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 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus

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Message Sujet: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Sam 3 Déc - 2:27


Chroniques d'Arven

Intrigue 2.1

Les Sables du Temps

26 et 27 janvier 1002



Intrigue animée par Aura·


Rien de tout cela n’aurait dû arriver.
Ce n’est rien de plus qu’un affreux malentendu, qui a terriblement mal tourné ; une succession de quiproquos et de réactions spontanées, de déclarations irréfléchies et d’égos égratignés. Oui, cela n’était pas censé se produire ! Ils ont fait de leur mieux, pourtant, les deux empereurs souverains, ils se sont déplacés à Lorgol à la mi-janvier, invités par l’Académie pour trouver un terrain d’entente et entériner le renouvellement de la Trêve pour mille ans de plus. Ils ont discuté, pendant une dizaine de jours ; puis finalement, c’est de leurs Maréchaux que la première étincelle est partie. Ils en sont venus aux mains, Richard le Harnois et Diane de la Fère, au matin du 25 janvier, sur une simple remarque du premier à la seconde lui demandant si elle se sentait mieux à présent qu’un véritable chef avait coiffé la couronne de son empire…

Le premier coup, c’est Diane qui l’a porté, de cela les témoins sont certains. Une femme si polie et digne ! Transformée en mégère à la simple mention de sa petite impératrice assassinée. Les Bellifériens n’ont aucun scrupule à frapper une femme, et Richard n’a pas hésité un instant à rendre à son homologue la monnaie de sa pièce. La mêlée est devenue générale, des insultes ont fusé, et certaines vérités qu’il aurait mieux valu ne pas aborder ont été formulées. Les négociations concernant le statut de l’Ordre du Jugement ont tourné court, et le soir arrivé, une fois chaque empereur reparti dans sa capitale, des conseils exceptionnels ont été organisés : à Alfaë en Cibella, Gustave a réuni ses ducs et ses généraux, ainsi que sa maréchale bouillant d’indignation qu’Ibélène ose traiter Faërie avec tant de légèreté ; et à Ibelin en Valkyrion, Augustus a rassemblé les siens, ainsi que son maréchal tempêtant que les Faës s’imaginent déjà les maîtres du continent.

Bien sûr, les portails magiques des Faës leur ont permis de prendre une longueur d’avance. Le conseil ibéen attendait encore l’arrivée d’Ermengarde de Bellifère, âgée et dont le voyage est malaisé, lorsqu’au matin du 26 janvier la déclaration de guerre de Faërie est parvenue à Ibélène.
Sous la forme d’un assaut de Chevaucheurs, pénétrant en Erebor pour atteindre Ibelin…

Nous sommes au matin de cette soudaine invasion, et vous voilà, vous les innocents, pris au piège de la guerre qui s’annonce.
Innocents ? Certains peut-être, mais pas tant. L’Ordre du Jugement a senti le vent tourner depuis un moment, et avec deux ducs faës en son sein, n’a pas eu de difficulté à déclencher la plus extrême des diversions, permettant à ses agents d’infiltrer Erebor pour en apprendre plus sur le Sablier qu’ils ont récupéré dans le plus grand secret, et sur le sable spécial qui permet de l’alimenter…

Que les forts et les méritants triomphent des indignes !
Le Destin vous tient maintenant au creux de sa main…







Le Musée des Savoirs Perdus


Liselotte, Joséphine, Raygnar, Melinda

Il y a d’autres Sabliers en Arven.
C’est ce que raconte le conte oublié de presque tous, mais encore sauvegardé dans les archives de la Cour des Miracles – cinq Sabliers souverains qui tournent, tournent et tournent encore, pour réécrire ce qui fut et changer ce qui sera, dit la légende.
Détruits, raconte la belle histoire – détruits, un à un, mais voilà : celui de Sombreciel visiblement ne l’a pas été.
Le Fils des Ombres s’interroge, dans les archives des voleurs patentés ; se pourrait-il que d’autres aient pu subsister, cachés, emmurés, oubliés ?
Fidèle à l’Ordre du Jugement, il leur a mentionné la belle histoire de jadis, et l’Ordre a décidé de se renseigner.

La rumeur prétend qu’au Musée des Savoirs Oubliés, au cœur des bas-fonds mal famés de Vivedune, une chambre forte secrète est dissimulée, contenant un trésor de connaissances trop précieuses pour être partagées – et trop dangereuses pour être divulguées…

Il faut une diversion, pour attirer les forces de l’ordre, l’armée et les Voltigeurs sur la frontière bien loin de Vivedune. Car qui irait soupçonner l’exposition d’un escadron entier, simplement pour permettre l’infiltration de quelques auxiliaires bien placés ? Personne, en vérité. C’est donc dans ce but que l’Ordre du Jugement encourage Gustave de Faërie à déclarer la guerre… La diversion la plus improbable de l’histoire d’Arven est organisée, et l’invasion commence.

Ainsi Liselotte Passefil, espionne patentée, est-elle dépêchée sur place avec des consignes bien spéciales. Elle doit s’introduire au Musée des Savoirs Perdus, et rechercher dans les vestiges des temps de jadis des indices sur l’éventuel emplacement d’autres Sabliers, celui de Sombreciel ayant été endommagé par le Pion Noir lors de l’effondrement de son caveau et ne servant plus à rien, au grand dépit de l’Ordre qui l’a subtilisé.

On a muni Liselotte de la clé permettant d’entrer dans le caveau, dérobée après des semaines d’efforts dans la salle du trône d’Erebor sur le bas-relief où elle était fixée, cachée en pleine vue. Pour égarer les soupçons, d’autres objets ont été dérobés aux autres cours souveraines : le tapis de velours de la salle du trône kyréenne, un peigne en ivoire appartenant au duc Castiel, et la jupette de guerre de Martial de Bellifère. Mais c’est la clé le précieux talisman, et Liselotte s’est entourée d’alliés dans sa mission : son amie Joséphine, espionne également, a reçu du Fils des Ombres en personne l’ordre de l’aider à entrer dans le Musée désaffecté, sans connaître l’objectif précis de la mutine couturière. Liselotte s’en est également allée quérir un savant kyréen réputé pour ses connaissances historiques, Raygnar d'Ysgramor ; tandis que l’Ordre lui associait la jeune Melinda Orlemiel, fraîchement recrutée, pour évaluer sa valeur sur le terrain.

Au travail !
Le casse du siècle vous attend !




Premier Tour

Consignes



IRL : du lundi 5/12 au dimanche 11/12(16h).
IRP : le 26/01, 10h du matin.

• Ce topic concerne les personnages qui participent à l'intrigue « Les Sables du Temps », au Musée des Savoirs Perdus.

• Ce premier tour couvre votre arrivée au musée où Liselotte vous a donné rendez-vous...

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa: A titre exceptionnel, votre premier message, et uniquement lui, peut compter jusqu'à 1 000 mots.

• Pensez à indiquer votre nombre de mots et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Dim 4 Déc - 17:08

Elle se fond pratiquement dans la masse, la jeune conturière. Vêtue à l'erebienne, dans son sarouel discret, le visage dissimulé sous les voiles afin d'échapper aux rayons féroces d'un soleil de plomb tout autant qu'aux regards, elle avance dans les rues sans attirer l'attention. Voilà quelques heuresqu'elle est à Vivedune, jouant les touristes, devenant ombre silencieuse dans cet océan d'or. Ô Isil, comme tu es tendre avec ta protégée. Pas un regard curieux n'a semblé se poser sur elle, pas une question indiscrète n'est venue entacher son court séjour. Installée dans une demeure mise à disposition par des membres de l'Ordre basés à Vivedune, elle a patienté, ouvrant l'oeil, tendant l'oreille, jusqu'à ce que le signal soit donné. L'alerte a retenti dans l'unique cité du désert, au coeur de l'oasis verdoyante. Elle a vu les soldats se précipiter, elle a aperçu dans les cieux une nuée de Voltigeurs, fendant l'horizon pour aller défendre leur territoire. Le sang coulera à nouveau, un sang versé au nom de la cause qu'elle sert, au nom de la mission qui est désormais la sienne.

Munie de la précieuse clef subtilisée au palais ducal d'Erebor, elle parcourt les rues aux premières heures de la matinée, fendant la foule sans un mot, rapide et silencieuse. Sa silhouette menue passe inaperçue et elle parvient sans mal à rejoindre le lieu de rendez-vous qu'elle a donné à ceux censés venir lui prêter main forte. Mais Liselotte reste en retrait, observe de loin. Elle attend qu'ils arrivent à leur tour, cherche à s'assurer que la voie est bien libre et qu'aucune mauvaise surprise ne l'attend à l'entrée de ce caveau auréolé de mystères. À l'ombre d'un bâtiment, elle cherche des yeux les traits familiers de son amie, venue l'aider dans sa tâche sans en connaître les détails. Elle cherche également des yeux la petite nouvelle recrue de l'Ordre sur laquelle elle devra garder un oeil acéré et dont le nom lui est aussi familier. N'était-elle pas l'une des membres du jury lors du Festival du Seuil ? L'une des voyageurs du Temps ? Quant au savant, elle ne le connaît que de nom et de renommée, elle ne sait à quoi s'attendre. Alors oui, elle veille, la petite couturière et elle patiente, ravie d'être celle que l'Ordre a choisi pour cette mission, impatiente de commencer.


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Dim 4 Déc - 17:50

Le voyage avait été plus court que je ne l'aurais cru. Mon cheval avait donné le meilleur de lui-même et, à présent, il prenait un repos bien mérité dans une écurie de Vivedune. Je secouais la poussière sur mes habits puis chercha le message que j'avais reçu il y a plusieurs semaines. Tandis que je relisais les mots tracés d'une manière fine et délicate, je m'interrogeais sur les véritables raisons de ma présence ici. Je savais déjà qu'on avait besoin de moi et de mes connaissances au Musée des Savoirs Anciens, mais rien de plus. Peut-être en saurais-je plus une fois sur place. Mais d'abord, il me fallait trouver le Musée. Je m'étais déjà rendu à Vivedune mais j'en gardais peu de souvenirs, la tâche n'allait pas être facile.

Je m'engageais donc dans les rues de Vivedune, tout en veillant à ne pas trop attirer l'attention. Je n'étais accompagné d'aucune escorte et j'avais troqué mes habits kyréen traditionnels contre une tenue plus légère. Mais heureusement, la foule était très dense et personne ne faisait attention à moi. Les gens allaient travailler, les enfants jouaient dans les rues... Rien de tel qu'une foule intense pour passer inaperçu. Tandis que je marchais, j'observais les bâtiments, fouillant dans ma mémoire pour retrouver un point de repère... Finalement, je n'étais pas aussi perdu que je ne le pensais car je retrouvais bien vite mon chemin.

Peu à peu, la foule se fit de moins en moins dense. J'hésitais à demander mon chemin mais mon instinct me souffla de me débrouiller. Cet instinct qui ne m'avait jamais fait défaut... C'est lui qui m'avait poussé à laisser Ysgramor entre les mains de Rolf et de mon frère pour pouvoir partir. C'est lui qui m'avait forcé à bouleverser mon quotidien pour venir jusqu’ici, sans escorte. Rolf avait essayé de me persuader d'engager au moins un guerrier, mais j'étais resté inflexible. Mais maintenant que je marchais dans ces rues mal famées, je devais admettre que je n'étais pas rassuré.
Ah ! Le Musée ! Enfin ! Le bâtiment avait encore sa splendeur passée malgré le fait qu'il était totalement désaffecté. Mon cœur se serra à la pensée de ces murs qui avaient abrités et abritaient encore des objets et artefacts anciens.

Je sortis de ma poche un petit carnet ainsi qu'un petit bout de charbon pour prendre quelques notes. J'en profitais pour effectuer une esquisse du Musée, tout en l'imaginant à son apogée, quand on pouvait encore le visiter. Cela devait être magnifique... Quel dommage qu'il ne serve plus à rien... Je me souvenais avoir voulu le visiter étant plus jeune. Quand on m'avait refusé l'entrée, j'étais entré dans une colère noire. Le Savoir ne devrait pas être interdit. A présent, je prenais ma revanche. J'espérais au moins en découvrir encore plus une fois à l'intérieur. Je rangeais mon carnet et cherchais du regard celle qui avait envoyé le message. Elle devait être dans le coin, ou alors j'étais le premier arrivé. J'essuyais mon œil blessé qui avait décidément bien du mal à s'accoutumer à la poussière quand mon regard croisa celui d'une jeune femme, dissimulée à l'ombre d'une maison. Si mes yeux ne s'étaient pas posés dessus par hasard, je ne l'aurais jamais remarqué. Etait-ce la femme que je devais rejoindre ? Il n'y avait qu'une seule façon d'en être certain. Je m'approchais donc de la maison et de la femme par la même occasion et fit mine d'observer plus attentivement le Musée. Une fois à sa portée, je veillais à ce que personne ne nous regarde avant de lui tendre le message. Je lui demandais alors :

-"Etes vous celle qui a écrit ce message ?"

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Dernière édition par Raygnar d'Ysgramor le Dim 11 Déc - 16:25, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Lun 5 Déc - 10:07

Vivedune était une ville impressionnante, sublime, et fondamentalement différente de tout ce que j’avais vu auparavant. S’il n’y faisait pas aussi chaud, peut-être aurais-je même pu en oublier la raison de ma présence ici tant mon regard avait tendance à se perdre aux alentours pour mieux observer les nouveautés qui se présentaient à moi. Néanmoins, j’appréciais beaucoup moins les températures de ce coin-ci du monde, aussi ne pris-je pas le temps de m’arrêter pour observer toutes ces merveilles comme elles l’auraient mérité. Je n’étais pas ici pour ça, de toute façon. J’avais une mission.

A cette idée, les battements de mon cœur s’accélérèrent, pris d’une appréhension soudaine. Deux mois plus tôt, à peu de choses près, j’avais accepté de rejoindre l’Ordre du Jugement, sans doute principalement parce que je n’avais aucune raison de refuser de faire partie de cette organisation. A présent, j’étais là, au cœur d’Erebor, prête à accomplir ma première mission. Il était sans doute trop tard pour me demander si c’avait été une bonne idée, trop tard pour tout abandonner et rentrer chez moi comme si de rien n’était. Désormais, il me faudrait accomplir cette mission jusqu’au bout. Un sourire hésitant étira mes lèvres. N’était-ce rien d’autre, après tout, qu’un nouveau défi, un défi comme je les aimais ?

Vêtue d’une simple tenue de voyage, je me rendis tant bien que mal au lieu de rendez-vous. Je n’étais pas vraiment douée pour m’orienter – éternelle distraite, je parvenais à me perdre même dans des lieux familiers – mais j’étais arrivée à Vivedune suffisamment tôt pour me permettre de me tromper de route. Enfin, pourtant, le musée apparut à ma vue. Je levai la tête pour observer quelques instants le bâtiment, plissant les yeux pour les protéger de l’éclat du soleil. Je devais avouer que j’étais impressionnée, et je retins le commentaire admiratif qui me brûlait les lèvres. J’étais déjà indubitablement une étrangère, inutile de se faire remarquer plus encore en parlant toute seule. Cela dit, il n’y avait pas grand-monde pour m’entendre.

Je jetai un coup d’œil autour de moi. Pas grand-monde, à part un couple, un peu plus loin, à l’ombre d’un bâtiment… Deux petites secondes… L’homme me disait vaguement quelque chose. Je fronçai les sourcils, fouillant dans mes souvenirs, avant de me rappeler qu’il n’était autre que le bloc de glace qui s’était attiré mon inimité, alors que je rôdais encore devant l’Académie avec l’espoir d’y entrer un jour. Quant à la femme… Je me mordillai la lèvre inférieure, envahie d’un sentiment de déjà-vu. Incapable toutefois de remettre la main sur un souvenir quelconque, je me détournai d’eux, espérant qu’ils ne me reconnaissent pas. A moins qu’eux aussi fassent partie de l’Ordre ? Ne pouvant guère en être sûre, je gardai prudemment mes distances. Je ne savais pas ce qu’on attendait de moi, mais je supposais que demander « Tiens, vous aussi vous faites partie de l’Ordre ? » à n’importe quel individu qui croiserait ma route n’en faisait pas partie.

Ne sachant combien de temps il me resterait à patienter, je m’abritai dans l’ombre pour fuir le soleil éclatant d’Erebor, et enfin je me permis d’observer cet environnement tout nouveau qui ne pouvait que susciter mon admiration et ma curiosité. Je ne pouvais le nier, Vivedune était une belle cité. J’esquissai un demi-sourire. Peut-être devrais-je graver ce moment de sérénité dans ma mémoire, puisque le reste de la journée s’avérait plutôt chaotique, et peut-être même désagréable, si servir l’Ordre était plus insupportable que je ne l’avais imaginé. Je chassai cette idée d’un vague geste de la main. Inutile de s’attarder sur ce genre de considérations quant à ce que me réserverait le futur. Il deviendrait présent bien assez tôt.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Jeu 8 Déc - 2:50

Oh comme elle est heureuse, Joséphine, d’avoir reçue une lettre de la charmante Liselotte, cette chère amie qu’elle n’a point vue depuis un certain temps ! La surprise à fait mouche, car la demoiselle de compagnie des jumelles ne s’attendait guère à recevoir une telle missive, lui demandant à la fois son aide et sa présence sur des terres qu’elle ne foulait naturellement que par nécessité. Non qu’elle n’aimait pas Erebor, mais ce n’était qu’en compagnie de Mélusine ou Mélisende qu’elle se permettait d’y mettre les pieds, et surtout, elle préférait l’ambiance de Lorgol – ou mieux Sombreciel – que celle du duché du sable et du roc. La demande n’a pas manqué de l’interroger cependant, et elle aurait pu se surprendre à refuser en ayant guère plus d’information si elle n’avait pas reçu en plus un ordre du Fils des Ombres lui même pour rejoindre la belle couturière dans la capitale erebienne. Ce n’était pourtant pas la période, avec la guerre éveillée entre Faërie et Ibélène, et dont les premières attaques se situaient justement à la frontière d’Erebor. Pourtant, la demoiselle de compagnie ne pouvait se permettre de refuser un ordre direct, et moins encore refuser son aide à Liselotte qui était une proche amie. Mais pas naïve pour autant, elle s’assurerait de demander à celle-ci de plus amples informations une fois sur place. Avec la permission de Mélisende – devant elle aussi se rendre en Erebor de toute façon – elle l’abandonna pour quelques jours et pu se rendre sans trop de difficulté à la capitale, arborant des vêtements typiques du duché, tout en masquant malgré tout sa peau laiteuse sous de beaux voiles un peu transparent.

L’heure du rendez-vous approchait, et elle était déjà sur place, près du musée, quand celle-ci sonna tout à fait et que ses yeux remarquèrent la couturière menue, aussi joliment vêtue qu’elle l’était si ce n’était plus mais discrète comme une ombre. L’espionne rejoignit sa compagne, la saluant cependant d’une façon toute cielsombroise, posant une main aguicheuse sur ses hanches et accordant un sourire plus que taquin.

« Ma douce amie, comme tu m’as manqué. » Elle lui soulève un pan léger du voile qui lui masque la peau de sa joue, où elle dépose un baiser franc qui rappelle tant de choses entre elles. Oh elle sait que cette mission est sérieuse, mais ce n’est pas pour autant qu’elle souhaite négliger ces retrouvailles avec son amie.

Elles sont interrompues d’ailleurs, au grand damne de Joséphine qui adresse malgré tout un regard à l’homme qui les surprend. En fait… elle vient juste de le remarquer. Etait-il là avant qu’elle ne vienne saluer son amie ? En tout cas, il aborde un regard froid, une stature un peu noble et un visage sévère. Elle a, l’espace d’un instant, une petite moue Joséphine, mais laisse à son amie le soin de répondre. C’est Liselotte la cheffe de cette mission, qui sait ce qu’ils doivent faire et où ils doivent aller. Mais n’étaient-ils pas censé être quatre d’ailleurs ? A cette pensée, l’espionne observa avec attention les environs, remarquant ces gens passants sans s’arrêter, à cause de l’alarme donnée en ville qui effraie et provoque la peur. Et il y a cette fille un peu en retrait ? La quatrième ? Qui sait.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Jeu 8 Déc - 13:45

Elle a le regard vif et acéré, la couturière et pourtant, ça ne l'empêche pas de se faire surprendre par l'arrivée de son amie. Un sourire orne ses lèvres à son contact et suite au baiser qu'elle lui offre et sa voix est douce lorsqu'elle lui répond à son tour : « Quel plaisir de te revoir Joséphine. » Et elle est sincère Liselotte. Elle ne voyait personne d'autre pour l'accompagner dans cette importante mission.

Son visage se tourne alors vers les deux silhouettes qui ne lui ont pas échappée. Il y a cette jeune femme qui s'abrite à l'ombre d'un bâtiment, qu'elle reconnaît au premier coup d’œil. Et cet homme, grand, imposant, arborant un air droit et digne. Serait-ce le savant qu'elle a engagé ? Son doute se trouve bien vite confirmé lorsqu'il approche, lui tendant le mot écrit de sa main auquel elle jette à peine un coup d’œil car elle le reconnaît immédiatement. Pourtant, elle a envie de jouer, la Cielsombroise et la surprise se dessine sur ses traits. « Je... je ne vois pas de quoi vous parlez monsieur. » Elle laisse quelques secondes s'écouler avant de partir d'un petit rire discret, offrant au Kyréen une moue rassurante. « C'est bien moi, en effet. Enchantée de vous rencontrer Seigneur d'Ysgramor. » Elle incline respectueusement la tête face au noble étranger. Peut-être n'apprécie-t-il pas la plaisanterie, mais il n'était pas judicieux de sa part de montrer un mot écrit à quelqu'un de cette façon, surtout si l'on n'est pas certain de son identité. S'il avait révélé cette lettre à quelqu'un d'autre, malgré le peu d'informations qui s'y trouvent, ça aurait pu leur jouer des tours. Alors elle se tourne vers son amie, tendant son bras afin qu'elle s'en empare. « On y va ? » demande-t-elle, malicieuse, sans attendre de réponse.

Entraînant Joséphine à ses côtés, toutes deux suivies du savant, elle se dirige droit sur la jeune femme dissimulée dans l'ombre. « Melinda, je suis ravie que vous ayez pu venir si promptement. » déclare-t-elle d'un ton léger malgré le regard entendu qu'elle lui adresse, l'espace d'un instant. La petite apprentie de l'Ordre n'a pas réellement eu le choix et elle attend de voir de quoi elle est capable. Elle ne se fie d'ailleurs pas à sa frêle carrure, nullement gage des talents que possède tout un chacun, comme l'espiègle Joséphine à ses côtés. Elles ont l'air de rien, les deux espionnes, et pourtant elles ont plus d'un atout dans leur manche.

Liselotte reste encore un instant à l'ombre du bâtiment, faisant face à ses trois compagnons du jour, son visage devenant momentanément plus sérieux malgré le sourire doux qu'elle arbore encore. « Je vous remercie infiniment à tous les trois d'avoir répondu à mon appel. J'ai besoin de votre aide pour une mission particulière aujourd'hui, et si nous sommes ici, c'est pour entrer dans ce musée et y dénicher des informations importantes concernant le Sablier volé en Sombreciel, durant la Samhain. » Elle ne tourne pas autour du pot, pourtant, elle ne révèle ni les raisons qui la poussent à chercher ces informations, ni ce qu'elle compte en faire. Joséphine pense à une mission pour la Cour, Melinda sait qu'elle agit en fait pour l'Ordre. En réalité, c'est pour les deux. Quant au savant kyréen, il est grassement payé pour son expertise, il n'a pas besoin d'en savoir plus. « J'ai la clef pour y entrer, mais à l'intérieur, il faudra bien plus que mes seuls talents pour trouver ce dont on a besoin. » L'endroit est, dit-on, très sécurisé et elle doute que ce soit sans raison. Pourtant, elle est confiante Liselotte et dans ses yeux brille une lueur d'assurance. Ils sauront mener à bien cette mission, elle en est persuadée.


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Jeu 8 Déc - 16:19

La surprise que je pouvais lire sur le visage de la jeune femme m'inquiéta. Par les grimoires d'Alder ! J'ai fait une erreur sur la personne ! Je ne laissais cependant aucune trace de peur transparaitre sur mon visage et me préparais à tourner les talons pour m'en aller quand cette même jeune femme se mit à rire avant de confirmer que c'était bien elle qui avait écrit ce message. Elle inclina ensuite la tête pour me saluer. Si c'était là une plaisanterie, elle n'était pas drôle du tout. Je me demandais alors pourquoi elle s'était permise de faire ça devant moi ? Est-ce parce que j'ai été imprudent en montrant le message de cette manière ? Certes ce n'était pas très intelligent mais rien ne me dit qu'il fallait jouer la prudence ! Tout ce que je sais, c'est qu'on a besoin de mes connaissances sur l'Histoire d'Arven, rien de plus.

Je me contentais donc d'hocher la tête sans prononcer le moindre mot puis de saluer l'autre jeune femme qui venait de déposer un baiser sur la joue de Liselotte. Puis je les suivis en direction de l'entrée du Musée. Je devais avouer que j'étais très impatient. Qu'est ce qui nous attendait à l'intérieur ? Surement de nombreuses surprises et artefacts inestimables pour mon projet. Au début, lorsque j'ai reçu le message, la perspective de pénétrer dans un musée désaffecté ne m'avait pas vraiment plu. Mais plus j’y réfléchissais et plus je comprenais que, pour écrire l’Histoire d’Arven, il fallait parfois se salir les mains. Je suivais donc celle qui m’avait appelé sans poser de questions. Moins on passera de temps à discuter de la mission, plus vite on sera à l’intérieur du Musée !

En chemin, nous rencontrâmes une autre jeune fille dont le visage ne m’était pas inconnu. Je fouillais rapidement dans ma mémoire avant de me souvenir que je l’avais rencontré devant les portes de l’Académie. Alors comme ça, elle faisait aussi partie de notre petit groupe ? Cela voulait dire qu’elle avait échoué aux entretiens. En un sens, cela ne m’étonnait pas. Elle avait l’air d’être plus faite pour l’action plutôt que pour passer d’interminables heures à étudier. Mes pensées se portèrent alors vers mon fils cadet qui avait réussi les concours d’entrée. Je me demandais comment il allait et s’il s’en sortait dans ses devoirs. Je revins dans le présent et mon regard croisa celui de la prénommée Melinda, que je saluais d’un signe de tête.

A présent, il fallait entrer dans le Musée. Liselotte nous avoua que le but de la mission était de récolter des informations sur le Sablier qui avait été dérobé en Sombreciel pendant la Samhain. Elle montra également sa clef et nous confia que tous nos talents seraient requis pour ce genre de mission. Soit, très intéressant. Mais cela ne m’avançait pas plus. Une question se dessina alors dans mon esprit. L’Ordre du Jugement était responsable du vol du Sablier. Mais ces femmes, cherchaient-elles à le retrouver ou faisaient-elles partie de cet ordre ? Celui-ci devait être à la recherche d’informations sur la manière de l’utiliser. Je n’avais rien contre le fait de ramener en Arven les Savoirs Oubliés, mais le massacre qui avait eu lieu pendant la Samhain m’avait, comment dire, refroidi. Je n’osais pas poser la question de manière explicite, aussi me contentais je de demander :

« - Et quel genre d’information pensez-vous trouver à l’intérieur Mademoiselle ? »

Je lançais un regard vers les autres femmes, afin qu’elles puissent elles aussi donner leur avis et m’éclairer sur le sujet. Elles non plus n’avaient pas l’air de savoir grand-chose. Peut-être en saurons-nous plus une fois à l’intérieur…

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Sam 10 Déc - 11:06

C’étaient donc eux, ceux qui m’accompagneraient pour cette mission. Je les observai rapidement. Je saluai le noble de l’Académie d’un vague signe de tête. Je ne pus m’empêcher de penser à son fils – et à toutes les contraintes qui posaient sur les épaules de ce dernier – mais je rejetai bien vite cette pensée. S’il nous fallait travailler ensemble, mieux valait que je mette de côté mes inimités. Quant à la femme qui me paraissait vaguement familière, en voyant son visage de plus près, je pus enfin me rappeler où je l’avais vue. N’avait-elle pas fait partie du jury du concours d’équilibre de la Samhain ? Lise-quelque chose, si je ne me trompais pas. Lisette ? Liselotte ? Je n’aurais su le dire. Le dernier membre de notre groupe ne me disait rien, mais je lui adressai tout de même un léger sourire, comme une discrète salutation.

Je me contentai d’un hochement de tête à la remarque de Lise-machin. Je ne pensais pas avoir vraiment eu le choix de venir. Si je voulais faire partie de l’Ordre, remplir les missions qu’il me confiait était probablement une condition sine qua non. Or, pour le meilleur et pour le pire, j’avais accepté de rejoindre cette organisation. Elle m’avait demandé de venir ici ; j’étais là. Et même si je mourais d’envie de connaitre les raisons de ma présence, de savoir pourquoi on avait besoin de moi et d’en apprendre plus sur l’Ordre lui-même, j’avais muselé ma curiosité et m’étais rendue jusqu’ici. Quel meilleur moyen, de toute façon, de recevoir réponses à mes questions qu’en remplissant cette mission ?

Lise-machin, sans doute le chef de notre petit groupe, semblait avoir déjà un peu plus d’informations sur ce que nous avions à faire. Je plissai les yeux. Ainsi donc, cette affaire concernait le Sablier de la Samhain, celui qui nous avait fait remonter dans le passé. Si l’Ordre s’y intéressait, il devait sans doute penser que c’était plus qu’une simple attraction touristique pour visiter passivement le passé. Mais croyait-il vraiment qu’il était possible de modifier des évènements qui s’étaient déjà produits ? Cette idée me fit frissonner. Même si le présent n’était pas parfait, était-ce une bonne idée de vouloir le changer avant même qu’il ne se soit produit ? Rien n’était moins sûr. Néanmoins, ce n’était probablement pas à moi de critiquer ce genre de choses, aussi me mordis-je la langue afin qu’elle n’ait pas l’idée de parler sans mon autorisation.

J’écoutai à peine la question du noble de l’Académie, songeant déjà à ce qui pourrait nous attendre à l’intérieur. A vrai dire, j’étais curieuse. Au sein du Musée des Savoirs Oubliés devait se tapir tout un tas de choses fort intéressantes, de trésors malheureusement laissés à la cruauté de l'oubli, et d’autres merveilles. Peut-être également aurions-nous à faire face à des dangers inattendus, mais dans l’ensemble, j’avais hâte d’entrer et de voir.

— Alors, on y va ? ne pus-je finalement m’empêcher de demander avec enthousiasme, un large sourire sur les lèvres. Je suis prête.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Sam 10 Déc - 15:26

Oh comme elle est contente, de ce salut qui lui est rendu dans un sourire sincère ! Elle n’en attendait pas moins de Liselotte mais ça ne l’empêche pas de rayonner, Joséphine, d’un plaisir non feint. Elle rit discrètement aux taquineries de son amie, sur ce pauvre homme à l’allure bien sombre et sévère, qui ne semble pas s’amuser de la blague. La moquerie n’est pas méchante, loin de là, mais les deux femmes cielsombroises sont de ce même bois : taquine et un peu vilaine à jouer des petits tours sans conséquence. Elle ne sait pas qui il est, mais il n’est certainement pas homme à s’amuser de tout et de rien. A vrai dire, c’était quelque peu peint sur son visage abimé. Elle évite d’ailleurs de le toiser trop longtemps, cet œil crevé était fort peu appréciable, et de toute façon, l’attention de la petite espionne est vite accaparée par son amie, dont le bras tendu est une invitation à la suivre. Invitation que Joséphine n’hésite pas une seule seconde à accepter dans un grand sourire. « Je te suis. »

Et elle suit, la charmante Cielsombroise, jusqu’à cette demoiselle remarquée un peu plus tôt dans la foule, toujours immobile mais qui semble elle aussi avoir observé leur étrange petit groupe. Elle était donc bien la quatrième à devoir se joindre à eux. Et hormis Liselotte, Joséphine ne connaissait pas les deux autres personnes avec qui elle aurait à faire équipe. Sa seule certitude était qu’ils ne faisaient pas partit de la Cour des Miracles. Et ça, c’était quelque peu étrange. Etaient-ils des mages spécifiques ? Elle n’en avait pas l’impression, et d’ordinaire, les voleurs et espions ne faisaient pas tant appel à des gens de l’extérieur pour leurs missions. Elle n’était pas idiote, la petite demoiselle de compagnie, et quelque chose peu à peu s’éveillait. Un doute, se cognant à la confiance inébranlable qu’elle avait en Liselotte, son amie. Aussi ne dit-elle rien sur l’instant, n’ajoute-t-elle rien quand la jeune femme explique vaguement les raisons de leur présence ici. Trop flou, trop vague, trop secret. Etait-ce à ce point confidentiel pour que les membres même de cette mission ignorent les subtilités ? Elle interrogerait son amie plus tard, Joséphine, sa discrétion jouait pour elle et elle ne ferait pas son affreuse en embarrassant son amie devant des étrangers, si d’aventure les questions devaient l’être. Elle se contente de garder un léger masque sur le visage, ce petit sourire taquin, écoutant et observant.

« Tu peux compter sur moi mon amie. »

Elle l’avait promis et elle le ferait. Pas parce que c’était une mission confiée par le Fils des Ombres en personne, mais bien parce qu’elle appréciait trop Liselotte pour lui refuser. La question du noble néanmoins est pertinente, l’une de celle qu’elle prévoyait de poser à son amie. Aussi elle attend la réponse, avant de continuer jusqu’au musée.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Sam 10 Déc - 18:10

Elle explique le but de leur mission sans entrer dans les détails et elle voit bien l'interrogation se dessiner sur les traits de ses compagnons. Scepticisme, curiosité, doute peut-être ? Tous trois la regardent, s'attendant peut-être à avoir plus de détails. Joséphine lui affirme pouvoir la soutenir et la petite couturière lui adresse un sourire chaleureux, entendu. Elles se connaissent bien, depuis le temps, les deux Cielsombroises, elles savent comment chacune travaille et peut-être y a-t-il une certaine confiance entre elles. Liselotte, sceptique, se méfiera toujours des autres, mais elle sait pouvoir se reposer sur sa douce amie pour une mission telle que celle-ci, au moins en partie. Quant aux autres...

La question de Kyréen ne la surprend pas et elle l'accueille même avec un sourire auréolé de mystère. « J'espère y trouver le plus de choses possibles, messire. Comment il est fait, comment il fonctionne, comment le mettre hors d'état de nuire si besoin... tout ce sur quoi on pourra mettre la main. » déclare-t-elle sans se démonter et sans chercher à expliquer les raisons qui la poussent à découvrir tout cela. « Vous avez de grandes connaissances sur l'histoire, m'a-t-on dit, j'espère que vous pourrez nous aider dans nos recherches. C'est pour ça que vous êtes venu, alors pensez-vous en être capable ? » La question est posée d'une voix douce mais son regard se fait soudain bien sévère. Du haut de sa petite taille, la jeune couturière fait montre d'une soudaine autorité qui signifie implicitement que s'il ne se sent pas à la hauteur, il peut encore rebrousser chemin. Bien entendu, le voyage ne lui sera certainement pas payé et sa prime ne lui sera pas non plus versée. De ça, il est en bien conscient.

La douce Melinda à ses côtés intervient alors et Liselotte hoche doucement la tête sans lâcher des yeux le noble kyréen. Puis aussi soudainement, son visage reprend un air léger, plein de malice et elle hoche la tête vigoureusement. « Nous pouvons y aller. » répond-elle d'un ton guilleret avant de prendre la tête du petit groupe afin de monter les marches menant au musée, sortant une petite clef de sa poche. Il est temps de voir ce que leur réserve cet endroit.


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Sam 10 Déc - 19:37

Il y avait de quoi se poser des questions. Nous allions entrer dans un musée complètement désaffecté, sans avoir la certitude que cela serait sans risques et que nous allions trouver ces précieuses informations. Je m'attendais à ce que Liselotte me donne une réponse vague, sans teneur particulière, mais elle m'affirma que le but de cette mission était d'en apprendre plus sur le Sablier disparu de Sombreciel. Elle souhaitait en savoir plus sur sa manière de fonctionner ou sur la façon de le détruire.
Je ne pus m'empêcher de me reposer une autre question. Pourquoi faire tout ça ? Etait ce pour le retrouver ou pour donner à l'Ordre le moyen de s'en servir ? Cette question resta cependant bien au chaud au fin fond de mon esprit. Mieux valait ne pas trop jouer les curieux.

Liselotte reprit en me disant que j'étais là pour mes connaissances historiques et que je devais pouvoir les aider sur certains points. Elle enchaina en me demandant si je m'en sentais capable. Face à ces mots, je me redressais et plongea mon regard dans le sien. Je n'avais pas l'intention de plier devant elle, mais je ne voulais pas tourner les talons pour rentrer chez moi. Le voyage avait été bien trop long et bien trop risqué pour que cela ne serve à rien. De plus, il y avait une grosse paye à la clé, et comme Ysgramor n'avait pas beaucoup de ressources... Je ne pouvais pas refuser une telle opportunité, cela permettrait à mon peuple de souffler un peu... Je soutenais donc son regard, sans ciller puis je lui dis sur un ton froid :

"- Bien sûr que j'en suis capable. Sinon vous n'auriez jamais entendu parler de moi."

Nos regards restèrent figés l'un dans l'autre pendant encore quelques instants, puis Liselotte se détendit. Je relevais la tête et la suivis sur les marches du Musée. Mon dos, meurtri par les longues heures passées à cheval, protesta devant ce simple exercice mais je l'ignorais. Ce n'était pas le moment de montrer mes faiblesses, il fallait avancer. Tandis que Liselotte sortait une clé de sa poche, je la dépassais et examina avec attention la porte monumentale du Musée. Je passais les doigts sur des sculptures qui, a vu de nez, devaient dater d'il y a quelques siècles. Le Musée avait du fermer ses portes peu de temps après. Je caressais du bout des doigts l'image d'une créature effrayante aux dents acérées comme je l'aurais fait avec les pages d'un livre. Les sculptures avaient souffert à cause du temps et beaucoup d'entre elles ne ressemblaient plus qu'à des masses informes. Mais certaines d'entre elles, comme celle représentant le monstre étaient très bien conservés. Je murmurais alors, tout en sortant mon petit carnet :

"- C'est fascinant..."

Oui, tout cela était bien fascinant. Les habitants de Vivedune qui vivaient à cette époque avaient de drôles de manières de représenter les choses. Le monstre que je voyais devant moi était en réalité un dragon. Je passais les doigts sur les ailes puis sur la gueule hérissée de dents. Pas de doute, c'était bien un dragon. Mais pourquoi l'avoir représenté de manière si effrayante ? Je levais la tête et croisa le regard d'une autre sculpture qui semblait me juger, bien plus haut par rapport au monstre. Je remarquais alors une balance, à côté de cette forme abimée par le temps. Voilà alors une représentation de Joseï, le dieu tutélaire d'Erebor. Je griffonnais quelques notes sur mon carnet puis entrepris de recopier le dessin du dragon. Je fis une rapide esquisse tout en me promettant de revenir plus tard pour y ajouter des détails. J'ai maintenant hâte de découvrir ce qu'il y aura à l'intérieur...


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Dim 11 Déc - 16:23



Le Musée des Savoirs Perdus


Liselotte, Joséphine, Raygnar, Melinda

C’est le moment !

Il faut entrer dans le Musée. La petite couturière a la clé en main, et c’est d’un air décidé qu’elle la fait tourner dans la serrure rouillée de la porte sculptée. Sa troupe de choc est prête : l’espionne futée, la demoiselle aux abeilles laborieuses, et le seigneur savant venu du froid. Prêts, oui ; mais pas préparés au son strident qui résonne soudain dans la ruelle étroite. Comme si l’on écorchait une armée de chats. Quelques secondes de stupeur passent, avant que Melinda ne repousse fermement le battant pour étouffer le son. Initiative couronnée de succès, puisque le vacarme cesse ; mais l’une des sculptures de la porte crache sur sa main et sur le cou de Liselotte un jet d’encre indélébile, les identifiant comme visiteuses indésirables du Musée. Très vieille alarme, mécanisme de marquage obsolète – mais encore efficaces ! Il faudra éviter de croiser les gardes de Vivedune, jeune Melinda, hardie Liselotte.

Il faut trouver une autre piste. La clé détenue par Liselotte ouvre la porte d’entrée du musée, et la petite clé fixée à l’intérieur de la grosse permet d’ouvrir la chambre forte. Mais des indésirables ont forcément visité les lieux auparavant, à en juger par ce que l’on trouve sur le marché noir… Après tout, ce musée a été construit deux siècles après la Trêve, pour rassembler des vestiges après la frénésie d’exécutions et les autodafés, une fois la folie de destruction calmée. Il a été actif jusqu’en 560 de notre ère, date à laquelle Faërie a exigé sa fermeture lors d’une phase de tensions – qui sait quels trésors s’y cachent encore ?

Il va falloir trouver l’entrée des pillards…




Deuxième Tour

Consignes



IRL : du lundi 12/12 au dimanche 25/12 (MIDI).
IRP : le 26/01, de 10h à midi.

• Ce topic concerne uniquement les personnages qui participent à l'intrigue « Les Sables du Temps », au Musée des Savoirs Perdus.

• Ce deuxième tour couvre vos délibérations sur l'entrée à choisir - et votre entrée elle-même, après l'intervention du Destin en cours de tour.

• Vous avez plusieurs possibilités : vous glisser pour un soupirail étroit dans les caves du Musée ; faire le tour par-derrière et entrer par une fenêtre cassée en hauteur ; ou grimper sur le toit et vous faufiler par un conduit d’aération grillagé.
Le Destin vous laisse vous décider. Il repassera en cours de tour vous décrire l’endroit où vous arrivez, dès que l’un de vous indiquera « A toi, Destin ! » dans le spoiler de son message.

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:


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Dernière édition par Le Destin le Dim 18 Déc - 15:34, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Dim 11 Déc - 19:36

Elle entraîne la petite troupe, Liselotte, de son pas assuré et la tête haute. La clef à la main, elle observe un instant l'entrée de la bâtisse, intriguée par l'architecture erebienne mais pas une grande connaisseuse. Elle jette un dernier regard autour d'elle puis enfin, elle tourne la clef dans la serrure. La satisfaction d'entendre le déclic qui suit est bien vite balayée par le son strident qui lui vrille les tympans. Prise au dépourvu, Liselotte plaque ses mains contre ses oreilles, serrant les dents face à cette surprise fort désagréable. Heureusement, la petite recrue de l'Ordre a le bon sens de refermer le battant, faisant cesser cette affreuse cacophonie. Le soulagement de la couturière est de courte durée pourtant, car elle sent quelque chose lui heurter le cou avec force. Par réflexe, elle se recule, portant ses doigts à sa gorge afin d'observer de quoi il s'agit. L'encre noire reste gravée dans sa peau et elle arbore une moue désappointée. D'un geste, elle récupère la clef puis pousse un soupir las.

« Ce n'était pas prévu ça. » déclare-t-elle avant de jeter un oeil autour d'elle. « Suivez-moi. » Elle leut fait signe de la suivre dans un endroit plus discret, de peur que l'alarme n'ait alerté quelques gardes patrouillant encore dans les parages. Frustrée par ce contre-temps, elle réfléchit rapidement aux diverses possibilités. Toutes ces semaines de préparation à voler une clef dans la salle du trône... pour ça ? Elle se demande bien ce qu'ont fait les éclaireurs pour ne pas s'apercevoir de ce système à l'entrée. C'est du travail bâclé, c'est véritablement scandaleux ! Mais bien heureusement, elle n'est pas à court d'idées.

« Nous allons faire le tour et chercher une autre entrée. Je sais de source sûre qu'il y en a une, alors ouvrez l'oeil. » Tout en parlant, elle réajuste son voile erebien afin de cacher la marque à son cou, sans cesser d'observer le bâtiment. Elle balaie la frustration pour ne laisser place qu'à un air déterminé, indéniablement teinté d'optimisme. « On m'a parlé de conduits d'aération, mais il faut pour cela grimper sur le toit et parvenir à en ouvrir l'entrée. Donc je vous propose de ne le faire qu'en dernier recours. » Elle fait preuve d'autorité la petite couturière, mais elle sait que pour mener à bien sa mission, quelqu'un doit prendre les choses en main et elle est certainement la plus qualifiée en la circonstance. Mais elle reporte tout de même son regard sur ses camarades, attendant leur approbation.


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Lun 12 Déc - 22:22

Pendant que j’examinais les gravures de la porte, Liselotte enfonça sa clé dans la serrure. Tellement absorbé par ma contemplation, je sursautais quand un son strident très désagréable parvint à mes oreilles. Je reculais précipitamment tout en plaquant mes mains sur les côtés de ma tête. Mais d’où venait ce son ? Etait-ce le Musée ? Il n’y avait pas de doute là-dessus. Malgré la sensation que mes tympans allaient rendre l’âme, je ne pus m’empêcher de me dire que ce système d’alarme était absolument remarquable. Il faudrait que j’étudie tout ça de prêt. Si j’en avais un jour l’occasion. Heureusement pour moi et pour notre petit groupe, la dénommée Melinda mit fin à ce tapage.

Mes pauvres oreilles sifflaient encore quand Liselotte nous demanda de la suivre. J’obéis donc sans poser de questions, encore sous le choc après une telle surprise. Je remarquais la tâche qu’elle avait sur le cou au moment où elle la dissimula avec son foulard. Etrange, Melinda avait la même sur la main. Etait-ce de l’encre ? Je m’approchais de Melinda et me penchais pour étudier cette tâche. De l’encre oui, il y avait donc un système de marquage en plus de cette alarme. Malheureusement, je n’ai pas pu voir d’où il venait, tant j’étais occupé à chercher mon carnet qui m’avait échappé des mains. Ce Musée était décidément plein de surprises et j’étais maintenant plus que résolu à y entrer pour découvrir ses secrets.

Mon envie d’aventure fut vite remplacée par une légère crainte lorsque Liselotte nous parla de grimper sur le toit. Je me détendis quand elle proposa de chercher une autre solution et d’envisager cette hypothèse en dernier recours. Je levais la tête pour regarder le haut du Musée. Cela ne me tentait vraiment pas d’escalader ces murs et de jouer à l’équilibriste sur le toit. C’était une chute qui avait failli me rendre borgne… Je me tournais vers Liselotte et dit en hochant la tête :

« - Je suis d’accord pour chercher une autre entrée. Il vaut mieux jouer la prudence… »

Je me demandais en quoi je pourrais me montrer utile pour cette tâche mais si Liselotte avait besoin d’aide, elle pouvait compter sur moi. Je ne voulais pas rester plus longtemps ici tout en sachant que des gardes avaient dû être alertés par le bruit. Il devait y avoir une autre issue, une entrée plus praticable. Peu importe ce qu’on y trouvera et, même si cela ne me plaisait pas, il fallait que je me montre plus courageux que cela si je voulais avancer.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Mer 14 Déc - 21:46

Guidée par ma curiosité, j’étais motivée, désormais, à dénicher les secrets que renfermait ce musée. Malheureusement pour moi, la motivation était parfois rattrapée par une rude réalité. Je m’attendais à tout sauf au son strident qui me transperça les tympans. Il me fallut quelques secondes pour réagir, avant que d’elles-mêmes mes mains ne se précipitent sur la porte pour la refermer. Je n’eus même pas le temps d’en être soulagée qu’un jet d’encre jaillissait de la porte. Je tentai de me reculer, mais trop tard pour éviter que ma main ne soit tâchée. Avec une grimace, je tentai de faire partir l’encre en frottant ma peau… en vain. Soupirant de dépit, je dissimulai tant bien que mal la marque dans ma manche. Ce n’était pas prévu ? Non, effectivement. Mais au moins, songeai-je avec l’ombre d’un sourire pour déchirer ma morosité, cette tache d’encre me rendait encore plus particulière qu’avant, non ?

Je suivis docilement Lise-machin tandis que nous nous éloignions de la porte. Je plissai les yeux. Allait-elle annuler la mission ? Pour si peu ? Il ne me fallut que quelques secondes pour comprendre que ce n’était pas dans ses intentions. Déjà, avant même qu’elle ait fini de parler, mon regard cherchait une autre entrée. L’espace d’un instant, je me demandais pourquoi elle avait tenu à entrer au Musée par la porte principale s’il existait des entrées auxiliaires dont elle connaissait l’existence ; sans doute aurait-ce été plus discret – et plus amusant – de se glisser dans un passage secret quelconque. Enfin, elle n’aurait sans doute pas pu prévoir ce jet d’encre et cette alarme stridente, et puis peut-être qu’elle voulait faire joujou avec cette superbe clé qu’elle avait obtenu Lyncée seul savait où !

L’idée de monter sur les toits ne m’effrayait pas le moins du monde, et déjà mon esprit échafaudait mille possibilités pour parvenir tout en haut. Toutefois, une fois encore Lise-machin ne parut pas des plus motivées pour tenter l’expérience, et même si c’aurait été intéressant de voir comment le noble kyréen se débrouillait – à la façon dont il avait réagi à l’idée de grimper au sommet du Musée, je pouvais deviner que l’idée ne lui était guère plaisante – je me pliai volontiers à l’avis du chef de notre groupe. Faire le tour du bâtiment ? Parfait, j’étais partante !

Au bout de quelques minutes de recherche – et alors que je commençais à me dire avec un sourire de plus en plus large que j’allais pouvoir assister à l’ascension du noble kyréen jusqu’au toit du Musée – nous dénichâmes finalement une entrée. Un soupirail, qui plongeait dans les profondeurs. L’ouverture était étroite, et il faisait trop sombre pour voir où le passage menait, mais je doutais que cela pose de problèmes à quiconque.

— Je pense qu’on ne trouvera pas mieux, mais si besoin est, je suis toujours partante pour monter sur le toit, déclarai-je avec un large sourire.

Je jetai un coup d’œil moqueur au noble kyréen, consciente que nous n’avions pas tous la même motivation concernant une éventuelle montée sur le toit. Toujours était-il que puisque nous avions trouvé une entrée plus facile… eh bien, autant y aller. De plus en plus motivée à entrer dans ce musée – et me préoccupant peu des risques liés à tout comportement audacieux – je me précipitai en avant.

— Je passe en première ! m’exclamai-je avec impatience, passant devant mes compagnons sans me demander si l’un d’entre eux était peut-être plus qualifié que moi pour se glisser dans des passages douteux qui pouvaient mener à des choses dangereuses.

Quoi de plus grisant que d’entrer dans un Musée interdit d’accès et potentiellement dangereux par une entrée secrète – ou du moins difficile à trouver ? Décidément, j’appréciais de plus en plus cette mission de l’Ordre…

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Jeu 15 Déc - 0:24

Le son vrillait les oreilles sans somation. A peine avaient-ils ouvert les portes qu’une sorte d’alarme c’était déclenchée pour mieux les arrêter dans leur œuvre, bloquant chacun des membres du groupe dans une posture de rempli, espérant échapper au bruit terrible qui hurlait sans cesse à leurs tympans. Bien heureusement, la jeune Melinda prit la vive initiative de refermer la porte, ce qui eut pour effet d’arrêter aussi bien le son que leurs affaires. Ainsi, la porte principale était bloquée par ce système, les forçant à revenir sur leurs pas pour échafauder un nouveau plan. Curieux que personne n’ait parlé à Liselotte de ce qui allait arriver. N’y avait-il point eu un repérage au préalable ? Ou des histoires contées sur ce Musée révélant les failles ? Force était de constater que non. Et pour couronner le tout, sa douce Liselotte et la pauvre Melinda se retrouvaient marquées d’une encre noire bien disgracieuse et qui pourrait certainement poser problème.

« Je m’étonnes que tu aies eu si peu de renseignement. » Quelques mots glissés par Josette à sa douce amie, tandis qu’elle la suivait avec les autres un peu à l’écart et à l’abri. Trouver une autre solution, si tant est qu’il y en avait une. Mais certainement que la porte n’était pas la seule entrée. D’ailleurs, à l’instar des autres Joséphine remarqua cette ouverture sur le toit, ce qui n’était certes pas pour lui déplaire, même si à choisir, elle préférait un chemin plus sûr et moins voyant. En tout cas, la jeune Melinda elle semblait emballée par l’idée, un certain enthousiasme se reflétant sur son visage.

« Il y a certainement bien d’autres ouvertures accessibles ! Une autre entrée, des fenêtres qui nous permettraient d’entrer ? Qui sait, faisons un tour pour nous en assurer. »

Elle réfléchit vivement, mais elle n’est pas sans connaître les manœuvres des voleurs, qui s’ils ne passaient pas par la porte trouvaient toujours un autre passage ailleurs. La première option était un échec, du reste, bifurquer sur un autre chemin n’était pas si déplaisant. Certainement pas aussi sécuritaire cela dit. Au bout de quelques instants, il finissent par trouver une ouverture, assez large pour les faire passer, mais qui semblait les mener tout droit vers la cave. En tout cas, son emplacement l’indiquait clairement, sans l’avouer avec certitude. Méfiance, songe Joséphine en observant l’ouverture, jusqu’à ce que Melinda se presse jusqu’à son entrer pour être la première à passer. Un enthousiasme motivé qui plait tout à coup moins à la belle Joséphine, qui la suit en la retenant d’une main douce sur son poignet.

« Soyez prudente malgré tout, l’on ne sait pas ce qui se trouvera sous vos pieds ni autour de vous. »

Elle lui glisse un petit sourire mutin, un brin maternel sans vouloir s’imposer, avant de la lâcher et d’observer en s’accroupissant ce qu’elle pouvait voir, malgré l’obscurité. A première vue, cela ne semblait pas dangereux, aussi fit-elle un signe de la tête à la jeune femme, visiblement toujours décidée à être la première.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Dim 18 Déc - 17:51



Le Musée des Savoirs Perdus


Liselotte, Joséphine, Raygnar, Melinda


Le Destin intervient

On aurait pensé que le grand Kyréen serait le plus malaisé à escamoter par l’étroite ouverture, mais non : tant bien que mal, Raygnar suit la jeune Melinda sans trop de difficultés. C’est Joséphine qui découvre à ses dépens que l’ouverture est hérissée de clous aiguisés : deux d’entre eux retiennent le tissu de sa robe erebienne et de son voile clair au passage, et dans un grand craquement de tissu, les vêtements se déchirent sur toute leur longueur, la laissant atterrir auprès de la jeune apicultrice et du savant en sous-vêtements. Heureusement, il y a une couturière dans les parages, parait-il.

Quoi qu’il en soit, les voilà à présent tous les quatre en relative sûreté dans la cave du bâtiment ; mais l’alarme a déclenché les systèmes automatiques de défense, et des automates gardiens errent dans les couloirs. Il va falloir traverser le Grand Hall du musée pour atteindre l’escalier menant à l’étage, sans se faire repérer…



Tour prolongé d'une semaine pour cause de... de « j'avais poney ».


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Mer 21 Déc - 12:08

« Je m’étonne que tu aies eu si peu de renseignement. » Elle fait la moue, la petite couturière, acquiesçant de manière à ce que son amie comprenne bien qu'elle est aussi surprise qu'elle. Les éclaireurs auraient dû savoir pour ce système d'alarme et elle commence à se demander si d'autres surprises ne les attendent pas à l'intérieur. Alors elle reste sur ses gardes, mais elle ne baisse pas les bras. Néanmoins, lorsqu'ils parviennent à l'entrée d'un sous-sol, elle n'émet aucune objection quand la jeune Melinda se propose d'entrer la première. Très bien, au moins s'il doit arriver quelque chose, elle pourra observer de loin.

Liselotte les laisse entrer un par un, observant les alentours pour s'assurer qu'ils ne sont pas repérés. Puis un bruit de déchirement lui fait tourner la tête. Accrochée au soupirail se trouve la robe en lambeaux de Joséphine. Un sourire fleurit sur ses lèvres et elle doit retenir son amusement pour retirer les morceaux de tissus avec soin afin de ne laisser aucune trace de leur passage puis de suivre le petit groupe prudemment. Les vestiges de la robe de Joséphine pend entre ses doigts et elle l'examine un bref instant avant de jeter un oeil à son amie. « Je sais qu'il est agréable de mêler travail et plaisir, ma douce amie, mais ce n'est peut-être pas le moment idéal. » murmure-t-elle avec malice. Elle retire sa fine jaquette afin de le tendre à Joséphine, restant elle-même en camisole, puis le voile qui la protégeait du soleil également. Il est grand, quoique légèrement translucide, mais il devrait faire l'affaire. Non pas que sa nudité la gêne, au contraire, elle est même ravie de la vision qui lui est offerte, mais elle rend son amie plus vulnérable en cas de problème.

« Prends ça, attache-le bien. Je te trouverai autre chose tout à l'heure. » Elle se tourne ensuite pour examiner attentivement la cave dans laquelle ils ont atterri. Elle s'approche à pas de loups jusqu'à la porte et colle son oreille contre le battant pour s'assurer qu'il n'y a aucun bruit de l'autre côté. Il lui semble pourtant entendre quelque chose, par instants. Un son ténu, régulier. « Surtout, ne faites pas de bruit et ne touchez à rien. Si l'entrée était gardée, qui sait ce qu'ils ont pu mettre à l'intérieur ? Si vous voyez quelque chose d'intéressant, faites-moi signe. »

Et elle entrouvre la porte afin de jeter un oeil à l'extérieur. Des escaliers les ramènent au rez-de-chaussée et ils doivent se rendre à l'étage. Il faut espérer qu'ils ne feront pas de mauvaise rencontre en chemin, mais elle doute un peu plus alors que le son qu'elle entendait à travers la porte semble amplifié à présent que celle-ci est ouverte. Comme des... bruits de pas.


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Mer 21 Déc - 18:29

La jeune Melinda demanda à passer devant, et aussitôt dit, aussitôt fait, la frêle demoiselle se faufila dans l’ouverture du sous-sol que nous venions de trouver. Je penchais la tête, me demandant comment j’allais pouvoir faire pour me glisser là-dedans. Je n’avais pas la carrure de ces dames, cela n’allait pas être facile. Je m’avançais tout de même et commençais à m’engouffrer dans l’étroit passage. Ce fut plus rapide que je ne m’y attendais. Après quelques mouvements et déhanchements pour faire passer mes épaules, je me retrouvais en bas, en compagnie de Melinda. Je passais mes mains sur mes vêtements puis me redressais brusquement quand un bruit de vêtement que l’on déchire parvint à mes oreilles. La jeune femme nommée Joséphine venait de nous rejoindre, mais ses vêtements avaient décidé de ne pas la suivre. Elle se tenait devant nous, en sous-vêtements. Sa robe, en lambeaux, était restée accrochée au soupirail. Je passais la langue sur mes lèvres et détachais ma cape et, voyant que Liselotte offrait son voile et sa jaquette, je la proposais à Joséphine sans prononcer un mot.

Après cela, je les suivis dans la cave jusqu’à la porte menant au musée. Pendant que Liselotte examinait les lieux, je m’approchais, curieux quand un autre bruit me fit sursauter. « SPLASH ». Je regardais autour de moi avant de comprendre que ce bruit venait de moi. Je baissais les yeux et soulevais mon pied gauche. Une substance noire, visqueuse et collante s’y accrochait comme si sa vie en dépendait. Je frottais mon pied à coté, mais cette chose ne voulait pas me laisser tranquille. Je me baissais, passa mes doigts dessus pour pouvoir l’observer de plus près. Pouah ! Cela sentait mauvais ! Je soupirais, dépité. Le seul moyen de m’en débarrasser était d’essuyer la main et ma chaussure contre quelque chose… Mais quoi ? Quand même pas contre des reliques anciennes ? Plutôt mourir oui ! Je me résignais à sacrifier la manche de mon manteau et me débarrassais de cette horrible substance. Mon manteau sentait mauvais mais je ne serais plus gêné pour marcher. Je pourrais me concentrer pleinement sur ma mission

Liselotte entrouvrit la porte et nous ordonna de rester silencieux. Elle semblait peu rassurée. Occupé par mon problème de chaussure, je ne me rendis compte que tardivement de ce qui l’inquiétait. Il y avait quelque chose dans le Musée, quelque chose qui faisait du bruit. Est-ce que cette chose bougeait ? Y avait-il quelqu’un dans le Musée (à part nous) ? Il fallait se montrer prudent. Malgré ce sentiment d’insécurité, je jetais un coup d’œil à l’intérieur du Musée, excité comme un enfant. On y était ! On allait enfin pouvoir commencer ! Je chuchotais à Liselotte :

« - Dans quelle direction allons-nous ? Avez-vous une idée de l’endroit où on pourra trouver les informations que vous cherchez ? »

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Ven 23 Déc - 1:27

Oh quelle belle maladresse que voilà, Joséphine ! Alors qu’elle descendant la dernière, après sa chère Liselotte, la jeune Mélinda et le sévère Raygnar, les pans de sa jolie robe se prennent dans les piquants du soupirail, vestige d’anciens barreaux certainement là pour protéger l’entrée. Dans un craquement sonore, elle tombe dans la cave sur ses deux pieds, mais le souffle frais des lieux lui rappelle vite qu’il manque quelque chose à sa tenue. Oh et comme elle peste, d’une voix étouffée qui se veut discrète, en se rendant compte qu’elle est non seulement nue – non sans avoir l’air plus gênée que cela – et que sa robe chèrement payée n’est plus qu’un lambeau de tissus difforme ! C’est d’ailleurs ce qui l’attriste le plus visiblement, et sa moue est bien boudeuse quand la taquinerie de Liselotte parvint à ses oreilles.

« Oh crois moi, j’aurais utilisé une autre manière de retirer ma robe si je l’avais souhaité ! »

La vanité et le soupçon d’orgueil chatouille la voix de la belle demoiselle aux courbes aguicheuses, dont le corps n’est en l’instant couvert que par de charmants et peu discrets sous-vêtements Cielsombrois, qui cachent fort peu en vérité la peau de nacre de la demoiselle de compagnie. Elle saisit sans trop se presser la jaquette et le voile qui lui est tendu, acquiesçant à la demande de son amie, puisqu’ils n’avaient en l’occurrence pas vraiment le choix, et continuer dans une telle tenue était pour le moins impensable ! Cela dit, la transparence de sa nouvelle tenue était des plus prononcée. Elle s’observe dans un vieux miroir aux multiples éclats brisés, quand dans le reflet elle voit la cape tendue par le noble à la mine si sombre. A cette froideur, c’est un sourire taquin et chaleureux qui répond, une moue mutine comme un rayon de soleil traversant les nuages de sa précédente déconvenue.

« Oh c’est fort aimable à vous messir, je vous remercie de votre attention. »

Et d’un geste souple, elle place la lourde cape sur ses épaules, couvrant le reste de cette presque nudité, avant de suivre sa douce amie d’un pas léger et particulièrement silencieux. Aux côtés de Liselotte, elle pose son regard aussi sur le couloir qui s’ouvre à eux, cet escalier qui va certainement les ramener vers le rez-de-chaussée qui leur était condamné. A voix basse, elle détourne un instant les yeux pour répondre au kyréen visiblement affairé à autre chose.

« Il doit y avoir des salles d’archives qui conservent ce genre d’informations. Mais… » Oh silence ! Au bout du couloir, elle voit une ombre, voire une silhouette… en tout cas quelque chose d’étrange et dont les pas sont saccadés… « Liselotte regarde. » Qu’elle chuchote à son amie, d’une voix tout à coup presque inquiète. « Nous allons devoir être très prudents, quelque chose veille. » Mais ils ne peuvent pas non plus rester éternellement ici. D'un regard à son amie, elle lui indique qu'elle passera devant, faisant preuve d'une grande prudence dans son avancée, dans ces couloirs dont ils ignorent tout mais qu'ils vont devoir traverser.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Ven 23 Déc - 16:42

Etre prudente ? Mais oui, bien entendu ! Si nous avions décidé de nous montre prudents, nous aurions probablement perdu un temps précieux à débattre sur l’existence d’un pseudo-danger inconnu alors que, finalement, mon entrée peu protocolaire n’eut aucune conséquence grave. Il n’y avait rien, et le reste du groupe pu me rejoindre sans encombre – enfin, presque sans encombre, puisque celle-là même qui m’avait demandé d’être prudente déchira ses vêtements et se retrouva presque nue. Je dissimulai tant bien que mal un sourire moqueur en me penchant pour gratter la tache d’encre qui s’étalait sur ma main.

C’était un étrange système, tout de même, de marquer ainsi tous ceux qui osaient rentrer dans le Musée des Savoirs Oubliés. Est-ce qu’il y avait au moins quelqu’un pour reconnaitre ces taches d’encre? Bon, sans doute, mais je doutais que le commun des mortels soit conscient de ce qu’elles signifiaient. En tous cas, elle ne paraissait pas avoir changé depuis que j’avais commencé à la frotter. Est-ce qu’il y avait un moyen de la faire partir ? A l’eau et au savon ? En s’écorchant vif ? Ou est-ce que le temps suffirait pour la faire disparaitre ? Avait-elle comme seule propriété de me marquer comme quelqu’un ayant voulu s’infiltrer dans le Musée des Savoirs Oubliés ou revêtait-elle une autre fonction ? La curiosité me fit paraitre lointain l’échange entre Lise-machin et son amie, qui était rhabillée tant bien que mal.

Je hochai la tête à l’avertissement de Lise-machin. Après la porte piégée, je n’étais pas assez stupide pour laisser ma curiosité m’emporter et tester toutes les étranges inventions qui devaient avoir été amassées ici. Tandis que nous nous aventurions plus avant dans le Musée, je commençai à sentir l’encre sur ma main me démanger de plus en plus. Peut-être n’était-ce qu’une illusion due au fait que j’y pensais encore et encore, et surtout, que je formulais tout un tas d’hypothèses sur le but réel de cet encre, mais ma peau picotait, et j’avais de plus en plus de mal à m’empêcher de me gratter. Je m’étais mise un peu à l’écart des autres, espérant ainsi rester le plus discrète possible, et si de temps en temps je captais quelques-uns de leurs chuchotements, il m’était difficile de les comprendre. Je m’approchai un peu, désireuse, toutefois, de ne pas être totalement à part des plans qu’ils devaient fomenter.

— Nous allons devoir être très prudents, quelque chose veille.

Au moment où je parvins à comprendre ce dernier murmure, je percutai vivement quelque chose. Toute à mes démangeaisons, j’avais peut-être omis de regarder où je mettais les pieds, et je n’avais même pas vu le vase délicat avec lequel j’entrai en collision. Horrifiée, je le regardai basculer, tendant les mains pour tenter de le rattraper tant bien que mal, mais mes réflexes eux-mêmes, hélas, ne me firent pas réagir assez vite. L’artefact – sans doute précieux – se brisa en mille morceaux contre le sol, dans un fracas assourdissant. Sans doute était-ce pour éviter ce genre d’ennuis que j’aurais dû ne toucher à rien, et être prudente.

— Oups, murmurai-je du bout des lèvres, songeant que de toute façon il était trop tard pour faire silence, rentrant la tête dans les épaules d’un air coupable. Je l’ai pas fait exprès.

Cela valait difficilement comme excuse, puisque ce vacarme nous avait peut-être fait repérer, et mis en danger de mort. Sans compter, bien entendu, qu’il mettait notre mission en danger… Mais bon, il était cassé désormais, ce vase, alors inutile de s’en lamenter plus longtemps, n’est-ce pas ?

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Sam 24 Déc - 12:11

Liselotte est concentrée sur le bruit provenant du haut des escaliers et elle n'aperçoit pas le Kyréen se prendre les pieds dans une substance visqueuse. Ce n'est que quand les autres la rejoignent et prennent la parole qu'elle se retourne pour les examiner. La peau de Joséphine est à nouveau recouverte, pour son plus grand malheur, mais ils semblent prêts à continuer plus avant. Elle acquiesce quand son amie parle d'une salle d'archives et elle lève les yeux quand son murmure lui indique un danger. C'est bien ce qu'il lui semblait, quelque chose veille sur ce musée. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il soit vide, bien entendu, et ces obstacles sont ce qui rend l'aventure plus exaltante. Elle jette néanmoins un œil vers les deux pièces rapportées avec qui elle n'a jamais travaillé, se demandant s'ils sauront être à la hauteur de la tâche.

Gardant sa réflexion pour plus tard, elle suit son amie à travers l'escalier qui les ramène au rez-de-chaussée. Prudemment, le petit groupe tend l'oreille et observe les alentours. Le bruit de pas s'est intensifié et elle reconnaît quelque chose de... métallique dans la démarche. Avant d'apercevoir enfin la silhouette de ce qui garde le musée. « Des automates ». souffle-t-elle à Joséphine, debout à ses côtés. La prudence est de mise, ils ne savent combien de ces choses se baladent ainsi à la recherche d'intrus. Prudence, discrétion et efficacité pour monter à l'étage, comme elle l'indique à sa camarade qui ouvre à nouveau la marche. Elle fait signe aux deux autres de suivre, observant avec intérêt ce qui l'entoure. Son oeil vif mémorise au mieux les couloirs qu'ils traversent, les alcôves où ils se dissimulent pour passer inapeçus. Puis soudain, l'inévitable se produit.

Un bris de verre résonne dans la salle où ils se trouvent et, immédiatement, elle se retourne pour en apercevoir la cause. La jeune Melinda semble contrite et Liselotte retient à grand peine un soupir las de quitter ses lèvres. Par Alior et par Isil, ce sera un miracle s'ils ne se font pas attraper ! Et déjà, elle entend les bruits de pas caractéristiques des automates qui se rapprochent. « Vite, par ici ! » Elle avance le long du couloir où ils se trouvent et tourne à l'angle pour parvenir non loin du hall d'entrée où l'escalier menant à l'étage doit se trouver. De nombreuses colonnes s'alignent sur le sol de marbre et des voiles anciens cernent les fenêtres condamnées du bâtiment. Au bout du couloir, juste avant d'atteindre cette salle, elle aperçoit une porte qu'elle ouvre sans difficulté, révélant un vieux placard délaissé. Elle leur fait signe de s'y cacher et les suit avant de refermer la porte, laissant à peine quelques millimètres d'ouverture afin qu'elle puisse voir ce qu'il se passe à l'extérieur. Elle entend distinctement le bruit des automates se dirigeant vers la source du bruit. En voilà une aubaine. Liselotte leur fait signe de ne pas bouger et patiente, silencieuse. Quelques secondes passent jusqu'au moment où le bruit de pas s'estompe puis elle rouvre lentement la porte afin de s'assurer que la voie est libre. Le hall semble désert. Parfait. La couturière s'engage alors d'un pas rapide dans le couloir et se rend directement à l'escalier menant à l'étage.


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Mar 27 Déc - 2:22



Le Musée des Savoirs Perdus


Liselotte, Joséphine, Raygnar, Melinda

L’exploration est ardue. C’est un miracle que les vieilles sentinelles du Musée fonctionnent encore – et l’alarme en a réactivé suffisamment pour que la progression des intrus soit compliquée. Ils progressent à pas de loup, prudemment, sans oser respirer presque par moments : la tension est forte et l’atmosphère est lourde. Ils sont à mi-chemin de l’escalier lorsque l’irréparable se produit : dans une cacophonie remarquable, un précieux héritage des temps d’avant se brise en mille morceaux, alertant toutes les sentinelles sur la localisation probable de leurs cibles. Il faut réfléchir vite, le temps presse : le petit groupe s’engouffre dans un placard et s’y empile pêle-mêle, priant pour que les automates n’aient pas repéré leur déplacement.
Ils ne sont pas gardiens pour rien : alors qu’une moitié des créations mécaniques se dirige vers la salle où a retenti le vacarme, l’autre prend position au pied de l’escalier pour le garder. Heureusement, le petit groupe est parvenu à se faufiler en douce à l’étage supérieur.

Les voilà devant la porte de la chambre forte, munie d'une serrure où Liselotte essaie sa clé. Mais rien ne semble se produire ! Peut-être faut-il tourner les quatre roues du cadran de pierre colorée, autour du trou de la clé ? Ils semblent pivoter.

Voilà qui risque de compliquer les choses…




Troisième Tour

Consignes



IRL : du lundi 26/12 au dimanche 08/01 (MIDI).
IRP : le 26/01, midi au crépuscule.

• Ce topic concerne uniquement les personnages qui participent à l'intrigue « Les Sables du Temps », au Musée des Savoirs Perdus.

• Ce troisième tour couvre vos tentatives pour ouvrir la porte de la crypte. Attention, les sentinelles vont forcément finir par venir patrouiller à l’étage…

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Jeu 29 Déc - 13:55

C'était moins une ! Il semblerait que le vase brisé a alerté toutes les sentinelles, plus encore que leur tentative d'effraction et déjà, ils envahissent le hall, empêchant toute fuite par les escaliers. Bien, dans ce cas ils trouveront une autre sortie. Peut-être qu'en passant par une fenêtre ou par le toit, comme elle l'avait proposé à ses camarades ? Elle aura le temps d'y songer, la petite couturière, car une autre découverte requiert son attention.

Devant eux se dresse la porte de la chambre forte tant désirée. Elle l'observe un instant, appréhendant une nouvelle mauvaise surprise, remarque un cadran autour de la serrure, sans qu'elle n'en comprenne le fonctionnement. Mais peut-être sera-t-il plus clair une fois la clef insérée. Alors Liselotte s'empare de la clef subtilisée et s'approche avec méfiance. Elle l'inserre dans le trou, la tourne, serre les dents et attend. Mais rien ne se passe. Intriguée, légèrement frustrée, elle détaille le cadran qui l'entoure avant de se tourner vers ses camarades et, surtout, vers le savant kyréen.

« Sauriez-vous faire fonctionner cet engin ? » demande-t-elle à son encontre, lui laissant le champ libre pour essayer le mécanisme qui lui est étranger. Liselotte aime bien les énigmes, mais elle n'est pas la plus vive dans le domaine et elle n'a pas invité le Seigneur d'Ysgramor pour rien. Il doit certainement pouvoir trouver une solution. Et pendant qu'il se penche sur le problème, Liselotte se tourne vers son amie, laissant alors son regard caresser sa silhouette peu vêtue. Sa peau pâle et découverte est une invitation et même dans leur situation, la couturière a quelques idées gourmandes qui lui traversent l'esprit.

Par Mirta, il faut qu'elle se concentre ! Liselotte regarde vaguement autour d'elle, cherchant des yeux un moyen de sortir au cas où tout ne se passe pas comme prévu. Le bruit des automates lui parvient encore du hall d'entrée et elle redoute le moment où ils comprendront que les intrus sont montés à l'étage. En attendant, elle inspecte les alentours, s'approche d'une fenêtre, écarte le rideau. Qu'il semble léger, malgré la poussière légèrement incrustée. Un mince sourire fend ses lèvres et sans tarder, elle s'efforce de le décrocher sans un mot, sans une explication. L'étoffe retombe sur le sol dans un bruissement discret puis elle en fait de même avec le suivant, et encore un autre, sans prendre garde à ses coéquipiers, certainement concentrés sur le cadran. Du moins, elle l'espère.

Munie des rideaux et des cordes qui les retenaient, elle retourne vers le petit groupe, un mince sourire aux lèvres. Son regard se tourne vers Joséphine. « Eh bien quoi ? Je ne peux pas te laisser déambuler dans cet état, ça nuit à ma concentration. » explique-t-elle, mutine. Et puis, au passage, elle a repéré une fenêtre brisée par laquelle ils peuvent s'engouffrer si besoin. De son sac, elle sort un poignard dont elle se sert pour découper dans l'épais tissu. Elle doit avoir de quoi créer quelques attaches dans son sac, toujours parée au moindre problème, la jolie Cielsombroise. Son regard se lève alors vers ses camarades. « Vous vous en sortez ? » demande-t-elle doucement en reprenant son sérieux. Oui, c'est qu'il y a une chambre forte à ouvrir quand même.


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La Noblesse
Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Jeu 29 Déc - 20:27

Il s’en est fallu de peu pour que ces automates nous attrapent. Tout ça à cause de Melinda et de sa maladresse ! Je ne pus m’empêcher de lui lancer un regard noir et de penser à ce défunt vase ancien qui n’avait demandé qu’à rester sur son piédestal. Mais grâce à l’ingéniosité de Liselotte et à sa capacité à improviser, notre petit groupe a pu se cacher dans une grande armoire. Au début, j’étais sceptique. Allais je pouvoir entrer et tenir dans cette armoire avec mes compagnes d’aventure ? J’eus la réponse bien vite car je me dépêchais d’entrer et je me fis tout petit pour laisser de la place. Une fois que la voie était libre, nous pûmes enfin sortir pour prendre la direction de l’étage supérieur. Nous l’avions fait au bon moment car déjà les automates revenaient, prêt à monter la garde.

Je soufflais, conscient du danger qui rodait dans ces couloirs puis, tout en suivant les jeunes femmes, j’observais mon environnement. Le Musée était tout simplement magnifique. Les reliques et œuvres cohabitaient avec les gravures et peintures qui décoraient aussi bien les murs que le plafond. Je levais la tête et admirais ces représentations de vieilles légendes. Je m’amusais à reconnaitre les divinités ou personnages représentés quand notre petit groupe s’arrêta. Nous venions d’arriver devant une chambre forte scellée par un étrange cadran. Liselotte inséra sa clé, attendit, et, voyant que rien ne se produisait, examina le cadran. Au bout d’un moment, elle se tourna vers moi et me demanda si je saurais résoudre cette énigme. J’hochais la tête, heureux que je puisse enfin servir à quelque chose, puis je m’avançais.

Je me penchais et passais les doigts sur le cadran et sur toutes ses parties. C’était un cadran de pierre coloré. Chaque tour de ce cadran comportait des lettres ou des points. Je compris qu’il fallait reconstituer des mots, des phrases en faisant tourner les tours du cadran. Oui, mais comment ? C’était bien joli de trouver comment faire mais il fallait aussi trouver la solution de l’énigme ! Je sortis mon carnet, déchira une page et recopiais tant bien que mal ce que j’avais sous les yeux. Je le fis plusieurs fois tout en tentant des combinaisons différentes. Je me contentais pour le moment de mon papier car je craignais de déclencher un piège en manipulant trop hâtivement le cadran. Je ne fis pas attention à ce que faisait les demoiselles, bien trop occupé à réfléchir. Au bout d’un court instant, je stoppais mes gribouillages pour observer le cadran sous ses moindres détails. La solution devait être sous mon nez, j’en étais certain. Liselotte me demanda si je m’en sortais et je répondis avec un air songeur :

« - Je n’avais jamais rien vu de la sorte. Mais ça ne devrait pas être trop compliqué. »

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2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus
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