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 La chaleur des dunes • Mélusine & Hiémain

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Message Sujet: La chaleur des dunes • Mélusine & Hiémain   Mar 13 Sep - 2:07




Livre I, Chapitre 5 • Le Tournoi des Trois Opales
Hiémain & Mélusine

La chaleur des dunes

Fait fondre la glace




• Date : 12 juillet 1001
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Après l'Ordalie de Diamant, Hiémain et Mélusine doivent discuter de sujets épineux : notamment leurs identités de la Rose Écarlate, et le statut d'Alméïde d'Erebor dans le cœur de la marquise de Sinsarelle.


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Message Sujet: Re: La chaleur des dunes • Mélusine & Hiémain   Mar 13 Sep - 2:10


La chaleur des dunes
Fait fondre la glace
Hiémain & Mélusine • 12 juillet 1001


Deux jours.

Deux jours que ce couronnement idiot s’est terminé, et que nous avons quitté Alfaë en toute hâte. Un portail pour retourner à Lorgol, une journée auprès de la Cour des Miracles pour livrer notre butin conséquent et faire nos rapports ; puis Hiémain et moi avons récupéré mon mage des portails à la Tour de Séverac, et hop ! Direction Sinsarelle. J’ai passé ces deux jours d’une humeur fortement contrariée, remâchant ma colère et ma rancœur face à l’attitude de Castiel, amèrement déçue et fondamentalement contrariée.

Revenir à Sinsarelle me fait du bien. Ici, c’est mon domaine, ma maison, mon havre de paix ; et y amener Hiémain qui en sera bientôt le seigneur me remplit d’une joie presque puérile. Je l’ai présenté à toute la maisonnée avec une fierté flagrante, comme si je venais presque d’en faire l’acquisition – et je lui ai fait visiter rapidement le domaine, avant d’être escamotée par Akim et une montagne de paperasse. « J’en ai pour une minute, installe-toi ! » lui ai-je lancé avant d’être enfermée dans mon bureau, et je dois bien admettre que ma notion du temps laisse à désirer. C’est quatre heures plus tard que je parviens à m’échapper pour le rejoindre, l’estomac dans les talons et le cœur plein de hâte de le retrouver, pour mieux lui faire voir ce domaine que j’adore et dont je lui ai vanté les mérites pendant… au moins les deux dernières semaines.

Mon pauvre Hiémain. C’est dans un bien pitoyable état que je finis par le trouver, suant à grosses gouttes sous l’impitoyable soleil de l’après-midi. Il ne doit pas avoir l’habitude du désert erebien, c’est sûr, lui qui a grandi dans les glaces de Valkyrion et passé la majorité de sa vie d’adultes dans la fraîcheur relative des Terres du Nord. De quelques pas rapides, je le rejoins, plissant à peine les yeux sous la caresse impérieuse du soleil. « Tu ne devrais pas rester là ! Il fait trop chaud, viens plutôt près des bassins d’intérieur : l’eau est fraîche et c’est agréable, par cette température. » Je paie ma mage de l’Hiver suffisamment bien pour qu’elle apporte un soin méticuleux à l’irrigation de mes jardins et la propreté de mes bassins, et j’ai tôt fait de me débarrasser de mes vêtements pour plonger avec délice dans celui des Orchidées. Il est peu profond, mais long et éclairé par les gemmes vivantes serties dans les mosaïques, qui luisent doucement sous l’ombre du toit. Par les arches élancées qui parsèment les murs, l’on aperçoit les jardins ; et l’air est merveilleusement frais.

« Viens dans l’eau ! Tu y seras mieux, tu verras. » Je me sens mieux, en tout cas. Apaisée. J’ai réglé les tracasseries administratives, et je peux me consacrer pleinement à mon fiancé que j’ai hélas pas mal négligé ces derniers jours. Nous avons à parler, lui et moi, maintenant que nous sommes tranquilles tous les deux, loin de toute oreille indiscrète, et enfin délivrés de toute obligation pour au moins quelques semaines. De quelques brasses agiles, je nage jusqu’à lui, et l’éclabousse avec malice avant de nouer les bras autour de son cou. « Bienvenue, mon aimé. Bienvenue dans mon domaine – tu y es chez toi. Est-ce que tu l’aimes, ma Sinsarelle, dis ? »


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Message Sujet: Re: La chaleur des dunes • Mélusine & Hiémain   Sam 22 Oct - 19:01

Ils ne s’étaient pas attardés à Alfaë plus que de raison. Une fois le couronnement terminé, Hiémain et Mélusine avaient prit leurs affaires et s’en étaient allés sans demander leur reste, délivrant à Lorgol les fruits de leur mission rondement menée. Une journée à se reposer sur les pavés de la Cour et ils étaient partis s’enfermer dans les chaleurs d’Erebor, sur le domaine privé de sa douce. C’était l’une des rares fois où Hiémain posait le pied dans le duché du sable et du roc, et à raison, lui kyréen n’était pas des plus à l’aise dans cet environnement de chaleur. Cela ne le dérangeait pas trop encore, et être avec Mélusine était plus que satisfaisant, malgré sa mauvaise humeur qu’elle trainait depuis sa petite guerre ouverte avec Castiel. S’il trouvait cela dommage, le baron de Sylvamir préféra ne pas risquer une dispute avec Mélusine qu’il savait encore trop remontée contre son petit frère pour plaider en sa faveur. Et surtout… surtout il avait bien autre chose à penser. Si les événements s’étaient enchainés sans leur laisser le temps de respirer, Hiémain n’avait pas oublié ce qu’il s’était passé dans la salle du trésor d’Alfaë. Une découverte qui l’inquiétait autant qu’elle le rassurait, malgré les grognements mécontents d’Obéron et les rires à peine retenus de Stellaire.

Sinsarelle. Il ne peut le nier, c’est un magnifique domaine. Aux antipodes de son propre duché, les étendus sans fin vers la mer de sable lui rappelle pourtant les grandes landes enneigées de Valkyrion, qui trouvent toujours grâce dans son cœur. Appelée à ses devoirs, Mélusine l’abandonne pour quelques temps, lui assurant que ça ne durerait pas plus de quelques minutes. Il a un sourire à cette remarque et s’installe. Mais les minutes se transforment en heure, et sa douce ne revenant pas, il décide alors d’aller vadrouiller un peu dans le domaine, le palais se montrant erebien d’une grandeur et d’une beauté éclatante. Mais quelle chaleur, à peine passe-t-il les portes pour contempler un peu mieux l’horizon d’Erebor que le soleil l’attaque tel un ennemi. Il n’est en rien comparable à celui de Valkyrion ou des Terres du Nord. Heureusement, Mélusine revient à ce moment, observant l’état un peu misérable qu’il aborde sous cette chaleur insoutenable. Il la suit alors, remerciant la fraicheur des bassins d’intérieurs.

Il n’est pas surpris de la voir s’étendre dans le bassin, retirant ses vêtements sans craindre les regards. Et ça le fait sourire d’ailleurs, de la voir ainsi jouer de quelques brasses dans une eau claire qui dévoile la moindre de ses courbes et sa peau de nacre immaculée. Oui, un instant Hiémain se perd à l’observer, restant au bord du bassin sans la rejoindre tout à fait. Enfin quand elle se retourne vers lui, l’invitant à franchir la barrière de l’eau, il lui accorde un sourire comme il n’en offre qu’à elle, avant de retirer ses vêtements, bien moins léger que les voiles qui habillaient un peu plus tôt la maitresse des lieux. Et elle se colle à lui, éveillant quelques frissons qu’il retient habillement, la serre contre lui avant de dérober à ses lèvres un baiser.

« Comment pourrais-je ne pas aimer ce lieu ? Il est en tout point semblable à toi, et chaque parcelle de Sinsarelle est une part de toi. » Il n’a pas besoin d’en voir la totalité pour remarquer que Mélusine respire Erebor et ce lieu merveilleux. Ce n’est pas ce qui lui convient pour l’instant, la chaleur étant un peu son ennemie, mais il s’y habituera. « Il fait juste trop chaud pour l'instant. Mais nous serons tranquille ici. » Il rit doucement en l’observant, un peu moqueur oui, mais elle sait qu’il n’est pas méchant. Et que c’est là une terrible vérité, en témoigne ces belles rougeurs qui peu à peu colorent la peau pâle du kyréen.

Mélusine dans ses bras, il esquisse quelques pas dans le bassin, guère profond en vérité bien qu’il permette d’effectuer quelques brasses. En l’instant, il est juste bien à ses côtés, et bénie soit la fraicheur des lieux.

« On a pas eu vraiment l’occasion de parler de ce qui c’est passé à Alfaë. » Le sujet mystérieux à nouveau embrase ces pensées, et plus longtemps il ne veut laisser ces non-dits évoluer entre eux. Aujourd’hui, ils savent tous deux que des esprits d’un autre temps vivent à travers eux, il était peut être temps alors d’en discuter, ici à l’ombre du soleil, loin des oreilles indiscrètes. « Cela fait longtemps ? »

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Cette âme est pleine d'ombre, le péché s'y commet. Le coupable n'est pas celui qui y fait le péché, mais celui qui y a fait l'ombre — Victor Hugo.

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Message Sujet: Re: La chaleur des dunes • Mélusine & Hiémain   Sam 12 Nov - 20:22


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Hiémain & Mélusine • 12 juillet 1001


Je lis l’approbation dans ses prunelles, et un sourire ravi étire mes lèvres. Il aime ce qu’il voit – le domaine, le bassin, et… moi. Cette étincelle, dans ses yeux, ce reflet fugace, il l’avait déjà le tout premier jour, lors de notre rencontre étrange à l’une des fêtes huppées de Lorgol : comme un chuchotement discret à mon oreille, un éclat partagé. J’aime qu’il me regarde – cette étincelle subtile, c’est à nous deux qu’elle appartient, et cette fenêtre sur son âme me bouleverse à chaque fois que nos regards se croisent. Il se plaint un peu de la chaleur, et je prends l’air boudeur un instant, avant de laisser mon sourire reprendre sa place et déposer quelques baisers désolés sur ses épaules rougies par l’astre du jour. « Ça va passer. Mes domestiques fabriquent un onguent qui fait merveille pour les coups de soleil, tu n’auras plus mal ; mais il te faudrait éviter de sortir en plein zénith. Nous ne sommes pas des dragons qui aiment à se rouler dans le sable pour se polir les écailles, n’est-ce pas ? » Pas comme Fantasme et Stellaire qui sont actuellement fort occupés à plonger de dune en dune pour se frotter contre les grains abrasifs du désert.

Il ne met pas longtemps à suivre ma ligne de pensée – et le voilà, le sujet délicat, qui arrive sur le tapis. Ce qui s’est passé dans les caves au trésor d’Alfaë m’a abasourdie, mais je m’attendais à devoir en parler avec Hiémain rapidement. Quelle surprise, ô Mirta, de le découvrir sous le masque solennel du Roi Blanc ! En y réfléchissant, toutefois – et j’ai amplement eu l’occasion d’y songer lors du trajet de retour – ce n’est pas si étonnant. Bien des vertus sont partagées entre eux, et il me semble cohérent d’imaginer Vérité à son poing. Pensive, je caresse sa joue du dos de ma main, rassemblant mes souvenirs et les exhumant des tréfonds de ma mémoire. Je n’aime pas me rappeler de ma rencontre avec Rhéa et Fantasme, car elle a eu lieu à une période noire de ma vie – comment raconter à Hiémain ma relation avec Denys, l’amour que j’avais pour lui, et l’ampleur de la douleur qu’il m’a infligée en me traitant comme n’importe laquelle de ces femmes ambitieuses qui ne se pressaient autour de lui que pour son rang et son statut ? Comment lui dire que j’ai porté un cœur brisé pendant plus de dix années, avant qu’il ne vienne, lui-même, le rafistoler pour qu’il batte à nouveau… Indécise, je mordille ma lèvre un instant. Il y a bien des choses que je puis lui dire, mais j’hésite encore. Comment prendrait-il l’existence de ce rosier diapré de mon sang et qui s’épanouit visiblement dans les jardins de Lagrance, comme en témoigne le croquis stupéfiant qu’en a tracé ma douce Alméïde ? Je devrai bien lui parler de tout cela un jour, mais pas maintenant. C’est encore… trop sensible, un peu trop douloureux, pour que je laisse s’étaler au grand jour les ravages que Denys du Lierre-Réal a engendrés sur ma personne.

« Cela fait… Dix ans ? » Onze. La présence de Rhéa court dans mes veines, comme une mère aimante qui poserait la main sur mon épaule pour me rassurer, et je laisse la reconnaissance que j’éprouve flotter vers elle. « Onze ans. J’ai rencontré Fantasme sur les routes de… de Lagrance. Elle m’a empêchée de… comment dire… de faire une bêtise qui m’aurait sûrement attiré des ennuis. J’étais impulsive, à vingt ans, rappelle-toi – bien plus que maintenant, et Rhéa m’a proposé ce jour-là d’être son écrin. Je n’ai pas vraiment réfléchi, j’ai dit oui ; et je ne l’ai pas regretté, depuis. » Jamais. Pas une seule seconde. Le Fou Noir et sa dragonne un peu évaporée font partie intégrante de mon être à présent. En pliant les doigts, je peux presque sentir Vespéral au creux de ma main, et je sais qu’il me suffit d’une seule pensée pour l’appeler ; je suis le Fou, et le Fou est moi. Dans le rire et dans les larmes, dans l’allégresse comme dans la détresse, Rhéa fait partie de moi, et je n’imagine pas de vie où elle ne serait plus là pour habiter mes pensées, Fantasme à ses côtés. Non loin, entre deux dunes, la dragonne cesse un instant ses gesticulations, et je sens son regard se tourner vers Sinsarelle – je perçois sa pensée, bien plus sérieuse qu’elle ne le laisse voir d’ordinaire. Il y a des écrins plus précieux que d’autres, petite. Des écrins qui résonnent et qui vibrent.

Les larmes me montent aux yeux, inexplicablement – la vague d’affection qui émane d’elles, de l’esprit désincarné qui m’a choisie pour continuer à exister et de la dragonne déterminée qui me prête ses ailes pour me porter vers les étoiles, me prend au dépourvu. Désemparée, je cache mon trouble contre l’épaule de Hiémain, déposant quelques baisers au creux de son cou. « Et toi ? Raconte-moi, comment tu as rencontré Stellaire et Obéron, dis. »


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Message Sujet: Re: La chaleur des dunes • Mélusine & Hiémain   Lun 2 Jan - 4:37

« Non en effet. » C’est un semblant de rire qui traverse sa gorge, en imaginant Stellaire et Fantasme qui au même instant se roulaient joyeusement dans le sable chaud d’Erebor et sous le soleil de plomb qui attaquait le désert sans distinction aucune. Il n’avait pas l’habitude d’une telle chaleur et moins encore d’un astre aussi agressif. C’est tardivement qu’il remarque les rougeurs sur sa peau d’ailleurs et la douleur qui s’éveille quand il n’y a ne serait-ce qu’un effleurement sur la zone touchée. Oh il ne dit rien, n’affiche rien, mais il n’est pas moins surpris de ces premiers coups de soleil qui marquent sa peau. « Tu verras, le soleil de Valkyrion est beaucoup moins impitoyable que celui-ci. » Mais il est aussi beaucoup plus froid, beaucoup plus rare. Car quand il n’est point caché sous les nuages neigeux, c’est sa course dans les cieux qui s’en voient limité. L’astre du jour reste moins longtemps selon les périodes dans le duché du Savoir, ce qui a de quoi surprendre et qui apporte un certain charme. Il espère qu’elle aimera Sylvamir, sa Mélusine, tout comme lui aime Sinsarelle. Pour autant, les sentiments sont moins forts pour Hiémain, au souvenir de sa terre natale. Bons et mauvais souvenirs se battent en duel dans sa mémoire. Pire, il ne sait encore si la baronnie dont il a hérité en faisant couler le sang de ses cousins sur la neige immaculée de Valkyrion est un domaine qu’il aime ou déteste. Et pourtant, c’est une terre à laquelle il ne peut s’empêcher de songer et pour laquelle il s’était même éloigné de Mélusine, à regret.

Mais ce n’est point le sujet qu’ils souhaitent tous deux aborder. Et quand les paroles finissent de franchir les lèvres du baron, c’est avec une attention particulière qu’il observe la réaction chez Mélusine. Le silence d’abord, qui n’est certes pas surprenant. Mais à mesure où elle semble se plonger dans les souvenirs, il peut presque percevoir une teinte de noirceur dans son regard. Quelque chose dont il ignore tout et qui marque très certainement la femme de sa vie. Il ne poserait pas de question, ni ne jugerait en rien ce silence si elle ne souhaitait pas en parler. Après tout, qui était-il pour exiger ce genre de chose là où lui même gardait secret les plus terribles de ses souvenirs… et puis, ce n’était peut être qu’une impression passagère, perçue fugacement dans ce regard qu’il ne se lasse pas de contempler. Mais pendu à ses lèvres, il attend avec une patience infinie qu’elle prenne la parole. Elle qui est Fou Noir de la Rose, qui comme lui avait fait le serment de se battre pour Arven, dans le secret le plus absolu.

Plus de dix ans ? Cela semblait si long. Mais cela expliquait ce ton doux et tendre dans la voix de Mélusine, parlant de Rhéa et Fantasme, des présences qui aujourd’hui créaient un tout. Une voix si sérieuse et profonde, où encore une fois il croit y lire une douleur perceptible, sans pouvoir toucher du doigt le problème. Il reste songeur, face à cette « bêtise » qu’elle aurait pu faire, et ces « ennuis » qu’elle aurait pu trouver. Il acquiesce alors aux paroles de la belle cielsombroise lorsqu’elle eut fini, semblant réfléchir à son tour à sa propre situation, avant même qu’elle ne lui retourne la question, celle là même des plus prévisibles. Distraitement, sa main caresse le dos de Mélusine, des arabesques informes qui se dessine au gré de ses mouvements chaotiques. Puis, l’autre main vient se poser sur la joue de celle qui le regarde, collée à lui toujours, et dont il peut voir au fond des prunelles, ces larmes qui doucement se forment. Mais ce n’est pas de la tristesse, et c’est un sourire tendre, doux, qu’il finit par lui renvoyer. Fou d’amour même, si l’on se plongeait dans ce regard de glace. A son tour de se laisser aller aux confidences. Une pensée qui ne laisse pas indifférents ni Stellaire, ni Obéron, dont le silence jusqu’ici conservé lui paraît étrange. Hiémain semble un instant réfléchir. Mais en réalité, il n’a rien oublié de cette rencontre qui a changée sa vie.

« C’était il y a peu près cinq ans je dirais. A une période de ma vie où les choses ont beaucoup changé aussi. J’étais encore assez incertain du devoir qui était le mien et inconscient des responsabilités qui pesaient sur moi. C’est Obéron qui m’a trouvé. Il m’a aidé à y voir plus clair et disons qu’il a fait de moi un souverain plus digne que je ne croyais pouvoir l’être à l’époque, toute secrète soit la couronne que j’ai portée. » Un secret lourd qu’il n’aurait pas du révéler, appuyé par le grognement marqué d’Obéron, qui n’aimait visiblement pas trop l’idée. Mais il était d’ores et déjà trop tard et Hiémain considérait qu’une telle chose ne devait rester sous silence. Pas entre lui et Mélusine, qui vouaient leur allégeance au Roi des Voleurs. Et puis, il avait comme la sensation qu’elle avait toujours su ce secret. Aujourd’hui, il n’était plus le Fils des Ombres, une couronne qu’il avait abandonné pour d’autres horizons, parfois à regret. Mais il savait aussi que Vital, le successeur qu’il avait choisi était un homme digne de confiance à qui il avait confié la Cour des Miracles. « Je ne regrette pas non plus d’avoir dit oui. Et Stellaire en vaut le coup. » Un nouveau grognement mécontent accompagné cette fois d’un rire tonitruant et allégrement moqueur du vieux dragon, dont il perçoit cependant toute l’affection. Malgré son caractère particulier, Stellaire est bien souvent une bouffée d’air frais, capable de surprendre et de régénérer.

D’un baiser dérobé sur les lèvres de sa Mélusine, comme faisant taire pour un instant la conversation, il ne peut s’empêcher de la rapprocher un peu plus de lui, susurrant à son oreille quelque chose. « Allons donc, on dirait que je t’offre tous mes secrets. » Oh il n’est certainement pas méchant ni amer dans ces paroles. Au contraire, il y a un ton léger malgré la voix suave qui prononce les paroles. Et cette tendresse palpable qui chatouille chacun des mots.

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Message Sujet: Re: La chaleur des dunes • Mélusine & Hiémain   Dim 29 Jan - 17:02


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Hiémain & Mélusine • 12 juillet 1001


Comme ses sourires m’avaient manqué, ô Mirta. Je n’avais pas réalisé avant son départ combien il remplissait mes journées… Ils sont rares, les sourires de Hiémain : mais j’ai appris à chérir chacun d’entre eux comme un trésor. Je me sentais privilégiée de compter parmi les quelques rares élus à en bénéficier, au même rang que Vital. Quelques moments précieux, un rayon de soleil sur les glaciers, un frémissement à la commissure de ses lèvres – ils sont si… dignes, ses sourires ! Pleins de retenue et de discrétion, de pudeur et de prudence ; mais lorsque parfois ils viennent à s’épanouir, ils sont offerts sans arrière-pensée, marques de confiance, de complicité, de tendresse. Je ne sais pas de prime abord si celui qui traverse en cet instant son visage m’est destiné, ou s’il concerne plutôt Obéron et Stellaire, puis j’y lis un amour vrai qui me réchauffe le cœur, et je me serre un peu plus contre lui, savourant le ballet pensif de ses doigts sur mon dos.

Ce qu’il m’explique n’est pas vraiment une surprise, et je ne peux me retenir de hocher pensivement la tête à certaines de ses paroles, voyant là quelques doutes confirmés. Je n’ai jamais été admise au cercle du Conseil des Ombres, mais le Fils des Ombres peut être approché par tout un chacun, à la Cour des Miracles, et j’ai été en présence du souverain des voleurs à plusieurs reprises ; aussi, lorsque Hiémain s’en est allé sur ses terres et que l’attitude de notre roi sans couronne a changé, de quelques nuances et détails insignifiants mais néanmoins présents, mon esprit s’est lancé dans des réflexions pleines de circonvolutions cielsombroises. Les capacités de déductions des enfants de Mirta sont à la hauteur de leurs appétits charnels, et j’ai bénéficié d’une excellente éducation me permettant d’employer à bon escient tout autant les premiers que les seconds. J’ai observé, j’ai comparé ; calculé, compté les jours et les pas, disséqué les phrases, confrontant mes souvenirs aux scènes qui se déroulaient devant moi, et j’en ai tiré des conclusions soigneusement gardées pour moi, même envers Joséphine en laquelle j’ai pourtant une confiance absolue. Il me serre plus fort contre lui, murmure un demi-aveu à mon oreille, et un rire léger m’échappe. J’ai du mal à calmer les battements de mon cœur lorsque je perçois la tendresse si profonde dans sa voix – je ne suis pas encore habituée à voir mon rêve, que je pensais brisé, devenu si brutalement vibrante réalité !

Un instant, je reste silencieuse. La logique voudrait que je confesse mes secrets en échange des siens, il en connaît déjà tellement ; mais comment, comment lui parler de Denys… ? Plus tard. Plus tard, j’aurai le temps : pour le moment, je ne veux penser qu’à lui, et chasser de mon esprit toute autre préoccupation. Je lui réponds d’un sourire. « Ce n’était… Pas vraiment un secret. J’avais… quelques doutes, depuis un moment déjà. » Malicieuse, je dépose un nouveau baiser sur ses lèvres, émerveillée encore d’avoir réussi à le voler aux glaces de Valkyrion où il s’était enfui il y a déjà plus d’un an. « Je crois que je m’étais tant habituée à chercher ta présence autour de moi, inconsciemment, que je t’ai reconnu sans vraiment le vouloir. Je n’ai pas été en ta présence… officielle dirais-je, si souvent que ça ; mais il y avait dans ta posture et tes gestes une élégance toute particulière que mon cœur a reconnue avant que mon esprit n’en saisisse vraiment la portée. » Doucement, je pose la tête sur son épaule, observant distraitement les longues mèches de ma chevelure échappée de ses tresses danser dans l’onde autour de moi. « Tu m’étais déjà si cher, Hiémain. » A mi-voix, une confession, un murmure secret qui s’échappe d’entre mes lèvres. « Je n’en avais pas vraiment conscience, tu sais ? C’est en te perdant que j’ai compris tout ce que ton absence m’avait dérobé. Ton départ m’a privé de lumière et de rire, j’ai fui les pavés de la Cour pour ne plus y croiser ton souvenir à chaque coin de la muraille, à chaque table des tavernes. Joséphine savait peut-être, mais elle n’a jamais rien dit. Vital est devenu si sérieux, et Tyr aussi… Il n’y avait plus de couleurs, dans mon monde. Juste la solitude, et un océan de noirceur. Je pense que c’est Rhéa qui m’a sauvée, Fantasme qui m’a forcée à exister encore. A me dire que tout n’était pas forcément perdu, que peut-être tu finirais un jour par revenir. Que tu viendrais me chercher. » Un soupir m’échappe. Je le serre plus fort contre moi, comme si ces quelques éclats de mémoire avaient une chance, ne serait-ce infime, de me le ravir encore – le sombre pouvoir de m’empêcher à nouveau de le revoir. « Privée de toi, je n’étais… plus vraiment moi. »

Ils sont bien peu à avoir perçu la fêlure que j’ai portée toute cette année, encore moins à en deviner la nature. Joséphine sûrement – elle me connaît si bien ! Mayeul a dû percevoir ma douleur, mais pas ses causes ; Mère a deviné le chagrin d’amour sans en connaître l'objet, Père s’est abstenu de me questionner. Melsant a eu d’autres dragons à fouetter, Mélisende a géré Castiel, Melbren était tout à ses inventions, et Castiel – Castiel s’est enfoncé dans son égoïsme. C’est au fond une partie de ce que je lui reproche, je pense ; de m’avoir négligée, tout pris à ses propres tracas. De n’avoir pas vu que je souffrais, que ma lumière s’essoufflait… Il n’y a au final que ma chère Alméïde, qui a supporté sans broncher que je trempe de torrents de larmes les pans de ses saris. « Je ne veux plus être séparée de ceux que j’aime. C’est trop dur et ça fait trop mal. Je te voyais partout ; je m’éveillais la nuit en pensant avoir entendu ta voix. Je t’ai porté fiché dans mon cœur comme une épine, et ma plaie ne voulait pas guérir. Je ne veux plus te perdre. Promets-moi, dis – que même si tu dois partir, tu reviendras toujours. Que tu ne m’oublieras plus. Tu veux bien ? »


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La Cour des Miracles
Message Sujet: Re: La chaleur des dunes • Mélusine & Hiémain   Lun 6 Mar - 3:29

Il pensait peut être que Mélusine serait surprise de la révélation faite à demi mot. Mais en réalité, il ne pouvait prétendre être étonné lui même qu’elle soit presque déjà dans la confidence, sans même avoir jamais eu la vérité. Elle est observatrice, Mélusine, plus qu’on ne le croit au premier abord, et ça, Hiémain le sait. Et c’était sans compter sur cette complicité qu’ils avaient eue avant sa disparition, avant sa fuite inexpliquée et avant qu’il ne brise tant de chose, à commencer par son cœur et celui de sa dulcinée. S’il ne disait jamais rien à ce sujet, il n’en pensait pas moins, prit d’une inépuisable culpabilité d’avoir fait souffrir une femme qui au cours de l’année passée n’avait pas quitté une seule seconde ses pensées. Culpabilité et regrets étaient sa punition, bien méritée certes et bien insignifiante en comparaison de ce qu’il avait gagné. Car aujourd’hui il avait retrouvé Mélusine, sa fée solaire au sourire si doux, la seule capable de faire fondre les glaces qui enserraient son cœur depuis trop longtemps laissé aux vents froids de Valkyrion. Peu expansif sur ses sentiments, du moins en parole, il reconnaissait néanmoins qu’une vie sans elle, aujourd’hui, ne valait plus la peine d’être vécue. A quel moment s’était-il à ce point attaché à la dame de Séverac ? Sans doute dès l’instant où leurs chemins s’étaient croisés. Il n’avait jamais connu de tels sentiments avant elle, et les remords – maudits soient-ils – d’aimer une femme supérieure et bien plus noble qui lui, meilleure même et splendide, furent l’une des raisons de son départ, entre autre chose. Pas une seconde jusqu’alors il n’avait cru que les regards lancés par Mélusine étaient jumeaux aux siens. Un amour incompris, longtemps repoussé, mais ils avaient eu la chance de ne pas le laisser s’enfuir définitivement.

Là, posé dans la fraicheur du bassin d’intérieur et Mélusine dans les bras, Hiémain ne veut rien regretter. Il le sait, il a mis longtemps à se l’avouer à lui même : cet amour longuement caché sous des couches de glace, il le mérite. Aujourd’hui il ne veut plus craindre d’aimer. Peu importe ces regards qu’il craignait autrefois, peu importe les jugements mauvais des gens de cour qui ne connaissaient rien à l’amour. Oui qu’importe, il aime Mélusine, quitte à lui avouer ces secrets de l’ombre qui n’auraient jamais du être révélés. Il peut avoir confiance en celle qui détient son cœur entre ses mains. Enlaçant Mélusine, il écoute avec attention ses paroles, se retrouvant peu à peu dans son discours. Cette absence insupportable, ces souvenirs impossibles à chasser, ces sentiments qui vibrent sans cesse pour se rappeler à lui dans la plus lente des agonies. Oui comme Mélusine, Hiémain n’a jamais pu l’oublier, car chaque silence rencontrés faisaient chanter dans sa mémoire les instants passés en sa compagnie. Le retour à Sylvamir avait été difficile, lourd à porter. Les harpies n’avaient pas été tendre – l’ont-elles jamais été ? – et la charge à supporter se présenta comme conséquente. Mais si le corps fut longtemps sollicité, l’esprit lui s’est souvent pris à vagabonder jusqu’à Lorgol, dans le souvenir de ses pavés, des rires des fils et filles des Miracles, de la chaleur lumineuse de Mélusine. Même l’idée d’un mariage arrangé, utile à l’évolution de ses terres à durement révolté le baron, refusant net de se marier de quelques manières que ce soit à une cousine qu’il ne connaissait pas. Et même après, même en connaissant Solveig et appréciant celle-ci, il n’avait pu se résoudre à dire oui à cette alliance impossible à supporter. Car son cœur avait depuis longtemps disparu entre d’autres mains que les siennes. Le retour de Mélusine lui avait prouvé qu’à la place il tenait entre ses doigts celui de la marquise de ses pensées.

« Jamais, pas une seule seconde je ne pourrais t’oublier Mélusine. Promesse, serment, qu’importe, je te suis attaché, trop pour supporter d’être loin de toi. Je reviendrais quoiqu’il arrive, pour toi. »

Peu de mots pour exprimer la vérité qui fait tambouriner son cœur. Il n’est pas bavard et poète comme les cielsombrois, qui sont capables de mettre des mots sur les sentiments qui les traversent. Hiémain est kyréen, noble et solennel fils des glaces et du Savoir. Mais si les mots sont faibles, peu nombreux, la profondeur elle est bien réelle et l’émotion, fugace, est palpable. Les mots parfois sont inutiles, la simplicité des gestes est souvent plus parlante. Et toujours plus, cette étreinte autour de Mélusine se resserre, comme ce besoin de l’avoir près d’elle, de ne jamais la laisser lui échapper. Pas par possessivité d’aucune sorte, qui serait l’adage d’un lourdaud de Belliférien, mais par nécessité, comme si elle, sa Mélusine, était une part de lui, qui trop longtemps séparée en viendrait à le tuer. Il l’aime, de cet amour sincère que l’on ne connaît à ses yeux qu’une seule et unique fois. C’est pour ça qu’il sait, Hiémain, que Mélusine est celle qui partagera sa vie et son futur. Elle seule et pas une autre.

« Je ne te l’ai pas dit, mais j’aurais pu me marier. On l’exigeait de moi pour le bien de mes terres, mais le fantôme de ton souvenir m’en a toujours empêché. Car depuis le premier instant où j’ai posé les yeux sur toi, je savais que je ne pourrais me défaire des sentiments que j’ai nourrit. Tu es l’idéal d’une vie qui a toujours été froide et glacé, pavé d’un sang pauvre et souillé. Tu es tout ce que j’ai toujours attendu, et pour rien au monde je ne pourrais t’oublier ou t’abandonner de nouveau. Et je suis fier Mélusine de pouvoir dire au monde qu’un jour, bientôt je l’espère, tu seras ma femme et moi ton époux. »

Il l’embrasse de cette tendresse toute à lui, qu’elle seule à le privilège de voir et de sentir. Non il n’a pas besoin de mot pour lui exprimer toute cette passion qui fait bruler son sang dans ses veines, qui fait frémir son cœur à chaque contact et qui fait tourner la raison à la déraison.

« Ce jour, je l’attends avec impatience. »

Murmure mutin et léger au creux de son oreille, avant d’y déposer sur la chair tendre un baiser, qui s’accompagne de nombreux autres dans cette intimité silencieuse et tranquille. Seuls et plein d’amour, c’est tout ce dont ils ont besoin.

_________________

Cette âme est pleine d'ombre, le péché s'y commet. Le coupable n'est pas celui qui y fait le péché, mais celui qui y a fait l'ombre — Victor Hugo.

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