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 Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil

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Les Chevaucheurs
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 5 Nov - 12:05

J'ai un hoquet de surprise, quand une pluie glacée me prend au dépourvu. Je me retrouve, à nouveau, trempée de la tête aux pieds, et sans plus le moindre rechange cette fois. Mais pire que tout, les précieux feuillets dans les mains d'Octavius commencent à prendre l'eau. Je crains que certaines indications soient rapidement effacées. Il me faut quelques secondes supplémentaires pour comprendre que l'horizon reste inchangé, et qu'il s'agit d'un enchantement bien malvenu de Rackham. J'ai un grondement de fureur, et m'écarte du guerrier pour me rapprocher de lui en quelques foulées, à laisser éclater ma rage coutumière :

- Qu'est-ce qui te prend ?! Ca t'amuse de faire ça ? Tu veux qu'on attrape tous la mort ?

Je me moque complètement de son statut en cet instant. Je me suis mise à crier sans m'en rendre compte. Peu importe, il a déjà ruiné le peu de discrétion que nous conservions... Mais je n'ai pas le temps de me décider sur la meilleure manière de me venger de lui que les affrontements nous rattrapent. Abigaïl intervient promptement pour empêcher un éclaireur de nous porter préjudice, mais peu de temps après, c'est un dragon qui se pose à nos côtés. Ce claquement d'aile dans l'air m'est familier, mais il est loin d'être annonciateur de bonnes nouvelles. La menace tombe, et aucun Chevaucheur n'a le temps de réagir ou de déclarer son allégeance, que Mélodie s'avance déjà pour... Déballer toute la vérité. Je l'observe, abasourdie. Je crois que nous sommes cuits, dans les deux sens du terme. Je retiens mon souffle, quand l'Azur s'avance pour fouiller dans son esprit. J'hésite une seconde de trop à les stopper, car il est déjà trop tard quand je me décide à m'avancer vers eux. Les écailles se teintent d'or... Et Stellaire reprend son envol, pour accomplir sa Destinée.

- Tu viens de créer la Rose Ecarlate et d'amener la paix en Arven, Mélodie... Ou de détruire notre propre ère en influant sur les événements du passé, va savoir.

Je me passe une main sur le visage, et pars dans un rire démentiel. J'ai envie de pleurer... Ma tête va exploser. Prennent-ils au moins conscience de ce qu'il vient de se dérouler sous nos yeux ? Ils ont l'air si... Calmes. Même Mayeul est étrangement posé, lui qui n'a jamais fait preuve d'une grande stabilité sauf sur son griffon. Les pensées de Chipie s'entrechoquent avec les miennes, dans un maelstrom qui me donne le tournis. La ferme ! Elles se résument bientôt plus qu'à un murmure agité en toile de fond. Je vais la ramener à son Chevaucheur, mais je ne veux plus l'entendre. Ce n'est pas elle que... Je veux entendre. Ma mâchoire se crispe. Je dois me reprendre, et rapidement.

- Nous devons avancer, avant que d'autres ne nous surprennent. Thomas a déjà pris les devants... Il nous retrouvera sans peine, et devrait pouvoir nous dire où passer pour gagner l'arrière des lignes faës. Il ne nous restera plus qu'à suivre les indications de Stellaire, sans plus perdre de temps.

Hors de question de rester paralysée par la perspective de ne plus jamais le revoir. Je dois tout faire pour que cela soit à nouveau possible. Comment me regarder en face, sinon, si je n'aurais pas tout mis en oeuvre pour le retrouver ? Je pars d'un bon pas, pour m'enfoncer dans les bois dans lesquels Thomas s'est engagé précédemment. Je me contente de prendre Cassiopée par le bras, pour la forcer à me suivre sans tergiverser.

- Tu peux lui expliquer ce qu'il vient de se passer, Cassie ? Et lui communiquer ces mots : "L'Emeraude dépasse le Rubis..."

Les autres peuvent bien décider par eux-mêmes, même si nous semblions pour la plupart en accord sur la marche à suivre... A un détail près. Je ne compte pas attendre la nuit. Je vais marcher, aussi longtemps que je le pourrais, pour arriver à temps à ce sablier. Je tremble déjà de froid, et crains de tomber malade pour de bon. Je ne compte pas attendre d'être terrassée par la fatigue ou rattrapée par un coup de froid. Thomas n'en aura pas pour longtemps, et nous pourrons ensuite nous mettre en route.

Oui, l'Emeraude...
Mirage. Attends-moi.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 5 Nov - 15:10

Je reste là, stupidement devant le dragon pendant qu’il renâcle et réfléchit. Autour de lui, la température est montée d’une dizaine de degrés et je crains qu’il ne décide sérieusement de m’avaler pour son repas. Avais-je fait une énorme erreur ? D’autres semblaient le penser, vu l’empressement de Mayeul à rajouter son petit commentaire pour nous sauver la mise.
Qu’aurions-nous dû faire d’autres ? Un dragon peut sentir le mensonge, du moins à mon sens. Le duper aurait certainement été suicidaire. Nous avions peur de la vérité car nous étions incapables de la reconnaitre. C’est pour ça que je préférais le plus souvent me draper dans le mensonge. Mais ce n’était pas le cas de ces êtres quasi immortels.

Je sens sa présence dans mon esprit, fouiller, trouver, s’attarder. Sa posture se modifie au fil des souvenirs, ses écailles se… Je regarde, fascinée, les yeux grands ouverts, sa couleur se mouvoir pour prendre cette couleur tellement reconnaissable. Je lève la tête pour croiser un regard indéchiffrable. Je ne savais trop comment interpréter tout ça, mais nous n’étions pas morts et il avait décidé de nous aider. Je ne peux que le remercier, lui souriant comme une gosse fière d’avoir amadoué le chat errant du quartier.

Sans plus perdre de temps avec nous, il prend son envol, nous laissant seul à notre sort. Désormais, au moins, nous avions une solution envisageable. Il nous avait ouvert une porte et déblayé un chemin jusqu’alors impraticable. Nous n’aurions pu demander mieux. Maë avait repris ses esprits se permettant même une remarque. Son teint reste pâle, ses yeux ne pouvant me cacher une lueur folle. J’étais pourtant incapable d’y donner un sens. Je me contente de hausser les épaules en soufflant pour desserrer les mâchoires que le stresse avait bloqué. Alors quoi ? Aurions-nous simplement dû nous laisser mourir par ses flammes, tétanisés par la peur de changer le futur ?

-Si quelqu’un parmi nous a déjà étudié l’histoire d’Arven, il pourra sans doute nous éclairer sur le sujet. En attendant, je préfère encore m’en tenir à la première supposition. Maintenant en route, je n’ai aucune envie de m’éterniser ici.


Des morts rendant visite aux vivants, le présent renvoyé dans le passé. Ce samhain n’avait plus aucun sens et prenait des airs de pièce théâtrale tout droit sortie de l’esprit d’un cielsombrois en trip après avoir abusé de ses drogues.

Je suis Maë, de loin, vers ce qui semblait être les lignes Faë. Tentant de tenir à distance le trouble et l’angoisse. Cette petite voix mesquine qui me susurrait que j’avais irrémédiablement cassé le passé. Mais qu’aurait-il fallut faire d’autre ? J’avais beau retourner la scène dans mon esprit, revoir les visages soucieux, choqué des présents. Tous s’étaient fait des nœuds à la tête, et aucun de ces grands esprits, ceux ayant reçu une éducation et étant allés à l’école, ou à l’Académie. Aucun de ceux-là n’avait trouvé de solution viable. Je leur en avais offerte une… Mais n’avais je pas tout brisé ? Aurait-il mieux fallu mourir ainsi ? Je secoue la tête, même si l’idée avait fait son bout de chemin, je me savais bien trop égoïste pour m’y résoudre.
Mourir stupidement ainsi, sans n’avoir pour autant aucune conviction de ce qui aurait pu être ou non. Peut-être avais-je effectivement crée la rose écarlate… bien qu’être à l’origine d’une initiative si grandiose me paraissait surréaliste, peut-être avais-je au contraire tout fait capoté. De toute manière, il n’y avait aucune façon de le savoir.
Se laisser mourir aurait définitivement été une mauvaise idée...
Au pire, nous pourrions toujours arranger les choses… Tant que nous étions vivants, il nous restait toujours cette possibilité.
C’était mieux que rien.  

J’accélère tout de même le pas, je ne serais pas sereine, ni rassurée, tant que je ne serais pas rentrée. Et je rentrerais, tout comme le fait que Stellaire ne nous ferait pas de mal, c’était une certitude. La seule, à laquelle je me m’accrochais avec énergie et qui me faisait avancer. Sinon, sans nul doute que la panique m’engloutirait encore, pour me terrasser et m’empêcher de faire le moindre pas.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 5 Nov - 17:22

Qu’est-ce qu’ils l’emmerdent, tous. À paniquer et protester sans apporter de nouvelles idées, d’idées point, pour les sortir de ce bourbier dans lequel ils les ont fourré. La mauvaise foi de Mayeul lui donne juste envie de lui éclater la tête contre un de ces foutus pins cielsombrois qui les entourent et les cachent, et de faire la même chose avec tous les autres.

La pluie le trempe jusqu’aux os, subitement, et sous ses yeux horrifiés, il voit les écritures de ses précieux feuillets se dévaler. « Non », qu’il souffle, non non non non ! La pluie arrête, fort heureusement, mais le mal est déjà fait. Une partie des instructions et indications est difficilement lisible, tout ça par la faute d’un Faë. Peu importe lequel, d’imbécile de crétin de Faë baragouineur de dragon (sauf Maelys) qui n’a apparemment aucun bon sens.
Une pluie glacée, en Sombreciel, début novembre ? Si ce n’est pas eux qui vont mourir de la crève, ce sera au moins Maelys, qui est encore en chemise, et mademoiselle Louison, qui a certes la robe cielsombroise, mais pas la redingote de velours associée. La colère de la Chevaucheuse lagrane se dirige vers l’Ansemarien. Il ne sait pas s’il est vraiment responsable, mais dans le doute, il le regarde avec méfiance – et il n’a pas le temps de se rendre près de lui pour également l’assommer qu’un dragon arrive.

Un dragon.
Un dragon majestueux, d’un bleu profond, menaçant. Qui les regarde, eux, plus l’homme inconscient au sol, petit groupe anonyme. Au moins, Octavius leur a sauvé quelques minutes de vie. Sinon, ils auraient eu une belle grillade de Voltigeurs. Est-ce que c’est ainsi qu’il va mourir ? Brûlé vif par un dragon, au temps de la dernière grande guerre ? C’est ridicule, mais si près. Si probable, en ce moment, qu’il peut seulement retenir son souffle, comme tous les autres, lorsque la championne du concours d’équilibre s’avance pour offrir la vérité et son esprit à sonder.
Combo gagnant. Combo qui, sous leurs yeux ébahis, transforme l’azur en or.
Qu’est-ce qu’ils viennent de faire ?

Le groupe se met en route et Octavius se rapproche de Maelys, lui posant son manteau sur les épaules. « Mets ça. » Le solide cuir n’a pas pris l’eau, que ses vêtements dessous. Ça la réchauffera. Il ralentit ensuite le pas, pour être en queue de peloton, au cas où quelqu’un les embusque. Le sort de Louison lui permet de suivre le pas des autres sans douleur. Il essaie encore, tant bien que mal, de déchiffrer ce qui est écrit sur les parchemins mouillés, ou de les faire sécher en marchant, mais ça semble peine perdue. Ils ont plus de chance de geler. Il les plie, prudemment, et lorsque quelqu’un le bouscule et froisse un peu plus les feuillets, il ne peut empêcher son poing de s’abattre sur le bras de la personne en question. Rouquine. « ’scuse. » C’est bourru, nerveux, ça semble peu sincère, mais merde ! Qu’une autre mage se mette pas en tête de détruire leur porte de sortie ! Sinon, ils pourront jamais refaire fonctionner ce sablier, ou ils vont se retrouver 1000 ans ENCORE PLUS dans le passé.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 5 Nov - 17:58

L’absence. Le vide total, et infini. Grâce oublie pour un instant le fantôme qui se trouve à ses côtés. Elle oublie, même, ce qu’il vient de se passer. Elle ne s’y intéresse pas, à vrai dire. Quelle importance, alors qu’elle ne ressent plus Corail ? Corail, sa fidèle amie, depuis tant d’années ? Elle panique, se demande si quelqu’un a attaqué sa griffonne, a mis fin à ses jours ? Elle entend à peine les voix, autour d’elle. Elle n’est même pas conscience d’être tombée, alors que tout s’est mis à tremblée – d’abord trop absorbée par les traits de cet époux honnis, qu’elle aurait eu envie de détruire si elle l’avait pu, et ensuite trop atterrée par le fait de ne plus ressentir Corail. Elle n’entend aucune voix familière, aucune explication sur les évènements qui sont survenus – ignorée, la colère de Mélodie, ignorées les paroles d’Octavius sur le fait d’ôter toute trace significative de leur statut. Quelle importance, alors qu’elle n’a plus Corail ? Qui pourrait, de toute façon, se leurrer sur son appartenance aux rangs de voltigeurs, avec la tunique et les jambières qu’elle porte ? Elle est figée, la voltigeuse, indifférente à tout ce qui se passe autour d’elle.

Pas plus concentrée, elle regarde sans rien dire les gens, les fantômes, n’écoutant toujours rien. Même les déplaisantes paroles de son époux la laissent de marbre, ses gestes méprisants tout autant. La seule chose qui la sort de la torpeur est l’homme, ramené par la rousse qui était son adversaire, quelques instants auparavant. L’homme, et la pluie glaciale qui s’abat sur eux. Elle fronce les sourcils – que se passe-t-il ? Fort heureusement pour elle, elle assimile ce qu’elle a entendu sans réellement écouter, ôte la plume stylisée qui est fièrement arborée sur sa tunique, l’attachant à l’intérieur de celle-ci, avant que le dragon ne se pose. Oublié, son époux, devant cette apparition étrange. Stellaire, comme ce dragon appartenant à la Rose Écarlate ? Sans même qu’elle n’agisse, elle voit Mélodie, suicidaire, se précipiter à ses devants, lui expliquer ce qu’il en est. Peut-elle le raisonner ? Un sourire narquois apparaît sur le visage de la voltigeuse – qu’elle se fasse donc dévorer, bien grillée par les flammes de la créature, cela lui servira peut-être de leçon. Pensée peu habituelle, chez la jeune femme. Si Grâce n’est naturellement pas charitable, elle ne souhaite pas pour autant le malheur des autres, encore moins lorsqu’ils essayent de les sauver. Elle retient, dans sa fierté, un soupir soulagé, en sentant disparaître la menace qui en émanait. Elle s’élance, prête à lui demander s’il peut les aider à retrouver leurs compagnons, s’ils ont disparu pour toujours, s’il en sait quelque chose. Corail. Elle ne peut continuer sans Corail. Elle se refuse à tomber au sol, s’approche du fantôme de son époux, qu’elle roue de coup. Autant que faire se peut, à un fantôme. Elle a conscience de l’hystérie dont elle doit faire preuve, de l’aspect inhabituel de la chose, mais elle n’est pas elle-même, et elle est prête à blâmer l’entité à ses côtés. Elle n’a que le temps de sentir une gifle retentissante sur sa joue, qu’elle rend par réflexe, qui lui remet les idées en place, ce que même la pluie glacée n’a pas fait. L’hystérique du jury. Elle hausse les épaules en entendant ses excuses, comme pour les accepter, et s’éloigne d’elle sans un autre geste.

Elle ouvre les yeux, réellement, sur ce qu’il se passe. Sur l’eau qui glisse sur la veste qu’elle porte, inondant la tunique en-dessous. Peu importe. Elle s’approche de Mayeul, ignorant superbement son époux, murmurant à sa seule intention, lui demandant ce qu’il se passe. Ce qu’elle a écouté sans entendre, sans comprendre.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 5 Nov - 18:48

Cassie tenait la main de Thomas fermement. Ses doigts tremblaient un peu, elle s'en rendait compte, elle ne savait pas dans quoi ils plongeaient et, autant l'avouer, elle avait peur. Enfin tant que Thomas était prêt d'elle, cette peur était controlable, parce que ce a quoi elle tenait le plus était prêt d'elle. Mais sinon...Nul doute qu'elle aurait paniqué, surtout en arrivant au cœur d'un monde en guerre. Une plongée dans le temps provoqué par deux hommes. Des imbéciles, voilà ce qu'ils étaient.

La jeune mage n'a aucune connaissance de la guerre passée. Elle n'est pas idiote mais elle sait que ce qu'elle pourrait dire ne changerait rien à la situation. Quelque part, elle était même fascinée, terrifiée, mais fascinée par ce monde qui était le leur tout en étant totalement différent. Elle presse la main de Thomas.

« Ce n'est pas grave, au moins, nous ne sommes pas séparés ni seul. Dans la panade oui, mais pas seuls, c'est déjà ça non ? Voyons le bon coté des choses...Enfin trouvons les plutôt parce que là, ce n'est pas évident. »

Elle n'écoutait qu'a moitié ce qui se disait autour d'elle, secouant légèrement la tête lorsqu'on parla de mage :

« Je ne vous servirais a rien, sauf si on veut communiquer discrètement....Enfin, je peux sonder la terre au alentour pour savoir si nous sommes seuls ou si on doit s'attendre à de la visite mais... »

Elle haussa les épaules, c'était tout. Un élémentaire de la taille de sa jambe ne serait pas très utile. Sursautant légèrement lorsque Thomas se proposa pour partir en éclaireur, elle retint ses négations sur sa langue, reconnaissant qu'il avait raison. Un air un peu sombre se glissa sur son visage et elle déposa un léger baiser sur ses lèvres :

« Fais attention à toi...D'accord ? »


Mais son compagnon était efficace, elle n'en doutait pas. Le laissant partir, elle trottina vers Maelys. L'arrivée d'un immense dragon faillit la faire mourir de peur mais elle tint bon, sa bouche s'ouvrant de surprise en voyant Mélodie entamer le dialogue avec l'immense reptile.

Il est magnifique. Elle n'a jamais vraiment approché les dragons de ses amis, quelque part, elle les craint à juste titre mais dans le regard de celui ci, il y a une certaine sagesse...Elle tourna les yeux autour d'elle, inspirant profondément. Ne pas paniquer. Ne pas paniquer. Thomas était partit devant. Les autres...Elle ne savait pas trop. Ses yeux passent sur une blonde qui a l'air de céder à la colère ou à l'hystérie. Elle se détourna dans un premier temps avant de la voir s'agiter dans tous les sens. Se sentant elle même au bord du gouffre, elle vint se planter devant la blonde et lui décocha une gifle retentissante :

« Reprenez vous s'il vous plait ! »

Le coup lui fut renvoyé. Surprise, Cassie réussit a en amortir l'impact mais autant le dire, sa joue la cuisait :

« Je suis désolée, vraiment, terriblement, mais vous aviez l'air de perdre les pédales ! »

Se justifia-t-elle en frottant sa joue meurtrie. Bougonnant, elle la regarda partir. Devait elle la suivre pour s'excuser encore ? Mais elle n'en eut pas le temps, Maelys fonçait vers elle lui agrippant le bras d'une poigne ferme pour la traîner derrière elle. La Chevaucheuse lui expliqua le pourquoi d'une telle manœuvre et Cassie se ressaisit.

« D'accord. »

*Tom...On a eut la visite d'un dragon, d'un gros dragon, il nous a donné le chemin à suivre mais si jamais tu tombe sur une patrouille de Fae, si tu te fais prendre, dis que tu as rencontré Stellaire et répète leur ces mots : « L’émeraude dépasse le Rubis ». N'oublie pas ! Fais attention à toi ! On te rejoindra vite. *

Elle battit des paupières et hocha la tête :

« Voilà, il sait tout. Bon sang Mae ! Dans quoi nous sommes nous encore fourrés ? »

Sa voix trembla un peu, mais Cassie mettait un point d'honneur à ne pas céder à la peur.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 5 Nov - 22:06

Le plan complètement insensé de Mélodie semble fonctionner, tandis que devant leurs yeux, l’azur devient or, le dragon de guerre devient un instigateur de la paix. Et pourtant, Mayeul est loin de penser qu’elle a eu raison de tout dévoiler. Ne vient-elle pas de changer irrémédiablement leur futur ? Est-ce qu’ils existeront, eux, dans un monde où une visiteuse du futur a révélé son destin à un dragon ? Maelys a d’ailleurs emprunté le même fil de pensées que le sien, et ne se gêne visiblement pas pour dire le fond de sa pensées à la jeune femme. Le Voltigeur l’approuve, totalement, mais se garde bien de l’avouer à haute voix : il ne peut pas être à l’aise à côté de la jeune Chevaucheuse. Pas après ce qui s’est passé.

Cela ne semble pas poser de problème à Octavius, visiblement, qui pousse la galanterie jusqu’à lui offrir sa veste. Hé, lui est torse-nu, et trempé, et pourtant, personne ne l’entend se plaindre ! Énervement ? Jalousie, plutôt, soutiendrait Nuage. Car oui, il est jaloux d’Octavius, et de sa façon si simple de se comporter avec la jeune femme. Il ne peut pas, lui. Pas après le Tournoi, pas après ce qu’elle lui a fait subir. Il ne lui en veut pas, ça non, mais il ne peut tout simplement pas lui faire confiance. Et tandis que Liselotte s’occupe de rhabiller Reja, c’est vers sa soeur que Mayeul se tourne, en quête de calme et de réconfort. Elle est sa bouée, il le sait bien. Comme Nuage l’est devenu. Il n’en peut plus de sentir ce vide là où d’habitude se nichent les pensées de son compagnon à plumes, de ne pas sentir sa présence, devenue tellement habituelle qu’il ne se sent même plus complet sans elle. Malgré la présence de Mathilde ici. C’est un déchirement, de la savoir là, alors que Nuage est au loin. Comme si les Dieux lui refusaient, à nouveau, ce bonheur auquel il aspirait.

Et il sait, Mayeul, que ce n’est pas sain quelque part, de se raccrocher autant aux autres. Mais il ne veut pas la perdre, pas à nouveau. Peut-être que si il lui montre à quel point il a besoin d’elle, Mathilde ne partira pas, le laissant à nouveau abandonné ?

C’est un vœu puéril, il le sait bien. Elle le sait aussi, sa jumelle, tandis qu’elle lui murmure quelques mots à l’oreille, à l’abri des autres. Les mots de Mélodie, particulièrement, l’agacent, mais ce n’est pas le moment de déclencher d’autres tensions dans leur petit groupe, n’est-ce pas ? Elles sont déjà bien présentes. La voix apaisante de Mathilde calme sa colère, tandis qu’ils se préparent tous à suivre les indications du dragon. Il espère presque un piège, le Voltigeur, juste pour prouver à la jeune femme à quel point elle a été stupide d’ainsi dévoiler qui ils étaient - et d’où ils venaient, surtout.

Mais avant même que Mayeul ne puisse faire un pas, c’est Grâce qui se glisse auprès de lui, dans un état étrange. Le froid, la peur, l'absence, l’incertitude... Non, pas Grâce. Grâce était forte, Grâce ne paniquait pas, Grâce défiait Arven tout entière sans baisser les yeux une seule seconde. Il lui passe un bras autour des épaules, frissonnant au contact du tissu mouillé sur son bras nu, lui expliquant Mayeul brièvement le sablier, le passé, Mélodie, la naissance de la Rose - ou leur perte à tous. « On va passer derrières les lignes Faës, et rejoindre le temple. Et rentrer. » Affirme-t-il avec certitude, observant la silhouette de sa sœur s’éloigner à l’avant du groupe, pour repérer tout danger transverse sur le chemin. « Les vêtements Erebiens te vont bien. » Enchaîne-t-il, dans le but bien peu subtil de lui changer les idées. Moins bien qu’à Reja pourtant - les pensées qui avaient traversé l’esprit du Voltigeur lors du concours d’équilibre l’attestaient, et maintenant qu’ils étaient mouillés, cela devenait plus compliqué de ne pas y penser !

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 6 Nov - 10:23

Il serait prudent. Il l'était toujours. C'était étrange de partir avec le goût des lèvres de Cassiopée sur les siennes quand même. Heureusement la jeune femme n'avait pas pris ombrage qu'il propose ainsi de partir en solo, avec les fantômes pour seule compagnie. Elle n'avait pas essayé de le dissuader. Ou de venir avec lui. C'était une perle, il en avait bien conscience. Il s'enfonça dans les bois, s'éloignant de tout ce monde. C'était sa façon à lui de gérer la panique. Certains étaient hystériques. Lui, il intériorisait, il réfléchissait. Et il se retranchait derrière ses murailles de solitude. Même s'il ne connaissait pas cette forêt, il était en terrain familier. Son enfance n'avait pas été heureuse et il ne trouvait nul réconfort dans certains souvenirs. Mais dans les bois, il était plus serein. Et il fallait bien cela pour supporter la perte du lien avec Étincelle et Sereine. Elles étaient si profondément ancrées en lui qu'il se sentait dépouillé d'une partie de son âme en cet instant. Il avait beau chercher, il ne trouvait rien. Ce vide était terrifiant. Il ne pouvait que compter sur lui-même. Et rien que lui. Pour la première fois depuis plus de 10 ans, il était vraiment seul. Et il n'appréciait pas autant qu'il l'aurait pensé. La dragonne et le familier étaient des extensions de lui-même, au même titre que ses bras ou ses jambes. Il était amputé.

Ils devaient rentrer. Plutôt que de se perdre en palabres. Ou de subir les douches glacées d'un imbécile. Quelque part, heureusement qu'il n'avait plus sa chemise. Il sécherait plus vite que les autres. Même si le froid commençait à sérieusement se faire sentir. Piquer la chemise de l'homme ramené par Abigail ? Non. On viendrait lui demander où il s'était fourni cela et cela ne ferait que le rendre suspect. Davantage encore qu'en se promenant torse nu dans la forêt, alors que la guerre faisait rage... Dans quel pétrin s'étaient-ils tous donc fourrés ? Projetés dans le passé...

Même s'il réfléchissait, il était concentré sur ce qui l'entourait, avançant relativement vite, mais avec une discrétion de félin, repérant les traces de passage. Il se pétrifia quand il repéra deux hommes. Peut-être des éclaireurs également, allez savoir. Quoiqu'il en soit, ils venaient à sa rencontre. Et donc avançaient dans la direction de leur petit groupe, forcément. Et ça, c'était hors de question. Thomas s'accroupit, sondant le terrain. Détourner leur attention. Les faire rebrousser chemin ou les éloigner de là. Et une explosion retentit derrière eux, sur leur gauche, les faisant sursauter naturellement et dégageant la voie alors qu'ils allaient voir ce qu'il se passait. Pauvre arbuste. Thomas aurait sans doute pu attaquer les deux hommes mais ils n'étaient pas ses ennemis. Il n'accomplirait ce genre de violence qu'en dernier recours.

Il reprit donc sa route, entendant des bruits de voix. Sa petite diversion avait fait son œuvre. D'autres hommes avaient accouru. Combien y en avait-il qui parcouraient les bois ? Cherchaient-ils à piéger leurs ennemis ? Sans doute. Il reçut alors le message télépathique de Cassiopée. Un dragon ? Mais qui semblait enclin à aider les voyageurs égarés d'un autre temps. Pour une fois, il aurait eu beaucoup de questions à poser à Cassiopée, mais la communication était à sens unique malheureusement. Stellaire... Cela devait être étrange de croiser le reflet mille ans plus jeune du dragon. Quoiqu'il en soit, ils avaient peut être une chance de rejoindre leur destination et de rentrer.

Il se remit en route, le cœur gonflé d'espoir, à la recherche du reste du groupe. Ou plutôt, il les précédait. Mais il n'était pas décidé à croiser un Fae de ce temps. Pas seul.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 6 Nov - 16:47

A la suite du groupe, Marianne s'avance dans la salle souterraine, si grande que la lumière de leurs torches n'atteint pas les murs. La médecin est fascinée par ce sablier grandiose, son sable à la couleur changeante... quelle découverte ! Elle se tourne vers le fantôme de sa mère pour lui partager son excitation et sa curiosité. Elle sait si peu de choses sur cet esprit qui lui a donné la vie, et les questions se bousculent dans sa tête. A quoi pouvait servir ce sablier ? Est-ce vrai que sa mère était une accoucheuse réputée en Erebor ? Pourquoi est-elle là en cette nuit de la Samhain, veut-elle lui dire quelque chose ? Lui montrer cette salle ?
Marianne est tirée de ses réflexions par des sons mélodieux, s'élevant du cercle de pierre. Sous la main de Mayeul, les cristaux au sol résonnent, leur douce lueur éclairant les gravures tour à tour.
Elle voudrait lui dire que ce n'est pas bien prudent, mais c'est au tour d'un Chevaucheur de jouer les téméraires. Une pichenette sur le sablier, et voici toute la salle qui tremble de plus en plus fort sous les rotations de l'objet, dans un joyeux son et lumière qui menace de tout faire s'effondrer ! Où est la sortie ? Sûrement trop loin. Marianne a tout juste le temps de se protéger de la pluie de débris avec ses bras et de s’accroupir, priant pour que le plafond ne cède pas pour se fracasser sur leurs têtes.

Sauf qu'il n'y a plus de plafond. Plus de débris, d'ailleurs.
Quand elle ouvre les yeux, elle a du mal à accepter ce qu'elle voit, tout autant que les explications de ses compagnons d'infortune. Une clairière, de jour, avec une bataille aérienne au dessus de leurs têtes. Tout ça, mille an en arrière.
Et deux jours pour retrouver le sablier !
« Enlevez vos… vos plumes, vos griffes, tout c’qui vous identifie comme Chevaucheur ou Voltigeur. »
Marianne obtempère sans discuter et décroche sa plume pour la mettre dans sa poche. L'absence de Iode dans son esprit lui est cruelle, mais la meilleure chance de rejoindre son époque reste la discrétion. Quitter la clairière, avancer sous les arbres, puis dans la nuit vers la montagne. Zaraïde accepte la proposition faite aux fantômes de servir de diversion si besoin, accompagnant Mathilde. Le groupe de voyageur se met en branle, à peine arrêté par un éclaireur qui a le malheur de croiser une de leur Chevaucheuse.

Les choses se corsent quand c'est un dragon qui leur barre la route. Et pas n'importe quel dragon ! Stellaire en personne, plus jeune de mille ans et les écailles étincelantes de Saphir. Comment le convaincre de les laisser passer ?
C'est Mélodie qui les sauve du brasier, lui dévoilant la vérité tout en bloc et lui proposant de sonder son esprit. Contre toute attente, Marianne voit le grand dragon se calmer, croire la petite Voleuse. Puis comme si un nouveau soleil venait d'éclairer ses écailles, celles-ci se parent d'Or. La Voltigeuse est abasourdie, saisissant à peine l'ampleur de leur rencontre et les conséquences pour leur époque. Venaient-ils d'assister à la naissance du Vol d'Or ? Ils étaient responsables de la prochaine trève, eux les voyageurs égarés dans le temps ?
« Tu viens de créer la Rose Ecarlate et d'amener la paix en Arven, Mélodie... Ou de détruire notre propre ère en influant sur les événements du passé, va savoir. »
Le constat de Maelys suivi d'un rire dément fait frissonner la médecin. Oh oui, pourvu qu'il n'y ait pas de conséquences... Ils devaient rapidement rejoindre l'arrière des troupes faës et rentrer chez eux. Pas question de s'arrêter la nuit. Marianne veut retrouver son monde au plus vite : Iode, Freyja, Edouard. S'accrochant à la présence rassurante de Zaraïde, elle accélère le pas, et rejoint Grâce et Mayeul. Elle a besoin d'être auprès d'eux, dans cette galère. Elle réconforte Grâce comme elle peut, lançant quelques regards à Mayeul et le fantôme de sa sœur. Marianne craint toujours que le cielsombrois l'évite, mais leur course contre le temps était l'occasion de cesser de fuir les souvenirs du tournoi, non ?

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Mar 8 Nov - 2:45




Chroniques d'Arven

Intrigue 1.6

La Danse des Trépassés

Du 31 octobre au 5 novembre 1001



Intrigue animée par Aura·


Le Festival du Seuil




 
 
 




Cela n’a pas été simple, mais ils y sont arrivés : avec les indications de Stellaire, fraîchement d’Or, ils ont traversé les lignes hostiles via l’arrière-garde de Faërie, dissimulant de leur mieux les quelques Ibéens parmi eux. Le périple a été long et périlleux ; ils sont parvenus au Sablier à la limite du temps imparti, piquant un sprint dans les couloirs du Temple pour parvenir à leur but avant que l’artefact n’entame son voyage de retour vers le présent.

Quel dommage que l’une d’entre eux n’ait pas atteint le sanctuaire à temps.
Voilà Lucille Sombrefiole enfermée dans le passé, aux côtés de l’homme assommé par Abigaïl et Thomas, qui se révéla n’être autre que le prince héritier du trône faë, fils aîné d’Obéron et Titania de Faërie, venu infiltrer les lignes ennemies et piégé loin de son escorte. Gageons qu’il saura prendre soin de l’inventrice facétieuse laissée par la force des choses à ses bons soins…

A l’arrivée, les voyageurs du Temps ne sont pas sortis d’affaire pour autant. Ce qu’ils découvrent à l’extérieur est affreux : les lieux sont parsemés de corps sans vie, et l’Ordre des Savoirs Libérés a investi l’endroit. Les prisonniers sont questionnés, parfois violemment, avec toujours cette même question : où est le Sablier ? Prudemment, les voyageurs du temps se retranchent dans la salle où ledit Sablier convoité est revenu en même temps qu’eux.

Que faire à présent ?
Livrer la merveilleuse machine aux séides de l’Ordre du Jugement, ou jouer les héros et tenter l’impossible… ?  
   





Cinquième Tour

Consignes



IRL : du lundi 7/11 au dimanche 13/11(16h).
IRP : 03/11, 1h du matin à 10h du matin

• Ce topic concerne les personnages qui participent à l'intrigue « La Danse des Trépassés », côté Sombreciel. Il s'agit uniquement des bourgeois et roturiers. La noblesse est invitée à rejoindre le topic côté Outrevent.

• Ce cinquième tour couvre une dizaine d'heures, entre le moment où vous revenez au présent pour vous rendre compte du chaos qui a eu lieu en votre absence, et le moment où l'Ordre finit par investir les lieux.

• Le tour prend fin le 3 novembre, 10h du matin, lorsque la porte de fortune qui barricade l'entrée de la salle vole en éclats. Avez-vous pu partir en reconnaissance ? Une décision a-t-elle été prise, individuellement ou collectivement ? Allez-vous aider l'Ordre ou le combattre ? Savez-vous ce qui s'est passé en Faërie ?

• Les liens avec vos Familiers et montures est de retour, ainsi que vos magies et celle de la Rose.

• Vos fantômes sont toujours là, et Monsieur Martel essaie toujours d'étrangler Grâce. :geu:

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:




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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Jeu 10 Nov - 11:50

Il les a attendu un peu. Et pendant cette absence, il en a profité pour discuter avec le fantôme de sa mère. Des questions qui brûlaient ses lèvres depuis qu'il s'était rendu compte de son identité. Des questions de petit garçon abandonné. Son père le lui avait assez répété. Un bébé que sa mère n'avait même pas su aimer... Encore et encore, des paroles rabaissantes, blessantes, entamant son estime de lui-même et sa confiance en lui. Alors il avait fini par poster la question au fantôme de la défunte... Pourquoi cet abandon... Pourquoi l'avoir laissé vivre ce cauchemar, seul, avec un homme qui ne faisait que l'humilier, le rabaisser et le battre pour le dresser ? Et il avait eu sa réponse, qui l'avait glacé d'effroi. Elle n'était pas partie. Elle était morte. Sous les coups. Son corps enterré quelque part. Et pendant tout ce temps, son père lui avait menti, avilissant le souvenir de cette femme. Thomas aurait du s'en douter en la voyant si belle et si jeune. Plus jeune que lui-même actuellement. Il n'avait peut-être pas voulu voir... Mais les derniers lambeaux de respect filial avaient volé en éclat. Et c'était une rage froide qui s'était emparée de lui.

Quand il avait rejoint le groupe, il était demeuré silencieux et renfermé. Même Cassiopée n'avait pas réussi à le dérider. Il s'était retranché derrière ses défenses, demeurant inaccessible. Et ils avaient réussi à atteindre le Sablier, se retrouvant de nouveau projetés dans leur temps. Tant mieux. Il allait pouvoir faire payer à son père les atrocités commises. Mais il fallait déjà sortir d'ici... Et il s'était passé des choses affreuses. Néanmoins, à peine était-il revenu qu'il sentit son esprit assailli par deux esprits féminins particulièrement heureux de le revoir.

Thomas ! Mais tu étais où ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Oh Thomas, bon sang, faut pas me faire des frayeurs comme ça !

Ca va. On a été projeté dans le passé. On est revenu et...

Chimène est morte. Elle a été enlevée par les mages de Sang et Gustave de la Rive, elle a voulu s'enfuir et elle a été tuée. C'est lui l'empereur.

Thomas vacilla, sous le choc de la nouvelle. Qu'il partagea avec les autres présents. Ils devaient savoir.

« L'impératrice est morte. Enlevée par les Mages de Sang, remise à Gustave de la Rive. Elle a été tuée en voulant s'échapper. Il s'est proclamé Empereur. »

Son regard se porta sur Maelys, lourd de sous entendus. Elle devait se réjouir de voir son candidat préféré prendre ainsi le pouvoir, non ? Assassiner l'impératrice pour accéder au trône tant convoité... Voilà un signe encourageant sur les qualités de cet homme débarqué de nulle part. Mais qu'est-ce qu'il se passait au juste ? Pourquoi le monde qu'ils avaient connu ne tournait plus rond ? Et quelles conséquences allaient avoir leur petite virée dans le passé ? Ils se retranchèrent dans la salle, conscients pourtant qu'ils allaient devoir se battre. Ou livrer le Sablier.

« Qu'arrivera-t-il si on le détruit ? »

Comme ça, l'Ordre ne pourrait pas mettre la main dessus n'est-ce pas ? Mais cela pourrait aussi avoir de très graves conséquences... Il n'en savait rien. Peut-être y avait-il des érudits dans la salle ? Il était prêt à se battre pourtant... Sans armes. Simplement sa magie. Mais il y avait aussi des civils innocents dans le lot.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Jeu 10 Nov - 17:21

Il s'en est fallu de peu, mais ils sont enfin parvenus au sablier, juste à temps semble-t-il ! L'artefact s'est mis en branle et quelques instants plus tard, les voilà de retour dans la pièce plongée dans l'obscurité, à peine éclairée de quelques cristaux. Liselotte n'est pas mécontente d'être enfin de retour, même si cette expérience a été fort enrichissante. N'est-ce pas incroyable de pouvoir voyager ainsi dans le passé ? C'était un accident, certes, mais en étudiant bien l'objet, il y a peut-être moyen de contrôler sa destination ? La couturière jette un regard vers le guerrie, champion de la Ville Haute lors du tournoi des Trois Opales, lorgnant un instant sur les parchemins qu'il n'a pas quitté depuis leur court voyage. Affable, elle l'a rejoint à plusieurs reprises durant ces derniers jours, cherchant à engager la conversation afin de pouvoir y jeter un coup d'oeil de temps à autre, l'air de rien, mais il n'a pas l'air très partageur. Pour le moment.

Liselotte songe aux utilités d'un tel artefact et les possibilités dansent sous ses yeux. Beaucoup payeraient cher pour le posséder et en user à leur guise et la Cour comme l'Ordre seront ravis de prendre connaissance d'un tel Savoir. Ordre déjà présent semble-t-il. La remarque du chevaucheur lui fait relever les yeux et son visage reste sans réaction. Ici, à l'extérieur, la situation paraît tout aussi inextricable. Question de point de vue, bien sûr.

« Qu'arrivera-t-il si on le détruit ? » La couturière hausse un sourcil et répond avec sérieux : « Probablement rien de bon. » Qu'en sait-elle ? Absolument rien. Mais elle détesterait voir une telle merveille détruite sous le coup de la peur. Elle évite de s'en approcher ou d'y toucher, peu désireuse de retenter l'expérience sans savoir ce qu'elle fait, alors elle se tourne vers Octavius, imitant parfaitement l'air soucieux, préoccupé. « Y a-t-il quelque chose dans ces parchemins qui nous indiquerait un moyen de l'empêcher de marcher ? Ca nous permettrait de gagner un peu de temps. » Mais du temps pour qui ?


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Ven 11 Nov - 9:34

Ca n’a pas été de tout repos de traverser les lignes ennemis - quoique peut-on réellement parler d’ennemis, alors qu’ils ne sont encore même pas officiellement nés ? - mais ils y sont parvenus. Juste à temps. Sauf pour Lucille. Mayeul ne peut s’empêcher d’avoir un pincement au coeur à l’idée d’avoir laissé la jeune fille derrière, mais il n’y peut rien, désormais. Une dernière prière pour la jeune savante, et le Voltigeur profite des retrouvailles avec son griffon, soulagé de sentir à nouveau l’esprit de Nuage se mêler au sien. Joie. Soulagement. Inquiétude. Douleur. Du sang, des blessures, de la violence, partout. Inquiet, le Voltigeur absorbe les informations transmises, tentant en vain de mettre un ordre dans les images qui lui parviennent.

L’extérieur de la grotte est jonché de corps, et de blessés. Mayeul ressent même la douleur de son propre griffon, blessé pour avoir voulu protéger un autre Voltigeur et son compagnon plumeux. L’Ordre des savoirs libérés. Gustave de retour, également, ainsi qu’il entend derrière lui le Chevaucheur l’annoncer. Les catastrophes se sont enchaînés, durant leur bref retour dans le passé.

Déjà, il leur faut barricader la salle. Leurs ennemis ne doivent pas trouver le Sablier. Mais quand Thomas évoque l’idée de le détruire, Mayeul est assez d’accord avec Liselotte. « On ne peut pas prendre le risque qu’ils mettent la main dessus, mais pas davantage de le détruire. » Autant ne pas se voiler la face : ils ne sont pas en état de lutter contre l’Ordre, qui est bien plus nombreux que la poignée qu’ils sont. Cela fait deux jours qu’ils n’ont pas mangé, à peine dormi quelques heures, et Mayeul en est douloureusement conscient. Il se sait capable de se battre, mais qu’en est-il des autres ?

A défaut de casser le Sablier, pourquoi ne pas en barrer l'accès ?«  Nous devrions nous séparer, et partir en reconnaissance. Trouver une salle capable de nous contenir, et faire effondrer cette caverne. Vous êtes Mage, n’est-ce pas ? Est-ce dans vos capacités ? » Demande soudain le Voltigeur, la douce présence de Mathilde à ses côtés lui donnant la stabilité nécessaire. La fiole dans sa poche l’appelle, mais il sait y résister. Il a mal, certes, mais il a besoin d’avoir les idées claires, pour le moment. Mathilde est son ancre, son refuge, et elle le demeurera, fantôme ou pas. Se tournant vers Liselotte, il s’excuse tout de même. « C’est vrai que les lire nous en apprendrait davantage, mais mieux vaut ne pas prendre le risque qu’ils tombent dessus. » Un bref sourire envers Thomas. « Faites effondrer cette caverne. Nous nous battrons pour vous donner le temps nécessaire, s’il le faut. Parce que ceux qui ont fait un tel massacre dehors ne doivent, en aucun cas, pouvoir revenir dans le Passé. » Mayeul se tourna vers Octavius, l’interpellant. « Détruis ces feuillets. Mets-y le feu si nécessaire, mais ils ne doivent pas tomber entre de mauvaises mains. »

Tout peut s'effondrer sur leurs têtes, il en est conscient. La présence de Mathilde fait certes revenir le jeune Voltigeur décidé et enthousiaste qu'il a été avant le drame, mais être raisonnable ne fait décidément pas partie de lui ! Mais leurs options sont limités, avec la faiblesse de tous et la présence de l'ennemi juste à côté. Ils n'ont guère de temps. Et Mathilde... Mathilde ne doit pas partir, pas maintenant qu’il l’a retrouvé. Elle le sait, la jeune femme, tout comme il sait qu’elle n’a guère le choix. Mais pour quelques heures encore, au moins, ils peuvent faire semblant, non ? Il sait bien faire semblant d’aller bien, Mayeul.

« Nous avons besoin de guetteurs pour nous avertir de l’avancée de l’ennemi. D’éclaireurs pour trouver une autre salle où nous retrancher et des Mages pour tout faire s’écrouler. Et vous n’êtes pas obligé de m’écouter, mais il faudrait mieux vous décider en vitesse. » Déclare le Voltigeur, pensif. Ils n’avaient pas beaucoup de temps pour mettre en place la résistance.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Ven 11 Nov - 10:39

Je pensais que nous n’y arriverions jamais. Les quelques mètres restants, les poumons brulant et le cœur au bord des lèvres furent éprouvants. À la dernière minute, à la dernière seconde, nous avions réussi à y arriver, mais tout juste. Epuisée et lasse, je m’écroule à moitié sur le sol froid de la salle souterraine. Nous y étions arrivés, nous étions revenus, mais à quel prix ? Avions-nous brisé notre présent ? Avais-je tué l’avenir ? Je prends le temps de respirer, je sens la présence fantomatique de ma mère flotter non loin, s’approcher et me bercer dans une étreinte que j’étais incapable de sentir. Les larmes remontent, je me sens tellement inutile, fatiguée.

Puis les nouvelles tombent, j’en ouvre la bouche de stupeur, incapable de dire quoi que ce soit. Gustave au pouvoir, une impératrice assassinée, le Sablier encerclé faisant de nous de futur macchabée. J’écoute leur débat sans y prendre part. Quelle idée stupide que de vouloir laisser cet artefact intact. Il était dangereux. On m’avait presque étripé d’avoir possiblement changé le passé, j’avais bien vu leur regard réprobateur, mais tout le monde était d’accord pour laisser l’opportunité au premier venu de faire de même ?
Ils n’avaient aucune logique.
Obnubilés qu’ils étaient, je me rapproche du Sablier discrètement, observe les gemmes précieuses et luisantes. Je sors un couteau caché sous ma jupe et tente de les y déloger. Sans parler de le détruire. Sans ces gemmes, il sera impossible de faire fonctionner cette machine.

Derrière moi, ma mère observe, silencieuse. Je suis incapable de dire si elle désapprouve ou non. Désormais, il doit lui être évident que je n’ai pas vraiment choisi la voie de l’honnêteté. Je n’ose me retourner et croiser son regard de peur d’y voir ce qui pouvait s’y refléter.

~~

Je m’intéresse un peu plus à la conversation par la suite. Au plan qui sont menés pour tenter de nous tenir en vie… En fait non, ce n’était pas vraiment ça, notre vie n’était pas la priorité, le sablier oui. Je claque ma langue contre mon palais. Toujours se battre pour des causes vaines, toujours devoir mourir pour les autres, de la main d’étranger sans visage. De toutes les façons, nos sorts étaient liés à celui de l’artefact magique et il y avait peu de chance que Stellaire vienne à notre secours pour cette fois-ci. J’étais exténuée, mes pensées s’emmêlaient tant et si bien que je n’arrivais pas trouver une quelconque issu, la moindre petite idée cohérente, prudente. Ou presque.

-Si les mages épaulent les éclaireurs, il y a moyen de leur donner une sécurité supplémentaire. Il faut dire que dans des tunnels, sans aucun endroit pour se cacher et sans même connaitre la disposition des lieux. C’est presque la mort assurée que d’aller en première ligne, même pour prendre des informations.

J’avais simplement envie de me rouler en boule et dormir. Pourquoi devoir subir tout ça ? A cause de ces foutues luttes de pouvoir stupides. Je me fichais de dire des choses que j’aurais dû tourner autrement normalement. Une simple femme de la Ville Basse n’avait pas à connaitre ce genre de détail quant aux éclaireurs. Un voleur si. Faire le guet était même devenu un art précieux et indispensable sur les vols organisés.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Ven 11 Nov - 13:42

Grâce au courage de Mélodie, qui avait convaincu un dragon de notre innocence, qui avait même, peut-être créé la Rose Ecarlate – ou radicalement modifié le passé, mais ça n’avait que peu d’importance – nous parvînmes tant bien que mal au Sablier. Je crus bien, d’ailleurs, que le temps imparti ne serait pas suffisant, quand nous dûmes commencer à courir pour ne pas rester coincés dans le passé. Malheureusement, nous laissâmes derrière nous Lucille, et je ne pus m’empêcher de ressentir un pincement de cœur à l’idée qu’elle soit restée là-bas, toute seule. J’avais affronté des épreuves terrifiantes à ses côtés, et j’aurais aimé qu’elle puisse s’en sortir ou du moins, j’aurais voulu que quelqu’un soit resté à ses côtés pour la soutenir. Mais elle était toute seule. Perdue dans une époque lointaine. Et personne, sans doute, n’aurait le courage – ou la folie – de retourner la chercher.

De toute façon, je ne pouvais rien faire désormais, sinon espérer que tout irait bien pour elle. Et puis j’avais moi-même d’autres problèmes auxquels me confronter. Dès mon retour à mon époque, je sentis l’horreur me frapper de plein fouet devant la désastreuse situation. Peut-être aurait-il mieux valu, en effet, que jamais nous ne rentrions ? Que valait donc ce monde, si c’était pour y contempler la mort, encore ? L’Ordre des Savoirs libérés qui convoitait ce Sablier aux dangereuses potentialités, l’impératrice tuée, Gustave de la Rive empereur. Était-ce vraiment ça que nous réservait notre époque ? Le passé, même avec ses guerres, m’avait eu l’air plus paisible, plus agréable, et…

Ridicule. Ces pensées défaitistes étaient pathétiques, et je m’en apercevais sans peine. Inutile de se lamenter sur les malheurs de mon époque, même Mayeul faisait preuve de plus de courage et de bon sens. Trouver une solution. Se battre. Gagner. Je pouvais le faire, ça, lutter, sans jamais abandonner avant d'avoir remporté la victoire. La situation me dépassait, et de loin. Après tout, je n’étais qu’une pauvre apicultrice qui n’aurait jamais dû quitter son duché et ses abeilles. Toutefois, l’assurance de Mayeul, et son discours, me donnaient l’impression que nous pouvions parvenir à renverser la situation, et que je pouvais encore faire de mon mieux pour aider, de quelque façon que ce soit, ceux qui étaient déterminés à s’opposer à l’Ordre des Savoirs libérés.

Je n’avais pas d’idée, je n’étais pas mage, et je n’étais même pas capable de faire du mal à qui que ce soit même si on me confiait une arme. Alors oui, je n’étais pas d’une grande utilité. Je pourrais presque regretter, à vrai dire, d’avoir autant tergiversé avant d’aller à l’Académie. Si j’étais partie plus tôt pour Lorgol, peut-être que j’aurais eu une meilleure maitrise de la magie, et peut-être que j’aurais pu être utile de quelque façon que ce soit… Enfin, inutile d’y réfléchir plus longtemps. Ce n’était pas parce que je n’étais d’aucune utilité que je devais croiser les bras et attendre que d’autres agissent à ma place. Même si, comme le souligna Mélodie, notre résistance pouvait bien s’avérer être fatale.

— Je soutiens l’idée de Mayeul, déclarai-je avec un hochement de tête affirmatif. Je ne suis pas Mage, mais j’aiderai de n’importe quelle façon possible. Peu importe que ce soit dangereux et potentiellement mortel.

La mort ne me faisait pas peur. Elle ne m’avait jamais effrayée, jamais vraiment, et encore moins depuis que mon frère était parti. Bien entendu, mourir inutilement n’était pas dans mes intentions, mais si c’était nécessaire, alors je n’y voyais aucun inconvénient. Vivre, de toute façon, c’était prendre le risque de mourir un jour.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 12 Nov - 0:35

Je tremble, quand un manteau me tombe lourdement sur les épaules. « Merci. » Je ne dis rien de plus, c'est inutile. Il me laisse un peu perplexe mais... On dirait que tout est rentré à la normale. Au moins une chose qui l'est, non ?

Malgré son solide manteau, cela ne m'empêche pas de grelotter tout au long de la route, et d'attraper une légère fièvre après être restée trempée si longtemps en cette fin d'Octobre. La nuit, je disparais totalement en-dessous, à me rouler en boule dans le renfort du vêtement si ample, pour me protéger du froid. Jusqu'à ce que nous traversions l'arrière-garde de Faërie, et que j'arrive à emprunter quelques vêtements secs en montrant mon insigne de Chevaucheuse Lagrane. Thomas et moi sommes sans doute ceux qui attirent le moins l'attention, alors autant en jouer un peu, et nous mettre davantage en avant pour faire oublier les quelques... Disparités de notre groupe. Je lui ai rendu sa veste, accompagnée d'un sourire, avant que nous nous remettions prestement en route.

Il a fallu courir, sur les dernières heures de notre périple, si bien que je me suis fait rapidement distancée, tremblante et en sueur, la maladie me privant cruellement de mon endurance habituelle. J'ai perdu de vue Lucille dans les couloirs, sans plus savoir si elle était devant ou derrière moi. Je suis restée au comble du désespoir, à tenter de m'orienter, après avoir tenté de faire demi-tour pour la retrouver en vain. J'ai fini par céder à cette panique croissante, qui me soufflait que j'allais rester piégée ici, seule, sans Mirage et sans mes proches.

Il faut tourner à droite, puis à gauche, et ensuite tout droit.

La fièvre commence à me faire doucement délirer, voilà que j'entends des voix... Mirage doit me manquer trop cruellement, pour que je fabrique sa présence, mais je me sens étrangement plus sereine... Comme s'il était vraiment là, parce que ce simple spectre comble un peu sa présence.

Et sans réfléchir, j'emprunte la voie qu'il me dicte, jusqu'à retrouver les autres... Juste à temps. Le soulagement est tel que mes jambes se rompent sous mon propre poids, me laissant tomber au sol. Je ferme les yeux, alors que le sablier débute une nouvelle rotation en sens inverse.

Tu m'as pris pour quelqu'un d'autres ?

Et je les rouvre, dubitative, en sentant la pression de griffes contre mes genoux. Un ourson. Non... Une boule de poils, fauve et marron. Un glouton. Qui me parle.

- Qui...? Quoi ?

Je sursaute, et un cri m'échappe quand je comprends.

- Non non non. Tu ne peux pas venir. Tu vas rester là.

Tu serais perdue sans moi. Je viens.
J'ai pas besoin de toi. Et puis c'est ton époque. On aurait dû... Ne jamais se rencontrer !

Un Familier ? Et puis quoi encore ! Je ne veux pas de cette faiblesse exposée, moi.
Je l'entends gronder avec agressivité, et me montrer une rangée de crocs impressionnantes pour sa petite taille, propre à mettre fin à mes protestations. Autant pour moi, cette petite bestiole a réussi à me ficher la frousse. Raison de plus pour ne pas la prendre avec... Trop tard. Le sablier s'est arrêté de tourner.

Je lève les yeux au ciel, de désespoir.
Ma petite...?
Mirage !
J'ai cru que tu étais morte.
Non, mais on est loin d'être tiré d'affaires. Je suis contente de t'entendre, tu...
C'est ton dragon ?
Tais-toi.
... Qui est-ce ?
C'est une longue histoire.


Les autres s'activent déjà. Je lève une main en signe d'apaisement vers Thomas, quand on apprend que Chimène est morte. Tant mieux ! Pardon... Je n'ai même pas à feindre l'ignorance. Je suis innocente, pour une fois. Et maintenant que Gustave est sur le trône... L'Ordre ne m'est plus vraiment utile. Ca tombe bien, ils nous mettent en fâcheuse posture maintenant. J'acquiesce aux paroles de Mayeul.

- Nous devons brûler ces feuillets pour les ralentir. Et trouver une autre issue... Pour boucher celle-ci. Je vais voir ce que je peux trouver avec ma magie du Printemps, ne faites pas tout exploser sans moi !


Je pars, sans tarder, l'autre sur mes talons.
J'ai un Familier, maintenant. Petit, avec une grande rangée de crocs, et encore plus buté que moi. Merveilleux.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 12 Nov - 12:40

Cela fut difficile mais ils y étaient finalement arrivés. Le Sablier se dressait devant eux, ils n'avaient plus qu'à rentrer chez eux. Et il s'en est fallu de peu. Serenus, haletant après cette course effrénée, espérait sincèrement pouvoir aller s'allonger sous un arbre. Mais ils étaient loin d'être sortis d'affaire.

A peine arrivé dans le présent qu'il sentait que quelque chose n'allait pas. Un mauvais pressentiment retournait ses entrailles. Et il eut raison de s'inquiéter. Un regard vers l'extérieur lui confirma ses craintes lorsqu'il vit avec horreur les corps sans vie qui parsemaient le sol qui accueillaient encore des fêtards. Les gémissements des blessés, un son bien trop familier pour le guerrier, résonnèrent à ses oreilles.
L'un des hommes présents leur avoua que Chimène avait été tuée et que Gustave de la Rive s'était autoproclamé Empereur. Ces quelques phrases eut, pour Serenus, l'effet d'un coup de couteau en pleine poitrine. Comment cela avait il pu arriver ? Serenus, revoyant encore le visage de l'impératrice lors de son couronnement écouta à peine la proposition de détruire le Sablier. Après quelques instants durant lesquels il se demandait sérieusement dans quoi s'était engagé Faërie, il secoua la tête. Il avait plus important à faire. Il leur fallait sortir de là en vie. Il se concentra pour écouter ce que les autres avaient à dire. Mayeul proposa d'envoyer plusieurs personnes en éclaireur afin de les prévenir de l'avancée de l'ennemi et pour trouver une salle. Il demanda également à Octavius de détruire les feuillets. Serenus regarda la sortie.

Il pourrait aller guetter l'arrivée de leurs ennemis et, qui sait, il pourrait même les ralentir. S'il avait survécu face à un géant de métal, ce n'était pas quelques bonhommes qui allaient lui faire peur. Même si ces bonhommes étaient affreusement nombreux... Serenus soupira... Oui, il pourrait leur faire gagner quelques précieuses secondes. Il regretta à cet instant l'absence de son épée, toujours attachée à la selle de sa jument, soigneusement dissimulée sous des sacs. A la pensée de sa plus vieille compagne de route, Serenus sentit son cœur se serrer. Avait elle subit le même sort que ces pauvres hères ? Avait elle réussi à fuir ? C'est pour cela qu'il fallait agir vite. Quand Melinda prit la parole pour accorder son soutien à Mayeul, Serenus prononça ces quelques mots :

« - Je vais aller guetter leur arrivée. Si vous avez besoin de moi pour quoi que ce soit, dites le moi ».

Il se tourna vers Melinda, qui arborait un air déterminé. La perdre serait pour lui inacceptable. Il devait la protéger. Même si elle disait savoir se défendre, Serenus doutait qu'elle puisse tenir longtemps devant un combattant entrainé et assoiffé de sang. Non. Il devait tout faire pour que cette confrontation n'arrive jamais. Melinda semblait attacher peu d'importance à sa vie mais Serenus y tenait énormément. Le guerrier se plaça donc dans un endroit proche de la sortie, où il avait une bonne vue sur l'extérieur. La main sur sa dague, il était prêt à faire couler le sang.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 12 Nov - 14:33

Cassie est heureuse de voir que Thomas n'a rien. Elle a suivit Maelys, calmement, parce qu'elle a confiance en elle, bien plus qu'en d'autre d'ailleurs. Et puis malgré son caractère bien trempe, la Chevaucheuse reste calme et prend les choses en main dans la mesure de ses moyens. Dans cette situation Cassiopée ne sert pas a grand chose, a son grand dam d'ailleurs, mais au moins, elle ne devient pas un boulet, c'est déjà ça.

Elle s'empresse de glisser ses bras autour de la taille de Thomas, baisant légèrement sa joue avant de pâlir brusquement à son annonce :

« C'est pas vrai.... »

L'Impératrice ? Morte ? Gustave en aurait profité pour prendre le trône ? Par les Dieux ! Cela n'augurait rien de bon vraiment ! Cassiopée ne se mêlait pas de politique et de toute façon, sa position de non noble ne l'y poussait pas, mais elle n'était pas sûre que le fait de savoir cet homme avec le pouvoir soit quelque chose de rassurant. Et puis elle tique. Un peu a retardement, mais...Fronçant les sourcils, elle scrute les traits de Thomas. Quelque chose ne va pas. Elle ne sait pas quoi mais...Définitivement, quelque chose ne va pas.

« Thomas ? »

murmura-t-elle doucement. Sans avoir de réponse d'ailleurs. Il s'est enfermé comme rarement dans son silence et ce n'est pas fait pour rassurer la mage. Perplexe, elle suit le groupe, détournant les yeux devant les morts et les blessés, retenant une nausée. Par Aura...L'odeur du sang est terriblement dégoûtante. Crispant ses doigts autour de ceux de Thomas, elle observa le Sablier, responsable de leur situation avec quelque chose de haineux. Et pourtant, haineuse, elle ne l'était jamais.

« Je ne suis pas un Mage de destruction....Mais je peux influer la pierre et la terre, si il y a besoin. »


fit elle d'un ton un peu timide avant d'inspirer :

« Thomas peut faire des explosions....Si je lui indique les bons endroits on peut peut être faire s'effondrer une partie de la grotte...Mais c'est risqué, il ne faudrait pas que l'on soit ensevelit non plus. »

indiqua-t-elle avant de hocher légèrement la tête aux propos suivant :

« A vous de voir, peut être que je peux aussi sonder la terre pour voir a quelle vitesse nos ennemis approche ? Mais je ne peux pas faire les deux en même temps. »

Mage certes, mais pas Archi-mage non plus.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 13 Nov - 2:18

« Vous êtes ridicules. Si vous brûlez ces papiers, vous détruisez nos chances de nous en sortir en vie. Ce qu’il faut, c’est les cacher, et ne révéler où ils sont que lorsqu’on sera tous en sécurité – ils ont forcément des diseurs de vérité, ils sauront si on leur ment. » Un instant, je prends le temps de réfléchir. Bien sûr, que l’Ordre va vouloir le mode d’emploi de ce trésor, et il est de mon devoir d’agent de lui fournir ; et si, en plus, je peux mettre ces inconscients à l’abri, ce sera tout aussi bien. Mais comment ? La Chevaucheuse terroriste semble déterminée à les brûler, et il faut que je propose une solution viable – vite, Reja, trouve une alternative. Mes pensées dansent la sarabande, et j’envoie quelques vagues de réconfort à Sirocco qui semble avoir passé deux jours en pleine panique. Par lui, je capte des images confuses : Iode, Nuage et lui, serrés les uns contre les autres autour de Corail, en altitude loin des agresseurs, déterminés à rester perchés près de la colline jusqu’à ce qu’on en sorte nos cadavres.

Bien bien bien.
Une idée commence à germer dans mon esprit sous tension.

« Guerrier, confie-les-moi, tes papiers. Nous allons les laisser rentrer, et en profiter pour filer. Ils ne s’attendront pas à ça. Je m’arrangerai pour qu’ils voient que c’est moi qui ai les feuillets, et je filerai aussi – sur le dos de mon griffon, qui m’attend dehors. Une fois qu’ils me suivront, vous pourrez vous échapper, et moi je brûlerai tout ça une fois que j’aurai la certitude que vous êtes tous en sécurité. Vos griffons le signaleront au mien. On n’a même pas besoin de détruire le Sablier : sans le mode d’emploi, il ne sert à rien. » Au loin, je perçois Sirocco lancé en plein débat stratégique avec ses trois camarades ; ça concerne apparemment le sens du vent et la direction à prendre pour filer le plus rapidement, mais c’est son domaine, aussi je le laisse déterminer le meilleur vecteur de fuite, et me concentre sur l’assemblée. « C’est la seule solution si on veut tous s’en sortir vivants. Ces gens-là, ils reculeront devant rien pour vous faire cracher le morceau, et s’ils n’ont pas ce qu’ils veulent, ils nous le feront payer… comme ces gens, là, dehors. »

L’image des corps et du sang plane dans les mémoires, je le sais bien, et je tends la main vers Octavius, paume ouverte. Allez, guerrier. Donne-les-moi, et laisse-moi vous aider.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 13 Nov - 4:16

Leur petite équipée a failli ne pas s’en sortir et, il n’en est pas sûr, mais il croit qu’une des leurs est restée mille ans en arrière. Il ne le sait pas : leur course, sur les derniers mètres jusqu’à l’immense sablier, a été aussi difficile pour lui qu’elle a été douloureuse. Courir dans son état est à peu près contraire à tout ce que les médecins et guérisseurs de Lorgol lui ont conseillé et il le mesure à sa pleine mesure, une fois de retour en 1001. De furieuses lances de douleur traversent ses hanches, ses genoux, et tout occupé qu’il est à gérer le tout, il ne se soucie même pas de tout ce qui est discuté. De tous ces imbéciles de l’Ordre du Jugement qui les attendent à l’extérieur, uniquement pour mieux leur dérober… il ne sait même pas quoi.
Il a juste envie de foutre des coups de pied dans ce sablier, ce qu’il ferait volontiers si ça ne risquait pas de les faire revenir une nouvelle fois 1000 ans en arrière, ou n’Importe où dans l’histoire passée. Ou… future ?
Ça l’effraie un peu trop.

La conclusion de tout cela, néanmoins, alors qu’il s’est isolé du groupe pour s’appuyer contre le mur, histoire de se reposer un peu, est qu’il les déteste tous.
Littéralement.

Il en a assez de cette petite Cielsombroise qui n’arrête pas de foutre son joli nez par-dessus son coude pour tenter de voir ce qui est écrit dans SES papiers, de tout le monde en fait qui s’intéresse un peu trop à ces feuillets auxquels il ne comprend qu’un damné mot sur deux (et encore, il est généreux), assez qu’on lui dise quoi faire et quoi ne pas faire. La Cielsombroise qui veut lire les papiers ; Mayeul qui lui demande de les détruire, Maelys également, et cette… Erebienne, qui lui demande de les lui donner.
Le Belliférien écoute la Voltigeuse lui exposer son plan, sans piper mot. Il fixe son visage, sa main tendue, son visage une nouvelle fois. Elle a un plan, un bon plan qu’il doit reconnaître par-dessus toute sa mauvaise foi lorsqu’on en vient à ces pédants montés sur griffon, mais… il ne la connaît pas, celle-là. Comment pourrait-il savoir si elle ne fait pas partie de CEUX à l’extérieur ? Ils sont partout en Arven, ce sont eux qui ont tué l’impératrice Chimène, ils ont des mages et des Savants, alors pourquoi pas des Chevaucheurs et des Voltigeurs ? Pourquoi pas une Voltigeuse erebienne, qui semble subitement si décidée et dévouée à les aider ? À prendre ces instructions ?

Octavius plie lentement le feuillet et, non, ne le donne pas à Reja. Il le range plutôt à l’intérieur de sa chemise, contre sa ceinture, là où il peut le sentir et où il sait que pour qu’on le lui prenne, il faudra carrément qu’on lui arrache ses vêtements. « Non. Sa voix est calme et son regard clair soutient sans ciller celui sombre de la Voltigeuse. J’veux pas que ça circule. Y’a trop de risques. » Qu’ils l’attrapent et lui dérobent. Qu’ils soient perdus, dans une prouesse de griffon, et tombent entre des mains mal intentionnées. Qu’elle leur donne ? « Mais c’est pas un mauvais plan. » Au sol, un paquet de feuilles, marquées de quelques mots épars, vierges pour la plupart. Il se penche pour en ramasser quelques-unes et en former un feuillet, ressemblant au sien, qu’il lui met entre les mains. Ça suffira à imiter la réalité.

« Sonder le sol pis faire exploser des bouts pour empêcher l’accès est pas mal », qu’il dit à la mage blonde, qui a suggéré qu’elle et son copain s’allient dans ce but. Avec Maelys déjà partie pour leur trouver une nouvelle issue… oui, vraiment, ils vont s’en sortir. Ils vont s’en sortir et lui s’en sortira avec ces foutus papiers, quitte à y foutre le feu par la suite. Ou pendant le trajet. « Qu'on se tienne prêts. » À fuir.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 13 Nov - 9:14

Mélodie n’a pas tort, la manœuvre est risquée, mais ils ne peuvent pas se permettre de laisser les mages s’avancer en première ligne alors qu’ils ont besoin d’eux pour faire s’effondrer la roche. Aussi circonspect que soit Mayeul face à la Magie, il n’y a pas beaucoup d’autres options que de laisser cette partie aux Faës. « Personne n’est obligé de faire quoi que ce soit. » Indique-t-il à la jeune femme. « Mais croyez-vous réellement qu’ils ne nous feront rien, après avoir vu ce qu’ils ont fait à l’extérieur ? On ne peux pas rester à les attendre les bras croisés. » La pointe d’accusation dans sa voix est claire, mais en vérité, il se fiche bien de ce que peux en penser la voleuse.

Melinda se déclare de son côté et - plus étonnant - Maëlys aussi, avant que la Chevaucheuse ne s’engouffre dans un tunnel pour chercher une issue. Parfait. Il allait l’imiter, le Voltigeur, accompagné du fantôme de Mathilde, quand la Mage qui avait écrasé les pieds de Liselotte et lui se manifeste. « Condamnez la caverne. » Tranche Mayeul, sans savoir si la question s’adresse réellement à lui.

Reja par contre, ne semble pas aussi enthousiaste que les autres. Elle n’a pas tort, en réalité : ces papiers sont une protection pour eux. Qu’est-ce qui empêchera les gens dehors de les massacrer, s’ils ne peuvent leur fournir ce qu’ils veulent ? Rien. Mais l’idée de leur donner... Non. Et si, contrairement à Octavius, le Voltigeur ne pense pas une seule seconde que l’Erebienne puisse jouer un double jeu, il n’approuve pas l’idée d’un marchandage pour leurs vies. Mais avant qu’il ne puisse s’exprimer, le Guerrier plie les instructions pour les fourrer dans sa ceinture. Et subitement, le Voltigeur voit rouge.

Il est fatigué, affamé, et l’inquiétude pour Nuage le ronge. Il a mal à son épaule, mal à la tête aussi, et pire que tout, l’idée que Mathilde devra bientôt le quitter lui serre la gorge. Et cet imbécile d’Octavius veut conserver les papiers ? Pour en faire quoi, les tendre gentiment à l’ennemi quand il sera capturé ? C’est... Octavius. Le Tueur de Griffon. Et Mayeul a beau se savoir incapable d’objectivité à son sujet, il a beau entendre la voix de la sagesse retentir dans son esprit, il ne peut tout simplement pas se défaire de l’idée que laisser les instructions intactes aura de mauvaises conséquences. « Il faut les détruire. Maintenant. » A peine a-t-il conscience de s’avancer d’un pas menaçant vers le Guerrier.

« L’Ordre a massacré les gens à l’extérieur, ils ne vont pas nous laisser gentiment repartir. Tu tiens à peine debout. » Il ne prend même pas la peine de s’arrêter sur ses propres maux de tête, sa propre faiblesse. « Qu’importe qu’ils soient notre seule monnaie d’échange, comme le dit Reja. Il faut les détruire. Et si tu ne le fais pas, c’est moi qui le ferais. » Peu importe que je doive te démolir pour le faire. La menace est claire, et le Voltigeur s’avance à nouveau, stoppé cette fois par des paroles qui, si elles sont douces, n’en restent pas moins suffisantes. « Petit frère. Stop. »

Mathilde. Le Voltigeur inspira profondément, brandissant son index vers le Guerrier. « Si quelqu’un met la main là-dessus, Arven court droit à sa perte. Et ce sera ta faute. Mais la culpabilité, tu as appris à vivre avec, ça ne doit pas vraiment te déranger. » L’allusion à la mort de son griffon est limpide, mais déjà, Mayeul se tourne vers l’Erebienne. « Si tu as envie de le cogner pour t’emparer de ces feuillets, tu as ma bénédiction. » Indique-t-il, sans même cacher l’énervement qui luit dans ses prunelles.

Sans attendre de réponse, le Voltigeur se détourne et s’éloigne pour explorer d’autres issues, Mathilde sur les talons. Toute sa colère n’est pas dirigée vers Octavius, il le sait Mayeul, mais le Guerrier est une cible bien plus commode que lui-même.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 13 Nov - 12:57

Elle écoutait avec attention les paroles de Mayeul, qui lui expliquait tout ce qui s’était passé. Elle sentait la rage qui émanait du corps flottant de son époux – ou peut-être était-ce son imagination qui parlait, mais peu importait. Soupirant, elle s’accrochait à ce maigre contact, qui l’ancrait dans la réalité. Elle sourit, en l’entendant parler de ses vêtements. « Si j’en croyais Liselotte, c’était un crime à ne plus commettre… Je crois qu’elle va m’interdire d’en reporter. Ou me conseiller les meilleurs couturiers erebiens – mais je ne pense pas qu’elle en connaisse. Ou peut-être qu’elle va s’essayer à la mode erebienne. Je n’en sais rien. »

Elle parlait de tout et de rien, et cela lui semblait incongru, mais elle se sentait incapable de faire autre chose, pour ignorer la présence hostile de son mari. Que Marianne vienne la réconforter y aidait, très certainement. Elle prit la main de sa douce amie, progressant avec elles et Mayeul. Elle ne s’était que rarement sentie aussi entourée, la voltigeuse, et cela lui faisait plus de bien qu’elle n’était prête à le reconnaître.

Elle courut avec eux, pour repartir dans le présent. Aussi difficile que soit la manœuvre, à trois, mais elle refusait de les lâcher. Un soulagement irrépressible venait l’envahir, à sentir Corail dans son esprit. Sa panique, son inquiétude, son soulagement, à elle aussi. Mais elle ne put en profiter, qu’elle sentit une étreinte autour de son cou, deux mains froides, signe funeste du sort qui l’attendait. Elle aurait peut-être du ne pas partir. Régler ses différents avec cet époux qui n’avait eu que ce qu’il méritait. Le courroux de Corail dans son esprit la fit frémir, tant il avait de force. Elle ne voyait plus vraiment clair pourtant, à force que la poigne s’intensifiait autour de son cou. Pouvait-il gagner en consistance ? Pouvait-il revenir à la vie, en prenant la sienne ?

Elle refusait de se laisser faire, pourtant, de succomber à cette étreinte fatale. Il lui avait déjà ôté une partie de sa vie, des années auparavant, il ne recommencerait pas. Elle devait le déstabiliser, le faire lâcher prise, quelque chose. Sans savoir d’où elle tire cette impulsion, elle avait récupéré une torche, avec laquelle elle le menaçait, essayant de le brûler. Elle était combattive, elle ne le laisserait pas gagner, pas prendre le dessus. Ses mains quittèrent son cou, alors que la flamme s’en approchait dangereusement. Une mèche de ses cheveux s’enflamma, qu’elle eut le réflexe d’éteindre avec ses vêtements mouillés, avant de se retourner vers le fantôme.

« Tu n’es rien, et tu ne peux pas me faire de mal. Tes filles sont restées stoïques, à ta mort. Tu croyais qu’elles t’aimaient ? Même la plus réfractaire à son enlèvement est heureuse de se trouver loin de toi. J’ai d’ailleurs réussi à les kidnapper sans que vous ne puissiez m’en empêcher – c’est montrer la risée du village uqe vous deviez être. Tu l’as toujours été, de mon vivant, comment as-tu apprécié ces mois à entendre dire que l’on t’avait volé tes filles, et même pas pour les marier ? Et sais-tu seulement ce qu’elles sont devenues ? Peut-être sont-elles de simple courtisane, une position bien plus haute que celle que tu leur aurais offerte. Peut-être sont-elles des Compagnes. Mais cela, tu ne le sauras jamais. Tu ne pourras qu’être tourmenté toute ta mort durant, par l’idée qu’elle salisse encore un peu plus que tu ne l’as fait le nom des Martel. »

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 13 Nov - 15:27

Le sprint final fut pour le moins éprouvant. Même s’il ne s’en est pas plaint une seule fois – après tout, c’était un peu sa faute – veiller tout le temps sur la pauvre Quitterie perdue n’était pas une mince affaire. Et alors que le temps finissait presque de s’écouler dans le sablier, la folle course poursuite pour ne pas arriver trop tard se termina par un Rackham attrapant – sans trop demander à la principale concernée – une Quitterie légère qu’il plaça en baluchon sur son épaule avant de courir avec les autres. Le processus de retour enclenché, c’est bien vite que le capitaine d’Ansemer perçu dans son esprit la présence brulante et ardent d’Obsession, qui ne manqua pas de s’écrier dans sa tête avec sa fougue habituelle.

Tu étais où toi ?! Deux jours que je t’ai perdue !
Du calme ma belle, comment dire…
Oh on s’en fout, tu me raconteras plus tard ! Tu sais pas la nouvelle, l’Impératrice est morte, l’autre prétendant a prit sa place et l’a tué ! Sacrée nouvelle non ?

Il ne saurait dire si l’enthousiasme d’Obsession était bon à prendre ou pas, ou si son inquiétude de ces derniers jours était vraiment sincère, mais la nouvelle, si elle surprit Rackham ne l’inquiéta pas outre mesure et ne le contraria guère. Après tout, Ansemer s’était montré en désaccord avec Chimène… et le capitaine du vol des chevaucheurs suivait en cela seulement la force régnante de Faërie. Enfin peu importait pour l’instant ces histoires politiques, car d’autres problèmes leurs faisait face. Ces morts, l’Ordre du Jugement et ce sablier qui serait quoiqu’il arrive un danger pour Arven entre de mauvaises mains.

« Reste près de moi. »

Il glissa ces quelques mots à Quitterie, s’assurant de la garder à portée pour la protéger, elle qui malgré leur retour à la bonne époque était toujours sensiblement vulnérable. Le débat s’engagea à nouveau avec une certaine virulence pour chacun des parties. Aux yeux de Rackham, laisser cette chose en état et les feuillets complets était clairement trop dangereux. Et quand une nouvelle fois le voltigeur Cielsombrois engagea sa conviction avec force, il ne put qu’approuver. Et même s’il s’éloigne avec une certaine rage, le chevaucheur reprend, d’un ton plus calme, pas moins catégorique.

« Dans tous les cas, laisser ce sablier et ces feuillets en état est une erreur. Vous l’avez bien vu, on a pas eu b’soin des papiers pour s’en servir et retourner dans le passé faire p’têtre des conneries. Alors il faut les détruire plutôt que les laisser dans les mains de gens mal intentionnés. S’ils ont tué sans sommation ceux qu’sont dehors, alors j’doute qu’ils nous laissent en vie juste parce qu’on leur fait miroiter l’mode d’emploi d’ce sablier. »

Autour de lui, une vague de froid se met à pulser. La magie sans aucun doute, qui circule au bout de ses doigts, prêt à invoquer un élémentaire de glace pour détruire le sablier.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 13 Nov - 15:44

Comme tous les autres, Marianne a couru dans le Temple et rejoint le Sablier juste à temps pour retourner à leur époque. Reprenant son souffle, elle a retrouvé avec bonheur un griffon rendu totalement hystérique par sa disparition. Elle lui envoie pêle-mêle les souvenirs de son voyage dans le passé, de Stellaire, de sa mère. Finalement, des images d'une expérience positive ! Ce à quoi Iode répond par des visions plus sombres, que Thomas confirme aussitôt.

« L'impératrice est morte. Enlevée par les Mages de Sang, remise à Gustave de la Rive. Elle a été tuée en voulant s'échapper. Il s'est proclamé Empereur. »

Le sort de Faerie impacte peu Marianne, mais ce n'est pas tout. L'Ordre, des combats, des morts, le Sablier. Les griffons pelotonnés les uns contre les autres. Leur trouvaille fait assurément partie des Savoirs oubliés, il n'a pas fallu longtemps pour qu'une telle technologie attire les convoitises. Et la mort !
Marianne prend conscience de la situation dramatique dans laquelle leur groupe a atterri. Mais quand les langues se délient pour savoir quoi faire, elle reste silencieuse.
Ça discute et ça débat, la défense s'organise, ça réfléchit sur le sort du Sablier et des feuillets qui en donnent les secrets. La Voltigeuse préférerait ne pas avoir à détruire une telle invention, mais elle a vu de quoi l'Ordre est capable durant le Tournoi. Et jamais, jamais elle ne permettrait à cette bande de fanatiques de mettre la main sur un artéfact aussi puissant.
C'est la détermination et la fougue de Mayeul qui la surprend, et elle acquiesce. Faire s'effondrer la salle et détruire les feuilles, très bien. Que ces fous ne puissent jamais jouer avec le Temps. Même si le Sablier la fascinait, le détruire lui paraissait un moindre mal comparé à la douleur et la mort que répandait l'Ordre pour arriver à ses fins.

Observant la salle, elle aperçoit Mélodie, discrète et en retrait, essayer de déloger un cristal du cercle de pierre. Bonne idée. Elle est futée cette petite. Loin de la dénoncer, Marianne s'éloigne des conversations et rejoint la jeune voleuse silencieusement. Elle pourrait lui en demander un ou deux ? Mais force est de constater que la méthode n'est pas concluante, les gemmes sont trop bien fixées. Dommage.

Force du vent, vol en formation, diversion. La Voltigeuse d'Erebor propose une piste de sortie qui convient à Iode. Plus question de perdre sa partenaire encore une fois, il préfère s'échapper avec elle et ses amis à plumes !
Si tu veux. Entre détruire le manuel et faire s'effondrer la salle, je pense que le Sablier sera inutilisable et qu'on peut songer à sauver notre peau au passage. Prévenez les garnisons de Sombreciel de ce qui se passe ici !
Le ton se met à monter dans la grande salle, acculés qu'ils sont par le temps et le danger. Marianne soutient encore les paroles de Mayeul et de Rackham : il faut détruire tout ce qu'ils peuvent ! Puis elle rejoint Maelys et Mayeul à la recherche d'une autre issue, avant que l'Ordre ne tombe sur eux et leur maigre défense à l'entrée principale...

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J'ai pour moi les vents, les astres et la mer.

Miouuuu:
 


Dernière édition par Marianne d'Orsang le Ven 18 Nov - 23:56, édité 5 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 13 Nov - 15:47

Le reproche dans sa voix me hérisse le poil, je suis tentée de le remettre sa place. Puis je croise le regard du fantôme qui ne le quittait pas, son reflet à l’identique à ceci prêt qu’il s’agissait d’une fille. J’étais frustrée et pour une raison inconnue, ce regard pénétrant que je croise stop toute envie de représailles. Moi et ma fatigue tournons donc les talons, faisant le tour de la salle comme un chien coincé en cage. Je les laisse à leurs tactiques et suppositions. Je les laisse commander à des benêts d’aller mourir dans ces tunnels pour des informations qu’ils seront incapables de ramener, car ne possédant aucune couverture.

Prendre part à leur combat, survivre, cela m’intéressait, j’étais prête à y prendre part. Seulement il était hors de question de risquer de me faire tuer pour tenter le diable de façon inconsidérée. Ils étaient tous rompus aux combats, capables de prouesses magiques pour certains. Je n’étais qu’une voleuse à l’avenir incertain. Qu’ils saignent pour leurs idéaux illusoires, si la faucheuse décidait de prendre les pour compagnon, il sera trop tard pour ouvrir les yeux.
Je les observe débattre, s’énerver, paniquer. Certain décide d’explorer les tunnels. Mayeul en fait parti. Bien sur, il partait trouver une sortie plutôt que de jouer le rôle d’éclaireur. Ce n’était pas une surprise. Il est demandé de condamner l’entrée. Heureusement que personne n’était partie en reconnaissance sur un coup de tête finalement.

Je parcours la salle comme un lion en cage. Regardant ce fichu sablier, ses joints, cherchant le moindre petit détail, la moindre défaillance à dévisser, briser, voler, pour ne plus qu’il puisse marcher. Mais il paraissait comme neuf, son sable brillant avec douceur dans cette ambiance macabre. Le bruit des combats se rapprochait, la mort aussi. Je tourne la tête en quête de la moindre réponse, mais je ne trouve qu’un amas de vieilleries couvert de poussière. Pourtant… pourtant malgré le temps et la saleté, un étui attire mon attention. Presque caché et pourtant dans un état remarquablement bien conservé malgré les années ou il avait du croupir dans cet endroit. Je m’approche, ignorant les babioles inutiles qui jonche le sol et m’en empare. Je suis soulagée de voir que rien ne se met à exploser après ce geste. Je m’étais presque attendue à voir apparaitre une créature infernale prête à tout détruire sur son passage. Au vu des récents évènements ça n’auraient pas été si farfelue. Je le coince dans mes habits. Je me relève et commence à m’éloigner de l’entrée et du fracas des batailles. Qu’ils bloquent cette fichue entrée enfin !

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 13 Nov - 16:39

Cette sensation de vide est terrifiante. Je me retrouve comme dans mes années d’enfance, seule avec mes pensées, mais la nouveauté c’est cette ombre omniprésente qui voile mon regard. Sans Sayam pour me prêter ses yeux, je ne suis plus bonne à rien, et la panique autant que le choc grignotent mes nerfs, au fur et à mesure que le temps passe. Après coup, je ne garderai pas de souvenir très précis de ces deux jours d’errance dans le passé. Je me souviendrai vaguement de la voix de Lucille ; de la douceur de la fourrure de Calico contre ma joue alors que je somnole, roulée en boule autour d’elle ; du vent froid de novembre qui sèche les larmes sur mes joues. Je suis terrifiée, sans mon dragon et sans mon Familier, et je n’arrive pas à comprendre comment les autres arrivent encore à se montrer efficaces dans ces conditions.

A l’aveuglette, je me laisse guider par mon Capitaine que je ne lâche pas d’une semelle, cramponnée aux pans de sa chemise – le terme est proche, j’entends les autres parler, nous sommes presque au Temple mais les deux jours sont quasiment totalement écoulés. On accélère la cadence, mais je ne cesse de me prendre les pieds dans tout ce qui encombre le chemin : des branches, des racines, des cailloux, voire même d’autres pieds. On commence à courir, et c’est encore pire : je prends une branche basse de plein fouet. Etourdie, j’entends la voix de Rackham dans mes oreilles qui bourdonnent. Il me demande de m’accrocher. Certes, mais à quoi ?

La réponse vient bien rapidement, lorsque je me sens hissée fermement par-dessus son épaule, et que son bras maintient mes genoux pour m’empêcher de tomber. Merveilleux. Son dos manque un peu de prises auxquelles m’accrocher, c’est donc à sa ceinture que je me cramponne pour ne pas glisser, sous les encouragements de Calico, qui occupe visiblement l’autre épaule. Magnifique. Heureusement, l’inconfort de la situation ne dure guère : nous avons réussi à atteindre le sablier avant le voyage de retour ! De justesse, mais quand même.

La première chose que je perçois, c’est Sayam, qui guette non loin d’un alignement de griffons – le soulagement flotte entre nous, et Serment s’y joint rapidement. Les nouvelles qu’il me porte sont graves, mais j’y réfléchirai plus tard. Une brève reconnaissance au-dehors montre un océan de cadavres ; et Sayam me raconte, l’arrivée de l’Ordre après le séisme, leur rage de trouver le caveau vide, la torture et l’interrogatoire des présents. J’en frémis. Les autres s’apostrophent avec une véhémence qui me surprend – n’ont-ils pas compris que l’ennemi, c’est celui qui tente d’abattre notre barricade ? Affolée, je saisis la main de Rackham pour le retenir. « Si tu le détruis, ils se vengeront sur nous ! » Et si leurs précieux parchemins sont brûlés, là aussi, le risque est gros. D’une toute petite voix, je m’adresse au guerrier buté qui s’obstine à vouloir tromper l’Ordre. « Monsieur Octavius, vous êtes ibéen : vous ne connaissez pas les diseurs de vérité, moi si. Ils sauront que les papiers qu’elle emmène sont des faux ; et ils nous tortureront pour savoir la vérité. Mon Familier était là pendant notre absence, il a vu ce qu’ils ont fait. Je ne veux pas vivre ça. » J’en tremble même de tous mes membres. Le sang, les cris, les larmes – et la mort. Ces corps mutilés sont une promesse que je ne veux surtout pas voir s’accomplir.

A voix basse, je tourne le regard vers la Voltigeuse revêche. « Son plan est un bon plan. Donnez-lui les documents, et qu’elle les attire loin d’ici. Je veux juste rentrer chez moi, et de toute manière, si vous enfouissez le Sablier, il ne pourra plus être utilisé. »

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i believed i was a lost cause ©️ acidbrain




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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   

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Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil
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