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 L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs

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Message Sujet: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Mer 10 Aoû - 10:25




Quête 1.5

L'épine demeure toujours sous la soie du parfum

Lena • Mélisende • Melinda • Alméïde • Tristan




Quête animée par Solomon Suaire




Les vergers aux mille couleurs • 1er tour


Le manoir supplante les champs. À perte de vue, s’étendent mille et une couleurs de vergers, de plants floraux, de bétail. Au centre du domaine d’Arc-en-Fleur, un saule pleureur rare – une essence diaprée. Ses feuilles bicolores subjuguent l’œil, les rainures de son tronc ensorcellent celui qui pose son regard dessus. Héritage macabre du rituel des Vierges du Printemps, votre regard ne sait plus où se poser, sur cet arc-en-ciel de couleurs qui vous entoure de toute part. Partout, vos yeux sont attirés : vergers divers, pruniers, cerisiers, figuiers… Rosiers et lierres grimpants, chèvrefeuille, chênes, tout est éblouissant.

Les festivités ont déjà commencé la veille pour les habitants – mise en place des stands de dégustation, des jeux, disposition des étapes de la chasse au trésor… Ils se sont surpassés, pour ce centenaire du Festival de l’Oraison. Tout Arven est convié, les portails sont gratuits sur tout le continent, courtoisie des mages du Printemps lagrans et du Duc. Jamais cette célébration de l’Apogée de la Floraison en Arc-en-Fleur et cette vénération de la déesse de la Pluie, Aldis, et de la déesse mineure des arcs-en-ciel, Iridia, n’aura été si spectaculaire. Peut-être vous contera-t-on la légende de ces deux entités, si vous êtes chanceux…

Mais vos yeux se plissent, alors que vous apercevez au loin une étrange noirceur. Est-ce une variété particulière de fleurs, détonnant dans cet océan de couleurs ? Vous êtes interpellés, incertain d’être davantage attiré par ces teintes chatoyantes, ou par ce mystère dont vous n’avez nullement entendu parler, lorsque les invitations au Festival de l’Oraison ont été lancées. Est-ce un secret bien gardé, pour surprendre les curieux ?


C’est au nord d’Arc-en-Fleur qu’une auberge bien singulière se distingue entre les arbres fruitiers et les bosquets bigarrés : l’auberge de Passiflore, qui doit son nom à l’espèce rare de plantes grimpantes courant sur ses façades, la passiflore bleue, embellie de fleurs mauves aux larges pistils. Cette espèce étonnante, que seul le climat doux de Lagrance permet de cultiver, attire bien des curieux, satisfaisant du même coup la clientèle de l’auberge – aussi animée qu’un marché avec les prémices du Festival de l’Oraison. C’est dans ce lieu enchanteur que se sont retrouvées Alméïde d’Erebor et Mélisende de Séverac, connaissances de longue date toutes deux attirées par les nombreuses vertus des passiflores bleues : d’une part leurs qualités curatives, guérissant ecchymoses et brûlures, d'autre part la toxicité de leurs fruits.

Mais leur étude attentive de ces plantes est rapidement troublée par l’irruption d’une petite fille au caractère bien trempé, la jeune Lena Jedidiah, qui croyant apercevoir son modèle, Mélusine, entre les plants de passiflore, s’est précipitée vers Mélisende, quittant par la même occasion sa nourrice, et bousculant au passage Melinda Orlemiel, apicultrice de son état venue prélever quelques échantillons de pollen capiteux. Le Capitaine de Vol de Lagrance, Tristan d’Amar, se rendant de bonne heure au Manoir surplombant Arc-en-Fleur pour y assurer la sécurité durant le festival, s’est ainsi vu interpelé par divers badauds, s’écriant contre cette petite furie piétinant les plants. Il convient de la ramener à ses parents avant qu’elle n’importune davantage Alméïde et Mélisende.

Malheureusement, cette joyeuse algarade n’a pas le temps de se résoudre qu’une épaisse fumée noire s’élève au-dessus de l’auberge, où les doux effluves sucrés de la passiflore sont bientôt troqués au profit d’une insoutenable odeur de brûlé. Tous les convives de l’auberge sortent pour déceler l’origine de ce qui semble être le début d’un incendie. Tous en oublient la bêtise de Léna, tandis que les mages de l’eau s’activent déjà, avec l’aide d’élémentaires, pour éteindre les flammes léchant et dévorant les plants de passiflores bleues. Que décideront ces cinq âmes que la Fatalité a placées sur cette voie ? Choisiront-ils d’en apprendre davantage sur cet incident suspect, survenu à l’aube du Festival de l’Oraison, ou retourneront-ils à leurs occupations, maintenant que le feu est maîtrisé ? Après tout, Mélisende et Alméïde ne sont pas des nourrices, et Tristan est attendu au Manoir. Comment agiront-ils, alors que tant d’autres plantes et arbres leur tendent les bras, ainsi que les stands de dégustations et de jeux destinés à promouvoir les plantations d'Arc-en-fleur ?


Consignes



IRP : La totalité de votre quête se déroule les 14 et 15 août 1001. Ce premier tour a lieu au matin du 14 août.
IRL : Ce premier tour va durer jusqu'au mercredi 17/08, 15h.

• Cette quête suivre la modèle d’un livre dont vous êtes le héros. Plusieurs choix se proposeront donc à vos personnages. Un choix individuel, et un choix commun sur la direction que vous empruntez pour lequel vous pourrez vous concerter ICI. La suite de votre quête dépendra de ces choix.

• Pour ce premier tour, vous êtes donc à proximité de l'auberge, à l’extérieur. Vous pouvez voir depuis cet endroit plusieurs champs et plants fruitiers, ainsi que ce qui ressemble à des stands. Vous devez décider si votre personnage :

  1. souhaite enquêter
  2. veut découvrir Arc-en-Fleur

Votre prochaine destination commune sera :

  1. Les plants de l’Auberge de Passiflore
  2. Le Manoir
  3. Les stands
  4. Cet autel dédié à Aldis, où déposer des offrandes


• Vous êtes libres de poster autant de fois que vous le souhaitez, à condition de faire 200 à 300 mots, ni plus, ni moins. (Utilisez impérativement ce site pour compter.)

Indiquez sous spoiler le nombre de mots de vos messages, et votre décision (à indiquer en RP aussi).

• Vous devez, dans chacun de vos paragraphes, utiliser un mot issu du champ lexical floral ou fruitier. Une fois que tous ceux de votre groupe auront posté, la Fatalité repassera vous indiquer une consigne supplémentaire. :red: Vous pouvez déroger à cette condition, mais la Fatalité est faible et sera ravie que vous suiviez ses demandes :haww: Peut-être en serez vous récompensés.

• Vous êtes autorisés à essayer de soudoyer la Fatalité – mais le résultat pourrait ne pas vous plaire. :red:

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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Mer 10 Aoû - 19:46

La rumeur des conversations emplit l'auberge et les doux effluves des fleurs embaument chaque pièce de leur parfum enchanteur. Arrivée la veille, Alméïde s'émerveille devant la beauté des lieux, profitant d'un climat plus doux qu'en Erebor et d'un paysage chatoyant. En compagnie de Mélisende, elles ont pris le temps de savourer les mets délicieux du duché fleuri, de goûter à ses fruits délicats, d'apprécier une liqueur de rose raffinée et de partager quelques mots à la faveur des derniers rayons de soleil.

Ce séjour bucolique ravit la princesse qui se prépare sans se presser le matin pour rejoindre la baronne, de bonne humeur et prête à découvrir les merveilles qui les attendent. Même la venue de la gamine à leur table ne peut entamer son enthousiasme sincère, dessinant sur ses traits une mine enjouée. Ils sont nombreux pourtant à ne pas apprécier cet excès d'allégresse et le font savoir. Alméïde tente tant bien que mal d'apaiser les esprits, se tournant vers son amie qu'elle sait à-même de régler ce genre de situation.

Une odeur de brûlé vient alors chatouiller ses narines, masquant la douce et constante odeur des fleurs. Un regard vers Mélisende et toutes les deux se lèvent pour aller voir ce qu'il se passe, gardant la petite Lena auprès d'elles. Au pied de l'auberge, sous les rayons lumineux de l'été, Alméïde porte son regard vers l'horizon, sourcils froncés, mine inquiète. Son sourire se fane, son nez se plisse sous les relents de fumée emportés par le vent. Des champs envahis par les flammes. « Qu'est-ce qui a bien pu causer ça ? » Curieuse, soucieuse, la question ne s'adresse à personne en particulier mais elle est peinée d'assister à ce triste spectacle.


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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Mer 10 Aoû - 23:32

Je n’avais fait qu’un bref passage en Lagrance, mais les souvenirs que j’avais du duché fleuri – et plus particulièrement de cette maudite nuit de juillet – n’étaient guère joyeux. L’inquiétude avait planté ses racines en moi, et je tentais vainement de l’ignorer en profitant de l’ambiance du Festival. Tout se passerait bien. Il n’y avait aucun raison que cette célébration soit gâchée par des mages de l’Automne aux méthodes douteuses, ou par une quelconque catastrophe. Je venais simplement prélever du pollen pour le bonheur de mes abeilles, et profiter au passage des festivités.

Tout se passerait bien. Je me répétais cette phrase comme un mantra, essayant de trouver quelque part entre les pétales colorés une preuve de sa réalité. J’étais sur le point d’y parvenir lorsqu’une petite chose me bouscula dans sa course. J’allais lui crier de faire un peu attention mais, devant les protestations des passants au sujet de cette enfant – parce que la petite chose était en réalité une jeune fille – je m’aperçus dans un éclair de lucidité que je commençais à prendre les choses beaucoup trop au sérieux. J’esquissai un large sourire, laissant ma peur s’envoler. Oui, tout se passerait bien.

L’odeur de brûlé me frappa de plein fouet avant que j’aie eu le temps de profiter totalement de cet enthousiasme retrouvé. Les flammes léchaient les plants de passiflore, et dévoraient les pauvres fleurs avec fureur. Qu'est-ce qui a bien pu causer ça ? La question porta jusqu’à mes oreilles, et la curiosité m’envahit. Il fallait que je sache. Peut-être pour aider le coupable à accomplir son forfait, si je trouvais ça assez amusant. Peut-être juste pour connaitre la vérité. A voir.

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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Mer 17 Aoû - 10:31

Tristan d’Amar a été dépêché par son Duc, pour veiller à ce qu’aucun débordement ne ternisse le Festival de l’Oraison. Il est reconnaissable, avec son uniforme de Capitaine du Vol de Lagrance, et si un doute subsistait, Ferveur volant au-dessus de lui le dissiperait aussitôt. Les variétés florales étaient splendides, s’étalant devant ses yeux depuis le manoir. Il n’avait guère le temps d’en profiter, cependant. Montant sur Ferveur, cette dernière le mena en contrebas, observant les alentours en prévision de troubles.

Il survola le domaine, se posant à côté du magnifique saule pleureur diapré qui l’avait tant fait rêver, enfant. Son père, s’il vivait à Edenia auprès de la Cour ducale, venait d'Arc-en-Fleur, son propre marquisat dépérissant se situant non loin. Tristan s’y était donc rendu plusieurs fois.

Une pêche en main offerte par un habitant des lieux, il se rendit vers une petite auberge où quelques protestations se faisaient entendre. Fronçant les sourcils, encore plus quand il fut interpellé par de nombreuses voix audibles mais inintelligibles qui se mélangeaient, il s’approcha dans l'incompréhension. Il espérait apaiser les tensions, jusqu’à ce que le feu embrase les fleurs aux teintes bleutées.

S’il s’apprêtait à aller saluer Alméïde, qu’il connaissait quelque peu, et à se présenter à sa compagne, il s’en approcha immédiatement, conjurant des élémentaires pour aider à éteindre le feu. Il connaissait bien les terres d’Arc-en-Fleur, et aussi loin que ses souvenirs remontaient, il n’avait jamais vu les parterres floraux décimés ainsi. « Ce n’est pas naturel. Jamais la nature ne causerait cela aux plantes d’Arc-en-Fleur – leur enchantement les protège. » Et il n’aurait de reste de découvrir les causes de cet incendie.

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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Mer 17 Aoû - 10:40

Le Festival de l’Oraison - petit plaisir personnel où les couleurs émerveillent mes pupilles.  Accompagnée d’Alméïde, nous étions arrivées la veille. Nous avions été attirées par les vertus de la passiflore bleue - ce qui m’intéressait le plus était le côté toxique de la  plante. Lagrance respirait la joie et le doux parfum des fleurs, je n’étais pas réellement habituée, mais cela ne me déplaisait pas pour autant.  J’étais contente d’avoir enfin un moment avec Alméïde, loin du tumulte des réceptions et loin de Castiel. Le calme fut rapidement troublé par l’arrivée d’une jeune enfant que je ne connaissais pas, mais qui semblait me connaître. «  Bonjour ! Il doit y avoir une erreur de jumelle... Je suis Mélisende. Enchantée demoiselle ! »

Je suis Alméïde, tenant la main à la petite Lena. Regard effrayé, effaré par le troublant spectacle de la nature en feu... Fleurs brûlées champs dévastés.  «  Je l’ignore. » Je sortis un mouchoir pour que Lena le mette devant sa bouche pour se protéger de la fumée noire qui nous étouffait à moitié.  «  Des personnes mal intentionnées voulant nuires au festival... » Oui, je voyais le mal partout. C’était un fait - mais, il était vraiment partout. Intriguée et inquiète, je décide d’aller enquêter sur l’origine du feu ! Il me semblait que tout avait commencé vers les plants de l'Auberge de Passiflore, je voulais aller voir... Peut-être trouverions-nous des indices ?

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Dernière édition par Mélisende de Séverac le Jeu 25 Aoû - 0:27, édité 4 fois
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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Jeu 18 Aoû - 0:44


Quête 1.5

L'épine demeure toujours sous la soie du parfum

Lena • Mélisende • Melinda • Alméïde • Tristan




Quête animée par Solomon Suaire




Les vergers aux mille couleurs • 2ème tour



Tandis que vous approchez prudemment des plants meurtris de passiflores, où les débris de cendres et de feuilles brûlées ont dispersé les visiteurs, une voix sourde attire votre attention. Un homme fort irrité, la bedaine saillante et les mains dans ses poches de salopette, crache et rouspète avec une panoplie de jurons étonnante. Les visiteurs l’esquivent avant de quitter les lieux, tandis que les élémentaires de l’eau disparaissent, dont celui du Capitaine de Vol. À haute voix, comme pour inclure tous les convives dans sa colère, l’homme bourru lâche :

« Par les caprices d’Uld, mille fleurons ! Mille fleurons, vous entendez ? C’est une calamité de bougre d’infortune ! Qu’ils s’extasient tous devant des poignées de pétales, tandis que tout mon commerce part en fumée ! Mille fleurons, répète-t-il frénétiquement, serrant les dents et les poings. Les affaires avec Lagrance n’ont jamais été si mauvaises, et voilà que la grande Arc-en-Fleur part en fumée ! Du jamais vu, par le Destin, du jamais vu ! peste-t-il. »

La tavernière de l’auberge de Passiflore est sortie, effondrée, et tente de raisonner le marchand, qui s’exclame sans cesse : « Mille fleurons, mille fleurons ! ». Elle balbutie quelques paroles sans y croire, la voix nouée, et voyant que vous n’êtes pas de ceux qui quittent les lieux prestement en quête d’autres activités plus réjouissantes, elle s’approche de vous.

« Excusez… Excusez ses manières, c’est un, vous sentez son inquiétude comme si c’était la vôtre, c’est un habitué d’Arc-en-Fleur, il m’achète tous les ans les essences de mes passiflores bleues. Elle hésite un instant, avant de poursuivre : Je n’avais jamais été témoin d’un tel désastre. Mes passiflores sont si précieuses ! plaide-t-elle. »

Tous êtes intrigués par les paroles de la malheureuse tavernière. Cet incendie revêt des allures bien insolites et suspectes. Les visiteurs ont un à un quitté l’auberge, vous êtes désormais seuls avec l’aubergiste et le commerçant que l’ire semble avoir rendu exécrable. Des gardes vous rejoignent bientôt pour s’assurer que l’incendie est définitivement maîtrisé.  


Consignes



IRP : La totalité de votre quête se déroule les 14 et 15 août 1001. Ce deuxième tour a lieu au matin du 14 août.
IRL : Ce premier tour va durer jusqu'au mercredi 24/08, 15h.

• Cette quête suivra le modèle d’un livre dont vous êtes le héros. Plusieurs choix se proposeront donc à vos personnages. Un choix individuel, et un choix commun sur la direction que vous empruntez pour lequel vous pourrez vous concerter ICI. La suite de votre quête dépendra de ces choix.

• Pour ce premier tour, vous êtes devant les plants de passiflore qui parcourent l'auberge, à l’extérieur. Vous constatez qu'il ne reste plus grand chose des fleurs. Vous pouvez apercevoir les champs et les vergers au loin, et près de vous le stand d'essences du commerçant. Vous devez décider si votre personnage :

  1. souhaite interroger l'aubergiste
  2. souhaite interroger le commerçant
  3. souhaite voir si d'autres endroits sont touchés dans Arc-en-Fleur par un incendie semblable

Votre prochaine destination commune sera :

  1. L'intérieur de l'auberge de Passiflore
  2. Le stand d'essences florales du commerçant
  3. Le Manoir
  4. Le verger voisin


• Vous êtes libres de poster autant de fois que vous le souhaitez, à condition de faire 300 à 350 mots, ni plus, ni moins. (Utilisez impérativement ce site pour compter.)

Indiquez sous spoiler le nombre de mots de vos messages, et votre décision (à indiquer en RP aussi).

• Chacun de vos messages devra adopter un compte de mots pair ou impair. Si vous avez fait un compte de mots impair au tour précédent, poursuivez à chaque message que vous posterez à ce tour. La Fatalité se réserve le droit de faire avancer votre groupe, si elle voit que vous êtes réactifs ou avancez vers des choses intéressantes… :haww: Peut-être en serez vous récompensés.

• La Fatalité est facétieuse, a souvent des idées farfelues et irréalisables, elle aime les prises d’initiative ! Surprenez la. :red:

[/quote]
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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Dim 21 Aoû - 16:41

Quel gâchis. Alméïde s'approche prudemment en compagnie d'autres curieux, restant à proximité de son amie et de la gosse qui ne les lâche plus d'une semelle. Elle se demande vaguement où sont ses parents mais pour l'instant, il semble y avoir plus urgent et elle ne risque rien à leurs côtés. L'Erebienne jette un regard attristé à Mélisende alors que les paroles de l'aubergiste résonnent encore à ses oreilles et que le spectacle des fleurs réduites en cendre lui fait de la peine. Elle songe à Denys, qui doit certainement être quelque part par ici, lui aussi, et qui sera affligé lorsqu'il entendra la nouvelle. Oui, vraiment, c'est du gâchis, un véritable gâchis !

Alméïde s'avance doucement entre les plants calcinés. L'odeur de brûlé prend le pas sur les douces fragrances des fleurs et l'homme qui se trouve non loin d'eux semble encore bien agité par toute cette histoire. Autour, la plupart des visiteurs s'éloignent finalement et il ne reste qu'une poignée de personnes dont la princesse du désert et la baronne. Alors elle s'approche du commerçant, avisant son stand un peu plus loin et lui adressant un sourire compatissant.

« Bonjour. » Elle s'arrête près de lui, parle avec douceur, bien qu'une pointe d'inquiétude transparaisse également. « Je suis navrée pour votre commerce. Mais... qu'entendez-vous par "les affaires n'ont jamais été aussi mal" ? Savez-vous ce qui a pu se passer ici ? » Peut-être a-t-il vu quelque chose ? Ou a-t-il des renseignements que de simples visiteurs ne pourraient pas avoir en un séjour aussi court ? Alméïde jette un œil sur les alentours et au loin, vers les vergers voisins. Ont-il eu ce genre de problèmes eux aussi ?


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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Mer 24 Aoû - 0:52

C'était tout bonnement anormal. Un tel incendie n'aurait jamais eu lieu, sans être provoqué délibérément. Arc-en-Fleur n'aurait jamais du souffrir d'une telle chose - le domaine était protégé depuis plusieurs millénaires, par la magie qui le régentait. La jeune femme qui accompagnait Alméïde, autour de laquelle gravitait une enfant, n'avait pas réellement tort, en affirmant que l'on pouvait vouloir nuire au Festival... Mais pour quelle raison ? Fronçant les sourcils, il s'apprêtait à s'agenouiller vers les plantes, quand le commerçant commença à hausser le ton. Il aurait aisément pu le calmer, mais il finit par partir, grommelant. Fort bien. Il devait tirer cette histoire au clair, et voir si d'autres lieux étaient soumis à ces attaques. Il s'éloigna quelque peu, alors que la princesse erebienne s'approchait du commerçant, en le questionnant, écoutant attentivement malgré tout. Jetant un oeil intrigué à la brune (Mélisende), il se demanda quelle connaissance elle avait des plantes, et si elle pouvait aider à élucider ce mystère.

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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Mer 24 Aoû - 8:49

Les flammes étaient devenues cendres, et la peur, ou la curiosité, des passants s’était muée en désintérêt pour l’incendie déjà mort. Songeuse, je ne quittais pas les fleurs – ou plutôt ce qu'il en restait – du regard. Je n’étais pas douée pour extrapoler, mais quelque chose me soufflait que le feu n’avait pas été causé par un idiot qui haïssait l’odeur de la passiflore. Bientôt, toutefois, mon attention fut attirée par un homme qui semblait penser que ses vociférations pouvaient lui ramener ses fleurons perdus sur un plateau – pourquoi sinon se serait-il exprimé avec autant de véhémence ? Peut-être le coupable cherchait-il juste à se venger de cet homme ? Après tout, moi aussi si j’avais dû supporter cet individu aussi irritable qu’irritant, j’aurais été tenté de lui jouer pareil tour.

Je n’eus pas le temps de concocter la suite de cette merveilleuse théorie que la tavernière de l’auberge de Passiflore s’adressait déjà aux passants restants d’un air désespéré, comme si elle attendait une aide quelconque de notre part. Une dame prit les choses en main avec beaucoup de douceur, et je la laissai faire, même si elle ne paraissait pas intriguée par les mêmes détails que moi. Perplexe, j’esquissai une moue songeuse.

— Qu’est-ce que ces fleurs peuvent bien avoir de si précieux ? murmurai-je pour moi-même.

Je ne m’y connaissais pas beaucoup en propriétés florales, tant qu’elles ne concernaient pas mes abeilles. Et si les plants de passiflore avaient été détruits justement parce que ces plantes possédaient certains effets intéressants ? A moins que ce ne soit purement et simplement un acte destructeur, pour saboter le festival et en ternir la joie… Auquel cas je doutais que cette auberge soit la seule à être touchée. Soudain désireuse de voir si d’autres lieux d’Arc-en-Fleur avaient été victimes d’un désastre similaire, je me dirigeai vers le verger voisin.

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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Mer 24 Aoû - 23:39

Mes yeux se posèrent sur l’homme qui se plaignait d’avoir perdu tout son commerce. L’air désolé, attristé en réalité, je l’étais plus pour Arc-en-Fleur que pour son commerce, mais soit... J’écoutais tour à tour l’homme et ses mille fleurons et la tavernière qui semblait toute chambouler. C’était étrange !  Il ne restait plus rien, que des morceaux de pétales brûlés, carbonisés, de la terre, de la cendre... Je touchais du bout de mes doigts ce qu’il restait de ces plantes. «  Reste près de moi, on ne sait jamais. » lançais-je à Lena. Je devais prendre soin de cette petite, le temps que l’on retrouve ses parents si elle connaissait Mélusine alors elle était ma protégée. Je la serrais contre moi.

«  Les passiflores bleues peuvent guérir des maladies, des brûlures surtout, mais leur fruit est toxique. N’est-ce pas ? » répondis-je à l’attention de la jeune apicultrice à nos côtés, espérant une confirmation de l’aubergiste ou du commerçant - peut-être plus expert que moi ! Je laissais Alméïde interrogeait le commerçant.  Il avait l’air d’avoir des détails que nous n’avions pas...  Je voulais voir si d’autres endroits avaient été touchés par ce drame sans nom en Lagrance, je suivais les autres vers le verger voisin. Inquiète de ce que l’on pourrait y découvrir.

Pourquoi les passiflores bleues ? Je ne voyais pas l’intérêt de brûler un plant de passiflore. Je ne vois rien d’anormal sur les plants et pourtant, un jeune homme prénommait Tristan fit une remarque pertinente, les plantes d’Arc-en-Fleur étaient protégées... donc c’était forcément l’acte d’un mage ? de quelqu’un capable d’outrepasser les enchantements... La question « Pourquoi » était toujours en suspend. Quel but y avait-il à détruire des fleurs ? J'étais indignée par un tel acte...


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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Jeu 25 Aoû - 1:28


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L'épine demeure toujours sous la soie du parfum

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Les vergers aux mille couleurs • 3ème tour



« Oui, les affaires n’ont jamais été si mauvaises, parbleu ! scande le commerçant lorsque vous décidez de vous approcher. Songiez-vous que les petites affaires des Anges Pleureurs resteraient sans répercussion, pour nous autres, faës vivant du bon vouloir des visiteurs ? Eh, vous êtes bien naïfs ! Le commerce arvenien est sous-tendu par des ressors très subtils, un fleuron en l’air, un écart, et tout s’effondre, conclut-il en grommelant. »

Le commerçant est interrompu par l’arrivée inopinée d’une nourrice, visiblement fort inquiète, qui se précipite sur la jeune Léna en la voyant aux côtés d’Alméïde et de Mélisende. Après un bref sermon, la voici qui s’excuse et quitte bientôt l’auberge Passiflore, emportant du même coup l’enfant. Le marchand reprend finalement :

« Je n’avais jamais vu un tel évènement se produire, surtout pas à Arc-en-Fleur, où l’harmonie est comme, hm, comme sacrée, vous voyez ? Ce disant, il saisit les paroles chuchotées de Melinda, l’apicultrice, demeurée quelque peu en retrait. Bien sûr qu’elles sont précieuses – et lucratives, de surcroît ! gronde-t-il. Les passiflores sont des plantes très rares, et pour peu qu’elles aient été diaprées, songez-vous au désastre ?! »

Sur ces mots, il se détourne avec force de jurons, remballe ses essences et disparaît dans l’auberge, prenant grand soin de claquer la porte sur ses talons. Quelque peu abasourdis, vous décidez de vous rendre de concert au verger voisin, bien conscients que l’incendie des passiflores n’est sans doute pas un acte isolé et anodin. Vous parvenez dans un champ où les pommiers sont sublimes ; une aura singulière semble les enlacer, et les fruits sont envoûtants de majesté.

Devant vous, une petite estrade est dressée pour accueillir une troupe de quelques forains et comédiens, jouant une comédie burlesque pour amuser les visiteurs alentour. Elle semble retracer l’histoire d’Arc-en-Fleur. Plus loin, au pied d’un arbre, un jeune homme habillé sobrement est agenouillé devant l’un des pommiers, et semble en plein recueillement.


Consignes



IRP : La totalité de votre quête se déroule les 14 et 15 août 1001. Ce troisième tour a lieu dans la matinée du 14 août.
IRL : Ce troisième tour va durer jusqu'au mercredi 31/08, 18h.

• Cette quête suivra le modèle d’un livre dont vous êtes le héros. Plusieurs choix se proposeront donc à vos personnages. Un choix individuel, et un choix commun sur la direction que vous empruntez pour lequel vous pourrez vous concerter ICI. La suite de votre quête dépendra de ces choix.

• Pour ce troisième tour, vous êtes dans le verger aux pommiers. Devant vous, la troupe de théâtre rejoue en comédie l'histoire d'Arc-en-Fleur. À votre gauche, un jeune homme se recueille au pied d'un arbre. Vous devez décider si votre personnage :

  1. souhaite écouter le spectacle
  2. souhaite interroger le jeune homme
  3. souhaite parcourir le verger en quête d'indices

Votre prochaine destination commune sera :

  1. Les pommiers dont les fruits vous captivent
  2. L'estrade de théâtre
  3. Le Manoir


• Léna a quitté la quête, ramenée par sa nourrice. Vous n'êtes désormais plus que quatre  :piou:

• Vous êtes libres de poster autant de fois que vous le souhaitez, à condition de faire 350 à 400 mots, ni plus, ni moins. (Utilisez impérativement ce site pour compter.)

Indiquez sous spoiler le nombre de mots de vos messages, et votre décision (à indiquer en RP aussi).

• Chacun de vos messages devra compter deux phrases en alexandrin – qui devront rimer entre elles.

• La Fatalité est facétieuse, a souvent des idées farfelues et irréalisables, elle aime les prises d’initiative ! Surprenez la. :red: (Si cela a trait aux propositions de lieux disponibles, demandez par MP si cela est réalisable, par souci de ne pas influencer les évènements suivants prévus. :sisi: )

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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Lun 29 Aoû - 21:17

Les Anges Pleureurs. Qu'ont-ils avoir là-dedans ? Alméïde sent son corps se tendre à leur mention et elle songe aux mages et à la lettre qui leur a été adressée. Sont-ils parvenus à rallier plus de mages encore à leur cause ? Ceux-ci ont-il décidé de mettre à mal Arc-en-Fleur, bijou lagran ? Peut-être se fait-elle des idées, mais la princesse n'en reste pas moins inquiète, troublée. Cette simple visite de plaisance tourne soudain au désastre ; elle espère que le Festival de l'Oraison ne souffrira pas trop de ces quelques problèmes.

Le marchand se retire après quelques paroles qui n'ont, pour elle, pas vraiment de sens. Elle se tourne vers Tristan, le chevaucheur qui les accompagne et qu'elle connaît vaguement. « Qu'entendait-il par 'diaprées' ? » demande-t-elle, curieuse, tandis que le petit groupe avance en direction du verger voisin. Elle avise à ses côtés une jeune femme qu'elle reconnaît pour l'avoir aperçue et questionnée au palais d'Alfaë durant la tristement célèbre Ordalie de Diamant.

Leurs pas les mènent devant des pommiers dont les fruits semblent succulents. À leur seule vue, Alméïde a très envie d'y goûter mais son attention se porte un instant sur le spectacle qui se joue sur une estrade.

Saltimbanques et comédiens sont réunis.
Leurs frasques et grimaces amusent la galerie.


Le public rit, comme imperméable à ce qu'il vient de ce passer dans le champ d'à côté. N'ont-ils pas vu les flammes s'élever ? Senti l'odeur de la fumée portée par la brise ? L'endroit est tout de même magnifique, elle doit bien l'admettre et elle laisse son regard se perdre sur les arbres et leurs sublimes fruits. Jusqu'à ce qu'elle aperçoive la silhouette d'un jeune homme agenouillé au pied de l'un d'eux.

Alméïde se détache légèrement de leur petit groupe. D'un pas tranquille, elle s'approche de l'inconnu, observant avec attention l'arbre devant lequel il semble se recueillir. Intriguée, elle lui fait savoir sa présence en toussotant puis lui adresse un sourire timide. « Bonjour, excusez-moi de vous déranger ainsi. Est-ce que... tout va bien ? »


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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Mer 31 Aoû - 11:24

L’espace d’un instant, tandis que le commerçant parlait, je crus que l’incendie était lié d’une façon ou d’une autre aux Anges pleureurs, et que je risquais peut-être de revivre de nouveau ce cauchemar. Je fus traversée par l’envie de fuir à toutes jambes, de rentrer chez moi, et d’oublier cet incendie et tout ce qui y était lié. Mais je m’aperçus soudainement que cet homme ne cherchait qu’une raison quelconque pour excuser son incompétence durant cette mauvaise année. Il était bien plus facile de blâmer tout et n’importe quoi plutôt que de reporter la faute sur soi-même. Rassurée, je murmurai toutefois une question qui, bien que ne demandant pas de réponses, fut entendue.
Plante rare, elle pouvait guérir ou blesser.
Je ne voyais pas de raison de la brûler.

J’eus un hochement de tête reconnaissant à l’intention de la femme et du commerçant qui m’avaient répondu, même si je fronçai les sourcils, me demandant ce que signifiait exactement « diapré ». Entendant une dame poser la question, je la suivis pour en surprendre la réponse.

Nos pas nous menèrent jusqu’au verger voisin, et je ne pus m’empêcher de jeter un regard alentours pour voir si un autre panache de fumée ne se dessinait pas dans le lointain. En tous cas, ici, ils étaient à des lieues de l’agitation et de l’inquiétude qui avaient suivi l’incendie de l’Auberge de Passiflore. Quelques comédiens avaient monté un spectacle sur une petite estrade. Pourtant, ce ne fut pas par eux que mon regard fut attiré mais par les pommiers, dont les fruits étaient étrangement attirants. En fait, ils étaient tellement impressionnants qu’un jeune homme, agenouillé, semblait les prier, les admirer, ou peut-être seulement méditer. Curieuse, je fis quelques pas dans cette direction, avant de me rappeler que le mystère de l’incendie n’avait toujours pas été résolu, et il était infiniment plus intéressant, sans doute, qu’un individu étrange croisé au sein d’Arc-en-Fleur.

Déterminée à découvrir le fin mot de cette histoire, tout en me dirigeant toujours vers les pommiers, j’examinai les alentours à la recherche d’un indice qui aurait pu me mettre sur la piste de celui qui avait causé cet incendie peu naturel…


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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Mer 31 Aoû - 16:03

Difficile de nier la justesse des paroles du commerçant.
Tristan doute que ce soit lié aux anges pleureurs.
La magie du sang préserve tout Arc-en-Fleur...

Il ne peut toutefois pas avouer tout cela... S'il le sait, il est inutile d'attirer davantage l'attention sur lui, et sur cela. Il sourit, à la question de la Princesse, cependant.

"Ce sont des plantes, ma Dame, qui ont été enchantées par la magie de la Floraison. Dotées d'un peu de sang d'une personne, elles se parent d'une teinte particulière, bicolore, et ces plantes sont éternellement liées à celui qui a donné son sang. Tout dommage porté sur l'un rejaillit sur l'autre..."

Il jette un oeil curieux vers l'estrade sur laquelle se produisent des comédiens - il est curieux, le Marquis, de les voir conter l'histoire de ces lieux, qu'il a bien connus enfant. Chacun possède sa propre vision des choses. Pourtant, ce jeune homme semblant se recueillir devant un des pommiers l'intrigue. S'est-il, là aussi, passé quelque chose ? Peut-être prie-t-il Aldis ou Iridia ? Il n'en est pas sûr. Il y avait surement un autel, à proximité, pour ce faire... Il pose sa main sur l'épaule du brave homme, en même temps qu'Alméïde le questionne. Ayant contribué à organiser le Festival, il connait ce visage, cet homme, au moins de vue. IL n'a toutefois aucune idée du trouble qui le saisit...

"Adressez-vous vos prières aux déesses protectrices du domaine ?"

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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Mer 31 Aoû - 23:16


Quête 1.5

L'épine demeure toujours sous la soie du parfum

Mélisende • Melinda • Alméïde • Tristan




Quête animée par Elnaie et Solomon Suaire




Les vergers aux mille couleurs • 4ème tour



Vous êtes surpris par la brusque rupture entre l’atmosphère légère et joviale du verger de pommiers, où les comédiens amusent la galerie, et l’étrange mystère pesant sur l’auberge Passiflore et ses plantes calcinées. Les paroles du marchand vous travaillent encore, et vous êtes déterminés à trouver des réponses dans ce nouveau lieu qui s’offre à vous. Tandis que vous vous approchez, intrigués, du jeune homme en plein recueillement, quelques bribes de paroles vous parviennent de l’estrade de théâtre, où un comédien caricature le duc de Lagrance :

… bien entendu, vassal éclairé : grâce à mon joli minois, les relations avec Sombreciel n’ont jamais été si fructueuses !

Le public s’esclaffe ; les fous du roi sont essentiels à une politique saine. Toutefois, malgré les grandes envolées comiques des comédiens, le jeune homme au pied de ce pommier lourd de fruits mûrs ne cille pas. À la question d’Alméïde, il ouvre les yeux et se redresse, le dos et les genoux endoloris par sa position presque religieuse. Il vous détaille, essayant de percer vos intentions, avant de répondre :

Tout va bien, je vous remercie. Sa chaleur humaine vous bascule du tout au tout après les imprécations tumultueuses du marchand. Je priais Aldis de bien vouloir garder ma petite sœur, ajoute-t-il. Elle s’est liée à ce pommier il y a des années, mais les récents évènements à Arc-en-Fleur m’effraient ; je ne veux pas qu’il lui arrive malheur.

Il marque une courte pause avant de se tourner vers Tristan, et de le saluer respectueusement :

Bien le bonjour, marquis, j’ignorais vous trouver ici. N’étiez-vous pas attendu au Manoir, aux côtés de monseigneur du Lierre-Réal ? questionne-t-il en toute civilité.

Son appréhension est malgré tout palpable, tandis qu’il vous partage cette confidence. Le pommier en question semble en effet porteur d’une aura resplendissante, bien plus irréelle qu’un arbre commun. Ses fruits sont rougeoyants, mais quelques nuances bleutées traversent comme des veines ses longues feuilles vertes, à même de détourner n’importe quelle attention. Percevant aux mines dubitatives de Melinda, Mélisende et Alméïde que vous n’êtes pas tous au fait des coutumes d’Arc-en-Fleur – mis à part Tristan, cela va de soi – le jeune homme ajoute avec un sourire bienveillant :

Vous n’êtes sans doute pas d’ici. Qui êtes-vous, si je puis me permettre ? Des amis de monsieur le marquis ?

Tandis que le jeune homme vous fait la conversation, Melinda a décidé d’inspecter plus en avant le verger, et découvre bientôt, dissimulé derrière les branches touffues des pommiers, un petit autel où prier Iridia. Quelques inscriptions semblent griffonnées maladroitement sur la stèle.  


Consignes



IRP : La totalité de votre quête se déroule les 14 et 15 août 1001. Ce quatrième tour a lieu dans la matinée du 14 août.
IRL : Ce quatrième tour va durer jusqu'au mercredi 7/09, 18h.

• Cette quête suivra le modèle d’un livre dont vous êtes le héros. Plusieurs choix se proposeront donc à vos personnages. Un choix individuel, et un choix commun sur la direction que vous empruntez pour lequel vous pourrez vous concerter ICI. La suite de votre quête dépendra de ces choix.

• Pour ce quatrième tour, vous êtes toujours dans le verger aux pommiers, près de l'arbre diapré. À quelques mètres de vous, les comédiens continuent leurs scénettes, et vous apercevez leurs coulisses, derrière l'estrade, sous une tente. Plus loin, l'autel d'Iridia vandalisé est dissimulé par les branches des pommiers. Vous devez décider si votre personnage :

  1. souhaite interroger le jeune homme
  2. souhaite inspecter les pommes du verger
  3. souhaite écouter le spectacle de théâtre
  4. souhaite inspecter l’autel d’Iridia

Votre prochaine destination commune sera :

  1. l’estrade de théâtre
  2. les coulisses derrière l’estrade, sous une tente
  3. la cime d’un pommier, où une cabane d'enfant s'ouvre sur tout Arc-en-Fleur
  4. l’autel d’Iridia


• Vous êtes libres de poster autant de fois que vous le souhaitez, à condition de faire 400 à 450 mots, ni plus, ni moins. (Utilisez impérativement ce site pour compter.)

Indiquez sous spoiler le nombre de mots de vos messages, et votre décision (à indiquer en RP aussi).

• Chacun de vos messages devra compter deux à trois phrases sur le fruit/dessert préféré de votre personnage. Mettez-nous l’eau à la bouche. :P

• La Fatalité est facétieuse, a souvent des idées farfelues et irréalisables, elle aime les prises d’initiative ! Surprenez la. :red: (Si cela a trait aux propositions de lieux disponibles, demandez par MP si cela est réalisable, par souci de ne pas influencer les évènements suivants prévus. :sisi: )

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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Sam 3 Sep - 22:32

Les paroles du chevaucheur la laissent perplexe mais elle se garde bien d'émettre le moindre commentaire. La description qu'il fait des plantes diaprées rappelle à sa mémoire un certain rosier. Se pourrait-il que... ? Alméïde chasse momentanément cette idée de ses pensées. Peut-être pourra-t-elle se renseigner auprès de la personne concernée quand le moment sera plus opportun, ce qui n'est certainement pas le cas pour le moment.

Les facéties des comédiens lui parviennent à peine, tant son attention est concentrée sur le jeune homme au pied de l'arbre. Il porte dans son attitude cette dévotion qu'elle ne voit habituellement chez ceux qui prient les dieux, prosternés devant un autel qui leur est dédié. Tant de ferveur pour un arbre fruitier, c'est bien étrange. Elle qui pourtant salive à la vue d'un bol de framboises. Qui ne peut s'empêcher de dévorer ces fruits doux, sucrés, d'un rose éclatant. Qui se voit s'en offrir un à chaque fois qu'elle se rend en Lagrance pour y voir son ami qui connaît bien ce péché mignon. Mais de là à s'agenouiller devant... ? Il lève les yeux vers elle et ses paroles la touchent alors qu'elle fait le lien entre ce qu'elle vient d'apprendre et la nature de ce pommier. Alméïde pose son regard sur les fruits, sur les feuilles de l'arbre et elle remarque la magie qui en parcourt les veinures, aux effets bien familiers. Elle poursuit sa contemplation silencieuse, écoutant avec attention l'homme s'adresser au chevaucheur, mentionnant son ami censé se trouver au manoir. Tiens donc. Peut-être pourrait-elle le rejoindre plus tard afin de lui faire part de ce qu'il vient de se passer ? À moins qu'il n'ait déjà été mis au courant, ce qui est fort probable.

Le jeune homme l'interpelle soudain et la princesse lui adresse un mince sourire. « Nous nous connaissons vaguement oui, mais nous ne sommes pas venus ici ensemble. Je me nomme Alméïde et je suis venue en compagnie de la baronne de Chamaar ici présente. » Elle désigne Mélisende d'un geste de la main en mentionnant son titre, omettant volontairement le sien, qui ne signifie rien ici, dans le duché fleuri. « Et... veuillez m'excuser, je ne crois pas connaître votre nom ? » ajoute-t-elle à l'intention de Melinda avec un sourire d'excuse. Enfin, elle se retourne vers le jeune homme. « À qui avons nous à faire ? Et... si je puis me permettre, pourquoi votre sœur s'est-elle liée à cet arbre ? N'est-ce pas dangereux ? »


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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Lun 5 Sep - 13:23

Je ne voyais pas vraiment l’intérêt de se lier à une plante quelconque au risque de souffrir tout ce qu’elle subissait, mais il devait probablement exister une utilité à cette magie, non ? Perplexe, je me désintéressai pourtant rapidement du sujet lorsque nous arrivâmes au verger voisin. Les rires et la joie des comédiens me semblaient venir d’un autre monde, tant mon état d’esprit différait des leurs. Je fis quelques pas en direction de l’inconnu agenouillé sous les pommiers, intriguée par son attitude étrange, tout en examinant attentivement les alentours. J’écoutai d’une oreille distraite la conversation qu’il engagea avec le petit groupe qui m’avait suivi – ou que j’avais suivi, plutôt – depuis l’Auberge de Passiflore.

Le nom d’Alméïde suscita soudain mon intérêt. Je ne pus m’empêcher de dévisager celle qui se prénommait ainsi. Etait-ce la princesse Alméïde ? La même dont m’avaient parlé Serenus et Mayeul ? Curieuse, je me mordillai la lèvre inférieure pour m’empêcher de poser quelque question que ce soit. Un marquis, une baronne, une princesse… Je devais l’avouer, j’étais un peu admirative, moi qui n’étais qu’une petite apicultrice sans intérêt. Certes, le miel que produisait ma famille, onctueux délice doré, plus précieux à mes yeux que l’or dont il portait la couleur, faisait ma fierté bien mieux qu’un titre quelconque. Superbement fondant, doux comme du velours et agréablement sucré, il était à mes yeux un réconfort dans les moments les plus sombres, et j’estimais que, en tant que productrice de ce véritable trésor, je n’avais rien à envier à ces nobles personnages qui se tenaient devant moi. Mais je devais m’avouer, tout de même, un peu intimidée.

— Je m’appelle Melinda Orlemiel, déclarai-je avec un brin de fierté, comme un défi aux titres qu’ils portaient tous les trois.

Alméïde interrogea ensuite le jeune homme, et quoiqu’intriguée par la réponse à sa question – parce que moi aussi, je me demandais bien quel intérêt on pouvait trouver à se lier à un arbre – je poursuivis mon exploration, plus loin dans le verger. Je jetai un coup d’œil suspicieux à une tente, derrière l’estrade, qui devait servir de coulisses. Il était sans doute facile de cacher quelques petites choses intéressantes là-bas. Pourtant, avant que j’aie pu m’y diriger, mon regard fut attiré par autres choses : un petit autel dressé derrière les pommiers. Discernant quelques inscriptions sur la pierre, et curieuse de leur signification, je m’agenouillai pour mieux les discerner.

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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Mar 6 Sep - 22:27

vous êtes toujours dans le verger aux pommiers, près de l'arbre diapré. À quelques mètres de vous, les comédiens continuent leurs scénettes, et vous apercevez leurs coulisses, derrière l'estrade, sous une tente. Plus loin, l'autel d'Iridia vandalisé est dissimulé par les branches des pommiers. Vous devez décider si votre personnage :
- souhaite inspecter les pommes du verger

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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Mer 7 Sep - 18:01

Un sourire est arraché à Tristan, alors que le comédien s’exprime. Fort heureusement, son duc ne sait pas cela – bien qu’il ait de l’humour, le capitaine de vol n’était pas certain de la façon dont serait perçue une telle… prose. Il ne le garde pas longtemps, toutefois, en voyant le jeune homme, et moins encore en entendant ses propos. S’il retient une grimace, habitué depuis bien longtemps à masquer ses pensées ou émotions, il n’apprécie pas ce que ses paroles sous-entendent. Lui, comme les autres, apprenaient ce qu’il survenait et cela lui déplaisait fortement.

Il hocha la tête, aux propos qui lui furent adressés. « Bien le bonjour. Comment se porte… Charlotte ? malgré tout ça. » Oui, c’était cela, Charlotte. Comme ce dessert absolument délicieux que sa grand-mère avait coutume de faire. Son côté aérien, son goût léger et pourtant irremplaçable, l’excellent mélange de baies aux fraises, touche unique de la cuisinière… Il n’avait jamais goûté meilleur plat. Sans doute pourrait-il en manger à longueur de journée. Cassiopée pouvait lui faire toutes les sucreries de son choix, celle-ci exceptée. Il l’aimait bien trop. Mais ça n’était pas l’importante. La jeune femme liée au pommier devait avoir vingt-cinq ou vingt-six ans, maintenant, a priori. Depuis combien de temps avait-elle conçu ce pommier diapré ? Tristan avait entendu parler toute sa jeunesse de la bouture diaprée née du sang de son père, aussi cela ne le surprenait guère. Il en avait malgré tout froid dans le dos. Il connaissait peu Charlotte, mais c’était une jeune fille douce et agréable. Il adressa une prière à Aldis et Iridia, les implorant de veiller à son bien être.

« Des visiteurs, venus observer ce beau domaine. Mais peut-être pouvez-vous nous éclairer sur ce qu’il se passe ? Quant au fait que je ne sois pas aux côtés du Duc, la chevaucheuse Maelys ainsi que ses gardes veillent sur lui, et il est important que nous nous relayions auprès de vous. »

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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Mer 7 Sep - 23:45


Quête 1.5

L'épine demeure toujours sous la soie du parfum

Mélisende • Melinda • Alméïde • Tristan




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Les vergers aux mille couleurs • 5ème tour



Le jeune homme vous écoute avec une grande attention, visiblement touché que votre petit groupe ait démontré de l’intérêt pour le pommier diapré de sa sœur. Il va sans dire que cet érudit ne passe pas outre le titre de Mélisende, à qui il adresse un signe de tête respectueux ; le nom de l’oasis de Chaamar lui est sans doute familier, tout comme le prénom d’Alméïde, si singulier, qu’il n’est pas difficile d’identifier comme la demi-sœur du duc d’Erebor, Anthim.

Je ne pensais pas faire la connaissance de la princesse Alméïde d’Erebor, ni même de la baronne de Chaamar, avoue-t-il avec une pointe d’admiration. Il se tourne vers Melinda avant d’ajouter avec déférence : Votre nom est charmant.

Mélisende s’est attelée à inspecter les pommes rougeoyantes du verger, et l’opposition entre les plants diaprés et ceux communs lui saute aux yeux. Ternis, les pommiers naturels semblent laisser échapper peu à peu de leur vitalité, à côté du subtil pommier diapré de la sœur du jeune homme, qui poursuit de son côté :

Mon nom est Narcisse. Il ajoute bientôt : Le danger n’est jamais exclu lorsque l’on décide de se lier à une plante, qu’elle nous semble robuste comme un chêne ou plus frêle qu’une jonquille. Mais le résultat en est toujours épatant de beauté et de majesté. Aucune fleur n’est plus subtile et capiteuse qu’une fleur diaprée, et les fruits des arbres, jamais si envoûtants et parfaits.

Il semble soudain plus hésitant, songeur ; quelque chose le préoccupe, et vous vous doutez que les derniers évènements à Arc-en-Fleur, dont vous avez été témoins, ne lui ont pas échappé, d’où son recueillement. Il poursuit :

Le danger est une haute exigence à prendre en considération, mais Arc-en-Fleur a toujours été présumé un lieu de paix.

Bientôt, vous le saluez et Narcisse s’en retourne à sa contemplation. Intrigués par le spectacle de théâtre qui se poursuit sur l’estrade, vous vous approchez peu à peu de l’espace réservé aux spectateurs. Tristan, sans doute interpelé par les paroles folâtres des comédiens, tend l’oreille, tandis que Melinda, toujours attentive aux détails alentour, n’a pas tardé à aviser l’autel d’Iridia dissimulé derrière les pommiers. Sur la stèle ombragée par les larges feuilles, des égratignures semblent les vestiges d’un vandalisme récent. L’autel en est parcouru, comme si quelqu’un s’était acharné contre la pierre. Profaner un lieu de culte est une intention bien lourde de conséquences. De petites pommes sont éparpillées autour de l’autel. Sur scène, Tristan aperçoit une jeune comédienne dans la peau d’une vierge effarouchée – au sens propre du terme – retraçant le rituel de légende qui fait à la fois la réputation et la controverse du domaine.

Alors que le spectacle semble approcher de sa fin, vous approchez de la tente derrière l’estrade, qui donne lieu de coulisses. De nombreux costumes en tous genre s’empilent sur des tables disposées cahin-caha. Là, le comédien qui tantôt raillait le duc de Lagrance est en train de se changer, et à moitié nu, il s’aperçoit de votre présence.

Eh ! s’exclame-t-il en agrippant une poignée de costumes pour cacher son corps moyennement svelte. Vous n’avez rien à faire ici ! Les autographes, c’est après le spectacle.

Bien des bibelots s’entassent aux côtés des déguisements, des accessoires divers et variés. Et ce comédien devant vous, peut-être est-il plus fin que la première apparence ne le laisse présumer ?


Consignes



IRP : La totalité de votre quête se déroule les 14 et 15 août 1001. Ce cinquième tour a lieu dans la matinée du 14 août.
IRL : Ce cinquième tour va durer jusqu'au mercredi 14/09, 18h.

• Cette quête suivra le modèle d’un livre dont vous êtes le héros. Plusieurs choix se proposeront donc à vos personnages. Un choix individuel, et un choix commun sur la direction que vous empruntez pour lequel vous pourrez vous concerter ICI. La suite de votre quête dépendra de ces choix.

• Pour ce cinquième tour, vous êtes dans les coulisses de la troupe de théâtre, sous une tente derrière l'estrade. Des costumes et des accessoires s'entassent tout autour de vous. L'un des comédiens, ayant tantôt singé Denys du Lierre-Réal, se tient devant vous. Vous devez décider si votre personnage :

  1. souhaite interroger le comédien
  2. souhaite inspecter les coulisses
  3. souhaite s'attarder sur les costumes, joliment colorés
  4. souhaite sortir écouter la fin de la pièce

Votre prochaine destination commune sera :

  1. les stands où s'agglutine la foule, à l'entrée du verger
  2. la roulotte de la comédienne qui a conclut la pièce
  3. l’autel d’Iridia


• Vous êtes libres de poster autant de fois que vous le souhaitez, à condition de faire 500 mots au maximum. (Utilisez impérativement ce site pour compter.)

• Melinda est libre de faire part de sa trouvaille, à savoir l'autel d'Iridia vandalisé, à ses compagnons.

Indiquez sous spoiler le nombre de mots de vos messages, et votre décision (à indiquer en RP aussi).

• Dans votre RP, un paragraphe devra être consacré au sentiment prédominent que ressent votre personnage – si c’est la peur, vous devez l’exprimer, par exemple en disant qu’un frisson lui glace l’échine.

• La Fatalité est facétieuse, a souvent des idées farfelues et irréalisables, elle aime les prises d’initiative ! Surprenez la. (Si cela a trait aux propositions de lieux disponibles, demandez par MP si cela est réalisable, par souci de ne pas influencer les évènements suivants prévus. )

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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Sam 10 Sep - 13:36

Les explications du jeune Narcisse assouvissent à peine sa curiosité. Cette forme de magie l'intrigue, elle n'en avait jamais entendu parler auparavant. C'est un domaine dans lequel elle a bien des lacunes, elle qui vit dans l'empire du Savoir, mais qui la fascine sur bien des aspects, autant qu'il peut l'inquiéter parfois. Car oui, ce qu'elle ne connaît pas peut être effrayant parfois, comme les illusions dont elle a été victime quelques semaines plus tôt en plein cœur du palais de Vivedune. Le jeune homme parle de beauté, de majesté, mais ce sont les dangers qui retiennent le plus l'attention de la princesse qui s'interroge sur la pertinence d'un tel lien avec les plantes. Le risque lui paraît trop grand pour les quelques avantages qu'elle entrevoit. Mais peut-être est-ce pour ça que Lagrance – et particulièrement Arc-en-Fleur – est si riche d'une végétation extraordinaire.

Alméïde reste silencieuse tandis qu'il en retourne à sa prière. Aux côtés de Mélisende, elle jette un vague coup d’œil à l'estrade et suit le mouvement lorsqu'ils vont voir les coulisses. Elle n'est pas très à l'aise avec toutes ces histoires mais la curiosité la pousse en avant et elle sait que la capitaine du vol de Lagrance a la confiance de son duc alors ça lui suffit. Peut-être parviendront-ils à découvrir ce qu'il se passe sur ce domaine magnifique aux couleurs iridescentes.

Elle n'a pas vraiment le temps d'observer les alentours quand ses yeux se posent sur le comédien en train de se dévêtir. Elle se fige un instant et le rouge lui monte aux joues ; elle n'attend pas qu'il les morigène pour se détourner, soudain bien absorbée par la contemplation de costumes entassés sur une chaise, dans un coin. « Je vais... je vous attends dehors. » fait-elle remarquer à Mélisende avant de sortir de façon maladroite, se prenant les pieds dans un accessoire qui traîne sur le sol. Comme une enfant prise en faute, elle se retire et quitte la tente pour se placer à nouveau près de l'estrade où la pièce touche à sa fin.


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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Mar 13 Sep - 22:57

Il ne se passa que quelques secondes avant que je ne me désintéresse des propos de Narcisse. Non, décidément, je ne parvenais pas à comprendre qu’on veuille diaprer une plante simplement pour la magnifier. Mais il y avait tellement de choses et de personnes étranges de par le monde que je pouvais difficilement être surprise par cette façon de penser insensée.

Or, quand mes recherches me portèrent jusqu’à un autel dédié à Iridia – une des déesses mises à l’honneur lors de ce festival, si je ne me trompais pas – je fronçai les sourcils, gagnée par un même sentiment d’incompréhension. Vandalisé. Profané. Comme si quelqu’un, dans un geste de haine envers la déesse des arcs-en-ciel – mais qui pouvait bien haïr quelqu’un impliqué dans de si belles couleurs dans le ciel ? – avait voulu détruire ce lieu de culte. Peu à peu, cette enquête perdait son côté ludique, et je l'abordai désormais avec une détermination inébranlable et une curiosité de plus en plus grande. L’incendie des passiflores, l’autel vandalisé… j’avais le sentiment que quelqu’un cherchait, d’une façon ou d’une autre, à gâcher la joie du festival. Mais… pourquoi ? Après le couronnement mouvementé, les anges pleureurs et leurs conséquences, les fauteurs de troubles n’avaient-ils pas besoin d’un peu de vacances ?

Je ne tardai pas à rejoindre le groupe aux côtés duquel j’avais rejoint le verger. J'étais curieuse, à vrai dire, et le marquis était visiblement bien plus familier des lieux et de leurs coutumes que moi.

— Monsieur le marquis, l’interpellai-je, et ma voix laissa soudain transparaître un soupçon d’indignation. Il y a un autel d’Iridia, là-bas, récemment vandalisé. Est-ce que vous pourriez savoir quoi que ce soit à ce propos ? Si ce genre de choses se produit souvent ou… simplement ce qui pourrait pousser quelqu’un à profaner ainsi un lieu de culte ?

Nous entrâmes finalement dans les coulisses et, même si une part de moi, à la vue du comédien à demi-nu, brûla de suivre la princesse Alméïde et de fuir la tente, ma curiosité fut la plus forte. C’était désormais une curiosité dévorante, brûlante, insatiable, qui faisait briller mes yeux, rendait mes gestes presque fébriles et poussait mes pensées à s’éparpiller en tous sens, vers des théories farfelues qui s’écroulaient aussitôt après s’être formées. Prenant bien soin de garder mes yeux loin de l’acteur, je cédai toutefois à l’appel irrésistible de cette curiosité inébranlable, et parcourus les coulisses du regard, me promettant silencieusement d’en dénicher tous les secrets.

L’autel d’Iridia vandalisé, toutefois, ne cessait de hanter mon esprit, et ne pus résister à l’envie d’y retourner, espérant découvrir un indice que j’aurais pu oublier, interloquée comme je l’étais par cet acte de violence.


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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Mer 14 Sep - 18:58

Tristan était perplexe – définitivement perplexe. Jamais une telle chose n’était arrivée sur les terres d’Arc-en-Fleur, et cela ne lui disait rien qui vaille, attisant sa méfiance. Il essayait de regarder partout autour de lui, et de ne manquer aucun élément qui pourrait le renseigner sur ce qui se tramait dans le domaine. Ca n’était pas chose aisée, et sa suspicion croissait à chaque instant. Il jeta un œil surpris à la princesse Alméïde, alors qu’elle quittait les lieux, hésitant à la suivre. Mais il ne lui arriverait surement rien. Surement. Il l’espérait du moins, il ne faudrait pas qu’une mésaventure frappe la sœur du duc d’Erebor.

« Demoiselle Melinda, c’est là une grande offense pour Arc-en-Fleur, et du jamais vu… Et je vous avoue ne guère apprécier cela. Les coupables en paieront le prix – le châtiment sera à la hauteur de leurs actions. Qu’il vienne de moi, ou des dieux qu’ils offensent. »

Le capitaine fronça les sourcils, devant l’intervention du comédien. Il n’était pas populaire au point de se croire si important – ou, du moins, s’il le croyait, cela était une erreur. Et en tant que Capitaine de Vol de Lagrance, disposant de la confiance de son duc qui plus est, il avait parfaitement le droit de se trouver ici. « Monsieur, des fois que ma mise laisserait le moindre doute, je suis Capitaine de Vol, aussi êtes vous priés de nous… »

Il fut interrompu toutefois par une exclamation de ce dernier, pendant qu’ils observaient les lieux, alors que Melinda approchait d’une boite qui lui semblait visiblement précieuse. Ou dont le contenu l’était, du moins. Le marquis ramassa la boite, et tout son contenu, avant de sortir à la suite des autres, soulagé de constater que rien n’était arrivée à Alméïde d’Erebor.

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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Mer 14 Sep - 22:27


Quête 1.5

L'épine demeure toujours sous la soie du parfum

Mélisende • Melinda • Alméïde • Tristan




Quête animée par Elnaie et Solomon Suaire




Les vergers aux mille couleurs • 6ème tour



Ignorant les paroles vindicatives du comédien, qui s’attèle à enfiler quelques vêtements pour la forme, chacun d'entre vous semble guidé par la curiosité. Il est désormais plus qu’évident que les détracteurs du Festival de l’Oraison n’ont pas agi partiellement, et désormais tout semble à même d’attiser les soupçons. Le comédien, dont le visage ne vous évoque aucune personnalité renommée dans le théâtre arvenien, observe votre manège avec un mélange d’indignation et d’appréhension. Il frotte avec anxiété ses mains l’une contre l’autre, aux paumes étonnamment usées pour son âge. Le courage lui manque de vous interpeller, car il n’a pas manqué de reconnaître les cheveux roux du marquis d’Amar, le Capitaine de Vol de Lagrance.

Melinda et Tristan déambulent ainsi entre les costumes entassés en grande hâte et les accessoires de plateau, comme ce candélabre ébréché, cette collection d’escarpins mal cirés et divers outils jonchant les recoins de la tente. L’entropie domine, et il vous faut bientôt soulever les vêtements et les drapés, inspecter les moindres interstices que la tente recèle, animés que vous êtes par le désir de mettre en lumière toute cette histoire. Lorsque vous commencez à trop vous agiter, le comédien vous interpelle :

Eh, vous ne devriez pas être ici, ne touchez pas à ça ! scande-t-il en s’interposant entre Melinda et une boîte à chaussure vétuste.

Il trébuche son peignoir et la précieuse boîte lui échappe, révélant un vulgaire jeu de cartes à jouer, tout gribouillé, et une boîte de clous. Après cette investigation étonnante, Tristan et Melinda quittent eux aussi les lieux, accompagnés de la discrète Mélisende, demeurée à l’écart de l’algarade. L’autel d’Iridia est leur destination.

Alméïde s’est empressée de quitter les lieux, lorsque le comédien les a interpelés. Sur le seuil de la tente, elle s’évertue donc à tendre l’oreille, dans l’espoir de saisir quelques bribes de la fin du spectacle. Une jeune femme est sur scène, qui s’apprête à conclure. La princesse d'Erebor entend son nom sur toutes les lèvres de l’assistance : « Ancolie, Ancolie ! », comme une psalmodie en son honneur. Contrairement à son homologue masculin, dont les effets sur son métabolisme furent immédiats, le talent de cette jeune comédienne est indubitable. Elle semble si honnête, lorsqu’elle progresse ainsi sur la scène donnant sur le verger de pommiers, les bras ouverts dans la plus grande des emphases. Prise dans l’effervescence de la foule, lorsque se retire la fameuse Ancolie, la jeune erebienne peine à progresser jusqu’à l’autel d’Iridia.

Vous finissez par vous rejoindre au seuil du verger, des soupçons plein la tête. D’un bon pas, vous vous rendez auprès de l’autel vandalisé, qui travaille tant Melinda. Là, quelle n’est pas votre surprise en découvrant, assise sur la pierre meurtrie, la belle comédienne, les larmes roulant sur ses joues. Vous n’avez pas le temps de prononcer un mot qu’une voix bien connue se fait entendre dans votre dos :

Ancolie, ne reste pas là, ils…

Le comédien se fige en vous voyant.


Consignes



IRP : La totalité de votre quête se déroule les 14 et 15 août 1001. Ce sixième tour a lieu en fin de matinée du 14 août.
IRL : Ce sixième tour va durer jusqu'au mercredi 21/09, 18h. Il vous mènera à la conclusion de la quête.

• Cette quête suivra le modèle d’un livre dont vous êtes le héros. Plusieurs choix se proposeront donc à vos personnages. Un choix individuel, et un choix commun sur la direction que vous empruntez pour lequel vous pourrez vous concerter ici. La suite de votre quête dépendra de ces choix.

• Pour ce sixième tour, vous êtes devant l'autel vandalisé d'Iridia, où Ancolie, la jeune comédienne, est en pleurs. Vous êtes surpris par le comédien, qui venait prévenir sa compagne de... de quoi, au juste ? Vous devez décider si votre personnage :

  1. souhaite interroger le comédien/la comédienne
  2. souhaite menacer le comédien/la comédienne
  3. souhaite tenter de déchiffrer les inscriptions griffonnées sur l'autel

Votre prochaine destination commune sera :

  1. le chevet d'Ancolie
  2. sa roulotte près des coulisses
  3. la scène de théâtre


• Vous êtes libres de poster autant de fois que vous le souhaitez, à condition de faire 550 mots au maximum. (Utilisez impérativement ce site pour compter.)

Indiquez sous spoiler le nombre de mots de vos messages, et votre décision (à indiquer en RP aussi).

•Dans votre RP, vous devrez réécrire le mot diapré avec les initiales de chacun de vos paragraphes.

• La Fatalité est facétieuse, a souvent des idées farfelues et irréalisables, elle aime les prises d’initiative ! Surprenez la. (Si cela a trait aux propositions de lieux disponibles, demandez par MP si cela est réalisable, par souci de ne pas influencer les évènements suivants prévus. )


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Message Sujet: Re: L'épine demeure toujours sous la soie du parfum • Les Vergers aux milles couleurs   Ven 16 Sep - 20:48

De retour à l'extérieur, Alméïde tend l'oreille pour écouter les dernières bribes du spectacle qui se joue sous ses yeux. Les acclamations du public lui parviennent, scandant le nom de la comédienne quittant la scène sous les applaudissements. Elle n'a pas pu assister à grand chose, mais sa performance semble exceptionnelle. Peut-être devrait-elle retenir ce nom et tenter de revoir cette pièce un jour, si elle en a l'occasion.  Puis la foule se disperse alors et elle se décide à rejoindre les autres, avançant avec difficulté au milieu du rassemblement, chacun retournant vaquer à ses occupations.

Il lui faut quelques instants supplémentaires afin de retrouver le petite groupe avec lequel elle est arrivée et qui se dirige vers l'autel d'Iridia. Autel vandalisé pour des raisons obscures que la princesse ne parvient pas à comprendre. Qui peut donc se prendre ainsi à un tel lieu de culte ? Ne craignent-ils pas des représailles de la part des dieux qu'ils ont courroucés ? Et qui voudrait s'en prendre à une telle divinité ?

Alméïde est songeuse, mais ses réflexions sont interrompues par des pleurs qui lui parviennent au moment où ils arrivent près de l'autel. Elle reconnaît la comédienne qui se trouvait sur scène, quelques minutes plus tôt et une vague de compassion tout de suite s'éveille en elle alors qu'elle aperçoit les larmes couler le long de ses joues, le corps agité par les sanglots. Que lui arrive-t-il ? Il y a un instant, elle jouait son rôle à la perfection sous les vivats de la foule pourtant. S'est-il passé quelque chose durant ce court laps de temps ?

Prise d'un élan soudain, Alméïde s'avance jusqu'à elle alors qu'une voix retentit près d'eux, qu'elle reconnaît vaguement. Son regard se tourne vers le comédien, bien emprunté de les voir ainsi devant lui, visiblement. Sourcils froncés, la princesse l'observe un instant mais son attention se repose très vite sur la jeune femme qu'elle rejoint en quelques enjambées, s'asseyant à ses côtés sans la brusquer, sur la pierre de l'autel bafoué.

Rien qu'un instant, elle songe que cette journée n'est décidément pas ce à quoi elle s'attendait.

En douceur, elle pose une main rassurante sur son épaule et sa voix se fait apaisante alors qu'elle lui demande : « Que vous arrive-t-il ? Peut-on vous aider d'une quelconque manière ? » Elle ignore ce qui peut la mettre dans une telle détresse. Serait-ce la vision de cet autel profané ? Ou un problème personnel dont elle ne voudra parler ? Alméïde n'a pas envie de jouer les intruses mais son chagrin la peine et elle reste à ses côtés sans véritablement se préoccuper du comédien qui les a rejoints.


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