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 Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles

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Le Pavillon Noir • Modo
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Message Sujet: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Jeu 25 Aoû - 19:10


Livre I, Chapitre 5 • Le Tournoi des Trois Opales
Marianne d'Orsang, Grâce Martel, Maelys Aigrépine, Ilse Tonnevent, Louis de Brunante & Mayeul de Vivesprit

Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles

Pyjama Party



• Date : 19 septembre 1001
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Après la cérémonie des Opales, les quatre championnes se retrouvent dans la loge de Marianne pour boire des verres et se détendre, rien qu'entre filles. C'est sans compter sur la ténacité de ces messieurs qui insistent pour participer à leur petite soirée.


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Le soleil vient danser sur la mer éternelle mais tous ignorent ses reflets d’or. Elle m’attend sous un tapis de lumière, la mer m’appelle. Moi, je veux voir derrière les nuages, de nouveaux rivages.






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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Jeu 25 Aoû - 19:12

Elles sont toutes réunies dans la loge de Marianne. Quatre championnes, toutes les quatre encore bien secouées par l'épreuve de la journée et deux qui arborent fièrement leur Opale. En voilà un début prometteur pour ce Tournoi de crétins misogynes ! Ilse est peut-être déçue de sa performance, mais elle éprouve une fierté sincère pour ses comparses qui se sont battues vaillamment jusqu'au bout. Elle est un peu plus détendue la canonnière. Les émotions fortes dues au combat et à l'attaque surprise d'individus masqués retombent peu à peu et seule la douleur lui rappelle cette journée pleine de rebondissements ; le vin doit y être pour beaucoup, car elles en ont déjà vidé une bouteille et entament la deuxième en discutant avec légèreté. Parfois, son esprit décroche un peu. La fatigue semble s'emparer d'elle, mais Ilse n'a aucun désir d'aller dormir. Elle a l'horrible impression qu'il lui suffira de fermer les yeux pour revoir les silhouettes masquées et le sang qui jonchait l'infirmerie – et qui aurait pu être le sien. Non, décidément, elle est bien là, en compagnie de ses coéquipières. Et uniquement ses coéquipières, puisqu'elle a dû chasser une ou deux fois un Eric et un Mayeul extatiques qui voulaient se joindre à elles. Peut-être sont-ils finalement allés descendre quelques pintes en ville finalement.

Après s'être resservi un verre, Ilse réalise que la conversation s'oriente sur les instants mémorables du combat – qui lui semble avoir eu lieu il y a des jours, tant il s'est passé de choses entre temps. Grim lui en a décrit une grande partie, mais ce n'est pas aussi clair que si elle en avait été elle-même témoin. Au moins, certaines choses, elle s'en souvient très bien. « Tu sais Grâce, si tu veux grimper sur Mayeul, y'a des moyens moins dangereux. » fait-elle remarquer d'un air entendu avant d'avaler une nouvelle gorgée de vin alors que l'un d'elles mentionne son vol plané à travers l'arène. C'est l'une des dernières choses dont elle a été témoin avant d'être mise hors combat et l'image est encore très nette dans son esprit. Il faut dire que c'était un très beau vol plané. Mais que la réception n'a pas dû être agréable.

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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Ven 26 Aoû - 16:22

J’ai poussé le battant de la porte avec une certaine appréhension, à promener mon regard de chaque côté comme si, finalement, on m’annonçait que je pouvais rebrousser chemin et que c’était une simple moquerie mesquine. Ce ne serait pas la première fois, les autres Chevaucheurs ayant tendance à me tenir le plus éloignée possible, comme si être de Lorgol voulait dire qu’on avait la peste. On m’a toujours refusé cette opportunité de me faire ma place, et les rares qui me toléraient dans leur sillage ne faisaient pas partie de la gente féminine, comme Thomas et Neve. Autant de raisons qui me font hésiter sur le seuil, et ébrèche quelque peu mon assurance… En plus des relations quelque peu houleuses entretenues avec Marianne. Elles sont toutes amies de longue date, non ? Je n’ai pas vraiment le temps de réfléchir davantage aux répercussions, à vrai dire, parce que Grâce est arrivée une poignée de secondes après moi et devait avoir la furieuse envie de me pousser à l’intérieur pour pouvoir rentrer… Ilse et Marianne sont toutes deux déjà présentes, attablée, prête à entamer la première bouteille.

Je me glisse à leurs côtés, et fais certainement ce qui est le plus déconseillé lors d’une soirée. Je me contente de boire en silence, à les écouter, et oublie rapidement le compte de mes verres. Déjà ? Mauvaise idée. Pourtant, ça m’aide à me détendre un peu, à mesure, et rendre la fatigue et les blessures moins éreintantes et pesantes. Et quand la discussion s’oriente sur les combats qui se sont livrés dans l’Arène, je me sens de suite plus à l’aise, dans un terrain connu. Je baisse le regard sur mon verre, avant de lancer après une association d’idées avec son contenu ce qui, à défaut de ressembler à des excuses, sonne comme un compliment :

- En tout cas, je ne sais pas ce que tu avais mis dans ces potions Marianne, mais c’était radical.

Je rajoute des paroles aussi nébuleuses, à la suite d’Ilse, quand elle parle subitement de la compétence des Voltigeurs :

- Et je me passerais d’être présente pour l’atterrissage cette fois…

Mayeul, qui n’en est visiblement pas à son premier coup d’essai. Je fixe la porte, sceptique, à me rappeler de la scène plus tôt dans la soirée.

- Il essaie de rentrer dans les appartements de toutes les Championnes, en fait ?

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Le Pavillon Noir
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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Mar 20 Sep - 21:49

Pendant ce temps, dans une taverne d’Hacheclair…

« C’EST L’CHAMPION D’SOMBRECIEEEL ! CRÉ BIEEEEEN ! UNE TOURNÉE POUR LUI PIS SON AMI ! DU RHUM ! D’LA BIÈRE ! LES DEUX ! »

C’est si pratique, de sortir avec un champion du Tournoi des Trois Opales, ce soir.

À chaque taverne (la majorité réservée aux hommes, parce qu’ainsi est Hacheclair, ainsi est Bellifère) où le pirate et le Voltigeur ont posé pied, les réactions ont été identiques, soit un concert de cris et d’applaudissements, des claques abattues sur leurs épaules et des étreintes viriles distribuées à tout va, sans parler de l’alcool coulant à flot. C’est qu’après s’être fait refouler comme des malpropres de la loge de Marianne, où les championnes tiennent apparemment une soirée uniquement entre femmes, Louis et Mayeul, déconfits, ont décidé de noyer leur peine dans la boisson. Puis franchement, pour le moment, ça fonctionne assez bien. Pour preuve ! Il n’y a plus de peine (ça non), pas mal d’alcool (ça oui) et ils ont encore tous leurs fleurons, les tournées se multipliant sans qu’ils aient besoin d’en payer une seule.
Puis, même s’il est clairement identifié pirate, tricorne sur ses cheveux blondis par le soleil et sabre à la hanche, faut croire que l’aura victorieuse de Mayeul suffit pour que les Bellifériens ne lui portent pas trop attention. Tant qu’ils ne décident pas de se castagner, ce qu’ils ne seraient pas trop en état de faire de toute façon, à ce moment de la veillée.

Le nez alternativement dans sa bière, puis dans le rhum, puis dans cet autre alcool fort qui ne peut absolument pas identifier mais qui est vachement bon, Louis demande à son camarade de débauche, la langue un peu pâteuse, mais la curiosité toujours au beau fixe : « Mais tu crois qu’elles font quoi, dans une soirée ent’ filles ? » Ils ont parlé de pas mal de trucs, hein, mais ça, ÇA, c’est le sujet important ! Qu’est-ce qu’elles peuvent bien foutre qui demande l’absence de tout mâle dans les parages, hein ? Le pirate n’est pas un grand psychologue, loin de là, et faut pas trop lui en demander sur la gent féminine et ses états d’âme, mais Mayeul, LUI, doit savoir !

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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Mer 21 Sep - 23:34

Les files faisant la fête de leur côté, Mayeul avait donc décidé d’embarquer Louis pour faire leur fête de leur côté. Ou le contraire. Ou alors, par dépit, puisqu’Ilse les avait viré. Il ne savait plus trop, et cela ne lui semblait pas avoir une grande importance, en réalité. Pas maintenant, alors qu’on lui offrait une nouvelle tournée, et qu’il entrochoqua pour la dixième fois de la soirée au moins son verre rempli avec celui du pirate, sous les acclamations de ses fans. Ou des gens de Bellifère qui n’attendait qu’une occasion pour boire. Mais peu importe, c’était drôlement bien d’être ainsi servi sans devoir faire le compte de ses fleurons. Surtout que vu l’alcool ingurgité, il n’était plus trop sûr de savoir compter, le Voltigeur.

Et quand Louis l’interrogea, il l’observa, perplexe. Il n’en savait rien, en fait. Mathilde avait déjà passé sa soirée avec ses amies, et il s’était toujours incrusté, mais il doutait que ce soit pareil. Peut-être ? « Ma soeur buvait. Et parlait. Beaucoup. » Il parlait rarement de Mathilde, mais à cet instant, ce n’était pas si douloureux que ça. Sans doute parce que l’alcool qui avait envahit son esprit aidait à ne pas trop penser. « On va voir ? » Il lui fallait bien vérifier sa théorie, n’est-ce pas ? Et puis bon, s’ils ramenaient des cadeaux, elles ne diraient pas non ! Fort de cette idée, Mayeul attrapa quelques bouteilles sur le comptoir, laissant un nombre indistinct de fleurons pour les payer. Il ne savait pas trop combien, mais il s’en fichait royalement.
« Eric, t’es mon pote. Je crois.» Affirma Mayeul, essayant - en vain - de ne pas trop zigzager, avant de conclure qu’il serait plus simple de se tenir au pirate pour rentrer. « Et puis t’es drôlement beau, avec tes cheveux tout blonds. » Continua-t-il, rêveur, avant de pointer du doigt dans la direction du Colisée et des loges des Champions. Il connaît le chemin, même bourré : il l’a fait de nombreuses fois, au cours de la semaine écoulée. « Attends, laisse-moi parler pour rentrer. » Affirma-t-il, entraînant le pirate. « Je sais parler, moi. Et réciter des poèmes. Tu veux en entendre un ? »

Il était Cielsombrois, après tout. Duché de l’esprit, tout ça.
« Toi, pirate, qui parcourt sans cesse les flots.
Viens, approche, et écoute mes mots
Qu’importe la beauté de la mer et de ton bateau
D’entre tous, c’est toi le plus beau.»


Il marqua une pause, le Voltigeur, hochant la tête, avant de reprendre avec un grand sourire. « C’est bien, hein ? Je pense qu’elles nous laisseront entrer, avec ce poème. »

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when the best part of me
was always you?"

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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Ven 23 Sep - 19:09

La remise des Opales c'était plutôt bien passée, avec tous les champions requinqués après leur passage à l'infirmerie. Trois Opales pour Grâce, Hiémain et Maelys ; ils le méritaient tous. Il était temps de fêter ça, mais d'une façon plus tranquille que par une beuverie à l'Audacia. Une soirée entre filles, au chaud et à prendre soin d'elles en bavardant. Ce serait parfait.

Marianne avait demandé aux serviteurs quantité de nourriture et boissons fraîches, ainsi que des fauteuils et coussins supplémentaires. Tout est en place quand Ilse arrive la première, une bouteille à la main. Le Noiraud reconnaît une des pirate de l'Audacia et se frotte à ses jambes en ronronnant. Elle s'installe à côté de la canonnière en grignotant quelques fruits, engageant la conversation en attendant les autres.
C'est ensuite le visage de Maelys qui apparaît dans l'encadrement de la porte, semblant hésiter à entrer. Mais Marianne avait pris sa décision, et elle n'est pas du genre à changer d'avis.
- Allez entre, on va pas te manger ! 
Évidemment, elle reproche toujours à la Chevaucheuse ses actes à l'Archipel du Vent : son dragon a failli carboniser Iode ( Colère, bouderieje l'invite si je veux, elle est pas responsable de son lézard ), et elle a envoyé Ismaïl sur leurs agresseurs comme un vulgaire sacs de patates. Mais bon, cela fait des mois. Elles ont combattu l'Homme-Vapeur ensemble, la médecin en a oublié sa rancœur et elle est prête à laissé une autre chance à la jeune mage.
De toute façon, Grâce ne lui laisse pas le choix, et elle entre toutes les deux dans la loge de la championne de Bellifère.
- La fine équipe est complète ! Installez vous, qu'on porte un premier toast à vos Opales !

- En tout cas, je ne sais pas ce que tu avais mis dans ces potions Marianne, mais c’était radical.
- Ah ? Merci... Je crois que je les ai un peu chargées... Si j'avais su, je me serai dopée aussi pour ne pas finir en carpette à la fin du combat !
C'est vrai quoi, même Mayeul est resté debout, malgré le vol plané magnifique qui leur a offert.
Mayeul, qui avait essayé de s'inviter dans sa loge en début de soirée. Marianne l'avait refoulé en pouffant, expliquant à ces messieurs qu'à moins de trouver un mage d'exception, ils ne pouvaient pas participer à une soirée exclusivement féminine.
- Il essaie de rentrer dans les appartements de toutes les Championnes, en fait ?
- Au moins autant que de retirer ses chemises à la moindre occasion, j'imagine. Hey, si ils reviennent, on lui pose la question ? Il a déjà squatté chez toi Grâce, non,quand vous étiez dans le même vol ?
C'est que Marianne adore les potins, confortablement installée sur son fauteuil. Et cette bouteille de vin lagran qu'elle a obtenu à la Foire d'Euphoria est exquise – si, si, il doit y avoir un rapport entre les potins et le vin.
- Ah ça, ton duché sait faire de l'alcool qui a du goût ! Voilà qu'elle aussi complimente la Chevaucheuse maintenant. Déjà le verre de trop ?
Elle entend ensuite Mayeul réciter un poème derrière la porte. Oui, sûrement deux verres de trop.

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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Dim 25 Sep - 23:32

Une soirée entre filles, pour se remettre de ses émotions. Elles n’avaient surement besoin que de ça, suite à leur combat, qui les laissaient meurtries. Grâce se sentait pourtant en pleine forme, encore galvanisée par l’Opale qu’elle avait reçue. Les quolibets et les huées qui avaient suivi l’indifféraient au plus haut point – elle avait, une fois de plus, démontré sa valeur aux bellifériens. Et à tout Arven. Mais surtout à tous ces hommes, toutes ces femmes, issus de son duché de naissance, et prompts à la condamner. Oh, elle était fière, assurée, son Opale à ses côtés, ce soir-là. Corail lui avait dit, d’un air amusé, de ne pas trop ennuyer ses amies, avec sa victoire. Elle le lui avait fait comprendre, en tout cas. Grâce n’y comptait pas. Pas vraiment. Elle leva quand même son verre, à l’Opale de Maelys, à la sienne. Elles étaient victorieuses, et même si elle avait pas trop apprécié savoir ce qu’elle avait fait subir à Marianne, à Iode, elle pouvait comprendre que, dans des situations désespérées, on agissait pas toujours correctement. Un peu comme quand elle avait voulu aller provoquer son mari et sa famille en duel, quelques instants plus tôt. Oui, un peu comme ça. Elle fronça les sourcils, en entendant parler des drogues. Elle blâmait pas Marianne, mais elle était pas sûre que ça soit la meilleure chose pour Mayeul… Enfin bon.

« Si je voulais lui grimper dessus, je le ferai pas devant tout le monde ! Et certainement pas devant ces crétins de Bellifère… Il manquerait plus qu’ils veuillent lui faire la peau, parce qu’il a touché à une de leurs femmes. »

Tout le dédain, le mépris, et la crainte malgré tout tant elle était lucide de ce qu’ils pouvaient faire, transparaissait dans sa voix. Mais elle était quand même amusée, de ce que sous-entendait Ilse. C’était jamais arrivé, malgré leur relation… Ils étaient proches et distants à la fois. Elle grimaça, pourtant, à la question de Marianne. Elle aimait pas vraiment parler de ses expériences, dans son Vol. Encore moins de ses relations avec ses camarades voltigeurs – si Mayeul avait toujours été mieux disposé à son sujet que les autres, il se devait de rester distant. Aussi bien pour lui, que pour elle. Leur propre bien en dépendait. Elle haussa les épaules, ne sachant trop comment répondre, sans plomber l’ambiance. « Allons, tu sais bien qu’il aurait du me kidnapper, et il était pas de taille à se battre contre tout le Vol de Bellifère ! » Elle goûtait peu cette plaisanterie, mais elle se força à sourire – et l’alcool aidait. Beaucoup.

« En tout cas, je leur ai montré, à tous ces crétins, que j’avais pas besoin qu’on m’enlève ! Je l’ai bien gagnée, mon Opale ! Et cet alcool est délicieux, oui ! Je vous ressers ? » Oui voilà, oubliée le déconvenue de penser à son Vol. Parler de l’alcool lagran, c’était bien mieux. Et elle en avait peut-être trop bu. Elle ne put retenir son rire, en entendant Mayeul – un poème, maintenant ? « On est peut-être pas les seules, à déguster de l’alcool lagran. C’est avec Eric qu’il va s’envoyer en l’air, non ? »

Elle se leva, plus si stable, pour crier à la porte que s’ils voulaient partager un lit, c’était pas ici. Oui, elle avait surement trop bu.

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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Dim 2 Oct - 12:51

La soirée avance et les bouteilles se vident. Rapidement. Très rapidement. De toute évidence, elles en avaient bien besoin les championnes de ce moment de détente après toutes ces sensations fortes. Ilse érige des barrières bien solides dans son esprit pour la soirée, laissant de côté l'horreur de l'infirmerie et ce terrible sentiment d'impuissance qui la fait frissonner. Pour le moment, il n'y a que ses camadares, que ces vins lagrans délicieusement fruités et des commentaires fort pertinents. Grâce élude d'ailleurs habilement sa question mais la pirate lui offre un sourire entendu sans y répondre. Bien. D'accord. Puisqu'elle le dit.

« J'suis certaine que ce s'rait pas la première fois qu'il s'attirerait les foudres d'hommes qui se sentent insultés parce qu'il fait du charme à leurs femmes. »

Avec Mayeul, on est jamais trop prudent. Sur un malentendu, il peut s'en passer des choses. N'a-t-il pas été retrouvé au petit matin dans la loge de Maelys ? Tiens, elle devrait lui poser la question, mais la conversation dévie et elle oublie déjà ce qu'elle voulait dire, perdue à travers les brumes de l'alcool mêlé à une fatigue intense. Elle trinque avec les filles et elle ouvre une nouvelle bouteille alors que des voix masculines et terriblement sonores se font entendre de l'autre côté de la porte. Ilse se tourne vers Grâce à son commentaire, ricanant vaguement lorsqu'elle leur parle de lit.

« Ils sont intenables. » Entre désespoir et amusement, elle pousse un soupir et se redresse tant bien que mal dans son fauteuil. « Attends, si on en profitait pour lui poser la question ? » Son sourire s'élargit alors et elle avance vers la porte, l'entrouvrant à peine pour apercevoir ces messieurs dans un état d'ébriété déjà très avancé. Pas comme elles. Qui ont été très sages. Oui, très sages. « Dis Mayeul, si tu devais t'mettre à dos toute une bande de Bellifériens en colère juste pour récupérer une jolie fille, tu l'ferais ? » Voilà. Comme ça, c'est fait.


Spoiler:
 

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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Lun 3 Oct - 11:43

Je risque un mince sourire, quand Marianne me répond, sur un ton plutôt jovial. A croire que tout est – presque – normal entre nous… Autant que c’est possible, en tout cas. Je ne pense pas pouvoir oublier un jour qu’elle m’a laissé derrière, à me sentir brûler vive au milieu des Vivenefs, et ce, même si elle s’est portée à mon secours dans l’Arène et m’a permis de tenir jusqu’au bout, alors même qu’elle a été proprement éjectée et assommée par l’explosion finale. J’ai du mal à la suivre, en vérité. Je me serais attendue à ne pas pouvoir compter sur elle, à aucun moment… Ce fut une agréable surprise mais, est-ce que ça change réellement quelque chose entre nous ? Peut-être que cette soirée m’aidera à le savoir.

- Tu devrais les mettre en vente, après une telle démonstration, elles auront un succès fou.

Les chats ne font pas des chiens. Je pense directement au profit qu’elle aurait pu tirer de ses potions, et hoche lentement la tête sous le coup de ma réflexion. Et puis, tous les guerriers de renom en voudraient, quand on sait que cela m’a permis de tenir, moi la frêle mage, après que la plupart des valeureux combattants se soient effondrés.

La discussion dévie subitement sur Mayeul, qui vient d’ailleurs de clamer un magnifique poème derrière le bois de la porte… Ce qui me fait ouvrir de grands yeux abasourdis.

- Oui, enfin… Il a dû encore se tromper de porte à l’entendre. On dirait qu’il cherchait plutôt celle d’un beau pirate cette fois.

Et Grâce qui en renchérit. Eric ? On dirait qu’il n’est pas seul, en effet, même si son ami – ou amant – s’est fait plus discret de l’autre côté de la porte. Je ne comprends pas tout, quand il est question des mœurs de Bellifère, et ne fait pas l’affront à celles qui en sont issue de relever l’étrangeté de la chose. Comme si enlever une femme la rendait disposée envers son prochain mari… C’est censé prouver sa force, vraiment ?

J’hausse les épaules, et tends mon verre quand Grâce nous propose de nous resservir, jetant une œillade vers Ilse qui s’est levée pour s’amuser un peu à la porte. Elle compte vraiment la refermer après ?

- Les liqueurs de fruit sont meilleurs que le vin, en Lagrance, si vous voulez tenter la prochaine fois… Mais je suis sûre que mon père serait heureux d’apprendre qu’on peut apprécier du vin lagran.

Je parle déjà trop. Quelle idée, de parler d’eux. Finalement, ce sera peut-être pas mal que les deux autres se joignent à nous pour nous faire un peu de distraction.

- C’est qui Eric ? Le pirate à qui il vient de faire sa grande déclaration ?

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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Lun 3 Oct - 23:51

Il ne savait pas que Mayeul avait une sœur. Qui buvait et parlait. Avait une sœur. Il ne veut pas poser plus de questions, le Louis, il comprend bien qu’on ne veuille pas parler de sa vie personnelle ou de son passé (lui-même se cache sous un faux nom, après tout) et il acquiesce donc à sa proposition qu’ils retournent voir les championnes, bras dessous, bras dessous. Elles doivent être plus imbibées, à présent, et certainement plus enclines à les laisser entrer dans leur loge.

« Eric, t’es mon pote. Je crois. Et puis t’es drôlement beau, avec tes cheveux tout blonds. Tu trouves ? » Il est surpris, un peu confus, même, et il porte la main à ses cheveux, dont l’auburn s’est délavé pendant tout l’été jusqu’à le faire ressembler plus que jamais à son petit frère. Il ne se considère pas laid, c’est certain, puis faut croire que certaines sont d’accord. Ilse, par exemple, qui à défaut de complimenter autre chose que son humour douteux et ses tricheries aux cartes, sait bien exprimer son appréciation de sa personne. Mais, par un homme ? C’est pas un truc qu’il s’est fait dire souvent. Cela dit, la surprise passée, Louis accepte le compliment, justifiant le tout par le fait que Mayeul est Cielsombrois. Il s’y connaît probablement mieux que les autres pour évaluer la beauté d’un homme, tout en étant lui-même un homme.

Puis, lorsqu’il lui récite un poème, ha !
Franchement, il est impressionné. Même son frère, protégé d’Aïon, ne pourrait certainement pas faire mieux. « T’es vachement doué », admet le pirate. L’élan poétique du Voltigeur fait son petit effet – il entend Grâce crier quelque chose à propos de partager un lit, mais la porte fermée l’empêche de tout comprendre clairement. « Tu devrais le répéter, elles ont peut-être pas entendu », qu’il soupçonne, la porte s’entrouvrant à ce moment sur le visage malicieux d’Ilse. Elle semble dans un état un peu (juste un peu) moins avancé qu’eux, mais c’est peut-être uniquement parce qu’elle est très douée pour conserver une façade digne. Outrevent, vous savez. « Hey, qu’il fait d’une voix qu’il espère charmeuse, espérant prendre la canonnière par les sentiments pour les faire entrer. Au-dessus de sa tête, il peut voir Marianne, les joues roses, et il lui fait un petit coucou de la main. Comme pour l’inciter, elle aussi. Ils veulent seulement s’amuser ! Avec elles ! Dis Mayeul, si tu devais t'mettre à dos toute une bande de Bellifériens en colère juste pour récupérer une jolie fille, tu l'ferais ? Ils font pas tout l’temps ça, les Cielsombrois ? Voler des filles chez les voisins ? Pis après c’est la guerre, ou presque ? » À chaque duc, au moins, puis avec un nombre respectable de membres de la noblesse, ça, il en est assez sûr.

« C’est qui Eric ? Le pirate à qui il vient de faire sa grande déclaration ? », demande une voix dont il ne voit pas la propriétaire. En se poussant un peu, il aperçoit le profil de la championne de Lagrance. Plutôt un joli brin de fille d’ailleurs. Ah bah oui, il se souvient d’elle ! Il la reconnaît ! Elle avait fait faire un sacré vol, à Ismaïl, et pas impossible qu’elle soit une part des raisons de pourquoi l’Erebien les a quitté. Ce qui n’est pas si mal, pendant qu’on y est... malgré les huées des pirates, un peu plutôt. Meh. C'est pas important. Leur nouveau cartographe est mieux. « On s’est vu, à l’Île des Vents ! » Quoiqu’avec tous les pirates qu’elle a vu, possible qu’elle ne le replace pas.

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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Mer 5 Oct - 22:48

La voix douce et mélodieuse de Grâce parvient à leurs oreilles après son charmant poème, un peu trop étouffée par la porte pour qu’ils en comprennent grand chose. Lit ? Elle leur offre un lit ? Il n’en attendait pas tant ! Et sur cette réflexion étrange, Ilse ouvre enfin la porte, tandis que Mayeul adresse un sourire entendu au blond pirate. « Je t’avais dit, un poème, c’est magique ! Je suis béni d’Aïon comme tu es béni par Alior, déesse de l'Elégeance. » Mais ledit pirate ne l’a sans doute pas entendu, trop occupé à faire du charme à l’autre pirate. Entre pirates, sans doute est-ce normal : on ne peut pas vivre sur un bateau pendant il ne savait combien de mois sans s’envoyer en l’air avec une bonne partie de l’équipage, non ?

La question de Ilse le prend un peu au dépourvu, ceci dit. Avec moins d’alcool dans le sang, il y réfléchirait sans doute mieux, et plus posément, mais ils ont bien bu, Louis et lui, avant de se présenter devant la porte de Marianne. Alors c’est la vantardise qui parle, les bravades, la fierté Cielsombroise aussi. « Bien sûr que je le ferais ! Ils ne me font pas peur, les Bellifériens, Duché de la guerre ou pas ! » Le pirate renchérit là-dessus, mais Mayeul ne peut qu’être en désaccord avec le marin tout blond, cette fois. « On ne les vole pas d’abord. On les charme, et elles viennent avec nous. » Le Voltigeur marqua un temps d’arrêt avant de préciser, gognenard. « D’ailleurs, tu as bien vu : j’ai charmé Ilse, elle a ouvert la porte ! » Uniquement grâce à ses dons naturels, évidemment.

Quand à la guerre... Il n’allait pas leur préciser l’intérêt étrange de son Duc pour la sœur d’Anthim. Parce qu’il n’était pas vraiment sûr que ce soit un secret depuis le couronnement de Chimène, mais bon, ils n’y étaient pas, eux, au couronnement. Et ils n’étaient pas avec lui, à Euphoria, pendant cet entretien très étrange avec le Duc de Sombreflamme. Et puis la légende de la haine millénaire entre Sombreciel et Erebor n’avait probablement aucun fond de vérité. Aucun. Jamais.

Et puisque le souvenir de son entretien à Euphoria était assez désagréable pour qu’il ait envie de l’oublier, et de boire pour que cela soit efficace, Mayeul songea qu’il serait temps de participer à cette fameuse soirée fille. Sans avoir recours à la Magie, comme l’avait précisé Marianne. Mais encore faut-il qu’Ilse les laisse entrer. « Viens, on lui présente Eric. » Expliqua-t-il à la pirate, rebondissant sur la question de la Chevaucheuse. Puisque Maelys ne le connaissait pas, c’était une sacrée bonne excuse, non ? « Et on a des bouteilles. De heu... D’alcool. » Il n’y avait pas d’étiquetage sur les bouteilles, et Mayeul ne se souvenait pas exactement de ce qu’il avait pris sur le comptoir. Oh, c’était sûrement un détail. Et puis si c’était fort, qui cela dérangerait ?

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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Jeu 13 Oct - 17:20

Ilse les observe avec amusement. Un froncement de sourcils caractéristique répond à la tentative déplorable d'Eric pour l'amadouer et elle se tourne vers Mayeul pour avoir la réponse à sa question. Et voilà, c'est bien ce qui lui semblait ! Le Voltigeur est un inconscient trop sûr de ses charmes et incapable de se servir de sa tête l'espace de quelques secondes. Un Cielsombrois se mettre à dos des Bellifériens, on ne peut pas dire que ce soit l'idée du siècle. La remarque d'Eric à ce sujet la fait sourire, presque autant que la réponse de Mayeul. « On ne les vole pas d’abord. On les charme, et elles viennent avec nous. » Bah voyons. Elle n'a pas le temps de répondre qu'il enchaîne. « D'ailleurs, tu as bien vu : j’ai charmé Ilse, elle a ouvert la porte ! » Nouveau froncement de sourcils. « Et je peux aussi la refermer hein. » réplique-t-elle d'une voix faussement innocente. Maintenant qu'elle a sa réponse, elle pourrait leur refermer la porte au nez, mais la question de Maelys les interpelle et voilà que le pirate la salue déjà.

« Viens, on lui présente Eric. » Ilse pousse un soupir. « D'accord. Voilà, Eric. Grande gueule, mauvaise foi et tricheur invétéré » fait-elle remarquer avec malice sans pour autant les laisser entrer. Elle aime bien les faire un peu poireauter, ne serait-ce qu'un moment. Et puis, si on ne peut même plus s'amuser... Elle jette alors un regard aux bouteilles apportées avant de se retourner vers les copines, le regard interrogateur. Ont-elles encore assez à boire pour le reste de la soirée, c'est là que réside tout le nœud du problème, n'est-ce pas ? Alors elle s'empare d'une des bouteilles et la soulève, examinant son contenu, l'ouvrant même pour y goûter. C'est fort. Ca réchauffe. C'est parfait. « Bon... on vous laisse entrer, mais seulement si vous nous récitez encore quelques vers. On est si admiratives de vos talents. » Elle ne tente même pas de dissimuler son sarcasme la canonnière, buvant une nouvelle gorgée à même la bouteille en leur bloquant le passage.

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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Mer 2 Nov - 20:51

Ilse a déjà ouvert la porte, quand je m'informe sur l'identité de notre second intrus. Le premier, j'aurais un peu de mal à l'oublier. Et ce fameux Eric, donc, se penche à l'embrasure de la porte pour m'aviser. Je reste figée, avec le verre en main, quand la même expression que lui doit se dépeindre sur mes traits. Que le monde est petit... J'aurais préféré ne jamais me souvenir de cet épisode à l'Île au Vent. Je le reconnais bien, oui.

- Ah, oui. Ca me revient... C'est toi, le pirate qui m'avait insulté, de je-sais-plus-quoi d'ailleurs...

C'est marrant, cet entrain. Je suis donc une excuse toute trouvée pour qu'ils se glissent à l'intérieur sans que la pirate ne puisse les retenir ? Ca me donne aussi de m'amuser un peu à leurs dépends, surtout quand Ilse menace de leur fermer la porte au nez sur un malentendu. Je me fends d'un large sourire, tout innocent, et les salue d'une main.

- Je le connais déjà, en fait. Pas besoin des présentations alors !

Je ne suis pas sérieuse, pourtant, et elle non plus. La porte reste entrebâillée, et j'ai quand même le droit à quelques présentations en règle, qui sont bien plus amusantes venant de la pirate. Je lâche un bref rire, quand elle me dépeint ce tableau si... Charmant de son compère. Ils doivent bien se connaître, je suppose. Je me demande à quel point, quand même.

Puis elle a une bonne idée, à exiger quelques vers pour leur droit de passage. Je renchéris immédiatement, enjouée :

- Au moins un poème pour chacune d'entre nous ! Et j'en veux un d'Eric.

Comme ça, on sera quitte.

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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Ven 2 Déc - 5:03

« Ah, oui. Ca me revient... C'est toi, le pirate qui m'avait insulté, de je-sais-plus-quoi d'ailleurs... Mais ça vaaaaa, j’m’excuuuse », étire longuement Louis, pris du même entrain que Maelys. Être moins bourré, ses excuses pourraient sembler plus sincères. Ou moins sincères, en fait : à jeun, il ne s’en serait même pas formalisé. D’accord, ils ne se connaissent pas des meilleures circonstances, mais les mois ont passé depuis, ils ont changé de cartographe, Maelys est une championne décorée et il a bu son poids en alcool. Tout est en place pour offrir la réconciliation et de beaux moments, en cette nuit de septembre ! « D'accord. Voilà, Eric. Grande gueule, mauvaise foi et tricheur invétéré. En voilà une qui ne veut pas de réconciliation, ha ! T’exagères, proteste vaguement le pirate, t’es juste amère que j’t’ai encore battu aux cartes. » Il n’a même pas triché, cette fois-là. Enfin, il croit. Il n’en est plus très sûr. Disputer une partie de cartes avec Ilse est une petite routine qu’ils entretiennent lorsqu’ils sont de repos tous les deux et son esprit alcoolisé se perd entre les occasions où il gagne à la loyale, celles où il triche et les rares où il perd. Enfin, rares… ça non plus, en ce moment, il ne pourrait pas en témoigner clairement, autrement qu’avec mauvaise foi.
Peut-être qu’Ilse a raison, en fait. Peut-être que c’était un compliment, sa présentation.

L’espoir qu’ils puissent entrer s’affermit, lorsque la pirate s’empare d’une des bouteilles pour en goûter le contenu, mais celui-ci s’évapore dans sa demande qu’ils récitent quelques vers. Elle exagère carrément, là. Même Lionel de Rivepierre n’est pas aussi casse-pied ! Louis s’apprête à très exactement lui partager cette dangereuse pensée, mais il est fort heureusement interrompu dans son élan par la championne de Lagrance : « Au moins un poème pour chacune d'entre nous ! Et j'en veux un d'Eric. Chacune ? »
Il reste un peu incrédule. Et lui doit en faire un à Maelys ?
Bon sang, ce qu’il aimerait que Laurent soit là, en fait ! Il lui ferait la morale, mais il le sauverait ! Il ne sait pas faire des poèmes, lui, et charmer et emporter des Erebiennes !
Il ne peut tout de même pas se laisser abattre par quelques vers non plus. Foi d’Ansemarien, ce n’est pas ça qui va l’empêcher de s’amuser ! Même qu’il va les impressionner ! L’homme lève le menton, fier, pour accepter le défi. « D’accord. Attends, je… je réfléchis. Il s’appuie contre le mur, se dérobant du regard de la Chevaucheuse. Subitement, il ajoute, à voix haute : Et j’en, j’en fais un à Marianne ! » Il rougit comiquement à l’idée de déclamer un poème à la voltigeuse. L’adolescent transi d’amour pour Douce Marianne rirait bien, de le voir maintenant, et rirait encore plus de savoir que dans son cœur, il y a toujours une place pour elle.

Ça demande une gorgée d’alcool, cela dit.
Assez grosse pour l’inspirer et le faire revenir dans le champ de vision de ces dames et déclarer, la voix forte et pourtant hésitante :

« Tes yeux de… de nuit
Transpercent tes… ennemis
Grande championne de Lagrance
Tu te bats avec puissance
, qu’il conclut, avant de reprendre : Non, avec… avec… défiance. »
Ça lui semble mieux coller. Puis, ça va ! C’est un poème hommage à la combattante qu’elle est, c’est honnête. Court, mais honnête.

« Et Marianne… » Il regarde longuement la Voltigeuse, son visage recommençant à s’empourprer de plus belle, et toujours pas à cause de l’alcool. Il tripote maladroitement la bouteille en ses mains, se balance un peu sur ses pieds, avant de regarder Mayeul, un peu suppliant. « … tu peux l’faire, dis ? »
Il est trop gêné.
Il ne peut toujours pas lui dire de poème (déjà que lui dire plus de deux phrases, en temps normal, est difficile)(à croire qu’il n’a pas mûri). Il sait qu’au bout de deux mots, ça tournera en déclaration d’amour passablement ridicule et mielleuse et en autres invitations douteusement salaces.

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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Lun 12 Déc - 22:10

Ilse entrouve tout juste la porte, et Marianne reconnaît dans l’entrebâillement le visage de Mayeul. Puis juste à côté, la bouille de Louis qui la salue de la main. Un peu bêtement, elle lui renvoie un coucou, agitant les bras comme une gamine enthousiaste. Elle savoure les échanges, ça parle de charme, de présentation et d'alcool. Alcool ? Elle jette un coup d'oeil à leur table : leur réserve a sérieusement diminué, Ilse fait bien d'inspecter le ravitaillement proposé.
« - Bon... on vous laisse entrer, mais seulement si vous nous récitez encore quelques vers.
- Excellente idée ! Si vous voulez avoir l'honneur de participer à notre soirée fille, ça se mérite, quoi.
- Au moins un poème pour chacune d'entre nous ! Et j'en veux un d'Eric. »
Marianne approuve. Faut être exigeante avec les hommes. Sinon ils finissent comme le Belliférien moyen. Et ensuite ça convulse au sol devant deux Opales remportées par des femmes.

Curieuse, elle se redresse encore sur sa chaise, pour voir la réaction des deux fêtards.
« - Chacune ? Elle le voit bomber le torse. Oh, il relève le défi ! D’accord. Attends, je… je réfléchis. Zut, il a bougé, il n'est plus devant la porte. Et j’en, j’en fais un à Marianne !
- Ooooooooooh ! » Elle n'a pas assez bu pour ajouter derrière un "C'est adorable !" mais elle le pense très fort et son ton doit la trahir. C'est qu'elle y est attachée, au neveu de Freyja. Elle a toujours refréné son envie de le materner – ce n'est plus le jeune mousse qu'elle a rencontré il y a des années, il est papa maintenant ! – mais il a toujours ce côté attendrissant, à vouloir impressionner l'ancienne médecin de bord.
Il n'en fallait pas plus pour l'amadouer. Sautant de sa chaise, elle rejoint Ilse qui barre toujours l'entrée, et la médecin se hisse sur ses pieds pour voir au dessus de l'épaule de la pirate.

Concentré, le Louis. Revenu devant la porte, il récite le premier poème pour Maelys, et il s'en tire plutôt bien. Viens le tour de Marianne, qui s'amuse à jouer les impatientes en l'observant, toujours derrière Ilse.
Rouge pivoine, le Louis. Rouge homard même, à ne plus savoir où se mettre. Décidément, il est vraiment attendrissant. Mais hé, fallait pas lui promettre un poème si ça doit le mettre dans un tel état ! La Voltigeuse attend de voir comment il va s'en dépêtrer.
« … tu peux l’faire, dis ? »  Elle rit de bon cœur, elle entend presque le "au secours Mayeul !" derrière.
- Allez, j'accepte, il y a encore Ilse et Grâce qui attendent votre droit de passage elles aussi. Mais j'exige de la qualité venant d'un Cielsombrois ! Au moins aussi bien que ta déclaration à Eric. »
Elle croise les bras, essayant vainement de paraître exigeante. Mayeul, c'est également son protégé un peu casse-cou. La rumeur court dans la caserne qu'il courtise ses conquêtes à grand renfort de poèmes, et elle avait entendu les vers récités dans le couloir pour Louis.

Ils se sont bien trouvés, ces deux-là.

Ce serait rigolo qu'ils obtiennent le droit d'entrer et que le Voltigeur continue de draguer Louis devant elles.

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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Dim 18 Déc - 21:35

La présentation d’Eric par Ilse n’est guère flatteuse, même s’il est d’accord avec le pirate : elle est jalouse, sans doute, qu’il soit meilleur qu’elle aux cartes. Il ne peut s’empêcher d’y mettre son grain de sel, d’ailleurs, le Voltigeur. « Moi, je l’ai battu aux échecs, et elle triche. » Ou alors, c’est lui qui a triché. Il ne s’en souvient plus vraiment, les souvenirs de cette soirée sont un peu flous, par la faute de l’alcool ingurgité, sans doute.

En tout cas, Mayeul était sur qu’apporter de l’alcool était une brillante idée. Jusqu’à ce qu’Ilse leur réclame un poème, et que Maelys et Marianne surenchérissent, en fait, il est persuadé d’être arrivé à ses fins. Non mais, un poème sur commande, et puis quoi encore ? Surtout après avoir fait la tournée des tavernes ! Quoique du coup, ça sera plus facile peut-être. Cela semble inspirer Eric, en tout cas, tout cet alcool dans le sang. Un pour Maelys, et un pour Marianne, rien que ça !

Mayeul l’écoute avec attention - quoique ses yeux soient quelque peu vitreux - et quand le poème est fini, il ne peut s’empêcher d’applaudir avec enthousiasme. « C’était très très beau ! » Clame-t-il d’ailleurs, sous le charme. Il espère bien que la Chevaucheuse va l’apprécier, ce poème ! Puis il attend celui de Marianne, mais Eric se dégonfle au dernier moment, l’appelant à l’aide. Marianne accepte que ce soit lui, mais il s’exécute en râlant un peu, le Voltigeur. « Je t’aurais soufflé, tu sais. » souligne-t-il à l’adresse d’Eric, avant de se planter face à Marianne. Il n’est pas timide, lui, et peu importe les sentiments mitigés qu’il éprouve à l’adresse de la médecin, il peut très bien passer outre. Le défi ne l’effraie pas.

« Marianne, belle et douce Marianne
Qu’importe que l’inspiration d’Eric soit en panne
La mienne ne le sera jamais
Tant il est de qualités que je peux te trouver.

Ce n’est pas qu’il soit timide
Mais face à toi, son esprit est vide
Comment pourrait-il ne pas être impressionné
Devant tant d’intelligence et de beauté ? »


Voilà ! C’était plutôt flatteur, non ? Elle devrait s’en satisfaire, la Voltigeuse. Et puis, il avait soif, maintenant ! Attrapant une bouteille, il avale une grande rasade de ce qu’elle contient - de toute façon, vu son état, cela ne changerait pas grand chose ! - et adresse un petit geste de la main à Grâce.

« Belle, si belle, vaillante et fière
Tu n’as pas ton pareil dans Arven tout entière
Chaque jour, je remercie les Dieux et leur bonté
De m'avoir permis de gagner ton amitié. »


Il était peut-être plus personnel, celui là, mais qu’importe. Les autres ont sans doute remarquer l’amitié qui les lie, de toute façon, et la complicité qu’ils ont partagés dans l’arène. Réellement, il est fier d’être l’ami - ou le il ne sait trop quoi, parfois - de Grâce. Même si elle se fait un plaisir de l’aider à corriger ses travers, ceux qu’il ne veux surtout pas voir corrigé !

Mais c’est à Ilse, maintenant. Sans peur, un sourire effronté sur les lèvres, Mayeul plante ses yeux dans ceux de la jeune femme avant de lui déclamer son poème, l’arrogance ne quittant pas ses traits. Eric ne sera peut-être pas totalement d’accord avec son dernier poème. Tant pis pour lui, il n’avait qu’à commencer par la pirate !

« Il est temps de choses que j’aimerais t’expliquer
Tant de vers que je voudrais te déclamer
Belle Ilse, je ne peux plus le cacher
D’un sourire, c’est mon cœur que tu as volé. »


Un sourire charmeur, une courbette pleine de noblesse, et il se redresse, le Voltigeur, les bras croisés. Attendant le verdict. Hé, qu’elles ne disent pas qu’il ne l’a pas gagné, son droit d’entrée !

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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Ven 23 Déc - 18:33

Elle aurait pu refermer la porte aussi sec et se contenter de retourner s'asseoir auprès des copines avec leur bouteille habilement subtilisée mais l'occasion est si belle de rire un peu à leurs dépends. Pour toutes les fois où ilse se sont amusés à tester sa patience et qu'elle a fait les frais de leur mauvaise fois ou de leur insolence. Désormais, c'est à elle de rire un peu, penchée contre le battant de la porte, la bouteille à la main. Oui, qu'ils récitent donc quelques poèmes pour pouvoir entrer. Sa proposition est d'ailleurs soutenue par les filles et Ilse esquisse un sourire satisfait et moqueur. Elle en oublie même leurs remarques idiotes sur leurs soit-disant victoires à certaines parties de cartes ou d'échecs, puisque leur sale manie de tricher les disqualifie automatiquement à ses yeux. Qu'ils jouent donc ensemble, ils s'entendront certainement mieux.

Ilse croise les bras, bientôt rejointe par Marianne, et elle observe d'un air critique comme si elle devait juger un concours de la plus haute importance. C'est qu'il s'agit de l'entrée à leur soirée entre filles, ce n'est pas n'importe quoi ! Eric a l'air si emprunté. Ah, ça gueule fort, mais lorsqu'il s'agit de faire quelques phrases qui ont du sens, il n'y a plus personne, hein. Elle garde ses remarques pour elle, la canonnière, amusée par la gêne soudaine de son camarade. Dans ces moments, il ressemble tant à son fils, c'est sidérant. Un véritable gamin pris en faute qui passe le relais au copain d'à-côté. Elle s'apprête à râler quand Marianne dit qu'elle accepte. Bien. Voyons ce que vaut un Cielsombrois alors !

À sa grande surprise, Mayeul ne s'en sort pas trop mal. Il enchaîne les vers, certes pas de façon extraordinaire, mais elle déduit que quelques bouteilles ont été descendues avant qu'il ne s'y essaie. Ses déclarations à Grâce et Marianne l'amusent, mais elle ne peut pas en dire autant des vers qu'il lui déclame. Elle hausse les sourcils, un peu interdite. Puis elle finit par balayer ce bref instant de trouble par quelques mots teintés d'ironie. « Désolée Mayeul, ça peut pas marcher entre nous. T'es beaucoup trop... Elle le regarde des pieds à la tête et fait un vague mouvement de main dans sa direction. ...cielsombrois. » conclut-elle, espiègle, avant de se tourner vers les filles d'un air interrogateur. Elles semblent plutôt convaincues alors elle hausse les épaules. « Bon... ben entrez. » Elle garde la bouteille en main, retournant s'asseoir sur un canapé, prenant ses aises. Tiens, elle ne tanguait pas autant cette pièce tout à l'heure, non ?

« Vous les avez récupérées où ces bouteilles ? » demande-t-elle à la volée avant de tendre ladite bouteille à Maelys, pour qu'elle se serve à son tour. Il serait dommage qu'elle soit la seule à en profiter.

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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Jeu 29 Déc - 18:43

Je ne peux m'empêcher d'éclater de rire, quand le fameux Eric me présente ses excuses avec cet accent traînant. Je ne m'attendais pas vraiment à ce qu'il le fasse. Il faut croire qu’au moins un est motivé. « Vous avez vraiment envie de rentrer, c'est ça ? » que je lâche, avec une expression malicieuse. J’hausse un sourcil, un rien sceptique, devant la description criante d’Ilse de son ami pirate... Avant de repartir d’un léger rire. « Ca donne vraiment envie de le connaître ! » Je ne suis même pas ironique, en plus.

Je suis plutôt étonnée, de les voir se prêter au jeu. Je retire ce que je viens de dire... Ils sont très motivés à passer le seuil de cette porte. Un léger sourire flotte sur mes lèvres, quand le blond se recule et disparaît de mon champ de vision, soi-disant pour réfléchir. Je me demande s’il va vraiment réapparaître, ou finir par se décomposer. Dans les deux cas, on rigolera bien.

Enfin, c’était ce que je croyais, avant qu’il ne refasse surface pour déclamer ces quelques vers à mon attention... Je reste pour le moins bouche bée, ce qui n’était pas vraiment la réaction appropriée, ou celle que j’escomptais avoir, mais... C’est bien la première fois de ma vie qu’on me dédie un poème, et celui pour une guerrière qui plus est ! « C’est beau. » J’ai du mal à contenir mon émotion. Je suis peut-être un peu émue, oui... Même si le poème vient d’un pirate éméché. J’applaudis en même temps que Mayeul, avec un sourire jusqu’aux oreilles, puis me retourne vers Ilse. « Je ne savais pas que vous aviez des poètes en herbe à bord... » Et puis, il est attendrissant, avec ses attentions pour Marianne... Même s’il se défile au bout du compte.

... Et heureusement qu’il est passé en premier, finalement. Je veux dire, Eric aurait vraiment pu lâcher un mot, après la prose que nous sert Mayeul ? On dirait qu’il n’a même pas besoin de réfléchir pour les enchaîner ! Je siffle, avant d’éclater d’un rire sincère. « D’accord, d’accord... Je comprends mieux comment tu les mets dans ton lit ! En temps normal, tu n’as pas besoin de te glisser dedans, pas vrai ? » La pique est facile, mais je salue tout de même sa performance. Les autres semblent aussi conquises, si bien que la pirate leur laisse finalement libre passage, à venir se réinstaller sur le canapé non loin de moi. Je récupère la bouteille qu’elle me tend, renifle à peine avant d’en prendre une grande lampée... Et tousser un bon coup. « C’est quoi ça ? » Dégueulasse. Je parie que mes parents auraient obtenu le même breuvage s’ils avaient mélangé toutes les liqueurs lagranes ensemble.

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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Lun 2 Jan - 8:08

Elle sait pas, la voltigeuse de Bellifère, pourquoi Ilse est persuadée qu’elle veut grimper sur Mayeul. Il est très beau et très musclé, certes, mais Melsant n’a rien à lui envier, et elle lui saute pas dessus à chaque fois qu’elle le voit. Elle rougit intensément, en réa lisant le chemin qu’ont pris ses pensées, et elle préfère partir dans une conversation sur l’alcool. Plus sûr. Quoi que, si elles en boivent autant qu’elles en parlent…

Elle suit plus trop le fil de la conversation, Grâce, mais elle rit quand Ilse demande à Mayeul ce qu’il ferait, face à une bande de Bellifériens. Elle pensait pas vraiment qu’elle le demanderait, elle avait dit ça en l’air, elle. Mais elle a pas le temps de protester, tout le monde parle trop vite. Vraiment trop. Et elle rit encore, quand Mayeul dit qu’il s’attaquerait à tous les Bellifériens tout seul. Parce que c’est absurde. Ridicule, même. Oh, elle aimerait beaucoup voir ça, mais lui tout seul, aussi doué qu’il puisse être, face à tout un clan de Bellifère… Il se ferait marcher dessus, et il perdrait probablement quelques membres au passage.

Elle écoute attentivement les poèmes, amusée de voir que Louis – Eric, pas de gaffe - s’arrête au moment de passer à l’action avec Marianne. Elle aurait presque pu sortir, pour lui ébouriffer les cheveux, ou lui faire un câlin, ou quelque chose dans ce genre, tellement il est étrange de voir le neveu de Freyja comme ça, alors qu’elle se les imagine tous avoir une forte tête et être butés et… Enfin, tout ça, quoi.

Sauf que le geste de Mayeul la distrait, alors qu’elle écoute son poème. Elle est sincèrement touchée, même si elle le montre pas. Ou le montre trop, en réalité, mais n’en a pas du tout conscience. Et c’est pas Eric, qu’elle va câliner, mais Mayeul, après qu’il ait déclamé son poème pour Ilse, même si elle part dans un éclat de rire alors qu’Ilse le dit trop cielsombrois. Ça, c’est bien vrai. Mais bon, il a au moins fait l’effort de déclamer des vers.

« Vous avez bien gagné le droit d’entrer. Mais Eric, j’veux entendre un poème de toi pour Marianne, un jour. Prépare toi, je suis sûre que tout l’Audacia s’attendra à ce que tu le déclames ! »

Oui bon, elle aurait oublié d’ici le lendemain. Ou d’ici une heure, ou même quelques minutes. Mais quand même. Elle s’avance pour s’affaler sur un pouf, prenant une nouvelle bouteille dont l’odeur seule l’enivre. Elle va pas tarder à plus tenir, peut-être.


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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Mar 3 Jan - 20:58

Au moins, son poème fait sensation ! Mayeul lui-même reconnaît sa beauté, mais c’est la réaction de Maelys qui est la plus précieuse pour lui. Cette gêne, cette émotion, qui le touche. Il n’est pas touché d’Aïon, mais si le temps d’un poème, il a pu être inspiré par lui… il en est heureux.

Toutes ses capacités, cela dit, ne sont rien à côté des talents de poète de Mayeul, qui ne cille pas un seul instant à l’idée de devoir inventer et déclamer trois poèmes sans aucune préparation. Tous plus beaux les uns que les autres ! Il glousse au poème pour Marianne et rougit de plus belle, alors que le Voltigeur semble lire dans ses pensées et sa gêne. Il applaudit aux mots déclamés à Grâce, empreints d’amitié et d’admiration. Et lorsque le tour d’Ilse vient… il est peut-être resté un peu interloqué. Un peu, fâché, peut-être ? Pour rien, évidemment. C’est ridicule d’être possessif, ou jaloux, ou tout cela, à l’endroit de la camarade de bord, même s’ils partagent la couche de l’autre à l’occasion. Il n’empêche que la réponse de l’Outreventoise rassure bêtement Louis, qui s’est tendu sans même s’en rendre compte.
Les félicitations sont unanimes, hilares, et elles leur permettent enfin de pouvoir entrer dans la loge prohibée pour cette soirée entre filles. À eux, les mystères féminins ! « D’accord, d’accord... Je comprends mieux comment tu les mets dans ton lit ! En temps normal, tu n’as pas besoin de te glisser dedans, pas vrai ?, commente une malicieuse Maelys. Mais comment vous voulez qu’on s’batte contre çaaa ? », plaide un Louis qui reconnaît plus que jamais la supériorité des Cielsombrois dans les choses de l’amour. Ils ne sont pas toujours nets, ceux-là, mais pour ça, on ne peut définitivement rien leur enlever et uniquement s’incliner. Grâce vient gratifier le Voltigeur d’un câlin, mais c’est à elle qu’elle s’adresse, porteuse d’une demande qui est presque terrifiante : « Vous avez bien gagné le droit d’entrer. Mais Eric, j’veux entendre un poème de toi pour Marianne, un jour. Prépare toi, je suis sûre que tout l’Audacia s’attendra à ce que tu le déclames ! Seulement si j’me fais souffler par lui ! » Histoire qu’il ait au moins la grâce de garder un peu la face devant le reste des pirates !

Dans la loge, la place n’est pas à se disputer : Marianne a vraiment fait un boulot d’hôtesse exemplaire. C’est que parfois, il oublie qu’elle est noble, la belle Voltigeuse. Il se dirige vers le fauteuil –vide- où Douce Marianne était précédemment installée, s’y calant avec un grognement appréciateur du moelleux du siège. D’un signe de la main, d’un sourire, il invite la médecin à venir s’asseoir sur ses genoux, et il ronronnerait presque lorsqu’elle s’exécute. Ses bras se glissent prudemment autour d’elle, rendant la position confortable, et il prend volontiers une des bouteilles ramenées. « Vous les avez récupérées où ces bouteilles ? Ch’ais plus. Dans une taverne. » Ils n’ont certainement même pas payé pour les prendre, ces bouteilles, dans la confusion et dans la fête, mais ça n’embête aucunement l’Ansemarien, qui a été éduqué avec l’idée qu’obtenir plus en dépensant moins et même pas du tout était la meilleure chose possible. Maelys s’étouffe dans sa gorgée. « C’est quoi ça ? Ch’ais pas non plus, mais j’dois t’avouer que je ne goûte plus grand chose, commente un Louis rieur. C’est triste à dire, mais Bellifère, quand t’es un homme… c’est facile, mais ça, vous l’savez. Mais nous on vient partager avec vous parce qu’on vous aime, pis qu’on va pas boire tout ça. Attends, tiens, moi c’est mieux, prends ça. » Le pirate échange sa bouteille avec celle de la Lagrane, tout heureux de faire un autre beau geste. « Pis leur bière, quand t’es chanceux, ça va, mais parfois, tu f’rais mieux d’boire la pisse. Prochaine fois, Mayeul, on f’ra ce Tournoi chez vous. » Et au moins, là-bas, personne n’ira cracher sur les championnes.

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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Lun 9 Jan - 21:49

Quand Marianne a accepté, il le savait, Mayeul, que c’était presque gagné. Presque ! Et il les déclame fièrement, ses poèmes, d’une voix qui ne tremble presque pas, dans une position presque droite et assurée. C’est-à-dire qu’Eric et lui ont bien entamé la soirée déjà. Peut-être n’auraient-ils pas du accepter toutes ces tournées avant de jouer les poètes. Sûrement, même. Non parce que quand même, c’est bête, mais personne ne se souviendra de sa poésie, demain ! Même pas Ilse. Dommage, parce qu’il est sûr de l’avoir troublé. Un peu. Quelques secondes.

La pirate finit par leur laisser la porte ouverte et le champ libre pour participer à cette soirée fille sans aucune aide d’aucun Mage de quoi que ce soit. C’est une victoire, assurément ! Grâce vient le câliner, et il se laisse faire, le Voltigeur, appréciant la chaleur de la jeune femme et sa proximité. Il hoche d’ailleurs la tête, bien d’accord avec elle : un poème d’Eric pour Marianne, devant l’Audacia toute entière ! Il sera ravi de le voir aussi.

Le Voltigeur répond à la pique de Maelys par un grand sourire, ricanant presque à la remarque d'Eric, avant de proposer à la Chevaucheuse : « On peut toujours passer une autre nuit ensemble, si tu es intéressée. » Et cette fois, pas de Chevaucheur pour venir les réveiller. Et pas de vol plané. Au sens littéral, parce qu’au sens figuré... Grâce l’a lâché pour s’affaler sur un fauteuil, et Mayeul songe à en faire de même, avant de se rétracter et de se laisser tomber par terre, au pied du pouf de Grâce. C’est bien, contre Grâce.

Il écoute distraitement la conversation du pirate, hochant la tête à ces paroles. Il ne sait pas non plus ce que renferment ces bouteilles : franchement, ils ont beaucoup trop bu avant pour qu’il s’en soucie réellement. « On fera le Tournoi d’Hacheclair. En Sombreciel. » Il pouffe de rire devant le ridicule de l’idée, le Voltigeur. Mais en même temps, il a raison le pirate : ça serait bien mieux concernant les femmes. « Et puis en plus, on pourrait trouver de la meilleure compagnie que les femmes de Bellifère. La serveuse que j’ai... » Il s’interrompt abruptement, se rappelant soudain que son dos est adossé aux jambes d’une des femmes de Bellifère, justement, et qu’il est dans la loge d’une deuxième. Ah. Problème. « Et puis, on s’en fiche de où elles viennent, ces bouteilles. C’est pas important ! »

Il se lève à demi, chipant celle qu’Eric tient dans la main.« Tant que c’est de l’alcool, et tant que c’est fort, on demande rien de plus ! » Il en boit d’ailleurs une large rasade, avant de se rasseoir. « Vous parliez de quoi, avant qu’on ne vienne ? » Demande le Voltigeur avec curiosité, se remémorant sa discussion avec le pirate sur les mystères des soirées entre filles.

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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Dim 5 Fév - 21:23

Marianne savoure le poème que Mayeul lui adresse, oreilles grandes ouvertes et sourire niais sur le visage. A la fin de la prestation elle clame – ou braille – son contentement. Il n'a pas volé son nom, le Vifesprit ! Quant à Louis, il continue d'arborer les couleurs de Bellifère. Celui pour Grâce fait mouche également, et celui de Ilse... est un peu osé. « Désolée Mayeul, ça peut pas marcher entre nous. T'es beaucoup trop... cielsombrois. »
Finalement, elles sont obligées se rendre à l'évidence, les garçons s'en sont plutôt bien tirés. Alors exceptionnellement... pour cette fois... Elles acceptent de libérer le passage jusqu'à la loge de Marianne. « Bon... ben entrez. Vous avez bien gagné le droit d’entrer. Mais Eric, j’veux entendre un poème de toi pour Marianne, un jour. »
Elle aussi elle aimerait bien entendre ça. Elle s'en souviendra, pour lui rappeler. Peut-être. Mais d'abord, retourner s'avachir.

Ils ne se font pas prier longtemps pour investir les lieux ; elle veut tranquillement se réinstaller dans son fauteuil, sauf qu'un pirate l'a déjà pris d'assaut. Mais en soi, ce n'est qu'un détail. Louis l'invite même à s’asseoir sur ses genoux, alors elle n'hésite pas. Dame d'Orsang, certes, mais Douce Marianne et ancienne pirate avant tout ! Donc les bonnes manières, bienséance, convenance, tout ça, ça lui passe au-dessus ce soir. Les deux pirates et Grâce s'en contrefichent autant qu'elle. Reste Mayeul et Maelys pour être choqués par une quarantenaire sur les genoux d'un gaillard de trente.
Sauf que rien ne choque un Cielsombrois. Reste Maelys. Bah, rien ne doit la choquer aussi. Elle est plutôt occupée à survivre à sa gorgée d'alcool d'ailleurs. Louis vole à sa rescousse et échange sa bouteille contre la sienne, renversant quelques gouttes sur le sol. Le Noiraud était resté planqué sous le fauteuil de Marianne, à observer ses invités connus et inconnus, mais les effluves d'alcool le sortent de sa cachette et il se met à laper la flaque.
Il retrousse les babines et grogne avant de s'enfuir.
« - Pis leur bière, quand t’es chanceux, ça va, mais parfois, tu f’rais mieux d’boire la pisse.
- D'ailleurs bois pas c'te bouteille Eric, c'est vraiment pas net pour que mon chat en veuille pas.
- Prochaine fois, Mayeul, on f’ra ce Tournoi chez vous.
- On fera le Tournoi d’Hacheclair. En Sombreciel. Marianne rigole aussi à l'idée. Les épreuves seraient bien perchées. Et puis en plus, on pourrait trouver de la meilleure compagnie que les femmes de Bellifère. La serveuse que j’ai...
- Quoiiiiii ? Marianne ne rigole plus et cherche un coussin à balancer à la tête du goujat. Mayeul repère sa bourde et tente de s'en sortir par une pirouette.
- Et puis, on s’en fiche de où elles viennent, ces bouteilles. C’est pas important ! »
Elle échange un regard entendu avec Grâce. Ouais, qu'il essaye de se rattraper, il ne perd rien pour attendre !

Faisant fi de son conseil, le Cielsombrois s'empare de la bouteille de Louis et change de sujet.
« - Vous parliez de quoi, avant qu’on ne vienne ?
Ah ! Incroyable ce que les hommes sont attirés par le mystère des conversations féminines ! Un sourire de canaille apparaît sur les lèvres de la médecin. Mes jolis, vous avez loupé une occasion de vous taire !
- Hummm, c'est que vous nous avez interrompues en plein débat, on a perdu le fil. Je crois qu'après avoir parlé robe et chiffons, on en était à... à la... la sexitude des différents ducs d'Arven.
Elle se redresse, essayant de prendre un air grave et solennel, comme si ce qu'elle avait à lui demander était d'une importance cruciale.
- Cher Mayeul, dis-nous tout, si tu pouvais passer une nuit avec un duc, avec qui tu préférerai tenter l'expérience ? Et te défiles pas, ou je...je... te prive d'anti-gueule de bois pour demain. Voilà. » Contente de sa trouvaille, elle se recale plus confortablement sur les genoux de Louis, attendant la réponse.

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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Lun 13 Fév - 20:09

Grâce ne peut s’empêcher de rire, en entendant Louis – Eric, Eric, tout le monde sait pas qui il est, ici -, se plaindre. Se faire souffler par Mayeul ? C’est pas une bonne mauvaise, elle le sait bien, Grâce, qu’il est séduisant, et qu’il a du succès auprès des femmes. C’est pas comme si elle l’avait pas vu tenter d’en charmer, en Bellifère – pas trop parce qu’elle était pas vraiment la bienvenue, mais quand même. Enfin bon, elle hausse les épaules, et elle va s’asseoir, buvant au goulot en même temps que Mayeul s’affale contre ses jambes. Ah ? Bon d’accord. Elle sourit à Louis : « Vous nous aimez ? Comme c’est mignon ! Ça vaut presque un poème, ça ! »

Elle penche la tête, en l’entendant continuer. Le Tournoi en Sombreciel ? Elle est pas sûre de vouloir y aller. Et puis, elle y sera pas la bienvenue, après. Elle est Erebienne, maintenant, en plus d’être Belliférienne. Ce serait pas sympa d’être contrainte de rester à la frontière ! « Mais attends, si c’est en Sombreciel, je vais me faire balayer comme le sable ! J’suis pas du sable, je veux me battre et gagner encore. Et puis, vous allez faire quoi, comme tourner... tournoi ? Chercher celui qui tient mieux l’alcool, et après celui qui tient mieux la drogue ? »

Elle donne un coup dans le dos de Mayeul, pas très efficace et le loupant à moitié – rien à voir avec l’alcool qu’elle a bu ! -, pour se venger. « Retourne voir tes Cielsombroises, t’as pas ce qui faut pour être confronté à une Belliférienne, c’est tout ! »

Elle sourit à Marianne. Oh, elle aime ce regard sur son visage ! Oui, elles vont se venger, et elle fait confiance à son amie pour avoir de jolis idées. « Mais oui, Mayeul, dis nous tout. Et on s’arrangera pour que tu dormes pas dehors sans pouvoir rejoindre ta loge parce que tu sauras plus avancer. » Elle non plus, saurait probablement plus, et alors ?

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Dernière édition par Grâce de Sombregemme le Mar 21 Fév - 12:23, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Dim 19 Fév - 15:36

C’est donc ça, une soirée de filles ? Avachis sur un pouf ou dans un fauteuil, à parler de poèmes et à boire des verres ? Ce n’est pas si mal, en vérité. Et Mayeul ne comprend pas pourquoi on leur à refuser l’entrée si longtemps. Probablement que l’alcool a ouvert la porte, et les compliments poétiques. Quoi qu’il en soit, malgré sa résistance, le Voltigeur commence à avoir la tête très légère. L’alcool tape violemment, et si l’on fait le compte des verres partagés avec Eric, le total est assez impressionnant. Ce qui ne l’empêche pas de prendre une nouvelle gorgée d’alcool, de cette même bouteille que Marianne vient de leur déconseiller. De toute façon, au point où il en est...

Il a totalement manqué le regard de connivence des deux femmes de Bellifère, et à peine a-t-il grogné quand Grâce a manqué de le frapper après avoir dit qu’il n’était surement pas capable d’être à la hauteur. Il préfère ne pas répondre, mais il ne peut éviter la question de Marianne, même s’il lève un regard un peu ahuri sur elle. C’est... c’est quoi cette question ? Ses yeux cherchent du soutien auprès du pirate, avant de lever la tête vers Grâce, qui le presse aussi de répondre. Bon, très bien, puisqu’il faut y aller. Il veut être à peu près fonctionnel, demain matin. Un minimum. Demain matin, vers midi, ce sera encore le matin ?

« Denys. Enfin, le duc de Lagrance. T’as déjà essayé avec lui, toi ? » C’est à Maelys que la question s’adresse, cette fois. Le Voltigeur espère bien que personne ne remarquera qu’il n’a pas hésité longtemps avant de répondre, et que son challenge envers la Chevaucheuse est un défi supplémentaire, comme s’il avait répondu à la question dans le but unique de l’agacer. « Ou le duc de Sombreflamme. Ou peut-être bien tous les deux, hein. » Il le sent bien, Mayeul, qu’il bute sur les mots, et que le ton se fait plus celui d’un mec bourré que de quelqu’un en pleine possession de ses moyens. De toute façon, ils ne savent pas, eux, qu’il connaît Denys. Qu’il le connaît bien, et qu’il le mettrait bien dans son lit, oui, si ce dernier était un tant soit peu intéressé.

Le Voltigeur se relève en se tenant au siège de Grâce, en ne tanguant presque pas. « Maintenant que j’ai répondu, tu me ramènes jusqu’à ta chambre ? » Demande-t-il, malicieux. Elle a dit, après tout, que s’il répondait, elle s’assurerait qu’il rentrerait correctement. Il se penche vers elle, se retenant à son épaule pour ne pas basculer. « Que je te montres que j’ai tout ce qu’il faut. » Il n’est pas sûr que les autres n’aient rien entendu, mais l’important, c’est que Grâce, elle, ait compris. Lui, pas capable d’assurer devant une Belliférienne ? Il va lui montrer !

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Message Sujet: Re: Quatre championnes, deux idiots et quelques bouteilles   Lun 20 Fév - 15:15

Je me retrouve avec Ilse, toutes les deux affalées dans le canapé, ce qui me convient très bien vu comment les autres s’entassent. Nos deux indésirables ont pris tous les deux place, l’un avec Marianne sur les genoux, l’autre contre ceux de Grâce. Les bouteilles passent de main en main, et ce n’est finalement pas désagréable de les avoir avec nous, rien que pour les avoir amenées… Seulement, je me serais bien passée de leurs remarques graveleuses. On dirait qu’ils n’en ratent pas une ! J’ai l’impression de retrouver l’ambiance de la Caserne, quand je tentais de m’intégrer. Autant dire que ça n’a jamais été un franc succès. Je rigole, à la remarque d’Eric, et m’insurge aussitôt à celle de Mayeul. « Comment ça, une autre ? T’appelles ça passer une nuit ensemble, quand tu as pris quoi… A peine cinq minutes avant de faire un beau vol plané ? » Je secoue la tête négativement. Non, pas question. Je ne m’envoie pas en l’air avec le premier venu, même si c’est un beau brun ténébreux. J’ai ma fierté. Et puis, ce n’est définitivement pas mon genre.

Ils n’ont pas l’air de bien savoir ce qui se trouve dans ces bouteilles, ce qui est un peu inquiétant… Eric me retire la mienne des mains pour m’en tendre une autre. Je renifle un peu, vigilante, puis hausse les épaules et en prend une nouvelle gorgée. « Ah, celle-là a un goût presque normal. Ou alors, je commence à ne plus rien sentir non plus… C’est pas impossible. » Je rigole un peu. C’est vrai qu’on est bien ici, plutôt que dans les rues. Les Béllifériens risquent plus de nous balancer des cailloux que de nous servir un verre… Ca donnerait envie de rafler toutes les Opales, à notre seule équipe féminine, pour leur faire les pieds.

Et on y vient, finalement, à la vraie raison de leur venue… Ils voulaient savoir de quoi on pouvait bien parler, pour qu’ils ne soient pas invités à notre petite soirée. Je lance un regard entendu aux autres Championnes, et retiens un rire à la version que leur sert Marianne. Robe et chiffons… Mieux vaut ne pas lui dire qu’on parlait de lui. Il ne se sentirait plus après.

J’ai dû perdre le fil à un moment, parce que la transition entre les robes et le Duc de Lagrance m’échappe totalement. A moins qu’ils ne parlaient de toges... Je réalise avec un temps de retard que Mayeul me regarde, à me demander si j’ai essayé… Avec mon Duc ? « Quoi ?! » Il est sérieux, là ? Je vire immédiatement au cramoisi, et laisse ma colère parler pour dissimuler ma gêne. « C’est pas une garde rapprochée, que je fais ! » Je lui balance le coussin le plus proche, directement en pleine figure. Il fait l’erreur de tenter de se lever, et un deuxième vole peu de temps après, pour éprouver son sens de l’équilibre. Je lève les yeux au ciel, quand je crois bien avoir entendu ce qu’il vient de souffler à Grâce… Et retiens le troisième et dernier oreiller dans ma main. Je ne voudrais pas la faire tomber, elle, au passage. Il s’en tire bien. « Pff ! » Qu’il s’en aille, bon débarras. Pourquoi il me cherche tout le temps ? Eric est plus sympa, lui. Même si la bouteille qu’il m’a refilé cogne dur… Je la pose par terre pour reposer ma tête contre l’accoudoir du canapé, et fermer les yeux, juste quelques minutes. Juste… Le temps que ça passe.

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