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 Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus

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La Noblesse
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Ven 14 Oct - 0:26

Combien de temps disposons-nous encore, avant que chacun de nous ne s'effondre, ou que nos ennemis ne se décident à pénétrer les lieux pendant que nous sommes affaiblis ? Je songe au scénario le plus catastrophique, pour me préparer au mieux... Mais dans l'immédiat, je suis obligé d'attendre une poignée de secondes que ce vertige passe. S'agiter en tout sens nous fait perdre une énergie précieuse.

L'aîné des Séverac a fini par me rejoindre. Je le fixe un temps, avant de répondre à ses interrogations d'un ton neutre :

- Non, aucune. Nous ne disposons que de cet accès vers le tunnel qui nous reconduit à la surface.

Je retiens sa proposition d'employer la force pour les faire céder, et pouvoir sortir d'ici. Ce n'est pas l'idée la plus brillante, mais la plus drastique pour nous assurer une échappatoire... Néanmoins, quand son regard se rive à un sarcophage, mes paroles se font désapprobatrices :

- Vous voulez vous attirer l'ire des Dieux, et celles des morts par la même occasion, durant la Samhain ? Je sais ce que vous pensez, que le respect des morts doit passer après la survie des vivants, mais nous n'obtiendrons rien de plus ainsi. Faudrait-il encore que plusieurs d'entre nous soient suffisamment en état pour porter une pierre si lourde... Oubliez. Par contre, ce serait judicieux que tout ceux qui soient en état de se battre se positionnent de chaque côté de la porte.

Non, nous devons trouver une autre solution. Nous ne pouvons pas nous permettre de temporiser, pas en l'état du moins. Je réfléchis à toute vitesse, mais aucune ne me paraît satisfaisante... Et cette migraine qui me vrille le crâne ne m'aide pas à conserver tous mes esprits. Je me tourne vers Lionel, lâchant quelques directives à la volée :

- Je compte sur Braise pour donner l'alerte et relayer rapidement l'information. Tu dois prévenir la garde d'Outrevent, qu'elle vienne en renfort de la garde impériale au Sépulcre des Martyrs... Mais je me repose avant tout sur la mobilité de tes Chevaucheurs, qu'ils se mettent en branle. Les plus proches doivent affluer par ici, et les plus éloignés se tenir prêts à la frontière, que personne n'entre ou ne sorte d'Outrevent tant que la situation n'est pas réglée.

Et quand certains cèdent à la panique, ou s'écroulent au sol, terrassés par ces maux inconnus... D'autres gardent encore les idées suffisamment claires. Mon regard se promène au sol, à suivre les indications du Duc de Lagrance et de la Princesse de Valkyrion. D'où peut bien provenir cet air vicié, en plein cœur de la montagne ? Qui que ce soit, ils ont correctement préparé leur coup, bien à l'avance.

- Nous devons trouver de quoi boucher ces aérations. Si là est la cause... Nous pourrons espérer en diminuer l'impact. Du tissu en quantité pourrait faire l'affaire.

Je lève le regard vers les fenêtres, si hautes, qui nous révèlent le ciel au-dessus de nos têtes. Oui, et avec un peu de chances, l'air circulera suffisamment pour que nous ne tombions pas tous inanimés d'ici là. Je ne compte pas céder à l'abattement, comme mon homologue lagran... Même si toute résistance se révèle vaine en fin de compte, j'aurais au moins tout essayé.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Sam 15 Oct - 22:09

Sitara avait écouté, tentant de résister à l’ennui, à la différence de la plupart des invités, semblant tous s’assoupir à mesure que le discours se poursuivait. Elle-même sentait malgré elle ses épaules s’affaisser. Elle sursauta, en entendant l’explosion, en sentant les gens s’agiter autour d’elle. Elle sentit à peine sa belle-sœur s’agripper à sa chaise, un malaise la prenant avec une force qu’elle n’avait jamais expérimentée. Sa vue se voila, alors qu’elle était forcée à se rasseoir, sous la violence de la douleur ressentie. Elle posa sa main sur son ventre, comme si elle pouvait protéger de ce simple geste l’enfant qu’elle portait. Si elle le perdait… Après la courtisane qui venait de mettre au monde un autre garçon… Elle blanchissait, dévorée par l’inquiétude. Elle écoutait à peine les bruits alentours, rassurée seulement par Alméïde qui s’approchait d’elle, défaisait le turban délicatement ouvragé qui ornait son front. Si elle paniquait, savoir sa princesse à ses côtés l’apaisait quelque peu, lui permettant de se relever quelque peu sur sa chaise. Elle entendit à peine les paroles du Duc d’Outrevent, concentrée sur l’air absent d’Alméïde. « Que se passe-t-il ? Tout va bien ? » Sa voix était irrégulière, elle se concentrait difficilement, assaillie par la douleur.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 16 Oct - 1:59

En sécurité, entourée par, presque, tous les hommes de ma vie.  Melsant était là, notre héros avec Mélusine, il ne pourrait rien nous arriver tant qu’il serait là. Mon coeur s’envola lorsque Melsant chahuta Arsène - le petit était déjà adopté dans la famille. Cette idée-là me réjouissait. « J'espère qu'il a de la patience. » « Mais. » Il n’y avait qu’Arsène qui se réjouissait d’être présent à la Samhain d’Outrevent, l’excitation passerait vite... Melsant n’avait pas tort, il nous faudrait beaucoup de patience pour survivre !

« Elle s’est arrêtée. Chimène s’est arrêtée.» répétais-je, surprise.  Je donnais une tape sur le bras de Castiel qui rêvassait et commençait à s’endormir. Un coup de coude de l’autre côté pour Melsant . « Melsant, enfin ! Arsène a écouté L U I. » Si même lui se laissait aller... je n’étais pas aidée. Visiblement, je faisais partie des rares qui avaient écouté le discours jusqu’au bout.

Une explosion résonna et machinalement, ma main vint saisir celle d’Arsène. Je sentais mon coeur s’emballait et la panique qui commençait à m’envahir - pas encore... « Mais, les garçons ! Il suffit. On ne va pas faire exploser le Sépulcre des Martyrs. » Ma voix avait diminué à mesure que je prononçais la phrase. C’était là, la seule idée qu’ils avaient trouvée ? J’étais consternée... « Une autre insinuation de ce genre, et je vous sépare ! Melbren, une autre idée ? Réalisable.... » Mon regard insistant se posa sur mon cadet pour recevoir une réponse cohérente, mais c’était demandé l’impossible à un Séverac.

Un regard inquiet en direction de Melsant, lorsque les portes furent barricadées, au fond de moi, je le savais : cela ne suffirait pas. Cela recommençait. Et cela recommencerait,encore et encore. J’étais désœuvrée par les paroles de Chimène, elle n’en savait rien, elle essayait de se rassurer. Les portes barrées ne nous protégeraient pas et que la magie soit proscrite n’y changerait rien. On pouvait tuer sans magie.

L’affolement fut total lorsqu’Arsène fut pris d’un vertige, puis Castiel qui n’allait vraiment pas bien. Et moi, j’étais submergée par mes émotions, par une inquiétude constante à l’égard de ma famille. « Faites attention » lançais-je à Melsant et Castiel lorsqu’ils s’éloignèrent un peu, Melbren était à mes côtés toujours. « Reste avec moi avec Arsène» Je luttais pour tenir, mais je ne me sentais pas au meilleur de ma forme non plus. Des maux de tête me lançaient, pour tenter d’atténuer la douleur, je la posais contre celle d’Arsène et je protégeais mes tempes de mes mains. Les yeux plissés face à la douleur, cela ne passait pas. « Je veux ma Maman. » « Ta...»  Je pris Arsène dans mes bras et le serra très fort contre moi.

Je n’étais pas en mesure de répondre à la question de Castiel, non non non ça n’allait pas bien, non. Comment ça pourrait aller bien ? « Au moins cette fois, ce n’est pas vous... » Inquiète, ma main se posa sur la joue de Castiel pour tenter de l’apaiser du mieux que je le pouvais et toujours le même sourire réconfortant.  

Après le Tournoi des Trois Opales, ça serait difficilement pire...

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 16 Oct - 2:43

Arsène veut sa mère.
Tu veux la tienne également.

Tu essaies de te calmer. La main de Mélisende est fraîche sur ta joue. Tes pensées se coupent, s’égarent, forment de moins en moins un fil logique, utile, alors que dans tes oreilles résonnent des paroles des autres souverains assemblés. Des paroles qui ne te réconfortent pas, ne te rassurent, ne font qu’augmenter la pression de l’angoisse dans ta poitrine. Dans l’air. C’est dans l’air. Ils vous empoisonnent à chaque respiration. Réconfort. Paix. Dis-moi ce qu’il y a à l’extérieur. Comment sortir. Justice. L’image du dragon du Vol d’Or se superpose dans ton esprit, devant le ciel noir d’Outrevent, où il vole aux côtés de Vif-Argent, tous deux déjà en route pour le Sépulcre des Martyrs. D’autres membres de la Rose Écarlate seraient-ils sur le point d’intervenir ? Oh, par… par tous les dieux… ce serait si… si merveilleux.

Ton manteau de lourd velours violet est enlevé, abandonné sur ton siège. Tu as chaud, tellement chaud, chacun de tes vêtements est de trop. Tu te retiens de tout arracher, tout déchirer. Tu as encore ta chemise, ta veste, ta cravate, ta couronne qui semble t’enserrer le front suffisamment fort pour faire exploser ta tête comme une citrouille. Tu étouffes. Cravate dénouée, jetée. Veste retirée. Un bouton détaché, un deuxième s’arrache, le son du nacre sautillant sur le sol résonne comme un tambour dans ta tête. Ce n’est pas assez, tu sens encore tout t’étrangler, t’étouffer. Ciel étoilé. Colline fleurie. Calme. Lucioles. Vif-Argent tente de te calmer, t’imposer à ton esprit des images qui sauront contrer la crise de panique qui se fait inévitable.
Il est déjà trop tard.
« Je dois sortir. » Ta voix est pressante – tu crois murmurer, tu parles en fait si fort que tous t’ont entendu. Tous t’entendent. Te voient. Melbren t’attrape par les épaules, te rassure. Tout ira bien, qu’il dit, le comte de Rivepierre a demandé à ses Chevaucheurs d’intervenir, vous serez tous sauvés en un rien de temps. Même si ce sera moins drôle que si vous aviez tout fait exploser. « Je ne peux pas, non, Melbren, ils veulent, ils veulent nous tuer, tu ne vois, ils veulent, tous, nous – tu respires trop vite, trop peu, tu as trop chaud, tu tentes de te débattre, de te sauver, tu échappes aux mains de ton frère pour te rendre jusqu’aux portes verrouillées – l’air ils nous empoisonnent Mélisende peux-tu sais-tu ils veulent c’est – tes jambes s’engourdissent, tes bras, tes mains, ta poitrine, tout ton corps est bloqué, pris dans l’étreinte de ton pauvre Melbren, revenu à tes côtés pour empêcher le pire – je ne peux plus je ne peux r-r-r-r- »

Respirer.

Ton souffle se coupe. Se bloque.
Le visage de Melbren change du tout au tout.
C’est le dernier que tu verras.
Tu vas mourir. Maintenant. Tu le sais. C’est fini.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 16 Oct - 10:07

Il s’était levé, aussitôt que l’explosion avait retenti, pestant intérieurement contre le manque de sécurité des lieux, et le fait que l’Impératrice envoyait ses gardes hors du Sépulcre des Martyrs. Était-elle inconsciente à ce point ? Impératrice du duché et de la magie, elle aurait du savoir que les chevaucheurs pouvaient appeler les leurs, pour protéger l’extérieur des lieux. Sans prêter la moindre attention aux gens qui semblaient affligés par un mal incompréhensible, le Capitaine en appela à Ferveur, pour le sommer de prévenir tous les compagnons ailés des escadrons de son vol de venir au plus vite, avec leurs chevaucheurs. Peu importe ce qu’ils faisaient : tous n’étaient pas en permission, et ils les avaient prévenus d’être sur le qui-vive, pour venir. Ferveur les appellerait certainement tous, indépendamment de ça. Si leurs chevaucheurs étaient indisponibles, peut-être les dragons accepteraient-ils de se joindre à eux. Tristan n’en savait à vrai dire rien. Il partageait sa conscience avec Ferveur depuis de longues années, et le lien qui les unissait était puissant, mais il ne pouvait toujours prévoir les réactions du dragon. Il ne s’y essayait même pas, à vrai dire. Il savait cependant pouvoir s’appuyer sur lui, et compter sur son aide, si le besoin s’en faisait sentir, comme en l’instant.

Il s’approcha de son duc, approuvant silencieusement, d’un hochement de tête, sa remarque à l’attention de l’Impératrice. Il ne pouvait qu’avoir raison. « Mon Duc, j’ai appelé tous les chevaucheurs n’étant pas en permission. Mirage et Étincelle, les dragons de Maelys Aigrépine et Thomas Sombrepas, sont en train de nous rejoindre sans leurs chevaucheurs, bien trop loins. Ferveur me préviendra, sitôt que les autres se seront mobilisés. »

Il était habitué à travailler sans être en forme : ces longues nuits sans sommeil, ces périodes de privation involontairement imposées, lui étaient peut-être d’un grand secours, alors qu’il sentait la migraine et une légère nausée l’envahir. Il ne pourrait peut-être pas persister ainsi bien longtemps mais il essaierait de tenir le plus longtemps possible.

Entendant le duc d’Outrevent, il s’inclina brièvement devant lui, sans se perdre en circonvolutions inutiles. « Altesse. J’ai appelé mes chevaucheurs, afin qu’ils nous viennent en aide. Pouvez-vous autoriser leur passage sur vos terres ? »

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 16 Oct - 15:21

« Merci Tristan. Espérons que cela puisse nous venir en aide. »

Le duc de Lagrance acquiesça aux paroles du capitaine des chevaucheurs qui venait lui aussi de mobiliser les forces présentes en Lagrance. Cela mettrait certainement plus de temps, mais ce n’était surement pas une aide sur laquelle il fallait cracher.

Boucher les aérations ? Cela semble un peu ridicule et presque inutile. Du moins c’est ce que Denys songea quand le duc d’Outrevent en fit la proposition explicite. Mais après tout, pourquoi pas ? Qu’avaient-ils à perdre d’essayer de boucher ce qui était peut être la cause de leur mal ? Se laisser aller à l’abattement n’était certainement pas l’option la plus enviable, et cela ne lui ressemblait pas. Il devait juste reconnaître que son mal de tête commençait à lui peser sévèrement, embrouillant les plus logiques de ses pensées. Il eut un soupir, tenta de se redresser de sa chaise en accusant le coup d’une migraine plus intense, mais il fallait faire fi de ces désagréments. Difficile de l’admettre, mais les mots sortirent pourtant ainsi de sa bouche :

« Vous avez raison Liam. Que les invités qui peuvent apportent leurs manteaux ou tous autres tissus qui pourraient nous être utile. Il faut faire vite. »

Oui, difficile d’admettre que son homologue avait raison, mais il ne perdait pas espoir. Pas que Denys l’avait particulièrement perdu, mais il savait aussi que ce n’était qu’un moyen pour retarder ce qui semblait inévitable. Il restait encore ces explosions et ces combats à l’extérieur, et hélas pour eux, ce n’était surement qu’un début.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 16 Oct - 15:32


« Personne ne s’en prendra à nos personnes ici : la magie est proscrite, et vous l’avez vu, les portes sont barrées. Tranquillisez-vous, et rendons hommage ensemble à nos illustres prédécesseurs. » J’éclate de rire, un rire cynique et moqueur à l’égard de cette impératrice qui essaie de bien faire, en vain. Comment un si petit corps peut contenir autant de naïveté ? Fermer les portes hein ? Elle n’a pas trouvé mieux à faire la petite impératrice. «  Nous sommes bloqués par la bêtise de l’impératrice... » Je n’en reviens pas... Nous devions sortir de ce sanctuaire et nous mettre à l’abri ! Nos pouvoirs auraient pu être d’une grande aide, mais non c’est mieux d’être enfermés dans un endroit confiné sans magie, sans familier. Un traquenard, un piège à rats.

Je regarde les Ibéens tombaient comme des mouches, toujours eux... toujours à se montrer en spectacle pendant les cérémonials faës. C’est affligeant, pourquoi nous les invitions encore... ? . «  Le Duc d’Outrevent a raison ! Il faut sortir ! » Voix sévère et stricte, que Chimène laisse faire ses ducs, ils étaient plus expérimentés qu’elle !  J’acquiesce les paroles du Duc de Lagrance et les remarques pertinentes de la princesse de Valkyrion. Tout le monde paraissait tenir des paroles plus censées que celles de l’impératrice. Un attentat sur le sol d’Outrevent. Je me lève en même temps que Lionel pour rejoindre les portes, Liam et l’aîné de la famille Séverac : Melsant. Sa proposition d’enfonçait la porte me fit sourire, il n’a pas totalement tort dans le fond... les portes ne se briseraient pas sous les coups, c’est indéniable.

«  Nos manteaux... ? »  Sur le moment, la proposition me semble idiote, en y réfléchissant un peu, je porte un manteau épais  qui peut très bien faire l’affaire ! «  Tenez, prenez-le mien ! »  Hors de question pour moi, même bloquée, même nauséeuse de faire un quelconque effort pour combler les aérations, je prête mon manteau ce qui est déjà un gros effort de ma part pour la survie de tous, même des plus faibles déjà étendus sur le sol.
Le Duc de Sombreciel ne semble pas aller bien et suffoque dans son lourd manteau de velours qu’il finit par ôter. «  Puis-je vous l’emprunter, un instant ? »  Je regarde les Séverac et montre le manteau du Duc. «  Pour les aérations. »  

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 16 Oct - 15:37

« Assieds-toi avant de tomber Alméïde, tu n’es pas en état. »

Elle est réprobatrice mais surtout inquiète la voix du duc d’Erebor alors qu’il se lève à temps pour rattraper sa sœur vacillante. Elle semble si pale et très atteinte par le mal qui ronge toute l’assemblée. Elle et Sitara ont bien tristes mines, et il ne peut rien y faire à par regarder avec inquiétude. Il a mal, lui aussi, mais c’est moindre visiblement contrairement à elles, juste une migraine qui se fait à chaque instant un peu plus insistante. Mais il n’est pas au point de tomber ni incapable de se lever. Ses réflexions elles non plus ne sont points endommagées, et il peut observer et écouter ce qui l’entour non sans s’inquiéter un peu plus. Les portes sont fermées et les maux qui les persécutent ne sont pas simples à arrêter…

Laissant sa place à sa sœur, l’obligeant à s’asseoir et il lui pose une main fraiche sur la joue, rassurant, lui adresse un sourire. Sourire qui bien vite disparaît en voyant le visage pâle et trahi de douleur de son épouse. A son tour il vient prendre sa main, ne pouvant que la rassurer à nouveau que de quelques paroles alors que les choses s’agitent autour.

« Je ne sais pas… Quelqu’un essai de nous empoisonner. »

Il ne peut décemment pas lui mentir, mais il peut au moins essayer de lui parler avec douceur, sans laisser poindre son inquiétude dans sa voix grave. Quand il entend la remarque des ducs de Faërie, il se redresse un peu, confiant son manteau de soie précieuse et ouvragée. « Tenez. » Qu’importait, si cela pouvait aider à bloquer la cause de cet air vicié, alors il aiderait.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 16 Oct - 17:22




Chroniques d'Arven

Intrigue 1.6

La Danse des Trépassés

Du 31 octobre au 5 novembre 1001



Intrigue animée par Aura·


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Petit à petit, quelques invités se délestent de leurs manteaux, et les grilles d’aération sont bouchées. Le malaise reste fortement présent, et certains sont plus affectés que d’autres. Même les plus résistants sont à présent affaiblis, et lorsque l’on entend du bruit à l’extérieur des portes, bien peu ont la force de réagir, de se relever. Ils ont une vingtaine à faire irruption : un foulard masque leur masque le bas du visage, mais il est impossible de se méprendre sur leur nature : l’écarlate qui cercle leurs iris est un signe clair.

Une poignée des mages du Sang abattent les deux malheureux gardes de Chimène, de quelques sorts violents, puis s’emparent de l’Impératrice et l’entraînent à leur suite ; tandis que le reste du groupe déploie d’étranges enchantements sur la salle, avant de repartir comme ils sont venus en tenant les quelques membres de l’assistance encore valides à distance. Les portes sont barrées à nouveau de l’extérieur.

Opération commando, raid-éclair – tous sont encore engourdis par le poison volatil et n’ont pas vraiment eu le temps de réagir. Dans l’air délétère de la pièce résonnent encore les mots glaçants du chef du groupe : « Restez là, ne bougez pas : et vous vivrez tous. » Au fur et à mesure que les minutes passent, les esprits s’éclaircissent, les convives enfermés parlent et s’emportent dans mille paroles agressives, angoissées, choquées ou accusatrices.

Jusqu’à ce qu’une voix de femme ne se fasse entendre, appelant au silence. Alméïde d’Erebor s’est redressée sur son siège. « Écoutez ! Vous n’entendez rien… ? » Très pâle, et même livide malgré l’air un peu plus pur maintenant que les grilles ont été condamnées, le petit Arsène répond. « … On dirait quelqu’un qui… creuse ? » Son doigt tendu désigne le fond de la salle, là où les torches ne sont pas allumées, vers le cœur de la montagne. Le fond de la salle, oui, d’où proviennent effectivement quelques… grattements.

Il ne manquait plus que ça.
Une tentative d’empoisonnement pour les faire tenir tranquilles, l’Impératrice escamotée sans que personne ne puisse rien y faire, et maintenant…

Maintenant, ça remue dans les sarcophages.

   





Troisième Tour

Consignes



IRL : du lundi 17/10 au dimanche 23/10(16h).
IRP : le 01/11, juste après minuit.

• Ce topic concerne les personnages qui participent à l'intrigue « La Danse des Trépassés », côté Outrevent. Seule la noblesse et les ducs sont présents. La roture est invitée à rejoindre le topic côté Sombreciel.

• Ce troisième tour couvre un laps de temps d'une heure environ, entre l'enlèvement de Chimène et les premiers grattements dans les sarcophages. Ce sont de massifs sarcophages de pierre sur ce modèle. Il y en a douze dans cette salle.
IMPORTANT : Vous ne pouvez pas quitter la salle !

• Le tour prend fin le 1er novembre, un peu après minuit, quand une décision sera prise quant à la marche à suivre. Si vous choisissez d'ouvrir un/des sarcophage(s), le Destin passera en cours de tour vous orienter !  :haww:
Vous avez l'esprit plus clair et le malaise se dissipe maintenant que les aérations sont condamnées.

• Les Chevaucheurs ont été redirigés vers les kidnappeurs de Chimène. Personne ne viendra vous sauver !
• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:




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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 16 Oct - 22:29

Il était bien trop mal pour réagir, Arsène, alors que le Duc de Sombreflamme s'écroulait. Alors même que du bruit résonnait à l’extérieur. Ce sont les éclats de voix qui le forcèrent à ouvrir les yeux, à contempler sans bien comprendre ces gens faire irruption dans la salle. Les secours ? Ils allaient aider ? Mais l’assassinat des gardes de Chimène lui ôta bien vite cet espoir, et le petit garçon ferma les yeux, se blottissant de plus belle contre Mélisende. Peut-être que tout cela, c’était un cauchemar ? Il allait se réveiller ?

Ils avaient enlevé l’Impératrice. Et ils étaient enfermés. Encore. Heureusement, au fil des minutes qui passent, l’air devient plus respirable, et le mal de tête qui tenaillait Arsène finit par passer. Il ne va pas encore très bien, il a toujours le vertige, mais il va un peu mieux, il en a l’impression. Assez pour se redresser, et adresser un pâle sourire à tous ceux qui lui demandent si il va bien. Il va presque bien, et c’est déjà une satisfaction. Et les gens crient, râlent, s’emportent contre la situation tout entière, mais il ne les écoute qu’à moitié, l’enfant. Les yeux clos, il attend que son coeur arrête de cogner, sa tête arrête de lui faire mal, et que ses yeux s’ouvrent sans qu’il ait l’impression que tout tourne autour de lui.

Il ne bougera pas, pour le moment, Arsène. Après, il sera temps d’explorer, et de trouver une solution. Il a confiance, il sait qu’ils s’en sortiront. Lui en tout cas, ne mourra pas ici, ça non. Valda, douce déesse, veille sur ton protégé, que tu as marqué. Indique lui la route. Ramène le à Mélusine, et Hiémain, et à Clochette.

Et puis, il l’entend. Ce bruit, qui a longtemps hanté ses cauchemars, et le fait encore parfois. Ce grattement, qui lui donne des frissons et l’envie de hurler de terreur. La pierre qu’on gratte, une chose qui essaie de sortir de là où on l’a enfermé. Un monstre. Un monstre plus terrifiant encore que ce que quiconque peut imaginer. Et quand la voix d’Alméïde rompt le silence, celle d’Arsène ne tarde pas. « … On dirait quelqu’un qui… creuse ? » Il s’est redressé, l’enfant, e désigne l’endroit le plus sombre de la pièce, là où les torches ne brûlet pas. Noir, noir, comme sur le pont de l’Audacia. Plus de lumière. Et il est blanc, Arsène, livide, mais ce n’est pas dû à son malaise de tout à l’heure. C’est la peur qui l’enserre de son étau, la terreur qui, à nouveau, vient le visiter.

Alors il se lève, l’enfant. Il rassemble ses forces, serre les dents et, d’un pas chancelant, se dirige vers les nobles assemblés, qui regardent eux aussi vers le bruit. Il sait, lui, quelles horreurs se cachent dans le noir. Il sait qu’il ne faut pas toucher, qu’il faut s’éloigner. Les mages du Sang, il les a reconnut, à leurs yeux rouges et aux histoires entendues sur eux. « Il ne faut pas y aller. » Tente-t-il d’expliquer, rassemblant les dernières bribes de son courage pour tourner le dos au bruit et faire face à ces gens qui sont de bien plus haute naissance que lui. Mais ce n’est pas sa place dans ce monde qui l’intimide pour autant, Arsène. Et la terreur se lit sur son visage pâle, tandis qu’il élève une voix tremblante, plus vacillante que les torches qui l’entourent. « Ces Mages... Ils ont fait quelque chose. Il faut sortir d’ici, et ne pas réveiller ceux qui veulent sortir. Il ne faut pas. » Non non non, surtout pas. Parce qu’il ne sait pas exactement ce qui gratte dans la pénombre, mais au fond, il devine. Un monstre. Des monstres, peut-être. Et malgré tous leurs titres de noblesse, personne ici n’est capable de se défendre contre un monstre.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Lun 17 Oct - 13:05

S'attirer l'ire des Dieux... Mauvaise idée en effet. Mais c'était mieux que de ne rien faire. Il se demandait pourquoi on les empoisonnait ainsi. Pour les tuer ? Les affaiblir ? Difficile à savoir. Melsant écouta les objections du Duc d'Outrevent, hochant la tête, pensif. A n'utiliser qu'en dernier recours, sauf que les symptômes empiraient. Castiel sombrait, Arsène était au plus mal. Difficile de demeurer raisonnable dans ces conditions, mais il devait garder la tête sur les épaules. Il donna des directives à Lionel de Rivepierre, concernant les Chevaucheurs. Alors ils devaient s'en remettre aux lézards volants ? Merveilleux. Maudite soit Chimène et ses directives stupides. En revanche, boucher les aérations lui sembla une bonne idée et il s'exécuta. Les Chevaucheurs avaient été prévenus. Les dragons étaient en route.

Les vertiges étaient omniprésents, rendant le moindre mouvement compliqué. Les aérations furent bouchées et il se rapprocha de ses frères et sœurs, inquiet pour le petit Arsène, mais aussi pour Castiel dont la claustrophobie se manifestait de façon violente.

« Allez Castiel, on va sortir d'ici, je te le promet. »

Ton apaisant du grand frère protecteur qui a toujours été alors qu'il sert l'épaule du Duc paniqué et au bord de l'évanouissement. Il adressa un regard à Mélisende. Il est moins assuré face à elle, parce qu'elle est davantage responsable que tous les autres. Mais il fera tout pour eux. Mais quand des sorts fusèrent, il se redressa et vacilla, se raccrochant à sa sœur pour ne pas s'écrouler, terrassé par le monde qui tanguait. Il jura, impuissant alors que l’impératrice était enlevé et qu'ils étaient réduits à y assister sans rien faire. Melsant tenta pourtant d'intervenir, mais que faire contre la magie ?

Tout se passa trop vite et ils furent de nouveau enfermés. Rester là et vivre ? Vraiment ? Et qui allait les délivrer au juste ? La voix enfantine d'Arsène intervint alors, tandis que tous reprenaient leurs esprits. Les vertiges se dissipaient.

« Effectivement, je doute que rester sagement ici nous soit profitable. »

Son regard se tourna vers les sarcophages. Mince, les dieux avaient-ils été offensés par ses paroles ?

« Méli, c'est le moment de prier Sithis très fort. »

Le dieu des défunts, de l'autre monde. De la confrérie.

« Quels sorts ont-ils jeté ? »

Les Mages pouvaient-ils répondre à ça ? Melsant se dirigea vers les deux gardes assassinés, récupérant les armes de l'un, puis il avança jusqu'aux Sarcophages.

« Je préfère encore les cueillir comme je le décide que d'attendre que cela me saute dessus. »

Oui, ça grattait dedans... Il raffermit la prise sur son épée. Est-ce que certains dans l'assemblée allaient se montrer braves et le suivre ? Comment savoir ce qu'avaient fait ces Mages au juste ? Il se fichait bien de l'enlèvement de l’Impératrice. Il voulait juste sortir les siens de ce piège et rentrer à Sombreciel. Les Mages de sang prenaient leur revanche. Et intérieurement, il pouvait les comprendre.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Lun 17 Oct - 16:51

Anthim la rattrape de justesse et la fait asseoir à sa place, malgré ses protestations. Pourtant, il a raison, elle ne va pas bien et il est encore capable de se tenir debout et d'aider, comme il le fait en tendant son manteau aux ducs faës. Alméïde se tient alors la tête contre ses mains, rendue douloureuses par une migraine incessante, fermant les yeux pour éviter de nouveaux vertiges. Le répit est de courte durée cependant.

L'agitation qui règne lorsque les protes s'ouvrent la paralyse et elle regarde, impuissante, la mort s'abattre sur des gardes puis Chimène se faire emporter. Leur avertissement lui fait froid dans le dos et même les meilleurs combattants présents ne sont pas en état pour agir contre la magie qu'ils utilisent. Ils se retrouvent alors à nouveau pris au piège, forcés d'attendre des renforts qui, semble-t-il, ne viendraient pas. Justice lui confirme que les chevaucheurs ont pris en chasse les kidnappeurs et qu'il ne pourra pas leur venir en aide. Ils sont seuls.

Les minutes s'écoulent et elle se sent mieux. Boucher les aérations était la bonne chose à faire, bien qu'elle se sente peu à l'aide à l'idée d'être ainsi enfermée. Ses yeux se portent vers les fenêtres en hauteur, trop petites pour laisser passer un seul d'entre eux et sur les convives qui affichent des mines bien différentes suite à ce qu'il vient de se passer. Alméïde reste à sa place, silencieuse, serrant doucement la main de Sitara dans la sienne, attendant que le malaise s'estompe totalement, quand un bruit la fait se redresser sur son siège.

« Écoutez ! Vous n’entendez rien… ? » Sa voix n'est pas très forte à la princesse mais elle semble pourtant résonner autour d'eux, contre la roche froide. La réponse du petit Arsène ne se fait pas attendre et un frisson d'angoisse remonte jusqu'à sa nuque. Y a-t-il réellement quelque chose qui remue dans ces sarcophages ? Le gamin a du cran à se dresser ainsi devant les hommes armés et à leur conseiller de ne pas les approcher et elle ne peut qu'être d'accord avec lui. Pourtant, tout le monde ne semble pas être du même avis.

« Je préfère encore les cueillir comme je le décide que d'attendre que cela me saute dessus. »

Melsant de Séverac. Elle le reconnaît pour l'avoir déjà vu aux côtés de Mélusine sans pour autant avoir eu l'occasion de faire véritablement sa connaissance. Elle le sait bon combattant, bien sûr, mais à cet instant, tout cela lui semble bien absurde.

« Sauf votre respect... Comment comptez-vous tuer quelqu'un qui est déjà mort ? » demande-t-elle, la voix chevrotante, se relevant afin de s'adresser directement à lui. Le raclement sur la pierre n'a pas cessé, l'effraie plus qu'elle ne le voudrait, écho de cauchemars qu'elle a bien trop souvent faits depuis l'attaque perpétrée à Vivedune. « Peut-être s'agit-il à nouveau des anges de pierre dont ils ont le secret. Et je doute que votre épée puisse quelque chose contre eux. » Elle garde la main de Sitara dans la sienne et la serre doucement, autant pour se rassurer que pour l'apaiser. Le souvenir de ces anges doit la hanter autant qu'il la hante. « À moins d'avoir une meilleure idée je... je suggère que l'on ne touche pas à ces sarcophages. Cette magie est trop imprévisible, qui sait ce qui nous attend si on les ouvre ? » Trop imprévisible. Trop inconnue surtout. Elle redoute ce qui les attend s'ils osent sous-estimer sa puissance.


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Lun 17 Oct - 19:35

Sitara n’était toujours pas bien, crispée bien involontairement, et si Anthim avait saisi une de ses mains, l’autre reposait dans celle d’Alméïde, comme si ces contacts lui donnaient des forces. Elle écoutait distraitement les propos des uns et des autres, sans bien les comprendre. Elle essayait, pourtant, ce qu’ils comptaient faire pour les sortir de là, incapable elle-même de prendre part à la discussion. Encore plus d’intervenir, quand les portes s’ouvrent, et que l’Impératrice est amenée par des êtres qui lui donnent froid dans le dos. Ces mages, sources de bien des cauchemars… Et ces grattements, soudains, après qu’Alméïde et l’enfant dont elles se sont brièvement occupées quand Mélusine de Séverac a fait un malaise durant le tournoi aient pris la parole. Elle n’entend que trop bien leurs paroles, bien plus qu’elle ne le souhaiterait. Livide, les sueurs froides qu’elle ressentait allant croissant, elle se lève tant bien que mal, s’accroche au bras de son époux. Elle n’a pas lâché la main de la Princesse d’Erebor, et c’est d’une voix faible et peu assurée, qu’elle prend la parole.

« Ces mages du sang ont semé la terreur en Arven, avec leurs créations. Nous ne pouvons pas lutter contre eux. Vous n’avez pas senti, comme moi, votre corps devenir rigide, votre respiration se faire erratique, le moindre de vos membres devenir pierre. Vous n’avez pas expérimenté la peur de vous retrouver attaqués par de monstrueuses statues, à l’image de ceux que vous aimez – à cette image, parce qu’il s’agissait là de ces mêmes gens, que vous fréquentez, et qui avaient subi ce sort que je ne souhaite à personne, de devenir une de ces créatures, qui échappent à tout contrôle, peut-être même à celui des mages qui leur donnent la vie. Ils sont partis, mais comment croire qu’ils vont abandonner ? »

Son souffle devenait plus rare, alors que la nausée et les frissons prenaient le dessus, après cette longue prise de paroles. Elle refusait de s’arrêter, malgré tout. Elle ne laisserait personne les ouvrir. Ou essaierait, du moins, de les empêcher. Elle n’avait pas la force de le faire autrement que par la parole. « Ces images me hantent encore, plusieurs semaines après. Cette sensation de mon corps froid, ne répondant plus à mon contrôle, aussi. Voulez-vous réellement risquer de vous soumettre à une telle chose, sans être assuré de ce qui vous attend ? Nous devons sceller ces sarcophages, empêcher ce qui se trouve dessous de s’en prendre à nous. La seule issue qui s’y trouve est notre fin à tous – quelle que soit la façon dont elle surviendra. Par ces choses qui s’y dissimulent, ou par ces mages. »

Elle n’avait que peu d’énergie, mais la peur qui la prenait exacerbait son besoin de s’opposer à un acte aussi stupide.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Mar 18 Oct - 0:32

Je me sens nauséeuse et bien que nous parvenons à réduire les ouvertures, les effets ne se dissipent pas aussi rapidement que je l’escomptais. Mais pour le coup, lorsque les portes s’ouvrent et que j’espère voir nos sauveteurs ma déception est aussi grande que mon appréhension. A peine le temps de réagir que les mages de sang tuent les gardes de l’impératrice et enlèvent cette dernière. Ne pas bouger et nous vivrons… Un ordre lancé avant qu’ils ne referment les portes. Au fil des minutes qui s’écoulent, mon esprit s’éclaircit et j’envisage que nous arrivons au bout de notre emprisonnement. Je parviens à me lever et rejoindre l’attroupement qui se forme où chacun expose son idée pour quitter les lieux.

Mes espoirs sont réduits à néant lorsque la princesse d’Erebor fait remarquer un bruit étrange s’élevant dans la pièce et que l’enfant qui accompagne les Séverac ne précise sa provenance. Les sarcophages…. Mon regard se pose sur ces blocs de pierre où reposent les morts et un frisson glacial descend le long de mon échine. Par Sithis, que se passe-t-il encore ? Protège-nous des actes de la magie du Sang en préservant le repos de nos morts et en les rappelant dans ton royaume. L’urgence se fait sentir mais pour autant nos marges de manœuvre sont minimes. Je vois Melsant se porter au devant de ce danger inconnu, vaillant mais Alméide et Sitara font des remarques judicieuses.

- Je ne peux que rejoindre les dires des dames Sitara et Alméide. Je me porte au niveau de Melsant, lui faisant face et tournant le dos au danger potentiel, même si cela ne me rassure guère. Nos lames sont inefficaces contre les morts ou les statues. Nous ne savons pas ce qu’ils ont fait. Ils veulent susciter la peur dans nos rangs en usant de leur magie et ils réussissent.  Ne devenons pas le jouet de leurs actions. Tant que ces choses restent dans leur sarcophage nous ne courrons pas de risque. Il serait imprudent de les laisser sortir. Ma voix se tend au fur et à mesure de mes paroles. Je sais qu’on peut compter sur vous Melsant pour nous protéger mais préservons-nous de l’action de la magie du Sang en évitant d’ouvrir à leurs créatures. Si nous souhaitons nous opposer aux magies interdites autant les étudier auparavant. Mais ce n’est ni le lieu ni le moment alors bloquons la route à ces choses en les enfermant hermétiquement dans leur sarcophage.

Je m’exprime avec fermeté et conviction pour faire entendre raison. J’espère avoir appuyé les arguments en faveur d’une non-ouverture. En tout cas, je suis prête à me dresser face à ceux qui se sentiraient l’âme téméraire pour affronter les morts. J’adresse de nouveau une prière muette à Sithis pour que ses morts retrouvent le repos de son domaine et ne peux que considérer cet usage de la magie comme contre-nature.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Mer 19 Oct - 0:00

Une solution ne règle pas toujours les problèmes, et le poison dans l’air n’était qu’une simple parcelle de ce qui les attendait réellement. Ce n’était pas comme s’il pouvait prétendre être surpris, Denys. Ni par ça, ni par l’arrivée violente de Mages du Sang venus enlever l’Impératrice, comme ça avait été le cas un mois plus tôt au Tournoi des Trois Opales. Ils ont à peine le temps de reprendre leurs esprits, tous, qu’on leur ordonne de rester là sans bouger. Comme s’ils étaient en mesure de sortir de ce mausolée lugubre et glacé. Car c’est curieux, mais le froid vient doucement se faire plus mordant… Il met un peu de temps à se remettre le duc de Lagrance, mais lorsque la voix d’Alméïde et du petit garçon Cielsombrois résonne pour interrompre les protestations qui se sont élevées, il écoute lui aussi, ces crissements étranges qui laissent naitre un long frisson le long de son échine.

La logique soufflait clairement qu’il ne fallait pas ouvrir ces prisons de pierre qui enfermaient ce qui doucement était en train de s’éveiller des profondeurs. Mais sans doute était-ce trop demander que de réfléchir pour certains. Incrédule, il eut un soupire devant la remarque pleine de non réflexion de Melsant de Séverac, bien décidé à tous les condamner pour ce qui ressemblait à de la curiosité mal placé. Heureusement, elles sont trois à prendre la parole pour empêcher quiconque d’ouvrir les sarcophages. Des mots emplis de sens, mais qui ne manquent pas, à quelques reprises, de piquer le duc de Lagrance. Des souvenirs de cette nuit de juillet, où il avait rencontré aussi ces créatures étranges qui avaient manqué de les tuer, et qui aujourd’hui dans le plus grand des secrets demeuraient inertes dans les jardins de Lagrance.

« Ces dames ont raison. Nous sommes trop peu armés et se risquer à libérer ces créatures dont nous ne savons rien ne semble être que suicidaire. Ce n’est pas cette épée qui nous sauvera de ces choses. Laissons les là où elles sont. » Il se tourna vers Tristan, le plus habilité à transmettre ses ordres. « Marquis, contactez vos chevaucheurs, dites leurs que les instructions n’ont pas changées et qu’ils doivent venir au plus tôt nous aider. Nous avons tout autant besoin de secours que l’Impératrice, sinon même plus. » Il eut un regard vers les sarcophages qui, malgré toutes les belles paroles, ne promettaient pas de tenir le coup forcément. Puis un autre coup d’œil vers le duc de Sombreciel, toujours à terre et accusant une lourde crise. « Les dirigeants d’Arven sont tous rassemblés ici et on ne sait pas encore ce que nous réserve nos adversaires. Qu’ils fassent vite. »

Si les paroles étaient vraies, toutes les raisons de sa décision n’étaient pas forcément évoquées. Notamment le fait que Chimène était un Pion plus qu’une Reine, et que bientôt, son utilité se perdrait face aux autres pièces du jeu. Un jeu où le duc de Lagrance ne regrettait pas de participer.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Mer 19 Oct - 1:49

M'entendre donner raison par une majorité, comprenant même mes homologues Faë avec qui les relations étaient pour le moins complexes était... Etrange, mais rassurant. L'unité naît de l'adversité disait-on. Je n'aime pourtant que peu l'idée d'une intrusion de Chevaucheurs lagrans sur mon territoire, mais j'acquiesce malgré tout. Toutes les forces seront nécessaires pour nous sortir de ce faux-pas, même s'il est difficile de se fier à ces lagrans.

Je récupère les manteaux que me tend la Duchesse de Cibella et me charge moi-même de boucher chaque grille, puisque la plupart sont déjà dans un état catatonique. Certains tombent, peinent à se lever, quand d'autres comme le Duc de Sombreciel se sente le besoin impérieux de se faire remarquer en cherchant à semer davantage la panique.

Je faiblis, pourtant, à mon tour. Je suis certainement trop proche de la source de nos maux, à m'assurer que chaque canalisation est hermétiquement close. Quand la dernière est scellée, je profite d'un court répit, adossé au mur à attendre que le plafond et le sol cessent de vouloir entrer en collision en broyant allègrement mon crâne au passage. C'est à travers ce voile trouble que j'aperçois ces hommes faire irruption, à lancer quelques sorts mortels en direction des gardes affaiblis de l'Impératrice. Je manque de m'écrouler, soutenu de justesse par Lionel qui cherche à me retenir alors que je me bornais à vouloir accélérer le pas. Je lâche, dans un souffle de frustration :

- Chimène...

Les mêmes événements se reproduisent inlassablement. Encore une fois, Chimène se fait enlever... Ils viennent certainement pour finir le travail. Et que ce soit la maladie ou le poison, il m'est toujours impossible de lui venir directement en aide. Je suis bien obligé de compter sur ce soutien extérieur, qui va rapidement nous faire défaut. Les Chevaucheurs d'Outrevent changent déjà leur priorité, à se lancer à la poursuite des ravisseurs de l'Impératrice. Lionel est prompt à réagir, même si nous avons les mains liées.

Et sceller les aérations fut finalement bénéfique, car déjà mes pensées s'éclaircissent. Nous ne sommes pourtant pas au bout de nos peines, la voix de la Princesse d'Erebor, ponctuée par celle de cet enfant, nous interpelle sur... Les morts, qui se retourneraient dans leur sarcophage. Les voix confuses s'élèvent en tout sens. La magie du Sang est à l'œuvre, nullement entravée par l'aura d'annulation. Quelle ironie.

- Et que comptez-vous faire, si ce n'est rien, hormis attendre d'hypothétique renfort ? Réveillez-vous, nous sommes déjà dans une prison, un chef d'œuvre grandiose qu'ils ont savamment préparés en usant à merveille du terrain offert. Pensez-vous réellement qu'ils cherchent à nous faire peur, et non plutôt à nous tenir éloigné ? Peut-être est-ce dans les ténèbres les plus profonds, dans cette mort qui racle et rampe, que se trouvent les clefs qui nous assureront notre salut. Croyez-le ou non, mais ce n'est pas en fermant les yeux et en détournant le regard que la situation va se régler d'elle-même.


Tout est plongé dans le noir, au loin. Je me saisis d'une des torches près de la porte, et fais signe à Lionel d'en surveiller l'accès, qu'ils ne puissent pas aller et venir comme ils l'entendent, à défaut que nous puissions sortir par cet accès. Je me suis rapproché du second garde impérial pour en récupérer la lame. Morts ou vivants, peu importe au fond. Une épée est toujours utile pour se défendre efficacement. Je ne cracherais pas dessus, ni sur l'aide de l'aîné des Séverac, mais il est déjà aux prises avec... Une femme, et un enfant. Ce ne sont que leurs voix qui s'élèvent, chargées de peur, et celle du Duc de Lagrance bien sûr.

- Laisserez-vous la peur dicter votre conduite ? Comptez-vous obéir calmement à chacune des injonctions de nos geôliers ? Choisissez votre destin, celui de vivre à genoux ou de mourir debout.

Je m'avance, dans les ténèbres. Il n'est plus question de reculer maintenant.
Qu'ils essaient seulement de m'arrêter.

Ma main entre en contact avec la pierre froide. J'adresse une courte prière à Levor, puis me campe sur mes appuis et repousse le couvercle de toutes mes forces. Ce qui ne peut être défait par le fer pourra toujours l'être par le feu.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Mer 19 Oct - 10:29

Il n’a pas besoin de feindre son trouble, le marquis. Il avait beau savoir ce qui devait se passer, le poison dans l’air ne l’épargnait, et les maux de tête qui le prenaient étaient réels, eux. Aussi réels que ces crissements, provenant des sarcophages. Il ne pouvait comprendre l’effroi que trahissaient les voix de l’enfant vraisemblablement cielsombrois et des dames d’Erebor, mais si la témérité du voltigeur de Séverac était louable, à sa manière, elle était surtout stupide. Quelle que soit la nature de ce qui se trouvait enfermé sous ces massives constructions de pierres, les choses ne pourraient pas sortir d’elles-mêmes. Que le duc d’Outrevent l’approuve lui semblait bien plus surprenant, en revanche. Il lui adressa un regard peu amène – peu lui importait qu’il lui doive le respect, en raison de leurs rangs respectifs. Cela ne voulait pas dire qu’il devait lui obéir aveuglément. Il approuvait, de toute façon, les directives de son duc.

« Votre Grâce, préférez-vous réellement compromettre la sécurité de toute la noblesse ibéenne et faë, en libérant cette menace, sans être assuré de son nombre, et de sa force ? C’est faire preuve d’une naïveté certaine, de croire qu’ils n’ont pas prévus de quoi nous surpasser. Libérez ces sarcophages, et nous courrons tous à notre perte. La témérité est parfois salutaire, mais elle est actuellement synonyme d’inconscience, et rien de plus. »

Il va peut-être trop loin, mais il pèse chacun des mots qu’il prononce. Que le duc en prenne ombrage – peu lui chaut. Il approuve, cependant que le Capitaine de Vol outreventois surveille les portes. On est jamais trop prudents – et surtout, cela l’éloigne des tombeaux qu’essayent de desceller son duc. « Si vous persistez dans votre folie, vous pouvez vous assurer que les chevaucheurs lagrans viendront protéger les gens qui se trouvent ici, et non notre impératrice. Elle est probablement plus en sécurité que nous, auprès de ses ravisseurs. Ce n’est pas là de la peur, Altesse, mais de la sagesse. Est-ce compter leur obéir, que d’assurer notre défense, s’ils veulent s’en prendre à nous ? Savez-vous seulement ce qu’ils ont pu dissimuler, dans cette crypte au-dessus de laquelle nous nous trouvons ? Vous n’avez pas su prévenir l’enlèvement de sa Majesté Chimène, comment croire que vous pouvez protéger les gens qui se trouvent ici ? »

Sans perdre une minute, par l’intermédiaire de Ferveur et des autres dragons du vol de Lagrance, Tristan relaie les ordres de son duc, de poursuivre leur route jusqu’à eux. Il n’intervient pas encore pour empêcher le duc d’Outrevent d’ouvrir le tombeau, mais il ne restera pas inactif.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Mer 19 Oct - 14:56

L’inconscience dicte les actes de l’outreventois. Notre argumentaire n’a pas su le convaincre de ne pas ouvrir les sarcophages et c’est avec appréhension que je le vois se diriger vers les sarcophages. Pur tant je ne peux le laisser faire, nous devions protéger les membres de cette assemblée pas les confronter à un danger plus grand. Alors je me dresse face au duc d’Outrevent pour l’empêcher de mener à bien son entreprise, bravant les ténèbres pour poser mes mains sur le couvercle. Les paroles du capitaine lagran me parviennent et j’espère qu’elles seront entendues.

- Justement il est question de vivre et non pas de se lancer dans un affrontement avec des morts. Votre témérité aurait-elle obscurcit votre jugement votre Grâce ?

J’accentue quelques peu mes derniers mots. Je suis consciente que mes actes peuvent jouer en défaveur de Valkyrion mais mon objectif est de préserver la vie des miens et par extension celle des autres convives. Tant pis s’il fallait froisser l’égo d’un outreventois pétri d’honneur. J’entends ces choses essayer de sortir et je ne sais si je pourrais m’opposer à Liam. S’il parvient à ouvrir le sarcophage, nos vies seront en danger, bien plus sérieusement que dans l’attente. Certes, il s’arme de feu mais rien ne prouve qu’il ait de l’effet sur ces créatures.

- La peur est présente mais c’est la prudence qui dicte nos paroles. Ma voix est ferme et déterminée, je ne suis pas disposée à affronter une ennemi dont je ne connais pas la force ni le nombre car seule une partie des tombeaux est visible. La patience est notre alliée car si vous ouvrez à ces choses qui nous dit que nous serons encore là demain pour contrer les actions des Mages de Sang ? Etes-vous prêt à jouer nos vies sur votre décision ?

Je ne sais si mes paroles l’atteindront. Je ne peux qu’espérer. Et tant pis si je dois m’attirer l’animosité du Duc d’Outrevent.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Mer 19 Oct - 16:01

Trop vifs sont les événements qui frappent l’assemblée prise de malaise. Même si les ouvertures sont bouchées, ils n’ont pas encore eu le temps de reprendre leur souffle que Chimène de Faërie est enlevée. Est-ce une grande perte ? C’est synonyme de choses inquiétantes, ça ne fait aucun doute. Pour Faërie surtout, et très certainement bientôt pour Arven. Prit au piège, fait comme des rats, bloqués et incapables de sortir même avec l’arrivée fugace de ces Mages du Sang, ils ne peuvent pas faire grand chose de plus sinon l’agitation les prendre. Une agitation qui s’efface aux bruits étranges qui résonnent au fond du mémorial. Il ne le reconnaît pas ce bruit, Anthim d’Erebor, mais les paroles conjointes de sa sœur et de son épouse lui rappelle avec douleur les sombres moments que cette dernière avait vécu après l’attaque des anges de pierre. Ils sont nombreux à ne pas vouloir ouvrir ces sarcophages, la logique elle même susurre de ne pas prendre un tel risque, et Anthim ne démord pas de cet avis. Non qu’il fut prit de peur comme pouvait le sous entendre Liam d’Outrevent à l’orgueil tout Outreventois. Non il n’en était certainement pas à ce point et au contraire, la prudence jugeait les actes avec sagesse, non avec inconséquence.

Cette fierté si mal placée, ce désir de se faire autoritaire là où chacun était capable de prendre une décision. C’en est pathétique de se faire insulter de la sorte par un homme qui n’était presque suivi par personne et qui pensait pourtant que ses actes étaient justes et bien fondés. Bien heureusement, la susceptibilité d’Anthim se bride aux vues de la situation, et tant mieux que le marquis d’Amar et la duchesse de Valkyrion prennent avant lui la parole pour calmer les choses, car il n’était pas certain que sans ça, il se soit mesuré lui même totalement. Et quand il prend enfin la parole, il est autoritaire aussi, le duc d’Erebor, et il n’hésite pas à s’enfoncer à la suite de Liam pour l’empêcher de continuer ces conneries sans écouter les avis de ses confrères. Ferme, il pose une main sur ce bras qui tente de pousser le haut du sarcophage – stupide, la lourdeur ne peut lui permettre d’ouvrir cette chose seul.

« Cessez de vous prendre pour un héros Liam, vos actes sont à cet instant plus imprudents qu’autre chose. Et je ne vous permettrez pas de mettre en danger cette assemblée sous prétexte que votre avis compte plus que celui des autres. Vous jugez notre patience inactive, mais je juge votre entreprise risquée et suicidaire. Vous n’avez aucune certitude que ce qui est enfermé ici pourra être tué de votre main. Et permettez moi de vous dire que vous jouez peut-être plus le jeu de ces mages que nous ! Maintenant si vous continuez dans votre entêtement, je ne vous laisserais pas ouvrir ces sarcophages, et je ne serais certainement pas le seul. »

Et il ne rigole pas, le duc d’Erebor, et il est impérieux, ce regard clair qui observe son homologue aussi orgueilleux et têtu que lui. Mais le roi du sable et du roc ne lui laissera pas dicter sa loi si ça signifiait mettre en danger toute les personnes qui étaient ici. Lui au moins n’était pas le seul à le penser.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Mer 19 Oct - 22:08

Apparemment, son idée d'aller voir ce qui grattait dans les sarcophages ne faisait pas franchement l'unanimité. Voire pas du tout. Il retint un profond soupir de lassitude alors que c'était une véritable levée de bouclier face à lui. Le seul qui semblait du même avis que lui était Liam d'Outrevent. Qui défendait son point de vue, tandis que tout Erebor s'y opposait. Ainsi qu'Astrid de Valkyrion, Denys du Lierre-Réal, Tristan d'Amar. Et tout cela commençait sérieusement à énerver le Séverac. Certes, ces arguments se tenaient, mais ils étaient dictés par la peur d'anciens traumatismes. Il était quasiment évident que ce qu'il y avait là dedans était dangereux et néfaste. Mais Melsant préférait en ouvrir un et voir avec quoi ils étaient enfermés que de faire l'autruche et attendre que cela sorte de là dedans. Parce qu'il trouvait quand même idiot de réanimer il ne savait trop quoi là dedans sans donner à ces créatures l'occasion de sortir. Pour lui, il était clair que cela allait leur sauter à la tronche à un moment donné.

Et seul Liam pensait comme lui, alors que le Duc d'Erebor venait l'empêcher de soulever le couvercle.

« Vos arguments à tous sont recevables évidemment. Nous pouvons effectivement attendre sagement ici qu'on vienne hypothétiquement nous sauver, alors que l'impératrice a été enlevée. Évidemment, la retrouver est secondaire. »

Le ton de Séverac suintait d'ironie. Il n'attendait aucun secours des Faës, voilà tout. Il n'avait jamais compté que sur lui même et cela allait continuer. Sa fratrie, presque au complet était présente. Oui, il y avait un risque à soulever un couvercle.

« Sérieusement, que pensez-vous qu'il y ai là dedans ? Des morts. Des corps. Et si les Mages les ont réanimé, ce n'est sans doute pas pour qu'ils demeurent là dedans à gratter le couvercle. Vous préférez qu'ils en sortent ensemble et nous attaquent en masse ? »

C'était également un risque. Melsant, déjà proche du sarcophage, mais de l'autre côté par rapport à Liam. Et le duc comme le Séverac avaient récupéré les armes des gardes, alors que tous les autres étaient désarmés. Il joua donc l'air de rien avec son épée, comme pour un rappel silencieux de cet état de fait. Anthim pouvait bien menacer, il n'était pas en mesure de mettre sa menace à exécution. Sans compter que Melsant était un excellent combattant. Bien sûr si tous se ruaient sur Liam et Melsant, il y avait un risque qu'ils soient submergés. Mais pas sans avoir blessés gravement quelques assaillants au passage. Et si jamais ils libéraient un monstre et que celui-ci tuait les siens ? Il préférait ne pas y penser, suivant simplement son instinct.

« Priez donc Sithis pour que ces âmes tourmentées retrouvent le repos, et défasse ce que ces Mages ont fait. »

Tout en parlant, Melsant s'était rapproché d'Anthim. Il le repoussa violemment d'un coup d'épaule pour dégager le chemin, avant de pousser le couvercle de concert avec Liam. Il était temps d'affronter le danger au lieu de chercher à le fuir.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Mer 19 Oct - 23:53

Ils parlent, ils s’invectivent, et la froide princesse de Valkyrion sent que, petit à petit, sa patience s’amenuise. Sont-ils tous des pleutres, un ramassis de lâches incapables de décider ce qui doit être accompli ? L’enlèvement de la rouquine faë ne lui fait ni chaud ni froid, elle savait, Ljöta : l’Ordre savait que quelque chose aurait lieu lors du Mémorial, et elle trouve une satisfaction morbide à l’idée que tous, sûrement, n’en réchapperont pas vivants. Les bras croisés, elle observe le remue-ménage, calculant le pouvoir respectif des deux camps en présence : le commando « ouvrons le paquet-cadeau du Destin », et le groupe « vu que le duc d’Outrevent s’est délesté de son balai temporairement, utilisons-le sur nos propres personnes et chialons comme des mauviettes ».

Son allégeance irait plutôt au trio d’ouvre-boîtes. Résolument, elle glisse le doigt le long de l’assise de son banc sur un clou qui dépasse, entaillant son index et barbouillant sa lèvre inférieure des gouttes de sang qui ont perlé sur sa peau albâtre de fille des glaciers. Le goût cuivré berce un instant sa langue, et elle ferme les yeux une seconde – juste le temps d’adresser une prière à Sithis et Lida. Exaspérée, elle se lève de son siège et traverse la salle à grands pas énergiques, maintenant que les effets délétères de la nausée se sont dissipés. Elle s’arrête près de Mélisende de Séverac, lui adresse un regard cryptique – ne fais rien pour le moment, Fille du Poison, agis si je suis abattue – et, en passant, effleure le front du petit blotti contre son homologue de la Confrérie. Une goutte de sang pour l’enfant – qu’il soit gardé, ô Sithis, car il est innocent. Puis, s’arc-boutant des deux bras contre le couvercle de pierre sous lequel gît supposément Obéron de Faërie, entre Lionel de Rivepierre et Melsant de Séverac, elle prête main-forte aux trois hommes.

Si le Destin lui avait prédit qu’elle s’allierait un jour à Liam d’Outrevent, ô Sombre Mère

A l’intérieur du sarcophage, les grattements se sont interrompus. Tandis que le couvercle glisse, pouce à pouce, une ouverture se fait entre la dalle et le réceptacle. De toutes leurs forces, ils poussent, les quatre téméraires ; et un murmure se fait entendre dans le sarcophage entrouvert. L’Écoutante soudain sursaute : dans l’ouverture, une main squelettique, toute d’os et de haillons, s’est glissée par l’entrebâillement et agrippe la dalle du gisant, glissant le long de l’arête de pierre jusqu’à ses doigts d’assassin.

Un instant, incrédule, la princesse observe la main recouvrir la sienne, n’osant pas bouger et retenant son souffle ; délicatement, les jointures squelettiques enserrent les siennes, détachent sa main, caressent doucement l’intérieur de sa paume. Elle avale sa salive, troublée, tourne la tête vers l’aîné de Séverac, ouvre la bouche pour parler – mais tout à coup, la main squelette enserre son poignet dans un étau de fer, et tire – vers l’intérieur du sarcophage. La dalle pivote avec une légèreté stupéfiante pour un objet aussi lourd, juste le temps pour l’assistance médusée de découvrir un squelette couronné d’or – puis les bras décharnés attirent la princesse, et la dalle se remet en place.

Cela n’a duré qu’une fraction de seconde.
L’assistance choquée, le silence s’installe, juste l’espace de quelques battements de cœur ; puis soudain, les onze autres sépultures s’ouvrent de concert, laissant émerger autant de squelettes revêtus de ce qui furent sûrement naguère de magnifiques atours. Le duc d’Outrevent et le marquis d’Automnal sont rapidement débordés par les quatre silhouettes qui s’en prennent à eux – les autres ne restent pas inactifs. Soutenus par la magie du Sang, ils traversent l’assemblée comme un vent de panique, se choisissant chacun une victime. Lorsque deux des quatre combattants battent en retraite dans leurs cercueils de pierre, entraînant avec eux le duc Liam désarmé et fermement maintenu, leurs sept complices ont enlevé la sultane Sitara, la duchesse Astrid, le duc Castiel, la duchesse Marjolaine, la duchesse Jehanne, le prince Gabin et la princesse Madeleine. Des deux guerriers trépassés restants, l’un entraîne le petit Arsène sur son épaule avant de se faufiler dans son sarcophage – et le dernier tombe sous les coups de Melsant de Séverac, sa couronne d’argent roulant au sol. Son cercueil reste ouvert – sur un souterrain sombre…

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Jeu 20 Oct - 1:08

Pendant quelques secondes, tu perds conscience. Tu te réveilles, pourtant, bien en vie, soutenu par Melbren, qui t’encourage à revenir t’asseoir, bien tranquillement. Tu veux croire aux mots rassurants de Melsant, mais l’état de tous se détériore de plus en plus et bientôt, ton frère n’a même plus la force de te tenir debout et c’est à deux que vous allez vous échouer aux côtés de Mélisende, à même le sol. Pour mieux être les témoins impuissants de l’enlèvement de Chimène et de la mort de ses deux gardes.
Personne ne viendra vous sauver.
Personne.
Plus personne.

Que le poison ne soit plus aussi efficace, que vos esprits s’éclairent, ne t’aide étrangement pas. Tu es sensible, Castiel, apeuré, et ce tombeau sera ton tombeau, tu le pressens. Tu n’es plus cohérent dans tes propos, dans les inquiétudes que tu distilles aux oreilles de Mélisende et Melbren, passant de l’hystérie au calme sans prévenir, avant que l’épuisement ne te prenne. À la fin d’une heure où la voix musicale d’Alméïde vous indique la nouvelle source de danger. Celle qui gratte dans les sarcophages. « Une raison de plus de brûler les morts », réussis-tu à articuler dans un instant de lucidité, plein de mauvaise foi. Pour sûr, ÇA, ce ne serait pas arrivé en Sombreciel ! Commentaire qui n’est pas entendu, dans les avis sur la marche à suivre qui se font entendre de tous les côtés. Dont de celui de… de ton frère. Que tu fixes d’un regard fiévreux. Haineux. « Pourquoi dois-tu être aussi stupide, Melsant ? », grinces-tu alors que tu l’entends se rallier à Liam d’Outrevent, évidemment appuyé de son petit ami. Ce n’est pas dans les habitudes de Melsant, pourtant, mais là ! Peut-être ce poison a-t-il affecté vos capacités ? Peut-être qu’en plus de la magie, on veut vous dérober votre savoir, complètement vous annihiler ? Cette perspective ne te calme évidemment pas et tu recommences à hyperventiler, les larmes coulant sur tes joues.

Les discussions s’enflamment de plus belle, tu ne pensais jamais soutenir Anthim d’Erebor dans ses paroles, et alors que ledit Anthim d’Erebor est en plein échange de mots aimables avec ton (stupide) frère aîné, Melbren profite de son absence pour se diriger, en catimini, jusqu’à sa tendre épouse et sa tout aussi tendre sœur, soit Sitara et Alméïde. « Votre Grâce, princesse. Le baron de Vivessence s’incline devant chaque femme, affichant sur ses traits une expression inquiète qui change radicalement de celle habituellement malicieuse qu’il arbore. Sa voix est basse, préoccupée, alors qu’il jette des coups d’œil inquiets autour de lui. Sa Grâce Castiel ne se sent pas très bien, même depuis que les entrées d’air aient été bouchées, et… j’ai bien conscience des ordres de Son Altesse Augustus, mais en la qualité de médecin en apprentissage de la princesse d’Erebor, j’aimerais qu’elle vienne le voir. La requête est pour la sultane, mais c’est à la princesse elle-même qu’il offre sa dernière supplication. S’il vous plaît. »

Il suffisait d’une dernière personne pour réussir à ouvrir un sarcophage.
Le temps d’une demande honnête, timide, d’un frère à une dame. Le temps pour une princesse couronnée de sang et d’or de traverser la salle et de prêter main forte à ceux déjà à l’œuvre.

Déjà épuisé, tu ne peux te défendre contre le squelette qui vient te chercher, mais à la vue du dédale étroit dans lequel il t’entraîne, tu paniques. Tu hurles, tu te débats, contre ce squelette dont la force est nettement supérieure à la tienne, pleine de cette Magie du Sang contre laquelle tu ne peux rien. Jusqu’à ce que la peur prenne le dessus, jusqu’à ce que ton souffle trop court joue contre toi et que tu t’effondres sur l’épaule du squelette qui te transporte. Tu le sens, un instant, gambader, même, siffloter. « Rhéa ? » C’est ton dernier instant, avant que les ténèbres t’emportent.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Jeu 20 Oct - 18:32

Il était revenu se blottir contre Mélisende, quant tout le monde avait commencé à parler et à argumenter pour ou contre l’ouverture des sarcophages. Lui était contre, résolument contre même, mais que pouvait une frêle voix d’enfant contre tous ces Ducs couronnés ? Pas grand chose, et il le savait pertinemment, Arsène. Mélisende, c’était la seule personne qu’il connaissait ici, la seule qui, il le savait, accepterait sans broncher qu’il se colle à elle. Car il était terrifié, Arsène, et ses grands yeux inquiets se levèrent sur le visage de la princesse de Valkyrion qui s’était levée pour rejoindre les hommes près des sarcophages, effleurant son front au passage.

Et le pire arriva. C’était sûr, il le savait, Arsène, que cela ne pouvait pas se passer aussi bien. Un squelette décharné s’empara de la main de la jeune femme, avant que quiconque ne puisse vraiment réaliser, et l’entraîna dans sa tombe. Le silence se fit plus assourdissant que jamais, avant que les autres sarcophages ne libèrent leurs propres squelettes dans un bel ensemble. Quel chance avait-il, les humains, même l’épée à la main ? Ceux qui avaient clamé les protéger se retrouvèrent vite débordés, et bientôt, les gens de l’assemblée furent enlevés à leur tour. Il se pensait brave Arsène, fort et intrépide, mais c’est bien la peur qui brillait dans ses yeux face à cette scène qu’il ne savait comment appréhender.
Jusqu’à ce qu’il ne reste que deux squelettes, et qu’un l’un d’eux s’emparent de lui. La panique s’engouffra en lui, comme un torrent qu’il ne pouvait stopper, et il eût beau se débattre et hurler, il n’était pas assez fort pour lutter.

Le squelette s’engouffra dans le sarcophage, dévoilant un long tunnel souterrain. La faible lueur qui provenait du mur suffisait à peine à distinguer celui - celle - qui s’était emparée de lui. Elle le posa à terre, et la panique reflua pour laisser place à une curiosité débordante. A peine nota-t-il distraitement qu’il n’avait plus peur, l’enfant, tellement il était fasciné. La robe blanche, la couronne d’or, il n’y avait nul doute à avoir. Cassandre lui avait appris, comme on l’apprenait à presque tous les enfants d’Arven, l’histoire de ces grands hommes et femmes, il y a mille ans de ça, qui fondèrent la Rose Écarlate. Titania. « Vous... Vous êtes Titania de Faërie. » ce n’était pas une question, mais une affirmation. Elle était, ou avait été, il ne savait pas trop, une légende. Une grande Dame. Elle avait sauvé Arven.

L’enfant ne rechigna pas quand cette Reine d’il y a longtemps le prit par les épaules pour le guider sur le chemin de terre. Vers où ? Il l'ignorait pas, et n’en avait cure. Magie ? Ou réelle fascination ? Il n’en savait rien, Arsène, et cela ne le préoccupait absolument pas. A peine songea-t-il à ceux laissés à l’air libre, à leur inquiétude qui devait être sans bornes, mais que pouvait-il y faire ? Et puis, cette Reine avait sauvé Arven, il y a mille ans. Pourquoi lui voudrait-elle du mal, malgré son apparence quelque peu étrange aujourd’hui ? C’était la Sahmain, trois nuits où les morts revenaient jouer avec les vivants, où Sithis laissait ceux sous sa garde s’échapper, pour quelques heures.

Il n’avait rien à craindre. Titania de Faërie ne lui ferait pas de mal, il en était persuadé. Et tandis qu’il précédait sa guide, sentant ses mains squelettiques sur son épaule, Arsène ne pût retenir ses questions. « Où va-t-on ? Vous auriez pu demander, vous savez, tout le monde aurait été ravi de vous aider. Vous êtes des héros. Des légendes. On apprend vos noms dans les livres. Quand j’étais petit, je jouais que j’étais Obéron de Faërie. Ca ne vous fait pas mal, d’être un squelette ? » Que des questions pertinentes.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Ven 21 Oct - 0:13

Elle tremblait, la duchesse, alors qu’ils ouvraient les sarcophages. Elle avait écouté, avec une colère non feinte, leurs opposants défaire leurs arguments, prétextant qu’ils étaient des pleutres. Elle bouillonnait, face à ces fiers bras, poussant le sarcophage. Il lui brulait de dire que si leurs sœurs, frères, familles, s’étaient retrouvés transformés en statues de pierre prêtes à les assaillir pour leur frère subir le même sort, alors ils ne feraient pas les fiers comme ça. Elle n’en a pas réellement le temps, cela dit, que le premier sarcophage est ouvert. Il lui démange, aussi, d’aller gifler le marquis cielsombrois et le duc d’Outrevent, pour l’inconscience et l’égoïsme dont ils font preuve. Sans doute le malaise qu’elle ressent encore et qui peine à s’estomper, la privant de ses forces, l’en empêche. Et c’est fort heureux, même si elle en ressent une grande frustration.

Elle blêmit, lorsque la princesse kyréenne fut comme absorbée dans le cercueil, bien qu’elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle n’avait récolté que ce qu’elle méritait. Ce n’était rien, toutefois, lorsque les autres s’ouvrirent simultanément, manquant de la faire chuter. Elle resta sur ses jambes uniquement par l’intervention du squelette qui l’attrapa avec délicatesse mais fermeté, l’emmenant avec elle.

Elle se sentait paniquer, à la crainte qu’il lui arrive quelque chose, que l’on s’en prenne à son enfant bien loin d’exister encore. Elle se fige, n’avançant que par réflexe parce que le squelette qui l’avait éloignée du Sépulcre et de l’Assemblée la maintenait par le coude, et favorisait sa progression, sans qu’elle ne se fasse mal. Elle fronça les sourcils, reconnaissant qu’il s’agissait là d’une femme – ou du moins, ses parures le lui laissaient penser. Elle s’attarda plus en avant sur le bijou autour de son cou, à l’image d’Erebor. Se pouvait-il qu’elle soit… bénéfique ? Elle n’était toujours pas rassurée, la Sultane, mais elle pouvait peut-être parlementer, avec la femme. Aïfa. Elle avait étudié l’histoire de ces souverains, qui avaient œuvré pour la paix en Arven. Elle l’avait revue, grâce à la Tour Blanche. Elle était perdue, malgré tout.

« Êtes-vous là pour vous opposer à ces mages du sang ? Voulez-vous nous soustraire à leur emprise ? Pourquoi m’avoir choisie, moi, parmi tous ces gens ? »

Elle ne savait que penser.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Ven 21 Oct - 12:57

Elle se sent soutenue, Alméïde, quand d'autres voix s'élèvent pour l'approuver. Que les duchesses s'expriment en son sens la rassure mais les paroles du duc d'Outrevent l'affligent. Que pense-t-il ? Qu'elle compte rester sans rien faire ? Que prudence est synonyme d'oisiveté ou d'inaction ? D'autres tentent de les raisonner, les uns après les autres, y compris son frère qui s'avance, rapidement repoussé par le marquis d'Automnal. Alméïde assiste à la scène avec consternation mais bientôt, son attention est retenue par une voix qui s'adresse à elle. Melbren de Séverac se tient devant elle et Sitara, l'air sincèrement inquiet et il lui suffit de suivre son regard pour comprendre quelle en est la raison. Castiel n'est pas bien. Pas bien du tout. Elle pensait que peut-être, les minutes s'écoulant, l'apaisement finirait par le gagner un peu mais force est de constater que son état semble empirer depuis quelques minutes. La princesse jette un coup d’œil à la sultane puis au baron de Vivessence, acquiesçant doucement. Bien sûr qu'elle va aller le voir. Au moins, elle aura l'impression d'être un peu utile dans ce chaos et elle n'aura pas à constater la bêtise de ceux qui s'obstinent à vouloir foncer tête baissée sans savoir ce qui les attend. Mais à peine a-t-elle fait un pas en direction de la délégation cielsombroise que tout s'enchaîne.

Le crissement de la roche, suivi d'un silence de plomb, l'incite à tourner la tête. Juste à temps pour apercevoir la princesse de Valkyrion se faire entraîner dans le sarcophage qui se referme sur elle. Un frisson glacé monte le long de sa nuque et c'est l'angoisse qui la paralyse tandis que les autres couvercles de pierre glissent pour laisser passer ceux qu'ils gardaient. Les squelettes s'approchent et bien que certains se débattent, ils se font un à un entraîner dans les sarcophages. Alméïde aperçoit alors Sitara se faire agripper fermement et dans un élan irréfléchi, elle s'élance en avant, tentant de la rattraper. Mais la pierre se referme avant qu'elle ne l'atteigne et la princesse se retrouve devant le sarcophage désormais inébranlable, la panique la gagnant peu à peu. Autour d'elle, tout se passe très vite et soudain, le silence retombe, à peine rompu par le tintement d'une couronne d'argent sur le sol de pierre. Elle se retourne pour l'apercevoir. Hypérion.

Que ne donnerait-elle pas pour entendre la voix de Simon à cet instant ? Pour suivre ses conseils avisés et le questionner afin de comprendre ce qu'il se passe. Les fondateurs de la Rose Écarlate viennent d'enlever bon nombre d'entre eux et elle ne sait si elle doit y voir un bon ou un mauvais présage. Est-il possible que les mages du sang les contrôlent ou agissent-ils de leur propre chef ? La peur la tiraille et elle s'avance doucement jusqu'aux restes de l'empereur de légende pour ramasser sa couronne qu'elle dépose avec respect sur l'une des dalles de pierre. Puis elle se dirige vers le sarcophage resté ouvert, le cœur battant, avant de se tourner vers Anthim, sa voix n'étant plus que murmure. « Il y a un tunnel là-dessous. On doit... on doit y aller, on doit retrouver Sitara. » Sa voix se brise tandis que son regard tombe à nouveau sur le marquis d'Automnal. Regard plein de reproche et laissant paraître un mélange de colère, de peur et de tristesse. Elle ne dit pas un mot pourtant, décrochant une torche du mur avant de relever les yeux vers son frère. Dans son regard, une détermination nouvelle ; elle ne laissera pas sa belle-sœur se faire emporter sans rien faire, que celle-ci soit réellement en danger ou non.


Spoiler:
 

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To see a world in a grain of sand and heaven in a wild flower. Hold infinity in the palms of your hand and eternity in an hour.
William Blake


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Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus
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