. La lame plantée dans la jambe d'Octavius puis dans le ventre de Ljöta. Et elle l'aurait achevée, elle le sait. Elle serait allée au bout de son geste. Portant sa main valide à son visage, elle se cache les yeux, soudain prise de nausée en songeant à l'idée qu'elle ait à nouveau perdu le contrôle, qu'elle n'était qu'un pantin aux mains de ces mages. L'un de ses camarades est-il mort au cours de cette cérémonie de clôture désastreuse ? Oh, par tous les dieux, elle espère que non.


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Le soleil vient danser sur la mer éternelle mais tous ignorent ses reflets d’or. Elle m’attend sous un tapis de lumière, la mer m’appelle. Moi, je veux voir derrière les nuages, de nouveaux rivages.






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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Dim 25 Sep - 22:22

Au milieu des cris et du chaos ambiant, Alméïde avance tant bien que mal. C'est fini. C'est réellement fini. Et pourtant, son coeur saigne d'avoir été témoin de telles horreurs, de ne pas avoir été en mesure de retrouver sa belle-soeur, et de ne pouvoir être plus utile en cet instant. Elle retourne dans la tribune erebienne, un pas devant l'autre, tel un automate, son corps quelque peu meurtri d'avoir été ainsi bousculée dans tous les sens au coeur d'une foule paniquée. Son regard balaie les alentours à la recherche de visages connus, terriblement inquiète à l'idée de ne pas les retrouver. À chaque pas, son coeur bat un peu plus vite et elle sent à peine les larmes qui coulent sur sa joue. Dans l'air flotte encore une odeur âcre de fumée et de poussière. Le sable de l'arène s'est teinté de rouge et est envahi de médecins et de spectateurs qui accourent pour venir en aide à leurs amis, à leur famille peut-être. Griffons et dragons patrouillent au-dessus de leurs têtes ; y en a-t-il d'autres dans les parages, prêts à profiter de la confusion pour attaquer à nouveau ? Alméïde frissonne à cette idée et parcourt la tribune, accélérant soudain lorsqu'elle voit son frère.

« Anthim ! » Sans attendre, elle se jette dans ses bras. « Joseï soit loué, tu vas bien. » Accrochée à son frère, elle ne lui laisse pas même une seconde pour réagir, s'exprimant d'un ton affolé d'où perce l'urgence. « Est-ce qu'elle est revenue ? Est-ce que Sitara est là ? Je l'ai perdue de vue, je n'arrivais pas à la retrouver. » Elle est au bord de la panique, semble-t-il, la princesse des dunes et ses doigts tremblent, comme si elle prenait enfin la pleine mesure de ce qu'il s'est passé. À nouveau, elle se blottit dans ses bras, soulagée de le retrouver en un seul morceau.


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To see a world in a grain of sand and heaven in a wild flower. Hold infinity in the palms of your hand and eternity in an hour.
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 26 Sep - 5:59

Le 30 septembre 1001

« MÉLISENDE ! »

Tu hurles le nom de ta sœur, sans te soucier de l’allure que cela peut bien te donner. Devras-tu chercher toi-même les débris des loges cielsombroises ? Tu es prêt à le faire, oui, à mains nues s’il le faut, s’il c’est ainsi que tu dois récupérer ta sœur. Tu as enfin pu quitter les voiles et les habits du Roi Noir, guettant Sayam voler jusqu’à sa mage, éclat orangé se mêlant à ceux que jette l’opale de Flammes du champion de la Ville Haute. Tu as attaché le mécréant encore vivant (bien que plus mort que vif) sur Vif-Argent, avec l’aide de la Tour Noire, et tu as sommé le griffon de se rendre aussitôt à Lorgol, accompagné de Justice. Pour que vous Épines s’occupent avec beaucoup de soin de ce personnage. Pour qu’elles le soignent et que plus tard, vous puissiez vous faire le plaisir de le tuer, petit à petit, de le torturer jusqu’à lentement obtenir de lui le moindre aveu.

Enfin, quelqu’un t’indique la direction qu'elle a prise et tu t'y rues, appelant encore son nom, d'une voix brisée d'enfant : « Mélisende ! » Tu la vois, sa silhouette gracieuse et quelque peu vacillante, tournée vers l'arène et le massacre qui y a pris fin depuis trop peu. Tu cours jusqu’à elle et tu te jettes dans ses bras, la soulevant de terre alors que tu l’étouffes dans une étreinte vigoureuse. Tu l’embrasserais, par Mirta ! « Tu es sauve. » Tu embrasses chastement son front, ses joues, guette chaque trait de son visage, puis l’étreins une nouvelle fois de toute la force de tes bras déjà endoloris d’avoir joué de l’épée avec tant de hargne. Contre ton visage pâle s’étale du sang, ton propre sang, provenant de la coupure qui te cisaille la joue jusqu’à l’oreille. Sang bientôt lavé par tes larmes, alors que tu enfouis ton visage dans ses cheveux défaits, dans son cou fleurant poussière et parfum, y pleurant toute ta peur. Toutes ces émotions que tu as retenu avec tant de difficultés, celles qu’Hypérion t’a forcé à contenir, celles de toutes ces voix qui parlent dans ton esprit définitivement fou. Pas aussi fou, néanmoins, que si elle était morte. « J-j-j’ai p-p-pensé que t-t-t » Tu ne peux même pas compléter tes mots, ta phrase : ceux-ci meurent dans de nouveaux sanglots, que tu tentes d’étouffer, sans en être capable. Tu as mal de ce corps forcé à combattre alors qu’il n’en a pas l’habitude, mal de cette tête trop pleine de contradictions, et lorsque tes larmes s’apaisent, c’est parce que tu as mal de pleurer.
« C’est fini, c’est fini, c’est fini », répètes-tu, mais tu n’en sais rien. Tu n’as pas pu promettre à Sayam que tout irait bien. Tu n’en sais rien. À ce moment, tu veux uniquement rentrer. Et… tu veux, non, tu dois, te réconcilier avec Mélusine. Peut-être est-elle aussi sous ces décombres ? Quelle cruauté que celle du Destin, si ta sœur tant aimée devait mourir alors que vos derniers mots auraient été des insultes, ceux de la honte et du désespoir. « Je t’aime tant, Mélisende… »

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Dernière édition par Castiel de Sombreflamme le Lun 26 Sep - 15:53, édité 1 fois
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Le Pavillon Noir
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 26 Sep - 6:42

Le 30 septembre 1001

La vue de Vira, couverte de sang, est toujours heureuse.

C’est cette image qu’il se repasse en tête, alors qu’il veille au chevet d’Ilse, attendant son réveil. L’Îlienne a fait une charmante chair à pâté de ces renégats cachés dans les tribunes et alors qu’elle s’acharnait sur le corps d’un, l’enchantement de l’arène s’est enfin levé. Permettant à tous les médecins et guérisseurs de bondir pour aller y quérir les champions blessés, permettant aux autres d’aller secourir les personnes blessées dans l’effondrement d’une partie du Colisée.

Le garde de l’infirmerie l’a reconnu. Le même qu’à la première épreuve. D’un simple signe de tête, il a laissé Louis pénétrer dans le lieu, fleurant le sang, et depuis, il attend que la pirate reprenne conscience. Elle n’est pas en trop mauvais état, surtout si on la compare à Ljöta d’Evalkyr, qu’elle a bien failli tuer. A Mayeul, Maelys, Marianne. « Grim ! » Le cri de détresse le sort de son attente concentrée, l’image de la victorieuse Vira s’évapore pour laisser place à celle de la pauvre Ilse, qui s’accroche à son bras avec désespoir. « Il va bien ? Ils lui ont rien fait ? Hé, tout doux, pirate », qu’il réplique, prenant sa main valide dans la sienne, dans le but de la rassurer.
C’est qu’Octavius le Rouge lui a probablement cassé tous les os de l’autre, en plus de lui laisser une splendide bosse sur le crâne et un aimable festival de coupures diverses.
Sa main s’échappe, cependant, et cache ses yeux. « Par Messaïon, qu'est-ce que j'ai fait ? »
L’occasion est trop belle, ma foi.

L’Ansemarien prend le ton le plus grave possible, morgue jusqu’au fond de sa voix, alors qu’il se penche sur elle pour lui décrire son terrible crime : « Quelque chose d’impardonnable, Ilse. Quelque chose que personne ici n’aurait crû possible, venant de toi, c’était… Les mots semblent lui manquer pour décrire l’horreur de son geste, qu’il lâche avec sérieux : Tu as collaboré avec Lionel. »

Difficile de ne pas éclater de rire devant sa tête.

Le pirate rit, donc, avant de se lever de sa chaise pour lui voler un baiser, pour redresser cette moue boudeuse qui ne voit certainement pas autant que lui tout le charme de sa blague. « C’est Freyja qui a pris Grim. Il a assommé la moitié de l’équipage, ton moulin à vent. Il reprend sa main, en embrasse chaque doigt, son poignet. On a eu vachement peur. » Pour elle. Pour tous les autres. Ils ont battu vaillamment, les pirates, pour les leurs, pour leurs championnes et leurs amis. Et tous sont sortis vivants de cette damnée arène. Juste pour cela, il faudrait bien fêter… une fois que tout le monde sera remis sur pied, n’est-ce pas ? Un chuchotement de connivence, à son oreille : « Toujours envie d’un p'tit feu d’artifices de départ ? »

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 26 Sep - 16:01

Les horreurs se terminent dans un bain de sang. Que ce soit dans l’arène et sur son sable souillé, ou dans le Colisée, tribunes et gradins, la mort avait frappé de tout bord, marquant cette journée censée être symbole de paix et de consécration d’une fissure indélébile au fer rouge, noircissant de haine et de colère les maigres espoirs qui résidaient dans les cœurs. Protégé par ses chevaucheurs et par les initiatives de son capitaine de vol, Denys avait été épargné des dangers qui avaient frappé. Le feu des loges avait été contenu, et lorsque celles-ci avaient manqué de s’effondrer, les lieux avaient vite été évacués, le duc et la duchesse en tête. Il ne savait pas si il en allait de même pour ses homologues, mais il n’était pas certain que chacun ait été protégé comme lui l’avait été. Des blessés, il y en avait par milliers. Et les morts ne se comptaient plus sur ce champ de désolation. Mais c’était la fin. L’Ordre du Jugement avait réussi. Contrairement à ce que d’autres voulaient bien croire, Denys était certain que le but de ces dissidents n’avait pas pour seule vocation de tuer les Champions. Et il suffit au Duc de Lagrance de croiser le regard courroucé de l’Impératrice, la hargne qui se lisait dans ses prunelles pour savoir que bientôt, les choses allaient définitivement se briser. La fêlure été profonde. Non qu’il s’en inquiétait d’ailleurs. C’était un nouveau chemin qui s’éclairait.

« Tristan, allez aider les blesser avec vos chevaucheurs. » Il observait avec un œil froid les décombres et ruines, les corps qui s’amoncelaient sur un champ désolé. Il pourrait presque être touché, mais il l’est à peine en vérité. Manque de compassion ou trop de pensées qui s’éveillent dans son esprit ? Qui sait. « Dès que les guérisseurs auront pu s’occuper de Maelys, nous partirons. Je ne tiens pas à rester plus longtemps ici. Ce soir au plus tard elle devra être déplacée. Assurez-vous que ce soit le cas, et tenez moi au courant de son état. »

Sans plus attendre, le duc retourna vers le palais ducal d’Hacheclair, où ses affaires et celles de son épouse étaient déjà en train d’être préparés. Même sans les événements de ce jour, Denys n’avait pas eu l’intention de s’éterniser en Bellifère. Pourtant, il saurait accepter de rester quelques heures de plus, mais certainement pas une journée. A son épouse, rentrée en sureté avec lui, elle aussi épargnée de blessures, il confia ses craintes, qui n’en étaient pourtant pas. Ou presque pas.

« Je crains très chère que si la guerre n’éclate pas encore entre Ibélène et Faërie, autre chose ne viennent perturber la fragile paix que ne tentons vainement de maintenir. Chimène est furieuse, et je crois que certaines négociations auront tôt fait d’être… clôturée. Vous voyez où je veux en venir, n’est-ce pas ? »

Elle sait, Marjolaine, elle n’est pas idiote et c’est bien pour cela que Denys lui parle ainsi. Car il aura très certainement besoin d’elle. Car elle possède quelque chose qu’il n’a pas, et qui regorge d’une importance non négligeable. Ce n’était pas tant Arven qui allait souffrir – ou pas encore du moins – mais l’équilibre de Faërie qui allait bientôt se briser. A moins que ce ne soit déjà le cas.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 26 Sep - 18:24

Il avait mal, partout. Bien trop mal pour ouvrir les yeux, bien trop mal même pour essayer de discerner un son particulier dans le brouhaha qui l’entourait. La douleur arrivait par vagues, sans jamais refluer complètement, envahissant tout son être. Il la connaissait assez, cette sensation, pour la reconnaître : il était drogué. Marianne, ou les secours ?
Secours... Bouclier... Combat... Mû par une soudaine panique, Mayeul ouvrit les yeux, cherchant à se redresser en s’appuyant sur son épaule blessée. L’éclair de douleur le traversa de part en part, l’inconscience le clamant aussitôt, avant même qu’il ne puisse réaliser ce qu’il s’était passé.

**

Chaleur. Affection. Soulagement. Son second réveil fût un peu plus calme, et si la douleur était toujours présente, Mayeul la mit de côté pour essayer de comprendre. Nuage. Le griffon s’imposa à son esprit, doucement, très doucement, bien conscient du mal de crâne qui labourait les temps du Voltigeur, lui remémorant le cours des événements. Cela avait le mérite d’expliquer pourquoi il avait mal partout, au moins, et l’étendue de ses blessures. Le choc contre la barrière le fit grimacer : il n’en avait strictement aucun souvenir. Il se souvenait de Serenus essayant de l’étrangler, des explosions de cailloux qui avaient lacérées son dos, mais absolument pas de Maelys. Vraiment pas.
Mais il se souvenait d’autre chose, aussi. Grim. Une voix avait crié son nom, tout à l’heure - Ilse, sans aucun doute -, et Mayeul fut profondément soulagé quand Nuage lui transmis l’image de l’albatros blotti dans les bras de la seconde de l’Audacia. Soulagement. Reconnaissance. Autant ne pas le nier, ce n’était absolument pas ce qu’il pensait quand il avait indiqué à Nuage de poursuivre le Familier, et il remercia son griffon d’avoir eu la présence d’esprit de ne pas le tuer. Ilse ne s’en serait probablement jamais remise, car même s’il était loin de connaître la Magie, le Voltigeur savait que le lien entre un Mage et son familier était profond, bien trop pour être supprimé avec facilité.

Iode ? Corail? Amusement. Réconfort. Mayeul sentit le griffon s’éloigner, ravi d’avoir retrouvé son Voltigeur conscient, avant d’ouvrir les yeux. Et de les refermer aussitôt, agressé par la luminosité, dans un gémissement. Sa main valide se porta à sa tête, tâtant le bandage qui l’entourait, grimaçant sous la douleur. Elle n’y était pas allé doucement, la Chevaucheuse, et elle l’aurait probablement tué s’il n’avait pas amorti le choc avec son épaule, brisée par l’impact. Il ne lui en voulait pas : lui l’aurait tué, s’il avait pu mettre la main sur elle. Ils avaient été utilisés, jetés en pâture les uns aux autres, et c’était une immense colère qui l’habitait en ce moment, mêlée à une toute aussi forte culpabilité de n’avoir été rien d’autre que le jouet d’un groupuscule bien décidé à prouver leurs dires, et de n’avoir pas su leur résister.
Il ne comprenait pas tout, loin de là : Nuage avait été particulièrement succinct sur les raisons de l’attaque et les façons de faire tomber la barrière, et il avait trop mal à la tête pour réfléchir. On lui raconterait tout, sans doute, plus tard. Pour l’instant, il essaya de rouvrir les yeux, doucement, s’appuyant sur sa main valide pour se redresser, avant d’abandonner : c’était bien trop douloureux, et le plus infime mouvement menaçait de lui faire à nouveau perdre connaissance. Mais il voulait s’assurer, pourtant, qu’ils étaient tous vivants. Il avait de vagues souvenirs de Ljöta, grièvement touchée, ou de Hiémain, qui était déjà sérieusement amoché avant toute cette histoire. Est-ce qu’ils allaient bien ? Est-ce que l’un d’entre eux n’avait pas survécu ?

Avisant quelqu’un dos à son lit, il le héla d’une voix faible : « Est-ce que quelqu’un a été tué ? » Nuage n’avait pas pu le renseigner. Du sang, sur l’arène. Des blessés, des inconscients, et des médecins qui se précipitaient. Est-ce qu’ils avaient failli ? Est-ce qu’ils avaient capitulé devant la volonté de ces gens, s’entretuant simplement parce que des Mages le leur avait ordonné ? Les forts, les faibles... Ils n’avaient pas pu combattre le sort. Lui en tout cas, n’avait même pas hésité à se précipiter sur l’ennemi Faë. A lancer Nuage sur la trace de Grim. Il les auraient massacré, tous, sans la moindre hésitation.

Et petit à petit, l’idée faisait son chemin. Il en avait la nausée, de ne pas avoir su résister. D’avoir capitulé si facilement. S’il avait pu, il se serait levé et aurait regagné Euphoria séance tenante, pour mieux cacher sa honte et sa culpabilité. Il avait gagné une Opale... Cela lui paraissait une mascarade, presque, face à la faiblesse de caractère dont il avait fait preuve, en ne résistant pas au sort. « Personne ne pouvait s’y opposer. » Il était suffisamment drogué pour se parler à lui-même, visiblement. Le coup sur la tête avait été rude ! Il se contenta d’un grognement et d’un haussement d’épaules, qui lui fit venir les larmes aux yeux tellement la douleur fusa dans son corps endolori. Parfait. Vu la douleur qui le transperçait à chaque mouvement, il devrait attendre quelques temps avant de pouvoir retourner à Euphoria et oublier ce fichu Tournoi. Splendide.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 26 Sep - 18:51

Une fois, l’enchantement rompu.
Une fois, les mages vaincus.
J’avais pu rejoindre les tribunes pour être témoin de la victoire de la Rose Écarlate sur l’Ordre du Jugement. Nous pouvions enfin sortir du Colisée, la foule se précipitait pour s’éloigner de ce qui n’était plus - qu’un mauvais souvenir. Au fond de moi, à travers mon esprit, je savais que ma soeur et mon Duc étaient toujours en vie. Mon coeur de maman, en revanche, était inquiet pour Arsène que je n’avais plus vu depuis sa disparition de la loge de Sombreciel. Préoccupée, je retournais dans les décombres des loges de Sombreciel et Valkyrion là où je pensais le trouver. Toujours amochée, je boitais un peu. Toutes ces émotions m’avaient épuisé, je n'aspirais plus qu’à une chose : rentrer à la tour de Chaamar à Lorgol pour m’y reposer. Avant cela, je voulais retrouver mon fils, dans la plus grande discrétion possible. Tant de mensonges, tant de secrets qui me pesaient de plus en plus. Vivre plusieurs vies en une seule.

Un prénom. Castiel m’appelle. Je le cherche au milieu des décombres. « CASTIEL  »  un câlin qui me soulève du sol. « Castiel, Castiel tu m’étouffes.  »  Je devais être l’une des moins démonstratives de l’amour que se portait la fratrie Séverac, mais je restais dans les bras de Castiel. « Tu saignes.  »  Je touche ma joue pour voir si c’est ma coupure sous l’oeil, mais non c’est lui. D’un geste de la main, je bascule légèrement son visage pour voir. « Je n’ai pas encore rejoint les étoiles.  »  Pas encore… Je ne craignais pas la mort, elle ne me faisait pas peur - j’étais prête à mourir pour ma famille, me sacrifier pour les sauver. « Qu’est-ce que tu aurais fait sans moi ?  »  Petit rire qui me fait mal à la poitrine, mais j’essaie, tant bien que mal, de le réconforter. Il a eu peur et sa détresse me touche. Je ne lui réponds pas quand il m’affirme que tout est fini, je ne veux pas le déprimer plus qu’il ne l’est déjà. Mais non, Castiel, ce n’est pas fini. Ce n’est que le début. « Je t’aime aussi...  »  Je pleure, à mon tour… et l’embrasse sur le coin des lèvres tendrement. « Je veux rentrer. Ramène-moi.  »  Castiel ne me lâcherait plus, pas après ça alors d’un regard inquiet, je balaye les environs toujours aucun signe d’Arsène. C’est dans ces moments-là que je regrette mon geste, mon acte.

Ô, Maari, toi que j’ai déçu. Veille sur lui, je t’en supplie.  

¤¤¤

Un moment plus tard.
Dans des camps de fortune à la disposition des blessés, je retrouve ma famille. Tout le monde est un peu amoché, mais ils sont tous vivants : Hiémain, Mélusine, Arsène, Joséphine ... Soupir de soulagement. Plus de peur que de mal. Tout le monde va bien, traumatisés, à bout de forces - il nous faudra des jours et des jours pour nous en remettre, mais ils sont saufs et c’était tout ce qu’il m’importait pour l’instant.

¤¤¤

Plus tard encore, je faisais porter un mot à Ermengarde de Bellifère pour lui témoigner le soutien et les amitiés du Duc Castiel. Ce n’était pas sa faute, elle avait dû subir comme nous et je doutais fortement que la sage Ermengarde y soit pour quelque chose. Dans le plus grand secret, je fis également porter un mot à Astrid d’Evalkyr pour quérir des nouvelles de sa santé suite à l'effondrement de sa loge. C’était la moindre des choses de ma part et de celle de Castiel. Si la duchesse savait que ma soeur avait déjà laissé dans mes affaires, pas loin de trois demandes de contrats auprès de la Confrérie Noire sur sa tête. Demandes qui se sont malencontreusement perdues… Oups...Ah ! La famille !

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 26 Sep - 20:00

Tout s’effondre, et il n’a pas eu le temps de retrouver sa femme et sa sœur. C’est moins l’inquiétude que la peur viscérale qui étreint le cœur du Duc d’Erebor, qui a vu au loin les tribunes de Sombreciel et Valkyrion s’effondrer, entrainant dans une chute mortelle gens de toute sorte. Il pourrait presque se réjouir en espérant que Castiel y soit victime là bas, mais il n’en a ni l’envie ni la présence d’esprit d’y songer. Et si tout s’effondrait par ici aussi ? Et Sitara ou Alméïde qui n’étaient point revenue ? C’est comme les dominos qui tombent un à un, les tribunes ne tiennent plus, poussées par leur voisine à sombrer dans la plus parfaite des ruines. Il y échappe de peu, le duc d’Erebor, qui n’était pas retourné jusqu’à sa loge et qui, voyant que ça ne tiendrait pas, à forcé les gens à fuirent, maintenant que les barrières magiques avaient disparues. Il a hurlé, ordonné à ses gardes et poussés les spectateurs à partir le plus vite possible, espérant que les victimes ne se feraient pas aussi nombreuses que sur celles tombées sans somation. Et quand le carnage prend fin, que le Héraut disparaît enfin, laissant Champions et spectateurs dans un état de pure désolation, ils peuvent se permette de respirer. La fin d’une terrible épreuve.

« Anthim ! »

Cette voix qu’il pourrait reconnaître entre mille. Il se retourne prestement, cherchant du regard sa douce sœur qu’il croyait avoir perdu. Et en une poignée de seconde, milles sentiments se chevauchent et se bousculent dans son esprit : colère et inquiétude en tête qui se fracassent et se battent violemment. Mais quand ses bras viennent enserrer Alméïde dans une étreinte puissante, c’est l’affection qui gagne, et il se laisse submerger par l’émotion, serrant plus fermement, larme venant doucement perler au coin de ses yeux.

« J’ai eu si peur. Idiote, pourquoi es-tu partie comme ça ? »

C’est à peine un murmure à son oreille, moins colérique qu’empli de peur et d’amour. Accroché à elle, il n’ose même pas défaire un peu son étreinte. Oui il a eu peur. Plus que jamais. Et elle ne la quitte pas, cette peur, rappelée par les propos d’Alméïde qui n’avait pas retrouvée Sitara. Par les dieux… où était-elle ? Il a du mal à prononcer ces mots, panique et crainte dans un ton qui fait faiblir la détermination du roc.

« Non… Non elle n’est pas revenue. »

Et il n’ose pas songer à ce que cela peut signifier. Il ne veut même pas y songer, croire à la perspective que sa Sitara avait disparue sous les décombres comme tant d’autres innocents.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Lun 26 Sep - 21:54

Une obscurité totale, des sons étouffés et un sifflement insupportable..... Puis de la lumière !
Le guerrier blessé ouvrit les yeux, il était allongé sur un des lits de l'infirmerie et ses membres tremblaient. Il leva la tête et regarda autour de lui. Les autres champions avaient eux aussi été amenés ici. Mais que s'est il passé ? Serenus tenta de faire le ménage dans son esprit. Après quelques secondes durant lesquelles il observa ses compagnons, il se souvint. La grosse voix masculine, une ombre gigantesque, et une colère aveuglante. Serenus se vit en train d'étrangler Mayeul, en train de courir vers lui pour le percuter. Il vit Octavius qui frappait ses jambes, et Grâce qui le défigurait avec sa propre épée. A cette pensée, le guerrier porta la main à son visage et regretta vite ce geste. Un pansement recouvrait la partie droite de son visage et rien que le fait de le toucher le faisait souffrir. Alors c'était bien vrai. Il avait vraiment été blessé durant cette bataille..

Le guerrier se redressa et chercha Mayeul du regard, il voulait s'assurer que le voltigeur allait bien. Après tout, il avait manqué de le tuer. Serenus voulut se lever mais une infirmière l'en dissuada du regard. Elle s'approcha et aida le guerrier à boire. L'eau glacée coula dans sa gorge et lui fit un bien fou. Après cela, il s'endormit.

Quelques heures plus tard, alors qu'il émergeait, il entendit deux médecins parler de l'écroulement des gradins. Le guerrier redressa la tête, abasourdi. Il ne se souvenait pas d'un tel évènement ! Peut être était il déjà inconscient à ce moment là. Serenus massa ses tempes et tendit l'oreille. Il n'entendait que les respirations de ses compagnons blessés. Puis soudain ; les voix d'Ilse puis celle de Mayeul s'élevèrent. Celui ci demanda si quelqu'un avait été tué durant les combats. Serenus se dressa sur un coude, regarda autour de lui et répondit d'une voix qu'il ne reconnu pas tant elle était faiblarde :

« - Je ne crois pas Mayeul.... Je ne crois pas.. »

Serenus se tourna vers le voltigeur qui se trouvait à quelques lits de là. Serenus eut honte de ce qu'il lui avait fait mais une petite voix lui chuchota qu'il n'avait pas eu le choix. On les y avaient forcés et on avait entravés leur volonté. Et puis s'il ne l'avait pas fait, peut être que Mayeul l'aurait tué... Qui sait ?
Son pansement le gênait pour voir et il n'avait qu'une envie : le retirer. Mais s'il le faisait, gare à ses fesses ! L'infirmière rodait. Cela le fit soupirer et, pour occuper son esprit, il détailla son corps seulement recouvert par une couverture, à la recherche d'une éventuelle autre blessure. Il fut soulagé quand il constata qu'il n'avait que quelques bleus... Quelques bleus et cette affreuse balafre qu'il allait maintenant porter toute sa vie... Serenus voyait déjà la réaction de sa mère. Ce fut la seule chose qui réussit à le faire sourire....
La fameuse infirmière s'approcha, un nouveau pansement entre les mains, et commença tout d'abord par retirer l'ancien. Serenus en profita pour demander un miroir, histoire de voir l'étendue des dégâts. La femme refusa et appliqua le nouveau pansement sans lui demander son avis, avant de le forcer à se rallonger. Une fois qu'elle fut partie, Serenus demanda, à l'attention des autres champions :

« - Quelqu'un d'autre est réveillé ? »

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Mar 27 Sep - 23:06

Le sang a entaché d’une marque indélébile cette cérémonie, ternissant l’éclat et le message que le Tournoi pouvait porter. Fort heureusement, la Rose Ecarlate parvient à neutraliser les mages, libérant chaque zone du Colisée. L’incendie est également circonscrit pourtant le nombre de victimes reste incertain. J’ai réchappé à l’effondrement de ma loge, loué soit Omen, et parmi le tumulte d’émotions qui m’assaillent depuis lors, l’inquiétude qui m’étreint va à Ljöta, Hiémain et Hjalmar. Je les cherche dans la foule avant que Hjalmar ne me rejoigne et m’informe que nos Champions ont été évacués vers l’infirmerie. Je lâche un soupir de soulagement. Après m’être assurée qu’ils sont entre de bonnes mains, je rentre au palais ducal et notre retour sera effectif dès que nos Champions seront en mesure de voyager.

Ce Tournoi aura été éprouvant et je ne doute pas que les relations diplomatiques vont se tendre, voire rompre, l’enlèvement de Chimène ne va pas la mettre de bonne disposition envers Ibélène. Cet Ordre du Jugement est parvenu à briser ce fragile équilibre qui existe entre nos deux Empires et les semaines à venir allaient être déterminantes. Je prends des nouvelles de la famille ducale d’Erebor qui a également vu sa loge s’effondrer, je rends visite à notre hôtesse même si je considère que la protection offerte a fait défaut à plusieurs reprises et je réponds à la missive de Melisende de Severac, la rassurant quant à mon état de santé. Même si j’encours la colère et la rancœur de sa sœur à cause de Hiémain, pour l’instant je n’ai pas eu à essuyer une trop forte tempête. J’ai hâte de retrouver mes enfants et les murs rassurants de Svaljärd. Par contre, j’appréhende la réaction de Hjalden suite à tous ces évènements.

Je crains de le voir rallier cet ordre, cependant j’ai des doutes, sa colère s’adresse aux mages et non à l’encontre de la Paix. Quoique… Une guerre pourrait être un bon instrument pour anéantir la magie. Je ne peux que supputer sur les évènements à venir.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Mer 28 Sep - 22:17

Elle navigue dans un brouillard de confusion. Les souvenirs de la cérémonie sont flous, terriblement imprécis, et peut-être que c'est une bonne chose au fond. Elle ne peut se débarrasser de cette lancinante sensation d'avoir commis l'irréparable et, pendant un instant, Eric semble le lui confirmer. Entre douleur et culpabilité, elle n'ose pas retirer sa main de son visage, gardant ses yeux dissimulés à sa vue pour ne pas songer à ce geste impardonnable qu'elle a pu commettre. Mais lorsqu'il révèle enfin le fond de sa pensée, elle écarte son bras et lui jette un regard noir, rendu brillant par des larmes qu'elle s'efforce de retenir. Espèce de crétin. Elle l'insulterait si elle était certaine de pouvoir maintenir encore le barrage de ses émotions qui menace de céder après ces semaines pénibles autant physiquement que mentalement. Plus jamais on ne l'y reprendra à accepter une telle proposition. Jamais. Même collaborer avec Lionel dans ce chaos lui semble bien moindre à côté de tout ce qui leur est tombé dessus.

Ilse se renfrogne lorsqu'il tente de l'apaiser d'un baiser mais elle le laisse prodiguer ces quelques marques d'affection dont elle a tant besoin, retrouvant enfin un semblant de calme ; s'il plaisante, c'est que les autres sont encore en vie – même si certains sont en pièces détachées – et Grim le lui confirme, envoyant dans son esprit des vagues de réconfort qui apaisent son âme. Elle entend les voix de Mayeul et de Serenus mais n'a pas la force d'y répondre. Elle n'a plus qu'une envie, c'est de se tirer loin d'ici.

« C’est Freyja qui a pris Grim. Il a assommé la moitié de l’équipage, ton moulin à vent. On a eu vachement peur. » Elle acquiesce, déglutit difficilement. Elle aimerait dire qu'elle aussi, mais ce n'est pas vrai. Elle se sentait si sûre d'elle, certaine de sa mission, convaincue de faire quelque chose de juste. Ce n'est que maintenant qu'elle réalise qu'elle a bien failli tuer ses propres amies sans le moindre scrupule. Et puis elle songe à Freyja et c'est le soulagement qui l'envahit quelque peu. Au moins, Grim n'a pas été agrippé par les mains d'un vulgaire inconnu. Rien que d'y penser, elle en frissonne.

« Toujours envie d’un p'tit feu d’artifices de départ ? » Cette fois-ci, elle parvient même à esquisser un semblant de sourire. Un sourire qui s'apparente plus à une grimace en fait. « Petit ? Un tournoi pareil, ça mérite un peu plus qu'un p'tit feu d'artifice ! » qu'elle répond sur le même ton de conspiratrice. Après tout ce qu'ils ont subi depuis leur arrivée, elle a bien mérité de faire chanter ses chers canons.

Elle tente alors de remuer les doigts de son autre main mais une plainte étouffée s'échappe de ses lèvres. Elle sent bien qu'il y a eu de la magie à l'oeuvre sur ses os brisés mais il leur faudra certainement du temps pour que la guérison opère. Le guerrier n'y est pas allé de main morte lui non plus ! « Dès qu'je peux sortir d'ici, on se tire. J'en peux plus de ce duché de dingues. » Quel doux euphémisme. Pas question qu'elle y remette les pieds.


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Mer 28 Sep - 23:26

Elle est réveillée, Grâce, bel et bien réveillée, et elle entend l’appel du guerrier, cherchant à savoir qui l’est ou ne l’est pas. Sont-ils seulement tous vivants ? La peur lui serre l’estomac, alors que des images lui reviennent, trop brèves et éphémères pour qu’elle saisisse réellement ce qu’il s’est passé. Elle tente de remettre de l’ordre dans ses pensées, mais elle finit par sombrer de nouveau dans l’inconscience, un court instant, avant de réaliser la personne à qui appartenait cette voix. Et ce qu’elle avait fait. Elle n’était même pas certaine de s’en vouloir – elle n’avait pas attaqué les gens qui comptaient pour elle, après tout, si ? Elle n’en était pas certaine, mais il lui semblait, dans ses pensées brumeuses, qu’elle n’avait pas réagi instantanément. Elle se souvenait, en revanche, des sensations de brûlure. Elle s’en souvenait trop bien, alors que son carquois se consumaient sur son dos. Elle s’agitait, sur le lit improvisé sur lequel on l’avait placée, ayant l’impression d’être à nouveau consumée par les flammes, de sentir, aussi, l’intense douleur dans son flanc.

Elle ouvrit les yeux, pour voir ses mains crispées autour du lit, blanchies par l’effort. Elle devait être aussi pâle qu’elles. Elle se leva aussitôt… ou s’y essaya, incapable seulement de se tenir assise sur le bord de son lit de fortune. Contrainte, et obligée par un médecin surtout, elle se rallongea, cherchant à se tenir sur les coudes, pour voir comment allaient les autres. Y avaient-ils des morts ? S’étaient-ils entretués ? Que s’était-il passé, dans les gradins ? Elle s’agitait, bien qu’on lui dise de rester calme. Elle devait vérifier que chacun répondait à l’appel. Peu importe qu’elle perturbe tout le monde.

« Marianne, Ilse, Mayeul, vous êtes là ? Les autres ? Tout le monde ? Qu’est-ce qu’il s’est passé ? »

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Jeu 29 Sep - 1:34

Il n’a pas encore totalement perdu conscience, Hiémain, quand le sortilège prend fin et que le Héraut des Titans disparaît comme il était venu, dans une gerbe de brume indistincte et mystique. Peu importe ce que cela peut bien signifier, la seule vérité raisonne aux oreilles du baron de Sylvamir comme un poids terrible : ils ont été poussé à s’entretuer. Et le pire était sans doute qu’ils y étaient presque parvenus. Il en a des frissons, rien que d’y songer, des tremblements qui parcourent son corps, trahissent chacun de ses mouvements qui se font lents et difficiles. Il tente de se redresser, malgré les tempes qui carillonnent à ses oreilles et le mal de crâne qui surement l’assaille, prêt à le renvoyer dans les bras de l’inconscience qu’il n’aurait pas du quitter malgré lui. Il a toujours mal, il est fatigué, mais son regard aveuglé encore par la sombre inconscience latente ne quitte pas la jeune femme étendue un peu plus loin, l’épaule en sang. Epaule qu’il avait lui même blessé dans la rage instaurée par ce monstre. Et si Obéron n’avait su percer le voile de ténèbres, nuls doutes que la lame de sa dague aurait tranché la gorge gracile de la pauvre chevaucheuse. Tant bien que mal, il se traine jusqu’à elle, le visage trahi d’inquiétude, abandonnant la froide posture qui dissimule habituellement si bien ses traits.

« Je vous demande pardon. Je suis tellement désolé… je ne voulais pas. Ca va aller. »

Tant bien que mal il essaie de la rassurer, cette pauvre jeune femme qu’il avait blessé dans l’aveuglement du sortilège. Il n’arrive même pas à maudire ces mages qui l’ont obligés à recourir à de telles horreurs, c’est contre lui qu’il s’en veut, de cette faiblesse terrible. Et il se confond en excuse, appelant tant bien que mal les médecins de sa voix fatiguée, alors même que l’inconscience tend toujours à le ramener dans ses bras, chaque seconde un peu plus violemment. Mais il n’est pleinement rassure que lorsque les guérisseurs arrivent pour s’occuper de la jeune femme. Ils sont là aussi pour lui, l’obligeant à les suivre jusqu’à l’infirmerie de fortune, où il finit par s’asseoir dans un coin, n’ayant guère besoin d’un lit, au contraire d’autres champions qui avaient connu la terrible infortune d’une bataille futile.

Ce n’était pas ta faute Hiémain. La magie a contrôlé tes perceptions. Tu n’as pas à t’en vouloir. En écho, la voix forte de Stellaire vient appuyer celle plus sereine d’Obéron qui tente de calmer les pensées agitées de son écrin, prit à chaque instant passant d’une rage amère qui lui donnerait presque des nausées. Il n’ose même pas regarder des mains où le rouge du sang commence à sécher. Ce sang qui n’est pas le sien ni celui d’un ennemi. Un sang seulement innocent. Sans toi Obéron, je l’aurais tué. C’est toi le défenseur des plus faibles, pas moi. Il est trop atteint pour ajouter quelque chose, n’osant imaginer ce qui aurait pu se passer pour lui si jamais il avait fini par trancher définitivement cette gorge… il en tremble encore. Il en tremble rien que d’y penser. Et de vieux songes alors viennent perturber son esprit tourmenté. Ces songes d’autrefois, qui le hantent tant, lui rappelle combien ses mains sont souillées d’un sang qui n’avait au fond pas mérité de couler. Tu n’es coupable de rien Hiémain.

Mais il n’écoute déjà plus. Ni la voix amie de Stellaire, ni la sagesse du Roi Blanc. La tête prise entre les mains, il se sent rappeler par le passé qu’il déteste. Il hait cette violence inutile. Par tous les dieux, comme à cet instant il voudrait partir. Partir avec Mélusine si loin. Loin de toute cette tuerie. Juste repenser, un petit instant, au bonheur qui à plusieurs reprises avait failli leur échapper.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Jeu 29 Sep - 19:21

Le 30 septembre 1001

Il est probablement mort pour de bon, cette fois.
Le Destin en a sûrement eu assez de voir ce Voltigeur de pacotille, guerrier anonyme, Ibéen sans patrie, se jouer de lui et des tourments de Sithis encore une fois. Peut-être a-t-il rejoint les côtés de Kern, suite à une mort glorieuse, à une bataille qu’il a crû juste et nécessaire jusqu’à ce que la douleur le rattrape et le plonge dans les ténèbres ?

Il paraît que ceux protégés de ce dieu, mourant à la bataille, se battront pour l’éternité.
Ce n’est pas une idée qui déplaît fondamentalement à Octavius.

Par contre, pour la bataille éternelle, ç’aurait été bien que Kern pense à ne pas le faire souffrir pour l’éternité. Incapable de bouger de douleur, il ne sera pas très efficace. Dans la conscience qui lui revient peu à peu, c’est surtout ce qui l’enflamme : la douleur. Partout. Intense, mordante, surtout celle qui semble lui scier les jambes à la hauteur des hanches, celle qui va et vient en vagues de chaleur qui le fait ouvrir les yeux sur un plafond qu’il reconnaît, au son de voix qu’il reconnaît également. Un soupir, infime, tire de ses poumons une toux rauque. Il a dû crier, hurler, il a dû manger du sable et de la poussière, avaler du sang. En tentant de tuer les champions faës.
Comme il en était convaincu. De faire la bonne chose. Comme dans sa tête, où les sons bourdonnent et où est posée une nappe de brouillard, résonnent encore les insultes et préjugés les plus scabreux, les plus écoeurants, qu’il a pu déterrer de sa mémoire d’Ibéen. Comme tout son corps se souvient de cette bataille qu’il voyait glorieuse et nécessaire, bataille qui s’est terminée dans le sang. Dans la mort, peut-être ? Le guerrier tourne la tête, doucement, tentant de voir s’ils sont tous là, tous vivants (Ljöta, embrochée sur le sabre de la pirate, est-elle vivante ?) mais son regard est flou et il peut seulement entendre leurs voix. On s’active autour de lui, sans qu’il comprenne ce qu’il lui raconte ; il sent qu’on le manipule et chaque mouvement est affreux. Ils ne se sont pas ratés. Est-ce que Bethsabée voudra encore de lui comme guerrier, pour la Caravane des Plaisirs ? Octavius ne sera certainement pas en mesure de les protéger de quoi que ce soit, pour un certain temps… mais il n’a nulle part ailleurs où aller.

Peut-être, en fait, ferait-il mieux de dormir encore.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Jeu 29 Sep - 20:12

De violentes secousses me tirent pour une poignée de secondes de l’inconscience, m’arrachant un gémissement de douleur. Tout s’effondre, en même temps que ma conscience entre dans une douce torpeur. J’ai encore cette sensation de lente agonie, même si ma poitrine continue de se soulever, sans aucun poids pour l’entraver. Mon corps n’étouffe pas cette fois, contrairement à ma raison qui a été annihilée, broyée et consacrée. Je ne suis qu’une arme… Maintenant brisée. Je sens ma main en feu, qui m’arrache une souffrance atroce, souffrance qui est bientôt la seule à me rattacher à la réalité.

Je me débats faiblement, quand on m’emporte. J’entends un souffle haché, difficile… Le noir, à nouveau. Je crois que Neve est en vie, cet espoir diffus que tout n’est pas perdu, que tout ne fut pas inutile, que je n'ai pas perdu mon seul outil sans raison. Je veux croire que ce sacrifice a pu servir, même si je ne désire plus jamais le consentir... Pour personne. Ces chaînes m'écorchent, me promettent à la mort. Celles de l'esprit, de ce mât dans ces flots agités. Des cris transpercent les abysses, puis des rires… Un, surtout, si reconnaissable, aux accents de démence. Elle danse, m’emporte avec elle… Et joue de la lame sur mon corps, avant de me trancher proprement la carotide. Des effusions de sang, à n’en plus finir. J’hurle. J'ai chaud encore. Une épée enflammée, qui dévore l'horizon. Je brûle... Et si froid. J'ai la sensation de me noyer, de chuter, chuter... Je le vois, lui, qui m'interroge. Pourquoi avoir voulu le tuer ? Est-il mort, pantin désarticulé, brisé au sol en autant de fragments ? Il m'accuse, le Voltigeur. Il m'extirpe de ma torpeur, et je crie encore. Dites-moi que je ne l'ai pas tué. Et ce colosse aux yeux de glace, marchera-t-il encore ? Oui, il est plus fort que tout, que moi. Je ne pourrais pas le rattraper. Plus jamais. Une pensée diffuse qui me heurte, me galvanise... Les ailes se déploient, de ce vert-bleu si caractéristique. Je cours. Je n'arrive pas à le suivre, il est déjà trop haut dans le ciel. Ne me laisse pas. Attends-moi.

De l'écarlate, dans un champ de coquelicots. Une main s'évade, à en épouser les contours, et en récupérer le sillage carmin. Il frotte ses doigts l'un contre l'autre, à me fixer intensément, de ce regard couvant les reproches. Je m'élance, attrape son bras dans un geste brutal... Sans savoir ce que je vais bien pouvoir faire ensuite. Il a déjà disparu, tel un spectre, tel un mirage. Je souffle. Cette odeur m'est familière, elle me rappelle... Chez moi. J'entends une voix qui s'élève, s'impose à moi plus que les autres. Autoritaire et bienveillante, tout à la fois. Je surprends un éclat roux. Tout bouge trop vite. J'ai la nausée. Mal encore, emportée par cet océan de douleur. Je sens ce souffle chaud, aride. J'ai soif, comme si je venais de traverser les terres arides d'Erebor. Je veux rentrer. Je crois que Mirage m'attend. Non... Il m'attend, vraiment. Je sens ses pensées qui se mêlent aux miennes, confuses, distantes. C'est son souffle qui me couvrait. Il est là, tout proche. Est-ce fini ? Ne reverrais-je plus jamais cette arène maudite ? Elle a tellement emporté avec elle. Des larmes coulent, de douleur, de peine... De désespoir. Serais-je encore la même ? Je tremble. Je ne veux pas rouvrir les yeux, pas sur cette main décharnée, pas sur cet être qui me dégoûte.

Ce souffle chaleureux, encore. Je dois attendre, me remettre doucement. Bientôt, j'irais mieux. Nous le savons.
Je m'accroche à ses mensonges, qu'il profère à mon esprit. Je m'abandonne au sommeil... Libérateur.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Jeu 29 Sep - 21:27

Il avait prié, prié tant et plus, sans obtenir de réponses. Est-ce qu’une Déesse pouvait répondre, au moins ? Envoyer un signe ? On ne lui avait jamais envoyé de signes, à lui. Il priait Isil pourtant, souvent, passionnément, il lui demandait si sa maman, sa vraie maman, pensait à lui parfois. S’il ferait un bon voleur, aussi. Des petits choses, peut-être, à l’égard des Dieux, mais qui lui tenaient à coeur. On ne lui avait jamais répondu, mais cela ne l’empêchait pas d’espérer une réponse. Peut-être que la réponse de la déesse, ça avait été de mettre Mélusine et Hiémain sur son chemin. Il ne savait pas trop, en fait, si cela pouvait être considéré comme une réponse. Peut-être que non, puisque cela ne répondait pas directement à ses questions... Mais que cela l’aidait, beaucoup, quand même.
Il s’était attaché à eux, Arsène. Petit à petit, il avait pris goût à ces câlins qu’ils lui offraient, à ces sourires, au fait d’avoir un toit sur la tête et un repas chaud dans le ventre. Et maintenant, rien n’allait plus. Il ne s’était douté de rien, jusqu’au craquement de mauvais augure. Et puis les tribunes s’étaient effondrées, et lui n’avait pas été touché, parce qu’il se trouvait tout en haut, vraiment tout en haut, et avait donc été épargné par les gravats. Il avait vu les blessés, le sang, la poussière, et s’il n’avait pas vraiment tout réalisé, il avait préféré se muer dans le silence, le petit. Pour mieux réfléchir. Il n’avait pas protesté quand quelqu’un - un guérisseur, il lui semblait - l’avait entraîné loin du chaos pour soigner ses blessures légères et ses ecchymoses. Il avait hérité d’un bandage à la cheville et d’un pommade qui sentait horriblement mauvais sur chacune de ses coupures, une autre sur ses bleus, et il avait suivi sagement Mélisende, ou Mélusine, muré dans un silence qui ne lui était guère familier. Il avait été soulagé d’avoir des nouvelles de Hiémain, d’Ilse aussi, de tout ceux qu’il avait pu approcher.

Et puis, quand chacun s’était occupé d’autre chose, il s’était assis dans un coin pour réfléchir plus posément. Sur cet Ordre du Jugement, qui n’avait pas hésité à essayer de tuer des gens. A ces champions qu’ils avaient laissé s’entre tuer. Il ne savait pas trop, Arsène. La Magie lui faisait peur, parce qu’il ne comprenait pas réellement. Le Savoir... Il ne comprenait pas réellement non plus, et ne s’en inquiétait pas. Sa vie avait été tellement simple du temps de Cassandre, qu’il ne savait pas comment se positionner. Il comprenait le but, et ne le trouvait pas mauvais en soi. Libérer le Savoir et la Magie emprisonnés, c’était bien, non ? C’était plus les méthodes qui laissaient à désirer. Tuer des gens, il trouvait ça un peu trop violent, même si c’était sans doute parfois nécessaire. Forcer les Champions à se tuer entre eux ne lui plaisait pas du tout, surtout que Hiémain et Ilse étaient ennemis, et qu’il n’avait pas envie de devoir choisir qui il préférait.
Pourquoi tout était si compliqué ? Ils avaient raison, peut être, ou pas du tout. Il ne savait pas trop. Il voulait être un voleur, lui, gagner la gloire et le respect. Tout ça, la politique, les grands enjeux, cela lui paraissait très lointain. Il voulait Clochette. Il voulait récupérer Plitou, et rentrer chez lui. Même s’il ne savait plus trop, en réalité, où était chez lui.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Jeu 29 Sep - 22:10

Protéger le duc, et démasquer les coupables. Il le laissa encadré de sa garde personnelle et de quelques élémentaires, allant personnellement traquer les responsables du chaos survenu à Hacheclair. Il était hors de question que l'on attente à la vie du duc, ou plus encore à celle de la championne qu'il avait nommée, de sa chevaucheuse. Il ne pouvait rien faire pour cette dernière, mais c'est avec soulagement qu'il vit les barrières tomber, les libérant tous. Avant que qui que ce soit d'important ne meure.

Il acquiesça aux paroles de son duc, indiquant rapidement aux chevaucheurs de dégager les blessés des décombres, des flammes, et de les amener en lieu sûr. Quant à lui, il s'avisa de se rendre auprès de Maelys. Bellifère avait, certes, les meilleurs soigneurs, mais il ne serait pas tranquille tant que leur retour ne serait pas effectif. C'était leur cas à tous, probablement.

Il se questionnait cependant sur les motivations de ces coupables. S'il avait seulement pu mettre la main sur l'un d'eux, vivant, et le ramener en Lagrance... Il soupira. Ça n'était pas le cas et il ne pourrait rien faire pour y remédier. Entrant dans la tente, il alla directement vers Maelys, passant devant les autres sans y prêter réelle attention.

« Comment te sens-tu ? Nous repartons, dès que tu seras suffisamment en forme. Il baissa légèrement la voix. Et je compte sur tes frères de Vol guérisseurs pour vérifier ton état, dès que possible. »

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Jeu 29 Sep - 22:16

Le dragon se retire quelques secondes à peine après lui être venu en aide, s'envolant du côté des tribunes faës. Sa masse puissante jette un instant son ombre au-dessus de sa tête puis s'éloigne enfin. Autour d'elle, tout n'est que chaos et elle assiste à l'effondrement des gradins de Sombreciel et de Valkyrion sans bouger, estomaquée. Et à cet incendie qui se déclare peu avant que les barrières ne se brisent enfin et qu'ils puissent tous quitter le Colisée, synonyme de bien des malheurs depuis leur arrivée.

Tout est terminé. Tout, vraiment ? Elle aperçoit les champions qui se font emmener, vacillant probablement tout proche des bras de Sithis, simples instruments servant des desseins plus obscurs encore. L'Ordre du Jugement a été repoussé, mais pour combien de temps encore ? Nul doute que les tensions seront plus fortes que jamais entre les deux empires après ce tournoi censé les réunifier et l'avenir reste incertain pour Arven et ses habitants.

Liselotte suit la foule qui s'échappe du Colisée, retournant dans la forteresse sans se soucier de savoir si la délégation ibéenne y est déjà ou non. Les survivants s'y rendront bien assez vite. Encore un peu sonnée par les derniers événements, elle tend néanmoins l'oreille, interceptant des bribes de conversations tour à tour choquées, intriguées, scandalisées, vindicatives. Les réactions à chaud des victimes d'un attentat sans commune mesure depuis bien longtemps. La couturière reste bien silencieuse, avançant d'un pas rapide, parcourant couloirs et escaliers pour retrouver sa chambre et se débarbouiller de toute cette poussière répandue dans l'arène. Elle se doit d'être prête pour la suite. Elle se doit d'être présente auprès de son impératrice et de prêter l'oreille à tout ce qu'elle voudra bien laisser échapper. Elle se doit d’œuvrer encore pour les siens et d'anticiper, toujours. Car c'est au cœur des plus grands malheurs que sa mission prend tout son sens, que les informations doivent circuler, qu'elle doit se montrer efficace. Et jamais elle ne perd de vue son objectif, la Cielsombroise. Jamais.


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On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?





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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Jeu 29 Sep - 22:22

Il se passa quelques instants avant qu'une voix vienne répondre à sa question. Et la voix en question était celle de Grâce. Grâce, la femme qui l'avait défiguré avec sa propre épée, celle qui, pour sauver Mayeul, n'avait pas hésité à l'attaquer, lui qui pesait sans doute le double de son poids. Serenus ne savait pas s'il devait lui en vouloir ou au contraire, être admiratif devant son courage. Il passa un doigt sur son pansement neuf et opta pour un mélange des deux : De la rancœur mêlée à une certaine forme d'admiration et de crainte. Il devait se montrer prudent. Peut être que ce Hérault avait laissé un peu de haine envers les Faës chez les champions d'Ibelène...

Le guerrier se redressa sur un coude pour faire face à Grâce Martel. Il tourna la tête de telle sorte à ce qu'il puisse la voir sans que son pansement ne le gène. Elle était mal en point, voire beaucoup plus que lui. Serenus fit une grimace et lui dit avec un soupir :

« - Je crois que tout le monde est vivant, j'en ai vu certain s'agiter dans leur sommeil. On s'est fait manipuler.. On a été forcé à se battre les uns contre les autres... D'ailleurs, si tu n'étais pas intervenue, Grâce, Mayeul serait sans doute mort. »

Il ne voulait pas se montrer prétentieux car c'était là la pure vérité. Il avait vu la vie quitter les yeux de Mayeul quand il serrait ses mains sur sa gorge. Il avait senti son pouls s'accélérer, puis ralentir. Si elle ne l'avait pas blessé, il l'aurait tué. Et pour cela, même s'il avait payé le prix fort, une partie de lui même lui en était reconnaissant. Il ne se serait jamais pardonné s'il avait tué Mayeul qu'il considérait comme un très bon ami. Il tourna la tête vers celui ci et il dit :

« - Mayeul, pardonne moi pour ce que je t'ai fait. Si jamais tu as besoin de quoi que ce soit, demande moi. »

Il entendit Hiémain prononcer lui aussi des excuses et cela le fit sourire, même si le fait de sourire lui fit mal car cela poussait sur sa plaie. Tous les champions allaient sans doute suivre le même chemin. S'excuser, puis partir de ce duché de fous sans se retourner. Serenus se rallongea et passa ses mains derrière sa tête. Ses membres raidis par l'inconscience mirent quelques secondes à lui obéir puis se détendirent. Le guerrier soupira et ferma les yeux.

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Ces quelques jours de repos lui avaient fait un bien fou. Même s'il n'avait pas encore entièrement récupéré du dernier combat, il se sentait prêt à reprendre la route. A vrai dire, il avait surtout hâte de quitter cet endroit. Le guerrier attacha son dernier bagage sur la selle de sa jument. Il la regarda et caressa le crin qui commençait à se teinter de blanc tout en soupirant doucement. Le temps passait, les gens et les choses changeaient. Mais quoiqu'il arrive, cela n'empêchera pas la vie de suivre son cours. Il se surprit à avoir de telles pensées. Il n'était pourtant pas du genre à philosopher. Peut être que cette blessure allait faire de lui un homme nouveau, qui sait ?

Avant de sortir de l'infirmerie pour rejoindre sa loge puis l'écurie, Serenus était passé voir les champions qui n'étaient pas encore partis. Il tenait à leur dire au revoir, à leur souhaiter bonne chance pour la suite ainsi que de la gloire et de l'honneur. Peut être se croiseraient ils un jour, et il espérait au fond de lui que cela arriveraient dans de meilleurs circonstances.
A présent, les sacs pleins de vivres, le visage recouvert d'un léger pansement et la tête pleine de souvenirs qu'il ne risquait pas d'oublier, Serenus se tourna vers le Colisée. Il contempla son architecture et repensa à son arrivée ici, tout excité et rempli de rêves de gloire.
Maintenant quand il regardait le bâtiment, il revoyait l'Homme Vapeur, la Reine de Sang, et ses compagnons qui s'effondraient. Il revivait ces moments horribles et traumatisants qui avaient fait la joie des spectateurs. Et cela lui donnait envie de pleurer.

Une main sur son épaule le fit sortir de sa contemplation. Un de ses collègues guerriers lui fit un grand sourire et lui demanda s'ils pouvaient y aller. Serenus monta sur sa jument, ajusta sa position, regarda une dernière fois le Colisée et dit juste :

« - On y va. »

Il lança sa monture et suivit ses amis dans les rues de Hachelair, en direction de son foyer sans se retourner.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Jeu 29 Sep - 23:38

La Sultane se sentait soulagée – le Pion avait fait ce qu’il fallait, appuyé par sa Reine, mais Sitara elle ne souhaitait que retrouver ses proches, et savoir que tout allait bien pour eux. Elle avait contribué à leur protection, ou du moins essayait-elle de s’en convaincre. L’image de Granit remettant le mage coupable aux Épines contribua à la rassurer légèrement, bien qu’elle soit perplexe quant à la raison pour laquelle il lui communiquait cela. Leurs relations n’étaient pas des plus agréables… Elle chassa ces pensées de sa tête, se concentrant sur sa quête de son époux et de sa sœur. L’angoisse qui la tiraillait était forte, et si elle s’efforçait de garder une certaine retenue du fait de son rang, c’est le pas rapide et en prêtant peu d’attention aux autres rescapés des attaques, qu’elle évoluait parmi la foule. Si elle manquait de civilité, peu lui importait.

Les larmes lui vinrent aux yeux, devant l’image qui se montrait à elle. Elle était tellement soulagée, de les retrouver dans les bras l’un de l’autre. Loué soit Joseï, d’avoir veillé sur eux. Elle s’avança, n’osant interrompre l’étreinte qui les liait, toujours aussi émue. Elle ne se rendait pas compte de ses yeux qui brillaient, trahissant son émotion. Elle se figea, en entendant ces mots. Ces mots d’inquiétude, ces mots qui lui serraient le cœur. Elle n’avait pas eu le choix, mais elle s’en voulait, d’avoir soumis son Duc, cet homme qu’elle aimait plus que tout, à telle épreuve… Et Alméïde. Comme elle avait du s’inquiéter, de la voir ainsi disparaître.

C’est d’une voix faible, coupable, qu’elle fit remarquer sa présence… « Je… Je suis désolée. Je n’aurai pas du partir ainsi. Qasim, j’ai eu si peur… Je n’ai pas pu le rejoindre. Partons, dès que possible. Rassemblons les nôtres, notre enfant, nos sujets, nos paquetages, et rentrons… Envoyons un garde s’enquérir du sort de Grâce Martel, et savoir si elle peut rejoindre notre duché comme convenu, et rejoignons Erebor. »

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Ven 30 Sep - 0:45

Quel soulagement que de revoir son frère, de le serrer dans ses bras, d'avoir la preuve tangible qu'il va bien et qu'il ne lui est rien arrivé de grave. Elle a eu terriblement peur, Alméïde. Une peur profonde et irrépressible qui ne l'a pas quittée un seul instant tandis qu'elle espérait également retrouver Sitara dans ce chaos indescriptible. À présent, elle est rassurée, au moins à moitié. Anthim va bien. Elle se le répète encore et encore. Il va bien. Et même ses reproches emplis d'angoisse ne parviennent pas à ternir ce simple état de fait. Elle demande pardon, la princesse des dunes. Elle s'excuse auprès de lui dans un murmure ininterrompu, blottie contre ses bras. Mais à nouveau, c'est l'inquiétude qui l'étreint lorsqu'il lui annonce que Sitara n'est pas revenue. Inquiétude de courte durée, puisque sa voix retentir soudain près d'eux.

Le cœur d'Alméïde bondit de joie. Peu lui importent les raisons qui l'ont poussée à se faufiler hors des tribunes ; elle est saine et sauve. Alors pendant un instant, elle quitte les bras de son frère pour retrouver ceux de la sultane qu'elle enserre dans une étreinte à coupe le souffle. Ce tournoi lui aura fait vivre bien des émotions fortes et, pour la deuxième fois, elle a cru perdre son amie, sa sœur. « Ne me fais plus jamais une peur pareille. » murmure-t-elle à son oreille avant de la lâcher enfin, essuyant ses joues humides.

« Tu as raison, nous devrions rentrer au plus vite. Mais avant... » Elle se tourne un instant vers le centre de l'arène, vers les gradins réduits en cendres ou effondrés. Son coeur se serre face à tant de désolation. « Ils auront besoin de toute l'aide disponible et je peux être utile. Tous ces blessés... » Les mots se meurent dans sa gorge. Combien sont-ils morts dans cet affrontement ? Ses amis ont-ils été touchés ? Denys a-t-il été évacué des gradins en flamme ? Où se trouvait Mélusine lorsque les tribunes se sont effondrées ? Tant de questions restées sans réponses. Et même si elle désire plus que tout retourner chez elle, auprès de sa famille, elle aimerait s'assurer que les autres vont bien. Elle aimerait se rendre utile, au moins un peu, au cœur de ce désastre.


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Ven 30 Sep - 1:14

Dans la poussière et le sang, les voiles sombres du Fou Noir se dissipent, et j’émerge en titubant de derrière un pilier à moitié effondré, faible soudain sans la force de Rhéa pour me soutenir. La panique bat dans ma poitrine – j’ai été sauvée par ma pièce et la magie qui coule en moi grâce à elle, mais où est Mélisende ? Où est Joséphine ? Où sont Arsène, et Agathe ? Et Père ? Et Melbren, et Melsant ? Castiel même ? Alméïde ? Le chaos est total autour des décombres, et j’erre sans but dans la tourmente. Je suis… je suis choquée. Profondément. Incapable de me souvenir de tout ce qui s’est passé – c’est trop soudain, et je ne suis pas femme faible pourtant. Un instant, je vacille – un bras m’attrape par le coude, me retient, et dans l’étreinte qui suit je reconnais mon frère aîné, tout aussi déboussolé que moi. Il a vu Mélisende et Castiel, Père dans la loge de Bellifère, les soouverains d’Erebor dans la leur, mais point les autres – il me serre contre lui un instant, part à la recherche de Melbren, tandis que je parcours les allées en cherchant Josette et les enfants.

Mon premier geste, mon premier réflexe, serait de courir sur le sable vers Hiémain ; mais Fantasme me dit qu’il va bien, que Stellaire s’en est assuré. J’irai le rejoindre, tout à l’heure – quand je serai sûre que les petits vont bien, que Joséphine n’a rien. Un visage familier tranche dans la marée de gens qui errent au hasard – je me précipite sur Arsène, je serre contre moi sans rien dire, n’osant pas me fier à ma voix. Joséphine est là, tenant Agathe par la main ; j’ai eu peur, et je câline Arsène en cachant le tremblement de mes mains. « Allez. On va rentrer. » Heureusement que Joséphine est encore en état de parler, elle.

C’est au camp de fortune pour les blessés que nous échouons, autour de Hiémain que quelques médecins examinent. Ils finissent par donner son aval pour qu’il soit transporté dans un endroit plus calme, et nous le ramenons prudemment à l’appartement qui est le mien au palais ducal. Je couche les petits – beaucoup de câlins pour Arsène, et des nouvelles rassurantes de sa mère pour Agathe – et je me suis installée dans un fauteuil au chevet de Hiémain qui dort d’un sommeil agité lorsque le visage terriblement pâle de Mélisende s’encadre dans l’ouverture de la porte. Castiel dort très mal, mais elle s’inquiétait pour nous, me dit-elle. Après un long, très long câlin à trois, j’envoie Joséphine rejoindre notre infernal cadet, auprès duquel se trouvent Père et nos deux autres frères, et garde ma sœur avec moi. Tassée contre elle dans un fauteuil suffisamment large pour nous deux, je pose la tête sur son épaule, la serre contre moi et puis enfin trouver un peu de sommeil, accrochée à la main de Hiémain. Le père de mon enfant, et ma jumelle.

Ils vont bien.
Je peux dormir, à présent.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Ven 30 Sep - 1:37

J’ai mal.
Vraiment, vraiment mal.

A l’intérieur de l’âme. Comme si quelqu’un avait posé les mains sur l’envers de mon cœur et pressait à l’en faire éclater. Ce n’est que lorsque l’enchantement se dissipe que je comprends ; les images transmises par Sayam me montrent une silhouette couronnée d’argent qui l’a gardé contre lui, et le déglutis avec peine tandis que mon Familier se libère pour me rejoindre. Dans le tumulte de mes pensées, Serment tempête et s’agite, furieux de ne pouvoir me rejoindre, et je l’apaise de mon mieux. Près de moi, le champion de Valkyrion se confond en excuses alors que le sable de l’arène boit le sang qui coule de mon épaule, et je lève mon bras valide pour lui faire signe que ça va. Sayam lové contre moi et son grand corps tremblant faiblement, je tends mon bras valide et pose ma main valide sur le poignet de Hiémain. « Ne vous accablez pas, baron – rien de tout cela n’était de votre fait. » Je souris, à l’aveuglette, dans la direction où je suppose qu’il se trouve, et je concentre ma volonté pour déployer ma magie et l’étendre sur lui, refoulant dans un coin de ma conscience les élancements cruels de mon épaule blessée. J’ai quelques instants pour lui insuffler un peu de force, et soigner ses yeux malmenés par le sable que j’y ai introduit – puis les guérisseurs sont là, et je me laisse emmener.

J’ai mal.
Vraiment, vraiment mal.
Je ferme les yeux pour combattre la sensation de nausée qui monte, tandis que l’on me soulève pour m’emporter. Je me sens en sécurité dans ces bras inconnus qui me transportent vers le lieu où l’on pourra prendre soin de moi ; et c’est sans résister que je me laisse glisser dans l’inconscience, abandonnant mon esprit à Serment, mon cœur à Sayam, et mon corps aux bons soins de mes anges gardiens.

Il est temps de me reposer à présent.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Ven 30 Sep - 1:49

Il n’avait même pas eu le temps de se concentrer sur ce qui arrivait aux champions dans l’arène tant l’effervescence et la peur s’étaient mit à agiter les tribunes. Il y avait de quoi cela dit, et Rackham s’était chargé, selon les ordres de son duc et ses propres convictions, de rechercher les coupables malgré les barrières magiques qui bloquaient les accès. C’est seulement quand elles cèdent enfin mais en entrainant dans leur disparition les tribunes et loges amochées que le capitaine du vol d’Ansemer commence à doucement s’inquiéter. S’il était resté calme, quoique particulièrement agressif envers les mages dissidents récupérés, ça c’était rapidement dégradé quand les blessés commencèrent à s’entasser sous les gravas et ruines. Et quand tout se termine en fin dans une explosion de brume mystérieuse, c’est la voix de Calico qui s’agite, d’une peur indescriptible. « Quittou est blessée ! » Et pourquoi ça le touche plus qu’il ne devrait ? Il peste, il grogne, Rackham, en imaginant sa petite protégée faible et vulnérable sur ce qui avait été un champ de bataille.

A peine quelques ordres à ses hommes, il parcourt les ruines tant bien que mal, escaladant les pans entiers de murs qui s’étaient écroulés sous le poids des autres, entrainé dans une chute tels des dominos. Et sur le sable de l’arène, des guérisseurs et médecins s’agitent, courent dans tous les sens, à s’occuper des blessés graves. Pour certains, l’état de santé est bien inquiétant. Mais peu importe, c’est vers Quitterie qu’il se dirige, le capitaine de vol, et si il tente bien de ne rien afficher, il a le pas pressé.

« Quitterie ! » Elle est là, bien mal au point, au bord de l’évanouissement, et les guérisseurs sont trop peu nombreux pour pouvoir encore s’occuper d’elle. Même si elle ne le voit pas, que la douleur et la fatigue avaient sans doute fini par avoir raison d’elle, il la prend avec précaution dans ses bras, rassurant d’un regard le familier de la jeune femme, Sayam, qui est rejoint par Calico. Douce, elle lui pose gentiment une patte sur le plumage, rassurante. « Ca va aller, ils vont bien s’occuper de toi. Et promis, tu l’auras ton augmentation. » Un murmure à son oreille, petite confession en souvenir de la baffe qu’il s’était prit et des mots qui avaient fusés par la suite. Dans la tente, il déposa au bon soin des soigneurs la jeune femme, non sans rester à proximité, veillant sur elle lorsqu’elle reprendrait connaissance. Il était peut être un peu coupable de l’avoir amené dans ce sordide Tournoi.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Ven 30 Sep - 2:38

Lorsque tout s’arrête, elle n’est plus en état de le voir. Elle a tenu longtemps, pourtant, la blonde skjaldmö, étendue sur le sable souillé de son propre sang, à rire sans pouvoir s’arrêter. Elle a ri, à la face du monde, une étrange sensation pulsant dans ses veines, sans savoir que ses pupilles cerclées d’écarlate trahissaient bien plus qu’elle n’était prête à l’avouer. Elle a ri pendant que les autres tombaient autour d’elle ; puis l’obscurité s’en est venue la quérir alors que la vie s’enfuyait d’elle par la plaie affreuse de son abdomen. Elle n’a rien vu de la fin, lorsqu’une marée de médecins et de guérisseurs a déferlé sur le sable de l’arène, une notable quantité autour d’elle, tentant d’endiguer l’hémorragie fatale. Elle n’a pas senti les mages de Faërie user de leur art pour reconstruire ses organes, sa vie ne tenant qu’à un fil ténu entre leurs doigts.

Elle a repris conscience à l’infirmerie, deux jours plus tard, une douleur infâme brûlant ses entrailles, et un cortège de médecins surveillant son moindre souffle. A son chevet, un Hjalmar considérablement inquiet – Astrid a été expédiée à Svaljärd avec les petits, mais lui est resté veiller sur sa sœur rescapée. Pendant… longtemps. Les services de mages des portails ont été proposés, mais la princesse a refusé la magie avec la dernière énergie ; c’est donc trois semaines plus tard seulement qu’elle peut quitter cette ville haïe et retourner passer sa convalescence auprès des siens, Aubrée dans son sillage. Heureusement que le réseau de la Confrérie est dense et qu’elle a pu garder un œil sur les affaires courantes…

Ils n’ont pas tort, au final.
La magie et le savoir n’ont rien à faire ensemble ; et les mages sont un fléau qu’il convient d’anéantir.
Un jour !
Un jour, elle leur fera payer leurs affronts…

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