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 Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus

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La Noblesse • Modo
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Ven 4 Nov - 17:42

Alméïde remonte la colonne d'un pas précipité, les joues affreusement rouges, à peine dissimulées par l'obscurité, quand une main accroche son bras en douceur. « Tout va bien Princesse ? » Elle relève les yeux vers Denys et acquiesce, sans même remarquer que des murmures emplissent l'air, se répandent parmi les personnes présentes. Elle parvient même à esquisser un mince sourire. « Oui c'est, je... Rien qu'un malentendu. Tout va bien. » répond-elle dans un murmure, rassurée par la présence de son ami. Puis un cri la fait sursauter, un cri qui résonne contre les parois rocheuses. Le cri de son frère. Ce n'est pas de la peur pourtant, mais de la colère qui l'anime ; elle ne le reconnaît que trop bien, la princesse des dunes. Mais elle n'a pas vraiment le temps de chercher à en savoir plus que des squelettes les attaquent.

Il en arrive de partout, de tous les côtés. Les plus fines lames prennent les devants et, comme d'autres, elle recule afin de ne pas gêner les mouvements des combattants. Oh, comme elle aurait souhaité que Simon soit là. Quoique... il est bien là, en chair et en os – plutôt en os – et il les défend aux côtés des autres membres de la Rose. Le cœur battant, Alméïde tient fermement le petit bouclier léger qu'elle a emmené avec elle, pas très rassurée. Puis elle voit une petite silhouette se faufiler parmi eux, s'écarter de leur groupe et s'éloigner dans les ténèbres.

La princesse a un instant d'hésitation, mais voyant chacun aux prises avec leurs ennemis, elle ne prend pas le risque d'attirer leur attention sur le gamin qui s'échappe. Elle recule à son tour, se faufile dans l'ombre et suit la silhouette qui s'éloigne à toute vitesse, le bruit de ses pas étouffé par le son des combats. Mais où va-t-il bon sang ?

Alméïde le suit et le rejoint enfin quand il s'arrête. « Par tous les dieux, qu'est-ce qui t'a pris de t'éloigner ? » demande-t-elle, non pas sur un ton de réprimande mais sur un ton inquiet. Elle ne le connaît pas ce gosse, c'est à peine si elle s'est occupée de lui lors du Tournoi des Trois Opales, alors que Mélusine était en proie à une crise de panique, mais elle ne pouvait pas le laisser s'éloigner ainsi sans rien faire. Posant une main sur son épaule, elle lui adresse un mince sourire, malgré la peur qui se lit dans ses yeux. Son frère est resté là-bas, Sitara aussi. Leur est-il arrivé quelque chose ? Elle repousse l'appréhension pour se concentrer sur l'instant présent.

« Nous devons y retourner, fais bien attention et ne t.... » Elle s'interrompt en entendant un bruit derrière elle. Alméïde se retourne et aperçoit un squelette qui s'approche. La princesse n'hésite pas un instant avant de se mettre devant Arsène, levant son bouclier, les mains tremblantes. « Arsène, reste derrière moi. » Sa voix est étrangement ferme mais la peur s'insinue doucement en elle, tel un poison insidieux.


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Sam 5 Nov - 12:07

Le visage du Marquis est fermé. S’il assume parfaitement ses propos, et son opposition à l’ouverture des tombeaux, il est impassible, alors qu’ils s’avancent dans les dédales souterrains, qu’ils suivent le chemin dégagé par les squelettes. Il ne quitte pas son duc des yeux, avec en main l’une des épées que l’irréfléchi Melsant de Séverac avait tendu à qui les voulait. Ce n’était pas son mode de combat de prédilection, mais il se débrouillait suffisamment pour se sentir confiant à l’idée de protéger son duc et sa duchesse avec. Ils sont tous étonnement silencieux, ou presque, alors qu’ils s’avancent pour pénétrer dans cette vaste salle, un autel dédié à Sithis, s’il en croit les paroles de la princesse de Valkyrion.

Il aurait voulu s’en approcher, mais la voix désincarnée de Gustave l’en empêcha. Il s’approcha de la caisse d’armes, dévoilée par les squelettes, pour donner l’impression de s’y intéresser. Si les chevaucheurs lagrans avaient pu s’interroger sur la volonté de leur capitaine de maîtriser un arc et des flèches, personne ne savait qu’il avait en sa possession de tels artefacts, sagement dissimulés sous ses gants de cuir. Sa maîtrise laissait d’ailleurs à désirer malgré tout, aussi conserva-t-il l’épée qu’il avait récupérée dans la tombe. À défaut d’autre chose, à défaut de sa magie, surtout, ne fonctionnant pas.

Il hocha la tête d’un air entendu à son duc, prévenant un camarade de la cellule de l’Ordre par le biais de Ferveur – Ferveur pour qui il n’avait aucun secret, et qui garderait sa langue. Il n’était pas de ces dragons excessivement bavards ou curieux. Il partageait avec son chevaucheur le goût du savoir et de la maîtrise des choses, et ils se rejoignaient en cela, dans leur appartenance à l’Ordre – car indirectement, le dragon y appartenait, en acceptant de garder le silence.

Le marquis s’interrogeait malgré tout sur les paroles prononcées par celui qu’il avait reconnu comme étant Gustave. Il n’était pas pour son accession au trône, mais il y voyait des avantages certains – si Chimène s’était montrée inapte à gouverner, et surtout farouchement opposée aux magies scellées, ce qui déplaisait au marquis, le nouvel Empereur, et probablement tout aussi mauvais, serait aisément remplacé par quelqu’un de plus apte à gouverner, ou à entendre raison. Ses enfants, par exemple. Tristan était persuadé que pas plus que Chimène, Gustave n’agissait comme il convenait de le faire, et qu’il ne serait pas un meilleur empereur. À lui de veiller à ce que cela n’arrive pas. Mais il gardait secrète cette pensée, comme bien d’autres, y compris les questionnements qu’il avait à propos de son duc. Ils s’accordaient mutuellement une certaine confiance, mais l’un comme l’autre avaient des desseins cachés. Le duc de Lagrance était-il averti de la mort à venir de feue l’Impératrice ? Si tant est qu’elle soit réellement morte. Sans corps, cela demandait encore à être prouvé.

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Les Mages
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Sam 5 Nov - 13:16

L’arme pensait dans sa main, mais pour l’instant elle représentait une présence rassurante tandis qu’elle marchait parmi les autres nobles. Agnès restait au milieu de ses pairs dans la lumière dispensée par les torches. Les ombres lui semblaient impénétrables et sachant ce qu’elles hébergeaient en leur sein, elle préférait sortir de ce souterrain rapidement. Au fil des heures, Agnès se laissa distancer par les autres, ressentant de la fatigue et finissant à la fin de la colonne. Elle put entendre d’étranges rumeurs entre Sombreciel et Erebor, et elle s’interrogea sur leur véracité vu l’état fragile du duc Castiel. Quoiqu’il en soit, cela n’allait pas améliorer les relations entre ces deux duchés.

Cependant, elle laissa de côté ces considérations, profitant d’une pause pour remettre de l’ordre dans ses pensées. L’avenir de Faërie était bouleversé suite à la prise de pouvoir de Gustave et cela risquait d’affecter l’ensemble des régions entre les partisans de Chimène et ceux du nouveau roi. Cela impacterait-il aussi sa famille ? C’était fort probable. La position centrale de leur domaine, leur relation avec les Cours… Quelle voie allait suivre Denys ? Et les mages de Sang, quel sera leur avenir et surtout leurs prochaines actions ? Plongée dans ses réflexions, Agnès s’était éloignée du groupe, sans torche. Et lorsqu’elle revint sur ses pas, la peur la saisit. Ils étaient partis ! Sans elle !

Elle tourna sur elle-même pour essayer de capter une lueur indicatrice d’une direction et elle faillit crier pour se faire entendre du groupe mais elle se retint, une main sur la bouche. Autant elle pourrait leur indiquer sa position autant leurs ennemis mort-vivants le sauraient également. Et elle n’avait pas envie de les croiser avec pour seule arme une lame courte dont elle ne savait pas vraiment se servir au mieux. Agnès sentait l’inquiétude et la peur l’envahir comme en témoignait les tremblements de ses mains. Elle prit appui contre la paroi pour trouver un soutien, un repère dans cette obscurité. Elle devait prendre une décision, elle ne pouvait rester sans rien faire. Elle était bien loin de se douter qu’elle s’épargnait une confrontation contre les habitants des catacombes.

Elle ferma les yeux et tâcha de se remémorer la carte présentée par les membres fondateurs de la Rose. En tant qu’outrevoyeuse, elle avait certaines facilités pour la mémorisation visuelle. Elle visualisa le tracé, pour l’instant encore frais dans sa mémoire, avant de se redresser et de reprendre la marche, les sens aux aguets et ne manquant pas de frémir au moindre bruit suspect. Elle avança à la lueur tamisée des cristaux présents dans la paroi. Agnès avait perdu la notion du temps, elle devait s’arrêter aux intersections rencontrées pour s’orienter. Elle crut s’être perdue, ne parvenant pas à retrouver le groupe lorsqu’elle perçut une lueur rougeoyante. Celle-ci lui rappelait l’orbe de l’autel. Serait-elle tombée sur quelques choses de semblable ? Ce serait étonnant vu que le globe avait été confié au jeune garçon de la délégation cielsombroise. Les nerfs à rude épreuve à cause du voyage, Agnès décida d’aller voir ce qu’il en était.

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La Noblesse
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Sam 5 Nov - 14:11

J'ouvre la marche, aux côtés de ces quelques figures héroïques du passé. Leur présence ne me gêne pas tellement, et la compagnie des morts me paraît même plus supportable actuellement que celles des vivants. Je préfère ne voir personne devant moi, même si cela signifie laisser autant d'ennemis dans mon dos. Au moins ai-je l'impression de regagner un peu de cette solitude qui m'est si chère, pour tenter de remettre de l'ordre à mes pensées. L'expression fermée, je me contente d'avancer, avec la mort dans l'âme, et qui me cerne de part en part. Je manque de les semer, quand le cortège ralentit lentement sa progression sans que je n'ai l'air de m'en soucier. Je me retourne, avec un temps de retard, quand les défunts eux-mêmes décident de s'arrêter pour les attendre. Ce n'est pas que je ne ressens pas la fatigue, mais marcher pendant des heures est loin de me gêner. Je suis bien plus dérangé par cette soif croissante qui s'impose à moi, et que je ne peux pas combler.

J'ai une expression contrite, et m'en remets à l'avis général bien malgré moi. Je m'adosse au mur et me laisse retomber au sol, l'épée en travers de mon épaule, dans une fatigue qui est plus mentale que physique en vérité. J'essaie de calmer cette tempête qui couve sous mon crâne en me concentrant sur le chemin que nous avons déjà parcouru, et qu'il nous reste à parcourir. Du bout de la dague, je trace les contours d'une carte de la Cité des Morts à même le sol, selon ce que j'ai retenu de notre progression. Cela parvient à m'occuper suffisamment l'esprit pour oublier un temps la mort de Chimène, au profit de cette mission singulière qui nous a été confiée. Les minutes s'égrènent, mais pas dans le silence. Je relève la tête quand Lionel se rapproche de moi pour... Me confier quelques rumeurs à l'arrière du cortège susceptible de m'intéresser. Un mariage, entre le Duc de Sombreciel et la Princesse d'Erebor ? Allons... Un peu de sérieux.

- En quoi cela nous regarde ?

Ma réaction est plus sèche que d'habitude, envers mon vieil ami, qui a très bien compris que je préférais rester seul et ne pas m'en préoccuper davantage. C'est rare, qu'il ait à subir mes humeurs, mais peut-il comprendre à quel point je suis obligé de prendre sur moi pour ne pas invectiver mes homologues faës et les mettre face à leurs propres manquements envers l'Impératrice ? Les affaires qui secouent Ibélène m'indiffèrent quelque peu, tant qu'elles ne nuisent pas au bon déroulement de notre expédition. Néanmoins, j'aurais peut-être dû me pencher davantage sur la question, car la rumeur se propage déjà dans les rangs jusqu'à atteindre le Duc d'Erebor, et son explosion de fureur parvient à me sortir de mes sombres pensées... Et à couvrir aussi l'arrivée fulgurante de nos ennemis. Ne vient-il pas bêtement de trahir notre position, alors que nous devions faire preuve de discrétion ? Décidément, Erebor et Sombreciel...

Je me relève avec un temps de retard. Le Duc d'Evalkyr est le plus prompt à réagir pour éviter la mort à la princesse Sixtine, mais je profite de l'ouverture pour asséner un violent coup dans la jambe du squelette, le mettant définitivement hors d'état de nuire. J'accueille la perspective du combat comme une délivrance. Situé à l'avant du cortège, je n'ai pas le luxe de me préoccuper de ce qui se passe derrière moi. Lionel, malgré son désavantage de par sa magie scellée, se chargera très bien avec Melsant de contenir les débordements, du moins je l'espère. Je peine déjà à reconnaître les alliés de mes ennemis, avec tous ces guerriers décharnés qui me cernent. Je manque d'espace pour agir à ma convenance. J'aurais mieux fait de prendre un bouclier, plutôt que de chercher à me battre de manière conventionnelle contre des guerriers qui ne craignent pas la mort. Je parviens malgré tout à faire barrage, forcé de m'adapter au plus vite, visant bras et jambes squelettiques pour les neutraliser. La luminosité décroissante ne me gêne pas tellement, seulement la fatigue qui pèse beaucoup plus rapidement à force de frappes ajustées et de parades... Eux, ne la ressentent pas.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Sam 5 Nov - 14:27

Un « QUOI » sonore avait perturbée toutes les discussions qui allaient de bon train sur une certaine rumeur concernant Erebor et Sombreciel. Cela dans des termes plutôt osés qui avaient fait à la fois sourire le duc de Lagrance mais surtout auquel il n’avait pas cru, connaissant assez bien la princesse d’Erebor pour savoir que des fiançailles et un enfant sur les bras, c’était trop pour son honnêteté envers son frère. Et si celui-ci réagissait de la sorte, ce n’était qu’une belle confirmation aux yeux de Denys sur le fait qu’il y avait clairement peu de crédit à accorder à ce racontar. Il voudrait bien la rassurer, la pauvre Alméïde, mais à ce cri suit une attaque inattendue de la part des squelettes des catacombes. Il avait espéré ne pas avoir à se servir de l’arme qu’il avait prit au cas où, mais force était de constater qu’on ne leur laissait pas trop le choix.

On pouvait s’attendre à ce que le duc de Lagrance, souverain du duché le plus paisible et pacifiste d’Arven, ne sache pas réellement se battre à l’épée, ou se battre tout court en vérité. Mais Denys avait quelques ressources dans la manche, et il devait bien à son père cette obligation qu’il lui avait donné plus jeune de prendre des cours avec un maitre d’arme. S’il n’y avait jamais trouvé beaucoup de plaisir, au moins n’avait-il pas été trop mauvais élève et savait se servir raisonnablement d’une épée. Bien mieux que les ducs de Sombreciel et d’Erebor réunis, cela ne faisait aucun doute. Pour autant, il n’eut pas besoin de s’en servir beaucoup contre leurs assaillants, car il remarqua bien vite la disparition d’Alméïde, qui s’était faufilée à la suite de quelqu’un dans les tunnels qu’ils avaient déjà empruntés. Profitant de l’anarchie la plus totale, il se lança à la poursuite de la princesse, pestant contre son inconscience de partir seule et non armée. Il n’était certainement pas le meilleur s’il fallait l’aider, mais en l’occurrence il était le seul à l’avoir remarqué. Et quand bien même était-il d’ordinaire plus du genre à protéger d’abord sa vie, Alméïde était une amie chère qu’il ne pouvait laisser tomber.

Comme il avait bien fait de la poursuivre. La princesse d’Erebor et le petit garçon de Sombreciel étaient menacés par un squelette bien armé, là où eux n’avaient qu’un bouclier et l’orbe pour les « protéger ». Il n’attendit pas que la créature le remarque pour enfoncer la lame dans le corps décharné et couper celui-ci pour que finalement, le squelette tombe par terre sans moyen de bouger. Sa mâchoire continuait de claquer dans le vide, rendant un son sinistre dans ces catacombes morbides.

« Alméïde bon sang ! Quelle imprudence ! » Il n’est pas vraiment énervé Denys, juste essoufflé et encore un peu inquiété, autant pour la princesse que la situation qui était la leur, de plus en plus dangereuse. Il regarda le petit garçon à ses côtés. C’était pour lui qu’elle était revenue en arrière. Il eut un soupir puis reprit un peu son souffle. « Il faut y retourner. Ils pourraient partir sans nous dans la précipitation, et sans le plan nous risquons de… » Sa voix s’interrompt quand des bruits de pas venant du bout de couloir, toujours de là où ils venaient, retentirent. Il resserra un peu la prise de son épée, mais à la lueur des cristaux, il finit par reconnaître… « Mademoiselle d’Aurebois ?! » La surprise peint légèrement ses traits. « Que faites-vous là ? » Avait-elle perdue son chemin dans un moment d’inattention ? Curieux. Mais ça n’est pas le plus important, il fallait revenir vers le groupe, malgré la bataille, pour ne pas se retrouver dans une situation semblable à la noble lagrane. « Bien, allons-y. »

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Sam 5 Nov - 20:50

Il ne les avait pas entendu s’inquiéter pour lui, pas plus qu’il n’avait vu d’autres personnes quitter leur petit groupe. Où est-ce qu’il avait laissé l’Orbe ? Il se souvenait l’avoir déposé sur une espèce de corniche, mais dans le noir, c’était assez peu évident de se repérer, surtout lorsqu’on ne s’était guère focalisé sur le chemin aller. Mais il avait confiance en lui, l’enfant, et il s’aventura dans les couloirs sombres, le silence résonnant presque trop fort après le fracas de l’escarmouche.

Arsène perdit un peu de son assurance en entendant des pas retentir derrière lui, pourtant. Quoique... Les squelettes, ça ne faisait pas un bruit de pas. Si ? Il n’eut pas longtemps à s’inquiéter de ça, pourtant, car la princesse d’Erebor finit par le rattraper. La princesse d’Erebor venue à son secours ? Ce n’était pas les vaillants Voltigeurs qui venaient au secours des princesses, d’habitude ? Même si il n’était pas en danger, du moins, il ne lui semblait pas. Elle posa une main sur son épaule et il la regarda dans la pénombre, devinant pourtant à ses traits inquiets qu’elle n’était pas en colère contre lui. Il voulait lui dire qu’elle n’avait pas à s’inquiéter, qu’il pouvait retrouver son chemin, et qu’elle devait s’en retourner près des siens. Après tout, elle allait bientôt avoir un bébé, il l’avait entendu !

Mais avant même qu’il ne puisse lui exposer sa théorie - sans lui dire qu’il avait perdu l’Orbe - , un squelette venu de nul part décida d’interrompre leur conversation ! Sans lui demander son avis, la princesse se place devant lui, prête à le protéger avec son bouclier. Une tentative bien courageuse, mais certainement dangereuse. Une légère lueur se fit jour derrière lui - l’Orbe ? Oui ! Il l’avait retrouvé ! - mais il préféra focaliser son attention sur leur sauveur, le Duc de... Lagrance ? Ses habits protocolaires semblaient le clamer, en tout cas. Ce dernier se défit bien vite de leur squelettique assaillant, avant de se mettre à disputer Alméïde. Pendant qu’ils discutaient, Arsène recula de quelques pas pour récupérer l’Orbe et la reloger bien à l’abri dans ses mains, et observa avec curiosité la jeune femme qui déboucha d’un couloir annexe. Ils se connaissaient, apparemment.

« J’ai pensé que nous nous étions trompé, et que nous devions retourner en arrière. Vous étiez tous occupé, je n’ai pas voulu vous déranger pour vérifier. » Mentit Arsène, répondant à la question précédente de la princesse. « Attendez ! Avant de rejoindre les autres, nous devrions revenir encore sur nos pas. Je crois que j’ai entendu de l’eau couler, la-bas. » Parce qu’il commençait à avoir soif, Arsène. Vraiment soif. Ils s’étaient déjà éloignés du groupe principal, ça n’allait pas les déranger de s’éloigner davantage, n’est-ce pas ? « Et puis, ils avaient l’air pas mal occupé, je doute qu’ils partent maintenant. » Réfléchit Arsène à haute voix.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 6 Nov - 13:55

Je discute avec Hjalden des chamboulements politiques que l’assassinat de Chimène va engendrer. Bien entendu, cela ne calme pas sa colère envers les mages et les derniers évènements ont plutôt tendance à l’alimenter. Il s’enquiert de mon état suite à mon enlèvement et je le rassure sur ce fait, retrouvant l’homme caché derrière la façade. Ces conversations me donnent l’impression que le temps passe plus vite mais je sais que nous ne sommes pas au bout de nos peines avec ce voyage de deux jours au milieu des morts. J’ai vent de la rumeur entre Castiel et Alméide, intéressante si véridique car elle pourrait accentuer l’animosité entre Anthim et son homologue ou bien apaiser les tensions. Hjalden me laisse pour aller parler avec notre Empereur et Ljöta me confie Hjalmar. Etrangement depuis que je suis au Mémorial, la crainte liée a mes pouvoirs s’est calmée certainement dû à l’aura d’annulation. Un souci de moins pendant quelques temps…

Pourtant nous ne sommes pas épargnés pour autant. Devoir traverser la cité de morts pour rejoindre l’extérieur n’est guère plaisant. Heureusement, la présence du groupe apporte une relative sécurité. Qui est brisée lorsque surgit une multitude de squelettes qui nous attaque. Je ne suis pas armée mais Ljöta l’est et elle vient nous défendre. Je reste auprès de Hjalmar tout en cherchant d’un regard inquiet mon mari. Mais la cohue m’empêche de repérer tout le monde alors je reporte mon attention sur nos assaillants, esquivant lorsque cela est possible. Pour une fois, je regrette ma magie et mon inexpérience dans ce domaine. Les hommes armés cherchent à faire reculer l’attaque et je me retrouve à terre après avoir trébuché sur un cadavre. Ne voulant pas finir piétiner, je me relève prestement avec une grimace et percute l’un des squelettes qui prenait à revers mon beau-frère. Je tressaille devant cet adversaire avant de le repousser violemment vers les armes de nos protecteurs.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 6 Nov - 20:39

Nous rejoignons les autres - je vérifiais que tout le monde est un seul morceau. Toujours tout près de Melsant.  Je frémis lorsque je remarquais l’Orbe que portait Arsène. Oh oui, un frisson me parcourut tout le corps. Pas Arsène, tout, mais pas Arsène. Je restais près de lui lorsque Gustave de la Rive prit la parole. C’était un grand garçon et je devais me faire une raison - il avait une mission à accomplir entre ses mains que cela me plaise ou non.

Je restais à ses côtés, tout en regardant Castiel et Alméïde, je ne répondis pas à sa question, j’étais un peu consternée par tous ces évènements qui se multipliaient, je ne réalisais pas encore bien ce qu’il se passait. Je savais, toutefois, que si j’intervenais entre Castiel et la princesse d’Erebor cela pouvait envenimer les choses plus qu’autre chose. Je restais à ma place, espérant que tout se passe pour le mieux, c’était pour le bien de Castiel je le savais, mais... Les relations diplomatiques entre nos deux duchés étaient trop fragiles pour permettre de jouer avec.

Finalement, Melsant répondit à Arsène - s’il savait, mon aîné à qui il s’adressait au juste.  Je culpabilisais presque de réprimander Castiel alors que je portais moi aussi à la fois un fardeau, une bêtise et un secret.... Mais moi, la paix en Ibélène ne se jouait pas avec Arsène !  Je souris aux explications de mon frère, en toute circonstance, il savait gérer !

« Oh oui ! Quelle aventure ! »

Petit à petit, je me ressaisis, il avait raison Melsant. Je suivais le mouvement et voyait cela comme une nouvelle aventure à vivre, la cité des morts - je devais me réjouir, peut-être reverrais-je d’anciens amis qui sait ! D’un air, suspect, je regardais Castiel. Je faisais confiance à Melsant pour éviter les problèmes et je ne pouvais m’empêcher de remarquer Denys qui arrêta Alméïde, à quoi jouait-il lui aussi ?

Ljöta nous rejoignis bientôt et je ne put me contenir. J’y pensais depuis notre départ, ce fut plus fort que moi quand le regard de la princesse de Valkyrion tomba sur l’Orbe de Sithis. J’avais eu le temps de poser quelques questions cruciales à Arsène, il m’en fallait peu pour comprendre ce qu’il venait de se passer au juste et pourquoi mon fils portait la marque de Sithis. J’arrêtais l’Écoutante de la Lame : Ljöta par le bras.

« La prochaine fois, abstiens-toi de marquer un enfant ! C’est un enfant, Ljöta !  Ce n’est pas de ton ressort de décider de quel avenir sera fait celui d’Arsène, tu m’entends ? Ne t’approche plus de lui ! »

J’étais en colère. Princesse, je sais tout. On ne touche pas à mon fils, on ne marque pas mon fils ! Il n’était pas dévoué à Sithis, même s’il était trop tard désormais... Un ton sec et cassant, oh ça elle n’aimerait pas la Ljöta c’était certain que j’attisais à une flamme. Moi non plus, je n’étais pas en droit de décider quoi que ce soit concernant Arsène, mais c’était moi sa protectrice ici et maintenant. Qu’elle n’avise pas de recommencer.  Ljöta trébucha et je ne fis rien. Hors de question de faire quoi que ce soit pour elle.

Nous n’avons guère le temps de réagir quand une attaque débute, je me retrouve sans trop comprendre ce qu’il se passe au centre du groupe avec Arsène. Que se passe-t-il encore... ?  

« Le.... »

Je mis quelques instants à réagir et à bien comprendre ce que venait de dire Melsant...

« ARSÈNE ! Mais il était là, juste... » là...

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Mar 8 Nov - 2:33




Chroniques d'Arven

Intrigue 1.6

La Danse des Trépassés

Du 31 octobre au 5 novembre 1001



Intrigue animée par Aura·


Le Mémorial des Disparus




 
 
 





Ils se sont fièrement battus, les errants des profondeurs, d’estoc et de taille - parfois égratignant leurs compagnons d’infortune, mais avec la meilleure des volontés possibles. En tête de colonne, Liam d’Outrevent et Melsant de Séverac ont mené leur petite troupe vers un campement de fortune pour passer la nuit et dormir quelques heures.
Le groupe n’est pas au complet toutefois : il en manque une partie, et malgré les recherches des rescapés, impossible de les trouver. La confusion du combat a été telle que les disparus peuvent être n’importe où, et après une journée de recherches infructueuses, il faut bien se résoudre à reprendre le chemin, espérant que les absents sauront, eux aussi, trouver leur chemin…


Il faut transporter les blessés : les blessures de Castiel de Sombreflamme se sont infectées et voilà qu’il commence à délirer, affolé tout à la fois par sa claustrophobie que par l’absence de ses proches. Anthim d’Erebor, Tristan d’Amar et Ljöta d’Evalkyr ont été mordus par des squelettes au cours du combat et sont également tombés dans une torpeur suspecte. Il leur faut au plus vite les soins des guérisseurs de Faërie ; et c’est leur état précaire qui décide le reste du groupe à abandonner les recherches… pour sauver ceux qui pourraient encore survivre.


Au matin, au moment de reprendre la route, force est de constater que la duchesse d’Erebor et la baronne de Chamaar ont disparu mystérieusement : écartées du groupe pendant la nuit pour trouver un peu de calme, elles ont trouvé par hasard dans une maison en ruines l’entrée d’un passage secret qui s’est refermé derrière elles. Pour elles, point d’autre choix que de suivre le chemin…
A la fin du second jour, alors que la sortie est proche, le groupe est rejoint par la princesse Alméïde, tirant par la main le jeune Arsène : séparés pendant le combat du reste de la troupe, ils ont été rejoints par le duc de Lagrance et la dame d’Aurebois - ces deux derniers étant entraînés par un basilic surgi des eaux de la rivière souterraine où ils s’étaient arrêtés pour boire, la princesse et l’enfant ont repris la route seuls. Ces deux-là sont rejoints par Sitara et Mélisende dans une caverne où débouche leur souterrain - la créature s’apprête à les dévorer tous les quatre, lorsque les infortunés égarés sont tirés d’un fort mauvais sort par un des combattants trépassés de la Rose Écarlate. C’est Hypérion qui a volé à leur secours, après un temps pénible à rassembler ses ossements éparpillés, et c’est d’un pas décidé qu’il mène sa troupe vers une autre sortie.


Exténués, les survivants parviennent enfin à flanc de montagne… pour y être cueillis par les partisans de Gustave, prévenus par l’Ordre, armés de pied en cap et prêts à en découdre. Promptement, ils sont désarmés et conduits dans une tente luxueuse, où l’on panse leurs blessures et leur apporte de quoi se restaurer - sous bonne garde. On leur amène quelques heures plus tard Denys, Agnès, Mélisende et Sitara, fatigués mais à peu près entiers, dont l’on s’occupe de la même manière.


L’Empereur viendra les voir le lendemain - il est temps pour le moment de se reposer et de réfléchir à ce qui suivra...
   





Cinquième Tour

Consignes



IRL : du lundi 7/11 au dimanche 13/11 (16h).
IRP : 03/11, de 1h du matin à 10h du matin.

• Ce topic concerne les personnages qui participent à l'intrigue « La Danse des Trépassés », côté Outrevent. Seule la noblesse et les ducs sont présents. La roture est invitée à rejoindre le topic côté Sombreciel.

• Ce cinquième tour couvre une dizaine d'heures, entre votre sortie de Salvemont et le moment où les gardes viendront vous chercher pour vous mener à l'Empereur.

• Le tour prend fin le 3 novembre, à dix heures du matin environ, lorsque vous arrivez devant la tente impériale sous laquelle Gustave est installée. Vous n'y entrez pas encore.

• La magie est accessible à nouveau, mais vous êtes gardés à vue, tout autant par des soldats que par des mages. Par ailleurs, les dragons dont le Chevaucheur n'a pas encore prêté allégeance sont soigneusement tenus à distance.

• Aucun squelette, ami ou ennemi, n'a pu vous suivre à l'extérieur : la malédiction de Salvemont les retient à l'intérieur.

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:




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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Jeu 10 Nov - 2:00

Il savait bien que se détourner du chemin allait être une mauvaise idée. Il l’avait pressenti et il ne fallait pas être un génie pour songer que l’éloignement avec le groupe n’était qu’un risque inutile en plus. De là à se douter qu’ils allaient tomber sur certainement l’un des pires dangers de cette ville maudite, il n’y avait qu’un pas… Il avait été retissant, le duc de Lagrance, à la proposition du gamin. Mais puisqu’ils ne pouvaient partir sans lui et qu’il semblait décidé à se désaltérer, l’en empêcher aurait été certainement bien cruel, quoique plus logique. L’égarement était venu peu après, couronné par l’attaque surprise d’un serpent qui n’avait pourtant d’existence que dans les mythes. Après quoi, le groupe s’était séparé, Alméïde et le gamin d’un côté, Agnès et lui de l’autre, et c’était avec eux que le monstre avait décidé de jouer au chat et à la souris. A s’enfoncer de plus profondément dans les catacombes et douter chaque instant un peu plus de retrouver un jour le chemin de la sortie. Combien de temps s’était écoulé ? Les autres avaient-ils seulement cherché leurs personnes après leur départ ? Qui sait, lui et la pauvre dame d’Aurebois n’avaient guère l’occasion d’y songer, pourchasser par la bête. Etait-ce un salut d’être rejoint par deux autres membres de leur groupe égaré ? Pas vraiment, à en juger par l’état plus que précaire dans lequel ils évoluaient, finalement acculés et piégés par le basilic prêt à les dévorer. Pourquoi la duchesse d’Erebor et la baronne de Chamaar ? Ils n’avaient pas vraiment eu le temps de se poser des questions. Et finalement se battre ? Une option qui aurait pu être envisageable, si lorsque la bête les avait entrainé lui et Agnès il n’avait pas fait tomber la seule arme en leur possession, ce qui avait d’ailleurs valu au duc de Lagrance une merveilleuse luxation de l’épaule.

Leur salut dans cette improbable et terrible situation qui semblait presque marquer la fin ?

L’arrivée inattendue et surprenante d’un squelette de la Rose. N’était-ce pas Hypérion, celui qui avait été réduit en miette par Melsant de Séverac plus tôt ? La logique voulait démentir quand la vérité elle criait devant eux. Ce héros sorti une nouvelle fois de la mort – malgré une disposition de ses os très étrange, s’était-il remit tout seul ? – pour les sauver. Epuisé mais sauf, l’ancien empereur d’Ibélène se fit leur guide, ce dont ils avaient tous grand besoin.

« Comment êtes-vous arrivées jusqu’ici ? »

Question justifiée car en son cas, Denys ne s’imaginait pas une seule seconde qu’elles aient fait comme eux marche arrière alors qu’elles étaient avec tous les autres. Etait-il arrivé quelque chose de grave aux autres ? Ils ne le sauraient pas tant qu’ils ne seraient pas sortis des souterrains, ce qui fini par arriver après quelques heures de marche. A la sortie, c’est les hommes du nouvel Empereur de Faërie, Gustave, qui les rattrapèrent et les guidèrent en un lieu sûr mais surveillé, comme ils l’avaient fait avec les autres. Au moins étaient-ils tous sauf, ou presque. Il est rapidement soigné, Denys, même si son épaule continue de le faire souffrir et qu’il aurait quelques difficultés pendant quelques heures à bouger le bras. Un mal raisonnable, en comparaison du coma de certain ou des blessures de d’autres. C’est Marjolaine, la peur l’ayant rongée jusqu’à la moelle qui une nouvelle fois lui expliqua ce qu’il avait raté, entre deux sanglots étouffés. C’était stupide à penser, ça lui arrivait rarement d’ailleurs, mais il était rassuré de la savoir sauve, son épouse, et surtout qu’elle n’ait pas eu à affronter autant de mal. Et c’était rassurant aussi de constater qu’Alméïde et le petit Arsène s’en étaient sortis aussi.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Jeu 10 Nov - 16:42

Elle a eu peur durant tout ce temps, séparée du reste du groupe, la princesse d'Erebor. Mais sur son visage, ce qui s'apparente à de l'assurance. Dans ses mots, uniquement du réconfort. Elle entraînait le gamin à travers les souterrains, craignant à tout instant de tomber sur un ennemi qu'ils ne parviendraient pas à repousser, certainement pas avec son pitoyable bouclier. Elle n'est pas une combattante et il n'est qu'un enfant. Pourtant, ils ont avancé tous les deux sans se plaindre, cherchant le reste du groupe et la sortie par la même occasion, n'osant pas songer à Denys et la Dame d'Aurebois emportés par une créature terrifiante. Étaient-ils encore en vie ? Avaient-ils une chance de les revoir ? Alméïde a discrètement essuyé des larmes silencieuses sur ses joues à plusieurs reprises et a continué à avancer, terrifiée à l'idée de ne plus jamais revoir ceux qu'elle aime. Les heures ont été difficiles, les moments de sommeil également. Elle serrait Arsène contre elle pour le maintenir au chaud jusqu'à ce qu'ils s'endorment chacun de leur côté et elle n'a pu que grapiller quelques heures d'un sommeil agité, peuplé de rêves pour le moins... étranges, inattendus, perturbants et totalement inappropriés. Elle les a pourtant rapidement balayés au réveil et s'est remise en route, encourageant le gamin malgré la faim qui les tiraillait tous les deux.

Il leur a fallu du temps pour retrouver tous les autres, un peu avant de trouver la sortie. Le soulagement a pourtant rapidement laissé place à l'angoisse lorsqu'elle a réalisé que plusieurs d'entre eux étaient loin d'avoir la forme, que leurs deux compagnons n'étaient pas réapparus et que deux autres avaient disparu. Son coeur s'est serré à la pensée de Sitara, errant dans les ténèbres, mais elle a gardé la tête haute, retrouvant son frère avec émotion, ne lâchant plus son bras un instant jusqu'au moment de retrouver la surface.

À l'extérieur, la surprise est de taille. Exténués, affamés, ils sont accueillis par les troupes de Gustave et sont bien obligés de céder. Alméïde les suit sans un mot, observe avec réticence les mages guérisseurs s'occuper des malades et des blessés, puis retourne auprès d'Anthim pour s'assurer qu'il se porte mieux. Son regard se porte également sur les autres, comme pour vérifier que tous vont bien, s'attardant le moins possible sur Castiel, encore embarrassée par les paroles échangées et les images ayant peuplé ses rêves. Il semble aller un peu mieux, c'est le principal.

Mais Alméïde n'est véritablement rassurée que lorsque les autres sont retrouvés sains et saufs. Elle accueille Denys d'une étreinte, se répendant en excuses, désolée de l'avoir ainsi obligé à s'éloigner du groupe. Puis retrouve Sitara qu'elle ne lâche plus non plus. Et ils attendent. Malgré la fatigue, elle ne parvient pas à fermer l'oeil, appréhendant la venue de Gustave. Au fond de son esprit, elle a senti le retour de Simon, sa présence discrète mais rassurante. Elle ne peut pourtant faire quoi que ce soit à cet instant, pas alors qu'elle n'a aucun moyen de le faire discrètement. Et quand bien même, les gardes de Gustave sont bien trop nombreux et elle ne peut rien faire seule. Alors elle demande à Justice de se tenir prêt au cas où, d'avertir les autres montures de la Rose s'il le peut, et elle patiente. Assise près de son frère, elle s'empare doucement de sa main, ses yeux posés sur les marques laissées par le squelette, malgré les soins. « Est-ce que ça va mieux ? » demande-t-elle doucement, presque dans un murmure, inquiète à l'idée d'être ainsi surveillée par des hommes armés et des mages aussi nombreux. Alors elle serre un peu plus ses doigts, comme pour être rassurée.


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To see a world in a grain of sand and heaven in a wild flower. Hold infinity in the palms of your hand and eternity in an hour.
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Dernière édition par Alméïde d'Erebor le Mar 16 Mai - 14:02, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Ven 11 Nov - 21:37

Quand le silence retombe enfin dans les couloirs de la Cité des Morts, notre équipée se retrouvait amputée de plusieurs membres les plus éminents, et d'autres indiquaient des signes de blessures plutôt inquiétantes. Je reprends la tête du cortège, avec cette fois-ci Melsant de Séverac à mes côtés, jusqu'à trouver un lieu plus aisément défendable où tous pourraient se reposer. Je ne m'accorde pas pour autant de repos, décidé à retrouver ceux qui ont été égarés dans la cacophonie. Je m'inquiète pour l'enfant avec l'Orbe, qui fait une cible idéale ainsi isolé, et même s'il est accompagné des autres absents... Deux femmes, qui ne savent à priori pas se battre et... Mon homologue lagran, qui doit bien savoir se servir d'une lame, mais risque d'avoir des élans de vaillance que pour se protéger lui-même.

Nous perdons une journée complète à les rechercher, en vain. Pire, nous avons perdus deux personnes de plus dans la nuit, dont la Duchesse d'Erebor. Nous sommes pourtant bien obligés de reprendre la route, vu l'état préoccupant de nos quelques blessés, qui ont urgemment besoin de soin. Et pourtant, à chaque intersection, je m'arrête pour tracer quelques flèches du bout de ma dague, dans l'espoir qu'ils soient encore en vie et que cela les aide à nous retrouver. Je me relaie, avec les autres, pour transporter nos blessés en espérant que la sortie soit proche, car le moral de tous est au plus bas. Harassé et abattu comme nous le sommes, nous ne représentons malheureusement plus que des cibles faciles, pour qui viendra nous cueillir à la sortie. J'ai informé Lionel, que les Chevaucheurs d'Outrevent se tiennent prêts, mais ce n'est bien évidemment pas eux qui nous accueille à la sortie. J'aurais presque préféré que la Princesse d'Erebor et l'enfant ne parviennent pas à nous rejoindre, pour finir ainsi, pieds et poings liés comme nous le sommes, et la mission confiée grandement en danger. Nous n'avions fait que quitter une cage pour une autre. Amer, je les laisse nous désarmer sans chercher à opposer de résistance. A quoi bon ? Nous sommes en nette infériorité, et avons des blessés qui ont besoin des premiers soins que nous pourrons leur apporter. Nous n'avons d'autres choix que de temporiser, en attendant une occasion pour fausser à nouveau compagnie à nos geôliers. Au moins, nous sommes à nouveau au complet. Personne n'est mort... Mais je peux l'espérer si cette entrevue avec Gustave de la Rive a bien lieu. Je ne peux m'empêcher de détailler les gardes en faction, à caresser l'espoir de m'emparer d'une de leurs lances pour le transpercer avec avant qu'il n'ait eu le temps de prononcer la moindre parole. Je refuse strictement l'eau ou la nourriture que l'on peut me proposer, et ce, malgré la soif qui se fait rudement sentir. Je n'ai pas envie d'ingurgiter une quelconque substance à mon insu, peu avant de terribles retrouvailles, désirant garder les idées claires et ma rage intacte.

Quand la plupart sont soulagés et heureux de retrouver leurs proches indemnes, une pointe de douleur et d'incertitude me fait fléchir à cette simple vision. Je songe à Chimène, probablement morte... Dont le règne aura été si court, et qui aurait mieux peut-être valu ne pas être, pour une telle finalité. En d'autres circonstances, elle aurait été mon épouse, mon soutien. Maintenant... Et les rares informations que peut me communiquer Lionel ne sont pas tellement plus rassurantes. Le Vol d'Outrevent est désorganisé, et incapable d'intervenir dans l'immédiat. Mais peut-être n'est-ce que cette fatigue accablante qui me rend pessimiste à ce point... Il m'est bien impossible de puiser quelques heures de repos dans ces circonstances, et pas ainsi entouré. Je n'ai d'autres choix que d'attendre, avec un espoir toujours plus tenu.

Je me lève, après un temps, uniquement pour me rapprocher de l'enfant et lui poser une main légère sur l'épaule, lui chuchotant à lui seul ces quelques mots avant de me détourner :

- Cache l'Orbe.

Je ne veux pas savoir où, ni comment, tant qu'il parvient à la dissimuler, que Gustave ne mette pas la main dessus. Les espions de l'Ordre sont partout, et ils ne doivent pas l'avoir.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Sam 12 Nov - 13:56

Ils s’étaient perdus dans les souterrains, et c’était un peu à cause de lui. Arsène se sentait vaguement coupable, quoi qu’en même temps, il ne leur avait rien demandé du tout. Ils n’étaient pas obligé de le suivre, il n’était plus un bébé ayant besoin d’une constante surveillance ! Il avait eu quelque peu envie de le leur dire, mais s’était retenu à temps. Il était censé être un enfant noble, et à eux, on n’accordait pas le droit de traîner dans les rues sans surveillance. Il n’était plus très sûr de vouloir être considéré comme le Sire de Virelune. Réellement. Si cela signifiait que tous vos gestes étaient épiés et que vous perdiez toute liberté, non, ce n’était pas du tout ce qu’il voulait. Mais il ne pouvait pas réellement leur dire, alors il s’était tût, et tout s’était enchaîné, et... Et...

Sa main dans celle de la princesse d’Erebor, séparé du groupe, séparé de tous, ils avaient longtemps erré dans les souterrains, se tenant chaud mutuellement. Malgré son aspiration à la liberté, Arsène était heureux qu’elle soit à ses côtés. Ils s’étaient soutenu, jusqu’à la sortie. Elle l’avait aidé, ne vacillant pas, l’encourageant à continuer. Et quand ils avaient retrouvé le groupe, Arsène l’avait serré une dernière fois contre lui, par reconnaissance, par soulagement aussi, avant de retrouver... Personne. Mélisende avait disparue, elle aussi, et la gorge de l’enfant s’était serré. C’était de sa faute, c’est ça ? Elle était partie à sa recherche?
Alors pendant qu’ils sortaient, tous, il s’était à nouveau échappé, Arsène. Alméïde avait retrouvé son frère, elle ne s’était pas préoccupée de lui, et il en avait profité. Il était resté dissimulé dans les souterrains, avançant à petits pas en arrière, suivant les marques laissées par quelqu’un sur les murs. Et quand, au bout de quelques heures, Mélisende, Denys, la duchesse d’Erebor et la dame blonde de tout à l’heure avaient réapparu, il en avait été profondément soulagé. Il lui fallait trouver une excuse, cependant, pour ne pas se faire punir, plus que l’Orbe qu’il avait oublié. Mais laquelle ?

Le squelette qui avait guidé le petit groupe lui fournit l’excuse parfaite. S’avançant, Arsène trébucha sur lui, envoyant les os valser un peu partout. Grimaçant devant le tableau, l’enfant s’empara du premier qui lui tombait sous la main avant de s’enfuir vers la sortie. Il n’en avait plus besoin, de tous ces os, n’est-ce pas ? Ils étaient coincés ici, les squelettes, dans ces souterrains. Et puis, il était le protégé de Sithis. Et surtout... Il lui fallait une excuse. Il était désolé, réellement, pour le pauvre squelette, mais il avait plus besoin de son os que lui !

Arsène regagna l’extérieur, surpris de tomber sur des hommes armés qui le ramenèrent bien vite à une tente, en lui expliquant bien qu’il n’avait pas à se retrouver à l’extérieur. Plusieurs fois. Craignaient-ils, eux aussi, d’être puni parce qu’il avait échappé à leur surveillance ? L’enfant se garda bien de leur avouer qu’il s’était dissimulé dans les souterrains et n’avait pas été escorté à la tente des blessés en premier lieu. Il se contenta d’acquiescer, se laissant amener son repas. Il devait s’excuser auprès de Mélisende. Mais avant qu’il ne puisse le faire, le Duc de... Outrevent ? Peut-être. L’homme vint le trouver pour lui dire de dissimuler l’Orbe, et il acquiesça gravement, Arsène. Bonne idée. Près de la table peut-être ?

Il allait le faire quand il remarqua Mélisende non loin. Tant pis, il le ferait après. Serrant l’Orbe dans une main, et l’os chipé dans l’autre, il s’avança jusqu’à celle chargé de veiller sur lui, lançant avant même qu’elle ne prenne la parole : « Je voulais juste lui ramener son os au squelette, moi ! » Evidemment. C’était par bravoure et sens de l’honneur qu’il avait agit. Pas parce qu’il avait bêtement oublié sa mission.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Sam 12 Nov - 21:45

Tu ne sais plus ce qui se passe.
Tu ne sais plus où tu es. Tu entends les voix des autres te parvenir comme mille gargouillis, chuchotements, qui t’irritent et te calment parfois, qui s’enfoncent dans ta tête douloureuse, pour y faire sonner encore et toujours la migraine qui ne te lâche pas. Tu as mal partout, bien que surtout aux blessures infligées autant par toi que par les squelettes vengeurs, ou même par un Anthim d’Erebor aussi doué que toi avec une arme. Tu ne lui en as même pas tenu rigueur, ça, tu t’en rappelles, de ton « Pas de mal » essoufflé, malgré la chair entaillée et le sang tachant ton pantalon.
Pas de mal. Pas comme maintenant.
Tu as chassé les guérisseurs, les mages, recroquevillé dans un coin, menaçant d’attaquer quiconque te touche, t’approche. Tu es faible, si faible, tu as peur, si peur, et ton esprit délirant ne sait plus comment assembler tout ce que tu entends. Tout ce que tu vis. Tout ce que tu vois. Le chemin jusqu’à la sortie de Salvemont est flou dans tes souvenirs. Tu te souviens avoir été incapable de fermer l’œil pendant la nuit, alarmé par le moindre bruit, mais tu as perdu la tête assez longtemps pour ne pas entendre ta sœur chérie quitter les lieux. Autant dire que le reste du chemin n’a pas été des plus aisés et Melbren et Melsant ont pratiquement dû te porter pour la majorité du trajet. Pour que tu ne te laisses pas mourir de désespoir, à l’idée de ne jamais revoir ta tendre sœur, ainsi que la femme que tu aimes.

« Comment va-t-il ? Il refuse de se laisser approcher… la dague… l’empereur… Castiel. Mélisende est revenue. Hypérion d’Ibélène l’a escortée. Laissez-nous seulement vous- Ma sœur, ma sœur, où est ma sœur Elle est là, Castiel, elle nous a trouvé. Alméïde… La princesse d’Erebor va bien, elle était avec vous, lors de votre arrivée… Hypérion, est-ce qu’il, est-ce qu’il est là, Melbren, est-ce qu’il Oui, c’est lui qui… »
Les voix baissent, disparaissent, laissant uniquement les vagues apaisantes que te transmettent ton Familier et Vif-Argent, ainsi qu’une présence de laquelle tu te languissais, ce chuchotement posé et grave dans ton esprit :
« Je suis là, Castiel. Repose-toi. »

Alors enfin, tu t’endors, laissant Arven aux mains des autres, de ceux qui peuvent sauver le continent, sauver ce qui est déjà perdu. Laissant les mages enfin te soigner, profitant de ton épuisement pour désinfecter et refermer tes blessures.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Sam 12 Nov - 23:26

Froid.
Elle a froid, si froid, la princesse des glaces ; bien plus froid qu’elle n’en a souvenir, elle qui pourtant a grandi dans les neiges éternelles de Valkyrion. Elle ne perçoit pas vraiment ce qui se passe autour d’elle ; dans son esprit fiévreux tourbillonnent mille et unes chimères agitées qui virevoltent et s’entrechoquent. Elle y entend résonner les paroles pleines de haine de l’Écoutante du Poison – cette Mélisende qui s’inquiète, pour l’enfant que Ljöta ne voulait que protéger. Mélisende qui s’inquiète, un peu trop. Elle y voit Hjalmar tenter de défendre Astrid, d’un bras levé, elle voit sa propre lame tournoyer follement pour défendre ses proches. Elle se rappelle du sable de l’arène, des blessures qui marquent encore son corps malmené par le combat ; elle se souvient du voile rouge devant ses yeux tandis que l’écarlate cerclait ses iris. Elle délire, la princesse blonde, gelée jusqu’aux tréfonds de son être ; tandis que sur son épaule la marque de morsure brûle, intensément.

Chaud.
Elle a chaud, oh si chaud ! Elle a presque l’impression que son épaule est devenue incandescente, et qu’elle envoie des litres de sang en fusion dans ses veines. Elle n’a pas vraiment conscience qu’on la sort de là, qu’on la dépose sous une tente, que des mages guérisseurs sont envoyés la soigner. Heureusement, d’ailleurs, qu’elle l’ignore : sa haine des mages est telle qu’elle aurait sûrement refusé tout soin, à l’instar de Hjalden qui veut empêcher les guérisseurs d’approcher sa sœur, mais qui est ramené à la raison par un très sec « Tu préfères qu’elle meure ? » assené par son cadet. Elle ne se rend pas compte de ce qui l’entoure : enfermée dans sa propre tête, elle court éperdument dans les couloirs de la Tour Noire à Lorgol, sans parvenir à trouver son chemin, se heurtant aux murs et aux marches des escaliers, errant sans fin dans sa propre maison.

La nuit est à son milieu lorsque, enfin, la fièvre baisse. C’est affaiblie qu’elle se réveille, un pansement épais sur la morsure, Hjalmar à son chevet. Hors de Salvemont, sauvée – mais sans vraiment de souvenir de leur retour vers la surface. On lui raconte que Gustave de la Rive a fait exécuter sa sœur, qu’il a coiffé la couronne – elle s’en réjouit, la princesse assassin, toute vouée qu’elle est à l’Ordre du Jugement. Lorsqu’on vient les chercher quelques heures plus tard, c’est sans vraiment de succès qu’elle tente de se lever. Sûrement lui faudra-t-il de l’aide pour parvenir jusqu’à l’endroit où l’on doit les conduire.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 13 Nov - 12:22

Arsène est introuvable. Je suis affolée, un peu paniquée – non seulement, j’ai réussis à perdre mon fils, une pensée s’envole vers toutes les mamans comment font-elles ? Et en plus, Mélusine risque de ne pas apprécier que j’ai perdu son protégé. Je suis contre que l’on reprenne la route et pourtant, je n’ai guère le choix les blessures de Castiel se font préoccupantes, il a besoin de soin au plus vite. Peut-être qu’Arsène est déjà mort… Je m’interdis d’avoir une telle pensée et pourtant, pendant un court instant, j’y ai pensé.

Lorsque Castiel fut endormi – à peu près paisiblement – je décidais de m’éloigner un peu cherchant le calme, pour me retrouver, retrouver toute ma tête et essayer de ne pas penser à Arsène. Et s’il avait été encore enlevé ? Oui, à peine chassées elles revenaient ses idées noires qui hantaient ma tête.  Des pas dans la nuit, la Duchesse d’Erebor, Sitara aussi avait besoin de s’écarter de la cohue. Anthim faisait partie des blessés, elle devait être préoccupée. « Vous avez entendu ? » demandais-je à Sitara, j’étais restée silencieuse jusqu’à présent, je ne voulais pas troubler ses réflexions.  Curieuses, on s’aventura dans une maison en ruine – j’avais cru entendre un bruit, un enfant apeuré par exemple ?

Des bruits de murs qui bougent, qui se referment sur nous et nous voilà coincées, Sitara et moi, contraintes de suivre notre route… J’ai beau tapé contre les murs de pierre, rien ne bouge évidemment. Criez au secours, évidemment personne ne nous entends.

« Venez Altesse, il y a forcément une sortie un peu plus loin. Tout ira bien pour vous ? »

Pas à pas, nous avancions dans les galeries souterraines en échangeant quelques mots sur Erebor, Alméïde, Anthim… « La princesse Alméïde a dû s’en sortir. » Sourire rassurant, voix réconfortante. J’avais espoir que cette dernière eut trouvé Arsène et en avait prit soin… Une caverne.  « DENYS. » à peine le temps de me rendre compte que le Duc de Lagrance et la dame d’Aurebois était là qu’un basilic surgi, s’attaquant à nous et prêt à nous dévorer. Machinalement, je me mis devant la duchesse d’Erebor pour la protéger, malheureusement, je n’aurai jamais fais le poids face à une créature de cette ampleur. Tout se déroula assez vite ensuite…. « Nous sommes sauvés ? »  Hypérion nous sauva in-extremis du basilic. Notre guide. Notre sauveur. Je ne manquais pas de le remercier.

Fatiguée, exténuée je ne sentais plus mes jambes, toujours aux côtés de Sitara, on nous conduisit dans une tente luxueuse ou je pu enfin me reposer, mais à quel prix ? Arsène était là, entier, lui aussi – j’étais rassurée. Le petit vint s’excuser auprès de moi, je lui caressais la tête. Il me fit sourire. « Je comprends. C’est très valeureux de ta part, Arsène. La prochaine fois, préviens-nous. » Clin d’œil, sourire, je ne lui en voulais pas l’essentiel c’était qu’il soit en vie. On s’occupait de la santé de Castiel que j’étais de suite allée voir, mais les partisans de Gustave étaient là et tout ceci était fort préoccupant pour la suite. J’étais à bout de force et pas en mesure de réfléchir. Je craignais demain… autant qu’aujourd’hui, vers quel monde allions-nous…
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 13 Nov - 13:55

Ce qu’elle faisait là ? Une excellente question qui tourbillonnait dans son esprit depuis qu’elle avait perdu le groupe. Elle fut soulagée de tomber sur Denys, Alméide et le petit Arsène et non sur un groupe de mort-vivants belliqueux. Elle expliqua brièvement à son Duc les circonstances qui l’ont amenées jusque là. Avant de suivre le mouvement sur demande d’Arsène. Boire était une bonne idée, Agnès ne s’était pas aperçue qu’elle n’avait pas bu depuis un temps certain. Mais le Destin en décida autrement en leur envoyant un monstre des profondeurs. Pourchassée avec Denys, elle s’en remettait à son Duc pour le chemin ayant perdu la notion de direction dans leur course effrénée pour échapper au basilic. D’ailleurs elle avait perdu sa lame dans les couloirs et elle ne sut que ressentir lorsqu’ils tombèrent sur Melisende et Sitara.

Ils étaient acculés. Agnès fit face au basilic, se demandant si sa dernière heure était arrivée et priant pour que ce ne soit pas le cas lorsqu’un des membres de la Rose vint à leur rescousse pour les débarrasser du monstre. Quel soulagement… Eprouvée par ces jours passés dans les souterrains, Agnès se fit silencieuse sur le chemin qui les mena vers l’extérieur. Elle pensait que c’en était fini mais non, les soldats qui les accueillirent à leur sortie lui rappelèrent les derniers événements. Agnès se laissa conduire vers la tente, fourbue et affamée, mais auparavant elle prit contact avec Mara qui était restée à l’extérieur et se cachait à proximité. Elle voulait savoir ce qu’il s’était tramé durant leur absence et elle ne fut pas déçue du tableau.

Fort heureusement, hormis quelques blessés, il ne semblait pas devoir constater des pertes parmi les nobles, néanmoins avec la prise de pouvoir de Gustave, Agnès ne savait que penser. Elle s’interrogeait sur ce qu’il leur réservait et sur le contenu de cette entrevue avec le nouvel empereur. En soit, elle n’était que fille de comte et les principaux interlocuteurs de Gustave seront les Ducs. Elle était tout de même curieuse de connaitre les décisions de Gustave.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 13 Nov - 14:58

Il s’est battu, comme son devoir l’exigeait. Sans discontinuer, jusqu’à ce que la douleur se fasse trop présente. Insoutenable. La chaleur l’avait pris, comme si on tentait de brûler son corps, pour célébrer sa mort, pour le libérer de toutes attaches terrestres. Il n’était pas Cielsombrois, pourtant. Et le froid, maintenant. Ce froid si mordant, si douleureux, comme s’il était emmuré vivant dans de la glace, qu’il était conservé dans ses montagnes, comme si l’on souhaitait que son visage se fige à jamais. Il la sent, réelle, la morsure du froid, se demandant si l’Ordre ne le reconnaît plus comme l’un des leurs. Il délire, mais il ne parle pas. Ou des babillages imprécis, des gémissements incompréhensibles. Il se laisse faire, cependant, incapable de protester.

Personne n’empêcherait les mages d’approcher, dans tous les cas. Qu’ils le soignent ou l’empoisonnent. Il ne ressent que ce soulagement intense, d’être libéré de cette souffrance qui menaçait de l’assaillir et de le terrasser à tout jamais. Il ne sait combien de temps il reste inconscient, mais sa tête lui tourne, alors qu’il se réveille. Il se sent vidé de toute énergie, comme si on la lui avait dérobée pour l’affaiblir.

Le marquis s’assied au bord du lit, assailli par un mal de tête lancinant. N’y a-t-il donc personne pour l’en soigner ? Il se doute des soins qui lui ont été apportés, peut-être avait-il été trop atteint pour que les guérisseurs fassent plus. Il le sent, dans tout son corps, douloureux en excès. Il sent ses membres trembler, alors qu’il se lève. Il fronce les sourcils, devant la canne mise à sa disposition. Il a envie de la repousser, de la faire tomber pour ne plus la voir, mais il manque de tomber, et s’y raccroche. Il s’approche du petit Arsène, à qui l’Orbe a été confié. Il ne connaît pas ses pouvoirs, mais il ne peut espérer qu’il soit confié à n’importe qui.

Il se baisse, tant bien que mal, pour ne parler qu’à lui. La douleur est insupportable, il voit des étoiles, mais il persiste. Il chuchote, pour le petit seul. « Cet artefact ne peut tomber entre de mauvaises mains. » Il abaisse le bandage, remonte le haut déchiré de la toge qu’il porte, pour lui montrer la marque sur le haut de son bras. « Ce sera notre secret, à toi et moi. Sithis m’a marqué, comme toi. Je peux t’aider à le délivrer à ceux à qui ils doivent revenir, si tu en ressens le besoin. » Sa voix n’est qu’un murmure, à peine audible, tant il manque de force. Il se laisse glisser au sol, d’ailleurs, incapable de tenir une seconde de plus. Il sent qu’on le ramène sur le lit de fortune qui l’a accueilli, et il sombre de nouveau dans l’inconscience.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 13 Nov - 14:59

Elle avait essuyé la colère de son époux, l’amertume dans sa voix du moins qui deviendrait assurément colérique quand ils seraient en privé, ou dans un lien plus propice à l’abattre sur elle. Elle détestait cela, mais elle le subirait. Elle savait pertinemment agir de manière qui lui déplairait, mais elle estimait que c’était la seule chose à faire. Malgré le déplaisir que cela lui causait. Soupirant, elle n’argumenta pas, malgré tout. Encore moins quand il s’offusqua des rumeurs qu’elle venait d’entendre en même temps que lui, qui l’avait subitement fait pâlir. Les choses ne pourraient pas être pires. Si ce n’était les squelettes qui se présentaient face à eux. Elle même avait pris un cimeterre, dans le lot d’armes qui leur était proposées, mais même si elle se savait tout juste enceinte, elle ne voulait risquer de compromettre sa grossesse. Elle ne s’attaquait qu’aux cibles faciles, ne se mettant pas en danger. Elle envisagea un instant d’éloigner son époux, quand il blessa leurs alliés, au moins pour le moment, avant de se raviser. Ça n’était guère prudent.

Les choses se règlent rapidement, malgré, mais elle déchante quand elle constate que sa belle-sœur est disparue. Alméïde, loin d’eux. Et Anthim, dans un état proche de la mort. Elle pâlit, manque de céder à la panique. Mais pas tant qu’elle n’a pas retrouvé Alméïde. Pas tant qu’Anthim ne s’est pas rétabli. Elle ne sait pas pourquoi les Dieux s’acharnent sur eux, mais elle compte bien la retrouver. Et l’effervescence, alors qu’on les somme d’abandonner les recherches, qu’elle est à fleur de peau, l’agace. Elle s’éloigne pour trouver au calme, se plaçant non loin de la baronne de Chamaar. Elle la connaît fort peu, cette sujette tant cielsombroise qu’erebienne. Peut-être est-ce l’occasion de découvrir le genre de personne qu’elle est ? Mais pas pour le moment. Elle allait retrouver Alméïde, coute que coute. Qu’ils le veuillent ou non. Ils veilleraient sur Anthim. Elle l’espérait du moins. Et elle ne pouvait rien faire pour lui. Pour Alméïde, par contre… Oui, elle devait la rechercher.

Elle leva la tête, quand la baronne s’adressa à elle, après l’avoir tourné vers le bruit suspect. Elle finit par la hocher, en réponse. « Je ne sais ce qu’est ce bruit, baronne. Mais je ne peux abandonner ma belle-sœur. Je m’y refuse. Qu’ils veuillent se reposer ou non. Ce bruit, c’est peut-être elle. Eux. Tous les rescapés. M’accompagnerez-vous ? » Elle acquiesce, la belle baronne, et elles partent toutes deux, pour trouver des ruines. Elle tressaillit, lorsqu’ils s’y trouvent piégées. Elle grimace, malgré elle. « Je vous suis. Soyons prudentes, ne nous mettons pas en danger inutilement. »

Elles parlent peu d’elles-mêmes, mais ça n’est guère le moment. Elle apprécie, toutefois, le réconfort qu’elle cherche à lui apporter. Elle ne connaît pas plus que cela l’enfant qui restait aux côtés du duc de Sombreciel et des Séverac, mais elle cherche à lui rendre la pareille. Peut-être y est-elle attachée, elle aussi ? Elle est curieuse, la duchesse, bien qu’elle sache que ça n’est pas le moment. Elle sursaute, cependant, en entendant le cri de la baronne, et en voyant l’arrivée impromptue du duc, de sa sujette, puis du basilic. D’où venait-il ? Elle a à peine le temps de réagir, que le squelette détruit par Melsant de Séverac vient les sauver. Que fait-il là ? Peu importe, elles sont sauvées. Elle se tourne vers Denys.

« Nous nous sommes retrouvées piégées, malgré nous, alors que nous vous cherchions avec le reste du groupe, pendnat que nous faisions chemin vers un possible campement pour veiller sur nos blessés, avant de reprendre les recherches. Nous avons été séparés d’eux. Avez-vous vu Alméïde, Altesse ? »

Ils repartent, malgré tout, pour rejoindre les autres. Elle n’est pas rassurée, de ne pas savoir où est sa belle-sœur. Elle réfléchit à la meilleur façon de leur fausser compagnie, mais elle finit par distinguer Alméïde, au milieu du groupe. Elle presse le pas, adresse des paroles peu amènes aux troupes de Gustave de Faërie et elle dépose le cimeterre à leurs pieds, avançant jusqu’à sa famille. Elle ne prononce que quelques mots, un murmure presque. « J’ai eu si peur de vous perdre. »

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 13 Nov - 15:24

La chair se détache presque avec trop de facilité, les dents pourries traversent la peau comme si de rien n’était, arrachant un cri au duc d’Erebor qui recula par pur reflexe du squelette qui l’avait mordu au bras. Bien qu’il parvint à éclater celui-ci d’un geste violent et rageur contre le mur, il sentit rapidement une nouvelle douleur titiller sa nouvelle plaie, sans comprendre d’où pouvait venir cette fièvre latente qui peu à peu s’empara des sens d’Anthim. Chaleur, fraicheur, le décor sous ses yeux se voilant de noir et les bruits devenant échos lointains à ses oreilles. Il ne saurait dire quand c’est terminé le combat, si celui-ci était seulement terminé, car pour lui, c’était d’ores et déjà terminé. Un lent délire d’inconscience, avec parfois cette sensation d’ouvrir le voile sur la réalité. Une fraction de seconde pour comprendre que le calme était revenu, mais sombrant bien rapidement dans l’éternité comateuse qui noircissait son esprit.

Il ne sait pas où il est, Anthim, lorsqu’il fini par rouvrir les yeux avec grande difficulté, fatigué et vidé de toute ses forces comme si il ne lui restait plus rien. Il n’est même pas certain de reconnaître ce visage si doux qui se penche au dessus de lui, qui lui semble si familier. Mais pas de nom sur l’instant, pas de notion de ce qu’il fait ici, ni ce qui était arrivé au cours des dernières heures. Il lui faut une poignée de seconde pour se remettre doucement les idées en place, tiraillé par la douleur de son bras mais sentant malgré tout cette douce léthargie presque mortuaire doucement le quitter pour le ramener vers le monde des vivants. Les guérisseurs de Faërie avaient bien fait leur œuvre, assurément. Son silence est presque insoutenable, semblerait long, mais finalement sa voix résonne, un peu grave, enrouée, douloureuse.

« Alméïde, tu es là… » Il est heureux de la voir à ses côtés. Et même s’il ne se sent ni la force de l’exprimer par un sourire, ni prendre sa main dans la sienne, sa voix elle ne manque pas de l’évoquer. Elles sont oubliées pour l’instant, les rumeurs des souterrains, les paroles de la princesse de Valkyrion. Pour autant, s’il va mieux, il n’a qu’un vague mouvement de la tête pour répondre à sa sœur, sentant le mal de crâne venir de nouveau.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 13 Nov - 17:34

Précédemment en Arven:
 




Chroniques d'Arven

Intrigue 1.6

La Danse des Trépassés

Du 31 octobre au 5 novembre 1001



Intrigue animée par Aura·


Le Mémorial des Disparus




 
 
 




Ils n’ont pas fière allure, les souverains du continent, malgré la nuit de repos qui leur a été accordée. On transporte même sur une civière le duc d’Erebor et le marquis d’Amar, tandis que la princesse de Valkyrion n’avance que fort péniblement, soutenue d’un côté par Varald de Jotunheim et de l’autre par Matvei de Hvergelmir. Dans la tente impériale, au milieu des armées passées sous le contrôle de Gustave, le nouvel Empereur les attend, imperturbable, les considérant l’un après l’autre d’un air pensif tandis qu’ils font leur entrée. Il se départit de son immobilité pour inviter trois dames à s’asseoir : une Ljöta pâle comme la mort qui chancelle très visiblement entre ses deux escortes, ainsi que Marjolaine et Sitara dont les grossesses lui ont été signalées par la troupe de mages guérisseurs qui ont pris soin des rescapés pendant la nuit. Les deux civières sont déposées à proximité, et c’est d’une voix aimable que Gustave leur présente à tous… des excuses. « Je regrette, douces dames et nobles seigneurs d’Ibélène, que vous vous soyez trouvés mêlés à une affaire qui ne concerne que les couronnes de Faërie. Mes mages des portails vont vous ramener à Ibelin et dans vos capitales respectives. Vos blessés pourront recevoir de nouveaux soins de mes guérisseurs, si vous le souhaitez, avant votre retour sur vos terres. » Courtoisement, il félicite la sultane et la duchesse fleurie pour les naissances à venir, et dépose un baisemain sur les doigts de la princesse kyréenne, s’assurant que le marquis Chevaucheur et le roi des gitans sont aussi confortablement installés que possible.

Il se tourne ensuite vers les seigneurs faës, les étudiant à nouveau un à un, avant de retourner s’asseoir sur le trône de bois sculpté au centre de la tente. Posément, il pose les mains sur les accoudoirs, assumant une posture régalienne qui signale, à tous, qu’il agit à présent en tant qu’Empereur. « Vous avez très certainement appris par un biais ou par un autre ce qui s’est joué ici. Sa Grâce Chimène a abdiqué son trône en ma faveur ; elle a tenté de fuir, en dépit de sa parole de ne point se soustraire à notre garde, et a été exécutée pour ce parjure. » Le ton est ferme et sévère, mais l’œil du souverain exprime une infinie tristesse. « Avant de vous permettre de quitter ces lieux, messeigneurs, mesdames, j’attends de vous serment d’allégeance. »

Les assesseurs sont prêts à enregistrer magiquement les serments des quatre ducs. Gaëtane de la Volte est la première à plier le genou devant le trône, baisant le sceau impérial en jurant la fidélité de Cibella à la couronne suprême. Denys du Lierre-Réal engage ensuite la foi de Lagrance, puis Marjolaine s’incline également. Bartholomé d’Ansemer et son épouse Jehanne sont les suivants, et eux aussi jurent allégeance à Gustave. Lorsque vient le tour de Liam d’Outrevent, la tension monte d’un cran dans la pièce.

Il refuse, évidemment.

Sur un geste de Gustave, deux gardes entrent.
Ils ont avec eux, fermement tenu en main, un garçonnet brun aux yeux clairs.
Aymeric de Brunante, héritier de la couronne outreventoise.
« L’Ordre a des yeux partout, seigneur duc. Ils ont su trouver sur les quais de Lorgol votre neveu, laissé par votre beau-frère. Nos mages du Sang ont lu sa lignée et confirmé qu’il s’agit bien de la vôtre. Si vous me refusez votre serment, alors nous nous passerons de vous… définitivement, et votre couronne ira à ce charmant bambin… que je garderai sous ma tutelle attentive jusqu’à son âge adulte, bien évidemment. »
Nonchalamment, Gustave pose la main sur l’épaule du garçonnet, qui ne semble pas vraiment effrayé et répond timidement au sourire plein de bonhommie que lui adresse l’Empereur.
« Le choix est vôtre, Liam. »

A la guerre comme à la guerre... tous les coups sont permis.



   





Sixième Tour

Consignes



IRL : du lundi 14/11 au dimanche 20/11 (16h).
IRP : 03/11, 10h du matin.

• Ce topic concerne les personnages qui participent à l'intrigue « La Danse des Trépassés », côté Outrevent. Seule la noblesse et les ducs sont présents. La roture est invitée à rejoindre le topic côté Sombreciel.

• Ce sixième tour couvre un très bref laps de temps, pendant les serments officiels devant témoins des quatre couronnes ducales de Faërie.

• Le tour prend fin le 3 novembre, une fois que les quatre serments sont prononcés - ou que Liam a été exécuté. Le Destin se frotte les mains. :hihi:

• La magie est accessible à nouveau, mais vous êtes gardés à vue, tout autant par des soldats que par des mages. Le Destin vous déconseille de tenter un coup foireux... :haww:

• Chers de Brunante, Jedidiah et affiliés, la sécurité de la Taverne laisse un peu à désirer. Le petit Aymeric a été suivi pendant presque un mois, avant d'être enlevé le 29 octobre. La nouvelle ne vous est pas encore parvenue, mais ce sera le cas dès que les Voltigeuses de Brenwyr, de Sombregemme ou d'Orsang auront terminé de batifoler dans le passé de Cielsombrie. :geu:

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:




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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Dim 13 Nov - 22:59

Il est temps.
Je prends une lente inspiration, pour m'inciter au calme, quand nous nous engouffrons dans le pavillon impérial. Mon regard se rive immédiatement à Gustave de la Rive, qui s'avance tout d'abord vers les seigneurs ibéens, et ses manières empruntées ne font que raviver ma colère, et nourrir ma haine à son égard. Mon esprit est en ébullition, chassant les brumes persistantes de la fatigue.

Ils s'avancent tous, un par un, ces Ducs et Duchesses qui n'ont pas le moindre honneur, et posent un genou à terre pour embrasser la cause de l'ursurpateur. Je serre les poings et reste en retrait, alors qu'ils ont tous prêtés serment. Les regards s'orientent vers moi. Il n'est pas question que je cède, par Levor. Je me suis préparé à mourir s'il le fallait, pour défendre mes convictions en ce jour. Ma voix tonne, tandis que je crache mon fiel.

- Je ne m'inclinerais pas devant vous, Gustave de la Rive. Vous n'êtes rien d'autres qu'un usurpateur, l'assassin de notre Impératrice ! Je me fiche de la version des faits que vous souhaitez nous servir... Nous connaissons tous la vérité. Ce que vous n'avez pu obtenir en légitimant votre action lors de l'Ordalie de Diamant, vous le prenez par la force, en tuant ceux qui s'opposent à vous. Vous n'assumez même pas vos actes, et n'êtes pas digne ce titre d'Empereur.

Les gardes s'avancent, alors que je me rapproche de lui dans un pas rageur. Je les défie du regard, de la même façon que je le fais pour lui. Qu'ils viennent... Qu'ils m'infligent le même sort qu'à Chimène. Donnez-moi l'occasion de m'emparer d'une lame, que je l'entraîne dans la tombe avec moi.

- Vous êtes tous des traitres !


Je surprends ce geste de Gustave de la Rive, à me demander s'il signifiera ma fin. Je m'étais préparé à tout, mais pas à cela. Je reste abasourdi, les yeux écarquillés, tandis que les gardes font entrer un enfant d'à peine cinq ans, brun aux yeux clairs. Aymeric. Pourquoi maintenant ? Je reste interdit, mes yeux incapables de le quitter. Tout ce temps, je n'ai eu de cesse de le chercher, cet héritage vivant de Lisbeth... Et mon seul héritier à ce jour. Il a tellement grandi, en si peu de temps. Je pensais ne plus rien avoir à perdre, mais Aymeric... C'est tout ce qui me restait d'elle.

Je me tends immédiatement, quand l'Empereur autoproclamé pose une main sur son épaule, révulsé par ces sourires échangés, comme une façon de me prouver qu'il lui était déjà acquis. Je maudirais presque mon beau-frère de ne pas avoir su mieux le dissimuler aux yeux de tous. Je tremble, d'une rage à peine contenue.

- Le voilà, votre vrai visage. Gouverner par le chantage, ou éliminer vos sujets récalcitrants sur lesquels vous n'avez pas de prise... Et vous appelez cela un choix ?

J'hésite, pourtant. Je refuse de souiller la mémoire de Chimène, et encore moins prêter serment à un homme qui mènera Faërie à sa perte. Mais à quoi cela me servirait de mourir maintenant ? Envoyer un message fort à ses opposants, oui, et ne pas trahir ma parole, mon Duché. Mais Aymeric... Je le laisserais seul, dans les serres de ce rapace qui le modulera selon son bon vouloir. Il est beaucoup trop jeune. Et Outrevent n'a pas encore à subir les affres de quelques manipulateurs voulant régir nos terres. Mort, je ne pourrais plus le protéger, ni protéger mes terres. J'enrage, de ma propre impuissance.

Ma famille. Mon devoir.
Je plie un genou, sous la contrainte, et le poids de cette responsabilité. L'on m'arrache ce serment, par la force des choses.

- Je jure allégeance à l'Empereur, et à la Couronne Suprême, la renouvelle de même à Faërie. Et, par Levor, je jure de toujours défendre les intérêts d'Outrevent, et de ne pas faillir à mon devoir envers Faërie.

J'embrasse le sceau impérial et me redresse, entraînant Aymeric à ma suite. Je me penche vers lui, lui murmurant :

- Surtout, reste avec moi.

Puis me retourne vers notre nouveau souverain, plus qu'avec une profonde lassitude dans le regard.

- Je vous demanderais de voir le corps de Chimène de Faërie.


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Mar 15 Nov - 11:57

Enfin, le périple dans les souterrains a pris fin. Non sans mal. Melsant avait eu raison de s'inquiéter des blessures de Castiel. Elles n'avaient pas manqué de s'infecter, comme celles des autres qui avaient été mordus par les squelettes. Il eut quand même la satisfaction de voir qu'Anthim d'Erebor en faisait partie. Il ne craignait pas grand chose le Séverac. Hormis de perdre les siens. Et il avait tremblé durant ces longues heures entre son frère délirant et sa sœur disparue il le savait où. Et il avait du prendre sur lui pour ne pas se lancer à sa recherche et conduire le petit groupe vers la sortie, en compagnie de Liam d'Outrevent. Ils avait perdu Arsène, il avait perdu Mélisende, il avait Castiel qui délirait, en proie à la fièvre, porté par Mebren et Melsant. Cette impuissance... Il avait parlé d'une aventure au petit Arsène, mais le gamin avait déchanté et compris que toutes les aventures n'étaient pas exaltantes et géniales à vivre. Ils avaient faim, ils avaient soifs, ils étaient séparés, ils avaient des morts aux trousses... Et pourtant, ils finirent par sortir, par se retrouver. Melsant serra sa sœur adorée contre lui, tellement soulagé de la revoir indemne. De même qu'il ébouriffa les cheveux d'Arsène.

Et à la sortie, ils furent accueillis par Gustave de la Rive, le nouvel Empereur donc. Etait-il utile que ses excuses, il pouvait se les carrer au cul, alors que c'étaient ses mages de sang qui avaient enlevé Chimène au début de la cérémonie et qui les avait donc plongé dans ce cauchemar ? Sale hypocrite. C'était un arriviste, sort de nulle part, qui n'avait pas eu la couronne de Faerie quelques mois plus tôt de façon légitime. Alors il avait décidé de la prendre et d'éliminer son adversaire. Cet homme là... il fallait s'en méfier. Et son accession au trône n'allait pas apporter la paix, c'était certain. Pourquoi les morts étaient-ils sortis de la tombe pour guider le groupe dans ce cas ? Il se passait quelque chose de crucial pour l'avenir, Melsant en était persuadé.

« Il aurait sans doute été judicieux de ne pas profiter de la cérémonie de Samhain qui rassemblait nobles ibéens et faës dans un sanctuaire enfoui pour s'emparer de l'impératrice et tous nous enfermer ensuite à l'intérieur, vous ne pensez pas ? Majesté. »

Il avait insisté sur le titre de Gustave de la Rive, ce titre qu'il avait tant convoité. Melsant était écœuré par les manières de cet homme, même s'il demeurait courtois. Mais ses excuses... Non. En attendant, le nouvel empereur de Faerie jouait les bon samaritains en prenant soin des voyageurs malades. C'était bien le seul avantage. Dormir et pouvoir manger également. Autant prendre des forces. Ils en auraient besoin. Et il demanda naturellement à ce que les Seigneurs faës lui jurent fidélité. Cela ne concernait pas les ibéens. Vraiment ? Melsant retint un rictus quand l'empereur donna sa version des faits concernant la fuite de Chimène. Évidemment, il n'y aurait jamais qu'un son de cloche, comme c'était pratique. Pauvre petite impératrice ainsi traînée dans la boue... Son règne fut éphémère. Et sa fin bien pathétique.

Et sans surprises, Liam d'Outrevent fit de la résistance. Il était proche de l'impératrice assassinée. Cela devait être douloureux pour lui. Et pour le faire plier... De la Rive eut recours au chantage et à la menace. Bien. Cela donnait un aperçu de qui était cet homme. L'empereur Augustus s'en souviendrait. Melsant également. Il regarda Liam jurer allégeance bien malgré lui. Pouvait-on gagner la loyauté d'un homme de cette façon ? Bien sûr que non. Le duc d'Outrevent n'oublierait pas ce moment...

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Mar 15 Nov - 14:28

Il semble bien avenant, le nouvel empereur de Faërie, lorsqu'il les rencontre enfin ; il fait asseoir les dames, il apporte soins et nourriture à tout le monde, il présente même ses excuses aux nobles d'Ibélène. Mais force est de constater qu'elle approuve les paroles de Melsant de Séverac. Les difficultés auraient été moindres s'il avait décidé d'agir à un moment où ils n'étaient pas tous réunis ainsi, où peu auraient pu être la cible de ce coup d'état en bonne et due forme, et pourtant, il a préféré les attaquer durant la Samhain. Simple date symbolique ? Ou ne désirait-il pas simplement être vu, montrer de quoi il est capable ? Alméïde y voit là une tactique d'intimidation et quelque part dans son esprit, Simon semble lui donner raison. Un homme qui en arrive à de telles extrémités pour prendre le pouvoir est-il vraiment digne de prendre le trône ? S'arrêtera-t-il là ? Il travaille main dans la main avec l'Ordre du Jugement après tout, et ce sont eux qui ont attaqué Sitara et d'autres duchesses. Ce sont eux qui ont envoyé des menaces de mort à tant de gens et qui ont blessé ou fait périr des innocents durant le Tournoi des Trois Opales. Le souvenir des gradins qui s'effondrent ou qui s'enflamment est encore vif dans sa mémoire, tout comme les cris, le sang et la panique. Alors non, ses excuses, elle n'y croit pas une seconde.

Elle observe sans rien dire les ducs de Faërie prêter allégeance à leur nouvel empereur. De toute évidence, quel que soit leur sentiment, ils n'en ont pas tellement le choix. Son regard se porte sur le duc d'Outrevent et son cœur se serre devant la menace à peine voilée. Une vague de colère et d'injustice naît en elle, mais elle reste calme, silencieuse, posant sa main sur l'épaule de Sitara. Elle ne peut rien faire. Il ne s'agit pas de son empire et, quand bien même s'agirait-il d'Ibélène, elle n'est princesse de rien, son avis ne serait pas entendu. Elle voit, impuissante, Liam d'Outrevent prêter serment pour la vie d'un gamin que tous pensaient à jamais disparu. Chantage et manipulation, voilà donc qui sera à la tête de Faërie désormais. Cela n'augure rien de bon et Alméïde prie silencieusement les dieux de veiller sur eux.


Spoiler:
 

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Mémorial des Disparus   Mar 15 Nov - 16:22

Tu marches dans ton palais, étrangement vide. Tes pas résonnent sur le sol. Dans ton esprit, tu ne trouves rien. Aucune voix, aucun réconfort. Il n’y a que toi, dans ta tête et dans ta demeure, et l’angoisse te prend, alors que tu passes de pièce en pièce sans jamais y voir qui que ce soit. Où sont-ils tous passés ? « Césaire ? », que tu appelles, « Melbren ? », que tu supplies, mais même l’écho ne te répond pas, absorbant ta voix. Enfin, lorsque tu entres dans la salle du trône, tu remarques un homme assis… à ta place, oui. Sur ton trône, poussant le vice jusqu’à arborer ta couronne sur son front. « Retirez ça immédiatement et descendez de ce trône. » Tu ne lui laisses aucun choix, mais l’homme ne bouge pas. Tu ne peux pas voir son visage. Tu t’approches, lentement, et dans tout ton corps monte une étrange urgence. Celle de fuir. Tu dois partir, mais tu ne peux pas, tu dois dire à cet homme de partir, c’est ton trône, ta couronne, ton palais. Alors tu arrives enfin à ses côtés et au moment où tes doigts effleurent sa couronne, sa main agrippe ton poignet. « Lâchez-moi ! » Son visage se lève vers toi.
C’est toi. C’est toi, assis sur ce trône, portant ta couronne, les yeux noirs et durs, le rictus méchant. Tu connais cet homme, Castiel, cet homme dont la poigne te blesse, et qui n’a besoin d’aucun mot pour que tu comprennes ce qu’il est. Tu vois les ombres danser en lui. « Non, non, non, arrête, non, arrête », que tes supplications ne sont pas entendues. L’homme, l’ombre, te serre dans ses bras, et à ton oreille murmure.
Et tu hurles.

*

« Sa fièvre remonte. Ça semblait sous contrôle… peut-être était-ce plus infecté qu’on le pensait. Va chercher de l’eau. On va tenter de le réveiller… Est-ce qu’on a un mage des rêves ? Non, pas ici… allez, va chercher ça, vite. »

*

Tu n’entends pas les serments qui se prononcent, qui se galvaudent, sous les regards méprisants des Ibéens. Tu n’entends pas le nouvel empereur user de chantage pour acheter, arracher, l’allégeance d’un homme qui a bien plus d’honneur que tout ce qu’il peut imaginer. Tu n’entends pas Aymeric de Brunante, dont la petite main se glisse dans celle de son oncle et demander, d’une voix qu’il veut discrète mais qui est tout de même bien audible : « Tu l’as dit à Papa ? Il va pas être content, sinon. » Tu es perdu dans ton cauchemar, dans le délire de ta fièvre qui a subitement remonté. Les guérisseurs à tes côtés tentent de te réveiller, mais tu es loin, trop loin, et tu es incapable de te défaire de l’emprise des ombres et des démons qui ont profité de ta faiblesse pour s’emparer de tes rêves. « Arrête... rrête… » Un souffle, haché. Tu te crispes, te tends, tu te débats faiblement, mais dans ton rêve tu hurles à en casser les fenêtres et les vitraux, tu hurles jusqu’à ce que le feu se déclenche autour de l’homme et de toi, tu hurles lorsque sa main plonge dans ta poitrine pour serrer ton cœur entre ses doigts, au rythme de ses murmures terrifiants.
Jesuistoijesuistoijesuistoijesuistoijesuistoijesuistoi.

Un filet de fumée, discret, s’élève autour des Ibéens. Sa source est mystérieuse, mais il faudra peu de temps avant que l’on remarque que la civière de Sa Grâce Anthim d’Erebor devient de plus en plus enfumée.

Spoiler:
 

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