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 Petite luciole qui illumine la nuit [PV Castiel]

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La Cour des Miracles
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Je suis : Dame de compagnie des jumelles Séverac, Mélusine et Mélisende. Je suis aussi l'intendante de leurs tours à Lorgol. Enfin je suis espionne de la Cour des Miracles.

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J'ai fait allégeance à : A la famille des Séverac, à Castiel de Sombreflamme et au Fils des Ombres
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La Cour des Miracles
Message Sujet: Petite luciole qui illumine la nuit [PV Castiel]   Mer 19 Oct - 1:29


Livre I, Chapitre 6 • La Danse des Trépassés
Joséphine Siguardent et Castiel de Sombreflamme

Petite luciole qui illumine la nuit

Montre moi comment tu brilles



• Date : 11 octobre 1001
• Météo : Nuit, il fait froid :sisi:
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Joséphine vient voir comment va Castiel après le Tournoi des Trois Opales. Elle sait qu'il a des soucis pour dormir et vient l'aider.
• Recensement :
Code:
• [b]11 octobre 1001 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t1382-petite-luciole-qui-illumine-la-nuit-pv-castiel#41645]Petite luciole qui illumine la nuit[/url] - [i]Joséphine Siguardent et Castiel de Sombreflamme[/i]
Joséphine vient voir comment va Castiel après le Tournoi des Trois Opales. Elle sait qu'il a des soucis pour dormir et vient l'aider.



Dernière édition par Joséphine Siguardent le Mer 19 Oct - 1:34, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Petite luciole qui illumine la nuit [PV Castiel]   Mer 19 Oct - 1:30

Il est certainement tard quand Joséphine franchit les portes du palais ducal d’Euphoria. Elle a vadrouillée un moment en ville avant d’aller voir son adorable duc qui était la raison de sa visite. Laissant une excuse à Mélusine et Mélisende occupées à Lorgol depuis la fin du maudit Tournoi des Trois Opales, elle avait argué le besoin de voir sa famille à Séverac, passer le coucou à Ismalia et surtout en profiter pour aller à la capitale et voir Castiel. Pauvre Castiel que l’on disait toujours aussi fatigué. Et elle qui le connaissait bien, douce et aimable Joséphine, elle savait que bien des choses devaient, sinon le contrarier, le blesser gravement pour que son visage d’ordinaire si éclatant de rires et de sourires soit sombre et pâle. Mélusine n’est certainement pas étrangère à ce mal, elle n’ignore pas la froideur de leur nouvelle relation, et elle le déplore gravement. Elle s’est évertuée à la calmer, Joséphine, mais elle connaît sa Mélusine, et elle sait qu’elle ne changera pas d’avis. Pourtant, ce n’est pas la dame de compagnie des jumelles qui en voudrait à son duc d’avoir humilié la fourbe et erebienne Alméïde. Peut être lui reprocher son inconscience, mais cela faisait son charme, et ainsi l’aimait-elle. Mais ce n’était pas au goût de la marquise de Sinsarelle qui l’avait renié. Pauvre Castiel empli d’amour. Il était si mal, et elle venait ici pour le réconforter, Joséphine, comme à l’époque à Ibelin.

Elle passe sans se faire arrêter, la petite dame de compagnie si connue entre ces murs. C’est une habituée, une amie, pour ne pas dire une privilégiée. Autant grâce aux jumelles qu’à l’affection qu’ils se portaient mutuellement, Castiel et elle. Joséphine s’attend à le trouver dans un salon, espère même l’y rencontrer, se pavaner un peu en montrant sa belle robe qu’elle s’était achetée quelques jours plus tôt. Elle est surprise qu’on lui annonce que le duc s’était déjà rendu dans sa chambre pour espérer y trouver le sommeil. Si tôt ? Elle aurait juré que c’était pour d’autres raisons, et elle s’amuse à aller écouter à la porte, supposant y déceler des bruits qui n’étaient certainement pas des ronflements. Mais rien. Rien. Ce qui l’étonne un peu plus. Peut-être est-il vraiment fatigué. Et si elle n’est pas déçue, au moins une pointe de tristesse la traverse.

Elle s’apprête à faire demi tour, la douce Joséphine, quand un grognement, de l’autre côté de la porte résonne. Un léger cri, à demi étouffé par un sommeil sans doute. Pauvre Castiel prit de ses interminables cauchemars… Alors elle n’hésite pas à franchir la porte, sans lumière pour déranger un fugace rêve, et à tâtons elle avance. Joséphine connaît bien cette chambre, sans bruit elle se faufile, et doucement, malgré les jupons de sa robe un peu encombrant, elle se hisse sur le lit, prenant dans ses bras l’enfant qui n’en est pas tant un, qu’elle aime avec une affection toute maternelle et serre doucement, déposant un petit baiser sur cette tempe humide de sueur.

« Ma petite luciole... »

Un léger murmure à son oreille, apaisant. Et doucement continue la mélodie dans sa voix, chantante mais discrète dans cette pénombre nocturne. Un chant rien que pour lui.
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Message Sujet: Re: Petite luciole qui illumine la nuit [PV Castiel]   Sam 22 Oct - 0:31

Tu ne dors pas. Ou peut-être ? Tu ne sais pas. Tu flottes dans un demi-sommeil hallucinatoire, terrifiant. Tu suffoques, tu étouffes, mais tu es incapable de te réveiller, de te calmer. Tu n’entends pas les cris que tu pousses, parfois, les gémissements, les grognements, et tout paranoïaque que tu es, tu es même incapable de te réveiller pour voir qui est entré dans ta chambre. Tu devines seulement son ombre, noire, cette ombre qui vient se poser à côté de toi. Tu geins, alors que l’ombre t’enveloppe, enfin prête à te dévorer tout entier, comme celle qui t’a envahit depuis ton séjour à Ibelin, celle vorace et destructrice qui sommeille en toi. Pourtant, la voix ne te mange pas, non, ne se délecte pas de ta peur. Elle murmure, plutôt : « Ma petite luciole... »

Tu connais cette voix.

« Joséphine », soupires-tu, sans même ouvrir les yeux. Tu as eu un sursaut de frayeur, tu as pensé mourir enfin, mais c’est tout autre. C’est bien plus doux. C’est cette douceur, qui t’a sorti de ton cauchemar éveillé. Tu te retournes pour mieux te blottir dans ses bras, ton visage caché dans son cou. Tu as si chaud, tous tes draps sont trempés de sueur et jusqu’à tes cheveux, mais tu ne veux pas t’éloigner de cette nouvelle source de chaleur. Tu sens son parfum, si familier et rassurant, et ses cheveux chatouillent tes joues. Tu ouvres un œil, puis l’autre, et tu te redresses un peu, pour chastement l’embrasser sur ses lèvres pleines et douces. Pour la saluer comme il se doit. Le baiser donné, tu te recouches, sous les draps qui séparent vos corps, le sien tiède et le tien brûlant. Une de tes mains s’échappe et vient la serrer contre toi, vous collant tout à fait. « Qu’est-ce que tu fais ici ? » Elle n’est pas à Séverac ? À Sylvamir ? À Chamaar ? À Sinsarelle ? À Lorgol ? Où qu’importe quel autre endroit où elle suit docilement l’une des jumelles ou l’autre ? S’est-il passé quelque chose de grave, pour qu’elle soit ici, en pleine nuit, sans t’avoir prévenu ? Ton estomac se serre à cette pensée, que tu dois chasser aussitôt. Tu ne dois pas paniquer. Elle est seulement là, par… surprise. Rien de grave. Rien du tout. « Je ne t’ai pas accueilli, je suis désolé. » Tu es tellement fatigué. Tu as essayé de te coucher tôt, espérant que tu pourrais ainsi dormir plus longtemps. Ou juste mieux. Peine perdue, n’est-ce pas ? Trelor et Niobé en ont contre toi, depuis bien trop longtemps.
Peut-être aurais-tu dû boire, avant d’essayer de dormir ? L’alcool réussit, habituellement, à faire venir le sommeil, bien que celui-ci ne soit jamais aussi reposant que désiré.
Tu desserres ta poigne sur Joséphine. « Il y a une bouteille de liqueur, sur le guéridon, Joséphine. Sers-nous deux verres, s’il te plaît. » Un pour elle, un pour toi. Tu bois bien trop souvent seul pour ne pas le faire en sa compagnie. Puis, c’est juste un verre, pour t’aider. Elle n’y verra aucun inconvénient.

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Message Sujet: Re: Petite luciole qui illumine la nuit [PV Castiel]   Mar 22 Nov - 0:55

C’est pour éloigner les mauvais rêves que chantonne Joséphine, de cette petite voix douce qui sied si bien à sa personne. Des paroles rassurantes, mélancoliques et qui rappellent sans doute, au delà du voile des cauchemars, de charmants souvenirs, heureux et emplis de beaux sentiments. Elle sentirait presque contre elle les tremblements de Castiel, qui peine tant à revenir dans le monde de la conscience, mais elle se rassure de le voir rouvrir un œil paresseux et fatigué. Un instant elle s’en veut de l’avoir dérangé. Mais elle ne s’éloigne pas de lui, et même, sa main trouve chemin jusqu’à la chevelure un peu trempé de son petit duc, donc les fièvres et bouffées de chaleur avaient rendu ses draps et vêtements de nuit humides. Il est encore chaud d’ailleurs, serait-il malade ? Couvait-il quelque chose. Elle s’inquiète de la possibilité, caressant d’un geste tendre la tête de Castiel comme une mère bienveillante, même si elle n’était rien de cela. Blottit contre elle, Joséphine peut sentir la respiration frôler la peau de son cou, ça la ferait presque frissonner, mais sa voix continue de murmurer, apaisante contre son oreille.

« Je suis là, ça va aller. »


Elle sait combien les mauvais rêves et les cauchemars sont présents dans les nuits de son duc, trop hélas pour lui laisser le droit de se reposer. Le Tisserand des rêves est bien cruel parfois, et pauvre Castiel à la mine si fatiguée et préoccupée. Si elle le laisse poser ses lèvres sur les siennes pour un salut, elle y répond d’une légère douceur fraternelle et sans plus, laissant d’ailleurs celle-ci dériver vers son front où elle dépose avec plus d’amour un baiser. Collée à lui de sa poigne plus forte que la sienne, Joséphine continue de l’observer, à la chiche lumière d’une bougie laissée allumée plus loin dans la pièce. Ses yeux bleus scrutent le visage du jeune duc, où elle sait déceler une pointe d’inquiétude. Qu’elle s’en veut de l’avoir éveiller celle-ci, ce n’était pas son attention.

« Oh je suis allée quelques jours à Séverac voir mère et saluer le comte ainsi que la comtesse. Mélusine et Mélisende n’avaient pas besoin de moi alors je me suis permise de m’absenter un peu. Et j’avais envie de te voir. »

Sa main descend de la chevelure, non sans tirer une mèche avec douceur, jouant un instant avec avant de reposer ses doigts légèrement frais sur la joue de Castiel. Sa peau est si chaude…

« Tout va bien Castiel ? Es-tu malade ? » Elle s’inquiète, de le voir si pâle et sentir sa peau si chaude, humide de sueur. « Non ne t’excuse pas, j’aurais du prévenir, ce n’est pas ta faute. C’est moi, je suis désolée si je t’ai dérangé. »

Mais quand bien même est-elle désolée qu’elle préfère être venue et avoir interrompu ces rêves de malheurs qui dévoraient le sommeil de son duc. De quelques paroles il se détache doucement d’elle. Elle acquiesce Joséphine, à la demande qui lui est faite, et ne jugera pas du choix qui n’est certainement pas le meilleur. Elle est bien mal placée pour dire quoique ce soit. Et dans un mouvement ample et souple, sa robe nouvelle voletant légèrement, elle s’avance vers le guéridon, servant deux verres comme demandé, avant de venir se rassoir près de lui.

« Tiens. » A nouveau, cette main douce aux extrémités froides effleure la peau brulante de son cher ami. Après une petite gorgée, c'est d’une voix qui se veut légère, presque enjouée, qu'elle demande en se redressant un peu, fière, ce qu’il pensait de cette nouvelle robe, qui n’était certes pas création de Liselotte. « As-tu vu le joli cadeau que je me suis faite ? » Bien jolie est Joséphine, rayonnante. Mais les mots sont surtout là pour éviter à Castiel de songer à ce qui est certainement blessant pour lui, douloureux. Elle ne veut guère en parler si lui ne le souhaite pas d’avantage.
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Message Sujet: Re: Petite luciole qui illumine la nuit [PV Castiel]   Jeu 24 Nov - 1:04

Tout va bien. Elle est allée voir sa mère, puis Maximilien et Ismalia, à Séverac. Tout va bien, les jumelles n’ont pas besoin de son aide. Tout. Va. Bien. Tu es soulagé de savoir que Joséphine ne vienne pas t’annoncer de tristes nouvelles et passablement heureux qu’elle ait envie de te voir. Elle ne s’est pas laissée emporter dans la colère rancunière de Mélusine à ton égard. Heureusement. Comment ferais-tu, sans Joséphine ? Elle est un rayon de soleil. « Tout va bien Castiel ? Es-tu malade ? Tu esquisses un signe de la main pour chasser sa question. Tu as une santé de fer, malgré les apparences. C’est ton esprit, qui est malade, et tous psychologues sont les Cielsombrois, il n’y a pas de cure pour ce qui te ronge, tu le crains bien. Même si, fier, orgueilleux, idiot, tu refuses de demander de l’aide. Non ne t’excuse pas, j’aurais du prévenir, ce n’est pas ta faute. C’est moi, je suis désolée si je t’ai dérangé. Non… merci de m’avoir dérangé. »
Les démons allaient te dévorer vivant. Ils étaient en marche, ils étaient là, les doigts déjà autour de toi, enfoncés dans ta chair, prêt à aspirer tout ce qu’il peut y avoir de bon, de bien, en toi. Tu savais l’ombre prête à t’engloutir et Joséphine l’a chassée de sa voix, de sa berceuse, des lucioles qui guident les égarés et éclairent les esprits.

Tu te redresses dans ton lit jusqu’à y être assis, puis retire ta chemise de nuit, qui ne sert strictement à rien sauf à te donner plus chaud. Quelle idée de porter ce vêtement idiot. Tu te sens libéré, une fois le tissu mouillé enlevé. « Tiens. » Tu prends le verre et en savoures une délicieuse gorgée, qui a le don de te réveiller tout à fait. D’accord, peut-être que finalement, tu ne dormiras plus de la nuit. Tu n’en as plus envie, maintenant que Joséphine est là. Comme un enfant incapable de s’arrêter en présence de ses amis.

« As-tu vu le joli cadeau que je me suis faite ? » Tu baisses les yeux vers la robe, que tu distingues à peine dans la pénombre. C’est suffisamment pour que ton œil aiguisé repère qu’en effet… c’est bien joli. Curieux, tu tâtes le tissu des manches, l’épaisseur des jupons de la jupe, et tes doigts glissent jusqu’aux contours de la poitrine de Joséphine pour détailler les broderies du corset. Un sourire joueur étire rêveusement tes lèvres, alors que tes mains s’attardent fort convenablement en ce dernier endroit. « Lève-toi. Tu veux voir comment cette merveille tombe sur le corps de ton amie et tu la regardes s’exécuter avec plaisir. Tourne. » Quelques tours, les jupons dansent autour d’elle, comme une de ces poupées montées sur mécanisme que l’on offre aux enfants. Le mouvement te fascine. Une gorgée du fort alcool te fait sortir de ta contemplation et tu offres ton verdict à Joséphine : « C’est très joli. » Tu tends la main et attrape la sienne pour la ramener vers le lit, assise où elle l’était précédemment. Tu effleures les boucles brunes de ton amie, leur parfum remontant jusqu’à toi. Belle Joséphine, toujours bien vêtue, bien coiffée, bien parfumée, depuis toutes ces années que tu la connais. « Tu t’es baladée comme ça… sans voile… dans tout Euphoria ? Es-tu sévère ? À peine. Taquin ? Certainement. Le tout s’emmêlant. Ou c’est… uniquement pour moi ? » Les lignes sont toujours floues, toujours brouillées, avec toi. Tu aimes en jouer, de ces incertitudes, tu en as l’habitude. Ton sourire persiste, sans disparaître à ta question, qui fait remonter nombre de souvenirs peu lointains et bien horribles : « Tu vas bien ? » Il a eu peur, pour elle, à Hacheclair. Bien trop peur.

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Dernière édition par Castiel de Sombreflamme le Ven 20 Jan - 16:23, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Petite luciole qui illumine la nuit [PV Castiel]   Lun 9 Jan - 18:01

Elle n’insiste pas, mais n’en pense pas moins, Joséphine. Elle sait pourtant que Castiel n’est pas du genre à tomber malade facilement, mais cette chaleur intense que dégage son corps et sa peau lui fait penser à une forte fièvre. Devait-on l’imputer à ses mauvais rêves qui détruisaient peu à peu son sommeil ? Peut-être. Ça n’enlevait en rien l’inquiétude. Une inquiétude qui reste, même si elle cherche à la faire s’évanouir en changeant de sujet, en abordant un sourire lumineux et en usant de ses charmes taquins. Il y avait des choses qu’elle ne souhaitait pas aborder devant Castiel, des choses qui seraient promptes à le blesser, à ternir son doux visage et surtout noircir ses pensées. Il n’avait guère besoin de cela. Aussi esquive-t-elle les mots en rapport avec Mélusine, le mariage, son bonheur, les dernières nouvelles, Hacheclair… non qu’elle ne souhaite pas partager tout cela avec son duc… mais les liens brisés se rappelleraient trop facilement à sa mémoire, et elle sait, Joséphine, combien son petit Castiel est sensible.

Alors elle parle de quelque chose de complètement différent. De cette robe dont elle est fière et qu’elle montre avec amusement à son ami, obéissant à ses demandes lorsqu’il ordonne. Elle apprécie l’analyse attentive qu’il fait de son achat, du tissu à la forme, jusqu’à l’image que cela pouvait lui donner. Elle frissonne au contact de ses doigts sur sa poitrine, de ces mains qui s’y attardent. Un sourire, écho à celui de Castiel, fleurit sur les lèvres de Joséphine. Et elle se lève, vive et gracieuse. Et elle tourne, dansante et légère. Belle poupée obéissante, charmante, qui se félicite du compliment que lui fait son duc. Elle n’en est que plus heureuse, en revenant à ses côtés sur le lit, la main dans la sienne pour l’attirer à lui. « Je suis contente qu’elle te plaise ! » Elle se retient d’ajouter que Mélusine l’apprécierait certainement tout autant, et ses lèvres se figent dans un petit sourire, rapidement accentué de plus bel devant les remarques de Castiel. C’est même un rire léger qui s’échappe de sa bouche. « Allons, crois-tu que j’oserais me montrer ainsi en ville. » Elle feint l’outrage, bien mal cependant puisque tranché d’un gloussement amusé. « C’est pour toi seulement voyons. » Qu’elle susurre à son oreille en s’approchant un peu plus de son ami. Il n’est pas le seul à savoir brouiller les lignes et les contours de la certitude et la vérité. La question qui suit pourtant refroidit doucement les ardeurs joueuses de Joséphine. Et si le sourire ne se fane point, elle prend un temps pour répondre, se sentant coupable de possiblement aborder des sujets qu’elle estimait tabou.

« Je vais bien Castiel. » Un petit silence, le regard qui se relève pour se plonger dans celui de son duc. « Nous allons tous bien. » Elle sait qu’au fond, il voulait le savoir, qu’il avait besoin de le savoir. Oh comme c’est difficile de rester à supporter ce regard, elle qui sait tant de chose et qui n’ose point les dire. Et pourtant, garder le silence serait si cruel pour Castiel. Même si Mélusine était en froid avec lui, il avait le droit de savoir, pas vrai ? « J’aimerais… c’est difficile. Je sais qu’elle m’en voudrait surement que je te le dise, mais tu l’apprendrais tôt ou tard. » Elle pause une main douce sur la joue de son duc, caressante, maternelle. « Mélusine va se marier. Ce qui est arrivé à Hacheclair a précipité sa décision. Elle et Hiémain se marient bientôt. Dans quelques jours. » Oh nuls doutes qu’il serait blessé, pauvre Castiel, de l’ignorer et de l’apprendre ainsi.

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Message Sujet: Re: Petite luciole qui illumine la nuit [PV Castiel]   Sam 28 Jan - 6:26

Elle est satisfaite, ta coquette amie, et à tes remarques mutines et joueuses, elle répond avec aplomb, avec ce même charme : « Allons, crois-tu que j’oserais me montrer ainsi en ville. Un œil outragé, un gloussement amusé, et la fausse vexation est rapidement dissipée, d’un susurrement sensuel. C’est pour toi seulement voyons. » Mm. Fantastique, délicieux. Tu pourrais bien… tu pourrais bien avoir besoin de cela, en fait. Une nuit avec ta tendre amie, ce serait agréable. Il y a longtemps que tu aies eu la chance de l’avoir entre tes bras. Puis, tu sais bien qu’au bout du compte, tu pourrais même trouver le sommeil… même si ce sont des sujets bien plus sérieux que les plaisirs de la chair qui reviennent te tracasser. Elle aussi, à voir son sourire qui lentement se meurt.

« Je vais bien Castiel. » Ton regard insiste, capte celui de la dame de compagnie, comme pour tenter d’en extirper ce qu’elle ne dit pas encore. « Nous allons tous bien. » Un soupir. Ils vont tous bien, elles vont toutes bien. Elle a deviné ces inquiétudes que tu tais bien mal, que tu ne sais même pas dissimuler, et tu es soulagé que même à demi-mot, elle te rassure. La voix de la Cielsombroise se fait pourtant bien hésitante, lorsqu’elle se hausse à nouveau, et si sa main sur ta joue est caressante, tu sais pourtant déjà que la caresse n’est là que pour prévenir le coup : « J’aimerais… c’est difficile. Je sais qu’elle m’en voudrait surement que je te le dise, mais tu l’apprendrais tôt ou tard. Mélusine va se marier. Ce qui est arrivé à Hacheclair a précipité sa décision. Elle et Hiémain se marient bientôt. Dans quelques jours. » Tu clignes des yeux quelques fois, incapable d’y croire. Joséphine ne doit pas dire la vérité. Elle doit mentir. Mais pourquoi dire de si horribles choses, par Isil ? Pourquoi te dire de si vilains mensonges ? Ta douce Joséphine n’est pas ainsi, mais tu préférerais mille fois la croire mauvaise et méchante plutôt que de penser que ta sœur, ta Mélusine, ta fée solaire, va se marier et que tu ne seras pas là. Non, tu ne seras pas là et c’est entièrement de ta faute. Les larmes montent, affluent à tes yeux, ton cœur se débat bien vite, et tu sens les ombres revenir t’agripper, tordre ton cœur depuis l’intérieur de ta poitrine. Tu les entends rire, tu les entends glousser, et ta propre main se serre sur ton torse, car tu ne respires plus.

Pendant quelques secondes, oui, le souffle te manque, littéralement, et lorsque tes poumons s’ouvrent, oh comme tu souffres. Tu souffres, de ces larmes qui coulent en silence sur tes joues, mêlant leur sel à celui de la sueur. Le verre d’alcool tremble entre tes mains, alors que les doigts délicats de Joséphine se trempent de ton chagrin, et qu’incapable de retenir plus longtemps cette peine qui te submerge, tu enfouis ton visage contre son épaule. Tu sanglotes sans un bruit, à peine quelques hoquets étouffés, et ton verre tombe au sol, imbibant le tapis de son nectar. « Je suis… tellement heureux pour elle », souffles-tu contre son cou. Tes larmes semblent dire le contraire, mais ton cœur est heureux qu’elle ait trouvé l’amour. « Tu… tu vas y assister, n’est-ce pas ? Fort probablement, sinon, elle ne l’aurait pas mise dans la confidence. Elle ne t’aurait pas mise dans cette confidence interdite. J’espère que tout ira bien pour… pour eux. » Tu ne lui souhaites que le meilleur, à elle et à son… son sale Kyréen puant qui lui a fait du mal et auquel pourtant, elle est revenue. Comme quoi… tout espoir n’est pas perdu, même pour toi.

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Message Sujet: Re: Petite luciole qui illumine la nuit [PV Castiel]   Mer 8 Mar - 1:49

Elle le savait, Joséphine, que le chagrin et les larmes allaient s’emparer de son pauvre et sensible Castiel. Elle s’en veut, en voyant ces dernières perler sur les joues de son duc, d’avoir révélé le terrible secret. Et en même temps, elle s’en serait voulue aussi de l’avoir laissé dans le néant, ne pas lui avoir fait la confidence. Qu’importe la colère de Mélusine à l’encontre de son petit Castiel, il était bien difficile à Joséphine de le laisser dans l’ignorance. Il avait le droit de savoir, même si la nouvelle le choquerait et le blesserait. Car mariage sous entendait invitation. Et son duc n’était pas invité. Oh cela dit, qu’il ne se lamente pas trop sur ce détail, sa douce amie et son cher fiancé se mariaient dans le plus grand des secrets, sur les pavés de la Cour pour mieux le célébrer rapidement. Hormis Mélisende et cette méprisable sorcière d’Alméïde (et Mayeul mais lui croyait toujours que la cérémonie était une blague), personne d’autre de la famille et des amis seraient présents. Aux yeux de Joséphine d’ailleurs, certaines personnes auraient pu être dispensables…

Il tente de le cacher, son petit Castiel, mais il y a bien longtemps que la petite demoiselle de compagnie savait y faire avec lui, percevant dans ses paroles moins la joie que la tristesse. Et les larmes n’étaient pas le seul témoin de cette nouvelle détresse. Elle ne répond rien cependant, le laisse se convaincre, ne pas reconnaître qu’il a mal plutôt qu’autre chose pour éviter d’enfoncer un peu plus le clou. A la place, elle le serre à nouveau contre lui, sa main trouve place à nouveau dans la chevelure, caressant avec cette douceur toute maternelle et d’amour.

« Oui je vais y assister. Je retourne à Lorgol demain. »

Si tôt oui. Elle aurait bien voulu rester à le consoler, lui qui avait l’air si seul en ce moment, et toujours bien fragile. Un esprit qu’elle aurait protégé bec et ongle, si elle n’avait pas été occupée ailleurs et si le bien être de ses chères Mélusine et Mélisende n’avait pas tant compté. C’est qu’elle les aimait tous d’un amour sincère, et elle se désolait parfois de ne pouvoir se séparer en plusieurs fois. Et comme elle, il pose ce regard bienveillant et ces paroles vraies à l’encontre de sa sœur, le détestant pourtant. Elle acquiesce, d’un petit sourire qu’il ne peut voir.

« Je prie, je prie tous les jours pour eux. Pour mère, pour messire Maximilien et dame Ismalia. Pour ma chère Mélisende, le brave Melsant et mon petit Melbren. Et pour toi aussi Castiel. » Elle resserre cette étreinte, sentant un instant l’émotion la submerger sans trop savoir d’où elle vient. Mais elle est émotive aussi, Joséphine, quand il s’agit des siens. De petites larmes, qui ne sont point nées de la tristesse viennent couler silencieusement sur ses joues. « Et tout comme elle sera heureuse, tu le seras aussi. Je ne vous souhaite que ça a tous. » Dévouée Joséphine, qui pensera toujours à sa famille avant elle même.

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Message Sujet: Re: Petite luciole qui illumine la nuit [PV Castiel]   Lun 1 Mai - 18:01

Les caresses de Joséphine apaisent à peine tes sanglots, ces maternelles attentions dont elle t’entoure, comme si tu étais toujours cet enfant timide recueilli par les Séverac. Comme si tu n’avais pas grandi. L’as-tu vraiment fait ? Tu es encore, à bien des égards, ce petit Castiel tant effrayé par l’abandon, si anxieux à l’idée d’être laissé derrière, et même les doux murmures et les baisers de la dame de compagnie ne peuvent chasser le fait que cette fois, tu as cherché tout ce qui t’arrive. Tu as forcé la fuite, l’éloignement. Tu as forcé le sabotage, pris d’un instinct d”autodestruction que tu ne comprends pas. Tu ne voulais pas cela. Tu voulais seulement dormir. « Oui je vais y assister. Je retourne à Lorgol demain. » Lorgol. Tes lèvres forment le nom de la Ville Libre, sans un son. Elle se mariera à Lorgol, avec le Sylvamir. Pas même en Ibélène. Tu voudrais être furieux de ce choix, mais tu ne peux pas. Tu sais que la vie de ta soeur est dans la cité des peuples libres, depuis bien des années, et tempêter à ce sujet ne serait qu’inutile. Ne serait que de l’énergie supplémentaire perdue. Tu en as déjà si peu.

« Je prie, je prie tous les jours pour eux. Pour mère, pour messire Maximilien et dame Ismalia. Pour ma chère Mélisende, le brave Melsant et mon petit Melbren. Et pour toi aussi Castiel. » Tu ne sais pas. Tu ne sais pas si tu peux être heureux, ou si chaque fois, tu chasseras le bonheur, avide de te complaire dans la misère. Tu gardes pourtant ces sombres mots pour toi. Tu ne désires pas briser les espoirs de ton amie, alors qu’ils sont si doux et sincères à ton égard. « Et tout comme elle sera heureuse, tu le seras aussi. Je ne vous souhaite que ça a tous. » L’étreinte de la jeune femme se resserre et alors que tu tournes la tête, tu sens une larme chaude tomber sur ton visage, se mêlant aux tiennes. « Oh, ne pleure pas, Joséphine », protestes-tu, et tu viens embrasser les quelques larmes qui coulent sur ses joues, afin de les faire disparaître. Si émotive Joséphine, avec son coeur si grand et si tendre envers cette famille qui l’a accueillie en son sein il y a des années, jusqu’à faire d’elle une troisième soeur. Pleine de ces sentiments merveilleux qui en font une dame si chère à tes yeux. « Ne pleure pas… Je pourrais… venir avec toi, à Lorgol », que tu dis prudemment, réfléchissant à la lettre que tu as reçu d’Alméïde. Une lettre de rupture, une lettre qui ne demande pas de suite. Une lettre que tu refuses d’écouter, autant que la raison, et à laquelle tu ne resteras certainement pas silencieux. Il te faut le fin mot de cette histoire, qu’importe ce qu’il sera, et il te le faut de la bouche de la princesse d’Erebor. Qui advient, quel beau hasard, à être en ce moment à l’Académie, jusqu’au début de la nouvelle année. Un beau hasard, vraiment. « Mélisende déjà me manque. Qu’en dis-tu ? Demain, pourrais-tu ? » Tu t’illumines un peu, à l’idée de revoir ta soeur, de te faire chouchouter par Joséphine, dans la tour de Chamaar, de te lover avec elles deux dans les fauteuils de la demeure lorgoise de ta Mélisende. De sortir de ton palais. De voir Alméïde.

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Message Sujet: Re: Petite luciole qui illumine la nuit [PV Castiel]   Lun 17 Juil - 23:53

Les pleurs ne sont point le symbole d’une quelconque tristesse. Bien au contraire, c’était l’émotion, peut-être trop forte et impossible à contrôler qui avait submergé Joséphine jusqu’à lui faire lâcher quelques douces larmes. Qu’il ne s’inquiète pas, son cher Castiel, il n’était en rien coupable des sensations et sentiments puissants qui naissaient dans le cœur de la jeune femme. Comme Mélusine – et comme bien des Cielsombrois – elle vivait puissamment les émotions, parfois sans les comprendre, souvent en accusant leur coup foudroyant. Elle rit dans un sanglot, Joséphine, quand son duc, son doux Castiel, vient embrasser ses joues pour faire cesser les pleurs. Un reniflement vient définitivement mettre fin à cet étalage émotif. Après tout, elle était venue ici pour le consoler et le faire rire, lui changer les idées. Pas le faire assister aux faiblesses de son cœur, trop aimant pour son bien.

« Pardonne moi. »

Murmure-t-elle à son intention, même si elle sait qu’il ne la considère pas comme fautive. Il est si gentil, son Castiel, le cœur gros comme le sien, et peut-être un peu naïf se dit-elle. Mais les dieux savent qu’elle l’aime ainsi, qu’elle l’aime entièrement, comme un précieux membre de sa famille. La proposition néanmoins, si elle termine de tarir ses larmes, n’est pas sans la surprendre. Que ferait donc son duc à Lorgol ? Oh il y avait bien Mélisende sur place, elle qui vadrouillait le continent dans son entièreté, mais était-ce là une bonne idée ? Elle n’était pas conseillère de duc, et ignorait si le départ de celui-ci causait un quelconque problème. D’un autre côté, elle aurait été enchanté, Joséphine, que Castiel fasse la route avec elle et l’accompagne, même si ce n’était le temps que de quelques jours à peine.

« Hé bien… j’en serais très heureuse tu le sais ! Mais n’est-ce pas un problème que de quitter Euphoria quelques jours ? » Cela ne la regardait pas ceci étant, et elle se pressa de rajouter, d’un ton enjoué. « En tout cas, je suis certaine que Mélisende serait contente de cette visite ! »

Même si… même si elle aussi était invité au mariage de Mélusine et Hiémain. Elle ne pouvait quand même pas l’annoncer à Castiel, ça aussi… il risquait d’en être à nouveau blessé, lui qui paraissait si content d’aller voir sa chère sœur, celle qui ne le boudait pas. N’était-ce que pour voir ce sourire sur le visage de son duc et son air s’illuminer, elle ne dit rien, et se permis même d’ajouter avec taquinerie, laissant ses mains chatouiller gentiment la peau de son cher Castiel.

« D’ailleurs, je suis certaine qu’il y a autre chose qui t’attire à Lorgol ! » Elle ne savait pas quoi, elle ne savait d’ailleurs pas vraiment pourquoi elle disait ça, mais elle était loin de se douter d’à quel point la boutade pouvait être vraie. Et si elle l’avait su, la belle Joséphine s’en serait sans doute grandement vexée. Car s’il y avait bien une personne qu’elle ne parvenait pas à apprécier, c’était cette princesse du désert qui savait si bien voler les cœurs et les blesser.

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