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 La sultane et la princesse

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Je suis : demi-soeur du duc d'Erebor, régisseuse du harem, médecin

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Message Sujet: La sultane et la princesse   Dim 9 Oct - 14:00


Livre I, Chapitre 6 • La Danse des Trépassés
Sitara d'Erebor & Alméïde d'Erebor

La sultane et la princesse

Deux sœurs unies par le cœur.



• Date : 28 octobre 1001
• Météo : Le temps est doux, l'air est chaud et l'après-midi est déjà bien entamé.
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Trois jours avant Samhain, Alméïde se rend à Vivedune pour y retrouver son frère et Sitara afin de portailler avec eux en Outrevent. Elle en profite pour s'assurer que le harem se porte bien puis rejoint sa belle-sœur, dont la nouvelle grossesse l'emplit de joie.
• Recensement :
Code:
• [b]28 octobre[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t1347-la-sultane-et-la-princesse]La sultane et la princesse[/url] - [i]Sitara d'Erebor & Alméïde d'Erebor[/i]
Trois jours avant Samhain, Alméïde se rend à Vivedune pour y retrouver son frère et Sitara afin de portailler avec eux en Outrevent. Elle en profite pour s'assurer que le harem se porte bien puis rejoint sa belle-sœur, dont la nouvelle grossesse l'emplit de joie.


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Message Sujet: Re: La sultane et la princesse   Dim 9 Oct - 14:05

Les jours s'écoulent, emportés par le temps aussi rapidement qu'une branche tombée dans le lit d'un fleuve tumultueux. Voilà à peine un mois que le Tournoi des Trois Opales s'est terminé et déjà, un nouveau rassemblement a lieu pour fêter la Samhain. Alméïde a été surprise de savoir qu'elle était également conviée, mais elle est heureuse de pouvoir ainsi accompagner son frère et Sitara en Outrevent, dans ce lieu emblématique où le traité de paix a été signé il y a déjà mille ans. Il lui tarde d'en découvrir un peu plus mais elle appréhende, la princesse des dunes. Toutes les têtes couronnées seront présentes et les tensions sont telles, depuis quelques temps, que cette nouvelle proximité risque de provoquer quelques étincelles. Et puis il y aura Castiel, bien évidemment. La perspective de le revoir après leur dernière rencontre la trouble plus qu'elle n'oserait l'admettre et elle enveloppe soigneusement cette idée pour la repousser dans un coin de son esprit. Pour le moment, elle a bien d'autres choses à penser.

De retour à Vivedune depuis le matin, après un rapide passage par un portail de Lorgol, elle déambule au cœur du harem afin de s'assurer que tout s'est bien passé durant son absence. Elle accueille la venue de son nouveau neveu avec une joie et un entrain particuliers, heureuse de savoir que son frère a eu un second fils et que celui-ci semble en parfaite santé. Aucune concubine n'est mise à l'écart, elle va voir chacune d'entre elles et les minutes passent, puis les heures. Dames de parage et domestiques suivent chaque directive promptement et tout a l'air en ordre. Alméïde en est soulagée car elle désire profiter un peu du temps qu'il lui reste pour être en compagnie des siens et particulièrement de Sitara, dont elle a appris la grossesse récente avec une telle joie et une telle fierté. Elle ne saurait en être plus ravie la princesse.

Ses pas la mènent à travers le palais, qu'elle parcourt avec l'aisance de l'habitude, adressant un sourire radieux aux gardes et serviteurs qui croisent son chemin. Elle se rend tout d'abord dans les appartement de son frère, espérant y trouver la sultane, mais celle-ci n'est visible nulle part. Suivant son intuition, Alméïde retourne en arrière, traverse les couloirs, descend les marches. En chemin, elle arrête une jeune femme pour lui demander d'apporter quelques douceurs et du thé dans les jardins du duc, plus petits et plus intimes que ceux dédiés au harem.

La princesse y parvient enfin, observant les lieux, l'esprit désormais plus léger. Le soleil de fin d'après-midi pose sur les bassins des rayons plus doux. Les rares plantes parvenant à pousser par cette chaleur cernent les petites étendues d'eau ainsi que le chemin de mosaïque, serpentant au sein de cette cour intérieur. Alméïde y avance d'un pas tranquille, se rendant en son centre où s'élève un gazebo enveloppé de voiles colorés. À l'intérieur, des coussins moelleux et chatoyants et, assis parmi eux, une sultane à la peau parsemée de rais de lumière colorée par les voiles, son fils lové contre son cœur.

« Sitara. » Le ton est doux et un sourire naît sur ses lèvres lorsqu'elle l'aperçoit. Elle se rappelle vaguement son visage à l'ombre des tribunes, le voile immaculé venant recouvrir ses traits, la peur insidieuse qui s'est alors emparée d'elle lorsqu'elle a su quels risques elle encourait également. Mais elle écarte également ces réflexions pour s'agenouiller près d'elle, sur les coussins égaillés à ses côtés, la serrant doucement dans ses bras, prenant garde à ne pas étouffer le pauvre Qasim. « Vous m'avez tant manqué, tous les trois. » Elle la relâche, se penchant pour poser un baiser sur le front de son neveu. « Comment vas-tu ? Et le bébé ? Tout se passe bien ? » Le médecin reprend un instant le dessus, elle s'interroge. Entre inquiétude et excitation à l'idée que la douce Sitara soit à nouveau enceinte. Anthim doit être au comble du bonheur.

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Message Sujet: Re: La sultane et la princesse   Jeu 20 Oct - 13:07

Alméïde revenait aujourd’hui. C’était avec impatience que Sitara attendait la princesse, qu’elle n’avait pas revue depuis la fin du tournoi. Elle savait que sa belle-sœur s’inquiétait pour elle, après ce qui lui était arrivé en Bellifère, et après qu’elle se soit éclipsée, sans avoir pu justifier son absence autrement que par l’inquiétude qu’elle avait ressentie pour Qasim. Elle n’était pas certaine qu’Anthim et sa sœur soient réellement convaincus, mais elle ne pouvait rien leur dire de plus. Leur confier qu’elle bénéficiait de l’aide et de la protection de la Rose Ecarlate n’était pas envisageable, dans tous les cas. La nouvelle de la naissance d’un autre fils pour Anthim et de sa grossesse avait de toute façon éclipsé les mésaventures survenues un mois plus tôt. Elle posa instinctivement la main sur son ventre, qui n’était pas encore visible. Elle attendait avec joie ce moment où l’enfant qu’elle portait arrondirait ses formes, cet instant de pur bonheur où elle pourrait le sentir grandir en elle. Sa précédente grossesse s’était plutôt bien passée, malgré les envies irrépressibles, et les douleurs qu’elle avait ressenties. Elle n’était pas excessive, et n’exigeait que rarement l’impossible, bien qu’elle ait pu par moment se montrer pénible. Ou du moins le pensait-elle, elle ne s’en rendait pas vraiment compte.

Du bruit se fit entendre du berceau de Qasim, qui se réveillait après les quelques heures de sommeil qu’elle lui avait imposé. Prenant son fils dans ses bras, elle se rassit au milieu des coussins, s’assurant qu’il était bien protégé du soleil encore haut dans le ciel, le berçant doucement, pour calmer ses humeurs. Elle finit par s’endormir, dans une torpeur causée par la chaleur. La lumière changeante la réveilla, autant que Qasim qui devait avoir faim. Quelle heure était-il ? La fin d’après-midi n’était pas loin, et c’est après avoir nourri son fils, et l’avoir aspergé d’un peu d’eau provenant d’un bassin pour qu’il ne souffre pas trop de la chaleur, qu’elle finit par voir Alméïde arriver vers elle. Elle n’eut guère le temps de se lever, que sa belle-sœur l’étreignait déjà ainsi que Qasim qu’elle avait gardé dans ses bras. Son sourire est sincère, face à la princesse qu’elle se faisait une joie de revoir. Elle déplorait pourtant ce qui l’amenait ici, et aurait souhaité qu’aucun d’entre eux ne s’y rende. Elle ne pouvait s’empêcher de faire preuve de pessimisme à l’idée de cette réunion des nobles ibéens et faës, les précédentes n’ayant rien amené de bon jusqu’à présent… Elle chassa ces idées noires d’un sourire, cependant. La compagnie d’Alméïde avait un effet apaisant et agréable.

« Tu nous as manquée aussi. Tout va bien. J’ai hâte qu’il soit bien plus visible, alors que je n’en suis qu’au début… Tu peux regarder, si tu veux. »

Elle savait que ça tranquilliserait le médecin qu’elle était, encore plus que ses propres paroles.

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Message Sujet: Re: La sultane et la princesse   Dim 23 Oct - 16:34

La présence de Sitara a toujours été apaisante pour la princesse qui sait pouvoir se confier à elle, quelles que soient les circonstances. Elle possède cette force tranquille qui rassure et apaise, un grand cœur et une générosité sans pareille mesure. Alméïde se rappelle encore le jour où la sultane est arrivée au palais, se présentant afin d'entrer à son tour dans le harem d'Anthim. Elle y a vu tout d'abord une femme effacée, fragile. Elle appréhendait alors que d'autres concubines profitent de cette apparente faiblesse, malgré ses efforts pour que de telles choses n'arrivent plus sous sa surveillance. Le harem reste un lieu propice aux jalousies et aux manigances. Mais les minutes passant, elle a réalisé que sa douceur n'était en rien synonyme de faiblesse, que sa sensibilité ne saurait la faire plier devant d'autres femmes possédant moins de tact. Et sans qu'elle ne s'en rende compte, elle avait été rapidement touchée par Sitara, totalement à l'aise en sa présence, au point qu'à la fin de leur entretien, elle la prenait déjà dans ses bras pour lui souhaiter la bienvenue dans la famille. Alméïde a toujours pressenti qu'elle ferait une merveilleuse sultane et une épouse aimante. Elle est heureuse de ne pas avoir eu tort. Alors quand elle la voit ainsi, serrant son fils contre elle, au cœur du palais, elle ne peut que se réjouir de la savoir à nouveau enceinte.

« Tu nous as manquée aussi. Tout va bien. J’ai hâte qu’il soit bien plus visible, alors que je n’en suis qu’au début… Tu peux regarder, si tu veux. » Elle lui offre un sourire radieux et pose une main délicate sur le ventre de la sultane bien qu'elle sache pertinemment qu'elle ne sentira rien. Silencieuse, elle adresse une douce prière à Joseï et à Osir, du fond de son âme, afin qu'ils veillent sur l'enfant à venir. « Il me tarde aussi de le voir arriver parmi nous. Que Qasim ait enfin un petit frère ou une petite sœur. » Elle ne peut rêver meilleur cadeau pour le petit prince héritier. Être destiné à reprendre les rennes d'un duché peut paraître une tâche insurmontable lorsqu'on est seul, sans personne sur qui se reposer autre qu'une horde de conseillers. Il aura besoin d'un frère ou d'une sœur à qui se confier, comme Anthim l'a si souvent fait avec elle.

Qasim se met d'ailleurs à babiller et Alméïde tend les bras pour le prendre à son tour, un grand sourire aux lèvres, s'adressant à lui avec entrain comme pour répondre à son langage encore incompréhensible. Sa petite main se referme sur l'un de ses doigts et elle se retourne vers la sultane. « Il grandit tellement vite. » fait-elle remarquer avant de pousser un soupir. « J'aurais préféré passer les prochains jours ici avec vous plutôt qu'en Outrevent. Je suis heureuse de pouvoir y assister bien sûr, c'est important, mais... » elle s'interrompt, cherche les mots justes. « Disons que je ne suis pas très impatiente à l'idée de me trouver au milieu de tous ces souverains qui font semblant que tout va bien. » D'une impératrice controversée. De ducs qui ne la soutiennent pas. D'un prince en colère. Elle déteste toutes ces tensions. Raison de plus, peut-être, pour faire front ensemble lors du Mémorial.

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Message Sujet: Re: La sultane et la princesse   Sam 5 Nov - 1:38

L’affection qui liait Alméïde et Sitara datait de bien longtemps – bien avant qu’elle soit sultane, bien avant, peut-être, que la princesse ne l’accepte officiellement au sein du harem. Sitara était certaine de son choix, quand elle s’était présentée au palais ducal, pour devenir une concubine parmi tant d’autres. Mais si elle avait eu des doutes, Alméïde les aurait dissipés par sa seule présence. Douce, attentive et prévenante, sa seule vision l’avait mise instantanément à l’aise. Et elle avait su que, quoi qu’il puisse se passer, elle pourrait compter sur elle. Elle n’avait jamais démenti cela, et l’amitié qui était née ne pourrait pas être brisée, quoi qu’elles puissent faire. C’était ainsi, et Sitara prisait plus que jamais leur relation. Un sourire serein était présent sur son visage, même si les choses n’étaient pas aussi simples. Elle voulait ignorer ce pressentiment désagréable qu’elle ressentait, par moment, depuis que l’une des concubines avait elle aussi donné un fils à son époux. Elle se savait excessive et essayait de se convaincre que ça n’était que son esprit qui lui jouait des tours, mais après tout ce qu’avait vécu Qasim ces derniers temps, elle ne pouvait que craindre qu’il lui arrive quelque chose à nouveau. Si elle devait subir de nouvelles attaques, elle serait forte et s’en sortirait indemne, ou périrait, mais elle ne pouvait tolérer que son fils soit la cible de cela. Non, elle ne le pouvait. Et son sourire disparut un instant à cette pensée, mais la vue d’Alméïde suffit à l’apaiser, à faire disparaître ce malaise aussi vite qu’elle l’avait ressenti.

« Il a déjà beaucoup de sœurs, mais ça ne serait pas pareil, n’est-ce pas ? Elles ne sont pas ses égales… Mais j’ai le sentiment que cet enfant que je porte lui saura d’un soutien aussi important que tu l’es pour Anthim. Je ne peux que lui souhaiter… Et je sais que je présume de bien des choses, en disant cela, mais je ne peux imaginer avoir des enfants qui ne s’entendent pas. Peut-être sera-t-il aussi proche de ses autres frère et sœurs, après tout, et peu intéressé par celui ou celle à venir. Peut-être. »

Elle aurait voulu ne pas évoquer cela, mais à qui aurait-elle pu se confier, sinon à Alméïde ? Anthim pourrait entendre cette confession, mais probablement pas la comprendre. Saurait-il, aussi, tout ce qu’elle dissimulait derrière cela ? Qu’elle ne soit plus l’épouse du duc lui importait peu, son amour pour lui valait plus que cela, bien plus. Et plus important encore, le nourrisson qui babillait soudainement dans ses bras, comme pour rassurer sa mère et attirer l’attention sur lui. La mère embrassa son front, avant de le passer à sa belle-sœur, qui était d’une patience et d’un amour infini à son égard. Elle retint une grimace à ses paroles, incertaine de vouloir aller en Outrevent, elle aussi. « Si nous pouvions nous enfermer ici, et ne pas nous livrer à cette hypocrisie… » Oui, la sultane si mesurée avait un avis ferme sur cela, davantage encore après l’agression qui avait été commise sur elle, et elle était persuadée que cela ne s’améliorerait pas. Soupirant à son tour, elle saisit la main de sa belle-sœur, pour y puiser du réconfort. « Nous n’aurons qu’à revenir, et te garder ici quelques jours, après tout cela. Si tout se passe comme prévu, alors tu auras quelques instants de répit avant de retourner à l’Académie… Si ça n’est pas le cas, alors tu auras besoin de te remettre, et tu ne peux le faire qu’auprès de nous. » Sa voix avait pris un timbre plus froid, en évoquant la possibilité que tout ne se passe pas bien. Elle s’efforça de chasser cela, en reprenant la parole. « Mais dis moi comment tu vas, et comment tout se passe à Lorgol. » Toute distraction serait la bienvenue.

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Message Sujet: Re: La sultane et la princesse   Dim 6 Nov - 16:53

Le tableau semble idyllique à cet instant. Les deux femmes, deux amies, deux soeurs réunies au coeur d'un après-midi ensoleillé et doux, en cette fin d'octobre. C'est agréable, après les températures de Lorgol, de retrouver le climat erebien, ses rayons chaleureux, sa clarté d'or. Installée sur les coussins, elle serre le petit Qasim dans ses bras, le tient un instant debout, en équilibre sur ses jambes encore trop faibles pour le maintenir, lui souriant d'une oreille à l'autre alors qu'il semble s'amuser d'un rien. Elle est si heureuse, Alméïde, d'être avec eux. Son coeur est empli de joie, son âme est apaisée.

« Il a déjà beaucoup de sœurs, mais ça ne serait pas pareil, n’est-ce pas ? Elles ne sont pas ses égales… Mais j’ai le sentiment que cet enfant que je porte lui saura d’un soutien aussi important que tu l’es pour Anthim. Je ne peux que lui souhaiter… Et je sais que je présume de bien des choses, en disant cela, mais je ne peux imaginer avoir des enfants qui ne s’entendent pas. Peut-être sera-t-il aussi proche de ses autres frère et sœurs, après tout, et peu intéressé par celui ou celle à venir. Peut-être. »

Elle acquiesce la princesse, elle ne comprend que trop bien. Elle aussi, elle espère que frères et soeurs sauront se soutenir au fil des années pour continuer à garder le duché fort, uni. Pour préserver sa grandeur et sa beauté. Et tout simplement, qu'ils sauront être heureux en comptant les uns sur les autres, comme elle a pu le faire avec Anthim jusqu'à présent, malgré les derniers événements qui ont testé la force de leur lien. Qasim a déjà des soeurs, mais Sitara a raison, ce ne sera pas pareil. Elle-même, bien qu'élevée comme l'égal de son frère, n'est toujours pas considérée comme tel partout et cette différence, elle la sent dans les regards, dans le comportement de ceux qui s'adressent à elle. Pas ici, à Vivedune, mais ailleurs, très certainement.

Naturellement, la conversation dévie sur les événements à venir, sur la réunion qui aura lieu en Outrevent et sur ses implications. « Si nous pouvions nous enfermer ici, et ne pas nous livrer à cette hypocrisie… » Un sourire triste orne ses lèvres. L'excitation ressentie à l'idée de se retrouver à l'endroit de la signature du traité, là où les fondateurs de la Rose se trouvaient et où ils reposent désormais, est ternie par la pensée de toutes ces têtes couronnées qui n'attendent que le meilleur moment pour tirer la couverture à eux. Parfois, elle se demande comment son frère fait pour supporter tant de jeux politiques tout en parvenant à garder Erebor de tout cela.

« Nous n’aurons qu’à revenir, et te garder ici quelques jours, après tout cela. Si tout se passe comme prévu, alors tu auras quelques instants de répit avant de retourner à l’Académie… Si ça n’est pas le cas, alors tu auras besoin de te remettre, et tu ne peux le faire qu’auprès de nous. » Elle rit, doucement. « Quelques jours auprès de vous me feraient le plus grand bien, mais j'ai du travail. Je verrai le moment venu. » Ses études lui tiennent à cœur malgré tout. Mais parfois, elle se dit que par les temps qui courent, elle ferait mieux de rester auprès des siens afin de les soutenir.

« Mais dis moi comment tu vas, et comment tout se passe à Lorgol. » Tout en maintenant Qasim contre elle, Alméïde lui adresse un sourire rassurant. « Tout va bien. Mes cours sont si enrichissants et je passe un temps fou au sein de la bibliothèque. Elle sont tellement grandes, c'est à se demander si quelqu'un est déjà parvenu à en lire tous les ouvrages qui s'y trouvent. » plaisante-t-elle, le regard brillant. Elle songe à son quotidien à Lorgol, à ses lectures, aux enseignements qui lui sont donnés. Puis... à d'autres choses. Une hâle rose pare soudain ses joues, son estomac se tord. « Et... il y a autre chose... » Elle s'apprête à en dire un peu plus quand un domestique arrive, chargé d'un plateau de thé et de pâtisseries délicieuses qui la font déjà saliver. Alméïde le remercie chaleureusement, s'emparant d'une tasse de thé à la menthe qu'elle savoure doucement, tenant Qasim contre son bras libre. Puis, reposant la tasse, elle pousse un soupir. « Le duc de Sombreciel m'a contactée il y a quelques jours pour qu'on se voie et j'ai... j'ai accepté. Je l'ai rencontré à Lorgol et... » elle s'interrompt un court instant, n'osant entrer dans les détails, pas pour le moment. Un autre problème la préoccupe. « Je dois voir Anthim tout à l'heure et je ne sais pas comment je vais pouvoir aborder le sujet... » Encore une fois, elle appréhende sa réaction. Elle a peur, surtout, qu'il se mette en colère ou que ce lien qui les unit finisse par se briser à chaque pas qu'elle fait en direction de Sombreciel, de son duc. Elle baisse les yeux Alméïde, serrant Qasim contre elle, apaisée par ce sourire innocent qui se tourne vers elle.

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Message Sujet: Re: La sultane et la princesse   Jeu 15 Déc - 17:03

Les mots lui viennent sans difficulté, à la sultane, alors qu’elle se livre à cette princesse dont elle est devenue proche, qui est devenue sa sœur lorsqu’elle s’est unie à Anthim, et qu’elle a appris à sincèrement aimer. Pourquoi lui cacher ses pensées, ses états d’âme, quand elle peut lui parler de ses espérances et de ses craintes, concernant cette grossesse ? Car c’est tout ce dont il s’agit, quand elle pense aux relations de Qasim avec l’enfant à venir, et pourtant, elle n’est pas réellement anxieuse. Pas plus que ne semble l’être Alméïde, alors qu’elle amuse Qasim, dont le léger rire, pourtant si enchanteur, se fait entendre. Il n’aurait pu avoir meilleure tante, bien que Sitara aimerait qu’il voit davantage ses sœurs, et elle est certaine que le joyau d’Erebor qu’elle a en face d’elle le sait.

Peut-être n’auraient-elles pas dû changer de sujet, alors que la tristesse frappe quelque peu Alméïde, à l’évocation de cette cérémonie en présence de toutes les couronnes ducales d’Arven – ce qui, si elle devait être franche, n’avait pas réellement été agréable pour Sitara, depuis son propre couronnement. Elle tentait de se comporter comme une duchesse le devrait, mais elle n’était pas certaine d’y parvenir, surtout pas lorsque tout semblait vouloir mal se passer. Un soupir de lassitude franchit ses lèvres, bien malgré elle. Elle le réprima bien vite, remplacé par un sourire à l’attention d’Alméïde. « Tu seras la bienvenue, après tout cela, ou plus tard encore, si tu en ressens le besoin. Et tu peux travailler d’ici, quelque peu du moins, avant de rejoindre Lorgol. Mais dans un cas ou dans l’autre, je ne manquerai pas de te faire parvenir des missives, pour te tenir au courant de ma grossesse – je sais que tu t’inquiéterais si je ne le faisais pas -, et prendre de tes nouvelles. »

Oui, car elle était avare quand il s’agissait de parler d’elle, Alméïde. Par timidité, ou parce qu’elle était humble, peut-être. Sitara ne put s’empêcher de rire, devant sa réaction sur les bibliothèques. « Si quelqu’un peut le faire, c’est bien toi. Je suis persuadée que, même après en avoir lu une moitié, tu ne t’en lasseras pas. »

Elle fronça les sourcils, la duchesse, en voyant les joues d’Alméïde rosir légèrement, et son air paraître gêné. Il est rare de la voir ainsi, qu’elle paraisse aussi embarrassée… ou même qu’elle peine à prendre la parole, délayant ce moment en se perdant dans la contemplation de son thé. Sitara ne cherche pas à la brusquer ou à la presser, pourtant, se contentant de remercier le domestique, et de boire elle-même un peu du thé, tout en dégustant une pâtisserie. Elle veut se confier, elle connait assez la jeune femme pour cela, il lui faut simplement du temps.

Pourtant, elle ne s’attendait nullement à une telle confession… Comment aurait-elle pu ? Si elle se ressaisit assez vite, elle a dû être saisie par la surprise malgré tout, elle en est certaine. Mais peu importe. C’est d’une voix douce, qu’elle répond. « Avant de réfléchir à la meilleure façon d’en parler à Anthim, et Sitara n’était pas certaine qu’il y en ait, quelle est l’étendue de ta relation avec Castiel de Sombreflamme, Alméïde ? Pour accepter de le voir, malgré tout ce que ça implique, et tous ses actes passés ? Je ne te juge pas, je cherche juste à comprendre. Et à savoir ce que tu attends… Et ce qu’il y a entre vous. » Pour le revoir, alors qu’il l’avait malmenée de bien des manières, cela ne pouvait pas être anodin…

La sultane lui adressa un sourire doux, plaisantant à moitié. « Peut-être devrais-tu prendre Qasim avec toi, cela adoucira son humeur. » À condition qu’il ne le renvoie pas dans les mains d’un serviteur… Ce qui était plus que probable.

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Message Sujet: Re: La sultane et la princesse   Sam 24 Déc - 15:27

« Tu seras la bienvenue, après tout cela, ou plus tard encore, si tu en ressens le besoin. Et tu peux travailler d’ici, quelque peu du moins, avant de rejoindre Lorgol. Mais dans un cas ou dans l’autre, je ne manquerai pas de te faire parvenir des missives, pour te tenir au courant de ma grossesse – je sais que tu t’inquiéterais si je ne le faisais pas -, et prendre de tes nouvelles. » L'amusement se peint sur les traits de la princesse. Sitara ne la connaît que trop bien. En effet, elle s'inquiéterait si elle n'avait pas de nouvelles régulières sur son état de santé et sur tout ce qui peut se dérouler au cœur de Vivedune durant son absence. À vrai dire, elle sait déjà que de nombreuses lettres leur seront envoyées et qu'elle les contactera souvent grâce à son précieux miroir qui lui permet d'être proche des siens, malgré la distance. C'est tout ce qui lui manque quand elle est loin, Alméïde. Les conversations avec son frère et avec la sultane, les moments simples et agréables avec son neveu et ses nombreuses nièces, profiter des doux rayons d'un soleil erebien, perdre son regard sur cet océan doré, jusqu'aux montagnes à l'horizon. Le rire du prince héritier retentit au cœur du jardin et Alméïde se sent apaisée, malgré le sujet dont elle désire s'entretenir avec son amie, sa soeur. C'est un sujet qui la met dans l'embarras, qui lui tord l'estomac sans qu'elle ne sache bien pourquoi. Elle sait pourtant qu'elle peut tout lui dire, que Sitara sera la plus à-même de comprendre, mais il ne s'agit pas moins d'un sujet épineux et elles en sont bien conscientes toutes les deux.

« Avant de réfléchir à la meilleure façon d’en parler à Anthim, quelle est l’étendue de ta relation avec Castiel de Sombreflamme, Alméïde ? Pour accepter de le voir, malgré tout ce que ça implique, et tous ses actes passés ? Je ne te juge pas, je cherche juste à comprendre. Et à savoir ce que tu attends… Et ce qu’il y a entre vous. » Elle lève les yeux vers la sultane, sans savoir quoi répondre, ni même par où commencer. Plusieurs jours sont passés depuis sa rencontre avec Castiel, au cœur de la tour de Sombreflamme, et pourtant elle semble toujours aussi confuse. Tiraillée entre cette envie de le revoir et la peur d'être à nouveau blessée, sans parler des conséquences que cela pourrait engendrer auprès d'Anthim. Elle aimerait pouvoir espérer qu'il sera ouvert à la discussion, mais lorsqu'il s'agit de Sombreciel, rien n'est moins sûr.

« Peut-être devrais-tu prendre Qasim avec toi, cela adoucira son humeur. » Elle rit doucement, Alméïde, à cette proposition fort judicieuse. « Peut-être oui. Ce visage adoucirait n'importe qui. » répond-elle en observant son neveu d'un oeil attendri. Un soupir s'échappe de ses lèvres. « A vrai dire je... je ne sais pas ce qu'il y a entre... Castiel et moi. Je sais juste que... j'aime passer du temps avec lui. Que malgré ce qu'il s'est passé j'ai... envie de lui donner une seconde chance. » Elle esquisse un sourire timide, son doigt accroché à la petite main de Qasim, l'air soudain songeur. « Je sais que ça peut paraître stupide ou insensé. Je me le dis souvent, crois-moi, pourtant... » Elle s'interrompt, cherche ses mots pour lui faire comprendre au mieux l'incertitude dans laquelle elle se trouve. « Il est loin d'être exécrable quand Anthim n'est pas dans les parages. Oh, je sais qu'il dirait que c'est une façade, qu'il ne sera jamais qu'un être insupportable et je t'épargne toutes les insultes que mon frère pourrait trouver à son sujet, mais... je pense qu'il est sincère lorsqu'il dit regretter ses actes. Tu savais qu'il avait envoyé une lettre d'excuses officielles à Erebor et qu'il a retiré les balayeurs aux frontières ? » Ce simple geste la surprend encore et pourtant, il semblerait qu'il ait réellement fait un effort en ce sens. Voilà bien des années qu'aucun des deux n'avait fait un pas vers l'autre, quelle qu'en soit la raison d'ailleurs. Et Sitara est bien placée pour le savoir également.

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Message Sujet: Re: La sultane et la princesse   Mer 18 Jan - 19:17



Elle est rassurée, la douce et tempérée sultane, de voir cet air rieur, non feint, sur le visage de la jeune femme face à elle. Elle la sent tracassée, et si elle peut contribuer à améliorer son humeur, alors Sitara fera tout pour. Y compris l’aider à démêler ce sujet épineux, dont elle ignore encore tout. Pas pour longtemps, cependant, alors qu’Alméïde semble enfin prête à se libérer de ce fardeau qui fait disparaître le sourire que Sitara lui connaît, ce sourire qui illumine son visage et l’embellit davantage encore. Son cœur se serre, à la voir si mal à l’aise, si peu sûre d’elle. Oh, ça n’est l’apanage d’aucune d’elles deux, de l’être. Mais elle se montre rarement aussi vulnérable, désemparée, face à elle. Probablement parce qu’elle sait que jamais Sitara ne la jugerait.

Elle s’efforce de sourire, pourtant, doucement, pour la rassurer, alors qu’elle prend sa main, avec tout autant de douceur. Ce n’est pas une affaire facile, que celle qui préoccupe son amie, et Sitara ne sait pas réellement comment l’appréhender. Mais voir qu’Alméïde a encore le cœur à rire, s’il s’agit d’une mince victoire, est tout de même encourageant. Elle n’est pas entièrement rongée par sa relation avec Castiel. Sans s’en rendre compte, et probablement sans s’en soucier, alors qu’elle était prête à lui tendre la main, le duc avait offensé Sitara, par son attitude irrespectueuse et irréfléchie envers Alméïde. Elle n’aurait toléré que son moral ou sa santé se détériorent, par sa faute… bien que cela soit arrivé, par le passé. Ou du moins le supposait-elle, les relations entre son époux et sa sœur ayant été refroidies pendant un temps.

Elle hocha la tête, laissant Alméïde parler – elle craignait de l’interrompre, et qu’elle ne soit plus en mesure de poursuivre et de trouver ses mots. Elle se souviendrait de l’essentiel, mais elle ne mettrait pas fin au cheminement de ses pensées. Malgré le nombre important de questions qui lui venaient à l’esprit. « J’ai confiance en ton jugement, s’il t’a donné l’impression de mériter cette seconde chance. Mais fais attention à toi, je t’en conjure. Je ne prendrais pas le chemin d’Anthim, dès qu’il s’agit du duc de Sombreciel mais… Il a prouvé, maintes fois, être instable, et j’ai à cœur que tu n’en souffres pas. »

Elle se tut, un bref instant, hésitant sur la façon de formuler les choses. C’était plus délicat qu’il n’y paraissait… Bien plus délicat. « L’affection que tu sembles lui porter ne rend rien de tout cela stupide ou insensé. Et tu es loin d’être une personne insensée, Alméïde. S’il a réussi à gagner une seconde chance, alors surement la mérite-t-il. Mais… Elle grimaça, malgré elle. Qu’attend t’il de toi, lui ? Tu ne veux peut-être pas me répondre, mais… c’est important, je pense, pour savoir ce qu’il en est de vous. » Et elle redoute la réponse, la duchesse, bien qu’il soit évident que ça n’était pas qu’une simple passade. Pas au point de braver l’inimitié entre leurs deux duchés – pour Alméïde, en tous les cas, Sitara ne pouvait gager de rien en ce qui concernant le duc le plus instable qu’elle ait rencontré. Elle se garda bien de dire cela à haute voix – sa sœur était suffisamment réfléchie pour avoir évoqué tout cela elle-même, elle en était certaine.

« Nul ne peut en juger à ta place, Alméïde. Surtout pas moi, qui ne le connais pas personnellement. Ses actes publics ne poussent pas réellement à croire cela, mais nous ne sommes pas toujours maîtres de l’image que nous renvoyions – bien que ses actions laissent à désirer. Il peut réellement être bien différent, libéré de ce fardeau qui doit être difficile à porter. Et j’en ai entendu parler, oui, entre deux colères d’Anthim qui affirmait scandaleux qu’il ose se montrer mesuré de cette manière, alors qu’il a lui-même enflammé à plusieurs reprises ses relations avec nous, ces derniers mois. Mais… es-tu sûre que ça n’est pas pour t’acquérir ? Aussi déplaisante que soit cette pensée. » Elle se haïssait de demander cela, mais il lui semblait difficile de faire autrement. Elle devait tout envisager. Pour le bien-être d’Alméïde.


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Message Sujet: Re: La sultane et la princesse   Dim 22 Jan - 21:25

Le sujet est délicat et il est difficile pour la princesse de faire comprendre à Sitara ce qu'elle peut bien ressentir dans une telle situation. Il lui est déjà difficile de le savoir exactement elle-même. Pourtant, elle veut en parler, elle en a besoin. Elle veut discuter de tout cela avec une personne de confiance qui ne la jugera pas, qui ne se mettra pas en colère, qui ne la reniera pas pour avoir pris une décision qui peut paraître irréfléchie ou même complètement insensée. Alméïde sait que sa soeur n'apprécie pas tout ce qui se rapproche de Sombreciel et elle n'ose songer à la réaction d'Anthim lorsqu'elle lui en parlera. Elle aurait pu en discuter avec Mélusine qui le connaît bien, mais elle la sait en froid avec celui qu'elle a toujours considéré comme un frère. Il n'y que Sitara qui puisse écouter, qui puisse comprendre, peut-être. Il n'y a qu'elle à qui elle peut confier ses états d'âme sans qu'elle ne monte sur ses grands chevaux à la moindre parole qui lui déplaît. Preuve en est de ses questions douces, compréhensives. De sa main qui serre délicatement la sienne sans la presser. De son regard patient et attentif. Alméïde se sent apaisée en sa présence, malgré le vif embarras qui l'étreint à aborder ce sujet. Et elle se sent apaisée d'être avec elle au coeur de ce jardin, son neveu dans les bras et le soleil erebien brillant dans le ciel.

« J’ai confiance en ton jugement, s’il t’a donné l’impression de mériter cette seconde chance. Mais fais attention à toi, je t’en conjure. Je ne prendrais pas le chemin d’Anthim, dès qu’il s’agit du duc de Sombreciel mais… Il a prouvé, maintes fois, être instable, et j’ai à cœur que tu n’en souffres pas. » La sagesse de la sultane la touche, particulièrement car elle parvient à mettre des mots sur les sentiments qui la tiraillent depuis quelques temps. Comment concilier l'envie de lui donner une seconde chance avec la peur de se voir à nouveau déçue ou blessée ? Elle acquiesce sans un mot, consciente de tout cela et plus encore. Un soupir quitte ses lèvres puis un sourire un peu distrait dirigé vers Qasim qui s'amuse avec une mèche de ses cheveux.

« L’affection que tu sembles lui porter ne rend rien de tout cela stupide ou insensé. Et tu es loin d’être une personne insensée, Alméïde. S’il a réussi à gagner une seconde chance, alors surement la mérite-t-il. Mais… Qu’attend t’il de toi, lui ? Tu ne veux peut-être pas me répondre, mais… c’est important, je pense, pour savoir ce qu’il en est de vous. » Le rouge pare instantanément ses joues. Qu'attend-il d'elle ? La réponse semble assez évidente mais elle reste silencieuse, incapable de prononcer les mots qui lui viennent à l'esprit. Sa mémoire la ramène immédiatement à leur rencontre à Lorgol, dans la tour de Sombreflamme. À ses baisers, à sa demande, à l'étoffe de son sari qui retombe sur le sol. Bien heureusement, Sitara brise le silence qui aurait pu durer encore longtemps. « Nul ne peut en juger à ta place, Alméïde. Surtout pas moi, qui ne le connais pas personnellement. Ses actes publics ne poussent pas réellement à croire cela, mais nous ne sommes pas toujours maîtres de l’image que nous renvoyions – bien que ses actions laissent à désirer. Il peut réellement être bien différent, libéré de ce fardeau qui doit être difficile à porter. Et j’en ai entendu parler, oui, entre deux colères d’Anthim qui affirmait scandaleux qu’il ose se montrer mesuré de cette manière, alors qu’il a lui-même enflammé à plusieurs reprises ses relations avec nous, ces derniers mois. Mais… es-tu sûre que ça n’est pas pour t’acquérir ? Aussi déplaisante que soit cette pensée. »

Une légère grimace traverse les traits de la princesse, bien vite remplacée par la réflexion et l'idée que oui, elle a bien fait d'en parler avec Sitara en premier lieu. Pourtant, ça ne rend pas les choses plus faciles. Juste... plus faciles à supporter. « Quand je suis allée le voir il... » Elle prend une grande inspiration sans pour autant parvenir à la regarder dans les yeux. « N'en parle pas à Anthim, mais... il m'a demandé en mariage. » déclare-t-elle d'une petite voix, précipitamment. Elle ne lui laisse cependant pas le loisir de répondre, car elle enchaîne directement. « Je n'ai encore rien répondu, ne t'en fais pas. Je dois lui donner ma réponse durant la Samhain et... j'appréhende. » Elle relève les yeux, timide, visiblement encore troublée. Ce n'est pas rien après tout. Et elle mesure déjà à quel point la colère d'Anthim sera sans précédent si elle venait à accepter.

« J'y ai longuement réfléchi, je crois que c'est trop... tôt encore. Je veux lui donner une chance, apprendre à le connaître mais ça... Ce qu'il s'est passé au couronnement m'a fait trop mal pour que je lui fasse à nouveau confiance aveuglément. Je veux prendre mon temps... » Elle jette un oeil à sa belle-soeur et rit doucement de ses propres paroles. « Tu dois me penser folle de croire qu'il est possible de faire confiance au duc de Sombreciel, pas vrai ? » Lui qui semble toujours si instable, si puéril, si versatile. Aux yeux de tous, il est l'enfant terrible d'Ibélène et pourtant, elle ne peut effacer de son esprit l'image d'un homme bien plus agréable, doux et digne de confiance que ce qu'elle a toujours vu ou ce qu'on lui a toujours dépeint. Est-elle à ce point aveugle ? S'accroche-t-elle à un espoir un peu fou ? Elle aimerait tant trouver la réponse à ces questions.

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Message Sujet: Re: La sultane et la princesse   Sam 28 Jan - 2:46

Elle a mal au cœur, de sentir sa Princesse, son amie, sa sœur, si désemparée et si mal à l’aise. Plus que quiconque, Alméïde mérite la quiétude et le bonheur, et Sitara aimerait qu’elle ne soit pas soumise à l’inquiétude qui semble la ronger. Elle ne peut pourtant rien y faire, sinon être présente et tenter d’apaiser les maux qui la déchirent, les questions qui la rongent. Elle devrait peut-être ménager la douce jeune femme, mais la franchise a toujours été de mise entre elles, bien qu’elle ait été prudente et délicate, lorsqu’elles ont commencé à se connaître – l’hésitation caractéristique des deux femmes n’y était pas étrangère. Elles se sont affirmées, ont grandi depuis pourtant, et elles se comprennent, quoi qu’elles disent.

Ce n’est pas un hasard, qu’Alméïde recherche sa compagnie, et ait évoqué elle-même le duc de Sombreciel. Sitara ne cherche pas à la brusquer, pourtant, en la questionnant. Simplement à l’aider à y voir plus clair, et à ne pas être oppressée par ce secret qui doit être bien lourd à supporter. Il va être difficile, cependant de cacher cela à son époux, et Sitara grimace à son tour. Elle ne trahirait pas Alméïde, mais elle va devoir s’assurer qu’elle comprend ce que cela implique… Il ne s’agirait jamais là d’un sujet anodin, pas quand Castiel de Sombreflamme était concerné. Les tensions entre Erebor et Sombreciel étaient bien trop vives pour ça, et bien plus encore celles entre Anthim et son homologue dont la réflexion laissait à désirer, ces derniers temps. Sitara repensait à la lettre, froissée puis aplatie de nouveau dans un livre, qu’elle dissimulait soigneusement. Elle n’avait aucun sens, mais elle avait voulu tendre la main à ce duc si méprisé parmi les siens, il y a ce qui lui semblait une éternité de cela. Le pourrait-elle encore ? Prouverait-il qu’elle a eu tort de le croire néfaste pour Alméïde, alors qu’il l’avait rabaissée et lui avait causé des problèmes ? Elle ne savait que croire.

Elle pressa pourtant la main de sa belle-sœur, pour l’encourager et l’apaiser à la fois. Elle était… choquée, oui, par ces nouvelles. Une demande en mariage… En l’état, jamais Anthim n’y consentirait. Elle avait du mal à cacher sa stupéfaction, et espérait qu’Alméïde ne lui en tiendrait pas rigueur. « Je ne dirai rien, mais combien de temps penses-tu garder le secret à ce sujet ? Sa voix était douce, presque inaudible, alors qu’elle réfléchissait. Veut-il… que ce soit rapide, si tu acceptes ? Depuis combien de temps échanges-tu réellement avec lui ? Tu peux aussi lui demander d’attendre, si tu ne te sens pas prête. Cette décision, tu ne dois pas la prendre par rapport à Anthim ou Castiel, mais par rapport à toi. Ton bien-être, et ce que tu désires. Je ne te cacherai pas que ce ne sera pas simple, mais tu le sais, n’est-ce pas ? » Elle était peinée pour elle, de la voir se retrouver dans une telle situation. Elle aurait tant aimé pour la régler, mais ça n’était pas si simple.

« Si c’est réellement ce que tu veux, je t’y aiderai – et je serai aussi là, pour t’ouvrir les yeux, si tu te laisses aveugler. Mais cela nous mettra dans une position difficile… réellement difficile. Les conséquences pourraient être déplaisantes, pour nous deux. Mais ton bonheur importe, ne nie jamais ça. » Aussi bien par rapport à l’attitude de celui qui voulait être son promis, que celle de son frère. Sitara avait agi comme on ne l’attendait pas d’elle, en se libérant de ses parents et en joignant l harem – même si la situation les enchantait au final, elle avait été maîtresse de son futur. Elle voulait qu’il en soit de même, pour Alméïde.

C’est un sourire doux qu’elle lui adressa, avant de se lever pour déposer un baiser sur sa joue. « Jamais je ne te penserai folle, surtout si j’ai raison de croire que tu ressens tes sentiments aussi intensément que les miens pour Anthim. Tu aimes sans commune mesure, et sans cela, tu n’auras pas cet espoir insensé, n’est-ce pas ? Tu aimes sans condition, comme rares le font. Si cela peut causer ta peine, c’est ta force et ce qui te vaut l’affection des gens, leur respect et leur admiration. Alors non, je ne te pense pas folle. Je te pense entière, et fidèle à celle que tu es. Je te pense courageuse, car tu es suffisamment intelligente pour savoir ce qui peut en découler. »

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Message Sujet: Re: La sultane et la princesse   Dim 12 Fév - 19:54

Elle ne saurait dire combien elle est soulagée de pouvoir enfin partager ce poids qui pèse sur ses épaules. Alméïde a une chance incroyable d'avoir pour sultane et belle-soeur une femme aussi ouverte et compréhensive, qui cherchera toujours à la soutenir sans jamais la juger. Même lorsqu'elle lui demande de garder un secret, de ne pas partager ce qu'elle sait avec Anthim, elle ne se défile pas. Et pourtant, la princesse est bien placée pour savoir qu'ils partagent tout, ou presque, et qu'elle lui demande beaucoup à l'instant.

« Je ne dirai rien, mais combien de temps penses-tu garder le secret à ce sujet ? » À... jamais ? Elle baisse les yeux, incapable de soutenir le regard de Sitara. Cette demande est bien trop incongrue pour qu'elle la mentionne ; après tout, elle compte la refuser, bien qu'elle veuille apprendre à le connaître un peu, malgré tout ce qu'il s'est passé entre eux. Oui, inutile d'attiser un peu plus la colère d'Anthim pour une demande qui n'aboutira pas, n'est-ce pas ? « Veut-il… que ce soit rapide, si tu acceptes ? Depuis combien de temps échanges-tu réellement avec lui ? Tu peux aussi lui demander d’attendre, si tu ne te sens pas prête. Cette décision, tu ne dois pas la prendre par rapport à Anthim ou Castiel, mais par rapport à toi. Ton bien-être, et ce que tu désires. Je ne te cacherai pas que ce ne sera pas simple, mais tu le sais, n’est-ce pas ? » Elle est un peu troublée par toutes ces questions et ne sait réellement quoi répondre. Interdite, elle acquiesce timidement, consciente de la difficulté de la situation dans laquelle elle est.

« Si c’est réellement ce que tu veux, je t’y aiderai – et je serai aussi là, pour t’ouvrir les yeux, si tu te laisses aveugler. Mais cela nous mettra dans une position difficile… réellement difficile. Les conséquences pourraient être déplaisantes, pour nous deux. Mais ton bonheur importe, ne nie jamais ça. » Elle ne sait comment exprimer sa reconnaissance à cet instant. L'émotion qui l'envahit est forte, sincère. Pour peu, les larmes lui monteraient aux yeux, mais elle parvient à garder contenance, adressant un sourire empli de gratitude à la sultane.

« Jamais je ne te penserai folle, surtout si j’ai raison de croire que tu ressens tes sentiments aussi intensément que les miens pour Anthim. Tu aimes sans commune mesure, et sans cela, tu n’auras pas cet espoir insensé, n’est-ce pas ? Tu aimes sans condition, comme rares le font. Si cela peut causer ta peine, c’est ta force et ce qui te vaut l’affection des gens, leur respect et leur admiration. Alors non, je ne te pense pas folle. Je te pense entière, et fidèle à celle que tu es. Je te pense courageuse, car tu es suffisamment intelligente pour savoir ce qui peut en découler. » Alméïde profite qu'elle se soit approchée pour serrer Sitara dans ses bras, veillant à ne pas écraser Qasim entre elles. Dans cette étreinte, elle exprime toute son affection pour sa belle-soeur et toute la tendresse qu'elle éprouve à son égard, encore plus à cet instant. « J'ai une chance inouie de t'avoir à mes côtés. Merci. » murmure-t-elle, la voix chevrotante. Elle dépose à son tour un baiser sur le front de Sitara puis se réinstalle confortablement sur les coussins, berçant son neveu dans ses bras.

« Je te l'ai dit, c'est beaucoup trop tôt pour que j'accepte une telle demande, je préfère attendre encore un peu, m'assurer qu'il est... aussi sincère que je le crois. Il ne semblait pas mentir, ni dans ses lettres, ni lors de notre entrevue, mais j'ai déjà été déçue une fois, je ne voudrais pas prendre de risque inconsidéré. » Elle semble un peu troublée, la princesse, mais elle n'en est pas moins certaine de son choix, à cet instant. Comment laisser une nouvelle chance à une personne qui vous a fait du mal ? Elle est particulièrement tolérante et peut-être que, sans qu'elle ne le réalise pleinement, elle l'apprécie un peu plus qu'elle ne voudrait le montrer. Mais l'avouer, aux autres comme à elle-même, c'est laisser la possibilité d'être déçue à nouveau. « Cela dit, j'aurai besoin de toi et de ton soutien. Même si je ne compte pas épouser Castiel, il sera difficile de convaincre mon frère que j'ai envie de lui laisser une chance de se rattraper, et on ne sera pas trop de deux pour ça. » Elle appréhende déjà cette conversation, se doute déjà des paroles d'Anthim au sujet de son homologue. Il paraissait vraiment affligé de savoir que Castiel s'était permis de l'humilier alors qu'ils avaient échangé un baiser – plusieurs même – et elle sait pertinemment qu'il ne lui pardonnerait jamais un tel affront. Pourtant, elle n'est pas aussi rancunière, Alméïde.

« Je verrai bien où ça mènera, j'aimerais... au moins avoir son amitié. J'avais passé de très bons moments en sa compagnie, en juin dernier. » Moments qu'elle lui avait déjà contés – pas toujours dans le détail, mais presque – et sur lesquels elle préfère ne pas s'attarder, réservée comme elle est. Elle rougit quelque peu, tente de dissimuler son trouble en buvant une gorgée de son thé puis pousse un soupir. « Mais peu importe, je verrai le moment venu. Raconte-moi plutôt comment ça se passe au palais. Et dans le harem. Est-ce que tout le monde va bien ? » Elle sait que Sitara s'occupe très bien des concubines en son absence, mais elle ne peut s'empêcher de garder un oeil sur elles, quoi qu'il arrive.

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Message Sujet: Re: La sultane et la princesse   Mar 14 Fév - 18:08

Cela peinait Sitara de voir sa belle-sœur aussi touchée, aussi contrite. Elle l’avait rarement vue aussi affectée, et déboussolée. Alméïde était quelqu’un de sensible, mais qui avait aussi une grande force, et elle aurait voulu pouvoir la réconforter bien mieux que ça. C’était difficile, en l’instant, alors qu’elle devait ménager ses sentiments, mais aussi s’assurer qu’elle était bien consciente des conséquences. Elle avait beau n’être princesse qu’en Erebor, ce titre lui étant dénié dans les autres Royaumes, elle faisait malgré tout partie de la Royauté et était difficilement libre de ses mouvements. Elle a conscience, pourtant, d’ajouter au trouble de la jeune erebienne, qui reste interdite et silencieuse, montrant uniquement avec des gestes qu’elle entend et écoute ce qu’elle lui dit. Sitara est attendrie par son étreinte, par l’affection qu’elle lui transmet, manquant de céder aux larmes, tant cela la touche. Elle n’est enceinte que depuis peu, mais peut-être n’y est-ce pas étranger.

« Et cette prudence est tout à ton honneur, tu fais bien d’observer de la réserve. Mais lui parles-tu encore régulièrement ? As-tu beaucoup d’échanges avec lui ? L’as-tu… revu ? Ou as-tu prévu de le revoir ? »

Elle n’est pas intrusive, la sultane, et son but n’est pas de questionner la princesse sans fin, bien au contraire. Elle sait qu’elle peine à se livrer, et tente d’être là pour elle, pour lui offrir son soutien, ce soutien qu’elle demande. « Je t’aiderai si je le peux, mais tu connais Anthim aussi bien que moi. Et tu sais qu’il prendra forcément mal le fait d’avoir été tenu dans l’ombre, que tu lui aies caché cela – mais tu peux compter sur moi. » Elle ne savait pas réellement ce qu’Alméïde avait pu dire à Anthim, mais certainement pas toute la vérité – ses éclats de colère auraient animé le palais bien plus encore.

« Crois-tu qu’il puisse se contenter de ton amitié ? Les Cielsombrois ne sont pas réputés pour leur mesure, ou le fait de renoncer à ce qu’ils veulent… » Sa voix était empreinte de tristesse, elle ne voulait pas affliger Alméïde, mais c’était peut=être une réalité. « Toute le monde va bien. Y compris ton nouveau neveu. Il s’entend à merveille avec les autres. » Elle se leva, pour étreindre Qasim, essayant de faire taire son inquiétude pour son fils. Elle était heureuse que son mari ait un nouveau fils, mais ses craintes étaient nombreuses…

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Message Sujet: Re: La sultane et la princesse   Jeu 16 Fév - 23:10

« Et cette prudence est tout à ton honneur, tu fais bien d’observer de la réserve. Mais lui parles-tu encore régulièrement ? As-tu beaucoup d’échanges avec lui ? L’as-tu… revu ? Ou as-tu prévu de le revoir ? » Elle secoue lentement la tête. Négativement. « Non, il n'y a eu que cette rencontre... à Lorgol. » Et elle ne le sait pas encore, mais il y a eu quelques échanges de pensées à travers ce médaillon incroyable qu'elle a découvert il y a des mois de cela. Cet inconnu du médaillon, avec qui elle parle depuis quelques temps sans savoir qui il est exactement, et dont elle ne se doute pas un instant de l'identité. Pour l'instant en tout cas, elle n'imagine pas une seule seconde avoir à faire avec Castiel et elle ne pense le revoir que lors de la Samhain où elle doit lui donner une réponse. Cette seule pensée lui noue quelque peu l'estomac ; aura-t-elle seulement le courage d'aller lui parler lors d'un événement aussi officiel ?

« Je t’aiderai si je le peux, mais tu connais Anthim aussi bien que moi. Et tu sais qu’il prendra forcément mal le fait d’avoir été tenu dans l’ombre, que tu lui aies caché cela – mais tu peux compter sur moi. » Ses paroles lui rappellent à quel point elle prend des risques, à ne pas vouloir mentionner cette demande à son frère, mais elle se sent à la fois soulagée d'avoir son soutien. Coupable de l'entraîner dans ce non-dit, rassurée de ne pas être seule dans cette histoire plus que compliquée. Elle est reconnaissante et elle le montre, d'un regard tendre et d'un sourire sincère.

« Crois-tu qu’il puisse se contenter de ton amitié ? Les Cielsombrois ne sont pas réputés pour leur mesure, ou le fait de renoncer à ce qu’ils veulent… » « Je n'en sais rien... » Elle hausse les épaules, Alméïde, bien qu'elle doute que Castiel sache se contenter d'une simple amitié. Elle songe à ses baisers, à la broche qu'il a retirée, à sa proposition... audacieuse. Alméïde profite que sa belle-soeur récupère Qasim pour détourner un instant les yeux, un peu embarrassée, cherchant à changer de sujet.

« Toute le monde va bien. Y compris ton nouveau neveu. Il s’entend à merveille avec les autres. » Oh, c'est une excellente nouvelle. Son sourire s'adoucit, s'élargit même, ravie de l'entendre. Elle profitera de ces quelques jours également pour rendre visite aux concubines, s'assurer qu'elles ont tout ce qu'il leur faut, faire connaissance avec ce nouveau neveu. Le premier neveu, lui, s'agite un peu dans les bras de sa mère, chouinant légèrement contre elle. « Oh d'ailleurs, on dirait que notre petit prince a faim. » déclare-t-elle amusée, plus légère d'avoir dit tout ce qu'elle avait sur le coeur. De là où elle se trouve, elle fait un signe à un domestique, posté un peu plus loin et lui demande d'apporter quelque chose pour Qasim en plus de quelques douceurs au miel supplémentaires pour elle et Sitara. Ca aussi, ça lui avait manqué. Et alors qu'il s'éloigne pour aller chercher tout cela en cuisine, Alméïde s'installe confortablement auprès de sa belle-soeur, ramène ses jambes contre elle et les entoure de ses bras en reprenant leur conversation d'un ton plus serein. Elles ont encore du temps devant elles après tout. Oui, bien assez de temps.

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To see a world in a grain of sand and heaven in a wild flower. Hold infinity in the palms of your hand and eternity in an hour.
William Blake


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La sultane et la princesse
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