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 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs

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Message Sujet: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Sam 3 Déc - 2:32


Chroniques d'Arven

Intrigue 2.1

Les Sables du Temps

26 et 27 janvier 1002



Intrigue animée par Aura·


Rien de tout cela n’aurait dû arriver.
Ce n’est rien de plus qu’un affreux malentendu, qui a terriblement mal tourné ; une succession de quiproquos et de réactions spontanées, de déclarations irréfléchies et d’égos égratignés. Oui, cela n’était pas censé se produire ! Ils ont fait de leur mieux, pourtant, les deux empereurs souverains, ils se sont déplacés à Lorgol à la mi-janvier, invités par l’Académie pour trouver un terrain d’entente et entériner le renouvellement de la Trêve pour mille ans de plus. Ils ont discuté, pendant une dizaine de jours ; puis finalement, c’est de leurs Maréchaux que la première étincelle est partie. Ils en sont venus aux mains, Richard le Harnois et Diane de la Fère, au matin du 25 janvier, sur une simple remarque du premier à la seconde lui demandant si elle se sentait mieux à présent qu’un véritable chef avait coiffé la couronne de son empire…

Le premier coup, c’est Diane qui l’a porté, de cela les témoins sont certains. Une femme si polie et digne ! Transformée en mégère à la simple mention de sa petite impératrice assassinée. Les Bellifériens n’ont aucun scrupule à frapper une femme, et Richard n’a pas hésité un instant à rendre à son homologue la monnaie de sa pièce. La mêlée est devenue générale, des insultes ont fusé, et certaines vérités qu’il aurait mieux valu ne pas aborder ont été formulées. Les négociations concernant le statut de l’Ordre du Jugement ont tourné court, et le soir arrivé, une fois chaque empereur reparti dans sa capitale, des conseils exceptionnels ont été organisés : à Alfaë en Cibella, Gustave a réuni ses ducs et ses généraux, ainsi que sa maréchale bouillant d’indignation qu’Ibélène ose traiter Faërie avec tant de légèreté ; et à Ibelin en Valkyrion, Augustus a rassemblé les siens, ainsi que son maréchal tempêtant que les Faës s’imaginent déjà les maîtres du continent.

Bien sûr, les portails magiques des Faës leur ont permis de prendre une longueur d’avance. Le conseil ibéen attendait encore l’arrivée d’Ermengarde de Bellifère, âgée et dont le voyage est malaisé, lorsqu’au matin du 26 janvier la déclaration de guerre de Faërie est parvenue à Ibélène.
Sous la forme d’un assaut de Chevaucheurs, pénétrant en Erebor pour atteindre Ibelin…

Nous sommes au matin de cette soudaine invasion, et vous voilà, vous les innocents, pris au piège de la guerre qui s’annonce.
Innocents ? Certains peut-être, mais pas tant. L’Ordre du Jugement a senti le vent tourner depuis un moment, et avec deux ducs faës en son sein, n’a pas eu de difficulté à déclencher la plus extrême des diversions, permettant à ses agents d’infiltrer Erebor pour en apprendre plus sur le Sablier qu’ils ont récupéré dans le plus grand secret, et sur le sable spécial qui permet de l’alimenter…

Que les forts et les méritants triomphent des indignes !
Le Destin vous tient maintenant au creux de sa main…







Le Palais des Soupirs


Grâce, Rejwaïde, Melsant, Marianne, Mayeul, Solange

À la guerre !
Voltigeurs, à la bataille !
Les Chevaucheurs ont envahi Erebor !

Les feux d’alerte et les coursiers à dos de griffon ont tôt fait de relayer l’information à toutes les casernes de l’empire, et bientôt l’ordre de bataille vient en réponse, en provenance du palais impérial d’Ibelin.

Aux armes, Voltigeurs ; l’ennemi envahit notre sol, volez droit vers l’horizon et défendez nos terres !

Telle est en substance la consigne impériale, et rapidement les troupes s’organisent, dans un chaos plein de vigueur qui résonne déjà de chants de guerre. D’Ibelin, une aile de l’escadron inter-ducal a porté l’ordre de mobilisation à la caserne de Svaljärd où la division du major Mayeul de Vifesprit part presque immédiatement. Il emmène avec lui son ailière Solange de Brenwyr et les trois autres ailes constituant sa division, ainsi que les deux messagères impériales, Rejwaïde Sinhaj et Grâce de Sombregemme, qui se joignent à eux pour partir au front.

Sur place, le chaos est total : sur toute la frontière, et même par endroits loin au centre des terres du désert, les Chevaucheurs ont percé les lignes de défense et sèment la destruction. Rapidement, les escadres des Vols se trouvent séparées, les ailes peinant à rester ensemble dans le désordre ambiant. Les deux messagères impériales, jouant du sabre et de l’arbalète, ont réussi à rester ensemble ; dans la confusion et la folie, elles repèrent un Voltigeur aux épaulettes de major, et se placent sous son commandement : il s’agit de Melsant de Séverac, et elles protègent son ailière Marianne d’Orsang tandis qu’il tente d’organiser les troupes à proximité. Peine perdue : les Chevaucheurs sont trop nombreux, et tous les Voltigeurs ne sont pas encore arrivés, loin de là. Il faut battre en retraite !

L’Erebienne connaît un endroit pas très loin – ils se sont laissés séparer du groupe, et en plein centre du désert il n’y a guère d’autres cachettes. Les quatre rescapés se réfugient de justesse dans les ruines d’un palais qui fut sûrement naguère magnifique, mais qui n’est plus aujourd’hui qu’un ensemble branlant de murs désolés. Jadis, habitait ici Amir l’Inspiré, un des plus grands savants qu’Erebor ait jamais compté, raconte l’enfant de harem à ses compagnons d’infortune. Il y a plus de mille ans de ça – et depuis, son palais a été avalé par les sables, car la rumeur le prétend hanté. Il n’y a guère d’autre choix pourtant : les griffons pourront s’y dissimuler et leurs cavaliers soigneront leurs plaies, à l’abri des regards des dragons, le temps que les renforts arrivent et qu’une contre-attaque ne devienne possible.

Une heure plus tard, le griffon de Rejwaïde ayant visiblement informé celui de Mayeul, le major de Svaljärd et Solange rejoignent les réfugiés dans leur abri, meurtris et blessés, mais valides encore. Les quatre griffons se tassent un peu plus pour faire de la place à leurs deux congénères épuisés, et les deux majors discutent stratégie avec la native du coin, tandis que Marianne met à contribution sa camarade belliférienne pour panser les plaies du groupe, Solange faisant l’inventaire des plaies portées par les griffons.

Courage, Voltigeurs !
Tenez bon, les renforts se préparent...




Premier Tour

Consignes



IRL : du lundi 5/12 au dimanche 11/12(16h).
IRP : le 26/01, 10h du matin.

• Ce topic concerne les personnages qui participent à l'intrigue « Les Sables du Temps », au Palais des Soupirs.

• Ce premier tour couvre votre arrivée au palais et votre rassemblement à couvert.

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa: A titre exceptionnel, votre premier message, et uniquement lui, peut compter jusqu'à 1 000 mots.

• Pensez à indiquer votre nombre de mots et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Jeu 8 Déc - 11:15


Chroniques d'Arven

Intrigue 2.1

Les Sables du Temps

26 et 27 janvier 1002



Intrigue animée par Aura·


Tout ne fut que chaos...

Malgré l'excitation de la bataille, ils n'étaient pas prêts. Personne n'aurait pu songer que les Chevaucheurs allaient fondre si prestement sur Ibélène, alors que l'incident entre les Maréchaux ne dataient que de la veille. Maudits Faes qui n'attendaient sans doute qu'une excuse pour enfin déclencher la guerre. Ce matin là, les premières heures furent brutales. S'organiser quand rien n'est prêt... Finalement, être Voltigeur en temps de paix n'avait rien à voir avec assumer cette charge en temps de guerre. Sans doute y avait-il là une lacune qui avait été exploitée par les mages et leurs dragons. Dans l'effervescence ambiante, Melsant avait donné de la voix pour se faire entendre, pour donner des ordres et organiser la résistance. Les Faes ne pouvaient pas envahir ainsi leur territoire. Mais aussi nombreux soient-ils, les Chevaucheurs ne pouvaient à eux seuls, faire plier un empire ! Était-ce là un moyen de tester leurs adversaires ? Une diversion pour une attaque de plus ample importance ?

Le major avait tout le temps de se poser ces questions, ainsi retranché dans un vieux palais, en compagnie de ses homologues. Ils n'avaient pas pu résister davantage. Continuer aurait signé l'extermination pure et simple des Voltigeurs. Il fallait se replier, pour mieux se battre. Il avait suivi les conseils de l'Erebienne, en compagnie de Grâce et de Marianne. Elle leur serait bien utile avec ses compétences médicales... Il serrait les poings en songeant aux camarades tombés sous les coups félons. Même la voix douce de Rejwaïde qui leur comptait une anecdote concernant ce palais ne l'apaisait pas réellement. Et quand elle mentionna qu'il était hanté, il se contenta d'un rire bref. Il avait croisé des squelettes... Alors des esprits...

Marianne passait en revue les blessures de chacun. Et Melsant ruminait, cherchant une solution. Pour le moment, ils étaient trop peu nombreux. Il leur fallait des renforts. Il fallait aussi s'assurer que cette attaque aérienne ne dissimulait pas une attaque terrestre. Et si ce n'était pas le cas... pourquoi ? Mayeul et Solange les rejoignirent une heure plus tard, blessés, mais pas trop amochés encore et il salua chaleureusement la blonde Voltigeuse, avec laquelle il avait volé durant de longues années, avant d’accueillir Mayeul, promu Major tout récemment. Cela surprenait encore le cielsombrois d'ailleurs. Il connaissait les travers de l'homme, sa tendance à se droguer... Il avait craint que cela n'affecte son travail de Voltigeur. Si cela avait été le cas, Melsant l'aurait viré sans avertissements. Et pourtant, muté à Valkyrion, il gagnait en responsabilités... Le Séverac espérait que cela chasserait les démons chez cet homme qu'il appréciait pourtant.

« Des nouvelles de la situation ? »

Solange et Mayeul se sont retranchés plus tard que Melsant et les trois femmes après tout. Peut-être ont-ils des informations, sur l'avancée des Faes... Il se tourna vers Mayeul plus précisément, encore perturbé de s'adresser à lui comme son égal et curieux d'en découvrir le résultat.

« Quel est leur but à ton avis ? Aussi nombreux soient-ils, les Chevaucheurs ne peuvent prendre un empire seuls. Ils ont pour eux l'effet de surprise, mais il ne durera pas. Tant que la famille impériale leur échappe... Ce sont des coups d'épée dans l'eau. »

Et s'ils prennent la capitale ? S'ils arrivent jusqu'à la famille impériale ? Voilà qui pourrait singulièrement compliquer les choses, mais la capitale n'est pas exempte de défenses... Et la famille impériale est solidement protégée.


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Jeu 8 Déc - 14:40



Comment imaginer que ses débuts au sein de la division impériale du grand banditisme se dérouleraient ainsi ? La déclaration de guerre n’était pas réellement surprenante, compte tenu des différents évènements, mais elle avait été plus soudaine que la voltigeuse ne l’aurait pensé. Et pourtant, elle ne pouvait s’empêcher de regretter ne pas avoir été présente, pour voir Diane de la Fère s’en prendre à leur Maréchal. Qu’il aurait été plaisant de le voir se faire ainsi traiter par une femme – quelqu’un de bien meilleur que lui, assurément, bien qu’il en pense le contraire. Si Grâce avait été Faë, elle aurait très certainement été Cibellane. Mais cette admiration pour ce geste n’écartait pas un seul instant la belliférienne exilée en Erebor, avec joie d’ailleurs, de ses devoirs. Son opinion de son Maréchal, et son envie de le destituer, importait peu, elle se devait de défendre Ibélène, et plus particulièrement Erebor où elle avait eu la chance d’être accueillie, et qu’elle appréciait de plus en plus.

Elles n’avaient pas hésité une seule seconde, Reja et elle, à foncer vers la caserne de Svaljärd pour solliciter la présence d’une de leurs divisions, conformément aux ordres de mobilisation donnés. C’est avec un plaisir non feint qu’elle félicite de vive voix Mayeul pour sa promotion, même si le temps n’est pas aux réjouissances et qu’elle l’a déjà fait par courrier, avant qu’il ne parte à toutes ailes affronter les Chevaucheurs ennemis. Elle ressent l’appel du sang, du combat, la fière Voltigeuse. Aussi puissant, ou plus, que celui qu’elle a ressenti lors de la Samhain. Adélaïde en mains, elle ne craint rien. Une confiance qui lui donne presque tort, alors que tous se retrouvent séparés. Mais son ailière, aussi hargneuse qu’elle, reste à ses côtés, et c’est bien tout ce qui compte. Elles réussissent à s’allier bien mieux que Grâce ne l’aurait pensé.

C’est en portant une totale confiance à sa coéquipière, que Grâce la suit, elle qui connait bien mieux le duché qu’elle. Ils se battront, mais pas sans stratégie, le repli qui leur est imposé les mènera peut-être à la victoire. Elle masque difficile le soulagement qui l’étreint, en voyant Melsant et Marianne, et l’inquiétude aussi. Ils sont forts et peuvent s’épargner eux-même de bien des blessures, mais ils lui sont chers, et elle ne supporterait pas qu’ils souffrent de blessures fatales. Et pour ne rien arranger, Mayeul les rejoint à nouveau. Comme si le Destin se jouait d’elle, pour l’entourer des personnes qui lui sont les plus chères. Si elle était superstitieuse, surement penserait-elle que Bathild ou Lida l’appelaient auprès d’elle.

Elle n’est pas au bout de ses peines, haïssant cette attente qu’on leur impose. Elle n’est pas la patience incarnée, Grâce, malgré tout ce qu’elle a vécu. Ou à cause de ce qu’elle a vécu. Fort heureusement, Marianne la met à contribution, et elle s’occupe de soigner les quatre autres voltigeurs. Il le faut, s’ils veulent repartir à l’assaut. Elle guette le bruit extérieur, le vacarme des combats qui leur parvient étouffé, de l’endroit où ils se trouvent. Elle cherche Aragorn du regard, certaine que son Fantôme de compagnie a réussi à rester avec elles. Peut-être pourra-t-il aider les deux majors.

« Si je peux me permettre, Aragorn ici présent était Maréchal de Serre, et s’est battu durant la Grande Guerre au milieu de laquelle certains d’entre nous nous sommes retrouvés, durant la Samhain. Il pourrait peut-être vous aider. »

Oui, peut-être.
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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Jeu 8 Déc - 19:42

« MAYEUL ! »

Elle chutait. Bien trop vite pour Lierre. Il ne lui restait que son Major. Son Ailier. Sous elle, la terre avance bien trop vite.

Comment tout cela avait commencé ? Par une simple altercation. Mais pas entre n'importe qui. Pourquoi l'arrogance de leur Maréchal les avaient ils propulsé en pleine guerre ? Elle n'en savait rien et, autant le dire, les bifurcations politiciennes lui passait généralement au dessus de la tête. Elle n'avait fait que répondre présente à l'appel de Mayeul, l'idée de fuir ne l'avait même pas effleurée. Elle était Voltigeuse de Valkyrion, pas une lâche, certainement pas.

Ses dagues enchaînées a sa ceinture, elle avait enfourché Lierre, collant au train de Nuage et Soie, rejoins par d'autre. Mais le Destin les avait séparés et si Melsant et les autres avaient trouvé un refuge assez rapidement, eux, ils avaient foncé tête baissée dans le conflit.

Oh ils s'étaient défendu, aussi vaillamment que possible, mais le manque de préparation, le manque de renforts, leur portait préjudice. Elle venait de jeter un mage de l'échine de son dragon lorsqu'un souffle peu naturel de vent l'avait déstabilisée et elle n'avait pu se rattraper. Occupé a faire une volte pour éviter un trait de feu, Lierre ne pouvait plus lui éviter la chute. Ne restait que son ailier. Et Solange avait confiance en Mayeul, mais l'avait il seulement vu dans la bataille ?

Des griffes s'enfoncèrent soudainement dans ses épaules et elle étouffa un cri de douleur. Oui il l'avait vu. Nuage ne pouvait les porter tout les deux, mais il lui donna assez d'élan pour permettre a Lierre de foncer sous elle et lui éviter une morte certaine. Le sang suintait sous sa tunique mais cela ne l'empêchait pas de manier ses lames. Peut être avec moins de précision par contre.

Finalement, alors qu'ils risquaient d'être submergé, réduit à devoir éviter les tirs magiques ennemis et isolés, Mayeul lui envoya un signe avant de bifurquer. Elle le suivit sans se poser de question et bientôt ils rejoignirent Melsant, Grâce et son Ailière à l'abri d'un ancien palais des sables. Lierre atterrit avec quelques difficultés, mais ce qu'elle ressentait de lui était surtout la colère d'avoir été vaincu. Enfin presque vaincu, pourtant, ils s'étaient bien battu. Soulagée, Solange se laissa tomber à terre, souriant à l'accolade de Melsant qu'elle appréciait.

« Un vrai bordel. »

répondit elle a son ancien major, grimaçant légèrement en sentant ses plaies s'ouvrirent un peu plus sous ses mouvements. Laissant les Majors s'entretenir entre eux, elle s'occupa des griffons, tous passablement touchés a des degrés moindres heureusement. Lierre allait se blottir a l'abri d'un mur à moitié tombé et les autres la laissèrent approcher sans trop de méfiance, certainement rassuré par le griffon doré.

« Pas de blessures sérieuses au moins, quelques contusions et Soie a une petite brûlure sur le flanc mais rien de méchant. »

Déclara-t-elle en les rejoignant, captant au vol les mots de Grâce.

« Je ne suis pas Major, mais je pense que tous conseils est bon à prendre vu la situation.. »


Soupira-t-elle en se frottant le front.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Jeu 8 Déc - 19:53

Le ciel n'est plus qu'un vacarme de cris, de feu, de plumes et d'écailles.
Accroupie sur le dos de Iode, Marianne s'équilibre à chacun de leurs virages, faisant courir ses doigts sur le cuir de ses escarcelles et du harnais. Jusque là, ils ont su éviter chaque langue de feu qui traversait l'espace à leur rencontre, Iode jouant de son endurance et de sa précision. Mais la confusion est telle qu'ils peinent à rester aux côtés de Soie et Melsant, et ils se sont retrouvés isolés du reste de leur division. Aussi ne sont-ils pas surpris quand Grâce et Rejwaïde apparaissent de nulle part, et se mettent sous les ordres de leur major.
Pas besoin de tergiverser longtemps pour comprendre qu'ils sont dépassés par le nombre de Chevaucheurs. Ruines dans les dunes. Ancien palais et cachettes. Iode relaie les indications de Reja et Sirocco, puis il décroche et se laisse tomber comme une pierre, talonnant Soie dans une chute vertigineuse vers l'ancienne bâtisse.

***

A l'ombre des vieux murs, Marianne s'occupe des blessures du groupe sans faire l'inventaire de son équipement ; une plaie et une brûlure, c'est tout ce qu'elle a eu le temps de soigner en vol avant d'être dépassée.
Comment la situation entre les deux empires a pu déraper aussi facilement ? C'est comme si les faës avaient toujours attendu d'avoir le bon prétexte pour nous envahir dans la foulée.
Heureusement, aucun d'entre eux n'avait été blessé ou brûlé sérieusement. Elle finit à peine de couvrir une entaille au bras de Melsant que Mayeul et Solange débarquent, plus abîmés qu'eux mais en forme.
« Bienvenue dans notre abri de fortune. » Elle détend l'atmosphère comme elle peut, soignant les deux Voltigeurs éreintés. « Ravie de te revoir Mayeul. Cette fois-ci je ne t'arracherai pas ta chemise, mais si à un moment donné tu n'en a plus besoin, je la recyclerai en bandages avec plaisir. » Elle lui offre un sourire un coin ; c'est que le cielsombrois lui a un peu manqué, depuis sa mutation à Valkyrion, et son nombre de consultations à la caserne à bien diminué sans lui. Quoique, c'était déjà le cas depuis la Samhain, et le regard du Voltigeur est bien plus ancré dans la réalité qu'auparavant. Même si la médecin s'en réjouit, elle ne peut s'empêcher de s'inquiéter pour lui, tout en sachant qu'il préfère combattre ses démons sans elle.

A ses côtés, Marianne voit bien que Grâce ronge son frein, impatiente de retourner en découdre avec ces canailles de mages. Alors elle lui occupe l'esprit et les mains. « Tiens mon amie, met-leur ce baume contre les brûlures, je m'occupe des plaies. »
Les coupures nettes, faites par une lame et non des griffes, sont nettoyées et refermées avec sa colle à base d'algues qu'elle laisse sécher, gardant les pansements pour plus tard.
Je ne sais pas quand je pourrais obtenir d'autres bandages, autant économisCorail. L'image de la griffonne surgit par-dessus sa vue. Quoi ? Corail blessée. Elle jette un coup d'oeil à la fille du ciel, inspectée par Solange. N’exagère pas, elle va bien notre belle harfang, ces maudits lézards sont trop lents pour elle. Patte ensanglantée. Fais pas ton lagran ! Elle saigne à peine, une égratignure. Boiteuse. Elle n'a même pas mal ! Solange n'a même pas remarqué... « Roh puis zut. »
S'approchant de Corail, elle lui caresse doucement le duvet près du bec et observe mieux sa patte avant, sous le regard attentif de Iode.
Une éraflure, rien de plus. Elle ne saigne plus, en fait.
Malgré tout, elle noue un tissu autour de la patte pour protéger la plaie, histoire que les lamentations mentales de son ami plumeux cessent.
« Voilà ma belle, tu ne risquais pas grand chose je te rassure. » Hululement joyeux de la griffonne blanche, vite repris en écho par le doré.
Tu es irrécupérable mon vieux. J'espère que tu le sais. Iode ne lui répond que par un roucoulement. A moins qu'il ne soit destinée à la griffonne, en fait.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Jeu 8 Déc - 23:24

Le baptême du feu. Il s’y attend depuis qu’il a intégré Svaljärd, Mayeul, mais pas comme ça. Pas pour une guerre qui ravagerait Arven. Et certainement pas pour s’y retrouver en première ligne, à la tête d’une division qu’il ne connaît pas encore parfaitement, se voyant dans l’obligation de composer avec un ennemi supérieur en nombre. Mais il n’a pas hésité une seule seconde, pourtant, avant de se précipiter vers Erebor. A la joie de voir Grâce - et Reja, aussi - se substitue vite l’obligation d’agir. C’est l’occasion de prouver, pour Grâce et lui, ce qu’ils valent.

Hors, il ne sait plus trop ce qu’il vaut, Mayeul. Sa nomination comme Major de la division de Svaljärd sonne comme une deuxième chance, après celle qu’il a eu de revoir à nouveau Mathilde. Il a prié Valda, pour ça, toute la nuit, la remerciant de lui accorder à nouveau ses faveurs. Il a promis à Mathilde de se montrer à la hauteur. De redevenir quelqu’un. Peut-être est-ce le moment. Une chose est sûre, il n’a pas le droit à l’erreur.

Le combat fut rude. Comment en aurait-il été autrement, sans préparation, sans renforts, et inférieur en nombre ? Ils ont ralenti les dragons, mais ils ne les ont pas arrêté. Et le chaos s’est fait total, rendant difficile toute manœuvre cohérente. Nuage fait ce qu’il peut, sous les encouragements de son Voltigeur, mais rester en formation relève d’un miracle, dans cette bataille. Et avec la chute de Solange, ils se sont laissé entraîner plus loin encore, jusqu’à ce que sonne pour les Ibéens le repli temporaire. Les autres ailes qui constituent sa division se sont réfugiés quelque part, il le sait, et sans doute est-ce le moment pour eux de faire de même. Il faut tenir, peaufiner leur stratégie, et ressortir pour mieux combattre. Mais pour le moment, leurs griffons sont épuisés, son ailière est blessée - pas très gravement, il le sait pour l’avoir souvent expérimenté, mais cela reste douloureux - et lui-même n’est pas exempt de sang versé.

Sirocco. Ruine. Abri.
Oh oui, Sirocco, et sa Voltigeuse. D’un signe à Solange, Mayeul lui indique de se replier, et les voilà qui fonce vers une ancienne bâtisse qui se dresse dans son esprit. Ici, ils pourront se reposer quelques heures, avant de repartir. Et bien qu’il enrage, il le sait, Mayeul : ils ont besoin de repos et de soins. Pas nécessairement dans cet ordre.

Il parvient à peine à cacher son désappointement à l’idée de ne pas se retrouver seul avec Reja et Grâce. Certes, il est ravi de savoir les autres en vie, mais... Repos. Tendresse. Fierté. D’un geste amical, Mayeul ébouriffe les plumes de son griffon avant que ce dernier ne hulule sa joie de retrouver les autres, et remette d’un air appliqué quelques unes des plumes du griffon ébène. Le Voltigeur, lui, salue avec un sourire Marianne et Melsant. Il a fait la paix avec Marianne, mais Melsant... Traiter son major sur un pied d’égalité lui semble vaguement étrange, même si, de fait, il n’est plus sous les ordres du major de Sombreciel. On attend beaucoup de lui, et cette soudaine pensée ébranle quelque peu sa confiance en lui. L’accueil de la médecin lui redonne le moral pourtant, et il répond avec amusement : « Me faire déshabiller par toi m’a manqué, réellement. Il fait trop froid à Svaljärd, mais j’entend bien profiter de la chaleur d’Erebor. » Son regard croise celui de Reja, avant qu’il n’ajoute. « N’hésite pas à demander. Ou à ne pas demander. » Détendre l’atmosphère, cela le connaît aussi. Mais les questions de Melsant le font vite redevenir sérieux, même si c’est à son ailière qu’il parle en premier, alors que Grâce s’approche d’eux avec l’un des baume-miracle de Marianne. « Je suis désolé que Nuage ait manqué de rattraper le harnais. Ca ira ? » Il sait Solange solide, mais tout de même, il faudra à la jeune femme toutes ses forces pour retourner combattre.

« Non Maj... » Il se rattrapa in extremis. « Non. Les renforts sont en route, et nous avons réussi à stopper l’avancée des dragons vers l’intérieur des terres, mais nous sommes trop peu nombreux. D’autres ailes se sont dissimulés pour prendre un peu de repos, ou attendre les renforts, mais pour l’instant, nous ne pouvons compter que sur nous. » L’intervention de Grâce, puis de Solange revenue de son inspection, lui laisse quelques secondes de réflexion. « Leur but ? A moins que ce ne soit d’observer nos réactions, ils ne l’ont pas encore atteint, quel qu’il puisse être. Peut-être Ibelin, oui. Ou détourner notre attention pour faire passer des troupes ailleurs ? Qu’en pensez-vous, Maréchal ? » Il ignore le serrement de cœur qu’il éprouve à parler à un fantôme qui n’est pas Mathilde, pour ensuite se tourner vers Reja. « Est-ce qu’il y a des souterrains, dans cette ruine ? Quelque chose qui pourrait nous être utile pour combattre ? » Quelque chose. N’importe quoi. Il est réellement prêt à prendre n’importe quoi.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Sam 10 Déc - 16:45



Elle n’est pas inquiète, non.
Juste un peu… prudente. Raisonnable, et méfiante. Il s’agit du Palais des Soupirs après tout, avec ses corridors ouverts au vent et son rez-de chaussée intact, protégé par le sable. Le palais des légendes, le palais des contes et des épopées racontées au coin du feu le soir chez les Sinhaj. Rejwaïde en a découvert les histoires après sa sortie du harem ; et c’est en partie cette soif d’aventure comme dans les récits qui l’a poussée vers la Caserne de Serre. Elle a hésité, avant de suggérer le Palais comme cachette : elle sait très bien que personne n’osera s’en approcher, parmi les gens du désert ; et elle sait également que l’apparence misérable des ruines ne laissera jamais penser qu’il se trouve plusieurs étages intacts sous le sable.

Tandis que les griffons se rassemblent les uns près des autres, elle laisse les majors parler entre eux de stratégie, de plan, d’objectifs. Elle suit pensivement du regard cette fille d’Orsang qui serait également celle de Zaraïde, très occupée à réquisitionner l’aide de Grâce pour soigner les plaies et les bosses du petit contingent. Elle n’a pas vraiment suivi les discussions, Reja, trop occupée à consulter sur le mur extérieur les signes de passage des clans du désert. A chaque fois qu’une expédition d’exploration se lance, l’emblème du clan est gravé sur les pierres extérieurs ; mais rien de nouveau depuis la dernière fois qu’elle est venue. Cela fait plus de dix ans qu’aucun groupe ne s’est enfoncé dans les entrailles du palais ; ils seront tranquilles. Elle fait une reconnaissance rapide des environs, presque invisible sous sa cape couleur des dunes, la tranquille présence de Sirocco en bruit de fond dans ses pensées tandis qu’il papote avec Nuage, les deux griffons inspectant mutuellement leurs blessures en attendant que Marianne ne s’occupe d’eux. Elle ne s’attendait pas à voir débarquer Mayeul et Solange, mais savoir que Sirocco a renseigné son copain l’attendrit, dans le secret de son esprit.

Pour l’instant, rassuré sur le sort de Nuage, il s’intéresse visiblement à l’autre ébène du petite groupe, Soie, la partenaire du major de Séverac ; et les pensées de Reja sont soudain envahies d’images de la griffonne, installée sereinement dans un renfoncement. Alors qu’elle revient vers ses équipiers, elle peut apercevoir la silhouette massive de Sirocco, en train de se glisser près de Soie, poussant poliment mais fermement le petit Lierre un peu plus loin. Très bien. En pleine crise politique et militaire, son griffon est donc préoccupé par la cour qu’il fait à la mère idéale de ses futurs rejetons. Par-fait. En y ajoutant la prédominance cielsombroise de leur petit groupe, Reja se sent un peu… mal partie. Interpellée par le tout nouveau major de Vifesprit – sérieusement ! Lui, major, qui l’aurait imaginé ! – elle rejoint les deux officiers, en discussion avec le fantôme personnel de son ailière qui lui met toujours la chair de poule. Elle n’aime pas trop les fantômes, Reja, et ce qui se cache dans les profondeurs du palais l’effraie encore plus.

Elle s’assied sur un pan de mur effondré, rejetant en arrière le capuchon de la cape, tâchant de contenir son air soucieux, pour ne pas les inquiéter outre mesure. Menton sur les genoux, à mi-voix comme pour ne pas réveiller ce qui dort, elle raconte. « Le Palais est bien connu parmi les gens du désert. Amir vivait ici, avant la Trêve : il a été exécuté avec ceux de nos savants sacrifiés pour l’entériner. La légende dit qu’il a caché ses expériences dans les recoins de son palais avant d’être arrêté, et qu’il a placé des gardiens pour les protéger. Le palais est tombé en ruines au fil des siècles, mais la cupidité a toujours poussé les ambitieux à tendre la main pour s’emparer ce qui ne leur appartient point. Des groupes d’explorateurs ont rapporté que les premiers niveaux sont toujours intacts, sous nos pieds ; mais de ceux qui se sont aventurés dans les caves au-delà, nul n’est jamais revenu. » Un frisson court le long de son échine, et elle croise les bras pour lutter contre la chair de poule. « On appelle cet endroit le Palais des Soupirs à cause des murmures qui proviennent du rez-de-chaussée, la nuit. De toute façon nous ne pouvons pas quitter les lieux avant les heures les plus noires, vous verrez que la légende dit vrai, et que ce ne sont pas que des racontars de bazar… » Elle n’est pas impressionnable, la farouche fille des sables ; et pourtant, sa voix est blanche et ses mains tremblent légèrement.

« Il y a quelques années, j’ai accompagné un groupe ici. C’était avant que je parte pour la Caserne de Serre, j’étais jeune et je ne croyais pas aux histoires… J’étais avec ceux qui exploraient les étages en bas, et une partie du groupe a voulu visiter les souterrains. Une heure s’est écoulée entre leur départ et le moment où on a commencé à les entendre hurler… J’ai voulu aller voir, je suis entrée dans les souterrains – et quelque chose m’a prise en chasse. Je porte encore les marques de ses griffes sur ma hanche, je ne sais toujours pas comment j’ai réussi à m’enfuir en vie – quand je suis sortie des souterrains, la chose a cessé de me suivre, et mes camarades m’ont ramenée à l’oasis. Cela fait quinze ans, et je n’ai pas oublié ma terreur. » Elle frissonne rétrospectivement, Reja, et son regard bien moins assuré que d’ordinaire vient s’accrocher à celui de Melsant, évitant soigneusement celui de Mayeul devant lequel elle a honte de paraître si... pitoyable. « Tant que possible, nous devrons éviter les souterrains, major. »

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Dim 11 Déc - 17:06



Le Palais des Soupirs


Grâce, Rejwaïde, Melsant, Marianne, Mayeul, Solange

Elle raconte, l’Erebienne, la légende obscure du Palais des Soupirs. Elle décrit son expérience, elle parle avec dans la voix une angoisse qui refuse de s’exprimer. La consigne est claire, pour les six Voltigeurs rassemblés à l’abri relatif des murs effondrés : il faut éviter les souterrains, à tout prix. Qui sait ce qui s’y dissimule, qui pourrait bien se souvenir encore des inventions terribles de jadis, et des gardiens qui furent placés pour les protéger… ?

Il va bien falloir se placer à l’abri, toutefois : des groupes de dragons passent de plus en plus près de leur emplacement, comme si l’ennemi quadrillait le désert à la recherche de… quelque chose. Gustave aurait-il envoyé ses soldats dévaster Erebor dans un but précis… ? Ce comportement étrange des troupes adverses intrigue les deux majors, mais leur première préoccupation est de mettre leur petit contingent à l’abri. Tant bien que mal, les griffons sont acheminés au deuxième étage du palais, en descendant un escalier acrobatique – la silhouette massive du griffon ébène posant le plus de problèmes. Ils sont laissés là, plus ou moins confortablement installés, sous la garde du fantôme de compagnie. Et deux par deux, les Voltigeurs partent faire un brin de reconnaissance dans le Palais désert.

Désert… l’est-il vraiment ?

Le deuxième étage est exploré par Mayeul et Solange, qui trouvent des anciens vestiges de campement : des feux de camp froids depuis des dizaines d’années, et quelques couvertures qui seront utiles pour affronter les froides nuits du désert. Rien de récent…
Le premier étage, exploré par Melsant et Marianne, se révèle plus prometteur. Un campement se trouve là, moins abîmé que les autres, peut-être plus récent ? En fouillant dans les affaires laissées là, poussiéreuses tout de même, ils trouvent un plan – une carte, semble-t-il, de l’entrée des souterrains… tâchée d’un liquide sombre qui ressemble à du sang séché, à la lueur ténue des torches.
Au rez-de-chaussée, Grâce accompagne Reja, la plus familière des lieux. Tandis que son ailière part chercher des lanternes qu’elle se souvient avoir vues dans un recoin près du grand escalier il y a quinze ans, Grâce s’aventure dans le reste de l’étage. Un cri soudain fait lâcher ses lanternes à Reja : et lorsqu’elle revient dans l’ancien vestibule où elle avait demandé à son équipière de l’attendre… Grâce a disparu !




Deuxième Tour

Consignes



IRL : du lundi 12/12 au dimanche 25/12 (MIDI).
IRP : le 26/01, entre 10h et midi.

• Ce topic concerne uniquement les personnages qui participent à l'intrigue « Les Sables du Temps », au Palais des Soupirs.

• Ce deuxième tour couvre votre descente dans les étages inférieurs et votre exploration, jusqu'au moment où vous entendez le cri de Grâce : le Destin viendra vous donner d'autres explications en cours de tour selon votre choix.

• Vous avez plusieurs possibilités : descendre dans le vestibule du rez-de-chaussée voir ce qui se passe ; remonter en sécurité vous rassembler auprès des griffons ; ou rester à votre étage et poursuivre l'exploration.
Le Destin vous laisse vous décider. Il repassera en cours de tour vous décrire la suite des événements, dès que l’un de vous indiquera « A toi, Destin ! » dans le spoiler de son message.

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Mar 13 Déc - 23:10

Mayeul n’a pas fait de commentaires, à la fin de l’histoire de Reja. Il commence à la connaître, la vaillante Voltigeuse, et si elle paraît si effrayée, c’est qu’elle a bien vu quelque chose. Soit. Ils éviteront dans les souterrains, s’il le peuvent ! Car un sombre pressentiment l’étreint, appuyé par Nuage : les Chevaucheurs, bien loin de partir, semblent se rapprocher, comme s’ils cherchaient quelque chose. Quelque chose, ou quelqu’un ? Eux ? Il n’y croit pas Mayeul, mais pourtant, les faits sont là : l’ennemi ne semble pas décider à s’éloigner, et s’ils se rapprochent trop, il leur faudra se cacher, ou leur faire face. Et ils ne sont pas assez nombreux. Ils sont blessés, également, même si cela ne les empêchera pas de se battre.

Mieux vaut tous se mettre à l’abri, au cas où. Epiloguer sur l’étrange comportement des dragons ne les aidera pas, pour l’instant. Pourtant, quand il est décidé de mettre les griffons dans un endroit moins exposé, le Voltigeur fait signe à Melsant de rester près de lui quelques secondes. « On ne sait pas ce qu’ils cherchent, mais si jamais ils finissent par nous tomber dessus, il faut éviter qu’ils ne trouvent Reja. Elle est la seule à pouvoir leur donner des informations sur la région, et ils ne mettront pas longtemps à le deviner. » Après tout, la Voltigeuse est clairement Erebienne, bien plus que Grâce qui a fait d’Erebor son duché d’adoption.

Mayeul aide les autres à mettre les six griffons à l’abri, et autant dire que ce n’est pas une mince affaire. Entre les silhouettes imposantes de certains et la volonté d’autres de rester aux côtés de leur compagne coûte que coûte, il y a de quoi s’arracher les cheveux ! Mais ils y arrivent, tant bien que mal, et décident de se diviser pour explorer un peu les étages, et trouver ce qui pourra leur être utile pour résister, si les Chevaucheurs se rapprochent de trop près. Le fantôme de Grâce reste auprès des griffons, pour effrayer d’éventuels visiteurs indésirables, tandis que Mayeul et Solange se voient attribués le deuxième étage.

Marianne les a bien rafistolé, et Mayeul gratte distraitement une large entaille sur son avant-bras tout en s’enfonçant dans le palais presque trop silencieux. Cela lui rappelle désagréablement un autre palais erebien, pas en ruine celui-ci, mais tout autant silencieux, et il est loin d’aimer cela. C’est limite s’il ne se met pas à regretter les bruits de la bataille précédente ! Heureusement, Solange et lui n’ont pas à aller bien loin pour trouver d’anciens signes de vie : de vieux feux de camps, refroidis et dispersés depuis de longues années, quelques couvertures raidies par le sable et le temps qui feront pourtant d’excellents remparts contre le froid, la nuit venue. « Les fourrures kyréennes n’auraient pas été de trop, ici. On dit que la nuit... »

Un cri l’interrompt. Un cri soudain, qui le fait sursauter et lui glace le sang. S’il avait le moindre doute, l’inquiétude diffuse des griffons le dissipe vite : il s’agit d’un des quatre autres partis explorer. Mayeul échange un regard avec Solange avant de partir en courant, délaissant les couvertures pour le moment. Au besoin, ils sauront les retrouver, mais pour le moment, il y a bien plus important. Comme prêter main-forte à l’auteur de ce cri.

Contre toute raison, alors qu’il dévale les escaliers, aiguillé par l’angoisse de Nuage et l’inquiétude sourde de Corail, Mayeul se prend à espérer que la menace soit connue. Un Chevaucheur qui a trouvé leur cachette. Un serpent des sables qui se montrerait agressif. Quelque chose de tangible, qui ne les oblige pas à investir les souterrains. Car il l’a bien vu, dans le regard de Reja qui évitait soigneusement le sien : ils ne sont pas en sécurité, et la jeune femme, qui pourtant a été élevée sabre au poing, appréhende ce qui vit ici.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Ven 16 Déc - 0:59

Accaparée par ses soins, la médecin écoute tout de même l'histoire de Reja d'une oreille attentive. Elle a toujours été curieuse des récits et contes sur Erebor ; le duché de sa mère, Zaraïde. Peut-être que son clan est passé par ici ? Quels savoirs sommeillaient dans ce palais ? Mais Marianne aurait préféré découvrir le royaume du sable et du roc dans d'autres circonstances qu'en pleine guerre.
Elle s'étonne tout de même de voir l'erebienne si peu à l'aise dans leur cachette. Des murmures ? Sûrement le bruit du vent passant dans les couloirs. Pourtant, la fin de l'histoire la trouble. Des griffes ? Durant la Samhain, Marianne a rencontré une jeune femme farouche et déterminée, prête à tout pour récupérer le manuel du Sablier. La voilà anxieuse, presque tremblante, au souvenir d'avoir été une proie.
« Tant que possible, nous devrons éviter les souterrains, major. »
Bon, le conseil lui semble plus que raisonnable.

Au-dessus d'eux, les Chevaucheurs passent et repassent, chaque fois plus près. Leur petit groupe décide de mieux se dissimuler dans les étages inférieurs, et la médecin en profite pour suggérer subtilement à Iode qu'il protégerait mieux Corail en la cachant en dessous. Gagné, le griffon ne se fait pas prier pour passer l'escalier avec elle.
Accompagnant son major, torche à la main, Marianne descend encore d'un étage à la recherche d'objet utiles, les autres restant au deuxième étage ou partis au rez-de-chaussée. Les grandes salles silencieuses sont intimidantes, mais elle est loin d'être effrayée, s'attardant même à contempler l'architecture. Ils tombent sur les restes d'un campement, et coup de chance, une carte de l'entrée des souterrains. Elle échange un regard avec Melsant ; le parchemin est maculé de tâches de sang.
Tandis que le Voltigeur continue de fouiller les affaires abandonnées là, Marianne entreprend de recopier la carte dans son carnet en cuir rouge, cadeau de Freyja pour ses quarante-deux ans. Elle a presque terminé quand un cri résonne dans le Palais.
Elle reconnaît a voix de Grâce, et son cœur loupe un battement.
Iode ? Panique. Corail, peur, terreur ! Elle n'a pas besoin de plus de détails. Sautant sur ses pieds, elle se tourne vers Melsant, sa voix rendue aigue par l'inquiétude.
« Il est arrivé quelque chose à Grâce ! » Elle lui fourre la carte dans les mains, reprend sa torche et cavale vers les escaliers sans plus d'explications. Mais son major a tôt fait de la rattraper, et ils sont rejoint par Mayeul et Solange eux aussi alertés par le cri.

En bas, ils retrouvent Reja.
Et seulement Reja.

« Où est Grâce ? » Marianne vrille ses yeux dans ceux de l'erebienne. Qu'elle lui réponde. Qu'elle lui dise qu'elle est toujours à cet étage, dans l'ombre, avec elle mais pas plus bas.
Elle a pourtant un mauvais pressentiment. Ses vieux souvenirs des mines d'Orsang reviennent.
Pas plus bas...

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Ven 16 Déc - 7:57

Solange adorait les histoires et les légendes, c’était un fait, alors même le chaos ambiant ne pouvait la détourner des paroles de l’Erébène, même l’agacement qu’elle sentait suinter de Lierre qui ne comprenait absolument pas l’imbécilité dans laquelle se trouvait quelqu’un de ses collègues touchés par l’amour. En cherchant bien, elle pouvait même sentir son dédain, cela la fit sourire intérieurement et elle se promit de lui rappeler ce moment lorsqu’il trouverait une femelle. Mais en attendant, ils étaient en mauvais état, cernés ou presque par les dragons et pas l’ombre d’un plan en tête. C’était magnifique.

Epuisée, elle s’était calée contre un mur, assise a même le sol tout en écoutant Raj. Malgré elle, un frisson la parcouru et son regard se perdit sur le sol. Elle ne savait pas si c’était la vérité ou non, mais elle ne pouvait nier que la voix de la jeune Voltigeuse d’Erebor possédait de quoi convaincre n’importe qui. Etrangement, elle ressentait aussi une petite pointe d’excitation, mais ça, c’était son côté impulsif qui s’exprimait, hors, ils n’avaient pas vraiment besoin de son impulsivité là.

L’inactivité n’étant pas pour eux, ils se décidèrent à bouger et Solange dut déployer des trésors d’arguments pour convaincre Lierre d’aller se cacher avec les autres griffons roucoulant comme des pigeons en mal d’amour. Elle en fit pour deux mois de son mets préférés, c’est-à-dire, du furet. Pas sûr que ce soit bon pour son régime mais vu les temps de guerre qui se profilaient, ils auraient de quoi bruler les kilos en trop. Satisfait, Lierre consentit enfin à aller se cacher, non sans la gratifier de quelques sentiments d’agacement bien sentit.

« Moi aussi je t’aime. »

Ironisa-t-elle avant qu’ils ne se séparent en groupe pour explorer les environs. Mayeul et elle allèrent donc à l’étage. Il n’y avait rien de vraiment exploitable d’ailleurs, un vieux campement, des couvertures sales, de la poussière, rien de ragoutant en fait. Mais au moins, ils savaient que quelqu’un était déjà venu ici. Ce qui la dérangeait un peu plus c’était le pourquoi ce quelqu’un était partit sans prendre la peine de reprendre son package. Indécise, elle avait une couverture à la main quand la voix de Mayeul la sortit de ses pensées. Relevant ses yeux chocolat sur son ailier, elle sourit avec un rien d’amusement :

« Peut-être qu’on devrait en équiper le Vol, on aurait été parés…Avec de la chance on impressionnera les dragons en ressemblant a de gros ours mal léchés. »

Cela dit, il n’avait pas tort, la nuit risquait d’être fraiche. La contradiction du désert la laissait parfois septique. Puis un cri la figea sur place en même temps que l’alerte lancée par Lierre sous forme d’inquiétude et de curiosité. Quelque chose ne tournait pas rond du tout et son ailier était d’accord avec elle à voir son regard. Elle emboita le pas de Mayeul au même rythme, dévalant les escaliers à sa suite. Bon sang ! Elle n’avait pas reconnu la voix de l’auteur de ce cri, mais elle espérait fortement que ce n’était aucun d’entre eux !

Mais les Dieux n'avaient pas entendu sa prière...

《Dites moi qu'elle n'est pas descendu...》
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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Ven 16 Déc - 11:26



Grâce avait obéi sans plus attendre à l’injonction de Douce Marianne. Elle n’était pas dupe, la voltigeuse, de la volonté de son amie de la calmer alors qu’elle n’était pas faite pour se retrancher et attendre que la situation lui soit favorable. Si elle prêtait une oreille attentive à Aragorn, plus expérimenté et patient qu’elle, il lui était par moment bien difficile de ne pas se précipiter tête la première vers le danger. Elle prenait plus souvent sur elle, pourtant, davantage encore dernièrement. Elle applique soigneusement le baume, doucement, pour ne pas faire souffrir plus encore les brûlés. Si elle a été épargnée, ce n’est pas le cas de tout le monde. Foutus dragons, foutus mages, et leurs armes déloyales. Elle leur aurait bien envoyé deux-trois carreaux d’Adélaïde dans des endroits inconfortables, pour que leur séant se souvienne d’elle, et qu’ils aient bien du mal à s’asseoir. Un sourire mesquin étira sur visage, alors qu’elle appliquait consciencieusement le baume. Jusqu’à ce que Corail lui montre une image de Marianne, qui lui soignait la patte… et d’Iode qui la regardait, enamouré. Quel charmeur. Elle savait que si Corail avait réellement eu mal ou avait été fortement blessée, elle aurait partagé la souffrance de sa compagne depuis tant d’années déjà. Ça n’était pas le cas. Elle s’approcha d’Iode, ébouriffant son plumage. Pour le remercier, et se moquer, un peu. Mais affectueusement.

Elle ne put guère s’attarder sur ça, alors que Reja prenait la parole d’une voix qui l’interpella. Elle ne connaissait pas encore très bien son ailière, mais elle lui semblait fière, affirmée, et certainement pas craintive. Elle fronça les sourcils malgré elle, en l’entendant si… apeurée ? Elle exagérait peut-être quelque peu, en la qualifiant ainsi, mais elle était indéniablement mal à l’aise, et effrayée. De quoi la dissuader tout en lui donnant envie de parcourir les souterrains. Elle ne convaincrait vraisemblablement pas ses camarades de s’y aventurer, pourtant. Cela ne pouvait être que des contes destinés à effrayer les gens, et il devait y avoir quelque chose de plus concret derrière. Et se laisser dominer par ses peurs… Cela n’avait rien de bon. Elle se garda bien de le dire, toutefois, pourtant bien déterminée à jeter un œil à tout cela si elle le pouvait. Assagie, légèrement peut-être, mais pas tant que ça.

Elle cacha tant bien que mal son enthousiasme, alors que sont définies des rondes pour s’assurer que nulle menace ne pèse sur eux. Pourra-t-elle convaincre sa coéquipière de pousser l’exploration ? Elle en doute quelque peu, et attend Reja alors qu’elle lui dit aller se doter de lanternes. Impatiente, pourtant, elle fait les cent pas. Peut-elle s’avancer ? En découvrir plus ? Le Destin devait suivre ses pensées. Elle l’aurait sûrement remercié, si elle en avait eu le temps, et si la méthode avait été moins brutale. La dalle qui pivota, grande dalle, la prit par surprise, et lui arracha un cri de terreur, alors qu’elle tombait en chute libre, sans rien à quoi s’agripper. La terreur dans sa voix déchirait ses cordes vocales, alors qu’elle chutait, chutait, chutait.
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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Ven 16 Déc - 12:15


Chroniques d'Arven

Intrigue 2.1

Les Sables du Temps

26 et 27 janvier 1002



Intrigue animée par Aura·


Le récit de Reja résonnait encore dans les oreilles de Melsant alors qu'il allait explorer le 1er étage avec Marianne. Il n'était pas effrayé, mais il était prudent. Curieux aussi. Quels obscurs événements avaient pu engendrer ainsi de telles rumeurs et légendes d'épouvante ? Il l'ignorait. Et il n'allait pas chercher à en découvrir davantage, là n'était pas le sujet du jour. Les Chevaucheurs patrouillaient. Et ils allaient finir par tomber sur les quelques Voltigeurs réfugiés. Il avait fallu toute sa patience et sa persuasion à Melsant pour que Soie reste tranquille. Soie qui n'aimait pas le laisser tout seul en cas de danger et Soie qui commençait à être courtisée d'un peu trop près par Sirocco, le griffon de l'érebienne, ce qui commençait à agacer le Major. A la fin de son récit, il avait simplement hocher la tête quand leurs regards s'étaient croisés et qu'elle l'avait presque supplié de ne pas aller dans les souterrains.

Marianne ouvrait la marche avec sa torche. Melsant observait les lieux, presque recueilli, écrasé, par l'immensité et la magnificence des lieux. Cela avait du être quelque chose au temps de sa splendeur. Au moins, leur petite exploration ne fut pas vaine alors qu'ils tombaient sur les restes d'un campement, avec un plan... tâché de sang. De quand datait ce campement au juste ? Et que s'était-il passé en ces lieux hantés selon l'érebienne ? Des monstres se terraient-ils ici ? Ou bien des hommes, tout simplement, mais qui se jouaient de la réputation des lieux ? Qu'importe. Il fallait juste rester aux aguets et prudent. Le danger n'allait peut-être pas venir des Chevaucheurs finalement... Marianne s'installa pour recopier la carte, tandis que le Séverac faisait un tour et fouillait davantage, à la recherche de n'importe quoi d'utile ou permettant de comprendre.

Il se figea en entendant un hurlement féminin, avant de se redresser brutalement en sentant la propre panique de Soie. Marianne lui apporta la réponse avant qu'il n'interroge Soie, lui fourrant alors la carte dans les mains pour se précipiter vers les escaliers.

« Marianne ! »

Il était le premier à foncer tête baissée, mais il ne pouvait assurer la sécurité de son ailière si elle le distançait. Il se mit à courir plus vite, rattrapant la jeune femme au rez-de chaussée. Et Grâce n'était plus là.

« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »

Bon, Grâce était en vie, il le savait via les griffons. Mais où se trouvait-elle, ça... c'était une autre affaire !

« Grâce ?! »

Il cria une fois, tendit l'oreille. De toutes façons, elle avait hurlé, alors... on savait déjà qu'il y avait quelqu'un ici.

« Bon sang, elle n'a pas pu se volatiliser ! »

Et il se mit à fouiller les alentours.


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Sam 17 Déc - 15:42



C’est à pas feutrés qu’elle descend les marches érodées par le temps, la fière Voltigeuse pas vraiment rassurée. Degré après degré, elle s’avance dans la semi-obscurité de la torche qu’elle brandit devant elle. A ses côtés, elle est rassurée de sentir la présence solide de Grâce : seule, elle n’aurait peut-être pas trouvé le courage de s’aventurer si près du danger. Sous le cuir de sa tunique, elle peut presque sentir les cicatrices de son flanc la brûler à nouveau. La créature qui les lui a infligées est-elle encore là, tapie dans les ténèbres des souterrains – peut-elle sentir son approche, sait-elle que sa proie de naguère est de nouveau à portée de ses griffes… ? Elle frissonne, Reja, et la lueur de la torche tremblote au bout de son bras. « On est dans le vestibule, l’ancienne porte d’entrée est là-bas, mais n'essaie pas de l'ouvrir : elle est complètement ensablée. » De sa torche, elle allume un flambeau fiché entre les dalles disjointes du sol, vestige de son dernier passage. « Attends-moi ici, je crois bien qu’on avait laissé des lanternes dans une des pièces là-bas, je vais les chercher. Ne t’approche pas du couloir barricadé, les entrées des souterrains sont dans cette direction. Sois prudente, Grâce : ne touche pas le sable, il faut se méfier des éboulements. »

Carrant les épaules pour se donner l’air plus courageux qu’elle ne l’est en réalité, Reja se dirige à l’opposé, vers ce qui était naguère une antichambre. Dans le couloir, elle croise des fenêtres brisées depuis longtemps, et contourne les cascades de sable qui se sont déversées en flots désormais immobiles. Silencieuse comme une ombre, elle progresse prudemment de pièce en pièce, éclairée de sa torche, tenant fermement de tenir les rênes à la panique sous-jacente qui menace de l’engloutir. De très loin, elle peut sentir l’inquiétude de Sirocco, qui tente lui aussi de ne pas rajouter à sa terreur. Il s’occupe de Soie, tassant le sable autour d’elle pour qu’elle s’installe confortablement, et en dépit d’elle-même la Voltigeuse ne peut retenir un sourire à la fois exaspéré et attendri.

Fixant sa torche dans les arceaux du mur, elle se penche pour ramasser les lanternes – elle en a deux en main lorsqu’un hurlement lointain la fait sursauter, et lâcher son chargement dans un grand tintamarre. La panique est bien là cette fois : arrachant la torche de son support, elle rebrousse chemin aussi rapidement que possible, sabre dégainé, prête à toutes les éventualités. Mais de retour dans le vestibule, point de Grâce : son ailière s’est évaporée, et nulle trace de son passage ne subsiste, à part la torche fichée dans le sol et qui continue de brûler en grésillant. Fébrile, elle court dans la pièce, fait le tour dans la lueur diffuse, allant de mur en mur à toute allure, appelant sa coéquipière aussi fort qu’elle l’ose. « Grâce ? Grâce, où es-tu ! Grâce, tu m’entends ? … Grâce ! » Sa voix se coupe sur un gémissement plaintif, et elle finit par laisser tomber sa torche au sol au moment où les autres membres du groupe arrivent. Elle croise le regard de Marianne, secouant nerveusement la tête : non, elle ne sait pas où est passée la blonde fille de Bellifère.

C’en est trop, pour l’enfant du harem pourtant dotée de nerfs d’acier. Sur sa hanche, les griffures semblent pulser tant sa panique est grande, et elle se laisse glisser contre le mur, les lèvres tremblantes, incapable de bouger. Son souffle se fait court, et la tête commence à lui tourner ; à la frontière de son champ de vision, les couleurs se brouillent, et elle se met à trembler sans pouvoir se contrôler. Elle n’est plus en état de capter l’inquiétude de Sirocco, et ne perçoit pas non plus l’aide qu’il demande à Nuage pour sa Voltigeuse. Elle est perdue, Reja : perdue dans le dédale de sa mémoire, dans la terreur de ses souvenirs, loin de toute raison et terriblement seule dans sa détresse.
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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Sam 17 Déc - 19:34

Mayeul a dévalé les escaliers, Solange sur les talons. Cela ne fait que peu de temps qu’ils sont ailiers, tous les deux, mais ils ont eu la chance de se connaître bien avant, et cela aide à leur compréhension mutuelle, sans nul doute. Ils ont besoin d’ajustements, évidemment, mais le Destin ne leur a guère laissé le loisir de s’exercer pour le moment.

Mais quand enfin, ils se regroupent au rez-de-chaussée, ils sont cinq. Pas six. La question de Marianne rompt le silence dans lequel les a plongé l’étonnement, reflet de leurs questionnements. Grâce... Où est Grâce ? Reja secoue la tête pour signifier qu’elle l’ignore, alors qu’elles étaient censées rester ensemble, non ? L’inquiétude de Nuage l’atteint plus qu’il ne l’admet. Son griffon n’est pas le seul à s’inquièter, il le sait.
Et quand Reja se laisse tomber à terre, la panique de Sirocco semble enflammer Nuage tout entier. Et son Voltigeur. Sinon, comment expliquer qu’il s’inquiète soudainement autant pour Reja que pour Grâce ? Il apprécie beaucoup la Voltigeuse - il en est venu à l’apprécier, plutôt, entre ses sourires timides et son envie de lui passer son sabre en travers du corps - et s’il a apprit quelque chose sur elle, c’est qu’elle n’est jamais faible. Jamais blessée. Que ce soit à travers les écrits qu’il a échangé avec Alméïde, ou même avec Grâce, il a l’impression de la connaître. A travers ce jeu du chat et de la souris auquel ils s’adonnent, plus elle s’éloigne, plus il a envie de se rapprocher. Mais ça... Ce n’est pas la Reja qu’il connaît. Qu’il pensait connaître.

Mayeul se laisse glisser à côté de la jeune femme terrifiée, tandis que les autres autour cherchent une trace de la Voltigeuse disparue. Peut-être que sa toute nouvelle fonction ne correspond pas à son attitude, mais à cet instant, il n’en a strictement rien à faire. Assis à côté de l’Erebienne, Mayeul passe ses bras autour du corps tremblant, la serrant contre elle, aussi fort qu’il le peut. La tête de la jeune femme appuyée sur son torse, sa chemise laissée entrouverte par Marianne alors qu’elle soignait ses estafilades, il lui caresse doucement les cheveux, chuchotant une longue litanie de mots rassurants à son oreille. Il espère que le rythme régulier de son cœur, et celui des mots qu’il lui adresse sans s’arrêter, apaisera la panique de la jeune femme. Car c’est de cela qu’il s’agit, n’est-ce pas ? Qu’est-ce qu’elle a bien pu vivre, dans ces souterrains, pour qu’elle en ait aussi peur ? Il sent l'inquiétude de Nuage, et soupçonne celle de Sirocco, mais ne s’arrête pas de parler pour autant.

« Ca va aller. On va retrouver Grâce, récupérer nos griffons, et bouter ces fichus Chevaucheurs hors d’Erebor. Ca va aller, d’accord ? Je te promets, ça va aller. Il ne va rien arriver à Grâce, et il ne va rien nous arriver non plus. Tout va bien. » Il n’a jamais été très bon menteur, Mayeul, mais ça fera bien l’affaire, il l’espère. « On a besoin que tu nous aide, Reja. On a besoin de toi. J’ai besoin de toi. Tu ne vas pas laisser dire qu’un Cielsombrois t’a supplié et que tu as laissé passé l’occasion de lui en mettre plein la vue ? » Elle est terrifié, et il le sait. Elle ne l’entend même pas, peut-être, mais cela ne l’empêche pas de lui parler encore et encore. « Tu te rappelles que tu m’as promis mille tourments si je blessais ta sœur ? Qu’est-ce que tu crois qu’elle me fera, elle, si je laisse quoi que ce soit t’arriver ? » Techniquement, Reja n’étais pas sous sa responsabilité, mais il n’était pas sûr qu’Alméïde accepte cette excuse s’il arrive quoi que ce soit à la Voltigeuse.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Dim 18 Déc - 17:51



Le Palais des Soupirs


Grâce, Rejwaïde, Melsant, Marianne, Mayeul, Solange


Le Destin intervient

L’inquiétude est grande, pour les cinq Voltigeurs rescapés, tant leur camarade a disparu mystérieusement. Il est impossible de tirer quoi que ce soit de l’ailière tapie contre le mur, en dépit des efforts du major kyréen, et il faut rapidement se rendre à l’évidence : si Grâce les entend, eux, en tout cas, ne l’entendent pas. Est-elle blessée ? Ou pire, morte ? Ou juste inconsciente ? En tendant bien l’oreille, ils finissent par percevoir un… grattement, sous leurs pieds. Comme une légère vibration née dans les profondeurs, qui se propagerait jusqu’au sol aux dalles régulièrement alignées.

Bientôt, il va falloir prendre une décision. Doivent-ils rebrousser chemin et faire confiance à leur camarade pour trouver d’elle-même le chemin de la sortie, ou… doivent-ils convaincre l’Erebienne paniquée de guider leur expédition de secours dans les souterrains… ?

(Note du Destin : Vous n’entrez pas encore dans les souterrains eux-mêmes, mais vous avez le droit de vous approcher un peu pour écouter, si besoin.)



Tour prolongé d'une semaine pour cause de... de chemise pas ôtée.


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Mer 21 Déc - 13:42



Solange fourragea dans ses cheveux, anxieuse. Entre Reja qui paniquait, Mayeul qui tentait de la réconforter et la disparition inexpliquée de Grâce, on pouvait dire qu'ils avaient le pompom.

Bon, il était sans doute temps de réfléchir non ? Difficile quand tout le monde y allait de son commentaire d'ailleurs. Quoique les paroles de son ailier arrivaient à la faire sourire. Ouais botter les fesses des Chevaucheurs, ça lui plaisait comme idée mais pour l'instant le plus urgent était de retrouver Grâce. Solange ne la connaissait pas bien, elle l'avait de temps à autre croisé sur l'Audacia mais n'avait jamais vraiment prit le temps de discuter. Ou alors elles n'en avaient pas eut l'occasion. Peu importe en vérité, qu'elle la connaisse ou pas ne changeait rien à la donne, il fallait la retrouver.

Au début, elle pensa avoir rêver mais...En tendant un peu plus l'oreille...

« Chut ! Taisez vous...J'entends quelque chose... »

fit elle, attentive à ce minuscule grattement..

« Là ! Vous entendez ? »

Pas à pas, la Voltigeuse se rapproche de la gueule noir qui ouvre le passage vers les étages enfouis. Le récit de l'Erébéenne lui revient en mémoire, mais elle chasse l'appréhension d'un coup d'épaule. Si elle se mettait à avoir peur de tout et n'importe quoi, autant arrêter d'être Voltigeuse !

Finalement, elle se campe devant la bouche, mains sur les hanches, observant les ténèbres devant elle avant de soupirer légèrement et de se tourner vers ses compagnons.

« Bon. Qui est partant pour aller explorer les sous terrains ? Le grattement vient de là, ce n'est peut être pas Grâce, mais ça peut tout autant être elle, alors deux solutions, soit on attend ici sagement qu'elle remonte toute seule, ce qui ne risque pas d'arriver si elle est blessée, soit on va la chercher. Personnellement, je vote pour la seconde option. »

Machinalement, elle massa son épaule blessée, rafistolée grâce aux bons soins de Marianne.

« Autre choix, on descend tous ou on se sépare et certains restent ici. »

Elle songeait d'ailleurs à l'Erébéenne qui semblait totalement paniquée. Pas sûr qu'elle soit d'une très grande aide dans cet état, à moins que Mayeul n'arrive à la sortir de ce marasme. L'aide de Raj leur serait utile, ne serait ce que par sa connaissance des lieux. Solange n'était pas enthousiasme de se jeter sans savoir où mettre les pieds.

« Alors ? »

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Mer 21 Déc - 21:37

Il ne voit pas comment sortir Reja de sa panique, Mayeul, malgré ses efforts. Elle connaît ces souterrains, pourtant, elle peut sûrement les y guider. Surtout si quelque chose s’y trouve, ils seront plus à même de s’en sortir - et, surtout, de retrouver Grâce - en ayant un guide. Et pendant qu’il essaye de faire réagir l’Erebienne, les autres se dispersent. C’est la voix de Solange qui prend soudain le dessus, ordonnant le silence. Mayeul n’entend rien tout d’abord, mais en se concentrant un peu... « Oui, tu as raison. On dirait que ça vient d’en dessous de nous. » Les souterrains. Merveilleux.

Son ailière reprend la parole, clairement désireuse d’aller faire un peu d’exploration, et leur explique les choix qui s’offrent à eux. Autant dire, pas grand chose. Le Voltigeur se relève à peine, de là où il s’est assis à côté de Reja, et secoue la tête. « On ne devrait pas se séparer. » Vu ce que ça a donné tout à l’heure, non, c’est clairement une mauvaise idée. Pour autant, cela ne résout pas leur problème. C’est vers Marianne que son regard se tourne. Marianne qui, il le sait depuis Hacheclair, ne porte pas les grottes dans son cœur, et clairement, s’enfoncer dans les souterrains ne doit pas être une idée très agréable pour elle. « Pour autant, on ne va pas laisser Grâce seule. Peut-être que Marianne et toi pourriez escorter Reja jusqu’aux griffons ? » Propose-t-il, hésitant.

Au moins, cela aurait le mérite de sortir du danger les jeunes femmes, et il préférait les savoir en sûreté. Mais la proposition ne lui convenait pas pour autant, car rien ne disait qu’en dehors des souterrains, elles seraient réellement en sécurité, avec les Chevaucheurs qui traînaient dans les parages ! Il a encore un peu de mal avec toute cette histoire de Major et de supérieur, Mayeul, et hésite clairement à ordonner quelque chose qui ne conviendra à personne, pas même à lui. Soudain, une pensée effleure sa conscience. Nuage. Et ce que le Voltigeur garde précieusement dans sa poche. Refus. Non, il ne peut pas droguer Reja. Déjà parce qu’il n’est pas sur que ça marche, et ensuite parce que si quelqu’un sait, c’en est fini de sa carrière de Major. De Voltigeur, même, son nouveau capitaine a été très clair sur le sujet. Un pas en dehors de la ligne, et il n’aura aucun scrupule à le virer. Alors non, clairement, c’est hors de question. Pas tant qu’il a d’autres solutions. Quelque chose que pourrait lui donner la médecin, peut-être ? Ou une gifle qui la ferait sortir de sa panique ? Ou... Ou... Quelque chose de plus agréable qu’une gifle.

Après tout, pourquoi pas ? Il peut toujours essayer, non ? Le major kyréen s’accroupit devant Reja, ses yeux cherchant à capter ceux de la Voltigeuse Erebienne. « Reja ? Il ne va rien t’arriver, d’accord ? Je te le promets. Et chez moi, on a une coutume pour sceller nos promesses. » Ce n’était pas l’exacte vérité, mais Mirta est, après tout, une déesse qui sait veiller sur ceux qui en appellent à son nom. Se rapprochant de la jeune femme, Mayeul dépose un baiser sur ses lèvres, goûtant la douceur de sa bouche, inspirant le parfum de sa peau, profitant du moment bien plus qu’il ne se l’avoue. Sans doute aurait-il du penser à lui ôter son sabre, avant, mais clairement, ce n'est pas ça qui lui vient à l'esprit, tandis qu'il embrasse doucement la jeune femme.

Elle lui avait offert un baiser, à Sombreciel... Il était normal de lui rendre la pareille alors qu’il se trouvait en Erebor, non ?

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Jeu 22 Déc - 18:04



La chute. Infinie. Détestable. Longue. Elle aurait souhaité être achevée de suite, plutôt que de subir cette effrayante descente, sans savoir ce qui l’attendait, et la douleur qu’elle allait ressentir. Elle ne pouvait s’en sortir indemne, elle ne l’envisageait même pas. Elle espérait simplement que ce soit bref, qu’elle n’ait même pas le temps de réaliser ce qui se passait. Et pourtant, le choc est surprenant. Elle sent son souffle se couper, ses membres meurtris, et il lui faut un temps certain pour recouvrer ses esprits. Elle se relève, ou s’y essaye, pour retomber aussitôt, sentant des objets tranchants couper l’une de ses mains, tâtonnant pour voir s’il y en a d’autres, avant de s’appuyer sur le rebord le moins effilé de… de quoi ? Des coquilles, peut-être ? De taille démesurée, en tous les cas… Elle ne sait pas si c’en est réellement. Mais elle sent bien la substance gluante, qui a quelque peu amortie sa chute.

Elle avance difficilement, et couplé à son agilité, cela lui permet de converser un silence absolu. Elle est percluse de douleurs, mais elle glisse entre les obstacles, effrayants, et qui la pousse à ne pas avancer trop rapidement. Elle doit se fier à son toucher, plus qu’à ses autres sens, dans le noir absolu. Peut-être pourra-t-elle trouver des effets. Elle a senti quelque chose qui ressemblait de manière fort dérangeante à une jambe, mais il est fort probable que son imagination lui joue des tours. Il n’y a rien, sinon de la poussière, en réalité, autour d’elle. Ou du moins le pense-t-elle.

Elle poursuit son exploration, espérant que d’autres avant elle soient tombés dans ce piège, et qu’elle puisse voler leurs effets. Peu lui importe, de piller les morts. Ils n’en ont plus besoin, n’est-ce pas ? Alors si elle trouve quoi que ce soit, elle partira avec. Peut-être même pourra-t-elle attraper un bout de ces coquilles brisées, pour découvrir ce dont il s’agit.




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Dernière édition par Grâce de Sombregemme le Sam 7 Jan - 4:01, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Ven 23 Déc - 12:19


Chroniques d'Arven

Intrigue 2.1

Les Sables du Temps

26 et 27 janvier 1002



Intrigue animée par Aura·


Le plus grand danger à affronter n'était peut-être pas celui qu'ils croyaient. Pourquoi les avoir amené ici si l'endroit était aussi dangereux ? Reja était paniquée dans un coin. Melsant ne la connaissait guère, mais si elle était Voltigeuse, elle devait avoir les nerfs pour affronter les pires situations. Qu'elle soit dans cet état n'était pas rassurant. Il laissait à son homologue kyréen le soin de la calmer. Il était inquiet pour Grâce et n'était pas certain d'avoir la patience pour jouer les nounous. Un grattement résonna dans le silence imposé par le Major alors qu'il cherchait des traces du passage de la Voltigeuse blonde. La dernière fois qu'il avait décidé de suivre un grattement, il avait libéré des squelettes, mais pas n'importe lesquels. Une décision que beaucoup avaient jugé irréfléchie et désapprouvé, alors qu'il aurait pu libérer quelque chose de bien plus terrifiant, mais en attendant, il avait eu raison et il aurait assumé les conséquences si cela avait été pire. Alors... malgré les histoires de fantômes et de monstres racontés par l'érebienne, il était hors de question qu'il laisse Grâce se débrouiller seule. Et si elle était blessé et dans l'incapacité de se déplacer par exemple ?

Il pouvait compter sur Solange pour prendre le taureau par les cornes. Il l'aimait bien. Elle avait une tendance à l'indiscipline et à la provocation, mais elle était efficace et n'avait peur de rien. Ils s'entendaient bien à ce sujet. Se séparer ne lui semblait pas être l'idée du siècle. Mais il suffisait de jeter un œil à Reja pour savoir qu'elle risquait d'être un fardeau s'ils la traînaient de force avec eux. Il hocha la tête aux paroles de Mayeul, qui proposa de laisser les femmes ensemble. Et donc de descendre avec Melsant. Solange n'allait pas apprécier. Surtout qu'il n'avait pas formuler d'ordres. Se pourrait-il que le tout nouveau Major manque encore de confiance en lui et ne sache pas encore se positionner ? Possible. Ce n'était jamais évident, surtout quand on avait la vie des autres entre les mains. Une mauvaise décision et c'était la catastrophe.

« Il faut la retrouver, on ne sait pas dans quel état elle peut se retrouver. Qu'importe ce qu'il y a dans ces souterrains. Et à plusieurs, nous avons plus de chance, que seul. »

Pour autant, Mayeul se préoccupa encore de Reja, l'encourageant, avant de... hein ? De l'embrasser ? Stupéfait, Melsant regarda le couple, se demandant si cela allait vraiment fonctionner et si Mayeul n'allait pas en ressortir émasculer par une érebienne en colère et outré. Il regarda Solange et Marianne, avant de soupirer et de se détourner. Sérieusement... Il sentit Soie gonfler ses plumes alors que Sirocco se tenait très près et se montrait très intéressé. Était-ce franchement le moment pour toutes ces parades amoureuses ? Le major continua de fouiller frénétiquement la salle, jusqu'à parvenir à l'entrée du vestibule, silencieux, précautionneux. Peut-être pas encore suffisamment alors qu'un bruit sourd résonnait, prémisse d'éboulement.


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Ven 23 Déc - 15:15

Elle est terrifiée, Reja, par ce qui se passe dans le palais oublié. Terrorisée, tant le chaos de ses souvenirs vieux de quinze ans qui reviennent la hanter cruellement ; traumatisée, encore, après tout ce temps, par la violence de l’agression subie il y a longtemps et dont elle porte encore les cicatrices sur ses flancs. Paniquée par la disparition subite de Grâce qu’elle commence à apprécier, et par l’idée de devoir retourner dans les souterrains menaçants. Comme dans un brouillard épais, elle perçoit une voix près d’elle, quelques paroles lénifiantes, qui glissent sur sa carapace de frayeur sans parvenir à l’atteindre. Nerveusement, elle remonte les genoux sous son menton, enserre ses jambes de ses bras, et enfouit son visage contre ses jambières de cuir fatigué par des années d’usure. Sans vraiment pouvoir s’en empêcher, elle se balance légèrement d’avant en arrière, étrangère à l’activité autour d’elle, marmonnant comme une prière une litanie de « Je veux Grâce, je veux Grâce » ininterrompus. Peut-être Joseï l’entend-il, peut-être fera-t-il surgir Grâce des catacombes simplement pour exaucer la supplique éplorée d’une Erebienne angoissée ? Ou peut-être pas. Peut-être faudra-t-il que la Voltigeuse s’enfonce elle-même dans les profondeurs pour en tirer son ailière naufragée ? Mais comment trouver le courage d’y retourner, après s’en être à peine sortie en vie la première fois il y a tant d’années ?

Elle sent la chaleur contre sa joue, Reja : quelqu’un l’a prise dans ses bras, elle perçoit des battements de cœur près de son oreille. Elle cligne des paupières, plusieurs fois, pour s’éclaircir les idées ; ses cils papillonnent contre une bande de peau nue, et c’est lorsqu’elle accroche les doigts machinalement aux pans de la chemise qu’elle reconnaît Mayeul. Mécaniquement, elle le lâche, reste prostrée contre le mur, silencieuse à présent mais toujours autant apeurée. Le murmure de voix tout autour ne parvient pas à la tirer de sa torpeur stupéfaite. Elle perçoit vaguement les ondes de réconfort émises par Sirocco, qui partage le reste de son attention entre la bien fringante Soie – qui se montre décidément fort accorte aujourd’hui – et le petit Nuage, un peu perdu avec tout ce remue-ménage. Un brin de perplexité vient se glisser dans le chaos terrifié qui a annihilé ses pensées : est-ce que son griffon serait en train de faire du charme à la griffonne du major ? Alors que Grâce a disparu ? Une vague d’amusement lui parvient en réponse : oui, visiblement, il profite de la situation sans vergogne, et quelques images montrant Iode occupé à rassurer Corail prouvent qu’il n’est pas le seul. Un roucoulement songeur de Nuage vers Lierre semble porter une question, et Reja se laisse absorber par ces détails futiles, bien moins angoissants que la perspective de devoir s’enfoncer dans les profondeurs chercher son ailière escamotée. Quelques instants, elle partage la béatitude de Sirocco qui lisse doucement les plumes de Soie, jusqu’à ce qu’une perception bien plus proche ne vienne perturber sa rêverie.

Il y a… il y a les lèvres de quelqu’un, sur les siennes. Sidérée, elle ne réagit pas tout de suite, et quelques secondes s’écoulent, lui permettant de constater que l’expérience n’est pas fondamentalement désagréable. Puis l’instinct reprend le dessus : une gifle magistrale vient claquer sur la joue de l’importun, et elle se relève d’un bond, sabre en main, sans trop se rappeler à quel moment elle l’a dégainé. Un flot coloré d’erebien des dunes résonne dans la pièce sombre, tandis qu’elle déchaîne son indignation à grand renfort de moulinets furieux ; puis la situation lui revient en mémoire, et elle s’interrompt abruptement en pleine phrase. Bon. La priorité. Grâce.

La colère en tout cas lui a réchauffé le sang et rendu un peu de courage ; déterminée, elle rengaine son sabre, se contentant d’adresser à Mayeul un regard noir – pas autant qu’elle l’aurait voulu toutefois. C’est de Marianne qu’elle s’approche. « Il faut qu’on reste groupés. Est-ce que je peux – est-ce que tu veux bien que je reste à côté de toi… ? » Timidement, elle glisse la main dans la sienne, s’accrochant aux doigts solides de la soigneuse, une supplique au fond des yeux.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Ven 23 Déc - 21:44

Autour du flambeau fiché entre les dalles, ils sont cinq à se rendre à l'évidence. Grâce a disparu. Reja ne peut répondre à Marianne qu'en secouant la tête, avant de se recroqueviller contre le mur, sûrement dépassée par la situation et ses souvenirs.
Si Marianne n'était pas si angoissée pour Grâce, elle se serait approchée de l'erebienne pour l'aider. Elle se rappelle la terreur qui l'habitait à l'époque, perdue dans les mines, blottie contre un wagonnet dans la même position. Si elle ne panique pas dans ce palais enseveli, c'est grâce à la lumière de leur torches et leur présence à tous, et qu'elle se focalise sur retrouver Grâce.
C'est Mayeul qui s'assoit alors à côté de Reja, et il tente de la sortir de sa torpeur sous un flot continu de paroles rassurantes.

La médecin commence à inspecter les lieux avec Melsant, fouillant les ombres avec sa torche, lorsque Solange leur impose le silence.
« Là ! Vous entendez ? »
Elle perçoit le minuscule grattement, qui semble provenir du sol. Accrochant sa torche au mur, Marianne n'hésite pas à s'agenouiller, l'oreille collée contre la pierre des dalles pour mieux entendre. Et effectivement, c'est toute le sol qui a l'air de vibrer...
Puis, de légers cliquetis rejoignent le premier bruit. Au grondement sourd s'ajoute de petits tapotements, réguliers. Elle écoute plus attentivement. C'est léger, rapide, vif, comme... comme le tintement de griffes sur le sol, qui s'approchent, inexorablement, de plus en plus fort, puis...

S'arrêtent. Seul le bruit initial persiste.

Quoi ? C'est tout ? Elle est un peu déçue, finalement. Et pas plus avancée concernant la disparition de Grâce. Elle se relève, mais une de ses sacoches semble plus lourde, tout à coup. A présent debout, elle baisse les yeux vers son escarcelle d'outils.
Elle voit un museau. Des crocs plantés dans le cuir. Et deux grandes oreilles couleur sable.
Un fennec !
« Ooooooh ! Coucou toi ! On se cherche un casse-croûte ? »
Elle ne sait pas vraiment quelle taille sont sensé faire les renards des sables, mais celui-lui paraît bien petit. Et bien décidé à ne pas lâcher son butin, suspendu en l'air et la mâchoire bien refermée sur le sac ! Elle approche la main pour le décrocher, mais un grognement hargneux s'élève de la bestiole qui pédale dans le vide.
« T'es une terreur hein ? Tu vas voir, j'en ai amadoué d'autres. »
Hop, comme pour les chats sauvages, elle l'attrape par la peau du cou et le décroche. Le petit fennec est à présent inoffensif, mais il continue à gigoter et à claquer la mâchoire vers Marianne ou la sacoche ; il hésite encore entre croquer des doigts ou ce qu'il a flairé. Attendrie par ce renard miniature, elle sort le bout de viande séché qui a du l'attirer, et lui offre du bout des doigts. Il s'immobilise aussitôt, toujours suspendu par le cou, dégustant son trophée.
« Tu es plus mignon quand tu ne grogne pas. » Elle repose l'animal à terre, le laissant libre de la suivre ou remonter à la surface. Il fuira si il y a du danger. Sa famille est sûrement à la surface.

La belliferienne retourne près du groupe. Si Solange propose d'explorer les souterrains malgré les avertissements de Reja, Marianne ne voit guère d'autres solutions pour retrouver Grâce. Elle chasse de la main la proposition de Mayeul : pas question d'attendre avec les griffons. Son major est de son avis, mieux vaut qu'ils restent ensemble. Reste à sortir Reja de sa paralysie, ce que Mayeul tente par un baiser. Avant de récolter une claque retentissante.
« Celle-là, tu ne l'a pas volé l'ami ! » lance Marianne dans un sourire. Au moins, c'est efficace ! Reja se lève d'un bond et déverse un flot d'insultes incompréhensibles, avant de se calmer.
« Il faut qu’on reste groupés. » Bien, c'est parti pour les souterrains donc. « Est-ce que je peux – est-ce que tu veux bien que je reste à côté de toi… ? »
La médecin a du mal à cacher sa surprise. La guerrière des sables, si vaillante, qui lui demande de rester près d'elle ?
D'un côté, ils ont besoin d'elle là-dessous, et si ça peut lui permettre d'éloigner ses démons pour qu'elle les guide, Marianne ne va pas laisser ses souvenirs la hanter à nouveau. Elle enserre la main de l'erebienne avec chaleur.
« Bon, allons chercher les lanternes pour commencer. Je mettrai la carte à jour au fur et à mesure qu'on avancera, et tant qu'on reste tous ensemble, tout ira bien. »

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Ven 23 Déc - 23:01

Le soupir d’un des autres, derrière lui, ne dérange pas Mayeul. Quoi, ils auraient préféré qu’il la frappe, plutôt, jusqu’à ce que Reja réagisse ? Il est d’accord lui aussi, rester groupé est le mieux, mais que peuvent-ils faire, avec une Voltigeuse prostrée et visiblement paniquée ? Alors oui, ce n’est peut-être pas la meilleure façon de faire, mais sur le coup, c’est la seule qu’il ait trouvé, Mayeul. Et ça marche. Plutôt bien. A peine a-t-il prit le temps de s’amuser de la situation dans laquelle semble plongée les griffons, et de l’incompréhension de Nuage. Il a encore bien le temps, son petit griffon, pour ce genre de chose. Et Mayeul n’est pas pressé de se voir partager des images d’une griffonne que son petit cendré trouvera plus agréable à regarder que les autres. Vraiment pas. Il a bien assez dans son esprit sans en rajouter encore, merci bien.

Le baiser n’a pas duré longtemps,ceci dit, avant que Reja ne finisse par y réagir. Ce qui était exactement son but, d’ailleurs, même s’il se serait bien passé des conséquences. Accroupi devant elle, il ne peut rien faire pour stopper la gifle qui claque sur sa joue, le faisant basculer en arrière. Assis par terre, il ne peut que lever un regard indécis vers Reja qui l’abreuve d’insultes - enfin, vu comme elle râle, ça doit être des insultes - dans une langue qu’il ne comprend pas, tandis que Marianne approuve derrière lui. Ce qui l’agace un peu, Mayeul, et l’empêche de se relever pour aller se mettre à couvert. Il a sa fierté, tout de même !

Mais Reja se rappelle soudain qu’il n’est pas sa priorité et sur un dernier regard noir, elle s’approche de Marianne pour faire équipe avec elle. Parfait. Le Voltigeur se relève avant de croiser les bras en bougonnant, son regard noir mettant au défi quiconque de se moquer de lui. Il l’a fait pour leur bien à tous, qu’ils ne se méprennent pas ! La vague de réconfort de Nuage lui redonne confiance, et il ne peux s’empêcher d’ouvrir la bouche. « Merci, Mayeul, d’avoir veillé sur moi ! » Suivis de commentaire plus étouffés, parmi lesquels il n’est pas difficile de reconnaître quelques phrases comme la prochaine fois, hors de question que je m’y colle, ou ça m’apprendra à vouloir être gentil. Vraiment, la prochaine fois, il lui mettra une gifle, histoire d’égaliser !

Mais malgré ses bouderies, Mayeul n’est pas mécontent de voir Reja debout, prête à affronter ce qui se présente. Il n’a pas menti tout à l’heure : ils ont besoin d’elle pour récupérer Grâce. Elle est une bonne combattante, et son sabre est assez affûté pour tenir tête à n’importe qui. Ou n’importe quoi. Pensif, le Voltigeur touche sa joue brûlante du coup reçu. Heureusement, il a bien d’autres blessures, soigneusement soignées par Marianne, et celle là passera inaperçue. Peut-être.

Les yeux de Mayeul se pose sur le Major de Séverac, qui tente, à lui tout seul, de déclencher une avalanche de sable . Réellement ? « Si j’étais vous Major, je garderais sagement mes mains et mes pieds loin de toute dune de sable, j’aimerais assez ne pas finir étouffé. » Plaisanta-t-il, tout autant pour faire retomber sa propre frustration que pour le réconfort d’entendre sa propre voix. Tout va bien. Ils sont ensemble, et vont tirer Grâce du mauvais pas dans lequel elle s’est fourrée. Mais alors que le Voltigeur s’apprête à suivre les jeunes femmes, une boule de poils beige pousse un cri pathétique, et essaye d’attaquer sa botte. C’est quoi ça ? Il a peut-être marché dessus, mais ce n’est pas une raison ! « Marianne, tu veux bien calmer ton nouveau copain ? » Demande-t-il, agacé, en repoussant le nouveau venu. Il a vu la médecin s’en occuper tandis qu’il réconfortait Reja, elle peut bien le faire à nouveau, non ? Décidément, Erebor le déteste, probablement autant que lui déteste Erebor !

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Mar 27 Déc - 2:27



Le Palais des Soupirs


Grâce, Rejwaïde, Melsant, Marianne, Mayeul, Solange

Le calme semble revenu au rez-de-chaussée du palais englouti sous les dunes. Après toutes ces émotions, l’Erebienne s’est calmée : et, main dans la main avec la médecin, elle consent à guider ses camarades dans le dédale de tunnels souterrains. C’est avec une grande prudence que les cinq rescapés s’équipent : ils s’arment de pied en cap, allument et se répartissent des lanternes, préparent des torches fixées à leurs sacs au cas où les lanternes s’éteindraient. Aux aguets, prêts à tout, ils s’enfoncent dans les souterrains : c’est Rejwaïde qui mène la marche, pas bien rassurée mais déterminée à faire bonne figure devant ce ramassis de Cielsombrois, agrippée d’une main à celle de Marianne qui éclaire leur chemin, et de l’autre à son sabre au clair, telle la puissante et redoutable Michonne dans la légende des lointaines contrées perdues de Zeuh-Ouhoquine d’Aide.

Pendant ce temps, dans les profondeurs, la malheureuse naufragée a fini par identifier ce qui l’entoure : ce sont des coquilles d’œuf. Vides. Et grosses. De la main, Grâce a tâté une coquille moins abîmée, mesurant soigneusement la respectable circonférence : ce qui a grandi là-dedans était grand. Plus qu’elle. Et sûrement carnivore, à en juger par les ossements qui recouvrent le sol. Ici et là, dans les sacoches laissées là par d’autres infortunés explorateurs des temps passés, elle trouve un briquet, de l’amadou, quelques torches éparpillées, et même une épée ébréchée par le temps – de quoi se faire un petit baluchon, et partir à l’aventure, d’autant plus qu’elle a toujours Adélaide à la ceinture.





Troisième Tour

Consignes



IRL : du lundi 26/12 au dimanche 08/01 (MIDI).
IRP : le 26/01, de midi au crépuscule.

• Ce topic concerne uniquement les personnages qui participent à l'intrigue « Les Sables du Temps », au Palais des Soupirs.

• Ce troisième tour couvre votre exploration, jusqu'à ce que vous retrouviez Grâce - ou pas ! Les souterrains sont habités : araignées, scorpions, serpents et autres chauves-souris y pullulent, en plus de certaines... grosses créatures... griffues. Il y a des pièces partout : fouillez un peu, qui sait ce que vous pourriez trouver... ?

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Ven 30 Déc - 15:08

Sa joue est encore chaude de la gifle reçue, tandis qu’ils décident de s’équiper et de partir à la recherche de Grâce à travers les souterrains. Reja et Marianne mènent la marche, et Mayeul décide de rester prudemment en arrière-garde. Loin de Reja. Il se sent vaguement coupable, même si son stratagème a fonctionné. Et il n’y a pris aucun plaisir, n’est-ce pas ? Mensonge. L’esprit du griffon est plus affuté que le sien, sans nul doute. Et moins prompt à lui mentir.

Des lanternes, des torches, leurs armes, et les voilà parés à s’enfoncer dans les souterrains. Quoi qu’il advienne, ils sont prêts à retrouver Grâce. L’Erebienne a dégainé son sabre, et si Mayeul ne l’imite pas, il se sent soulagé : l’acier peut - sans doute - venir à bout de ce qui traîne dans ces couloirs. Car ils ne sont pas seuls, dans ces tunnels. Pas de signe de ce qui fait tant peur à Reja, mais d’autres bêtes, plus petites, peuplent les couloirs du palais. Mayeul ne peut s’empêcher de frissonner devant une araignée aussi grosse que son poing. Bon, tant qu’il ne s’en approche pas, ça ira. Soudain, en levant sa torche, il aperçoit quelque chose bouger sur un montant de porte. Le Voltigeur s’approche, curieux... Avant de plaquer sa propre main sur sa bouche, retenant de justesse un cri digne d’un enfant de dix ans. Il est immonde, ce serpent, mais l’opinion du Voltigeur semble bien peu lui importer tandis qu’il glisse et grimpe sur son bras. Rampant sur lui. Vers son visage.

Il n’a pas vraiment eu peur des serpents, Mayeul, jusqu’à présent. Mais après l’épreuve dans les tunnels du Colisée de Hacheclair, après le stress de cette journée... Non non non ! Son cerveau semble dérailler, et il perd toute lucidité le nouveau major de Svaljärd, laissant tomber sa lanterne au sol et ôtant sa chemise aussi vite qu’il le peut, pour se débarrasser de l’importun avant qu’il ne s’avance, avant qu’il ne le touche. Avant que ce qui ressemble bien trop à un ver ne s’approche davantage. Il a l’habitude, le Voltigeur, de se déshabiller rapidement. Il est Cielsombrois, après tout !

Le serpent s’éloigne en sifflant de la chemise que Mayeul tient à bout de bras, désormais torse-nu dans le couloir du palais. Il le sait, il le sent, le regard de ses compagnons qui se pose sur lui. Il n’a pas été très discret pendant son déshabillage éclair ! Mais perdre la face en expliquant ce qu’il s’est passé... Ignorant son cœur battant à tout rompre et son souffle court, Mayeul récupère ce qu’il lui reste de dignité en levant la tête, puis en se rapprochant de Reja pour lui lancer sa chemise. « Tiens, mets ça. Après ce qu’il s’est passé, ça m’embêterai que tu tombes malade, et tu es la moins couverte de nous tous. »

Explication bancale, il le sait. Mais sérieusement, il ne se voit pas justifier avoir paniqué pour un bête serpent. Il se baisse pour ramasser sa lanterne, en prenant l’air le plus normal et le plus innocent possible. Il ne s’est rien passé d’inhabituel. Ca lui arrive tous les jours d’ôter sa chemise en essayant de battre un record de rapidité. Tout est normal, si ce n’est les pensées de réconfort de Nuage, teintées d’un amusement qu’il met un point d’honneur à ignorer. Bien décidé à ne pas montrer son trouble, il indique de la pointe de son arme, qu’il a ramassée également, une salle vide sur leur gauche. Autant vérifier que rien ne s’y cache, n’est-ce pas?

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