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 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Sam 7 Jan - 4:00



Pire que la chute, la solitude. Grâce n’était pas peureuse – elle n’avait du moins jamais pensé l’être, avant cet instant. Elle se mettait à douter, alors qu’elle arpentait ces couloirs avec pour seule compagnie une des sacoches à peu près intacte qu’elle avait pu ramasser, et ses trésors. Objets de peu de valeur, mais nettement secourables dans cette obscurité, alors qu’elle entend mille et un bruits, et que ceux-là semblent se rapprocher à chaque seconde. Grattement, sifflement, hérissement, cliquetis… Seule son imagination peu développée limite les terreurs qu’elle ressent, en se remémorant le récit de son ailière. Son imagination, et la taille des coquilles qu’elle a inspectées. Les révéler à la lueur de la torche fut le pire, lui arrachant un frisson puissant.

Mais ce n’était pas comme si elle pouvait rester là… Alors elle a pris un des chemins, presqu’au hasard, guidée par son instinct. Elle effleure un instant l’épée ébréchée trouvée, qu’elle n’a pas réellement pris le temps d’observer – celle-ci pourrait peut-être lui indiquer qui étaient les gens dont elle a récupéré les effets. Pas qu’elle culpabilise, elle en a davantage besoin qu’eux, si elle en croit tous les ossements qu’elle a foulés du pied, écrasés malgré elle, mais elle aurait pu découvrir qui ils étaient et, peut-être, ce qu’ils venaient faire ici.

Réprimant un nouveau frisson, elle continua à la maigre lueur de sa torche, se dissimulant autant que possible de l’obscurité – impossible, quand elle est source de lumière. Mais elle ne peut se séparer de cela ; tant l’angoisse qui l’étreint est grande, tant elle craint ce qui peut l’entourer et la dévorer à chaque coude ou courbe que suit le couloir. Elle déglutit, quand les bruits qui l’assaillaient et la mettaient sur le qui-vive s’arrêtent. Jusqu’à en entendre un nouveau, bien plus ténu. Elle pose la torche, dans un espace où elle s’emboite parfaitement, dans le mur, peu rassurée par sa présence pile à cet endroit, et elle arme Châtiment, implorant Adélaïde de la protéger, avançant tout doucement. Elle esquive difficilement et à peine une dague qui entaille légèrement le haut de son bras gauche, avant de reconnaître Solange. Seule. Que fait-elle là ?

Elle plaque son homologue kyréenne contre le mur, ramassant la dague qu’elle glisse dans ses effets – elle doit avoir d’autres armes, et inutile qu’elle la laisse la blesser à nouveau. Elle chuchote, la voltigeuse erebienne, à la jeune femme. « Que fais-tu là, seule ? Où sont les autres ? »




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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Sam 7 Jan - 11:15

Elle de bons reflexes Solange et encore pire quand elle a peur. Parce qu'il faut le dire, elle n'est pas à l'aise. Comment a-t-elle perdu ses compagnons ? L'instant d'avant elle échangeait un sourire complice avec Melsant alors que son major et ailier se mettait torse nu, terrifié par une araignée et l'instant d'après, elle se retrouvait seule dans un boyau puant.

Elle avançant à tâtons, tendant l'oreille dans l'espoir d'entendre le murmure des voix des autres. Mais tout ce qu'elle entendait, c'était des grattements peu amicaux. Sa main descendit le long de son corps et ses doigts se refermèrent sur l'une de ses dagues. Quoique ce soit, elle ne se rendrait pas sans combattre ! Lézard géant, araignée poilue, serpent écailleux, elle serait prête !

Bon cela dit, elle n'était pas prête pour une homologue. Surprise, Solange ne réagit pas tout de suite. Puis elle repoussa Grâce qui l'avait plaquée contre le mur.

« Ah te voilà ! Désolée, j'ai perdu les autres et je suis un peu nerveuse. »

Puis elle regarda l'erebéenne de haut en bas :

« Pas de bobos ? On est descendu te chercher mais je crois que mon sens de l'orientation sous terre est déplorable. »


Puis, elle tendit la main :

« Redonnes moi ma dague, l'autre va se sentir seule et c'est mes armes de combat. »

Repoussant ses cheveux à deux mains, elle jeta un coup d'oeil autour d'elles. Bon, la bonne nouvelle, elle avait retrouvé Grâce. La mauvaise, elles étaient perdues toute les deux.

« Au moins, tu n'as rien, c'est déjà ça, mais faut retrouver le chemin maintenant, par le Destin ! Une idée ? »

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Sam 7 Jan - 19:02



Comme attendu, Mayeul s'était prit une gifle de la part de Reja. Mais au moins, elle ne tremblait plus de peur dans un coin, c'était déjà ça. Finalement, ils allaient y descendre tous ensemble dans ces souterrains, au lieu de se séparer, ce qui était encore la meilleure façon de faire, plutôt que de diviser leurs forces. Il fallait être prudent, l'édifice était fragile, les murs friables... Et il y avait quelque chose là dedans, d'après Reja. Il ne prenait pas les paroles de l'enfant du pays à la légère. Son épée au poing, il progressait. Il fermait la marche avec Solange, alors que Reja et Marianne se trouvaient devant, suivies de Mayeul.

Et puis soudain, Mayeul se mit à faire du grabuge, se retrouvant en un éclair avec la chemise au sol, sous les regards surpris de ses compagnons. C'était Melsant qui était habitué à se faire remarquer, mais Mayeul le battait à plates coutures. Et voilà qu'il filait sa chemise à Reja... Et... Non, franchement, Melsant préférait renoncer à comprendre. Et ne cherchait pas à savoir ce que fichait le nouveau Major avec l'érebienne. Il croisa le regard de Solange, haussant les épaules d'un air blasé devant ce petit numéro, avant que son regard ne soit attiré par la salle que pointait Mayeul du doigt. Il hocha la tête, avant de se tourner vers Solange et... Du moins vers l'emplacement où il avait vu Solange la dernière fois.

« Bon sang, c'est pas vrai ! Arrêtez-vous ! »

Il balaya l'air de sa torche, mais aucune trace de la Voltigeuse. Il se mit à jurer, aussi agacé qu'inquiet.

« Solange ?! »

Grâce, puis Solange ? Sérieusement ? Où était-elle allée au juste ? Et pourquoi s'éloigner seule ? Elles n'étaient pas capables de rester en place ?

« Elle était avec moi il y a deux minutes, les gens ne se volatilisent pas comme ça ! On ne va quand même pas s'attacher les uns aux autres pour ne pas se perdre. »

Ou peut-être que si finalement... C'était peut-être encore la meilleure façon de comprendre ce qu'il se passait.

« Au moins, Reja et Marianne ne se perdront pas l'une l'autre. »

Il avait fait la remarque avec un brin d'ironie alors qu'elles se tenaient la main. Hors de question de faire de même avec Mayeul !

« Soit on va dans cette salle, soit... on cherche où Solange a filé. »




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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Dim 8 Jan - 11:51


L'expédition de Voltigeurs avance prudemment dans les souterrains, Reja ouvrant la marche, une main dans celle de Marianne. La médecin a pris une des lanternes pour éclairer leur chemin et elle n'hésite pas à la poser à chaque carrefour ou pièce rencontrée, pour mettre à jour sa carte. S'enfoncer sous la terre avec de la lumière et des compagnons, d'accord, mais elle veut être sûre de pouvoir revenir dehors pour surtout, surtout, ne pas se retrouver perdue, seule, dans les entrailles de la terre. Autour d'eux, serpents et chauve-souris fuient à la lueur de leurs torches, et le petit fennec qui avait attaqué Mayeul pourchasse les araignées pas assez rapides pour retourner dans l'ombre, à l'abri.

A un rythme devenu régulier, Marianne s'apprête à ressortir sa carte lorsque qu'elle entend la troupe s'agiter derrière elle. Elle se retourne comme elle peut sans lâcher Reja, pour voir Mayeul enlever sa chemise si rapidement qu'on croirait qu'elle lui brûle la peau ! Le voici torse nu, chemise à la main, devant un public au regard médusé. Rien d'inhabituel en fait, se met à penser la Voltigeuse ! Sauf qu'il décide de s'approcher de Reja, comme s'il ne s'était rien passé.
« Tiens, mets ça. Après ce qu’il s’est passé, ça m’embêterai que tu tombes malade, et tu es la moins couverte de nous tous. »
Haussement de sourcil de la Belliférienne. Voilà qui est moins ordinaire, Mayeul ferait-il une fixette sur l'Erebienne ? Il ne fait pas si froid que ça dans ces sous-sols. Pas le moins du monde perturbé par les regards des autres, le Voltigeurs ramasse ses affaires et désigne une des salles abandonnées de l'ancien Palais. Diversion réussie. Marianne avance sa lanterne par l'ouverture et observe les objets cachés sous une couche de poussière. Ancien entrepôt ?
« Bon sang, c'est pas vrai ! Arrêtez-vous ! Solange ? »
Avec stupeur, ils constatent que la Kyrénne a disparu, elle aussi !
« - Mais ce n'est pas possible ! Je l'ai vue quand Mayeul est devenu phobique de chemise ! 
- Elle était avec moi il y a deux minutes, les gens ne se volatilisent pas comme ça ! On ne va quand même pas s'attacher les uns aux autres pour ne pas se perdre. »
Instinctivement, Marianne resserre sa prise sur les doigts fins de Reja. Melsant devance ses pensées : Liées ainsi, elles ne se perdront pas toutes les deux. A nouveau, la médecin pose sa lanterne pour prendre son carnet de sa main valide.
« - Soit on va dans cette salle, soit... on cherche où Solange a filé. 
- D'après mes ajouts, on a dépassé un ou deux couloirs, elle a pu partir par là ? La salle attendra. Et je propose qu'à la première corde qu'on déniche, on s'attache tous. Qu'on évite de semer des Voltigeurs dans ce dédale comme des miettes de pain. »
Elle semble plaisanter, Marianne, mais en réalité elle n'en mène pas large. Solange et Grâce sont en train de vivre le pire cauchemar de l'ancienne pirate, et elle ne veut pas perdre d'autres compagnons.
Il ne manquerait plus qu'ils disparaissent un par un, à la merci des créatures qu'a rencontré Reja !

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Dim 8 Jan - 13:41

Elle est terrorisée, l’Erebienne, de se trouver ainsi exposée au danger ; mais la poigne solide et la présence imposante de la Voltigeuse pirate à ses côtés la rassurent quelque peu. Pas à pas, torche brandie comme un talisman, les cinq rescapés s’enfoncent dans les profondeurs, prudemment. Reja refuse de lâcher la main de Marianne : il s’en faut de peu pour qu’elle ne reparte en courant, prenant les jambes à son cou et filant se blottir sous les plumes de Sirocco. Incrédule, elle observe Mayeul se délester de sa chemise et la lui donner – étrange écho de son propre geste quelques mois plus tôt, mais néanmoins fort troublant. Au prix de quelques contorsions, elle parvient à enfiler le vêtement sans lâcher Marianne, la faisant passer d’une main à l’autre le temps de passer la manche et fuyant très soigneusement le regard de sa consœur.

Ils repartent – et c’est là que, soudain, Solange vient à disparaître. Mais qu’est-ce qui leur prend, à ces Voltigeurs, de filer à la cielsombroise les uns après les autres ? Courageusement cramponnée à l’impressionnante médecin, captant les ondes de réconfort de Sirocco qui baigne dans la félicité la plus absolue puisque Soie est lovée contre lui, Reja repart,  aux aguets et complètement terrifiée. Il faut bien avouer que les grattements sourds que l’on entend un peu partout alentour, la vibration dans les profondeurs, les craquements et bruits de pattes au loin ne font rien pour calmer ses nerfs. Maintenant, elle a en plus de tout le reste une chemise portant l’odeur de Mayeul, qui achève de la déconcentrer. C’est tout naturellement qu’elle sursaute violemment lorsque le fennec surgit à l’improviste d’une embrasure, et qu’elle pousse un cri impressionnant, propice à renseigner Grâce et Solange quant à l’emplacement du reste du groupe.

Grâce, Solange et… ce qui vit dans les souterrains, aussi…

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Dim 8 Jan - 19:40



Le Palais des Soupirs


Grâce, Rejwaïde, Melsant, Marianne, Mayeul, Solange

Le hurlement de l’Erebienne a rameuté l’intégralité de ce qui vit dans les souterrains – un courant d’air violent souffle la plupart des torches, et le grondement sourd dans les profondeurs se change en cliquetis de griffes effréné, en provenance de plusieurs couloirs à la fois. Prenant les choses en main, le major de Séverac entraîne sa troupe au pas de course dans un couloir qui ne cliquète pas, et le bataillon finit par arriver dans une salle majestueuse, éclairée de cristaux éternels sertis dans les murs. Ils n’ont pas vraiment le temps de réagir : déboulant à toute vitesse d’une autre ouverture, les deux absentes font une entrée remarquée, barricadant une porte vermoulue derrière elles. Visiblement, elles aussi ont perçu du mouvement…

Il y a trois issues, et tout un tas de bidules étranges… Touchera, touchera pas… ? En attendant, ça gratte à la porte, et l’on entend des rugissements sifflants…






Quatrième Tour

Consignes



IRL : du lundi 09/01 au dimanche 22/01 (20H).
IRP : le 26/01, crépuscule.

• Ce topic concerne uniquement les personnages qui participent à l'intrigue « Les Sables du Temps », au Palais des Soupirs.

• Ce quatrième tour couvre votre course jusqu'au hall souterrain, où le groupe se rejoint. Vous n'avez pas trouvé d'objet intéressant pendant le tour précédent. Vous devez choisir une issue, et éventuellement vous pouvez explorer un peu les alentours... (cela nécessitera un second message pour les volontaires).

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Ven 13 Jan - 21:05

Ils n’ont pas vraiment eu le temps de réagir, entre le hurlement de Reja et le concert de cliquètement qui l’a suivi, leur annonçant que les choses allaient se gâter. C’est Melsant de Séverac qui a réagit le premier, les entraînant dans un couloir qui semble bien moins bruyant que les autres. Peut-être qu’un jour, si un conteur s’empare du récit de leur aventure, on racontera à quel point ils ont vaillamment reculé, l’épée à la main. Peut-être.

En vérité, leur course n’a rien eu d’héroïque : ils sont dans une pénombre lourde, seulement troublée par leurs lanternes, et suite au récit de l’Erebienne, ils ont tous une vague idée de la - des ? - créature de cauchemar qui habite les profondeurs. Leur retraite est précipitée, même si l’inquiétude se fait poignante après la disparition de Solange. Mayeul s’en veut : elle est son aillière, après tout. Sa subordonnée, désormais. Et clairement, il n’a pas veillé sur elle. Quoique connaissant Solange, il l’aurait agacé plus qu’autre chose. Ils se sont engagés dans un couloir moins bruyant que les autres, espérant de tout cœur que le cri de Reja ait aussi renseignée les jeunes femmes sur leur direction.

Les Voltigeurs rescapés finissent par rejoindre un couloir vide, s’engouffrant dans la première salle qu’ils trouvent. Déjà, on entend les bêtes se rapprocher, malgré le souffle haletant des quatre humains. Ils n’ont même pas le temps de se concerter, de s’inquiéter, que soudain surgissent Grâce et Solange, indemnes, mais tout autant pressées qu’eux. L’issue par laquelle elles ont déboulés est fermée précipitamment, les isolant pour un moment des griffes qui, déjà, commencent à entamer le bois.

La porte ne tiendra pas longtemps : Mayeul n’est pas un spécialiste du sujet, mais il n’est pas un imbécile, non plus. Mais leur mission est remplie, non ? Ils ont retrouvé Grâce. Et Solange. Il n’hésite pas longtemps, le Voltigeur, avant de serrer dans ses bras Grâce d’abord, puis Solange, oubliant allègrement la légèreté de sa tenue, son sourire indiquant bien son soulagement. Il n’est pas pour les reproches, pas quand ils ont tout intérêt à rester soudés. Ils n’ont pas encore la vie sauve, loin de là même, les bruits de l’autre côté de la porte en sont une indication suffisante.

Enfin, il prend un moment pour pour observer l’immense salle dans laquelle ils se trouvent. L’inquiétude de Nuage frôle ses pensées, mais pour le moment, le petit griffon semble bien plus en sûreté que son Voltigeur. Il y a d’autres issues, en haut des escaliers, mais le Cielsombrois ne s’en préoccupe pas pour le moment : Melsant est sans aucun doute plus qualifié que lui pour les diriger en sécurité, et il semble prendre son rôle à cœur. Mayeul, lui, est plutôt intrigué par cette salle : ils ne sont pas en sécurité certes, mais ils ont quelques minutes devant eux pour trouver quelque chose d’utile, sans doute. Comme ces statues mécaniques. Elles ressemblent à des guerriers, issues de ces années où le palais était sans doute habité. Peut-être existe-il un mécanisme pour les remonter ? Quelque chose ?

La plupart des gens dans cette pièce le savent, Mayeul n’est pas connu pour sa concentration extraordinaire, et il est curieux. Rengainant son épée, sans même prendre garde au petit nœud rouge qui enserre la garde et que la tremblante lumière des cristaux éclaire un instant, le Voltigeur s’approche des espèces de soldats mécaniques, à la recherche d’un mécanisme. L’inquiétude de Nuage l’enserre à nouveau, mais il la balaie d’un geste : qu’est-ce qu’il pourrait leur arriver de pire ?

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Sam 14 Jan - 17:39

La conversation de Marianne et Melsant tourne court. Le petit renard déboule devant Reja, la prenant par surprise, ce qui lui fait pousser un hurlement de terreur à faire trembler les murs. La médecin est prise au dépourvu, les oreilles douloureuses, puis brusquement le cri se poursuit en sourdine d'un côté avec un sifflement : visiblement, son tympan s'est mis en grève.

Lorsque l'Erebienne s'est totalement vidée les poumons, le silence ne dure pas. Le sol vibre de plus belle et les bruits de grouillements frénétiques ne disent rien qui vaille ! Ce qui vit dans les souterrains n'a pas du tout apprécié d'être dérangé, et Marianne n'a pas besoin d'Outrevision pour savoir que les créatures se dirigent vers eux : c'est le moment de décamper pour ne pas finir haché menu !
Son ailier est le plus prompt à réagir et choisir leur piste de sortie. Les Voltigeurs suivent sans discuter, dans une retraite aussi glorieuse que désorganisée, le fennec galopant devant eux avec des glapissements de panique. Les lanternes valdinguent au rythme de leur course, n'éclairant le chemin que par à-coups mouvants et angoissants.
Puis leur couloir disparaît, laissant place à une vaste salle. Marianne est soulagée de voir apparaître Grâce et Solange - essoufflées mais indemnes. Hélas, leurs poursuivants ne sont pas loin derrière, et les deux femmes ferment la porte derrière elles en toute hâte.
« La bonne nouvelle : on est tous vivants. La mauvaise : on s'est fait de nouveaux amis qui ne souhaitent pas que ça dure. »

Heureusement, ils ont un moment de répit. Assez pour reprendre leur souffle, pour que Marianne prenne elle aussi Grâce dans ses bras et lui remette son ailière. Assez pour réfléchir à la meilleure issue à choisir, et même pour observer le hall immense où ils ont atterrit.
Les dimensions de la salle sont colossales, éclairée par la lueur douce de grands cristaux fichés dans les parois. Le plafond est loin au-dessus d'eux, dissimulé dans la pénombre. Oubliant le sifflement à son oreille, Marianne reste interdite devant tant d'espace et l'architecture si travaillée. Grotte naturelle aménagée ? Ou grande œuvre provenant uniquement de main de l'homme ?
« Des souterrains aussi grands... cet endroit semble avoir été une ville entière sous le Palais. »
La Voltigeuse aimerait bien connaître l'histoire de ce lieu. Le Palais est ancien, millénaire, mais tout ce réseau de couloirs et de salles est peut être plus ancien encore, son origine perdue dans les temps anciens.
Il y a aussi ces statues de métal, qui lui font furieusement penser à l'Homme-Vapeur en miniature. Elle est certaine qu'elles pourraient être éveillées, mais deviendraient-ils alors des protecteurs, ou des ennemis supplémentaires ? Les gardiens des lieux dont parlait Reja dans ses histoires peuvent tout aussi bien être les créatures à leurs trousses que ces automates postés dans le hall. Elle laisse Mayeul les examiner, reportant son attention sur les chemins qui s'offrent à eux pour tenter de rejoindre la surface. Elle sait vaguement dans quelle direction ils se sont enfuis, d'après sa carte, mais elle n'a pas pu mémoriser le trajet fait durant leur fuite en avant. Et pas question de faire demi-tour pour se jeter entre les griffes de ce qui les traque.
« Quitte à choisir, je proposerai plutôt le couloir du milieu. C'est le plus large des trois, nous serons libres de nos mouvements si nous faisons une mauvaise rencontre. »
Elle jette un coup d’œil au fennec, présentement pelotonné à ses pieds en une petite boule de poils tremblante, le museau tourné vers les bruits provenant de la barricade.
« Et dans le pire des cas, je pense ce petit gars est capable de détaler dans la bonne direction. »

Derrière la porte, les sifflements de hargne persistent et les coups de griffes font tinter les gonds, mais les vieilles planches tiennent bon.
Pour le moment.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Sam 14 Jan - 19:53



Lui rendre sa dague ? Oui, elle n’a aucun intérêt à la garder, n’est-ce pas ? Si ce n’est l’effroi qui l’a pris, à imaginer le pire, à se voir dévorée par les créatures contenues dans ces coquilles, ravivé alors qu’elle se remémore les paroles de Reja, avant qu’elle ne soit séparée d’eux. Elle tressaillit bien involontairement, à ce souvenir, allant jusqu’à sursauter alors que les cliquetis se rappellent à elle, à elles, qu’ils deviennent plus forts, plus rapides, plus présents. Sans réfléchir, elle saisit la main de Solange, et elle court. Elle court, elle manque de trébucher, malgré la faible lumière de la torche qu’elle tient dans l’autre main, mais elle n’a pas un regard en arrière. Elle s’arrête juste à temps pour éviter le coude que forme le couloir, pensant cyniquement qu’elle aurait au moins amorti le choc pour Solange si elle s’y était réellement heurtée, avant de reprendre de plus belle, pour mettre le plus de distance entre ces créatures et elle.

Elle jette un œil en arrière, malgré elle, croyant voir des lames effilées au bout de deux longues pattes, des dents acérées prêtes à couper sa tête d’un coup et d’un seul, et bien d’autres horreurs qui ne sont sûrement issues que de son esprit, et en rien réelle. Les créatures sont trop rapides, et elle trop peu concentrée, pour qu’elle ne décèle quoi que ce soit. Elle ne voit qu’une chose : la lumière au bout du tunnel. Peut-être ne leur attirera-t-elle que des ennuis, à Solange et elle, mais elle n’a pas d’autres choix, de toute façon, alors elle court davantage encore, pour les mettre à l’abri. Le chemin qu’elles empruntent est étroit, et leur progression est quelque peu entravée, mais cela n’empêche pas les créatures d’avancer, alors elles doivent continuer.

Il leur faut plusieurs minutes pour y parvenir, et son cœur menace de s’arrêter, quand elle voit une pierre, qui pourrait bien les empêcher de passer. Sans plus réfléchir, elle y pousse Solange, quitte à la blesser – un moindre mal, comparé à l’idée de se faire dévorer par une bestiole géante – et s’y faufile elle-même, avant de crier qu’il faut la refermer. Ce qu’elles font bien trop aisément à son goût. Bien trop. Elle n’a guère le temps de s’en inquiéter, ou même de réaliser qu’elles ont retrouvé les autres, que Mayeul puis Marianne la prennent dans ses bras. Elle en retire un réconfort qu’elle nierait si on le lui demandait, mais elle leur rend malgré tout leur étreinte, les remerciant du regard, tout en prenant la main de Reja.

Elle écoute à peine les autres, regarde brièvement la salle, avant de se retourner vers le passage scellé par la pierre, où les grattements – de quoi, elle ne le sait pas vraiment, mais elle espère qu’il ne s’agit pas des dents des créatures, ou de ces espèces de… mandibules qu’elle a cru voir – reprennent de plus belle. Elle lâche malgré elle la main de son ailière, pour se rapprocher de la roche.

« QUOI ? VOUS ESPÉREZ RÉUSSIR À GRATTER CETTE PIERRE, JUSQU’À CE QU’IL N’Y AIT PLUS RIEN ? VOUS AVEZ MÊME PAS RÉUSSI À NOUS RATTRAPER DANS UNE LIGNE DROITE, MÊME PAS RÉUSSI À NOUS BOUFFER ! PASSEZ UNE SEULE DE VOS NAGEOIRES, TENTACULES, PINCES, JE NE SAIS QUOI, ET JE LA COUPERAI, ET JE VOUS TRANSPERCERAI LE CORPS AVEC APRÈS ! JE BRULERAI VOS CADAVRES, POUR PASSER UN MESSAGE À VOS COPAINS DANS CES SOUTERRAINS ! POUR VOUS FAIRE PAYER DE TOUS LES GENS QUE VOUS AVEZ BOUFFÉ ET TERRORISÉ ! ON S’EN SORTIRA, ET ON AURA VOTRE PEAU ! C’EST TOUT ! »

Elle s’égosillait, criant à s’en arracher les poumons, mais ils avaient déjà rameuté tout ce qui vivait dans ces souterrains qui s’amusaient à les séparer, et c’était libérateur. Elle se laissait rarement aller à tant d’éclats, mais elle avait besoin de relâcher toute la pression qu’elle avait ressentie, alors qu’elle était égarée dans le noir. Tant pis, si les autres la prenaient pour une folle. Elle était trop sur les nerfs, pour s’en soucier. Pas qu’elle s’en soucie réellement habituellement. Un peu calmée, elle observa la pièce – peut-être y trouveraient-ils quelque chose pour les aider.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Jeu 19 Jan - 22:53

Mayeul écoute d’une oreille distraite les commentaires de Marianne, sur la salle ou sur leur plan de fuite. En toute honnêteté, il n’a aucune idée du couloir à emprunter. Lui aurait choisi celui de gauche, parce que le cristal qui brille devant semble plus brillant que les autres. Son argument n’étant probablement guère recevable, il préfère pourtant se taire et acquiescer vaguement au plan de la médecin, se rapprochant encore un peu plus des étranges gardiens. Il avance la main, jusqu’à presque les toucher...

Quand les soudains hurlements de Grâce lui font lever la tête. Elle est furieuse, la Voltigeuse, invectivant les choses derrière la porte avec une telle hargne que Mayeul aurait presque pitié pour eux. Presque. S’ils n’essayaient pas de leur faire du mal, évidemment. La tirade de la jeune femme laisse place à un silence, que Mayeul ne peut s’empêcher de rompre en éclatant de rire. Vraiment, un énorme fou-rire le prend, qui résonne dans toute la salle, l’obligeant à poser sa mai contre un des piliers de pierre pour ne pas tomber à la renverse. Il finit par essuyer les larmes qui perlent dans ses yeux pour se tourner vers Grâce, quelques éclats de rire menaçant de lui échapper mais avec assez de souffle pour rester sérieux. Quelques secondes, le temps au moins de lui parler. « Rappelles-moi de ne jamais, jamais t’agacer davantage que je ne le fais déjà. »

Il aime l’énerver, Grâce, mais jamais elle n’a été jusqu’à lui hurler dessus, et pourtant, il sait se montrer horripilant, le Voltigeur. La seule fois où il a sorti la dame de ses gonds, c’est lorsqu’il l’a interrogé sur ses filles et le fait qu’elle les avait confié à Castiel de Sombreflamme. Grâce à Melsant, d’ailleurs. Tiens tiens... Il se remémore soudain les liens qui unissent la jeune femme au major de Séverac, et ses yeux malicieux passent de l’un à l’autre, avant de hausser nonchalamment les épaules. « Quoique certains aiment peut-être qu’on leur crie dessus, après tout. » Qu’ils comprennent ce qu’ils veulent, il n’a rien dit.

Mayeul se détourne, reposant ses yeux sur les étranges statues de métal. Bon, comment est-ce que ça fonctionne ? Un mécanisme, ou autre chose ? Peut-être leur dire quelque chose genre nous sommes en danger, on a besoin de vous ? L’idée germe dans son esprit, et c’est vers l’Erebienne qu’il se tourne, actuellement accrochée à la main de Grâce. « Si jamais tu as envie de leur demander de nous aider en utilisant la même langue que tu as utilisé tout à l'heure, fais-donc, je t’en prie. Tu sais, celle que tu as utilisé pour m'insulter. » Il n’est même pas sarcastique. Vraiment, à peine un tout petit peu.

Il n’a d’ailleurs même pas pris le temps de s’excuser, pour le baiser. Il considère un bref instant le faire, d’ailleurs, avant de poser ses deux mains sur les pseudo-épaules d’un des gardiens de métal, nullement pressé par les grattements qui continuent de se faire entendre derrière la porte. Il le fera plus tard, en privé. Vraiment, il ne veut pas ajouter davantage au trouble de la jeune femme. « Bon, mon petit, c’est l’heure de faire ton boulot et de nous défendre, d’accord ? » Annonce-t-il à la statue, plein d’entrain. C’est qu’ils ne sont pas encore en sécurité, après tout.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Ven 20 Jan - 0:01



Elle est réellement agacée, la Voltigeuse – plus que ses camarades d’infortune auraient pu le croire, en la voyant arriver à toute vitesse, Solange sur les talons, dans la salle où ils se trouvaient déjà. Elle ne savait pas qu’elle les trouverait là, mais leur présence lui donne toute l’assurance dont elle avait besoin, pour exprimer son mécontentement et surmonter sa peur. Oh, elle le nierait, farouchement, si on le lui demandait – mais c’est pourtant un fait réel, surtout alors qu’elle ressent comme sienne celle de Reja, dont la main tremble dans la sienne. Ou peut-être est-ce un effet de son imagination. Ou bien l’inverse. Elle n’en est pas certaine, mais elle ne reconnaîtrait pas insuffler sa peur à quelqu’un d’autre ou même la trahir comme ça. Alors elle hurle, dans une discrétion inexistante, prête à en découdre s’ils passent cette porte.

Elle aurait peut-être pu continuer longtemps, si elle n’avait pas été interrompue, de manière fort discourtoise et fort déplaisante, par Mayeul. Pas que ça la surprenne, ni ne l’agace – elle n’est pas à cheval sur les bonnes manières, ou sur ce que les bien-pensants qualifient d’indispensable, loin de là. Mais son regard qui s’attarde un peu trop d’elle à Melsant, et inversement, ce regard goguenard… Oh, il enflamme sa colère, une nouvelle fois. Elle le connaissait suffisamment bien pour savoir qu’il s’imaginait des choses – ou peut-être pas, mais cela ne le concernait pas. Cela ne concernait personne, à vrai dire, et surtout pas dans ces circonstances. Sa voix se fait incroyablement neutre, alors qu’elle lui répond, fortement agacée, à l’idée qu’il trahisse ainsi sa confiance, en se jouant des confidences qu’elle lui a faites dans ce qui était visiblement un moment d’égarement. Elle retiendrait la leçon.

« Le fait d’aimer user des cris est l’apanage des Bellifériens. Que du plaisir, de leur part. »

Peu des gens présents ont dû la voir aussi froide, aussi morne, alors qu’elle énonce une telle vérité, dans le passé. Elle sait pertinemment que jamais Mayeul n’aurait fait une allusion à une telle chose, mais le sentiment de trahison qu’elle ressent à l’instant ne la met pas dans les meilleures dispositions, pour faire preuve de lucidité et de bonne foi. Et elle est plus peinée qu’agacée, à vrai dire. Elle pensait pouvoir lui faire confiance, et s’est visiblement trompée. Peu importe. Elle lui adresse la parole d’un air narquois, alors qu’il s’attaque aux sratues. « Peut-être seras-tu assommé au passage, et transporté comme un vulgaire sac à patates sur leur épaule – cela t’évitera bien des paroles dont tu devrais t’abstenir. »

Elle s’éloigne, sans un sourire, sans un mot plus aimable, s’approchant de la structure métallique qui se trouvait non loin de la statue observée par le Cielsombrois, satané Cielsombrois !, similaire à celles attachées au plafond. Des lanternes, lui semblait-il. « Reja, tu connais les lieux, peut-être peux-tu regarder l’intérieur des… lanternes, si ça en est, pour voir si rien n’est dissimulé dedans susceptible de nous aider. Ou Marianne, tu es Erebienne aussi, même si tu n’es jamais venue ici. Ça pourrait peut-être nous servir. Ou les pots de fleurs ? Moi je vais essayer d’escalader ce truc. Elle se retourna vers Mayeul, brusquement. Viens te rendre utile, plutôt que d’attendre que la statue te réponde. J’ai besoin de toi pour monter là-haut. »

Elle montra d’une main la cage au centre des escaliers, en l’air, sans lâcher celle de Reja, la laissant suffisamment libre pour s’affranchir du contact elle-même. Jetant un œil à Reja pour voir si elle pouvait la laisser un instant, elle poussa un peu doucement mais pas vraiment Mayeul vers l’endroit qui l’intéressait, et monta sur ses épaules, aidée par lui, avant de s’agripper à la cage. Elle voulait tout observer, pour comprendre. Ou trouver une solution, une sortie, un moyen de battre les créatures…

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Dim 22 Jan - 2:22

Marianne est perdue dans ses réflexions sur le chemin à prendre, lorsque Grâce retourne sur ses pas pour hurler toute sa fureur devant la porte. Elle y met du cœur, ses insultes rebondissent sur les parois de l'immense salle en écho, et l'oreille de Marianne se remet à bourdonner. Derrière l'obstacle, les créatures grognent et sifflent de plus belle.
J'aimerai bien vivre assez vieille pour prendre ma retraite à Orsang, et sans devenir sourde comme un pot si possible !
Les invectives de Grâce sont ensuite interrompus par le fou rire de Mayeul, puis les échanges qui suivent refroidissent nettement l'ambiance. Décidément, ce n'est guère une bonne idée de titiller une Belliférienne à cran. Marianne imagine sans mal son amie sur le dos de Corail, sabre au clair et le regard carnassier, son armure faite d'assemblages de peaux de leurs traqueurs et un collier de leurs griffes autour du cou. De quoi faire fuir le plus téméraire des dragons.
Alors, elle évite d'ajouter un commentaire hasardeux pour détendre l'atmosphère. On ne sait jamais.

La médecin s'éloigne un peu du groupe et des conversations pour fouiller la salle. Le hall est vaste, parsemé d'objets abandonnés ; pas question pour elle de remonter les mains vides après être allés si loin dans ces souterrains ! Si seulement elle pouvait tomber sur quelque chose d'utile, ou même des éléments qui satisferaient sa curiosité sur le passé de cet endroit...
Elle inspecte les alentours, scrutant les recoins du grand escalier menant vers les trois issues, tourne autour des piliers à la recherche de coffres, jarres, livres, bijou, n'importe quoi.
Une caisse en bois ne lui révèle qu'une cargaison de poteries où une famille de souris a élu domicile. Elle réprime un frisson quand elles s'échappent à tout va, dérangées par la lumière de sa lanterne et des cristaux autour d'elle. Le fennec ne réagit pas pour les poursuivre, toujours collé à ses bottes et le corps tendu vers la porte d'où les grattements sont émis. Elle ramasse un dessin laissé sur le sol, représentant une des statues de métal avec moult détails, mais il s'effrite sous ses doigts. Ses pas soulèvent des nuages de poussières tandis qu'elle passe d'un recoin à un autre, puis elle retourne à son point de départ, au pied de l'escalier. Bredouille.

Pendant que Grâce et Mayeul s'intéressent aux automates endormis, puis aux étranges cages suspendues au dessus d'eux, l'ancienne pirate sent la moutarde lui monter au nez. Le temps file, Iode approuve ses recherches, mais il s'inquiète pour sa Voltigeuse ; la porte ne retiendra pas éternellement les créatures, et d'autres couloirs peuvent les mener aux explorateurs.
A défaut d'objets intéressants, elle se remet à observer l'architecture. Face à elle et encadrant l'escalier se trouvent deux braseros coiffés du même type de cages que celles suspendues ; grâce à sa lanterne et un morceau de bois qui traîne, elle les allume. Leurs socles de pierres sont ornés de gravures en spirales, les mêmes qu'elle peut distinguer sur des colonnades du plafond. Elle passe ses mains dessus, autant sur les gros symboles que les petits, faisant le tour des deux socles.
Après avoir palpé toutes les gravures, elle décide d'allumer le dernier brasero, visible en haut des escaliers, et se poste en face de l'issue du milieu, observant toute la salle à présent bien éclairée. Priant pour avoir déniché quelque chose d'utile avant la fin du délai.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Dim 22 Jan - 12:06



L'espace d'un instant, le Cielsombrois se dit que ce serait quand même bien que les femmes maîtrisent un peu leurs nerfs. Le hurlement de Reja lui a vrillé les tympans, mais surtout, leur a attiré des copains sur le dos. C'est une Voltigeuse bon sang ! Un peu de contrôle. Se battre n'est, pour le moment, pas une option. Il faut fuir et rapidement. Melsant prend la tête du groupe de Voltigeurs égarés, avec rapidité et sang froid et les guide à travers un couloir qui débouche sur une grande salle. A sa grande surprise, Solange et Grâce arrivent à leur tour, non sans fermer la porte derrière elles. Bien. Ils sont donc poursuivis. La voix de Marianne résonne alors. Oui, ils sont au complet. Mais pas seuls. Melsant est curieux à ce sujet, il se demande quels sont ces ennemis qui semblent être partout autour d'eux. Quels monstres effrayants habitent donc dans ces souterrains hantés ? Il adresse un signe de têtes aux deux femmes retrouvées, soulagé, avant de se concentrer sur la pièce où ils se trouvent et surtout la suite des événements.

Peuvent-ils trouver de quoi les aider dans cette salle ? Mayeul est déjà en train de regarder à des soldats mécaniques. En espérant qu'il ne déclenche aucune catastrophe. Il ne manquerait plus qu'ils aient à se battre contre ça. Marianne fait une remarque sur le fait que les souterrains ressemblent presque à une ville tant ils sont étendus.

« Et les habitants ne semblent pas aimer les intrus. »

Elle propose le couloir du milieu, plus large. Oui mais...

« C'est à double tranchant, nous pouvons aussi nous faire submerger par le nombre. J'aurai tendance à prendre un boyau plus étroit. »

Mais elle n'a pas tort en parlant du petit animal. La voix criarde de grâce le fait presque sursauter et il lui lance un regard, mi étonné, mi amusé... Avec une pointe d'agacement lors qu'il trouve les femmes fort bruyantes quand même. Reja, puis Grâce... il a déjà vu cette dernière faire ça, mais il n'y est pas habitué pour autant. Il se rapproche d'elle et passe une main dans son dos, apaisant.

« Ça va mieux ? »

Mayeul s'en amuse, avant de faire une petite remarque qui lui attire un regard peu amène du Séverac.

« Il y en a qui semblent aimer de se faire frapper en tous cas. »

Mention à la gifle que lui a donné Reja par exemple. Ou le poing dans la figure que Melsant lui mettrait bien en cet instant. Grâce répond tout aussi froidement. Voilà, l'ambiance s'est nettement dégradée et chacun retourne à ses fouilles. Melsant pour sa part, se dirige vers le dernier coin libre de la pièce, attiré par le fait qu'il y ai une lumière, mais rien d'autre. Quand il lève le regard pour observer la salle, elle est éclairée grâce à Marianne. Le temps file et la porte ne tiendra plus longtemps.

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Dernière édition par Melsant de Séverac le Dim 22 Jan - 18:16, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Dim 22 Jan - 17:31

Peut-être que se mettre à dos la moitié de leur petit groupe n’est pas une bonne idée, réellement. Quoique si Reja semble l’éviter, elle ne semble pas pour autant lui en vouloir de trop : elle a mis sa chemise, après tout, il l’a bien vu. Et s’il se contente de se dire que c’est parce qu’il a vu juste et qu’elle a froid, Mayeul espère bien qu’il s’agit d’un geste de paix de sa part. Comme accrocher à la garde de son épée le petit nœud coulant rouge qu’elle lui a envoyé était un geste de paix de la part du Voltigeur. Disons qu’ils n’ont pas trop le temps d’approfondir de toute façon, avec tout ce qui se passe.

Grâce, c’est une autre histoire. Et pourtant, elle doit le savoir, elle, comment Mayeul réagit lorsqu’il est stressé et nerveux : elle l’a vu faire. Il se montre... Agaçant. Vraiment très, très agaçant, près à tout pour concentrer son esprit sur autre chose que le problème actuel. C’est cette façon de faire qui l’a amené à se jeter à corps perdu dans les délices qu’offre Sombreciel, pour fuir la mort de sa sœur. Cette façon de faire encore qui l’a poussé à presque se battre avec Reja : Sirocco ne serait pas intervenu ce soir là, ils en seraient probablement venu aux mains. Alors non, Mayeul ne réagit pas forcément de la meilleure façon qui soit, et se tenir à l’écart de Marianne après les événements du tournoi en est encore un autre exemple : tout, pour Mayeul, plutôt que d’affronter son stress et ses propres incertitudes.

D’accord, sa remarque n’est pas des plus fines. Grâce semble très vexée, voire furieuse contre lui, et s’il ne se trompe pas sur le regard que Melsant lui adresse, c’est la même chose. Peut-être que quelques semaines en arrière, il se serait tû, le Voltigeur, en essayant de ne pas aggraver la brusque tenson dans leur petit groupe. Sauf qu’il est au même grade que le major de Séverac désormais, et de toute façon... Mayeul n’a jamais été très doué pour se taire, surtout quand il s’agit de distraire ses pensées de ses problèmes. Écartant largement les mains, il offre un sourire moqueur à son ancien major : « Vous avez envie d’essayer ? » Ce n’est pas le moment propice pour déclencher une bagarre, certes, mais quel meilleur moyen que de se débarrasser de la tension ? Et puis, ils ont une médecin à proximité, autant en profiter non ?

Grâce pourtant lui demande un coup de main, et il ne peut pas lui refuser, pas après s’être attiré ses foudres par des paroles malencontreuses. Elle veut grimper sur ses épaules pour jeter un œil sur les lanternes suspendues en hauteur, et il n’est pas contre : ils l’ont déjà fait et cette fois, il n’y a pas un homme de métal furieux près à les envoyer à terre, n’est-ce pas ? Il lorgne tout de même sur les petites statues de métal, le Voltigeur, laissant Grâce examiner les structures métalliques tandis que Marianne prend sur elle d’illuminer toute la salle. Après avoir vécu dans les ténèbres, la lumière effrayera peut-être assez leurs poursuivants pour les maintenir à distance, si Valda veille sur eux. Ou alors... Il a vu Marianne allumer le brasero qui surplombe leur chemin de fuite. « Il n’y a pas un moyen de faire tomber cette chaîne, pour que le feu bloque l’accès au couloir une fois que nous serons passés ?» Demande Mayeul à haute voix, incertain de la faisabilité de la chose. Quoique le major de Séverac n’a pas l’air d’accord avec son ailière sur le chemin à emprunter pour l’instant.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Dim 22 Jan - 20:28



Grâce gérait mal la peur, la vraie peur, qu’elle ressentait. Elle n’y avait pas été habituée, pas réellement. Elle se savait réagir excessivement, mais elle était encore trop marquée par son moment passé seule dans les souterrains du lieu, pour parvenir à se calmer. Elle regretterait sûrement son emportement, plus tard, dans quelques jours, ou semaines. Mais elle ne se posait à vrai dire pas la question, pour le moment. Même si la main de Melsant contribua à la détendre légèrement – et, paradoxalement, à la tendre un peu plus à l’idée de l’aspect intime de ce geste, et de la relation que cela impliquait entre eux. Mais personne n’y prêterait attention, n’est-ce pas ? Elle essayait de s’en convaincre, en tout cas.

Elle ne put s’empêcher de froncer les sourcils, en entendant la répartie de Melsant. Se faire frapper ? De quoi parlait-il ? Cela mériterait une explication, surtout alors que Mayeul le provoquait en retour. Que s’était-il passé, pendant son absence ? Elle était presque distraite par cette question, même si sa peur était là, en fond, quelque part. Et si sa colère n’était clairement pas disparue. Mais elle était presque certaine de ne pas avoir le fin mot de l’histoire, si elle demandait maintenant. Et le temps pressait, ils devaient plutôt prendre tout ce qui était à leur disposition, tout ce qui pourrait les aider à comprendre comment s’en sortir ou comment combattre les créatures ennemies qui peuplaient les lieux.

Ressassant tout ça, elle monta dans la grande cage au centre avec l’aide de Mayeul, le remerciant à peine mais le remerciant quand même, pour regarder s’il restait des effets et des indices sur ce qui y avait été contenu – des hommes ? Une créature ennemie ? Elle se releva difficilement, inquiète de la vétusté des chaînes qui maintenaient la cage au plafond, et observa attentivement, s’agenouillant pour enlever la poussière inondant le bas qu’elle foulait de ses pieds. Elle regarda en bas, les écoutant parler de la marche à suivre.

« J’ai vu des coquilles. J’y serai rentrée sans mal. Deux ou trois fois, même, peut-être, si mon esprit ne m’a pas joué des tours. Il y avait des torches, ce sac, des restes… Ce sont des créatures redoutables. Je ne sais pas ce qu’elles sont, mais si on peut les empêcher de nous poursuivre en prenant le boyau le moins grand, alors je pense que c’est le mieux. Je pense que… qu’ils peuvent ne faire qu’une bouchée de nous. Je ne sais pas si les créatures rampantes ou cliquetantes ou je ne sais quoi qui nous ont poursuivi Solange et moi sont issues de ces œufs, mais elles me semblaient bien plus grandes, les choses contenues dans ces œufs… Je ne sais pas si on peut les battre. Mais je pense que le plus tard on est forcés de le faire, le mieux c’est. »

Elle avait dit ça d’une traite, essayant de cacher au mieux la réelle crainte dans ses paroles. Mais elle n’y pouvait rien. Pas vraiment. Elle s’attela à descendre, regardant où le seul était le moins haut autour de la cage. Elle ne voulait pas vraiment se faire mal. Pas du tout, même.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Dim 22 Jan - 23:36

Les minutes filent à toute vitesse, et Reja panique. Elle sait ce qui gratte à la porte, elle se rappelle de la brûlure des griffes sur son flanc, des flots de sang perdus, des chairs qui se déchirent ; elle se souvient des corps sans tête, des cadavres mutilés, des entrailles répandues. Elle en garde le souvenir le plus vif, gravé dans sa mémoire au fer rouge du traumatisme le plus barbare, tant la peur et la douleur ont figé son esprit au moment du danger dont elle n’a réchappé que de justesse. Elle craint pour sa vie, la Voltigeuse farouche, elle a peur pour Sirocco qui connaît tout de ses secrets, pour Grâce à laquelle elle commence à s’attacher, pour Marianne qui porte peut-être le même sang qu’elle. Pour Melsant et Solange, si braves face au danger ; et même un peu pour Mayeul, qu’elle devrait être seule à pouvoir trucider. De très loin, elle entend la voix de Grâce défier avec fureur l’ennemi vorace qui les guette derrière les antiques portes fermées ; elle suit vaguement les échanges animés entre les deux majors, suit aveuglément la main qui la tire jusqu’à se trouvée lâchée en plein milieu de la salle, sans personne pour la protéger, perdue telle un navire égaré dans la tempête.

Des brumes de l’enfance, les quelques rimes d’une berceuse lointaine lui reviennent, vestige de ce temps béni où la protection de l’ancienne sultane suffisait à tenir le danger loin de sa dernière fille. Quel lui chantait-elle, Zénaïde au courage si tranquille, avec sa force paisible et sa détermination d’acier ? Je crains de te perdre dans ce vaste espace, toi belle lune que j’entends pleurer, de ne garder de toi qu’un souvenir, qu’une pensée, et de te perdre à jamais. Quelque chose ensuite sur les traits du portrait qu’elle a dans le cœur et de l’oasis de Sinhaj éternellement belle ? Oui, un couplet sur le tableau flamboyant des dunes au crépuscule quand se lève la lune… Et même si les mains barbares l’effacent à la tombée de la nuit et que le beau rêve s’achève, aussi petit sois-tu mon pays, grand tu demeures dans mon cœur, dans mon esprit… Machinalement, elle tord le tissu de sa chemise, cherchant le réconfort des bras de sa mère pour s’en munir comme d’une arme et chasser les ténèbres qui voudraient l’engloutir.

C’est à ce moment-là que Marianne allume le dernier brasero ; et qu’un mécanisme s’enclenche dans un grincement sépulcral qui ruine instantanément tout le calme qu’elle avait réussi à se construire. Du plafond, quelques dalles se détachent et tombent, sans faire de blessé heureusement ; mais le geste semble avoir activé tout les secrets de l’endroit, car au même instant plusieurs événements se produisent simultanément. Le guerrier mécanique touché par Mayeul déplie ses membres armés, les herses rouillées gardant un des accès condamné se rétractent, et toutes les cages tombent du plafond à leur tour. Plusieurs signaux d’alerte se téléscopent dans l’esprit de Reja, aussi se raccroche-t-elle au plus primitif d’entre eux : son instinct de survie qui hurle à la mort. D’un geste manquant encore d’assurance, mais fluide tant il est habituel, elle dégaine son sabre et se tourne vers l’entrée béante où une silhouette immense se dessine. C’est… C’est grand, ô Valda miséricordieuse ; c’est long et sinueux, avec des pattes cliquetantes de griffes acérées, des ailes décharnées, et des dents aussi longues que son bras. Vouivre, s’égosille sa voix intérieure, celle de la petite Sinhaj qui écoutait les légendes au coin du feu quand elle avait vingt ans. Vouivre, glapit le sang qui bat à ses tempes comme le tambour fou du Destin en personne.

Elle capitule. Elle capitule, la guerrière des sables ; car c’est là un ennemi sorti des histoires de jadis, et elle sait n’être pas équipée pour l’affronter. Du tranchant de son sabre, elle intercepte la lame du soldat mécanique déterminé à décapiter Mayeul, et pousse Marianne en avant de l’autre main. « On se tire ! On peut pas se battre contre ça, plus vite allez, allez ! » Du pied, elle fait basculer le gardien de métal en bas des escaliers, dans un grand tintamarre. Elle préfère encore les dragons – au moins, contre eux, ils ont une chance…

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Lun 23 Jan - 0:15



Le Palais des Soupirs


Grâce, Rejwaïde, Melsant, Marianne, Mayeul, Solange

Sauve qui peut ! C’est la catastrophe ! Un geste maladroit a déclenché l’activation de tous les mécanismes secrets de la vaste salle – tout cela est un peu grippé, après tant d’années… La Vouivre – accompagnée de sa nombreuse descendance – déboule d’un couloir et part à la chasse. La sentinelle mécanique est activée et cherche à abattre les intrus. Toutes les cages ont dégringolé – mais à la base d’une colonne, une cavité secrète s’est ouverte, et Marianne peut rafler le contenu du coffre-fort d’Amir l’Inspiré : une vieux volume poussiéreux, une bourse de joyaux étranges, et plusieurs parchemins de croquis. Le tout est enfoui rapidement dans sa sacoche, et la folle échappée commence.

Sauvez vos vies !




Clôture

Consignes



IRL : du lundi 23/01 au vendredi 27/01 (20H).
IRP : le 26/01, nuit tombée.

• Ce topic concerne uniquement les personnages qui participent à l'intrigue « Les Sables du Temps », au Palais des Soupirs.

• Ce tour de clôture couvre votre remontée au hall souterrain, votre retour auprès des griffons deux étages plus haut, le hissage en haut des escaliers, et votre fuite au milieu d'un bataillon de dragons super vnr. :sisi: Bon, il fait nuit, ça vous aide peut-être (ou pas  :keu:).
Marianne, tu as trouvé le journal d'Amir. Il contient ses notes d'expérience et des comptes-rendus de ses inventions - mais il est écrit en erebien ancien. Donne à Reja, petit, petit.  :haww:
→ Le sachet de gemmes contient des cristaux particuliers. Tu n'as aucune idée d'à quoi ils servent, mais sur les parchemins il y a des croquis de mécanismes étranges avec des cristaux. :sisi:

• Limite de mots abolie pour la clôture, mais soyez raisonnables !  :laa:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Merci à tous d'avoir participé !  :poele:


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Mer 25 Jan - 18:13



Elle serait sûrement restée en arrière, se serait dissimulée quelque part, derrière une colonne, dans sa cage, dans le coffre qui s’est ouvert et que son amie s’empresse de vider… Quelque part. Sûrement, si elle était moins téméraire, et si elle n’avait pas eu aussi peur, alors qu’elle se retrouvait seule. Et pourtant, Rejwaïde crie, d’une voix qui ne laisse aucun autre choix que celui de courir, de fuir, pour sauver sa vie. Elle sait sûrement mieux qu’eux, elle qui est déjà venue ici. Grâce ne peut s’empêcher d’être presque déçue, un bref instant, de n’avoir pu explorer davantage les lieux et découvrir leurs secrets. Des gens qui y sont venus, des mystères que le palais renferme, elle n’en saura rien. Et elle voit. Elle voit la créature qui peuplera probablement ses cauchemars, elle entend le rapprochement de ses pattes, le choc des griffes qui se heurtent, et il n’est alors plus temps de penser. Plus du tout. Elle court à vive allure, jetant à peine un regard au gardien de métal que son ailière pousse sur la créature – ou dans sa direction, du moins.

Elle aimerait avoir du feu, quelque chose, à jeter sur la Vouivre, mais malgré les effets appartenant aux morts du lieu maudit qu’elle a récupérés, ce serait courir un trop grand danger. Elle veut mettre le plus de distance entre ces choses et elle. Survivre, et après retourner toutes les exterminer. Alors elle court, se retournant régulièrement pour voir si les autres suivent. Elle n’abandonnera pas un seul d’entre eux – par stupidité ou par devoir, allez savoir. Elle veut s’en convaincre, en tout cas, alors qu’elle s’efforce de courir à toute vitesse, sceptique quant aux possibilités de semer leurs ennemis.

Et pourtant… Elle ne sait si Corail l’a guidée, si les autres griffons ont guidé leurs voltigeurs, elle ne sait ce qui les y a menés, mais l’essentiel est de les retrouver. Ô, combien elle aimerait rester là un instant, un bref instant, pour profiter des retrouvailles avec sa belle griffonne, l’être dont elle est le plus proche dans cette pièce qui regroupe pourtant bien des gens qui comptent pour elle, bien des gens qu’elle aime plus qu’elle ne l’admettrait. Elle ne peut pas, mais elle s’empresse de venir aux côtés de Corail, de passer une main réconfortante dans ses plumes, avant de repartir sans plus attendre. La sortie les attend, ils y sont presque. Plus que quelques pas, quelques mètres, quelques coudées.

Elle est impatiente, d’enfin voir la lumière du soleil. Il leur faut moins de temps qu’elle ne le pensait, pour monter les maudits escaliers qui les séparent de l’extérieur, et – enfin – monter sur Corail. Elle a armé Châtiment depuis longtemps, priant Adélaïde pour son secours. Inutile d’espérer être épargnés par leurs ennemis. Sans nul doute rodent-ils aux alentours, prêts à fondre sur eux. Et elle n’a pas eu tort, la Voltigeuse. Seuls ses nerfs la portent, mais elle n’hésite pas une seconde à tenter de les garder à l’écart pour mieux se retirer, quitte à frapper à nouveau, une fois tous dégagés de ce lieu maudit. Elle n’est pas major, elle n’a pas à prendre de décision, mais tant qu’ils n’ont pas donné d’ordre, elle ne peut y désobéir.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Jeu 26 Jan - 0:33

En haut des escaliers, Marianne est en train de rejoindre l'Erebienne. À l'éclat froid et soutenu des cristaux s'ajoute le feu chaleureux des braseros, écartant les dernières zones d'ombres du hall antique. Elle a de la peine en découvrant Reja à nouveau perdue dans ses cauchemars, plongée dans des souvenirs de terreur qu'elle essaye de chasser en murmurant une chanson, d'une petite voix tenue. La médecin s'apprête à reprendre la main de la guerrière, dans un contact qui se veut rassurant et réconfortant, mais un bruit lugubre s'élève des braseros et lui fait suspendre son geste.

Elle attendait que quelque chose se produise ? Elle n'est pas déçue.
À travers les murs, des engrenages semblent se mettre en branle de manière douloureuse, secouant les fondations du lieu. Quelques blocs de pierre issus du plafond s'écrasent au sol, suivies des cages de métal – obligeant Grâce à sortir de celle qu'elle inspectait.
De tous les côtés, le mécanisme secret que Marianne a activé produit divers événements, la laissant abasourdie et immobile au milieu de la salle. Avec un affreux, horrible mauvais pressentiment, alors qu'elle en est encore à analyser ce qui se passe.
Derrière elle, le fennec a détalé plus vite qu'une flèche décochée, abandonnant sa protectrice dans un concert de kaïkaïkaïkaï facile à interpréter : sauver votre peau.
Tout aussi proche, la statue manipulée par Mayeul s'anime dans un grincement d'articulations rouillées. Reja se réveille aussi, portée par cette même intuition de danger mortel. Elle dégaine son sabre, mais Marianne ne bouge toujours pas. L'horreur lui glace les veines.

Car de l'autre côté de la pièce, les deux Voltigeuses entendent le tintement sinistre de chaînes métalliques. Car une herse s'abaisse, dégageant un couloir vidé de toute lumière, cachant à leur vue la source de la terreur qui envahit les tripes de la soigneuse.
Et la créature s'avance, se libérant de l'obscurité où elle était enfermée, dévoilant ses crocs luisants et des griffes effilées comme des rasoirs.

Épouvante.
« Oh putain de couilles de Kraken. »
Fuite ! Survie ! Course sans entrave, énergie de vie. Puissance ancienne. Course, vol, FUITE !
Le choeur frénétique de la panique lui martèle le même message, prendre le large. Marianne se fout de ce que c'est. C'est immense, ça a des ailes, ça peut découper et trancher. Fin de l'examen. Elle met les voiles.
Reja s'occupe de l'automate en un coup de sabre et de pied. « On se tire ! On peut pas se battre contre ça, plus vite allez, allez ! » Sous son impulsion, Marianne se retourne vers les issues. Le major a dit gauche, va pour la gauche.
Elle voit alors l'ouverture secrète sur un des piliers, révélée elle aussi par l'actionnement des braseros. Elle a un vague sentiment de victoire, mais il est trop étouffé par la panique qui l'inonde d'adrénaline pour en tirer satisfaction. Sans temps mort, elle se jette sur la cache et s'empare du trésor, faisant redoubler les hurlements mentaux de Iode. Dans ses sacoches sont jetés pêle-mêle un livre, des rouleaux de parchemins et une bourse tintante. Elle s'enfuit dans la foulée.
Son action l'a retardée malgré tout, elle est un des derniers Voltigeurs à quitter les lieux. Dans un réflexe idiot, elle se dit qu'elle pourra couvrir leurs arrières, ce qui lui fait jeter un dernier regard par dessus son épaule, dans sa course.
La Vouivre glisse sur les dalles, sinistre, son long corps dardé vers eux, ses monstrueux rejetons déboulant dans la salle à sa suite.
Protéger ses amis ? Pas contre ça.
Cette brève vision de mort rend son griffon malade de peur. La Voltigeuse court, court, à perdre haleine, à se brûler la gorge, à s'arracher les poumons. Des cliquètements devenus trop familiers les talonnent. À chaque sifflement, elle s'imagine leur souffle sur sa nuque, et elle est encore capable d’accélérer. À chaque fois que Grâce se retourne, devant elle, elle veut lui hurler de continuer, ne pas prendre le risque d'y passer. Mais l'air lui manque cruellement.

Enfin, elle reconnaît les couloirs qu'ils traversent à tout allure. Enfin elle entend les cris paniqués des griffons, là haut, dans les étages, vers la sortie. Tous, ils sont encore vivants. Vite, le vestibule, monter les marches, quatre à quatre. Ses jambes agonisent mais elle n'ose pas s'arrêter, de peur de ne plus pouvoir repartir, privée de force, de peur que ce qui les prend en chasse ne les rattrape. Marianne tire Reja, pousse Mayeul. Son souffle n'est plus qu'un râle qui cherche l'air.
Terreur-amour-peur-reproche-fuite-piège-dragon- On s'en fiche... on dégage... de là. Sortez, dehors, on décolle.
Elle s'effondre presque sur le dos de son ami doré, manquant de faire tomber son petit chat noir pas très rassuré de voir sa maîtresse dans cet état. L'air pur et frais de la nuit les revigore tous, leur groupe est au complet et les deux majors lancent l'ordre de décollage.
Tant pis pour le danger, les dragons qui rôdent dans le ciel étoilé. Pour la médecin, cette retraite aérienne lui semble moins suicidaire que leur échappée miraculeuse de ces maudits souterrains.

***

Son baudrier fixé au harnais, le vent dans ses cheveux et les douces plumes de Iode sous ses doigts, Marianne sent le soulagement l'envahir par vagues. Le Palais rétrécit et s'éloigne tandis qu'ils s'élèvent dans le ciel, augmentant sans cesse la distance entre ses occupants mortels et les Voltigeurs. Elle y retournera peut être, encore attirée par l'histoire du lieu ; à moins que les écrits d'Amir contiennent des notes sur le sujet. Elle palpe ses sacs : tout est là. Au moins un trésor qui ne sera pas volé par l'Ordre, ils n'auront pas risqué leurs vies pour rien. Elle en examinera le contenu une fois en sécurité, satisfaite d'avoir mis la main sur un héritage aussi précieux. Pour le moment elle reprend son souffle, les jambes encore tremblantes de l'effort de la course. Elle laisse Iode les guider dans le noir, habitué à voler avec Soie et Nuage, profitant du silence et de leur lien. Lui aussi est soulagé de retrouver sa partenaire de vol vivante et en un seul morceau. Quelle folie de défier ces créatures pour du papier...

Ils ont beau essayer de se faire discrets, volant d'ombre en ombre, la guerre les rattrape et leur présence est vite détectée par les dragons qui patrouillent. Entre chaque nuage, la lueur des deux lunes éclaire furtivement les Voltigeurs, illuminant le blanc des plumes du petit cendré et de l'harfang. Des jets de flammes traversent aussitôt le ciel pour éclairer et mieux repérer les fuyards.
Il se défendent du mieux qu'ils peuvent, sous les ordres de Melsant et Mayeul, maintenant leur cap vers l'est et Valkyrion.

Son cœur s'arrête lorsque Sirocco et Nuage se percutent, leurs deux cavaliers éjectés par le choc. Trop loin pour aider, ils voient les deux griffons reprendre leurs esprits pour plonger à l'aide de Reja et Mayeul. Mais le Chevaucheur responsable avec son dragon rouge leur en laisseront-ils le temps ? Ils savent qu'un Voltigeur en chute libre n'est pas encore mort, et ils pourraient empêcher les griffons de les rejoindre !
D'un commun accord, Marianne et Iode piquent eux aussi. Non pas vers leurs amis, mais vers le dragon carmin pour détourner son attention. Au moment ou le doré esquive le flanc de l'écailleux, la médecin saute sur son dos écarlate. Suivie par son Noiraud !
Le mage marque un temps d'arrêt en découvrant un adversaire désarmé. C'est suffisant pour lui faire oublier ses cibles et distraire sa monture ; Marianne ressaute aussitôt dans le vide, un sourire provocateur sur le visage. Bonjour, merci, au revoir ! Le doré réapparaît sous elle et ils s'éloignent prestement.
Sauf que. Derrière eux, Marianne entend un hurlement mêlant douleur et surprise, et Iode fait demi-tour. Qu'est-ce que... Chat noir. Merde, le Noiraud ! Dans la pénombre, elle distingue au-dessus d'eux le carmin, et une boule de poils noire sur la tête de son mage. Puis le félin saute de son griffoir devenu instable, Iode profitant de la confusion créée pour le récupérer plus bas entre ses serres.
Ne me dit pas que tu avais prévu qu'il fasse ça. Satisfaction. Il aurait pu finir en amuse-gueule pour lézard ! Énorme dragon. Tout petit chat, invisible dans la nuit. Mouais.
Elle observe les dunes en contre-bas, à nouveau inquiète pour ses amis. Tous les quatre sont au sol et elle imagine le pire. Elle repère Reja, s'extirpant de sous Sirocco qui s'ébroue. Elle tente un pas dans le sabre et s'effondre, blessée. Au pied d'une autre dune, la scène est plus inquiétante. À travers Iode, elle peut sentir la souffrance de Nuage, couché sur le flanc, les ailes repliées sur lui. Et entre ses serres, tout contre lui, Mayeul, inanimé.
Non, pas ça... Douleurs, vie. Sang-froid, renforts.

Des renforts !
Une division arrive au devant d'eux pour les aider, mais ils ne sont pas encore à portée. Si Melsant, Grâce et Solange arrivent à protéger Sirocco et Nuage juste assez longtemps…
Mais eux-même ont oublié de surveiller le ciel plus haut. Soudain, face à eux, un mur incandescent leur barre le passage, et ils sont prêt à se jeter à l’intérieur !
Les pensées disparaissent, laissant place à leur instinct et leurs sensations pour ne pas brûler vifs. Le dragon jaune maintient son jet de flammes et s'incline, sûr qu'ils essaieront de s’échapper en piquant vite vers le bas.
Alors le duo tente la seule issue possible.
Iode bat des ailes de toutes ses forces et s'élève. La barrière de feu se rapproche, cuisante, mais ils sont presque au-dessus. Presque ! Le griffon s'étire, vrille et s'arque en repliant les ailes au plus près du dos. Accompagnant le mouvement, Marianne s'allonge sur son échine et tourne. Il passent la barre de chaleur infernale, présentant le flanc...

Mais les flammes sont traîtres. Une langue de feu dévie et les lèche cruellement. Ils finissent la manœuvre et le dragon doit reprendre son souffle, leur laissant le temps de filer. Mais la douleur, ô Valda ! Les renforts sont en vue, Marianne et Iode se remettent sous le vol de Soie et Melsant pour constater les dégâts à l'abri.
La médecin a toujours l'impression de brûler. Baissant les yeux, elle voit le cuir de sa botte complètement carbonisé ! Sans hésiter, elle retire le laçage et balance la chaussure fumante dans le vide. Son mollet et son genou sont rouge vifs. Quant à Iode, son aile n'a pas été touché, mais toute une zone de son flanc est dépourvue de plumes et poils, la peau à nu. Ils serrent les dents sous leurs blessures. Eux sont encore capables de voler, mais dans quel état. Il s'en est fallu de si peu !
La division venue à leur rescousse est enfin là. Protégés par le nombre, ils se laissent guider, épuisés, blessés. Mais finalement en sécurité, vivants.
Ils rejoignent leurs camarades au sol, Marianne prête à donner les premiers soins à Mayeul et Reja pour qu'ils puissent être déplacés. Qu'ils puissent tous quitter les lieux.

Enfin. Vivants.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Jeu 26 Jan - 14:57

Tout s’est enchaîné, sans doute trop vite pour qu’ils ne puissent réaliser. Un instant ils cherchent comment se protéger, l’autre... L’apocalypse se déchaîne. L’ordre donné par Reja de fuir, aucun d’entre eux ne le prend à la légère : elle sait, elle a l’expérience, et clairement, ils ne peuvent pas affronter la bête qui se présente. Il reste un instant fasciné le Voltigeur, un instant de trop sans doute car un grincement de métal détourne son attention. Le guerrier de métal sur lequel il a posé ses mains si familièrement tout à l’heure s’est activé, et son épée n’est arrêtée que par la lame de Reja qui s’impose entre Mayeul et leur nouvel ennemi. Il n’aurait pas pu l’éviter, il le sait. « Je savais que tu m’aimais bien, au fond. » La remercie le Voltigeur en lui offrant son plus charmant sourire, le soulagement clair dans les yeux qu’il pose sur l’Erebienne.

Ils foncent dans les couloirs, la bête et ses rejetons derrière eux, dans une débandade bien peu glorieuse. Grâce semble vouloir se retourner pour affronter la menace, ou pour s’assurer qu’ils restent ensemble - franchement, Mayeul n’est pas très sûr. Les couloirs finissent par redevenir familiers, et ils émergent des souterrains. Enfin. Ils ne s’arrêtent pas pour autant les rescapés, fonçant vers leurs griffons au deuxième étage. Mieux vaut affronter les dragons que ces choses : le ciel, c’est leur élément. Pas ce palais stupide où ils avancent à tâtons. Marianne tire Reja, le pousse lui aussi, mais le Voltigeur se retient de lui faire remarquer qu’il n’a pas besoin d’être materné.

Les retrouvailles avec les griffons sont précipitées, mais Mayeul profite de ces quelques secondes pour enfouir son visage contre les plumes de Nuage, tout autant soulagé que lui de le revoir. Il en a besoin le Voltigeur, de ces quelques secondes de calme. Nuage lui partage avec amusement les images de Sirocco comptant fleurette à Soie, de Iode réconfortant sans grand succès Corail, contribuant à relâcher quelque peu la tension et l’inquiétude. Il faut encore sortir les griffons de là, et ce n’est pas une mince affaire. Mais ils sont poussés par leur volonté de sortir, de ne plus être à la merci des bêtes du palais. De se battre, enfin. L’extérieur leur apparaît, promesse d’espoir et de fuite.

Les renforts attendus ne sont pas encore arrivés, et ils sont toujours en nette infériorité numérique, les Voltigeurs. Espérant que les autres Vols aient pu se retourner vers Valkyrion, Mayeul attend l’assentiment de Melsant pour donner l’ordre de repli. Il n’a pas grande autorité sur Grâce et Reja - et en toute honnêteté, il doute qu’il n’en aura jamais - mais leurs renforts doivent arriver, et rester à proximité du palais fait d’eux des cibles faciles. Il faut mieux tenter leur chance dans les airs : les griffons sont plus habiles et rapides que les dragons, et ils ont l’avantage de l’obscurité. Une brève prière à Valda, et ils s’élancent, en formation. Mais les dragons ont envahi le coin, et ils ne passent pas inaperçus aussi longtemps qu’ils l’auraient espéré : le feu des reptiles éclairent la nuit, obligeant les Voltigeurs à déployer tous leurs talents. Ils plongent, virent et grimpent en chandelle, dans l’obscurité parfois troublées par des flammes. Ils restent pourtant en formation, droit vers Valkyrion, droit vers les renforts qui renverseront leur infériorité numérique.

Nuage vire brusquement pour éviter la langue de feu qui le menace, hésitant à peine une seconde. Une seconde de trop, visiblement, puisqu’il percute un autre griffon, les plongeant tous les quatre vers le sol. Il puise dans ses réserves le petit cendré, se remettant pour plonger à la suite de son Voltigeur, mais le sol est trop près, Nuage trop loin. Mayeul sent le griffon agripper son harnais, mais il est trop tard, et le seul résultat est de freiner sa chute.

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Ce ne sont que des sensations, pour le Voltigeur. Le choc, la chute libre. La certitude et la confiance que Nuage n’est pas loin. La douleur soudaine, poignante, lancinante, un mélange de la sienne et de celle du griffon. Des silhouettes qui s’agitent autour de lui, des voix qui parlent. Quelqu’un qui le touche. Il lutte, Mayeul, pour comprendre ce qu’on lui veut, mais c’est fatiguant. Une voix lui dit de garder les yeux ouverts, de rester réveillé, mais il est tellement épuisé qu’il n’en tient pas compte. Il va dormir, ça ira mieux après. L’inconscience lui ouvre ses bras, et le Voltigeur ne se fait par prier pour y sombrer.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Jeu 26 Jan - 17:05

Courir !
Plus vite !


Sous les injonctions de son griffon, sabre en main, elle cavale, Reja, dans les couloirs souterrains : tirée par Marianne qui progresse à toute vitesse, elle suit le mouvement sans regarder en arrière, sachant parfaitement qu’elle ne parviendra jamais à effacer l’image imprimée sur ses rétines au fer rouge. Qui aurait pu imaginer que les légendes disaient vrai ? Et surtout, quel trésor est défendu par la Vouivre et ses petits, si loin dans les profondeurs ; quel héritage oublié a bien pu être dissimulé ici loin de tout ? Elle n’en sait rien, la Voltigeuse affolée, mais elle aura tout à fait le temps d’y réfléchir… plus tard. Et de châtier Mayeul pour sa remarque scandaleuse.

Prépare-toi, mon ami : il va falloir s’envoler, et rapidement.
Elle perçoit Sirocco s’ébrouer, échauffer les muscles de ses ailes, de ses serres, prêt à décoller sans se blesser – il prend tout de même le temps de replacer quelques plumes ébouriffées de Soie, accompagnant le geste tendre de quelques roucoulements affectueux, puis pousse doucement du front le petit Nuage, envoyant des ondes rassurantes tout autour de lui. Il n’a pas peur, le colossal seigneur d’ébène, il sait qu’il peut s’en tirer honorablement dans les airs, moins agile que les autres avec sa stature plus imposante, mais tout aussi létal et dangereux pour un mage exposé.

A bout de souffle, sa cavalière finit par débouler dans le vieux hall délabré avec le reste de la troupe, remontant aussi rapidement que possible les deux volées de marches inégales les séparant des griffons, les jambes sciées et les poumons en feu. La Vouivre les poursuit-elle encore ? Elle ne le sait pas, même si la dernière fois la créature n’était pas sortie des souterrains. Elle sacrifie quelques précieuses secondes pour se blottir contre le poitrail de Sirocco et le serrer contre elle – puis, tirant, poussant, elle l’aide de son mieux à remonter les marches pour retourner à l’air libre. C’est plus aisé de monter que de descendre, et le griffon émerge rapidement en surface, se glissant le premier à découvert pour couvrir la sortie de Soie.

De quelques gestes rendus fluides par l’habitude, Reja saute sur le dos de son partenaire, et bientôt les battements de ses ailes puissantes les élèvent au-dessus du Palais. Pas de le temps de souffler néanmoins : l’ennemi est là, et les Voltigeurs font honneur à leur nom. Elle cherche Grâce dans la confusion, mais la Belliférienne n’a pas encore l’habitude de voler en duo, et Reja se sent cruellement démunie sans ailier – tant et si bien que l’inévitable collision la désarçonne. Prise au dépourvu, elle lâche ses appuis et dégringole dans le vide. Sa propre bouffée de panique fait écho à la terreur glaçante qui traverse Sirocco – et dans un plongeon vertigineux, après une fraction de seconde de stupeur, il se lance à sa suite. Quelques secondes passent, quelques battements de cœur frénétiques – non, tu n’auras pas le temps, remonte sans moi – et les griffes acérées se tendent, crochetant sa cuisse, freinant sa chute. Dans la lueur des flammes, elle voit les grandes ailes se déployer, offrant prise à l’air – mais trop tard, et Sirocco bascule, d’une torsion déterminée, la ramenant contre les plumes si douces de son poitrail, il percute les dunes de dos, de plein fouet, les envoyant rouler pêle-mêle dans le sable qui se tache de sang. Il est étourdi, le grand griffon majestueux, titube un peu ; Reja tente de se lever, mais le flot écarlate qui ruisselle de sa cuisse déchirée s’accompagne d’une douleur féroce, et elle s’effondre au sol dans un râle plaintif, suivi d’un grognement étouffé lorsque son poignet se rappelle lui aussi à son bon souvenir.

Péniblement, Sirocco se traîne près d’elle, toujours un peu sonné, étendant sur elle l’une de ses ailes pour la protéger de ce qui pourrait bien leur tomber dessus. Elle n’insiste pas, Reja – les yeux clos, elle capitule à la douleur et se laisse dériver à la lisière de l’inconscience. Les renforts approchent, son griffon en a conscience – alors, advienne que pourra, pour elle le combat est terminé.

Jusqu’à la prochaine bataille.


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Palais des Soupirs   Dim 29 Jan - 18:03



Finalement, la majorité l'emporta. Et la raison les poussa à emprunter le boyau étroit. Le tableau que dépeignait Grâce n'avait rien de rassurant. Mais la peur n'était pas un sentiment que connaissait souvent le Major. Quand il avait peur, c'était pour les siens, quand il ne pouvait les protéger et qu'ils risquaient d'être blessés... ou pire. Pour lui, c'était différent. Mais l'accalmie ne pouvait durer, alors que brutalement, tout s’enchaînait... Marianne enclencha un mécanisme qui fit s'effondrer quelques morceaux de plafond, alors que Mayeul mettant en mouvement un guerrier mécanique à force d'y toucher. Les cages tombèrent. Tout cela fit un bruit à réveiller les morts et attira à eux... Un monstre comme il n'en avait encore jamais vu. Son épée était déjà en mains, l'instinct, l'expérience... Qu'importait. Son cœur se mit à battre plus fort devant cette vision d'horreur et... fascinante aussi, quelque part. Est-ce qu'il est possible de se battre contre ça ? De tuer cet énorme serpent mythique ? Ce dragon atrophié ? Marianne jura non loin de lui, ce qui le fit presque sourire, avant que Reja ne décide pour tout le monde qu'il valait mieux fuir. Sans doute... il n'aurait pas de réponse à sa question : des humains peuvent-ils tuer ça ? Seule peut-être... mais pas avec tous ses rejetons... Et Grâce a traversé le nid ? Heureusement qu'elle ne le savait pas avant...

Melsant attendit que tout le monde se soit engouffré dans le couloir pour fermer la marche, se faisant violence pour lutter contre cet instinct de survie qui lui hurle de courir aussi vite que possible et sans se préoccuper des autres. Mais jamais le Major n'aurait pu faire une chose pareille. Heureusement, les autres Voltigeurs couraient vite... Leurs vies en dépendaient après tout. Les Chevaucheurs étaient un danger moins grands que ce truc. Au moins, ils savaient comment se battre contre eux et ils avaient leurs griffons. Pas dans ces souterrains. Ils rejoignirent les griffons affolés, sensibles à la paniques de leurs Voltigeurs. Melsant envoya quelques pensées réconfortantes à Soie qui se mit à piaffer d'impatience de sortir et d'en découdre avec les maudits lézards. Fidèle Soie. Brave Soie. La compagne idéale... Forte et téméraire, comme son Major.

« En formation. Et prions pour passer entre les mailles du filet. »

Et ils prirent leur envol, dans cette sensation grisante qui émerveille toujours Melsant. Ils tentèrent bien d'êtres discrets... En vain. La nuit ne les protégea pas bien longtemps, avant que les Chevaucheurs ne leur tombent dessus, toujours à la recherche des fuyards. Et bien, ils étaient là. La suite... Se déroula vite. Très vite. Entre Reja et Mayeul qui se télescopaient et tombaient, Marianne qui attaquait pour faire diversion. Le feu des dragons était mortellement efficace. Avec deux des leurs au sol (pourvu qu'ils ne le soient pas trop), ils n'eurent d'autre choix que de les protéger, le temps que les renforts arrivent. Ils devaient arriver... Voltiges, acrobaties, feintes... Tout fut bon pour gagner du temps. Et cela paya ! Enfin, les 6 Vltigeurs rescapés, purent se retrouver au sol alors que leurs camarades s'occupaient des Faës, Melsant s'attardant un peu, avant d'écouter la fatigue de Soie et de la faire se poser pour qu'elle se repose, haletante, les plumes roussies à certains endroits. Marianne s'affairait déjà, assistée de Melsant, Grâce et Solange. Dans ce domaine, c'était Marianne qui commandait, le Séverac connaissant ses limites et sachant quand il devait passer la main. Ils devaient repartir, une fois les deux blessés stables... Il n'était pas prêt d'oublier cette aventure au cœur du vieux palais abandonné, et ne se moquerait plus des peurs des locaux... Car les légendes étaient vrais et s'ils n'étaient hantés, ces souterrains étaient bel et bien abrités. Mais ils avaient réussi à s'en sortir, tous les six... D'autres combats les attendaient alors que la guerre était officiellement déclarée.

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