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 Mise au point

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La Noblesse
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La Noblesse
Message Sujet: Mise au point   Jeu 24 Nov - 4:13


Livre I, Chapitre 6 • La Danse des Trépassés
Castiel de Sombreflamme & Maximilien de Séverac

Mise au point

Ou quand on a beaucoup de choses à se dire



• Date : Le 5 novembre 1001.
• Météo : Il fait froid, mais le ciel est dégagé, en cette triste matinée.
• Statut du RP : Privé.
• Résumé : La mort est le seul résultat de Samhain. La mort en Outrevent autant que sur les terres de Sombreciel. Castiel se doit d'agir, pour préserver la paix et ramener la sécurité dans son duché, et il a besoin de collaborer pleinement avec son premier conseiller. Celui qu'il appelle également Papa et dont il a bien besoin.
• Recensement :
Code:
• [b]5 novembre 1001 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t1470-mise-au-point]Mise au point[/url] - [i]Castiel de Sombreflamme & Maximilien de Séverac[/i]
La mort est le seul résultat de Samhain. La mort en Outrevent autant que sur les terres de Sombreciel. Castiel se doit d'agir, pour préserver la paix et ramener la sécurité dans son duché, et il a besoin de collaborer pleinement avec son premier conseiller. Celui qu'il appelle également <i>Papa</i> et dont il a bien besoin.


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Message Sujet: Re: Mise au point   Jeu 24 Nov - 6:11

Le bureau que tu occupes est un immense bordel. Tu n’as jamais été très ordonné et au fil de tes humeurs, de tes crises, de tes problèmes, ton incapacité à ranger quoi que ce soit s’est aggravée jusqu’à atteindre à ce moment un pic fort impressionnant. Tu n’as de toute façon pas la foi de ranger quoi que ce soit dans la pièce, annexée à ton atelier-laboratoire. Alors tu t’es installé tant bien de mal entre quelques livres ouverts et vases cassés, pour lire, rédiger et signer suffisamment de parchemins pour te donner un mal de crâne persistant. Pour peu qu’il ait disparu, depuis la Samhain… tu soupçonnes que c’est le même, en fait, qui n’a fait que se tapir dans l’ombre en attendant de revenir à la charge.

Depuis ton retour à Euphoria, au cours de la journée du 3 novembre, tu n’as pratiquement fait que dormir. Les meilleurs médecins du duché ont défilé à ton chevet pour examiner tes blessures et prendre tes signes vitaux, inquiétés par une journée et deux nuits d’un sommeil si profond qu’ils ont craint le coma. Le diagnostic a été simple et catégorique, unanime. Épuisé. Presque littéralement mort de fatigue.

Ça n’a pas été de trop, ce repos forcé.

Tu es relativement en forme, ce matin. Encore pâle, les traits exsangus, mais tu as retrouvé un tantinet de couleurs et d’énergie. Tu n’as pas beaucoup mangé, cela dit, malgré les encouragements du médecin venu t’examiner. Tu as éparpillé les champignons de ton omelette dans ton assiette sans avoir la foi de les manger, tu as fait tourner ta cuillère dans ton thé jusqu’à ce qu’il soit complètement froid et tu as même oublié d’allumer ta pipe, après l’avoir convenablement bourrée d’herbes aux propriétés relaxantes. Tu es relativement en forme, mais ta tête n’est pas entièrement là encore. Tu as l’esprit dans du coton, embourbé dans les conséquences de la Samhain, mais tu ne peux pas repousser tes responsabilités plus longtemps. Celles-ci viennent… littéralement cogner à ta porte de ton bureau, te sortant de tes travaux.

Un raclement de gorge distrait est ton assentiment à entrer et tu relèves uniquement la tête lorsque la porte s’ouvre sur ton conseiller. « Bonjour Maximilien. » Tu lui accordes un sourire, alors que Césaire dispose sur la table le thé que tu as demandé, généreusement accompagné d’un remontant à y glisser pour en rendre le goût définitivement plus intéressant. Une tasse pour toi, une tasse pour Maximilien, et dans la tienne une dose thérapeutique de liqueur, bien vite diluée dans le thé brûlant. Le service fait, vous êtes laissés seuls, le Séverac et toi. Tu attends toutefois quelques secondes avant de parler, mettant de l’ordre dans tes idées : « J’ai reçu ce matin les derniers édits envoyés par Son Altesse Augustus. Tu lui glisses les parchemins, soit ceux qui élisent en hors-la-loi tout membre de l’Ordre du Jugement présent sur tout le territoire ibéen, avec autorisation de capture, de torture et d’exécution. Une description de tâches qui peut sembler bien barbare aux yeux des Cielsombrois que vous êtes, mais qui ne manque pas de réjouir tes instincts les plus meurtriers. Les plus rancuniers. Nous devons nous assurer que le message circule dans chaque ville et village. J’ai déjà mandaté nos nobles de le diffuser sur leurs domaines et aux Voltigeurs libres de parcourir les terres, dans les endroits les plus reculés et dont la juridiction est disputée. » Tu ne le regardes même plus, alors que tu lui tends les divers rouleaux, pour qu’il les inspecte et y apporte, au besoin, ses suggestions.
Tu t’interromps, alors que ton regard se pose sur la bouteille de liqueur. Celle-ci a la forme d’une femme, soigneusement modelée dans un verre d’ambre. Une femme à la taille marquée, entre des seins lourds et des hanches généreuses. « Ils n’ont trouvé aucune trace de ce sablier. »

Tu soupires longuement. Quel désastre. Tous ces morts… toutes ces vies enlevées alors qu’elles étaient là pour fêter, pour honorer, pour que brûlent les larmes et les regrets dans les feux de la Samhain. Les Cielsombrois n’ont pas de stèle où se recueillir, de tumulus fleuris de chardons. Ils n’ont que le firmament, pour se souvenir, et cette année, on leur a arraché tout cela. Et tu n’étais pas là. Pas là pour vivre la peine de tout ton peuple.

Ta main s’empare de ta tasse de thé et tu en prends une longue gorgée. Celle-ci te réchauffe agréablement, dans un frisson satisfait. Tu relèves tes yeux noirs sur Maximilien et lui demandes, d'une voix douce : « Comment vas-tu, ce matin ? » Mieux que toi, tu l’espères. Tu as eu si peur qu’Ismalia et lui aient été des victimes des événements affreux qui ont pris place aux abords du Lac Oublié… tu es plus qu’heureux de le voir là, devant toi, en apparence bien portant.

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Message Sujet: Re: Mise au point   Mar 29 Nov - 15:52

La Samhain a été frappée, cette année, du sceau de la mort et de la tristesse. Comment les choses ont-elles pu en arriver là sans que personne ne devine ce qui se tramait ? Comment a-t-on pu ainsi attenter à la vie de tous ces gens, qui ne demandaient qu’à honorer dignement leurs disparus, dans une fête comme seule Sombreciel peut en offrir ? Comment ?
Et l’assassinat de Chimène, l’accomplissement de Gustave de la Rive, la menace qui a plané sur ses enfants... Les mauvaises nouvelles semblent s’accumuler, s’empiler, sans que rien ne puisse les en empêcher. Alors non, il n’avait pas le temps de faire autre chose. Et surtout pas de penser à autre chose.

Les nouvelles d’Outrevent, et l’ordre de bannissement de l’Ordre du Jugement des terres ibélènes n’ont pas été les seules nouvelles qui sont venu à ses oreilles, oh que non. Maximilien a déjà remarqué l’intérêt de Castiel pour Alméïde d’Erebor. En son for intérieur, il le comprend : il se souvient encore de ce jour où il a posé les yeux sur Ismalia, pour ne plus jamais les détourner. Mais lui n’était pas Duc, et lui n’avait pas le devoir de se montrer réservé et prudent. Comme si ces deux mots auraient pu coller à Castiel. Il aimait l’enfant - l’homme - comme un fils, mais c’était son devoir de lui faire entendre raison. Comme il avait essayé, et réussi la plupart du temps, à faire entendre raison à ses enfants.

Parce que non, ces fiançailles, et ce bébé en route si l’on en croit les rumeurs, ne sont pas un problème à part. Avec ce qu’il s’est passé, le duché se doit de protéger ses habitants, de leur garantir protection et richesse, et ce n’est pas en aggravant les tensions avec Erebor qu’ils y arriveront. La majorité des Cielsombrois est peut-être ravie de cet état de fait mais Maximilien, lui, ne l’est pas. Ils n’ont pas besoin de se compliquer davantage les choses. Elles le sont déjà bien assez sans que l’on ne doive y rajouter Anthim d’Erebor.

Et pourtant, malgré la gravité de la situation, ce n’est pas ce qui préoccupe le plus le premier conseiller ducal. Non. C’est bien pour le jeune duc qu’il s’inquiète, épuisé, vidé, presque mort de fatigue. Pour Mélisende, qui s’est retrouvé au coeur des événements. Pour Ismalia. Pour Mélusine, au loin, à qui il a envoyé une missive lui certifiant qu’ils vont bien, et qu’il espère de tout cœur qu’il en soit de même pour elle, Hiémain, et leur futur enfant. Cela le déchire, de savoir sa famille éloigné lors de ces temps sombres. Et Melsant... Le savoir en première ligne ne le rassure pas davantage. Et même si, pour Castiel, les médecins ont promis que ce n’est qu’un coup de fatigue, il s’est rongé les sangs, ces deux derniers jours, laissant l’agacement de côté pour se plonger dans ce qu’il y avait de plus urgent à faire, étant donné l’indisposition temporaire du jeune duc.

Mais Castiel va mieux. Il ne mange pas, lui a-t-on dit, mais il est debout. Etant donné les circonstances, c’est peut-être le mieux qu’il puisse espérer. Alors il n’a pas hésité à cogner à la porte, entrant après invitation dans ce joyeux bazar qui l’amuse et l’exaspère tout à la fois. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits, mais cela semblait convenir au duc, visiblement. Celui-ci l’accueille, un accueil bref qu’il ne peut que rendre. « Je suis soulagé de vous voir debout, Votre altesse. » Si formel, comme souvent à portée d’oreilles. Mais pourtant, on peut le sentir, le soulagement qu’il éprouve, dans ces quelques mots. Un soulagement qui n’est pas feint, tant il s’est inquiété.

Cesaire est rentré également, s’occupant du service avant de repartir, tandis que Maximilien consulte les parchemins qui lui sont tendus. Nul besoin de se cacher davantage : Ibélène a déclaré la guerre à l’Ordre du Jugement, et Maximilien craint que ce ne soit qu’un début. « Très bien. Il est important que chacun sache que ce qu’il s’est passé ne restera pas impuni. » Car c’est de cela qu’il s’agit, n’est-ce pas ? De représailles. De politique. De devoir pour Augustus de reprendre la main sur Ibélène avant que l’empire ne s’enfonce dans la peur. « Les témoignages des victimes sont encore compulsés, et les Voltigeurs sont sur le pied de guerre pour le retrouver. » Ceux qui n’ont pas reçu ordre de se masser près des frontières, à tout le moins. Mais ils ne retrouveront aucune trace du Sablier, et ils le savent tous les deux.

Castiel reprend la parole, et il soupèse un long moment sa réponse, Maximilien. « Nous nous étions éloignés de la foule. Meldred aimait passer du temps près des bassins, à essayer d’y faire des ricochets, et le lac nous semblait un endroit plus approprié pour honorer sa mémoire. » Meldred. Son petit garçon, disparu depuis tant d’années déjà, mais auquel Ismalia et lui accordent chaque jour une pensée. « Ismalia est en sécurité. Elle va bien. » Et lui, allait-il bien ? « Le médecin m’a confié que vous n’avez rien mangé depuis votre réveil. J’ai pris la liberté de faire confectionner quelques pâtisseries : vous devez prendre des forces, Castiel, nous avons beaucoup à discuter. »

C’est un coup bas, et il sait bien, Maximilien : utiliser sa proximité avec Castiel, et l’attrait des pâtisseries de son enfance, pour le contraindre à l’écouter est une chose qu’il ne fait pratiquement jamais. Il le respecte, son jeune duc, mais il l’aime aussi profondément, et pour le moment, c’est bien plus le père que le conseiller qui s’inquiète : la pâleur du jeune homme et les cernes sous ses yeux sont autant d’indices inquiétants. Les affaires de Sombreciel sont prioritaires, mais qui les gérera s’il tombe inanimé, cet enfant qu’il a élevé comme un fils ? Avec un peu de chance, il ne résistera pas aux pâtisseries de la cuisinière, qui tient la recette de leur cuisinière à Séverac. Les préférées de Mélusine, peut-être bien, mais il est encore assez intelligent pour garder le silence sur ce fait.
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Message Sujet: Re: Mise au point   Mar 6 Déc - 18:53

Les mots rassurants de Maximilien à propos de sa santé et de celle d’Ismalia te rassurent. Ils vont bien. Ils s’étaient éloignés. Ils ont réussi à échapper aux terreurs semées par l’Ordre du Jugement, grâce à Meldred. Ô, que Sithis le garde, ce bambin si innocent qui encore aujourd’hui vit dans le cœur de ta famille d’adoption ! C’est grâce à lui, peut-être bien, que tu as encore tes parents. Ton Familier s’enroule autour des chevilles de Maximilien, puis grimpe sur tes genoux, t’accablant de ronronnements de réconfort jusqu’à ce que tu glisses ta main dans son pelage soyeux. Ces jours éloignés l’un de l’autre, alors que tu étais au plus mal, ont été terribles.

« Le médecin m’a confié que vous n’avez rien mangé depuis votre réveil. J’ai pris la liberté de faire confectionner quelques pâtisseries : vous devez prendre des forces, Castiel, nous avons beaucoup à discuter. » Tu soupires longuement. Damnés médecins. Ne pourraient-ils pas se mêler de leurs affaires et cesser de colporter des vérités aux oreilles de ton conseiller ? Tu n’as pas besoin qu’il s’inquiète pour toi, ni qu’il te rabâche que tu n’as pas mangé depuis ton réveil. Le thé te convient. Les Cielsombrois n’ont pas beaucoup d’appétit et tu n’es pas là pour le démentir. Tu protestes alors faiblement : « Je n’ai pas faim. »
À quoi cela sert-il, en vérité ? Probablement à rien. Les pâtisseries viendront tout de même et il ne sert à rien de nier que tu ne feras pas au moins honneur à l’une d’entre elles, par simple politesse. D’honorer les principes d’Erelf, aujourd’hui, tu n’as pas très envie. Puis, les mots de ton conseiller ne sont certainement pas pour te réjouir et te rassurer. Tu ne sais pas de quoi Maximilien veut parler, mais tu te doutes que cela a à voir avec les présents qui ont déjà commencé à arriver au palais. Césaire t’a confirmé les rumeurs qui courent dans les couloirs du palais, à savoir celles de tes fiançailles avec la princesse d’Erebor, mais tu ne sais pas encore que celles-ci poussent le vice jusqu’à la prétendre enceinte. Pour le moment, tu te contentes de regarder les quelques vœux de bonheur d’un œil un peu incrédule, traficotant les mensonges à offrir à ceux qui viendront te demander des comptes. Comme Maximilien, par exemple.
Ne lui as-tu pas déjà assez menti ?

Tu préfères ne pas aborder le sujet toi-même, au cas où celui-ci ne soit pas celui qu’il ait en tête. Tu poses plutôt tes yeux sombres sur les parchemins étalés, attrapant entre tes doigts minces la copie de l’ordre de renforcer la sécurité à la frontière avec Lagrance. « Peut-être devrais-je envoyer un cadeau à Denys ? », murmures-tu. Denys est ton ami. Enfin, tu crois. Tu te doutes qu’il comprendra ce que les circonstances te forcent à faire, mais tu ne veux pas qu’il se méprenne malgré tout. Tu as déjà bien trop de difficulté à gérer les relations tendues avec Erebor et Bellifère, tu ne veux pas en plus y joindre le duché faë qui t’est voisin. Enfin, considérant qu’il y a déjà tout l’empire à surveiller… Tu désires seulement dormir à nouveau, de ce sommeil sans rêves si délicieux et si rare. « De quoi désires-tu me parler ? » La porte s’ouvre sur ta question, sur une domestique portant un plateau lourdement chargé et à l’odeur délicieuse. Oh, Rya… peut-être que finalement, tu te laisseras tenter.

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Message Sujet: Re: Mise au point   Jeu 15 Déc - 20:58

Il a sans doute trouvé les mots justes pour apaiser les craintes du duc, et il le sait bien, Maximilien, c’est exactement ce qu’il fallait faire. Apaiser Castiel, le laisser se concentrer sur la tâche, les tâches même, à accompli. Il est intelligent et plein de bonne volonté, son protégé, mais si facile à distraire que c’est parfois une gageure de le laisser seul. Alors oui, ils vont bien, Ismalia et lui. Ils peuvent se concentrer sur autre chose, désormais. Le chat de Castiel vient ronronner à ses pieds, et Maximilien l’observe d’un oeil radouci quémander des caresses, aussi impatient et exigent que l’est son maître.

Et aussi peu coopératif, parfois. Le conseiller laisse passer la plainte de Castiel évoquant son manque d’appétit sans la relever, comme l’homme savait sans doute qu’il le ferait. Qu’importe qu’il n’ait pas faim, l’être humain est encore fait pour manger, sinon il s’écroule. Et Castiel, malgré ses responsabilités et son manque d’enthousiasme, a lui aussi besoin de manger. Maximilien reste immobile, les bras croisés, attendant que le duc daigne relever sa phrase. Il le fera, il le sait, en son temps. Il sait être patient, Maximilien. Elle est parfois bien loin, la fougue de sa jeunesse, qui le poussait à prendre tout, tout de suite. Il a grandi, mûri, réfléchi, et ce n’est pas un mal, lorsqu’on est le premier conseiller ducal de Sombreciel, que d’être mesuré et calme.

Il murmure, le jeune duc, et cela n’échappe pas aux oreilles de Maximilien. Il est d’accord avec le cheminement de pensées de Castiel. L’ordre a été donné de masser leurs Voltigeurs à la frontière, mais pour autant, ils ne sont pas en guerre - pas encore. Cela viendra, il le craint, et le rejette de tous ses vœux. Lagrance et Sombreciel ont toujours été amis, et il serait dommage de perdre cet état de fait pour ce qui n’est encore qu’une phase d’observation. Et quels que puissent être ses sentiments personnels envers Denys du Lierre-Réal - il a blessé sa fille, après tout, bien trop durement pour qu’il ne puisse le lui pardonner facilement - Maximilien sait que Sombreciel et Castiel ont beaucoup à gagner de cette alliance.

Mais la question ne lui était pas posé, aussi se garda-t-il bien de répondre. Il avait pleinement confiance en son duc pour ce qui était de gérer les amitiés du duché, et Castiel et Denys semblaient... Fort amis. Si l’on en croyait les rumeurs, bien plus qu’amis, même. Qu’importe : Sombreciel en retirait un bénéfice, de ce rapprochement avec Lagrance, et les deux ducs faisaient bien ce qu’ils voulaient. Ce qui n’était pas le cas de tout le monde, en témoignaient les problèmes causés par l’entente entre Castiel et la princesse d’Erebor. Tant que cela ne causait pas de problèmes au duché, Maximilien ne s’en mêlait pas, mais cela avait été l’escalade, et il entendait bien y mettre un terme. Il avait parlé aux autres conseillers du duc, en son rôle de premier conseiller, et ils étaient d’accord : Castiel et Alméïde, cela ne pouvait se faire. Qu’importe l’amitié sincère, l’amour partagé ou autre chose, cela ne pouvait se faire. Et si c’était bien malheureux, c’était pourtant le sort du porteur de la couronne ducale. Castiel n’aurait d’autre choix que de s’y plier - il l’espère.

Il n’a même pas le temps de répondre que la porte s’ouvre sur un plateau chargé de douceurs, et il attend patiemment que le domestique reparte avant de prendre la parole, abordant un sujet qu’il sait douloureux. Au fond de lui, Maximilien regrette même d’être celui qui devra dire non, mais c’est pourtant nécessaire. Peut-être que ci cette histoire avait été mené autrement... Mais il n’est pas temps de tergiverser. Anthim d’Erebor est furieux, si l’on en croit les rapports, et mieux vaut apaiser la querelle, surtout qu’ils ont bien d’autres affaires sur le feu.

« De ces fiançailles avec la princesse d’Erebor. » Pourquoi tourner autour du pot , l’un comme l’autre, ils savent pertinemment que c’est de cela qu’il s’agit, depuis le début. « Des cadeaux de fiançailles qui ne cessent d’arriver. De la colère du Duc d’Erebor, d’avoir été mis au courant par un Chevaucheur... Je vous laisse choisir le sujet de discussion qui vous convient le plus. » Il lui adressa un regard sarcastique, soulignant efficacement l’ironie de ses propos, avant d’ajouter. « Ou de ce bébé qui doit arriver. Je vous avoue être déçu de ne pas avoir été mis au courant plus tôt. » Peut-être que s’il avait su plus tôt où tout ceci allait conduire, il aurait pu prendre les mesures nécessaires, plutôt que d’essayer, maintenant, de réparer les dégâts.

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Message Sujet: Re: Mise au point   Jeu 15 Déc - 21:39

Le plateau que l’on vient déposer devant toi est chargé, comme tu l’avais deviné, et pas de n’importe quoi. Ton visage s’éclaire à la vue des pâtisseries dont tu raffoles tant et qui ont le parfum identique de celles que tu dévores, lors de tes excursions à Séverac. La domestique n’est même pas encore sortie que tu as généreusement garnie une assiette de pâtes feuilletées et fourrées, de gâteaux à la cannelle et de palets croquants, te faisant finalement tout à fait le devoir d’honorer chacun de ces délices probablement confectionnés par Rya elle-même. Tu as déjà la bouche pleine lorsque Maximilien reprend la parole : « De ces fiançailles avec la princesse d’Erebor. » Dire que tu espérais qu’il te parle d’autre chose… évidemment, il vient te parler de cela.

Occupé à mâcher un gâteau, tu ne peux pas répondre immédiatement et cela laisse donc l’occasion à l’homme de poursuivre sans que tu l’interrompes pour crier à la calomnie et au colportage honteux de rumeurs : « Des cadeaux de fiançailles qui ne cessent d’arriver. De la colère du Duc d’Erebor, d’avoir été mis au courant par un Chevaucheur... Je vous laisse choisir le sujet de discussion qui vous convient le plus. » Tu roules des yeux comme seule réponse, accompagnant ce geste d’un grognement de mécontentement. La colère du duc d’Erebor, tiens donc ! Y a-t-il un moment où ce crétin est autre chose que furieux, de toute manière ? Qu'il se calme, et vite, ou il mourra jeune, Anthim. « Ou de ce bébé qui doit arriver. Je vous avoue être déçu de ne pas avoir été mis au courant plus tôt. »

Bon sang.
Ça ne se fait pas, d’annoncer des trucs pareils sans prévenir.
De surprise, tu t’étouffes dans ta bouchée et il te faut quelques minutes avant de cesser de tousser et d’être capable de regarder à nouveau Maximilien. Une longue gorgée de thé réussit à faire passer le goût de la cannelle et à te redonner un semblant de contenance, pour te permettre de déclarer, sur un ton que tu veux amusé : « Maximilien, je croyais pourtant qu’après plus de trente années de mariage et cinq enfants, tu serais plus au courant de ces choses. Quelques baisers et une main tenue ne suffisent pas à faire des bébés. » Tu n’étais surtout pas au courant de cette partie des rumeurs, que tu pensais encore aussi innocentes que des fiançailles. Est-ce le forfait de Lionel de Rivepierre, que cette invention de maternité, ou un apport d’un autre noble aux oreilles apparemment si crasseuses qu’il n’a rien compris à ce qu’il lui a été dit ? Oh, comme tu regrettes tes mots emportés, motivés par ton esprit aussi fiévreux qu'enthousiaste... tu espères qu'Alméïde ne t'en tiendra pas trop rigueur, bien que ce soit encore de ta faute si son frère est furieux. Tu mords dans une autre pâtisserie, mais autant étaient-elles délicieuses lors de tes premières bouchées, autant elles te semblent écoeurantes désormais. Portant le même goût amer que celui de la déception de ton père. « Nous ne sommes pas fiancés, Maximilien, bien que cette idée soit des plus délicieuses, et la princesse d’Erebor n’est pas non plus enceinte. Pas de moi, quoi qu’il en soit. » Et tu oses espérer qu’elle ne le soit de personne d’autre non plus. Pas que tu aies le moindre contrôle sur cette femme, ni sur ses amants, mais… ça te déplairait. Profondément.

Ta voix se durcit : « J’avoue être déçu, pour ma part, que tu me crois suffisamment idiot et irrespectueux pour ne pas t’annoncer une nouvelle d’une telle envergure moi-même. Tout de même. Tu es impulsif, irréfléchi, indolent, insolent et avec une perception des conséquences assez vague, mais tu connais certaines limites ! Avant d’officialiser cela, tu aurais au moins mis ton conseiller, ton père, au courant. Que tu te fies à ces bavardages est déjà ridicule, mais à ce point… »

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Message Sujet: Re: Mise au point   Mar 20 Déc - 15:02

Castiel mange, finalement, et Maximilien masque de son mieux le soulagement qu’il éprouve, pour ne pas déconcentrer le jeune duc. Qui peut résister à ces délices ? Même lui, se laisse tenter, saisissant un petit gâteau fourré, le gardant entre ses doigts tandis qu’il expose les dernières rumeurs. Que Castiel ne connaît pas, visiblement, à voir la façon dont il s’étouffe sur sa dernière phrase. Il est vrai qu’entre sa rentrée précipitée et son alitement, la langue bien pendue de certains courtisans n’a pas eu le temps de se faire entendre.

Il décide de laisser passer le roulement des yeux du duc à la mention de la colère d’Erebor, mais il comprend le sentiment : Anthim ne semble pas décolérer, depuis quelques mois. Certes, le contexte ne s’y prête pas, et Castiel n’y met guère du sien en approchant de trop près la princesse Alméîde, mais tout de même, une telle agressivité deviendrait presque lassante, depuis le temps qu’il doit composer avec. Il se garde bien de le dire, pourtant.

Une fois le duc remis d’aplomb, sa remarque amusé allège l’atmosphère durant quelques secondes. Ainsi donc, c’est faux. Il n’en a pas douté - quoique -, mais entendre la confirmation de celui qu’il considère comme son fils le rassure. Castiel lui a déjà menti par le passé, mais sa réaction semble tellement naturel que le conseiller ne peut croire assister à une mascarade. Il n’y a jamais vraiment cru, du moins, c’est ce qu’il essaye de dire à sa conscience, afin d’effacer la culpabilité d’avoir douté. « Justement, Castiel, après cinq enfants, je sais à quel point ces choses vont vite. » Contra-t-il, un éclat amusé dans les yeux. Oh oui, il le sait, que Maari en soit témoin. Ses enfants, il les a désiré, tous, chacun d’entre eux. Les Dieux leur ont offert un présent inestimable, alors pourquoi n’aurait-il pas béni l’union entre la princesse d’Erebor et le Duc de Sombreciel, après tout ?

Il est son premier conseiller, et non son chaperon. Pour ce qu’en sait Maximilien, Castiel et Alméïde auraient très bien pu sceller leur entente par tout autre chose que des baisers. Clairement, il a sous-estimé les sentiments des deux jeunes gens. Il n’est pas le seul : si Augustus d’Ibélène a cru que les éloigner résoudrait les problèmes, clairement, il a lui aussi sous-estimé la situation. Pas enceinte, donc. Et pas non plus fiancés. Voilà une bonne nouvelle, dans cet océan de noirceur qui les environne. Le ton du jeune duc se durçit, et Maximilien baisse la tête, acceptant sans broncher le reproche, qui résonne en cœur avec sa propre culpabilité. Il a pourtant raison de se méfier, il en va de son devoir, et ce n’est pas comme si Castiel avait toujours été honnête envers lui.

« Je devais vous poser la question. N’en auriez-vous pas fait de même, si les cadeaux de fiançailles commençaient à pleuvoir ? » Ce n’est pas une excuse, il en est conscient, et ne cherche de toute façon pas à se dédouanner. Il observe un instant la pâtisserie qu’il tient entre ses doigts, cette douceur sucrée qui lui rapelle Ismalia et la maison, et s’autorise un sourire. « Je sais simplement que l’amour nous rend parfois oublieux de nos devoirs. Et des sentiments que pourraient avoir les autres. » L’amour. Est-ce de ça qu’il s’agit ?

Maximilien sait Castiel capricieux et buté, mais depuis qu’il est revenu de son exil à Ibelin, jamais il n’aurait pensé le voir défier l’Empereur et ses ordres. Et pourtant, il l’a fait, s’approchant d’Alméïde alors que cela lui est strictement défendu. Brouillant les relations entre Erebor et Sombreciel, alors qu’elles sont déjà assez embrouillées comme ça. Risquant beaucoup, juste pour pouvoir tenir la main de la jeune femme. Il a interrogé Melbren, également, tandis que le duc prenait du repos. Maximilien finit par reposer sa pâtisserie sans la toucher, levant la tête pour planter ses yeux dans ceux de son supérieur. Mais cette fois, ce n’est pas au duc qu’il s’adresse, mais bien au petit garçon qu’il a élevé avec les siens propres. « Je ne poserais la question qu’une fois, et quelle que soit la réponse, je ne la mettrais pas en doute. Etes-vous amoureux d’Alméïde d’Erebor ? » Mirta, par pitié, que la réponse soit non, et qu’ils puissent enfin passer à autre chose. Que ce ne soit qu’une passade, une envie de défier Anthim, un coup de cœur, qu’importe. Tout ça, il saurait le gérer. Mais pas plus.

Il a connu la passion dévorante, avec Ismalia. Il a vu l’amour presque consumer sa Mélusine, sa fleur du désert, son soleil, lors de sa rupture avec cet imbécile de Denys du Lierre-Réal. Duc certes, mais crétin tout de même, dans le secret de son esprit. Alors, gérer l’amour fou de Castiel pour Alméïde d’Erebor ? Il ne veut même pas l’envisager avant d’y être obligé.

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Message Sujet: Re: Mise au point   Lun 26 Déc - 20:48

Tu n’aimes pas reprendre ton conseiller, mais le blâme est mérité et celui-ci le prend volontiers. Tu sais que les agissements de Maximilien sont le résultat d’une vie à t’élever, à te connaître, à te confronter, qu’ils ne sont que les conséquences logiques de tes erreurs et de tes choix. Le soulagement de l’homme est perceptible, quant au fait que la douce princesse du roc et du sable ne soit ni ta fiancée, ni la future mère de tes enfants, de façon imminente à tout le moins. « Je devais vous poser la question. N’en auriez-vous pas fait de même, si les cadeaux de fiançailles commençaient à pleuvoir ? » Tu ne sais pas. Tu hausses les épaules, incapable de savoir ce que tu aurais fait. Tu ne te fierais pas à tes propres paroles, que tu supposes. Tu te connais bien trop. « Je sais simplement que l’amour nous rend parfois oublieux de nos devoirs. Et des sentiments que pourraient avoir les autres. »

Le devoir.
Pour une fois, pour une rare fois, tu jetterais tout ce devoir au feu. Tu jetterais ta couronne, tes responsabilités, ton nom, pour qu’elles sont un fardeau dans les sentiments que tu éprouves envers Alméïde. Ce n’est pas possible. Tu peux seulement espérer le meilleur, espérer le mieux, pour ton peuple et toi. Sans doute Maximilien a-t-il raison ? Tu devrais être habitué à avoir tort.

Tu verses plus de thé et encore plus d’alcool dans ta tasse, jusqu’à ce que l’infusion soit presque trop alcoolisée. Tu n’oses plus toucher aux pâtisseries au goût de cendre. Tes yeux rejoignent ceux de Maximilien. Il a l’air si solennel, et pourtant, sa voix te semble incertaine, lorsque la question fatidique jaillit : « Je ne poserais la question qu’une fois, et quelle que soit la réponse, je ne la mettrais pas en doute. Etes-vous amoureux d’Alméïde d’Erebor ? » Tu ne bouges pas, d’abord, comme si tu ne savais d’ores et déjà pas la réponse. Comme si elle ne t’obsédait pas depuis si longtemps. Tu hoches doucement la tête et souffles, sans quitter les yeux de ton père : « Oui. »

Puis, tu fonds en larmes.

Tu es trop fragile, trop sensible, trop épuisé. Alors tu pleures, comme un enfant, recroquevillé sur ta chaise. La langue râpeuse de ton Familier tente de chasser les larmes qui coulent sur tes joues, mais elles sont un torrent, et tu te retrouves à enfouir ton visage dans son pelage pour cacher ce qui est trop évident. Ta voix est rauque, cassée, alors que tu répètes comme une prière, une litanie : « Je l’aime, Maximilien, je l’aime, je l’aime tellement. » Tu l’aimes, tu lui as dit, à la brunante de Lorgol. Tu l’aimes, tu l’as dit à Melbren, chuchoté à son oreille au cœur de Salvemont. Tu l’aimes, comme tu l’as hurlé dans les pièces des Murmures et dans ton sommeil. Tu l’aimes, comme tu le sens dans chaque fibre de ton corps, avec violence et fulgurance. Tu hoquètes et tentes de rattraper ton souffle, mais c’est peine perdu. Tu as tant pleuré, pendant la Samhain, tu croyais ne plus avoir de larmes. Tu croyais être desséché, avoir pleuré ta peur tant et tellement qu’il ne te restait rien. « Je pourrais mourir de l’aimer. » Tu pourrais mourir. Tu pourrais tuer. Tu es le fils d’Eudes de Sombreflamme, tu as de lui cet excès qui te dévore et te pousse au pire. Tu es le fils d’Hélène de Sombreflamme, tu as son feu en toi, ce feu qui captive et qui pourtant détruit. « Ne m’en veux pas, Maximilien, s’il te plaît… j’ai essayé, mais je… je l’aime. Je veux juste, juste, je veux seulement… Tu bafouilles, toi qui as le verbe habituellement si affûté. C’est elle… seulement elle. »

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Message Sujet: Re: Mise au point   Lun 2 Jan - 21:22

Le conseiller ignore tout des sombres pensées qui agitent Castiel, et c’est heureux. Il n’est pas là pour lui faire la morale - même si c’est un peu ce qu’il fait. Il ne peut pas s’en empêcher, Maximilien, car toute cette discussion ne concerne pas seulement Alméïde et le duc de Sombreciel. Si seulement... Mais non, tout ce que fait Castiel a des répercussions, et parfois, le jeune duc semble l’ignorer. Volontairement l’ignorer, sans nul doute.

Il a peut-être accepté la remontrance avec grâce, mais il ne peut pourtant s’empêcher de pincer les lèvres quand il voit le duc se servir une généreuse rasade d’alcool. Maximilien n’est pas homme à cracher sur les plaisirs de la boisson, mais c’est une discussion sérieuse dont ils ont besoin. Pas d’alcool, pas pour le moment. Pas après avoir si peu mangé et être resté alité si longtemps. Mais il ne préfère pas en faire la remarque, préférant poser la question qui, malgré lui, l’obsèe. Car de la réponse dépend la politique de Sombreciel, la bonne marche du duché et, surtout, l’équilibre de son fils.

Oui. Trois lettres, si innocentes, et Castiel fond en larmes. Maximilien s’avance, mais le chat du duc le devance, laissant son maître enfouir son visage dans la fourrure douce. Amoureux. D’une Erebienne. Mirta a-t-elle donc choisi de leur imposer des épreuves supplémentaires, comme si les derniers événements n’étaient pas assez difficiles ? Et pendant que le petit duc sanglote, Maximilien ne sait que faire. Que dire, sans lui mentir. Il est son père, certes, mais aussi son conseiller, et il s’est promis de ne pas lui mentir. Même sur un sujet aussi délicat.

Le petit duc hoquette, bafouille, et quand son chat lui laisse la place, Maximilien s’avance. Lui en vouloir ? Comment le pourrait-il, alors que lui même a pris ce même chemin. Castiel a eu tort, et il le sait, mais lui en vouloir ne résoudrait rien. Il ne s’en sent pas le droit, le comte, d’accabler de reproche l’enfant - l’adulte, à peine - qui sanglote devant lui. Il a toujours été droit, Maximilien, s’imposant une distance respectueuse, mais aujourd’hui, il ne peut pas simplement rester de côté. Ses bras entourent Castiel, de ce geste paternel qu’il faisait lorsqu’enfant, il se faisait mal ou venait chercher du réconfort. Une étreinte tente et aimante, protectrice. Oh oui, il souhaiterait le protéger de tout, même des tourments qu’imposent l’amour. « Je suis désolé, Castiel. » Souffle-t-il, sachant que ses paroles ne sont pas réellement apaisantes.

Mais il ne peut pas lui mentir, ni l’accabler de reproche. Il peut seulement serrer le duc, son fils, contre lui, jusqu’à ce qu’il reprenne assez de contrôle sur lui-même pour sécher ses larmes. « Nous trouverons un moyen. » Un moyen de lui faire sortir de la tête. Un moyen pour réparer ça. Mais un moyen pour qu’Erebor accepte ce mariage ? A supposer qu’il en existe un, Maximilien ne l’a pas encore trouvé. Il aimerait tant lui dire, au jeune duc, que tout va bien aller, qu’il n’a pas à s’inquiéter. Il aimerait, réellement. Mais il ne peux que serrer contre lui les épaules secouées de sanglots, sachant que sa présence n’est qu’un baume apaisant. C’est le mieux qu’il puisse offrir, pour le moment.

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Message Sujet: Re: Mise au point   Ven 27 Jan - 5:57

Ton Familier laisse sa place à Maximilien, laisse ton père t’entourer de cette étreinte dont tu as tant besoin. Tu t’enfouis dans ses bras, tes pleurs retrouvant une nouvelle force dans ce geste paternel qui te ramène à Séverac, à tous ces moments où il a été présent pour toi. Tu as toujours besoin de ton conseiller, mais en ce moment, c’est de ton père dont tu as besoin. De cet homme qui t’a élevé comme son fils. « Je suis désolé, Castiel. » Il n’y peut rien. Il ne peut rien contre l’amour. Pourtant, ces excuses étrangement te calment, te permettent de reprendre un peu de contenance. Ton souffle encore est coupé, ta poitrine tressaute, mais tu réussis à respirer. « Nous trouverons un moyen. Tu secoues la tête, découragé. Quel fol espoir, dans lequel ton père t’encourage bien qu’il ne semble pas y croire ! Je ne sais pas… oh, Maximilien, je ne sais pas. J’ai tout… tout gâché, encore une fois. Anthim ne voudra jamais… » Jamais rien. Anthim ne voudra jamais rien venant de toi, alors que tu épouses sa sœur ! Tu t’es planté Ordalie dans le pied, il y a des mois, alors que tu aurais dû demander de l’aide. Tu récoltes encore ce que tu as semé.

L’homme te lâche et retourne à son siège, tandis que tu goûtes ton thé. Trop fort. Trop alcoolisé. Tant pis. Tu en prends une longue gorgée, qui achève de te calmer. Tu trembles encore un peu, tu renifles occasionnellement, mais tu es capable de marmonner, contrarié : « Je ne peux pas éternellement m’excuser d’aimer Alméïde, par Mirta. Il faudra bien que cet idiot donne sa bénédiction, lors de notre mariage. » Non, vous n’êtes pas fiancés, et non, la princesse n’a toujours pas accepté ta demande, mais tu planifies déjà qu’elle dira oui, bien sûr. Tu préfères croire à cela, aussi optimiste et même utopiste cela peut-il sembler, que penser à un échec.

À quoi servirait-il d’aimer, si c’était pour abandonner si facilement ?

Tu attrapes un petit gâteau à la cannelle, le manipulant inutilement trop longtemps dans tes mains avant d’en prendre une bouchée prudente et circonspecte. « De toute façon, personne ne croira vraiment ces rumeurs. Mes sujets, certes oui, mais… il ne sera pas compliqué de leur retourner les présents reçus. Quoique je suppose que si nous avons déjà consommé tous les aphrodisiaques, il nous suffira de nous excuser. Un petit clin d’œil taquin pour ton conseiller. Il serait dommage de ne pas profiter un peu de ces généreux cadeaux. Et à Alméïde… je laisse le soin d’amadouer son frère. » Oui, vaut mieux que tu t’abstiennes et que tu t’occupes plutôt de rassurer ton peuple et votre empereur, qui doit trouver la situation de moins en moins amusante. De plus en plus dangereuse. Tu soupires et enfournes complètement le gâteau, qui a récupéré son goût habituel de cannelle et de sucre.
Tu marches sur une ligne bien mince, en ce moment, avec la patience d’Augustus. Au moins saura-t-il être un peu indulgent, considérant ton état et celui de ton duché… enfin, le temps d’encore quelques jours.

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Message Sujet: Re: Mise au point   Dim 12 Fév - 0:03

Des promesses vides. Des excuses creuses. Il aimerait tellement offrir autre chose à Castiel, le conseiller, que chaque sanglot est comme un coup de poignard qui lui déchire le cœur. Il est désolé, tellement désolé que la tâche doive incomber à cet enfant qu’il a élevé, et qui, même s’il a démontré sa valeur en tant qu’homme, reste toujours un petit garçon à ses yeux. Un enfant qu’il aimerait pouvoir protéger, mais qu’il ne peut pas sauvegarder de tout. Mirta, toi qui protège Sombreciel, pourquoi tourmenter l’un de tes plus fervents serviteurs ? Et il le sait, Castiel, que l’espoir est mince. Il a raison, Anthim d’Erebor ne le laissera jamais épouser sa soeur. Sans doute préférerait-il se faire torturer que de donner son consentement. Mais personne n’a besoin de l’entendre, cette affirmation, aussi le conseiller préfère-t-il la garder pour lui.

Les sanglots s’estompent, et Maximilien rompt l’étreinte, étouffant le regret et le besoin presque insurmontable de garder le duc dans ses bras. Mais il a une place à tenir, une attitude à conserver, et il se doit d’être fort, pour Castiel. Il retourne donc s’asseoir dans un fauteuil, observant le duc grommeler. Il a l’air rasséréné, il reprend confiance, et c’est bien tout ce qu’il doit faire. Une bouffée de fierté saisit le conseiller, vite étouffé par la raison. Un mariage. Avec Alméïde d’Erebor. Est-elle seulement au courant ? il le sait mieux qui quiconque, Maximilien, Castiel a parfois tendance à s’emballer un peu trop vite. Peut-être qu’il ferait mieux d’en parler, lui aussi, avec la principale concernée. Juste pour tâter le terrain, et voir ce qu’il peut apprendre. Loin de lui l’idée de passer outre l’autorité de son duc, même si cela y ressemble, mais c’est pour le bien de Sombreciel qu’il fait ça. Le bien de Castiel.

Le duc tourne et retourne un gâteau dans sa main, et le conseiller reste silencieux, laissant l’homme allait au bout de ses pensées et de ses revendications. Il a appris à se taire, à le laisser cheminer, et à n’intervenir que s’il le faut. Castiel, malgré ce que peuvent en dire ses détracteurs, est intelligent et plein de potentiel. C’est un bon duc, surtout quand il ne laisse pas ses émotions le dominer entièrement. Ou nuire à son jugement. Et encore une fois, Maximilien en a la preuve. Le clin d’oeil taquin de Castiel le fait sourire doucement, comme une confidence échangée entre eux, et il laisse échapper un soupir soulagé, le plus discrètement possible. Oui. L’attente est la clé. Il doit savoir, Maximilien, ce qu’en pense Alméïde. Il doit tâter le terrain, il doit réfléchir et surtout, surtout, il faut laisser les choses se calmer. Les réactions à chaud de Castiel et Anthim n’ont jamais été des meilleures, les expériences passées le prouvent.

« Il nous faut mieux faire profil bas, pour l’instant. » Approuve le conseiller ducal, pensif. « Ne pas donner une seule occasion au duc d’Erebor d’imaginer que nous nous satisfaisons de ces rumeurs. » Quoiqu’il n’était pas là, en Outrevent, lorsque Castiel et Alméïde se sont rapprochés. Ses enfants lui ont racontés, évidemment - il n’a pas eu à insister grandement - mais il n’était pas là, il n’a pas entendu les propos échangés. Cela l’aurait bien aidé, de savoir très exactement ce qui s’est dit. « Ce qui veut bien dire ni lettres, ni contact d’aucune sorte. » Ajoute soudain le comte, en fixant ses yeux dans ceux de son duc. « L’empereur doit être aussi convaincu qu’Erebor que vos soi-disant fiançailles avec la sœur d’Anthim ne sont qu’une folle rumeur. » Son regard se fait insistant, convainquant, il l’espère. Les choses se tasseront, il en est persuadé, si on leur en laisse le temps. Et malheureusement, Castiel n’est pas la personne la plus patiente qu’il connaisse.

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Message Sujet: Re: Mise au point   Mar 25 Avr - 22:48

L’approbation silencieuse de Maximilien vaut beaucoup, pour toi, et tu te satisfais de suivre le chemin de ses réflexions. Fantasque, tes idées quant à la diplomatie et à la gestion de conflits divergent bien souvent des conseils de l’homme et lorsque vous réussissez à vous rejoindre, c’est une douce victoire. Tu n’es pas un mauvais duc. Simplement, très… cielsombrois. Dans tout ce que cela peut impliquer. « Il nous faut mieux faire profil bas, pour l’instant. Ne pas donner une seule occasion au duc d’Erebor d’imaginer que nous nous satisfaisons de ces rumeurs. » Tu en es bien satisfait, toi, mais tu tiens ta langue et tes fanfaronnades, les avalant avec les desserts que tu préfères, ceux qui goûtent Séverac et l’enfance. L’appétit est revenu, ténu, et tu profites de cette occurrence trop peu fréquente pour te remplir l’estomac… et pour éviter de te mettre le pied dans la bouche une fois de plus. « Ce qui veut bien dire ni lettres, ni contact d’aucune sorte. L’empereur doit être aussi convaincu qu’Erebor que vos soi-disant fiançailles avec la sœur d’Anthim ne sont qu’une folle rumeur. »

Pas de lettre ? Ta moue s’assombrit, se fait critique. Cela te contrarie un tantinet, ma foi, et tu attends d’avoir déglutit avant de tenter, un brin d’espoir flottant dans ta voix cassée : « Je lui enverrai une lettre d’excuse. Le regard de Maximilien se fait encore plus insistant. ... peut-être.. ? Pour l’informer qu’un démenti pourrait être fait, si les rumeurs tardent à se dissiper ? Je ne voudrais pas qu’elle croit que nous entérinons ces… bêtises », dis-tu comme si tu pensais vraiment tout ce que tu prétends, soucieux de montrer patte blanche à ton conseiller. Tu veux le bien de ton duché, qui souffre bien assez de tes excentricités sans qu’il ait à se farcir les humeurs de tes confrères ibéens, et si cela passe par une absence de contacts avec la princesse Alméïde, au moins pendant quelques… jours, semaines… soit. Aucun contact connu par Maximilien, surtout. Tu lis dans mes pensées. Le chat persan revient sur tes genoux, sur cette pensée malicieuse que vous partagez et qui lentement se déroule, se défile. Une lettre, une seule, voyons, rien de plus innocent.

Est-elle encore à Lorgol ?

Tes doigts glissent dans la fourrure blanche, sur les douces oreilles, s’attirent de nouveaux ronronnements. Tu renifles, tu trembles encore un peu de ces larmes qui t’ont terrassé, précédemment, jointes à la fatigue qui te pèse encore. Seras-tu capable de te rendormir, ce soir ? Ce serait si bon, de dormir encore un peu... « J’irai à Lorgol, ce mois-ci. Voir Mélisende. Veux-tu m’y accompagner ? Ou préfères-tu prendre quelques vacances de moi ? » Tu ne veux pas vraiment qu’il t’accompagne, puisque tes plans déjà se font… très peu raisonnables, pour un homme qui devrait être sage, mais ne pas lui proposer serait encore plus douteux.
Puis, il est vrai que tu iras y voir Mélisende. Seulement… Peut-être pas uniquement elle.

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Message Sujet: Re: Mise au point   Lun 15 Mai - 21:35

Il fait la morale à son duc Maximilien, comme on la ferait à un enfant récalcitrant : en insistant, gentiment, sur certains points, quitte à en laisser couler d’autres. En soulignant les bonnes idées, et en ne lançant pas de boulets sur les mauvaises. En douceur. Il a appris le comte, aux côtés d’Ismalia, a diriger sa petite famille. Il n’est peut-être pas le meilleur père qui soit mais il le sait, Maximilien : il a bien élevé ses enfants. Il est fier d’eux. Fier de Castiel, aussi. Et tant pis si son poste actuel demande beaucoup de cajoleries et de tractations, il n’y a rien qu’il ne sache pas faire le comte.

Il n’est pas dupe sur le coup de la lettre d’excuse. Il le sait, Castiel le sait probablement aussi, et c’est sans doute le plus délicat de l’histoire. « Très bien, votre Grâce, écrivez-lui une lettre d’excuses. » concède Maximilen, offrant cette victoire au jeune duc avant de contre-attaquer. « Je vous demanderais seulement de me la faire relire, que je puisse calquer mes propos sur les vôtres, si l’on m’interroge. » C’est crédible. Innocent. Ingénu. Et la seule raison qui fait que le conseiller accepte de bonne grâce ce contact entre Alméïde et le duc. Et le fait est que Maximilien en est persuadé, il doit voir Alméïde. Savoir ce qu’elle pense de tout ça, apprendre à la connaître, peut-être aussi. Le chat du duc saute sur les genoux de son maître, cherchant les caresses, et Maximilien observe un instant l’observe un instant avant de se laisser tenter par une nouvelle pâtisserie.

Castiel reprend la parole, et Maximilien n’attend pas longtemps avant de sauter sur l’occasion. Allons bon, le duc ui même lui offre de l’aide pour son projet de parler à la princesse d’Erebor - projet dont Castiel ignore la teneur, bien évidemment - et il serait criminel de la refuser. « Je ne suis jamais fatigué de vous, Castiel. » Lance le premier conseiller avec un léger rire. Abasourdi, certes, parfois. Agacé. Dépassé. « Voir Mélisende me fera plaisir, oui, et j’ai quelques affaires à mener à bien à Lorgol. Je vous y accompagnerais avec joie. » Il ne se doute pas, le comte, que Castiel n’est probablement pas ravi de sa réponse. Et quand bien même, qu’importe. Il l’espère, Alméïde sera à Lorgol, à l’Académie, et c’est l’occasion idéale pour lui parler. Il faut qu’il lui écrive une lettre sur-le-champ, pour planifier une rencontre.

Sans que le duc ne le sache, dans l'idéal. Pas que Castiel ne se méfie de Maximilien, ou aies une quelconque raison de l'être, mais les réactions du duc sont parfois - souvent - imprévisibles et surtout, excessives. Qu'il apprenne que son premier conseiller désire parler à la princesse d'Erebor pour s'assurer qu'elle ne cherchera pas à le contacter serait un manque de confiance cruel. Mais il ne peut s'en défendre, Maximilien. il connaît Castiel. Réellement. Et il le sait, quand le duc veut quelque chose, il n'a de cesse de l'obtenir, sans se soucier des gens ou des dommages causés dans son sillage

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Message Sujet: Re: Mise au point   Ven 19 Mai - 18:01

Un point partout, pourrait-on croire. Une lettre t’est accordée, avec relecture à la clé. Tu acceptes, d’un signe de la tête vaincu. Acheter la paix avec ton conseiller, tu en as l’habitude, et si cela peut l’amadouer, ou même endormir un peu sa confiance… quoique cela, tu ne crois pas que ce soit possible. Il te connaît bien trop, Maximilien, pour ne pas se méfier de tes manigances, comme ces enfants étrangement silencieux et que l’on découvre au milieu d’un désastre pire que toutes les explosions qui ont précédé. Ta lettre devra donc se faire sage, malgré tout ce que tu désires y glisser, sous-entendus scabreux et compliments charmeurs mêlés.
Au moins en apparence. Au moins pour lui.
Peut-être qu’une encre invisible pourrait convenir… Pour un petit addendum, un petit commentaire, inaperçu aux yeux de son père et de sa relecture attentive, et qui lentement apparaîtrait sur le parchemin, que pour les yeux de ta belle. Il ne peut pas savoir que tu désires la revoir, que tu te languis du goût de ses lèvres. Je croyais que nous avions terminé ce qui restait de cette encre. Melbren doit encore posséder un encrier. Et ton frère, tu en es persuadé, est très loin de condamner ce qui se trame entre la princesse d’Erebor et ton honorable personne.

« Je ne suis jamais fatigué de vous, Castiel. Tu ris avec lui, d’un petit éclat soulagé. S’il te ment, tu veux croire à son mensonge. Tu veux croire qu’il t’aime toujours et que chacune de tes bêtises ne l’éloigne pas. Qu’il restera toujours là, lui. Voir Mélisende me fera plaisir, oui, et j’ai quelques affaires à mener à bien à Lorgol. Je vous y accompagnerais avec joie. Bien alors. Je demanderai à Yvain de nous faire une liste des divers traités commerciaux avec les Échevins à réviser, nous profiterons du voyage pour nous assurer qu’en cas de conflit de longue durée, nous ne nous retrouverons pas dépourvus. Puis… je pourrai envoyer mon cadeau à Denys, ainsi. » Sans courir le risque d’être découvert par ton Empereur, qui viendrait te casser les oreilles avec quelques sornettes à propos de l’empire ennemi. Quelques bonnes bouteilles. Ses préférées. Il saura apprécier. Avec ce qui se prépare… ça lui fera une petite réserve, à ton ami. « Est-ce tout ce dont tu désirais m’entretenir, Maximilien ? » Tu as besoin de solitude. Tu as besoin de te reposer. De dormir. De pleurer. Tu veux qu’il parte, mais également qu’il reste. Tu es épuisé.

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Message Sujet: Re: Mise au point   Lun 22 Mai - 22:09

Castiel abdique pour la lettre, ou feint d’abdiquer, Maximilien n’en est jamais réellement sûr. Mais il sait reconnaître une victoire, même légère, et incline la tête. Très bien, une relecture, il n’en demande pas plus. Le duc n’est pas un imbécile, et rien que la menace de relire sa lettre fera qu’elle sera sage, le comte n’en doute pas. Il n’aura presque pas besoin de la relire. Presque. Car c’est un jeu du chat et de la souris auquel se livrent le premier conseiller et le jeune duc plein de malice, chacun observant les mouvements de l’autre. Et malgré sa grande expérience de vie, Maximilien n’est pas toujours persuadé d’avoir le rôle du chat.

Le rire léger de Castiel est un véritable baume au cœur pour le comte, qui cache son soulagement. Il s’inquiète, pour Castiel, sans cesse. Il s’inquiète pour chacun de ses enfants, d’ailleurs, mais son rôle est d’accompagner ce petit garçon sur le chemin bien contraignant d’un grand duc. Il est doué, Castiel, intelligent, aimé de ses sujets, mais Maximilien craint parfois que le prix soit trop élevé. Les souffrances de ce duc qu’il aime comme un fils, cela hante parfois ses nuits. Souvent, il se demande ce qu’il pourrait faire, Maximilien, pour apaiser l’esprit tourmenté de son souverain. Il revient en esprit sur ses paroles, ses actions, ses erreurs, et prend en compte tout cela pour modifier leur prochain échange. « C’est parfait. » Approuve Maximilien, ne pouvant dissimuler pourtant son froncement de sourcil. Castiel n’est pa homme à se plier aussi facilement aux corvées des échanges commerciaux, pas s’il a une idée en tête qui pourra alléger la torture du travail. Il ne compte tout de même pas profiter d’être à Lorgol pour bafouer tout ce qu’il a promis, non ? Pour revoir Alméïde ?

Le premier conseiller doute, mais que peut-il y faire ? il est loin, le temps où la surveillance de Castiel ne nécessitait que quelques gardes, Melbren et assez de poudre pour faire de grands trous, dans le jardin. Jardin qui certes était dévasté, mais les enfants étaient là, au moins, et ce n’était pas si mal. « Non, nous aurons le temps plus tard. Je vais vous laisser vous reposer. » Si la suggestion est courtoise, le ton employé et le regard jeté sur Castiel ne le sont pas. C’est un ordre, autant qu’un conseiller puisse ordonner quelque chose à son duc. « Je vais ordonner qu’on ne vous dérange pas. » Maximilien hésite, imperceptiblement, avant d’abandonner la lutte avec lui-même. « Si cela ne vous dérange pas, j’aimerais rester pour terminer la relecture des parchemins disséminés sur votre bureau. Je ne vous importunerais pas. »

Il a besoin de s’assurer que Castiel va bien. Il restait des heures au chevet de l’enfant, lorsqu’il était petit, à observer son souffle réguler et son visage paisible dans le sommeil. Il a besoin de le faire, encore, parfois. Juste pour se rassurer. Se dire que tout va bien. Même si c’est une illusion.


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