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 Face au destin ¤ Arsène & Mélisende

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La Confrérie Noire
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Je suis : Baronne de Chaamar, Lame de l'Aspect du Poison à la Confrérie Noire, Ambassadrice de Sombreciel, Représentante du Duc Castiel.

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Message Sujet: Face au destin ¤ Arsène & Mélisende   Sam 6 Aoû - 20:56


Arsène & Mélisende

Face au destin




• Date : 20 Août 1001
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Rencontre entre Arsène et Mélisende par hasard à Sinsarelle là où le petit séjourne chez Mélusine !


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Message Sujet: Re: Face au destin ¤ Arsène & Mélisende   Sam 6 Aoû - 21:45

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Impossible réconciliation entre Alfaë et moi, de retour à Lorgol après l’épisode de l’Ordalie de Diamant, je n’avais pas pris le temps d’aller voir si la Tour de Séverac s’élevait toujours dans le ciel et si tout allait bien là-bas. La majorité de mes affaires se trouvait dans la Tour de Chaamar qui était mienne et c’était là où j’avais posé mes bagages à mon arrivée. J’en avais fait un rituel, à chacun de mes déplacements et à chaque fois que je revenais dans la Capitale je passais, systématiquement, à la Tour de Séverac pour voir comment Étoile, le chat offert par Castiel, allait.

Saluant les serviteurs dés mon entrée dans la Tour, je déposais un message à faire porter à Alméïde d’Erebor « Les affaires reprennent très chère, nous nous verrons bientôt ! Mélisende. » Quelques mots portaient noir sur blanc sur un parchemin, elle saurait que je parle du trafic de cadavres de la Confrérie Noire. Une autre lettre était partie quelques jours auparavant pour Alméïde pour excuser les agissements de Castiel, je l’avais écrit en tant que sa représentante, mais également en tant qu’amie de Mémé. Une missive m’attendait, une invitation pour le Tournoi des Trois Opales en Bellifère comme ambassadrice du duché, Castiel avait dû la recevoir également. Je priais un autre messager de bien vouloir demander au Duc de Sombreciel si oui ou non il comptait y participer, quoi qu’il advienne je ferais partie des réjouissances donc.

En attendant, j’avais beaucoup à faire. Ces derniers jours avaient été marqués par des allés et venus incessant entre la Tour de Chaamar, la Tour de la Confrérie Noire et la Tour des Séverac pour aller récupérer du venin de serpent – puisque je me refusais catégoriquement à déplacer ces reptiles ailleurs que dans la joyeuse ménagerie de ma soeur. La Sombre Mère m’était apparue et la Confrérie Noire reprenait du service, j’étais devenue Ecoutante de l’Aspect du Poison à Lorgol et il me fallait en être digne. Les affaires reprenaient et battaient son plein même, une certaine rivalité et ambition d’être meilleure que Ljöta planait dans l’air. J’avais donc mis tous mes efforts à bien faire ce que l’on m’avait confié : m’occuper de nouvelles recrues et des clients, remettre en route la Confrérie avec l’aide des autres écoutants et à mon grand désarroi aux côtés de Ljöta.

Toutefois, une chose me tenait encore plus à coeur que mon allégeance envers la Confrérie Noire : ma soeur. Je lui avais promis lorsque nous nous étions quittées après l’Ordalie de Diamant d’aller lui rendre visite à Sinsarelle où elle allait passer quelques semaines avec Hiémain. Oui, à ce moment-là, je ne connaissais pas les détails… Depuis lors, je ne l’avais pas revu et elle me manquait terriblement… C’est pourquoi après avoir réglé toutes les affaires urgentes que j’avais à traiter, je me hâtais de rejoindre Sinsarelle. Mélu m’avait prêté son mage des portails pour que je ne perde pas de temps, surtout par cette chaleur... le chemin aurait été éprouvant.

Une fois arrivée, on m’annonça que Mélusine était dans les jardins et on m’invita à aller la rejoindre. J’avais pris un présent pour le futur enfant, j’étais impatiente de l’offrir aux futurs parents. Il serait gâté ce bébé. Chose que j’allais faire...mais c’était sans compter...Arsène. Le petit bonhomme était là sous mes yeux au cœur de la demeure de ma sœur, sur le moment je m’arrêtai, prise de stupeur. Avais-je une hallucination ? Un mirage au milieu du désert ? M’étais-je endormie et étais-je au beau milieu d’un rêve ? Non pourtant, il était là devant moi en chair et en os. Mélusine savait ? Comment aurait-elle pu savoir ? Que faisait-il si loin de Lorgol ? Que faisait-il ici ? J’allais lâcher un qu’est-ce que tu fais ici, mais je me ravisai bien vite. Les yeux grands écarquillés regardant mon fils me faisant face. Surprise, le cadeau pour Mélu m’échappa des mains et s’écrasa sur le sol dans un fracas. Je secouais la tête afin de me reprendre, faisant un signe à la servante déjà en train de se précipiter pour rattraper le cadeau au sol que ce n’était pas nécessaire et que j’allais le faire.

« Enchantée, jeune homme ! »  dis-je tout en reprenant le présent. « Quelle maladroite ! » J’essayais de me raccrocher aux branches comme je pouvais, mais là... j’étais totalement démunie, mise à nue sans aucun geste, sans aucun mot. Vulnérable. J’hésitais à repartir incessamment sous peu sans même voir Mélusine tellement le malaise devait se traduire sur mon visage. « Tu es... ? L’un des protégés de ma soeur, j’imagine ? » Me hasardais-je à demander espérant très fort qu’il me dise non, qu’elle l'avait ramassé au coin d’une rue et qu’elle allait s’empresser de le remettre là où elle l’avait trouvé, comme un objet précieux qu’il ne faut pas toucher. Un bien à préserver loin, très loin des Séverac...

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Message Sujet: Re: Face au destin ¤ Arsène & Mélisende   Lun 8 Aoû - 0:38

Sinsarelle, c’était beau. Et grand. Et plein de sable. Et avec une vue magnifique, perché dans le roc, les yeux pouvaient plonger sur une mer infinie de dunes. C’était tellement différent de Lorgol et pourtant, il ne pouvait en détacher les yeux, passant ses journées à admirer, à explorer, et à admirer encore. Même dans ses rêves, Arsène contemplait la magnificence du désert et toutes ces nouveautés. Et tout ça, grâce à Mélusine. Il l’aimait bien, Mélusine, il adorait se faufiler dans ses bras et lui extorquer câlins et mots doux, même si Hiémain semblait bien souvent à cette place. Ils étaient gentils avec lui, tous les deux, alors cela ne le dérangeait pas trop, et il se faufilait, plein de malice, dans les bras de Mélusine dès que la place n’était pas occupée.
Mais ce n’était pas le cas pour l’instant. Elle était dans les jardins, ou quelque part, avec ou sans son fiancée, Arsène ne savait pas trop. Lui, pour le moment, était en pleine exploration de ce nouveau monde. Et puis, il faisait trop chaud dehors : les premiers jours de son arrivée avaient été compliqués avec la chaleur et désormais, il aimait bien explorer l’intérieur quand il faisait trop chaud. Pieds nus, vêtu de vêtements claires, il explorait avec curiosité chaque recoin où il avait le droit d’aller, prenant son exploration très au sérieux.

Il revenait des cuisines, Arsène, traînant des pieds pour mieux profiter de la fraîcheur du sol, quand une femme se dressa face  lui, les yeux presque exorbités. Dame Mélusine ? Pourquoi le regardait-elle comme ça ? Avant qu’il ne puisse poser la question pourtant, le fracas de ce qu’elle venait de faire tomber retentit, assourdissant dans le silence. Une servante se précipita, la dame aussi, et il resta immobile, observant la scène avec de grands yeux curieux. Ce n’est que quand la nouvelle venue prit la parole qu’il comprit enfin. Pas Mélusine. Mélisende, sa soeur. Il avait vu des portraits dans la demeure, et il avait posé la question de qui était qui, curieux, comme toujours. «Vous allez bien ?» Demanda Arsène, quelque peu perplexe quand à l’étrange attitude de la soeur de Mélusine. Elle avait l’air d’aller bien, mais elle était... Bizarre. Peut-être qu’elle avait pris un coup de soleil sur la tête ?
Elle lui adressa la parole, et en retour, elle eut le droit à un franc sourire. Et une courbette pleine de dignité et de politesse, puisque quand il le voulait, Arsène savait se comporter correctement. La réponse, par contre, était un peu plus complexe. «Je m’appelle Arsène. Et... Oui, je crois. C’est mal ?» Demanda-t-il sans pouvoir s’en empêcher, bien curieux de l’expression abordé par la jeune femme.

Il avait la vague impression, Arsène, que cette nouvelle venue se sentait mal à l’aise face à lui, et avait bien du mal à comprendre pourquoi. «J’embête pas Mélusine, enfin, la marquise, je vous promets» Expliqua-t-il en s’agitant, gagné lui aussi par le malaise soudain et l’expression étrange de la jeune femme. Comment ne pas l’être ? Il ne la connaissait pas, et elle le regardait d’un air tellement étrange que lui, l’enfant malicieux et rieur, ne savait absolument pas quel comportement elle attendait de lui. Il avait essayé de faire des efforts, pourtant, de se montrer sage et discret pour ne pas géner Mélusine qui l’avait accueilli chez elle, pour ne pas se montrer trop collant ou trop curieux. Alors, pourquoi cette dame le considérait avec une telle expression ? «Vous voulez que je parte ?» Demanda-t-il franchement, l’indécision se lisant dans chacun de ses mots. Peut-être qu’elle n’aimait pas que les enfants inconnus traînent à Sinsarelle, après tout, il n’en savait rien.

Comment aurait-il pu savoir quoi que ce soit, de toute façon ? Depuis quelques semaines, il voyageait de découverte en découverte, ouvrant de grands yeux devant chaque nouvelle merveille. Il n’était pas vraiment habitué à tout cet étalage de luxe, aux serviteurs, au désert, à avoir quelqu’un qui veillait sur lui presque en permanence. C’était nouveau, et un peu effrayant. Il faisait bravement face, du moins il lui semblait, mais plongé dans ce monde qui n’était pas le sien, il était perplexe. Peut-être avait-il fait une gaffe, après tout. Comment aurait-il pu deviner, Arsène, que les sentiments de la dame devant lui étaient loin, très loin de ceux qu’il croyait être ?

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Message Sujet: Re: Face au destin ¤ Arsène & Mélisende   Jeu 25 Aoû - 19:39

Oh il parle !  Te surprends-tu à penser… Évidemment qu’il parle… Ma pauvre fille, tu deviens folle ! Ça lui faisait combien déjà ? Douze ans sans aucun doute… Douze ans que j’étais dans la Confrérie Noire donc. Douze ans et c’était la première fois que je lui adressais la parole. Et ciel, il était à Sinsarelle, chez ma soeur, si elle n’avait pas déjà fait le rapprochement...non j’aurai déjà dû faire face à une colère… Il y avait plein de gamins qui couraient dans les rues de Lorgol et c’était lui qu’elle avait dû ramasser, évidemment. C’était bien ma veine… La vérité allait m’éclater au visage.  Je levais les sourcils, un sourire d’Arsène et je me sentais défaillir. Il fit une courbette, j’étais presque amusée et surprise par sa question, il me faisait craquer.  Cassandre s’en était bien occupée. « Hein…? Oh ! Oui, je vais bien et toi, comment te portes-tu ? Pas trop… étouffé par la chaleur ? Tu viens de Lorgol, c’est bien ça ? Tu ne dois pas être habitué aux fortes chaleurs d’Erebor » même si tu y es né…

Je ne pouvais décrocher mes yeux de lui, nous avions le même regard bleuté, les mêmes cheveux noir de jais, il était déjà grand - il me dépasserait bientôt, mon cœur de maman se brisa à moitié, pensant qu’il allait encore grandir, devenir un homme… que j’avais raté douze ans de sa vie, mais ça je le savais, c’était parfois dur à accepter, je n’aurai pas pu m’en occuper... A ce moment-là, c’était au-dessus de mes forces… « Prenez mes bagages et apportez-les dans ma chambre, je vous prie. »  lançais-je d’un ton sérieux à la servante à côté de moi qui me répondit poliment et s’exécuta.  

Arsène… Cassandre lui avait gardé son prénom alors. Je m’en doutais, mais elle aurait pu ne pas suivre mes indications. Arsène de Séverac. Je soupirais. « Si c’est mal d’être le protégé de ma soeur... ça dépend pour qui ! » pour moi oui, c’était la fin du monde, pour lui non, il était entre de bonnes mains, un futur voleur. Je n’étais pas réellement étonnée en le laissant dans les rues de Lorgol, je savais qu’il pourrait devenir un petit chapardeur.  « Je suis Mélisende, la soeur jumelle de Mélusine, mais ça tu as déjà dû le remarquer... » J’avais bien remarqué la première expression du visage d’Arsène qui pensait voir ma soeur, j’étais habituée à ce regard surpris et d’incompréhension qu’avaient les gens - certains pensaient voir double parfois. J’eus un petit rire, il était mignon Arsène. « Cela ne fait aucun doute. Mais, entre nous tu sais… Tu peux l’embêter.» Je m’étais penchée vers lui, car, ça, c’était une confidence, petit clin d’oeil pour Arsène. Si Mélu savait que j'incitais son neveu à l’embêter...  Il n’osait peut-être pas l’embêter... Après s’être occupée de Castiel (dont elle a totalement raté l’éducation soit dit en passant) et Melbren, Arsène a côté devait être un ange, mais ça je lui laissais le découvrir tout seul… Les limites de la patience de ma soeur.  

« Non reste, sais-tu où sont Mélusine et Hiémain par hasard ? » Réponse quasi immédiate après qu’Arsène eut énoncé le désir de s’en aller. Non, ne pars pas. Pas encore. Je ne veux pas. On vient à peine de se retrouver. Ne me laisse pas. « Tu m’accompagnes ? Allons les chercher. » Une servante avait dû aller m’annoncer, mais je ne pouvais pas rester là, dans l’entrée à attendre que je perde mes moyens faisant fuir Arsène et lui faisant peur - là n’était pas le but et cela ne l’avait jamais été. Il avait l’air en bonne santé et rien qu’à cette idée cela me réconfortait : il allait bien. Je le pris par le bras et bras dessus bras dessous, je commençais à faire quelques pas. « Ca te plaît Erebor ? Tu étais déjà venu auparavant ? » Un petit sourire encourageant sur les lèvres et des questions avec beaucoup d’arrières pensés.  D’ailleurs, cela faisait beaucoup de questions, mais je n’avais jamais eu l’occasion de faire sa connaissance, de pouvoir lui parler et j’étais curieuse de découvrir quel petit homme il était devenu. Mon fils. J’essayais de détendre l’atmosphère, il devait me trouver étrange ce petit, après tout quand on porte le nom de Séverac et que tu viens de Sombreciel on peut se poser des questions sur ta lucidité d’esprit…  

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Message Sujet: Re: Face au destin ¤ Arsène & Mélisende   Sam 27 Aoû - 9:20

Arsène ne détachait pas son regard de la nouvelle arrivée, perplexe. Pas tant par son apparence physique, si semblable à Mélusine, mais bien parce qu’elle paraissait troublée, et qu’il ne comprenait pas pourquoi. Etait-ce si étonnant de le trouver là ? Il ne savait même pas qui il était ! Mais l’inconnue sembla se remettre de son trouble, aussi Arsène décida de ne pas en tenir compte. Après tout, peut-être lui avait-il simplement fait peur ? Elle ressemblait beaucoup à Mélusine, en tout cas. Les yeux bleus de l’enfant avait beau l’observer intensément, il savait qu’il aurait aisément été trompé si elle n’avait pas pris la parole. Il lui offrit une moue embarrassée quand elle le questionna « J’ai été malade, un peu, parce qu’il faisait trop chaud. Mais maintenant je reste à l’intérieur quand le soleil est trop haut dans le ciel.» Il la regarda avec perplexité, reprenant la parole. « Comment vous savez que je viens de Lorgol ?» Mélusine avait parlé de lui, peut-être ? C’était sans doute l’explication la plus plausible. Arsène ne se questionna pas longtemps cependant, son enthousiasme reprenant le dessus, teinté cependant d’une pointe d’anxiété à l’idée de ne pas faire comme il le fallait.

A Lorgol, il faisait ce qu’il voulait. Surtout depuis la mort de sa mère adoptive, personne ne se préoccupait vraiment de ce qu’il faisait, ou ce qu’il disait. Ici, c’était différent. Plus chaleureux, mais plus compliqué aussi. Il aimait être entouré et chouchouté, mais son besoin de liberté se heurtait parfois aux invisibles barrières de la politesse et des quelques règles qui pouvaient régir la vie de la maisonnée. Alors il explorait, Arsène, toute la demeure, et les jardins quand il faisait moins chaud. Les moindres recoins, les détails presque insignifiants, il les faisait siens, avec cette curiosité insatiable qui l’habitait. Et quand il avait besoin de s’isoler, loin de toute cette attention, il savait où aller se cacher, se faufilant avec dextérité dans ces endroits qu’il avait décrété digne de l’abriter.
Mélisende avait reprit la parole, faisait naître un nouveau sourire sur les lèvres de l’enfant, qui hocha la tête pour signifier que oui, il avait déjà compris. « Elle m’a parlé de vous, quand j’ai posé la question.» Expliqua Arsène, se gardant bien de dire qu’il en posait beaucoup, des questions. Sur tout. Et quand la jeune femme se pencha vers lui, complice, il se contenta d’un sourire entendu. Qu’elle ne s’inquiète pas, il se montrait aussi polisson qu’à l’ordinaire, même s’il s’évertuait encore à trouver les limites. Il n’avait pas envie que Mélusine le jette à la rue, après tout, ou le trouve agaçant et mal élevé et décide d’arrêter les câlins dont elle l’entourait fréquemment.

Il lui avait demandé si elle préférait qu’il parte, tout de même. Elle semblait troublé par lui, et cela l’ennuyait de lui faire ressentir cela, surtout que lui, du coup, ne savait pas trop comment réagir. Mais visiblement, elle avait surmonté son trouble, et Arsène l’oublia tout aussi vite. Volontiers exubérant, il n’avait pas réellement l’envie d’être à l’affût de chacune de ses paroles, et quand Mélisende reprit la parole, il accepta de l’accompagner avec enthousiasme, bien qu’il ne sache pas réellement où se trouvait Mélusine et son Hiémain. «Vous voulez qu’on explore les jardins ? Ils sont magnifiques, vous savez.» expliqua-t-il, oubliant légèrement que la jeune femme devait le savoir bien mieux que lui, invité depuis peu dans la maison. Tout trouble oublié, son bras passé au-dessus de celui de la dame, il continua à parler avec animation. «Oh oui, c’est génial ! Il y a des chameaux ! Et plein de sable qui bouge avec le vent. Si on regarde par la fenêtre, on croirait presque voir une mer faite de milliers de grains de sable au lieu de gouttes d’eau. C’est vraiment très beau.» L’enfant marqua une pause et reprit, plus enthousiaste que jamais. «et la nuit, on voit bien les étoiles. Cassandre m’a appris à les reconnaître, et je les ai montré à Dame Mélusine, aussi.»

Il oublia allègrement de préciser qui était Cassandre, ou que Mélusine savait probablement bien mieux reconnaître les étoiles que lui, mais peu importe. Il avait aimé se blottir contre elle la nuit tombé, sur une couverture posée à même le sable, et lui montrer l’étendue - bien maigre - de ses connaissances. Parce que oui, il avait besoin d’attention, Arsène. Il avait besoin qu’on s’occupe de lui, qu’on le câline, et qu’on lui dise qu’il n’était pas tout seul. « Vous allez rester longtemps ?» demanda-t-il avec curiosité, ses pieds nus ne produisant aucun bruit tandis qu’il trottinait aux côtés de Mélisende.

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Message Sujet: Re: Face au destin ¤ Arsène & Mélisende   Jeu 6 Oct - 21:41

Il n’était pas habitué à la chaleur d’Erebor et pourtant Sinsarelle se trouvait au sud d’Erebor, proche de Sombreciel - à la jonction de ses deux duchés. « Tu t’y habitueras à force, tu verras. J’ai  une oasis moi aussi en Erebor au milieu des dunes avec un vieux fossile des os d'un dragon, l'oasis est née suite à son sacrifice. Tu aimerais le voir ?  J’ai des flamants roses et des girafes aussi, tu en as déjà vu ? » Oui, j’étais en train d’inviter mon fils dans sa propre propriété. Il l’hériterait, je m’en étais fait la promesse. Les Dunes de Chaamar l’avaient vu naître, mon domaine était sien. Je ne pensais de toute manière pas avoir d’autres enfants - une fille me plairait, mais pour cela il fallait un père. Les Séverac n’étaient pas connus pour la longueur de leur relation même si ma soeur avait enfin trouvé son âme soeur, son double, son coeur. J’attisais la curiosité de mon fils, même s’il était, exactement, comme je l’avais imaginé malicieux et curieux.

Mais oui… Méli, comment sais-tu qu’Arsène vient de Lorgol… Quand j’entendis la question d’Arsène, j’essayai de me souvenir ce que j’avais dit juste avant. Je ne m’en souvenais déjà plus. Me retrouver face à l’Empereur Augusuts ou l’Impératrice Chimène m’aurait moins déstabilisée que face à ce fils que je ne connaissais pas. « J’imagine que si tu es le protégé de ma soeur, tu dois venir de la Cour des Miracles, n’est-ce pas ? Mais, tu as raison je n’en sais rien. J’ai un bon instinct, cela dit. »  surtout quand j’ai une longueur d’avance et que je connais déjà la réponse à la question… Ô, Arsène, si tu savais…  Évidemment, Mélusine avait déjà parlé de moi. Quand elle allait l’apprendre... Oh là là... Quand elle le saurait. … «  Oh oui, explorons ! »  Je connaissais déjà les jardins et les fontaines de Sinsarelle par coeur, j’avais copié ma soeur en installant des bassins et en utilisant la magie des mages de l’eau. Une ambiance apaisante, alors je profitais de ce court instant avec Arsène c’était la première fois que j’avais l’occasion de lui parler - peut-être que cette occasion ne se représenterait pas de si tôt.

Cassandre lui avait appris à reconnaître les étoiles, oh…« Cassandre, c’est...ta maman ?   me hasardais-je à demander... J’ignorais ce qu’elle lui avait dit, pas dit. Prudente, je ne m’étais jamais mêlée de l’éducation d’Arsène, j’avais toujours dit à Cassandre que si elle manquait de quoi que ce soit qu’elle me le dise. Ce que je savais en revanche c’est que j’avais laissé une lettre à l’attention d’Arsène que Cassandre devait lui donner quand il serait adulte. Or, Cassandre n’était plus là pour le lui donner. « Je la connaissais, tu sais, Cassandre… Elle a travaillé pour moi, il y a… plusieurs années. » J’avais continué à lui donner de quoi survivre et bien s’occuper d’Arsène. Dans le plus grand secret, Joséphine l’avait épié, regardé, surveillé du coin de l’œil. Je n'avais pas laissé mon fils sans surveillance durant tant d'années. « Tu aimes la nuit, Arsène et les étoiles ?  

Nous continuions d’avancer petit pas par petit pas. Je craignais de rencontrer Mélusine, non pas que la ressemblance lui sauterait aux yeux, mais Hiémain et Mélusine, tous les deux, dans les jardins... je craignais qu’ils ne soient pas en train de planter des fleurs... « Je ne sais pas encore combien de temps je vais rester à Sinsarelle, je suis venue voir ma soeur et me quérir de sa santé. Elle doit rayonner, j’imagine. » Mon visage se ferma machinalement, je ne pouvais m’en empêcher. J’étais heureuse pour ma soeur, mais quelque chose en moi s’était brisé, une flamme s’était éteinte et j’avais bien peur qu’elle ne se rallume jamais réellement.  J’espérais ne pas l’ennuyer ce grand garçon avec mes questions - cela nous faisait cela en commun, habituellement je restais discrète, mais là j’étais une grande dame peut-être était-il impressionné alors je cassais la glace et m’intéressais à lui. Les enfants - oui, pour moi Arsène serait toujours un enfant - aimaient bien parler de leurs aventures.

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Message Sujet: Re: Face au destin ¤ Arsène & Mélisende   Dim 16 Oct - 16:42

Arsène hocha la tête avec conviction face aux paroles de la jeune femme. « Oui, tout le monde me dit la même chose. Qu’il faut attendre, que je m’habituerais. Alors en attendant, j’explore à l’intérieur. C’est beau, et grand, et pleins de secrets à découvrir. J’ai eu la permission. » Se hâta-t-il de préciser, des fois qu’elle se pose la question. Mais déjà, ce n’était pas ce qui lui importait le plus. « Vous avez des girafes ? De vraies girafes ? J’en ai vu, une fois, dans un livre mais... Est-ce que c’est vraiment très grand ? Et ce sont les os d’un grand dragon ? Je pourrais toucher ? » Il avait allègrement oublié de répondre à la question posée mais vu son enthousiasme, ce n’était pas difficile de deviner que oui, il voulait bien venir visiter ! La proposition de Mélisende avait réveillait son humeur exubérante, et c’était tout juste s’il ne battait pas des mains, Arsène, devant ces nouveautés qui s’offraient à lui.

L’enfant acquiesça ensuite distraitement à la réponse de la jeune femme, satisfait de sa réponse. Oui, évidemment, elle avait raison, ce n’était pas très compliqué à deviner. Pas qu’il ne soupçonna quoi que ce soit, d’ailleurs. Et la question lui sortit aussitôt de l’esprit quand Mélisende lui proposa d’explorer, en sa compagnie, les jardins de sa sœur. Toujours pieds nus, l’enfant glissa avec enthousiasme ses pas dans les siens, sans cesser de discuter. Ah oui, elle connaissait Cassandre ? C’était amusant, ça. Lui ne la connaissait pas, ou en tout cas, il ne se rappelait pas l’avoir vu. « Non, ce n’est pas ma maman. Ma vraie maman ne pouvait pas s’occuper d’un bébé, alors c’est elle qui a pris soin de moi. Elle m’a appris plein de choses. » Il n’avait pas l’air triste, Arsène, en disant ces mots. Il ne l’était pas, en vérité : il lui en avait voulu, à cette mère illusoire, quand Cassandre lui avait expliqué. Et puis, il avait compris, à force de patientes explications, qu’elle n’avait pas eu le choix. Que si elle l’avait eu, probablement que toute sa vie aurait été différente. Peut-être qu’il lui manquait, se disait-il parfois, peut-être qu’elle regrettait. Lui aurait aimé la connaître, mais ce n’était qu’un rêve, un doux rêve, une prière qu’il adressait parfois aux Dieux avant de s’endormir.

La question suivante de la jeune femme le fit sourire d’un air rêveur. Oh oui, il aimait la nuit, passionnément. Il était un Voleur, il aimait s’échapper et se fondre parmi les ombres, devenir invisible, marcher dans le silence qui envahissait les rues sitôt le soleil couché. La nuit, c’était le domaine des Voleurs, et il était destiné à en devenir un, un jour. Mais avouer son choix de carrière ne plaisait pas à tout le monde, aussi se contenta-t-il de hocher la tête. « C’est très beau, la nuit, quand les étoiles brillent. Mais ici, c’est mieux qu’à Lorgol, on dirait qu’elles sont plus brillantes. Vous aussi, vous aimez les étoiles ? Et Cassandre, elle faisait quoi pour vous ? » Il se rappelait qu’elle avait mentionné avoir fait d’autres choses, mais vraiment, il ne se rappelait pas qu’elle ait mentionné Mélisende. Ou peut-être qui si, quand il n’écoutait pas. Mais Arsène était curieux de connaître ce qui unissait sa mère d’adoption à cette dame de haute naissance.

Ils avançaient doucement, sans se presser, dans les splendides jardins qu’il avait déjà arpenté de nombreuses fois, mais jamais assez à son goût. Loin des inquiétudes de la jeune femme quand aux occupations de la maîtresse de maison, Arsène avait lâché le bras de Mélisende, papillonnant de ci de là suivant ce qui happait son attention. Il remarqua bien que le visage de la jeune femme se fermait en parlant de Mélusine, mais il retint ses questions, bien conscient que sa curiosité, parfois, était bien limite. Il ne pût s’empêcher de répondre, pourtant, en espérant ne pas l’attrister davantage. « Elle a un beau sourire, quand elle regarde son amoureux. Vous savez, ce sourire des gens qui sont heureux pour de vrai. » C’était assez difficile à expliquer, en fait, mais lorsqu’on la voyait sourire en regardant Hiémain, cela devenait tout de suite beaucoup plus clair. « Vraiment, » enchaîna l’enfant en glissant sa main dans celle de Mélisende pour venir se coller à elle, « vous ne devriez pas être triste. Il est gentil, Hiémain, il s’occupera bien d’elle. » Après tout, il s’était parfois occupé de lui, et c’était un homme doux et bon. Même si un peu trop perspicace parfois.

Arsène entraîna Mélisende, continuant de papoter et de papillonner, lui faisait les honneurs des jardins. Il ne tardèrent pas à tomber sur Mélusine, un peu plus loin, et le petit Arsène laissa les deux sœurs à leurs retrouvailles, s'en allant fureter un peu plus loin. C'est que le domaine était grand, et qu'il avait bien d'autres choses à faire qu'écouter de barbantes discussions entre adultes !


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Face au destin ¤ Arsène & Mélisende
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