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 On danse comme l'on vit

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Message Sujet: On danse comme l'on vit   Dim 2 Oct - 20:29


Livre I, Chapitre 6 • La Danse des Trépassés
Mayeul de Vifesprit & Alméïde d'Erebor

On danse comme l'on vit

les vivants dansent aussi



• Date : 10 octobre 1001
• Météo : Le temps se rafraîchit en fin de soirée. Le ciel est dégagé mais le vent qui souffle dans les rues est froid.
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Alméïde est de retour à Lorgol pour ses études. Elle y retrouve Mayeul, comme elle le lui avait promis, pour passer une soirée en sa compagnie.
• Recensement :
Code:
• [b]10 octobre[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t1318-on-danse-comme-l-on-vit]On danse comme l'on vit[/url] - [i]Mayeul de Vifesprit & Alméïde d'Erebor[/i]
Alméïde est de retour à Lorgol pour ses études. Elle y retrouve Mayeul, comme elle le lui avait promis, pour passer une soirée en sa compagnie.


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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Dim 2 Oct - 20:33

C'est un sentiment étrange qu'elle éprouve, Alméïde, de se retrouver ainsi entre les murs de l'Académie. Il y a quelques jours à peine, elle se trouvait encore en plein coeur de Hacheclair, témoin d'événements terribles et impuissante face au malheur qui s'abattait sur eux. Elle a bien cru perdre Sitara lors de ce tournoi, alors qu'elle était attaquée sans scrupules. Et elle a eu peur pour son frère, alors que le Colisée se faisait prison, que les gradins s'écroulaient, que le feu embrasait tout. Quelque part, elle aurait voulu rentrer avec eux, à Vivedune, veiller sur les siens et garder sur eux un oeil protecteur. Mais elle s'est engagée à terminer son cursus, à rapporter un véritable diplôme en Erebor et ainsi, être au moins reconnue pour ce en quoi elle est réellement douée, à défaut d'un titre que beaucoup préfèrent ignorer. Elle ne leur en veut pas, la princesse des dunes. Elle veut simplement pouvoir rendre son frère fier et ses études à l'Académie l'emplissent réellement de joie, sans qu'elle n'ait à s'en cacher. Pour éviter de trop s'inquiéter, elle a emporté son miroir avec elle, y appelant parfois son frère ou Sitara afin de s'assurer que tout va bien. Le reste du temps, elle parvient ainsi à se concentrer sur ses cours et sur les ouvrages qu'elle doit parcourir.

De retour à Lorgol, elle a également pris le temps d'envoyer une lettre à une connaissance, à un ami. Lors des derniers jours du tournoi, il lui a dit retourner dans la cité aux milles tours et elle lui a donc promis une nouvelle rencontre, un moment en sa compagnie. C'est à ses côtés qu'elle se rend en fin d'après-midi, alors que le ciel se pare lentement de lueurs orangées et qu'une brise fraîche souffle dans les rues. Habillée plus chaudement que de ses habituels voiles, un manteau sur ses épaules, elle patiente à l'entrée de l'enceinte de l'Académie, flanquée d'hommes armés portant les armoiries d'Erebor. Elle se retient de pousser un soupir, la princesse, face à tant de prudence de la part de son frère. Et si elle comprend son geste, elle n'en est pas moins lasse de les voir aussi nombreux à ses côtés, bien qu'elle les connaisse et leur fasse confiance. Alméïde lève d'ailleurs la tête et questionne leur supérieur d'une voix résignée. « Vous êtes sûr de ne pas pouvoir vous contenter d'être deux ? Je vous assure que c'est suffisant. » Elle a déjà eu cette conversation avec Anthim qui s'est montré intraitable. Peut-être que le garde saurait se montrer plus conciliant. Mais du haut de son expérience en tant que soldat et auprès du sultan, il lui adresse un sourire désolé, compatissant. « Ce n'est pas possible princesse. » Elle hoche la tête. Elle s'en doutait. Elle n'en est pas moins contrariée.

Enfin, elle aperçoit la silhouette du voltigeur, venu la chercher et elle le rejoint, un grand sourire se dessinant sur ses lèvres. « Mayeul, je suis ravie de vous revoir ! Vous allez bien ? Et comment se portent vos blessures ? » Son ton est précipité et plein d'entrain. Elle s'inquiète néanmoins, comme l'amie et le médecin qu'elle est. Elle remarque alors le regard du Cielsombrois qui se pose sur sa garde rapprochée. « Veuillez me pardonner pour ce... comité d'accueil un peu particulier. Mon frère n'aime pas me savoir seule ici depuis les événements qui se sont déroulés à Hacheclair. » Un sourire d'excuse orne ses lèvres. Avec un peu de chance, ça ne le fera pas fuir.

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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Lun 3 Oct - 0:37

Dès qu’il avait pu se tenir sur ses pieds sans souffrir mille tourments, dès qu’il avait pu grimper sur Nuage sans menacer de tourner de l’oeil, Mayeul avait fuit Hacheclair. Il n’avait aucune confiance en ces mages, qu’il aurait bien été incapable de distinguer comme faisait partie du même groupe que ceux qui les avaient attaqués ou non. Il était resté longtemps allongé, le Voltigeur, tandis que les guérisseurs et les médecins défilaient à son chevet. L’attaque de Maelys l’avait sérieusement amoché, et même encore maintenant, il n’était pas totalement guéri.
C’est pour ça qu’il était parti à Lorgol, rentrant en contact avec des mages dont il connaissait la réputation, des amis de Mathilde pour certains. Des guérisseurs, des gens en qui il avait une - relative - confiance. Renouer ainsi avec les anciens collègues de sa soeur lui avait miné quelque peu le moral, mais quel choix avait-il ? Pour guérir, et reprendre au plus vite la Voltige. Car être cloué au sol ne faisait aucun bien à Mayeul, loin de là. Si on y ajoutait la douleur de son épaule et des vertiges encore présent lorsqu’il fatiguait un peu, il n’était guère étonnant de penser qu’il repiochait allègrement dans ses réserves de produits cielsombrois. Grâce aurait désapprouvé, il le savait. Marianne, n’en parlons pas. Mais personne ne savait, n’est-ce pas ? A Lorgol, il n’était que Mayeul, un blessé à soigner, un patient anonyme. Pas aussi anonyme qu’il l’aurait voulu peut-être, deux membres de la Guilde des Guerriers l’ayant reconnu comme étant le Champion de Sombreciel, mais anonyme, relativement parlant. Nuage désapprouvait, également, veillant sur lui comme une mère poule sur le poussin le plus fragile de la couvée, et cela l’agaçait prodigieusement. Il avait mal, personne ne pouvait comprendre ça ? Même les voix qu’il entendait parfois dans sa tête, mélange de sons et de sensations, se faisaient plus accusatrices. Qu’on lui fiche la paix, qu’on le laisse gérer sa douleur ! Seul !

Mais ce soir, il n’avait rien pris. La douleur de son épaule s’était apaisée, depuis le Tournoi, tant qu’il ne forçait pas trop dessus. Il reprendrait la Voltige, demain, peut-être, malgré l’acharnement de Nuage à le traiter comme s’il était en sucre. Mais pour l’heure, il avait un rendez-vous à honorer. Alméïde. Il se souvenait par bribes de leur dernière rencontre, et cela n’avait pas été très glorieux. Et puis il y avait eu l’attaque, et puis, tout s’était enchaîné. Il avait passé des journées entières couchées, tandis que son dos criblé d’éclat l’empêchait de se mouvoir correctement. On lui avait immobilisé l’épaule durant de longs jours, pour permettre aux Mages de ressouder les os correctement, et il avait subi sans broncher, ou presque. Mais tout cela était terminé désormais, et il était sur la voie de la guérison. Ce n’était qu’une question de temps. Seule son épaule solidement bandée et les douleurs qu’ils éprouvaient lui rappelaient qu’il n’était pas encore en pleine possession de ses moyens.

Il s’était habillé chaudement, pour aller à la rencontre de la princesse des sables. Il avait longuement hésité, d’ailleurs, à mettre les vêtements offert par le Duc de Sombreflamme, songeant que puisqu’il rencontrait Alméïde, ce qui lui était plus ou moins explicitement défendu, ce serait sans doute une provocation de plus. Mais qu’importe. Une solide cape de laine couvrait ses vêtements pour le protéger du vent frais, et l’insigne des Voltigeurs brillait fièrement là où il l’avait épinglé. Alméïde lui avait donné rendez-vous devant l’enceinte de l’Académie, d’où ils partiraient boire ce verre promis, il lui semblait, depuis une éternité.
Mais quand il arriva près d’elle, elle n’était pas seule, la jeune femme. Entourée d’un certain nombre de gardes portant la livrée d’Erebor, Alméïde paraissait encore plus fragile que dans ses souvenirs. Lorsqu’il se présenta devant elle, sans doute alertée par son temps d’arrêt, la jeune femme le rassura quand à l’utilité de ces gardes du corps. Son frère. Les derniers événements. Évidemment.

«Votre frère semble un homme avisé
Et son sentiment de peur je partage
N'ayez crainte, ma si belle invitée
De vos gardes, je ne prend nul ombrage »


Indiqua-t-il en lui prenant la main pour un baisemain impeccable, seulement troublé par les yeux rieurs qu’il releva vers la jeune femme. En guise d’explication, il se contenta de quelques mots, sans montrer la frustration qu’il éprouvait à l’idée de jouer les poètes

« Aïon, de mes paroles fut courroucé
De sa malédiction il m'a frappé. »


Avant de retenir la douce main d’Alméïde dans la sienne, et de l’effleurer d’un baiser.

« Rassurez vos gardes, belle princesse
Je ne vous volerais qu'une caresse. »


Tendant le bras, il invita la jeune femme à l’accompagner, résolument oublieux du regard de ceux qui les entouraient.

«Vous contempler me fait oublier la douleur
Qui parfois encore m'entoure de noirceur
Mais pour notre danse ne craignez point
J'ai la force de vous donner la main»


Plaisanta Mayeul, avant d’entraîner la jeune femme dans les rues, suivi par sa cohorte de gardes du corps.

«Mais n'oubliez pas, surtout, belle médecin
Je n'hésiterais pas à vous tendre la main
Et s'il vous faut vous pencher sur un corps blessé
Le mien, sans nul doute, vous est tout destiné»


Lui assura Mayeul avec sa légèreté coutumière, son sourire démentant tout sérieux dans ses propos. Elle était si adorable, la petite princesse d’Erebor, que s’abstenir de plaisanter avec elle aurait été un véritable crime !

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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Sam 8 Oct - 13:27

C'est un sourire franc qui orne ses lèvres à la vue du voltigeur. Elle le connaît bien peu, il est vrai, mais elle apprécie son insolente joie de vivre et sa façon d'être, légère quand il s'adresse à elle. C'est même un soulagement de l'apercevoir encore en un seul morceau lorsque l'on songe aux événements survenus à Hacheclair durant le tournoi. Un soulagement et un miracle, presque. Les champions ont bien failli s'entretuer au coeur de cette arène et c'est réellement par un concours de circonstances bienvenu qu'ils s'en sont tous sortis, si ce n'est indemnes, au moins vivants. Le but de cet Ordre du Jugement était-il de les éliminer ? Elle en doute, la princesse des dunes. Elle est néanmoins heureuse qu'ils n'y soient pas parvenus.

Alméïde le salue promptement et la réponse qu'il lui fournit la fait sourire autant que le baisemain la fait rougir. Est-ce là une nouvelle lubie à laquelle il s'adonne ? Résultat d'un quelconque pari ou défi incongru ? Il lui fournit bien vite l'explication et elle songe avec amusement au résultat.

« Un malédiction très agréable à l'oreille, ma foi. » répond-elle, espiègle. Lorsqu'il tend son bras, elle s'en saisit avec plaisir et tente d'ignorer que les regards de plusieurs gardes suivent chacun de leurs mouvements à une distance raisonnable, mais bien trop proche à son goût. Elle déteste se sentir ainsi épiée, elle qui préfère largement l'isolement à la foule souvent trop oppressante. La compagnie des autres, bien qu'agréable, l'épuise vite et elle recherche sans cesse le calme et la solitude. Ce soir pourtant, elle est bien heureuse de passer quelques temps en compagnie de Mayeul. Elle se rappelle bien son état après la deuxième épreuve du tournoi et les quelques instants passés à ses côtés, lui tenant simplement compagnie après les horreurs qu'il a dû affronter. Alméïde frissonne à la simple pensée de cette créature faë, pénétrant les esprits, jouant avec comme une enfant jouerait avec une maison de poupées. Elle ne se rappelle que trop bien ces statues d'anges venues les hanter et qu'elle revoit parfois dans ses songes. Mais elle éloigne bien vite ces images pour se concentrer sur les nouvelles paroles de son ami. Paroles qui font naître à nouveau une teinte rosée  sur ses joues ainsi qu'un vague sourire timide.

« Je suis certaine que vous n'aurez pas besoin de mes soins. Mais s'il devait vous arriver malheur, je veillerai à ce que vous soyez remis sur pieds. » déclare-t-elle avec amusement. Il a certainement bénéficié des meilleurs soins de Bellifère. Et désormais, il peut se rendre auprès de mages guérisseurs également, s'il en ressent le besoin. Au moins parvient-il encore à se déplacer et à plaisanter sans mal.

« Je voulais à nouveau vous féliciter pour votre Opale. Elle était méritée, et j'espère qu'elle fera l'honneur de votre duché. » La sincérité transparaît dans sa voix. La récompense peut sembler bien moindre après les horreurs qui ont entaché les festivités, mais elle reste toute de même un symbole important. « Vous... vous devez avoir fait forte impression à votre duc pour qu'il vous ait choisi comme champion. » Le ton est hésitant quand elle mentionne le duc de Sombreciel mais elle s'efforce de ne rien laisser paraître car sa curiosité est bien réelle.

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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Ven 14 Oct - 22:01

Elle avait l’air bien embêtée, la douce Alméïde, de lui imposer ainsi la présence des gardes érébiens, mais Mayeul ne s’en formalisa pas trop. Il comprenait Anthim : s’il en avait eu le pouvoir, du temps où Mathilde était encore en vie, il aurat sans doute fait pareil. Cela avait déclenché d’ailleurs une brouille entre les jumeaux, suffisamment profonde pour que le Voltigeur comprenne qu’il ne pouvait guère imposer ses peurs et ses désirs à sa soeur. Le Duc d’Erebor ne semblait pas l’avoir compris, ou Alméïde était simplement trop douce pour lui en faire la remarque. Un peu des deux, peut-être.

En tout cas, elle ne lui tenait pas rigueur de son phrasé original, s’en amusant même, tandis que les compliments du Voltigeur, et sa proposition bien mal dissimulées, teintaient ses joues d’une délicate couleur rosée. Il ne lui répondit pas, se contentant d’un sourire complique, quand à sa promesse de le remettre sur pied si nécessaire. Elle l’avait déjà fait, dans de nombreux sens du terme, et il était confiant qu’elle le ferait à nouveau. Il ne lui en laisserait probablement pas l’occasion ce soir, par contre : les potions qui l’aidaient à combattre la douleur se conjuguaient difficilement avec l’alcool, et il ne souhaitait pas embarrasser la princesse d’Erebor devant tout Lorgol - et devant ses gardes, d’ailleurs. Pas qu’il accorde la moindre importance à qui pourrait avoir vent de ses frasques, mais la douce Alméïde ne méritait pas qu’on lui accorde une attention malvenue. Alors, il était résolue à se montrer sage, le Voltigeur, proposition appuyée par Nuage qui l’avait regardé partir, quelque peu anxieux.

Et tandis qu’il l’entraînait dans une auberge tout à fait convenable, qui proposait dans son arrière cour un espace de bal éclairé par de nombreux lampions et animé par quelques musiciens en vogue dans la ville aux Mille Tours, la médecin entama la conversation sur un sujet quelque peu douloureux. Elle ne pouvait pas le deviner, après tout, et Mayeul attendit quelques instants avant de répondre, le temps de s’assurer de la maîtrise complète de sa propre voix. Il ignorait quelle était la relation exacte entre Alméïde et Castiel de Sombreflamme, même si les indices qu’il détenait laissait à penser qu’elle était bien plus amical. Quand bien même, jamais le Voltigeur ne se serrait abaissé à critiquer son Duc face à une jeune femme qui était, après tout, la sœur de son pire ennemi. Il avait beau être léger et facilement blagueur, il était loyal, Mayeul. Bien conscient de son rôle et de sa position, et au fait que ses paroles avait des répercussions. Il était Voltigeur, loyal à son Capitaine, son escadron, loyal à Sombreciel également, et cela incluait de respecter son Duc. Même si c’était un peu difficile parfois.

« Merci, charmante princesse
De ce compliment qui me met en liesse.
Voire Sombreciel ainsi primé
A été un honneur, en vérité. »


Il marqua un instant de pause, cherchant ses mots. Cela ne lui ressemblait guère, en vérité, mais il avait étudié la psychologie, et il savait à quel point un mot malheureux de sa part pouvait avoir de bien mauvaises conséquences. Son entretien avec Castiel en était le parfait exemple. Sans parler de Reja. Tiens d’ailleurs, devait-il toucher un mot sur la folle au sabre à la douce princesse d’Erebor ?

« J’ignore pourquoi le Duc m’a choisi
Si ce n’est pour mon brillant esprit. »


Ce qui n’était pas un mensonge, après tout. Castiel l’avait bien choisit pour son esprit - et sa langue - si acérés, et sans doute aussi pour sa façon d’être bien trop proche d’Alméïde.

« A moins qu’il ne soit simplement jaloux de mes cheveux
Je l’ai vu les regarder d’un air envieux. »


Supposa-t-il avec légèreté, sachant pertinemment que la douce dame qui l’accompagnait prendrait ses propos comme une plaisanterie, et non une critique de son Duc. Car ce n’était qu’une blague, n’est-ce pas ?

« Vous voir en vie me rend bien serein
Et me donne envie de danser avec entrain
Car quand j’ai entendu parler de l’effondrement des gradins
J’ai craint pour vous quelque funeste destin. »


Souriant, il esquissa quelques pas de danse au son d’une musique silencieuse, le Voltigeur, entraînant Alméïde sans se soucier des gardes ou des passants. Son épaule l’élança quand il offrit de faire tourner la jolie princesse, mais il ignora consciencieusement la douleur.  L’effondrement des gradins, il l’avait appris seulement une fois sorti de l’inconscience, les images des spectateurs retransmises fidèlement par Nuage. Comme il avait craint pour la vie de ceux qu’ils connaissaient, à raison parfois, et qui se trouvaient à proximité ! Mais elle semblait aller bien, la jolie Érébienne, et il en était heureux.

« Faisons fi des regards étonnés
Et dansons jusqu’à la fin de la soirée.
Mais puisque je vous ai d’abord promis un verre
De cette obligation je n’entends pas me soustraire. »


Il lui désigna l’endroit où il comptait l’entraîner. Propre et accueillant, il s’y pressait quantité de monde, dame bien nées et messieurs endimanchés. Allons bon, entraîner une princesse dans une taverne mal-famé, ce n’était absolument pas son genre, voyons !

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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Sam 15 Oct - 17:01

Ils avancent au cœur de la Ville Haute dans les dernières lueurs du jour. Les gardes qui les suivent sont étrangement discrets, malgré leur nombre et leur apparence qui ne dissimule en rien leurs origines erebiennes. Elle est tout de même un peu embarrassée, Alméïde. Elle aurait préféré qu'ils soient moins nombreux, ça aurait été tout aussi efficace et on les aurait certainement moins remarqué dans les rues de cette manière, mais elle n'a pas voulu insister. Sous ses airs sévères et autoritaires, elle a bien remarqué l'inquiétude au fond des yeux de son frère et elle a avant tout céder afin de le rassurer. Il a raison, bien sûr, de craindre de nouveaux problèmes après les derniers événements. Elle ne se rappelle que trop bien le couronnement, ainsi que l'attaque des anges puis le tournoi. Tout cela la dépasse et si quelques hommes supplémentaires peuvent apaiser la conscience d'Anthim, qu'il en soit ainsi. Ca ne l'empêchera pas de râler intérieurement néanmoins, sachant qu'ils ne font pas que la garder et qu'ils sont certainement tenus de faire des rapports réguliers à Vivedune. Sa sortie en compagnie du champion de Sombreciel ne manquera pas d'être racontée.

Accrochée à son bras, Alméïde arbore un sourire doux. Elle est heureuse pour lui, qu'il s'en soit sorti, qu'il ait reçu un prix. Ce que les champions ont dû affronter était terrible, autant lors des épreuves qu'à l'extérieur, et pourtant il semble prendre les choses avec légèreté. Peut-être n'est-ce qu'une façade, car elle a bien vu dans quel état il est ressorti de la deuxième épreuve, mais elle n'insistera certainement pas plus à ce sujet.

Au lieu de ça, elle fait parler sa curiosité et rit de sa réponse. Jaloux de ses cheveux, voilà qui paraît bien absurde et qui l'amuse. Elle goûte à la plaisanterie sans même se douter qu'il y a bien plus qui se joue entre les deux et ne cherche donc pas à en savoir plus, détendue, heureuse à l'idée de passer la soirée en bonne compagnie. Ses paroles lui vont droit au cœur et c'est avec surprise qu'elle se fait entraîner dans quelque pas de danse, tournoyant dans ses bras, l'engouement se peignant déjà sur ses traits alors qu'il lui propose un verre.

« Très bien, je vous suis. » déclare-t-elle avant de s'approcher du comptoir de l'établissement en sa compagnie. Cette fois-ci, ses gardes restent à distance, s'égaillant dans les alentours afin de surveiller l'endroit. Mais elle n'y fait même pas attention. Elle commande une boisson fruitée, sans alcool, ne se rappelant que trop bien son état lors de cette soirée passée en compagnie de Mayeul et de Denys. Ils se sont bien amusés, mais peut-être avait-elle légèrement exagéré, puisqu'elle se souvient avoir été escortée jusqu'à sa chambre. Un souvenir qui la fait sourire, teinté de rires et de danses et surtout de personnes cherchant à remonter le moral à un ami.

« C'est un bel endroit que vous avez choisi, je ne le connaissais pas. » fait-elle soudain en regardant autour d'elle, admirant la décoration à la fois sobre et colorée, écoutant d'un air distrait la musique qui emplit l'air d'une atmosphère enjouée. En fait, elle ne connaît pas beaucoup d'endroits à Lorgol, car malgré ses nombreuses balades en solitaire, elle visite peu d'établissements en dehors de quelques échoppes. Elle n'a pas l'assurance de ceux qui osent pénétrer seuls dans un lieu pour y faire de nouvelles rencontres et profiter d'une soirée dansante. Et en vérité, elle passe plus souvent ses journées à la bibliothèque ou dans un parc, un livre à la main.

« Dites-moi, j'espère ne pas être trop indiscrète, mais comment avec-vous connu Denys ? Je n'ai pas vraiment eu l'occasion de vous le demander et je dois dire que j'ai été étonnée de vous voir tous deux si proches. » La demande est timide, mais pas moins sincèrement curieuse. Mayeul était présent quand son ami semblait au plus mal et l'avoir à ses côtés durant ses intants était une agréable surprise.

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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Mer 19 Oct - 23:44

C’était tellement plus simple de plaisanter et de se montrer charmant avec la demoiselle à son bras, que de penser aux gardes qui les entouraient et à ce Tournoi qui, il le savait, hanterait ses rêves pendant longtemps. Marianne. Ses peurs, ses doutes, le sang, la mort. Son épaule, blessée, qui se rappelait sans cesse à lui. Ces heures passés allongées, à la merci de médecins Faës qu’il ne pouvait s’empêcher de comparer à ceux qui leur avait fait cela. Alors oui, il le cachait, Mayeul, le plus profondément possible. Ses blessures, elles n’étaient guère apparentes : seuls ceux qui avaient côtoyés Mathilde savait quel gouffre béant sa mort avait laissé dans le coeur de son frère, et personne ne savait ce qu’il ressentait pour Marianne, et ce qu’il avait vu. Personne, si ce n’est Nuage, dont il sentait la présence, même éloignée, toujours à ses côtés. Il n’était pas seul, et la présence constante d’une autre âme que la sienne le rassurait souvent.

L’établissement qui les accueille est charmant et propret, et tandis que les gardes de la jeune femme s’égaillent, le Voltigeur suit l’exemple de la princesse et commande un jus de fruit, proposition vivement approuvé dans le secret de son esprit. Mayeul le sait : il est encore bien trop dépendant des potions contre la douleur pour annihiler leur effet pour le moment. Il se montrera sage, il essaiera, du moins. Côte à côte, la princesse et le Voltigeur admirent l’endroit et son ambiance chaleureuse, loin des tavernes de Bellifère où ils ont partagé leur dernier verres. Que dirait Castiel de Sombreflamme, s’il les voyait ainsi ? Mais ce soir, c’est à la joie de passer la soirée en compagnie de la jolie médecin qu’il préférait penser, à ses joues rosies de timidité et son doux sourire, à son intelligence aussi. Il l’appréciait, Alméïde, et ce n’était pas que parce qu’elle est médecin. Mathilde aurait été ravie de la rencontrer, il le savait, et l’idée lui arracha un léger soupir.

« Lorgol sait bien dissimuler ses joyaux
Et ils ne se dévoilent qu’à ceux qui cherchent où il faut. »


Expliqua le Voltigeur. La soudaine question d’Alméïde le prit un peu au dépourvu, et il réfléchit quelques secondes avant de lui répondre, pensif.

« Nous étions jeunes et aventureux
Amis d’enfance, tous les deux.
Depuis, nous nous sommes éloignés
Mais jamais complètement oubliés. »


Il avait songé à parler de toute l’histoire, de Mathilde et de lui, de leur errance sous l’orage et de l’amitié né de cette histoire, mais il avait toujours cette répugnance à parler de Mathilde à ceux qui ne l’avait pas connu. C’était s’ouvrir aux autres, plus qu’il ne le voulait, sans doute.

« Denys est un véritable ami
Qu’importe le temps écoulé depuis.
Il a été là lorsque ça n’allait pas
Et il sait qu’il peut compter sur moi. »


Il était sincère, réellement, en disant ces mots. Curieux, il se tourna vers la jeune femme. Et elle, comment le connaissait-elle, Denys du lierre-Réal ? L’entente entre Faës et Ibéens n’étaient pas des plus cordiales, même si Lagrance demeurait un duché ouvert et cordial.

« Et vous, charmante dame
Comment êtes-vous tombée sous son charme ? »


Le choix des mots n’était pas anodin, même s’il était curieux de la réponse qu’elle lui donnerait, en réalité.

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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Sam 22 Oct - 16:18

L'endroit est paisible, enjoué. Les notes de musique emplissent l'air d'autant d'éclat que les lampions accrochés au-dessus de leurs têtes, en guirlandes lumineuses. Il parle de joyaux et elle ne peut qu'être d'accord, les yeux brillants dans la nuit naissante, transformant le ciel en manteau de velours, le vent chassant les derniers nuages aux teintes roses à l'horizon. Alméïde se sent étrangement détendue pour quelqu'un qui ne sort pratiquement jamais, trop heureuse d'ordinaire de profiter de la solitude et du silence qui en découle. Mais la compagnie d'un ami pour découvrir la ville et ses trésors est agréable. Elle songe un instant aux circonstances de leur première rencontre et sourit à ce souvenir ; il est curieux que cette chute inopinée ait débouché sur une amitié aussi simple et sincère mais la princesse ne peut nier apprécier sa présence, ses facéties et la légèreté avec laquelle il prend les choses. En vérité, elle connaît bien peu de lui, mais ça lui suffit amplement pour constater qu'il est un homme que l'on se plaît à côtoyer.

Elle reste néanmoins curieuse, Alméïde, et elle désire en savoir un peu plus. Car elle aime connaître les gens, ce qu'ils aiment, ce qui les pousse à avancer. Son amitié avec Denys n'est pas passée inaperçue et elle est surprise d'apprendre qu'ils se connaissent depuis des années. Amis d'enfance, vraiment ? Il ne lui a pourtant jamais parlé du voltigeur. Mais le duc de Lagrance est également un homme discret et malgré leurs confidences, c'est un aspect qu'il n'a jamais réellement mentionné. C'est un sourire doux qui orne ses lèvres lorsqu'il mentionne leur complicité et la confiance qu'ils ont l'un pour l'autre. Elle n'a aucun mal à les imaginer, plus jeunes, riant comme ils l'ont fait durant cette soirée à Hacheclair, sans faux semblant. Une amitié qui, peut-être, s'est laissé recouvrir par les responsabilités de chacun, l'un en tant que voltigeur, l'autre en tant que duc.

Et puis sa question, pas très surprenante, la fait tout de même légèrement rougir par sa formulation. Un peu prise au dépourvu, elle repose son verre, cherchant à ne pas trop montrer son embarras. « Eh bien je... il était venu en visite diplomatique à Vivedune, quelques temps après avoir été nommé duc de Lagrance. » répond-elle sobrement, relatant les faits sans entrer dans les détails. Car charmant, il l'a été, le terme de Mayeul était très bien choisi. Il n'était certes pas marié mais elle l'a éconduit et, malgré tout, ils sont restés bons amis, ce lien grandissant avec les années. « Avec le temps, nous nous sommes mis à nous écrire et à nous rendre visite de plus en plus souvent. J'aime me rendre à Edenia et il trouve toujours un moment pour m'y tenir compagnie malgré ses responsabilités. » Et ils partagent tant. Leur goût pour les arts, le poids du regard de ceux qui n'apprécient pas un statut qu'ils estiment immérité. « Nous nous confions beaucoup l'un à l'autre et je... j'ai pleine confiance en lui. » conclut-elle finalement avec un sourire timide.

Les musiciens enchaînent avec un nouvel air plus entraînant encore et le sourire de la princesse s'élargit. « Êtes-vous prêt à aller danser Mayeul ? » demande-t-elle en lui tendant la main. Elle n'a pas terminé son verre mais elle s'en moque ; ce morceau est bien trop enjoué pour ne pas vouloir esquisser quelques pas à son écoute.

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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Ven 28 Oct - 21:27

L’endroit semblait lui plaire, à la jolie princesse, et Mayeul en était ravi. De tels endroits sont rares, et même si ses gardes personnels remontent à son frère son escapade, la princesse ne pourra pas être taxée d’inconsciente ou de débauchée. Les Erebiens étaient tellement rigides, parfois, sur leurs fréquentations . A nouveau, l’image d’une jeune femme, sabre au clair, se présenta à son esprit, suivie d’une pensée amusée. Mais il préféra se concentrer sur la musique, sur sa boisson, plutot que sur autre chose. Occulter la douleur de son épaule était, il l’avait découvert, plus simple que d’occulter les blessures de son esprit.

La conversation était légère et agréable, dans cette amitié née de façon fortuite mais si facile. Pas au point de se confier, pour le moment, mais Mayeul se surprit à lui parler de Denys. Le Duc de Lagrance était quelqu’un d’important, et il ne ternira pas l’aura de son ami en parlant de lui avec la princesse, qu’il ignorait être l’une de ses connaissances. Visite diplomatique à Vivedune ? Avec amusement, Mayeul songea qu’il avait dû être bien difficile au tout jeune duc de résister au charme promis par le Harem, peuplé de jolies demoiselles qui ne se dévouaient qu’à un seul homme, Anthim d’Erebor. Un véritable gâchis, assurément.

« La plume du Duc de Lagrance est fort belle
Et je comprends que vous n’ayez pu résister à cette merveille.
Il est un ami fort aimable
Et vos visites doivent être bien agréables. »


Aucun double-sens dans ces paroles. Presque. Le Voltigeur sourit à la princesse, amusé, sans chercher à la mettre en garde. Il était quasiment sûr que sous ses airs charmants, la jeune femme était loin d’être stupide, et qu’elle connaissait probablement le goût de Denys pour les jolies femmes, et sa volonté farouche de préserver son duché. Pas nécessairement dans cet ordre, d’ailleurs.

Mais déjà, les musiciens enchaînaient avec un air bien plus dansant, et la jeune femme lui tendit la main, dans un geste sans équivoque. Elle voulait danser, il se ferait un plaisir de lui être agrable. Entraînant la jeune femme par la main, le Voltigeur se faufila parmi la foule de danseur, l’entraînant sur la terrasse extérieur pour profiter de l’air frais. La position du lieu les isolait du vent froid qui soufflait, et la danse leur donnerait bien vite chaud. D’autres couples dansaient déjà, et le Voltigeur ajusta sa main dans celle de la princesse, avec un sourire taquin.

« Espérons que vos gardes n’ont pas pour ordre
De m’écarter, cela ferait désordre.
Si jamais votre frère s’enquiert de qui je suis
Votre soeur le sait déjà, dites lui. »


Fréquenter Alméïde d’Erebor n’était, il le savait, assurément pas de tout repos. Mais s’incliner n’était pas dans ses habitudes, et braver le danger était une façon comme une autre de s’amuser. Il n’y avait pas qu’un sautant dans le vide que l’on défait le destin, après tout. Aller danser avec la jolie Alméïde représentait une épreuve à part entière. Tout autant que finir sa nuit dans le lit d’une dame de Bellifère. L’esprit du Voltigeur glissa un instant sur ces lettres qu’il avait reçu, où une dame - dont il était bien en peine de deviner l’identité - le menaçait de se venger de l’enfant qu’il lui avait laissé. Allons donc ! Elle devrait plutôt être fière, d’enfanter la descendance d’un des gagnants d’une Opale ! Secouant la tête avec amusement, sans plus se soucier de cette histoire, Mayeul glissa sa main dans le dos de la jeune femme, réduisant la distance entre eux. Il était respectueux, pourtant, quand il se pencha vers la jeune femme pour s’expliquer.

« Il sera plus aisé de parler ainsi
Sans hurler pour couvrir le bruit
Mais si je vous gène, dites le moi
Et je m’écarterais sans éclat

Et puis, douce Alméïde, n’ayez crainte
Aucune de mes cavalières ne s’est jamais plainte. »


La taquina-t-il en imitant le mouvement des autres danseurs, dans une danse populaire à Lorgol en ce moment. Sa main dans celle de la princesse d’Erebor, l’autre effleurant à peine sa hanche, Mayeul entraîna sans problème la jeune femme, ignorant les élancements douloureux de son épaule toujours blessée. L’occasion de s’amuser était bien trop belle pour qu’il ne la gâche en révélant que sa blessure était encore douloureuse.

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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Sam 5 Nov - 12:10

Ses paroles au sujet de Denys la font doucement sourire. Elle songe à ses nombreuses visites en Lagrance, aux jardins merveilleux qu'elle ne se lasse pas de découvrir un peu plus à chaque fois, aux trésors dont le duché regorge et bien sûr, à la compagnie de son ami. Il a toujours été très à l'écoute, de bon conseil également. Leurs discussions, qu'elles soient écrites ou orales, ont toujours eu aux yeux de la princesse un attrait certain. Elle n'y voit là aucun sous-entendu dans ces quelques mots, acquiesçant distraitement.

Puis il l'entraîne à l'extérieur, sur la piste de danse, où la musique flotte dans l'air, réchauffant l'atmosphère d'octobre. Alméïde se rapproche également mais la remarque du voltigeur la fait rougir. Est-ce que les gardes interviendraient pour si peu ? Peut-être. Mais ce soir, elle aimerait profiter, s'amuser, sans avoir à se soucier de ce genre d'incident. Anthim approuverait-il qu'elle danse avec un Cielsombrois ? Non, pire, avec le champion de Sombreciel ? Probablement pas. Mais elle est assez grande pour savoir ce qu'elle fait. Ce qui la surprend, par contre, c'est la mention de sa sœur. Oh, alors il connaît Reja ? Comment ? Dans quelles circonstances ? Est-ce grâce à la voltige ? Ses questions restent en suspens puisqu'il se rapproche un peu plus afin d'assurer sa prise. Ses joues gardent une teinte rosée soutenue à l'entente de ses paroles mais elle hoche doucement la tête.

« Je, oui... c'est mieux ainsi. » Ce n'est qu'une danse après tout et elle ne voit pas de problème à se rapprocher ainsi pour esquisser quelques pas. À vrai dire, cette proximité ne l'aurait pas tant embarrassée s'il ne l'avait pas soulevée ainsi. Elle se secoue néanmoins et s'accroche à son bras avant de se laisser entraîner par la mélodie entraînante. En quelques secondes, l'esprit de la princesse s'apaise, la danse balaie la gêne passagère, fait naître un large sourire sur ses lèvres. Et ils tournoient, et ils rient. Tout d'abord un peu maladroite sur les pas d'une danse qu'elle ne connaît pas, elle s'habitue rapidement, trouve ses aises.

« Vous aviez raison Mayeul, je n'ai pas à me plaindre, vous êtes très bon danseur. » déclare-t-elle, le ton léger, alors qu'ils tournoient doucement au son des instruments. Elle s'en doutait déjà puisqu'elle avait esquissé quelques pas en sa compagnie lors du Tournoi des Trois Opales, mais elle avait un peu bu alors et son jugement aurait pu en être légèrement modifié. Finalement, elle ne s'était pas trompée.

Mais bien qu'elle s'amuse, une question continue de la troubler. « Alors vous... vous connaissez Reja ? » Voix hésitante, sourire timide. Elle connaît l'aversion de sa sœur pour tout ce qui se rattache à Sombreciel – en ce sens, elle s'entendrait très bien avec Anthim – et elle se demande quel accueil elle a pu faire au voltigeur. Alors elle appréhende un peu Alméïde, malgré une vive curiosité.

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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Ven 11 Nov - 15:14

Ils se sont laissés entraînés par les notes pleines d’entrain, riant et dansant de concert, oubliant dans la fraîcheur de cette soirée que la simplicité de leur amitié n’était qu’une apparence. Ils n’auraient probablement pas dû passer cette soirée ensemble, mais comme un enfant qui s’amuse de défier l’autorité parentale - et il l’avait expérimenté de nombreuses fois, Mayeul, avec sa jumelle - le Voltigeur prenait grand plaisir à passer la soirée en compagnie de la jolie médecin. Les joues d’Alméïde semblait se tinter de rose, mais dans la semi-obscurité, il n’en était pas réellement sûr. Une chose de certaine pourtant, elle était adorable. Et très bonne danseuse, sur des pas qu’elle ne connaissait visiblement pas.

Alméïde ne profitait-elle donc pas de toute cette liberté offerte par la Ville aux Mille Tours pour s’amuser, danser jusqu’au petit matin, oublier les responsabilités qui devaient l’accaparer ? Le Voltigeur l’observa quelques secondes et décida que non, ce n’était pas vraiment son genre. Ce qui l’étonnait d’autant plus qu’elle ait accepté de le voir. Il était le Champion de Sombreciel, choisi par Castiel - dans des circonstances étranges certes, mais cela personne n’avait à le savoir. Il devait représenter à peu près tout ce que les Erebiens évitaient. Ce qui était d’autant plus flatteur pour lui, vu que la princesse s’était effectivement déplacée. Pour lui. Et le Voltigeur ne combattit pas longtemps le sourire victorieux qui naquit sur ses lèvres à cette pensée.

« Vous vous débrouillez fort bien aussi
Bien que je n’en soit guère surpris
Je devrais vous inviter à danser plus souvent
Je connais d’autres endroits aussi charmants. »


Il avait beaucoup parcouru Lorgol quand il était plus jeune, et Mathilde, excerçant dans la ville, lui avait également montré comment s’y déplacer. Jouer les guides d’une ville où il n’était pas natif ne le dérangeait pas, pas plus que de s’y promener en compagnie de la princesse d'Erebor. Mais la voix hésitante de la jeune femme interrompit ses pensées, et il ne se retint pas de rire légèrement, le Voltigeur, se doutant des causes de l’appréhension de la jeune femme. Après tout, il avait effectivement rencontré Reja, et il la savait guère tendre envers les Cielsombrois. Ou les hommes tout court. Ou ceux qui tournaient autour d’Alméïde, après tout, pour ce qu’il en savait. Disons qu’ils n’avaient pas échangé de longues considérations philosophiques, durant leur discussion après le tournoi.

« J’ai eu l’honneur de la rencontrer
Et son sabre m’a fait un charmant effet. »


Il n’attendit pas qu’elle se décompose, la princesse, avant d’ajouter vivement.

« N’ayez crainte, je ne lui garde pas rancune
De ces paroles échangées sous la lune
Il est juste amusant de constater
A quel point mon charme ne lui fait guère d’effet. »


Plaisanta Mayeul, amusé par le souvenir. Il ne tenait pas, pourtant, à ce qu’Alméïde n’en tienne rigueur à sa soeur. Bien que la discussion fut houleuse, la jeune femme n’avait pas à savoir qu’elle en était l’objet principal. Et puis, avec tout ce qu’il s’était passé ces derniers temps, il était réellement réconfortant de savoir la princesse d’Erebor sous bonne garde.

« Voulez-vous, belle dame, vous rafraîchir ?
Il semble que la danse vous ait fait rougir. »


La danse, ou ses paroles. Il ne savait pas réellement, et n’était pas sur de vouloir trancher. Même s’il n’avait réellement aucune vue amoureuse sur la jeune femme, et ne songeait pas une seule seconde à la mettre dans son lit... Perplexité. Le Voltigeur sourit, remontant le fil de ses pensées. Effectivement, il y avait peut-être songé. Le défi que cela représenterait, et ce vibrant pied-de-nez à l’autorité de son duc, lui donnaient juste envie d’essayer. Juste pour s’amuser. Mais il doutait qu’elle accepterait, ce qui n’empêchait pas le Voltigeur de se montrer adorable avec elle. Parce qu’elle le méritait, même s’ils ne finissaient pas la nuit ensemble.

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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Mer 16 Nov - 15:35

C'est un instant agréable, sans aucune arrière pensée, pour la princesse d'Erebor qui aime simplement danser en compagnie de Mayeul. Ses compliments et sa proposition de l'inviter à nouveau sont accueillis avec un sourire timide mais elle ne serait certainement pas contre l'idée de découvrir d'autres endroits de la cité aux Mille Tours avec une personne qui connaît bien les lieux et qui saura lui montrer les aspects les plus charmants de la ville. Car elle est fascinée, Alméïde, mais elle ne s'éloigne que peu de l'Académie, ou se contente simplement de flâner dans les rues sans véritablement se mêler à la foule, évitant de se rendre dans la Ville Basse ou d'autres lieux généralement déconseillés pour une jeune femme comme elle qui ne saurait certainement pas se défendre. Elle ne se rappelle que trop bien la première rencontre avec le Voltigeur qui l'a sortie d'un mauvais pas, alors qu'elle avait décidé de tenter sa chance après le coucher du soleil. Une idée fort peu judicieuse et qu'elle ne renouvelle pas depuis, sauf bien accompagnée. Ce n'est peut-être pas rationnel, mais Alméïde fait confiance au Cielsombrois qui a su, à plusieurs reprises, lui montrer qu'il était de bonne compagnie. Et puis, il est désormais le champion primé de Sombreciel, ce n'est pas pour rien.

La conversation dévie doucement sur un sujet plus délicat. Lorsqu'il mentionne sa sœur, la princesse reste perplexe, légèrement anxieuse. Et l'inquiétude ne fait qu'augmenter quand il parle de son accueil et de son sabre. Oh, Reja, qu'as-tu fait ? Son aversion pour les Cielsombrois n'est pas un secret, pas pour elle, alors les paroles de Mayeul la rassurent quelque peu, juste assez pour parvenir à esquisser un sourire devant sa tentative de détendre l'atmospère en plaisantant sur son charme. « Oh... Elle peut être charmante pourtant, vous savez. Elle... Elle a un grand coeur. Je sais que je peux compter sur elle. » Elle esquisse un nouveau sourire empreint de timidité, son regard brillant d'une affection sincère pour cette sœur qui n'a pu grandir auprès d'elle, comme elle l'aurait tant désiré. Cherchant à ne pas trop s'attarder sur le sujet, elle continue sur un ton plus léger. « Et votre charme n'y est certainement pour rien. Vous avez simplement la malchance d'être né dans le mauvais duché, du moins à ses yeux. » Elle sent alors ses joues se réchauffer un peu plus en réalisant ce qu'elle vient de dire. Détail qui n'échappe pas au Voltigeur puisqu'il lui propose d'aller se rafraîchir, la faisant rougir de plus belle. Mais elle acquiesce Alméïde, et évitant son regard, elle retourne à l'intérieur en sa compagnie.

Là, elle s'assoit cette fois à une table d'où elle peut encore apercevoir les danseurs tournoyer au son de la musique entraînante. Son regard retrouve celui du Voltigeur, ses joues ayant enfin repris un teint plus naturel. « Dites-moi Mayeul, vous semblez bien connaître Lorgol. Vous m'aviez dit y avoir étudié je crois ? Quel est le domaine qui vous a attiré à l'Académie ? » Il y a un réel intérêt dans les yeux de la princesse qui désire en savoir un peu plus sur cet homme qu'elle passe son temps à croiser de façon inattendue depuis leur toute première rencontre.

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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Lun 28 Nov - 22:04

Le sujet avait dévié sur Reja, et devant les justifications de la princesse des sables, accompagnées par un sourire timide, Mayeul ne put s’empêcher de trouver son interlocutrice adorable. Elle avait le rouge aux joues, Alméïde, et il ignorait si c’était dû à ce qu’il venait de lui dire ou à l’excitation de la danse, ajouté à la chaleur ambiante des corps qui se pressaient l’un contre l’autre. Il ne relèva même pas la remarque de la jeune femme quand elle lui avoua que c’était probablement parce qu’il venait du mauvais duché : il s’en doutait bien, après les propos de Reja. Mais tout de même, il tint à rassurer la princesse.

« Si cela peut vous rassurer sur le sujet
Elle n’est pas la seule à blâmer.
J’ai sans doute trop parlé
Et mes paroles n’étaient guère avisées. »


Il le reconnaissait volontiers, il ne s’était pas montré exemplaire, lui non plus. Oh, il ne l’aurait jamais reconnu devant Reja, ceci dit, mais il ne voulait pas être la cause d’une dispute entre les deux jeunes femmes. Reja avait beau être agaçante, elle n’en était pas moins malheureuse, et loin de lui l’idée d’ajouter à sa tristesse. Mais à nouveau, jamais il ne l’aurait avoué à la jeune femme. Avec Alméïde, c’était autrement plus simple.

Ils s’étaient installé non loin des danseurs, observant avec amusement les gens profiter de leur soirée, de la musique. La soirée s’avançait doucement, mais Mayeul appréciait de la passer aux côtés de la jeune femme, malgré la menace que cette seule soirée faisait peser sur lui. Il n’avait jamais été du genre à trop s’inquiéter pour son avenir, de toute façon. La jeune femme reprit la parole, lui posant quelques questions, et le Voltigeur l’observa quelques instants avant de répondre. Que lui dire ? Elle ne savait pas, pour Mathilde... À moins qu’il n’eut laissé échapper quelque chose quand ils s’étaient croisés, quand il avait frappé à la porte de Grâce ? Ses souvenirs de la soirée étaient pour le moins flou, alors, il ne savait pas trop ce qu’il pouvait avoir laissé échapper. Peut-être mettrait-elle son hésitation sur ce parlé particulier que lui infligeait Aïon. Il l’espérait, du moins.

« Votre mémoire ne vous trompe pas
J’ai été étudiant à l’Académie autrefois
J’ai choisi le domaine de la psychologie
Pour pouvoir comprendre les hommes et ce qui les lie.

J’ai ensuite choisi la voie des airs
Et la Caserne de Serre
J’ai donc longtemps vécu à Lorgol
Avant d’intégrer un véritable Vol

Les sciences humaines m’ont toujours attiré
Et ce sont des années que j’ai énormément apprécié. »


Qu’elle ne se méprenne pas : passé la surprise de se voir choisi par Nuage, Mayeul n’a jamais regretté d’être devenu Voltigeur. Mais ses années à l’Académie... c’est au sein de ses murs qu’il a grandi, après tout, d’adolescent à jeune garçon, qu’il a mûri, changé, et découvert d’autres horizons que Vifesprit. Alors non, il n’a jamais regretté, mais quel étudiant ne se sent pas un peu nostalgique ?

« Et vous, pourquoi avoir pris médecine comme voie ?
Qu’est-ce qui vous a poussé à faire un tel choix ? »


Demanda-t-il, curieux, en appelant une serveuse à leur table.

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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Mer 7 Déc - 10:44

Les paroles du Voltigeur semblent l'apaiser, après la surprise et la crainte ressenties en apprenant que Reja avait à nouveau dégainé son sabre. Ainsi il n'était pas en reste ? Elle a pourtant du mal à imaginer Mayeul jouer de provocation auprès de qui que ce soit, habituée de le voir ainsi, charmant et aimable. Peut-être a-t-elle simplement la chance de voir ses meilleures facettes et elle n'en est pas mécontente la princesse, car ce sont elles qui ont su faire naître une réelle confiance en cet homme qu'elle connaît peu, après tout. Elle l'apprécie, inutile de le nier et elle peine à le voir en situation de conflit, bien qu'elle ait eu un aperçu de ses talents de combattant dans l'arène. Il lui avait pourtant dit, lors de leur première rencontre, qu'il était prêt à se battre contre les énergumènes sans savoir vivre qui les avaient abordé, si elle n'avait pas été là pour l'en empêcher. Malgré tout, elle ne voit que l'homme affable, serviable et amusant. Quant à Reja... oh, si les autres pouvaient voir en elle la femme douce et généreuse qu'elle voit d'ordinaire. Elle a un tempérament de feu, elle le sait bien, mais c'est une âme noble et fragile qu'elle cache en dessous. Elle lui manque sa soeur, la fière Voltigeuse qui parcourt les duchés en dansant dans les cieux. Peut-être pourrait-elle s'accaparer un peu de son temps durant sa prochaine permission ? Ne serait-ce que quelques instants.

Les pensées tournées vers sa soeur, elle prend place près de Mayeul et tente de ramener la conversation sur un sujet plus léger. C'est sa curiosité qui l'emporte et l'envie soudaine d'en savoir plus sur son sauveur et sur le champion de Sombreciel. Elle affiche d'ailleurs la surprise en l'entendant parler de psychologie, puis un intérêt sincère lorsqu'il se lance dans ses explications. Elle ne connaît pas grand chose de ce domaine du Savoir, mais elle ne serait pas contre une instruction à ce sujet. Ce sujet et bien d'autres encore, tant elle est curieuse de tout. Mais elle se concentre sur sa médecine avant tout ; peut-être lira-t-elle quelques ouvrages de psychologie quand elle aura terminé ?

La question du Voltigeur lui fait relever les yeux et un doux sourire nostalgique fend ses lèvres. « J'avais un instructeur incroyable à Vivedune, c'est lui qui m'a transmis sa passion. » répond-elle alors que la serveuse parvient à leur table. La princesse commande un jus de poire et laisse le temps  Mayeul de passer commande avant de continuer. « En fait je... je crois que j'aime rendre service et que la médecine me permet réellement de venir en aide à mon prochain. Et puis, le corps humain est fascinant, il y a tellement de choses à savoir, et tant de mystères encore à élucider. Une vie entière ne serait pas suffisante pour tout apprendre sur le sujet. » Son visage s'est soudainement éclairé alors qu'elle parle de cette passion qui la pousse à en faire toujours plus. Son ton s'est enflammé, mais c'est à peine si elle le réalise. Elle songe à son instructeur, à tout ce savoir qu'il lui a transmis, à tout ce qu'elle a pu apprendre au sein de l'Académie également, ou dans les sous-sols de Vivedune, où l'on apporte des corps sans vie à ses bons soins.

« Dites m'en plus sur votre griffon Mayeul. Ma soeur m'a déjà parlé quelques fois de Sirocco mais je trouve le lien entre Voltigeur et monture fascinant. Est-ce qu'il est ici aussi ? À Lorgol ? » Ou peut-être est-il resté en Sombreciel. Ces nobles créatures sont indépendantes après tout, n'est-ce pas ?

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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Mar 13 Déc - 21:31

Il n’aimait guère parler de lui, Mayeul. Oh bien sûr, chacun pensait en savoir beaucoup sur lui : il aimait parler, discuter, charmer... Mais parler de lui, non, c’était une autre histoire. Surtout lorsqu’il ne connaissait pas les gens, les sujets restaient légers, bien incapable de le blesser. Et depuis Mathilde, cette tendance aux secret s’était peut-être même empirée. Ils étaient bien peu nombreux, ceux qui ne le connaissaient pas d’avant, à connaître ne serait-ce que l’existence de sa jumelle. Pare que cela faisait mal de parler d’elle, encore. Cela dévoilait aussi une trop grande partie de lui, de son cœur brisé qu’il ne pourrait probablement jamais recollé. Alors non, il préférait ne pas s’aventurer trop loin, et ne pas parler de lui.

Mais pourtant, la curiosité d’Alméïde était justifiée, n’est-ce pas ? Ils se croisaient régulièrement, et malgré l’attachement mutuel qu’ils se portaient, ils connaissaient bien peu l’un de l’autre. N’était-ce pas Castiel, qui lui avait appris que la jeune femme était en réalité princesse d’Erebor ? Il lui parla rapidement de son cursus, souriant d’un air indulgent devant la curiosité de la jeune femme, avant d’orienter la conversation vers elle. L’Académie. Reja. Faire diversion.

La serveuse vint prendre leur commande, et il hésita un bref instant avant de choisir la même boisson que la jeune femme, à son propre désappointement, ignorant la satisfaction qui envahit son esprit à l’idée qu’il choisisse de ne pas boire une goutte d’alcool ce soir. Marianne serait fière de lui, si seulement il ne l’évitait pas ! L’idée de la médecin lui rappela de faire jouer avec précaution les muscles de son épaule, et il réprima à grand peine une grimace douloureuse. D’accord, cela faisait encore mal. Il arrivait presque à l’oublier, quand il ne faisait rien. C’était déjà ça.

«Vous semblez heureuse de faire médecine
A voir la passion qui vous anime.
C’est une très belle voie que vous avez choisie
A donner de votre personne ainsi.
Vous êtes intelligente, talentueuse et douée
Et je prie Callia qu’elle ne vous en laisse pas vous détourner.»


Il suffisait de voir la jeune femme en parler, de toute façon, pour voir à quel point elle aimait ce qu’elle faisait. Comme Mathilde. Sa jumelle avait, elle aussi, cet air inspirait lorsqu’elle parlait de ce qu’elle faisait, de ce qu’elle accomplissait avec ses patients. Elle aimait la médecine, et elle aimait les gens, Mathilde. Son frère aussi, mais d’une façon bien différente.

Alméïde ne lui laissa pas le temps de sombrer dans la mélancolie pourtant, enchaînant avec l’une des rares questions qui pouvait détourner son esprit de sa jumelle. Nuage. L’autre moitié de son être, la seule porion de son cœur qui n’avait pas sombré totalement à la mort de Mathilde. Son griffon. Il le savait, Mayeul, que Nuage était un être libre, mais il ne pouvait s’en empêcher, chaque fois qu’il faisait référence à son partenaire de Voltige, il l’appelait son griffon. A lui. Tout comme Nuage l’appelait son Voltigeur, s’appropriant l’humain qu’il était et le réclamant pour sien.

« Le lien qui nous unit est en effet fascinant
Mais je serais bien incapable de vous en expliquer le fonctionnement
D’autres, plus intelligents que moi, ont essayé
Et leur réponse ne s’approchera pourtant jamais de la vérité.

Nuage est ici oui, à Lorgol.
Tout comme moi, il a grandit auprès de ses camarades de Vol
Certains sont devenus des amis
Qu’il a plaisir à retrouver ici. »


Lorgol avait été le début de ce qui les avait uni, après tout, et sans doute que chacun d’entre eux chérissait ce souvenir, lié pour jamais à la Ville aux Mille Tours.

« Que puis-je vous dire sur Nuage,
Si ce n’est que je suis aussi casse-cou qu’il est sage
A moins que ce ne soit le contraire
Sa sagesse, tout comme la mienne, est bien éphémère. »


Plaisanta Mayeul avec amusement.

« Il est un compagnon de tous les instants
Et je n’en trouverait pas d’aussi charmant
Nous partageons le même amour du ciel
Si ce n’est qu’il est obligé de me prêter ses ailes. »


Expliqua Mayeul avec poésie. Il aimait voler, passionnément. C’était bien pour cela qu’être soumis à la décision de Marianne le terrifiait, et que sa relation envers la jeune femme s’en ressentait.

« Etre capable de Voltiger à ses côtés est exaltant
Et c’est un sentiment qu’il me rend.
J’aime autant voler que vous être médecin
Autant dire que ce n’est pas rien. »


Le Voltigeur adressa un sourire complice à la jeune femme, amusé. Il rageait d’être obligé de soigner son épaule avant de véritablement reprendre les acrobaties, mais il savait que c’était le seul moyen de retrouver ces sensations qu’il aimait tellement.

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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Sam 24 Déc - 15:19

Parler de ce qui la passionne éclaire ses traits et l'anime profondément. Elle a beaucoup de mal à s'ouvrir aux autres et particulièrement lorsqu'il s'agit de parler d'elle, mais lorsque l'on aborde la médecine, elle pourrait passer des heures à discuter sur le sujet. Des livres qu'elle a lus, des cas qu'elle a rencontrés, des patients qui croisent sa route, des joies et des peines, des difficultés et des réussites. Ce n'est pas un domaine facile et elle est sensible au malheur des autres, à leurs souffrances. Elle s'est pourtant habituée à se prémunir de tout cela, se concentrant uniquement sur ce qu'elle peut faire pour aider et à quel point elle peut apaiser les maux. C'est parfois frustrant de ne pouvoir agir, mais c'est également gratifiant de voir lorsque quelque chose fonctionne. Elle a bien entendu perdu des patients après tant d'années, mais elle en a soigné tant d'autres qu'elle estime que ça vaut la peine de continuer, de se perfectionner encore et encore. Qu'il s'agisse de traiter quelqu'un pour un rhume ou de le soigner après une grave blessure. Elle ne fait pas la différence, Alméïde, elle y met autant de coeur à chaque fois.

Elle adresse un sourire doux au Voltigeur lorsqu'il approuve son choix d'études, le remerciant d'un signe de tête pour ses mots d'encouragement. Puis elle écoute attentivement quand il se met à parler de son compagnon de vol. Sans un mot, elle observe, elle voit cette lueur qui brille dans ses yeux à la mention du griffon et du lien qui les unit. C'est quelque chose de fort, une connexion qu'elle ne connaîtrait jamais, certainement pas de façon si intense. Elle a bien ce lien avec Justice, depuis une année déjà, mais le dragon n'est pas très ouvert, ni très bavard, si ce n'est pour lui faire des remarques de temps en temps. Elle l'aime bien pourtant, ce vieux grincheux, mais elle ne peut pas autant être en sa compagnie qu'un véritable Chevaucheur l'est avec son compagnon de vol, ce qui complique tout de même les choses.

C'est un regard attendri qu'elle arbore quand Mayeul s'interrompt et elle acquiesce doucement après avoir porté le verre à ses lèvres. « En effet, ce n'est pas rien. » approuve-t-elle doucement. « Et... être ainsi suspendu dans le vide ne vous fait pas peur parfois ? Comme vous l'avez dit, il vous prête ses ailes et vous devez donc vous remettre totalement à lui, ce doit être... effrayant, non ? » demande-t-elle, véritablement curieuse. Il suffirait pourtant d'une fois, d'un saut, d'une chute où le griffon ne parvient pas à récupérer son Voltigeur et c'est la mort assurée. Vraiment, elle admire ces hommes et ces femmes des cieux, capables d'accomplir tant d'exploits. Puis, plus timidement, elle demande : « Vous... vous pensez que je pourrais le... rencontrer ? » La question peut lui sembler étrange, mais Alméïde a beaucoup d'affection pour le griffon de sa sœur et celui-ci le lui rend bien. Elle est curieuse de connaître le compagnon de Mayeul également.

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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Jeu 29 Déc - 17:11

Sans nul doute qu’elle l’avait remarqué, la jeune femme, la lueur particulière dans ses yeux lorsqu’il évoquait Nuage. Ils étaient compagnons depuis longtemps maintenant, complices, liés, à jamais. Ils avaient connu maintes épreuves, ensembles, dont la plus terrible était sans doute la mort de Mathilde. Et pourtant, ils se soutenaient toujours, et rien n’avaient pu briser ce lien qui, pourtant, avait paru à Mayeul si compliqué à construire. Pas même ce qu’il avait fait. Ce qu’il continuait à faire. Il avait souvent songé à ce qu’il deviendrait s’il se faisait virer. Égoïstement, par sa seule faute, ils seraient deux à en souffrir. Peut-être était-ce qui le retenait, pourtant, d’aller bien trop loin. Une infime partie de lui, qui l’empêchait de gâcher toutes ses chances dans le Vol de Sombreciel. Une infime partie qui n’avait pas un immense succès.

La jeune femme but une gorgée de son verre, l’interrogeant sur cette confiance qui les unissait, ce danger qui, inévitablement, demeurait présent. Pour peu que son griffon rate. Ou que le Voltigeur glisse au mauvais moment... C’était déjà arrivé, plus que fréquemment ces dernières années. Il n’était pas tout le temps lucide, Mayeul, quant venait l’heure de voltiger. Et il lui arrivait de se mettre en danger, sans doute bien plus souvent que Nuge l’aurait voulu. Combien de fois le Voltigeur avait-il manqué un saut, ou simplement glissé ? Et Nuage l’avait toujours rattrapé. Toujours. C’était plus que de la confiance, en vérité. C’était une certitude, inébranlable, quelles que soient les circonstances. Nuage le rattraperait.

« Bien sûr, douce dame, il sera ravi
De voir votre intérêt pour lui.
Mais ne craignez-vous pas que vos gardes refusent
De peur que ce ne soit qu’un subterfuge ?
Car vous êtes si belle, n’en doutez pas
Je serais ravi de vous garder un peu avec moi »


Plaisanta Mayeul avec bonne humeur. Il n’était pas contre prolonger la soirée, en vérité : il pouvait difficilement s’attirer plus d’ennuis qu’à présent, n’est-ce pas ? Fréquenter Alméïde lui assurait déjà une place de choix si la liste des gens indésirables, tant pour son duc que celui d’Erebor, sans oublier celle de Reja. Qui était peut-être, à bien y réfléchir, la plus effrayante des trois. Donc oui, présenter Alméïde à Nuage ne faisait guère de difficultés, tant que les gardes qui les observaient de loin ne s’y opposaient pas. Ou qu’elle les faisaient plier à sa volonté. Elle semblait douce et calme, Alméïde, mais le Voltigeur était persuadé qu’elle pouvait se montrer aussi décidé que sa sœur cadette.

« Glisser ou tomber ne m’effraie pas
Je sais que Nuage veille sur moi
Je ne m’en suis jamais inquiété
Ca peut paraître étrange mais... Je le sais. »


Depuis la mort de Mathilde, il avait souvent douté, Mayeul. De lui-même, de ses capacités, de son désir de continuer à vivre. De tout, peut-être, sauf de Nuage. Alors non, réellement, il n’avait pas peur de s’en remettre totalement au griffon, qu’il savait plus lucide que lui et totalement apte à le rattraper.

« Ce serait comme douter que le ciel est bleu, vous comprenez ?
Je ne peux tout simplement pas l’imaginer.
Même si nous nous sommes déjà loupé
J’ai quelques cicatrices qui peuvent le prouver ! »


Mayeul se mit à rire à cette évocation. Peut-être Alméïde le prendra-t-elle pour un fou, à ainsi jouer et évoluer dans un royaume qui n’est pas accessible aux humains. Les chutes ne sont guère clémentes, et maintes fois Nuage l’a manqué, ou le Voltigeur s’est trompé dans ses calculs. Mais il est toujours en vie, non ? Peut-être que Valda veille sur lui, en réalité.

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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Lun 2 Jan - 17:40

L'instant est agréable, sans complications. Mais elle ne sait pas, Alméïde, qu'ils sont nombreux à ne pas désirer que le Voltigeur l'approche. De son frère, ça ne l'étonne guère, car il ne supporte pas les Cielsombrois en général ; c'est en partie à cause de l'un d'eux que tant de gardes la suivent, sans parler des derniers événements qui l'ont poussé à vouloir assurer sa protection. Néanmoins, elle ne se doute pas une seconde que sa soeur ou Castiel ont très clairement émis des réserves à ce qu'il la côtoie à nouveau. Peut-être ne prendrait-elle pas cette rencontre aussi à la légère, si c'était le cas. Peut-être s'offusquerait-elle d'apprendre qu'ils surveillent son entourage, de quelque manière que ce soit. Elle est peut-être une princesse en Erebor, mais ailleurs elle n'est qu'une dame, qu'un simple médecin, et elle entend bien pouvoir passer du temps avec ceux qu'elle considère comme des amis. Et Mayeul en est indéniablement un, ou du moins, c'est en bonne voie. Elle apprécie sa compagnie, voilà tout ce qui importe après tout, n'est-ce pas ? Et elle apprécie leurs conversations.

C'est un sourire sincèrement ravi qui fend ses lèvres lorsqu'il déclare que son griffon accepterait de la rencontrer. Elle rit légèrement à la suite de sa remarque, malgré la rougeur qui s'empare à nouveau de son visage. « Ne vous inquiétez pas, je suis certain qu'ils me laisseront l'approcher sans faire d'histoires. » Ils ne sont là que pour la surveiller après tout, pas pour lui dicter chacun de ses faits et gestes, du moins en théorie. Mais elle ne s'en soucie pas vraiment Alméïde ; déjà ses yeux brillent comme ceux d'un enfant qui s'apprête à découvrir un cadeau ou une surprise. Elle aime beaucoup ces nobles créatures du ciel, la princesse. Et elle a toujours admiré l'habileté des Voltigeurs, la grâce de leurs acrobaties, le talent qui s'exprime à des kilomètres au-dessus du sol. C'est autrement plus impressionnant que d'observer les Chevaucheurs simplement assis sur la selle de leurs dragons. « Ca t'arrange bien pourtant, non ? » La voix profonde de Justice, un brin vexée, résonne dans son esprit et manque de la faire rire à nouveau. Oh oui, ça l'arrange bien, elle n'a certainement pas le talent et l'équilibre des seigneurs des cieux ibéens et elle se sent beaucoup plus assurée sur le dos de ce vénérable dragon, plein d'expérience et de sagesse malgré son mauvais caractère. Elle le sent qui se renfrogne un peu plus, mais elle ne cherche pas à flatter un peu plus son ego si malmené par quelques pensées innocentes. Alméïde est curieuse de tout mais elle reste ibéenne, et elle possède dans une certaine mesure cette fierté inhérente à l'empire du Savoir. Peu importe son intérêt pour la Magie et tout ce qui y est lié.

Elle sort du cheminement de ses pensées pour écouter attentivement les paroles enjouées de Mayeul qui parle des sensations éprouvées dans les airs, de quelques chutes presque sans conséquences qui inquiètent autant qu'elles impressionnent la princesse. « Faites attention à vous tout de même. Une chute à une telle hauteur n'est pas aussi aisée à soigner qu'un simple déséquilibre sur les pavés. » déclare-t-elle, un sourire entendu ornant ses lèvres. Ce n'était qu'une petite égratignure, quelques bosses, quelques bleus tout au plus. Elle n'ose imagine dans quel état il serait s'il chutait d'aussi haut. Elle en a eu un léger aperçu pourtant, à la fin du tournoi, lorsqu'il a été rejeté dans les airs par la championne de Lagrance. C'est un miracle qu'il soit encore en un seul morceau. « Vous semblez solide, mais je serais plus rassurée de vous savoir entre de bonnes mains. Ou plutôt, entre de bonnes serres. » ajoute-t-elle dans un trait d'humour, malgré le sérieux de ses propos.

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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Dim 8 Jan - 22:42

Les gardes ne feront rien pour l’empêcher de rencontre Nuage, lui assure la princesse. Mayeul lui, est plus dubitatif, et il ne peut s’empêcher de se demander si parmi la garde rapprochée de la princesse d’Erebor se trouvent certains de ceux qui l’ont accueillis à Vivedune, quand il s’y est présenté il y a si longtemps déjà. Le jour même où il a rencontré Reja. Car malgré toutes ses bravades, malgré sa mortification à avoir été chassé d’Euphoria le temps de la visite de la jeune femme, Mayeul ne veut réellement pas dégrader les relations entre les deux duchés. Elles n’ont pas besoin de lui pour être mauvaises, il le sait, mais il ne veut en aucun cas y contribuer. Le duc d’Erebor sera-t-il mis au courant de cette visite ? Et surtout, la reliera-t-il d’une quelconque façon à Sombreciel ?

Mais elle semble tellement enthousiaste à cette idée, la jolie Alméïde, que Mayeul n’a pas le cœur de l’en détourner. Nuage, de toute façon, sera ravi de rencontrer la princesse d’Erebor, que son Voltigeur lui a décrit comme douce et pleine de compassion. Il aime les humains, le petit griffon cendré, il est curieux de leur façon de vivre et de qui ils sont. Et puis, elle est la sœur de couvée de Reja, non ? Cela ne peut que être intéressant.

« Très bien, belle princesse,
Je vous fait donc la promesse
Qu’avant la fin de cette soirée
Vous pourrez découvrir mon petit cendré. »


Le contentement paisible du griffon auquel il a présenté la requête d’Alméïde lui indique que Nuage est aussi ravi, et il termine donc son verre, le Voltigeur, réfléchissant quelques secondes avant d’en commander un autre. Le dernier. Son épaule le lance, et il s’efforce de rester impassible, se concentrant sur les paroles de la jeune femme qui s’inquiète pour lui. D’un sourire pourtant, il chasse l’inquiétude de la demoiselle. Il a bien saisi son allusion à leur rencontre sur les pavés de Lorgol, à ce hasard qui a fait que leurs routes se sont croisés, et il s’efforce de la rassurer.

« Croyez moi, n’éprouvez pas d’inquiétude
La plupart de mes chutes ne sont pas très rudes
Nuage est là pour me soutenir
Et à cette tâche il ne compte pas faillir. »


Mayeul marque un instant d’hésitation, ses yeux se détournant de ceux de la princesse des dunes pour se plonger dans la foule. Il n’est pas dur de deviner à quel point il est troublé.

« Les seules fois ou je me suis blessé
Nuage n’était pas à mes côtés
Encore une preuve, s’il en fallait
Que je ne suis pas un Champion révé. »


Peut-être sentira-t-elle l’amertume de ces mots. Peut-être. Qu’importe, de toute façon. Il le sait bien, Mayeul, pourquoi le choix s’est porté sur lui. Il ne l’ignore pas, non, ce qui se chuchote parfois sur son compte. Il n’est pas un Champion. Il est un homme brisé, incapable de reprendre pied, et son épaule blessée l’empêche même de s’adonner à la seule chose pour laquelle il est doué. Il a été doué. Il ne sait plus, réellement. Sa gorge se serre, et il regrette, profondément, de n’avoir rien à prendre là, maintenant, pour chasser cette peine subite. Aucune drogue. Rien. Il fait signe à une serveuse qui passe, lui signalant de lui donner ce qu’elle a de plus fort. Juste un verre. Il en a désespérément besoin.

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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Lun 16 Jan - 9:12

Oh, il promet ! Le sourire qui orne ses lèvres s'élargit une nouvelle fois à l'entente de ces paroles. Comme il lui tarde de faire la connaissance de sa monture, de ce fameux Nuage qui lui prête ses ailes et l'a si souvent rattrapé. Elle se sent impatiente, comme une enfant attendant de recevoir une surprise, et elle ne cherche guère à masquer cet état de fait, pianotant sur son verre du bout des doigts, au rythme de la musique qui retentit autour d'eux. Elle se fait pourtant plus sérieuse lorsqu'il mentionne les chutes et les blessures, soudain inquiète à l'idée qu'il puisse réellement lui arriver quelque chose. Comme elle l'a été en le voyant combattre dans l'arène ou quand elle l'a vu, assommé de substances, après la seconde épreuve. Peut-être prend-elle trop à coeur la santé de cet homme qu'elle connaît si peu, finalement. Mais elle ne serait pas fidèle à elle-même si sa compassion ne prenait pas le dessus sur tout autre sentiment.

Et Mayeul la rassure, lui répète combien son compagnon ailé est talentueux, au point de ne pas faillir à sa tâche. Son trouble ne passe pas inaperçu pourtant, pas plus que la suite de ses paroles qui lui serrent le coeur, tant par leur contenu que par sa façon de les déclamer. Elle reste silencieuse un instant, juste le temps qu'il puisse commander une nouvelle boisson, puis elle hésite. Une hésitation qui ne dure pas bien longtemps avant qu'elle ne se décide à poser une main délicate sur celle du Voltigeur, lui adressant un sourire tendre, qui se veut réconfortant.

« Je pense que vous avez toutes les qualités requises pour être un champion, au contraire. » déclare-t-elle avec sincérité. Sans lui laisser le loisir de répliquer, elle continue avec douceur. « Lorsque nous nous sommes rencontrés, vous avez insisté pour me raccompagner alors que vous n'y étiez pas obligé. Je vous ai vu mettre du coeur à vouloir nous protéger de ces terribles statues de pierre, illusions ou pas. Vous êtes resté auprès d'un ami qui avait besoin de votre soutien, alors que vous auriez pu faire ce que vous vouliez de votre soirée. » Elle énumère les quelques point qu'elle connaît de lui, chacun pris de ses rares rencontres avec le Voltigeur. Elle se rend compte alors, Alméïde, qu'elle n'a peut-être pas eu beaucoup d'occasions de croiser sa route, mais que chacune a été marquée d'une façon ou d'une autre.

« Nul besoin d'être un guerrier sanguinaire pour porter les couleurs de son duché. Vous avez du coeur Mayeul, en cela je crois que vous faites un champion rêvé. » Et quelques faiblesses n'ont jamais fait perdre de la valeur à qui que ce soit. Alméïde croit en la noblesse de l'âme et du coeur. Elle croit en la capacité des être à pouvoir faire ce qui est juste. Elle n'est pas toujours la meilleure juge de ce genre de choses, elle est parfois crédule, elle fait parfois des erreurs. Mais elle ne serait pas honnête envers elle-même si elle arrêtait de croire en ses convictions à cause de quelques erreurs de jugement.

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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Ven 20 Jan - 13:45

La conversation l’a mené là où il ne désirait pas aller, Mayeul, il le sait. Il ne sait plus réellement comment faire pour qu’elle oublie ce qu’il lui a dit, et bien vite, il est bien trop plongé dans ses souvenirs pour avoir réellement envie de s’arrêter. Alméïde est tellement... il ne sait pas trop. Il est si facile de lui faire confiance. Il lui a fait confiance, au Tournoi, quand elle l’a entraîné loin du couloir. Il n’a même pas pu émettre l’idée de vouloir lui dire non. Quelqu’un peut-il seulement dire non à ces yeux sombres, dans lequel on ne peut lire qu’inquiétude et compassion ? Et quand elle pose sa main sur la sienne, qu’elle lui sourit tendrement, il se sent complètement partir à la dérive, Mayeul. Il ne veut pas lui mentir. Il ne veut pas non plus qu’elle lui fasse confiance, alors qu’il ne le mérite pas.

Elle est si douce Alméïde, qu’elle ne devrait pas s’inquiéter pour lui. Il n’en vaut pas la peine, réellement, et s'il écoute sagement ses mots de réconfort, il secoue un peu la tête, pas vraiment d'accord avec ce qu'elle raconte. Elle se trompe, dans cette image qu’elle a de lui. Il n’est pas comme ça. Il n’est pas un Champion. Il n’est pas grand chose, et il essaye de le lui faire comprendre. Vraiment, il ne mérite pas sa compassion. si seulement Aïon pouvait lever sa malédiction, que ses mots soient plus clairs !

« Je ne suis pas cet homme là
Et je ne peux vous faire croire que c’est le cas
Ce n’est pas de la fausse modestie
Vous... ignorez qui je suis.

J’avais une sœur que j’ai aimé
Et depuis qu’elle est décédée... »


Pourquoi lui en parle-t-il maintenant ? Il n’aime pas montrer sa faiblesse, ses hésitations Mayeul, encore moins à cette jeune femme qu’il ne connaît pas vraiment et qui pourtant, s’occupe de lui et le soutient. Mais dans un sens, cela lui semble nécessaire. Il ne veut pas qu’elle ait une image faussée de lui, il ne veut pas qu’elle le voit comme quelqu’un de valable, alors qu’il ne l’est pas. Elle l’a vu, au tournoi. Il n’est pas le grand champion qu’elle croit. Il ne mérite même pas de le lui faire croire.

« Elle était médecin, vous savez
Tendre et douce et réellement douée
Elle croyait en la bonté des gens
Et en leurs qualités, véritablement

Lorsqu’elle est morte, j’ai perdu pied
Et je ne me suis jamais relevé. »


Il n’élabore pas plus, Mayeul, avant de secouer la tête. Il ne mérite pas ses attentions, ni sa compassion. D’autres les méritent plus que lui. Le Voltigeur libère sa main de celle d’Alméïde, les yeux obstinément baissé vers la table avant de passer les mains dans ses cheveux bruns. Mais quelques secondes après, quand il relève la tête, c’est un sourire qui est solidement accroché sur ses lèvres, tandis qu’il se lève en entraînant par la main la princesse. Le sourire sonne faux, sa voix n’est pas aussi joyeuse qu’elle le devrait, mais il ne veux pas qu’elle ne s’apitoie plus sur son sort.

« Venez, douce et belle princesse
Mon griffon a le cœur en liesse
D’enfin vous rencontrer
Ne le laissons pas davantage patienter. »


Oh oui, il s’agit d’un subterfuge : Nuage n’en est pas dupe, Alméïde ne le sera pas non plus, mais réellement, Mayeul n’a pas envie de montrer davantage ses faiblesses. Nuage est une distraction bienvenue, et la main du Voltigeur entraîne la demoiselle vers la sortie de l’auberge. A peine attend-t-il quelques secondes d’avoir l’accord de la jeune femme, et il prend le temps d’adresser un signe de la main à l’un des gardes avant de l’entraîner dans la nuit. Nuage n’est pas très loin, et le petit griffon est sorti de son nid pour venir faire connaissance avec la princesse Alméïde. Pour réconforter son voltigeur, aussi, et surtout peut-être. Il ne le présente pas de cette façon à Mayeul, pourtant, le griffon, même s’ils le savent sans doute tous les deux.

« Princesse, laissez-moi vous présenter
Le plus merveilleux des compagnons ailés.
Ne le couvrez pas trop de compliments
Après, il se montre particulièrement agaçant. »


Le petit griffon laissa échapper un hululement outré, avant de pencher sa tête plumeuse pour observer la demoiselle. C’est donc à ça qu’elle ressemble, la sœur de Reja ? Elle semble douce, et attentive. Il aime bien Reja, Nuage, qu’il connaît sans doute mieux que son Voltigeur à travers les images partagés par Sirocco. Il tend le bec, le petit griffon, plein de curiosité.

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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Dim 29 Jan - 14:25

Elle croit en chacun des mots qu'elle prononce, Alméïde. Pourtant, elle le voit, ils semblent n'avoir aucun effet. Plus elle prend la parole, plus il paraît se renfermer alors que c'est l'inverse du but recherché, véritablement. Elle ne comprend pas cette soudaine détresse, pas plus que cette douleur qui semble émaner de lui, jusqu'à ce qu'il lui réponde à son tour, de quelques mots qui lui serrent le coeur. Il affirme qu'elle ignore qui il est, mais quelle importance ? La princesse ne se fie qu'à ce qu'elle voit de lui, et tout ce qu'elle a vu jusqu'à présent, c'est un homme courageux, au coeur généreux, sensible à ce qui l'entoure. Doit-elle changer sa manière de le voir uniquement parce qu'elle ne connaît pas son histoire ? Il révèle alors l'existence d'une soeur, malheureusement décédée. La nouvelle l'attriste et elle a bien du mal à ne pas avoir les yeux qui s'embuent d'imaginer la douleur ressentie suite à la perte d'un être si cher. Elle avait bien un frère, mort très jeune, mais elle était trop petite pour l'avoir réellement connu. Le décès de sa mère, lui, était plus difficile à digérer pour l'Erebienne. Mais elle se console de savoir qu'elle a encore Reja et Anthim à ses côtés. Ce n'est peut-être pas le cas de Mayeul.

Le portrait qu'il dépeint de sa soeur est doux et elle sent l'amour profond qu'il a pu ressentir pour elle, dans ces quelques mots qu'il prononce avec difficulté. Elle n'ose rien dire pourtant, de peur de l'interrompre, le laissant s'exprimer à loisir sur le sujet, sans jugement de sa part. Elle serre un peu plus ses doigts sur les siens, juste avant qu'il ne les retire et qu'elle se sente honteuse de l'avoir ainsi mené sur ce chemin sinueux peuplé de souvenirs douloureux. Elle aimerait pouvoir le rassurer, s'excuser, faire quelque chose peut-être pour lui remonter le moral, mais il la prend au dépourvu en se relevant pour l'inviter à rejoindre son griffon. Elle n'est pas dupe, Alméïde, mais c'est un sourire sincère qui orne ses lèvres quand elle accepte sa main pour se relever et qu'elle le suit à l'extérieur de l'auberge. Les gardes restent proches, mais elle les rassure d'un signe de tête. Il ne leur faut d'ailleurs pas très longtemps pour parvenir à l'endroit où se trouve le petit cendré.

Le Voltigeur fait rapidement les présentations et Alméïde s'avance, les traits adoucis par cette rencontre avec le seigneur du ciel. Il est plus petit que Sirocco semble-t-il, mais pas moins magnifique. Elle rit un peu à le voir se courroucer des paroles de Mayeul. « Je suis pourtant certains qu'il les mérite, ces compliments, pas vrai Nuage ? » Un roucoulement résonne dans la nuit, pour seule réponse et elle rit à nouveau avant de tendre la main vers le bec qu'il lui présente. « Je suis ravie de te rencontrer. » déclare-t-elle en caressant doucement le bec, puis les plumes du griffon, toujours aussi impressionnée face à cette sublime créature. « Alors comme ça, c'est toi qui prêtes tes ailes à notre ami acrobate, hm ? » Et d'une voix un peu plus basse. « Fais attention à lui, son équilibre semble précaire. » Compréhension. Inquiétude. Les sensations la heurtent avec force, sans qu'elle ne s'y attende. Elle est soudain un peu étourdie, la princesse, peu habituée par le langage des griffons, bien qu'elle en ait déjà fait l'expérience avec l'Ebène de sa soeur. Elle se retient au bras de Mayeul pour reprendre pied. Elle sent bien qu'il n'a pas très envie d'aborder à nouveau des sujets sensibles, et bien que ça la peine de le voir se considérer ainsi, elle respecte ce choix et tente de se comporter de manière plus légère. « Je ne m'habituerai jamais à ce mode de communication. Sans vouloir te vexer. » ajoute-t-elle en direction de Nuage qui la pousse très légèrement, d'un mouvement de la tête contre son épaule, un peu taquin.

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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Mar 7 Fév - 21:36

Elle ne l’interrompt pas, ne proteste pas devant son flagrant changement de sujet et rien que pour ça, il lui en est reconnaissant. Il ne sait pas bien gérer ses émotions, Mayeul, pas quand elles se bousculent et menacent de déborder, comme c’est le cas à chaque fois qu’il évoque Mathilde. Alméïde ne fait aucun commentaire, et de cela aussi, il lui en est reconnaissant, peut-être même plus qu’il ne pourrait l’exprimer. Il est fatigué de ces gens qui le plaignent ou comprennent, alors que ce n’est pas le cas. Quoique c’est peut-être le cas : il ne connaît pas grand chose à la vie de la princesse des sables, ou bien de sa sœur cadette.

Suivi des gardes, ils se sont avancés jusqu’à un endroit que Mayeul connaît bien, et le griffon, curieux, a enfin pu contempler Alméïde. Elle ne semble pas effrayée le moins du monde, la jeune femme, et le Voltigeur imagine qu’elle doit côtoyer Sirocco, au minimum, et ce dernier est bien plus imposant que Nuage. Plus... Impressionnant, aussi. Mais la princesse des dunes a raison sur un point : il les mérite, les compliments, Nuage. Affection. Réconfort. Elle le caresse doucement, et Nuage roucoule doucement sous les caresse, tournant la tête pour qu’elle le caresse à un autre endroit, frottant sans complexe sa tête duveteuse contre la main de la jeune femme. Il aime les caresses, le griffon, et l’attention.

Mayeul s’est reculé d’un pas, les laissant faire connaissance, écoutant vaguement les quelques mots qu’ils échangent tous les deux. Alméïde semble soudain vaciller, et il la retient du bras - celui qui n’est pas blessé, heureusement - pour lui permettre de reprendre contenance. Elle aborde un sujet léger, et Mayeul est bien aise de lui répondre sur le même ton, tandis que Nuage la pousse doucement.

« C’est la première leçon, je pense
Que l’on nous dispense.
Apprendre à communiquer
Avant même de Voltiger

C’est assez déstabilisant
Et cela déconcerte bien des gens.
Mais au fil des années,
Cela devient bien plus aisé. »


La main de la jeune femme est chaude à travers le tissu de sa chemise, et le Voltigeur place son autre main dessus, sans paraître le moins du monde gêné par ce contact rapproché. Ils ont dansé ensemble, après tout, non ? De façon parfois assez serré, au milieu de la foule qui les entourait. Alméïde est erebienne, pourtant, et Mayeul lui laisse la posibilité d’enlever sa main si la proximité la gêne... Ou si les gardes de la jeune femme décide qu’elle est dérangeante. Quoiqu’en vérité, il n’est même pas sûr qu’ils voient quoi que ce soit de là où ils se trouvent.

« Vous êtes adorable, en vérité
Et Nuage n’est pas le moins du monde vexé
Lui et moi avons les mêmes goûts
Et il vous apprécie, savez-vous ? »


Non, il n’est pas en train de lui faire du charme. Absolument pas. Le griffon hulule doucement, comme pour appuyer les paroles de son Voltigeur, avant d’agiter ses ailes et de tendre son cou pour une nouvelle caresse. Mayeul serre la main de la princesse, brièvement, ses yeux rieurs la dévisageant un instant avant qu’il ne lui fasse remarquer avec amusement.

« Ne critiquez pas mon équilibre instable
Mais peut-être n’est-ce qu’une fable.
Qui vous dit que je n’ai pas simulé
Pour avoir l’occasion de vous aborder ? »


C’est un mensonge, il le sait, et elle le sait probablement aussi.

« Une demoiselle aussi jolie
Ne niez pas, je vous en prie.
Chacun doit rêver de vous parler
Ou de pouvoir s’écrouler à vos pieds. »


Il a été chanceux, c’est bien ce qu’il veut lui faire comprendre. Chanceux de la rencontrer. Et puis, la draguer gentiment est un moyen comme un autre de s’assurer qu’ils ne reviennent pas sur des sujets déplaisants. Reja. Sirocco. Oh, au pire, la Voltigeuse lui en voudra davantage. Elle lui en veut déjà énormément, un peu plus ne fera guère de différence, après tout !

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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Lun 13 Fév - 0:04

Elle apprécie ce moment, Alméïde. C'est simple, c'est spontané, c'est agréable. Les paroles douloureuses prononcées plus tôt ne sont pas oubliées pour autant, mais elle a à coeur de ne pas le brusquer et de passer une bonne soirée en sa compagnie. Et puis, elle ne le connaît pas assez, après tout. Peut-être osera-t-il s'ouvrir un jour, se confier un peu plus sur le sujet mais surtout, peut-être osera-t-il écouter, se voir à travers les yeux d'autrui. Pour le moment, Mayeul n'est qu'une connaissance, un ami peut-être. Une personne qu'elle apprécie, ça ne fait aucun doute et pour lequel elle s'est inquitée durant les épreuves du tournoi. Pour lequel elle s'inquiète encore un peu maintenant, malgré son soudain changement d'attitude afin d'éviter les sujets sensibles. Alors elle fait mine d'y croire elle aussi, de croire que tout va bien, de croire qu'il n'y a rien qui le tourmente. Elle joue le jeu, retrouve un sourire doux et pas moins sincère, surtout lorsqu’elle rencontre enfin son compagnon de vol qu'elle caresse d'un geste délicat. Il est magnifique, ce griffon. Un brin joueur lui aussi, semble-t-il. Ils se sont certainement bien trouvés tous les deux.

Alméïde reste accrochée à son bras ; la sensation d'étourdissement est passée, mais elle est plus rassurée ainsi. Puis, elle écoute attentivement ses explications, hochant la tête d'un air entendu. Oui, ça semble tout à fait logique. Communiquer avant de voler. Ce doit être incroyable que de pouvoir être en phase avec une telle créature, au point de pouvoir se jeter dans le vide aveuglément, laissant sa vie entre ces serres et ces ailes puissantes.

La main du Voltigeur, posée sur la sienne, la surprend un instant. Elle relève les yeux, et les paroles qu'il prononce les lui fait détourner presque immédiatement, soudain timide sous ce regard. Un sourire doux se dessine sur ses lèvres au moment où Nuage s'exprime à son tour en hululements légers. Mais Mayeul ne s'arrête pas là et chaque mot la fait rougir un peu plus, de la même manière que lors de leur première rencontre. Elle tente pourtant de prendre ces remarques à la légère, riant doucement, nerveusement, timidement pour ne pas montrer son embarras. C'est peine perdue.

« Vous exagérez Mayeul, mais c'est... très flatteur, merci. » Elle n'ose pas tout à fait le regarder dans les yeux, alors elle fait mine de jeter un coup d'oeil autour d'elle, de façon pas vraiment subtile. Elle remarque à peine les silhouettes des gardes qui se détachent dans la pénombre, surveillant les alentours mais aussi la scène qui se déroule devant eux, s'assurant certainement qu'elle ne s'enfuie pas à dos de griffon au coeur de la nuit. « Vous devez être très bon comédien pour parvenir à jouer le déséquilibre si parfaitement, vous qui êtes un acrobate si doué. » glisse-t-elle d'un air espiègle. Oh, elle n'est pas dupe et il le sait très bien. Mais il n'y a pas de mal à jouer le jeu n'est-ce pas ? Mais surtout, elle ne réalise pas que ses paroles peuvent être interprétées autrement.

Ses joues sont encore rouges quand elle se tourne vers le griffon avec un sourire complice sur les lèvres. « Qu'en dis-tu, Nuage ? Est-ce que ton Voltigeur joue bien la comédie ? » Il bat des ailes le griffon, laissant un hululement transpercer la nuit fraîche. Elle rit doucement, la princesse, avant de lever les yeux vers Mayeul. « Pardonnez-moi, je ne voudrais pas vous vexer. Je suis bien heureuse d'avoir fait votre rencontre en vérité, que votre chute ait été volontaire ou non. » ajoute-t-elle sans se départir de son sourire. Elle n'est pas moqueuse, à peine rieuse, un peu taquine. Une nouvelle preuve, s'il en faut, qu'elle est à l'aise en sa compagnie pour rire ainsi de tout cela.

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Message Sujet: Re: On danse comme l'on vit   Ven 24 Fév - 21:18

Il prend plaisir à la déstabiliser, à la voir rougir sous ses compliments. Sans cruauté pourtant : cela l’amuse, de constater à quel point quelques paroles peuvent amener le rouge aux joues de la princesse d’Erebor. Et après tout, il est comme ça, il ne changera probablement pas : charmeur, flatteur, insistant, peut-être, un peu. Il ne tentera rien pourtant le Voltigeur : pas de baiser volé, pas de main un peu trop baladeuse, enfin, qui pourrait être considérée comme telle par une Erebienne. La limite est un peu floue dans son esprit, mais il essaye de ne rien faire qui puisse définitivement choquer la jeune femme. Ce n’est pas la présence des gardes qui le retient, non : il sait se comporter, après tout. Cela, c’est juste un jeu de séduction, comme chacun en joue chaque jour à Sombreciel... Et que la dame soit une cause perdue pour lui n’entre pas en ligne de compte. C’est l’amusement qui prime.

La princesse évite son regard, avant de reprendre la parole. S’adressant à lui puis à Nuage, en des termes qui montrent bien qu’elle ne lui tient pas rigueur de ses paroles, ou de cette drague légère dont il la gratifie. Vexé, lui ?

« Je suis un acrobate doué,
On ne peut rien vous cacher.
J’ai offert de vous le montrer
Mais vous avez dignement refusé.»


Souligne-t-il, sans se démonter le moins du mode, même si son ton démontre bien qu’il n’en est pas chagriné le moins du monde, elle peut se rassurer. Il n’est pas plus dupe qu’elle, mais jouer est agréable. Il ne s’était pas montré sous son meilleur jour, la dernière fois.

Nuage baisse la tête, avant de la relever avec brusquerie, huhulant son assentiment. Il n’y a même pas besoin qu’il partage ses pensées, le griffon, pour être compris. Son Voltigeur est un bon comédien. Trop, parfois, pour son propre bien, au point qu’il parvienne à enfouir ce qu’il ressent si profondément que personne ne puisse le deviner. Oh, les gens devinent bien qu’il cache quelque chose, il n’est pas si bon comédien que ça, mais il ne savent pas à quel point la blessure de l’absence de sa sœur de couvée est béante. Bien peu le savent. Alméïde.... ne fait que le deviner. Tristesse. Agacement. L’échange est muet, et demeure loin de la compréhension de la princesse des dunes, mais le Voltigeur pousse un long soupir avant d’enchaîner d’une voix plus guillerette.

« Ne pas vous rencontrer eût été dommage
Et chuter devant vous était un acte sage
Je le referais mille fois
Rien que pour sentir votre regard sur moi. »


Assure-t-il avec un sourire impénitent. Oh non, il ne regrette rien, pas même la bosse dont il a écopé. Il a déjà vécu bien pire.

« Souhaitez-vous retourner danser,
Belle princesse au sourire si parfait ?
Nuage aurait bien aimer vous offrir un vol
Mais je pense que vos gardes vous préfèrent au sol. »


Lui chuchote le Voltigeur, amusé. Ses gardes du corps - ceux de son frère - sont une nuisance nécessaire, il le sait bien.

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