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 Parfois la lune se mêle de ce qui ne la regarde pas | Liam

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Message Sujet: Parfois la lune se mêle de ce qui ne la regarde pas | Liam   Ven 7 Oct - 19:23




Livre I, Chapitre 6 • La Danse des Trépassés
Liam & Solange

Parfois la lune se mêle de ce qui ne la regarde pas.

ou comment entretenir des relations diplomatiques de toute beauté




• Date : 11 octobre 1001
• Météo : Nuit noire
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Solange se détend gentiment dans une taverne de Lorgol lorsqu'elle se met trois mages sur le dos a force de tricherie, n'écoutant que son courage, elle fuit et durant sa fuite percute Liam qu'elle embarque donc avec elle.
• Recensement :
Code:
• [b]Date :[/b]11 Octobre 1001 [url=http://arven.forumactif.org/t1339-parfois-la-lune-se-mele-de-ce-qui-ne-la-regarde-pas-liam]Parfois la lune se mêle de ce qui ne la regarde pas[/url] - [i]Solange & Liam[/i]
Solange se détend gentiment dans une taverne de Lorgol lorsqu'elle se met trois mages sur le dos a force de tricherie, n'écoutant que son courage, elle fuit et durant sa fuite percute Liam qu'elle embarque donc avec elle.



Dernière édition par Solange de Brenwyr le Ven 21 Oct - 13:24, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Parfois la lune se mêle de ce qui ne la regarde pas | Liam   Ven 7 Oct - 19:25

L'ambiance dans la taverne était plutôt explosive, c'était pourquoi Solange adorait cet endroit. Bon, ça pullulait un peu trop de mage a son goût mais Lorgol étant un terrain neutre, elle n'y pouvait pas grand chose. Demain, elle devrait faire bonne figure, porter une robe, des bijoux et une coiffure tarabiscoté, ce soir...Et bien c'était ce soir, pantalon en cuir, chemise large et bottes a talons plats. Dague a la ceinture évidemment. Pas trop voyante pour ne pas se faire provoquer inutilement mais assez pour dissuader quelqu'un de s'en prendre a sa bourse. Autour d'elle, ce n'était que cris, rires épais et boisson a foison, une ambiance plaisante à n'en pas douter.

Entre ses doigts, un gobelet de bois qu'elle secouait nonchalamment, les dés a l'intérieur heurtaient les parois en rythme et un sourire légèrement arrogant dansait sur les lèvres de la Cavalière. Bien, elle n'était pas très fan des paris mais parfois, c'était l'occasion de se faire quelques sous sans effort. Surtout qu'elle ne se gênait pas pour tricher. C'était de bonne guerre de toute façon.

D'un geste vif, elle lança les dés sur la table, face à elle trois types auquel elle n'aurait sans doute pas donner la Vierge sans confession. Rien de neuf sous la lune de Lorgol en soi donc. Solange poussa un cri victorieux lorsque les dés s'immobilisèrent :

« Allons messieurs, laissez moi alléger votre bourse de quelque fleurons... »

Sauf que cela faisait 5 victoires d'affilé, deux solutions, soit le hasard l'adorait particulièrement, soit elle trichait. Défier les statistiques ainsi...Et évidemment, les hommes lui faisant face avaient le même raisonnement. Une grimace coléreuse tordit les traits grossiers du premier, petit, blond, un peu crade. Le seconde, brun et cheveux gras se pencha sur le troisième coupe en brosse et chemise tachée. Mentalement, Solange les surnomma donc Crados, Huile de friture et Tache. Parfait. Sauf que ces messieurs s'échauffaient plutôt rapidement et quand un sort lui passa par dessus l'épaule....

« Et bien et bien...On est chatouilleux a ce que je vois. »

Ironie quand tu nous tiens, impulsivité quand tu te fais déesse. Un mage, c'était une chose, trois...c'était une calamité et réussir a les mettre les trois en rogne, une grosse bêtise. Mais c'était plus fort qu'elle et très idiot, elle en convenait. Trois. Deux. Un. Elle agrippa fermement la table et se redressa comme un diable hors de sa boite, renversant la table sur les genoux des types en face d'elle, les boissons par terre et les dés pipés roulèrent au sol. Maintenant, il était temps...Et bien de fuir !

Ce qu'elle fit sur un éclat de rire, contournant lestement les tables qui se dressaient entre elle et la sortie. Sauf qu'apparemment, des mages, ça sait courir. Et merde !  Au vu du chapelet d'injure qu'elle entendait, ils comptaient bien se venger. Ah bordel ! Hiémain allait la tuer !

Elle jaillit dans la rue comme une tornade. Droite. Gauche. Droite....Rha ! Gauche ! Elle connaissait les rues de Lorgol presque par cœur et elle devait absolument se perdre dans ses dédales. Il ne fallait pas se leurrer face a trois mages, elle ne faisait pas vraiment le poids. Courageuse, mais pas suicidaire hein. L'air de la nuit lui fouettait le visage tandis que ses talons martelaient le sol en cadence, heureusement qu'elle avait un bon entraînement ! Percevant le stress de sa cavalière, Lierre lui fit par de son inquiétude, a vrai dire, l'image de Lorgol vu du ciel lui disait assez bien qu'elle n'avait qu'un mot a dire pour qu'il vienne la chercher. Sauf que..Atterrir au milieu de la ville n'était pas une bonne idée, c'était dangereux pour lui, Solange s'en sortirait toute seule....Enfin en croisant les doigts et en priant le Destin avec assez de conviction.

Bifurquant soudainement sur la droite, elle percuta de plein fouet un passant. Bon sang ! Il y avait encore du monde dans les rues a cette heure de la nuit ?!  Etant donné sa vitesse, elle les envoya tout les deux sur les pavés. Bravo Solange, tu iras loin !  Un peu déboussolée, elle perdit un temps précieux a se secouer. Elle sauta sur ses pieds lorsqu'un ricanement lui parvint :

-On s'est trouvé un copain la gueuse ?

Oh par les dieux ! Qu'avait elle fait au Destin ?!  Bon. Deux solutions. Elle repartait aussi sec en laissant sa pauvre victime se dépêtrer avec ses poursuivants, en partant du principe qu'ils le pensent avec elle ou...Et ben elle tentait de lui sauver les fesses. Aie aie aïe ! Choix difficile ! Bon, tant pis ! Elle attrapa la veste de l'homme, tira fermement pour qu'il se remette sur ses pieds et le poussa devant elle d'une bourrade :

« Je vous conseille de courir ! »

jeta-t-elle rapidement.

« Aller ! Aller ! Bougez vous ! »

Pas le temps de s’appesantir sur la situation nom des dieux !

« A droite ! Ensuite a gauche ! Encore a gauche il y aura un renfoncement, foncez dedans ! »
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Message Sujet: Re: Parfois la lune se mêle de ce qui ne la regarde pas | Liam   Mer 19 Oct - 22:36

Les affaires qui m'ont accaparées à Lorgol sont maintenant terminées depuis de longues heures, mais cela ne m'a pas empêché de renouer avec mes vieilles habitudes, à parcourir les ruelles de la cité dès que la nuit a jeté son voile de noirceur sur ces dalles autrefois si familières. J'aurais pu me contenter d'emprunter le portail en sens inverse, en direction d'Outrevent, mais ce répit dans mes devoirs de duc est le bienvenu. Ma tête était au bord de l'implosion, et il m'arrivait presque que cet exil forcé puisse me manquer. Tout était alors plus simple... Même s'il me rappelait cette douce amertume qui ne me quittait alors jamais. Pourtant, elle signifiait aussi que ma famille était encore en vie, même s'ils étaient éloignés de moi. Maintenant, ces promenades nocturnes prenaient des allures de marches funéraires, et mes propres réflexions n'étaient plus les seules à m'accabler de tourments... Les morts le faisaient aussi, à me hanter constamment sous l'astre lunaire.

Ils ne sont pourtant pas les seuls à m'affliger, en cette douce soirée d'Octobre. J'entends à peine la rumeur d'une course au loin avant que la réalité ne me percute brutalement. Une beauté pour ainsi dire renversante, à la chevelure blonde, propre à me couper le souffle, mais pas dans le sens auquel on l'entendrait. Ma tête vient de percuter avec violence les dalles de Lorgol, à me coller une migraine propre à chasser instantanément toute once de réflexion. Je peine à réaliser ce qu'il vient de se produire, quelque peu déboussolé. Je me redresse à peine quand elle empoigne fermement ma veste pour me tirer en avant, à me forcer à courir au devant d'elle par quelques bousculades qui m'agacent immédiatement. Je perçois avec un temps de retard la silhouette de quelques poursuivants... Serais-je tombé en pleine course-poursuite ? C'est certainement une voleuse en cavale. Il me prend l'envie de me retourner pour éclaircir la situation, et leur confirmer que je ne suis pas avec elle... Mais une explosion retentissante juste à l'endroit où se trouvait précédemment mon pied atteste de l'hostilité réelle que me voue aussi ces inconnus. Les choix, subitement, se révèlent bien limités.

Je peste bassement, et me mets à courir. Je n'apprécie que peu ce ton impérieux qu'elle emploie, mais je n'ai pas le temps de réfléchir, et donc encore moins de discuter avec elle. Je m'exécute, à prendre à droite, puis à gauche, et encore à gauche... Bifurquant en toute rapidité, jusqu'à apercevoir le renfoncement dont elle me parlait. Je m'engouffre dedans, et l'attrape par le bras pour la subtiliser à leur vue. Je suis hors d'haleine, à la fixer réellement pour la première fois. Je lâche à voix basse, sans retirer ma main qui l'enserre avec force, le regard peu amène :

- Je peux savoir ce que vous leur avait fait pour qu'ils fassent preuve d'un tel acharnement ?

J'aurais dû lui demander en premier lieu qui pouvait-elle être, par tous les Dieux... Mais le temps me manque, car ils se rapprochent déjà. Je fais silence, et bientôt, je n'entends plus que nos deux souffles accélérés qui couvrent le bruit de leurs pas. C'est le moment de vérité...
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Message Sujet: Re: Parfois la lune se mêle de ce qui ne la regarde pas | Liam   Jeu 20 Oct - 19:55

Bon, il venait de s'enfoncer dans la pénombre. Premier but atteint, mais au lieu de laisser la Voltigeuse continuer son chemin et, potentiellement, lui épargner quelques désagrément, l'homme lui attrapa le bras pour l'attirer à son tour dans l’alcôve. Se dégager aurait attiré l'attention sur la cachette précaire alors faisant fi de tous plans qui semblait partir a vaux-l'eau, Solange disparu a son tour dans la pénombre.

Le moins que l'on puisse dire, était que monsieur n'était pas ravi. On le serait à moins sans aucun doute. Le pire étant que la Voltigeuse était une femme avenante le plus souvent, mais autant le dire, les circonstances ne jouaient pas en sa faveur. La question, lancée sur un ton sec et sifflée entre une paire de dents, amena une grimace presque dédaigneuse sur le visage de la Dame de Brenwyr.

« ils n'aiment pas perdre...Bon, il se pourrait que j'ai quelque peu usé de tricherie aussi...Mais tout de même, je trouve leur réaction un peu exagérée. »

répondit elle très vite, dans un murmure virulent. Bon, tricher n'était sans doute pas la meilleure idée du siècle, elle l'avouait aisément. Mais elle n'avait eu aucun moyen de deviner la réaction plus que brutale de ses partenaires de jeu. Et le pauvre homme se retrouvait pile dans la ligne de mire. La moindre des choses était encore de l'en sortir n'est il pas ? Enfin pour l'instant, le mieux était encore de faire silence sans doute. Presque collés l'un à l'autre, les deux fugitifs involontaires s'observaient en chien de faïence, espérant bien échapper à leurs poursuivants.

Retenant son souffle, Solange pria très fort pour que les mages passent leur chemin. Un sifflement dans l'air lui apprit qu'apparemment ce n'était pas le cas. Jurant entre ses dents, elle força son infortuné complice a se baisser très vite et une pluie de cendres tombèrent sur leur tête :

« Bien, nous sommes repérés. »

marmonna-t-elle alors qu'une caisse de bois faisant office de poubelle implosait a quelques mètres d'eux.

« Je ne supporte pas les mages... »

Bougonna la Voltigeuse avant de risquer un œil hors de sa cache puis de se rabattre tout aussi vite a l'abri.

« Droit sur nous. Fuir ou combattre. Vous choisissez quoi ? Entre nous, je préférerais que vous fuyez pendant que je les occupe, après tout, ils préféreront sans doute ma tête à la votre. De toute façon, dépêché vous, ils arrivent et a voir leur visage, ils sont sûrs de faire mouche. »

reprit elle très vite, mangeant presque la moitié de ses mots.
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Message Sujet: Re: Parfois la lune se mêle de ce qui ne la regarde pas | Liam   Sam 5 Nov - 13:18

Je fronce les sourcils, perplexe, quand elle me confie que ces hommes n'aiment pas vraiment perdre. Je ne connais personne qui apprécie le goût de l'échec, mais certains sont bien plus à même de passer l'éponge et rebondir que d'autres. Seulement... Me parlait-elle, réellement, que d'un jeu qui aurait mal tourné ? J'avais peine à le croire, mais tout s'éclaire quand elle me confie avoir sans doute un peu trichée. Je lève les yeux au ciel, à me demander dans quel pétrin je viens de me fourrer... Ou plutôt dans lequel elle m'a fourrée. Leurs réactions, excessives ? Je reste songeur, tandis que le silence se prolonge... Et est rompu soudainement par un sifflement dans l'air au-dessus de nos têtes. Je me suis baissé quand elle m'a incité à le faire, lâchant sur un ton bas chargé de reproches :

- Je parie qu'ils n'ont pas apprécié de se faire doubler par une ravissante jeune femme.

Je ne cherchais pas particulièrement à la complimenter, mais à énoncer les faits. Ils se seraient certainement montrés moins hargneux, en d'autres circonstances, et auraient déjà abandonné leur traque. Je me prends des éclats de bois après les cendres, alors qu'une autre explosion retentit juste derrière nous. Ils prennent décidément les choses bien trop à cœur...

Je lâche un souffle ironique, quand elle m'indique judicieusement que nous sommes repérés. Non ? Je n'avais pas remarqué. Je reste la main à ma garde, sans dégainer pour le moment. J'aurais préféré éviter de me battre, surtout pour des circonstances qui ne me regardent pas tellement mais...

- Vous plaisantez ? Pour qui me prenez-vous ? Il est hors de question que je vous laisse jouer les appâts pendant que je prends la fuite. Je suis peut-être mêlé à cela par votre faute, mais on dirait qu'ils ont besoin d'une bonne correction pour redescendre les pieds sur terre... Alors, on s'en charge. Et ensuite, vous leur rendrez leur argent.

Je darde un regard implacable sur elle. Mon ton est intransigeant, et elle n'a pas intérêt à faire défection. On dirait que je reprends mes mauvaises habitudes, à vouloir jouer les justiciers dans les rues de la Ville-Basse... Je n'avais pourtant cessé de me marteler que je devais arrêter d'agir ainsi, pour ne pas m'attirer davantage de problèmes que je n'en avais déjà. Chassez le naturel, et il revient au galop. Je peinais toujours autant à détourner le regarder quand il le fallait.

Je ne lui laisse pas l'occasion de rétorquer, quittant notre cachette improvisée pour dégainer Châtiment, qui ne me quitte jamais. Les réflexes prennent rapidement le dessus sur toutes réflexions, alors que je me fends en avant pour asséner un violent coup du plat de la lame au premier mage qui me fait face. Ma réaction fulgurante a dû le surprendre, car il n'a pas le temps d'user de sa magie pour se couvrir. Il tombe lourdement au sol, mais déjà ses compagnons d'infortune se retournent vers moi, prêts à en découdre. J'ai un mince sourire, en songeant que l'ouverture est idéale... Qu'importe si elle décide d'intervenir ou d'en profiter pour fuir.

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Message Sujet: Re: Parfois la lune se mêle de ce qui ne la regarde pas | Liam   Dim 6 Nov - 15:54

Solange haussa un sourcil amusé, mais ne commit pas l'erreur de prendre pour argent comptant le ravissante jeune femme. Mais quelque part, il avait raison, ils n'avaient pas apprécié de se faire floués par une femme tout court. Lorgol était bien moins misogyne que ses propres terres, mais tout de même, égratigner la fierté masculine...Solange soupira légèrement :

« Je ne comprendrais jamais les hommes. »

grommela-t-elle doucement, plus pour elle que pour lui d'ailleurs. Lui qu'elle avait entraîné avec elle dans une situation qui, si elle n'était pas aussi dangereuse, serait terriblement hilarante. Et là, elle était loin de s'amuser gaîment. Bien au contraire. Elle était frondeuse et impulsive, oui, mais jamais elle ne mettait des innocents en danger quoi ! Mais ce n'était sans doute pas évident lorsqu'une boule de feu les frôla et qu'une explosion retentissait à leur coté.

Elle ne perdit pas son sang froid pour autant, d'une certaine manière, elle adorait même le sentiment d'urgence et d'excitation qui pouvait lui saisir la poitrine dans l'instant. D'ailleurs, c'était sans doute pour cela qu'il y avait une ombre de sourire constant sur son visage malgré la situation plus que fragile. Mais elle ne s'était pas attendue a ce qu'il la contredise, au contraire, au vu de la tenue de ce type, ce n'était pas le premier quidam venu certes, mais il n'avait pas l'air non plus d'un guerrier. Quoiqu'il ne fallait sans doute jurer de rien. Son sourire s’agrandit légèrement lorsqu'il lui ordonna...oui, ordonner était le mot, de leur rendre l'argent :

« Cela mon cher, ne dépend que de moi. »

Ah toujours aussi réfractaire à l'autorité la Voltigeuse. Quoique, venant de son Major, elle obéissait, même en ronchonnant mais venant d'un inconnu, ce n'était pas gagné. Et le voilà qui s’élança, arme au poing et autant le dire, il savait s'en servir. Efficace, songea-t-elle en sortant de sa cachette a son tour, sa dague entre ses doigts. Elle n'avait pas la force physique de son infortuné compagnon, mais elle avait acquis la vitesse et la souplesse durant ses entraînements. Et apparemment, elle ne fut pas la seule à être surprise par l'adresse de l'homme, les deux autres mages venaient de se rendre compte que la menace ne venait pas forcément d'elle. C'était parfait ! Leur attention était détournée d'elle, juste assez pour qu'elle puisse se déplacer rapidement. Sa lame se retourna rapidement sur sa paume, présentant la garde plutôt que la lame, glissant sur ses appuis avec aisance elle surgit entre les deux, elle savait qu'elle ne pourrait en frapper qu'un alors elle ne chercha pas a faire plus, décochant un rapide coup avec le manche de sa dague sur la tempe d'un des deux mages, lui arrachant un grognement étouffé. Elle n'attendit pas sa réaction pour pivoter dans son dos, se mettant hors de portée du second qui venait de tourner la tête vers elle, dans le mouvement, elle envoya son coude dans les côtes du premier, lui coupant le souffle. Une chaleur étrange lui mordit soudainement le flanc, lui arrachant un juron. Salopard. Mais au moins, son compagnon avait les coudées franches, songea-t-elle en lui renvoyant la balle.
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Message Sujet: Re: Parfois la lune se mêle de ce qui ne la regarde pas | Liam   Ven 11 Nov - 17:51

J'hausse un sourcil, un rien surpris par cette remarque qu'elle marmonne avec ce ton chargé de griefs à l'égard de la gente masculine. Ne pouvions-nous pas formuler autant de reproches, si ce n'est plus, envers les femmes dont les réactions étaient bien souvent aussi complexes que contradictoires ? Mieux valait ne pas relever, ce n'était pas vraiment le moment idéal pour rentrer dans ce genre de débat... Et puis, même si elle proférait justement le contraire, la jeune femme semblait presque s'amuser dans une situation pourtant si inextricable. Je n'avais pas manqué de relever ce léger sourire qui restait gravé sur ses traits, comme si le danger la stimulait, à moins que cela ne soit le conflit ? Elle avait à cœur de me tenir tête, et ne se démonta pas quand je lui réclamais de leur rendre leur argent, une fois que nous en aurons terminé avec eux. De quoi éveiller ma curiosité... Mais croyait-elle vraiment que je lui laissais le choix ? Qu'importe, nous aurions le temps d'en débattre quand nos adversaire ne chercheraient plus à nous faire exploser ou rôtir.

L'un à terre, les deux autres qui me font face... La situation n'est clairement plus à mon avantage, mais la jeune femme qui m'accompagne à visiblement de la ressource et sait se battre, parce qu'elle jaillit à son tour dans la ruelle pour faire jouer de sa dague. Je crus un instant qu'elle allait trancher dans le vif, mais elle n'était finalement pas aussi rancunière que je l'aurais cru, contrairement à eux qui n'hésitait pas à recourir à la magie pour nous mettre la main dessus. J'ai rapidement la confirmation qu'ils ne comptaient pas faire dans la dentelle, alors qu'elle vacille sous une action magique qui fait mouche. Ma mâchoire se crispe, sous une brève contrariété, puis je m'élance en avant pour abréger au plus vite les hostilités. Pendant qu'elle en occupe efficacement un, l'autre s'est déjà retourné vers moi, et la distance à parcourir me paraît subitement très importante... Je me fends, et roule en me rattrapant sur mon épaule, quand sa magie s'exprime en une explosion fulgurante. Les pavés sont les seuls à en faire les frais, fort heureusement, et je le percute de plein fouet pour le déconcentrer. Mon coude s'enfonce dans sa mâchoire avant que le plat de ma lame ne vienne le cueillir aux côtes, lui faisant recracher ses poumons. Il recule déjà, plié en deux, espérant certainement mettre un peu de distance...

Je sais ce qu'il essaie de faire, et ces gestes sont trop lourds, peu dégourdis, pour qu'il ne soit un mage de bataille, ou pas encore tout du moins. Aucun d'eux ne pourrait faire le poids contre Lionel, et je suis trop habitué à m'entraîner avec mon vieil ami pour qu'ils me posent un réel problème. En une foulée, je suis déjà sur lui, et l'empoigne aussitôt. Son ami a déjà repris suffisamment ses esprits pour présenter à nouveau une menace, mais il semble hésiter, en nous voyant tout deux aux prises avec ses compagnons déjà en fâcheuses postures... Celui que je maintiens essaie de se dégager pour lui laisser le champ libre, mais je le place devant moi pour m'assurer qu'il serve de bouclier, si l'envie lui prend de se servir à nouveau de sa magie.

- On peut en rester là... Et chacun rentre tranquillement chez lui. C'est comme vous voulez.

Dernière chance, dans l'espoir que la situation ne dégénère pas davantage. J'ai appris à me servir efficacement d'une épée, pas à donner dans les bagarres de rue. Je préférerais ne pas avoir à trancher dans le vif.

Peut-être a-t-il perçu le fond de ma pensée, pour décider subitement d'invoquer un élémentaire pour mieux fuir... Je le vois boiter à toute vitesse pour tourner à l'angle de la ruelle en abandonnant ses compagnons à leur sort, alors que son sbire de glace s'avance vers nous. J'ai une expression contrite. Il est... Imposant. J'aurais peut-être dû frapper assez fort pour lui briser la jambe, à celui-là. Je relâche son compagnon d'infortune pour le lancer avec force contre l'être animé magiquement. Le choc est violent, et je le vois s'effondrer dans un râle de douleur. Là, on dirait que j'ai frappé assez fort. J'ai les mains libres pour me remettre en garde et l'accueillir comme il se doit... Ou peut-être devrions-nous plutôt nous remettre à courir ? Mon épée ne peut pas grand-chose contre pareil ennemi.

- Je crois comprendre votre aversion pour les mages, subitement.
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Message Sujet: Re: Parfois la lune se mêle de ce qui ne la regarde pas | Liam   Ven 11 Nov - 18:46

Au moins elle ne s'était pas échiner à sauver un incapable, c'était le moins que l'on pouvait dire. Il bougeait comme un combattant alors même qu'il n'en avait pas la tête. Cela amusa la Voltigeuse d'ailleurs. Comme quoi, on pouvait toujours être surpris. Mais qui ne l'était pas dans le sein d'une ville comme Lorgol. Enfin cela, c'était avant de se faire roussir le cuir par une flammèche !

« Par le Destin... »

Grogna-t-elle en portant une main à son flanc. Ca les enfants, vous allé le lui payer. Elle faillit ricaner lorsque son compagnon tenta de les raisonner. Elle n'était pas sûre que cela fonctionne mais, a son grand étonnement, si, l'un d'eux fuit, la queue entre les jambes. Solange resserra sa prise sur sa dague, même blessée elle restait tout de même dangereuse. Il ne fallait pas sous estimer l’entraînement des Voltigeurs. On ne leur épargnait rien du tout. Sauf qu'en se retournant, Solange tomba presque né à né avec un élémentaire. Surprise, elle poussa un juron avant de faire un bond en arrière. Puisse les Dieux maudirent les mages bon sang !  Un ricanement répondit à l'homme :

« Aversion n'est encore pas un mot assez fort lorsque je vois ça.... »

Et elle n'avait pas de feu dans la poche ! Hors c'était encore le plus efficace contre la glace. La main sur son flanc, elle observa la bête avant de devoir avouer sa défaite. Non parce qu'aussi efficace soit elle, contre un élémentaire de cette taille...Finalement, elle se détourna du bestiau, accrochant le bras de son compagnon, elle le propulsa au milieu de la rue. Prions pour qu'une calèche ou une voiture n'arrive pas à pleine vitesse. Levant les yeux sur le ciel étoilé, elle envoya sa position à Lierre. Il ne pourrait pas se poser mais il pouvait faire autre chose. Elle sentit sa perplexité mais il obeit, piquant vers le sol dans sa direction :

« Doucement Lierre ! »

cria-t-elle en s'éloignant rapidement tandis que le griffon refermait ses serres sur l'homme et l'emportait dans les airs. Quant à elle....et bien elle allait faire joujou avec un gros machin glacé...en attendant que Lierre revienne la chercher. Il lui envoya l'image d'un jardin dans les hauteurs, parfait, répondit elle en retour. Elle ne pourrait pas le détruire, autant être honnête mais elle pouvait l'occuper. Une guêpe n'aurait sans doute pas été aussi dérangeante qu'elle lorsqu'elle se mit a danser autour du monstre, le piquant, l'évitant...tout cela jusqu'à ce qu'elle entende la garde de nuit arriver en courant. Alors là...Elle encaissa volontairement un coup, l'amortissant habilement. Un mage fit disparaître l'élémentaire et un garde s'approcha d'elle. Se pinçant la cuisse, elle fit jaillir des larmes dans ses yeux...Elle aurait dût choisir la comédie.

Sa lèvre tremblait, son regard agrandit de larmes contenues, elle posa les yeux sur le garde...

« Je ne sais pas ce qu'il s'est passé...Je...Il...Y avait rien et....d'un coup...Comme ça.... »

Elle feignit un vertige et le garde s'avança pour la soutenir, lui attrapant le coude.

-Madame....
« Oooh....Je ne me sens pas bien... »
-M..Madame...Je...

Elle agita la main, le repoussant avant de s'appuyer contre le mur, image vivante de la demoiselle en détresse :

« Je vous en prie...Faites votre devoir...Ma calèche n'est pas loin... »

Bon le plus dur était encore de se débarrasser de ce type, mais elle réussit a force de minauderies et de battage de cil sauvage. Mince, elle détestait ça en fait....Finalement, elle pu s’éclipser et ne perdit pas de temps pour trouver un endroit propice à l'arrivée de Lierre. De fait, le fier griffon l'attendait. Et il n'était pas vraiment content qu'elle lui ai collé un homme inconnu entre les serres. Contrite, elle lui caressa le bec :

« Je suis désolée mon tout beau. Emmènes moi vers lui. »

Ca aussi ça ne suffirait pas, il faudra que la Voltigeuse se fasse vraiment pardonner. Soupirant, elle sauta sur son dos et Lierre prit son envol. Quelque minutes plus tard, elle sautait sur ses pieds devant un...euh...Sceptique, elle regarda l'infortuné compagnon.

« Ca va ? »

Lierre lui donna un coup de tête dans le dos, pointant son bec sur son flanc, elle le repoussa avec tendresse.

« Ca va aller, ne t'inquiètes pas. J'en dirais moins de notre ami... »

Il était....Blanc ? Transparent ? Malade ? Oups ?
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Message Sujet: Re: Parfois la lune se mêle de ce qui ne la regarde pas | Liam   Ven 11 Nov - 20:24

Si j'espère, durant une poignée de secondes, qu'elle a une solution miraculeuse à notre problème... Elle me détrompe bien vite. J'affiche une mine contrite, restant obstinément entre l'élémentaire qui s'avançait sur nous et la blessée. Je crains qu'elle ne soit plus en mesure de courir, et que nos choix se réduisent considérablement. Je lève mon épée, en maigre protection, et me prépare au choc, quand elle me prend par surprise en me poussant sur le côté. A-t-elle perdu la raison ? Je me rétablis, avec un équilibre précaire.

- Qu'est-ce qui vous prend d...

Mon souffle me manque, subitement. Abasourdi, je n'ai eu le temps d'entendre que le bruissement d'ailes avant d'être soulevé du sol. Des serres viennent de me saisir, sans prévenir, et une panique peu familière s'insinue en moi, à ne plus sentir les dalles sous mes pieds. Un griffon ? Le vol est chaotique, d'autant plus dans les hauteurs de Lorgol. Terre. Ciel étoilé. Et encore terre... La nausée me saisit presque aussitôt, et j'ai cru déjà voir à trois reprises ma mort, en se rapprochant des hautes tours, avant de regagner sans douceur le sol ferme. Je n'atterris pas sur mes jambes, loin de là, et mes poumons se vident sous le choc qu'endure mon dos. Je tousse, le cœur au bord des lèvres, et si l'envie me prend de me relever... J'oublie rapidement cette idée, à me passer une main sur le visage le temps d'avoir à nouveau les idées claires. Au moins, ce satané volatile est aussitôt reparti sans causer le moindre dégât supplémentaire, et je me retrouve seul, à l'écart des affrontements qui agitaient la ruelle obscure.

Ma main se décrispe lentement sur mon épée, qui regagne finalement son fourreau. J'en suis à comprendre où je viens d'atterrir, quand la silhouette de la créature se dessine à nouveau dans le ciel obscurci. Je me redresse vivement, prêt à l'accueillir avec perte et fracas, quand j'aperçois celle qui est juchée sur son dos. Un profond soupir s'échappe de mes lèvres, les mains à mes genoux le temps de souffler un peu. Ce n'est pas un ennemi. Ce n'est... Qu'elle, cette femme. Une Voltigeuse, vraiment ? Je crains de ne pas être au bout de mes surprises avec elle, mais si elle pouvait éviter de m'en faire voir de toutes les couleurs...

J'hoche la tête, par l'affirmatif, quand elle me demande si tout va bien. Je dois être blanc comme un linge... Et me redresse, pour avoir l'air plus convaincu, un regard équivoque pour son compagnon à plumes. Je me passe une main sur le visage, lâchant immédiatement quelques réprimandes :

- Ca vous aurait tué de me prévenir, ou même me demander mon avis ? Depuis le début, vous m'avez entraîné dans vos histoires sans que...


Je me pince l'arrête du nez, en poussant un nouveau soupir, cherchant à regagner un semblant de calme, avant qu'une certaine indignation ne se laisse à nouveau ressentir.

- Comment peut-on décemment signer pour endurer ça ?

Les dragons, je pouvais encore comprendre, mais ça... Impossible d'avoir une once de stabilité sur une créature pareille. Je comprenais mieux qu'ils passent leur temps à jouer les équilibristes, mais moins bien qu'ils puissent le consentir. Enfin... Sa monture venait de nous épargner bien des tracas, finalement, non ? D'autant que, maintenant que nous sommes un peu au calme, le contrecoup de cet affrontement se fait plus durement ressentir. Je ne vais peut-être pas aussi bien que je voudrais lui faire croire, une douleur aigüe partant dans mon épaule sans savoir si elle est imputable aux mages ou à ma chute précédente. La mine contrite, je me passe une main sur la nuque en me rapprochant d'elle.

- Et vous ? Il va falloir soigner cette vilaine plaie...

Je lance un regard de biais à la brûlure à son côté, en me gardant bien de la toucher ou d'écarter le tissu qui adhère déjà avec sa peau. Mon regard se promène ensuite aux alentours. Des jardins... Le choix est plus judicieux que prévu, finalement. Je m'écarte, le temps de chercher la source d'eau qui pourrait permettre l'entretien de pareille terrasse avant de revenir avec un seau rempli.

- Tenez. Imbibez le tissu avec, cela devrait vous soulager un peu.

Je lui rends un mince sourire, et la laisse faire à sa guise. Je ne suis pas serviable au point d'oublier mes griefs contre elle, et cette situation de folie qui m'a valu cet atterrissage désastreux sur le toit d'une des tours de Lorgol.

- Je crois que vous avez eu votre punition pour avoir obtenu cet argent de façon peu honnête. De toute façon, je ne suis pas pressé de regagner les ruelles inférieures... Ou alors, par des moyens plus conventionnels. Sur quelle tour votre monture nous a-t-elle amenée ?
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Message Sujet: Re: Parfois la lune se mêle de ce qui ne la regarde pas | Liam   Ven 11 Nov - 20:50

Solange haussa les sourcils d'un air parfaitement arrogant, voir dédaigneux. Alors soit, elle l'avait embarqué dans ses ennuis. Passons, elle l'admettait. Mais alors personne, nous disons bien personne, ne pouvait parler de ce qu'elle faisait pour protéger son pays de cette manière :

« Comme un soldat qui signe pour son pays. »

répliqua-t-elle sèchement avant de s'en vouloir un peu. Le pauvre. Quelque soit sa mauvaise humeur, il était vident pour la Voltigeuse qu'elle seule était responsable. Et c'était une pensée qui l'agaçait. Elle n'était pas assez hypocrite pour nier la chose, mais assez fière pour ne pas aimer ce constat. Soupirant lourdement, elle tint la brise a son mauvais caractère. Celui là même qui lui avait permis de se faire respecter de son Escadron. Celui qui lui valait le respect de ses pairs, mais là, elle ne parlait pas avec un Voltigeur imprudent. Elle parlait à un homme qu'elle avait embarqué sans le vouloir dans la panade. Soit. Elle prit donc sur elle. Encore plus lorsqu'il s'inquiéta de son état. Ah ! Elle aurait aimé rester en colère, mais il ne la méritait pas.

Baissant les yeux sur son flanc, elle grimaça. Ca faisait mal. Le contraire serait idiot et dans l'action, elle n'avait pas ménager son corps. Elle en avait vu d'autre. Rien que ces entraînements étaient bien plus...violents. Là, elle n'avait juste pas fait attention. Ou alors c'était un excès d'arrogance. Ca c'était bien son genre.

« Honnêtement, je ne comptais pas vous...enfin bref, mais l'élémentaire, il faut voir la vérité en face, nous n'aurions rien pu faire. J'ai paré au plus pressé. Voyez le bon côté des choses, Lorgol vu du ciel est magnifique. »

Oui enfin quand on était pas malmené par un griffon évidemment. Lierre avait prit soin de son fardeau, enfin dans la mesure où se retrouver avec un inconnu entre les griffes méritait de la délicatesse évidemment. Mais passé son moment de colère, l'homme fit preuve de compassion. Enfin d'une certaine façon. Solange le regarda quelques secondes, fronçant un peu les sourcils. Ce type lui échappait totalement. Puis elle haussa les épaules, s'approchant de la fontaine :

« Ca ira. »

Mais il n'avait pas tord. Serrant un peu les dents, elle décolla le tissus de sa chemise de sa peau. Inspirant l'air entre ses dents avant d’ôter littéralement la chemise. En dessous, elle n'avait qu'une bande de coton barrant son torse et cachant l'essentiel. Sans s'en inquiéter la Voltigeuse plongea le tissus dans l'eau et s'installa au bord de la fontaine, tapotant la plaie du coton ainsi imprégné. Un ricanement lui échappa :

« Punition ? Vous en avez de bonnes vous savez...Je connais ce genre de type, ce que j'ai pris par tricherie, ils l'ont extorqué par violence surtout. »

Sa question arracha Solange a son ouvrage. Levant les yeux, elle parcourut les alentours, fronçant les sourcils.

« Je dirais....Une tour administrative à vu de nez »

Nez qu'elle plissa légèrement avant de secouer légèrement la tête. Lierre gratta un peu la terre, se désintéressant des humains.

« Dites, vous voulez pas prendre ma crème curative dans la sacoche accrochée au flanc de Lierre ? »

Demanda-t-elle, tout occupée qu'elle était a nettoyer sa blessure avec ce qu'il restait de sa chemise.
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Message Sujet: Re: Parfois la lune se mêle de ce qui ne la regarde pas | Liam   Mer 30 Nov - 0:01

Me suis-je vraiment attendu à une réponse différente ? Je lui ai fait part de mon indignation, et elle en fait de même à son tour. Je contiens difficilement ma colère, lui rappelant sur un ton froid et équivoque notre propre situation :

- Nous avons encourus autant de risques par votre faute, ne l’oubliez pas. Et vous n’étiez clairement pas en service…


Un soldat qui signe pour son pays, certes. Lequel, d’ailleurs ? Je ne prends pas la peine de lui demander, encore bien trop agacé par son comportement pour que l’envie de lui faire la conversation me traverse. Je ne suis même pas certain d’avoir envie de la connaître davantage, même si elle est pour le moins intrigante… Ou disons plutôt qu’elle sait se faire remarquer. Je n’attendais pas des excuses pour autant, mais elle comme moi ne devions pas apprécier nous faire reprendre.

Je passe au-dessus, en avisant cette blessure cuisante à son flanc. La Voltigeuse a déjà payé cher son audace, et il faudrait s’en occuper rapidement pour que son état n’empire pas. Ma prévenance semble la laisser perplexe, tout autant que ce semblant de justification qu’elle me fournit en retour. Je lève les yeux au ciel, ce même qu’elle qualifie de magnifique, et que j’ai pu observer de haut dans la plus désagréable des postures.

- Nous devions battre retraite, en effet. Disons que vous avez des manières assez peu conventionnelles d’agir…

Elle retire soudainement sa chemise, sous mon regard interdit, comme pour me le confirmer. Ma phrase se meurt sur mes lèvres, et je ne songe qu’avec un temps de retard à détourner les yeux pour m’asseoir à ses côtés. Elle reprend déjà, comme si de rien n’était. Je réprime une grimace évocatrice.

- Ce n’est pas une raison pour s’abaisser à leur niveau. Tu vaux mieux que ça, non ?

Elle ne sait pas davantage où nous avons atterri… Bien. Me voilà rassuré. Enfin pas vraiment, vu la demande qu’elle vient de me formuler. Je me retourne un peu trop brusquement, pour aviser si elle est sérieuse, oubliant déjà son accoutrement, ou plutôt son absence d’accoutrement, hormis cette fine bande pour dissimuler sa poitrine. Elle a une silhouette bien dessinée, athlétique même. Je m’égare… Elle est bien sérieuse, ce qui me fait lâcher un souffle ironique. Je ne comptais pas m’approcher de son griffon après notre belle envolée, à moins d’y être obligé, et l’envie me prend de lui dire d’aller chercher son fameux onguent toute seule. Sauf que ce serait lui laisser croire que son curieux volatile me dérange. Ce qui n’est nullement le cas, bien entendu.

Je me lève, avec un temps de retard, sans prononcer un mot qui pourrait prétendre le contraire. La créature est occupée à malmener un peu ce jardin si bien entretenu. Il ne semble pas vraiment faire attention à moi, mais je me surprends à me glisser à ses côtés comme s'il s'agissait d'une bête sauvage dont je voudrais déjouer la vigilance. Ce n'est pas vraiment la meilleure approche, puisqu'il se dérobe au dernier moment, quand ma main ne fait que frôler la sacoche accrochée à son flanc. Son regard s'ancre au mien, pour me transmettre sa méfiance et son incompréhension. Je reste quelque peu désorienté par cette intrusion peu familière, de sensations diffuses et étrangères.

- J'ai besoin de l'onguent que referme cette sacoche, pour sa blessure.

J'ai parlé d'une voix neutre, compréhensible. Je ne sais pas vraiment à quoi m'attendre, de la part d'un griffon, dont le contact est bien plus étrange que celui d'un dragon. Jusqu'à maintenant, je m'étais toujours contenté de les voir voler au loin à Lorgol, sans chercher la moindre approche. Je tends à nouveau la main en avant, et Lierre ne bouge pas cette fois. Bien. Une autre sensation me percute, d'un mélange de soulagement et d'agacement assez évocateur, comme pour me reprocher de ne pas l'avoir dit plus tôt. J'ai une moue contrite, à décrocher sa sacoche avant de m'écarter aussitôt, la laissant retomber ensuite sur le bord de la fontaine auprès de sa Voltigeuse. Je lâche, sur un ton contradictoire, aussi chargé de reproches que serviable :

- Tu n'as besoin de rien d'autres ?
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Message Sujet: Re: Parfois la lune se mêle de ce qui ne la regarde pas | Liam   Mer 30 Nov - 14:32

Solange ricana quelque peu devant la remontrance avant d'esquisser un haussement de sourcil narquois :

« Je ne risque pas de l'oublier, vous prenez un malin plaisir à me le rappeler à chaque fois que vous ouvrez la bouche. »

Bien, elle avait compris qu'elle aurait fort à faire pour lui faire oublier cette petite mésaventure. Pour ça part, cela l'avait amusée mais parfois, elle se pensait totalement accro à l'adrénaline, Melsant avant assez hurlé devant ses prises de risques constantes. Elle retint un soupir. Bon, autant s'excuser...Enfin presque. Enfin c'était son intention première mais elle ne fut pas sûre qu'il le compris.

« Peu conventionnelles je vous l'accorde mais terriblement efficaces. Je dois admettre que vous avez le cœur bien accroché. »

Et elle la peau qui partirait en lambeaux si elle ne s'occupait pas de sa brûlure dans l'instant. Penser que la Voltigeuse était exempte de pudeur serait une erreur, mais, honnêtement, il n'y avait pas matière à romantisme dans l'air. Surtout avec un inconnu au bataillon. Ah tiens, en parlant de cela, il ne s'était toujours pas présenté...Elle non plus. Ah, le manquement le plus simple à la politesse, sa mère en serait très certainement outrée. La Maîtresse de Brenwyr laissait la bride sur le cou de sa fille mais elle attendait d'elle un minimum de savoir vivre tout de même. Raté.

Assise les fesses sur le rebord de la fontaine, Solange ne lui jeta qu'un regard en coin lorsqu'il s'installa à ses côtés. Amusant sa manière de détourner les yeux tiens, mais elle ne se sentait pas d'humeur à le taquiner sur le sujet, le pauvre, elle lui en avait déjà assez fait voir pour toute la nuit. Et elle ne pensait pas à ses carrés de peau nue. La douleur avait quelque chose de latent et en même temps de trop cuisant, même si l'eau fraîche la soulageait et un sourire taquin se peignit sur ses lèvres. Oui, Solange avait le contact facile.

« Tu poses cette question pour toi ou pour moi ? »

Répliqua-t-elle en passant au tutoiement sans autre forme de procès, après tout, il lui en donnait tacitement la permission non ? Ou alors il la prenait pour une gueuse...Ce qui était plus que probable étant donné sa mise. Elle retint un soupir.  Finalement, elle le regarda bien en face, une étincelle amusée au fond des yeux :

« En te regardant, je ne sais pas si tu hésites entre me faire passer un sale quart d'heure ou continuer a te comporter comme un gentilhomme. »

Malheureusement, occupée a le regarder, elle appuya un peu trop fort sur sa blessure et une rapide grimace lui tordit les traits. Bien, l'eau fraîche n'y suffirait pas. Aussi finit elle par lui demander aimablement si il pouvait aller chercher son onguent, caché dans les sacoches accrochées aux flancs de Lierre. Celui ci n'apprécia d'ailleurs pas l'approche et Solange fronça quelque peu les sourcils. Lierre n'était pourtant pas un sauvage...Quoique devoir promener un inconnu dans les airs lui avait certainement déplut et il en gardait rancune. La Voltigeuse déversa alors dans son cœur un sentiment d'apaisement, lui assurant que l'homme ne faisait que ce qu'elle avait demander avant de s'agiter comme une petite fille alors que le griffon la réprimandait.

Le soulagement se lit sur son visage lorsqu'il revint avec le pot tant convoité.

« Merci. »

Et il enchaîna et le regard de la Voltigeuse tomba sur sa chemise, sous une espèce de plastron, puis elle considéra ce qu'il restait de la sienne et enfin sa poitrine certes dissimulée mais tout de même. Solange prit un air un peu penaud, elle était certes parfois sans gêne mais là...

« Serait ce abusé de me jeter a tes genoux et te supplier de me prêter ta chemise ? Je crains que la mienne ne soit irrémédiablement détruite et le froid de la nuit commence doucement à se faire sentir. »

Elle leva un regard naviguant entre gêne et contrition, ses propos appuyés par un frissonnement qui tombait à pic. Bon d'ordinaire, elle ne se serait pas autant embarrassée de ronds de jambe mais étant donné le manche à balai qu'elle soupçonnait puissamment enfoncé dans les fondements de l'éducation du jeune homme...Ah ce n'était pas une pensée très charitable, d'autant plus qu'elle s'était blessée par sa faute, uniquement la sienne et lui...Et bien il s'était retrouvé là par un étrange tour du Destin.

« Si tu me donne ton lieu de villégiature, je te promets de te la rendre avec une missive de plates et sincères excuses. »

Puis, elle soupira franchement. Elle lui devait tout de même quelque chose :

«Merci. De ne pas m'avoir abandonnée. Peu de gens l'aurait fait.»

Elle n'était pas ingrate, loin s'en faut.
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Message Sujet: Re: Parfois la lune se mêle de ce qui ne la regarde pas | Liam   Lun 5 Déc - 23:13

Je crains que mon agacement ne commence doucement à se faire sentir. Je n'ai pas pour habitude de tutoyer quelqu'un que je viens à peine de rencontrer - encore moins quand les présentations n'ont pas eu lieu - mais elle pousse étrangement à une certaine proximité... Ou devrais-je plutôt dire qu'elle est douée pour jouer avec mes nerfs ? Au moins, on dirait que le message est passé.

- C'est pour m'assurer que cela te rentre dans le crâne, et que tu ne reproduiras pas les mêmes erreurs.


Elle n'apprécie pas que je lui fasse la leçon, mais c'est loin d'être une raison suffisante pour m'empêcher de le faire. Moi aussi, je pouvais me montrer contrariant... Surtout à l'entendre se vanter de ce sauvetage éclair, qui aurait bien pu se solder par un Duc d'Outrevent aux os brisés sur les dalles de Lorgol. Ce qui est certain, c'est que je quitterais la terrasse de cette tour par la voie normale, peu importe qui habite ici en vérité.

Je fronce les sourcils, dubitatif, quand elle me renvoie mes propres interrogations. Mon expression devait être suffisamment éloquente, parce qu'elle prend la peine de préciser sa pensée... Suis-je vraiment si transparent, qu'elle parvient sans peine à traduire mes quelques cas de conscience ? Même si, en cet instant, ils sont loin d'être très préoccupant. Si son attitude ne me contrariait pas autant, j'aurais même pu la considérer comme une distraction bienvenue dans toutes ces affaires qui peuvent m'accaparer.

- Je parlais pour toi. Mais tu as raison... J'essaie de garder mes bonnes manières, même si tu as tendance à les malmener.

Et quand je lui demande, entre mes dents serrés, si elle n'a besoin de rien d'autres après m'être confronté à son griffon... Elle trouve effectivement le moyen de m'en demander davantage. Tendez-lui la main, et elle vous prend le bras. Ou ma chemise, pour être exact. Je lui rends un regard sidéré. Elle n'est pas sérieuse, tout de même ? Pourtant, la Voltigeuse met les formes, pour s'assurer de l'obtenir.

- Tu ne crois pas avoir déjà suffisamment abusé de ma patience ? Ton griffon peut bien partir te chercher quelques rechanges, en attendant de soigner ta blessure, non ?

Je me pince l'arrête du nez, dans un profond soupir. Et même si mon refus est formel, je défais ma chemise pour la reposer sur ses épaules... Qu'elle ne vienne pas me reprocher ensuite d'avoir attrapé la mort en cette soirée d'Octobre. Et puis, elle n'était pas aussi désobligeante et ingrate qu'elle pouvait le laisser croire. Ses excuses me paraissaient sincères, tout comme cette promesse faite... Même si cela signifiait m'introduire torse nu dans cette tour pour espérer rentrer chez moi. J'en étais à me demander ce qui était le pire, entre me tourner en ridicule ainsi, ou devoir m'infliger une autre traversée en griffon pour qu'il me dépose sur la bonne tour, la mienne.

- Tu n'auras qu'à la remettre à ma tour, celle des Marches d'Argent. On la voit très bien d'ici, d'ailleurs...

Et d'innombrables autres tours. Je ne m'aperçois que maintenant, de la magnifique vue du ciel dont elle me parlait, maintenant que nous sommes plus tranquillement installés. Fut un temps où je pouvais passer des heures à embrasser l'horizon du regard, depuis cette haute tour, et il était curieux de la voir depuis un autre angle.

Je mets fin au cours de mes pensées, quand elle me remercie, avec une telle sincérité que je ne peux que sourire en retour.

- Je ne pouvais pas simplement fermer les yeux. L'aurais-tu fait à ma place ?

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Dernière édition par Liam d'Outrevent le Mar 6 Déc - 10:25, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Parfois la lune se mêle de ce qui ne la regarde pas | Liam   Mar 6 Déc - 10:20

Ne pas sauter à la gorge d’un homme que l’on a malmené. Ne pas sauter à la gorge d’un homme même si il devient pédant et arrogant. Non  Solange, cela ne se fait pas, même si tu en as diablement envie. Respire.

En désespoir de cause, la Voltigeuse se contenta d’un regard noir. Pinçant les lèvres, elle se retint de répliquer de façon bien sentit la façon dont elle percevait son insistance. Inspirant l’air frais de cette nuit, elle se contenta donc de hausser une épaule. Il était peu probable qu’elle recroise un jour le chemin de cet homme, inutile donc de se vexer pour si peu. Bien que le peu en question la hérissait quelque peu.

« Ne sois donc pas si hypocrite. Bien que j’apprécie l’effort n’en doute pas. »

De fait Solange avait tendance à supporter modérément les excès de ronds de jambes et de politesse ampoulée. C’était l’apanage des nobles et même si sur le moment il n’avait pas l’air d’en être un, elle pouvait dire qu’il les copiait à merveille. Sauf qu’un  noble l’aurait sans doute déjà faite arrêter et ne l’aurait certainement pas aidée. Quoique là, il semblait plus enclin à l’envoyer paitre qu’a l’aider. Evidemment elle avait conscience d’abuser un petit peu sur le coup, mais honnêtement, outre le fait de se promener à moitié nue ou presque devant un total inconnu, elle avait froid. Il fallait rester pragmatique. Et lui, il avait un surcot. Pas elle. Néanmoins la rebuffade fit naitre une lueur colérique dans ses iris. En fait si, ce serait une très bonne idée de lui sauter à la gorge là ! D’ailleurs, l’indignation de Lierre lorsqu’il comprit les paroles de l’étranger, ne l’aidait pas vraiment à prendre sur elle.

« Bien sûr, il est connu et reconnu que les griffons passent sous les portes, savent ouvrir une armoire et sélectionner une chemise selon les gouts de son Voltigeur…Mais quelle idiote de ne pas y avoir pensé. »

Siffla-t-elle entre ses dents serrées dans l’effort qu’elle faisait pour ne pas exploser. Et au moment même où elle se disait que de toute façon, qu’elle le fasse ou non ne changerait rien, mis à part la soulager, il la prit totalement à contrepied. Surprise, elle le regarda se débarrasser de sa chemise et la lui jeter sur les épaules, douchant par la même son agacement. Soupirant, elle resserra les pans de la chemise autour d’elle, dardant sur lui un regard dorénavant intrigué. Comme si elle admirait une nouvelle espèce qu’elle ne comprenait absolument pas. En quelques minutes, il l’avait fait passer de l’amusement à l’agacement, pour revenir au premier pour ensuite la précipiter à nouveau dans la seconde et ainsi de suite. Discuter avec lui, ce n’était pas pire qu’un vol avec Lierre…Enfin à ses débuts…

« Tu es étrange. »

Nouveau soupir.

« Au moins ta chemise sent très bon. »

Et lui tenait chaud. C’était déjà pas mal et cela la rendait un peu plus enclin à se faire pardonner ses écarts de la soirée. Et elle était encore bien loin de se douter de l’étendue de sa gaffe en vérité. Machinalement, elle hocha la tête à sa réponse, essuyant le couvercle de son pot d’onguent pour s’en faire un verre de fortune qu’elle plongea dans l’eau limpide de la fontaine.  C’est là que les mots la percutèrent réellement. Ma tour. C’était bien ce qu’il avait dit n’est-ce pas ? Ma tour d’Argent. Non, elle devait avoir rêvé non ? Non.

La gorgée d’eau qu’elle tentait de prendre prit les chemins détournés. Elle s’étouffait joyeusement alors qu’elle mesurait toute l’étendue de la catastrophe. Toussant, crachant, elle peinait à retrouver son souffle :

« La Tour des Marches d’Argent ? Comme dans propriété de sa Grâce le Duc d’Outrevent ? Celle-là ? »

Croassa-t-elle en priant encore et toujours le Destin d’avoir mal entendu. Espoir déçu quand il se contenta de la regarder…Sans l’infirmer. Reprenant un souffle qui persistait tout de même à la fuir, elle enchaina :

« Donc, j’ai percuté, envoyé au sol, presque fait blesser voir tuer, puis imposé un baptême de l’air et, pour finir, quémander la chemise au Duc d’Outrevent. Bien. Parfait. »

Misère…

« Que l’on me donne une corde… »

Grommela-t-elle en espérant disparaitre comme par magie. Elle se savait capable des pires gaffes mais celle-ci remportait la palme.

« Et oui je l’aurais fait aussi, on ne le dirait pas mais j’ai tout de même un certain sens de l’honneur. »

Cette discussion était totalement surréaliste. D’autant plus qu’elle ne savait absolument plus sur quel pied danser. Houspiller un Duc ne se faisait pas n’est-ce pas ? Non, évidemment. Dans quelle panade c’était elle encore fourrée ?
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Message Sujet: Re: Parfois la lune se mêle de ce qui ne la regarde pas | Liam   Jeu 15 Déc - 21:50

Je puise un certain réconfort à la voir peiner autant à se contenir. J'ai comme l'impression qu'elle a une envie débordante de me sauter à la gorge... Jouer sur ses nerfs est une basse vengeance, ce qui rend aussi agréable de lui faire la leçon. J'hausse un sourcil, un rien perplexe, quand elle sous-entend à demi-mots que mes bonnes manières peuvent s'apparenter à de l'hypocrisie. Elle ne devait pas venir de la noblesse, assurément. Et c'est bien la première fois que l'on me reproche un manque de franchise...

- Tu as raison. Le respect se mérite.

Je me suis exprimé d'un ton neutre, uniquement pour lui pointer l'incohérence de ses propos. Elle pouvait s'estimer heureuse... Mes réactions auraient sans doute été plus abruptes, si elle n'était pas une femme. Et surtout, j'aurais gardé ma chemise. Je ne lui ai pas cédé pour faire taire sa colère, qui brûlait de s'exprimer après mon refus, ni par convenance. Je l'ai fait par souci de sa personne, qu'elle le croit ou non. Et vu la surprise dépeint sur ses traits, elle ne s'attendait clairement pas à ce revirement. Envolée, cette fureur ardente, au profit d'un scepticisme croissant, qui parvient à m'arracher un mince sourire. Etrange, vraiment ?

- Je vais le prendre pour un compliment.

Je ne fais pas le moindre commentaire, quand elle trouve nécessaire de souligner que ma chemise sent bon. Je lui lance un regard de biais, en me demandant qui est le plus étrange de nous deux. Je n'ai pas vraiment le temps d'approfondir la question. La Voltigeuse vient subitement de recracher tout le contenu de son gobelet de fortune. Je me demandais quand elle finirait par percuter. Je reste les mains croisées devant moi, à l'observer pendant que l'information se fait un chemin dans son esprit. Je ne réponds rien. Elle prend progressivement conscience de la portée de ses actes et, devant pareil résumé, je ne peux m'empêcher d'éclater de rire. D'un rire sincère, qui me secoue entièrement.

Je ne suis plus le seul dont la situation lui échappe totalement. Je me passe une main sur le visage, à retrouver doucement mon calme quand sa détresse passagère s'estompe. Elle me certifie avoir le sens de l'honneur. Je lui souris doucement en retour.

- Bien parlé. Nous ne sommes finalement pas si différents, en dehors de vos quelques coups de sang que je me serais bien épargné. Enfin... Nous ne sommes désormais plus à égalité. Pourrais-je savoir à qui j'ai eu moi-même affaire ?

Je pointe ensuite du doigt une tour, que l'on discerne sous l'éclat lunaire.

- Celle-là, des Marches d'Argent. Tu le sauras maintenant. Je crois qu'après toutes ces péripéties, je vais me contenter de rentrer tranquillement là-bas, enfin, à condition de pouvoir descendre sans devoir expliquer à nos hôtes ce que le Duc d'Outrevent fait sur leur toit, avec une jeune inconnue emmitouflée dans sa chemise.

Oui, la situation serait pour le moins cocasse. Je préfère me préserver d'avoir à la détailler à quiconque, et me préserver de rumeurs qui pourraient naître d'une nuit qui, finalement, n'a été qu'un enchaînement de circonstances malencontreuses.

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Message Sujet: Re: Parfois la lune se mêle de ce qui ne la regarde pas | Liam   Dim 8 Jan - 11:08

Solange épingla l'homme d'un coup d'oeil étrange. Bon alors comme rencontre on faisait certainement moins étrange, mais le pire étant qu'elle avait bien du mal à le cerner. Comme le fait de se montrer si peu enclin à lui laisser sa chemise pour finalement la lui tendre à contre cœur. Non parfois, les gens la laissait perplexe.

« Oh dans ma bouche, ça peu en être un. Remarquez on doit pas s'ennuyer avec vous. »

Il y avait une petite touche d'ironie dans ses mots. Parce qu'il avait bien l'air coincé, loin des cielsombrois. Enfin on ne pouvait pas dire qu'elle même venait d'une région délurée. Les Kyréens avaient plus tendance à s'emitouffler sous plusieurs couches plutôt que les ôter. Bref, ce n'était ni l'instant ni la personne avec laquelle parler des coutumes de son pays d'origine. Et là, la tuile. La brique qui vous tombe sur la tête. Le grain de sable dans une machine bien huilée. La goutte d'eau dans un vase trop plein. Elle avait tout simplement fait faire la valse selon Solange à un Duc. C'est absolument parfait. Elle ne ferait jamais une bonne ambassadrice c'était certain. Si sa Grâce décidait de lui en vouloir et bien disons qu'elle serait mal barrée. Si il se plaignait a son propre Duc de son comportement, elle devait s'attendre à tout. Bah. Une fois n'est pas coutume dirons nous.

« Solange de Brenwyr, une petite terre de Valkyrion. »

bougonna-t-elle un peu réticente a donner son identité au cas où il y aurait représailles. Prudente. Un peu. Parfois, pas toujours. Mais il n'y avait vraiment qu'elle pour se retrouver dans ce genre de situation. Désespérant. Melsant l'avait maudite plus d'une fois pour ça, malheureusement sa mésaventure actuelle lui donnait raison. Machinalement, elle suivit du regard la direction qu'il indiquait.

« On serait en Cielsombrie on ne se poserait même pas la question. »

soupira-t-elle avant de se redresser, remballant son pot d'onguent, une grimace furtive passant sur ses traits lorsque sa peau tira au niveau de sa brûlure.

« J'aurais bien une solution, mais ça implique de voler. »

reprit elle avec un coup de tête en direction de Lierre qui huhula, outré. Il n'était pas un griffon taxi ! Solange le regarda :

« Oh allez, tu peux bien faire un effort non ? Après tout c'est de notre faute si il est dans cette situation....-Lierre lui jeta un coup d'oeil hautain – Oui bon d'accord, MA faute. Content ? »

Mais le griffon n'avait toujours pas l'air décidé, alors elle leva deux doigts :

« Furets. »

Lierre avait developpé un goût certain pour les furets. Cela tombait bien, ils n'en manquaient pas en Valkyrion, et puis mieux valait des furets que des hermines dont les kyréens tiraient une fourrure immaculée et délicates. Elle leva un doigt supplémentaire :

« Trois ? Trois c'est assez tu sais ! Penses à ta ligne, comment tu veux te trouver une femelle rond comme une barrique ? »

Lierre agita ses plumes dorée, gonflant le poitrail. Parce qu'il était magnifique, songea Solange en levant les yeux au ciel.

« Fais un effort, la Tour d'Argent n'est pas très loin. »


Finalement, il ronchonna avant de s'avancer avec souplesse vers eux. Son regard disséqua le Duc d'un air inquisiteur puis il capitula. Solange lui caressa affectueusement le bec avant de faire signe à Liam de venir prêt d'elle :

« Regarde c'est simple comme bonjour, Lierre fera tout le travail, tout ce que tu dois faire c'est caler tes pieds ici et tenir fermement les liens de cuir. Surtout, évite de tirer sur les plumes, il est chatouilleux. Il te déposera au sommet de ta tour et tu n'auras plus qu'a regagner tes quartiers discrètement, ni vu ni connu... »

Elle esquissa un sourire amusé :

« Cette fois sera plus confortable que la première, n'est ce pas Lierre ? »
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Message Sujet: Re: Parfois la lune se mêle de ce qui ne la regarde pas | Liam   Ven 13 Jan - 19:17

J’hausse un sourcil, un rien perplexe, sans me fendre du moindre commentaire. C’est plutôt avec elle, qu’on ne s’ennuie jamais, non ? Si toutes ses soirées doivent être ponctuées de poursuites dans les ruelles de Lorgol, d’invocations d’élémentaires et d’envols de griffon... Oui, vraiment. Et le plus étonnant, c’est que je m’attendais à avoir une roturière devant moi. « Solange de Brenwyr. » Je le répète, comme pour l’assimiler, à hocher la tête par l’affirmative. Je m’en souviendrais, pour son grand déplaisir peut-être. Ces contrées ne me disent rien, cependant, et elle fait bien de préciser qu’il s’agit des terres gelées de Valkyrion, ce qui me laisse penser... « Et vous aviez vraiment besoin de ma chemise pour ne pas avoir froid ? » J’ai un bref sourire, presque amusé, alors que j’agite la tête négativement. J’ai comme l’impression qu’elle cherchait avant tout à me provoquer, ou voir à qui elle avait affaire, mais c’est maintenant elle qui est bien embêtée. J’aurais peut-être dû révéler mon identité plus tôt, rien que pour voir plus longtemps cette moue boudeuse pendue à ses lèvres.

« Mais nous ne sommes pas en Sombreciel. » Et leurs penchants exhibitionnistes feraient mieux de ne pas se généraliser. Où irait-on, si de pareilles pratiques commençaient à se répandre ? Elle doit comprendre sans peine mes réticences maintenant, parce qu’elle me propose une alternative... Peut-être plus dangereuse, qui m’assurerait de garder la face. Et, à choisir, je crois bien que je préfère conserver la face.

J’ai une légère moue contrite, à suivre son regard, en direction du griffon. Je suis plus en retrait ses ardues négociations pour convaincre son compagnon de me ramener à bon port, ce qui parvient presque à me détendre vis-à-vis de cette perspective peu réjouissantes. La complicité entre ces deux-là est réelle, et me rappelle avec une pointe de sympathie l’amitié qui lie Braise à son Chevaucheur. « Trois furets, alors ? C’est le prix du voyage ? » Je sens le regard inquisiteur du griffon sur moi, mais évite de me retirer ses mauvaises grâces en le fixant en retour. Je suis davantage à détailler le harnais qu’elle me présente, dubitatif. « D’accord, merci. Je cale mes pieds ici et... Je me tiens là-aaaahhh ! » Je lâche un cri de surprise, quand le griffon fait une embardée, avant même que je me sois correctement cramponné. Dire que je tiens fermement les liens de cuir est peu dire. Mes phalanges ont blanchies tellement je me suis crispé dessus, ce qui ne m’évite pas les nombreux haut-le-cœur, et la sensation désagréable que je peux lâcher à tout moment. Je me sens en constant déséquilibre, prêt à chuter... Et ce n’est toujours pas sur mes deux jambes que j’atterris sur la tour des Marches d’Argent, pourtant située à faible distance. Je me laisse retomber au sol, nauséeux, et observe le manège du griffon avec encore quelques réticences. « Merci. Je crois. » Il s’envole déjà, me laissant seule sur le toit de ma propre tour. Je prends une lente inspiration, le temps de retrouver mes esprits. C’était une soirée mouvementée, comme rarement... Je n’ai pas eu le temps de saluer ma compagne d’infortune, pris de court par l’envol de son griffon.
Solange de Brenwyr. La reverrais-je un jour ?

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Parfois la lune se mêle de ce qui ne la regarde pas | Liam
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