AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
AuteurMessage
Les Guerriers
avatar

Messages : 1095
J'ai : 35 ans
Je suis : Guerrier a l'antenne de la Volte.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : La Guilde des Guerriers
Mes autres visages:
Les Guerriers
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 15 Oct - 19:36

Melinda semblait bien s'amuser de le voir en colère. Serenus fronça les sourcils tandis qu'elle lui répondait que seules les compétences des participants étaient jugées et que, par conséquent, la célébrité ne devrait pas être une cause de défaite. Serenus soupir. Il avait conscience qu'il devait avoir l'air ridicule avec son œil à moitié fermé et sa mine boudeuse. Il se concentra de nouveau sur Mélodie et se détendit. La regarder avait réussi à calmer son envie de jeter Melinda dans le lac. Il se tourna donc vers elle lorsqu'elle lui dit que de simples abeilles pouvaient faire la différence. Il fit un petit sourire et il dit, sur un ton plus neutre :

« - Je te prie de m'excuser Melinda. Parler du Tournoi me rappelle de mauvais souvenirs. Comme quoi tu as bien fait de ne pas y aller. »

Il commanda un autre verre et étendit ses jambes sous la table. La longue chevauchée les avaient raidies et il ressentit le besoin pressant de les étirer. La compétition se poursuivait. Soudain, un spectateur, que Serenus avait vu près d'une des jurées, bondit dans le parcours. Il atterrit ainsi à mi chemin, comme poussé par une force magique qui évoqua à Serenus un souvenir qu'il aimerait oublier. Un sort de lévitation. Il en avait fait les frais lors de la deuxième épreuve et cela avait failli lui coûter un bras. Il se tourna pour voir qui était à l'origine du sort et il reconnut Maëlys. Encore et toujours elle. Serenus secoua la tête et esquissa un petit sourire. Il y en avait certain qui ne changeaient jamais...
Il se joignit au rire de Melinda devant le côté pittoresque de la scène et prit même du plaisir à rire ! Cela faisait tellement du bien ! Et heureusement, une autre occasion de rire se présenta à lui quelques instants plus tard.

Octavius l'increvable, son « cher » (mais oui, bien sûr !) confrère venait de faire son entrée et était en train de critiquer le choix des organisateurs. Serenus se retourna et comprit qu'ils parlaient de lui. L'occasion était trop belle. Il ne devait pas laisser passer ça. Serenus se leva et dit à Melinda :

« Si je loupe quelque chose, tu me raconteras ? J'ai quelque chose à régler. »

Il se dirigea vers son frère d'arme par derrière tout en souriant à l'organisateur qui le regardait. Il posa sa main sur l'épaule d'Octavius puis il lui dit à l'oreille :

« - De la part de ma jument, qui a sans doute plus d'esprit que toi. »

Il donna une puissante droite dans le nez d'Octavius. Il mit toute sa force dans ce coup qui, il l'espérait, aurait fait exploser le nez de son confrère. Après cela il attrapa ses pieds et commença à le tirer en direction du lac. Tout en tirant, il dit :

« - Si tu n'as pas l'esprit de ma jument, tu en as au moins l'odeur. Un bon bain devrait régler ça.  T'en penses quoi ? »

Spoiler:
 

_________________









Hey:
 

parle en 0000cc
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité

Invité
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 16 Oct - 2:03

J'aime pas être en retard. Je déteste ça même. En même temps c'est de ma faute pour le coup. J'aurais dû prendre la route plus tôt. Je n'étais pas loin en plus. J'étais chez un collègue de l'Académie… enfin, un peu plus qu'un collègue. Mais nous sommes du genre discret. Enfin autant qu'on peut. Lui est cielsombrois alors cela ne le dérangerait pas plus que ça que les gens le sache. Mais moi… seulement il me semble que certains soient déjà aux courants. Enfin tant qu'on nous laisse tranquille. Pour ce qui est de mon retard… disons que nous avions commencer à fêter avant de partir et que nous avions décider de ne pas faire la route ensemble. C'est débile, je sais.

Me voilà donc, arrivant après le début des premiers concours, accueilli par un nuage de fumée. Il va falloir que je trouve mon « collègue » dans toute cette foule. Ça va pas être une mince affaire ça. Mais je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. Au pire je me trouverais bien quelqu'un pour pas être seul longtemps. Ça le fera venir je suis sûr.

En observant la foule autour de moi, je constate avec joie que les gens s'amuse déjà beaucoup. Je croise même un homme se faisant traîner par un autre en direction du lac… j'en connais un qui va pouvoir nous dire si l'eau est bonne. Certains visages me semble familier, j'ai déjà dû les croiser quelque part.  

Je m'approche d'un petit groupe, observant les concurrents d'une épreuve d'équilibre.
« Ils se rendent compte qu'ils sont ridicules ? » Oups… je l'ai dit tout haut ça ? J'aurais peut-être pas dû ? Quoi que ? On verra bien...
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Les Voltigeurs • Admin
avatar

Messages : 5458
J'ai : 38 ans
Je suis : Voltigeuse, major de la division d'Est d'Erebor, sigisbée de la cour d'Erebor, dame de Sombregemme, marquise d'Automnal

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Anthim, duc d'Erebor
Mes autres visages: Astrée Aubétoile, Meldred Vif-Ressac, Tristan d'Amar
Les Voltigeurs • Admin
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 16 Oct - 11:06

Elle fronce les sourcils, en voyant Liselotte rire, sans lui répondre. Pourquoi ne l’aide-t-elle pas à comprendre ce mystère qui lui semble… incompréhensible ? Elle hausse les épaules rapidement, avant de reprendre son chemin, un instant déstabilisée par les propos injurieux de la blonde dans le jury. Elle n’est pas censée être impartiale ? Entre autres images curieuses, de griffon qu’elle ne connaissait pas qui se pavanait autour de Corail, elle en vit une plus étrange encore émanant de sa griffonne. Coups de bec. Blonde. Vilaine. Elle rit, à cette idée, la voltigeuse. La faë l’a cherché, non ?

Mais elle n’a pas le temps de plus y penser, alors que Mayeul lui répond, à défaut de Liselotte. Se sont-ils envoyés des messages par un moyen qu’elle ne comprend pas ? « Pourquoi ces rimes, Mayeul ? Mais si tu veux ! On verra ça, quand j’aurai gagné. » Oui, elle avait bien pris rendez-vous pour… pour elle ne savait pas trop quoi. Mais ça n’était plus le temps, elle devait avancer, sans quoi elle allait perdre.

Reprenant sa route, elle sauta agilement d’arbre en arbre, souriant à la jeune femme qui lui disait qu’elle faisait preuve de grande légèreté. Y avait-il encore quelqu’un qui ne savait pas les rumeurs de dépravation dont elle faisait l’objet, pour avoir quitté époux et enfants, pour vivre sa propre vie ? Peut-être devait-elle prendre au mot la lorgolienne qu’elle avait rencontrée en Lagrance. Elle n’avait pas grand chose à perdre, et elle avait quelques autres effets, dans son paquetage. Enlevant méticuleusement le reste de son sari, elle envoya le jupon déjà bien déchiré sur Mélodie – après tout, elle deva la remercier de son idée, et le tissu qui l’entourait et entourait la blouse qu’elle avait difficilement attachée dans son dos, dissimulant tout juste sa poitrine et laissant son ventre exposé. Elle envoya ce dernier sur l’intrus qui venait de rejoindre de manière parfaitement déloyale la course, profitant de l’inattention causée par son arrivée impromptue pour rejoindre Mayeul, le bousculant un peu et le devançant, prenant l’avantage dans la course, bien plus libre de ses mouvements.

Spoiler:
 

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Mages • Admin
avatar

Messages : 796
J'ai : 25 ans
Je suis : Mage guérisseuse

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Bartholomé d'Ansemer
Mes autres visages: Mélusine ♦ Chasteté ♦ Ljöta ♦ Rejwaïde ♦ Faustine ♦ Pénélope ♦ Shéhérazade
Les Mages • Admin
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 16 Oct - 15:03

Elle avait bien commencé, cette fête, pourtant.
Bon, nonobstant ma chute ridicule et la moquerie amicale de Rackham lorsqu’il m’a relevée. Je préfère ne pas penser à son exploration de mon décolleté – je suis déjà bien assez peu habituée à porter de telles robes, il ne faut pas non plus en rajouter ! Heureusement que je porte un voile dérobant mon visage, et le feu sur mes joues… C’est tout de même fort étonnant : cette robe a été assemblée avec deux fois plus de tissu que mes habituelles tenues, et pourtant je me sens toute nue. Un peu confuse, vraiment très gênée, je dépose mes affaires à la tente que l’on m’a attribuée, avant de repartir vers la fête, accrochée à mon capitaine pour ne pas me perdre. Sayam a du mal à me distinguer tant la foule est dense, alors je tente de garder le cap tant bien que mal.

La nourriture cielsombroise est… différente. Ce sont des saveurs étranges, exotiques, et je pioche sur les comptoirs ici et là, testant les plats variés proposés, les pâtisseries exposées. C’est vraiment bon – et la chope de rhum aux épices que l’on me met dans la main me détend considérablement, même si ce breuvage n’a pas l’air spécialement cielsombrois. Je ne vois absolument pas Lucille dans la cohue, je suppose qu’elle se tient aussi loin que possible du Village.

A un moment, je ne sais trop comment, je réalise que mon capitaine n’est plus à côté de moi. Il a sûrement dû s’éloigner pour voir quelqu’un qu’il connaît, ou s’inscrire à un concours, ou surveiller un peu les gens, je ne sais pas ; moi, je continue à boire à mon comptoir, sans excès, mais la tête me tourne un peu.

Un peu plus tard, Mayeul cavale en tête de la compétition, suivi de très près par cette Belliférienne qui fait tant parler d’elle – ou est-ce l’inverse ? Mes yeux ne me permettent pas de voir ce qu’il en est et Sayam a du mal à s’approcher. Il y a quelque chose dans l’air qui le dérange un peu, semble-t-il, et je me désintéresse de la compétition pour aller me balader dans les sous-bois. C’est qu’il se passe des choses intéressantes, dans les buissons : je ne vois pas ce qu’il en est exactement, mais ce que j’entends est édifiant, et je passe d’un bosquet à l’autre en tentant d’éviter les couples fort occupés. Lorsque Sayam me rejoint, je risque un coup d’œil prudent à travers son regard – c’est fort intéressant, tout cela, ma foi.

Spoiler:
 

_________________



i thought i was blind
condemned to the night, forfeited, surrendered
i believed i was a lost cause ©️ acidbrain




Sayam #006699Serment #990099Quitterie #990000
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Chevaucheurs
avatar

Messages : 400
J'ai : 31 ans
Je suis : Capitaine des chevaucheurs du vol d'Ansemer, mage de l'Hiver, chevaucheur de la dragonne Obsession

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : l'empire de Faërie et à son duc Bartholomé d'Ansemer
Mes autres visages: Denys du Lierre-Réal, Hiémain de Sylvamir, Anthim d'Erebor, Joséphine Siguardent et Shahryar Khamsin
Les Chevaucheurs
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 16 Oct - 15:39

C’était peut être l’effet que lui faisait deux verres de bon rhum de l’Archipel. Ou trois. Ou peut être vingt-cinq. Enfin ça importait peu puisque le résultat était que même sans un seul verre, il se sentait aussi relâché qu’avec une quinzaine dans le ventre. Ce qui n’était pas désagréable, juste étrange. C’était l’air de Sombreciel qui faisait ça ? C’était naturel ? Faut croire, vu les réactions des participants du festival qui ne semblaient pas plus que ça ébranlés par l’air jouissif qui s’humait dans l’air. Et les explosions c’était normal aussi ? Il y en avait eu une un peu plus tôt, pas si loin de l’endroit où y avait les tentes, au moment où Quitterie était encore pas loin à son bras.

A quel moment il l’avait lâché au fait ?

Il ne s’en souvient même pas. Parce qu’à partir du moment où il s’était senti parfaitement libre, il s’était laissé tenter par quelques bonnes boissons de Sombreciel, qu’il devait reconnaître être de très bonne facture. Pas comme le rhum, mais quand même. Mais en sirotant son verre, il s’était aperçu que Quitterie n’était plus à son bras. Jusqu’à ce qu’il entende Calico hurler à un moment dans sa tête que la p’tite chevaucheuse s’était retrouvée à observer des… des curiosités dans les buissons. Pourquoi elle était pas partie observer le concours d’équilibre celle là… ? Bon si ça se contentait d’écouter, il l’y aurait laissé, un peu blasé le Rackham de toujours devoir la surveiller, mais… Quittou se fait embrigader, imbécile. C’est pas vrai… Il balança son verre violemment, suivant les indications de Calico pour retrouver la p’tite demoiselle qu’elle était partie espionner tandis que son mage l’avait lâché un peu plus tôt.

Mais c’est qu’ils étaient prêt à faire des plans à plusieurs avec elle dans les buissons ceux là…

C’est ce que nota Rackham quand il arriva en vue de la miss, entouré d’un homme et d’une femme visiblement interrompu dans leurs petites affaires dans les buissons, affaire que la demoiselle avait du écouter sans le vouloir. C’est con, il a pas spécialement attendu d’en savoir plus le Rackham pour approcher et venir foutre son poing dans la gueule du mec, un peu trop proche de la Quittou à son gout.

« La touche pas. »

Pourquoi ça lui tenait tant à cœur tient ?

Spoiler:
 

_________________



Obsession : darkslateblue
Calico : #cc3399
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PNJ • Admin
avatar

Messages : 926
J'ai : un âge au dessus de toute raison.
PNJ • Admin
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 16 Oct - 18:06




Chroniques d'Arven

Intrigue 1.6

La Danse des Trépassés

Du 31 octobre au 5 novembre 1001



Intrigue animée par Aura·


Le Festival du Seuil




 
 
 




Quel concours mouvementé !
Les quatre participants (cinq, avec le clandestin non-inscrit qui les suit de près) sont finalement parvenus au terme de leur parcours. C’est la jeune Voleuse qui remporte la course d’une très, très courte tête : les mille fleurons lui seront remis à la fin du Festival.
Pendant ce temps, Eustache Manivelle a eu vent de la dispersion d’une poudre louche, et après avoir invectivé avec véhémence les herboristes présents, un contre-poison est élaboré avec les moyens du bord, et dispersé de la même manière que la première fois : un tonnelet chargé est détonné sur un feu de camp, et un nuage scintillant se répand à nouveau dans les parages.

Un peu dégrisés, mais toujours aussi ravis pour la plupart, les convives s’intéressent maintenant au concours d’invention.

Bien sûr, il a fallu qu’une Chevaucheuse aveugle dont l’anonymat est garanti par le programme arvenien de protection des témoins trébuche et tombe sur l’une des machines exposées pour le concours – et qu’une autre Chevaucheuse favorite des autorités supérieures du Panthéon dont l’identité est gardée secrète par le Destin ne fasse basculer une torche en tentant de rattraper la maladroite. Ceci entraînant cela, une explosion considérable fait sauter tout un pan de la colline, et un monceau de débris sont projetés en tous sens.

Plus de peur que de mal – et il y a une ouverture, étrangement, au milieu des décombres. Les restes d’une très vieille trappe en pierre, condamnée visiblement, que l’on a enterrée il y a très, très longtemps et sur laquelle la végétation a poussé. « Et si on allait voir ? » Une belle petite bagarre dans les règles de l’art n’a visiblement pas émoussé les instincts exploratoires du Capitaine de Vol d’Ansemer, et c’est donc avec une gaieté toute inconsciente qu’un petit groupe s’aventure dans les entrailles de la terre pour voir ce qu’il y a derrière cette trappe.

Bon, visiblement, des fantômes. La minuit est passée, le seuil s’est ouvert : les morts s’échappent de leurs contrées désolée pour venir arpenter les landes des vivants jusqu’à la fin de la Samhain. Ils sont amicaux, ces esprits revenus de l’au-delà, pour le moment – et les convives s’enfoncent dans le dédale de souterrains, torches en main. La magie semble inopérante pour les quelques Faës présents qui en sont dotés, mais qu’importe ? C’est bien trop amusant pour s’inquiéter !

Qu’est-ce qui pourrait bien mal tourner… ?



   





Troisième Tour

Consignes



IRL : du lundi 17/10 au dimanche 23/10(16h).
IRP : le 01/11, après minuit, le concours d'équilibre est fini, celui d'inventions se déroule, pendant qu'un petit groupe explore les souterrains trouvés.

• Ce topic concerne les personnages qui participent à l'intrigue « La Danse des Trépassés », côté Sombreciel. Il s'agit uniquement des bourgeois et roturiers. La noblesse est invitée à rejoindre le topic côté Outrevent.

• Ce troisième tour couvre une période d'une heure environ, entre l'explosion de la colline provoquée par Maelys et Quitterie et la proposition d'ouvrir la trappe de Rackham ; et celui où le petit groupe d'exploration arrive à une graaaaaande salle souterraine toute dans le noir comme les tunnels... :angel:

• Le tour prend fin le 1er novembre lorsque les explorateurs entrent dans une grande salle immense et très très obscure. Il y a des fantômes un peu partout, dedans, dehors : vous croiserez peut-être quelqu'un de votre connaissance !
Le Destin passera peut-être vous orienter en cours de tour.

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:




_________________
♦ Je suis le PNJ utilisé par les administratrices. ♦
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité

Invité
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Lun 17 Oct - 11:30

Arnaud avait observé Abigail s'éloigner pour participer son épreuve d'équilibre. Le bazar que ça avait été l'avait légèrement fait grogné. Les festivités étaient particulièrement animées. Il y avait toujours des personnes pour faire n'importe quoi. Juste après l'explosion, il s'était levé, sa chope à la main, pour voir ce qu'il se tramait. Dépassant la plupart des gens d'une bonne tête, Arnaud observait la course tout en sirotant son hydromel. Soupirant légèrement, il en observa le fond en se demandant à combien il en était. Il commençait sincèrement à avoir la tête qui tourne et son temps de concentration était soudainement réduit. Il finit par se détourner de la course pour retourner s'installer à sa place.

Le jeune chevaucheur posa son fessier sur le tabouret et manqua de poser sa chope à côté du comptoir avant de la poser dessus sans la renverser. Arnaud n'était pas un alcoolique, il n'allait pas picoler tous les soirs en Taverne. Mais par une occasion comme celle ci, il ne se gênait pas. Cette fête était loin d'être triste alors il la fêtait comme il se devait. Le jeune homme avait l'alcool joyeux et c'était assez rare qu'il finisse par se battre avec quelqu'un. Un sourire abruti naquit sur son visage alors qu'il fixait le vide. Il ne savait pas pourquoi il souriait mais il souriait, c'était comme ça. La course semblait avoir pris fin et la foule se dispersa. Mais ce n'était pas tout. Visiblement, les morts venaient tenir compagnie aux vivants. Arnaud ne connaissaient pas vraiment de personne disparue en dehors de sa famille. Mais il n'était pas certain que ces derniers lui rendraient visite. Son grand-père peut être ?

Levant la main pour avoir une autre chope pleine, Arnaud pivota sur sa chaise et posa son regard sur la foule. Vivants et morts se mêlaient les uns aux autres. C'était amusant de voir un tel spectacle. Pouvoir revoir un être cher qui est passé de l'autre côté, c'était particulièrement agréable. On pouvait se dire certaines choses qu'on avait pas pu se dire avant. On se racontait nos vies -enfin la vie des vivants- et, le temps d'une nuit, on oubliait le manque. Arnaud finit par se lever et se traina d'un pas titubant vers sa tente. Il était peut être temps d'aller se coucher.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Les Chevaucheurs
avatar

Messages : 3054
J'ai : 29 ans
Je suis : Chevaucheuse du dragon Mirage dans le Vol de Lagrance

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : A Gustave de Faërie et aux Chevaucheurs
Mes autres visages: Liam d'Outrevent - Tyr Parle-d'Or
Les Chevaucheurs
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Lun 17 Oct - 22:50

C'est bon. Je n'allais pas me noyer ! Qu'il ne prenne pas ma presque-mort par ensevelissement pour une généralité. Ceci dit, il suffit que je m'arrête une dizaine de secondes de courir pour ressentir le froid mordant de cette soirée d'Octobre. Je grelotte un peu, sous ma veste, et mes cheveux humides ne vont pas m'aider à éviter de tomber malade. Oui, à la réflexion, c'était totalement idiot. Thomas sera heureux que je le reconnaisse tiens... Enfin, je lui fais déjà copieusement payer son commentaire déplacé sur ma grâce naturelle pour ne pas faire dans la prévention. En toute logique, c'est bien ce que je devrais faire... Prévoir. Les bonds sont parfois un peu démesurés, et pas toujours bien contrôlés, même si c'est amusant. Devrais-je m'étonner de m'être faite repérée par le jury ? Je leur rends une grimace, à moitié amusée, avant de continuer à crapahuter sous les arbres. Personne n'est venu nous dire d'arrêter, après tout. Je pousse un soupir retentissant quand mon coéquipier me réprimande, à me demander de rester concentrée. Je fais ce que je peux, merde !

Et ce n'est pas du tout volontaire, de relâcher subitement la pression, au risque qu'il se réceptionne mal juste avant la fin... Qu'est-ce que fait le jury ? Serenus... Quitte son poste, vraiment ? La droite que vient de se manger Octavius devait faire mal. Qu'importe, il sait se débrouiller non ? Et on dirait que c'est lui qui est venu chercher l'embrouille. Je me retourne juste à temps pour éviter un atterrissage catastrophe à Thomas, et voir que c'est finalement Mélodie qui a remporté le concours. Mille fleurons... J'ai un sourire fier, bien qu'involontaire, pour mon amie d'enfance. Elle mérite cette victoire, et la voilà riche maintenant ! Finalement, je ne suis pas mécontente de lui céder la place. Je n'ai pas vraiment le temps de m'attarder, lâchant à la volée à Thomas avant de tracer :

- Désolée !

Je rattrape Serenus, qui traîne son encombrant colis en direction du lac que je viens de quitter. Je comprends, avec un temps de retard, ce qu'il compte faire en profitant de la faiblesse passagère du Rouge qui est bien incapable de courir alors encore moins de nager. La colère m'empourpre immédiatement, et je ne crie qu'une fois ma mise en garde :

- Hey ! Lâche-le !

Impossible de faire léviter l'un ou l'autre... Alors j'use de ma magie vers l'objet le plus proche en mesure de me servir de projectile : Un tonneau de vin cielsombrois. Je ne mesure pas bien la gravité, dans tous les sens du terme, quand je l'envoie en plein sur le guerrier de Cibella. J'entends un craquement sonore avant que le liquide ne se répande. Je crois que le tonneau a eu plus mal que lui, mais au moins, il a bien été obligé de le lâcher avant de l'entraîner par le fond.

Je ne sais pas vraiment ce qui se passe ensuite, mais je me sens plus... Calme. Sans doute parce que je viens subitement de me défouler sur quelqu'un, non ? Après cette intervention éclair, je laisse Octavius avec la situation bien en main pour partir me réchauffer vers le feu le plus proche. On avance déjà les machines qui seront exposées pour le concours d'invention suivant. J'hésite entre la chaleur du feu et ma curiosité de Lorgolienne, avant de trancher en m'avançant une torche à la main pour les observer. Je la tiens correctement cette fois, ce qui ne m'empêche pas de la lâcher précipitamment pour retenir de ma seule main valide une Chevaucheuse qui trébuche devant moi sur les rouages de la machine.

Et là, c'est le drame.
Une nouvelle explosion, encore plus retentissante. Je retiens un cri et me retrouve projetée en arrière. Décidément, dès qu'on me laisse quelque chose d'enflammé en main, je parviens sans mal à mettre le feu aux poudres ! Mais encore une fois, plus de peur que de mal. Je me relève, endolorie, pour voir Rackham s'engouffrer par une trappe révélée par l'explosion.

- Euh... Je ne suis pas sûre que...

Ce soit une bonne idée ? Je n'ai pas envie de m'engager dans des souterrains, surtout après avoir fait tout exploser.

Spoiler:
 

_________________





Dans le doute, fous le feu
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité

Invité
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Mar 18 Oct - 13:05

Tout qui se serait montré sceptique quant au caractère ridicule du concours n’aurait pu qu’ouvrir les yeux au moment où Serenus décida de quitter le jury, comme si son rôle n’avait pas la moindre importance. Je lui lançai un regard moqueur.

— Qu’est-ce que tu pourrais louper d’intéressant, de toute façon? soupirai-je comme si je m’ennuyais à mourir.

Même le public estimait que c’était ridicule ! Je levai la tête vers l’homme qui se tenait auprès du jury – il me disait vaguement quelque chose – et approuvai ses paroles. Mais malgré toute ma mauvaise volonté, il naissait, mon sourire, il grignotait peu à peu le terrain de mes commentaires grincheux pour s’installer sur mon visage. Critiquer ainsi me permettait de ne penser à rien d’autre, à aucun des malheurs qui m’avaient frappée au cours de cette dernière année. Et jusqu’à la fin du concours, aucune idée déprimante ne se glissa dans mon esprit. Je m’abstins toutefois d’apporter mon vote, estimant que je ne pouvais en aucun cas soutenir une telle mascarade, et haussai un sourcil sceptique lorsque Mélodie fut finalement désignée comme gagnante. Oh, une part de moi l’aimait bien, et j’étais contente pour elle, mais c’était une victoire creuse et sans valeur, et il n’y avait nulle raison d’en être fière.

Je m’éloignais rapidement du jury, toujours souriante, et repérai un Serenus qui n’avait visiblement trouvé aucune occupation plus intéressante que de briser un tonneau de vin sur son propre corps. Je décidai de ne même pas m’étonner de ce détail, et m’approchai de lui avec un sourire victorieux. Une concurrente avait gagné, finalement, et par conséquent c’était un peu comme si j’avais perdu, mais je ne l’envisageais pas de cette façon. Pas devant ce guerrier, du moins.

— Tu vois, je te l’avais bien dit, la célébrité des champions et les compétences de la chevaucheuse n’ont pas été d’une grande utilité devant… disons… les talents de Mélodie.

Je n’eus pas le temps de lui demander pourquoi il s’était couvert de vin, ou de faire remarquer que ces fameux talents de Mélodie étaient plutôt subjectifs, qu’une explosion retentissait, me surprenant par sa violence. Curieuse, sans me préoccuper de ce que faisait Serenus, je me dirigeai droit au cœur de l’agitation, me glissant entre les passants pour mieux voir. L’ouverture était visiblement très vieille, et je me demandais ce qu’elle pouvait bien dissimuler. Trop ancienne, sans doute, pour que nous y trouvions quoi que ce soit de dangereux, ou plus exactement, quoi que ce soit susceptible de m’enlever la voix. Et puis, ma curiosité me tirait par la main, semblant m’entrainer vers les ténèbres. Discrètement, je me joignis au petit groupe d’explorateurs.

Je trépignais presque, à vrai dire. Voilà bien longtemps que je ne m’étais pas lancée en exploration, par peur. J’en faisais encore des cauchemars, de ces statues de pierre qui m’avaient enlevé la voix, en Outrevent, et je commençais à devenir vraiment timorée, effrayée parfois par ma propre ombre ou mes propres pensées. Enfin, aujourd’hui, j’allais mettre fin à tout cela en me prouvant de la meilleur façon possible que je ne risquais rien à découvrir des endroits sombres ! Inutile, de toute façon, de rester auprès des cielsombrois et de leurs coutumes étranges, je préférais encore explorer ces souterrains inconnus ! L’impatience et la curiosité se mêlaient en un dangereux mélange au plus profond de moi.

Et il n’y avait que des fantômes, de toute façon, rien d'effrayant. Ils paraissaient même amicaux. Je me demandai brutalement si mon frère pouvait être parmi eux. Les sourcils froncés, je m’aperçus que j’ignorais si cette idée me faisait plaisir ou non. Est-ce qu’il était fier de ce que j’étais devenue ? Ou est-ce qu’il me mépriserait pour les pensées souvent amères que j’avais à son égard ? Je ne pouvais le dire, et à vrai dire, la perspective d’une confrontation devenait soudain presque plus effrayante que le fait de perdre mes mots. Presque.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Mar 18 Oct - 15:43

Je crie ma joie en sautant de partout. Malgré mon bras blessé par le bois qui avait éclaté, l’épaule brulée par la chevaucheuse furieuse, un vêtement dans les cheveux que m’avait offert la voltigeuse, j’avais réussi à gagner. De justesse, à un cheveu face à ces seigneurs des cieux déterminés, mais j’avais vaincu. D’excitation je me jette dans les bras de Mayeul et l’embrasse pour ensuite faire de même avec Grâce. Sa tête farouche et noble incitant à la distance n'avait pas réussit à refroidir mes ardeurs. Euphorique d’être là, d’avoir gagné et étrangement d’être en leur compagnie.  

Avec douceur, tandis que je descends du parcours, l’adrénaline semble redescendre, me laissant un peu vide, un peu étourdie. Je me calme et arrivé au sol, je commence à ressentir la fraicheur de la nuit. Encore perdu par ma victoire, j’avais l’étrange impression d’avoir té bien plus impliquée et exubérante que d’habitude. Mais je n’avais pas été la seule… Etait-ce l’alcool ou l’excitation du concours ? Je ne saurais le dire, mais en tout cas mes lèvres semblaient incapables d’abandonner le sourire qui les étirait.

Puis, le souffle d’une explosion me plaque contre un arbre, j’en renverse quelqu’un au passage. Je n’ai pas le temps de m’excuser, trop occupée à me demander ce qu’il s’est passé. Je me remets sur mes jambes et me précipite vers la zone de l’explosion. Effrayée à l’idée qu’il s’agisse encore d’une manigance d’un groupe de fanatiques avec des idéaux tordus. Curieuse de savoir ce qu’il en était vraiment, incapable de réellement croire que quelqu’un oserait bafouer le Samhain.
Je suis rassurée lorsque je vois qu’il ne s’agissait que d’une maladresse. Le tournoi des trois opales, les statuts meurtriers, ces évènements m’avaient rendus un brin paranoïaque.

C’est peut-être la raison qui me fait éclater de rire lorsque je vois un morceau entier de colline qui manquait. Atomisé à cause d’une simple…maladresse. Il n’y restait qu’un trou béant et une trappe qui semblait s’enfoncer dans la terre. Cette soirée était une ode aux morts, il était normal qu’elle dérape vers l’étrange. Je hausse les épaules, bien décidée à me laisser porter par les frasques du Destin et si ce n’était pas une invitation qu’il nous offrait là, qu’on me soul à mort dans la soirée.
Comme d’autre, mangée par la curiosité, je me dirige vers l’entrée et dépasse Maëlys –tien qu’est ce qu’elle faisait là elle ?- ne pouvant m’empêcher de la défier.

-Serais-tu devenue peureuse lorsque tu n’as pas ton lézard à côté de toi pour te protéger ?

Sans attendre de réponse, je m’engouffre dans le passage. En réalité, j’étais heureuse de la voir en bonne santé, tenant sur ces pieds, la main intacte.
Mais il était hors de question que j’aille le lui dire. Il ne manquerait plus que ça.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Les Guerriers
avatar

Messages : 780
J'ai : 38 ans
Je suis : garde à l'antenne de la Guilde des Compagnes à Port-Liberté

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Guilde des Guerriers et au Fils des Ombres
Mes autres visages: Castiel • Louis • Maelenn • Lionel • Matvei • Hermine
Les Guerriers
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Mer 19 Oct - 1:39

A-t-il cherché les problèmes ?
Un peu.
Il ne s’attendait quand même pas à ce que Serenus se découvre une ouïe fine et l’entende, parmi tout le vacarme du Festival du Seuil, les rires, les cris et les gloussements. Il se croyait même bien protégé par toute la débauche cielsombroise prenant place autour d’eux et c’est donc sans se méfier qu’il est passé à autre chose. Et qu’il a donc pris le poing du guerrier en pleine tronche, sans comprendre un seul de ses mots, trop surpris d’entendre quelqu’un parler si proche de son oreille. Avec comme résultat, un généreux flot de sang venant inonder à la fois son visage et le poing de Serenus. Déséquilibré par le coup, il tombe lourdement sur la terre meuble et c’est l’occasion pour l’autre de le tirer vers le lac. « MAIS LÂCHE-MOI ! Arrête… espèce de… crétin de… Cibellan… bon à rien… QU’EST-CE QUI TE PREND ? »

C’est qu’il lui fait mal, ce con, à tirer comme ça sur ses jambes blessés, à tirer un poids qui n’avance pas très vite, parce que justement, il fait son putain de poids. Octavus se débat, tentant de défaire ses jambes de la prise décidée de Serenus, ou d’attraper quelque chose qui pourrait lui servir d’arme à lui balancer en pleine gueule. Ils sont dangereusement près du lac lorsque le salut arrive par le biais d’un tonneau de vin cielsombrois, qui explose en plein visage de son agresseur et les arrose tous deux de la tête aux pieds. Gracieuseté de Maelys Aigrépine, Chevaucheuse charmante –ou charmante Chevaucheuse– à la rescousse. C’est seulement alors qu’il peut partir, abîmant le Dardalion de bêtises, et remercier sa sauveuse d’un timide « Merci ». Timide parce qu’elle lui a donné un bisou. Sans aucun sous-entendu. Et qu’elle ne semble pas s’en rappeler. Ou en prendre mesure.
Pourquoi ça doit être si compliqué ?

Le guerrier va se changer, en grimaçant à chaque pas et chaque mouvement jusqu’à sa roulotte. Il attrape de quoi se débarbouiller, histoire de ne pas puer le vin toute la soirée (puis vu comme ce vin est fort, juste à le sentir, ça pourrait l’enivrer) et de se débarrasser de la terre et du sang. Un regard à son nez, encore en place, des vêtements secs et il est reparti pour la fête. Avec cela dit un peu moins de bonhommie que précédemment. Beaucoup de méfiance, aussi, qui se manifeste nettement quand il vient à ses oreilles qu’une trappe a été découverte, suite à une mystérieuse explosion. Non, ça ne va pas plaire au duc, ça, qu’on fasse tout exploser sans lui. « C’est clairement un piège, grogne Octavius, lorgnant de plus loin la trappe et ceux qui y entrent. Hors de question qu’il y foute les pieds. Ils font que ça, les Cielsombrois, mettre des pièges partout. » Ils ont un foutu labyrinthe dans leur capitale, hein, qui bouge, en plus, faut pas trop chercher.

Spoiler:
 

_________________
Dialogues en sienna







Dernière édition par Octavius le Rouge le Mer 19 Oct - 22:52, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cour des Miracles • Modo
avatar

Messages : 490
J'ai : 30 ans
Je suis : Couturière au service de la cour d'Ibélène, Espionne à la Cour des Miracles (infiltration)

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Cour des Miracles, Sombreciel & l'empire d'Ibélène
Mes autres visages: Alméïde, Ilse, Aurore, Victorine, Teagan
La Cour des Miracles • Modo
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Mer 19 Oct - 14:19

Quel dommage que Grâce n'ait pas gagné ! Il s'en est fallu de peu pourtant. Au moins a-t-elle pu observer avec attention les techniques fort agréables des participants, parvenus presque nus à la ligne d'arrivée. Quel plaisir pour les yeux.

Liselotte salue ses compagnons jurés pour la soirée, particulièrement la jeune femme qui acclamait Mayeul et qu'elle a reconnu comme étant la championne de Bellifère. Un personnage tout à fait sympathique, bien plus que les deux qui ronchonnent depuis le départ et la blonde faë écervelée qui sautille comme une grenouille sous substance cielsombroise. Cette expérience aura été amusante, assurément, et la voilà qui redescend de l'estrade pour aller se servir un nouveau verre de vin en déambulant parmi la foule, un grand sourire aux lèvres.

Quelle douce soirée et quelle incroyable ambiance. Le concours d'inventions est sur le point de commencer et la couturière s'avance au plus près pour y jeter un œil, curieuse de voir ce qu'ils ont préparé cette année, frétillant d'impatience. En attendant le début, elle entame la discussion avec ses voisins d'une voix enjouée, elle commente le concours d'équilibre avec amusement. Puis elle aperçoit son amie voltigeuse un peu plus loin et se précipite vers elle. Sans un mot, elle la salue d'un baiser bref sur les lèvres et d'un sourire radieux. « Un petit aperçu de la réponse à ta question. Fais-moi signe si tu désires approfondir le sujet. » fait-elle malicieuse avant de s'accrocher à son bras. « Quel plaisir de te voir ici. Tu as été fabuleuse dans l'épreuve, tu aurais mérité la première place. » Elle n'exagère même pas. Ou à peine.

Sans tarder, elle l'entraîne jusqu'au concours d'inventions. Juste à temps pour assister à l'explosion qui balaie la foule avec force. Une ouverture se présente devant eux et, le temps de reprendre leurs esprits, et voilà que des êtres fantomatiques en sortent et se fondent dans la foule. Par les jupons de Mirta, voilà un rebondissement auquel elle ne s'attendait pas !

C'est avec un regard fasciné que Liselotte observe ce qu'il se passe. En bonne Cielsombroise, elle croit à la persistance de l'esprit dans l'au-delà et peut-être est-ce là une occasion d'en savoir plus ? Alors quand un homme annonce qu'il veut aller voir, elle s'avance immédiatement pour le rejoindre, traînant Grâce avec elle. « On ne peut pas rater ça. » fait-elle, en guise d'explication. Puis elle se munit également d'une torche pour s'engager dans les souterrains.


Spoiler:
 

_________________


On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?








dialogues • mediumvioletred
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Chevaucheurs
avatar

Messages : 400
J'ai : 31 ans
Je suis : Capitaine des chevaucheurs du vol d'Ansemer, mage de l'Hiver, chevaucheur de la dragonne Obsession

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : l'empire de Faërie et à son duc Bartholomé d'Ansemer
Mes autres visages: Denys du Lierre-Réal, Hiémain de Sylvamir, Anthim d'Erebor, Joséphine Siguardent et Shahryar Khamsin
Les Chevaucheurs
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Mer 19 Oct - 17:10

Une coupure légère barrait la lèvre du capitaine d’Ansemer, soutenue par un bleu sur le menton qui démontrait que le coup reçu n’avait pas été léger. Et il avait un peu mal quand même. Comment en était-il venu à vouloir taper sur un homme à moitié nu qui faisait ses affaires dans les buissons ? Ah oui, Quitterie. Parce qu’il voulait pas qu’elle soit embarqué dans une connerie du genre, et il la connaissait assez pour savoir que c’était pas son genre de toute façon. Il s’était peut être un peu emballé sur le coup, et l’altercation polie avait dégénérée. Peut être à cause de lui d’ailleurs.

Une légère couche de glace entourait sa main, née de sa magie, pour faire dégonfler un peu sa lèvre rougie. Encore une fois, il avait laissé Quittou s’échapper, et ce n’était pas plus mal. Il espérait cette fois qu’elle ne déclencherait pas une catastrophe alors qu’il n’avait pas un œil sur elle. Rackham… La petite voix de Calico répondait à la pensée muette du capitaine. Il en lâche un soupir. Même pas le temps de prendre un autre verre de rhum… Qu’à cela ne tienne ! Il boit cul-sec la boisson, s’arrachant une grimace lorsque l’alcool toucha sa lèvre ouverte, puis reparti à la recherche de sa catastrophe ambulante. Il devrait peut être dire à Calico d’arrêter de la surveiller, ça lui ferait des vacances… Mais il était assez responsable pour ne pas laisser la demoiselle faire des bêtises. Et quelle bêtise ! Une explosion ! Sans grandes conséquences mais qui aura eu le mérite de faire fuir les taupes. Et qui trouve-t-il étalée par terre avec une autre personne ?

« Je vais finir par t’attacher à moi si tu continues tes bêtises. »

Qu’il grommelle en aidant Quittou à se relever, l’autre jeune femme s’étant déjà un peu redressée. Il est mécontent mais pas trop non plus. Après tout, il n’empêche pas un léger sourire ourler ses lèvres blessées, parce qu’au fond, même si c’était une catastrophe, ses maladresses étaient amusantes et ça faisait son charme, à cette impossible maladroite. Une fois assuré qu’elle allait bien, il se tourna vers l’ouverture déblayée par l’explosion, une trappe étrange qui n’avait rien d’anodin.

« Et si on allait voir ? »

Il est curieux, et cela s’entendant dans sa voix. Il ne prend pas une seconde pour attendre et force l’ouverture qui ne met pas longtemps à céder. Une torche à la main, il s’engouffre dans les entrailles de ce chemin découvert, avec une excitation certaine ! Il ne croyait pas au piège comme ce grand bonhomme grincheux, et s’aventura avec plaisir avec d’autres personnes dans les profondeurs du tunnel. Il ne laissa pas trop le choix à la pauvre Quittou qu’il embarqua en prenant sa main dans la sienne. Il n’allait pas la lâcher. C’est bien sombre d’ailleurs. Et dans ces ténèbres, ils croisèrent de bien étranges choses… Des fantômes, ce qui n’était certes pas engageant. Oh ils n’avaient pas l’air dangereux ou agressif, mais ça faisait quelque chose ! Quelque chose qui titillait la curiosité du chevaucheur.

Spoiler:
 

_________________



Obsession : darkslateblue
Calico : #cc3399
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Guerriers
avatar

Messages : 1095
J'ai : 35 ans
Je suis : Guerrier a l'antenne de la Volte.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : La Guilde des Guerriers
Mes autres visages:
Les Guerriers
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Mer 19 Oct - 18:25

Octavius se débattait tout en piaillant. Serenus savait que ses jambes devaient lui faire atrocement mal mais pour l'instant, il s'en foutait. Il ne voulait qu'une chose, lui faire comprendre qu'il était certes un abruti, mais qu'il savait se défendre et aussi qu'il ne supportait plus ses piques. Il tirait donc son malheureux confrère vers le lac et, au moment où il aurait pu le balancer à l'eau, il se reçut un tonneau qui le percuta de plein fouet. Le tonneau explosa sous la force de l'impact et déversa son contenu sur les deux guerriers. Serenus se retourna dans la direction d'où il venait et croisa le regard de Maëlys la chevaucheuse de Lagrance. Serenus lâcha les pieds d'Octavius et soupira, se rendant compte de ce qu'il avait failli faire. La Guilde n'aurait sans doute pas apprécié de voir son « Increvable » jeté à la flotte comme une vulgaire ancre. Mais dans un sens, il se sentait mieux. Ses phalanges endolories ruisselaient encore du sang d'Octavius. C'est pourquoi il ne chercha pas davantage de violence et il s'écarta de son frère d'arme. Il baissa la tête vers lui et dit juste :

« - Voilà ce qui arrive quand on me provoque l'Increvable. J'espère que ça t'aura servi de leçon. »

Après ces quelques mots, il s'éloigna vers l'endroit où il avait attaché sa monture. Il récupéra des vêtements, croisa au passage Melinda qui lui annonça la victoire de Mélodie, tout en lui précisant qu'une fois de plus, elle avait raison (ce à quoi Serenus répondit par une grimace). Puis il partit se changer et se nettoyer. Pendant qu'il faisait une rapide mais minutieuse toilette, une explosion le fit sursauter, manquant de renverser sa coupelle d'eau propre. Il finit de s'habiller en vitesse et courut vers le lieu de l'explosion. Ses muscles, encore sous le choc de l'éclatement du tonneau, protestèrent mais il se força à avancer. Il se faufila (si on pouvait appeler ça faufiler compte tenu de sa carrure) et découvrit en même temps que les autres une brèche dans le sol. Sans doute très ancienne, l'ouverture révélait un endroit sombre et inquiétant. Il allait reculer, peu rassuré quand Mélodie, qu'il n'avait pas encore félicité, s'engouffra dans le passage. Serenus, sentant son cœur battre à tout rompre, regarda Melinda la suivre puis décida d'entrer lui aussi. Les poils de sa nuque se dressèrent soudain à la vue des fantômes. Le guerrier s'approcha de Mélodie tout en s'assurant que Melinda allait bien et observa les fantômes avec une curiosité presque enfantine. Il espérait que la femme à côté de lui ait peur de ces apparitions, mais son aspect décidé lui indiqua le contraire et il se contenta de soupirer doucement. Peut être rencontrerait il un visage connu parmi ces morts. Ca pourrait être une bonne expérience pour un guerrier.

Spoiler:
 

_________________









Hey:
 

parle en 0000cc
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Voltigeurs
avatar

Messages : 3037
J'ai : 31 ans
Je suis : Voltigeur de Nuage, Major du Vol de Valkyrion, division de Svaljärd
Héritier de Vifesprit, petite barronie à l'Ouest de Sombreciel

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Ibélène
Mes autres visages: Arsène Albe - Maximilien de Séverac
Les Voltigeurs
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Mer 19 Oct - 22:22

Il avait perdu, sans doute à cause de la Chevaucheuse rouquine et de son lancer de chaussures. En plus, il avait mal à l’épaule, cette même épaule que Maelys lui avait consciencieusement fracassé lors de la cérémonie de clôture du Tournoi. Maussade, le Voltigeur se trouvait à côté de Mélodie, et à peine songea-t-il à la féliciter - à contrecoeur, certes - de sa performance que pleine d’excitation, la jeune femme l’enlaça et l’embrassa à pleine bouche. En voilà une qui était heureuse, au moins ! Elle le lâcha alors pour plonger dans les bras de Grâce, et il la regarda en combattant le sourire qui menaçait de poindre. Il était vexé, il avait mal, mais la joie de la jeune femme semblait si sincère que peut-être devait-il lui laisser savourer sa victoire sans montrer qu’il détestait perdre. Il fallait encore qu'il remercie Marianne, il l’avait entendu l’encourager. Il avait fait de son mieux pour l’éviter, mais il ne pourrait pas le faire encore longtemps. Malheureusement.

Mais... plus tard. Pour le moment, le concours d’inventions allait commencer, et sa chemise attendrait bien la fin pour être retrouvée. Et puis, une fête où personne ne finit nu - torse-nu, dans son cas, mais la soirée n’était pas encore terminée - était une fête ratée, après tout ! Un étrange nuage scintillant était venu éclairer la nuit un moment, et Mayeul se sentait bien moins euphorique, mais toujours aussi curieux. Et tandis qu’il admirait un lance-chaussettes à l’utilité réellement fantastique, une explosion secoua soudain les alentours, soufflant un pan de colline.
Il avait toujours mal à son épaule, mais compter sur le Voltigeur pour rester éloigné alors que la curiosité le tenaillait, c’était mal le connaître ! Il passa devant Octavius qui gromella quelques mots sur les Cielsombrois et les pièges, et ne pût résister à titiller le Guerrier. « Et alors ? Tu as peur de ne pas être suffisamment intelligent pour résoudre une simple énigme ? » Si énigme il y avait. Labyrinthe. Ou quoi que ce soit. Oh, il ne parlait plus en rimes ? La malédiction était levée !

Sautillant presque à l’idée de se lancer à l’aventure, Mayeul se saisit d’une torche et s’engouffra dans l’ouverture à la suite de nombreux convives. L’impression étrange qui le saisit quand il pénétra dans l’ouverture fit naître un sombre pressentiment dans son esprit, mais il le mit de côté avec résolution. La torche dans la main gauche, du côté de son épaule non douloureuse, il s’arrêa après quelques mètres, se retournant pour observer Maelys. Il n’avait pas reparlé à la jeune Chevaucheuse depuis l’incident du Tournoi, et en réalité, ne savait pas trop comment le faire. Il ne lui en voulait pas, ils n’avaient été que des pions dans cette histoire, leur volonté annihilés sans qu’ils puissent y faire grand chose. Peut-être devrait-il lui dire quelques mots ?

Mais soudain, sa résolution de prendre la parole s’effondra, quand il vit émerger les premiers fantômes. La Samhain. Il croyait en a persistance de la conscience, mais jamais encore il n’avait eu l’occasion d’en tester la véracité. Des morts qui arpentent les mêmes terres que les vivants. Se pouvait-il que... Son coeur se gonfla d’un espoir démesuré. Questionnement. Inquiétude. Réassurance. Non, il n’avait pas peur.

Elle était venu le chercher. Elle s’avançait vers lui, aussi belle que dans ses rêves, plus peut-être. Mathilde. Sa Mathilde, venue pour lui ce soir. Et peu importe les gens, ce n’était qu’elle qu’il voyait. Sa Mathilde. Son doux sourire, sa main tendu vers lui. « Tu m’as tellement manqué. » C’est à peine s’il reconnut sa propre voix, pleine d’émotion qu’il peinait à contenir. « J’ai tellement besoin de toi, Mathilde, si tu savais. » Elle le savait. Et c’est bien pour ça qu’elle était là, sa jumelle, ce soir. Sa main au-dessus de celle de son frère, les yeux dans les yeux, silencieux. Ils n’avaient besoin de rien de plus pour se dire toute leur affection mutuelle.

Spoiler:
 

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité

Invité
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Jeu 20 Oct - 18:48

L’écho de nos pas se réverbère contre les parois sombres du tunnel. De deux nous étions passés à trois, quatre puis une multitude. Melinda, certains des champions du tournoi comme Mayeul, et d’autres encore arpentait comme moi le couloir obscur. Un frisson me parcourt tandis que l’atmosphère se transforme subtilement. L’air se fait un peu plus lourd privé de la brise de l’extérieur, une odeur de terre humide chatouille mon nez. Puis à la lueur des torches des filaments intangibles s’élevaient, nous entouraient, convergeaient pour former des masses plus compactes. Elles se dessinaient, s’affinaient à mesure que nous avancions et qu’elles se rapprochaient. Elles formèrent des personnes aux faciès presque transparents… Des fantômes ? Je fronce les sourcils, observant le phénomène un peu septique. N’était-ce pas de la magie ? Encore un coup de ces mages du sang ? La plaisanterie aurait été de mauvais goût mais possible…Personne ne dit rien, hypnotisé par l’étrange défilé, certain parmi nous étaient mages, ils auraient remarqué la supercherie. Ce qui voulait dire qu’ils…étaient réels ?

Ma bouche s’assèche et mes mains viennent enserrer ma poitrine qui commençait à se comprimer douloureusement. Et si… ? Les morts convergents doucement vers leurs proches, il ne faut pas longtemps avant que je n’en fasse également les frais. Mon cœur rate un battement, puis s’emballe. Un visage d’une douceur, à mille lieux du cauchemar qui hantaient parfois mes nuits, se rapproche pour arriver à ma hauteur. Un visage que je ne pensais ne plus jamais revoir, encore moins ainsi, emprunt d’un amour qui ne m’avait plus été permis de recevoir.
Mes traits n’expriment qu’une joie douloureuse et une certaine incrédulité.
Les souvenirs se rappellent immanquablement à moi. Je me sens seule, abandonnée, heureuse et coupable.
Je la vois, poser sa main sur ma joue, elle était intacte. Ses yeux laissaient passer le message muet que sa voix ne pouvait formuler. J’ouvre la bouche, mais je suis incapable d’articuler quoique ce soit, tétanisée à l’idée de la voir disparaitre si mes mots venaient à la toucher. Des larmes s’échappent, roulent et traversent sa main. Si seulement… si seulement les choses avaient pu être différentes, si j’étais arrivée plus tôt, si j’avais pu ramener plus de nourriture.
Si.. si .. si…
Elle secoue doucement la tête, comme un écho à mes pensées.
Non, il ne fallait pas penser comme cela, je savais qu’elle désapprouverait. Le voir me rassérène, décharge un peu de ce poids que son absence avait déposé. En silence, je continue d’avancer, comme guider par sa présence, incapable de me séparer de ma mère. Nous arrivons dans une énorme salle. Mais je ne la voyais pas vraiment, tout mon être était tourné sur elle et sa douceur. Sur ma mère, plus belle que jamais, sans plus de marque de maladie, de famine, ou de fatigue.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Les Voltigeurs • Admin
avatar

Messages : 5458
J'ai : 38 ans
Je suis : Voltigeuse, major de la division d'Est d'Erebor, sigisbée de la cour d'Erebor, dame de Sombregemme, marquise d'Automnal

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Anthim, duc d'Erebor
Mes autres visages: Astrée Aubétoile, Meldred Vif-Ressac, Tristan d'Amar
Les Voltigeurs • Admin
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Jeu 20 Oct - 22:29

Elle ne sait pas vraiment à quel moment les choses ont basculé, et qu’elle a fini seconde. Mais peu lui importe, l’alégresse qu’elle ressent la fait oublier qu’elle est mauvaise perdante, ou très – trop – compétitive. Oui, elle s’amuse, et elle ne s’offusque même pas du baiser de la gueuse qu’elle a rencontré à Arc-en-Fleur. Elle est surprise, choquée un peu, mais elle oublie bien vite. Elle apprécie peu être à demi nue, par contre, et va rapidement à la tête qui lui a été indiquée comme étant sienne, pour remettre une des belles tuniques confectionnées par Liselotte – de bien meilleure facture que le sari qu’elle avait acheté par dépit dans une échoppe érebienne, pour paraître s’intégrer. Elle ne l’avait jamais été en Bellifère, et supporterait très bien de ne pas l’être à Vivedune, mais elle se devait de tenter, après l’honneur et les bontés dont elle avait bénéficié grâce à la couronne ducale.

Elle avait rapidement rejoint les festivités, attirée par le concours d’invention – elle n’était pas savante, ne l’avait jamais été comme bien des femmes en Bellifère, mais elle entendait bien profiter de tout au Festival du Seuil, tout voir, tout découvrir. À commencer par en savoir plus sur ces relations étranges entre deux femmes. Elle fut ravie de voir Liselotte se rapprocher d’elle – elle voulait lui commander des saris, après tout. Si elle pouvait lui en faire. Et de préférence qui soient pratiques, si elle devait faire des activités hasardeuses, comme des concours d’équilibre. Mais c’était peut-être trop lui demander. Elle laissa échapper une exclamation de surprise, en sentant ses lèvres sur les siennes, rosissant légèrement. « Bien sûr ! Tes doigts font des merveilles avec la couture, mais je ne t’apprécie pas que pour ça. Je veux découvrir le reste. » Ou peut-être ne serait-elle pas aussi enthousiaste, sans la poudre qu’elle a malgré elle respirée. Et surement s’en serait-elle rendue compte, alors que l’antidote est dispersé dans l’air, si Liselotte ne l’avait pas complimentée, et qu’elle ne s’était pas concentrée là-dessus. « Tu crois qu’ils ont triché ? Je suis persuadée que j’aurai du gagner ! Je suis contente de pas être la seule à m’en rendre compte, en tout cas ! Merci !

C’est enjouée qu’elle suivit son amie, reculant sous la force de l’explosion. Par tous les actes impromptus d’Omen, que se passait-il ? Fronçant les sourcils, elle s’approcha pour essayer de regarder le cratère qui devait s’être formé… et qui s’avérait être un souterrain. Elle saisit elle-aussi une torche, lorsque Liselotte l’entraina sans réellement demander son avis. Grâce n’avait pas particulièrement peur d’aller sous la terre, ou des espaces resserrés, mais cela ne disait rien qui vaille à la voltigeuse. Elle suivit d’un bon pas quand même, presque sûre qu’elle aurait bien voulu rater ça, elle. Convaincue, alors qu’elle vit une silhouette qu’elle connaissait bien. Trop bien. Alban. Elle en laissa tomber sa torche. Elle s’en croyait débarrassée. Devait-il la hanter à jamais ? Elle s’accrocha un peu trop fort au bras de Liselotte, inconsciente qu’elle devait la blesser, et prit la torche que quelqu’un non loin portait, pour la diriger vers le fantôme de feu son mari. Pouvait-elle seulement le blesser, avec ça ? Elle frôlait l’hystérie, se retenant de le faire entendre simplement parce qu’elle avait le souffle court.

Spoiler:
 

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Chevaucheurs
avatar

Messages : 3054
J'ai : 29 ans
Je suis : Chevaucheuse du dragon Mirage dans le Vol de Lagrance

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : A Gustave de Faërie et aux Chevaucheurs
Mes autres visages: Liam d'Outrevent - Tyr Parle-d'Or
Les Chevaucheurs
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Ven 21 Oct - 16:45

J’ai le regard rivé à cette trappe, peu convaincue, alors qu’ils sont déjà plusieurs à suivre le Capitaine d’Ansemer à l’intérieur. On me parle rapidement de fantômes, ce qui m’interpelle, d’autant plus quand j’ai l’impression d’en voir un me dépasser en la personne de Mayeul de Vifesprit. Je sursaute, et lui rend un regard abasourdi, comme prenant subitement conscience que nous n’étions pas précédemment dans un songe éveillé. Il est… Bien là ? J’ai presque envie de le toucher, pour m’en assurer, tellement ce silence jeté entre nous m’oppresse… Mais il est déjà reparti. Je fronce les sourcils, avec une expression peu amène, quand Mélodie me dépasse en me gratifiant d’une petite pique bien sentie. Un peu plus et je la croirais jalouse de mon dragon, tiens… Elle aurait raison. Je partageais autrefois beaucoup avec elle, mais notre lien n’aurait jamais pu être aussi fusionnel que Mirage et moi, qui communiquons constamment par la pensée le moindre de nos états d’âme, même à l’autre bout d’Arven. Je me demande parfois si les autres Chevaucheurs sont aussi proches de leurs dragons…

Tu es attendrissante, ma petite. Tu n’as pas encore retrouvé tous tes esprits ?
Si, mais profite. Je vais te faire passer un sale quart d’heure quand on se retrouvera, pour ce défi idiot.
Je ne peux pas être tenu responsable pour un acte que tu as commis.
Oh que si… Tu es bien pour moitié responsable.
Et quand parlons-nous de l’autre moitié, celle qui en débordait d’envie ?
Tu me fatigues.


Je me masse les tempes, les yeux fermés, quand ce timide « merci » dans mon dos réussit presque à me faire sursauter. Je me retourne vivement, pour me retrouver nez à nez avec le sujet de cette conversation intérieure. C’était quoi ce ton qu’il vient d’employer, et cet air penaud qu’il affiche ? Oh bon sang… J’hésite entre rire franchement, être attendrie ou… Simplement dépitée.

- Octavius, il faut que je te dise…
Et quoi, au juste ?
- C’était sur le coup, j’étais juste un peu…
Euphorique ? Merde, Mirage a raison. Ce qui m’agace, subitement. Je pousse un soupir retentissant, alors que je cherche encore mes mots… En vain.
- Oh et puis, tu m’énerves ! Pourquoi tu es obligé de rendre les choses bizarres ?!

Mon poing s’abat sur son torse, avec toute la force dont je suis capable, ce qui ne le fait même pas frémir. Et, furibonde, je m’engage à la suite des autres vers la trappe ouverte, mes appréhensions subitement levées vis-à-vis de ce tunnel étriqué. Craindre de mourir à nouveau ensevelie vivante m’a l’air étrangement plus supportable que d’affronter à nouveau ce regard, finalement… Et surtout dans cette tenue. J’aurais peut-être mieux fait d’aller me changer. Enfin, peu importe, la température ne chute pas tellement en souterrain, Thomas se passera bien encore un peu de sa chemise, et j’ai bientôt plus important à me soucier.

Je retiens un hoquet de stupeur, au premier fantôme que je croise, l’observant un temps avec des yeux ronds. Ils n’ont pas l’air bien agressif, mais c’est pour le moins déroutant de les côtoyer comme s’ils marchaient à nouveau parmi nous. Je m’avance, parmi les vivants et les morts ainsi rassemblés, fascinée… Et me stoppe subitement en croisant à nouveau Mélodie. Mon expression se fait horrifiée, alors que je reconnais celle qui lui fait face. C’est sa… Mère ?

- Elle est…

Morte ? Et quand... Je n’ose même pas formuler cette pensée. Je suis consternée, peinant encore à réaliser. J’interrompe pourtant ce moment unique, pour ma chère amie d’enfance, à accuser cette vérité.

- Pourquoi… Mais pourquoi tu ne m’as jamais rien dit, Mélodie ?

Spoiler:
 

_________________





Dans le doute, fous le feu
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Chevaucheurs
avatar

Messages : 1123
J'ai : 28 ans
Je suis : Chevaucheur de la dragonne Étincelle
Mage Destructeur

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : L'impératrice, la Maréchale de Flamme et Tristan d'Amar
Mes autres visages: Melsant de Séverac
Les Chevaucheurs
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Ven 21 Oct - 17:09

Et mince. Ce fut Mélodie qui remporta la course, damant le pion à deux Voltigeurs et deux Chevaucheurs quand même. Elle avait de quoi être fière d'elle. Après, aurait-elle gagné si tout le monde ne s'était pas mis à faire des coups bas à ses adversaires ? Rien n'est moins sûr. Thomas s'était retrouvé avec un bout de tissu balancé par la blonde Voltigeuse sur le visage, le déséquilibrant momentanément et manquant de le faire tomber en bas de la branche, une fois de plus. Il avait jeté le tissu, déterminé, mais cela ne suffisait pas toujours. Au moins, ce n'était pas Mayeul j'aime-me-mettre-torse-nu qui avait gagné et c'était suffisant pour que le jeune homme le prenne bien. Il descendit donc du perchoir, tandis que son Familier se promenait encore dans les arbres. Elle, elle aurait gagné ce concours.

Indubitablement, même vos Voltigeurs sont patauds.

Il sourit intérieurement à cette remarque pleine de mépris hautain de la part du lynx. Mélodie alla embrasser Mayeul folle de joie, tandis que Thomas rejoignait Cassiopée qui avait terminé de s’époumoner.

« Tu saurais panser l’orgueil blessé d'un perdant ? »

Il lui fit les yeux doux, avant que Cassiopée ne se pende à son cou et ne l'embrasse pour faire passer la pilule. Pour autant, cet état de grâce ne dura pas alors que les effets de la drogue étaient finalement annihilés et que Thomas dégrisait. Cassie aussi. Il... il avait vraiment fait ces conneries là ? Oui... Il n'avait plus sa chemise et comment dire qu'il faisait un peu froid à cette période de l'année ? Il chercha Maelys du regard, qui l'avait toujours. Il ne pouvait pas vraiment lui reprendre non plus. Et il avait concouru sans être inscrit... Mince...

« Fais-moi penser à ne plus jamais venir à Sombreciel... »

Il allait mourir de honte. Cependant, il sourit très légèrement en coin alors qu'il adressait un sourire à Cassiopée qui était muette et mortifiée.

« Qu'est-ce que tu criais déjà ? Roupettes, tout ça... très imaginative... »

Il ne résistait pas à l'envie de la taquiner en enfoncer un peu le clou.

« Je te dirais bien que cela restera entre nous, malheureusement, tout le monde t'a entendu. »

Il sursauta quand il y eut une nouvelle explosion et qu'un bout de colline s’effondra. Décidément... Une entrée était ainsi révélée et beaucoup se dirigeaient vers le tunnel. Il s'empara de la main de Cassiopée, instinctivement.

« On va voir ? »

S'il n'aimait pas la foule, il était curieux et aventureux malgré tout et cela l'intriguait. Ils arrivèrent à côté de Maelys, qui se faisait dépasser par Mélodie qui la taquinait et s'engouffrait dans l'entrée. Comme d'autres. Thomas suivit, prenant une torche comme les autres et suivant le mouvement, marquant un temps d'arrêt quand les fantômes apparurent. Sa main se resserra sur celle de Cassiopée. C'était étrange. Déroutant. Un peu effrayant. Et pourtant, ils étaient calmes ces défunts. Il vit Mayeul, en proie à l'émotion en face du fantôme d'une femme et détourna pudiquement le regard. Cela ne le regardait pas. D'autres étaient ainsi pétrifiés face à des proches disparus. La blonde Voltigeuse prit sa torche, comme pour se défendre d'un des fantômes.

« Hey ! »

Il suspendit son geste quand il vit son expression. Elle, elle n'était pas ravie de voir ce mort là. Elle était avec Liselotte. Mais Thomas ne dit rien, son regard accrochant celui d'une femme, un fantôme, qui le regardait avec insistance, le visage triste. Et il était difficile de ne pas noter une certaine ressemblance entre le vivant et la morte.

« Cassie... »

La voyait-elle elle aussi ? Cette femme inconnue lu semblait pourtant familière et il refusait de comprendre ce que cela pouvait signifier.

Spoiler:
 

_________________
I can't tell you what it really is I can only tell you what it feels like And right now there's a steel knife in my windpipe I can't breathe but I still fight As long as the wrong feels right honey —
Lion's tears
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité

Invité
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Ven 21 Oct - 20:55

- Elle est…

La voix de Maëlys, à des lieux des intonations qui la portent habituellement, me fait l’effet d’une gifle. L’hésitation et la consternation s’y battent pour la rendre bien moins agressive que lors de notre dernière vraie conversation… sur un toit. J’avais l’impression que cela faisait une vie entière…. Oui, elle l’était… Morte…Je m’arrache à la vision du fantôme de ma mère. Celle-ci a posé ses yeux bienveillants sur Maë. Elle l’avait toujours aimé, peut-être que ça avait participé au profond lien qui s’était tissé entre nous. S’occupant d’elle, comme de moi, lorsque nous revenions couvertes de saletés d’une journée bien remplie. Je ne savais pas trop pourquoi, mais je ne trouvais pas la force de me raccrocher à ma hargne habituelle pour la repousser. Peut-être parce que je n’osais pas être ainsi sous devant ma mère, ou du moins de son fantôme.  
C’était stupide.

Je tourne la tête vers mon ancienne amie. J’étais incapable d’effacer la tristesse qui m’enveloppait avec une douceur terrifiante. Je hausse les épaules, ne sachant tout d’abord pas quoi lui dire… Puis les mots qui avaient eu tant de mal à sortir auparavant se libérèrent et se bousculèrent dans ma gorge.


-Tu n’étais pas là… Quand est-ce que j’aurais pu te le dire ? Je le voulais, je t’ai cherché… Mais tu avais disparu sans rien dire à personne. Tu te rappelles ? … J’ai…pensé que tu avais fini comme elle et puis en fait…non…Tu l’as dit toi-même les permissions sont rares et puis,
je fronce un peu les sourcils en une mine atterrée, tu avais mieux à faire. Faut dire, c’est compliqué de faire en sorte de ne surtout pas devenir comme moi et de s’éloigner de son passé dans la rue.


J’essuie les larmes qui se sont déposées sur mes joues d’un revers de manche. Il n’y avait aucune méchanceté dans mes paroles, c’était un simple constant. Je n’avais pas envie de me battre avec elle ce soir. Continuer à faire semblant était inutile quand la vérité éclatait avec autant d’évidence.
Des bras translucides m’enveloppent et j’y pose machinalement les mains. Elles y passent à travers. Cette constations me pince le cœur. Était-ce vraiment une bonne chose que de voir les morts de la sorte… de ressasser ? Pourtant… je n’arrive pas à le regretter, malgré la douleur.
Je ne saurais dire si c’était bien, ou non… Je le déciderais certainement plus tard. Pour le moment, j’étais bien incapable de me décider.

-Quand tu es revenue, la bouche en cœur… Je… Je ne sais pas, c’était trop tard…Il n’y avait plus rien à dire.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Les Mages
avatar

Messages : 263
J'ai : 27 ans
Je suis : Outreparleuse au service de Liam d'Outrevent. Mage du Printemps.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Liam d'Outrevent.
Mes autres visages: Chimène de Faërie
Les Mages
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 22 Oct - 0:37

Cassie n'en parlera jamais. Pas même a ses enfants. Encore moins a ses petits enfants. Mortifiée. Contrite. Honteuse. Plus encore. Là d'un coup, elle avait grandement envie d'un trou de souris, histoire de s'y glisser l'air de ne pas y toucher. Accrochée au cou de Thomas, les lèvres rougies de ses baisers, elle cligna des paupières alors qu'elle dégrisait allègrement. Thomas avait perdu...Sans être inscrit cela dit en passant. Sa favorite avait perdue....Ce tournoi avait été un vrai bordel du début à la fin et elle y avait mis son grain de sel.

Les deux paumes posées a plat sur le torse nu du Chevaucheur, elle hocha frénétiquement de la tête. Mes Dieux ! Plus jamais à Sombreciel ! Par contre, elle pinça des lèvres lorsqu'il enfonça le clou de sa honte. Mesquine, elle lui pinça la peau du torse :

« Qui se retrouve a moitié nu là ? Hein ? »

Mais non, elle n'avait pas oublié. Comment le pourrait elle ? Oh mes dieux ! Rien que d'y penser, son visage lui brûlait. Et il continua, récoltant un léger coup de poing sur la poitrine :

« Oh tais toi ! »

souffla-t-elle a deux doigts de se liquéfier de honte. Voir au delà. Bon sang ! Elle était certes dénuée de retenue, mais tout de même pas a ce point !

« Tout comme tout le monde t'a vu torse nu, faire exploser des trucs ! Et j'oubliais, ta déclaration au passage, très romantique cela dit en passant. »

riposta-t-elle avec un sourire angélique et une certaine ironie dans la voix. Quelque part, cette partie de lui allait lui manquer, vraiment. Thomas n'était pas tactile avec elle, enfin pas en public, là on pouvait dire qu'il s'était rattrapé sur les dix prochaines années...Devrait elle prendre un peu de cette étrange substance ? La question méritait réflexion. Mais tout cela s'enfuit de son esprit lorsqu'elle s'agrippa machinalement au Chevaucheur alors qu'une explosion se faisait entendre, dévoilant un étrange passage sous le sol.

« Que Sithis nous vienne en aide... »

murmura-t-elle en battant quelque peu des paupières.

« Euh...D'accord... »

Mais pas question de lâcher la main du jeune homme. Autant le dire, Cassie n'était pas très rassurée pour le coup, mais elle s'enfonça avec d'autre dans le tunnel.

« Par les dieux ! »

souffla la jeune mage en regardant d'un air ahuri; les fantômes qui venaient d’apparaître. Instinctivement, elle se rapprocha de Thomas, jetant a Maelys un coup d'oeil étrange alors que celle ci se figeait. Mais elle ne fut pas la seule, Thomas se pétrifia a coté d'elle et elle suivit son regard, oubliant d’invectiver Grâce pour son vol pernicieux. Il n'y avait pas besoin de la connaître pour deviner, Thomas avait ses yeux et parfois la même expression de tristesse sur le visage.

« Je sais...Tu lui ressemble beaucoup... »

Spoiler:
 

_________________


il suffit parfois...
"Le printemps est arrivé, la belle saison, l'amour et la joie sont revenus chez toi...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Voltigeurs
avatar

Messages : 1003
J'ai : 43 ans
Je suis : Voltigeuse, médecin

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Ibelin officiellement, mais aussi à l'Audacia !
Mes autres visages:
Les Voltigeurs
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 22 Oct - 18:44

C'est finalement Mélodie Douxvelours qui est déclarée vainqueur de la course – avec une coquette somme de mille fleurons en poche !
Marianne est un peu déçue de l'issue du concours. Et son favori alors, pas de lot de consolation ? Elle voudrait continuer de brailler et protester, mais son excitation retombe, elle reprend peu à peu ses esprits. Qu'est-ce qui lui a pris d'être aussi démonstrative ? On lui raconte une histoire de tonneau explosif et de poudre. Décidément, elle ne se fera jamais aux excentricités des Cielsombrois... Le jury se disperse et la Voltigeuse rend son salut à la petite couturière – Liselotte Passefil, il fallait qu'elle retienne son nom, elle avait aimé ses remarques piquantes aux autres jurés et ses commentaires décalés. Plus posée, elle se fond à nouveau dans la fête.

Puis une détonation retentit - encore ! - au loin, faisant s'envoler des petit engrenages et des mottes de terre au dessus du village. Suivant le mouvement des badauds, Marianne s'approche du lieu d'exposition des inventions. Une trappe est apparue au sol où s'est produit l'explosion, et un petit groupe s'y engouffre déjà pour en découvrir les secrets.
La médecin est curieuse de nature, elle veut suivre le mouvement, mais ce tunnel qui s'enfonce sous terre... elle a un mouvement de recul. Encore des souterrains. Où l'on peut se perdre, seul dans le noir, les gens autour trop ivres pour s'inquiéter d'une disparition.
D'un autre côté, un passage secret découvert par hasard, enterré depuis des siècles, la veille de la Samhain... Elle meurt d'envie de savoir ce qui s'y cache. Et puis en restant avec le groupe et près de la lumière, elle ne risque rien !
Comme elle a rempli sa choppe de cidre quelques minutes auparavant, elle la vide d'une traite pour se donner contenance, attrape une torche et plonge dans la trappe, courant vers le petit groupe animé qui avance gaiement dans le couloir de pierre. A l'aventure !

Il ne leur faut pas longtemps pour découvrir qu'ils ne sont pas seuls à arpenter les environs. Minuit est passé, des esprits se mêlent aux vivants pour les retrouver le temps d'une nuit. Émerveillée, Marianne observe les silhouettes scintillantes dans l'obscurité, certaines croisant leur route comme si elles ne les voyaient pas, d'autres s'attardant devant des personnes. L'atmosphère étrange se remplit d'émotion au fil des rencontres. Si elle avait su, elle aurait assisté à la fête de la Sahmain des années plus tôt. Loin d'être apeurée par la présence des morts parmi eux, elle continue d'avancer, fascinée. Elle se demande si son père est présent, s'il la cherche...

Mais c'est une jeune femme qui glisse et s'approche d'elle ; translucide, comme éclairée par la lumière pâle d'un autre monde. Marianne est intriguée par cette apparition, vêtue d'habits erebiens. Sa peau est hâlée, ses cheveux noirs, ses mains semblent douces tandis qu'elles effleurent ses épaules, sans parvenir à les toucher. Mais ce qui saisit la médecin, c'est le visage de cette personne, si semblable au sien. Marianne ne se souvient pas l'avoir rencontrée de son vivant, mais pourtant, elle a l'étrange impression que cette femme la connaît, sait tout d'elle... A-t-elle eu une sœur ? Non, le regard de l'erebienne est si chaleureux, si doux...
Marianne comprend alors, à la fois éberluée et émue.
« Mère ? »
Le fantôme lui répond par un sourire, les yeux plein de tendresse et d'amour.

Spoiler:
 

_________________





J'ai pour moi les vents, les astres et la mer.

Miouuuu:
 


Dernière édition par Marianne d'Orsang le Dim 23 Oct - 18:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Voltigeurs
avatar

Messages : 3037
J'ai : 31 ans
Je suis : Voltigeur de Nuage, Major du Vol de Valkyrion, division de Svaljärd
Héritier de Vifesprit, petite barronie à l'Ouest de Sombreciel

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Ibélène
Mes autres visages: Arsène Albe - Maximilien de Séverac
Les Voltigeurs
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 22 Oct - 19:03

Mathilde. Sa jumelle, son âme soeur, se tenait devant lui, et Mayeul n’avait pas besoin d’entendre quoi que ce soit pour imaginer le son clair et cristallin de son rire, l’intonation de sa voix et le doux chuintement de ses pas sur la roche. Il les avait entendu, et imaginé, tant de fois depuis sa mort. Et si certains autour de lui était effrayé, ou même attristé, à peine s’en rendit-il compte. Il vit Marianne se rapprocher d’une silhouette translucide, Grâce prendre peur devant un autre. Il ne s’en préoccupa pas. Pas quand il lui était donné de revoir Mathilde.

Le vide qu’il ressentait dans son esprit le perturbait, pourtant. L’épaisseur de la roche, pour lui qui aspirait au ciel vide et aux grands espaces, le dérangeait bien plus qu’il ne voulait l’admettre, et seule la présence rassurante de Nuage, non loin, le dissuadait d’entraîner Mathilde à l’extérieur. Ca, et le fait qu’il ne voulait pas perdre une seconde à détacher ses yeux d’elle. Elle lui avait tant manqué, sa jumelle. Même si le sourire amusé et la lueur taquine au fond des yeux de sa soeur indiquaient parfaitement ce qu'elle pensait. Encore sans sa chemise ? Décidément, cela devenait une manie, presque un passe-temps, pour Mayeul. Mais ce n’était pas Mathilde qui lui en ferait la remarque . Non. Ils restèrent là, silencieux, n’ayant pas besoin de parler pour se dire tout ce qu’ils avaient à se dire. Ils n’en avaient jamais eu besoin.

Et si leurs mains ne pouvaient se frôler, leurs regards, eux, ne quittaient pas les yeux de l’autre. Comme si s’accrocher aux beaux yeux de Mathilde ferait qu’elle resterait avec lui à jamais. Il n’avait pas besoin de graver ses traits dans sa mémoire, Mayeul, il les connaissait les yeux fermés. Mais c’était son approbation qu’il voulait, la certitude qu’elle restait avec lui, qu’elle était là. Car il avait désespérément besoin d’elle. Besoin qu’elle reste.

Elle afficha bientôt un sourire plus triste, sa Mathilde, et à nouveau, Mayeul n’avait pas besoin de mots pour savoir ce qu’elle pensait. Il avait failli à sa promesse. Il l’avait pleuré, et la pleurait encore, alors qu’elle aurait tant aimé que ce ne soit pas le cas. Il avait besoin d’elle pour vivre, et elle ne pouvait plus être là. Elle l’avait laissé, et il ne pouvait pas l’accepter. « J’ai créé une Vivenef à ton image. » Murmura-t-il, presque choqué d’entendre le son de sa propre voix. « Mais rien ne peut combler ton absence. » Sa voix était triste, et même la présence de Nuage ne pouvait chasser cette sensation.

La main du fantôme s’avança, jusqu’à frôler la sienne. Presque. Elle n’était pas revenue. Elle n’était pas vivante. Mathilde secoua la tête, comme en écho à ses pensées. Elle ne reviendra pas. Jamais.

J’ai besoin que tu vives, Mayeul. Il ne savait pas si c’était réellement Mathilde, ou simplement les mots qu’il craignait de l’entendre dire. Les deux, peut-être ? Il avait tellement l’habitude d’entendre des voix lui parler, le Voltigeur, dans les songes induits par les drogues qu’il absorbait, qu’il ne savait plus réellement distinguer les rêves de la réalité. « J’ai besoin que tu sois auprès de moi, Mathilde. »

Il avançait, pourtant. Doucement, lentement, il guérissait. Il ne l’abandonnait pas, mais il allait... Mieux, parfois. « Je ne veux pas t’abandonner. » Expliqua-t-il dans un murmure. Avancer. La laisser. Elle le voulait, il le savait. Mais il avait l’impression de la trahir, et de la laisser mourir une seconde fois. La main du fantôme s’avança, jusqu’à s’immobiliser à quelques mètres de son cœur, dans un geste qu’il reconnaissait sans peine. Ils le faisaient souvent, quand ils étaient petits. « Je suis là. » Acquiesça-t-il, en écho à ces paroles prononcées enfant. Elle serait là. Il le savait, mais l’accepter était autrement compliqué.

Spoiler:
 

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Guerriers
avatar

Messages : 1095
J'ai : 35 ans
Je suis : Guerrier a l'antenne de la Volte.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : La Guilde des Guerriers
Mes autres visages:
Les Guerriers
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 22 Oct - 22:10

Les fantômes apparaissaient un par un, certains retrouvaient des membres de leur famille, d'autres des amis. Serenus vit Mayeul parler au fantôme de sa sœur jumelle, qu'il reconnu sans peine grâce au souvenir d'un tableau la représentant dans la demeure des Vifesprit. Il regarda également Mélodie qui faisait face au fantôme d'une femme. Il aurait pu s'approcher, la consoler mais une petite voix lui souffla que ce n'était pas le moment. Il déambula donc parmi les personnes présentes et les fantômes quand il croisa quelques visages familiers. Des guerriers, tués au combat, ou morts de maladie qu'il avait eu le temps de connaître avant leur trépas. Serenus leur sourit, et son cœur se serra. Ils avaient l'air si paisibles, si heureux dans leur nouvelle « vie »... Il resta un moment à les regarder, ne sachant que dire. Il hésitait entre demander de leurs nouvelles ou poser la question que tout le monde se pose une fois dans sa vie : « c'est comment la mort ? ». Mais il doutait que les fantômes lui répondent. Soudain, un de ses anciens confrères sourit et désigna une silhouette derrière Serenus. Celui ci se retourna et croisa le regard du fantôme d'un homme donc le visage lui parut si lointain. Cela faisait si longtemps... De longues années maintenant. Mais un homme n'oublie jamais son père. Serenus s'approcha et fit face à son géniteur, l'homme qui lui avait tout appris, qu'il avait aimé plus que sa propre vie..  Et qu'il n'avait pas hésité à quitter pour réaliser son rêve.

Les yeux du guerriers s'embuèrent pendant qu'il cherchait ses mots. Les derniers mots échangés avec son père avaient été durs et douloureux. Il s'en rappelait encore comme si cela s'était passé la veille. Il venait d'avoir vingt ans, et il avait avoué à ses parents son projet de rejoindre la Guilde. La discussion s'était très vite transformé en dispute, puis en hurlements. Serenus était parti sans se retourner pour Lorgol. Pendant sa formation, il avait écrit à ses parents, tentant de renouer le lien, et pour donner des nouvelles... Mais seule sa mère lui avait répondu.
Après sa formation, et quelques années de service à Lorgol, lorsqu'il était retourné chez lui, il avait cru pouvoir renouer les liens. Il avait cru pouvoir prouver à son père qu'il pouvait être fier de son fils. Mais il était trop tard. L'homme avait succombé à une maladie quelques semaines avant son retour. Depuis ce jour, Serenus ne s'était jamais pardonné de ne pas être rentré plus tôt, de ne pas avoir tout tenté pour retrouver son père.

Le regard du fantôme était sec et dur, mais Serenus pouvait y déceler la petite touche d'amour si caractéristique de son père.  Le guerrier laissa une larme couler sur sa joue et murmura juste :

« - Je suis désolé père... »

C'était tout ce qu'il avait pu dire, il aurait pu tenter de s'expliquer, de tout faire pour être pardonné. Serenus détourna la tête et essuya ses yeux, avant de se tourner vers lui. Son père esquissa un petit sourire avant de tendre le bras. Sa main le traversa ce qui fit frémir le guerrier. Il se sentait maintenant apaisé, mais aussi rempli d'un chagrin qui menaçait d'exploser à tout moment.

Spoiler:
 

_________________









Hey:
 

parle en 0000cc


Dernière édition par Serenus Dardalion le Dim 23 Oct - 10:51, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Mages • Admin
avatar

Messages : 796
J'ai : 25 ans
Je suis : Mage guérisseuse

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Bartholomé d'Ansemer
Mes autres visages: Mélusine ♦ Chasteté ♦ Ljöta ♦ Rejwaïde ♦ Faustine ♦ Pénélope ♦ Shéhérazade
Les Mages • Admin
Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 23 Oct - 1:35

On y va ?
Comment ça, là dedans ?

Je sens la réticence de Sayam. Dans le tunnel qu’il aperçoit, sa portée de mouvement sera fort limitée : les cigognes sont faites pour voler dans des espaces ouverts, pas pour trépigner dans la poussière avec leurs longues pattes un peu gauches sur la terre ferme. Non, Sayam ne veut vraiment pas entrer là-dedans, et je lui adresse une onde de réconfort. Le capitaine veillera sur moi, et Calico est là aussi, il ne va rien m’arriver. Il doute, mon beau Familier – je perçois son scepticisme, mais je le noie sous une vague d’optimisme, brutalement interrompue devant le spectacle de Serenus tabassant Octavius. De loin, par les yeux de Sayam, ça ressemble à ça ; échappant à la vigilance de Rackham distrait par je ne sais quoi, je me faufile près du Champion de la Ville Haute dès son retour, glissant les doigts le long de son bras. « Octavius ? » Toujours s’assurer d’avoir harponné le bon guerrier. Le grognement surpris me conforte dans ma position : j’ai visiblement pêché le bon numéro parmi toute cette foule. « Laisse-moi faire. » Je me concentre un peu, active ma magie – et voilà, un petit enchantement à mi-voix. Rien de bien fantastique, les conditions ne s’y prêtent pas ; mais il n’aura plus mal aux jambes ce soir, et j’y ai ajouté une dose légère de regain de vigueur. Au jugé, je tapote sa joue avec un sourire, me hissant sur la pointe des pieds pour atteindre son visage ; puis je retourne auprès de Rackham qui va véritablement finir par me passer un harnais, si je continue à vagabonder à ma guise.

Ma magie toujours activée détecte des plaies sur mon capitaine, et j’émets quelques petits bruits désapprobateurs en faisant l’inventaire de ses bobos, du bout des doigts. Un visage meurtri, quelques jointures abîmées – non mais, vraiment ! Les natifs de l’Archipel sont-ils tous des brutes avides de sang ? Il s’est battu pour toi, petite. Mmm. Bon. C’est vrai. Sans vraiment réfléchir, je conclus les soins que je lui administre d’un baiser sur sa joue, sur la pointe des pieds une fois encore. Décidément, les hommes sont beaucoup trop grands… « Merci, mon capitaine. Pour tout à l’heure. »

Je n’ai pas vraiment envie de m’appesantir sur la manière dont mon sang bout, d’un coup. Sûrement une folie cielsombroise, ces gens ne savent-ils donc point se tenir ? Accrochée à mon capitaine, j’entre dans les tunnels. Que peuvent-ils bien dissimuler… ?

Spoiler:
 

_________________



i thought i was blind
condemned to the night, forfeited, surrendered
i believed i was a lost cause ©️ acidbrain




Sayam #006699Serment #990099Quitterie #990000
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   

Revenir en haut Aller en bas
 
Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 7Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
 Sujets similaires
-
» TROISIÈME INTRIGUE ☼ a festival of colors.
» Festival de films de Jacmel a portee internationale
» Résumé de l'intrigue
» FESTIVAL du jeu a istres
» Festival des Harmonies

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Arven :: Ibelene :: Sombreciel-
Sauter vers: