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 Une danse de fleurs devenue tragédie • Les Vergers aux milles couleurs

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Dragonnet du Chapitre • Version 2.6
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Message Sujet: Re: Une danse de fleurs devenue tragédie • Les Vergers aux milles couleurs   Sam 10 Sep - 13:52

Cette réponse n’est pas très engageante. A dire vrai, elle déclenche un long frisson qui remonte le long de l’échine du duc, inexplicable mais bien présente, ce qui lui fait insidieusement ralentir le pas l’espace de quelques secondes. Pas qu’il ait peur, il était trop pragmatique pour ça, mais les rumeurs parfois naissaient d’éléments vrais, et à défaut d’un fantôme, peut être y avait-il autre chose de caché dans cette fichue maison en ruine. Effrayante au demeurant une fois que l’on ouvrait la porte et que l’on constatait les bruits du vent s’engouffrant dans les trous semblables à des complaintes et hurlements. Ça lui rappelle cette nuit en Outrevent, cette course illusoire jusqu’à une tour en ruine… Oui il en frissonne un peu, et plus encore quand Maelys est la première à franchir le seuil.

Il la suit d’assez près finalement le duc de Lagrance. Et ce n’est pas tant par doute ou crainte sur ce lieu soit disant hanté que veiller à ce qu’elle ne les mène pas un peu plus vers des éléments déplaisants. Elle sursaute sans raison, faisant hausser un sourcil au duc qui demande d’une voix un peu surprise « Tout va bien ? » Elle répond d’une autre manière, mais sa voix ferme est suffisante pour indiquer au duc que ce n’était qu’une frayeur passagère.

« C’est assez étrange en effet. »


Penser que des gens étaient repassés ici il n’y a peut être pas si longtemps que ça, abandonnant sur place des jouets étranges et pour le moins angoissant. Cette poupée notamment, posée au centre de la pièce, comme une gardienne macabre des lieux. Il observe aussi les alentours le duc, s’attarde plus longuement sur les peintures, essayant peut être d’y reconnaître des personnes, un blason, un symbole… quelque chose, tandis que Maelys s’éloigne vers la poupée. Sa voix résonne, interloquant le duc. Venir voir quoi ? Il s’approche alors, constate qu’elle a prit dans ses mains l’immonde jouet et remarque la pile de parchemin cachée jusqu’ici par l’objet. Alors il en prend un en main, avec précaution pour ne pas abimer la feuille et consulter les documents.

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Message Sujet: Re: Une danse de fleurs devenue tragédie • Les Vergers aux milles couleurs   Dim 11 Sep - 16:26

Déception.
Passé la porte de la cabane angoissante, c'est un séjour tout ce qu'il y a de plus normal qui nous accueille. Et je ne peux pas m'empêcher d'être déçue. Pas le moins du monde inquiète, ni même agacée, juste emplie d'ennui et surtout d'un ennui auquel je ne m'attendais pas. Tu n'entres pas dans une maison aux allures de contes d'horreur pour y trouver le témoignage d'une vie paisible en Lagrance. Soupirs et roulements d'yeux s'alternent pour renforcer le désintérêt qui me pèse. Ce n'est pas que je me sens vide, c'est que j'ai l'impression de perdre mon temps. Mon regard se fixe à la fenêtre, car je ne peux m'empêcher de penser à quel point nous étions mieux dehors. Soupir, encore. Alors qu'une partie de moi a encore les souvenirs palpitants d'une aventure en Outrevent, cette maison me semble vide alors qu'elle était prometteuse. Et c'est décevant, rien de plus.


Fixant encore les champs depuis l'intérieur, j'ai les coquelicots et leur couleur vive en tête. Supposant que ces terres appartiennent, ou appartenaient, aux habitants de cette maison, peut-être qu'il n'est pas si inutile de chercher à en savoir plus sur cette famille. Pourtant, je ne peux me débarrasser de cette désagréable sensation de n'avoir rien à faire ici. Le domestique n'étant plus là pour répondre à mes interrogations – l'avait-il au moins fait auparavant ? Je n'y ai pas vraiment prêté attention et je le regrette un peu. Si je veux comprendre quoi que ce soit sur les champs, peut-être qu'il faut que je commence à m'intéresser à cette maison.

Mes yeux commencent par se fixer sur les portraits de famille, comme si les personnages pouvaient sortir du tableau pour me répondre. Plus j'y pense et plus je me demande ce qui a fait que notre accompagnateur se soit figé de terreur. Le mot 'fantôme' me revient à l'esprit, effectivement je peux à présent l'entendre clairement prononcer ce mot, même si sur le moment je n'avais pas plus écouté que ça. J'admets, j'ai jugé un peu vite cet endroit, à présent je suis un peu plus curieuse d'en savoir plus. Alors je détaille du regard chaque objet qui s'y trouve, peut-être que quelque chose me donnera une indication. J'espère y voir un journal ou peut-être des correspondances qui évoqueraient probablement une histoire de magie. Le duc vient de s'emparer d'un parchemin et nous partagera probablement son contenu s'il y a quelque chose qui en vaut la peine alors je tourne les yeux vers les jouets un peu plus loin.

Et je ne peux m'empêcher de saisir la réplique de vivenef avec un petit sourire. Ce n'est qu'un jouet mais plutôt réaliste, si ce n'est pour les ailes qui n'ont pas l'air d'origine. Je la fais tourner dans mes mains, plutôt satisfaite de ma trouvaille. Je me rapproche enfin de Maelys pour lui montrer, non sans un certain enthousiasme. On s'amuse comme on peut.

« Regarde, une mini-vivenef ! C'est trop mignon ! »

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Message Sujet: Re: Une danse de fleurs devenue tragédie • Les Vergers aux milles couleurs   Lun 12 Sep - 16:23

Je ne réponds pas directement à la question pleine de sollicitude de mon Duc, ou était-ce uniquement de la bienséance ? Je n’ai pas tellement envie de souligner qu’une Vivenef, en format miniature, a réussi à me donner la frousse. Et, après tout, l’environnement est assez singulier pour qu’aucun de nous ne se sente véritablement à l’aise. Cette maison délabrée respire quelque chose de malsain, et chaque élément que nous découvrons tendent à me prouver que rien n’est vraiment normal, voir suspect. Cela tombe bien, car après tout, nous cherchons les responsables d’un meurtre, en lien avec ces essences diaprées. J’espère trouver certaines réponses aux questions laissées en suspens après notre entrevue avec le domestique, et surtout, de quoi légitimer ma démarche auprès de mon Duc vu ses réticences à inspecter les lieux.

J’ai cette poupée entre les mains, la retourner et la détailler en tous sens, la pressant en me demandant si elle ne recèle pas d’autres secrets. Elle a été si souvent recousue que l’on pourrait croire que quelqu’un cherchait à dissimuler un objet à l’intérieur…

La paranoïa te guette, ma petite.
Je suis certaine d’avoir raison.
Comme toujours.


Je tire sur les points de couture, pour l’ouvrir doucement, à vérifier la mousse à l’intérieur. Je laisse mon Duc se pencher sur le sens caché de ces parchemins roussis, qui seront peut-être difficile à déchiffrer. Je suis tout affairée à ma tâche quand Lucille revient vers nous, toute guillerette, pour me montrer une… La Vivenef !

J’ai un hoquet de stupeur et lâche la poupée, à reculer précipitamment les mains en avant. L’objet, auparavant inanimé, se met subitement à voler sous l’effet de ma propre magie qui la propulse contre le mur le plus proche sous le coup de ma frayeur. J’entends le bois se briser, à mettre en pièces de chef d’œuvre, alors même que je percute le Duc de Lagrance de plein fouet en cherchant à mettre de la distance.

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Message Sujet: Re: Une danse de fleurs devenue tragédie • Les Vergers aux milles couleurs   Mer 14 Sep - 16:05

Malgré le côté macabre et déplaisant de la situation au premier abord, le duc de Lagrance devait bien avouer qu’un semblant de curiosité était venu titiller son esprit alors que se découvrait des indices étranges et des éléments étonnants. Bien loin étaient les affaires du verger des Lucioles et du meurtre du marquis de l’Epine – quoique tout semblait intimement lié – mais cette maison avait quelque chose d’attirant, très étonnamment. Non que l’ambiance plaisait au duc, cette petite chasse avait ce quelque chose de passionnant, et en apprendre plus sur cette ruine et ce qui s’y cachait éveillait son intérêt. Affairé à parcourir attentivement les parchemins roussis découverts sous la poupée passablement dérangeante, Denys ne prêta que peu attention à l’herboriste ou à Maelys.

C’est seulement quand un cri de terreur couvrit le silence et les murmures du vent entre les murs que le duc releva les yeux de sa lecture. Il eut le temps de voir un jouet se fracasser contre le mur à l’opposé de la pièce, mais pas celui de s’écarter du chemin de la chevaucheuse qui reculait d’effroi et le percuta violemment et de plein fouet, lui faisant lâcher au passage les documents et l’obligeant à faire quelques pas en arrière pour ne pas tomber. La chute n’avait cependant pas été loin.

« Mais à quoi jouez-vous toutes les deux ?! Enfin Maelys, ce n’est qu’un objet inanimé, reprenez vous ! »

Denys se frotta le bras que la jeune femme avait percuté en reculant sans regarder, adressant à l’une comme à l’autre un regard un peu hautain et réprobateur, puis ramassa les parchemins tombés à terre. Comme s’ils avaient besoin de ce genre de contretemps ridicules ! Il ne s’attendait pas en tout cas à ce que la chevaucheuse soit capable de perdre aussi facilement son sang froid. Il la savait certes vive et sanguine, mais pas au point de perdre toute son attention pour un jouet en bois, qui avait d’ailleurs bien mal fini.

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Dernière édition par Denys du Lierre-Réal le Mer 14 Sep - 19:20, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Une danse de fleurs devenue tragédie • Les Vergers aux milles couleurs   Mer 14 Sep - 19:19

Lorsque la domestique vous dirigea à contrecœur vers l’étonnante bâtisse, tes yeux n’étaient déjà plus attirés vers ces insondables couleurs rouges que les coquelicots arboraient. Tu lorgnais tes chaussures, suivant machinalement la Chevaucheuse, le duc, et l’inconnue qui vous avait rejoints. Si tout d’abord, tu avais été d’un grand enthousiasme à l’idée de visiter cette vieille bâtisse délabrée, la vue de cette bicoque bringuebalante et lugubre fit taire ta curiosité. Tu emboitas le pas à Maelys pour pénétrer dans les couloirs informes et la maisonnée, qui semblait déserte. La poussière embaumait l’air ambiant, et de petites particules étoilées semblaient flotter alentour lorsqu’un rai de lumière perçait entre les volets. Tu tends un doigt pour les effleurer, mais cette matière imperceptible t’échappe malgré tes assauts répétés.

Quelques tableaux ne parviennent pas à égayer les mornes murs du salon, ou plutôt de la salle de séjour où vous vous êtes tous attroupés. Un mélange de curiosité et d’appréhension plane, tu sens que tu n’es pas le seul à être gagné par le doute. Toute la beauté d’Arc-en-Fleur a disparu, il te semble qu’un bond dans l’espace vient d’être effectué et qu’une friche a remplacé la belle Lagrance. Tu fais quelques pas au cœur de la pièce, tes chaussures font du bruit sur le parquet ; malgré tous tes efforts, tu ne parviens pas à être un modèle de discrétion. Chacun de tes compagnons s’est détourné pour observer les éléments disparates qui parsèment les murs et le sol de la salle de séjour. Toi, tu jettes un regard circulaire, circonspect.  

Lorsque Maelys en appelle à l’attention de chacun, tu t’approches. La poupée qu’elle retourne en tous sens est maculée de tâches écarlates, et la couleur réveille tes pupilles assombries. Bien que la Chevaucheuse t’impressionne, tu demandes timidement, intrigué par la poupée :

Quelle belle, oui, quelle belle couleur rouge. Je peux la prendre ?

Tu es aussi satisfait qu’un môme en empoignant le délicat ouvrage de coutures, de coton et de lin. Et cette couleur vivifiante, elle te captive. Mais en vérité, ta candide fierté n’est que de courte durée, car une vivenef effrénée percute bientôt le mur devant toi, et les petits éclats de bois ricochent sur ta tête. Les Chevaucheurs ont de bien drôles de mœurs, tu songes. Tu te redresses, et d’un ton plus grave, qui dénote de ta petite voix fluette, tu t’adresses au duc en tendant la poupée :

Je ne savais pas qu’on pouvait obtenir cette couleur avec des coquelicots.

Cet élément te tracasse.

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Message Sujet: Re: Une danse de fleurs devenue tragédie • Les Vergers aux milles couleurs   Mer 14 Sep - 22:29


Quête 1.5

Une danse de fleurs devenue tragédie

Denys • Maelys • Raphaël • Lucille




Quête animée par Danette, Elnaie et Solomon Suaire




Les vergers aux mille couleurs • 6ème tour




Ils ont raison, tous. La maison est vieille, délabrée, mais quelques signes indiquent que quelqu’un, récemment, y est venu. Pas de poussière sur les tableaux qui montrent une petite famille heureuse, aucune non plus sur les jouets qui traînent. Et pendant que chacun semble attiré par quelque chose de différent, la jeune Lucille se trouve avoir raison : le champ de coquelicot, c’est bien aux propriétaires de cette maison qu’il appartenait, du temps où ils étaient heureux et souriants. Mais pourquoi, alors, ce rouge vif ? Pourquoi ce délabrement, et surtout, cette peur qui ronge le ventre du domestique ? Les fantômes, ce n’est qu’un racontar de bonne femme !

C’est un début de journal, que tient le Duc dans sa main. Vieilli par les ans, mais encore lisible, malgré le ternissement de l’encre qui, pour un peu, ressemblerait à du sang séché. Judicieuse comparaison, alors que l’histoire que cette page raconte est arrosée de sang, de ses débuts jusqu’à sa tragique conclusion. Et ils peuvent lire, tous, l’histoire si triste de Julien Rosebouton, Mage du Sang, premier Mage à avoir présidé aux sacrifices des Vierges d’Arc-En-Fleur. C’est sur son champ qu’il a répandu les premières gouttes de sang, que la légende veut être la cause de ce rouge si éclatant. Ce rituel des vierges, il y a si longtemps que ça, qui était réel pour beaucoup en Lagrance.
Alors il raconte, Julien. Tout allait bien. Jusqu’au jour où sa petite fille Gladys a assisté à la cérémonie pour diaprer le saule pleureur. Le jour où elle a voulu faire comme son père, Florian, le jour où elle a voulu, elle aussi, créer ces si magiques plantes aux milles couleurs. C’est sa poupée qu’elle a prise pour ce faire, faisant couler le sang dans le champ de coquelicot, essayant, elle aussi, de diaprer ces mille fleurs aux si beaux pétales. De diaprer la robe de sa poupée, pour qu’elle se pare de milles couleurs comme celle des princesses. Essayant, même, de faire une poupée vivante, à l’image des vivenefs de légende dont on lui contait les histoires.

Elle a échoué, Gladys. Et elle en est morte, car à douze ans à peine, comment pourrait-on maîtriser cette magie si mystérieuse?
Et il continue, Julien, de raconter. Que cette poupée est celle de sa petite-fille chérie, que c’est de son sang dont elle est marbrée. Que ses jouets étaient les siens – cette vivenef, il l’a faite pour elle, il a construit la figure de proue à son effigie. Il voulait l’animer, elle aussi. Elle lui manque terriblement.

Un cri terrifié retentit soudain, tandis qu’une Vivenef volante traversa la pièce, venant s’écraser sur le mur grâce à la magie de la jeune Chevaucheuse. C’est presque une insulte à la mémoire de cette enfant, de ce père éploré, ce que vient de faire Maelys, déchirant la poupée et brisant la Vivenef aux nouvelles ailes. Honte à elle ! Même le soudain intérêt de Raphaël pour le chiffon aux couleurs douteuses ne peut cacher ce qu'elle a fait. Une poupée, une simple poupée, mais également un souvenir plein d'amertume pour cette famille.
Tous les documents que le Duc de Lagrance tenaient en main s’écroulèrent par terre, faisant voler les feuillets dans tous es sens. Il les ramassa conscieusement, Denys du lierre-Real, révélant au milieu de la masse de feuillets jaunis par les ans une enveloppe qui semble bien plus récente.

Si Julien dit vrai, et la remarque de Raphaël sur le rouge des coquelicots, trop éclatants pour n’être pas magique, pourrait presque en être la preuve. Mais pourtant, ce grand-père éploré, cela fait longtemps qu’il a disparu. Qui a bien pu venir dans cette maison ? Qui est responsable de tout ce qui s’y passe ?
Soudain, quelque chose cache le soleil, un bref instant. Une ombre ? Humaine ? Ou ce mystérieux fantôme ?



Consignes



IRP : La totalité de votre quête se déroule les 14 et 15 août 1001. Ce sixième tour a lieu en fin de matinée du 14 août.
IRL : Ce sixième tour va durer jusqu'au mercredi 21/09, 18h. Il vous mènera à la conclusion de la quête.

• Cette quête suivra le modèle d’un livre dont vous êtes le héros. Plusieurs choix se proposeront donc à vos personnages. Un choix individuel, et un choix commun sur la direction que vous empruntez pour lequel vous pourrez vous concerter ICI. La suite de votre quête dépendra de ces choix.

• Pour ce sixième tour, vous êtes dans le séjour de la maison, où subsiste une étrange impression malgré son délabrement. Vous voulez :


  1. Découvrir le contenu de l’enveloppe dévoilée grâce aux actions de Maelys
  2. Poursuivre l’étrange ombre qui a masqué un moment le soleil
  3. Continuer de fouiller, qui sait, il y aura peut-être autre chose ?


Votre prochaine destination commune de destination sera :


  1. la maison, et ses tableaux d’un bonheur perdu
  2. le reste du séjour
  3. l’extérieur, où l’ombre semble avoir disparu
  4. le champ de coquelicots


• Vous êtes libres de poster autant de fois que vous le souhaitez, à condition de faire 550 mots au maximum. (Utilisez impérativement ce site pour compter.)

Indiquez sous spoiler le nombre de mots de vos messages, et votre décision (à indiquer en RP aussi).

• Dans votre RP, vous devrez réécrire le mot diapré avec les initiales de chacun de vos paragraphes.

• La Fatalité est facétieuse, a souvent des idées farfelues et irréalisables, elle aime les prises d’initiative ! Surprenez la. :red: (Si cela a trait aux propositions de lieux disponibles, demandez par MP si cela est réalisable, par souci de ne pas influencer les évènements suivants prévus. :sisi: )


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Message Sujet: Re: Une danse de fleurs devenue tragédie • Les Vergers aux milles couleurs   Jeu 15 Sep - 11:56

Le choc, violent.
Je regarde mon Duc, abasourdie, alors qu’il manque de tomber à la renverse. Les papiers volent et s’éparpillent au sol, et je tressaille quand il élève la voix pour me réprimander. C’est assez rare et notable pour que ma réaction n’arrive qu’avec un temps de retard. Je me sens vide, et la seconde d’après, c’est une myriade de sensations qui m’arrive dans le plus parfait désordre. Je m’empourpre, sous le coup de la honte comme d’une colère sourde. Ma confusion n’est que de courte durée, à l’entendre tourner ma réaction en ridicule. Mon regard se fait noir et assassin, même si j’arrive de justesse à retenir quelques paroles malencontreuses.

Je vais le tuer, le réduire en bouillie. Attends, non... Je vais lui faire manger ses mirettes bleues avant.
… Tu te sens mieux ?
Oui, beaucoup mieux.


Je prends une lente inspiration, pour m’inciter au calme, et évite soigneusement de croiser son regard pour ne pas raviver ma fureur. Je prends sur moi, le temps de conclure cette enquête. Je me penche pour l’aider à ramasser les feuillets roussis, que je n’ai malheureusement pas eu le temps de consulter avec ma récente frayeur, sans plus m’attarder sur cette poupée que Raphaël s’est empressé de récupérer, ou cette Vivenef miniature en morceaux contre le mur d’en face. Je n’en veux pas particulièrement à Lucille, parce qu’elle ne pouvait pas savoir, mais Sa Grâce Denys du Lierre-Réal… Oh, qu’il ne compte pas sur moi pour lui formuler des excuses après une réaction pareille. Je suis presque à me satisfaire que ma bousculade lui ait causé quelques douleurs… Et, bien sûr, quand j’aperçois ce courrier récent qui se dévoile parmi les feuillets anciens, je m’en empare sans lui laisser le temps de protester. Son avis ne m’intéresse guère en l’instant, surtout maintenant que nous trouvons enfin un élément intéressant qui dénote avec ce décor macabre.

- Tiens donc ? Intéressant…

Je suis affairée à ouvrir l’enveloppe pour en découvrir les quelques secrets quand une ombre voile, l’espace d’une seconde, l’astre au dehors. Je la garde en main, sans terminer mon geste, à me relever à toute vitesse pour l’invectiver :

- Halte ! Qui est là ?

Mon ton est impérieux, mais l’ombre ne se stoppe pas pour autant. Je me rue au dehors, à glisser le courrier dans ma veste pour avoir les mains libres. Je ne peux pas laisser un potentiel suspect s’enfuir ! Mirage ! J’ai besoin de toi. Le dragon ne me répond pas, mais c’est bientôt une autre ombre qui couvre les cieux, quand l’émeraude l’envahit. Il était beaucoup plus proche de nous que je le pensais, ce Mirage qui s’est bien gardé de me le signaler… Barre-lui la route. Je ne m’arrête pas de courir, non, peu soucieuse d’attendre les autres alors que j’espère enfin mettre la main sur un suspect, en plus d’une preuve tangible. L'ombre se précipite droit dans les griffes de mon dragon, dont la réaction est foudroyante, à abattre sa lourde patte dessus pour le stopper, comme s'il s'était agi d'écraser un simple moustique. Je ralentis ma course à ses côtés, reprenant mon souffle, avec une satisfaction presque palpable quand je lui livre ces mots :

- Bien joué.

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Message Sujet: Re: Une danse de fleurs devenue tragédie • Les Vergers aux milles couleurs   Lun 19 Sep - 21:16

Donc… aucune excuse formulée. Et elle osait lui retourner un regard noir et courroucé alors qu’il devrait être le plus énervé ? Ah qu’importe, Denys ignora sans plus de cérémonie Maelys, ramassant les multiples feuilles qui étaient tombées à terre à cause d’elle. Peu d’informations intéressantes dans ce que racontait ce journal, et toutes mentions aux Vierges du Printemps, le duc s’était bien gardé de les évoquer devant ces personnes qui n’étaient pas de Lagrance, et ne pouvaient comprendre la réelle signification de ce rituel.

Il avait presque fini de rassembler tous les feuillets quand l’un d’eux, plus récent, se découvrit. Il n’était pas là avant, il en était certain. Prêt à le ramasser, il se fit couper l’herbe sous le pied par la chevaucheuse qui prit l’objet avant qu’il n’eut le temps de protester. Mais bon sang ? Pour qui se prenait-elle ? A quel moment lui avait-il demandé son aide et en quoi était-elle habilité à lui prendre ce qui lui revenait ? Il serra le poing, le duc de Lagrance, et s’apprêtait bien à exiger que la jeune femme lui rende le parchemin qu’elle osait – par les dieux, il n’en revenait pas – ouvrir sous son nez avant qu’il n’ait pu le consulter. Il se souviendrait de cet affront et il lui ferait dûment payer.

Alors qu’il s’apprête à arracher l’objet des mains de Maelys, une ombre s’en vient cacher le soleil l’espace de quelques secondes, détournant le duc de son objectif pour observer l’étrangeté. Mais déjà elle s’enfuit, poursuivit presque aussitôt par la chevaucheuse, emportant avec elle la mystérieuse lettre. Il eut un nouveau grognement, trahissant son énervement montant, mais il se rajouter un mot face aux deux autres restés en retrait.

Plusieurs secondes à observer s’il ne restait pas quelque chose à récupérer dans cette maison abandonnée, le duc partit donc à la suite de Maelys, qui n’était pas allée bien loin, puisque dès qu’il fut hors de la maison, il pu voir la jeune femme arrêtée reprenant son souffle et son dragon venu l’aider à arrêter la personne qui les avait espionnée et s’était enfuie.

Restant à une certaine distance, il regarda celui qui s’était retrouvé entre les griffes du dragon. Mais contrairement à ce que devait sans doute penser la chevaucheuse, Denys n’était pas spécialement satisfait de la manière dont elle venait de mettre à terre cet homme qui n’était peut être coupable de rien sinon d’observer des personnes étranges venues dans une maison que l’on disait hantée. Encore une fois, elle avait agit avec précipitation, jusqu’à demander à sa créature de l’écraser littéralement au sol. Cela manquait cruellement de savoir vivre.

« Qui êtes-vous ? Pourquoi vous être enfuit ? »

En quelques pas, il rejoint la chevaucheuse, se gardant de lui adresser le moindre regard. Il se contenta d’observer la personne capturée qu’il ne reconnaissait guère.

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Message Sujet: Re: Une danse de fleurs devenue tragédie • Les Vergers aux milles couleurs   Mer 21 Sep - 11:53

Déterminée, je m’avance sur notre suspect que Mirage détaille avec méfiance. J’en comprends rapidement la raison, quand je pose un genou à terre pour lui relever la tête. Je reste figée dans cette position, vaguement perplexe. Son visage ne m’est pas inconnu, même si je peine un peu à le resituer. Je m’écarte comme s’il avait la peste, quand la lumière se fait dans mon esprit, et le laisse entre les griffes de mon dragon. Mon expression est révulsée, soucieuse aussi, de le revoir ici même. J’entends les paroles de mon Duc, juste derrière moi, dont la réponse à ses questions m’est partiellement connue. « Je l’ai déjà vu, sur cette île maudite. Mage du Sang qui accouche de Vivenefs difformes et folles… Mais rien n’explique sa présence en ces lieux. »

Il me rejoint en quelques foulées, même si cette expression renfrognée ne l’a pas quitté, et qu’il ne me jette pas un regard. Tant mieux. Je peine moins à me concentrer sur cette affaire épineuse quand il est décidé à ne pas m’adresser la parole, et surtout à éviter de me fixer. Sa simple présence me rappelle que l’enveloppe est encore dans ma veste, dont je m’empare pour en détailler le contenu, qui pourra certainement m’aiguiller davantage sur ces événements tragiques.

Arc-en-Fleur, souillée par la magie du Sang. Mes yeux s’écarquillent, alors qu’ils parcourent ces lignes à toute vitesse. C’est de sa main que cette lettre a été rédigée. Oui, il aurait mieux fait de partir sans attendre, et même de rester en exil. Oui, c’est une erreur de la nature que nous aurions mieux fait d’éradiquer quand l’occasion nous a été laissée, mais d’autres mots m’interpellent dans sa correspondance…

Placide, tout du moins en apparence, je tends la lettre au Seigneur du Lierre-Réal dans un geste machinal sans en exposer le contenu à Raphaël ou Lucille. Aucun des deux n'est de Lagrance, et cette affaire concerne avant tout notre territoire. Je crache quelques paroles à l’encontre de son auteur, avec véhémence : « Tu aurais pu choisir la mort, sur cette île, si tu désirais tellement rejoindre ta fille et mettre fin à tes tourments. Pourquoi les avoir amenés à Arc-en-Fleur ? C’est à cause de toi que les plants périssent ? »

Rageusement, je lui attrape le col pour l’amener à ma hauteur, ce qui force Mirage à le lâcher. Je hais ces Amoureux du Vent, ces mages du Sang ratés dont les créations aliénées ont failli avoir raison de moi. Je les hais, pour répandre leur poison sur tout le continent, insidieusement, quand ils m’emprisonnent dans une illusion d’horreur et de mort, ou de façon plus tangible, quand ils s’en prennent directement à mon nouveau foyer. « Qu’as-tu fait à ce domaine ? Réponds-moi ! Quelqu’un est mort tout à l’heure ! »

Et qu’entendait-il par « purger » Arc-en-Fleur ? Devais-je craindre que d’autres essences diaprées ne périssent, à entraîner leur bénéficiaire dans la tombe ? Ou bien que toute cette beauté aux mille nuances colorées n’était finalement que teintée d’écarlate ?

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Message Sujet: Re: Une danse de fleurs devenue tragédie • Les Vergers aux milles couleurs   Mer 21 Sep - 21:03


Quête 1.5

Une danse de fleurs devenue tragédie

Denys • Maelys • Raphaël • Lucille




Quête animée par Danette, Elnaie et Solomon Suaire




Les vergers aux mille couleurs • 7ème tour




La réaction de la jeune Maelys semblait bien disproportionnée aux yeux de tous, mais déjà, elle s’éclipsa pour suivre l’ombre qui s’en est allée, suivie rapidement par le Duc de Lagrance. Ils voulaient des réponses, tous les deux, et semblaient même déterminés à oublier leurs différends pour en obtenir.
Et quand ils sortent, c’est pour voir un homme d’un certain âge, capturé par un dragon vicieux. Son air fier et digne pourrait faire baisser bien des yeux, son regard si triste semblant clamer à tous qu’il a vécu bien des horreurs dans sa vie. Et si les paroles de la jeune Chevaucheuse le blessent, ce n’est visible qu’à travers la soudaine crispation de son visage. Il n’est pas en colère, non, juste triste de savoir ce qu’elle pense de lui. Ce qu’ils pensent tous de lui. Elle ne sait pas. Et il se fait un devoir de lui expliquer.

Mais elle est rageuse, la jeune femme, et il laisse toute sa rage se déverser sur lui, sans faire autre chose que de la regarder. Lui aussi à été jeune, plein de fougue, plein de haine. Lui aussi a déversé sa rage face à la mort de sa fille, face à la Magie, face à ce qu’il était aussi, à un moment. Il a vieilli, et il a compris. Elle vieillirait, souffrirait, et comprendrais. Elle était encore bien trop jeune, pour le moment. Alors, sans lui répondre, c’est vers le Duc qu’il pose son regard, ce regard d’un autre âge. Et il explique, calmement, sa voix dénotant avec la colère de Maelys. « c’est mon domaine, ici. Chez moi. Ou alors voulez-vous m’en chasser, comme les autres Mages ? »
Ce n’était pas lui, qui avait écris cette lettre. Ce n’était pas lui, qui voulait mourir. Il l’avait cru, à un moment, mais il avait finit par réaliser que ce n’était pas la chose à faire. Il devait veiller sur son domaine, en mémoire de Gladys. C’est pour cela qu’il avait sculpté les ailes de la petite Vivenef en rentrant, pour honorer sa mémoire. Et si les paroles de la Chevaucheuse étaient blessantes, il ne fit pas mine de les relever. Elle ne comprenait pas.

« Je suis coupable, Votre Altesse, c’est vrai. C’est à cause de moi que les plants périssent, qu’Arc-En-Fleur se meurt. » Ses yeux tristes posés sur le visage du Duc de Lagrance, il précisa. « Mais je n’ai rien fait, rien. Mon seul crime est d’avoir voulu rentrer chez moi. Vous avez vu leurs lettres de menaces, leurs méfaits, leurs atrocités sur notre si beau domaine. »
Comment leur faire comprendre qu’il n’avait pas écrit cette lettre ? Que ces mages, car ils étaient Mages, il le savait, étaient ceux qui cherchaient à détruire Arc-En-Fleur, à la purger de la Magie du Sang. Qu’eux étaient coupables. Qu’eux étaient décidé à annihiler chaque plan diapré, pour purger Lagrance de ce qu’ils appelaient une abomination.

« j’ai vécu longtemps en exil. Je ne demandais rien d’autre que de mourir chez moi, paisiblement. » Il y avait des larmes, dans ces yeux si tristes. « Comprenez-vous, jeune fille ? Je suis Mage de Sang, mais j’aime Lagrance. J’aime Arc-En-fleur, je ne lui nuirais jamais. Les monstres, ce sont eux. Ces Mages, qui veulent détruire la beauté et l’harmonie de notre terre. » Ses yeux s’étaient posé sur Maelys, à présent. Etait-elle toujours furieuse contre lui, innocente victime persécuté parce qu’il était différent ?



Consignes



IRP : La totalité de votre quête se déroule les 14 et 15 août 1001. Ce septième tour a lieu en fin de matinée du 14 août.
IRL : Ce dernier tour va durer jusqu'au mercredi 28/09, 12h.

• Pour ce dernier tour, vous êtes libres ! Vous pouvez :


  1. réagir à la confession malheureuse de l’homme
  2. vous séparer, pour profiter du reste des animations d’Arc-En-Fleur
  3. avertir les autorités lagranes, qui se chargeront des protestataires
  4. tout ça à la fois (ou l'un après l'autre)


• Vous êtes libres de poster autant de fois que vous le souhaitez, sans limite de mots désormais.

• La Fatalité vous remercie de votre participation, et vous donne rendez-vous dans pas si longtemps, histoire de réfléchir à d’autres moyens de vous torturer se faire aimer :sisi:


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Message Sujet: Re: Une danse de fleurs devenue tragédie • Les Vergers aux milles couleurs   Jeu 22 Sep - 1:36

C’est à peine si le duc de Lagrance regarda Maelys quand elle prit la parole, vindicative et colérique envers cet homme qui aux yeux de Denys n’était encore coupable de rien. Cette attitude empressée et peu réfléchie allait lui couter bien des torts et cela irritait assez le duc pour le mettre d’une humeur moins diplomate qu’il ne l’était naturellement. Il connaissait pourtant les rapports qu’avaient rendus Tristan et Maelys elle même sur le voyage jusqu’à l’île des Amoureux du Vent et leur identité, et la seule étrangeté résidait dans le fait que cet homme n’aurait clairement pas dû se trouver ici. Déclaré comme Amoureux du Vent, il était en danger en se présentant loin de l’Académie qui avait offert asile à ces bannis. Mais de là à le condamner aussi violemment ?

« Vous devriez calmer votre jugement Maelys, vous vous emportez trop facilement. »

Critique ou conseil, un peu des deux certainement. Mais peine perdue de lui expliquer ce qu’il cherchait à lui faire comprendre, la rage envahi déjà les traits de la jeune chevaucheuse quand elle termine de lire la lettre trouvée dans la poupée. La saisissant d’un geste vif tendit qu’elle se rapproche et commence à prononcer des mots durs et agressif, le duc de Lagrance consulta le document, les sourcils froncés, prit d’incompréhension. Ou plutôt d’une profonde inquiétude. « Maelys… » Elle dénote dans sa voix quand il invective la jeune femme, les yeux toujours penchés sur le parchemin. Il ne réagit seulement, que trop tard, quand elle agresse l’homme, le prenant par le col comme s’il n’était qu’un misérable criminel. Sa main pour la première fois se pose sur le bras de la jeune femme, ferme et imposant le calme. Son regard lui observe froidement, avec une colère sourde dans les prunelles. Ce n’est pas à cause d’elle que cette colère est éveillée. Il commence à comprendre, et ça lui déplait fortement.

« Lâchez-le, je vous interdis de le violenter plus longtemps. »

Il n’appelle pas à la discussion, le regard de Denys, il pourrait même être promesse de coups rendus si elle n’obéissait pas sur le champ. Quand l’homme se met enfin à prendre la parole, semblant s’adresser au duc, il tourna alors son regard vers lui, plongeant ses prunelles dans les siennes, étrangement touché par ce regard terriblement âgé et emprunt d’une tristesse fugace. Denys ne répondit pas à la question pourtant. Le renvoyer, le bannir à nouveau. Oui, c’était son devoir. Techniquement. Il est blessé en son fort intérieur, le duc de Lagrance, de voir Arc-en-Fleur si mal, il partage cette douleur avec l’homme devant lui, même si rien ne transparait dans ses traits. Seuls les regards s’échangent.

« Cet homme n’a pas écrit cette lettre Maelys. Elle est l’œuvre de mages visiblement contre le retour des Mages du Sang, comme ce fut le cas lors du couronnement de Chimène. » Les écritures de ce parchemin et du journal lu par le duc un peu plus tôt étaient totalement différentes, un premier indice. Et un second qui ne trompait pas : malgré les traits âgés et la vieillesse du portrait dans la maison en ruine, les ressemblances sont trompeuses, presque irréelles. Cet homme était Julien Rosebouton. Ou ce qu’il en restait, dévasté d’un exil de plus de 1000 ans.

« Selon les lois de l’Empire, tout mage usant d’une magie bannie telle que la Magie du Sang doit être arrêté et emprisonné. Quitter l’asile offert par l’Académie de la Magie et du Savoir revient à enfreindre les droits de négociation qui ont été offert aux Amoureux du Vent. Vous êtes donc en état d’arrestation, Julien Rosebouton. Maelys, pouvez-vous allé chercher le régisseur du domaine resté à la maison du marquis de l’Epine ? La garde d’Arc-en-Fleur conduira notre homme en un lieu bien gardé où il attendra d’être déplacé à la fin du Festival dans les prisons d’Edenia. »

Il attendit que la jeune femme lui réponde, peu enclin cela dit au moindre refus de sa part après les frasques éveillées. Puis quand il fut seul avec Julien, à distance raisonnable du dragon qui pouvait épier malgré tout.

« Les mages qui sévissent à Arc-en-Fleur seront dûment punis, croyez moi. En ce qui vous concerne, je vous ferez retourner à l’Académie dans la plus grande discrétion. Je ne peux vous permettre de rester à Lagrance pour l’instant, c'est trop dangereux. »

Il tendit à l’homme les pages ramassées du journal, comme souvenir terrible, mais souvenir malgré tout de ce passé qu’il ne pouvait rejoindre. Etait-ce de la compassion dont faisait preuve le duc de Lagrance ? Ou était-ce à nouveau un coup calculé derrière l’aide apportée à cet homme ? Personne ne le saurait vraiment. Lorsque la jeune femme revint, accompagnée de la garde qui prendrait en charge l’Amoureux du Vent, le duc se tourna vers la jeune chevaucheuse, un air toujours un peu sévère sur les traits, adressés autant à Maelys qu’aux événements qui allaient bientôt survenir.

« J’espère que vous mettrez autant de fougue dans la traque des mages qui s’en sont prit à Arc-en-Fleur et ont tué le marquis de l’Epine. »

Car il comptait bien leur donner la chasse, à ces misérables qui souillaient de leurs sorts et leurs pensées stupides non seulement les fondements d’Arc-en-Fleur, mais de tout Lagrance. Les étrangers l’ignoraient bien hélas, mais les lagrans savaient combien ils devaient aux Mages du Sang en réalité. Une traque oui, et ils seraient condamnés… tous condamnés.

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Message Sujet: Re: Une danse de fleurs devenue tragédie • Les Vergers aux milles couleurs   Ven 23 Sep - 20:18

Que le Duc de Lagrance ne s'encombre plus de m'adresser la parole, si ce n'est pour cracher quelques réprimandes ou ordres bien sentis, ne devrait même pas m'étonner. Il faut croire qu'il a particulièrement mal pris que je bouscule son auguste personne... Ou parce que la situation lui échappe un peu trop à son goût ? Il préférait certainement quand je me contentais de le suivre, à la manière d'un limier docile. Je lui rends un regard de biais, fronçant les sourcils. Je devrais calmer mon jugement, vraiment ? Lui ne se prive pas d'en porter un sur ma personne, pourtant. Je ne devrais même pas relever, tellement c'est habituel... Je ne peux pas m'empêcher de fouiller son regard d'azur, pour retrouver ce reflet d'hostilité que me renvoient la majorité des Chevaucheurs. C'est davantage un océan dont on ne peut discerner les profondeurs.

Ma méfiance s'éveille, et aussitôt se fait malmener par cette pointe d'inquiétude qui filtre dans sa voix. Une légère appréhension m'étreint à l'entendre ainsi prononcer mon nom, et sa main sur son bras ordonne davantage encore que ses paroles chargées d'une colère sourde. Je relâche le mage de Sang et m'écarte promptement, le visage fermé. J'aurais voulu le violenter que je m'y serais prise autrement, mais est-il utile de protester ? J'attends les explications, qui ne tardent pas à m'être communiquée. Je fronce les sourcils, tandis que les pièces s'assemblent dans mon esprit. Oui, et alors ? Il n'en reste pas moins un mage du Sang.

Le verdict tombe, à se contenter de remettre les choses dans l'ordre, ni plus ni moins. J'hoche la tête, quand mon Duc me demande d'aller chercher le régisseur du domaine, et part au pas de course sans attendre.

Tu veux que je t'accompagne ?
Non, reste garder un œil sur mon Duc, Mirage.


Autant pour assurer sa sécurité, que parce que je n'arrivais plus à me départir d'un certain scepticisme à son égard.

~~~

Le dragon la suit du regard, alors qu'elle disparaît sans un mot, derrière l'écarlate des fleurs qui bordent cette maison délabrée. Elle l'a mauvaise, de s'être fait rabrouée, ce qui arrive pourtant souvent, mais assez peu ces derniers temps il faut l'avouer. Qu'importe... La mage apprend encore les dures réalités de la vie, et lui est bien trop lassée par celles-ci. Il se laisse retomber sur le côté, comme un dragon paresseux, faisant peu cas des coquelicots qu'il écrase et étouffe sous sa masse au passage. Oh... Peut-être devrait-il le signaler à la petite ? Ce serait embêtant. Il vient peut-être de tuer quelqu'un par inadvertance. Les mages sont décidément de bien étranges créatures pour confier leur vie à de vulgaires plantes. Les Chevaucheurs sont finalement des personnes bien raisonnables, de le faire envers des dragons.

Il est occupée avec ses considérations, le Mirage, comme s'il n'avait pas remarqué que les deux humains se sont écartés de lui pour parler entre eux à messes basses. Cette attitude le fait sourire, à révéler une considérable rangée de crocs... L'envie le prendrait presque de se rapprocher pour les forcer à déguerpir encore plus loin, s'il n'était pas pris d'une terrible flemme. Et puis, même sans connaître le contenu de leurs échanges, elle ne va pas apprécier de l'apprendre.

Ils se sont écartés de moi pour parler à voix basse, ma petite.
Le Duc de Lagrance, avec ce mage de Sang ?
Oui. Ils ont l'air de bien s'entendre.
Je crains qu'Arc-en-Fleur fut autrefois régie par la magie du Sang, et que les essences diaprées sont liés à cette magie honnie... Et peut-être pas autant qu'on le croirait, si nous évoluons encore parmi son héritage, que ce soit ces jardins ou ces Vivenefs qui fendent les flots. Et toutes ces belles fleurs me répugnent maintenant. C'est comme si elle était infiltrée partout, à tout pervertir.
Ce sont souvent derrière les plus belles choses que se cachent la laideur, ma petite.


Il est amusé, presque admiratif quelque part. Elle a pris la peine de mûrir sa pensée... Dommage qu'elle le fasse si peu, si portée sur l'action et les résolutions expéditives. Pouvait-il décemment lui reprocher ? Non. Et puis... Il s'ennuierait tellement si elle devenait raisonnable.

~~~

J'ai fait au plus vite, conduisant la garde dans ce dédale fleuri jusqu'à notre incriminé. Je suis presque déçue de ne rien avoir interrompu, en me montrant si preste dans ma mission. Le Duc de Lagrance me rend un regard sévère, et me rappellent encore subtilement qui n'a guère apprécié mon comportement. Bien... S'il me fallait encore une preuve que ces deux là avaient une certaine connivence, pour qu'il s'offusque tellement du traitement que je pouvais réserver à un mage du Sang. Je ne lui ai pas collé mon poing dans la figure, à ce que je sache. J'inspire lentement, pour me forcer à retrouver ce calme qui m'avait gagné durant ma course, dès que je me fus éloignée d'eux.

- Je prends cette affaire très au sérieux, mon Duc, ne vous en déplaise. Je ne laisse aucun élément au hasard, comme cette maison délabrée que vous vous seriez empressé de chasser de votre mémoire. Je retournerais Arc-en-Fleur, si nécessaire, tant que je peux mettre la main sur ces meurtriers qui se font juges et bourreaux, ou ces mages du Sang exilés qui cherchent à semer le trouble en nos esprits et s'échinent à perturber l'équilibre de toutes choses. Je n'aurais de cesse de les traquer jusqu'aux derniers, pour qu'aucun mage dissident, qu'ils soient du Sang ou non, ne viennent perturber la quiétude de ces lieux.

Il ne va pas apprécier. Peu m'importe. Mes méthodes ne lui conviennent pas davantage, et pourtant, je fournis des résultats. Je fais mon devoir de Chevaucheur. Et si cela contrarie ses propres plans... N'est-ce pas une raison supplémentaire pour continuer ainsi ?

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Message Sujet: Re: Une danse de fleurs devenue tragédie • Les Vergers aux milles couleurs   Mer 28 Sep - 18:47


Quête 1.5

Une danse de fleurs devenue tragédie

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Les vergers aux mille couleurs • FIN


Et voilà, c'est terminé petits dragonnets ! Merci pour votre participation à tous, et guettez le topic de présentation de la quête... :P
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Message Sujet: Re: Une danse de fleurs devenue tragédie • Les Vergers aux milles couleurs   

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