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 Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 23 Oct - 12:36

J’observais ceux qui avaient le bonheur – ou le malheur – de croiser les fantômes de leurs proches. Et encore une fois, la même certitude se cristallisa au plus profond de moi. Je ne voulais pas voir mon frère. Je ne voulais pas, comme tous ces autres, laisser paraitre les sentiments qui se cachaient au fond de moi, et qui me rendaient aussi fragile qu’une abeille. Et puis, surtout, je savais que voir mon frère juste aujourd’hui n’arrangerait rien. Par après, je devrais à nouveau m’habituer à son absence, et ce serait comme un nouveau coup de couteau sur une plaie qui n’avait jamais pu guérir correctement. Affreux rappel de tout ce que j’avais perdu, de tout ce que je perdais encore, et de tout ce que je ne pourrais plus jamais obtenir nulle part. Rien ne pouvait remplacer un frère. Rien.

Bien malheureusement, je finis par le voir. Il restait à l’écart, la tête penchée, l’air triste, comme s’il sentait qu’il n’était pas le bienvenu. Le pire, sans doute, c’était qu’il avait raison. Je ne voulais pas, je ne pouvais pas, accueillir mon propre frère sans l’agonir d’injures, ou le couvrir de câlins, ou le supplier de rester pour toujours à mes côtés. Probablement les trois simultanément. Alors oui, qu’il reste loin, j’en étais soulagée, du moins, en partie. Une autre partie de moi souffrait le martyr de l’espace qu’il avait laissé entre nous, et ne brûlait que de le combler.

En moi, je sentais la petite fille de douze ans s’agiter, me murmurer d’aller jouer avec lui. Je lui parlerais de tout et de rien, et il finirait par m’ébouriffer les cheveux, en me surnommant avec tendresse Méli-Mélo. Je grimacerais, me plaindrais de ce surnom ridicule, et oublierais ce que j’étais en train de dire. Une autre bêtise me passerait par l’esprit, et je n’hésiterais pas à l’entrainer à ma suite malgré ses récriminations. Il me serrerait dans ses bras – son odeur rassurante, je pouvais presque la sentir à nouveau – ou il me raconterait une histoire – je n'avais jamais entendu voix plus douce que la sienne – et il serait là, pour veiller sur moi, pour me consoler de ces cauchemars que je faisais désormais, pour me rassurer quant à mon avenir, pour me dire que tout allait bien.

Mais, au plus profond de moi, il y avait aussi la jeune femme de vingt-deux ans que j’étais devenue, forgée dans le désespoir de son absence et la nécessité de garder le sourire malgré ma détresse. Cette femme-là savait que si je commettais l’erreur de remettre de nouveau mon cœur entre ses mains, il finirait par l’abandonner encore, et cette fois-ci, je n’aurais peut-être pas la force de m’en relever. La solitude, je m’y étais habituée, et je pouvais m’y complaire. Mais si on me rappelait quel bonheur je pouvais ressentir au côté de quelqu’un que j’aimais… Je pourrais bien considérer cette même solitude que j’appréciais comme infernale. Alors, pour ma propre sécurité, je préférais garder mes distances.

Le conflit qui faisait rage en moi, entre ces deux parts de ma personnalité, était aussi douloureux qu’insoluble, et il ne me restait plus qu’à oublier sa présence. Baisser les yeux. Ne plus le regarder. Calmer les battements effrénés de mon cœur. Garder un masque souriant, comme ultime protection contre lui, contre moi-même, contre des sentiments qui me dépassaient.

Instinctivement, je cherchai Serenus du coin de l’œil, et me rapprochai du guerrier pour le prendre par la main, sans même me préoccuper de ce qu’il faisait. J’avais juste besoin du réconfort de quelqu’un qui existait vraiment et que je commençais à apprécier. Sentir une peau contre la mienne, sentir les battements d’un cœur vivant à son poignet, sentir un peu de chaleur humaine. J’espérais juste, toutefois, qu’il ne me rejetterait pas, parce qu’à l’instant, j’avais besoin de ça pour oublier à quel point la solitude pouvait faire mal.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 23 Oct - 13:14

Une explosion, voilà qui anime un peu plus la fête. Je ne suis pas sûr que cela soit volontaire. Mais c’est aussi ça les joies de Samhain, un tas d’imprévu. Ayant un peu l’impression d’être de trop à l’endroit où je me trouve, de trop ou alors aussi transparent qu’un des fantômes qui se balade devant la trappe qui a été ouverte je décide de m’y rendre avec un tas d’autre personnes. Certain sembles rencontrer des défunts qu’ils ont connu. Moi j’espère sincèrement ne croiser personne. Pas que je n’ai pas envie de revoir mon frère ou ma sœur. Mais je sais ce qu’ils vont me dire. Je sais qu’ils seront contre mon adhésion à l’Ordre du Jugement.

Prenant une des torches disponibles je descends avec le groupe dans les souterrains. J’ai comme l’impression que quelque chose ne va pas, mais rapidement je me contente de regarder où je mets les pieds pour ne pas me casser une jambe, ou juste m’étaler ridiculement devant tout le monde. Seulement un moment je fini par relever les yeux pour tomber nez- à-nez avec mon frère. Je fais un bon en arrière. Il m’a effrayé ce con. Seulement, mon cœur se sert en le voyant. Nous étions éloignés en âge, mais si proche en même temps. J’étais son petit frère fragile. Celui qu’il fallait protéger de tout et de tout le monde. Pourtant aujourd’hui c’est lui qui se tient devant moi, dans ce souterrain. Ce n’est pas lui qui tient la torche.

Je ferme les yeux un instant. Espérant au fond de moi que ce n’est qu’une vision, une hallucination, mon esprit me jouant un tour. Mais lorsque je les ouvre à nouveau, il est toujours là. Il semble peiné, sans vraiment que je sache pourquoi. Toujours est-il que je réprime une larme. Je ne veux pas qu’il me voit pleurer. Je ne suis plus le fragile petit être qu’il connaissait. Alors je me lance sur un autre sujet, pour ne pas pleurer.
« Je te vengerais. Prosper payera. »
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 23 Oct - 13:56

Bon d'accord. Côté honte, Thomas n'était pas mieux que la jeune femme. Quoique... Elle remportait le trophée quand même. Et puis, il n'avait pas retiré sa chemise pour le simple plaisir d'exhiber son torse, lui. C'était pour éviter à Maelys de mourir de froid. C'était chevaleresque dans un sens, non ? Il pinça les lèvres à la réplique de Cassiopée, avant de sourire quand elle le frappa gentiment alors qu'il la taquinait. Il n'avait pas fini de ressortir cette histoire. Mais elle botta en touche quand elle lui fit remarquer que tout le monde l'avait entendu lui faire une déclaration d'amour spontanée, même si elle n'était pas très romantique, effectivement. Il soupira. Oui, il avait déconné. Il ne pouvait pas se permettre d'employer sa magie à tort et à travers comme ça. Ni de tricher. Alors voilà ce qu'il devenait quand sa conscience et sa retenue n'intervenaient plus ? C'était presque effrayant.

« Si tu voulais du romantisme, tu ne serais pas amoureuse de moi... Mais j'étais sincère. »

C'était sorti tellement spontanément en même temps. Évidemment qu'il l'aimait, comment pouvait-elle en douter ? Il ne lui avait simplement jamais dit. Et toute à l'heure, c'était sorti comme une évidence. Naturellement. Un jour, il saurait le lui dire. Pas cette nuit. Pas après ce qu'il venait de se passer. Et ce bref moment d'accalmie ne dura pas alors qu'une explosion se faisait entendre et les interrompait tous, révélant un passage qui attira les plus curieux. Dont Thomas. Et Cassiopée n'eut d'autre choix que de le suivre, peu rassurée.

Le jeune homme était quelqu'un de réfléchi et posé, mais cela ne l'empêchait pas d'avoir un goût prononcé pour l'aventure et le risque malgré tout. C'était ce qui faisait la saveur de son statut de Chevaucheur ! Quand il était sur sa dragonne, il n'était plus tout à fait le même, moins pondéré, plus libre. Sans doute influencé par le tempérament fonceur d’Étincelle d'ailleurs. Et quand il pénétra dans le tunnel, il ressentit la même excitation que quand il volait.

Mais cela s'amoindrit quand il croisa les fantômes. Il était aussi fasciné qu'effrayé, quelque part. Mais les morts ne pouvaient blesser les vivants n'est-ce pas ? Pourtant, il suffisait de voir les visages autour de lui, pour s'apercevoir que si les blessures n'étaient pas physiques, elles n'en étaient pas moins douloureuses. Et ce fut à son tour d'expérimenter la chose face à cette femme aussi inconnue que familière alors que son instinct lui hurlait ce que sa raison refusait de reconnaître. Et Cassiopée eut la même révélation que lui. Il ne se trompait pas... Sa mère ? Sans doute. Il ne se souvenait pas d'elle, il n'était qu'un enfant quand elle était partie. Bien avant que son cerveau ne puisse fabriquer des souvenirs. Il s'approcha pourtant, levant doucement la main vers le fantôme et la laissant ainsi suspendue.

« J'aurais tellement de questions... »

Pourquoi est-elle partie ? Pourquoi avoir abandonné son fils en bas-âge ? Et... depuis quand est-ele morte au juste ? Était-ce pour cela qu'elle n'était jamais revenue le chercher par exemple ? Ou était-ce la raison de sa disparition... Un long frisson le parcourut alors qu'il serrait la main de Cassiopée à lui en faire mal sous le coup de la tension...

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 23 Oct - 16:33

Sa bonne humeur s’envole définitivement quand son commentaire par rapport à l’évident guet-apens tendu par les Cielsombrois est entendu, et non seulement ça, mais retourné par nul autre que cet imbécile de Mayeul de Vifesprit : « Et alors ? Tu as peur de ne pas être suffisamment intelligent pour résoudre une simple énigme ? » Même pas : il sait ne pas être suffisamment intelligent pour résoudre une simple énigme. Octavius ne répond rien au Voltigeur, tout comme il n’a rien répondu à Serenus et sa tentative foireuse de lui donner une leçon à propos qu’il ne sait pas quoi, ni à Maelys et sa tentative également foireuse de lui expliquer le comment du pourquoi du bisou (terminée par un coup qui n’a fait que le chatouiller). Tout ça devient trop compliqué. Il aurait dû rester dans sa roulotte, ce soir, ne pas sortir, et rien de tout cela ne serait arrivé.
Il a eu l’habitude, d’être le dindon de la farce, quand il était un cadet chez les Voltigeurs. Illettré, peu éduqué et récalcitrant. Devenir voltigeur n’a pas aidé et apparemment, être un guerrier non plus. À croire que peu importe tout ce qu’il fera, le respect, il ne l’aura qu’en théorie.

Le guerrier décide alors de suivre son nouveau plan, celui de s’isoler, mais il s’arrête net quand une petite main se pose sur son bras. « Octavius ? Mad’moiselle Louison ? » Il la reconnaît, même derrière son voile un peu en désordre, et… euh, cette… robe ? Il détourne le regard du décolleté fort révélateur qu’elle arbore, aussi étonné que gêné de la voir porter de genre d’apparat. Les filles de la Caravane ont fait courir de drôles de rumeurs au sujet de la Chevaucheuse d’Ansemer, comme quoi elle aurait un admirateur cielsombrois. Il n’y a pas vraiment crû, mais… ça, ce n’est sûrement pas le genre de vêtements qu’ils portent à la caserne de Port-Liberté. « Laisse-moi faire. » Occupé à regarder ailleurs que dans ses seins, il ne la voit donc pas activer sa magie. Il en sent nettement les effets, cela dit, une vague de soulagement, d’apaisement, et la douleur qui le tenaille s’estompe… bah, magiquement, voilà. « Merci », dit-il alors que la jeune femme tapote son cou (peut-être visait-elle sa joue), et il l’observe partir également vers la trappe.
Qu’est-ce qui peut bien attirer tout le monde là-dedans, hein ?
Fasciné par le fait de se déplacer sans douleur aux jambes, Octavius s’avance jusqu’aux abords de la trappe, sans oser y descendre. Des fantômes, qu’il y a en Sombreciel, au Festival du Seuil. Il n’a pas très envie d’en voir, par contre. Il n’a pas envie de voir le fantôme de son père, qui sera probablement aussi aimable que Mayeul de Vifesprit bien vivant. Puis, on ne le fera pas démordre de l’idée que tout ceci est un piège. Autant rester prêt à intervenir pour quand tout se passera mal. C’est plus sage. Et lui est assez intelligent pour ne pas se foutre dans la bouse volontairement. Pas trop souvent.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 23 Oct - 17:05

Lorsque l’explosion retentit, c’est décidé : je veux rentrer chez moi. Toutes ces… cielsombroiseries me déplaisent, et je ne vois pas comment mes supérieurs espèrent que je repère des individus suspects parmi une foule aussi dense. Un peu plus loin, j’aperçois la femme Martel se diriger vers l’endroit de l’explosion, bras-dessus bras-dessous avec une de ces femmes scandaleuses ; et je sens la bonne opinion que j’avais d’elle s’effriter quelque peu. Si cette Voltigeuse s’accoquine avec des Cielsombrois, est-elle véritablement la partenaire qu’il me faut ? Mes doutes amusent Sirocco, mais je n’ai pas vraiment le temps de m’appesantir sur la question. Quelques irresponsables ont ouvert la voie murée découverte par l’explosion, et me tends, en alerte, regrettant amèrement de n’avoir pas réussi à glisser mon sabre quelque part sous mon sari.

Qui sait ce qui pourrait sortir de là ? Si le passage a été bloqué, c’est sûrement pour une bonne raison…

Méfiante, je reste à distance, observant les êtres qui émergent un par un. Partout alentour, des voix se font entendre, au fur et à mesure que les défunts sont reconnus. Haussant les épaules, je me dirige à l’écart de la cohue. Je me rapproche prudemment de l’ouverture : il y a quoi exactement, là-dedans ? Je n’ai pas le temps d’y entrer toutefois – alors que je jette un regard scrutateur aux alentours pour repérer une éventuelle menace, la silhouette qui avance vers moi me coupe soudain le souffle, et je me fige, tétanisée. Ils sont deux : une femme de ma taille, au visage que je connais par cœur ; et elle tient par la main un garçonnet d’environ quatre ans, tout aussi pâle qu’elle. « M... Mère ? » Maman ? Est-ce toi ?

Le sourire courageux que je lui ai toujours connu fleurit sur ses lèvres, et mon monde s’écroule. Incapable de bouger, je l’observe approcher, la dévorant des yeux tandis qu’elle lève doucement la main pour effleurer ma joue. Je sens ses doigts sur ma peau, comme si elle était vraiment là : légère, mais bien présente, et je fonds en larmes, tombant à genoux dans la poussière et les débris. D’une main, j’agrippe les plis du sari qu’elle porte ; de l’autre, j’attire contre moi l’enfant qui se cramponnait à sa main, et qui resserre ses bras spectraux autour de mon corps. C’est un cadeau qu’elle me fait, je n’en doute pas : à travers mes larmes, je peux dévorer des yeux le visage serein de ce bambin que ni ma sœur ni moi n’avons connu, puisqu’il fut assassiné avant notre naissance.

Mon frère aîné. Anwar. Le premier né de Zénaïde, le premier fils du duc Charif – assassiné sur les ordres d’une rivale de la sultane. Mère a perdu son enfant et sa couronne, réintégré le harem ; et le second fils né quelques mois après Anwar est devenu prince, sa mère a gravi les marches du trône. Des années plus tard, ce dénommé Anthim volait à Mère son deuxième enfant, et il ne lui resta plus que moi. Oh, comme elle me parlait d’Anwar ! Il y avait en son cœur une plaie béante et elle n’a jamais pardonné au harem sa loi cruelle, me protégeant de son mieux après le départ d’Alméïde pour le palais. Et les voilà devant moi, Anwar et ses grands yeux curieux, un sourire étrange sur les lèvres ; et Mère, aussi radieuse qu’à l’époque de sa gloire, portant encore la couronne des sultanes. Je perds le compte du temps. Je refuse de lâcher la silhouette spectrale d’Anwar que j’ai fini par installer sur mes genoux, Mère assise à nos côtés avec un sourire serein que je ne lui ai jamais connu de son vivant. Un instant, elle attire mon attention vers un autre fantôme non loin.

« Zaraïde. », murmure sa voix spectrale. « Ta petite sœur ? » Je le connais, ce nom, oui. Zaraïde des Sinhaj, l’accoucheuse partie se marier en Bellifère, ma tante perdue en dehors des frontières d’Erebor. Des trois princesses des Sinhaj, il ne reste plus que la benjamine en vie, notre tante Zobéïde. Je reconnais la femme à qui elle parle, la championne de Bellifère, Marianne d’Orsang, et je me promets de lui en parler prochainement ; en attendant, le devoir m’appelle, et c’est la première fois que j’en ressens un tel déchirement.

Les larmes coulent sans retenue sur mon visage, et je ne tente même pas de les essuyer. C’est la menotte éthérée d’Anwar qui s’en charge, passant ses doigts anormalement froids sur mes joues. Comme s’il avait compris, il se relève, et noue les bras autour de mon cou pour déposer un bisou d’enfant sur ma joue – ô Valda, je crois que mon cœur se brise. Je lutte contre les sanglots qui voudraient me couper le souffle, et le serre contre moi, fascinée par sa substance si ténue et pourtant bien tangible. A mon tour, je dépose un baiser sur son front, et me relève en même temps que Mère. Je l’étreins à son tour, posant le front contre le sien. « Protège ta sœur. » Le reste, elle n’a besoin de le dire : je le lis dans ses yeux. Elle nous aime, de là où elle est ; elle nous aime, et garde notre chemin.

Ils s’éloignent, main dans la main, et graduellement, disparaissent sous la lueur des lunes jumelles. Chamboulée encore, je me secoue un instant, captant les ondes de réconfort de Sirocco ; puis je m’enfonce dans le tunnel.

Le devoir m’appelle.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 23 Oct - 18:07




Chroniques d'Arven

Intrigue 1.6

La Danse des Trépassés

Du 31 octobre au 5 novembre 1001



Intrigue animée par Aura·


Le Festival du Seuil




 
 
 




Ils s’enfoncent dans la colline, les convives un peu dégrisés par les rencontres qu’ils font, et certains fantômes leur emboîtent le pas. Parmi ces retrouvailles, il y a des moments de joie et de bonheur ; mais aussi des instants de détresse et de malheur. Si la majorité des revenants se montre sereine et affectueuse, pleine de tendresse, quelques-uns n’ont pas accepté leur trépas et se montrent hargneux et violents envers les vivants. C’est le cas tous les ans, le Festival du Seuil est célèbre pour ses quelques apparitions de spectres tous les ans ; mais d’ordinaire, ce sont plutôt des échos, et juste une poignée. Pas ce défilé ininterrompu ; est-ce que la frontière séparant les morts des vivants serait particulièrement fragile, ici ?

Pourquoi serait-elle affaiblie ?

La réponse se trouve sûrement dans la salle immense dans laquelle le petit groupe pénètre. Au centre, dans un noir d’encre éclairé seulement par quelques torches, un immense sablier se dresse, étrangement dépourvu d’insectes ou de poussière. Il est aussi grand que deux hommes, et ne repose pas au sol : il est maintenu vertical autour d’un axe central par deux perches d’un bois qui ressemble à de la sylvécorce sertie d’une résille d’orsang. Une quinzaine de cristaux sont incrustés au sol, dans le cercle de pierre qui entoure le sablier. Le sable à l’intérieur a une couleur étrange : on dirait qu’elle change quand on la regarde…

La prudence voudrait que l’on se tienne éloigné de cette chose incongrue, mais Mayeul de Vifesprit n’est pas prudent : il est traumatisé, et il a besoin de se changer les idées. Alors, il joue avec les cristaux qui pivotent, stupéfait de les entendre résonner doucement à chaque fois qu’il en touche un. Les îliens ne sont pas réputés pour la finesse de leur instinct de survie : sa Chevaucheuse cramponnée au creux du bras, Rackham s’approche, et forcément – il touche le globe de verre inférieur, le tapotant d’un index replié. Avec une dextérité surprenante pour un objet aussi massif, le sablier pivote – le Chevaucheur n’a que le temps d’écarter Quitterie, tandis que de l’autre côté Serenus qui s’était approché bascule et tombe en contrebas, écrasant un coffre de bois vermoulu qui cède sous son poids et vomit une quantité de feuillets. Le sablier poursuit ses rotations, de plus en plus rapidement : les cristaux s’illuminent et éclairent toute la chambre, tandis que le sablier poursuit sa folle toupie. Le sol se met à trembler, des débris tombent du plafond, pendant une interminable minute – et soudain, le sablier s’immobilise, globe plein en haut – et, grain à grain, le sable se met à couler.

Dans la salle, il n’y a plus personne : chacun des présents dans la salle au moment où le sablier tournait se retrouve au centre d'une clairière, sur une vaste dalle gravée, à quelque distance de la montagne. Mais un millénaire dans le passé ! Les dragons et griffons qui s’affrontent dans le ciel en sont un criant témoignage, et la forêt résonne des sons de bataille. La panique commence à se sentir dans le petit groupe qui se tasse au centre de la clairière.

Mais tout n’est pas perdu : Octavius tient, dans ses mains crispées, quelques-uns des feuillets envolés lors de la chute de son compère, recouvertes de schémas et de notes. Un examen attentif révèle le fonctionnement de l’objet. Les cristaux sont les réglages du temps et indiquent une période donnée ; et le sablier contient deux jours de sable. Deux jours, c’est le temps qui leur est imparti pour revenir jusqu’au sablier, car lorsqu’il sera vide, il tournera à nouveau pour les ramener dans leur temps : et ceux qui ne seront pas présent dans la salle seront bloqués dans le passé.

Quel dommage qu’il y ait présentement deux armées en plein affrontement entre la clairière et le flanc de la montagne, où se dresse à présent un temple fortifié gardant très vraisemblablement le sablier… par chance - ou malchance ? Quelques fantômes ont fait le voyage avec vous. Peut-être, comme Mathilde de Vifesprit, madame la maman de Thomas ou bien encore Zaraïde, consentiront-ils à vous aider ?

Ou bien vous mettront-ils les bâtons dans les roues, comme le sieur Martel...



   





Quatrième Tour

Consignes



IRL : du lundi 24/10 au dimanche 06/11(16h).
IRP : du 01/11 1h du matin, au 03/11 1h du matin.

• Ce topic concerne les personnages qui participent à l'intrigue « La Danse des Trépassés », côté Sombreciel. Il s'agit uniquement des bourgeois et roturiers. La noblesse est invitée à rejoindre le topic côté Outrevent.

• Ce quatrième tour couvre une période de deux jours, qui se déroulent mille ans dans le passé, juste avant la signature de la Trêve ! Il commence à l'arrivée des voyageurs du temps, et se termine à leur retour auprès du sablier.

• Le tour prend fin le 3 novembre, 1h du matin, lorsque tout le monde est de retour auprès du sablier et présent pour le retour à notre époque. Le Destin va passer régulièrement vous aiguiller en fonction de votre stratégie pour rejoindre le Temple du Temps : infiltration ? force brute ? diplomatie... ?

• Le lien avec vos dragons/griffons/Familiers restés dehors est perdu ! Par contre vos magies fonctionnent (mais pas celle de la Rose... qui n'avait pas encore été fondée).

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:




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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 23 Oct - 21:33

Ils avançaient vers l’intérieur de la colline, et Mayeul avait laissé sa torche à l’un des autres convives. Il a trop mal à l’épaule pour la tenir longtemps de toute manière et de sa main valide, il préfère effleurer celle du fantôme de Mathilde, comme pour s’assurer qu’elle est bien là, pour le moment. Avec lui. L’émotion passée, il est heureux de pouvoir explorer ces tunnels, le Voltigeur, se remémorant avec un amusement teinté de nostalgie leurs explorations enfantines.

Dans ces tunnels sombres, on y voit goutte, mais bien assez pour qu’ils restent tous ensemble, les courageux qui ont osé affronter les ténèbres. Jusqu’à ce qu’ils pénètrent dans une immense salle, où se dresse un sablier géant. Où sont-ils donc tombés ? Mais ce n’est pas la physionomie des lieux qui intéresse Mayeul. Malgré l’apaisement de Nuage, il est bien plus perturbé qu’il ne le montre. L’idée même que Mathilde va devoir repartir, à la fin de Samhain, lui serre le coeur et l’empêche presque de respirer. Sa main sur celle de la jeune femme, pour s’assurer qu’elle ne le quitte pas brusquement, le Voltigeur remarque les cristaux qui ornent le cercle de pierre. Il a besoin d’une distraction, besoin de focaliser son esprit sur autre chose que Mathilde, sur autre chose que le vide béant dans son coeur, l’étrange sensation de manque dans son esprit aussi. Se changer les idées. Penser à tout autre chose.

Alors, il se baisse passant ses doigts sur les cristaux qui lui semblent mobiles. Et en effet, elles pivotent, ces jolies pierres, avec un doux son qui semble résonner dans la caverne toute entière. L’espace de quelques secondes, il en oublie que Mathilde est un fantôme, qu’elle l’a quitté il y a longtemps déjà, et le fera à nouveau. Pour quelques secondes, il a à nouveau dix ans, et attire sa soeur à lui avec un air d’émerveillement enfantin. C’est si beau ! « Écoute ! » Intime-t-il à Mathilde tout en tournant l’un des cristaux, qui se met à résonner à son toucher. Il observe à peine les alentours, loupant la chute de Serenus, observant avec peu d’intérêt le sablier qui s’est mis à tourner, toujours focalisé sur les splendides cristaux qui se parent de milles couleurs, arc-en-ciel souterrain qui l’émerveille.

Et pourtant, il tourne, le sablier, et le sol se met à trembler. Surpris, Mayeul relève la tête, ses doigts frôlant la peau froide du poignet de sa soeur. Une minute, une longue minute, le plafond menace de s’effondrer, tandis qu’ils sont cloués sur place par le sol qui fait des soubresauts. Il est Voltigeur, marcher sur un sol déchaîné ne lui fait pas peur, mais laisser Mathilde ? Il n’a pas l’assurance qu’elle restera avec lui s’il bat en retraite, aussi préfère-t-il rester avec elle, à attendre la fin de ce tremblement de terre.

Et soudain, plus rien. Plus de sol qui bouge, mais également plus de caverne, plus de cristaux, plus de douce lumière provenant des torches. Le ciel au dessus de leur tête, l’air qui résonne de cris de batailles, l’affrontement entre griffons et dragons. « Je me suis cogné la tête.» Murmure Mayeul, perplexe. Il ne s’en souvient pas, mais c’est la seule explication non ? Il attend une exclamation amusée, la réassurance de Nuage, mais il n’y a rien. Que le vide, dans son esprit. Une absence poignante, criante, qui l’empêche de respirer. Il ne peut pas perdre Nuage. Pas au prix d’avoir retrouvé Mathilde. Sans Nuage, il n’est rien. Le griffon est tout ce à quoi il peut se raccrocher, depuis la mort de sa jumelle. Ses yeux terrifiés se plongent un instant dans ceux de Mathilde, avant qu’il ne prenne la parole d’une voix tremblante. « Tout le monde va bien ? Une idée de où on est ? » De quand on est. Les griffons, les dragons, la bataille, l’absence de Nuage et de... Non. Il s’était forcément pris un rocher sur la tête.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Mer 26 Oct - 5:23

Quelle erreur.
Quelle. Erreur. Idiote. Que celle d’entrer dans cette trappe.
La curiosité a fini par rattraper le guerrier, qui entendait toutes les exclamations de joie et de peine provenant du souterrain, et avec appréhension, il est entré. Il n’a heureusement croisé aucun fantôme de sa connaissance, mais ça ne l’a pas empêché de ne pas du tout se sentir à l’aise. Comment les Cielsombrois peuvent-ils autant de passionner pour ces choses ? Arrivé pratiquement le dernier dans l’immense salle sous la colline, il a à peine le temps de voir tout ce qu’il s’y passe. Il sent juste tous ses cheveux se dresser sur sa nuque, alors qu’un horrible pressentiment le prend. Ils doivent partir d’ici, et tout de suite.
Quel dommage que cet instinct ne se soit pas éveillé plus tôt et que dans le temps qu’il faut pour dire Arven, tout ait basculé.

Une clairière.
Probablement qu’un caillou lui est tombé sur la tête, pendant le tremblement de terre. Qu’il hallucine. Ce ne serait pas la première fois. Pourtant… ils sont là. Tous là. Et dans ses mains, il serre un paquet de feuilles, sans qu’il se rappelle même les avoir prises. « Ça te va bien, à toi, de m’dire que j’suis pas intelligent », grogne le guerrier en fixant Mayeul. Il l’a vu bien, tripoter les cristaux, lui et l’autre Chevaucheur qui a eu l’idée de tapoter le sablier. Il ne faut RIEN toucher en Sombreciel. Jamais. RIEN. Pas même les femmes. Parce que quand ça ne vous explose pas à la gueule, ça vous met dans la merde, et au pire, ça fait même les deux. Octavius regarde les feuillets entre ses mains, commençant à trembler un peu. Il entend des bruits que tout guerrier peut reconnaître sans peine et il ne veut pas y croire. « Je ne-je ne-je ne sais pas lire », qu’il murmure, cherchant quelqu’un pour décrypter ce qui est écrit. Il sait si peu lire, déchiffrer comme un enfant maladroit, mais dans la panique, non, il ne sait plus lire. Pourtant, lorsqu’on lui réclame les feuillets, il les garde farouchement dans ses mains. Hors de question de les donner à qui que ce soit et qu’un imbécile les perde. Il finit par attraper Maelys par le bras, autoritaire, pour qu’elle l’aide à comprendre tout ces schémas et ce charabia savant. La gêne, la timidité, tout s’est effacé. Il peut lui faire confiance, à elle. Pis… à Marianne, aussi, qu’il a vue parmi ceux rassemblés dans la clairière. Pis mad’moiselle Louison. « On a deux jours pour retourner au sablier, c’est bien ça ? » Ça devrait être un jeu d’enfant, et il veut franchement, y croire, mais ça ne le sera pas.

Au-dessus de leurs têtes, dragons et griffons s’affrontent, et dans ses veines bout le chant de la bataille.
Des dragons et des griffons.
Le guerrier lève la tête, dévisageant ceux assemblés. Un sacré paquet de Voltigeurs et de Chevaucheurs, quelques fantômes, et quelques personnes autres. Non identifiables. Ce sont aux représentants des corps armés qu’il s’adresse, gardant une voix calme : « Enlevez vos… vos plumes, vos griffes, tout c’qui vous identifie comme Chevaucheur ou Voltigeur. Vaut mieux qu’on passe pour un groupe anonyme. Pis… cachez vos Familiers. Des Faës pas mages, ça s’peut, mais des Ibéens mages... » … ça ne passera jamais. Pas alors qu’ils sont en pleine guerre d’il y a un millénaire.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Mer 26 Oct - 7:18

Cette conversation ne devait pas durer plus longtemps, je me retourne en sachant pertinemment que je cherchais à la fuir. Que ce soit Maëlys, mon désespoir ou la vérité. Je n’avais pas le cran d’y faire face, pas ce soir, j’avais déjà donné. Personne ne se moquerait et n’irait rire de la pauvre gueuse dont la vie misérable était digne des histoires clichées qui pouvaient se raconter le soir dans les chaumières.
Je m’arrête dans mon mouvement tandis que je prends la mesure de la pièce dans laquelle nous étions et surtout de l’énorme sablier en son centre. Des mécanismes complexes semblaient l’entourer, agencé de telles sortes qu’ils embellissaient l’objet. S’il fallait ce n’était que des objets de décorations… C’est ce que le voltigeur, Mayeul, devait penser vu qu’il tripotait des cristaux. Comme rassurée par cette idée, je m’avance doucement, voulant voir de plus près le sable qui miroitait d’une couleur fascinante. Il me rappelait l’arbre diapré d’Arc-en-fleur. Mais ici, il n’y avait pas de magie du sang ni de sacrifice….n’est-ce pas ? La présence de ma mère flottait tout autour de moi, ne me lâchant d’une semelle et m’apaisant. Je ne voulais pas qu’elle reparte sitôt le soleil levé, j’avais besoin d’elle et de son calme, de son sourire doux et de ses gestes qui exprimaient à eux seuls l’amour qu’elle pouvait me porter.

D’autres s’étaient aussi rapprochés, observant, certain touchant. Un visage inconnu effleure un globe, puis tout va très vite. Le sablier géant se met en mouvement, manquant de peu de m’éborgner et lorsque je tourne la tête suite à un gros fracas, j’ai à peine le temps d’apercevoir Serenus sous des débris de vieux bois, des feuilles voletant en tout sens. Des feuilles, plein de feuilles et une sensation lourde à couper le souffle.


Lorsque je reprends mes esprits, le paysage avait changé du tout au tout. Nous étions sur une plaine donnant sur un champ de bataille. Le fracas est assourdissant, les corps se mêlent et se percutent en une danse macabre et même le ciel est obscurci de combat. Les dragons et les griffons se taillant sans pitié dans des hurlements terrifiants. Je regarde tout ça, complètement ahuri, ne comprenant absolument pas ce qui se passait. Etait-ce une illusion ? Non…si…peut-être ? Mes espoirs sont réduits à néants quand l’un des champions du tournoi des trois opales…Octavius ? Nous interpelle et Maëlys nous lit ce qu’il a découvert… Non c’était impossible…L’air commence à me manquer et ma poitrine se soulève, désespérant de se libérer de l’asphyxie qui menace. Je me retourne, hagarde, trébuche tandis que je me noie sous la panique et l’incompréhension. Refusant en bloc ce qui était en train de se passer. Je sens mon corps tomber sans même réussir à réagir, mais avant de toucher le sol, je me heurte au torse de -Décidément c’était une manie- Serenus… Puis les images me sautent aux yeux. Lui dont l’arrière-train avait décidé de se reposer sur… Je ne savais quoi, lui les jambes en l’air et ces feuilles volant dans les airs.
C’était juste après que nous avions été envoyés. C’était donc lui qui avait tout déclenché ! Je me relève, les sourcils froncés, furieuse. Laissant avec plaisir la colère se répandre et cacher la peur en la recouvrant.

-Vous ! Vous n’auriez pas pu faire attention ! Si votre âge ne vous permets plus de rester debout, asseyez vous par terre, par sur d’anciennes reliques. Je suis certaine que vous êtes la cause de l’activation de ce… ce .. De ce sortilège ! Vous n’auriez pas pu faire attention, non ? Ou lire ces fichus feuilles au lieu de vous amusez à les balancer au grand air pour vous faire de la place sur ce siège potentiel ?

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Mer 26 Oct - 21:36

Serenus, accompagné de son père et de Melinda qui s'était agrippé à sa main, marchait dans les dédales et s'enfonça dans les souterrains. Il s'était étonné de voir sa chère amie agir de cette manière. Il voyait encore l'expression étonné du fantôme de son père quand Melinda était venue. Serenus s'était juste contenté de sourire et avait serré ses doigts autour de ceux de la jeune femme. Il avait sentit que, malgré son sourire, elle avait besoin de réconfort. Elle avait du voir l'esprit de son frère... Serenus regarda autour de lui, cherchant du regard ce fameux frère et soupira. Est ce qu'elle lui avait parlé ? Serenus en doutait. Il se rappelait encore son comportement fuyant et ses paroles furieuses quand il avait évoqué la mort de son frère.

Ils s'enfonçaient donc dans les sombres couloirs, accompagnés des autres convives et de quelques fantômes quand ils débouchèrent dans une grande pièce. Serenus se figea en apercevant le gigantesque sablier. Wahou, quel magnifique objet ! Il admira la façon dont il était maintenu puis observa les cristaux avec une certaine curiosité mais n'osa pas s'approcher.
Il prit un peu plus de courage quand Mayeul alla jouer avec les fameux cristaux. D'autres s'approchèrent à leur tour. Serenus, lâchant la main de Melinda, marcha prudemment vers le sablier. Il était en train de l'observer quand celui ci pivota. Serenus recula alors brusquement, manquant de se le prendre et il bascula en arrière. Sa chute fut « amortie » par un coffre en bois qui se brisa sous son poids. Son dos protesta violement, peu enclin à ce genre de cascades. Le guerrier passa les mains sur son derrière endolori et se releva en grognant. Il remarqua alors les feuillets qui s'envolaient, libérés de l'emprise du coffre. Mince, qu'avait il donc fait ? Le sablier tournait de plus en plus vite puis se figea.

Serenus regarda autour de lui, la salle avait disparu, il y avait à présent une clairière. Et ils étaient sur un champs de bataille. Serenus, par instinct, posa la main sur le fourreau qui contenait sa petite dague. Mais que faisaient ils là ? Où étaient ils ? Il se tourna vers Octavius qui tenait entre ses mains les feuillets qui étaient sortis du coffre. La chevaucheuse Maëlys vint l'aider à les déchiffrer. En voyant cela, il ne put s'empêcher de secouer la tête. Il avait envie de lancer une pique à Octavius mais se retint. Ce n'était pas le moment et, de plus, il n'avait rien à dire car lui même n'avait jamais su lire jusqu'à il y a quelques années. Et puis, il était sous le choc, ils étaient retournés à un millier d'années en arrière !
Le guerrier regarda les combattants s'affronter et se demanda si son ancêtre était là, quelque part, luttant contre un ennemi. Et ils avaient deux jours pour retourner au sablier. Mais comment allaient ils faire ?

Serenus regarda Octavius et hocha la tête devant sa proposition. Sage décision, ne valait mieux pas se faire remarquer. Soudain, Une silhouette le percuta. Il se retourna. Mélodie. Mélodie très en colère. Serenus ne put s'empêcher de se noyer dans son regard pendant qu'elle l'engueulait comme un enfant. Elle lui reprochait d'être la cause de tout ceci. Selon elle, à cause de son derrière et de sa maladresse, ils étaient dans le pétrin. Elle lui fit une pique sur son âge qui le fit sortir de sa contemplation. Serenus fronça les sourcils. Il n'était pas si vieux que ça quand même ! Il pencha la tête vers elle et répondit :

« - Calmez vous Mélodie, si je n'avais pas basculé, le sablier m'aurait sans doute percuté, et j'aurais quand même écrasé le coffre...  Mais si vous voulez entendre mes excuses, les voilà. Je suis désolé. Et je vais maintenant tout faire pour nous sortir de là. »

Il se tourna vers les autres et demanda :

« - Quelqu'un a une idée de comment retourner vers le sablier ? »

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Jeu 27 Oct - 14:12

C'est sans crainte que la petite couturière s'est introduite dans la salle plongée dans l'obscurité, ébahie par cette soudaine découverte. Si la présence des fantômes tout autour l'a d'abord surprise, elle n'y prête désormais qu'une attention modérée, le regard fixé sur l'incroyable sablier entouré de cristaux. Et elle n'en rate pas une miette, enregistrant chaque détail qui se dessine sous ses yeux. Même la mélodie étrange des cristaux ne semble pas la perturber et quand le sablier se met à se mouvoir, elle se tient soudain immobile, entre appréhension et fascination. Jusqu'à ce que la terre se mette à trembler, que tout change autour d'eux et que tout s'arrête enfin.

Liselotte jette un regard intrigué sur les alentours. Ils ne sont plus sous terre, ils sont en plein milieu d'une clairière, à la lueur du jour, sous un soleil qui semble éblouissant après l'obscurité des souterrains. Ont-ils été transportés ? Était-ce un objet capable de créer un portail ? Un portail ne les aurait certainement pas fait passer de la nuit au jour. La question la taraude un instant jusqu'à ce que les sons d'un combat résonnent jusqu'à eux et lui fassent relever les yeux. Au loin, au-dessus d'une plaine, dragons et griffons luttent dans les cieux. La Cielsombroise aurait trouvé cette situation absolument fascinante si elle n'était pas aussi urgente. La remarque d'un guerrier, champion de la Ville Haute, arrive jusqu'à elle ; deux jours pour retourner au sablier. Sinon quoi ? Elle n'ose y songer, observe les alentours tandis que nombreux sont ceux qui écoutent son conseil et se débarrassent de tout signe distinctif. Très bien, et maintenant ?

La question d'un autre guerrier lui fait relever la tête et elle répond d'un ton léger : « C'est bien simple mon cher. À moins que vous ayez glissé un cheval sous votre manteau, nous allons marcher. » Elle se tourne vers la montagne, semble évaluer les possibilités. « Les contourner prendrait trop de temps et on ne peut pas attendre la nuit, même si ce serait moins risqué. » Enfin elle regarde le groupe de personnes qui se trouve à ses côtés. « Y'a-t-il des mages parmi vous qui savent manier les illusions ou qui ont de quoi faire diversion d'une quelconque manière au cas où nous nous faisons repérer ? » Ou peut-être, les fantômes encore présents peuvent-ils être d'un quelconque secours ? Elle observe les silhouette des revenants, perplexe. Puis fixe la plaine. Oh Isil, protège ton humble serviteur, masque-nous aux regards de ceux qui combattent dans les cieux.


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Jeu 27 Oct - 15:57

Que… s’est-il passé ?
Je ne comprends pas ce qui m’arrive. A l’instant encore, j’étais dans la pénombre, au milieu de quelques torches qui nimbaient mon champ de vision de halos lumineux aussi flous que ténus ; puis il y a eu ce tremblement de terre terrifiant, la sensation d’étouffer dans les entrailles de la terre – les remous du sol sous mes pieds, les soubresauts du monde en furie qui se cabrait follement, et le bruit, et les cris. Quelqu’un a passé le bras sur moi pour me protéger, je me suis retrouvée plaquée au sol sous lui, protégée des débris qui chutaient du plafond mais terrifiée quand même, par ces images de terre en plein caprice prise dans les yeux de Sayam : des arbres qui chutent, la montagne qui se fend, la plaine qui ondule comme parcourue d’un souverain frisson. Et Serment qui s’inquiète, Serment qui rage, si loin de nous ! Je n’ai même pas l’instinct de le rassurer – soudain, tout s’arrête.

Plus de secousses.
La silhouette au-dessus de moi se déplace, et la lumière du jour envahit mes yeux.
Du jour ?
Du… du jour ?
Perplexe, je me laisse redresser par un bras charitable, réponds machinalement que je vais bien lorsqu’une voix demande si quelqu’un a été blessé.
Que s’est-il passé ? La montagne s’est-elle effondrée pour nous ramener à l’air libre ? Mais il fait nuit, non ?

Je remonte mon lien mental avec Sayam, pour lui demander quelques précisions, lorsque le choc me saisit.
Il n’est plus là.
Serment non plus.
Tétanisée, je hurle, frénétiquement, dans la bulle de mon esprit, cherchant désespérément à les atteindre, mais la vérité est là : à l’endroit où ils se trouvaient, lovés contre mon cœur, il n’y a plus rien, et le vide me dévore.
Je suis seule.

Un gémissement étranglé m’échappe alors que je glisse à genoux sur la pierre dure, les bras étreignant ma taille comme pour compenser l’absence de mon dragon et de mon Familier. Seule, je suis seule, si terriblement seule – personne pour chuchoter dans ma tête, personne pour me réconforter, personne pour veiller sur moi. Je suis seule !
Terrifiée, je me balance d’avant en arrière, tentant de juguler les sanglots hystériques qui me secouent.

Sayam, Serment – où êtes-vous donc ?
Revenez !
J’ai tant besoin de vous !

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Jeu 27 Oct - 17:25

Ce qui se déroule ici m’intéresse considérablement.
Nous autres Erebiens aimons les énigmes, et ce sablier étrange en est une. Maintenant d’un bras les pans de mon sari, j’observe avec curiosité la salle, dans la lueur ténue des torches. Ce qui s’ensuit est tout aussi passionnant : le sablier tourne, tourne, tourne follement ; et le sol tremble avec ardeur. Lorsque tout s’arrête, j’ai atterri pêle-mêle sur une rouquine que je ne connais pas et qui a l’air… faë. Je me relève sur quelques mots d’excuse, l’aide à se redresser, époussette distraitement quelques brindilles accrochées à ses cheveux, et observe les alentours.

Sirocco n’est plus là. Mais à en juger par ce qui se passe dans le ciel, c’est plutôt normal : alors, je mets mon inquiétude en sourdine, et me concentre sur le problème à gérer. Deux jours pour rejoindre l’espèce de temple, là-bas sur la montagne ? Au milieu de deux armées en plein combat ? Haussant un sourcil à la remarque qui est faite, je fais un pas en avant et désigne ma tenue. « Je veux bien retirer ma griffe de Voltige, mais je pense qu’on va m’identifier comme Erebienne assez rapidement. »

Je réfléchis aussi vite que possible. Je connais mon histoire sur le bout des doigts, mais l’on sait si peu de choses sur la dernière grande guerre… « De mémoire, vers la Trêve, les armées présentes en Sombreciel étaient un contingent kyréen, opposé à des mages de Lagrance ; et quelques bataillons de Chevaucheurs et Voltigeurs. Je pense qu’on devrait pouvoir traverser la vallée et entrer dans la montagne, quand il fera nuit… On devrait faire un peu de reconnaissance. »

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Jeu 27 Oct - 19:49

C’est à peine s’il relève la remarque d’Octavius sur l’intelligence, tellement l’angoisse l’étreint. Et il n’est pas le seul, visiblement, le Voltigeur, à ressentir aussi cruellement la perte de son compagnon à plumes ou à écailles. Seule Mathilde, à ses côtés, l’empêche de s’effondrer. Il a besoin de Nuage, besoin de lui, là, maintenant. Et le seul moyen de le retrouver, c’est de rentrer. Deux jours ? Ils ont deux jours ? Pour cheminer jusqu’au temple fortifié qu’ils aperçoivent à peine, à flanc de montagne, en traversant un champ de bataille ? Cela semble impossible, si ce n’est la motivation dont chacun fera sûrement preuve. Ils n’ont guère le choix, après tout, s’ils veulent rentrer.

La présence de sa sœur, à ses côtés, lui redonne ce qu’il faut de calme. La suggestion de l’ancien Voltigeur n’est pas si idiote, même si un groupe tel que le leur court pourtant des chances d’être repéré. Surtout avec une demoiselle aux cheveux de feu comme la Chevaucheuse qui l’a blessé pendant l’épreuve ! Mayeul ne peut se retenir de glisser cependant, l’air de rien, une pique au Guerrier. « Tu ouvriras la marche, Octavius, l’ennemi semble t’éviter en général. » Une pique concernant le premier tour du Tournoi ? Allons, à peine.

Et pendant que certains paniquent, ou se disputent, le Voltigeur lui, réfléchit. La main de Mathilde dans la sienne, il se remémore ce qu’il a appris au sujet de cette guerre d’il y a mille ans. Les récits qu’il a lu, les histoires entendues... C’est un sujet qu’il est loin de maîtriser, et d’ordinaire il n’a même pas à se réfléchir longuement au sujet d’une anecdote de bataille avant de l’entendre, mais là, c’est à lui seul qu’il doit se référer. A sa mémoire. Sans Nuage, sans autre ressources que lui-même.

La question de Liselotte danse dans l’air, et il incline la tête, plongé dans ses pensées. Une diversion. Et tandis que Reja indique qui sont les forces en présence, Mayeul se remémore un détail dans ce qu’on lui a raconté. Les kyréens. Les Lagrans. « Si Reja ne se trompe pas. » Reja, c’est mieux que la folle au sabre, n’est-ce pas ? « Les forces de Valkyrion sont divisées pour le moment. Elles vont profiter de la tombée du jour pour faire croire à une retraite, et entraîner les Lagrans dans un piège. Ils seront pris en tenaille et appelleront la majorité de leurs Chevaucheurs à la rescousse. Cela devrait nous fournir la diversion nécessaire. J’espère. » La jeune Erebienne n’est pas la seule à avoir étudié les livres d’Histoire, après tout.
« Il y a un bosquet d’arbres, à la lisière de la clairière. Ici, nous sommes trop à découvert. Même sans signes distinctifs, quelqu’un va finir par se demander ce que nous faisons là. Nous pouvons y attendre la nuit, et nous glisser ensuite au travers du champ de bataille ? » Propose Mayeul, avant d’ajouter en regardant Mathilde. « Les ... Fantômes peuvent peut-être se charger de la reconnaissance ? » Nul ne peut louper l’émotion dans sa voix, cette façon étranglée de prononcer un mot qui signifie la non-existence de Mathilde. Quand la Samhain se terminera, elle repartira. Et il ne peut l’accepter.

Sa sœur lui adresse un sourire, et un regard complice. Elle sait, elle, ce qu’il ressent. Puis elle se tourne vers le reste du groupe, inclinant la tête. Oui, elle est prête à se charger de l’exploration, plus discrète peut-être que toute leur troupe. Les soldats cherchent un ennemi, pas un fantôme. Elle ne risque rien. Son regard croise celui de Grâce, la seule dans cette assemblée qu’elle connaît, du temps où Mayeul et elle étaient dans le même Vol. Courageuse Grâce, ennuyée par le fantôme de son mari. Mathilde l’empêchera de nuire, si elle le peut. Le sait-elle ? Le comprend-t-elle ? Mathilde, même de son vivant, a toujours été bienveillante et protectrice : nul doute qu’elle le soit encore, après sa mort.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Jeu 27 Oct - 22:08

J'ai la gorge serrée par l'émotion, alors que la vérité éclate. Trop tard... Elle était morte, et si tôt après mon départ. Cette révélation me paralyse, ne réalisant pas encore la détresse que cherchait alors à m'exprimer mon amie d'enfance. Je ne réintègre la réalité qu'avec un temps de retard, Mélodie s'étant déjà détournée de moi.

- Non, attends...

Je cours derrière elle, avec la ferme intention de dire... Je ne sais pas. N'importe quoi. J'attrape son bras pour la forcer à se retourner, et ce n'est pas tellement les mots qui me manquent que cette soudaine agitation qui m'empêche d'en dire davantage. Nous nous sommes enfoncés bien plus que prévu dans les galeries, et cet étrange sablier s'est mis à opérer des rotations frénétiques. Je ne comprends pas tout ce qui vient de se passer, quand la terre se met à trembler. Un cri se meurt sur mes lèvres. Ca recommence... Non !

Ma petite...? Que se passe-t-il ?
Mirage ! Tout va s'effondrer. J'ai peur que... Mirage ? Mirage !


Je me souviens être tombée, puis tout m'a paru subitement flou... Suis-je tombée inconsciente ? La terre a cessé de trembler, et je suis à nouveau en plein air. Il fait... Jour. C'est un rêve ? J'entends l'écho lointain de quelques affrontements, et malgré cette agitation lointaine, un silence profond m'étreint. Je ne l'entends plus. Il n'a pas répondu à mon appel. C'est comme s'il était... Mort. Non, impossible. Mirage est invincible. Il a déjà survécu à d'autres Chevaucheurs que moi, et devait en faire de même pour... Je refuse de le croire ! Et cette solitude, pourtant, me broie le cœur. Il reste sourd à mes suppliques muettes. Mes pensées m'appartiennent... Et je n'ai jamais ressenti plus grande détresse. Je tremble. J'hurle son nom, de désespoir. C'est une tempête qui bat sous mon crâne, et qui me prive de toutes mes forces. Vide. Je me sens si... Vide. Des larmes m'échappent, dans un sanglot incontrôlable. Je passe une manche devant mes yeux, et avise avec un temps de retard les personnes en présence. Je les hais, tous. En cet instant, ils ne sont plus rien pour moi. Je me réfugie dans cette rage pour ne pas céder au désespoir le plus total, cherchant à me relever. Mon ton est haineux, vindicatif.

- Qui a fait ça ? Donnez-moi le nom du responsable, que je lui brise les os un par un, que...

Je suis prête à me jeter sur le premier dont la tête ne me reviendrait pas, quand un bras me saisit avec force, à manquer de me faire perdre l'équilibre. Je me débats avec hargne, en vain. Je lui décoche même un coup dans le tibia par mégarde, avant de cracher par dépit sur mon geôlier :

- Quoi encore ?

Qu'Octavius ait perdu ce regard timoré au profit d'une résolution nouvelle parvient à retenir suffisamment mon attention pour que je jette un coup d'œil à ce qu'il me montre. Je cesse de m'agiter, et me calme au fil de ma lecture, que je lui livre à voix haute, ainsi que tout ceux qui daignent écouter. Un voyage dans le temps, c'est bien quelque chose que je n'aurais jamais cru possible mais... Deux jours, c'est peu. Enfin, tout n'est peut-être pas perdu.

- Je... Je peux encore retrouver Mirage.

Un soulagement certain m'étreint en formulant cette pensée, à me donner à nouveau envie de pleurer, ou même de l'embrasser tiens... Non, tout de même pas. Je souffle quelque chose, à mi-chemin entre le rire et les larmes, avant de l'étreindre subitement. N'empêche, il est vraiment beaucoup trop grand. Et je réalise que je ne suis toujours pas très habillée quand il parle subitement des insignes. Je m'écarte, pour fouiller dans ma besace où j'ai mis mes vêtements humides... Et manque de sursauter quand une tête de furet en émerge. Chipie ? Le... Familier d'Arnaud ? Mais qu'est-ce qu'elle fait là ? Je me fais assommer par un flot de paroles ininterrompus par pensée, alors que le furet commence à paniquer.

- C'est pas vrai...

Je la noie sous les vêtements comme si ça pouvait la faire taire. Voilà une autre motivation pour rentrer au plus vite.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Jeu 27 Oct - 23:11

Y a pas à dire, la curiosité c’est un vilain défaut. Et quand comme Rackham on a soif de découverte, on ne pense pas forcément immédiatement aux conséquences. Après tout, hormis le fait que ce soit un objet de Sombreciel, qui aurait pu croire qu’un bête sablier laissé là bien en évidence pourrait être la cause de tant de remous. Alors forcément, il y a touché, le capitaine d’Ansemer, sans penser que deux ou trois tapotement léger serait à même de déplacer la structure quand même assez grande. Et il était surtout loin de se douter du bordel qu’allait foutre ses actions inconsidérées liées à celle d’un chevaucheur, curieux des pierres qui ornaient le sol. Alors quand il bouge, le sablier, il a juste le temps de trainer Quittou plus loin en glissant une nouvelle fois sur elle à cause des tremblements qui s’éveillaient dans la pièce. Calico lovée entre eux deux, elle tremble de tous ses membres, maudissant son mage de n’avoir pas écouté ses conseils. Vrai qu’elle avait dû murmurer dans un coin de son esprit quelques secondes plus tôt les sages paroles « N’y touche pas. »

Conseil allégrement ignoré.

Quand il se relève, le jour est là. Ce n’est pas d’une poignée d’heure qu’ils semblaient avoir reculer, mais de bien plus, lorsque l’on constate les changements géographique. Et peut être aussi les dragons et griffons qui se tapent dessus loin et haut dans le ciel, et les bruits de bataille qui résonnent dans les collines. Il n’aurait peut être pas du toucher à ce sablier finalement. Il se relève, Rackham, aidant la pauvre Quitterie un peu écrasée sous son poids à se relever, mais il ne manque pas de sentir une absence au fond de son cœur et son esprit. Là où d’ordinaire bouillonne la conscience d’Obsession, un vide intense répond. Heureusement, la présence douce de Calico vibre, et bien vite le petit animal remonte sur son mage, se lovant sur son épaule et son cou. Elle tremble toujours, apeuré, et le murmure répond dans son esprit. « J’ai peur Rackham. » Il a une caresse pour elle pour la calmer, mais il sait que ce n’est pas aussi simple. Bien vite, l’agitation se présente chez les malheureux qui ont comme lui était transporté dans… le futur ? Le passé ? La première c’est Quittou, à gémir de solitude. Il essaie de la rassurer elle aussi, ses bras passés autour de sa taille pour la serrer contre lui et calmer l’absence qu’il a cruellement causée. Quel con bordel. « Calme toi Quitterie, tu n’es pas seule. » Il aimerait que ça suffise hélas… Et ça continue de geindre un peu partout. Agacé de manière générale, il invoque autour d’eux une pluie glacée, qui saura calmer les têtes bruler mais aussi les pleureurs qui ne devaient pas s’apitoyer sur leur sort. Certainement plus facile à dire qu’à faire, mais s’il avait bien compris, leur temps était compté. Heureusement, certains étaient plus calmes que les autres, trois ibéens. Il s’avance vers eux, gardant Quittou dans ses bras, mais non moins sérieux.

« Je connais pas trop l’histoire d’votre continent, mais la tactique que t’évoques semble la plus probable. Le terrain est propice à ce genre de retraite et surtout de piège. Et j’pense pas qu’on ait encore été remarqué. Ils sont trop concentrés sur la bataille et nous sommes encore loin. » Il connaissait assez les tactiques de combat lui même en tant que capitaine de Vol Faë pour savoir ce genre de chose, même s’il s’agissait là visiblement des lagrans. « Par contre, se déplacer de nuit va être compliqué. Si on ne veut pas se faire remarquer, utiliser de la lumière sera pas possible, surtout en plein milieu d’un champ de bataille, même laissé à l’abandon pour continuer les combats plus loin. Y a toujours des gars derrière pour surveiller. » Définitivement, c’était compliqué. Il ne remarque pas l’intonation dans la voix du chevaucheur quand il s’adresse à un fantôme, mais l’idée semble bonne. « Ca peut marcher. Mettons nous avant toute chose à l’abris et faisons de la reconnaissance oui. Sans ça, il sera difficile d’établir un chemin qui sécurisera tout le monde. »

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Ven 28 Oct - 11:44

Serenus referma sa main sur la mienne, et ne prononça pas un seul mot. Je n’aurais, de toute façon, pas eu le courage de répondre à ses questions et ce simple geste me réconforta suffisamment pour que, quand nous arrivâmes dans une étrange salle qui attisa inévitablement ma curiosité, je le laissai s'éloigner. Du coin de l’œil, je remarquai Mayeul qui jouait avec des cristaux suspects, puis tout se passa trop vite pour que je puisse y comprendre quoi que ce soit. Le sablier bascula sur lui-même, et toute la salle se mit à trembler comme si elle allait s’écrouler sur nous. Je me crispai, et fermai instinctivement les yeux.

Je ne pouvais pas mourir. Pas comme ça. Ce serait trop facile.

Puis, brutalement, tout s’apaisa. Etais-je… morte ? J’ouvris prudemment un œil, et mon esprit, l’espace d’un instant, eut du mal à enregistrer pleinement la situation. Nous étions en plein jour, au beau milieu d’une… bataille – moi qui avait toujours connu la paix, j’avais du mal à assimiler ce mot avec le vacarme des armées qui s’affrontaient – et… nous n’avions aucune raison d’être là. Avions-nous été portaillés jusqu’ici ? Et dans quel coin d’Arven, ou d’ailleurs, les dragons et griffons étaient-ils en conflit ? Les questions se pressaient dans mon esprit, accompagnées non pas de peur, mais d’une vague d'exaltation devant ce mystère à explorer.

J’écoutai attentivement les explications données, qui bien qu'invraisemblables, paraissaient presque logiques. Nous avions fait un saut dans le temps, et la seule manière de rentrer chez nous était de retourner au sablier d’ici deux jours, en traversant au passage les armées qui nous barraient le chemin. Presque un jeu d’enfant, non ? En tous cas, un défi digne de ce nom, qui ne pouvait qu’étirer un large sourire sur mes lèvres. Si nous réussissions, nous pourrions rentrer chez nous ; et si nous échouions… eh bien, à part la guerre, ce n’était pas si mal le passé, si ? Je pourrais sans doute m’y accoutumer – pour peu, bien entendu, que je trouve des abeilles pour me tenir compagnie.

Autour de moi, certains paniquaient, d’autres s’efforçaient de garder leur calme et d’autre encore s'énervaient. Mélodie, par exemple, déchargea sa colère contre Serenus. Je la foudroyai du regard, hésitant à intervenir pour défendre le guerrier, mais comme il avait décidé de s’excuser, je le laissai faire, me rappelant de lui enseigner un jour comment faire preuve de combativité. Bien entendu, il pourrait retourner ces enseignements contre moi, mais au moins il n’aurait plus à s’humilier devant toute femme qui s’avèrerait un peu trop caractérielle.

Mais ce fut finalement Mayeul qui attira mon attention, tant il était étonnant. La façon dont il raconta l’histoire de cette bataille, d’un ton calme et posé, ne put que m’impressionner. J’eus une moue contrite, avouant en mon for intérieur que je m’étais peut-être trompée à son sujet – pas si ridicule que je l’aurais pensé, le voltigeur. Et même si le fantôme à ses côtés suscitait visiblement beaucoup d’émotions en lui – elle lui ressemblait beaucoup, se pourrait-il que ce soit cette fameuse sœur jumelle ? – il parvenait à garder contenance. Je me glissai à côté de lui pour lui murmurer :

— Vous avez gagné, Mayeul. Je dois avouer que vous êtes moins ridicule que je ne l’aurais cru.

Qu’il en profite donc, je n’avouai pas souvent m’être trompée ! D’un autre côté, abandonner cette assertion-là me permettrait peut-être de trouver un autre détail sur lequel le taquiner… Enfin, ça n’avait pas beaucoup d’importance dans la situation actuelle, parce qu’avant de réfléchir à un éventuel avenir, il nous fallait d’abord survivre au passé. Or, je n’avais pas d’idées particulières pour franchir cette armée – je n’y connaissais rien aux armées – sinon me promener sans me soucier des combats, ce qui n’était sans doute pas une bonne idée. Du moins, pas une idée viable, et même moi j’en étais consciente.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 29 Oct - 12:05

C'était bien elle. Sa mère. Mais le Chevaucheur n'eut pas vraiment le temps de la questionner alors que tout autour de lui se mettait à changer violemment, le propulsant dans une clairière. Il n'avait pas vu ce qu'il s'était passé. Hébété, son premier réflexe fut bien entendu, de vérifier si Cassiopée était là. Rassuré, il observa autour de lui, sans jamais vraiment oublier la présence du fantôme de sa mère, qui les avait suivi. Les conversations et suppositions allaient bon train. Un bon dans le temps. Dans le passé. A une époque où la guerre faisait rage. Génial... Comment cela était-il possible ? Et il se retrouvait coupé d’Étincelle et Sereine ! Changer d'époque ne lui aurait pas importé s'il avait pu avoir son dragon et son familier. La personne qui comptait le plus pour lui était là. Mais elle, elle avait de la famille dans le présent.

« Je suis désolé, je n'aurais jamais du t'emmener dans ce tertre... »

C'était lui qui avait voulu y aller, entraînant Cassiopée dans son sillage. Mais tout n'était pas perdu. Deux jours pour rejoindre le temple. Facile... S'il n'y avait pas ces armées sur le chemin le plus direct. Il n'avait pas à dissimuler ce qui faisait de lui un Chevaucheur. Il n'avait même plus de chemise, alors... A la question de Liselotte, il se risqua à prendre la parole :

« Je peux faire diversion, attirant leur attention sur des explosions à l'opposé de notre groupe... »

Certains firent un rapide rappel de la situation à cette époque, apportant quelques informations importantes pour la suite des événements. Mais attendre la nuit, c'était perdre du temps malheureusement. C'est alors que Mayeul demanda s'il serait possible que les fantômes de chargent de la reconnaissance. Thomas pâlit, avisant le fantôme silencieux de sa génitrice. Qui semblait tout aussi prête à aider que celui qui accompagnait Mayeul et lui ressemblait beaucoup. Une sœur peut-être ?

« D'accord pour la reconnaissance. »

C'était tellement perturbant. Et il avait tant de choses à dire à sa mère. Sauf que les circonstances ne s'y prêtaient pas. Et il serait peut-être trop tard après. Combien de temps l'esprit allait-il rester à leurs côtés ? Comme consciente du trouble du jeune homme, le fantôme passa une main évanescente sur sa joue, lui arrachant un frisson. Il hocha la tête, se mettant en route, vers l'endroit indiqué par Mayeul. Les bois. Ça, c'était le terrain du Chevaucheur.

« Je vais partir en éclaireur à travers les bois, je sais me déplacer silencieusement sur ce terrain, et ne pas me faire remarquer. Pas aussi léger qu'un fantôme, mais presque. »

Il laissa échapper un léger sourire. Il avait apprit à chasser dés son plus jeune âge, à dissimuler son odeur et ses traces pour approcher au plus prêt le gibier. Alors faire de même avec des humains étaient un jeu d'enfants. Et si jamais il rencontrait un soucis... Et bien, il avait sa magie.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 29 Oct - 14:43

01 Novembre 1001 — Sombreciel



Après la fin du concours d'équilibre, elle n'a pas tout suivi, Abigaïl. C'était peut-être la bière engloutie avant sa course, sûrement un peu de dégoût de voir qui a finalement été la gagnante... Mais Abi n'a fait que suivre le flot de personnes qui ondulent, avancent, et se perdent dans des caves étranges. Elle reste éloignée, regarde autour d'elle, écoute les quelques échanges entre ceux qui fêtent Samhain et se dit dans son coin que finalement, passer sa soirée à se moquer intérieurement de Sombreciel et de ses invités n'est pas si dramatique. Le nuage aux vapeurs dérangeantes s'estompe, il ne reste plus que le réel et...

Et plus rien. Le noir, le vide. Quelques cris et une sensation de chute qui n'en finit pas, comme on en a parfois en rêve. En ouvrant ses yeux, Abi est loin du groupe dans cette étrange clairière, mais tout le monde est toujours là. Seulement, plus vraiment , où ils étaient. Les premiers paniquent tandis que d'autres sont déjà en train de préparer un plan d'attaque, tels des guerriers féroces toujours aux aguets... C'est qu'au loin, la guerre semble faire rage. Mais Abi, dont les joues rosées par l'alcool montée à la tête deviennent de plus en plus pâles, elle a peur. Oh, elle le taira, pas un mot. La peur est un sentiment faible, qu'on lui a appris à combattre trop de fois pour qu'elle y succombe encore si facilement.

Il faut alors tenter de se calmer, raisonner. La rousse se lève doucement alors que certains se proposent déjà pour jouer aux guerriers, avant de faire quelques pas en arrière. Elle sent comme le besoin de se cacher derrière un arbre, juste au cas où un de ces soldats qu'on entend au loin surgirait de nulle part. Oui, il faut qu'elle réfléchisse. Elle est douée pour ça, trouver des solutions à des situations inhabituelles, dans le stress et la précipitation. Ses poches sont vides, elle ne sait pas même si ses pouvoirs marchent, ici. En regardant ses mains, comme si elles allaient lui apporter la réponse Abi ferme les yeux, jusqu'à ce qu'elle n'entende une branche craquer. La chevaucheuse se retourne, la bouche ouverte, pour tomber nez à nez avec un homme visiblement du coin. Il est armé, et a un de ces instruments qui fait du bruit lorsque l'on souffle dedans. Un éclaireur d'une des deux armées qui se battent, elle en est sûre...

Oh ! On est perdus ! On ne veut pas vous attaquer, regardez ! Elle montre du doigt le groupe derrière elle, mais en face l'homme ne semble pas prendre bien la chose... Il se met à parler, ou plutôt hurler, dans une langue inconnue. Abigaïl n'a pas besoin de comprendre pour réaliser qu'elle n'est pas maître de la situation, et que tout risque de se retourner contre elle. Alors elle tente de s'éloigner, retourner auprès des siens - aussi étonnants soient-ils - pour se protéger, mais le soldat sort sa lame et cette chose qui s’appète à révéler à tous qu'il y a des intrus. Nooon ! Elle crie, sûrement un peu trop fort, et se saisit d'un gros caillou à ses pieds, qu'elle lance sur le combattant. Au contact de l'arbre derrière l'homme, sur lequel la pierre finit sa course, elle expose et en détruit un morceau de tronc. Sonné par l'impact, et embêté par quelques débris, Abi en profite pour sauter sur son ennemi et le cribler de coups, comme Ludivine le lui appris.

La chance est clairement avec elle, puisque l'homme finit par tomber inconscient, malgré quelques ripostes. Abigaïl le traîne alors jusque sur la clairière dont elle vient, juste à côté, et le donne en trophée aux habitants de son siècle. ... J'ai trouvé ça. Il peut être utile, non ? Puis essoufflée, elle se penche en avant, appuyant ses bras sur ses genoux, avant de tomber à la renverse et rester assise, le temps de reprendre ses esprits...


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Lun 31 Oct - 16:01




Chroniques d'Arven

Intrigue 1.6

La Danse des Trépassés

Du 31 octobre au 5 novembre 1001



Intrigue animée par Aura·


Le Festival du Seuil




 
 
 



Le Destin intervient



Vus !
Fondant du haut des cieux, une silhouette massive dégringole, toutes griffes dehors. Le petit groupe a fini par attirer l’attention, hélas, et le dragon d’Azur qui vient se poser au milieu des rescapés semble clairement agressif. Seul, aussi – sur son dos, point de selle ni aucun harnais. Pas le compagnon d’un Chevaucheur, donc – et il semble… jeune. Débordant d’une énergie toute juvénile, et visiblement prêt à en découdre, peut-être pour prouver sa valeur ? Quoi qu’il en soit, il montre les crocs, et sur sa langue une fournaise immense indique l’imminence des flammes.
Sa voix mentale résonne dans les esprits des voyageurs du temps.

« Déclarez votre allégeance, si vous êtes de Faërie ! Sinon, moi, Stellaire de l’Azur – je vous massacrerai tous. »




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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Mar 1 Nov - 13:29

On panique, on s’excuse, on cherche. Tout le monde s’affaire dans un amalgame désorganisé. Je les regarde faire sceptiques. Tentant de juguler mes propres sentiments. Certains sont en proie à la panique, reflet dérangeant de ce qui m’agitait. Les chevaucheurs et voltigeurs sont au bord du malaise. Je me tiens à l’écart, évitant de me faire contaminer par leur panique étant donné que je ne vais à peine de réussir à juguler la mienne. Juste assez pour ne pas céder à l’hystérie. Quelques-uns étaient plus magnanimes que d’autres… Réfléchissant posément… ou était-ce simplement parce qu’ils réussissaient mieux à cacher leurs angoisses ? Je ne saurais le dire. Si j’avais été seule, j’aurais certainement pu me faufiler à travers champs. Si aucune protection, ni alarme, magique n’avait été établie, j’étais certaine de pouvoir atteindre ce foutu sablier. Mais je connaissais mal la magie, m’y risquer ainsi, seule, était certainement suicidaire. Et puis, je ne pouvais abandonner Maë. Les autres, toute sympathie que je pouvais avoir, étaient quantités négligeables.

D’un coup, une tempête s’abat sur nous.
La terre se soulève, le vent souffle avec force. Je sens mes vêtements gémir et tirer. Un bruit sourd et le vent a disparu. J’abaisse mes bras et je le vois. Un énorme dragon aux écailles rutilantes. Fière, le poitrail bombé et la gueule fumante, prêt à nous rôtir au moindre faux pas. Sa voix furieuse retentit dans ma tête, assourdissante et puissante. J’ai le réflexe d’aller me boucher les oreilles. Puis j’assimile les paroles pour leur donner un sens. Le stress, l’angoisse…. Allez savoir pourquoi, mais je n’arrive pas à m’empêcher d’éclater de rire. Soulagée ? Oui, je pense que je l’étais. J’avais confiance en ce lézard, même tout crocs dehors et prêt à nous déchiqueter. Voir Stellaire, me paraissait tellement improbable… lui qui m’avait déjà aidé par le…futur ? Pourquoi ne le ferait-il pas désormais ?

Je passe ma main dans mes cheveux pour les chasser de mon visage. Me traitant intérieurement de folle pour ce que j’allais tenter, me raccrochant à un espoir fou pour ne pas me faire broyer par la peur. Je m’avance au-devant de l’énorme bête. Son souffle brulant réchauffant dangereusement ma peau. Le moindre faux pas et… Pouf… la mort viendrait nous cueillir. C’était comme lorsqu’on apprenait à escalader une falaise pour la première fois. Il ne fallait pas regarder en bas et se concentrer sur son trajet, geste par geste, petit bout par petit bout.
Il n’y avait qu’ainsi qu’on avançait et qu’on pouvait empêcher le vertige de paralyser nos membres. C’est ce que je faisais, me raccrochant aux yeux terriblement sérieux du dragon et à l’image que j’avais de lui. Il m’avait sauvé la vie, il n’allait pas bêtement la reprendre ? Même s’il ne savait pas encore que je lui en devais une. M’approchant avec lenteur, je lui montre mes mains paumes en sa direction pour apaiser les tensions ou tout du moins le convaincre que je n’allais pas subitement lui sauter dessus. Vu mon accès d’hilarité, l’instant d’avant, ce n’était pas exclu qu’on me pense capable d’une telle bêtise.


-Ne me carbonise pas tout de suite Stellaire. Après tout, ce serait dommage de brûler une vie que tu as pris soin de sauver. L’histoire est…difficile à expliquer. Nous avons tous des allégeances qui nous sont propres, cependant, aucune qui ne soit encore connue. Nous avons atterri ici à cause du sablier magique. Nous ne faisons pas parti de cette guerre, ni même de cette époque… et nous n’aspirons qu’à repartir avant qu’il n’y ait des conséquences irrémédiables pour nous, vous et le futur... Je…Ce n’est pas très clair, mais… Si vous êtes capables de parler dans les esprits, je t’en prie sonde le mien. Vois mes souvenirs. Je sais que ce que je dis est incompréhensible, mais comme ça tu te rendras surement compte de la vérité.


En même temps, je tente de me rappeler et de lui montrer comment il m’avait sauvé. Comment nous étions arrivés ici. Si on pouvait leur parler d’esprit à esprit, on pouvait également leur donner accès à des images, des souvenirs. J’espérai, sinon je me ferai croquer par un dragon furieux qu’on se soit moqué de lui.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Mar 1 Nov - 23:38

La douche glacée dont les gratifie un des Mages lui fait venir de larges frissons, mais Mayeul s’efforce de ne pas se plaindre. Ils ont autre chose, de bien plus urgent, à régler, qu’un peu d’eau glacé. Où ils sont. Quand ils sont. Et surtout, surtout, comment faire pour rentrer. Chacun y va de son avis et bientôt, un plan de bataille semble se mettre au point. Se mettre à couvert semble pour le moment la meilleure chose à faire, après qu’ils se soient délestés de tous signes de reconnaissance. Quoique la plume qui orne d’habitude sa chemise est restée avec sa chemise, c’est-à-dire, bien loin d’ici.

La soudaine présence de Melinda à ses côtés, et ses... Excuses ? Il ne sait pas trop, avec la jeune femme. Ses presques-excuses, donc, arrachent à l’homme un sourire amusé, tandis qu’il incline la tête pour murmurer sa réponse. « Vous voyez, je vous le disais depuis le début. J’ai toujours raison, Melinda. » Plaisante-t-il, avant de se retourner pour observer l’expression amusée de sa jumelle face à cette assertion. Néanmoins, la réplique de la jeune femme le perturbe bien plus qu’il ne voulait l’admettre.

Il le sait, Mayeul, qu’il n’est pas le Voltigeur le plus fiable de son vol. Probablement le pire Voltigeur d’Ibélène dans son entièreté, d’ailleurs. Mais là, aux côtés de Mathilde, il se sent comme transformé. Assuré. Désireux de s’en sortir, et non pas plongé dans cette brume léthargique qu’il aime entretenir quand ça ne va pas. Qu’il a entretenu depuis la mort de Mathilde, qui s’est calmée, puis est revenue de plus belle après le Tournoi en Bellifère. Bien peu le connaissent d’avant la mort de sa soeur jumelle, et bien peu savent de quoi il est réellement capable, le Voltigeur. Brillant étudiant, cadet loué par ses professeurs, chacun attendait de lui des merveilles. Et puis, quand Mathilde est décédé, tout s’est effondré. Mélusine avait raison : il n’est plus que l’ombre de ce qu’il a été, désormais.

Mais pas aujourd’hui. Pas quand il a cette chance, unique, de se trouver encore auprès de sa jumelle. Puisqu’il a une occasion de racheter ses fautes, qu’elle n’a pas à avoir honte de lui. Elle n’a rien dit, mais il se sent affreusement coupable, Mayeul, de n’avoir pas su honorer sa promesse. D’avoir oublié ce qu’elle souhaitait pour lui.

Mais ces sombres pensées sont vite balayées, littéralement parlant, par un vent violent. Et c’est un grand dragon qui se pose devant leur petit groupe, sa voix résonnant dans leur tête. Mayeul ne peut s’empêcher de grimacer devant cette intrusion désagréable, si loin de la douce caresse de Nuage et des pensées qu’ils partagent. Est-ce le mouvement insensé de la Chevaucheuse rousse, qui a assommé un garde de ce temps ? Est-ce elle, qui a provoqué la soudaine venue du dragon ? Décidément, les Chevaucheurs, tous des idiots.

Quoique non, pas que les Chevaucheurs. Les Faës en général, visiblement, n’ont rien dans la tête, puisque c’est Mélodie qui prend la parole, s’adressant à l’écailleux bleu en lui... Déballant toute l’histoire ? Sérieusement ? Le Sablier du temps, leurs allégeances dispersées, le fait qu’ils venaient du passé ? Impulsif - ce trait de caractère, visiblement, n’avait pas été occulté par la mort de Mathilde - et légèrement agacé, le Voltigeur s’avance à son tour. « Nous œuvrons pour la paix en Arven. La guerre qui se déroule sous nos yeux n’est pas la nôtre, et nous n’avons nulle querelle envers ceux d’ici. » Il ne propose pas au dragon de lire ses pensées, lui : il ne manquait plus que ça ! Pourquoi ne pas hurler aux deux armées assemblées qu’ils possèdent la clé de leur guerre, tant qu’ils y sont ?

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Dernière édition par Mayeul de Vifesprit le Sam 5 Nov - 21:07, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Mer 2 Nov - 2:16


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Il observe avec la fougue de la jeunesse, Stellaire, cette troupe étrange perdue au cœur de Sombreciel, non loin d’une bataille emplie de rage et de désespoir. Il est prêt à cueillir la fleur de feu qui brûle dans les profondeurs de ses poumons pour occire ceux qui peuvent être des ennemis. Les ennemis de Faërie. Les crocs en avant, il écoute pourtant ceux qui oseraient répondre avec arrogance contre lui, dragon de l’Azur fier et prêt à se battre. Et pourtant, il est surprit par cette première humaine qui s’avance à prendre la parole. Une vie qu’il aurait déjà sauvé sans que sa mémoire ne se rappelle à lui ? Etrange. Et l’étonnement passé, il défait doucement sa position de méfiance, puis le port altier, l’air noble, il continue de toiser avec hauteur ces humains qui seraient supposément des enfants du futur. Difficile à croire et pourtant… pourtant l’esprit fantasque du dragon ne s’offusque pas de ce qui pourrait être un odieux mensonge pour sauver quelques vies. Et quand l’offre lui est faite de lire la mémoire, son regard intense se plonge dans celui de la jeune Mélodie, et l’esprit se mêle aux nombreux murmures que susurrent pensées et souvenirs, aux chuchotis discrets, pas facile à décrypter mais qui, pour un dragon, ne sont pas si compliqués. Il voit alors l’avenir, Stellaire, il voit le monde qui a évolué, les chemins empruntés, les futurs meurtris et abandonnés, les routes brisées laissées à l’abandon pour d’autres voies qui s’éclairent. Des choix, tant de choix qui s’amoncèlent dans sa mémoire, un destin symbole de paix… et pourtant de ténèbres…

Quand il rouvre les yeux, son air est différent. Plus vouté, plus affaissé, comme si le poids des années entraperçues dans la mémoire l’avait durement frappé, il est courbé Stellaire, en regardant les mortels devant lui. Il a un long soupir et sa voix rauque s’élève finalement dans l’air, presque touchée.

« C’est donc là ce que promet l’avenir. » Il n’a ni jugement ni dépit dans ses paroles. Un constat de ce qu’il a pu observer, de ce qu’il a compris. « J’ai vu l’espoir dans ta mémoire, enfant, une lumière portée par les hérauts d’un noble jugement. C’est ce qu’il faut à notre guerre, pour mettre fin au sang qui gorge ces terres. »

Il est si sérieux, le noble Stellaire, lui qui dans le futur saurait se montrer aussi inconséquent que fou, joueur et presque enfant, portant un masque de joie pour cacher la peine d’un long chemin pavé de ténèbres. Alors quand il songe à ce futur entraperçu, ces dorures pour illuminer ses écailles et guider vers la lumière, ainsi que se colore sa propre parure. Sous les yeux de ce groupe étrange, une à une les écailles d’azurs se fondent dans l’or le plus pur. A l’espoir il voue en l’instant son esprit. De l’espoir il veut guider un peuple démuni.

« Aux ténèbres de mon temps, une lumière faite de vengeance et d’espoir doit s'opposer. J’irais porter ce message au travers d’Arven. Mais d'abord, je dois vous remercier. » Il a toujours un regard haut, toisant avec une certaine méfiance ceux qu’il identifie comme des Ibéens. Cette femme à la peau hâlée n’est très certainement pas Faë. Elle n’est cependant pas d’ici. Et loin dans le futur viendront au monde ceux qui sont devant lui. Mais leur venue dans le passé n’est pas le fruit du hasard. « Passez à l’arrière des lignes Faës. Les troupes en attente vous demanderont de vous identifier. Stellaire vous envoie. Et dites leurs aussi ces mots : l’Emeraude dépasse le Rubis. » Puis d’un coup d’aile, commence doucement à s’envoler. « Bonne chance pour rentrer chez vous. » Il décolle haut dans les cieux, et d’une autre poussée, disparaît au dessus des arbres, prêt à partir à la rencontre du souverain Ibéen, Hypérion, pour entamer le début d’une paix. Il est loin de se douter en l’instant qu’une nuée de griffons auraient tôt fait de l’en empêcher.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Ven 4 Nov - 20:13

Pleurs et gémissement viennent ponctuer les réflexions de certains. Des voltigeurs émettent des idées et elle suit avec attention. Le petit rappel historique de Mayeul la laisse perplexe un instant ; et s'il se trompait de bataille ? Après tout, ils n'ont aucun moyen de s'en assurer, mais ils n'ont visiblement pas le choix. De toute manière, ils devront faire un peu de reconnaissance, comme ça a été souligné. Envoyer les fantômes ? Ca semble judicieux, mais ils ne paraissent pas très bavards. Mais elle n'a pas tellement le temps d'y réfléchir ou d'émettre le moindre commentaire qu'une pluie brève s'abat sur eux, les trempant des pieds à la tête. Elle laisse échapper un petit cri de surprise. Dans d'autres circonstances, elle aurait trouvé le geste amusant ; quelle meilleure excuse pour retirer ses vêtements et se réchauffer auprès d'un petit groupe d'inconnus ? Mais ils n'ont pas tellement le temps de s'attarder ici, pas vrai ?

Le responsable de leur douche improvisée s'approche alors et, grelottant dans le froid de novembre, elle croise les bras en l'observant. D'accord petit génie, et comment vont-ils faire pour se défendre s'ils sont tous glacés jusqu'aux os ?

C'est alors que la rouquine du concours ramène un petit présent. Tiens donc. Alors que certains continuent à discuter, Liselotte s'approche de lui et se met à fouiller ses poches. Peut-être a-t-il quelque chose sur lui qui leur serait utile ? Elle frissonne sous les assauts du vent. Vent qui semble se faire plus fort soudain. Elle se retourne et l'aperçoit, le dragon. Il se met à leur parler à tous et elle en frissonne de plus belle. Stellaire. Le dragon millénaire de la Rose ? Voilà qui est très intéressant. Immobile, elle observe sans rien dire. De toute manière, elle n'en aurait pas eu le temps. La gagnante du concours d'équilibre semble décider à elle seule de risquer leurs vies à tous en présentant la vérité ; pari risqué sur lequel la couturière n'aurait pas nécessairement misé, mais contre tout attente, ça semble fonctionner. Elle voit, fascinée, les écailles d'azur devenir or et note dans sa mémoire les informations qu'il leur donne. L'Emeraude dépasse le Rubis. Bien.

Alors que le dragon retrouve les cieux, Liselotte se tourne vers ses compagnons d'infortune. « Nous devrions nous mettre à couvert avant d'être repérés par d'autre dragons ou griffons moins sympathiques. » Elle se tourne ensuite vers l'Erebienne. « Profitez-en pour mettre les vêtements de ce pauvre hère assommé. Nous avons peut-être un laisser passer, mais je doute qu'ils prennent la peine de vous poser la moindre question si vous traversez les lignes faës de la sorte. » fait-elle en admirant le riche tissu détrempé de son sari. Un très beau vêtement, sans aucun doute, mais ils ne peuvent se permettre le moindre risque et elle est sûrement l'Ibéenne la plus flagrante de leur petite troupe. Quant aux autres, ils devront espérer passer entre les mailles du filet. Et ne pas attraper la mort à cause d'un crétin de Chevaucheur.


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 5 Nov - 10:58

Un dragon. Ils avaient été repérés ! Serenus, d'instinct, se plaça devant les autres. Mais que pouvait il faire contre un dragon dont la puissance et la force émanait de ses écailles ? Surtout qu'il n'avait qu'une dague pour seule arme. Heureusement, la bête semblait vouloir parler. Elle leur ordonna en effet de se soumettre sous peine de périr sous ses griffes. Serenus s'était toujours demandé ce que cela faisait de mourir brulé par le feu d'un dragon. Est ce que l'on sentait son corps fondre et se consumer jusqu'à l'instant fatal ou est ce que la fin venait immédiatement ? Voila de drôles de pensées en un moment pareil. Cela ne lui ressemblait pas.
Tandis qu'il fixait le dragon, prêt à intervenir, d'autres pensées se bousculèrent. Pourquoi ne se soumettrait il pas ? Il venait de Faërie et n'avait aucune crainte à avoir. Si ça se trouve, il y avait eu des magiciens dans ses ancêtres. Une part de son esprit lui conseilla de ne rien dire. Cela pourrait lui créer des ennuis. Il regarda brièvement chacun de ses compagnons. Il y en avait sans doute parmi eux des personnes qui maitrisaient mieux que lui l'art de la persuasion et de la parole.

Soudain, Mélodie s'avança et accosta le dragon. Serenus ne put s'empêcher d'admirer son courage et sa détermination. Son cœur s'accéléra. Son regard, au lieu de voyager entre le dragon et la jeune femme, restait figé sur Mélodie. Il écouta ses paroles et sa proposition, qui le fit sourire. Voila une bien belle idée. Comme ça, le dragon apprendrait leur histoire et il pourrait même les aider. Un long silence s'installa quand la bête sonda l'esprit de Mélodie. Il paraissait si déprimé à présent... Quand il prit la parole, Serenus se rendit compte qu'il était à deux doigts de défaillir. Il avait retenu sa respiration pendant tout ce temps ! Il souffla doucement et tenta de se détendre.

Non seulement le dragon ne les dévoreraient pas, mais il leur indiquait un passage ! Quelle aubaine ! Serenus, visiblement soulagé, regarda la créature majestueuse s'élever dans les airs et disparaître. Maintenant, ils devaient faire vite ! Une des femmes proposa de se mettre à couvert pour éviter de se faire croquer. Serenus n'était pas d'accord. Il valait mieux foncer, rejoindre au plus vite le sablier.. Ou alors, tenter un semblant de diversion pour permettre à ses compagnons d'avancer. Mais c'était une mauvaise idée. Attirer l'attention, oui, mais de qui ? Ils avaient un champs de bataille sous les yeux. Le fracas des épées et les explosions résonnaient et se mêlaient aux cris et gémissements. Serenus s'approcha de l'homme assommé. De quel camp était il ? Il n'aurait su le dire. Ils pourraient le prendre avec eux, s'en servir comme une sorte de bouclier contre son camps... Serenus secoua la tête. Il était un guerrier bon sang ! Il ne pouvait pas s'abaisser à un tel acte. Lui qui avait déjà élaboré des stratégies de combat, il était à présent à court d'idées ! Il était aussi inutile qu'un oisillon. Ce n'est pas comme ça qu'il deviendrait un jour un grand chef. Il dépassa les autres, étudia le champs de bataille et constata que celui ci semblait se resserrer. Ils tenaient peut être leur chance.

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