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 Ce jour où nos coeurs et nos âmes se sont unis

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La Cour des Miracles
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La Cour des Miracles
Message Sujet: Ce jour où nos coeurs et nos âmes se sont unis   Sam 1 Oct - 23:55




Livre I, Chapitre 6 • La Danse des Trépassés
Hiémain et Mélusine de Sylvamir, et quelques invités

Ce jour où nos coeurs et nos âmes se sont unis

A toi, à jamais




• Date : 13 octobre 1001
• Météo : C'est un jour radieux et merveilleux. Le soleil brille haut et même s'il fait légèrement froid, les coeurs eux sont échauffés :coeur:
• Statut du RP : Libre pour les invités conviés !
• Résumé : Ils attendent depuis si longtemps, Hiémain et Mélusine, de se marier enfin et d'unir leurs vies à jamais. Après les événements de Bellifère, leur décision s'est hâtée, et c'est un mariage en petit comité qui va les unir, au sein de la Cour des Miracles.
• Recensement :
Code:
• [b]Date :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t1316-ce-jour-ou-nos-coeurs-et-nos-ames-se-sont-unis#39397]Ce jour où nos coeurs et nos âmes se sont unis[/url] - [i]Hiémain et Mélusine de Sylvamir, et quelques invités[/i]
Ils attendent depuis si longtemps, Hiémain et Mélusine, de se marier enfin et d'unir leurs vies à jamais. Après les événements de Bellifère, leur décision s'est hâtée, et c'est un mariage en petit comité qui va les unir, au sein de la Cour des Miracles.


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Message Sujet: Re: Ce jour où nos coeurs et nos âmes se sont unis   Dim 2 Oct - 0:17

Il ne saurait dire depuis combien de temps il attend ça. Sans doute le plus beau jour de sa vie, celui qui le verrait uni à Mélusine, femme de son cœur et son esprit qui avait éveillé en lui tant de sentiments qu’il s’était évertué à cacher jusqu’à ce que l’évidence lui tenaille l’âme : il l’aimait. Il l’aimait tant qu’il avait cessé de faire face à la logique, aux racontars et regards des autres. Si longtemps il s’était convaincu qu’il n’était pas l’homme qu’il lui fallait, que son sang souillerait le sien, qu’une union de leur deux familles n’était qu’une honte, que la beauté solaire de la marquise de Sinsarelle serait gâché par la froideur tranchante du baron de Sylvamir. Mais l’amour qu’il portait à Mélusine avait éclaté, en si peu de temps, il avait laissé les barrières depuis si longtemps installées exploser dans milles éclats de glace. Pour elle, pour un bonheur qu’il refusait de laisser lui échapper une nouvelle fois. Car il avait compris, quand Mélusine était venue le chercher ce jour là à Sylvamir, que jamais plus il ne la laisserait partir. Un sentiment qui lui avait tenaillé l’entièreté de son âme. Un sentiment qu’il avait écouté et jamais ne regrettait.

Alors après ce qui était arrivé à Hacheclair, après les accidents et les attentats, après avoir manqué de céder à l’appel de Sithis, Hiémain s’était laissé convaincre sans trop de difficultés de hâter le jour de leur mariage. Qu’importe si ce n’était pas fait selon les règles de bienséance ou selon ce que leurs titres de noblesse respectifs exigeaient. Il se marieraient à Lorgol, sous le regard d’Isil, la mère secrète de la Cour des Miracles, ce lieu d’une grande symbolique pour le couple : là où ils s’étaient rencontrés et aimé. A peine remit de ses blessures, calmé des événements du Tournoi, ils étaient rentrés au plus vite à Lorgol, engageant un homme de loi presque sur le champ. Il n’avait pas été très difficile ensuite d’obtenir les documents nécessaires, ni faire venir les témoins de leur signature. Le premier pas qui signait leur bonheur et leur avenir. Il déposait la plume à côté de l’encrier, regardant un dernier instant le parchemin où son nom et celui de Mélusine figuraient. Selon la loi, elle était désormais son épouse, il était désormais son mari. Il eut un sourire, presque ému, malgré la glace qui tenait toujours ses traits par habitude. Cela ne l’empêcha pas de prendre sa petite fée de lumière dans ses bras, déposant un baiser sur ses lèvres puis sur son front.

« Encore un peu, et je pourrais officiellement t’appeler ma femme, aux yeux de tous, aux yeux du monde. Et je serais tient. »

Un murmure à son oreille, confidence à la femme qu’il aime. Ce jour signifiait tant. Tant d’émotions qui se bousculent, se frappent et se contournent pour ne faire qu’un. Mélange de sentiments et souvenirs, il en tremblerait presque, le baron de Sylvamir, s’il n’était pas aussi doué pour cacher ce qu’il ressentait. Ça ne l’empêchait pas de couver sa Mélusine d’un regard tendre et amoureux, lisible dans la glace de ses prunelles bleues. Vital à ses côtés, témoin de Hiémain pour cette partie là de la cérémonie les presses un instant pour se rendre au cœur de la Cour. A ses côtés, Mélisende, témoin de Mélusine, observe, mais il sait qu’elle veille avec attention sur le bonheur de sa sœur. Un bonheur que le baron lui souhaite tout autant.

Elle est parée de bien des couleurs, la Cour des Miracles, et les amis ont déjà été prévenus et sont nombreux. Ça chante, ça danse, c’est une consécration de joie dans ce monde en proie à bien des doutes et problèmes. Quand ils arrivent, le brouhaha se calme, car c’est bientôt pour eux l’échange des vœux.

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Message Sujet: Re: Ce jour où nos coeurs et nos âmes se sont unis   Jeu 6 Oct - 2:14

Oh cœur, cesse donc de battre aussi fort – suspends ta course effrénée. Il convient de marcher, sans te hâter, car plus rien ne presse désormais ! Le contrat est signé, nos deux noms côte à côte, sur le parchemin entrelacés. Ma signature et la sienne, son sceau et le mien – les armes de Sylvamir, le blason de Sinsarelle. Un peu du sable d’Erebor sur les glaciers solennels de Valkyrion – et dans son regard, il y a un peu de cette neige éternelle qui fond doucement sous le soleil caressant la mer des dunes.

Mariés.

Pour de bon.

Sans cérémonie, sans salamalecs ni discours fleuris, sans prétention et en toute discrétion. Mariés à Lorgol, à la Tour des Voleurs, par un homme de loi né sur les pavés de la Cour des Miracles. Mariés, juste entre nous, avec simplement Vital pour témoigner de son engagement, et Mélisende pour constater le mien. Son meilleur ami, la meilleure partie de moi : quels meilleurs témoins pour sceller notre engagement que les compagnons de nos vies, qui nous connaissent sur le bout des doigts ? Un instant, mon regard s’égare du côté de ma sœur. Oh, Méli, ma douce, ma tendre, ma si chère – que j’espère voir un jour nos places s’inverser, toi avec la plume de la mariée et moi honorée de contresigner ! Que je voudrais, ma précieuse, te voir sourire pendant tes épousailles, et te savoir heureuse aux côtés d’un homme qui sache te mériter.

Je suis mariée.

Moi, Mélusine, l’enfant terrible de Séverac, si farouchement indépendante pour préserver les ruines d’un cœur brisé quand j’avais vingt ans et l’âme d’une enfant, j’ai consenti à m’enchaîner moi-même pour lui. Pour un homme si noble que je me demande encore comment son regard a bien pu s’abaisser sur la libertine marquise de Sinsarelle à la vertu si compromise – comment la glace si droite et rigoureuse de Valkyrion a bien pu s’éprendre du sable si volage d’Erebor. Un mystère, un de plus – quelque part, je n’ai pas réellement envie de savoir. Ce qui compte, aujourd’hui, ce sont nos noms couchés de concert sur ce parchemin qui scelle la première pierre de notre avenir. Une maison, à nous deux – j’abandonne Séverac, je ne suis plus aujourd’hui la fille de ma mère ; mais l’épouse de Hiémain, et la maîtresse de Sylvamir. Charge à moi de contribuer à restaurer la grandeur de cette noble maison si ancienne ; charge à moi d’épauler mon époux sur ce long chemin qu’il s’est refusé à emprunter toutes ces années.

Mélusine, baronne de Sylvamir.
Quel étrange consonance que ce nom auquel je ne suis pas habituée.
Hiémain, marquis de Sinsarelle.
Oh, si belle résonance, que ces nouveaux noms qui témoignent si bien de notre union.

Il me serre contre lui, et je n’ai que mon sourire le plus lumineux pour lui répondre. Je retiens sa main, la pose doucement sur mon ventre qui s’arrondit un peu plus visiblement de semaine en semaine. « Je suis tienne à présent, ton épouse devant les Dieux et les hommes, et l’enfant qui s’en vient est nôtre, quoi qu’il advienne. » On nous attend, dehors ; peu importe ! Ils attendront bien quelques minutes de plus. Une étreinte, un baiser, sous le regard attendri de ma si chère sœur, un sourire de Vital, et nous voilà dehors, devant les amis rassemblés pour l’occasion. J’ai pu en introduire trois parmi les sujets de la Cour ; ma jumelle, bien sûr, mais également mon ami de toujours Mayeul ; et ma tendre princesse Alméïde.

C’est d’ailleurs vers Mayeul que je tends la main, l’invitant à nous rejoindre devant tous les fils et filles des Miracles présents. « Atteste, mon ami, la teneur de mes propos – sois le témoin de mes vœux, et le gardien de mon engagement. » Je souris devant la lueur vaguement incrédule de son regard, et reporte mon attention sur Hiémain. Pour cette cérémonie toute simple, je n’ai pas prévu de ces discours pompeux aux phrases interminables – j’ai juste ouvert mon cœur, et préparé le plus sincère des serments. Quoi d’autre à lui dire, que la vérité la plus absolue ? Le silence s’est fait dans la joyeuse assemblée, tandis que nos amis respectifs se tiennent calmes encore un instant. Un instant, la voix me manque – l’instant est important, le moment est crucial, et je peux presque sentir mon existence toute entière vaciller à la limite du point de non-retour. Un instant, ma main tremble dans celle de Hiémain, et je resserre ma prise sur ses doigts, cherchant sa force là où ma propre faiblesse me fait tourner la tête. Mon regard accroche le sien, bleu oasis contre bleu glacier, et le doute s’envole. Il n’y a plus que lui face à moi – juste lui et moi, et le lien de soie que nos témoins s’apprêtent à nouer autour de nos poignets.

« L’amour m’a longtemps fait peur. Parce qu’il est grand, parce qu’il est puissant, et qu’il peut blesser bien plus mortellement que les coups les plus sévères ; parce qu’il a déjà détruit mon cœur et brisé mon être, je connais sa puissance, et je sais combien il peut être cruel. Je pensais qu’il n’y avait qu’une seule sorte d’amour à laquelle j’avais droit : pas celle de mes parents, mais celle qui blesse et qui meurtrit, celle qui ensanglante l’âme et mutile l’esprit. Je ne pensais pas être digne d’avoir plus que ça. Tu m’as appris que rien n’est jamais scellé, et que toute malédiction a une fin – Hiémain, tu m’as montré qu’il existe aussi des amours sereins, des amours qui apaisent et qui portent, qui chantent et qui résonnent, qui dévalent et qui s’envolent. Tu as daigné baisser les yeux sur moi, et dans ton regard je me suis vue digne d’être aimée. Tu m’as vue, toute entière et vulnérable, avec ma somme de défauts et chacune de mes faiblesses ; et tu m’as aimée quand même. Hiémain, tu m’as permis d’exister à nouveau, et tu m’as offert ce que personne ne m’avait jamais donné : une raison de vivre, et un avenir à bâtir. Je fais vœu de t’aimer, envers et contre tout, de te rendre ce que tu m’as donné chaque jour qui nous sera accordé ; de construire avec toi une maison pour nos enfants, et de porter ton nom avec fierté. Devant tous ici assemblés et nos témoins qui peuvent en attester, j’en fais serment : je suis tienne désormais, tant que tu voudras de moi, et que nous vivrons tous les deux. »

Et même au-delà. Ma voix tremble un peu, et une larme d’émotion s’est échappée d’entre mes cils, mais l’essentiel est là.

Je t’aime.
Épouse-moi.

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Message Sujet: Re: Ce jour où nos coeurs et nos âmes se sont unis   Mar 11 Oct - 2:03

Ensemble et à jamais.

Aujourd’hui Hiémain pouvait le clamer haut et fort, autant par fierté que joie, car Mélusine était sa femme et lui son époux. Tant d’années à espérer un rêve aussi fou, fuir et se perdre, se blesser et se retrouver. Tant de difficulté à braver les épreuves qu’ils s’étaient eux même imposés, pour mieux savourer en ce jour ce qui avait un goût de victoire et d’absolu bonheur. Ce jour était leur jour. Cet instant où leurs destinées étaient liées, dans un choix sacrifié et consenti avec la plus grande des allégresses. Car rien ne pouvait gâcher ce jour où même le soleil levé par Valda dans les cieux souriait pour eux. Et c’est un avenir radieux qui semble s’ouvrir, malgré la tristesse du monde à venir. Et peu importe ce qui assombrit Arven, car Hiémain et Mélusine sont heureux. Heureux de ce jour et du chemin qui leur est offert enfin. Une vie à deux, sous la bénédiction des dieux. Et cet enfant fruit de leur union qui plus tôt qu’on ne le croit viendra couronner leur bonheur du plus précieux des joyaux.

Au cœur de la Cour des Miracles, ce lieu qui a vu naitre leur amour, va se passer l’échange de leurs vœux. Avec l’autorisation du Fils des Ombres, ils avaient pu inviter des étrangers le temps de leur union, témoins de leur joie et fidèles amis de toujours. Et la famille aussi, bien entendu. Pour Hiémain, c’est Solange, sa chère sœur, qui est le témoin de ses vœux. Il y tenait tant, le kyréen, à voir sa sœur à ces côtés pour ce jour si particulier. Comme Mélusine, il va chercher celle-ci, tendant une main pour l’accompagner. Mais il n’a pas besoin de lui adresser quelques mots, juste le regard suffit entre eux. Et il est heureux, Hiémain, car le sentiment se lit dans la profondeur de ses prunelles de glace et du sourire qui pli ses lèvres. Ce n’est rien, quand il revient face à Mélusine – Ô sa si belle fée, brillante d’une émotion qui pourrait le faire vaciller.

Les mots sont forts dans sa bouche. Et chaque tremblement qui pourrait lui faire perdre pied, c’est d’une étreinte légère sur sa main que Hiémain lui donne tout son soutien, même si à tout moment lui aussi se sent céder. C’est une corde en lui qui vibre à chaque son mélodieux qui s’échappent des lèvres de Mélusine, un chant qui le touche plus que jamais, un timbre qui à peu d’une rime le faire tomber. Et son cœur – Ô traitre cœur qui semble se mourir de tant d’émotion – lui fait mal tant il tambourine et frappe. Et cette larme, quand la mélodie se termine, et qui perle presque sur la peau de nacre trouve son écho dans les yeux du kyréen. Un instant, cette fois-ci, c’est lui qui ne sait plus quoi dire. Il n’a pas prévu non plus de grands et beaux discours, et s’il a toujours été doué de verbe et de belles paroles, elles semblent toutes s’évaporer dans la glace fondu de son cœur réchauffé du plus pur des soleils. Il lui faut un temps oui, pour se reprendre, un temps où son regard ne quitte pas celui de Mélusine, plongé dans le sien pour y cueillir la force qui lui manque. Et quand enfin il trouve ce qu’il cherche, que son cœur parle pour lui, il laisse entendre ce qu’il a toujours voulu dire, ce qu’il a toujours voulu exprimer sans jamais trouver les mots justes.

« Mes parents se sont passionnément aimés. Si fort, qu’ils ont dépassé les frontières qui leurs étaient imposées pour vivre leur amour. De ce bonheur difficile à avoir, tout leur a été enlevé. L’amour n’était alors pour moi qu’une image  sanglante et cruelle. Je n’ai jamais pu voir en eux le miracle qu’ils avaient produit, seulement le désespoir laissé sur le chemin de leur avenir détruit. L’amour, je l’ai fuit. Par peur, par dégoût, parce que j’étais persuadé qu’il devait m'être interdit. Je l’ai fuis, alors même que je rencontrais la seule qui a conquis chaque parcelle de mon être en le réchauffant de ses sourires et sa joie de vivre. Ces barrières que j’avais érigées se sont brisées à l’instant même où je t’ai rencontré Mélusine. Et j’ai fuis, car je n’étais pas digne de cet amour, persuadé que tu trouverais bien mieux qu’un baron au sang souillé, à la noblesse presque éteinte. Et tu es revenue à moi. Tu as regardé au delà de la glace, tu y a perçu ce que je n’avais voulu montrer. C’est toi Mélusine, qui m’a offert un regard sincère. Et quand je l’ai vu, j’ai su que le bonheur que je me refusais jusqu’ici, je ne pouvais le laisser s’échapper. Tu m’as donné le droit à un avenir en lequel je ne croyais plus. Tu m’as accordé ta main, ton cœur, tout de toi, moi qui n’ai rien, ne suis rien. Et je remercie le Destin de m’avoir guidé sur ton chemin, et aujourd’hui, chaque jour un peu plus, je sais que je suis né pour te rencontrer. Sous le regard des dieux, je fais vœu de t’aimer jusqu’au dernier souffle de mon existence, de protéger le futur que l’on construira ensemble, main dans la main, et de te rendre heureuse, comme toi chaque jour tu me rend heureux. Pour toute cette vie qui nous est accordée, je suis tiens, Mélusine. »

Elle ne tremble pas sa voix, même si l’émotion la trahi. Elle est assurée, car tout ce qu’il dit, c’est son cœur qui lui a murmuré. Son cœur qui ne ment pas.

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Message Sujet: Re: Ce jour où nos coeurs et nos âmes se sont unis   Mer 12 Oct - 22:50

Les bleus s’étaient affadis, mais Mayeul était encore suivi de près par les mages guérisseurs de Lorgol : une épaule presque broyée, pour un Voltigeur, ce n’était pas rien. Et il avait encore de fréquents maux de tête, dû à la rencontre brutale entre sa tête et le mur qui enveloppait l’arène. Sans compter les bleus, brûlures, éclats, qui avaient parsemés son corps meurtri.

Mais ce jour, pourtant, il ne l’aurait manqué pour rien au monde. Le mariage de Mélusine. Le. Mariage. De. Mélusine. Il avait beau le répéter maintes et maintes fois dans sa tête, sur des tons différents, cela ne lui semblait toujours pas réel. Il ne doutait pas qu’elle soit amoureuse de son Champion Kyréen, il les avait vu ensemble après tout, et il se rappelait qu’elle lui avait fait la leçon sur le fait qu’il frappait trop fort à la porte de Grâce pendant qu’ils faisaient des bébés - ou que Hiémain se reposait, il ne savait plus réellement. Il se rappelait l’avoir vu épanouie, et heureuse de lui parler de ses fiançailles et de ce bébé et de Hiémain. Mais... Il ne la croyait pas. Pas après qu’elle lui eu clamé qu’elle préférait sa liberté aux chaînes du mariage, pas après avoir trompé son ennui avec lui et bien d’autres, pas davantage après l’avoir vu dans les bras de Hiémain. Non, il n’y croyait définitivement pas, et quand elle l’avait invité à être son témoin de mariage, il avait même cru à une blague.

Jusqu’au bout. Même quand elle l’avait invité sur les pavés de la Cour des Miracles, bien qu’il ne comprenne pas exactement pourquoi. Mais il y avait foule, et il y avait fête, et il ne voulait pas gâcher ce moment avec des questions. Il n’avait pas pût s’empêcher de penser que tout de même, elle la menait loin, sa blague, à inviter des gens pour un mariage qui n’aurait pas lieu. Mélusine. Se marier. Non, non et non.
Il n’était pas jaloux, loin de là : Mélusine n’avait été sa Mélusine que pour quelques heures de tendresse partagée, et cela avait toujours été clair pour tous les deux. Mais la voir mariée était décidément trop étrange pour qu’il se décide à l’appréhender tout à fait. Elle l’avait pris pour témoin de ses vœux, pourtant, malgré ses doutes quand au sérieux de la démarche. C’était une preuve de confiance qui l’avait touché, réellement. Même s’il persistait un doute, au fond, que ce soit une blague.

Mais il y avait tant de monde. Même la princesse d’Erebor, qu’il avait reconnu dans la foule, s’approchant d’elle avec amusement. A chaque fois qu’il s’approchait de la douce Alméïde, il avait l’impression de défier l’autorité de son Duc, et cela avait un côté grisant qu’il ne parvenait pas à supprimer totalement. Mais Mélusine comptait sur lui, et il se devait de se comporter de façon exemplaire. Enfin, ses derniers doutes ne purent que se lever quand elle l’invita à la rejoindre devant la foule amassée devant les mariés, pour être le témoin de ses vœux, celui qui entourerait ce si fin poignet du ruban rituel. Mélusine, mariée... Elle lui accorda un sourire, devinant sans peine sa perplexité qu’il n’avait pas complètement combattue, qu’il lui rendit avec amusement.
Mariée, sincèrement ? Il n’avait rien à dire sur Hiémain : il ne le connaissait que peu, et surtout, il n’était pas celui qui avait quelque chose à dire. Mélusine, la si belle et si fougueuse Mélusine, avait quantité de frères pour veiller sur ses intérêts et menacer le marié des pires souffrances s’il la blessait un jour. De Hiémain, il savait la force, la vaillance et l’humilité, et cela lui suffisait.

Avant qu’elle ne s’enfuie, pourtant, avant de rejoindre celui à qui elle unirait son coeur, il la retint un instant, un bref instant, juste assez pour déposer un chaste baiser sur ses lèvres et la serrer contre lui, murmurant quelques mots doux à son oreille.

« Sois heureuse, mon amie, mon aimée
De ce bonheur tant mérité
Je demanderait à Mathilde, chaque jour
De veiller sur votre amour. »


Car il croyait en la persistance de la conscience de sa soeur, il savait qu’elle aurait partagé sa joie de voir Mélusine si heureuse. Il laissa bientôt la jeune femme repartir aux cotés de son mari, s’avançant avec la témoin de Hiémain pour nouer le ruban de soie autour des poignets du jeune couple. Il l’appréciait, Solange, et c’est avec un sourire de connivence que le Voltigeur s’attela à sa tâche, sérieux et concentré. Témoin des vœux de Mélusine, ce n’était pas une affaire qui se prenait à la légère : il l’aimait, Mélusine, d’un amour plein et entier. Pas du même amour que celui qui animait la belle pour son Kyréen, non, mais un amour profond et sincère qui le poussait à prier, de tout son cœur, que ce mariage rende Mélusine heureuse à jamais.

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when the best part of me
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Message Sujet: Re: Ce jour où nos coeurs et nos âmes se sont unis   Jeu 13 Oct - 13:26

Son frère. Son meilleur ami. Celui sur qui elle avait posé les bases de sa vie. Solange avait l'impression de le perdre une seconde fois. C'était un sentiment dérangeant alors qu'au contraire, elle devrait être heureuse pour lui. Quelque part, elle l'était sans aucun doute, mais elle ne pouvait se défaire de la sensation agaçante qu'il lui échappait. Qu'il n'était plus à elle. C'était stupide, Hiémain n'appartenait qu'a lui même.

Il était rayonnant, son frère, beau comme un dieu malgré les blessures du Tournoi. Elle lisait la fierté et l'amour sur ses traits quand il se tournait vers Mélusine. Solange regrettait sans doute de ne pas mieux la connaître, mais son Escadron était bien trop loin et elle bien trop occupée parfois. Elle trouvai toujours le moyen de rendre visite a son frère mais ces rencontres étaient courtes, adorées parce que rares mais bien trop courte a son goût.

Mayeul, qu'elle ne s'était pas attendu a trouver là, félicita la jeune épousée et la douceur s'invita dans les yeux de la Voltigeuse lorsqu'elle s'approcha de son frère d'âme. Se hissant sur la pointe des pieds, elle déposa un baiser sur sa joue avant de le serrer contre elle.

« Je te souhaite une vie heureuse, Hiémain, que tu sois comblé comme tu mérite de l'être. Penses a ta petite sœur de temps à autre et dote moi de nombreux neveux et nièces. »

Murmura-t-elle en sentant ses yeux la piquer. Diantre ! Elle n'allait tout de même pas pleurer si ? Mais son sourire ne vacilla pas. Le regard qu'elle posait sur cet aîné accordé par les dieux brillait sans doute un peu trop, mais on ne pouvait dénier la fierté qu'il laissait entrevoir.

Oui, elle le perdait. Mais, quelque part, ce n'était pas un abandon et il méritait tellement ce bonheur. Une étincelle amusée et complice répondit au sourire de Mayeul alors qu'elle nouait, de concert avec lui, le ruban symbolique. Ses doigts tremblaient peut être un peu mais elle s'acquitta de cette tâche avec sérieux avant de reculer.
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Message Sujet: Re: Ce jour où nos coeurs et nos âmes se sont unis   Jeu 13 Oct - 14:34

Elle n'a été que peu surprise, Alméïde, lorsqu'elle a reçu ce courrier de la part de son amie, l'invitant à célébrer son mariage au cœur de Lorgol. Elle a eu l'occasion de constater la profondeur de leur amour, lors de ces quelques jours à Hacheclair, elle a pu être témoin d'une tendresse et d'une passion infinis. Elle avait eu peur, pourtant, pour sa Mélusine. Peur qu'elle soit à nouveau blessée par un baron qui s'était déjà envolé un jour, peur qu'elle ne s'y brûle les ailes à nouveau et qu'elle la retrouve écrasée par le poids du chagrin. Mais elle a constaté avec soulagement que Hiémain semble être un homme sur lequel elle peut compter. Alméïde a alors accepté immédiatement cette invitation, retrouvant la marquise et son fiancé pour qu'ils les conduisent au sein de la Cour des Miracles.

Elle est impressionnée, la princesse, de se trouver sur les pavés légendaires qui accueillent depuis des siècles les enfants des Miracles. Humble, respectueuse, elle jette des regards curieux un peu partout autour d'elle, encore surprise par la chance qui lui est offerte en ce jour très particulier. Elle adresse des sourires timides aux invités qui se pressent autour d'eux, et elle se tient droite, discrète, près des témoins désignés des deux futurs époux. Elle s'étonne d'y voir Mayeul, qu'elle salue avec chaleur, mais n'est pas le moins du monde surprise par la présence de Mélisende qu'elle retrouve avec plaisir, rassurée de voir des visages connus dans ce lieu qui lui est d'ordinaire étranger, interdit.

Peu à peu, le silence se fait et ils échangent enfin leurs vœux. Il y a dans leur voix tant d'émotions qu'elle les sentirait presque vibrer. Ils semblent irradier d'un bonheur immense qui touche chaque personne alentour et chaque parole touche son cœur sensible, alors qu'elle s'efforce tant bien que mal de contenir ses larmes de joie. Alméïde suit la cérémonie avec attention et quand vient enfin le moment d'unir les époux à l'aide du ruban de soie, une larme s'échappe qu'elle essuie rapidement d'un revers de main. Elle est si heureuse pour son amie, à cet instant. Elle le mérite, plus que n'importe qui. Elle mérite ce bonheur qui lui tend les bras. Une vie avec son mari, leur enfant à venir, peut-être même de nombreux enfants. Elle bénit le Destin et tous les dieux de les avoir épargnés lors des événements récents et pour leur avoir accordé cette seconde chance.

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To see a world in a grain of sand and heaven in a wild flower. Hold infinity in the palms of your hand and eternity in an hour.
William Blake

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