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 Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 13 Nov - 18:29

Précédemment en Arven:
 




Chroniques d'Arven

Intrigue 1.6

La Danse des Trépassés

Du 31 octobre au 5 novembre 1001



Intrigue animée par Aura·


Le Festival du Seuil




 
 
 




Ils se déchirent, les voyageurs du temps revenus à leur point de départ, assommés tout autant par l’urgence de la situation et l’arrivée imminente de l’ennemi, que par les nouvelles ahurissantes en provenance de Faërie. Et les invectives fusent, et les apostrophes se croisent, dans une folie furieuse collective alimentée par l’angoisse, la peur, la colère et l’inquiétude. Toutes les tentatives de démonter les cadrans cristallins du Sablier ont échoué, et le groupe ne parvient pas à trancher sur ce qu’il convient de faire des plans d’utilisation. C’est Octavius qui tranche, pour le coup – les feuilles, en deux. Dans un grand crissement de papier malmené, il sépare les plans en deux moitiés égales – l’une est tendue à Thomas, l’autre jetée au visage de Reja. « Faites-en c’que vous voudrez ! » Il râle, le guerrier, contrarié de se faire enquiquiner par le monde entier.

La Voltigeuse s’empresse de ramasser sa moitié des plans, et se prépare à s’enfuir dès que le barrage cèder-il cède ! L’Ordre s’engouffre dans la pièce, et la débandade est chaotique. Un premier groupe charge dans le tas des assaillants, mené par Melinda qui entraîne à sa suite Mélodie ; s’engouffrant dans la brèche et s’enfonçant dans le dédale de couloirs, Rejwaïde cavale, plans ostensiblement en main, suivie de Mayeul et Liselotte. Quant à Cassiopée, elle s’est faufilée de l’autre côté suivie de Serenus. Le reste des assiégés cependant n’a pas la possibilité de s’enfuir : face à face avec les séides de l’Ordre, ils s’apprêtent à se battre, et le général les menant au combat se révèle être Grâce de Sombregemme, dont la voix porte sous les voûtes et qui clame à ses troupes de résister.

Courage !
Luttez !

   





Sixième Tour

Consignes



IRL : du lundi 14/11 au dimanche 20/11(16h).
IRP : 03/11, 10h du matin

• Ce topic concerne les personnages qui participent à l'intrigue « La Danse des Trépassés », côté Sombreciel. Il s'agit uniquement des bourgeois et roturiers. La noblesse est invitée à rejoindre le topic côté Outrevent.

• Ce sixième tour couvre une courte période, d'environ deux heures, correspondant à la fuite des quelques chanceux, et à la résistance des autres.

• Le tour prend fin le 3 novembre, lorsque toute résistance a pris fin dans la salle - comptez bien que les agents de l'Ordre sont peu nombreux, la majorité cavale derrière Reja et ses copains :haww:

• Faites-vous plaisir avec vos magies, battez-vous !

• Vos fantômes sont toujours là, et peuvent vous aider.

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:




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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Lun 14 Nov - 0:28

J'essaie de courir, mais me retrouve rapidement hors d'haleine. On doit trouver une sortie, et vite... Sauf que la fièvre m'ôte rapidement tout sens des réalités. Ai-je déjà emprunté ce tunnel-là ? Je ne sais déjà plus. Oh non, ne me dites pas que nous sommes perdus. Et le petit animal galope au devant de moi, avec une aisance rageante. Je m'accorde un instant de répit, adossé à la paroi.

Et ton ami, tu vas le laisser tout seul aux prises avec eux ?
De qui tu me parles... Octavius ? Il n'a besoin de personne, et surtout pas de moi. Je lui fais confiance. Il fera le bon choix.


Il ne rétorque pas, certainement parce qu'il le sait aussi. Nous ne faisons confiance aisément, alors c'est une marque d'estime importante. Et puis... On ne pouvait pas décemment rester à attendre, terrorisés à l'idée que l'Ordre des Savoirs Libérés allait pénétrer les lieux d'un moment à l'autre. Ils peinaient à prendre une décision, et comme souvent, je me précipitais pour le faire à leur place. Je n'étais pas non plus partie sur un coup de tête, et même si j'étais récalcitrante envers ce Familier qui venait de s'introduire subitement dans ma vie, je ne pouvais nier qu'il avait une certaine utilité. Je le vois s'immobiliser à un carrefour un peu plus loin, et gratter le sol.

Je crois reconnaître ce couloir. Il reste des vestiges...
De ce temple oublié, tu veux dire ?
Oui.
Tu peux trouver la sortie ?
Peut-être.


Je maugrée. Pour une fois que c'est moi qui pose les questions, il se prend l'envie de me répondre en monosyllabe... Mais je le suis sans broncher, parce que je n'ai pas d'autres choix que de lui accorder du crédit ou chercher au hasard. Je me presse derrière lui, et il semble entièrement absorbé par ses recherches frénétiques pour mieux situer les lieux.

Tu ne m'as pas dit ton nom.


Il s'arrête, pour me détailler de ces grands yeux noirs, étrangement similaires aux miens. J'ai dit quelque chose de bizarre ?

Vesper.
Quoi, ton nom ?
Oui.
C'est bien un nom de carcajou cielsombrois.


Je renifle, avec dédain. J'entends... Comme le grondement du tonnerre, avant de me rendre compte que cela émanait de la petite boule de poils, qui trace à nouveau à travers les tunnels. Quel sale caractère, vraiment.

Je me demande de qui il tient. J'ai l'impression qu'il y a comme de l'écho. Ma petite... Je n'ai pas eu le temps de te dire. Je suis auprès des troupes de notre nouvel Empereur. Ton Duc et ton Capitaine vont bien, même s'ils ont été un peu chahutés. Ils en sont à prêter serment d'allégeance à Gustave de la Rive.
C'est une excellente nouvelle pour Faërie. Veille sur eux en mon absence, Mirage. Je suis presque déçue qu'ils se débrouillent mieux sans moi. Dommage, je vais rater la fête mais...


Je m'immobilise, en entendant les rumeurs d'affrontements lointains. Ils auraient déjà percés les barricades ? Je suis déjà avancée bien loin dans les tunnels, mais tout ceux qui sont restés en arrière... Merde. Ils n'ont pas eu le temps de faire effondrer les galeries, ce qui signifie qu'ils doivent être coincés là-bas, au moins Octavius qui ne peut pas courir, et probablement Thomas s'il n'a pas pu mettre son plan à exécution.

Tu veux faire demi-tour ?
Non. On trouve comment sortir de là d'abord, et ensuite, on va les chercher.


Je suis déjà étonnée de ma capacité de réflexion dans mon état actuel. Je n'ai plus cette panique sourde, alors même que je n'apprécie pas me retrouver dans ces dédales souterrains. Mauvais souvenirs, mais disons... Que j'ai l'impression qu'on est vraiment une bonne équipe, et retrouver Mirage m'a mis du baume à l'âme, même si ce miroir animal risque de me déranger pendant encore longtemps.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Lun 14 Nov - 1:38

« Par là ! »

Je n’ai pas réfléchi. J’ai attrapé la main de Liselotte Passefil, cielsombroise certes mais membre de l’Ordre elle aussi, et j’ai couru, l’entraînant avec moi dans le dédale de souterrains. Quelques secondes de course éperdue passent avant que je ne prenne conscience d’une troisième présence avec nous : le maudit Voltigeur cielsombrois nous a suivies, et il n’est vraiment pas le bienvenu dans notre folle équipée. « Vifesprit ! Qu’est-ce que tu fiches ici – on n’a pas besoin de toi ! » Je l’apprête à le renvoyer en arrière à la volée, lorsque la silhouette translucide qui ne le quitte pas d’une semelle me double dans le boyau étroit. « Je vais vous montrer par où passer. »

J’hésite une fraction de seconde, puis j’approuve, remerciant le fantôme et adressant un signe de tête à Mayeul. « C’est bon, tu peux rester, mais te mets pas sur mon chemin, on a peu de temps. » Je l’apprécie, Mathilde : pendant ces deux jours d’enfermement dans le passé, nous avons pu discuter, un peu, pendant que son frère somnolait plus loin. Je comprends un peu mieux les tenants et les aboutissants de son comportement, mais ce n’est pas le moment de m’apitoyer sur le chagrin d’un petit Cielsombrois esseulé.Il y a des priorités plus urgentes…

Au loin, je perçois Sirocco se préparer. La présence de Mayeul a quelque peu modifié nos plans ; voilà que Nuage suit mon compagnon, à présent, laissant Corail aux bons soins de Iode. Je suis momentanément distraite par les vagues d’images que mon griffon adresse à celui de la Voltigeuse d’Orsang : cela pourrait presque se traduire par… « Vas-y poto, fonce, c’est le moment de la pécho ! »

Sans commentaire.

A un embranchement, je plaque Liselotte contre la paroi, lui collant les feuilles dans les mains. « On va se séparer : ils vont continuer à me suivre parce qu’ils penseront que j’ai les plans – pendant ce temps-là, Liselotte, vous vous chargerez de faire ce qu’il faut. Mathilde, pouvez-vous la guider en sûreté pendant que j’attirerai l’Ordre sur moi ? S’ils me rattrapent, ils ne trouveront rien sur moi, et vous aurez eu le temps de vous enfuir. »

Surtout que, moi, je ne risque rien. Le code de reconnaissance, je le connais, et je pourrai m’en servir s’ils me tombent dessus…

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Lun 14 Nov - 10:18

Les débats reprenaient, mais je n’écoutais qu’à peine, consciente que quelle que soit la solution finalement choisie, je me mettrai en action. Qu’ils débattent donc sur la stratégie qui aurait le plus de chance de fonctionner, je ne m’en préoccupais guère. Bientôt nos ennemis trouveraient un passage jusqu’à nous, et dès lors, il ne serait plus temps de parler, mais bien d’agir. Il était vrai que d’ordinaire j’appréciais les mots, ils me soutenaient et étaient mes amis. Mais j’étais assez futée pour comprendre que pour combattre cet adversaire-là, les mots seraient relativement inutiles. Je n’étais pas douée pour me battre, je n’avais aucune compétence physique, mais…

Je fronçai les sourcils, interrompue dans le cours de mes pensées par Serenus qui me fourra une dague entre les mains. Je n’eus pas le temps de lui dire que je ne savais pas me servir d’une arme, que déjà mon regard fut attiré par Mélodie. Oh, elle ne me parlait pas directement, elle était même plutôt discrète, essayant visiblement de s’éloigner du groupe. Mais je n’allais pas la laisser faire, non, pas à présent que j’avais pu admirer son courage. Ce genre de caractère nous serait bien nécessaire pour résister aux adversaires qui menaçaient de submerger le Sablier d’un instant à l’autre. Après avoir vaguement remercié Serenus, je me précipitai sur elle et l’agrippai par le bras. Ma détermination était inébranlable et me donnait le sentiment que je pouvais abattre tous les obstacles, y compris ma propre fatigue, y compris les réticences de Mélodie. Et puis, on se connaissait, non ? Elle n’allait pas me laisser me précipiter toute seule au-devant du danger, n’est-ce pas ?

— Tu affrontes sans peur un dragon des siècles dans le passé, et tu refuses de te confronter à quelques humains une fois dans le présent ? Où est passé ton courage, Mélodie ? questionnai-je en la foudroyant du regard.

Je n’eus pas le temps de la haranguer plus longtemps, car à cet instant une vague d’assaillants surgit dans la caverne. Je tenais toujours Mélodie par le bras, et j’espérais un peu qu’avec l’effet de surprise je pourrais l’entrainer à ma suite. Je courus donc en direction de nos ennemis sans perdre une seconde, et sans la lâcher. Il fallait les empêcher d’atteindre le Sablier. Je ne voulais même pas imaginer ce qu’un groupuscule qui avait tué autant de monde pouvait faire en manipulant le passé. Et puis, pour tout dire, maintenant que je m’étais décidée à agir, aucun argument logique n’aurait pu me faire renoncer. Je ne voyais pas le danger de mes actes, pas plus que je ne craignais le nombre des ennemis ou le désastre que seraient mes piètres capacités.

— Allons-y ! hurlai-je avec ce qui ressemblait beaucoup à un sentiment d’exaltation.

Peu importait si mon comportement était ridicule, si personne ne me suivait, ou même si une armée couvrait mes arrières – je ne pris d’ailleurs même pas la peine de me retourner pour constater l’impact de mon initiative – parce que j’avais le sentiment que je pouvais l’emporter. Avec la dague que Serenus m’avait confiée en main, ma détermination au fond du cœur et Mélodie à mes côtés – de force plutôt que de gré, mais quelle importance ? – j’étais capable de tout.

J’eus droit à la plus belle désillusion de toute ma vie. Pendant quelques instants, bien sûr, je crus que j’allais vraiment parvenir à quelque chose. En quelques maladroits arcs de cercle de mon bras armé, je tins les ennemis à distance. Après m’être enfoncée dans la masse d’assaillants comme un couteau dans du beurre, et sans avoir fait le moindre mal, je fus toutefois rapidement assommée et désarmée. Mes genoux se dérobèrent sous moi et, tandis qu’un voile noir tombait devant mes yeux, je m’écroulai face contre terre

La détermination était une arme très utile, oui, mais parfois elle pouvait s’avérer – comment dire ? – légèrement insuffisante.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Lun 14 Nov - 12:48

Le poids qui assaillait la voltigeuse disparut d’un coup, alors qu’elle essayait vaillamment de repousser son époux. Elle n’avait pas conscience de l’emprise qu’il avait sur elle, bien plus que physique. Si elle pouvait supporter la douleur de ses mains qui tentaient de l’étouffer, elle réalisait que l’ascendant qu’il avait eu sur son esprit l’avait empêché de triompher, et elle détestait réaliser cela. La rage qu’elle ressentait l’aurait submergée, si elle n’avait pas sentie cette présence qui la galvanisait, qui l’encourageait à prendre la tête du groupe de combattants acculés avec elle, pour se battre contre l’Ordre. Se battre pour leur survie, pour leur victoire, défendre leurs intérêts. Elle est prête, Grâce. Prête à s’illustrer, prête à s’élever. Ce n’était que le début des combats, elle devrait en vivre bien d’autres, mais elle pourrait le faire. Son époux ne l’entraverait plus, l’Esprit qui ne faisait qu’un avec elle, ou qui se trouvait peut-être à ses côtés, elle n’en était pas certaine, y avait veillé, en le renvoyant dans son univers plein de ténèbres, au-delà de la mort.

Elle avait avec elle Aragorn du Gondor, qui lui insufflait de s’élancer, et de mener les troupes au combat. Elle sentait son esprit se mêler au sien, alors que tous attendaient leurs adversaires, cherchaient que faire de ces parchemins dont elle n’avait cure. Elle ne savait qu’une chose, il fallait protéger cette salle, protéger le sablier tant convoité. Elle ne savait l’usage qu’ils voulaient en faire, et si elle y avait été indifférente, elle ressentait que ce serait une erreur, de le leur confier. Etait-ce l’esprit de cet illustre guerrier, du Maréchal de Serre qui avait mené cette bataille qui aurait pu leur couter la vie, qui la faisait ressentir une telle conviction, un besoin presque irrépressible de défendre cet artefact ancien ? Peut-être, mais cela lui importait peu. Elle ressentait surtout la soif de la bataille, la nécessité de le faire. Se tournant vers les gens autour d’elle, elle prit la parole, reléguant au loin son regret que Corail ne soit pas avec elle. Sa voix lui semble plus forte, au point de surpasser le fracas des assaillants qui veulent briser leurs défenses – bien maigres pour le moment.

« Peuple d’Arven ! Ces assassins veulent mettre la main sur ce rare artefact.
Nous ne connaissons pas leurs desseins, bons ou mauvais.
Il est de notre devoir de les empêcher de s’en emparer.
Je comprends ces craintes qui vous assaillent. Je les ressens aussi.
Ensemble, nous les surmonterons !
Rassemblons-nous pour terrasser cet ennemi, mettons le à notre merci !
Dans le fracas des armes qui s’entrechoquent, nous vaincrons !
Unis et soudés, l’ennemi ne pourra nous submerger !
Combattez à mes côtés, et renversons les !
»

Peut-être se fourvoyait-elle. Peut-être n’y avait-il à côté que des indécis, que des gens qui déposeraient les armes, et remettraient entre les mains de l’Ordre des Savoirs leurs vies. Elle ne pouvait le tolérer. Elle ne pouvait même pas l’envisager. Châtiment en main, elle se retourna une dernière fois vers ceux qui étaient auparavant reclus dans la salle.

« ÉLEVEZ-VOUS, ET COMBATTEZ ! »

Elle s’élance, la fière et farouche voltigeuse, la guerrière aérienne. Elle ne reculera devant rien, et elle est persuadée qu’elle sera suivie dans son entreprise de défaire les agents de cet Ordre méconnu.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Lun 14 Nov - 20:29

Les paroles fusent, animées par la peur, le courage, la bêtise ou la couardise. Le débat n'en finit pas et, pendant ce temps, aucune véritable solution n'est donnée. Liselotte, elle, cherche l'ouverture, le bon moment pour s'emparer des feuillets que le guerrier couve plus attentivement qu'une dragonne en période de ponte. Mais le temps presse et il finit par céder aux demandes, séparant les précieuses informations en deux. Une partie revient aux mains de la Voltigeuse et c'est déjà mieux que rien, certainement. Elle se refrogne néanmoins en apercevant un Chevaucheur se voir confier l'autre moitié, celui-là même qui a proposé de détruire le Sablier.

La couturière n'a guère le temps de s'attarder sur ce détail. Au moment où la porte cède, elle se fait entraîner dans les couloirs obscurs, dévalant dans l'air froid de novembre, courant aussi vite qu'elle en est capable. Leurs pas résonnent dans l'obscurité et elle s'essouffle vite. Subitement, elle se retrouve plaquée contre la paroi glacée du souterrain et son regard vrille celui de la Voltigeuse. Son éternel sourire flotte sur ses lèvres, mais il a perdu tout semblant d'innocence. Ses yeux, l'espace d'un instant, se font carnassiers. Et elle referme ses doigts sur les feuillets, tel des serres agrippées à sa proie. Les paroles de la Voltieuse ne laissent aucune place au doute ; elle fait mine de vouloir se sacrifier parce que Mayeul est là, mais elle sait ce qu'il en est, la Cielsombroise.

En un rien de temps, elle revêt à nouveau son masque d'innocence et dessine sur ses traits les contours d'une peur contrôlée. Elle hoche frénétiquement la tête et répond, d'un ton précipité. « J'en prendrai soin. Bonne chance. » L'espace d'une fraction de secondes, elle lui adresse un regard entendu avant de se retourner vers le fantôme de Mathilde. Ce faisant, elle plie les feuillets et les dissimule sous son corsage, les coinçant précautionneusement de manière à ce qu'ils ne tombent pas dans sa course ou ne soient pas visibles. « Montre-moi par où passer. » Les mots sont doux envers l'être fantomatique qu'elle a connu à l'époque où elle a rencontré le Voltigeur. Elle sait à quel point la situation est difficile pour lui, et quand il affirme vouloir suivre l'Erebienne, elle acquiesce sans un mot ; ils n'ont pas vraiment le temps de s'attarder plus ; des hommes sont encore à leurs trousses et ils n'ont qu'une courte avance sur eux. Elle recueille son baiser d'encouragement et ils se séparent. Désormais, elle est seule avec le fantôme. Au loin, des exclamations, des cris. Et elle prie simplement Alder pour que ces idiots ne détruisent pas l'artefact sous le coup de la panique.


Spoiler:
 

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On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?





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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Lun 14 Nov - 21:15

Il est parti calmer sa colère, le Voltigeur, mais ne s’est guère éloigné. Il n’y a pas d’issue dans ce couloir, inutile de rester à bouder, c’est indigne de lui. Le sourire qui flotte sur les lèvres de sa sœur parle pour elle, et il a la bonne grâce de rougir, Mayeul, une fois sa colère retombée. Mais Octavius, il ne peut pas lui parler calmement, tout simplement. C’est plus fort que lui, et ce n’est pas nouveau, ils ne s’entendent pas. Mais il leur faut s’entraider, et sortir d’ici.

Il n’a cependant pas le temps d’y réfléchir plus avant qu’un grand fracas retentit, et Mayeul devine sans peine ce qui l’a causé : leur barricade de fortune n’a pas tenue, et l’Ordre s’est infiltré dans la salle ! Il n’a pas le temps d’y revenir, pourtant, que deux jeunes femmes passent devant lui en trombe, l’une tenant l’autre par la main. Il les reconnaît sans peine : Liselotte, tirée par Reja. Il hésite à les suivre, mais l’encouragement de Mathilde le fait se décider, même si Reja ne semble pas d’accord. Elle change d’avis pourtant, quand sa jumelle - ou son fantôme, plutôt. Autant qu’il s’y habitue - se propose de les guider. Mayeul retient à grand peine son sourire de triomphe, conscient que ce n’est pas le moment, pas quand ils ont la moitié de l’Ordre, voire plus, aux trousses. Il devine vite pourquoi, quand Reja fourre les papiers dans les mains de Liselotte, s’offrant d’attirer l’ennemi sur elle pour qu’ils puissent fuir. Seule. Sans arme. Réellement ?

Dans un coin de son esprit, il sent Nuage s’agiter. Les plans se former. Son sens de l’honneur, également, qui l’empêche de laisser Reja seule face à l’ennemi, bien plus nombreux qu’elle. « Hors de question. Mathilde accompagnera Liselotte, je viens avec toi. » Le ton est sans appel, et de toute manière, Nuage est déjà sur le qui-vive, sur les traces de Sirocco. Le lissage de plume - et le petit coup de bec d’encouragement - de son griffon à Iode le font sourire, avant qu’il ne redevienne sérieux. S’il suit Reja, cela signifie qu’il laisse Mathilde. Et cela lui fait bien plus mal qu’il ne l’admettra jamais.

Ils n’ont pas de temps pour les adieux, pourtant. Son regard se plante dans celui de Mathilde, promesse muette de se retrouver ensuite, et il se tourne ensuite vers Liselotte, capturant ses lèvres un bref moment. Baiser d’adieu, de bonne chance, brève bénédiction de Mirta... Et peut-être, un peu, de provocation devant l’Érébienne. Sa main effleure celle de Mathilde, et il a la gorge bien trop serrée pour dire un seul mot. Sois prudente... Peut-on seulement dire ça à un fantôme ?

Tout ira bien. Évidemment, c’est eux que poursuivra l’Ordre, pas Liselotte et sa jumelle. Elles sont en sécurité. Du moins, c’est ce dont il essaye de se convaincre, courant dans les couloirs à la suite de Reja, tandis qu’ils essayent tant bien que mal de conserver une brève avance sur leurs poursuivants. Et le Voltigeur ne lâche pas d’une semelle la jeune femme, tandis que les pensées d’encouragement de Nuage se répercutent dans son esprit. « Tu sais... Tu sais au moins où on va ? » demande-t-il soudain, le souffle court, essayant d’ignorer la douleur qui pulse dans tout son corps. Il ne serait pas contre quelques minutes de pause, mais c’est impossible. S’ils sont rattrapés, l’Ordre ne mettra pas longtemps à comprendre qu’ils n’ont rien, en vérité.

Et les autres ? Grâce, restée dans la salle ? Melinda ? Ce n’est pas le moment de penser à elles, malheureusement. Il ne peut qu’adresser une prière à Valda, et continuer à cavaler derrière Reja, en espérant que son plan tienne la route. Parce qu’il ne sait pas pour la jeune femme, mais il doute de tenir comme ça très longtemps, pas après leur voyage éprouvant dans le passé.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Lun 14 Nov - 21:30

Ils allaient arriver d'une minute à l'autre. Serenus avait du mal à contenir l’excitation qui régnait en lui. Allaient ils réussir à s’enfuir ? A cette pensée, il eut une idée. S’il se retrouvait séparé de Melinda, il fallait que celle-ci puisse se défendre. Il s’approcha donc de la jeune femme, détacha la dague de son ceinturon et il la lui fourra dans les mains. Il la dissuada d’un regard de protester et se détendit lorsqu’elle accepta. Voilà une bonne chose de faite. Il retourna à son poste de guetteur et attendit.

Soudain, la porte céda, et les troupes de l'Ordre des Savoirs Libérés envahirent la salle. Serenus s'engouffra dans un passage et se faufila jusqu'à la sortie. Une présence derrière lui le rassura. Melinda avait réussit à le suivre ! Serenus continua à marcher tout en restant le plus discret possible. Lorsqu'il fut sûr d'être en sécurité, il se retourna... Et fit face à Cassiopée. Mais où était passée Melinda ? Serenus dévisagea la femme devant lui, surpris et finit par comprendre. Melinda ne l'avait jamais suivi. Elle était resté dedans ! Serenus fit volte face pour aller secourir son amie quand des gémissements étouffés, provenant de cages en fer, parvinrent à ses oreilles. Le Guerrier se retourna, et regarda l'horrible scène qui se déroulait devant ses yeux. Les cages renfermaient des prisonniers, blessés pour la plupart. Ces pauvres gens avaient été torturés. Le cœur de Serenus se serra. Il ne fallait pas les laisser là. Et puis, si ça se trouve, Melinda avait pu réussir à s'enfuir, retourner là bas serait du suicide.

Serenus se rapprocha discrètement d'une des cages et étudia le cadenas. Hum... Beaucoup trop solide pour qu'il puisse le casser. Il regarda autour de lui, à la recherche d'une solution.

Des rires gras se firent entendre dans une tente à proximité. Ces affreux agents devaient sans doute torturer une pauvre victime. Le guerrier lança un regard à la jeune femme, mit un doigt sur ses lèvres pour ordonner le silence, et s'avança en rampant vers la tente. S'il ne pouvait rien faire pour les cages, il pouvait sans doute libérer cette pauvre victime. Par le nombre de voix, Serenus décompta cinq agresseurs. C'était beaucoup, mais il pouvait sans doute les attaquer par surprise. Mais avec quoi ? Il pourrait sans doute en abattre deux, voire même trois à mains nues.. Mais cinq ? Peut être que la jeune femme pourrait l'aider. Il revint alors vers elle en rampant le plus discrètement possible. Une fois à sa portée, il lui demanda :

- On peut pas laisser cette personne se faire torturer. Ils sont trop nombreux pour moi. Je peux en avoir deux ou trois mais guère plus. Vous savez vous battre ?

Il tourna la tête vers la tente. S'il arrivait à briser le cou de l'un d'eux par surprise, cela déstabiliserait suffisamment les autres pour qu'il puisse s'en occuper... Mais il ne se faisait guère d'illusions. Ces agents étaient surement armés.. Et s'ils avaient ne seraient ce que la même capacité physique que la sienne, il ne s'en sortirai pas.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Lun 14 Nov - 22:55

J’ai mal à la tempe et je sens le sang couler doucement sur mon visage. Quand j’ouvre les yeux, c’est pour voir le ciel barré de tige métallique. Je me relève en grognant, pour me rendre compte que je suis prisonnière. Ma tête me fait atrocement souffrir, je la prends entre mes mains, me recroqueville et la cale entre mes genoux, en espérant que l’univers cesse tout de suite de tourner ainsi. Faute d’arrêter le vertige, je rassemble mes idées.

Je me voyais dans la salle. Melinda, grandiloquente, me faire la morale. Celle que les ignorants sortent à d’autres ignorants pour les inciter au suicide. Je la vois courir, m’entrainer, la main agrippée sur mon bras et moi, comme une idiote, suivre. Sans réellement tenter de la faire relâcher. Ayant encore l’espoir de lui faire recouvrer la raison… La raison, je la revois éclairer tristement le visage de la demoiselle lorsqu’elle comprend son erreur.
Trop tard, beaucoup trop tard.
Je n’avais pas pu faire demi-tour, j’étais déjà entourée, alors j’avais tenté d’éviter, d’avancer et de fuir. Ca aurait pu marcher, presque, mais je n’avais pas vu le coup venir, enfin … il me semble. Je n’arrivais pas à me souvenir de cette partie-là de la bataille. Les fracas et l’odeur du sang, ça oui, ils ne me quittaient pas. Formant un assourdissant chaos dans mon esprit qui n’arrivait pas à se calmer.

J’avais voulu m’enfuir et laisser Mélinda à son sort, je savais reconnaitre une situation perdue d’avance et je ne voulais pas mourir pour rien. À quoi bon, les mots, ces mots qui lui étaient si chers n’auraient rien pu face à la lame d’une épée. Ce que je ne comprenais pas c’était…pourquoi étions-nous encore en vie ? Car je la voyais la chevelure de la donzelle, étalé sur le sol. Pourquoi ne nous avaient-ils pas achevés, comme tous les malheureux dont les cadavres gisaient dans les tunnels ? Pensaient-ils que nous savions quoi que ce soit d’utile ? Que nous étions des otages potentiels et viables ? Ils seront très déçus quand ils sauront et nous allions le payer très cher.

La seconde grande question était…depuis combien de temps avais-je été inconsciente ? Minute, heure, jour ? Pas bien longtemps, je les voyais s’affairer dans le camp où nous étions prisonniers, la bataille était toujours en cours. À savoir comment elle se déroulait, je n’aurais pas été capable de faire un pronostic. Mon couteau avait été pris. Par contre, le petit tube de cuir que j’avais récupéré était toujours là, le scellé intact.


L’esprit un peu plus clair. Grâce à la fraicheur de la nuit, me frigorifiant au passage. J’ose enfin sortir la tête de mes genoux et délier les mains qui l’empêchaient d’exploser. La prison était de fortune, pas bien grande, pas bien surveillée. Tous les renforts étaient occupés dans les tunnels. Pas bien protégée, le verrou n’avait pas l’air des plus sophistiqués.
Une lueur d’espoir baignant dans le sang des cadavres. Une ombre de sourire étire mes lèvres, me laissant aller à l’espoir. S’il n’avait pas vu l’étui en cuir, c’est qu’il n’avait pas pris le temps de bien fouiller leurs prisonniers. Qu’ils ne pensaient pas attraper dans leur filet une voleuse de la Cour des Miracles entrainé et rompu à l’art d’ouvrir les portes closes. Je n’avais pas tout l’attirail nécessaire pour forcer une serrure, je n’avais pas prévu de bosser pour le Samhain…mais je gardais toujours quelques épingles et autres petits ustensiles indispensables à la survie de tout voleur dans le besoin. Des petits objets anodins, inoffensifs, mais tellement pratiques pour celui qui savait s’en servir. Et je comptais bien le faire.

Je me redresse doucement, les membres raidis par les courbatures. Force était de reconnaitre que j’avais été bien formé et que malgré tout ça, mes mains ne tremblaient pas et mes doigts étaient opérationnels, même si je crevais de trouille que qui que ce soit me remarque et décide de me trancher les mains pour me punir de mon audace. Mais ils semblaient bien trop occupés tous ces soldats, pour faire attention à de pauvres prisonniers malmenés et pour penser qu’ils avaient la moindre chance d’ouvrir leur serrure obsolète.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Mar 15 Nov - 23:11

Meli…

Ma tête me faisait un mal de chien, à tel point que j’avais envie de mourir… ou de me rendormir sur le champ. Mais le chuchotement insistant qui se frayait un chemin à travers mon crâne ne semblait pas vouloir abandonner. C’était étrange, cette voix me semblait à la fois familière et bizarre, étrange, déplacée, comme si elle n’aurait pas dû être là…

Meli-Melo, ouvre les yeux, s’il te plait.

Meli-Melo. Il n’y avait qu’une personne au monde pour m’appeler comme ça, et je n’étais pas sûre que sa présence soit un motif de reprendre conscience, au contraire. Pourtant, quelque chose en moi mourait d’envie de le revoir, comme si une vue fugitive de son fantôme pouvait combler le vide qu’il avait à jamais laissé en moi. Malgré la douleur qui pulsait sous mon crâne, je finis donc par ouvrir les yeux. Je tressaillis. Il était là. Si proche. Exactement comme je m’en rappelais. Partagée entre l’envie de pleurer à chaudes larmes, de pleurer comme l’aurait fait la petite fille qu’il avait abandonnée, celle de lui hurler au visage de s’en aller, et celle de me recroqueviller en position fœtale et d’ignorer sa présence, je ne remarquai pas immédiatement la situation dans laquelle je me retrouvais.

Et, une fois que j’eus remarqué où j’étais, je dus bien m’avouer que mon frère avait eu toutes les raisons du monde de me réveiller, malgré la distance que j’avais volontairement placée entre nous. J’étais enfermée dans une cage de fer. J’ignorais comment j’avais été amenée ici – je m’attendais plutôt à ce qu’on me marche dessus, après avoir perdu connaissance dans la mêlée – mais toujours était-il que désormais, ma première préoccupation restait de trouver un moyen de m’évader. Dans l’ensemble, ça n’aurait pas dû être trop difficile. Nos cages n’étaient pas vraiment sous haute surveillance, et sans doute serait-il possible, si j’avais eu une clé en poche, de m’en sortir sans le moindre problème. Malheureusement, je n’avais pas la clé en poche. Enfin… presque pas. En guise de clé, il y avait… Mélodie, qui s’activait sur la serrure comme si elle semblait avoir espoir de l’ouvrir. C’était un espoir vain, selon moi, mais je ne fis pas de commentaires. Après tout, c’était moi qui l’avait entrainée dans cette histoire.

— Mé… Mélodie ? Désolée de t’avoir embarquée là-dedans, c’était peut-être un peu irréfléchi… murmurai-je d'un ton repentant. D’un autre côté, nous sommes en vie. C’est plutôt positif, non ? Enfin… j’espère.

Je me mordillai la lèvre inférieure. J’étais vraiment désolée de l’avoir emmenée là-dedans alors qu’elle voulait se tenir à l’écart des combats. Je n’avais pas souvent l’habitude de regretter ce que je faisais, mais je devais avouer que c’était la première fois que j’avais le sentiment d’avoir forcé la main de quelqu’un pour qu’il risque sa vie. D’un autre côté, et d’un point de vue tout à fait égoïste, j’étais contente qu’elle soit avec moi. Je n’aurais sans doute pas supporté d’être seule avec mon frère, confrontée à sa présence trop familière. Pas plus que je n’aurais apprécié d’être vraiment seule, d’ailleurs, dans cette situation plus que déplorable.

Au moins, Mélodie semblait avoir l’espoir de nous sortir de là. Si elle pouvait y parvenir, nous serions alors libres… et susceptibles de mettre la pagaille dans les affaires que l’ennemi avait laissées derrière lui. Un sourire amusé étira mes lèvres, et malgré moi, je croisai le regard de mon frère. Il avait cette expression sur le visage que je connaissais par cœur, cette expression qui voulait dire que j’avais un don extraordinaire pour m’attirer des ennuis, mais une capacité plus grande encore à laisser à d’autres la responsabilité de me tirer desdits ennuis. Je haussai les yeux au ciel – quelle idée ridicule ! – et attendis que Mélodie nous sorte de là.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Mer 16 Nov - 10:46

Je n’étais pas une guerrière, savoir réagir devant des mages contrôlant une entité démoniaque, savoir se battre ou élaborer des plans pour commander une cohorte de mouton débile mais armé…Je ne savais pas faire. Par contre, ouvrir une serrure, ça oui. Je récupère avec discrétion épingles et tiges plus solides. Ce n’était pas ce qu’ils y avaient de mieux, mais ils seraient largement suffisants, faute de mieux. Lorsque je m’avance à genoux vers la serrure, je m’aperçois que ma mère est là. Toute proche à observer, à sourire avec cette douceur incomparable. Un calme extraordinaire détend mes muscles. J’avais un travail à faire et il serait fait, je devais simplement m’y consacrer pleinement. Qu’importe si ma mère était ou non réprobatrice. Après tout c’était la voie que j’avais choisi de prendre, elle qui m’avait permis de survivre et m’avait apporté une nouvelle famille. Il était temps d’assumer et de laisser les fantômes au placard. Je lance un dernier coup d’œil et je ne vis que cet amour empli de soulagement sur son visage. Elle se détourne pour léviter autour de la cage, se positionnant même de sorte à me rendre un peu moins visible.

Les mains tordues pour atteindre la serrure, je laisse les habitudes et mes sens faire le reste. D’abords trouver la zone de verrouillage et la bloquer, ensuite chercher la multitude de petits mécanismes pour les désenclencher dans l’ordre. Avec patience et finesse, avec douceur, on venait à bout de n’importe quel amant pour qu’ils nous ouvrent grand leur porte.
Concentrée sur la serrure, je serre les dents lorsque Melinda vient troubler mon travail avec ses incessants babillages. Même ainsi elle ne pouvait pas tenir sa langue.
Quand j’étais en train d’effectuer un boulot, j’avais tendance à changer radicalement. On ne survivait pas dans le milieu si on prenait tout trop à la légère et je n’avais jamais voulu faire cette erreur.

-Ferme-là, souviens t’en, tu m’es redevable. On parlera plus tard.

Je siffle doucement entre mes dents plus que je ne parle. Je n’avais pas envie de lui consacrer la moindre miette d’attention, ni de perdre une seconde de plus dans ce traquenard. Les secondes pouvaient souvent être salutaires, il ne fallait jamais les sous-estimer.
La douce musique du déclic d’une serrure en réédition sonne imperceptiblement à mes oreilles, m’arrachant un sourire satisfait.
Des amateurs.
J’ouvre avec précaution la porte qui ne grince pas pour un sou, bien entretenue, pour leur plus grand malheur.

-Dégage et vite, cache-toi, fuis, trouve de l’aide et libère les autres. Ne me suis pas.

Ho non, je ne partirais pas, pas tout de suite. On n’enfermait pas un voleur à la légère et si ce foutu ordre se pensait au-dessus de tout et tout le monde, j’allais grandement démontrer à quel point ils pouvaient se fourrer le doigt dans l’œil. S’il y avait bien une chose que la vie n’avait jamais réussi à m’enlever, peu importe que je me sente inutile ou pitoyable. C’était bien la fierté et le nom de la Cour es Miracle ne serait pas souillé par ces bâtards sanguinaires et stupides.

Discrètement, souplement, je me faufile dans le camp pour atteindre les premières tentes, pas si loin que ça de là où était leur prison. Je sens la fatigue et l’anxiété s’agiter, mais je n’avais pas fini, pas encore et je me savais à l’abri de la panique tant que j’étais concentrée sur mon but. J’entre après avoir vérifié que personne ne s’y trouvait pour fouiller, récupère papier, relique ou bijoux d’importance et de petite taille. Je me sers même, prenant un sac en cuir pour pouvoir mieux les dépouiller. Puis j’avise la lanterne, avec sa flammèche vacillante et l’huile  qui la faisait vivre. Je l’avise, elle, et toutes ses consœurs. Une splendide idée me venant.
Je prends la lanterne, éteint la flamme et la remplie plus que de raison d’huile. Ce que je ne récupère pas, je le jette par terre, sur les papiers, sur la toile de la tente. Puis je passe à la suivante, laissant une trainée huileuse derrière moi. Continuant mon petit manège, jusqu'à ce que je ne puisse plus rien prendre.
A défaut de magie, j’avais du feu. Ce serait suffisant.


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Mer 16 Nov - 19:55

Sans qu'il n'ai rien demandé à personne, le Chevaucheur se retrouva avec la moitié des feuillets dans les mains. L'autre allait à la femme qui voulait simplement les planquer, faisant ainsi diversion pour leur permettre de fuir. Et c'est ce qu'elle fit. L'Ordre pénétra dans les lieux. Et instinctivement, les feuillets dans la main du Chevaucheur s'embrasèrent, très vite réduits en cendres, sur le sol. Voilà. Il avait tranché à son tour. Elle pouvait en sauver une moitié, il avait détruit la seconde. Quitte à mourir. Jamais l'Ordre ne s'emparerait de ce bien là. Et le groupe s'éparpilla en tous sens. Cassiopée avait filé, ce qui soulagea le jeune Mage, coincé là avec d'autres et prêt à se battre. Il avisa le fantôme de sa mère.

« Trouve Cassie, et veille sur elle. Empêche là de revenir en arrière. »

Elle hocha la tête, soufflant un « Sois prudent », avant de s'exécuter, cherchant la jeune femme blonde dans ce chaos, afin de l'enjoindre à se sauver et ainsi pouvoir rassurer son fils. Il avait besoin d 'avoir l'esprit concentré et de ne pas s'inquiéter pour la jeune Mage. Cassiopée n'était pas partie avec l'erebienne. Et c'était elle que l'Ordre voulait. Elle était donc plus en sécurité que la majorité des voyageurs du temps.

La voix de la blonde Voltigeuse raisonna alors, exhortant le groupe à se battre. Thomas avait déjà l'épée récupérer sur l'éclaireur assommé 1000 ans plus tôt en main. Une fort belle épée d'ailleurs. Il préférait les armes de jet, arcs ou arbalètes, plus pratiques pour combiner sa magie, mais il ferait avec. C'était mieux que de ne pas avoir d'armes du tout, n'est-ce pas ? Il se demandait quand même à quel point cet emprunt risquait d'impacter sur le présent... Ce n'était sans doute rien. Ce n'était qu'un soldat parmi tant d'autres... non ?

Mais plus le temps de discuter. Il fallait se débarrasser de ces soldats là, pour mieux courir après ceux qui avaient suivi la Voltigeuse érébienne et qui étaient bien plus nombreux que ceux qu'ils devaient affronter. Thomas était encore en colère concernant la révélation de sa mère. Il n'y aurait aucune pitié, pas quand on voyait ce que ces hommes avaient fait. Un carnage. Un sourire mauvais se dessina sur ses lèvres.

Et voilà, tu t'amuses encore sans moi !

On est sous terre.

Ah... Oui, mais même ! Moi je suis coincée là, pendant que tu te mets en danger ! T'as pas intérêt à me laisser tomber !

Non. J'ai encore trop de choses à faire.


Se venger. Et enfin vivre sa vie. Avec Cassiopée. Pas question de mourir là. Il était un Chevaucheur après tout. Il n'avait pas peur de ces soldats corrompus. Et il suivit la Voltigeuse qui s'était improvisée capitaine le temps de cette bataille. Il s'arrêta, avisant le groupe de soldats à l'arrière. Il concentra sa magie sur la roche au dessus d'eux et celle-ci s'effrita sous la pression, la caillasse leur tombant dessus et offrant une distraction bienvenue. De même, les armures de métal commencèrent à se plier et se tordre, emprisonnant douloureusement certains soldats ciblés, tel un carcan impitoyable. Une véritable torture, une sensation d'étouffement.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Mer 16 Nov - 22:03

Je sors de la dernière tente, l’odeur du combustible me chatouillait agréablement les narines. D’un haussement d’épaule je remets la lanière du sac en place. J’observe mon butin satisfaite puis la tente. Un sourire carnassier étire mes lèvres, me donnant sans doute une allure de meurtrière sanguinaire éclairé ainsi à la seule lueur d’une lanterne. Je la jette, d’ailleurs, à terre avec force. Le verre se fracasse et presque aussitôt les flammes grondent, s’étendent en léchant avidement la toile, dévorant avec avidité le combustible que j’avais laissé à son intention. Très vite il se répand, se transformant en un incendie vorace. Éclairant avec force le camp de ces fanatiques d’une lueur chatoyante. Je m’éclipse dans la pénombre d’un arbre, espérant que personne ne m’ait remarqué. Observant de loin la scène qui se joue sous mes yeux.

Ainsi, ils auront de quoi s’occuper au lieu de massacrer de pauvres innocents ou d’avoir la merveilleuse idée de les enfermer à tord et à travers. Ainsi, peut-être que cela donnerait une diversion suffisante et nécessaire pour donner du répit aux combattants qui étaient encore sous terre. Si combat il y avait toujours. Avec de la chance, si le Destin était en de bon termes avec Omen, alors ce serait assez même pour leurs donner l’avantage dont ils avaient besoin pour réussir à s’en sortir vivant. Ce voyage dans le temps avait été exténuant et je ne donnais pas cher de la peau de ceux qui se battaient. Peut-importe leur savoir-faire, la fatigue n’était jamais une bonne compagne lors d’un combat et malheureusement elle avait frayé avec chacun d’entre nous. Moi-même, je sentais mes membres trembler de fatigue, maintenant que j’avais accompli la mission que je m’étais donné. Frissonnant à cause du froid et du surmenage.

A défaut d’avoir un dragon à disposition pour nous sauver, je prenais le rôle de l’imiter en incendiant leur camp. Les dégâts seraient lourd et si Melinda avait eu assez de jugeote pour trouver du renfort, voir même à faire échapper les autres prisonniers, alors nous aurions un avantage non négligeable sur ces brutes sans manières. J’espérais que Maëlys aurait pu s’en sortir indemne, mais revenir sur mes pas pour tenter d’avoir un semblant de réponse aurait été aussi suicidaire que stupide. Mieux valait attendre et prier les dieux en laissant le feu faire son travail.

J’avais fait plus que ma part et le butin que j’avais était trop précieux pour que je me risque à le perdre. Autant au niveau de la fortune que des informations et vu les heures sombres qui se profilaient. La Cour aura besoin de toutes les ressources nécessaires à dispositions pour s’en sortir.
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Mer 16 Nov - 23:30


Le Pion

La Rose Noire





Le grondement du tonnerre surprend tes ennemis, quand la colossale masse d'armes s'abat lourdement au sol. Tous chancèlent et tombent autour de toi, alors que la terre s'ébroue par ta simple présence, faisant écho aux suppliques du ciel. Elle rugit, la Malfurie, avant de répandre son champ de flammes sans leur laisser le temps de se relever, et de repartir dans son vol furieux. Des explosions retentissent au loin, qui ne sont pas de ton fait, et le feu de la dragonne d'or prend même une ampleur inattendue. D'autres avaient déjà préparés le terrain... Intéressant. « Quel spectacle saisissant ! » Aïfa se régale, devant un tableau si macabre, de destruction et de mort. Et toi, le Pion Noir, tu te retrouves à courir en enjambant des cadavres, carbonisés ou non, avec leurs os qui craquent sous la pression de tes bottes. Tu n'as pas la moindre pitié pour ces pauvres erres, qui hurlent aux supplices sous les flammes. Ils te ralentissent dans ta progression, si bien que Malfurie se pose auprès de toi, pour en faire taire plusieurs à coups de crocs ou de griffes, avant de balayer largement le champ de bataille de sa queue. Elle ne se préoccupe pas des blessures que l'on tente de lui infliger, ne recherchant qu'un exutoire à sa rage coutumière. Et l'esprit qui s'extasie, à pousser des cris de triomphe dès que Tonnerre fracasse et broie, quand tu tentes de te frayer un chemin. « Ce son est si doux à mes oreilles ! »

Enfin, tu l'aperçois. Ce n'est bien qu'une trappe dans le sol, qui fait peine allure, mais ils la défendent au détriment de leur propre vie, avec un tel acharnement que tu n'as aucun doute sur ta destination finale. « Occupe-toi de semer le chaos à la surface, Malfurie. J'aurais besoin d'une diversion. » « Pourquoi va-t-on là-dessous ? J'espère qu'il y aura plus de chairs fraiches, au moins. »  « Certainement. Ils affluent tous par ici. Dépêchons-nous. »

Si focalisé sur ta cible, Petit Pion, que tu en oublies la plus élémentaire des prudences. Tu es seul, sans les autres pièces pour te soutenir, mais c'est un état de fait qui ne te gêne pas, libre de pouvoir répandre la destruction autour de toi en toute impunité. Tu espères même, finalement, que ton Roi n'en sera pas avisé... Parce que ton désir de massacre est presque aussi grand que celui d'Aïfa, à la simple vue de ce qu'ils ont pu infliger à ces innocents, pris dans la tourmente. Tu as déjà trop tardé à intervenir.

Encore des cadavres à enjamber, mais cette fois, la résistance se fait plus farouche, et des deux côtés, alors que tu t'enfonces dans ces tunnels sinueux. Tu les prends si bien à revers, que la plupart n'ont pas le temps de se retourner pour t'affronter, ombre noire qui se glisse dans les ténèbres des souterrains. Tu ne veux pas leur laisser la moindre chance de retourner les armes contre toi, et Tonnerre de rugir à son tour, avec son chant de guerre qui fait croire que les cieux eux-mêmes déchirent les entrailles de la terre. «ÉLEVEZ-VOUS, ET COMBATTEZ ! » Tu souris. « Bien parlé. » Mais tu peines toujours plus pour les rejoindre, maintenant que vos ennemis s'organisent aussi pour te faire face. Tu aperçois cet imposant sablier, qu'ils cherchent si ardemment à protéger, sans pouvoir l'atteindre toi-même.

Tu brandis l'imposante masse d'armes au-dessus de ta tête. « Qu'est-ce que tu fais ? » « Je force les rats à quitter le navire. » Et tu l'abats, de toutes tes forces, sur la paroi qui te fait face. Ton cri de guerre fait écho au grondement de Tonnerre, l'imposante masse d'armes capable de tout détruire. La terre elle-même tremble, et les parois s'effritent, à se détacher en des blocs imposants qui s'effondrent sur vos ennemis. Un rire résonne dans ton esprit, et tu réalises un peu tardivement...

« Courrez, maintenant ! Tout va s'effondrer ! »
As-tu réussi à les sauver, ou à tous vous condamner ? Tu ne le sais pas toi-même, Pion Noir, mais s'ils sont obligés de faire retraite, c'est que cette victoire vous appartient.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Jeu 17 Nov - 1:47


Le Roi

La Rose Blanche





« Les carnages de Malfurie sont toujours aussi distrayants. »

La voix de Stellaire s’éveille dans un ton rauque et moqueur, te faisant lever les yeux au ciel avec un certain dépit. Son rire amusé continue de résonner face à ton soupir très largement audible. « N’oublie pas que nous sommes ici pour protéger les prisonniers et ceux encore sous terre. » Il ne semble pas l’avoir oublié, et son absence de réponse t’indique qu’il a bien compris. Mais il semble tout aussi dépité que toi face à cette attitude foncièrement trop sérieuse. Tu as des raisons de l’être et Obéron n’est pas plus enjoué que toi, face à ces multitudes de morts, ces innocents torturés laissés à l’abandon sur le sol, offert à la pourriture du temps comme s’ils n’étaient rien. Cela t’a révolté autant que lui et si l’esprit de vengeance t’effleure, le roi d’antan t’enjoint à ne pas perdre votre objectif de vue. Sauver ceux qui peuvent encore l’être et empêcher l’Ordre de récupérer ce trésor du passé. La vengeance et la mort, c’est à la Rose Noire que revient cette tâche.

« Oh la petite Mélodie est là. » Depuis les cieux, tu peux apercevoir cette silhouette cachée que t’indique Stellaire. Cette enfant qui dans le passé t’a révélé le futur ? Il acquiesce et tu peux sentir une certaine affection de la part de ton dragon pour cette jeune fille. Rapidement tu perçois le danger prêt à lui tomber dessus, et il te suffit d’un ordre rapide à Stellaire pour que son vol se transforme en chute libre vers le sol, avant d’atterrir souplement. « Surveille les alentours et aide les innocents à s’enfuir. Protège les ! » Dis-tu rapidement en descendant, te précipitant vers la demoiselle, bientôt encerclée par des membres de l’Ordre, prêt à la tuer. Le feu qu’elle a déclenché n’a certainement pas été très apprécié. Et malgré le crépitement insistant et presque assourdissant, on entend distinctement la lame de Vérité sortir de son fourreau, et sans attendre transpercer d’un geste vif les assaillants. Ames corrompues, tueurs sans scrupules. « Allez vers Stellaire, Mélodie, il vous protègera. » Galant malgré le danger, tu la salut d’un geste noble de la tête avant de repartir vers les autres cages, où certaines personnes demeurent encore, prisonnières pour certaines, déjà mortes pour d’autres. Révoltant. En toi gronde la colère puissante mais mesurée d’Obéron. Celle-ci pourtant éclate avec une froideur glaciale, quand un homme achève devant toi un innocent – bien jeune garçon, pauvre petit. Sans vie son corps tombe à terre. A nouveau Vérité chante dans l’air. Une tête tombe.

« Misérables. Des vies prises sans raison, des innocents sacrifiés pour une gloire souillée. Je ne permettrais pas ça plus longtemps. Approchez ! Osez-vous en prendre à ceux qui peuvent vous répondre. »

Ta voix résonne, impérieuse et froide, mais en elle hurle toute la colère millénaire que tu ressens. Face à l’injustice, la Vérité répondra. Et de ta main s’il le faut. D’un geste de rage, la lame brise les cadenas des cages, une à une. Et tandis qu’ils s’échappent et qu’arrive les membres de l’Ordre, nulles pitiés en cet instant. Nous protégeons. « Nous protégeons ceux qui ne peuvent être protégés. » Et à nouveau Vérité chante, sa lame habile vibre pour ôter la vie de ses ennemis. Coupables ils sont, d’avoir tués tant de vies. Un a un ils tombent, et toi écrin habile qui sait jouer d’une lame, tu n’as aucun mal à les faire chuter devant toi. Un geste précis, autant guidé par la colère que la Justice. Et fier tu te redresses une fois les assaillants tombés. Le tissu de tes gants rougi de sang, tu te retournes vers les malheureux prisonniers.

« Vers les dragons, ils veilleront sur vous et assureront une sortie. »

Et toi tu as encore des personnes à protéger. D’un Pion Noir visiblement déterminé à tout détruire comme sa dragonne agitée.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Jeu 17 Nov - 7:28

Supplications, menaces, insultes : les mots de Mayeul et de tous les autres assemblés ne font que faire monter la rage en le guerrier, qui s’efforce pourtant de garder son calme du mieux qu’il le peut. La haine, pourtant, pulse à chaque fois plus fort, et la main qu’il pose sur les feuillets à l’intérieur de sa chemise se retient encore plus de se planter dans le visage de ce pédant de Cielsombrois qui ne sait jamais de quoi il parle. Il veut uniquement le provoquer, il le sait, et malheureusement, ça fonctionne. Assez pour qu’il ressorte les feuillets, laissant sa chemise ouverte sur son torse zébré de cicatrices, et les déchire en deux. « Faites-en c’que vous voudrez ! »
Qu’ils meurent tous à cause de ces imbéciles, juste pour voir. Ils n’auront que leurs fantômes pour pleurer sur leur imbécillité commune.

Le barrage craque, finalement, et dans la cohue, il est difficile de savoir qui part, qui reste : il voit cela dit bien nettement la chevelure noire de l’Erebienne s’engouffrer par la porte. « ET VENEZ PAS PLEURER QUAND ILS VONT COMPRENDRE FAIRE FONCTIONNER C’T SALOPERIE ! », hurle le guerrier dans le dos de la Voltigeuse, alors qu’elle s’enfuit en entraînant Mayeul et la Cielsombroise dans son sillage. Au moins, le Chevaucheur a qui il a donné l’autre moitié des feuillets a eu le bon sens de détruire immédiatement ceux qu’il a mis entre ses mains, réduisant aussitôt en cendres les précieuses instructions. Au moins un bon usage de magie, tiens, qui change radicalement de cette satanée pluie glacée.

Octavius cherche une arme dans la salle, quelque chose avec quoi se battre, ou avec quoi détruire ce sablier. Ils en ont tant voulu les instructions, ou détruire l’objet, alors pourquoi pas le faire, pendant qu’il y est ? La voix de Grâce le galvanise et fait remonter en lui le désir de bataille, cet appel du sang qui bat moindrement que celui qui résonne en Ljöta, mais qui n’en fait pas moins un guerrier qui sait se montrer redoutable. Il attrape une des torches qui éclairent le sablier, ça suffira, et lorsque le cri final résonne, il s’élance aux côtés des autres pour taper dans les membres de l’Ordre du Jugement… jusqu’à ce qu’un bruit de tonnerre vous déstabilise et secoue les murs. Gracieuseté de la part d’une pièce de la Rose Écarlate, Pion Noir aussi abasourdi que vous. « Courez, maintenant ! Tout va s'effondrer ! »

Cette Pièce a un certain humour.

Courir. La bonne chance ! La bonne chose ! « T’attarde pas ! », qu’il rabroue le Pion Noir, le poussant vers la sortie en même temps qu’il s’y engouffre, marchant avec tellement de difficulté qu’il a l’impression que son corps va se fendre en deux. Peu importe dans quel sens. Sa torche lui permet d’assommer et d’écarter les ennemis. Ils doivent sortir. Il ne veut pas mourir écrasé ici.
Il espère que Maelys est sortie. Il ne veut pas avoir à encore devoir l’extirper de quelque chose comme cela. Il ne sait pas si cette fois, il y arrivera, mais s’il le faut, il le fera.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Jeu 17 Nov - 15:20

Rabrouée, comme une gamine. Et le pire, c’était que je le méritais. Je n’avais pas l’habitude d’obéir aux ordres, et encore moins d’accepter les réprimandes, mais cette fois-ci, j’avais conscience que c’était le moins que je pouvais faire pour me faire pardonner, ne serait-ce qu’un peu, la faute que j’avais commise. Mélodie aurait pu mourir de mon inconscience. J’avais envie de m’excuser, mais maintenant qu’elle m’avait réduite au silence, je ne pouvais même plus lui dire à quel point j’étais mortifiée des risques que je l’avais poussée à courir. Aussi, muette, je me contentai du fait que nous en reparlerions plus tard.

Enfin, Mélodie parvint à ouvrir la porte, et je ne pus retenir un léger sourire. Je me rappelais sans peine de la sécheresse de son temps quand elle m’avait dit de la fermer, aussi n’osai-je pas la moindre exclamation de joie. J'étais libre, pendant que nos adversaires étaient occupés. Voilà qui soulevait d’intéressantes perspectives… Je m’apprêtais à suivre ma sauveuse et victime, celle qui savait si bien ouvrir les serrures – où elle avait appris ça, je l’ignorais, mais ses compétences se révélaient utiles en cet instant, et ça me suffisait – lorsqu’elle se retourna vers moi pour me dire sans amabilité qu’il fallait que je m’en aille. Fuir, me cacher, blablabla, blablabla. J’avais arrêté d’écouter au troisième impératif que contenait sa phrase, même si je hochai la tête pour lui faire croire que j’avais compris.

En vérité, intérieurement, je bouillais de rage. D’accord, j’avais pris une décision inconsidérée digne d’une gamine inconsciente, mais ce n’était pas une raison pour me traiter comme si j’avais six ans ! Qu’elle m’astreigne au silence, je pouvais encore le comprendre, elle avait sans doute peur qu’on se fasse repérer. Toutefois, je ne pouvais pas supporter qu’elle me pense trop faible pour me débrouiller seule. Ses mots, si banals, contenaient pourtant un défi que je ne pouvais que relever. Elle me pensait tout juste capable de me cacher ? Oh, j’allais lui montrer que je pouvais mieux faire ! Je la laissai s’éloigner un peu avant de me diriger dans la même direction qu’elle : vers les tentes qui se dressaient un peu plus loin.

Mon frère me barra la route, et je sus qu’il désapprouvait mon imprudence. Je lui lançai un regard assassin. Est-ce qu’il pensait avoir le droit de me dicter ma conduite alors même qu’il m’avait abandonnée ? Non, et il ferait mieux de sortir de mon chemin s’il ne voulait pas que… que… Ce n’était probablement pas possible de faire du mal à un fantôme, mais de toute façon, je n’allais pas le laisser m’arrêter, c’était absolument hors-de-question! Mélodie, même sans s’en rendre compte, m’avait lancée un défi – es-tu assez forte et futée pour faire le poids contre eux ? – et je comptais le relever haut la main.

Je me glissai donc dans une des tentes après qu’elle en fut sortie, et revins presque aussitôt en arrière, fuyant l’incendie qu’elle avait probablement déclenché. Mais quelle folie la prenait ? Le feu pouvait se répandre partout en un rien de temps, et même s’il détruisait les tentes, il pouvait tout aussi bien incendier les prisonniers trop proches, ou les blessés qui étaient incapables de fuir. Etouffant en juron, je compris qu’il serait relativement stupide de continuer à tenter de la suivre. Je pourrais finir brûlée vive, et ce n’était guère un sort enviable. Es-tu assez forte et futée pour faire le poids contre eux ? La réponse m’apparut, et je grimaçai devant sa véracité. J’étais forte, oui, et futée, parfois, mais sûrement pas autant que Mélodie. Mettre le feu était une idée dangereuse, mais qui était susceptible de porter ses fruits : déconcerter nos adversaires.

Je soupirai et, laissant Mélodie à son feu, je me détournai pour retourner auprès des prisonniers. Peut-être pouvais-je les aider ? Ne serait-ce que pour les soutenir moralement ?

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Jeu 17 Nov - 21:25


Le Fou

La Rose Noire





« Dis donc, elle est en forme, la petite Malfurie. »
« On va l’aider, tu crois ? »
« Oh, elle s’en sort toute seule, non ? »
« T’as raison. On est bien, là. »
« Ouais. »
« Ouais. »

Côte à côte, Stellaire et Fantasme observent la dragonne du Pion Noir ravager le campement, à grands coups d’aile, de queue, et de dents. Tu te tiens là, près d’eux : cela fait deux jours que tu es arrivé, avec le souverain des Blancs, et que vous attendez – patiemment – que les voyageurs du temps évoqués par Stellaire ne reviennent dans le temps présent. Ne pas intervenir avant leur retour, pour s’assurer de la bonne continuité temporelle, a sûrement été ta mission la plus difficile, et maintes fois Obéron a dû te retenir avant que tu ne sautes dans le tas de sectateurs pour les décimer. Il a même menacé de te confisquer Vespéral lorsqu’une de tes flèches, décochée furtivement, a abattu un tortionnaire prêt à s’en aller torturer une autre victime. Quelle tâche ardue, ô Alder et Aura ! Tu as juré de servir et de protéger, de lutter pour la paix et la sérénité des habitants du continent ; et même si vous êtes arrivés après le massacre, les actes de torture t’ont fait frémir.

Vous avez attendu, le Roi et toi, à quelque distance – attendu, presque patiemment, que le Sablier revienne au présent, pour vous en emparer et le défendre ; ou le détruire. C’était compter sans l’enthousiasme destructeur du Pion Noir, parti tout seul en guerre contre l’Ordre sans même capter votre présence... Obéron rapidement s’éloigne avec Stellaire en direction de la zone de combat, et tu restes en arrière avec ta dragonne, bien marrie de ne pouvoir prendre part à l’échauffourée. Sous les voiles noirs de ta tenue, le ventre légèrement arrondi de ton écrin est en effet une incitation à la prudence, et tu ronges ton frein.

« Veux-tu y aller ? »
« Le Roi me l’a défendu. »
« Il est le Roi des Blancs, petite. »

Vrai.
Que te dirait ton Roi à toi, imprévisible Fou des Noirs ?
Que te dirait ta Reine ?

Sous le voile qui masque son visage, ton écrin sourit, écho de ta propre euphorie. C’est lestement que tu grimpes sur le dos de Fantasme, à peine encombrée par ton embonpoint encore bien modeste, et que vous filez vers le combat ensemble, à la rescousse de ton petit Pion parti jouer les héros.

Vole, te diraient-ils. Vole, et remplis ta mission.

Une pluie de flèches s’abat sur les ennemis de la Trêve, et Vespéral chante à ton poing.
Le Fou Noir danse son ballet mortel.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Ven 18 Nov - 23:13

Cassiopée sursauta violemment lorsqu’une troupe de soldats fit irruption, arme au poing. Stupéfiée, elle les vit se déployer devant eux. Voyant qu’elle ne bougeait pas, Thomas lui donna une bourrade, la poussant vers une galerie s’enfonçant dans la grotte. La jeune mage lui jeta un regard hanté avant de comprendre ce qu’il lui demandait et de faire volte face agrippant ses jupons pour pouvoir courir plus vite. Sans demander son reste, elle s’enfonça dans la pénombre, suivit par un guerrier en qui elle reconnu Serenus.

« NON ! »

Elle stoppa net tandis qu’un air frondeur se peignit sur son visage. Déterminée, elle fit soudainement demi-tour. Elle ne laisserait pas Thomas tout seul. Hors de question ! Sauf qu’une ombre blanchâtre se dressa devant elle, elle freina brusquement, reconnaissant la mère de Thomas. Celle-ci secoua la tête, pointant le boyau sombre de l’index. Cassiopée devait partir.

« Mais…. »

De nouveau le fantome secoua la tête, se dressant sur son chemin si Cassiopée désirait l’éviter. Se mordillant la lèvre d’angoisse, la jeune Mage compris sans aucun doute que la mère de Thomas refusait de la voir plonger dans la bataille qui se devinait. Elle capitula.

« Très bien….Retournez auprès de lui… »

Se résigna-t-elle rejoignant Serenus. Ils avancèrent tout les deux en silence durant un temps qui lui parut interminable quand soudain, une trouée de lumière les aveugla. Déboulant enfin à l’air libre, Cassiopée inspira profondément l’air mais son soulagement fut de courte durée, un hurlement lui traversa l’esprit, crispant ses traits.

*Au secouuuuuuurs ! *

Elle se figea, sa main s’abatit sur le bras du guerrier.

« Attendez….Il… »

Elle pencha légèrement la tête, comme pour écouter. Ses yeux s’agrandirent. Et, cette fois, elle agrippa Serenus a deux mains, enfonçant ses ongles dans la chair de ses poignets.

« C’est Arnaud ! Ils le torturent ! On doit l’aider ! »

De l’index, elle pointait un petit promontoire, elle était sure que la tente du chevaucheur se trouvait juste derrière.

« Il le faut ! »

Et si il ne l’aidait pas, elle le ferait toute seule.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 19 Nov - 1:29

Le débat fait rage dans la salle du Sablier, avant d'être brutalement interrompu par le bruit d'une liasse de feuilles déchirées. « Faites-en c’que vous voudrez ! » Marianne ne cache pas un soupir de soulagement en voyant la moitié confiée à Thomas brûler aussitôt. Dans la foulée, leur barricade s'effondre sous l'assaut de l'Ordre, et le petit groupe s'éparpille comme une nuée de moineaux pris au piège.
Dans les premiers instants, la médecin ne peut rien faire d'autre qu'esquiver les assaillants, dansant sur ses appuis comme durant ses entraînements à la Caserne et au Tournoi. Mais elle n'est pas une cible prioritaire : jouant parfaitement son rôle d'appât, Reja s'est engouffrée vers la sortie avec son demi-manuel bien en évidence. Une grande partie des adhérents de l'Ordre se jette à sa poursuite, permettant aux voyageurs du temps d'opposer une résistance farouche contre les agresseurs restants. Stimulée par l'élan d'héroïsme de Grâce, Marianne la rejoint et encourage ses compagnons  à rester groupés ; ils pouvaient défendre le sablier, ils avaient une chance de s'en sortir !
Une partie du plafond s'effondre sur des agents de l'Ordre, leur donnant un moment de répit. Leur course folle pour retourner dans le présent les avaient fatigués, mais Grâce leur communique toute l'énergie possible pour se battre.
Et l'aide arrive enfin, inattendue. C'est une Pièce de la Rose qui apparaît, vêtue de noir et courant marteau en main.
Marteau qui est abattu contre le mur dans un bruit assourdissant, brisant la pierre et faisant trembler la salle !
« Courrez, maintenant ! Tout va s'effondrer ! »
Sans rire ? Quelle observation.
Fuite ! Vitesse !
Pas de temps pour le cynisme, il pleut de la roche et tous les combattants s'enfuient dans la panique la plus totale. Marianne suit le mouvement, mi-poussant mi-portant un Octavius qui clopine en ouvrant son passage à coup de torche. Vite, dehors !

Une fois à l'air libre, la Voltigeuse lâche le guerrier pour ralentir sa course, lentement, avant de se planter devant le tableau qui s'étale sous ses yeux. Hébétée, elle ne peut que regarder.
Iode l'avait ménagée en lui peignant la situation.
Des morts, partout. Et des cages, remplies de souffrance ou de corps sans vie, le tout sur un fond d'incendie et de sang versé. Le sort d'une impératrice à des centaines de kilomètres de là la touche encore moins, face à ce que ces fanatiques de l'Ordre avaient été capables de faire en leur absence.
Soutien, courage. Mouvement ! Iode se concentre pour faire réagir Marianne, tout en se serrant contre Corail dans une attitude protectrice, quelque part loin du camp. Rester immobile au milieu de ce charnier est la pire chose à faire, elle devait bouger !
Tant d'innocents massacrés...
C'est le fantôme de Zaraïde qui l'aide à reprendre ses esprits, caressant son visage d'un air grave. « Ne restes pas là. Agis. » Marianne cligne des yeux. Elle n'a pas son matériel médical sur elle, mais ça ne l’empêchera pas de sauver les prisonniers encore vivants. Elle s'élance dans le chaos composés des fuyards, des agresseurs, des Pièces de la Rose et leurs dragons, vers les cages.
Derrière elle, un nuage dense de poussière s'échappe de la trappe, résultant de effondrement du tunnel.

541 mots. Marianne fait partie du groupe coincé avec le sablier, puis s'échappe avec eux pour ne pas être enterrée par le Pion Noir :facepalm:
Elle bugue devant le carnage dehors mais Iode et sa mère la secouent. Elle va pour aider les torturés-prisonniers-gens qui vivotent encore.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 19 Nov - 2:24

Disputes et bordel sont les maitres mots. Les parties se cherchent, à savoir qui avait raison s’il fallait ou non détruire ce sablier. Rackham maintenant qu’il fallait s’en débarrasser et éviter à quiconque de toucher une nouvelle fois à cet engin bien trop dangereux. Quand bien même Quitterie objectait en arguant que la colère des membres de l’Ordre allait être terrible et vengeresse, le capitaine du vol d’Ansemer les attendait de pied ferme et sans peur. Et finalement, le choix est fait de séparer les instructions en deux. Ce dernier instant marque d’ailleurs l’arrivée de leurs assaillants dans les souterrains et la dissolution du groupe en deux parties. Ceux qui avaient pu s’échapper tant bien que mal, et les autres, demeurés auprès du sablier et prêt à en découdre. Sans réfléchir une seule seconde, Rackham se plaça devant Quitterie, lui fourra Calico entre les bras et dégaina son sabre, souvenir de son pirate de père. Bien vite, une aura glacée se mit à l’entourer, témoin de ses pouvoirs élémentaires de mage de l’Hiver. Maintenant que ce bastion était presque tombé, ils ne pouvaient se permettre de prendre de nouveau risque. L’objectif, sortir avec tout le monde sauf, ou presque.

Il est un peu pompeux, le discours de la dame de Sombregemme – ou était-ce Martel ? – et surtout étrange venant d’elle, qui n’avait pas, ou presque pas, décroché un mot pendant les deux jours de leur voyage dans le temps, et n’avait que peu prit part à leurs discussions. Mais force était de constater qu’elle avait raison sur une chose, ils devaient s’unir pour les vaincre et survivre. Même s’il n’a pas trop le loisir de se défouler, car derrière lui, Quittou encourait toujours le danger. Un premier attaquant, qu’il tranche avec facilité le Rackham. Aussi mage que combattant, en lui coulait la fougue libérée des pirates qui ne craignent pas le danger. Et puis la glace aussi devient son alliée, piégeant à même le sol les adversaires dans une couche de glace tenace qui saurait les retenir assez longtemps pour que le plafond rocheux leur tombe sur la tête. Et puis vient le coup de tonnerre assourdissant. Encore une fois il ne pense pas tellement à son bien être, le capitaine des chevaucheurs. Juste une seconde, et il prend la petite Quittou dans ses bras pour la protéger, lui évitant à elle aussi de finir ensevelie sous les décombres engendrées par le Pion Noir. Il comptait les enterrer avec le sablier celui là où… ? Mais les paroles sont censées et font déclique chez Rackham. Vite, il enjoint à la jeune femme quelques ordres :

« Vite, il faut partir ! »


Et un cri déchire la fin de sa phrase à peine finit, quand une lame vient lui trancher le flanc droit, trop légèrement pour être fatal, assez puissant pour être handicapant dans cette fuite. Le membre de l’Ordre qui venait de le blesser n’eut pas le temps de faire long feu quand un élémentaire de glace vint lui exploser le crâne, soumit à la rage de Rackham.

« Suis les indications de Calico ! Je suis derrière toi ! »

Et vite de s’enfuir à l’extérieur, tout aussi chaotique finalement que les tunnels. Un décor de flamme et de mort, jonchés au sol abandonné lâchement. Même si sa main est poisseuse de sang – le sien – il préfère ne pas s’attarder quand il ressent les tremblements incessants de Calico, apeurée, et prend dans la sienne celle de Quittou pour la guider. « Vient. » Il boite un peu, c’est difficile de marcher, mais pas question de rester dans ce carnage immonde. Il doit bien y avoir une échappatoire ?

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 19 Nov - 21:54

Courir.
Droit devant.
Ne pas s’arrêter.
Donner à la fille Passefil le temps dont elle a besoin.

Alors je cours, à toutes jambes le long du corridor de pierre – droit devant, sans perdre de temps. Sirocco m’encourage, je le perçois qui approche, se pose près de la sortie, et guette parmi le flot de gens ma silhouette familière. « Je vais… le plus loin… possible. Tu trouves... que j'ai l'air... de savoir... où je vais ? » Je suis tout aussi essoufflée que lui, il va falloir que je m’arrête pour reprendre ma respiration, surtout si j’ai l’intention de sortir de là en vie ; mais où ? Je ne connais pas la topographie des lieux, je cours juste comme un cheval fou qui aurait pris le mors aux dents, droit devant.

Il y a de la lumière devant nous, et le bruit métallique des armes – ami, ou ennemi ? Seule, j’aurais pris le risque, mais je ne peux me permettre d’être identifiée comme agent de l’Ordre. Le long du couloir, il y a des niches naturelles, irrégulières et peu profondes, pas assez en tout cas pour s’y cacher ; mais l’une d’elles l’est un peu plus, il y a un renfoncement visible seulement d’un point de vue bien précis, et il va falloir s’y cacher. Je pile des deux talons, et le Cielsombrois me percute de plein fouet. La collision est brutale, mais je me rattrape contre la paroi au prix de quelques écorchures. Pas le temps de l’agonir de reproches – je le pousse violemment dans l’ouverture. « Entre là-dedans, et fais-moi de la place ! » Mon chuchotement sifflant était peut-être vraiment autoritaire, je ne sais pas – en tout cas, il s’exécute, et je me faufile à sa suite dans l’espace étroit.

Vraiment étroit, en fait. Je peine à respirer sans que des parties très personnelles de mon anatomie n’entrent en contact avec lui, et je me tasse de mon mieux au fond du goulet – sans grand effet hélas. Je pousse un peu, du coude, avec pour seul résultat de me cogner contre une arête de pierre particulièrement affûtée. Le bruit se rapproche, et je retiens ma respiration tandis que plusieurs silhouettes passent à deux pas de nous. Ce n’est que lorsque le silence retombe, que je me rends compte : j’ai agrippé sa main, et je m’y cramponne de toutes mes forces. Dans un sursaut horrifié – et cognant l’arrière de ma tête contre la paroi au passage – je reprends mes sens, le lâche comme s'il s'agissait d'un scorpion des sables venimeux, et m’extirpe à grand-peine du renfoncement. « Il vaut mieux qu’on se sépare. » Oui, vraiment. C’est mieux. Machinalement, je plie et déplie les doigts de ma main, avant de poursuivre dans un murmure un peu haché. « Je vais continuer vers la sortie, Sirocco m’attend – je tâcherai d’être vue et de les emmener à ma suite. Toi, attends ici un peu – puis sors aussi, ton griffon sera là je pense, je sais qu’il est avec le mien en ce moment. »

Et après, fais ce que bon te semblera, satané Cielsombrois. Je me retourne vers lui, juste avant de tourner l'angle du boyau. D’un geste vif, ignorant mon coude douloureux, je retire la chemise ample dérobée à l’inconnu agressé dans le passé, et je la lui lance au visage. « Enfile ça. » Je serai plus à l’aise pour bouger, simplement dans le haut de mon sari que je me suis refusée à abandonner dans le passé – il suffit déjà que j’aie dû me défaire de la jupe et du voile… Fronçant le sourcil, je le considère de haut en bas, avant qu’il n’enfile le vêtement. Il devrait être interdit d’être aussi scandaleusement musclé. « Tâche de ne pas mourir. Je m’en voudrais de ne pas être là pour voir ça. » Sortie parfaite, si mon ton avait été incisif plutôt qu’indécis. Oh, allez, je me mettrai des claques plus tard – pour l’instant, c’est de nouveau l’heure de courir. Prépare-toi, Sirocco : j’arrive.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 19 Nov - 22:47

Donc, elle n’a aucun plan, sinon celui de jouer les appâts. Merveilleux. Tout à fait le genre de décision qu’il est à même de prendre Mayeul, et il a la réputation de ne pas penser très longtemps avant d’agir. Non, effectivement, elle n’a pas l’air de savoir où elle va, mais il préfère économiser son souffle, le Voltigeur, que de se lancer dans une dispute stérile. Il se contente de la suivre, donc, et n’a pas le temps de s’arrêter quand Reja pile, la heurtant avec violence. Elle lui chuchote ses ordres et il s’y plie, un peu sonné, son épaule lui faisant souffrir le martyr. Non, clairement, ce n’est pas le moment de débattre, même s’il en meurt d’envie.

Et sans qu’il ne comprenne réellement comment, la voilà contre lui, serrée entre son corps et la paroi de pierre, dans une proximité avec laquelle, si ses mouvements sont une moindre indication, elle n’est clairement pas confortable. S’il n’avait pas aussi mal - ni l’obligation de garder le silence, à son grand désarroi - il en rirait, le Voltigeur. Mais il demeure silencieux, s’efforçant de respirer doucement, et d’ôter de sa tête les pensées qui ont pu l’effleurer durant le concours d’équilibre. C’est... c’était... Non. Et elle ne l’aide pas réellement, Reja, lorsqu’elle prend sa main dans la sienne, la serrant à la broyer, tandis que plusieurs silhouettes frôlent presque leur cachette. Parce qu’est belle, Reja, il ne va pas le nier. Horriblement casse-pieds, orgueilleuse, agressive, mais... Belle. Et Érebienne. Sans doute que le dernier adjectif compte, également. Quoi qu’il en soit, le frisson qui court sur la peau du Voltigeur à ce bref contact n’est pas dû au froid, malgré le fait qu’il soit torse-nu dans ces couloirs gelés. Il n’a pas réellement eu le temps de trouver de quoi s’habiller, durant leur escapade.

Mais quand elle s’en rend compte, la jeune femme recule violemment, se cognant la tête au passage, et les yeux de Mayeul pétillent d’amusement devant sa brusque retraite. S’il avait su qu’il fallait un contact pour l’effrayer, il aurait usé de cette méthode depuis bien longtemps ! « Très bien » Acquiesce-t-il à son plan, bien qu’il ne pense pas à lui obéir une seule seconde. Et quand elle lui lance la chemise, il ne peut s’empêcher de la regarder se déshabiller, et lui jeter le vêtement au visage. Prévenant, il l’enfile, son sourire indiquant clairement qu’il sait pourquoi il le fait. Pour ne pas la perturber davantage. Sur la dernière pique de la Voltigeuse, le sourire de Mayeul s’agrandit, clairement amusé. Il n’est plus obligé de garder le silence, n’est-ce pas ? « Je pense qu’il va falloir que tu brûles tes vêtements, pour avoir frôlé ma peau. Et moi aussi, je regrette de ne pas être là pour voir le spectacle. Peut-être une autre fois. » Réplique-t-il, sans pouvoir cacher à quel point la gêne de la jeune femme l’amuse. « Je t’attendrais pour mourir, alors. » Promit-il, avant de la laisser s’éloigner. Elle avait raison. Nuage l’attendait non loin du griffon ébène.

Suis Reja et Sirocco. Reste avec eux. Indécision. Questionnement. Je ne peux pas partir. Pas sans avoir revu Mathilde. Je... Je ne peux pas. Regret. Tristesse. Terreur. Le griffon laissa entendre un roucoulement attristé, avant d’obéir, se plaçant à quelques mètres de Sirocco à qui il transmet les pensées de son Voltigeur. Compagnons de vol, quelques dizaines de minutes, jusqu’à ce que Mayeul revienne. Inquiétude.

Ca va aller. Il a juste à éviter les membres de l’Ordre. Facile.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 19 Nov - 22:53

La demoiselle était d’accord pour l’aider à libérer l’homme prisonnier. Il apprit, avec horreur, que ce n’était rien d’autre qu’Arnaud, le chevaucheur qu’il avait rencontré sur une route, un beau jour d’été. Serenus souffla. Certes il leur fallait un plan mais il fallait surtout faire vite. Les ongles de Cassiopée s’enfonçaient dans son avant-bras tandis qu’elle le suppliait du regard. Serenus tourna la tête vers la tente. Avec sa carrure, il pourrait peut-être les avoir. Mais il ne pouvait compter que sur la chance. Si ces hommes étaient armés, il ne pourrait rien faire. Mais laisser Arnaud entre leurs mains… C’était inacceptable. Le guerrier se redressa et dit à la jeune femme :

« - Bon, je vais tenter de les distraire. Arrangez-vous pour libérer Arnaud pendant qu’ils seront occupés. »

A cinq contre un, cela n’allait pas être facile. Surtout qu’il n’avait aucune arme sur lui et qu’il ne portait qu’une simple tunique. Serenus chercha autour de lui un moyen de se défendre. A part quelques brindilles il n’y avait rien. Il eut alors une idée. Il n’était pas obligé de se battre au corps à corps dans cette tente. Il pourrait en tuer un, s’enfuir en courant et faire en sorte d’être poursuivi. Cette idée aurait pu être bonne s’il avait été un bon coureur et si la clairière n’était pas remplie d’agents de l’ordre. Il tiendrait à peine deux minutes face à eux. Non, autant s’en tenir au plan numéro un. La tente, et rien que la tente. Et prier Kern pour que ces salauds ne soient pas armés.

Serenus s’avança lentement et le plus silencieusement possible jusqu’à l’entrée de la tente. Il entendit les rires des cinq hommes, et leurs voix fortes qui se moquaient du pauvre Arnaud. Cela fit naître en lui un sentiment de rage intense. Peu importe qu’ils aient des armes ou non, il n’était plus temps d’avoir peur. Serenus serra les dents et s’engouffra dans la tente. Heureusement, ils lui tournaient tous le dos. Un rapide coup d’œil sur ses adversaires, seuls deux d’entre eux avaient une dague. Ils n’avaient pas une très grosse corpulence. Une bonne chose pour lui. Serenus se redressa, attrapa la tête du plus proche, et lui tordit brusquement le cou. Un craquement sonore et satisfaisant résonna dans la tente tandis que le corps de l’homme s’effondra. Bien. Plus que quatre. Serenus ne laissa pas aux autres le temps de réagir qu’il fonça comme un taureau dans la masse.

Il percuta ses adversaires violemment et en renversa quelques-uns. Une forte douleur le fit grimacer. L’un d’eux avait dû le toucher avec son arme. Il se retourna et flanqua un coup de poing à celui qui avait osé faire ça. « Cassiopée, à toi de jouer », pensa t’il.
Le temps lui sembla alors interminable. Les coups pleuvaient des deux côtés. Serenus n’eut pas le temps de voir si la jeune femme avait réussi à libérer Arnaud tant il était concentré sur le combat. Trois hommes étaient à terre, et les deux autres commençaient à fatiguer, tout comme le guerrier, qui saignait à de multiples endroits. Il ne pourrait plus tenir très longtemps. Un coup de poing le projeta à terre. Le monde autour de lui devint plus flou, ses oreilles sifflaient… Mais sa main droite atterrit sur quelque chose de très intéressant : une dague, appartenant à l’homme au cou brisé. Le guerrier reprit tant bien que mal ses esprits. L’un des hommes plongea, avec la ferme attention de lui porter le coup de grâce. Serenus attrapa la dague et l’enfonça dans l’œil de son ennemi. Plus qu’un maintenant.

Le combat était à présent terminé. Le dernier agent gisait, hors d’état de se battre, aux côtés de ses compagnons. Serenus n’en revenait pas. Il avait réussi. Difficilement certes, mais il l’avait fait. «J'aimerais bien voir Octavius faire la même chose », pensa t’il. Il savait qu’il devait rejoindre les autres. Mais il n’en avait pas la force. Il s’assit, s’appuya contre la tente, cracha un peu de sang et ferma les yeux. Juste quelques minutes... Quelques minutes de repos, et il pourrait repartir… S’il ne se faisait pas attraper avant.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 19 Nov - 23:43

Je ne comprends rien à ce qu’il se passe, soudain. Monsieur Octavius semble fort courroucé, mais je n’ai pas le temps de continuer mes efforts pour le convaincre : dans un fracas d’apocalypse, notre barricade vole en éclats, et d’après ce que j’entends c’est une légion entière qui se rue dans la salle pour nous occire. Je n’ai toujours pas Sayam près de moi, je ne vois pas ce qui se passe, et la panique m’envahit quelques secondes ; avant que mon entraînement de Chevaucheuse ne reprenne le dessus et ne me permette de calmer un peu mes nerfs.

Juste un peu – je perçois du mouvement près de moi, je reconnais Rackham ; et soudain, voilà Calico qui atterrit dans mes bras. Il est de plus en plus libéral avec son Familier, ces jours-ci, mon Capitaine. Prudemment, je mets la petite créature en sécurité contre moi, la protégeant de mes bras et tâchant de me faire toute petite dans un coin. C’est avec un courage aussi grand que le mien que la loris s’agrippe au tissu de mon corsage de toutes ses griffes, tremblant légèrement sous la peur qui doit l’avoir saisie et qui menace de m’engloutir, en sourdine. Délicatement, j’effleure son pelage, tentant de la calmer sans déconcentrer Rackham qui se bat juste devant nous.

Le reste est confus. J’entends son cri, je perçois sa douleur – j’ai déployé mes sens de guérisseuse, et il y a tant de morts, de coups, de blessures, ô Callia ! Angoissée, j’avance à sa suite, cramponnée à sa main, fortement inquiète. Je pressens Sayam de plus en plus proche, en suivant le flot humain nous nous sommes rapprochés de la sortie ; et lorsque nous émergeons du tunnel, c’est le chaos alentour. Par les yeux de mon Familier qui vole au-dessus de nous, je vois des dragons d’Or – trois au moins, peut-être plus ; et une cohorte de griffons en pagaille. Le feu ronfle, les tentes sont un vrai brasier, et je ne sais pas quoi faire de mon Capitaine blessé. Il y a tant de blessures alentour – comment faire, qui prioriser ? Les premiers symptômes de la crise de panique sont là, mais la présence solide de Serment dans mes pensées me rassure. Du calme, Quitterie. Tu sais ce que tu as à faire. Tu l’as appris.

Oui, Serment, je le sais ; oui, Sayam, je l’ai appris. A l’Académie, et c’est une spécialité que je n’ai pas choisie : moi, mon domaine, ce sont les fractures et les blessures traumatiques, pas le soin de bataille ! Poussant un soupir un peu tremblant, je carre les épaules et inspire à fond. Allez. Il faut le faire. Me fiant aux yeux de Sayam qui continue à scanner les environs pour moi, je me fraie un chemin dans la cohue, entraînant mon Capitaine, que je fais asseoir dans un renfoncement à l’abri du chaos, où d’autres blessés ont été rassemblés en attente d’être évacués. « On va rester là un moment, Capitaine ; je vais m’occuper de ta blessure. » Et des autres. Si Aura m’en prête la force.

Concentrée, je m’agenouille près de mon coéquipier et je place les mains sur la plaie de Rackham, focalisant ma volonté dessus, sondant avec ma magie pour comprendre la déchirure et commencer à la rafistoler. Et petit à petit, j’étends ma perception aux alentours, étalant mon pouvoir comme une flaque d’huile en cercle autour de moi. Lorsque je parviens aux limites – très basses – de ma compétence, je commence à diffuser des ondes de guérison – comme une pulsation régulière calquée sur les battements de mon cœur, qui répand ma magie de l’Hiver sur les quelques blessés cachés avec nous. Je me fatigue rapidement – au bout de quelques secondes, un voile de sueur a recouvert mon front, et au bout d’une minute, je halète comme si j’avais couru un marathon. Lorsque la tête commence à me tourner, je suis bien obligée de cesser, me rattrapant d’une main à l’épaule de mon chef, étourdie et terriblement affaiblie.

Bon. Il va falloir que je travaille ça…

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