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 Les masques tomberont bien un jour.

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Message Sujet: Les masques tomberont bien un jour.    Mer 30 Nov - 8:15


Livre I, Chapitre 6 • La Danse des Trépassés
Mélodie Douxvelours &  Liselotte Passefil

Les masques tomberont bien un jour.

Et ainsi nous danserons en écrasant les cadavres d’un mensonge oublié



• Date : 27 Novembre 1001
• Météo : Froide et brumeuse
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Mélodie est à la Cour de Miracle pour faire quelque achat, c'est là qu'elle bouscule Liselotte et la reconnait après avoir vécu quelques péripéties en Sombreciel.
• Recensement :
Code:
• [b]Date :[/b] 27 novembre [url=http://arven.forumactif.org/t1488-les-masques-tomberont-bien-un-jour#45294]Les masques tomberont bien un jour. [/url] - [i]Mélodie Douxvelours &  Liselotte Passefil[/i]
 Mélodie est à la Cour de Miracle pour faire quelque achat, c'est là qu'elle bouscule Liselotte et la reconnait après avoir vécu quelques péripéties en Sombreciel.



Dernière édition par Mélodie Douxvelours le Lun 12 Déc - 18:55, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Mer 30 Nov - 8:16

Il faisait froid. De la vapeur s’échappait de mes lèvres à chaque respiration et je m’engonce un peu plus dans mes habits. L’hiver n’était clairement pas ma saison préférée, elle engourdissait les membres, les rendaient maladroits. L’hiver aspirait la chaleur et vous prenait toute sensibilité, toute subtilité. C’était un sale temps pour un voleur dont la spécialité était d’escalader des murs. Surtout lorsque les dites parois avaient la merveilleuse idée de se recouvrir d’un manteau de givre.
Si j’avais pris l’habitude de concilier avec les humeurs –parfois très agaçantes- du temps, je m’en méfiais toujours comme de la peste. Le nombre de voleurs qui s’était fait prendre à leur propre fierté, aveugle, trop confiant et mort, une glissade plus tard par manque d’attention. Ce genre de mésaventure arrivait, aux meilleurs d’entre nous, c’était d’ailleurs pourquoi je hantais les pavés de la cour.

Froid et glace voulaient dire attirail particulier. Celui que j’avais pris l’habitude d’utiliser commençait à être trop usé pour être fiable, donc je venais changer mon matériel et me prendre un nouveau trousseau de crochetage de serrure. La dernière fois, un savant de la Cour avait mis au point de nouveaux outils à l’allure parfaitement anodine. J’avais complètement craqué dessus, mais je ne l’avais pas pris à l’époque me disant que je n’en avais pas besoin, que ce n’était que caprice ou coquetterie superflue. Cependant, après l’évènement de Sombreciel, il était hors de question que je me sépare de quoi ouvrir une porte. J’avais eu de la chance, celle de leur cellule n’avait pas été trop complexe, si j’avais eu besoin d’ustensile plus particulier, nous aurions été coincées. C’est ainsi que j’avais décidé d’investir. Il en allait de même pour le cheval.

J’envisageais de m’en prendre un pour avoir une meilleure autonomie, pour me déplacer plus facilement. Vu les heures sombres qui se profilaient, pouvoir se déplacer rapidement allait rapidement devenir vital.
Sans compter que je pourrais transporter plus d’affaires. Comme une chevaucheuse malade écroulée sur le sol ou encore un sac rempli d’un travail rondement mené.

Mes yeux balais la cour, je laisse un sourire éclore sur mes lèvres. C’était ce qui se rapprochait le plus d’une maison ou d’une famille. Il y avait un charme singulier qui se dégageait de cette espèce de ville clandestine. Et puis, il y avait moi, qui aurait cru que je me laisserais aller à dépenser autant de fleurons pour acheter un morceau de viande puant à sabot ? Pour commencer à penser confort ? C’était presque risible…mais dans le fond…pas si désagréable. Peut-être pourrais-je tenter de négocier avec le Roi blanc, un cheval contre un dragon ?
C’était beau de rêver et je pouffe malgré moi lorsque l’image de l’étrange échange s’impose à mon esprit. Ca et toutes les pensées que cela pouvaient amener.

Après avoir fait mes emplettes, satisfaites du kit du bon crocheteur ressemblant à des épingles à cheveux et autres parures et de quoi vaincre les murs les plus verglacés, je m’apprête à rentrer chez moi. C’était sans compter l’étrange humour du Destin. Je me retourne, manquant d’éborgner au passage une charmante demoiselle avec mon matériel d’escalade. Bien loin de mes frusques pensées pour le vol et l’escalade, pour passer inaperçue, elle était d’une élégance qui attirait l’œil.  Ce n’est qu’une demi-seconde plus tard que je remarque son visage, que je le reconnais. Enfin pas que je la connaisse elle, personnellement, mais voyez-vous, voyager dans le temps ça crée des liens. Aussi ténus fussent-ils, il était difficile d’oublier des compagnons de galère.

C’est ainsi que je suis totalement incapable d’empêcher mon doigt de se lever pour la pointer avec une politesse digne d’un enfant de 5 ans tout en laissant échapper une exclamation de surprise. Si je l’avais rencontré plus tôt, peut-être aurions nous pu nous aider et nous en sortir mieux, détruire ce foutus sablier. Oui, j’étais rancunière et je n’étais pas prête d’oublier cette histoire.

-Toi ! Heu, désolée, bonjour, mais… heu… tu n’étais pas à Sombreciel pour le Samhain par hasard ? Ca va ? Tu n’as rien au fait ?

Quoi ? Oui… je devais avoir l’air complètement ridicule, mais je n’avais pas la moindre fichue idée de comment aborder le sujet… « Bonjour je suis Mélodie et on a failli crever ensemble après avoir remonté le temps, enfin c’était bien toi n’est-ce pas ? » … Ouais… non… C’était pas encore ça, autant m’en tenir à ma première tentative, aussi pitoyable pouvait-elle paraitre.
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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Mar 6 Déc - 22:56

Il y a quelques temps déjà qu'elle n'a pas mis les pieds dans la cité aux mille tours, la petite couturière. Cette fois-ci pourtant, elle a de nombreuses affaires à régler et elle préfère le faire en personne. Et c'est au coeur de la Ville Basse qu'elle se rend en premier lieu, déambulant d'un pas guilleret dans les rues, pas le moins du monde intimidée par les hautes tours ou par les canaux que l'on dit infestés de crocodiles. Avec sa taille menue et ses vêtements chatoyants, elle semble bien détonner dans la grisaille de cette matinée, au milieu des voleurs, des mendiants et des pirates. Pourtant, elle est dans son monde, l'air parfaitement assuré et un sourire nonchalant dessiné sur ses lèvres. Aujourd'hui, elle a l'intention d'investir dans une boutique basée à Lorgol, jumelle de celle qu'elle possède à Ibelin. Oh, c'est ambitieux, mais elle n'a pas peur la Cielsombroise. Elle connaît ses talents et elle se sait assez douée pour intéresser le chaland, y compris dans les terres du nord. Avec les tensions de plus en plus fortes dans tout le continent, elle aura bien besoin d'être visible au sein d'un territoire neutre. Et quelle meilleure manière de dépenser la prime offerte par l'Ordre qu'en étendant un peu plus son influence ?

Elle jubile, Liselotte. Déjà, elle est impatiente de pouvoir faire retaper et redécorer l'endroit. D'investir les lieux de ses créations, de quelques employés de choix, triés sur le volet. Il lui tarde de faire découvrir ses oeuvres à un public encore plus nombreux et d'étendre son influence un peu plus loin. Les affaires sont bonnes en ce moment, florissantes même. Sa boutique prend un essor phénoménal, ses rapports à la Cour ont de quoi satisfaire et ses missions pour l'Ordre sont rondement menées. Que les dieux soient remerciés pour tous ces bienfaits !

La Cielsombroise passe quelques temps dans ce qui sera sa future boutique, à négocier, à marchander, usant de ses charmes et de paroles mielleuses pour mieux embobiner le propriétaire actuel. Ce qui n'est pas bien difficile, car elle fait une affaire en or, la petite couturière. Oh oui, elle s'en frotte déjà les mains ! Et pour fêter ça, quoi de mieux que de profiter un peu des plaisirs que la ville offre ? Mais pas tout de suite, néanmoins. Elle a quelques documents et informations à remettre au Fils des Ombres, des informations un peu trop sensibles pour être simplement envoyées, même par les voies les plus sûres. Et puis, voilà quelques temps qu'elle n'a pas foulé les pavés de la Cour, pas vrai ?

Il ne lui faut pas longtemps, à Liselotte, pour faire part de son rapport au Fils des Ombres. La journée est pourtant bien entamée quand elle s'enretourne au sein de la Cour, profitant de ces instants volés pour retrouver ses frères et soeurs des Miracles. Emmitouflée dans une cape épaisse et dans des gants de laine, elle retrouve avec plaisir les douces sensations que l'on éprouve à se rendre dans un lieu familier que l'on n'a pas vu depuis longtemps. De tous horizons, de toutes naissances, ils sont pourtant tous égaux sur ces pavés et quelque part, ça l'amuse, la jeune femme. Car au dehors, c'est tout une autre histoire.

Elle s'apprête à se rendre dans une taverne qu'elle connaît bien quand elle percute soudain quelqu'un. De justesse, elle reprend son équilibre, remerciant Alior de lui avoir évité une vilaine chute. Le choc passé, c'est la surprise qui se dessine sur ses traits alors qu'elle reconnaît le visage qui se trouve devant elle. « Toi ! Heu, désolée, bonjour, mais… heu… tu n’étais pas à Sombreciel pour le Samhain par hasard ? Ca va ? Tu n’as rien au fait ? » Oh, quelle surprise. La grande gagnante du concours d'équilibre n'est autre qu'une enfant des Miracles, elle aussi ! Voilà qui est tout à fait intéressant. « Je vais bien oui, ne t'en fais pas. » répond-elle avec douceur, ne sachant si elle parle de la chute évitée ou des événements qui se sont déroulés en Sombreciel. De toute manière, pour l'un comme pour l'autre, elle se porte comme un charme.

« En effet, j'étais en Sombreciel. Je ne m'attendais pas à te revoir... ici. » déclare-t-elle, ses lèvres s'ornant d'un sourire aimable. Le jeune femme n'était elle pas partisane de brûler les feuillets ? Elle est également celle qui s'est avancée pour dire toute la vérité au dragon de la Rose. Elle prend note de faire d'autant plus attention à ce qu'elle pourrait dire en sa présence. « Tu es Mélodie c'est ça ? » Retenir les noms, les visages, les lieux, c'est un peu son pain quotidien après tout.

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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Ven 9 Déc - 10:43

Je laisse échapper un soupir, rassurée. Je me serais sentie réellement mal que d’avoir esquinté la jolie demoiselle. Si je me fichais bien des gens qui pouvaient essuyer les revers de mes quelques maladresses, c’était une tout autre histoire à la Cour des Miracles. Même si je n’y connaissais pas tout le monde, que certains n’étaient que des ombres étrangères. Il n’en restait pas moins des frères et des sœurs appartenant à cette famille que je chérissais, et pour rien au monde, je ne voulais leur faire du mal. Même sans le faire exprès. Surtout que les crochets acérés, qui s’enfonçaient avec aisance dans la glace, étaient réellement dangereux et pouvaient faire de sacrés dégâts.
Je me retourne complètement pour lui faire face, prenant cette fois attention à ce que mes achats ne ballottent pas et n’écorchent personne. Lui souriant amicalement, contente de ne pas m’être trompée sur la personne. Même si, maintenant, je ne savais pas trop ce que j’allais bien pouvoir dire ou faire, je devais paraître bien stupide. Pas que ça change réellement de l’habitude, m’enfin.
C’est la surprise qui arrondit mes sourcils quand elle cite mon nom. Un sourire amusé s’échappe de mes lèvres.

-Hé bien…tu as une bonne mémoire, serait-il possible de rééquilibrer la balance en me disant à qui j’ai à faire ? Enchantée de faire ta connaissance en bonne et due forme en tout cas. J’esquisse un semblant de courbette, plus pour laisser court à mon amusement qu’autre chose.

Maintenant que j’y repensais, c’était vrai que son joli minois et ses frusques élégantes ne m’étaient pas totalement inconnus. Ils avaient un air de déjà vus, mais la Cour brassait tant de gens, en continu, que s’arrêter sur chacun et connaitre tous les noms et tous les visages étaient un labeur fastidieux que je n’avais pas entrepris de faire. Peut-être que le Fils des Ombres en était capable. Je n’étais qu’une anonyme de plus dans son domaine, je n’avais donc pas à savoir la vie de tous ceux qui foulaient les pavés de cet endroit. C’était surement un tort, avoir le soutien de la jolie demoiselle aurait été bien plus agréable que de se sentir si démunis à la Samhain. Qu’importe, je la connaissais désormais, peut-être cela me servirait-il dans le futur.

-Même si nous ne nous sommes jamais parlées, je suis heureuse de savoir qu’une enfant des miracles n’a pas été blessée durant ces événements.

Même si ladite enfant avait mis en garde le groupe contre les effets d’une possible destruction du Sablier, empêchant certainement celle-ci. Peut-être avait-elle eu raison. Après tout, je n’avais strictement aucune connaissance de la magie. Mais, j’étais encore une boule de frustration de m’être faites voler ce trésor inestimable et infiniment dangereux sous le nez. Le détruire aurait été préférable.

-Qu’est-ce que tu fais ici du coup ? Enfin, si ce n’est pas indiscret.

Je lui souris, alors que les considérations s’envolent effrayées par la curiosité qui s’installe comme un gros chat repu. Après tout, faire la connaissance d’une nouvelle tête aux seins de la Cour était toujours un plaisir pour moi. C’était l’endroit où je me sentais le plus à l’aise et toutes ces valeurs de rangs ou d’éducations ne pesaient, d’un coup, plus si lourd que ça. Rapprochant les cœurs et les âmes pour faire naître d’étranges liens, voir, parfois, de l’amitié ou de l’amour. Je m’égare un instant, repensant à l’union de Hiémain et Mélusine.

- Peut-être préférais-tu parler ailleurs, ou ne pas parler du tout en fait. J’ai du temps, mais c’est vrai que ce n’est peut-être pas ton cas.

Le tutoiement était venu naturellement. Je ne voyais pas l’intérêt de vouvoyer des gens qui faisaient partie de la Cour des Miracles. Le « vous » mettait une barrière, un fossé entre les gens qui n’avait pas lieu d’exister ici. Ou alors, c’était qu’ils avaient une présence particulièrement imposante, comme le Fils des Ombres ou encore les Maîtres.
Ce qui n’était pas franchement le cas de la demoiselle. Elle avait cette aura d’intimidation tranquille que conférait l’assurance, peut-être même d’un rang noble ? Mais pas au point de me faire prendre une attitude plus cadrée et moins volage.

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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Dim 11 Déc - 11:43

Son regard papillonne sur la douce Mélodie, la détaillant avec plus d'intérêt qu'autrefois. Elle est mignonne, c'est certain, et ses grands yeux clairs sauraient faire fondre bien des hommes, elle en est persuadée. Son regard dévie sur le matériel qu'elle transporte et avec lequel elle a bien failli l'éborgner ; matériel d'escalade ? Voilà qui expliquerait cette agilité dont elle a fait preuve durant le concours de la Samhain. Parmi les concurrents, il y avait plusieurs connaissances de la couturière, mais elle éprouve soudain un bref élan de fierté à l'idée qu'une camarade de la Cour ait gagné le premier prix, au milieu de tous ces Voltigeurs pourtant bien entraînés à ce genre de choses.

« Hé bien…tu as une bonne mémoire, serait-il possible de rééquilibrer la balance en me disant à qui j’ai à faire ? Enchantée de faire ta connaissance en bonne et due forme en tout cas. » Sa révérence la fait sourire et elle s'incline à son tour, de façon respectueuse, une lueur espiègle dans les yeux. « Enchantée aussi. Je m'appelle Liselotte. » répond-elle simplement. Pas de faux semblant sur les pavés de la Cour, inutile de lui donner un faux nom, elle sait désormais que la voleuse saura garder le secret de son identité quoi qu'il arrive. Car l'entraide est de mise, lorsque l'on est des enfants des Miracles, pas vrai ?

« Même si nous ne nous sommes jamais parlées, je suis heureuse de savoir qu’une enfant des miracles n’a pas été blessée durant ces événements. » Liselotte acquiesce doucement, esquissant un sourire doux. Elle ne risquait pas grand chose, en tant que membre de l'Ordre, mais elle aurait pu faire partie des dommages collatéraux. Dans l'intensité du moment, qui sait ce qui aurait pu arriver ? Sans parler de leur retour dans le passé, empli d'incertitudes. « C'est gentil de ta part. J'en suis heureuse également, c'était vraiment terrible. Je ne peux pas croire que tant de vies aient été sacrifiées au nom de ce Sablier. » répond-elle, mimant parfaitement le choc et la tristesse sur ses traits à l'air d'habitude si jovial. Elle pense réellement que torturer, tuer, massacrer sont des moyens triviaux et un peu trop extrêmes de parvenir à ses fins, mais qui est-elle pour juger ? Ils font ce qu'ils ont à faire au nom de leur cause et Liselotte préfère travailler à leurs côtés que de se trouver sur leur chemin. Et puis, ce ne sont pas les avantages qui manquent, preuve en est de cette belle boutique qui verra bientôt le jour.

« Qu’est-ce que tu fais ici du coup ? Enfin, si ce n’est pas indiscret. » Indiscret ? Oh si. L'espionne ne fait ses rapports qu'à une personne, parmi ceux qui foulent les pavés de la Cour et il s'agit du Fils des Ombres. « Peut-être préférais-tu parler ailleurs, ou ne pas parler du tout en fait. J’ai du temps, mais c’est vrai que ce n’est peut-être pas ton cas. » « J'ai du temps, moi aussi. Je comptais justement m'installer un instant à l'une de nos tavernes et profiter d'être de retour à Lorgol pour renouer un peu avec ceux qui foulent les pavés de la Cour. Il y a trop longtemps que je ne suis pas revenue. » répond-elle, le visage éclairé d'un sourire franc. Il y a largement de quoi faire, au sein de la Cour des Miracles et elle n'est pas contre l'idée d'en apprendre plus sur cette voleuse dont elle ne sait rien encore.

Liselotte lui fait signe de l'accompagner et, lorsqu'elles se mettent en route, elle reprend la parole. « Aujourd'hui, je suis venue rendre plusieurs rapports au Fils des Ombres. » déclare-t-elle d'un ton énigmatique. Oui, elle peut bien lui dire ça. Après tout, c'est le travail de chacun des Enfants des Miracles non ? Voler des biens n'est pas leur seul atout. Le trafic d'informations, ça par contre, c'est ce qui les rend puissants. « Mais surtout, j'ai fait le tour de la Ville Basse pour trouver l'endroit idéal pour installer ma seconde boutique. Il me tarde de la voir ouvrir ! » Et son impatience est plus que sincère, à cet instant, alors que ses yeux pétillent de joie et de malice.

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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Mar 13 Déc - 16:05


Je suis Liselotte dans une fanfare cliquetante. Je roule des épaules, jouant avec mon matériel pour finalement réussir à le rendre moins bruyant. Pas que cela soit particulièrement dérangeant, mais il y avait toujours mieux pour parler avec quelqu’un. Hurler pour s’entendre au travers d’une cacophonie métallique n’était pas très pratique disons. Sans parler du fait que la jeune femme m’intriguait assez et que j’étais très curieuse d’en savoir plus sur elle. J’étais frustrée de ne pas avoir été capable de la connaitre ou reconnaitre avant. Je ne savais pas trop. Moi qui n’arrêtais de dire que la Cour des Miracles était une sorte de famille… C’était un peu ridicule de ne pas en connaitre les membres ? Bon…c’était une grande famille certes….vraiment très grande. Mais tout de même …

Non…En fait… je me fichais un peu d’en connaitre les moindres membres. Il ne fallait pas se mentir, c’était surtout l’optique d’avoir pu agir autrement et d’avoir manqué ainsi d’atout qui me faisait penser ainsi.
Je lâche néanmoins un franc sourire. La conclusion de cette histoire avait été désastreuse et en ré écrire la fin n’aurait pas été du luxe… pourtant elle avait offert quelques avantages intéressants… Aurais-je vraiment voulu qu’il en soit autrement ?
Difficile de répondre à ça.

Mon regard s’accroche à la jeune femme, se faisant plus sérieux. J’hoche simplement la tête.
Oui, j’étais terriblement curieuse de savoir de quoi il en retournait, mais dans le fond je n’étais pas certaine de vouloir fourrer mon nez dans les affaires du Fils des Ombres. Lui seul était apte à connaitre la valeur de ce qu’on lui amenait, une multitude de fils dansait entre ses doigts. Pris un à un, rien n’était utile, mais avec le doigté et l’habilité de notre chef, c’était une tout autre histoire… D’ailleurs… Pourquoi pas Fille des Ombres, au fait ? … Ce n’était pas très juste tout ça.

Je m’égare un instant dans mes réflexions stupides. Puis je reviens sur terre lorsque le sens des mots de Liselotte m’apparait enfin.

-Ho ! Tu vas ouvrir une boutique, ça sera quoi comme magasin ? Tu es commerçante ?

Ce n’était pas aberrant, ça expliquait ses jolis vêtements et cette prestance qu’elle dégageait. Il en fallait quand on tenait une boutique. Mais ça restait impressionnant. Elle ne payait pas mine comme ça, elle semblait douce presque fragile. C’était certainement une erreur, personne dans ce lieu n’était fragile, jamais vraiment en tout cas. C’était surement pour cela que nous étions si puissants. Car personne ne semblait nous prendre au sérieux, jusqu'à ce qu’il se retrouve totalement dépouillé.

-D’où est-ce que tu viens pour ne pas avoir l’occasion de venir à la Cour si souvent ? Tu vas rester sur Lorgol du coup ? … Je suis assez curieuse, dis le si ça te gène.

J’étais consciente que cela pouvait agacer. Pourtant, ce n’était pas pour autant que j’allais m’en excuser. Elle ne semblait pas en prendre ombrage pour le moment et je n’étais pas désolée du tout. Pas de faux-semblant ici… En fait, c’était faux… Il y avait des faux-semblants, des masques et des intrigues… Mais c’était différent dans la Cour des Miracles. C’était… normal, sinon, il n’y aurait rien de merveilleux à se tenir dans ce lieu si particulier. Nous étions tous entraînés dans un jeu subtil, nous savions tous la teneur de notre seconde identité, sans pour autant réussir à savoir les rêves et les ambitions de chacun. Tout ça se mélangeait pour créer une mélodie particulièrement envoutante.
J’aimais la Cour, ses pavés et ceux qui appartenaient à cet endroit.
Concernant Liselotte, il était trop tôt pour en dire quoi que ce soit. Mais, elle n’en restait pas moins intrigante, à sa manière.

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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Ven 16 Déc - 23:26

La voleuse l'accompagne et Liselotte marche d'un pas tranquille, presque nonchalant, le long des pavés qu'elle a si souvent parcourus durant les années passées à Lorgol. Depuis qu'elle a pris son envol en direction de la capitale ibéenne, il lui est plus difficile de s'y rendre aussi souvent qu'elle le voudrait, mais sa position demande des responsabilités et elle n'est pas prête à laisser tomber cette place qui lui offre bien des avantages. Elle ne paie pas de mine, la petite couturière, pourtant elle a plus d'une corde à son arc.

« Ho ! Tu vas ouvrir une boutique, ça sera quoi comme magasin ? Tu es commerçante ? » Elle acquiesce doucement, un petit sourire satisfait sur les lèvres. « Je suis couturière. » Une douée, en plus de ça ! L'orgueil s'affiche sur ses traits, d'autant plus lorsque Mélodie prend à nouveau la parole. « D’où est-ce que tu viens pour ne pas avoir l’occasion de venir à la Cour si souvent ? Tu vas rester sur Lorgol du coup ? … Je suis assez curieuse, dis le si ça te gène. » Elle rit légèrement, la Cielsombroise et balaie ses questionnements d'un geste de la main. « Ca ne me gêne pas du tout, ne t'en fais pas. » Elle lui adresse un sourire, levant les yeux pour observer un instant les courbes de son visage avant de continuer. « Je vis à Ibelin depuis quelques années, j'y ai ma propre boutique, l'Aiguille d'Or. » Une boutique dont elle n'est pas peu fière, Liselotte. Quand elle l'a reprise, elle n'était qu'une boutique comme une autre, vendant des vêtements de qualité moyenne, passable. Oh, sa tante avait un certain talent, mais certainement pas le sien. Et elle a su élever cet endroit au rang qu'il méritait. Quant à sa position au palais d'Ibelin... Peut-être Mélodie saura-t-elle arriver elle-même à cette conclusion, mais Liselotte aime cultiver le mystère et garde cette information sous silence. Pour le moment.

« Et toi alors, est-ce que tu vis à Lorgol ou tu es là pour une raison particulière ? » demande-t-elle alors qu'elles parviennent à une taverne sympathique à l'intérieur chaud et douillet. Il y a de nombreuses personnes et la salle résonne des conversations, des tintements de verres et des rires. Liselotte prend place à une table, dans un coin de la pièce, dos au mur. Elle retire sa cape et esquisse un mince sourire. « J'ai remarqué tes talents lors du Festival du Seuil, c'était une belle performance. Comme quoi, il ne faut jamais sous-estimer les voleurs. » Il y a une certaine fierté dans les paroles qu'elle prononce sans la quitter des yeux. Puis quand un serveur passe, elle demande un thé, agrémenté de quelque chose de plus fort. Les habitudes cielsombroises sont tenaces.

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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Ven 23 Déc - 22:48

Une boutique à Ibelin, rien que ça. Je laisse échapper un sifflement admiratif, affichant clairement mon appartenance à la basse classe par cette réponse si peu raffinée. La finesse que j’avais, je la gardais pour mon boulot et ma survie, je n’en avais pas assez pour l’afficher à la vue de tous. Je n’avais pas de manières, du moins je ne voulais pas en avoir. Ma mère avait tenté pourtant.
Je passais pour une dinde stupide des rues et sans le sou. Ce n’était qu’à moitié vrai, suffisamment trompeur pour que la plupart ne me regardent pas, ne me prennent pas au sérieux et s’en mordent les doigts par la suite. Je n’avais pas à faire semblant devant Liselotte, mais je n’avais pas non plus envie d’adapter mes réponses pour qu’elle convienne à une personne de son éducation. D’ailleurs quelle aurait été la réplique appropriée ?
Puis, l’énormité de ce qu’elle venait de dire et les possibilités qui s’ouvraient devant moi devinrent tout à coup bien plus alléchante. Je l’observe, les yeux brillant d’une gourmandise difficilement dissimulable.

-Doonc, tu es couturière ? C’est ça ?

Je me mords la lèvre, réfléchissant un instant à comment amener ma demande. Je n’avais pas l’habitude de quémander, du moins pas pour des vêtements. Je n’avais jamais été coquette, je n’ai jamais pu me le permettre. Mais plus que de la coquetterie ce qui m’intéressait s’avérait presque être une nécessité qui pourrait grandement me sauver la mise et qui aiguisait mon nouvel intérêt pour Liselotte.

-Et tu crées et fabriques tes habits toi-même donc ?


Non parce que, escalader, crapahuter, courir et voler dans des frusques rapiécées, vaguement modifiées – quand on le pouvait- n’était pas vraiment ce qu’on pouvait appeler être pratique. C’était un calvaire, même, surtout avec des jupes, des jupons, des couches et des couches de vêtements inutiles et absolument pas fonctionnels.
Vous avez déjà grimpé une des tours de Lorgol en jupe vous ?
Et en Hiver ?

Certes, la plupart du temps, les habits étaient plus ou moins adaptés à la tâche, mais nous n’avions pas toujours ce luxe et cela ne rendait la tâche que plus ardue. Ce n’était pas pour rien que voler était un art, qu’il avait fallu se perfectionner en une spécialité. Chaque méthode nous ouvrait des portes pour en refermer d’autres et devoir concilier avec les avantages et les inconvénients étaient suffisamment laborieux pour empêcher quiconque de tenter la folle idée d’être un maître voleur toutes catégories confondues. Alors, maintenant, imaginez, en plus avec des habits, instruments démoniaques, qui s’amusaient à vous rendre la tâche encore plus difficile ?

En attendant, les questions ne me sont pas réservées et voilà que j’en reçois. J’y réponds avec plaisir, ne pas satisfaire à sa curiosité alors qu’elle avait si gentiment contenté la mienne n’aurait pas été très gentille.

-J’habite ici. Enfin à la Ville Basse. J’y aie grandi aussi, ça a toujours été ma maison.

Pendant que nous parlons, nous rentrons dans une taverne. L’atmosphère y est plus chaude, plus bruyante aussi. Je me rends compte d’à quel point il faisait froid dehors alors que mes joues me piquent à cause de la chaleur soudaine. Je frotte mes mains entre elles, puis sur mon visage pour faire passer la désagréable sensation. Suivant toujours la jolie demoiselle, je m’assois face à elle. Me délestant au passage de ma lourde veste en laine décrépite, la laissant reposée sur le dossier de la chaise contre laquelle je m’appuie en soupirant d’aise.
Je laisse reposer mon matériel d’escalade sur le sol, près de mes pieds et celui de crochetage sur la table. Il ressemblait tellement à des épingles et diverses autres pinces à cheveux que c’en était troublant.

- Haha, oui tu l’as dit. Je n’aurais peut-être pas dû m’afficher autant cela dit…. Mais j’étais…enfin …je me suis laissée emporter par l’ambiance, je suppose.


Je ris un peu stupidement en me remémorant le concours. Ca avait été….épique, d’une certaine manière. Un concours improbable où le n’importe quoi se disputait avec le ridicule. Cependant…aurais-je réellement agi différemment ? Oui, je le pensais, je ne me serai pas retrouvée à moitié nu devant tout ce monde en ce début d’hiver pour commencer. Pourtant, je n’en tirais strictement aucune honte. Et puis…je n’allais pas me plaindre, je n’avais jamais été aussi riche. Si seulement je m’étais arrêtée là et que je n’avais pas cherché à en avoir plus, encore et toujours. C’était l’excès de confiance et l’appât du gain qui m’avaient tout droit poussé dans les bras de l’Ordre… Ca par contre, je n’en étais pas fière, pas fière du tout.

-Dommage que la Samhain ait fini ainsi…. Nous aurions certainement pu profiter d’autres concours et festivités plutôt que d’assister à un tel carnage…


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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Sam 24 Déc - 15:11

Elle semble admirative, la jeune voleuse, et ce n'est pas pour lui déplaire. Elle aime beaucoup voir la réaction des gens lorsqu'elle annonce travailler à l'Aiguille d'Or ou qu'elle dit confectionner des vêtements pour la cour impériale d'Ibélène. Avec sa taille menue et sa bouille innocente, elle ne paie pas de mine la Cielsombroise et pourtant, elle est bien plus efficace que de nombreuses personnes de son entourage. Son ambition et sa détermination l'ont menée loin et, avec les années, elle a su se faire un nom dans ses domaines de prédilection. Mais il y en a toujours pour ne pas s'y intéresser ou pour ne pas côtoyer assez ces milieux pour avoir entendu parler d'elle et Liselotte se fait toujours un plaisir de rectifier le tir. Après tout, dans quelques temps, elle aura également un pied-à-terre au cœur de la Ville Basse, il est grand temps que la cité aux mille tours chantent également ses louanges, non ? Peut-être adaptera-t-elle ses confections aux bourses plus modeste de la Ville Basse, mais elle aura tout le temps d'y penser le moment venu. Les idées fourmillent déjà dans son esprit. Il lui tarde de s'y mettre !

« Et tu crées et fabriques tes habits toi-même donc ? » Elle hausse les épaules. « La plupart oui. » Mais elle a tant de clients, tant de commandes, qu'elle n'a parfois pas une minute à elle pour le faire alors il lui arrive bien évidemment de s'en procurer ailleurs. Certains de ses concurrents ont des créations très intéressantes. Loin d'égaler la qualité des siennes, mais l'on peut raisonnablement dire qu'ils font de belles choses.

« J’habite ici. Enfin à la Ville Basse. J’y aie grandi aussi, ça a toujours été ma maison. » La couturière hoche la tête avec intérêt. Oh, une véritable Lorgoise, qui parcourt les rues de la cité depuis son plus jeune âge. Liselotte connaît bien la ville pour y avoir vécu quelques années, mais ça ne doit pas être grand chose face à une voleuse qui en connaît les moindres ruelles, y compris celles dissimulées au commun des mortels. Elle doit être un bel atout pour la Cour, à n'en pas douter.

Finalement, elles s'installent dans une taverne et la couturière observe distraitement l'endroit, par la force de l'habitude, sans cesser de s'intéresser à Mélodie. « Haha, oui tu l’as dit. Je n’aurais peut-être pas dû m’afficher autant cela dit…. Mais j’étais…enfin …je me suis laissée emporter par l’ambiance, je suppose. » Liselotte lui adresse un sourire à la fois amusé et indulgent. « A quoi ça sert d'avoir un tel talent si c'est pour le garder pour soi ? » répond-elle, malicieuse, sans plus s'attarder sur l'ambiance. Il est vrai que le Festival du Seuil est un événement tout à fait particulier qui entraîne même les esprits les plus sages, parfois, dans un tourbillon de fête, de musique et de plaisir. Un événement qu'elle apprécie plus que tout, la Cielsombroise.

« Dommage que la Samhain ait fini ainsi…. Nous aurions certainement pu profiter d’autres concours et festivités plutôt que d’assister à un tel carnage… » Elle acquiesce lentement, l'air soudain plus songeur. Mais Liselotte, elle est avant tout connue pour son optimisme et sa joie de vivre, alors son sourire lui revient rapidement, ainsi qu'un regard pétillant. « Tu devrais revenir l'année prochaine. En temps normal, les festivités sont extraordinaires et je pourrai certainement t'introduire aux traditions cielsombroises. » Espiègle, elle lui adresse un clin d’œil alors que le serveur revient avec leurs commandes. Liselotte boit une gorgée de son thé encore fumant et pousse un soupir d'aise. Relevant les yeux vers Mélodie, elle l'observe sans s'en cacher. Elle est mignonne cette jeune femme, très mignonne même. Ce serait indéniablement regrettable qu'elle ne s'y rende pas l'année suivante. « Tu as pu tout de même profiter un peu du festival avant la découverte du sablier ? Généralement, les gens n'attendent pas trop avant de trouver un coin tranquille dans une tente ou dans les buissons. » C'est une manière comme une autre de se réchauffer, pas vrai ? Et Liselotte s'amuse à tester ses réactions. Elle est de Lorgol, pas l'une de ces coincées venues d'Outrevent, elle ne devrait pas être très choquée, n'est-ce pas ?

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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Mar 27 Déc - 19:05

J’éclate franchement de rire devant la bravache de Liselotte. Elle n’avait pas tort, mais pas tout à fait raison non plus. Ce qui n’empêchait pas que je commençais réellement à l’apprécier. Elle n’était pas une voleuse, du moins je n’en avais pas l’impression, peut-être faisait-elle partie de la caste du charme ? Pas une mendiante, ça c’était absolument sûr, vu ses jolis habits…. Une espionne peut-être ? C’était sans doute le plus probable. Mais, je n’irais pas lui demander, dans le fond cela n’avait aucune importance, c’était une enfant des Miracles, c’était tout ce qu’il fallait savoir.
Je passe ma main dans mes cheveux pour les ramener en arrière, souriant à la donzelle.

-Hé bien, ce n’est pas faux. Mais se faire sous-estimer est toujours un plus. C’est bien pour cela que les voleurs de la Cour s’en sortent si bien. Parce qu’on ne nous croit pas capable de tels exploits. Mais bon, je ne vais pas me plaindre d’avoir gagné… Je n’ai jamais été aussi riche.

Je laisse les mots carillonner joyeusement entre nous pendant notre installation. J’en profite pour commander de l’hydromel. Alcool et miel, rien de tel pour réchauffer du froid de l’hiver. Liselotte, elle, ne se laisse pas démonter par mes propos. Affichant un regard pétillant de malice et m’invitant à revenir l’année prochaine. Je pouffe en entendant sa proposition. Je n’étais pas certaine d’avoir la carrure pour supporter les…comment avait-elle dit déjà ? Ha oui, les traditions cielsombroises. J’aimais profiter de la vie, je ne m’en cachais nullement, mais eux, ils avaient élevé le plaisir à la forme d’art, se vautrant dans un excès parfois dangereux. J’étais une petite joueuse par apport à eux et je me méfiais aussi de certaines de leurs substances, pouvant vous rendre dépendant à un point proprement effrayant. C’était surtout de ça dont je me méfiais. Je ne pouvais clairement pas me permettre, vu mon métier et les risques que je prenais, de me retrouver accro à je ne savais trop quel mélange obscur. Je n’en avais pas non plus les moyens.
Bref, c’était une chose qui me faisait peur.

-Mais j’y viens tous les ans, sache-le. J’ai des morts à honorer et je trouve que les festivités de Sombreciel est une forte belle façon de le faire. Célébrer la vie en remerciant ceux qui sont passés avant nous pour les opportunités qu’ils nous ont offert est la meilleure façon de leurs rendre hommages de mon point de vue. Quant aux traditions cielsombroises, tout dépend de ce qu’elles impliquent, mais pourquoi pas.


Il fallait toujours se méfier d’un cielsombrois. L’excès qui coulait dans leur veine pouvait rapidement dépasser n’importe quel habitant d’Arven. Et je n’avais clairement pas la prétention d’affirmer savoir ce qui m’attendait derrière cette invitation.

-Oui, j’en ai profité, mais pas jusqu’à bénéficier des avantages d’une tente en belle compagnie.


J’avais beaucoup trop eu la bougeotte pour ça. J’avais été dans un esprit de fête, mais surtout de dépense, physique. J’avais eu besoin de bouger, de me dépenser et pas de me perdre dans les bras d’un homme. Il y avait eu trop de tension à évacuer et je n’avais clairement pas pu me détendre pour une activité plus…charnelle disons. Car c’était bien de ça dont il s’agissait non ?

-J’aurais une proposition à te faire dame couturière d’Ibelin. Si tu t’installes ici, j’ai bien une petite idée de comment t’attirer pas mal de monde, du moins te faire une clientèle de confiance venant de la Cour des Miracles. Et ceux très rapidement.


Je me mords la lèvre inférieure, profitant de l’arrivée des boissons pour réfléchir à la suite de ma proposition. J’avale une gorgée, puis une autre, profitant du breuvage avant de reprendre, pas franchement à l’aise dans le rôle que j’étais en train d’endosser. J’étais une voleuse bon dieu, ce que je voulais, je le prenais, je n’étais pas une commerçante… Je n’étais pas très douée là dedans.

-Bon, je ne vais pas tourner autour du pot. Je ne sais pas parler aussi bien que toi. Pour être franche, voler est une activité par forcément très sûre. C’est pire quand tes habits ne sont pas adaptés à ce que tu fais, imagine, encore en plus, quand tu fais partie de ceux spécialisés dans l’escalade ? …et que tu es une fille portant jupes et jupon…C’est un vrai calvaire parfois… Du coup… qu’est ce que tu dirais d’imaginer des vêtements pour nous, pratique, passe partout, pensée pour le vol et l’escalade. Je testerais tes prototypes, en contrepartie, je les gardes. Et derrière, tu gagneras une notoriété folle au sein de la Cour. Qu’en dis-tu ?


Je ne sais pas trop si ma tentative de marchandage réussirait ou non. Au moins avais-je tenté. Cela me simplifierait grandement la vie, cependant, j’avais toujours fait sans, donc je pouvais aussi m’en passer.

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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Jeu 29 Déc - 15:52

« Hé bien, ce n’est pas faux. Mais se faire sous-estimer est toujours un plus. C’est bien pour cela que les voleurs de la Cour s’en sortent si bien. Parce qu’on ne nous croit pas capable de tels exploits. Mais bon, je ne vais pas me plaindre d’avoir gagné… Je n’ai jamais été aussi riche. » Elle commence à l'apprécier, cette jeune voleuse. Elle a un franc parler qui lui plaît, elle est loin d'être stupide et, pour ne rien gâcher, elle n'est certainement pas désagréable à regarder. Sa remarque la fait rire à son tour et elle ne peut qu'acquiescer lorsqu'elle parle de se faire sous-estimer. Oh, elle ne sait que trop bien de quoi elle parle, elle qui est si menue, qui semble si fragile. Liselotte semble toujours passer pour la jeune femme sans défense et certes, elle n'a pas la force d'une guerrière mais elle a la ruse pour elle. La fourberie, diraient certains. Pour sa part, elle estime juste qu'elle est assez maline pour se défaire de mauvaises situations et que des paroles bien placées sont souvent plus efficaces qu'un coup dans la figure. Elle est néanmoins quelque peu surprise par les derniers mots de la voleuse. Elle n'a jamais été aussi riche ? Mais ne s'agit-il pas de mille fleurons ? Habituée à vivre auprès de la plus haute noblesse, Liselotte manque parfois de perspective. Pour elle, mille fleurons, ça ne paie même pas l'une de ces robes élégantes que sa clientèle s'arrache. C'est de l'argent de poche. Mais elle se garde bien de le dire. À la Cour des Miracles, les gens viennent de tous les horizons et il n'y a certes pas de place pour le jugement sur ses pavés. De toute manière, elles repartent sur un sujet plus léger, s'attardant sur les festivités de la Samhain plutôt que sur ses malheurs alors que la couturière sirote son thé délicieusement corsé.

« Mais j’y viens tous les ans, sache-le. J’ai des morts à honorer et je trouve que les festivités de Sombreciel est une forte belle façon de le faire. Célébrer la vie en remerciant ceux qui sont passés avant nous pour les opportunités qu’ils nous ont offert est la meilleure façon de leurs rendre hommages de mon point de vue. Quant aux traditions cielsombroises, tout dépend de ce qu’elles impliquent, mais pourquoi pas. » Mutine, Liselotte hoche doucement la tête. C'est en effet une belle façon d'honorer les morts, que de célébrer la vie. « Oh, des traditions, il y en a de toutes sortes. On en reparlera en temps voulu. » Et elle lui adresse un clin d'oeil amusé. « Oui, j’en ai profité, mais pas jusqu’à bénéficier des avantages d’une tente en belle compagnie. » Quel dommage. Cela dit, Liselotte n'en a pas eu le temps non plus, trop occupée à renouer avec son ami, à observer les concours et à goûter aux délicieux alcools proposés. Elle avait prévu de continuer les festivités, mais la découverte du sablier avait contrecarré ses plans.

« J’aurais une proposition à te faire dame couturière d’Ibelin. Si tu t’installes ici, j’ai bien une petite idée de comment t’attirer pas mal de monde, du moins te faire une clientèle de confiance venant de la Cour des Miracles. Et ce très rapidement. » Intriguée, Liselotte relève les yeux, un sourire énigmatique ourlant ses lèvres. Elle s'appuie un peu plus sur son dossier, les doigts pianotant sur sa tasse, dévisageant presque son interlocutrice. « Je t'écoute. »

« Bon, je ne vais pas tourner autour du pot. Je ne sais pas parler aussi bien que toi. Pour être franche, voler est une activité par forcément très sûre. C’est pire quand tes habits ne sont pas adaptés à ce que tu fais, imagine, encore en plus, quand tu fais partie de ceux spécialisés dans l’escalade ? …et que tu es une fille portant jupes et jupon…C’est un vrai calvaire parfois… Du coup… qu’est ce que tu dirais d’imaginer des vêtements pour nous, pratique, passe partout, pensée pour le vol et l’escalade. Je testerais tes prototypes, en contrepartie, je les gardes. Et derrière, tu gagneras une notoriété folle au sein de la Cour. Qu’en dis-tu ? » Elle reste silencieuse, la couturière, ce qui est plutôt bon signe. Si la proposition lui avait paru complètement stupide ou absurde, elle aurait ri au nez de la jeune femme, mais son intérêt est titillé, sans parler de l'amusement qui se peint au fond de ses yeux devant le culot de la voleuse. Oui, décidément, elle l'aime bien. Alors elle y réfléchit sérieusement, songeant à l'emplacement de sa nouvelle boutique, aux nombreuses possibilités, à tout ce qu'elle est capable de faire. Sa nouvelle boutique sera située de la Ville Basse, abritant voleurs, pirates et assassins en tout genre. Les nobles de la Ville Haute ne s'y rendront probablement pas aussi souvent, bien qu'ils n'aient pas une grande distance à parcourir pour y parvenir, ça reste relativement dangereux pour eux. Et au-delà des voleurs, elle pense à tous ceux qui nécessitent des vêtements pratiques pour leurs fonctions, comme les Voltigeurs et Chevaucheurs. Elle a déjà de nombreux croquis et quelques oeuvres intéressantes pour les Voltigeurs, les Voltigeuses plus particulièrement puisqu'elle en fournit très souvent à Grâce de Sombregemme, certainement l'une de ses clientes préférées. Alors un mince sourire fleurit sur ses lèvres.

« Je pense que les gens ont tort de te sous-estimer. » répond-elle avec malice. « Ton idée me plaît, mais elle demande réflexion. La boutique ne va pas ouvrir tout de suite, il faudra encore quelques aménagements, mais... il se pourrait que j'adapte mes confections à la clientèle du coin. » Et dans la Ville Basse, ils ne seront pas nombreux à pouvoir se payer des robes à cinq mille fleurons, elle n'aura de toute manière pas le choix. Même si elle laissera certainement quelques oeuvres hors de prix pour attirer une clientèle plus riche et faire le bonheur des voleurs qui guettent leur visite. Déjà, elle imagine des tuniques à la fois légères et maniables, des jupes un peu particulières qui pourront être ajustées de manière à ne pas encombrer les mouvements, des jambières et des pantalons adaptés à l'exercice physique. Oh, comme elle va pouvoir s'amuser. « Tu sais quoi ? Marché conclu. Si je mets tout ça en place, tu auras la priorité pour tester les prototypes. J'avoue que je suis curieuse de voir ce que ça peut donner. » Curieuse et tout à fait excitée, il n'y a pas lieu d'en jouer.

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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Ven 30 Déc - 15:11


Que ses mots étaient doux à mon cœur, soignant mon ego malmené ces dix derniers jours. Il avait gonflé le bougre, gonflé, enflé, grossi, jusqu'à éclater… Et quand je pensais que ça ne pouvait être pire, hé bien j’étais allée me jeter toute seule dans une nouvelle galère. Alors, entendre la demoiselle au visage mutin et intelligent me dire ces quelques mots, ce fut comme un baume apaisant passé sur des blessures encore à vif. Le contentement m’envahit, quand elle continue. Elle aimait mon idée ! Je n’avais pas douté de sa pertinence, mais la voir ainsi apprécier, c’était tout de même agréable.
Si son savoir était allié à l’ingéniosité des savants de la Cour, je n’osais imaginer à quel point nous pourrions évoluer dans nos méthodes. Mais avant d’aller jusque-là, je me dois bien de réfréner mes ardeurs, restant sagement, ou presque, sur ma chaise et hochant la tête. Je trépignais d’impatience, mais rien ne servait à courir de partout en bondissant tant que Liselotte n’avait pas établi sa boutique dans les rues de la Ville Basse.

-Oui, bien sûr. Ce n’est pas vraiment comme si j’avais prévu de te rencontrer pour marchander des habits plus pratiques. J’attendrais le temps qu’il faudra. Cependant, si le cœur t’en dit et que cette idée t’est vraiment plaisante. Pourquoi ne pas aller voir les savants de la cour, comme Lancelot ? Si vous unissez vos talents respectifs…. Je pense que vous serez capable de faire évoluer la Cour vers d’autres horizons. Enfin… Je suis peut-être un peu naïve et rêveuse à m’enflammer comme ça.

Pour éviter de rougir de mes gamineries, je me cache derrière mon verre, le sirotant doucement. Liselotte a l’air de se perdre dans ses pensées, mais elle n’en oublie pas pour autant le fil de la conversation. Alors, un grand sourire tout imbécile née sur mon visage lorsqu’elle m’annonce accepter ma première proposition. J’en sautillerais presque sur place tellement cela m’excitait. Pouvoir avoir des habits adaptés, pas des loques rapiécées, mais de vrais habits qui seraient pensés pour mes capacités, il y avait vraiment de quoi être pressée. Je ne pensais pas un instant être déçue du travail de la jolie couturière, peut-être était-ce stupide, mais j’avais une confiance aveugle envers les capacités de chacun à se trouver ici. Sinon, jamais ils n’auraient pu rentrer au service du Fils des ombres.

-Génial !! Moi aussi et franchement, je suis impatiente de voir ça. J’ai vraiment hâte. Si jamais tu as besoin d me trouver, demande Mélodie Douxvelours à quelqu’un de la Cour, ou aux gamins des rues. La plupart me connaissent, ils pourront te guider jusque chez moi. Je ne donne presque jamais mon nom, ça devrait les convaincre de ne pas te mener en bateau. Par contre, fais attention, dans les rues, tous ne sont pas de la Cour et s’ils ne savent pas que tu y appartiens, il est possible que l’un d’eux ait la main un peu baladeuse pour t’alléger de quelques fleurons.


Pour le coup, je finis ma chope d’une traite.

-Hé bien, je peux bien te payer un coup à boire ou à manger pour marquer le coup. Qu’est ce qui te ferait envie ?

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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Sam 7 Jan - 0:53

« Oui, bien sûr. Ce n’est pas vraiment comme si j’avais prévu de te rencontrer pour marchander des habits plus pratiques. J’attendrais le temps qu’il faudra. Cependant, si le cœur t’en dit et que cette idée t’est vraiment plaisante. Pourquoi ne pas aller voir les savants de la cour, comme Lancelot ? Si vous unissez vos talents respectifs…. Je pense que vous serez capable de faire évoluer la Cour vers d’autres horizons. Enfin… Je suis peut-être un peu naïve et rêveuse à m’enflammer comme ça. » Elle est pleine de ressources, la jeune voleuse. Ses idées fusent et ne tombent certainement pas dans l'oreille d'une sourde. Liselotte les rattrape au vol, les note précautionneusement dans un coin de son esprit afin d'y réfléchir plus tard. Associer ses talents à ceux de Lancelot ; l'idée ne lui était jamais venue mais pourquoi pas après tout ? C'est un domaine tout à fait inédit qu'elle pourrait se permettre d'explorer en la compagnie du petit génie des automates, mais pour le moment, ce n'est pas sa priorité. Peut-être lorsque sa boutique sera ouverte et que la clientèle commencera à affluer, elle s'intéressera à cette piste fort alléchante. Pour l'instant, rien que la perspective de créer quelques vêtements pour ses camarades de la Cour ou pour les seigneurs des cieux qui parcourent la cité aux mille tours, c'est quelque chose qui la réjouit. Alors oui, elle accepte. Elle sent que ce nouvel objectif sera tout à fait excitant et passionnant à atteindre.

« Génial !! Moi aussi et franchement, je suis impatiente de voir ça. J’ai vraiment hâte. Si jamais tu as besoin de me trouver, demande Mélodie Douxvelours à quelqu’un de la Cour, ou aux gamins des rues. La plupart me connaissent, ils pourront te guider jusque chez moi. Je ne donne presque jamais mon nom, ça devrait les convaincre de ne pas te mener en bateau. Par contre, fais attention, dans les rues, tous ne sont pas de la Cour et s’ils ne savent pas que tu y appartiens, il est possible que l’un d’eux ait la main un peu baladeuse pour t’alléger de quelques fleurons. » Douxvelours. C'est noté. La couturière acquiesce doucement et répond : « Ne t'en fais pas, j'ai l'habitude des rues de Lorgol, même si ça ne se voit pas au premier abord. Mais je retiens, je n'hésiterai pas à te contacter quand je reviendrai. Quant à toi, si tu passes un jour par Ibelin, demande Liselotte Passefil à l'Aiguille d'Or, tu seras la bienvenue. » Comme tout enfant des Miracles, tant que sa couverture n'est pas compromise. Mais elle a déjà fait passer quelques... connaissances pour des cousins éloignés, ce qui ne surprend personne au vu de l'étendue de la famille Passefil dans tout Arven et particulièrement à Lorgol et en Sombreciel.

« Hé bien, je peux bien te payer un coup à boire ou à manger pour marquer le coup. Qu’est ce qui te ferait envie ? » Un sourire mutin se dessine sur ses lèvres. « Ce qui me ferait plaisir, c'est que l'on se rende dans un endroit plus tranquille, juste toi et moi. » Puis, riant doucement pour ne pas l'effaroucher, elle ajoute presque immédiatement : « Mais un bon repas ne serait pas de refus. Ils font de très bonnes tartes au poulet ici et leur hydromel est à tomber. » En bonne gourmande, elle ne se refuse rien, la belle couturière. Et même si elle affiche un air léger, presque innocent, elle laisse à nouveau son regard détailler les courbes du visage de Mélodie, sa silhouette qui semble tout à fait agile – assez pour avoir remporté le concours d'équilibre haut la main.

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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Lun 9 Jan - 20:38

J’acquiesce avec entrain à sa proposition. Peut-être ne faisait-elle que me renvoyer la politesse, mais la politesse avait-elle vraiment lieu d’être entre enfant des Miracles ? Je ne le savais pas, je m’en fichais éperdument, je prenais l’invitation pour acquise et véridique. Si elle ne pouvait l’assumer elle n’avait pas cas le proposer, mais je supposais qu’il y avait peu de chose qu’une cielsombroise ne puisse assumer dans le fond.
Poussée par la liesse du moment, par l’accord qui se profilait et de l’aisance inattendue  que cela pourrait me procurer, je l’invite la jolie couturière. En général, je faisais plutôt en sorte de me faire payer les repas gouteux qui mijotaient dans les tavernes, mais aujourd’hui j’étais d’humeur généreuse. Après tout, ce n’était pas tous les jours que je réussissais, d’une façon parfaitement honnête qui plus est, à gagner quelque chose. Mais les paroles de Liselotte me heurtent et font tomber l’incompréhension. Je ne peux m’empêcher de pencher la tête, espérant peut-être qu’ainsi les idées permettront aux mots de trouver un nouveau sens qui m’aurait échappé. Je pensais que l’affaire était conclue, mais peut-être avais-je tort, peut-être voulait-elle aborder un sujet plus délicat du marché qui demandait à être vu dans un endroit bien plus calme.

-Hé bien…si tu y tiens, je peux bien t’inviter chez moi après manger. Mais ce n’est pas vraiment le luxe auquel tu dois être habitué, mais je n’ai que ça à te proposer si tu veux parler au calme.


Je fais un petit signe à un serveur qui louvoyait entre les tables pour lui quémander un peu d’attention. Il hoche la tête pour me montrer qu’il m’avait vu, mais le pauvre avait un plateau rempli à ras bord de chopine, l’empêchant de venir tout de suite à notre rencontre.

-Je savais pour l’hydromel, mais pas pour les tartes, j’en prendrais une pour vérifier tes dires. En général je me contente de pain et fromage, avec éventuellement du miel. Mais je n’ai pas non plus souvent l’occasion de partager un repas avec une consœur. Mes horaires de travail m’empêchent ce plaisir.

Je m’installais dans ma chaise, profitant du bruit et de la chaleur. J’aimais bien Liselotte, elle était agréable et intelligente. Peut-être trop pour mon propre bien ? Je ne savais pas trop, mais il était vrai que ses yeux luisaient d’une perspicacité redoutable, ou bien était-ce l’alcool qui me faisait déjà divaguer ? Qu’importe, elle était une enfant des Miracles, une sœur, elle ne me ferait jamais de mal, elle n’en avait aucun intérêt.

-En attendant de passer commande et de se faire servir, comment une cielsombroise s’est retrouvée à fouler les pavés de la Cour ? Enfin, si tu me permets la question, tu n’es pas obligée de répondre.


Chacun avait ses secrets surtout à la Cour, mais je n’étais pas une voleuse pour rien, plus que l’appât du gain, le jeu et la curiosité poussaient bien souvent mes pas vers des hauteurs ridiculement hautes et dangereuses pour le simple besoin de savoir ce qu’un coffre pouvait bien contenir.
Ca et l’ego.
Et Liselotte était un fort joli coffre à ouvrir il fallait bien l’avouer. Je n’ai pas le temps de poser une autre question qu’une énorme paluche se pose avec agressivité sur notre table, nous faisant relever les yeux sur son propriétaire. Un homme plutôt bien fait de sa personne me toisait avec dédain, un homme plaisant, mais qui n’avait pas l’air content, pas content du tout même. Je fronce les sourcils sans trop comprendre. Je n’avais pourtant rien volé à cet homme, du moins à ce que je sache. Pourquoi diable ?

-Donc c’est toi sa nouvelle amante ? C’est à cause de toi qu’elle est partie ?

Mes yeux s’arrondissent sous l’incompréhension, tandis que l’autre renifle de façon très peu distinguée. Je vois la colère colorer doucement son visage, monter, monter, sans jamais s’arrêter, pour tirer ses traits d’une façon assez terrifiante.

-C’toi qui me l’a enlevé. Finit-il par dire en montrant la jolie couturière du doigt, alors que je crois comprendre. Un « ho » m’échappe alors que la lumière se fait, manquant de me faire recevoir une gifle de la part de l’inconnu. Cette discussion prenait un bien étrange tour. Si c’est comme ça, je te défie et le vainqueur remportera le cœur de la dame !

Dame qui avait certainement son mot à dire, mais ce n’était pas comme si les mecs pensaient dans ce sens, pétris qu’ils étaient dans leur virilité étouffante et imbécile. Heureusement que tous n’étaient pas comme ça, sinon Arven serait en cendres à l’heure qu’il est. Quel étrange, étrange journée que de se faire défier par un ancien amant d’une demoiselle que je venais de rencontrer.

-Outre le fait que ladite Dame doit avoir son avis sur la question, il est hors de question que je sorte de cette taverne. Il fait beaucoup trop froid dehors. Donc si tu as vraiment du temps à perdre, trouve une activité calme qui se joue en intérieur. Comme un jeu de cartes par exemple.

Du temps à perdre, c’était bien le mot. J’avais grandi dans la Ville Basse et il n’y avait pas une combine que je ne connaissais pas pour gager les jeux qui se déroulaient dans les tavernes. Qu’il s’agisse de moyen réglementaire ou non, c’est donc avec le sourire que je provoque l’homme. Bras croisés et attendant sa réponse.

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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Lun 16 Jan - 18:30

« Hé bien…si tu y tiens, je peux bien t’inviter chez moi après manger. Mais ce n’est pas vraiment le luxe auquel tu dois être habitué, mais je n’ai que ça à te proposer si tu veux parler au calme. » Oh, elle est si mignonne. A-t-elle seulement compris le sous-entendu mal dissimulé par sa phrase ? Si c'est le cas, la soirée s'annonce des plus intéressantes et si ce n'est pas le cas, eh bien... ce sera d'autant plus amusant. Un sourire malicieux ourle les lèvres de la couturière qui accepte la proposition d'un hochement de tête enthousiaste, sans plus tergiverser sur le sujet. Son regard s'attarde sur les traits de la demoiselle, sur les yeux clairs, la bouche fine, les traits de porcelaine, la chevelure sombre et tombante. Comment a-t-elle pu ne pas l'apercevoir plus tôt sur les pavés de la Cour ? D'un autre côté, elle ne s'y rend pas aussi souvent elle-même et les Enfants des Miracles sont fort nombreux à se côtoyer. Prendre le temps de tous les connaître demanderait beaucoup de temps et d'effort, ce dont elle ne dispose pas, hélas.

« Je savais pour l’hydromel, mais pas pour les tartes, j’en prendrais une pour vérifier tes dires. En général je me contente de pain et fromage, avec éventuellement du miel. Mais je n’ai pas non plus souvent l’occasion de partager un repas avec une consœur. Mes horaires de travail m’empêchent ce plaisir. » « Eh bien c'est un plaisir d'avoir ce privilège. » déclare-t-elle avec emphase, d'une mine réjouie. Et c'est sincère. C'est toujours un plaisir de partager un repas en bonne compagnie. Très bonne compagnie, même.

« En attendant de passer commande et de se faire servir, comment une cielsombroise s’est retrouvée à fouler les pavés de la Cour ? Enfin, si tu me permets la question, tu n’es pas obligée de répondre. » La curiosité à moitié retenue de la voleuse l'amuse. Ses yeux pétillent, ses lèvres goûtent à nouveau à la boisson agréablement chaude et relevée, puis elle s'appuie contre le dossier de sa chaise d'un air tout à fait détracté. « J'ai de la famille à Lorgol, j'ai fait mon apprentissage chez eux. Quand le solstice est arrivé, ma curiosité m'a emmenée jusqu'aux portes de la Cour et j'ai passé les épreuves. » Rien de bien extraordinaire. Pourtant, Liselotte n'en est pas peu fière. Elle excelle désormais sur les deux tableaux, sur les trois même, et elle s'enorgueillit de savoir ce que d'autres ignorent. Elle pourrait paraître suffisante si elle n'arborait pas sans cesse cet air pétillant et enjoué qui la rend si aimable aux yeux de son entourage.

Liselotte aurait bien voulu lui retourner la question en attendant de pouvoir enfin commander quand une fort agréable vision la distrait. La couturière relève négligemment les yeux, masquant sa surprise, n'affichant rien de particulier à la vue de l'homme qui vient s'arrêter à leur hauteur. Tiens donc, voilà un moment qu'elle ne l'avait pas vu.

« Donc c’est toi sa nouvelle amante ? C’est à cause de toi qu’elle est partie ? » Oh, comme elle voudrait rire, mais elle se contente d'un haussement de sourcils avant de se composer doucement un rôle sur mesure. Qui était-elle déjà en sa compagnie ? Oh, oui, ça lui revient maintenant. « C’toi qui me l’a enlevé. Si c’est comme ça, je te défie et le vainqueur remportera le cœur de la dame ! » Et puis quoi encore ? Que cet homme est risible. Il n'y a bien que dans un domaine qu'il parvenait à la distraire mais il y a bien longtemps qu'il a épuisé toutes ses cartes à ce niveau. Peut-être a-t-il appris quelque nouveau tour depuis ?

« Outre le fait que ladite Dame doit avoir son avis sur la question, il est hors de question que je sorte de cette taverne. Il fait beaucoup trop froid dehors. Donc si tu as vraiment du temps à perdre, trouve une activité calme qui se joue en intérieur. Comme un jeu de cartes par exemple. » Qu'elle est adorable à vouloir prendre les choses en main, à la défendre ainsi, mais Liselotte en a assez entendu. Elle ressort le rôle de composition fait pour cet homme rencontré par hasard dans une échoppe, alors qu'elle flânait dans les rues de Lorgol. Il cherchait de beaux verres en cristal pour offrir à son frère en cadeau de mariage, elle a joué la jeune femme étourdie, maladroite. Facilement impressionnable par sa carrure de marin et sa vantardise assommante. Quel prénom déjà ? Ah oui, Sophie.

« Tu es là. » s'exclame-t-elle dans un souffle, comme estomaquée par sa présence. D'un geste peu assuré, elle se relève, sa main accrochée à la table, pour se prémunir de tomber tant la surprise semble la foudroyer. « Par tous les dieux, c'est vraiment toi ! » Puis sans crier gare, elle saute dans ses bras et s'accroche à son cou. Pris au dépourvu, il la rattrape sans comprendre ce qui lui arrive et Liselotte parvient à adresse un clin d'oeil à Mélodie, par dessus l'épaule du grand gaillard. Puis elle se détache de lui, les yeux brillants de larmes de crocodile. « Ca fait des... des jours que je te cherche partout. » déclare-t-elle d'une petite voix émue. « Je l'ai enfin quitté. Je... je n'en pouvais plus. Tu me manquais trop. Oh, dis-moi que ce n'est pas trop tard. » Il ouvre des yeux ronds comme des soucoupes mais parvient tout de même à balbutier quelques mots. « Tu veux dire que toi... et elle... ? » Liselotte fait mine de ne pas comprendre, regarde Mélodie puis éclate d'un petit rire cristallin. « Daphné ? Mais non voyons, il s'agit de ma cousine ! Elle a bien voulu m'accompagner quelques jours, je n'osais pas... j'avais peur de ne pas te trouver. » Sa voix se brise juste au bon moment, à la fin de la phrase, mais elle ne lui laisse pas le temps de répliquer car elle se met sur la pointe des pieds pour lui voler un baiser gourmand. Hm, oui, pourquoi pas après tout ? « Est-ce que tu veux bien que l'on se voie, tout à l'heure ? Si je m'écoutais, je ne te lâcherais plus un instant mais... j'ai promis... je ne veux pas la laisser seule. » finit-elle dans un murmure qui se veut timide. « Eh bien... » « Parfait ! Tu loges toujours au même endroit, hm ? » Il acquiesce, excellent. Et après lui avoir cédé quelques baisers prometteurs qui lui semblent durer une éternité, après avoir esquivé plusieurs de ses questions pressantes, elle le regarde partir en agitant la main de façon ridicule avant de se rasseoir au moment où il est enfin hors de vue.

Liselotte pousse un profond soupir. « Désolée pour ça, c'était moins une. » Et elle appelle le serveur d'un air nonchalant, comme si de rien n'était.

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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Ven 20 Jan - 19:26

Je regarde l’homme, qui me fusille en retour. J’ai l’impression d’être dans un combat de chiens, les babines retroussées en phase d’observation avant que le glas ne sonne et ne provoque le début de la bataille. Je n’étais pas de taille à supporter les assauts des battoirs qui servaient de mains à ce gus-là, mais je n’avais pas l’intention d’engager le moindre échange physique avec lui. Puis, comme une petite bombe, faisant presque sursauter tout le monde tant la tension était en train de monter, Liselotte se métamorphose, se parant d’un habit de fragilité presque terrifiant tant il semblait fragile.
La voix de la demoiselle se charge de trémolo insupportable, si je ne l’avais pas vu quelque instant plus tôt avec sa mine malicieuse et ses yeux pétillants, je n’aurais pas pu m’empêcher de la prendre dans mes bras pour réconforter ce cœur qui semblait porter un chagrin bien trop lourd pour lui. Elle était tout bonnement…effarante. J’avais déjà eu l’occasion de voir des voleurs du charme en action, certains espions également. Mais jamais vraiment avec le loisir d’un avant-après si rapproché, si bien que j’avais devant moi un être qui n’était plus Liselotte, mais une petite chose apeurée et éprise d’un imbécile que ma main rêvait de gifler.
Liselotte continue son manège, attirant l’attention sur elle et elle seule, jouant les cordes sensibles de l’homme avec un brio ahurissant. Elle hypnotisait sa cible, le prenait dans ses filets pour lui faire croire ce qu’elle voulait, j’aurais même pu tomber dans le panneau, si ce n’était ce clin d’œil qui, à lui seul, exprimait toute la ruse que j’avais cru entrapercevoir avant.
Je me rassieds dans mon siège, laissant faire la donzelle, craignant presque que le moindre de mes mots ne brise la magie et rompe le sortilège qu’elle chantait tout autour de son ancien amant pour l’y emprisonner.

Mon nez se retrousse quand il réussit enfin à balbutier quelques mots. Mais qu’elle était cette manie d’absolument vouloir croire que j’étais son amante ? S’il retombait dans cette déduction, alors la colère reviendrait et je me prendrais une sacrée raclée pour sûre. Elle était cielsombroise, ils étaient connus pour leurs mœurs légères, mais tout de même, nous ne faisions que manger en discutant joyeusement, ou est-ce que les gens y voyaient un quelconque préliminaire sexuel ? Stupide !
Mais là encore, l’intelligence de Liselotte brille à m’en bruler la rétine, le détrompant, me donnant un rôle secondaire, m’apparentant à sa famille.
Judicieux.
Le petit jeu continue jusqu'à ce qu’elle l’éconduise sans même lui donner le choix. Il finit par se détourner de nous, les épaules basses et le pas lourd, obéissant. Je regarde son dos s’éloigner de nous et reviens à Liselotte, laissant fleurir le sourire qui menaçait d’apparaitre à chaque seconde de cet étrange simulacre.

-Daphné hein ? Tu n’as pas à être désolée, je crois que tu m’as sauvé la mise. Disons que nous sommes quittes. Mais tu dois l’avoir sacrément marqué pour qu’il s’accroche à toi ainsi.


Personnellement, jamais aucune de mes conquêtes n’avait eu ce genre de comportement avec moi. Cela voulait-il dire que j’étais mauvaise ? Après, il fallait dire que je versais rarement dans les sentiments et dans la finesse, ce n’était que des passades destinées à soulager des envies parfois dévorantes. Je n’avais jamais vraiment pris le temps de m’intéresser en profondeur à mes partenaires et eux aussi.
C’était aussi bien comme ça.
Je laisse retentir mon rire, alors que l’amant était sorti de l’établissement. Une de mes mains venant s’accrocher à ma nuque, la massant légèrement en passant, dénouant les tensions que la possibilité d’un combat avait fait naitre.

-Tu es douée, il n’y a vu que du feu, et je dois avouer que moi aussi. Même si je savais ce que tu faisais. Je comprends mieux pourquoi tu en réfère directement au patron.


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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Dim 29 Jan - 13:35

Liselotte n'a aucun mal à se faire passer pour une autre et elle n'en éprouve aucune honte. Afficher un autre visage, c'est son métier au quotidien, et puis ça l'amuse vraiment. Se mettre dans la peau d'une autre, jouer sur la corde sensible, manipuler quelques personnes entre ses doigts habiles... Tout ça est si grisant. Pendant quelques instants, elle peut être absolument qui elle veut et ça importe peu. De toute manière, il faut bien ça pour parvenir à ses fins, pas vrai ? C'est ainsi qu'elle a toujours fonctionné, profitant de son petit minois pour se faire passer pour une jeune femme fragile et sans défense, alors qu'en réalité, elle cherche toujours à obtenir ce qu'elle désire. Ils sont peu, finalement, à connaître ces nombreux visages qu'elle arbore. Il n'y a guère que les Enfants des Miracles qui peuvent avoir une idée de l'étendue de ses talents, et Mélodie vient d'en apercevoir un exemple d'une main de maître.

« Daphné hein ? Tu n’as pas à être désolée, je crois que tu m’as sauvé la mise. Disons que nous sommes quittes. Mais tu dois l’avoir sacrément marqué pour qu’il s’accroche à toi ainsi. » Elle rit doucement la couturière. Oh, elle n'a pas idée de ce dont elle est capable. Mais cet homme était particulièrement en manque d'attention et la petite Sophie lui était complètement dévouée, alors ça ne l'étonne pas vraiment. Possessif le monsieur. Mais pas moins une agréable expérience, Mirta en soit témoins ! « Il finira par s'en remettre. » déclare-t-elle avec malice, sans se départir de son sourire. Oui, elle n'est pas irremplaçable et il y a clairement assez de petites choses fragiles dans cette ville qu'il peut attraper dans ses filets. Ou vice versa.

« Tu es douée, il n’y a vu que du feu, et je dois avouer que moi aussi. Même si je savais ce que tu faisais. Je comprends mieux pourquoi tu en réfère directement au patron. » Elle ne peut pas empêcher une moue satisfaite d'apparaître sur ses traits, flattée par le compliment qu'elle ne cherche même pas à contredire. Bien sûr qu'elle est douée. Dans le cas contraire, elle ne serait certainement pas affectée au palais d'Ibelin, auprès de l'impératrice elle-même ! « On a chacun nos talents. » répond-elle, sans une once de modestie. Après tout, Mélodie a bien montré de quoi elle était capable durant ce fameux concours, et elle ne doute pas qu'elle n'a pas son pareil pour subtiliser quelque objet de valeur à un riche voyageur qui s'aventure sur son chemin.

Quand le serveur arrive à leur hauteur, elle commande alors le repas et les boissons, avant de demander : « Serait-il possible d'avoir tout cela à emporter ? » Puis, au moment où il s'en retourne chercher ce qu'elles désirent, elle ajoute : « Ca te dérange pas si on emporte tout ça chez toi ? Je ne pense pas qu'il va revenir, mais je préfère ne pas prendre de risque. » Ce n'est qu'un demi mensonge. En vérité, elle a très bien retenu la proposition de la voleuse de se rendre chez elle et elle aimerait en profiter un peu. Et pour la convaincre, elle fait preuve de bonne volonté. « J'offre l'hydromel, pour le désagrément. » Son sourire est pétillant et son visage est totalement détendu. Ses charmes auront-ils le même effet sur elle ?

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Dernière édition par Liselotte Passefil le Sam 11 Fév - 10:59, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Jeu 2 Fév - 20:14

Je souris tranquillement, emportée par la bonne humeur de l’auberge et les bienfaits doucereux de l’alcool. Je penche la tête lorsque j’entends Liselotte faire sa demande au serveur et s’empresse de m’expliquer une fois le jeune homme parti. J’acquiesce, comprenant tout à fait son état d’esprit, je n’avais pas non plus, particulièrement, envie d’avoir de nouveau affaire à ce gros machin musclé, il n’avait pas l’air foncièrement méchant, mais devait certainement avoir la détente facile et je ne voulais pas être là quand il se rendrait compte que la belle demoiselle ne le rejoindrait sans doute jamais.

-Oui, bien sur.

Mon sourire s’élargit à sa proposition, que je ne pouvais décemment pas refuser. De l’alcool gratuit, c’était toujours bon à prendre, surtout que celui de cet endroit était particulièrement sucré, ravissant mon palais du gout du miel éclatant sur la langue. Je la laisse donc mener la danse et s’occuper des préparatifs.

-Je ne peux que m’incliner devant tant de générosité, dis-je avec amusement. Tu en as beaucoup des amants jaloux trainant dans le coin ? Que je prenne mes précautions, non parce que final, trainer avec toi pourrais s’avérer plus dangereux que de participer à un vol mal organisé.

La boutade était légère, je l’accompagne d’un sourire enfantin pour en adoucir les propos, craignant, derrière les brumes vaporeuses de l’alcool, qu’elle ne s’en offusque. Mais, plus j’étais sur la fin de ma chope et plus ces considérations me passaient par-dessus la tête. Lorsque, je vois le serveur revenir avec nos victuailles, soigneusement empaqueté, je commence à me rhabiller, laissant trainer mes yeux sur son postérieur lorsqu’il se détourne de nous. Difficile de se concentrer lorsque l’alcool réchauffait le corps ainsi.

-Hé bien, je pense que nous allons pouvoir y aller. Par contre, comme je te l’ai déjà dit, ce n’est pas vraiment un endroit qui transpire le luxe quoi.

Chose dont, j’en étais certaine, la jolie Liselotte devait être habituée. Je n’éprouvais aucune honte à habiter ma petite maison de bois et de pierre, coincée entre d’autres bâtiments d’une rue trop petite. J’avais pu, au fil des ans et avec mon cachet de voleuse, y faire quelques travaux pour y enlever fuite d’eau lors des intempéries et courant d’air glacial l’hiver. Mais ça n’en restait pas moins une maisonnette d’une zone peu prospère.
Je me lève doucement, pour prendre une partie de la nourriture et me diriger tranquillement vers l’extérieur. L’air qui circule dans la rue m’arrache un frisson, mon corps, habitué à la torpeur chaleureuse de l’auberge, rechignait et grognait devant cette décision absurde de s’y arracher pour aller dans ce climat si ingrat. Je n’avais pas encore assez bu pour ne pas ressentir le froid. J’attends que Liselotte me rejoigne, pour la guide au travers des rues et la mener chez moi.

-C’est pas un peu bizarre d’habiter à la capitale ? Sombreciel ne te manque pas ? Les mœurs de Valkyrion doivent être sacrément ennuyantes à côté des fêtes de ton duché non ?

Je laisse les questions sortir, pour penser à autre chose que la fraicheur de la température, tentant également de connaitre cette sœur des Miracles pour le moins intrigantes. Après plusieurs minutes, nous arrivons ers chez moi, je lui ouvre la porte et m’en vais allumer un feu de l’âtre de la petite cheminée pour amener de la chaleur.

-Si tu as froid, j’ai des couvertures, le temps que le feu prenne.

Dis-je en me dirigeant vers la petite commode où je rangeais les couvertures dont deux en laine, douce et chaude, que j’avais volé lors d’un passage chez un riche commerçant. Un petit extra pour un travail mené à bien, ce n’était pas cher payer non ?
Je ramène les couvertures, en installe une de moins bonne facture sur le sol devant la cheminée et y dépose notre repas, pour pouvoir manger tout en profitant du feu, dépliant les couvertures pour moi et Liselotte.

-Huum… j’ai des coussins aussi… mais peut-être que manger par terre te dérange, c’est juste que c’est le plus pratique pour profiter du feu… Dis-moi ce que tu préfères, je me débrouillerai pour te satisfaire au mieux.

Qu’on ne dise pas que moi, Mélodie Douxvelours, n’ait pas pu être capable d’accueillir comme il se devait une consœur estimée.

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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Sam 11 Fév - 11:34

Elle accepte, c'est merveilleux. Le visage de Liselotte s'illumine d'un sourire ravi et il lui tarde déjà de découvrir la demeure de la voleuse, tandis qu'elles patientent tranquillement que leur commande arrive. « Je ne peux que m’incliner devant tant de générosité. Tu en as beaucoup des amants jaloux trainant dans le coin ? Que je prenne mes précautions, non parce que final, trainer avec toi pourrais s’avérer plus dangereux que de participer à un vol mal organisé. » Un rire léger s'échappe de ses lèvres. La question est tout à fait légitime et elle n'est pas du genre à s'offusquer pour si peu. Au contraire, c'est plutôt flatteur de se voir reconnaître un charme à rendre jaloux ceux qui partagent sa couche pour une nuit – parfois plus. « Beaucoup d'amants, oui. Jaloux, je ne pense pas. » répond-elle, mutine, un brin de mystère dans le regard. Fille de Sombreciel, fille de Mirta et elle ne s'en cache pas le moins du monde. Elle aime explorer, elle aime prendre du plaisir autant qu'en donner et le regard des autres à ce sujet lui est complètement égal. Mieux, elle prend la réticence de certains comme un défi.

Le serveur revient avec la commande, la nourriture soigneusement emballée et deux cruchons d'hydromel bien fermés. « Hé bien, je pense que nous allons pouvoir y aller. Par contre, comme je te l’ai déjà dit, ce n’est pas vraiment un endroit qui transpire le luxe quoi. » Liselotte hausse les épaules. « Ca m'est égal. » Et c'est vrai. Tant qu'elle n'a pas à y vivre, juste à s'y arrêter quelque temps. Les fleurons changent de mains et les deux jeunes femmes se préparent à affronter à nouveau le froid de novembre. Bien emmitouflées dans leurs manteaux et autres accessoires de laine, elles retrouvent les rues pavés de Lorgol, bien fréquentées malgré le vent qui glacial qui souffle entre ses mille tours.

« C’est pas un peu bizarre d’habiter à la capitale ? Sombreciel ne te manque pas ? Les mœurs de Valkyrion doivent être sacrément ennuyantes à côté des fêtes de ton duché non ? » La couturière s'amuse devant tant de curiosité, mais elle y répond de bon coeur, hochant la tête pour appuyer ses paroles. « Ca me manque oui, mais il s'agit de la capitale et elle attire du monde venant de tous les coins de l'empire ibéen. Et puis... il suffit d'apporter un peu de Sombreciel dans le quotidien morne des Kyréens. » ajoute-t-elle avec malice. « Avec un peu d'imagination, on peut rendre n'importe quel endroit intéressant. » Ces quelques mots plein de sous-entendus sont prononcés sur un ton léger, presque innocent. De l'imagination, elle n'en manque pas, c'est certain. Surtout pas quand son intérêt est éveillé.

Liselotte suit docilement sa camarade jusqu'à sa demeure qu'elle observe d'un regard curieux. L'endroit est très modeste, en effet. Mais son oeil est attiré par quelques objets qui semblent parfois déplacés, certainement le fruit de quelque rappine qui a porté ses fruits, la faisant sourire à cette idée. « Si tu as froid, j’ai des couvertures, le temps que le feu prenne. » Elle acquiesce, se défaisant de son manteau pour le déposer au dos d'une chaise. Elle laisse son hôtesse faire les préparatifs sans l'interrompre. « Huum… j’ai des coussins aussi… mais peut-être que manger par terre te dérange, c’est juste que c’est le plus pratique pour profiter du feu… Dis-moi ce que tu préfères, je me débrouillerai pour te satisfaire au mieux. » La satisfaire ? Oh, oserait-elle en demander autant ? « Manger auprès du feu me convient tout à fait. » déclare-t-elle. Et, joignant le geste à la parole, elle retire ses bottines et s'assoit sur la couverture dépliée, déballant les victuailles alors que Mélodie prend place à ses côtés. Elle ouvre ensuite l'un des cruchons d'hydromel et en boit une gorgée avant de le tendre à la jeune femme. « Merci de m'accueillir ainsi chez toi, c'est vraiment très aimable. » dit-elle avec un sourire sincère, mais un peu joueur. « C'est vrai qu'il y fait un peu froid, mais je préfère ça à l'auberge, c'est plus... intime. Pour discuter. » L'air de rien, elle prend un morceau de la tarte qu'elle porte à ses lèvres, savourant un repas chaud et certainement bien mérité. En très agréable compagnie qui plus est.

« Comment en es-tu arrivée à rejoindre la Cour ? » demande-t-elle, curieuse, cherchant à son tour à en savoir plus sur sa camarade des Miracles. Ils sont nombreux après tout, et tous ont des histoires bien différentes, comme elle a déjà pu le remarquer.

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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Ven 17 Fév - 22:58

Elle n’est pas très contrariante Liselotte, contrairement à ce que je pensais. Ma maison était propre, plutôt confortable, mais elle était loin des vastes palais et des riches manoirs qui peuplaient mon imagination et que la couturière devait avoir coutume de côtoyer. Je n’avais jamais vraiment économisé mon argent, sauf depuis la Samhain, pour acquérir un cheval. Il n’y avait chez moi que le strict nécessaire, il faut dire que je n’y étais pas très souvent non plus, posséder des richesses et un confort qui n’étaient jamais utilisés était stupide. Alors, je dépensais dans les fêtes, les jeux, la nourriture, la boisson, souvent pour l’entretien de mon matériel, plus encore dans mes voyages.
La vie était courte, autant en profiter avant que Sithis ne décide de vous emporter avec elle.

Je finis de tout installer, couverture moelleuse et oreiller au sol, ma consœur prenant ses aises. Je hoche distraitement la tête lorsqu’elle m’avoue préférer l’intimité de cette pièce plutôt que la cohue de l’auberge. Personnellement, si je comprenais, je n’y faisais pas de grandes différences. Il y avait tant de bruits dans ce genre d’endroit qu’il était, finalement, plus simple de passer inaperçu plutôt que lorsque l’on cherchait absolument à s’isoler. J’aimais le bruit des bars et des auberges, je m’y sentais moins seule et un des rares endroits où je réussissais à me reposer fut une époque où je n’avais pas encore la Cour des Miracles pour panser mes blessures.

Je m’installe, croisant mes jambes en tailleurs et m’enroulant dans une couverture. Sa question me fait relever la tête pour rencontrer son visage angélique. Un pauvre sourire s’étire sur mes lèvres en réponse, je prends le temps de manger quelques bouchés avant de lui répondre. La Samhain avait remué les plaies, Maë les avait nettoyé, les mettant à vif pour ensuite les stériliser. Les blessures étaient bien plus saines désormais, mais pas tout à fait refermées.

-C’est une histoire des plus banales, j’ai vécu dans la misère avec ma mère. Elle avait fait confiance à la mauvaise personne et elle s’est retrouvée seule avec un gamin dans le tiroir, sans plus de travail ni rien. Bref, on a vécu dans la pauvreté, la misère a été plus forte et l’a emporté. Gamine, j’ai été recueilli par un ami de la famille, puis bon…comme dans ce cas, les perspectives d’avenir sont pas vraiment énormes, que la Cour était la seule porte que j’avais envie d’emprunter, j’ai tenté ma chance dès que j’ai eu l’âge pour devenir apprentie.

C’était pas un secret, certains de mes compagnons savaient, d’autres non. Faut dire, ce n’était pas vraiment une histoire que j’aimais raconter. J’en parlais si on me posait la question et si j’étais disposée à être sincère, ce qui n’était pas toujours le cas. Mais, j’avais recouvert cette histoire trop de fois d’un tapis sale pour l’ignorer et tenter de faire comme si de rien n’était, je n’avais plus vraiment le cœur d’éluder ou de changer l’histoire. Il fallait que je tourne la page définitivement, ma mère l’aurait voulu et… Dans un sens, pour mon bien-être mental, je le devais aussi. C’était une des rares choses que m’avait apporté ce foutu voyage en enfer à Sombreciel.

-Et toi ? Je suppose que c’est un peu moins glauque et redonnant que l’orphelin des rues qui vole pour se nourrir, puis qui ne s’est jamais vraiment arrêté par la suite. Parce que, comme ça, tu as l’air d’avoir tout pour toi et de ne franchement pas avoir besoin de quoique ce soit. Et on sait tous qu’a la Cour, c’est donnant-donnant, jamais personne n’y est juste pour la beauté du geste.

On était tous un peu cassés, chacun à notre manière. La Cour, souvent, c’était ce qui nous avait réparé. C’était aussi pour ça qu’on s’entendait, globalement, tous. Parce qu’on savait et que ce savoir nous liait et nous soudait, une rage de vivre, une volonté d’être autre chose que simplement nous et nos maigres possibilités qui prenaient forme en la personne du Fils des Ombres

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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Mar 14 Mar - 15:44

Elle lui plaît beaucoup, cette petite voleuse. Son visage innocent, son regard clair, ses manières un peu embarrassée et une certaine naïveté, peut-être ? Elle semble si consciencieuse, à absolument vouloir la mettre à l'aise, c'est absolument adorable. Alors Liselotte ne se gêne pas pour prendre ses aises, assise sur son coussin, avec ses jupons colorés. L'endroit ne paie pas de mine, mais elle a déjà vu bien pire et c'est largement suffisant pour quelques heures, pour une nuit même, ose-t-elle espérer secrètement. Mirta veille sur ses protégés et la couturière ne manquera pas de saisir l'occasion quand elle se présentera. Elle a vu l'habileté de la voleuse lors du concours d'équilibre et elle ne doute pas que l'escalade entretient un corps souple et robuste. Mais voilà qu'elle s'égare, alors que ses yeux papillonnent sur les traits de son visage, sur son cou délicat, sur ses courbes appelant à la découverte. La discussion ne se prête pas vraiment à ce genre de pensées, pas encore, pas tout à fait. Alors elle reste sage, Liselotte, buvant une gorgée d'hydromel avant de croquer un morceau de tarte qui s'avère être succulente.

« C’est une histoire des plus banales, j’ai vécu dans la misère avec ma mère. Elle avait fait confiance à la mauvaise personne et elle s’est retrouvée seule avec un gamin dans le tiroir, sans plus de travail ni rien. Bref, on a vécu dans la pauvreté, la misère a été plus forte et l’a emporté. Gamine, j’ai été recueilli par un ami de la famille, puis bon…comme dans ce cas, les perspectives d’avenir sont pas vraiment énormes, que la Cour était la seule porte que j’avais envie d’emprunter, j’ai tenté ma chance dès que j’ai eu l’âge pour devenir apprentie. »

Elle hoche doucement la tête, d'un air qui se veut compatissant, bien qu'elle ne puisse réellement comprendre la misère dans laquelle Mélodie a vécu. Elle comprend néanmoins le désir de saisir une opportunité, de laisser une vie en arrière pour en embrasser une autre. Certainement pas de la même manière, ni pour les mêmes raisons.

« Et toi ? Je suppose que c’est un peu moins glauque et redonnant que l’orphelin des rues qui vole pour se nourrir, puis qui ne s’est jamais vraiment arrêté par la suite. Parce que, comme ça, tu as l’air d’avoir tout pour toi et de ne franchement pas avoir besoin de quoique ce soit. Et on sait tous qu’a la Cour, c’est donnant-donnant, jamais personne n’y est juste pour la beauté du geste. » Un sourire amusé, une nouvelle bouchée, puis le silence laisse place à quelques paroles prononcées d'un ton léger. « Je viens d'une grande famille, très grande famille. Je suis venue à Lorgol chez des parents éloignés, pour faire mon apprentissage et même si j'avais déjà entendu parler de la Cour, c'est un peu par hasard que j'ai découvert leurs épreuves pour les rejoindre. Mais j'ai eu envie d'essayer, parce que faire partie de la Cour, c'est s'ouvrir à de nouvelles opportunités et à de nouvelles rencontres. Avec eux à mes côtés, j'ai l'impression que tout est possible. » Elle enrobe peut-être un peu la vérité d'un brin d'émotions, mais elle n'en pense pas moins. Liselotte est une opportuniste et c'est grâce à la Cour qu'elle a pu se créer une bonne partie de ses contacts, bien que son franc parler et son audace puissent parfois suffire.

« J'ai peut-être eu plus de chance, mais j'ai vu ce que tu étais capable de faire, c'est très impressionnant. Ce n'est pas donné à tout le monde de ridiculiser des Chevaucheurs et des Voltigeurs. » ajoute-t-elle avec un éclat de complicité dans le regard. Et pourtant, elle connaît lesdits Voltigeurs, ils sont plus que doués.

Liselotte reprend la parole d'un ton léger, continuant la conversation, parlant un peu de son expérience à Lorgol sans jamais trop s'étendre. Effleurer les sujets, rester en surface, sans jamais aller plus loin, c'est un art qu'elle a bien appris à maîtriser depuis très longtemps, la petite couturière. Juste de quoi attirer l'attention sans pour autant en faire trop. La tarte se fait doucement engloutir et l'hydromel n'est certes pas en reste. Ses joues sont rougies par l'alcool et les flammes qui réchauffent doucement la pièce qui prend des allures de plus en plus chaleureuses. La conversation dévie quelque peu sur l'idiot de tout à l'heure qui les a interrompus, alors Liselotte délie sa langue, en bonne commère qu'elle est. « ... et c'est là qu'il m'a dit qu'il voulait me faire découvrir l'Envol du Griffon. À moi. » qu'elle glousse doucement avant de continuer. « Je veux dire... je dois avoir le Petit Mirta en livre de chevet depuis que j'ai l'âge de lire, c'est absurde. J'ai eu du mal à ne pas lui rire au nez ce jour-là. » Et pourtant, elle était si bien dans son rôle de jeune femme naïve, c'était très amusant de le voir tenter de lui ouvrir l'esprit autant que les cuisses, connaissant ses origines cielsombroises.

« En parlant de ça... » Elle se penche légèrement en avant, sans crier gare, et dépose un baiser sur les lèvres de Mélodie. « Tu as bien dit que tu voulais découvrir quelques coutumes cielsombroises, non ? » ajoute-t-elle dans un murmure, une lueur espiègle dans le regard. Elle ne tourne pas autour du pot et espère avoir vu juste en songeant que la voleuse n'était pas du genre à s'offusquer pour si peu.

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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Jeu 16 Mar - 16:01

La soirée suit son cours et l’alcool désinhibe, on en vient à parler comme de vieille amie et j’apprécie vraiment l’esprit le langage de la couturière. Derrière ses airs angéliques, se cache un caractère bien trempé dont je serais en peine d’en déchiffrer tout les tenants et aboutissants. Elle est agréable, intelligente, une arme à la lame aiguisée, sans nul doute était-elle plus dangereuse qu’elle n’y paraissait, bien plus dangereuse. Mais pour l’heure ce n’est pas ce genre de pensée qui me traversait l’esprit, légère, absorbée par une conversation futile qui me donnait l’impression de toujours l’avoir connu, j’éclate de rire devant ses anecdotes pour le moins étonnantes. Elle était de Sombreciel, qui est l’idiot qui pensait pouvoir lui apprendre quoi que ce fût ? Je n’étais même pas certaine qu’un cielsombrois timide existait, les rumeurs et l’exubérance de ce duché étaient telles qu’on pouvait même en venir à douter qu’ils puissent naitre vierge.

En même temps, pour l’avoir vu à l’œuvre, il était vrai que ses talents camouflaient à merveille le sang bouillonnant qui courait dans ses veines. Je ne pouvais tout à fait en vouloir à ce pauvre bougre que de s’être laissé berner. Emmitouflée dans les couvertures, avachie et proche de la belle, je me sentais bien, drapée dans les vapeurs d’alcool et protégé sous le regard bienveillant de la jeune femme. Il n’y avait pas à faire semblant, ni à se cacher, enfant des miracles, nous pouvions agir en toute connaissance de cause et se foutre du reste. C’était libérateur après toutes ses catastrophes qui étaient survenues.

Une lame qui frappe sans même que je m’en rende compte, laissant une blessure chaude et tendre, une plaie piquante et surprenante. Je pense que mes yeux se sont un peu agrandis, à retard, le temps de comprendre la caresse qui avait été apposée sur mes lèvres. Je ris bêtement, plissant à moitié les yeux pour tenter de percer ce qui était derrière ses mots. J’avais pour règle de ne jamais prendre un cielsombrois au sérieux, ce qui m’avait toujours évité nombre de déboires de midinette qui s’accompagne souvent avec eux. Règle qui conduisit encore une fois mes mots. Après tout, qu’est ce qui pouvait arriver ? Je ne pensais pas qu’elle portait sur elle des drogues violentes et c’était bien la seule chose qui me faisait peur avec ce duché. J’étais bien trop alcoolisée pour être parfaitement maitre de moi-même de toute façon, alors un peu plus ou un peu moins.

-Oui, certaines, pas toutes. Mais tu n’irais pas nuire à une de tes sœurs des miracles, hein ?

Elle pouvait bien me répondre, me mentir, que je n’y verrais que du feu, je le savais en mon fond intérieur, mais soûl, pleine d’une naïveté aveugle envers la Cour et de ses partisans, j’étais prête à croire tout ce qu’elle me dirait en cette soirée.

-Certains de vos penchants sont….un peu trop extrêmes pour moi.


Me sentis-je obligée de rajouter. J’avais l’impression que mes mots s’emmêlaient et ne donnait que des phrases incompréhensibles, comme incapable de me faire comprendre, ce qui me contraria énormément d’un coup. Je devais paraitre bien ridicule devant elle qui maniait si bien les apparences. C’était drôle que d’être admirative des capacités d’une personne qui elle-même ne se cachait pas pour vous rendre des compliments. Mais…elle venait de Sombreciel, et même si c’était une femme, il fallait prendre garde à ce qu’ils disaient, ils avaient le compliment facile. Mais ce soir, emplie d’une candeur alcoolisée, j’étais prête à la croire et à me rouler en ronronnant dans ses éloges.

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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Dim 2 Avr - 16:06

L'instant est léger et agréable. L'alcool aide, sans nul doute, mais la petite couturière ne peut nier qu'elle apprécie Mélodie et son franc parler, son adorable petit minois et ses grands yeux clairs. Elle serait bien idiote de ne pas essayer d'en profiter un peu, de ne pas tenter un rapprochement qui saurait certainement les satisfaire toutes les deux. Mais elle la voit bien, la surprise, dans les yeux de la Voleuse. Une surprise comme elle en voit parfois, chez celles et ceux qui ne sont pas de Sombreciel. Cette fois cependant, pas de remarque outrée, par de regard courroucé, par de pied qui s'écrase sur ses orteils ou de gifle qui siffle dans l'air. Juste une surprise innocente et des bafouillements qui la font sourire.

« Oui, certaines, pas toutes. Mais tu n’irais pas nuire à une de tes sœurs des miracles, hein ? » Un léger rire s'échappe de ses lèvres. Lui nuire ? Mais pour qui la prend-elle ? Liselotte hoche la tête d'un air entendu. « Loin de moi cette idée. » répond-elle avec malice, l'air faussement innocent. N'a-t-elle pas déjà compris où elle voulait en venir ?

« Certains de vos penchants sont….un peu trop extrêmes pour moi. » Oh, elle n'irait certainement pas lui faire des choses que l'on ne trouve que dans la Petit Mirta pour les experts mais... ce n'est pas de ça qu'elle parle, n'est-ce pas ? Liselotte penche un peu la tête pour l'observer avec attention, semblant évaluer la situation.

« J'ai bien quelques herbes que mon cousin affectionne, mais ce n'est pas vraiment ce que j'avais en tête. » Non, loin de là, même si elles ont des effets très agréables, il faut bien l'avouer. Alors elle s'approche encore un peu, fait glisser une mèche de ses cheveux derrière son oreille, effleure la joue du bout des doigts pour s'arrêter ensuite dans le creux de son cou. « Il n'y a rien d'extrême à honorer les préceptes de Mirta, n'est-ce pas ? » Elle dépose un nouveau baiser sur ses lèvres, aussi léger qu'une plume. Prudente, à l'écoute des réactions de la Voleuse, elle descend le long de sa mâchoire, jusqu'à son cou délicat qu'elle goûte avec gourmandise. « Ou est-ce déjà trop pour toi ? » murmure-t-elle contre la chair offerte, la mordillant légèrement pour tirer une réaction de sa part.

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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Mer 5 Avr - 0:21

« J'ai bien quelques herbes que mon cousin affectionne, mais ce n'est pas vraiment ce que j'avais en tête. »

Ces paroles me rassure, mais c’est un dragon qui fait palpiter mon cœur le prenant entre ses griffes pour l’emporter dans une série de monter et descente vertigineuse. Elle me rassure la voix de Liselotte, mais ce n’est qu’une fois que ses lèvres se reposent sur les miennes que la lumière se fait. Par Mirta, sombreciel, mœurs volages, pas que versé dans la toxicomanie. Mœurs ouvertes, mœurs étranges et libertines..ho ?…ho..ho, c’était donc cela. Je rougis d’un coup, ayant l’impression d’être redevenue vierge, pauvre âme esseulée dont la peau redécouvre les caresses apposées sur son corps. Je trépigne, je tremble presque, tétanisée.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas été autant déroutée. Parce que, naïve, focalisée sur je ne savais trop quoi, j’avais obstinément foncé tête baissé dans un déni qui me voyais désormais frissonner sous les baisers d’une bouche baladeuse s’égarant dans mon cou. Je ne m’étais jamais intéressée aux femmes, j’y voyais en certaines un charme indéniable, mais pas au point de…enfin voilà

-Je…Je ne sais pas …trop.

Et c’était vrai. Je ne voyais aucun intérêt à coucher avec une femme, il manquait une partie anatomique pour le moins…primordiale dirons nous. Je n’y voyais aucun intérêt et pourtant, ma voix trébuchait, à bout de souffle, couinant alors que les dents taquinaient ma peau. . J’étais partisane des découvertes, du fait de profiter et de faire des expériences…celle là était…déroutante, pas désagréable, du moins ne me rebutait-elle pas. C’était juste… inhabituelle, pas vraiment ce que j’aurais pensée tester…
Réagissais-je ainsi à cause d’une abstinence trop longtemps préservée, d’une frustration montant crescendo après avoir pensé être à l’abri pour me prendre un joyeux crochet du droit de la part de l’Ordre ? Je n’en avais fichtrement aucune idée, mais je me voyais, contre toute attente, soupirer aux attentions d’une Liselotte fort habile de ses mains. Soyons honnête.

Alors pourquoi pas ? Je ne savais pas, pas vraiment, j’en avais envie, c’était indéniable, mais ça restait …bizarre et puis…j’avais trop l’impression de ne pas m’y connaitre…ce qui… en réalité… était vrai.

-C’est que…je ne l’ai jamais fait avec une autre…fille. J’suis pas fan d’être vierge une seconde fois.


Elle par contre devait trouver ça exquis. Sombreciel, le dévergondage tout ça, ils avaient tendance à être assez fières de leurs cultures, alors pouvoir entrainer d’autre avec eux pour leur faire profiter de leurs talents. La flatterie, tout ça, tout le monde la cherchait, eux leur domaine c’était Mirta qui le leur avait inspiré.

J’aurais sans doute dû me taire en fait non ?

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Message Sujet: Re: Les masques tomberont bien un jour.    Mer 12 Avr - 15:06

Les gestes de la couturière sont d'une douceur calculée, d'une lenteur mesurée. Enfant de Mirta, elle sait qu'il ne sert à rien de presser, ni de forcer. Il n'y a aucun plaisir à précipiter les choses et à insister jusqu'à ce qu'en face, les barrières cèdent de manière pas tout à fait volontaires. Non, le véritable plaisir, c'est de susciter l'envie et le désir. C'est de faire naître la flamme, c'est d'attiser les passions. Liselotte vit pour ces soupirs qu'elle peut soutirer avec une délicieuse patience, elle vit pour ces frissons qui font s'effriter les derniers doutes et les dernières récriminations. Et sous ses doigts, Mélodie est réceptive, animal farouche qu'elle tente d'apprivoiser, seconde après seconde, de baiser en caresse. Elle a la peau tendre, chaude. La Cielsombroise s'y attarde avec gourmandise, sans se presser, se retenant de rire contre l'épiderme lorsque la voleuse balbutie quelques paroles incertaines.

« Je…Je ne sais pas …trop. » Elle sent l'hésitation, mais elle ne refuse pas en bloc l'idée qui flotte dans l'air avec envie. Liselotte est une enfant de Mirta, mais voilà quelques temps qu'elle ne l'a pas honorée aux côtés d'une femme ; les moeurs kyréennes ne sont pas aussi ouvertes, malgré quelques tentatives audacieuses, et elle se contente très souvent d'hommes qui l'entraînent entre leurs draps.

« C’est que…je ne l’ai jamais fait avec une autre…fille. J’suis pas fan d’être vierge une seconde fois. » Cette fois, Liselotte relève la tête, délaissant un instant la chair tendre de son cou pour observer le visage de la voleuse. Un sourire fleurit sur ses lèvres, entre indulgence et amusement, mais elle reste sereine et patiente. « Ca peut s'arranger. » répond-elle avec malice, les yeux brillants alors qu'elle se relève et laisse ses doigts courir sur son propre corsage, défont une attache, puis une autre. Jusqu'à ce que la robe glisse sur le sol, laissant entrevoir jupons et corset délicats. Elle reprend place face à Mélodie, prenant ses mains entre les siennes.

« Il n'y a aucune honte à la découverte de nouveaux plaisirs, quels qu'ils soient. » murmure-t-elle, guidant les mains de la voleuse sur sa peau, contre ses hanches découvertes, jusqu'aux lanières de cuir qui maintiennent le corset en place. « Veux-tu que je sois ton guide pour une nuit, Mélodie ? » Son visage près du sien, elle cherche l'approbation dans ses yeux. Elle a toute la nuit pour l'initier à ces délices qui lui sont encore inconnus. Elle saura être un professeur appliqué.

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