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 Et si en nous se trouvait le reflet de l'autre ?

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Message Sujet: Et si en nous se trouvait le reflet de l'autre ?   Dim 31 Juil - 14:05


Livre I, Chapitre 5 • Le Tournoi des Trois Opales
Grâce Martel & Mélodie Douxvelours

Et si en nous se trouvait le reflet de l'autre ?



• Date : 13 août, fin d'après-midi
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Grâce se rend en Lagrance, à l'occasion du Festival qui y a lieu, au milieu du mois d'août. Elle y croise Mélodie, alors qu'elle recherche une auberge.


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Dernière édition par Grâce de Sombregemme le Sam 3 Juin - 23:15, édité 5 fois
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Message Sujet: Re: Et si en nous se trouvait le reflet de l'autre ?   Dim 31 Juil - 14:06

Lagrance. Grâce avait entendu bien des choses sur ce duché, notamment leur tradition séculaire de sacrifice de vierges. Inutile de dire qu’elle n’appréciait guère cette dernière, lui rappelant un peu trop les coutumes bellifèriennes, où les vierges étaient sacrifiées de manières bien différentes, mais pas plus plaisantes. Elle-même l’avait été, d’une manière qui lui avait grandement déplu. Elle avait tout de même décidé d’assister, de ces yeux, à ce festival tenu au cœur de l’été, au sein du domaine lagran d’Arc-en-Fleur, dont on vantait les multiples couleurs et variétés de végétaux, dont certaines ne semblaient se trouver qu’ici. Venue par portails, gratuits pour l’occasion depuis Lorgol et les capitales des duchés d’Arven, son regard s’arrêta sur un magnifique prunier dont les teintes semblaient mouvantes. Elle n’avait jamais vu d’arbre comme cela auparavant. Le domaine méritait peut-être bien sa réputation, mais cela n’en rendait pas acceptables les moyens grâce auxquels cela se faisait. Elle espérait cependant voir ses filles là-bas, si leurs maîtres y consentaient. C’était pourquoi elle avait pris le portail, ce matin-là.

Il lui faudrait chercher une auberge, qui pourrait l’accueillir, si elles n’étaient pas prises d’assaut. Ou se faire héberger par un habitant, en négociant l’hébergement contre quelques fleurons. Une silhouette se distinguait au loin, avec l’air d’être à la recherche, elle aussi, d’assistance de la part des habitants. Peut-être pourraient-elles s’entraider ? S’approchant, Grâce adressa un sourire à l’inconnue, sans faire preuve de timidité inexistante en elle, ou de gêne.

« Demoiselle, puis-je vous interrompre ? Je suis à la recherche d’une auberge, et je ne sais ce que vous demandiez à cet homme, mais peut-être pourrions-nous chercher ensemble ? »

Grâce regarda le villageois, lui souriant à son tour, lui demandant s’il aurait l’amabilité de les guider vers ce qu’elles désiraient. D’un ton bourru, l’homme leur indiqua vaguement une direction un peu plus loin, un air contrarié sur le visage. Fronçant les sourcils, la voltigeuse haussa malgré tout les épaules.
« Je ne sais quel dragon l’a brûlé… Allons-y ? »

Corail lui envoyait des images d’allégresse, la griffonne se baignant dans une cascade sur le territoire lagran, éclaboussant les malheureux qui s’approchaient trop, distraits. Elle retint le sourire qui menaçait de poindre sur ses lèvres, que la femme en sa présence n’aurait pas compris.

« Je m’appelle Grâce, et vous ? »

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Message Sujet: Re: Et si en nous se trouvait le reflet de l'autre ?   Mer 3 Aoû - 17:06

Une fête, ainsi que la possibilité de se déplacer sans aucuns frais. Il n’en avait pas fallu plus pour me décider. D’un pas dansant, je m’étais engouffrée dans les portails grands ouverts où la foule se pressait. Tous étaient impatients, tellement qu’ils ne voyaient même pas une silhouette se faufiler entre eux et prendre leur place dans la file. Habillée d’une chemise crème et d’une jupe qui semblait flotter grâce à la présence d’un jupon épais, je n’en gardais pas moins l’allure des gens du peuple, misérable et commune. Bref, inintéressante aux yeux de la plupart. Il faut dire que le tablier qui ceignait mes hanches n’arrangeait strictement rien. C’était peut-être à cause de cela que l’homme à qui j’avais demandé des renseignements sur l’endroit, ces ruelles et autres places m’avait dévisagé. Il masquait à peine son dégout, lui le bourgeois, propre sur lui et la poitrine bombée. Je trouvais cette attitude proprement ridicule, à la limite du risible. Mais j’arborais un air gêné, contenant comme je le pouvais le rire qui roulait et enflait dans ma gorge.

Lagrance était un bel endroit, ce domaine n’échappait pas à la règle. Les couleurs et les odeurs des plantes et de leurs fleurs semblaient se disputer l’attention des passants en se parant avec ostentation de leurs plus belles parures. Les habitants étaient le reflet comique de leurs végétations qu’ils chouchoutaient avec amour. C’était presque un appel, une invitation à les dépouiller de ce dont ils semblaient si fiers et ceux sans même qu’ils ne s’en rendent compte. Mais pour le moment, rien n’avait encore débuté, je me devais de faire le tour des lieux avant que les festivités ne commencent. Sous toutes ses formes.
J’avais beau faire montre d’humilité, du moins autant que je le pouvais, j’avais un mal de chien à lui arracher le moindre renseignement. A tel point qu’il me donnait simplement envie de le secouer comme un prunier pour lui amener un peu de sang dans ce cerveau qui semblait si mal fonctionner.

Je ne pus jamais tenter l’expérience cela dit, car une femme vint interrompre ma discussion (mon monologue plutôt…) avec l’homme. Toute en politesse et en assurance. Loin de l’image que je tentais de renvoyer pour amadouer cet abruti. Décidément, j’aurais fait une bien piètre voleuse du charme…Je suis certaine que les moqueries auraient fusé si l’un d’eux m’avait vu en action. Qu’importe, eux, ils ne connaîtraient jamais l’allégresse d’être suspendue dans le vide à la force des poignets.
Je laisse la nouvelle arrivante imposer son jeu. L’homme n’en est pas plus aimable, à peine plus conciliant, mais elle réussit à avoir quelque renseignement bienvenu. L’imitant en haussant les épaules à sa remarque, je la suis docilement. Curieuse de cette nouvelle figure et de sa prestance. Son visage me disait vaguement quelque chose, mais j’étais bien incapable de mettre le doigt sur quoi. Peut-être avais-je croisé ces traits dans les rues de Lorgol, ou simplement mon imagination me jouait-elle des tours. Pour le moment ce n’était pas important.

-Mélodie. Je voulais savoir s’il pouvait m’indiquer l’agencement de cette zone ou au moins un endroit pour trouver un plan, mais comme vous avez pu le voir cet homme n’était pas des plus chaleureux. Je ne pensais pas que cet endroit était aussi grand. Vous n’êtes pas du coin non plus si je comprends bien, d’où est-ce que vous venez ?

La curiosité était un vilain défaut à ce qu’il se disait. Moi je trouvais qu’il s’agissait d’une qualité incroyable permettant de tenir l’ennuie à distance. Et cette femme, Grâce, l’avait aiguisé.

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Message Sujet: Re: Et si en nous se trouvait le reflet de l'autre ?   Lun 12 Sep - 20:04

Si elle était du coin ? Elle doutait de ressembler à ces femmes si soignées et élégantes – et si bien des personnes possédant des champs avaient un teint hâlé similaire à celui de Grâce suite à ses acrobaties aériennes, les nobles en étant bien loin. Pas qu’elle ait grand chose à envier, cela dit – ou qu’elle n’y accorde grande importance. Si elle portait l’insigne des voltigeurs en une broche délicate qui se mariait fort bien avec la tenue élégante tout en restant pratique qu’elle portait – création de Liselotte, évidemment -, elle ne contrastait que peu avec ces nobles dames. Mis à part le confort de sa tenue. Elle perçut Corail, repassant la frontière ibéenne. Elle était restée proche de celle-ci, les griffons n’étant pas réellement les bienvenus en Faërie.

Sa joie ravissait Grâce, qui gardait un calme certain face à l’homme bourru et peu décidé à les renseigner – que ce soit elle, ou la jeune femme qui se trouvait là et visiblement peu avancée quant à sa requête. S’il finit par lui indiquer brièvement une direction, quoi que très vague, elle ne se demanda pas longtemps si c’était dû à sa position de voltigeuse – qui, même si elle n’avait aucune importance ou influence en Faërie, imposait peut-être le respect -, ou grâce à son calme certain. Elle avait de l’entrainement, avec ses camarades du vol de Bellifère, bien plus durs envers elle. Plus cruels, même.

Soupirant, elle se retourna vers la jeune femme, se présentant. Elle hocha la tête, à ses parles. Autant s’éloigner, et aviser ensuite de ce qu’elles pourraient trouver – ou non. Elle fronça légèrement les sourcils, à la question de son interlocutrice – Mélodie, lui disait-elle. « D’Ibélène. De Bellifère, plus précisément. Mais je peux vous poser la même question – si vous cherchez une carte des lieux, c’est de toute évidence que vous n’en êtes pas familière. Est-ce le Festival, qui vous amène ici ? »

Des questions superficielles… Avaient-elles quelque chose en commun, qui pourrait les pousser à converser davantage ? Grâce n’en était pas certaine.

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Message Sujet: Re: Et si en nous se trouvait le reflet de l'autre ?   Sam 17 Sep - 18:42

Loin de l’homme et de ces manières scandaleuses, la bonne humeur était revenue. L’air frais et les couleurs dont se parait le plus petit recoin d’ombres avaient une espèce de chaleur communicative. Joignant les mains dans mon dos et suivant la femme, je souris comme une enfant. J’aimais voyager et rencontrer des gens. Il y avait toujours de quoi se laisser surprendre et je n’aurais pas pensé qu’une voltigeuse vienne à ma rescousse un jour. Quoique cela cadrait parfaitement à l’image que j’avais de cette caste. Des chevaliers blancs, aussi obéissants et loyaux que des chiens. De son allure transpirait la fierté, son comportement l’altruisme nécessaire à sauver son prochain. C’était une caricature grossière, mais c’était aussi cela qui était drôle. Ça tourbillonnait avec entrain dans mon crâne et pour une fois, c’était plutôt agréable.
N’était-elle que cela, une caricature ? Y avait-il plus ? M’aurait-elle aidé si elle avait su que j’étais une voleuse ?

Je me demandais bien ce qu’une enfant des vents pouvait bien donner une fois soûle. Tant de questions qui trouvaient des réponses dans des clichés et des rumeurs, qui servaient le plus souvent à enjoliver la vérité. La réalité était que chevaucheurs et voltigeurs s’y rendaient pour masquer leur fuite d’une vie à laquelle ils n’arrivaient pas à faire face. Ils abandonnaient sans vergogne, oubliaient pour se donner bonne conscience. Comme Maëlys, en fait, c’était la seule chevaucheuse de ma connaissance. Cela me suffisait pour faire un amalgame et penser qu’ils étaient tous dans la même situation. Cependant, il faisait bien trop beau pour ternir cette douce chaleur par des pensées maussades.
Je sautillais autour de la voltigeuse, remplaçant tous les espaces creux de mon âme par la curiosité. Chassant, ainsi, les souvenirs gênants. Ce n’était pas tout les jours que l’on pouvait ainsi rencontrer un cliché pour en déconstruire l’image et voir ce qu’il y avait derrière. Cela valait la peine de braver les idées reçues que j’avais sur ces gens.

Un petit sifflement admiratif franchissait mes lèvres.

-Hé bien, c’est inhabituel d’être de Bellifère et voltigeuse. Car vous l’êtes n’est-ce pas ? Dis-je en tapotant ma poitrine à l’endroit où Grâce portait son bijou. Sans offense, ce n’est pas une moquerie au contraire. C’est la curiosité qui me pousse à l’indiscrétion. J’avoue être ravie de cette étrange rencontre.

Certes, j’avais un à priori sur la caste des voltigeurs et des dragonniers. J’étais fascinée, mais l’abandon ternissait la dorure qu’ils représentaient. J’étais tentée de mettre tout le monde dans le même sac, mais c’était fatigant et inintéressant. Je déciderais un peu plus tard si je devais en faire une nécessitée.

-Non, je ne suis pas d’ici. Je viens de Lorgol. Voyager est toujours compliqué pour les gens de ma condition. Alors quand des occasions comme celle-ci se présentent, ne pas en profiter serait un peu dommage.

Tout en parlant, je lui montre mes frusques qui criaient mon appartenance au bas peuple. C’était un demi-mensonge. Voyager n’avait jamais été un problème pour quelqu’un de ma condition, elle ne l’avait jamais été pour les enfants des miracles. Mais, il était toujours plus facile de se faire passer pour ce que nous n’étions pas. Cela permettait aussi de se protéger. Les gens préféraient souvent le mensonge à la vérité. Car leur réalité était pavée d’illusions qui assuraient leur stabilité.

-Si le cœur vous en dit, je serais ravi que vous partagiez un peu de vos histoires avec moi. C’est une autre façon de voyager quand on y pense.


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Message Sujet: Re: Et si en nous se trouvait le reflet de l'autre ?   Lun 26 Sep - 21:23

L’emblème des voltigeurs. Elle la portait en permanence, même lorsqu’elle n’était pas vêtue de sa tenue de voltigeuse – ou de la tenue d’apparat l’identifiant comme telle. Elle sera légèrement les dents, d’une manière peu perceptible, alors que Mélodie précisait que ça n’était pas une moquerie, que de lui dire qu’elle était inhabituelle. Grâce avait toujours été fière de ses origines et de ses décisions – y compris celle d’être l’unique femme voltigeuse en Bellifère. Et elle n’était pas certaine d’apprécier d’être qualifiée d’étrange. Elle était même plutôt sûre de ne pas l’apprécier. Ce à quoi elle était habituée, en revanche, c’était d’être jugée pour cela, aussi laissa-t-elle bien vite derrière elle cette pensée fugace, se contentant d’hausser les épaules, et d’acquiescer d’une signe de tête. Elle ne comptait pas nier être voltigeuse, et elle avait déjà admis venir de Bellifère, de toute façon.

« Votre famille était aussi originaire de Lorgol ? Qu’avez-vous pu visiter, jusqu’à présent ? Êtes vous déjà allée en Ibélène ? »

Grâce avait, auparavant, vu peu de choses. Elle ne savait guère ce qu’en pensait sa vis-à-vis, mais cela l’indifférait, au fond. Elle avait pu se rendre dans plus d’endroit, depuis qu’elle était voltigeuse, cependant. Sa solde, et sa liberté nouvelle surtout, l’avaient permis pour elle.

« Ce n’est pas chose aisée, en effet, que de découvrir de nouveaux lieux. Notre vie ne nous le permet pas toujours. J’en ai eu l’opportunité, quelque peu… »

Elle fronça les sourcils, alors que la jeune femme lui demanda de partager ses histoires. Quelles histoires ? Voulait-elle tout savoir des détails sordides qui l’avait poussée à quitter Brumecor, son époux, ses enfants ? Était-elle comme cela ? Ou savoir dans quelle misère pouvaient la mettre ses compagnons de Vol ? Quelle ironie que ce terme, alors qu’elle volait seule, et n’avait jamais eu d’ailier. Elle n’envisageait pas réellement de se prononcer à ce sujet…

« J’ai pu me rendre dans l’Archipel. Voir des dragons des mers de mes yeux. Observer des combats entre pirates et les forces armées d’Arven… »

Inutile de dire qu’elle soutenait les pirates, n’est-ce pas ?

« Et les duchés ibéens ont des particularités que je n’aurai pas soupçonnées, avant de me mettre au service de la famille ducale de Bellifère, d’assurer la protection de ces terres. Avez-vous voyagé vous-même, malgré tout ? »

Dire des banalités. Passer sous silence la vérité.

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Message Sujet: Re: Et si en nous se trouvait le reflet de l'autre ?   Ven 30 Sep - 8:08

L’air était agréable et la compagnie intéressante. Bien qu’un peu coincé, comme elle était intervenue pour me sauver d’un mauvais pas, je l’aurais pensé plus détendue, mais il n’en était rien. Etaient-ils tous ainsi, les voltigeurs et les chevaucheurs ? Tellement pétris dans leurs travaux, qu’ils en devenaient incapables de s’en détacher et de profiter un peu de la vie ? Si tel était le cas, je ne voyais plus vraiment l’intérêt e voyager à dos de créatures mythiques. Cela devait être grisant, mais si pour cela on devait troquer tout goût pour la vie, ce n’était pas un échange très équitable.
Je lui souris enthousiaste, voulant par la même la dérider et lui transmettre un peu de joie. Qu’elle laisse son rôle de coter un instant. La ville était magnifique, un festival en préparation. Si elle ne pouvait pas en profiter, ce serait un affront pour tous ces habitants qui préparaient avec amour et passion leur ville pour accueillir les curieux. Et les personnes de son rang n’étaient pas irrespectueuses à ce point-là n’est-ce pas ?

-Oui, je suis une pure souche. Enfin pour ce que ça rapporte, je suis fauchée comme les blés. Malheureusement, je n’ai pas eu le loisir de m’échapper de la ville.  J’ai pu aller dans les environs de Lorgol, mais rien de plus. Alors être ici c’est un peu la grande aventure. C’est la première fois que je vois des fleurs avec autant de couleurs différentes et qu’est-ce qu’elles sentent bons. Ca ne ferait pas de mal de décorer la Ville Basse avec de jolies fleurs, ça adoucirait peut-être certains esprits revêches.


Mensonge, mensonge... Je sors la tirade sans sourciller un instant, mêlant vérité, non-dit et mensonge. Trottinant joyeusement à la suite de la noble dame. Je ne connaissais pas mon père, qui pouvait être n’importe qui et venir de n’importe où. Ma formation m’avait permis de voyager au-delà de mes espérances, d’escalader les flancs des montagnes qui entouraient le désert d’Erebor, de voir les côtes de Cibella et ainsi de suite. Je n’avais pas vu tout le continent, mais j’avais tout de même eu le loisir de découvrir beaucoup d’endroits. Le voyage était une manière de faire évoluer les apprentis, de leur apprendre l’indépendance et d’élargir leur horizon (souvent restreint). Les tours de Lorgol étaient un défi qui se renouvelait sans cesse, mais il n’y avait pas que ça à voir, sentir et toucher. La Cour des Miracles éduquer ses petits avec amour et patience, rien n’était laissé au hasard. On pouvait même dire que nous réussissions à le créer dans certaines occasions.

Ma tentative de la rendre plus douce était complètement tombée à l’eau. Pourtant, je ne voyais pas du tout ce que j’avais pu faire. Elle n’avait même pas pris le temps de finir sa phrase et mon regard curieux ne l’incita pas plus à continuer. Alors, je tente de changer de sujet, lui demandant de me raconter ce qu’elle avait pu voir. Un voltigeur, ça devait voyager, elle avait dû apercevoir de bien belles choses depuis les hauteurs du ciel.

-Les dragons des mers ? Ils sont différents des dragons des chevaucheurs ?

Je préfère ne pas m’étendre sur les pirates, il s’agissait en quelque sorte de cousins des mers, bien que leurs méthodes étaient beaucoup plus « m’as-tu vu ». Ils n’en restaient pas moins l’une des grandes familles de la ville, comme l’était la Cour des Miracles.

-Des particularités ? Dites m’en plus, enfin si vous le voulez bien, je serais curieuse de savoir de quoi il s’agit. Je secoue la tête. Non, à part les environs de Lorgol, je ne suis pas vraiment allée plus loin. Et puis… Voyager seule sur les routes… disons que ça fait un peu peur aussi. Je sais me défendre contre les ivrognes de la ville, mais soyons honnête, je ne sais pas me défendre à proprement parler.

Mais je courrais vite. C’était une façon comme une autre de survivre.
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Message Sujet: Re: Et si en nous se trouvait le reflet de l'autre ?   Sam 8 Oct - 21:44

Elle s’efforça de sourire, en réponse à celui sur le visage de sa vis-à-vis. Elle ne devait pas penser à mal, en disant cela, après tout – au contraire, cela transparaissait comme un compliment. Et généralement, Grâce était fière de cette différence, la portait en étendard. Qu’elle ne connaisse pas vraiment cette jeune fille en face d’elle ne devait rien à y changer. Alors elle s’enjoignit à être aimable, même si elle était peu rompue à discuter de tout et de rien. Peu importait.

« J’imagine que chaque lieu a ses avantages et ses inconvénients, chaque origine aussi… Mais vous en avez pris le meilleur, n’est-ce pas ? Si, malgré votre manque de ressources, vous pouvez être ici, c’est que vous ne vous êtes pas laissée entraver par tout cela. Sans quoi vous vous diriez que vous n’avez rien à faire ici, et que votre place est ailleurs. Je suppose. »

Tout cela, Grâce l’associait à sa propre personne. Sans avoir décidé de rompre les liens avec celle qu’elle devrait être, elle ne serait assurément pas ici. Elle n’aurait pas fait toutes ces découvertes, pas occupé cette position qui la rendait si fière. « C’est une première fois pour moi aussi, que de voir des fleurs telles que celles-la. Peut-être pouvons-nous chercher à rejoindre un des étals qui semblaient se trouver plus loin, et voir s’ils acceptent de nous céder quelques graines à un modeste prix ? Pour vous, du moins, je n’aurai guère de lieu où les planter pour ma part. »

Elle se débrouillait plutôt bien, à discuter de tout et de rien. Elle se figea brièvement, quand elle lui demanda de conter ses histoires. Elle était sur ses gardes, trop peut-être. Elle devait cesser de se sentir étrangement scrutée par cette inconnue. Elle n’avait pas le parler de Bellifère, elle ne pouvait rien lui faire.

« Ils ne volent pas, n’ont pas d’ailes. L’eau est leur domaine. Ils sont bien plus proches des reptiles que les dragons de vos chevaucheurs, je pense. Mais ils sont splendides. Leur corps réfléchit la lumière, et dans l’eau, c’est une vision impressionnante. »

Oui, réellement. Elle ne se risquerait pas à en approcher un de si près, mais elle l’apprécierait, pourtant.

« Je ne me suis que brièvement rendue en Erebor, mais l’étendue sableuse entrecoupée de quelques oasis est étonnante. On ne croirait pas rencontrer ces peuples nomades partout, mais à survoler les lieux, ils semblent impressionnants. Quant à leurs montagnes… Elles semblent massives, peu accueillantes. Mais elles décèlent de nombreuses cachettes, et les domaines qui s’articulent autour d’elles sont splendides. C’est un beau duché.

Je n’ai pas réellement été en Valkyrion, ni en Sombreciel. Pas assez pour vous en parler, du moins. Mais si j’ai pu apprécier la liberté que j’ai acquise à Lorgol, je la connais assurément moins que vous. Parlez moi de votre ville. Si vous le souhaitez.
»

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Message Sujet: Re: Et si en nous se trouvait le reflet de l'autre ?   Lun 17 Oct - 12:53

Marchant d’un bon pas, les fleurs nous accompagnaient sur notre trajet avec leurs couleurs et leurs senteurs. Donnant un ton différent à cette conversation, tantôt teintée de rouge, de violet ou de bleue. Ses remarques sont pertinentes et trouvent un écho derrière le mensonge. J’aurais pu être ce que je prétendais, une simple et naïve fille du peuple sans talent particulier, à part celui d’avoir réussi à trouver un semblant de stabilité dans cette vie infernale.
Que je sois ça ou la voleuse, les mots avaient le même sens, le même pouvoir. J’avais réussi à devenir autre chose, je ne m’étais pas cloisonnée à la seule ville de Lorgol. Grâce à la Cour des Miracles, à mon maître, ils m’avaient ouvert de nouveaux horizons et ne pas profiter de les explorer aurait été un véritable blasphème.

-Oui c’est vrai, vous avez sans doute raison. Je ne l’avais pas vraiment vu de cette façon.



Finalement, elle n’était pas si rigide que ça. Sa proposition m’étonne et c’est avec un grand sourire que je lui réponds. Heureuse, d’une certaine façon, qu’elle prenne en considération ce que je pouvais lui dire. Ce n’était sans doute que de la politesse, ce genre de personne en était pétrie à s’en étouffer, mais c’était fait avec suffisamment de discrétion pour que j’en apprécie la chaleur.

-Hooo, volontiers. Je les planterai pour nous deux. Vous pourrez venir les voir quand vous voudrez comme ça. Ca doit être dur de n’avoir aucun pied à terre. Vous devez vraiment beaucoup voyager quand vous êtes voltigeurs.

J’en viens à lui demander justement ce que ces voyages l’ont amené à voir et notamment des informations sur ces dragons des mers. Un reptile de la taille d’un dragon ondulant sous les flots. Ce devait être des créatures impressionnantes, est-ce que le pavillon noir avait souvent affaire avec ces bêtes des profondeurs ? J’étais tentée d’aller leur poser la question la prochaine fois qu’un de ses membres échouerait dans l’une de nos tavernes. Y avait-il d’autres créatures légendaires qui arpentaient ce monde, celles qui ne s’étaient pas soumises aux humains, s’immisçant dans leurs guerres stupides, comme les griffons et les dragons ? Etaient-elles aussi intelligentes qu’eux ?

-Ce doit être impressionnant à voir. Encore plus lorsqu’on doit être dans le bateau à proximité de ces bêtes.


Elle me narre les contrées qu’elle a explorées, avarde en détails. Mais ce n’était pas le plus important, j’avais déjà une idée des paysages qui devaient défiler derrière ses yeux. Sombreciel était un duché que j’appréciais pour son excentricité, Erebor était plus rigide, mais d’une beauté mortelle et fascinante. Elle ne leur rendait pas justice, coincée dans une éloquence trop sérieuse.


-Je suis étonnée que vous n’ayez pu visiter Lorgol plus amplement, je veux dire votre formation se déroulait là-bas pourtant…hm…. Et bien disons que sa grande particularité est qu’il y a deux villes en une. La Haute et la Basse. Je ne vous apprends rien, mais j’ai toujours été fascinée par ça. C’est un peu comme s’il y avait une partie visible, éclairée, chatoyante et l’autre plus sombre qui est cachée. Vous savez les deux facettes d’une même pièce ou l’envers d’un miroir. Je suis plutôt coutumière de la Ville Basse, je n’aime pas vraiment trainer dans la Haute. C’est peut-être plus grossier, malsain, mais en même temps, il y règne une atmosphère particulière, mystérieuse. Les gens y sont plus vrai aussi, pas besoin de s’embarrasser de faux semblant quand il n’y a rien à protéger ou si peu. On réserve notre énergie pour ce qui est important.
Et puis, certaines tavernes réussissent à faire des plats succulents malgré le manque de moyen, je veux dire par apport à la Ville Haute, bon …bien sûr, c’est moins sophistiqué, mais des fois les choses simples sont les meilleures. Il y a pas mal de marché, de voleur aussi. C’est comme un jeu du chat et de la souris. En plus sanglant… Ce n’est jamais très joyeux quand l’un d’eux se fait prendre. Si vous voulez, je vous ferez visiter à l’occasion. Ça n’en mets pas plein les yeux comme la Ville Haute, mais je pense qu’on peut réussir tout de même lui tenir tête, à notre façon.



Il n’y avait pas à dire, j’aimais Lorgol. Je chérissais le moindre de ses recoins, même si elle m’oppressait par certain aspect. Un peu comme une mère au final.

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Message Sujet: Re: Et si en nous se trouvait le reflet de l'autre ?   Lun 24 Oct - 13:06

Ces lieux étaient dépaysants, il est vrai. Les terres de Bellifère étaient plutôt arides, et Grâce ne pouvait se targuer d’y avoir vu de telles plantations. Le climat n’aidait assurément pas à cela. Elle fronça les sourcils, en voyant l’air étonné de sa vis-à-vis. Qu’a-t-elle fait, ou dit, de si surprenant ? Peu importait. Elle haussa les épaules, et avança vers les étals qu’elle indiquait. « J’ai un modeste logis en Bellifère, mais l’aridité des terres ne favorise pas vraiment la culture des plantes. Mais je retiens l’invitation. Il n’est toutefois pas aisé de se rendre aussi loin, avec les permissions que l’on a… »

Elle lui adressa toutefois un sourire. Elle serait davantage amenée à se rendre à Lorgol, à l’avenir, si elle renouait avec ses filles. Ce n’était pas une évidence, toutefois, mais elle s’efforça de chasser cela de son esprit. « Où habitez-vous donc ? » Elle n’était pas certaine de devoir réellement prendre l’invitation au sérieux, mais il ne lui coutait rien de prétendre que si.
Son enthousiasme se fit, quelque peu du moins, plus sincère alors qu’elle lui parlait des merveilles maritimes. Si Grâce ne s’était pas révélée en se présentant auprès des griffons, sûrement aurait-elle fini sur l’Audacia, pirate auprès de son amie la plus chère. Si elle avait su où trouver la Taverne de la Rose, aussi. Mais elle était heureuse de son choix. « C’est en effet un spectacle peu commun, et réellement magnifique. Je ne me risquerai pas à les approcher, toutefois. » Les dresseurs de dragons des mers le faisaient, mais ils étaient expérimentés. « Avez-vous déjà voyagé sur un navire, ou été en mer, Mélodie ? » Si ça n’était pas le cas, elle ne pourrait sûrement pas comprendre ce qu’inspirait ces immenses étendues d’eau, sans fin. Grâce comprenait déjà difficilement l’affection de l’équipage de l’Audacia, alors qu’elle-même s’y sentait sereine et libre, mais pas autant que les pirates.

« Nous ne sommes pas dans Lorgol même, et si j’ai pu quelque peu visiter, je sais ne pas pouvoir prétendre connaître aussi bien la ville que quelqu’un qui y serait né, ou aurait réellement vécu en son sein plusieurs années. J’y suis certes restée cinq ans, et j’ai pu connaître quelques lieux, mais jamais autant que vous avez pu le faire, en y étant née. Je suis plus à l’aise dans la partie basse de la Ville, mais je suis aussi consciente des dangers qu’elle recèle, et ma sécurité passe avant tout. Sans un réel habitué, certains lieux me semblent peu accessibles. Mais j’ai une profonde affection pour Lorgol malgré tout, où j’ai été plus libre que jamais. »

La jeune lorgolienne ignorait-elle l’histoire de Grâce Martel ? Une femme qui a pris sa vie entre ses mains, pour devenir une voltigeuse scandaleuse selon les mœurs de Bellifère, pour avoir abandonné mari et enfants, alors qu’elle leur appartenait, au lieu de rester à leurs côtés, femme silencieuse et morne. Elle n’était pas certaine de lui avoir dit son nom de famille, cela dit.

« Je n’ai pas ma place dans la Ville Haute, vous savez. Mais je serai ravie que vous me fassiez visiter. Quelle est votre place, à Lorgol ? Vous ne m’avez pas dit votre occupation. »

Elle pourrait la garder secrète, si elle le voulait – si quelqu’un comprenait ça, c’était bien Grâce. Elles avançaient vers une petite masure, une femme semblant accueillante se trouvant agenouillée à proximité d’un massif fleuri, et de pommiers.

Accueillerait-elle Mélodie ? « Cette demoiselle a l’air d’être agréable, vous devriez lui demander le logis, en échange de quelques menus services, peut-être ? » Elle désigna d’une main la femme, pensant qu’elle se rendrait elle-même ailleurs, pour trouver de quoi se loger après cela.

|HJ| Je te laisse conclure ? :coeur:

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Message Sujet: Re: Et si en nous se trouvait le reflet de l'autre ?   Lun 7 Nov - 17:00

Elle commence à se détendre la dame des cieux. Tout du moins ne donne-t-elle plus l’impression qu’elle va éventrer le premier venu. Parler de fleur la détendait-elle ou bien l’avais-je vexé lors de mon badinage innocent ? J’étais bien incapable de me prononcer, peut-être était-elle tout simplement une personne maussade au trait figé dans une dureté peu avenante ? Je n’y croyais pas vraiment, sinon elle aurait certainement passé son chemin en me regardant froidement. Les gens tristes n’aidaient pas les autres, ils les laissaient dans l’embarras, ce qui les confortait dans l’idée qu’il y avait pire qu’eux. Enfin… c’était peut-être un peu exagéré, certainement trop généraliste…. Mais pourtant souvent le cas. De mon point de vue, elle devait simplement être timide, ce qu’elle cachait derrière un habit de dignité et de fierté que lui apportait son rang de voltigeur.
L’idée me plaisait assez pour que je l’adopte sans trop chercher à comprendre plus loin. Elle se prête même aux jeux, me demandant mon lieu de résidence.

-Dans la Ville Basse.

Puis avec force démonstration, usant de mes bras, je tente de lui faire une reconstitution de Lorgol en lui indiquant le chemin à suivre et les endroits clés menant à mon lieu de résidence. C’était certainement à des lieux du confort auxquels elle devait être habituée, mais j’étais curieuse de savoir si la fière voltigeuse irait se risquer dans les rues de la Ville Basse. La conversation continue tranquillement, banalement. Elle est d’agréable compagnie et répond volontiers à mes questions niaiseuses. J’ai l’impression d’être une enfant de nouveau, avec l’autorisation de poser mille et une questions sans que personne ne m’en tienne réellement rigueur. Après tout, on ne peut en vouloir à un gosse d’être curieux non ? Je la regarde un peu étonnée lorsqu’elle me révèle ne pas avoir sa place dans les rangs de la Ville Haute. Elle dont le visage se tend fièrement vers les cieux pour défier les passants osant rentrer dans son champ de visions. Je l’aurais bien vu appartenant à une quelconque noblesse. Mais en même temps, il en fallait pour oser braver les traditions de tout un duché pour tenter sa chance auprès des griffons. Peut-être était-ce la raison de son mal aise auprès du beau peuple.
Je rie doucement à sa demande. Ma place à Lorgol… c’était amené de façon si étrange que je n’avais pu me retenir de pouffer. J’en avais une sans en avoir. Je n’étais rien, je faisais partie de ses ombres, de ses nuisibles qu’ils faillaient éliminer. Du moins était-ce sans doute ainsi que la plupart des gens hors de la Cour des Miracles devaient nous juger.

-Oui c’est normal, je ne vous l’ai pas dit. Je n’ai pas vraiment de place véritable. Je fais ce qui est à ma portée, lorsqu’on a besoin de moi. Je vis au jour le jour, un peu misérablement, mais… Pour le moment c’est suffisant pour avoir un toit et de quoi manger.

Lorsque nous arrivons à hauteur d’une femme, Grâce prend les devants, me proposant un toit contre des services. Je lui souris avec joie et acquiesçant à sa proposition.

-C’est dans mes cordes, c’est ainsi que ça a toujours marché, je sais m’adapter. Je vous remercie. Vous rencontrer fut un véritable plaisir.


[hrp: Merci pour ce rp :calin:]

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