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 Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Ven 21 Oct - 14:09

Je suis consternée de voir Ljöta rejoindre le duc d’Outrevent et le marquis d’Automnal. J’ai espéré qu’ils changent d’avis face aux arguments de chacun mais rien n’y fait. Je ne peux lutter pour les empêcher d’ouvrir le sarcophage. Je me fige lorsqu’une main squelettique saisit celle de ma belle-sœur avant de l’attraper pour la précipiter dans les ténèbres du tombeau. Ce moment de stupeur est rapidement balayé par le bruit des sarcophages s’ouvrant et les morts enlevant des cibles parmi nous. Dans la confusion qui s’ensuit  je suis emmenée. Je cherche à me détacher de cette prise squelettique mais elle ne cède pas. Je ravale la peur que je sens monter en mon sein pour observer et déglutis difficilement. Ma gorge est asséchée. Je ne suis pas la seule aux prises avec les morts. Stupide décision…

La lumière diffuse me permet de voir un peu ce qui m’entoure, j’observe le chemin mais ces souterrains ne m’aident guère. Alors je porte mon attention sur les atours de mon guide. Mes yeux s’arrêtent sur le bouclier porté dans le dos, sa forme appelle celle des boucliers des skjaldmö et je peux distinguer les armes d’Ibélène. Parmi les fondateurs de la Rose, je ne connais qu’une seule personne portant ses distinctions, Astrée. Je ne sais si je dois me réjouir ou non de la situation. Pour l’instant, je n’ai pas l’impression de devoir craindre pour ma vie, même si j’aurai préféré que les morts restent dans leur monde, mais la Sahmain est propice à l’interférence entre les mondes.

- Pourquoi nous avoir emmenés ? Où allons- nous ?    

J’ai de nombreuses questions mais obtiendrai-je une réponse ? Rien n’est moins sûr. Cependant, je tâche de me rassurer en arguant du fait que je me trouve avec un de nos héros. Je me demande si nous nous éloignons du Sépulcre et de son aura d’annulation et cherche à ressentir ma magie.  

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Dernière édition par Astrid d'Evalkyr le Ven 21 Oct - 22:58, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Ven 21 Oct - 19:14

La réaction de Liam ne l’étonne pas plus que ça. A vrai dire, ne pas la prévoir aurait été une erreur de calcule, mais Denys avait espéré que le duc d’Outrevent fasse preuve d’un peu de bon sens. Mais ce terrible caractère à vouloir se donner en spectacle, cette autorité pathétique qui donnait la nausée et cette tendance à être aussi têtu qu’un âne faisait les talents de son homologue Outreventois, à tel point que oui, la surprise n’en était pas une. L’oisiveté donc, c’était ce dont ils étaient accusés pour faire preuve de patience et prudence. Risible. Il en décroche un regard empli de mépris Denys, mais ne se fatigue pas à répondre, sachant pertinemment que les choses ne changeraient pas. Pas avec sa parole en tout cas que Liam prenait souvent un malin plaisir à contredire.

C’est l’intervention de la princesse de Valkyrion qui marque définitivement la fin de leur fictive sécurité, même si sa vivacité de celle-ci ne manque pas de surprendre plus d’une personne. Mais ce n’est rien face à la manière dont elle disparaît dans le sarcophage, disparition qui emplie d’effroie. Une poignée de seconde, et elle se retrouve happée dans les ténèbres du sarcophage, emportée par une main squelettique qui éveille un long frisson chez le duc de Lagrance. Il ne peut le nier, une part de peur lui glace un instant le sang. Et les choses ne s’arrêtent pas aussi facilement, car les autres sortent de leur tombeau, emportant dans une vague de confusion et de cris des membres de l’assemblée. Dont son épouse, accrochée pourtant à son bras qui se fait enlever sans somation. « Marjolaine ! » Il cri son nom, tente de l’attraper mais trop tard, le sarcophage s’est refermé. Impossible de le déplacer, comme si la pierre était définitivement scellée.

Tout c’est passé si vite, et quand le silence revient dans le mausolée, c’est l’inquiétude, l’angoisse, la peur qui marque les esprits. Personne ne sait vraiment ce qu’il se passe, pas même lui, membre de l’Ordre du Jugement. Ce n’était pas prévu, et c’est d’autant plus frustrant de ne pas avoir la moindre idée de ce qui les attendait. Et les autres ? La voix de la princesse d’Erebor brise à nouveau le silence pour révéler une ouverture, un tunnel pour suivre les ravisseurs de leurs proches. Risquer sa vie dans les profondeurs du Mémorial ? Ca n’avait rien de prudent et d’engageant. Et un instant, Denys préfère se convaincre que sa présence pour retrouver les disparus ne sera pas nécessaire. Alors pourquoi ce sentiment qui le traverse et l’angoisse ? Qui le pousse à vouloir descendre ? Il l’ignore, mais il contemple silencieusement cette ouverture dans le sol, cet escalier qui devrait leur permettre de retrouver les autres… et peut être comprendre. Ils n’étaient après tout pas plus en sécurité ici. Pas vraiment du moins.

« C’est certainement dangereux là en bas… Mais vous avez raison, on ne peut les abandonner, il faut les retrouver. »

Il se tourna vers le marquis d’Amar, le mieux placé pour l’accompagner après tout, et en qui il avait relativement le plus confiance. Celui-ci acquiesça, comprenant les pensées de son duc pour le suivre. Et à dire vrai, retrouver Marjolaine n’était pas la seule raison de Denys pour descendre là bas, même s’il ne pouvait nier avoir beaucoup d’inquiétude pour elle.

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Dernière édition par Denys du Lierre-Réal le Lun 24 Oct - 9:13, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Ven 21 Oct - 23:47

Les voix continuent de s’élever dans mon dos, de cette masse de contestataires, et surtout de ceux, encore plus sévères, qui ne font strictement rien. Ils critiquent, s’opposent… Mais n’émettent pas la moindre proposition, hormis attendre, et faire le jeu de l’ennemi. J’en ai assez de me répéter, et balaie leurs arguments nés de la couardise, d’une situation passée ou à venir. Si nous ne faisons rien, les morts déferleront sans que nous ne puissions exercer le moindre contrôle, et cela, Melsant de Séverac l’a parfaitement compris… Alors que Tristan d’Amar s’oublie.

- C’est justement pour diminuer le risque, en les prenant un par un, qu’il est nécessaire d’agir ainsi. Je préfère croire en une réussite utopique que me complaire dans l’échec.

Je me stoppe, pour lui rendre un regard froid et haineux, quand il est question de l’Impératrice de Faërie, notre Impératrice. Et il m’accuse, à rejeter la faute sur moi… Terriblement prévisible, mais ce comportement odieux réussit à éveiller ma colère.

- Alors restez à ne rien faire, Marquis, c’est encore ce que vous faites de mieux ! Vous n’avez jamais prévu d’agir autrement que pour votre propre compte. Je ne suis rien d’autres qu’un prétexte bien facile pour vous détourner de votre devoir envers votre Impératrice.

Une main se pose sur mon bras, ferme. Je baisse le regard dessus, et me stoppe un instant dans mon geste, contrarié par cette interruption, avant de croiser le regard clair du Duc d’Erebor. En voilà un qui parle avec raison, et ne joue pas les timorés quand il est question de défendre sa position. Peut-être aurait-il réussi à me faire plier, lui, le Duc d’Erebor, si d’autres voix n’étaient pas venus contredire son discours et celui de la Duchesse de Valkyrion. Ne leur en déplaise, mais je ne suis pas le seul à penser ainsi. Et déjà, Melsant de Séverac le repousse pour venir me prêter main-forte, suivi peu de temps après de Lionel qui a quitté son poste. Je lui avais demandé de rester garder la porte… Lui arrive-t-il parfois de m’écouter ? Plus étonnant encore est l’intervention de la Princesse d’Evalkyr qui se glisse, silencieuse, à nos côtés. Nous sommes quatre, à s’élever… Mais peut-être avons-nous trop attendu avant d’agir, car nous avons à peine le temps de repousser l’imposante dalle que les morts se lèvent, sans la moindre assistance.

- C’était ce qui était à craindre…

Ils n’ont pas eu besoin de notre aide pour s’extirper de leur cercueil, et là où nous aurions dû pouvoir les neutraliser séparément, nous nous retrouvons rapidement dépassés avec seulement deux capables de se défendre. Ils emportent déjà d’autres personnes, à la suite de la Princesse de Valkyrion, et j’assiste impuissant à la scène en cherchant à tenir en respect les deux guerriers immortels qui me font face. La partie risque d’être serrée… D’autant plus que Lionel s’est mis en tête de me soutenir, armé ou non.

- Tu me gênes… Recule.

Mes propos sont durs, mais ne parviennent pas à faire fléchir sa résolution. Je suis obligé de le repousser d’un coup d’épaule bien placé, quand l’un des squelettes se rue vers nous. Je me déséquilibre inutilement et gâche un temps précieux, suffisant pour que le second me ceinture. La torche s’éteint, en tombant au sol, et la luminosité déclinante m’aide encore moins à ajuster mes coups. Ils portent, pourtant, mais les immortels n’en ont cure, et celui qui me fait face garde même la lame entre ses côtes pour mieux me la soustraire. Je continue de me débattre, et ruer, les forçant à m’attacher quand ils m’entraînent dans les tunnels dissimulés sous les sarcophages. Une autre issue… C’était une pensée folle que j’avais émise, mais conforme à la réalité.

Frustré de mon impuissance, et transporté de façon humiliante, je me retrouve seul, cerné par mes geôliers qui m’entraînent vers les profondeurs. J’ai cessé de me débattre, jugeant l’effort inutile pour préserver plutôt mes forces… Observer, et réfléchir. Est-ce réellement la magie du Sang qui est à l’œuvre, ou bénéficient-ils plutôt de la grâce de la Samhain ? Je l’ignore, tout comme le sort qu’ils nous réservent, mais c’est presque préférable d’être ici avec feu-Johan d’Outrevent, que là-haut.

- Où allons-nous ?

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 23 Oct - 10:54

Castiel, non Castiel. Je le sens s’effondrer, suffoquer, ne plus respirer. Je m’affole.  Je fournis mon manteau pour boucher les grilles d’aération. Je me sens exténuer et pourtant, il faut continuer et tenir.  Je ne réagis pas quand ils arrivent, chevaliers masqués pour enlever Chimène. Je suis impuissante et même en tant qu’ambassadrice d’Ibélène, ce n’est pas mon rôle de m’occuper de la petite Impératrice dotée visiblement de gardes incompétents... La pauvre... Au fond de moi, je la plains. Elle n’est pas aidée. Vraiment pas aidée. J’entends vaguement les ordres du chef de groupe qui nous dit de rester là, qu’on vivrait... Pourquoi on l’écouterait ? Lui, le kidnappeur d’impératrice, pourquoi ? Un rebelle, tous sauf un défenseur de la paix ! Je comprends le lourd débat que tient les ducs et duchesses de Faërie, et  j’avoue, je ne sais pas vers qui me positionner, ils n'ont pas tord - Denys et Gaëtane, mais les arguments de Liam se tiennent aussi.

Je regarde mon fils d’un air très inquiet lorsqu’il affirme que quelqu’un creuse... Creuse ? Le mur ? La paroi ? Les sarcophages.... ? Mon regard suit son mouvement de bras, regarde le bout de son doigt. J’écoute tour à tour Melsant, Arsène et Castiel. Prier Sithis... Prier Lida... Même prier tous les dieux possibles et inimaginables. On vivait en enfer, on frôlait la mort et le pire dans tout ça... Nous avions entrainé Arsène sans le savoir dans tout ça.  

Lorsque les squelettes enlèvent les convives, je reste proche de Melsant. Arsène a disparu - à nouveau. Je passe mon temps à chercher cet enfant... La malchance s’abat sur nous, nous sommes perdus, cette fois c’est certain. Sithis ne pourra pas nous sauver.
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 23 Oct - 10:56

L’enlèvement de Chimène, je m’en moquais pas mal... qu’on se le dise.  Je suivais Denys, je n’allais pas envoyer mes chevaucheurs à sa rescousse alors que nous étions là, enfermés, pris au piège avec d’étranges bruits qui provenaient des sépultures.... Je m’adressais à mon frère, Gabin pour qu’il relaie les informations à ses chevaucheurs.

«  Les chevaucheurs de Cibella doivent venir à notre rescousse avec ceux de Lagrance. Ceux d’Outrevent seront plus à même, connaissant le terrain de mener à bien les recherches pour secourir l’Impératrice Chimène.  Une fois libérés, nous irons l’aider avec nos pouvoirs et nos ressources ! La situation est trop dangereuse ici, elle a déjà été enlevée une première fois et est ressortie vivante. Je suis certaine qu’elle s’en sortira à nouveau. »

La mauvaise graine jamais ne meurt... J’écoutais Anthim, pertinent et sage. Je préférai sauver ma peau plutôt que celle de l’Impératrice.  Mon frère me regardait en faisant les gros yeux, je lui faisais signe de donner les ordres qu’il fallait ! Nous n’allions pas moisir ici pour les beaux yeux de l’Impératrice. Toute la noblesse était présente, que valait sa vie par rapport à celle des nobles d’Arven ? Absolument rien ! Les propos de Liam étaient déconcertants, quoique pas étonnants ! Le plus fidèle... Toujours, en toute circonstance. Je lui lançais un regard glacial, en grande égoïste - cela faisait bien longtemps que j’avais tourné le dos à Chimène, incapable de tenir son rôle entre ses mains. Aujourd’hui en était encore la preuve formelle qu’elle n’était pas capable de porter sa couronne.

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Dernière édition par Gaëtane de la Volte le Dim 23 Oct - 17:13, édité 5 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 23 Oct - 14:33

Melsant fixait le squelette à ses pieds. Tout était allé très vite. Ils avaient été 4 à s’élever contre les autres, à ouvrir le sarcophage. Ljota avait été happée par une main. Et cela avait été le tour des autres. Les cercueils s'étaient ouverts et les morts en étaient sortis pour les enlever. Melsant s'était interposé comme il avait pu, remportant son combat contre un mort. Et pas n'importe lequel... Hypérion d'Ibélène... Ces squelettes étaient les dépouilles de monarques légendaires... Le Voltigeur adressa une prière pour l'âme de ce héros des temps jadis, avant de s'excuser dans un murmure. Qui devait-il emmener ? Son cercueil était le seul encore ouvert... La voie vers les autres. Castiel et Arsène avaient été enlevés. Et tant d'autres.

Alémide d'Erebor le rejoignit, pour récupérer la couronne, religieusement, avant de prendre la parole, non sans jeter un regard de reproche à Melsant. Il n'était pas persuadé que tout cela soit la faute des quatre téméraires. Après tout, les autres squelettes étaient sortis tout seul, sans aucune aide. Ils avaient emmené tout le monde de façon assez... pacifique. Melsant avait-il commis une erreur en s'attaquant aux restes d'Hypérion ? Peut-être... Ce qui était fait était fait pourtant. Il ramassa l'épée du squelette, puis celle abandonnée par Liam. Trois épées en tout et pour tout. Et il venait de voir que cela n'était pas spécialement très utile pour vaincre des morts. Le combat avait été ardu.

Il s'approcha donc du tombeau, jeta un œil à l'intérieur. Évidemment, qu'il allait y descendre. Son frère s'y trouvait. Et d'autres innocents...

« Vous pensez que les Mages de Sang peuvent faire ça ? Ou bien qu'il y a là un dessein tout autre et que les ravisseurs de l'Impératrice n'ont pas prévu ? »

C'était tout aussi plausible. C'était ça le pire. L'incertitude... Était-ce là une aide inespérée, ou... un piège cruel ? Il tendit les deux épées des gardes ramassées plus tôt à qui voulait les prendre, conservant celle d'Hypérion... que cela soit une bonne chose ou non.

« Enfin, peu importe, il faut aller les chercher. »

Il regarda les autres. Certains semblaient lui en vouloir pour ce qu'il s'était passé. Il ne restait que Lionel, son homologue Fae, qui avait été de son côté.

« Est-il utile de souligner le fait qu'ils sont sortis de leur cercueil sans aucune aide ? Cela devait arriver, quoique vous en pensiez. »

Alors inutile de le regarder avec autant de désapprobation. Refiler une épée à Anthim d'Erebor n'était sans doute pas l'idée du siècle d'ailleurs. Mais il était suffisamment intelligent pour ne pas provoquer Melsant n'est-ce pas ? Ils avaient mieux à faire que se quereller stérilement. Il fit comme Alméide, récupérant une torche, prêt à descendre, voire à ouvrir la marche.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 23 Oct - 15:45

Il a un regard mauvais et empli d’une haine non masquée quand Melsant de Séverac osa le repousser comme s’il n’était rien, lui un duc, et celui d’Erebor qui plus est. En d’autres circonstances, il lui aurait fallu moins que ça pour qu’il ordonne d’avoir sa tête coupée sur un plateau. Et il est surprit, Anthim, que même Castiel approuve sa façon de penser et insulte même son bon petit toutou d’arrêter. Ce qu’il ne fit pas. Grande surprise. Rejoins par la princesse de Valkyrion, ils se décident tous à faire preuve de bêtise, comme si observer ce qu’il y avait dedans et donc les libérer plus vite allait changer quoique ce soit. Leur destin était visiblement tout tracé, et à l’instant où la princesse Ljöta disparaît dans le tombeau et que les explosions résonnent dans tous les sens, il se retourne vers sa femme et sa sœur. Sitara est emmenée sans qu’ils ne puissent la sauver, disparue elle aussi dans les profondeurs du mémorial. Il panique un instant, mais bien vite se reprend, le duc d’Erebor, conscient que se laisser aller à la peur n’est pas la chose la plus intelligente pour l’instant. Un des sarcophages n’est pas refermé, il s’y dirige et bien vite il est rejoint par Alméïde qui exprime à voix haute ce qu’il pense. Ce sont à nouveau les paroles de Melsant de Séverac, terriblement orgueilleuses, qui lui font relever les yeux d’une haine palpable.

« Cela devait arriver oui, mais ça ne change rien au fait que votre action était dangereuse. »

Il n’insista cependant pas malgré tout le mépris qu’il avait pour le Cielsombrois. Se disputer était vaint et n’aiderait pas leurs compagnons. Et au final, chacun ici avait eu tort, mais ce n’était pas le duc d’Erebor qui allait le reconnaître d’une façon ou d’une autre. Ses pensées étaient tournées vers Sitara, dont l’inquiétude pour elle ne cessait de grandir. Il n’avait pas peur de descendre à la poursuite des autres, ni du danger que cela pouvait représenter. Mais ils devaient retrouver ceux qui venaient d’être enlevés, et qu’importe les raisons de ces morts ambulants, qu’ils soient de leur côté ou non.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 23 Oct - 19:14




Chroniques d'Arven

Intrigue 1.6

La Danse des Trépassés

Du 31 octobre au 5 novembre 1001



Intrigue animée par Aura·


Le Mémorial des Disparus




 
 
 



Dans les couloirs souterrains, les squelettes sont parvenus à une vaste crypte souterraine. Ici, point de tombeaux – juste un autel, sur lequel étincelle un globe de cristal pulsant d’une lueur écarlate. « Un autel de Sithis… ? » Le murmure de la princesse de Valkyrion est incrédule. De tels autels sont une légende de nos jours ; mais il y a mille ans, les mages du Sang s’en servaient pour protéger les lieux sacrés. Il y en a pléthore, des légendes sur les guerriers de Sithis, ces morts-vivants animés par magie pour remplir un devoir sacré, ces soldats zombies privés de vie mais à l’esprit toujours aussi dévoué. Obéron tend sa main squelettique au-dessus du globe, rejoint par les dix autres – les kidnappés comprennent, que chacun de la Rose a versé son sang dans le globe, pour être réveillés ensemble et accomplir leur devoir sacré de gardiens si le besoin s’en faisait sentir.
Autour du globe, huit sceaux – un peu ternis, un peu rouillés, mais reconnaissables aux emblèmes des huit duchés qui les ornent.

Obéron pose la main sur le globe ; et un chœur spectral résonne dans la crypte, provenant de partout à la fois, comme si les onze trépassés parlaient. « L’Ordre du Jugement a voulu nous contraindre, mais nous sommes liés à Sithis qui nous protège de sa main. Nous sommes les gardiens de la Trêve. Le pacte ne doit pas être rompu, la paix est la clé de l’équilibre. Vous êtes chacun en position d’influencer les jours à venir, car la noirceur avance – luttez pour la paix. Chacun sur un trône, celui des deux le plus enclin à la paix, vous êtes celles et ceux que Sithis a choisis ; prenez nos sceaux, portez-les ou remettez-les à vos conjoints – œuvrez ensemble, les huit blasons de concert, pour protéger Arven. »

Protéger Arven de quoi ? Qui la menace ? Avant que les questions ne puissent être formulées, les soldats trépassés font signe à leurs huit otages de venir prendre les sceaux alignés, Ljöta et Arsène restant en retrait. Puis, Obéron saisit le globe et le déloge de son support. D’un pas solennel, il avance vers Arsène, et pose en craquant de toutes parts un genou au sol pour se mettre à son niveau. L’étrange murmure choral résonne à nouveau. « Enfant, nous avons besoin de la pureté de tes mains. Tu portes la marque de Sithis ; nous te confions l’Orbe. Mène-la à Lorgol, à la Tour de la Confrérie Noire qui détient deux des reliques de Sithis. Qu’ils l’utilisent – de nombreux morts viendront bientôt rejoindre le Couloir du Jugement, et le Dieu sans Visage vous enverra autant de Gardiens qu’il le pourra. Que l’Orbe soit placé entre Calibourne et Réalia. » Il pose l’objet entre les mains d’Arsène.

C’est le moment choisi par le reste du groupe pour rejoindre la crypte – privés de parole, les onze ne s’expriment pas, Melsant s’apprête à frapper, quand Liam se manifeste. « Holà doucement ! Ce sont des alliés ! … Et maintenant que vous êtes là, éventuellement, vous me détachez... ? »

D’où acte, avec quelques sourires en coins et ricanements sardoniques, tandis que le duc malmené rajuste son kilt avec un regard de reproche envers Johan. Le groupe s’organise – comment sortir ? L’un des squelettes ouvre un coffret de pierre dissimulé sous l’autel, et en sort un vieux plan jauni, mais encore lisible. La crypte mène… à la Cité des Morts.

La Cité des Morts !
Naguère Salvemont, ville merveilleuse et brillante, fleuron de l’empire Faë, elle a été détruite pendant la guerre, enterrée par un cataclysme, ou une créature redoutable – les histoires en racontent mille versions. La certitude, c’est que la cité a disparu, avec son dédale de catacombes  où tous les guerriers tombés lors de la dernière bataille auraient été jetés, sans jamais trouver le repos. Le Sépulcre en serait donc la seule partie émergée ?

A la question : sont-ils éveillés aussi, les autres morts ? Les Onze hochent la tête gravement. Les mages du Sang ont visiblement secoué tous les cimetières alentour. Il faudra se faufiler jusqu’à la surface… Du coffre, des armes sont extraites : un véritable arsenal avait été mis en sécurité ici en prévision de ce jour, semble-t-il.

Ils s’apprêtent à s’enfoncer dans la cité oubliée, lorsqu’une voix désincarnée résonne dans la salle.

Elle résonne dans tout Arven, en fait : partout, dans les moindres recoins, même là où les arcanes sont bannies. Visiblement, avec un peu d’aide du Sang, la magie de l’Automne parvient à passer. Cette voix, c’est celle d’un homme, et voici ce qu’il dit…

« Faës, écoutez-moi. Je suis Gustave, baron de la Rive ; et en cette heure, je vous informe que Chimène, prétendante au trône de Faërie, a signé de sa main un acte d’abdication en ma faveur. Je suis dès à présent Empereur en ses lieu et place – et je protégerai Faërie de tout mal que l’on voudrait lui infliger. La princesse Chimène a été exécutée, pendant sa tentative d’évasion après avoir été contrainte à rendre compte de ses manquements récents. Nous pleurons sa mort, et porterons son deuil. Ceux qui me prêteront allégeance ne verront aucun mal leur advenir ; mais je serai sans pitié avec ceux qui voudraient détruire l’unité de notre nation.
Faës, écoutez-moi : dès à présent, je suis votre Roi. Qu’Aura me guide, et qu’Elle vous garde en sa main.
»

Les réactions sont multiples dans l’assemblée. Mais avant de pouvoir agir, dans un sens ou dans l’autre, encore faut-il sortir de ce traquenard…

Courage. Il n’y en a jamais, après tout, que pour deux jours d’escalade, de dédale, de mauvaises rencontres et de voyage…

   





Quatrième Tour

Consignes



IRL : du lundi 24/10 au dimanche 06/11(16h).
IRP : du 01/11 1h du matin, au 03/11 1h du matin.

• Ce topic concerne les personnages qui participent à l'intrigue « La Danse des Trépassés », côté Outrevent. Seule la noblesse et les ducs sont présents. La roture est invitée à rejoindre le topic côté Sombreciel.

• Ce quatrième tour couvre une période de deux jours, nécessaires à votre cheminement dans la Cité des Morts, une armée de morts-vivants de mauvais poil aux basques. Les Onze vous guident, vous êtes armés ; mais les ennemis sont réellement fort nombreux, faites-vous tous petits... Vous pouvez trouver de l'eau potable ici et là, mais pas de nourriture, soyez forts. Le Destin passera régulièrement émailler votre parcours de quelques rebondissements.

• Le tour prend fin le 3 novembre, un peu après minuit, quand vous atteignez la sortie : un long corridor creusé dans le roc, qui mène à une sortie en plein air. Pour vous donner une référence visuelle de la Cité des Morts, imaginez la Moria.

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:




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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 23 Oct - 21:45

La situation avait dérapé et allait certainement continuer pensa Agnès alors qu’elle sentait le malaise diminuer. Obstruer les bouches d’aération avait été une bonne idée mais, devant l’intrusion des mages de Sang, Agnès resta figée et ne put que constater l’enlèvement de Chimène. Malheureusement se lancer à sa poursuite était impossible puisque les portes étaient de nouveau fermées. Sauf qu’un problème semblait-il plus urgent fit son apparition lorsque l’enfant accompagnant les Séverac signala des bruits suspects et inquiétants. Agnès porta son attention sur la zone d’ombre, celle accueillant une partie des sarcophages. Un pli soucieux marqua son visage tandis qu’elle essayait de prendre pleinement conscience de la situation. Les mages de Sang les avaient enjoints à rester tranquilles dans la crypte. Ces morts voulant sortir de leur cercueil semblaient être leur œuvre à première vue. Et la débat qui s’ensuivit ne fit guère avancer les choses, hormis scinder le groupe en deux.

Agnès écouta les arguments de chacun, elle comprenait la duchesse Sitara ayant elle-même expérimenté ces anges de pierres. En tout cas, l’idée d’ouvrir les sarcophages lui paraissaient vraiment mauvaise. Néanmoins, elle était tout de même curieuse de savoir ce que les mages avaient fait, mais elle resta silencieuse. D’autres agirent et elle retint son souffle lorsque la main squelettique saisit la princesse de Valkyrion. Puis tout se déroula très vite. Les morts jaillirent de leur antre pour enlever certaines personnes présentes. Agnès fut bousculée, elle chercha à s’éloigner de ces faucheuses puis le calme revint. Un sarcophage était resté ouvert tandis que les autres s’étaient refermés sur les captifs. Tout de même intriguée, Agnès s’approcha, elle voyait en ce chemin une issue à leur enfermement, mais elle n’était pas certaine d’apprécier croiser d’autres mort-vivants. Néanmoins, elle imita la princesse d’Erebor et saisit une torche avant de suivre le reste du groupe.

Cette Samhain prenait vraiment une tournure inattendue et mille pensées tourbillonnèrent dans l’esprit de la jeune mage tandis qu’ils s’enfonçaient dans les entrailles du Sépulcre. Le spectacle qui les accueillit laissa Agnès perplexe. Un autel au milieu d’une crypte et onze squelettes avec leurs otages. Elle pencha la tête en comprenant que les morts n’allaient pas les attaquer. Un sourire en coin étira ses lèvres devant le spectacle incongru du duc d’Outrevent. Puis un plan fut sorti et Agnès ne put retenir sa surprise en voyant s’inscrire la Cité des Morts. Elle connait les histoires et elle ne peut s’empêcher de poser une question cruciale.

- Sont-ils éveillés aussi, les autres morts ?

A la réponse positive des héros d’autrefois, elle ne put retenir un tremblement devant l’épreuve qui les attendait. Mais ils ne furent point laissés désarmés. Même si elle ne pouvait se targuer d’être une combattante, Agnès choisit parmi les armes proposées une lame courte, présence rassurante dans sa main. Mais ce fut l’annonce suivante qui ébranla ses convictions, l’Impératrice était morte après avoir abdiqué en faveur de Gustave de la Rive. Elle avait du mal à assimiler la nouvelle alors elle se concentra sur le chemin qui les attendait.

- Sortons d’ici… proposa-t-elle aux autres.

Elle voulait retrouver la sécurité rassurante de la surface et la présence de Mara. Quitter ses ténèbres et laisser les fondateurs de la Rose les guider. Elle sentait la main de Sithis œuvrer en phase ou en opposition des actes des mages de Sang, mais elle espérait que sa protection leur permettra de rejoindre la lumière.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Lun 24 Oct - 5:57

En chemin, tu te réveilles, et dès que le squelette de Rhéa perçoit que tu es conscient, elle te dépose au sol pour que tu la suives. Le pacifisme des squelettes te rassure un peu, même si tu ne te sens toujours pas en sécurité. Lorsqu’enfin le couloir débouche sur une crypte, un peu plus vaste bien que toujours souterraine, tu respires un peu mieux. Et ton esprit est assez alerte pour que tu tendes l’oreille, avec tout le sérieux du monde, au chœur spectral qui s’adresse à vous tous, tous les kidnappés. Protéger Arven, tel est le serment de la Rose Écarlate, depuis un millénaire. Celui pour lequel tu as été amené ici, celui pour lequel Hypérion t’as choisi… Hypérion ? Le sceau de Sombreciel entre tes mains, tu cherches l’empereur ibéen depuis longtemps décédé. « Hypérion. Où-où  est Hypérion ? » Tu bégayes, cherchant le noble souverain d’Ibélène. Celui dont tu n’entends plus la voix dans ton esprit, alors que tu avais l’habitude de ses commentaires, de ses remarques, de sa présence. Tu cherches sa couronne d’argent, jusqu’à son port de tête que tu imagines aussi altier qu’arrogant même pour un squelette, mais tu ne le vois pas. Tu veux chercher le courage à ses côtés, celui qui te manque cruellement, mais il n’est pas là. Tes doigts se crispent sur le sceau, que tu enveloppes dans ton mouchoir avant de le ranger dans tes poches au moment où les autres nobles arrivent au cœur de la crypte.

Les révélations quant à votre destination, votre escorte et vos moyens de défense se font alors que tu t’éloignes des autres pour aller rejoindre Melbren, qui saura répondre à la question qui te tenaille : « As-tu vu le… l’empereur ? Augustus ? Un signe de tête vers l’endroit où se tient justement Augustus d’Ibélène. Non. Hypérion. »

« Oh », qu’il murmure, avant de préciser.
Mort.
Détruit par Melsant.

Tu fonds inexplicablement en larmes dans les bras de ton frère, lourds sanglots incontrôlés et incontrôlables qu’il impute probablement à l’épuisement. Tu le serres jusqu’à lui faire mal alors que partout en Arven résonne la voix de Gustave de la Rive, nouvel empereur de Faërie. Le règne d’un homme, élevé sur le sang d’une autre princesse faë.

*

Melbren et toi êtes penchés l’un vers l’autre, dans une posture de complicité dangereuse qui est aussi bon signe qu’elle est habituelle. Tout le petit groupe a quitté la crypte pour la Cité des Morts, emportant des armes pour se défendre. Tu as insisté pour prendre quelque chose, n’importe quoi, malgré ta maladresse bien connue avec une arme dans les mains, et Melsant a cédé pour une dague. Pour que tu sois rassuré. « Et qu’est-ce qu’elle portait ?, chuchote l’inventeur Séverac à ton oreille. Tu l’as informé de la rencontre que tu as eu avec la princesse d’Erebor, il a une quinzaine de jours, et bien désireux de te changer les idées, il te pose toutes les questions qu’il faut. Les importantes comme les insignifiantes, celles sur lesquelles tu peux t’étendre en moult détails aussi ridicules que mignons. Un sari, comme… comme ça, avec une b-broche, juste là, et…[…] »

*

« Je ne peux pas, Melbren, je ne p-p-peux pas, je ne non je ne p-peux pas. » Tu ne peux pas te rendre jusque là. De la joie précédente, aucune trace. Que l’angoisse qui est revenue au galop et que ton frère tente d’apaiser, de distraire, mais la spirale t’absorbe, t’entraîne, dans l’infini de son ombre. Tu n’as pas peur de ne pas dormir, de ne pas manger : tu as l’habitude de fonctionner avec une quantité de sommeil risible et de jeûner, absorbé dans tes délires et tes expériences. Tu as peur du noir, cela dit, peur de l’ombre à l’intérieur de ton être, peur de tout ce qui se réveille alors que les murs se referment autour de vous. Vous devez être discrets, toujours, et tu retiens tes sanglots et tes hoquets du mieux que tu le peux. Tu ne dois pas vous découvrir, signaler votre présence, mais ta poitrine se serre à l’idée de mourir au cœur de la montagne. Au cœur de Salvemont, comme il y a longtemps. Êtes-vous, êtes-vous encore en Outrevent ? Ou êtes-vous en Cibella ? Êtes-vous encore… est-ce novembre, déjà ? Tu as perdu la notion du temps. Vous êtes tous perdus.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Lun 24 Oct - 17:37

L'angoisse lui tord le ventre à mesure qu'elle s'avance dans les boyaux de la terre, la torche à la main. Et la surprise est grande lorsqu'ils débouchent enfin sur une crypte où squelettes et kidnappés sont encore tous en un seul morceau. Abandonnant toute prudence, Alméïde s'élance vers Sitara, la prenant dans ses bras, tandis que d'autres rassurent les plus combattifs sur le pacifisme de leurs hôtes. Elle est soulagée, la princesse, d'apprendre qu'ils ne leur veulent aucun mal, qu'ils comptent les aider à arpenter les souterrains et la Cité des Morts, jusqu'à la surface. Soulagée qu'ils soient de leurs côtés, de cette chance inouie qu'ils ne soient pas de simples marionnettes entre les doigts des mages du sang, comme ça a bien failli être le cas. Qu'ils n'aient fait de mal à aucun d'entre eux, qu'elle regarde tour à tour, comme pour s'assurer qu'ils n'aient pas été blessés. Fascinée également par leur présence millénaire et par cette Cité légendaire qu'ils mentionnent et qui regorge de nombreux dangers. La Samhain leur a réservé bien des surprises cette année ; les morts traversent le voile, plus que jamais.

Lorsque la voix de Gustave retentit, Alméïde reste silencieuse, observe les autres avec appréhension, particulièrement les Faës, puis leur empereur. Cette annonca saura-t-elle les diviser alors qu'ils ont plus que jamais besoin les uns des autres pour sortir de là ? Pour le moment, ils semblent surtout enclins à trouver la sortie et chacun se munit d'une arme. Alméïde s'approche avec méfiance et s'empare plutôt d'un petit bouclier, d'apparence légère. Elle ne serait d'aucune utilité avec une arme à la main de toute manière. Sans y penser, elle jette un regard en direction de Simon, espérant que le guerrier saurait les protéger comme il l'a toujours fait avec elle. Sa présence, même au-delà de la mort, est un baume sur son coeur.

Enfin, ils se mettent en route et se laissent guider à travers les couloirs obscurs.

Les secondes s'égrènent, les minutes également. Alméïde frissonne dans l'atmosphère glacée des tunnels à parcourir, ayant laissé son manteau afin de boucher les aérations. Seuls leurs murmures rompent parfois le silence et le son régulier de leurs pas. Le reste du temps, ils se font discrets, évitant au mieux de se faire remarquer, traversant des couloirs étroits et des salles au plafonds soudain bien plus élevé. Devant elle, elle remarque alors des silhouettes qui se détachent de leur petit groupe par leur soudaine immobilité. À mesure qu'elle avance, elle réalise qu'il s'agit de Castiel et Melbren, que le duc semble sur le point d'accuser une nouvelle crise de panique. Leur groupe continue à avancer, mais Alméïde ralentit le pas puis s'arrête complètement en arrivant à leur hauteur. Elle croise le regard du baron, aussi inquiet qu'auparavant, presque suppliant. Alors la princesse dépose son bouclier à ses pieds, contre le mur de pierre froide.

« Castiel. » Sa voix n'est que murmure mais semble parcourir en écho le tunnel fait de roche. Elle s'approche et lui adresse un sourire qui se veut rassurant. L'angoisse semble avoir envahi les yeux noirs. Mais ils doivent continuer. Ils ne peuvent s'arrêter. Ni se faire remarquer. Il lui faut se changer les idées. « J'avais une question importante à vous poser. » Melbren lui laisse un instant la place, reste à proximité, comme pour être là en cas de danger. Elle ne doute pas un instant que ses oreilles restent également aux aguets. « Vous vous rappelez, dans votre lettre, lorsque vous parliez des aurores boréales ? Vous... vous aviez raison, j'aimerais beaucoup les voir, je n'en ai jamais vu. » La voix se veut apaisante. Doucement, sa main retrouve la sienne, l'enjoint à la suivre, à reprendre son chemin. « Mais en attendant... décrivez-les moi. Castiel, décrivez-moi les aurores boréales. » Une demande, juste de quoi focaliser son esprit sur autre chose que les ombres, que les horreurs. Ils doivent avancer, ils n'ont pas le choix.


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Jeu 27 Oct - 22:39

C’est presque beau, où ils se trouvent tous. Un peu trop sombre au goût d’Arsène, un peu effrayant, mais l’Autel, le globe, les sceaux, il trouve ça fascinant. Les squelettes de la Rose Écarlate. Qui sont venus appelés Arven à l’aide. Si ce n’était l’atmosphère solennelle du lieu, qu’il saisit tout de même, l’enfant aurait battu des mains avec excitation. Mais ce n’est pas le moment : les squelettes parlent, expliquent, demandent que l’on sauvegarde la Trève. Pas lui, il est bien trop jeune, et bien trop insignifiant. Pas celle non plus qui a ouvert le sarcophage, mais les autres, ceux qui comptent.

Mais quand Obéron met un genou à terre devant lui, pour se mettre à sa hauteur, Arsène ne pût s’empêcher de le regarder avec curiosité. Qu’est-ce qu’il lui voulait ? Il n’était rien, lui, Arsène. Un gamin des rues, un Voleur en devenir, mais rien de très grand. Il n’en était pas triste : c’était sa place, et il avait appris à l’aimer. Il n’avait jamais aspiré à être Duc, après tout, ni même Prince : c’était de belles histoires, mais cela restait des histoires. Et quand le squelette - Obéron de Faërie, rien que ça ! - lui plaça l’Orbe dans les mains, l’enfant le regarda avec perplexité. Vraiment ? Lui confier, à lui, une telle mission ?

Est-ce qu’il pouvait au moins dire non ? Il n’en était pas très sûr, Arsène, qu’on lui demande réellement son avis. Et puis, il n’était pas persuadé de la pureté de ses mains, non plus. Mais puisque le squelette avait parlé... L’enfant haussa les épaules, se saisissant de l’Orbe avec précaution. C’était un peu lourd, un peu encombrant, mais tant pis. Parce que c’était sa mission, à lui. Et les autres avaient pour mission de le protéger, du coup ? A cette idée, Arsène eut un grand sourire : cela lui plaisait bien, d’être important aussi. D’être protégé. De pouvoir, bientôt, rentrer chez lui. A Sinsarelle, qui était sa nouvelle maison, un peu.

C’est le moment que choisirent les autres pour arriver, et Arsène serra bien contre lui l’Orbe, laissant Liam d’Outrevent s’interposer contre Melsant, qui voulait frapper un squelette. Non mais, quelle idée ! On ne détruit pas la Rose Écarlate, même s’ils sont un peu... Étranges. Mais la voix d’un nouveau protagoniste retentit bientôt, et Arsène cacha son mécontentement, écoutant avec attention, l’Orbe toujours contre lui. Il capta le regard de Mélisende, lui adressant un pâle sourire, refrénant l’envie de se blottir contre elle : il avait une mission, désormais, des responsabilités, et n’avait plus le droit de se comporter comme un enfant apeuré ! Même s’il était un peu perdu face aux conséquences de la prise de pouvoir de ce Gustave. Qu’allait-on faire de lui ? D’eux ? Une fois sorti d’ici... Car ils allaient sortir, ils avaient un plan, non ?

Et ils se mirent en route, tous, Arsène serrant fièrement l’Orbe contre lui. L’Orbe un peu lourde, quand même, songea-t-il bientôt, tandis qu’il suivait le groupe. Un peu encombrante. Mais Obéron lui avait donné une mission, alors, il s’en acquitterai. Et puis, le chemin qu’ils empruntaient, la curiosité de l’enfant, tout associa pour qu’Arsène observe avec attention les lieux. Il y avait vraiment des morts réveillés, là, quelque part ? Les fantômes ne pouvaient pas faire de mal aux vivants, n’est-ce pas ? Trottinant un peu, il allongea le pas pour se retrouver près de Mélisende, se retournant sans vraiment de discrétion pour observer, de loin, le manège de Castiel, Alméïde et le petit frère de Mélisende.

« C’est très loin ? » Demanda-t-il à haute voix, sans vraiment s’adresser à personne en particulier. Parce qu’il n’était pas très fort pour lire les plans, lui, et personne n’avait pris la peine de lui expliquer où ils allaient. Vers la sortie, il l’espérait. Quoique les catacombes ne le dérangeait pas tellement, en réalité.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Ven 28 Oct - 14:20

Je suis menée jusqu’à une vaste salle, une crypte avec un autel. Mon regarde parcourt les environs avant de se poser sur le cristal rougeoyant. Sithis ? Je tourne la tête vers Ljöta, je connais les légendes sur les guerriers de Sithis et je frissonne en pensant à ces mort-vivants. Je comprends que les fondateurs de la Rose sont liés à la divinité, par le sang. Je remarque alors les sceaux entourant le globe, identifiant les duchés composant Arven. Puis leurs voix résonnent et j’écoute leurs explications. Choisis par Sithis pour préserver la paix… Je m’approche du sceau de Valkyrion et porte ma main dessus dans un geste respectueux voire affectueux avant de m’en saisir sur demande d’Obéron. Malheureusement, Hjalden ne partage pas mon point de vue, je doute de le faire changer d’avis sur les mages mais je ne désespère pas.

Mon regard revient sur Obéron, des questions me viennent à l’esprit mais je n’ai guère le temps de la poser que le mort prend le globe pour le confier à l’enfant. La Confrérie Noire ? Calibourne et Réalia ? Ainsi les artéfacts de Faërie se trouvent là-bas. Intéressant. Par contre, la mention de nombreux morts à venir ne me rassure pas le moins du monde. Je m’interroge sur toutes ses révélations mais l’irruption du reste des nobles présents pour la cérémonie interrompt mes réflexions. Je m’apprête à leur signaler qu’il n’y a plus rien à craindre mais je suis devancée par Liam d’Outrevent. Pour le coup, je souris à sa situation, il l’a bien cherché en voulant ouvrir le sarcophage, je l’aurai bien laissé attacher sur sa perche.

Les évènements ne s’arrêtent pas là. Il nous faut sortir de ces catacombes, heureusement les membres de la Rose ont une carte, mais devoir passer par la Cité des Morts ne me réjouit guère surtout lorsqu’il est fait mention d’autres mort-vivants sur notre chemin. Mais nous n’avons pas le choix et le message de Gustave de la Rive me fait grincer des dents, même si je ne connaissais pas vraiment Chimène sa mort m’attriste. Et les conséquences ne tarderont pas à se faire sentir, l’équilibre politique allait être bouleversé. Quelles seront les décisions prises par ce nouveau roi ? Je laisse ces pensées de côté préférant me concentrer sur notre problème actuel, soit sortir vivante avec Hjalmar, Hjalden et Ljöta.

Je me rapproche de mon mari et de mon capitaine de vol avant de suivre nos guides. Je range mon sceau dans une poche pour ne pas le perdre et décide de garder un œil sur le nouveau gardien du globe.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Ven 28 Oct - 14:46

Le lieu, solennel, impressionnait la duchesse d’Erebor. Si elle avait appréhendé pendant un moment les actes des squelettes, elle avait fini par se tranquilliser en comprenant qu’ils ne leur voulaient pas de mal, et ne leur en ferait pas. Elle pensait à Alméïde et Anthim, qui n’en savaient rien. Pourvu qu’il ne s’emporte pas, et ne vienne pas tout détruire ici… C’est avec sérieux qu’elle écoutait les squelettes, bien que leurs voix qui n’en formaient qu’une seule lui donnaient presque froid dans le dos. Elle s’efforçait de sourire, cependant, guère rassurée malgré tout, alors qu’elle récupérait le sceau frappé des armoiries d’Erebor, le glissant dans ses effets. Si elle en parlait à sa belle-sœur et à son époux, ce serait une fois qu’ils seraient rentrés chez eux. Elle ne savait même pas encore si elle pourrait les revoir prochainement, si elle pourrait sortir de là… Surement pouvait-il revenir sur leurs pas ? Elle jeta un œil au jeune enfant, désigné pour porter l’orbe, lui adressant un sourire encourageant. Elle se souvenait de lui, au Tournoi, alors qu’Alméïde et elle le réconfortaient et le rassuraient, de même que la jeune fille à ses côtés.

S’approchant du duc d’Outrevent, elle le regarda, hésitant à le détacher. « Votre Grâce. Une peur irrationnelle a inspiré mes paroles, aussi sûrement que l’impulsivité a gouverné pour vos actes. Je m’excuse toutefois de ne pas vous avoir écouté, considérant l’issue qui nous est favorable. »

Elle ne regrettait pas réellement sa décision, et désapprouvait quelque peu le manque de réflexion dont il avait fait preuve, mais elle pouvait reconnaître s’être emportée. Elle s’approcha pour délier les liens qui l’entravaient, mais les nobles restés en arrière dans le Sépulcre arrivèrent, interrompant net ses gestes. Voyant que l’on s’occupait de détacher le duc d’Outrevent, elle retourna aux côtés de son époux et de la Princesse, qu’elle serra elle-même dans ses bras. « Tout va bien. Il faudra que l’on parle, lorsque l’on sera rentrés. » Elle s’adressait tout autant à Alméïde qu’à Anthim. Elle n’exclurait aucun d’eux de cette tâche qui lui avait été confiée. Elle s’approcha de son époux, l’enlaçant et l’embrassant tendrement – peu lui importait les regards alentours, à vrai dire, pas après tout ce qui lui était arrivé dernièrement, d’autant plus qu’elle portait à nouveau un enfant.

La voix retentissante de Gustave de la Rive la figea sur place, malgré tout. Mais elle n’était pas faë, et cela ne la concernait pas. Leur empereur, peut-être, devrait agir. Statuer sur la façon d’accueillir cette nouvelle. Mais elle n’avait rien à en dire. Elle s’approcha plutôt du coffre, surprise du nombre d’armes s’y trouvant, et saisissant un cimeterre. Elle ne pouvait prévoir que ce serait efficace contre les morts, mais elle l’espérait. Elle sourit, à nouveau, à l’enfant – qui n’aurait jamais dû se trouver là. Elle ne voulait pas lui mentir, mais les personnes qui l’avaient amenée seraient à mieux de lui répondre, aussi elle garda le silence, saisissant le bras d’Anthim pour le forcer à avancer, et à ignorer Alméïde qui s’était rendue auprès du duc de Sombreciel. Il ne pouvait avoir manqué de remarquer son geste, mais ça n’était pas le moment de s’opposer.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Sam 29 Oct - 12:27

Bien. Ces squelettes là n'étaient pas des ennemis. Même si Melsant avait été tenté d'attaquer avant de s'en assurer, arrêté par Liam d'Outrevent, en mauvaise posture. Ils allaient les aider. A sortir d'ici d'abord. En se rendant à la Cité des Morts. Rien que ça. Toute cette histoire n'avait pas de sens. Les Mages de Sang les avaient piégé et avaient enlevé Chimène. Et voilà qu'ils allaient devoir se rendre à Salvemont, qu'on disait disparue... Mais si ces morts là étaient sympathiques, il y en avait d'autres, réveillés eux aussi et beaucoup moins engageants. Ils allaient devoir faire vite et se montrer prudents. Et, soulagement, il y avait des armes enfuies ici. Même si ce n'était pas très efficace si on n'était pas un très bon combattant. Mais cela demeurait possible et tous les squelettes n'avaient pas l'expérience de ces légendes.

Mais avant de se mettre en route, un message de Gustave de la Rive leur parvint. Le prétendant au trône, celui qui avait exigé l'Ordalie de Diamant il y a quelques mois. Il avait eu ce qu'il voulait on dirait. Et derrière ses belles paroles, Melsant voyait surtout un homme dangereux qui avait fait assassiné celle qui lui barrait la route vers l'accession au trône. Un homme qui, s'il supprimait ainsi les obstacles, pouvait faire de même une fois sur le trône. Cela n'augurait rien de bon. Peut-être avait-il tort et ce Gustave ferait-il un bon empereur... Ou peut-être qu'il allait mettre le feu aux poudres en déclarant la guerre à Ibélène une bonne fois pour toutes, quand la jeune Chimène avait tout fait pour préserver la paix. Il observa les différents Faes présents, sans doute secoués par la nouvelle.

Castiel, Melbren, Mélisende et Arsène allaient bien. Même si Castiel semblait secoué par tout ça. Il ne se doutait pas du tort qu'il lui avait causé en pulvérisant Hypérion. Mais de voir son cadet dans cet état avait culpabilisé Melsant qui consentit à lui donner une dague pour se défendre.

« Ne va pas te blesser, ou Mélisende va me tuer. »

Il avait parlé avec douceur au Duc, ne supportant pas l'idée qu'il puisse lui en vouloir pour ses actions, que beaucoup pensaient irréfléchis. Ce n'était pas le cas, mais il n'allait pas user sa salive à leur démontrer pourquoi pendant des heures. Ils allaient avoir besoin de force. La marche s'annonçait longue. Et Castiel luttait contre la panique. Ce qui n'échappa pas à Alméide qui vint le retrouver, réconfortante. Ah... Si elle s'y mettait elle aussi, les choses allaient vraiment devenir compliquées. Mais elle le divertissait. Cela fonctionnerait peut-être. Et Sitara occupait son époux.

La voix d'Arsène résonna, enfantine. Il tenait son fardeau comme un trésor précieux et c'en était un. Ce gamin était courageux. Il ne pleurnichait pas, ne se plaignait pas. Là où d'autres auraient pu être insupportables dans une situation qui mettait déjà les nerfs des adultes à rude épreuve.

« Plutôt oui. Mais nous allons pénétrer dans une cité légendaire, censée être disparue... Qui aurait cru qu'une cérémonie formelle et ennuyeuse allait se transformer en une telle aventure hein ? »

Il passera sous silence les deux jours de marche, la fatigue, la faim et la soif, bien sûr. Leur belle aventure, elle allait être difficile et il n'était pas certain que l'enfant n'en voit que les aspects positifs au vu des privations à venir... Même lui n'en était pas certain.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Sam 29 Oct - 23:39

Choisi par Sithis ? Quelle ironie.
Néanmoins, il est rassurant de savoir que ces héros de jadis n'ont pu être pervertis par la magie du Sang. Je n'osais l'espérer, à toujours craindre le pire pour être préparé au mieux. Nous avions raison de croire que notre chance d'en découdre se trouvait dans ces tombeaux, et même notre porte de sortie. C'était inespéré. Et notre route est toute tracée... A travers la Cité des Morts. Voilà que nous déterrons encore un vestige du passé, après les fondateurs de la Rose Ecarlate. Garants de la paix...

Nous le sommes, tous. Même cet enfant, à qui revient un tel fardeau. Enfin, que font Calibourne et Réalia à la Tour de la Confrérie Noire ? L'idée de confier un nouvel artefact à la Confrérie, après avoir perdu ces deux-là, me déplaît au plus haut point. Je crains, néanmoins, que nos options soient des plus limitées. Notre salut à tous, entre les mains de la Confrérie Noire ? Voilà de quoi me laisser songeur. Je suis plus calme, plongé dans mes pensées quand la Duchesse d'Erebor se porte à ma hauteur, me remettant le sceau d'Outrevent. Je le serre, dans mon poing lié, et retient sa main quand elle s'apprête à se détourner, alors que nous entendons des bruits de pas précipités. Les autres vont arriver d'un moment à l'autre. Je lui glisse, un ton plus bas, avant de la libérer de mon emprise :

- Ne vous tourmentez pas davantage, Votre Grâce. Personne ne pouvait connaître l'issue à l'avance... Mais il nous fallait agir. N'abandonnez pas, même si la situation vous paraît inextricable. Et vous pourrez compter sur moi, à l'avenir, ne l'oubliez pas.

Nous sommes tous à nouveau réunis, mais je sais sur qui je peux compter principalement. Les sceaux m'aident à le comprendre, tout comme la Rose Ecarlate, fussent-ils à l'apparence si décharnée... Vais-je vraiment me fier à eux, à Sithis ? Je conserve mes doutes pour plus tard. Je me saisis d'une lame, soulagé de sentir ce poids familier battre à mes côtés. Je suis paré, quand la voix désincarnée de l'usurpateur surgit de nulle part. Je me fige, à ses premières paroles, les yeux écarquillés. Chimène... Morte ?

- Non, c'est impossible !

Mes phalanges blanchissent, quand je referme ma main sur la garde de mon épée, et mon souffle s'est fait plus erratique. De nombreuses pensées m'agitent et s'entrechoquent, à me clouer sur place. Chimène... Ils l'auraient forcé à abdiquer, avant de l'assassiner froidement ? Je cherche le regard de Lionel, savoir s'il confirme ces dires... Et le couperet tombe avec une rare violence, dans un simple murmure du Chevaucheur. Ils l'ont vu, ceux d'Outrevent, quand elle cherchait à fuir avant de se faire rattraper... Puis tuée. Son corps a été ramené, c'est la vérité, même si l'espoir est encore permis. L'est-il vraiment ? J'ai ce goût amer en bouche, à songer que nous avons été les seuls à lutter pour elle, jusqu'à son dernier souffle. Nous aurions pu l'empêcher, si seulement...

La colère gronde en moi, mettant fin au cours de mes pensées, à tonner comme à l'approche de l'orage.

- Foutaises ! De quelle unité veut-il parler, lui qui a usurpé le trône en répandant le sang de l'anarchie ? Notre Impératrice sera vengée. J'en fais le serment, devant Levor.

Lui, notre Empereur ? Moi vivant, cela n'arrivera pas. Outrevent luttera, même s'il nous faut renier Faërie pour préserver la mémoire de Chimène de Faërie, qu'il cherche à souiller. Je croise le regard du Duc de Lagrance, Denys du Lierre-Réal, qui va certainement suivre le vent qui tourne. Sur qui pouvons-nous encore compter, si ce n'est nous-mêmes ? J'enrage, mais nous devons avancer, avant qu'il ne soit trop tard, non seulement pour elle, mais aussi pour nous et la mission qui nous ait confiée.

- Nous devons nous hâter. Ils ont dû s'apercevoir de notre absence, pour se donner la peine de véhiculer pareil message, dans l'espoir que nous nous rendions. Que ceux qui ne savent pas se battre restent au milieu du rang. Nous ne laisserons personne derrière. Lionel, je te laisse fermer la marche, peux-tu aider le Duc de Sombreciel à suivre ?

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 30 Oct - 6:11

« Castiel. » Un murmure, qui résonne si fort à ses oreilles. Un sourire, si rassurant. Tu regardes Alméïde, presque sans y croire. Qu’elle te parle, alors que le monde bientôt mourra, que tout se terminera. « J'avais une question importante à vous poser. » Melbren s’écarte, sans partir, à distance d’oreille de tout de ce qui est murmuré entre vous, alors que la main de la princesse d’Erebor vient prendre la tienne. « Vous vous rappelez, dans votre lettre, lorsque vous parliez des aurores boréales ? Vous... vous aviez raison, j'aimerais beaucoup les voir, je n'en ai jamais vu. Elle… aimerait les voir. Est-ce… est-ce une réponse ? Tu ne sais pas quelle est sa question, mais tu déduis bien vite que ses mots ont une réponse à ta propre question. À celle, exaltée, folle, indécente, glissée à la brunante, au cœur du tour de Lorgol. Est-ce un oui ? Mais en attendant... décrivez-les moi. Castiel, décrivez-moi les aurores boréales. »

Est-ce qu’elle accepte de t’épouser ?
Tu la suis sur le chemin jusqu’au cœur de la Cité des Morts, sa main fraîche dans la tienne, aussi brûlante que tout ton corps malgré le froid de la montagne. Ton manteau de velours oublié au-dessus de vos têtes, dans lequel Melbren n’a pas oublié de prendre ta précieuse flasque d’alcool, ta chemise détrempée de sueur, tu frissonnes, mais tu as trop chaud. De panique. Ta voix murmure, un peu incertaine, éraillée d’avoir tant crié et pleuré : « Ce sont comme des… des voiles. Des voiles de satin v-vert, moiré de… violet de bleu. Ils... traversent le ciel, de… de Sombreciel, jusqu’à Valkyrion, et c’est si… si  beau. On peut même les voir… frissonner ?, bouger, au souffle de Valda, et dans chacun de leurs replis… il y a tant d’étoiles. Autant que… que dans vos yeux, au moins. » Tu devines plus que tu vois le sourire de Melbren, qui vous devance à peine. Tu ris un peu, captant le regard de la princesse erebienne. Dans ta tête bougent les aurores polaires et les lucioles, les étoiles, dans ton cœur la pensée, de plus en plus assurée, qu’elle vient d’accepter ton… offre ? Ta proposition. Ta demande. Avec subtilité, avec douceur, alors que Sithis veille vos gestes avec le regard d’un souverain aussi prêt à vous accueillir dans son royaume qu’à vous en garder loin.
Tu serres ses doigts un peu plus fort. Peut-être même pourriez-vous le dire tout de suite à vos familles, ici réunies ? Et à l’empereur ? Ce serait… fou, oui. Non, vous ne pouvez pas faire cela. « Dès que vous, vous, voulez le voulez, je… nous… pourrons le dire à votre frère et à Son Altesse Augustus dès que vous serez… prête, et sûre, de, de, de ce que- Votre Grâce », interrompt la voix hautaine de Lionel de Rivepierre. Tu sursautes, même, l’illusion si douce de bonheur se rompant brutalement. Pour un homme si grand, il sait se faire discret. « Avez-vous besoin d’aide ? Moi ? Je, je, non, je, tout va bien, sire », opposes-tu en bégayant. Tu n’as pas lâché la main d’Alméïde, mais tu sens les yeux sombres du Chevaucheur outreventois se poser sur vos doigts enlacés, puis remonter jusqu’à ton visage, qui s’empourpre au fur et à mesure que tu sens le poids de tout ce qu’il ne dit pas se déposer sur toi. « Laissez-moi fermer la marche à vos côtés. J’insiste. Le baron de Vivessence et la sœur de Sa Grâce Anthim pourront ainsi revenir auprès de leurs proches. Je suis leur proche, coupes-tu avec sécheresse, sifflant entre tes dents pour ne pas être entendu de quiconque devant vous quatre. Melbren est mon frère et la princesse Alméïde ma fiancée. »
Heureusement que tu as chuchoté.
Parce que la toux subite et peu subtile de Melbren couvre à peine le « Pardon ? » sonore de Lionel, qui pourrait bien tous vous trahir.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Lun 31 Oct - 18:14

La panique semble finalement s'éteindre dans ses yeux et il la suit, continuant à avancer avec le reste du groupe. Alméïde jette un regard vers l'avant, où Sitara entraîne son frère, appréhendant sa réaction plus tard, lorsqu'elle les retrouverait. Pour le moment, elle tente de ne pas trop y songer, soulagée d'avoir pu être d'une aide quelconque, de voir que Castiel a retrouvé un semblant de calme et se concentre sur sa question plutôt que sur l'obscurité, le confinement de ces souterrains. Alors il lui raconte, il décrit et elle essaie de les imaginer, cherchant elle aussi à égarer ses pensées sur autre chose que les heures à venir, sur les jours difficiles qui les attendent, sur ce que cette soirée implique pour Fäerie et pour le continent entier. Elle imagine les aurores boréales et ses joues se parent d'un rose imperceptible dans l'obscurité lorsqu'il termine sa description.

« Dès que vous, vous, voulez le voulez, je… nous… pourrons le dire à votre frère et à Son Altesse Augustus dès que vous serez… prête, et sûre, de, de, de ce que- » Mais de quoi parle-t-il ? Perplexe, la princesse des dunes s'apprête à lui poser la question mais est devancée par une voix grave qui la fait sursauter. Son regard s'attarde sur le comte de Rivepierre ; que vient-il faire vers eux ? N'est-il pas généralement près de son duc, capitaine fidèle et protecteur, gardien à la stature intimidante pour la jeune femme qui doit lever les yeux pour apercevoir un tant soit peu son regard. Silencieuse, elle suit leur échange, rougissant de plus belle à la demande de l'Outreventois, insistant pour qu'elle retourne auprès de sa famille. Elle est à la fois offusquée et embarrassée Alméïde, ne sachant comment réagir. Mais Castiel est impulsif et il réplique sans tarder. Plus loin, les autres continuent leur avancée dans les souterrains sombres, les distançant déjà légèrement alors qu'ils échangent des murmures précipités.

« Melbren est mon frère et la princesse Alméïde ma fiancée. » « Pardon ? » Sur les traits d'Alméïde s'affiche la même stupeur que sur le visage du comte. Fiancée ? Elle se retourne, priant pour que personne d'autre n'ait entendu, remerciant intérieurement Melbren et sa toux, peu discrète certes, mais bienvenue. Prise au dépourvue, Alméïde sent un embarras certain s'emparer d'elle, en plus d'un vent de panique qui l'incite à éclaircir la situation au plus vite. « C'est... une façon de parler. Je... il... Une seconde. » Explication peu convaincante servie au Chevaucheur qui la regarde perplexe tandis qu'elle se tourne vers Castiel, l'entraînant de quelques pas à l'écart, juste assez pour murmurer sans être entendue par ceux restés en arrière avec eux. Son coeur bat à toute allure, elle cherche les bons mots, les mots justes. « Castiel nous ne sommes pas... fiancés. Je...je ne vous ai même pas encore donné de réponse. » Elle parle vite, sent le regard du comte de Rivepierre, désapprobateur, impatient. Elle aurait voulu en discuter à un autre moment, avoir l'occasion de parler clairement, mais l'urgence de la situation lui force la main. « J'aimerais vous donner une chance de... Que l'on puisse apprendre à se connaître mais je... C'est... trop tôt pour... » Une toux impatiente l'interrompt et elle pousse un soupir. S'exprimant alors à haute voix. « Je vais retourner auprès de mon frère. Melbren restera avec vous, il... » Puis dans un dernier murmure. « Je ne serai pas loin. » Elle serre doucement sa main, jette à peine un regard à l'Outreventois, adresse un sourire timide à Melbren puis remonte la colonne d'un pas précipité pour rejoindre Anthim et Sitara, les joues plus rouges que jamais.


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Mar 1 Nov - 16:33

Ils finissent tout juste de discuter quand le groupe resté d’abord dans le mausolée rejoint ceux qui avaient été enlevés. Bien heureusement, il semblait que les squelettes qui avaient ravis quelques personnes ne l’avaient pas fait avec de mauvaises intentions. Du moins, le cri du duc d’Outrevent pour les arrêter semblait être preuve de leur bonne foi. De son côté, Denys n’y voyait guère là un élément sur lequel se réjouir. Enfermé dans les profondeurs d’on ne savait quoi, avec visiblement d’autres ennemis aux trousses… ça n’était pas très engageant, et ce n’était peut être pas les douze squelettes de la Rose qui allaient les aider éternellement. Pas spécialement négatif, il était surtout pragmatique sur la façon de voir les choses, et ne pas posséder toutes les clés dans sa main était très ennuyeux aux yeux du duc de Lagrance. Bien heureusement, il peut compter sur Marjolaine pour lui raconter ce qu’ils n’avaient pas eu l’occasion d’entendre avant d’arriver. Tous deux placés en retrait pour discuter, il écouta son épouse pas peu fière d’avoir été choisi pour la tâche de protéger Arven. Il a un sourire un peu cynique et amer, Denys, mais ne dit rien de blessant.

« Garde le bien précieusement avec toi alors. »

Se révèle alors un autre secret, plus angoissant alors que le fait de vadrouiller dans de quelconques catacombes. Il observe le plan avec attention, mais il a un frisson, à contempler le plan de cette crypte qui va les mener tout droit dans la cité des morts. Sombre murmure qui traverse ses lèvres : « Salvemont la maudite. Les dieux eux même l’ont abandonné… » Elles sont nombreuses, les légendes sur cette cité que bien des Faës avaient oubliés. Les vestiges de la guerre, la cité qui a vu des horreurs par millier. Et voilà que les morts qui n’avaient jamais trouvés le repos ici bas allaient les poursuivre ? Ils n’avaient hélas pas trop le choix. Un arsenal est d’ailleurs libéré pour que chacun puisse s’armer. Même lui, duc de Lagrance, ose prendre une épée légère. Et non qu’il soit mauvais ou maladroit avec une arme, c’était plus le fait de s’en servir qui le déplaisait radicalement. Mais encore une fois, contre une armée de morts, ce n’était pas comme s’ils avaient vraiment le choix.

Il finissait juste de ranger cette arme quand la voix désincarnée de Gustave de la Rive résonne dans le silence de la crypte, venant de partout et nulle part à la fois. Il n’est pas surpris de l’entendre, Denys, bien au contraire. Lui savait parfaitement pourquoi Chimène avait été enlevé et quel serait le résultat de cette action. Pour autant, il ne s’attendait pas à ce que la jeune Impératrice tombée de haut soit elle aussi condamnée. Enfin… une décision compréhensible, s’il voulait éviter un vent de rébellion. Chimène morte, il n’y avait plus grand monde sur qui se reposer. Croisant le regard du duc d’Outrevent qui s’insurge, le visage de Denys n’indique ni satisfaction ni déplaisir à cette nouvelle. Mais il savait que Liam ne serait pas de cet avis, et que bien vite il serait catégorisé comme « traitre » à ses yeux. Peu importait.

Ils avancent assez lentement, vu leur nombre. A ce rythme, ils risquaient de mettre bien plus longtemps à sortir de ce dédale, et malheureusement, les vivres manquaient et les gens finissaient par se fatiguer. L’état du duc de Sombreciel était un parfait exemple, lui qui avançait en queue de peloton. Denys serait bien allé voir Castiel s’il n’avait pas eu quelques indications à donner à Tristant en toute discrétion, informant leurs « amis » de l’Ordre sur le lieu où ils se trouvaient, cette cité millénaire maudite… C’est la voix du comte de Rivepierre qui fait relever le regard du duc de Lagrance en direction de l’arrière, remarquant Alméïde en compagnie de Castiel… n’était-ce pas un peu risqué ? Nuls doutes qu’il avait dit quelque chose de gênant pour que la demoiselle s’éloigne alors, le rouge au joue. Elle passe à ses côtés pour rejoindre visiblement son frère, et Denys à juste le temps de l’arrêter en prenant son bras. « Tout va bien Princesse ? »

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Mar 1 Nov - 16:49




Chroniques d'Arven

Intrigue 1.6

La Danse des Trépassés

Du 31 octobre au 5 novembre 1001



Intrigue animée par Aura·


Le Mémorial des Disparus




 
 
 



Le Destin intervient



A l’attaque !
Alors que le groupe s’apprête à s’installer pour dormir quelques heures, ils surgissent de partout : une vingtaine de soldats squelettes, armes brandies, prêts à en découdre avec les intrus qui osent fouler de leurs pieds le sol maudit de Salvemont. L’un d’eux parvient à saisir la princesse Sixtine, et esquisse le geste de l’égorger ; Hjalden d’Evalkyr n’a que le temps de trancher net le bras mort pour libérer la jeune femme. C’est le signal de la curée : se lançant à l’assaut, les morts-vivants font claquer leurs mâchoires dans un son sinistre, qui glace le sang des vivants.
Défendez-vous !




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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Mar 1 Nov - 17:08

La rumeur a remonté toute la colonne, parvenant finalement aux oreilles de la princesse de Valkyrion. Elle est sereine, Ljöta : arpenter le royaume des morts ne l’effraie pas, et elle sent la main de Sithis la protéger tandis qu’elle avance aux côtés de son frère Hjalmar, lui offrant le soutien de son bras pour aider sa démarche malaisée sur la terre ferme. Ils en discutent à mi-voix : qui aurait imaginé une union entre la bâtarde d’Erebor et le duc dégénéré de Sombreciel ? Ils en sont à prendre les paris sur le sexe du bébé présentement porté par la future mariée, abondamment renseignés par les rumeurs colportées le long du cortège, lorsque le duc de Valkyrion remet son épouse aux bons soins de son frère et de sa sœur pour s’en aller parler à l’Empereur quelques pas en arrière. Laissant Astrid soutenir Hjalmar à son tour, Ljöta prend un peu d’avance.

Elle tapote la tête du gamin en passant, ce petit aux yeux clairs qui trimballe l’Orbe de Sithis, gardant pour lui une vigilance accrue. Il est censé délivrer la relique à la Tour Noire, et l’Écoutante de la Lame est bien déterminée à ce que cela s’accomplisse. Elle a bien remarqué combien le gosse s’accroche aux jupes de la fille Séverac, cette Mélisende avec laquelle elle ne parviendra jamais à s’entendre ; peut-être y a-t-il là quelque secret intéressant à exhumer ? Chassant ces préoccupations, la blonde kyréenne trébuche, et ne doit qu’à un bras secourable de ne pas basculer. Époussetant ses jupes, elle relève les yeux vers le regard sombre du duc d’Erebor et son sourire perpétuellement charmeur. Hommes à femmes, se dit-elle ; et telle est sa réputation. Bien méritée, sûrement. Répondant à son sourire, elle salue également d’une courbette la sultane qui progresse à ses côtés. « Je vous remercie, Votre Grâce. Permettez-moi de vous présenter mes félicitations pour le mariage de votre demi-sœur Alméïde ; il est à parier que Sombreciel a fort à gagner d’une aussi belle duchesse sur son trône ! La couronne de Valkyrion espère que l’enfant qui s'en vient sera suivi de nombreux frères et sœur en parfaite santé. »

L’air interdit du duc aurait dû l’interpeller, mais l’attaque subite lui coupe toute possibilité de réponse. Elle réagit rapidement, la princesse guerrière : repoussant derrière elle le duc couronné, elle dégaine l’épée qu’elle s’est attribuée dans le caveau, reculant vers le centre de la colonne pour défendre Astrid et Hjalmar, parant, esquivant et découpant allègrement des os fragiles qui s’éparpillent en cliquetant. Autour d’elle, c’est le chaos : les femmes et les jeunes ont été rassemblés au centre du groupe, et sur le pourtour les combattants s’échinent à repousser l’attaque. Toujours pas de magie en ces lieux maudits !

Passant le fil de l’épée dans sa paume libre, elle étale le sang sur ses paupières d’un geste rapide. Ô, Sithis, mon Père sans Visage, guide mon pas et prête-moi la force de ton bras pour lutter contre ceux qui ont échappé à la mort. Que le pouvoir du sang qui bat et court triomphe de la vie pervertie ! Pas de magie en ces lieux, certes ; mais dans les iris cerclés d’écarlate de la princesse, aucune peur, aucune frayeur, aucun doute.

L’heure du combat est venue.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Mar 1 Nov - 19:33

L’assurance de ta déclaration choque certainement le Chevaucheur, mais tu ne pensais pas surprendre la princesse d’Erebor, qui s’empresse de bafouiller à l’adresse du comte : « C'est... une façon de parler. Je... il... Une seconde. » Une façon de parler ? Une façon assez claire de parler, tu veux bien le croire. Tu suis Alméïde à l’écart sans opposer de résistance. Tu as terriblement envie de l’embrasser, subrepticement, profitant d’être ainsi penché vers elle pour entendre ses murmures précipités, mais tu ne peux pas, donc tu te retiens. « Castiel nous ne sommes pas... fiancés. Je...je ne vous ai même pas encore donné de réponse. Oh. Ce petit oh, simple. De surprise, d’incompréhension, de déception aussi. J’ai pensé que… quand vous avez parlé de… de voir les aurores… D’accord, tu as peut-être (encore) été un peu vite en affaires, mais considérant que tu attendais une réponse de sa part ce soir même, ce n’était pas déplacé. Pas trop déplacé. Non ? J'aimerais vous donner une chance de... Que l'on puisse apprendre à se connaître mais je... C'est... trop tôt pour... Oui, oui, bien sûr, c’est, oui. » Plus raisonnable. Plus réaliste. Tu ne sais même plus si c’est la fatigue, ou ton enthousiasme typique, que tu dois blâmer pour ce malentendu, qui n’est pourtant pas décevant une fois la réalité dévoilée. Apprendre à se connaître. Oui, tu… tu veux cela.

« Je vais retourner auprès de mon frère. Melbren restera avec vous, il... » Oh oui, bien sûr que ton frère va rester avec toi, ce n’est certainement pas ce pédant de Lionel de Rivepierre qui va chasser Melbren ! « Je ne serai pas loin. Merci. » Une dernière pression sur sa main alors que vos doigts ne se quittent et que la princesse erebienne remonte le cortège. A ton tour, tu retournes après de Melbren et de Lionel, qui te fixe avec la même sévérité que précédemment. « Nous sommes amis, rien de plus. » Il ne prend même pas la peine de hocher la tête.

Escorté par ton frère et le comte de Rivepierre, qui ferme la marche (et tu ne veux pas le dire, mais tu es rassuré de le savoir là), tu es plus calme. Tu laisses vivre encore la sensation de la main d’Alméïde dans la tienne et tu imagines tout ce que vous pourriez faire pour apprendre à vous connaître. Tu ne vois même pas le comte vous quitter, quelques minutes, pour s’attarder aux côtés de son duc, puis revenir derrière vous. Une autre visite des Murmures, pour sûr. Pourquoi pas une excursion sur les terres de Vivessence, avec Melbren ? Une soirée à Lorgol, bien sûr, non loin de l’Académie. Cette balade à dos de chameau, dont elle t’a parlé, à Vivedune, l’an dernier. Tes rêveries te portent, faites de voiles, d’aurores et de baisers (et ô oui, de bien plus encore), et tu as à peine conscience que la tête du peloton s’apprête à s’arrêter lorsqu’une horde de squelettes ensorcelés surgit. « Votre Grâce, restez derrière moi », ordonne le comte de Rivepierre avec calme. Comme si tu allais te jeter au devant du danger ! Tu es impulsif et inconséquent, mais pas entièrement suicidaire. Oh, si tu avais Ordalie ! Si tu avais Hypérion en ton esprit ! Tu te réfugies derrière Melbren, observant le Chevaucheur repousser et détruire les squelettes sans même sembler réellement incommodé par ceux-ci. Une main squelettique s’abat cela dit sur ton avant-bras et t’éloigne de ton frère. « Hé ! Espèce de… sale… » Tu as beau te débattre, ce squelette a la poigne ferme, et ta dague ne fait que résonner contre les os et vibrer tes doigts désagréablement. Au point où tu en entailles même ton propre avant-bras, lorsque l’être bloque un de tes coups. Oh, par Kern, pourquoi est-ce que tu dois te battre et pourquoi est-ce si compliqué ?

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Jeu 3 Nov - 22:04

Arsène commençait à trouver que l’Orbe pesait quand même bien lourd. Il avait l’habitude de marcher, le gamin des rues, et ne se plaignait donc pas, mais un bâillement qu’il peinât à étouffer en disait assez long sur son état de fatigue. Mais pas grand monde ne se préoccupait de lui, tout occupé qu’ils étaient à propager des rumeurs sur le Duc de Sombreciel et la princesse qu’il avait rencontré en Bellifère. Cela ne semblait pas faire plaisir à tout le monde, qu’ils soient sur le point de se marier. Et d’avoir un bébé, aussi, bien que rien ne le laissa deviner. Oh, elle ferait sans doute une bonne maman, la princesse-médecin : elle l’avait entouré et câliné, quand il était perdu après tout ce qui s’était passé. Elle, et la Duchesse d’Erebor, qui lui avait adressé un sourire auquel il avait répondu par un petit signe de la main, sans vraiment savoir si cela convenait à quelqu’un de son - faux- statut. Mais puisqu’ils allaient combattre les morts et qu’il était le porteur de l’Orbe de la Rose Ecarlate, cela n’avait sans doute pas réellement d’importance, qui il était en vrai ? Même la Kyréenne qui faisait un peu peur lui avait tapoté la tête, après tout !

Arsène étouffa un nouveau bâillement, et traîna davantage le pas, rêvassant en queue de colonne. Ils étaient tous focalisé sur avancer pour s’occuper de lui, lui semblait-il, et il s’arrêta même à un moment, déposant cette Orbe si lourde qui lui sciait les bras. Ce qui ressemblait à une grande aventure, selon Melsant, commençait à devenir quelque peu fatiguant. La lumière des torches s’éloignait de lui, et l’enfant s’obligea à se secouer, avant de se lever et de courir derrière les autres pour ne pas se perdre. A nouveau, il avait l’impression que personne ne faisait trop attention à lui : entre la peur et la tension, chacun semblait bien occupé !

Et puis soudain, le chaos commença. Des squelettes venus de nulle part leur tombèrent dessus, semant la panique, tandis qu’Arsène se faisait repousser vers le centre, protégés par ceux qui, d’entre eux, savaient mieux se battre. Il resta un long moment interdit, l’enfant, ouvrant de grands yeux terrifiés. Il n’avait pas d’arme, Arsène. Peut-être aurait-il dû en prendre une, pour repousser cet ennemi de cauchemar. Cauchemar, oui. Le son de leurs mâchoires lui rappelait un peu trop le son des anges de pierre, et la demoiselle qui avait failli se faire égorger aurait probablement pû mourir si le heu... Kyréen ? Il ne savait pas son nom, mais le Kyréen, quoi, ne s’était pas interposé.

Tout ça pour protéger leurs vies. Pour protéger la paix. Et l’Orbe garante de leur futur. L’Orbe... Mince !

Arsène laissa échapper un gémissement étouffé, qui passa complètement inaperçu au milieu des bruits de combat. Il avait oublié de reprendre l’Orbe quand il s’était arrêté ! Est-ce que c’était grave ? Il lui semblait que oui, après tout, la Rose Ecarlate le lui avait confié en personne ! Est-ce qu’ils lui en voudraient, de ne pas la livrer à la Tour de la Confrérie comme promis ? Certainement. Mélusine et Hiémain allaient probablement être furieux contre lui de ne pas avoir rempli sa mission, et peut-être que Mélisende serait blâmée, alors qu’elle n’y était pour rien ? L’avenir d’Arven aussi, sans doute, en souffrirait, mais c’était plutôt à la déception des autres qu’Arsène pensait.

Alors, n’écoutant que son courage, il se faufila hors des combats, arsène. Il était petit, il était agile, et tous étaient trop focalisé sur autre chose pour s’intéresser à une petite ombre qui s’échappait avec agilité. Il lui fallait récupérer l’Orbe, laissé en arrière. Alors il délaissa les combattants, les coups d’épée, pour s’enfoncer seul dans les ténèbres, Arsène. Pour aller rechercher l’Orbe qu’il avait un peu oublié. Personne ne verrait qu’il a disparu, trop occupée à défendre leurs vies. Du moins, c’était sa théorie.

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La Noblesse
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Ven 4 Nov - 11:32

« Je sais ce que tu essaies de faire Sitara. Et ça ne me plait pas. »

Elle est légèrement amère, la voix du duc d’Erebor, quand son épouse tend à le trainer plus en avant sur leur compagnie de fortune, essayant de l’empêcher de voir ce qu’il avait d’ores et déjà vu et qui l’irritait au plus haut point. Sa sœur en compagnie du duc de Sombreciel, cet illustre imbécile de Castiel qui ne trouvait rien de mieux pour faire son intéressant que de feindre le malaise. Que l’heure ne soit pas à la bagarre, il était d’accord, mais que sa sœur reste proche de l’autre crétin lui était insupportable. Et que Sitara s’amuse à l’empêcher de ramener Alméïde lui valu un regard énervé et une certaine froideur qui éclipsa la joie de l’avoir retrouvé quelques minutes plus tôt. Il s’était pourtant inquiété réellement, viscéralement, pour elle et une fois cette peur retombée, d’autres angoisses étaient venus ternir un peu plus l’humeur d’Anthim. Au delà du simple fait qu’ils étaient par exemple enfermés dans les catacombes d’une ville maudite avec des morts prêt à leur tomber dessus à tout moment. Et qu’en dehors de quelques fines lames, les nobles ici présents n’étaient pas les plus aptes à se défendre.

Malgré une humeur tendue, ils n’ont pas le choix d’avancer, et Anthim ne dit rien de plus. Main secourable à la princesse de Valkyrion qui vient à trébucher contre lui, il lui adresse un sourire sympathique, appréciant cette famille ducale des terres enneigées. Les paroles de celles-ci cependant sont prompts à faire fondre le sourire du duc pour une expression purement décomposée, rapidement suivie d’un « QUOI ? » presque hurlé et qui fait se retourner tout le monde dans leur direction. Pourtant, pas le temps de vraiment s’interroger sur la colère soudaine du duc d’Erebor, c’est à ce moment précis que les morts se décident à attaquer. Un instant, Anthim recule quand la princesse kyréenne dégaine son arme, mais il préfère se rapprocher de son épouse et sa sœur, même si ça doit lui mettre Castiel dans son champ de vision. Malheureux Anthim, d’avoir prit une épée. Alors même qu’il la sort de son fourreau pour attaquer, il se blesse à la main, grand maladroit qu’il est. Il peste, avant d’enfoncer avec force au moins la lame dans un des squelettes venus sur lui. A défaut de savoir s’en servir réellement, au moins arrive-t-il à frapper. Pas toujours dans la bonne direction cela dit… un coup imprécis, il manque d’occire le pauvre Lionel de Rivepierre, et finalement, le coup fini sur le mollet du duc de Sombreciel, offrant une belle entaille sanglante. « Oh pardon. » Qu’il répond à son homologue dans la pseudo bataille qu’il mène, lui qui est déjà submergé par ces créatures mortes. En vérité il n’en pense pas un mot, et peut être même que la maladresse s’est voulue intensionnelle. Peut-être.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Ven 4 Nov - 14:34

Le rire tonitruant de Melsant raisonna quand son cadet s'emballa avec la demoiselle d'Erebor et que des rumeurs de mariage lui parvinrent. Il adressa une grande claque dans le dos du Duc de Sombreciel et lui adressa un clin d’œil complice. Castiel avait l'art de se fourrer dans les ennuis, ça, c'était indéniable. Et c'était un petit con de n'en faire qu'à sa tête quand tout le monde désapprouvait totalement cette relation contre nature qui ne faisait qu'envenimer les choses. Mais, c'était son petit frère, amoureux en plus. Lui qui était un débauché fini, voilà qu'il se mourrait d'amour pour la seule femme qu'il ne pouvait pas avoir ou presque et se montrait adorablement maladroit. Il n'avait pas forcément l'approbation de son aîné pour tout cela, mais... il ne désapprouvait pas non plus. Castiel était adulte (même si on pouvait se poser la question parfois), et il était Duc. Et il avait suffisamment de personnes autour de lui pour lui dire que ce n'était pas bien. Et tout cela apportait un divertissement fort bienvenu. Même si les rumeurs ne manquèrent pas de venir grossir la chose, ce qui manqua de faire mourir d'une crise cardiaque Anthim d'Erebor. Une réaction violente, qui ne prêta pas davantage à conséquences alors qu'ils étaient attaqués.

Ça, c'était à prévoir. Ils avaient presque oublié le danger, trouvant le temps de propager des rumeurs stupides sur le couple improbable que formaient Castiel et Alméide, mais le danger, eux, ne les avait pas oublié. Les squelettes déboulèrent donc, résolus à terrasser ces vivants. Enfin un peu d'action ! Melsant en avait le sourire aux lèvres, ravi de pouvoir en découdre. Même si Soie lui manquait terriblement en cet instant. Plus à l'aise avec son épée que la plupart des personnes présentes ici, il se défendit, pestant tout de même contre le terrain, peu propice à ce genre d'escarmouches.

Quand il vit Castiel aux prises avec un squelette, blessé, et pas que par sa faute, d'ailleurs, il vit rouge et vint à la rescousse de son frère, tandis qu'Anthim se trouvait à côté, lui aussi submergé.

« Ça va ? »

Une question lancée à la volée à son frère d'adoption, blessé, légèrement, mais tout de même. Qui savait quels soins il pourrait bien recevoir dans l'endroit où ils se rendaient ? Des coupures légères pouvaient être dangereuses si mal soignées ! Il lança alors, avec malice et mesquinerie, parce qu'Anthim e se trouvait pas loin :

« Alala, tu aurais pu trouver un autre prétexte de te faire soigner par la ravissante princesse d'Erebor, tu sais ? »

C'était ça, ou détacher la tête d'Anthim de ses épaules pour sa maladresse... On ne touchait pas aux membres de sa famille, qu'importe qu'on soit duc ! Du coin de l’œil, il cherchait Mélisende et Melbren... Et Arsène.

« Méli, où est le gamin ? »

Mais déjà, il replongeait dans la bataille, désespérant de ne pouvoir protéger à lui seul tous les membres de sa famille. Il n'était qu'humain...

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   

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