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 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra

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Message Sujet: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Sam 3 Déc - 2:34


Chroniques d'Arven

Intrigue 2.1

Les Sables du Temps

26 et 27 janvier 1002



Intrigue animée par Aura·


Rien de tout cela n’aurait dû arriver.
Ce n’est rien de plus qu’un affreux malentendu, qui a terriblement mal tourné ; une succession de quiproquos et de réactions spontanées, de déclarations irréfléchies et d’égos égratignés. Oui, cela n’était pas censé se produire ! Ils ont fait de leur mieux, pourtant, les deux empereurs souverains, ils se sont déplacés à Lorgol à la mi-janvier, invités par l’Académie pour trouver un terrain d’entente et entériner le renouvellement de la Trêve pour mille ans de plus. Ils ont discuté, pendant une dizaine de jours ; puis finalement, c’est de leurs Maréchaux que la première étincelle est partie. Ils en sont venus aux mains, Richard le Harnois et Diane de la Fère, au matin du 25 janvier, sur une simple remarque du premier à la seconde lui demandant si elle se sentait mieux à présent qu’un véritable chef avait coiffé la couronne de son empire…

Le premier coup, c’est Diane qui l’a porté, de cela les témoins sont certains. Une femme si polie et digne ! Transformée en mégère à la simple mention de sa petite impératrice assassinée. Les Bellifériens n’ont aucun scrupule à frapper une femme, et Richard n’a pas hésité un instant à rendre à son homologue la monnaie de sa pièce. La mêlée est devenue générale, des insultes ont fusé, et certaines vérités qu’il aurait mieux valu ne pas aborder ont été formulées. Les négociations concernant le statut de l’Ordre du Jugement ont tourné court, et le soir arrivé, une fois chaque empereur reparti dans sa capitale, des conseils exceptionnels ont été organisés : à Alfaë en Cibella, Gustave a réuni ses ducs et ses généraux, ainsi que sa maréchale bouillant d’indignation qu’Ibélène ose traiter Faërie avec tant de légèreté ; et à Ibelin en Valkyrion, Augustus a rassemblé les siens, ainsi que son maréchal tempêtant que les Faës s’imaginent déjà les maîtres du continent.

Bien sûr, les portails magiques des Faës leur ont permis de prendre une longueur d’avance. Le conseil ibéen attendait encore l’arrivée d’Ermengarde de Bellifère, âgée et dont le voyage est malaisé, lorsqu’au matin du 26 janvier la déclaration de guerre de Faërie est parvenue à Ibélène.
Sous la forme d’un assaut de Chevaucheurs, pénétrant en Erebor pour atteindre Ibelin…

Nous sommes au matin de cette soudaine invasion, et vous voilà, vous les innocents, pris au piège de la guerre qui s’annonce.
Innocents ? Certains peut-être, mais pas tant. L’Ordre du Jugement a senti le vent tourner depuis un moment, et avec deux ducs faës en son sein, n’a pas eu de difficulté à déclencher la plus extrême des diversions, permettant à ses agents d’infiltrer Erebor pour en apprendre plus sur le Sablier qu’ils ont récupéré dans le plus grand secret, et sur le sable spécial qui permet de l’alimenter…

Que les forts et les méritants triomphent des indignes !
Le Destin vous tient maintenant au creux de sa main…







La vallée funéraire d’Al-Amra


Octavius, Mélisende, Mélodie, Astrid, Lena

Voilà un voyage dont la Caravane des Plaisirs se souviendra longtemps !
En route pour fêter Imbolc en plein cœur d’Erebor, accompagnée de quelques Enfants des Miracles, la Caravane et son effectif plus que considérable en ces temps de fête traversait l’Oasis de Chamaar lorsque les premiers dragons l’ont survolée, laissant derrière eux quelques arbres roussis et une sensation de terreur intense. La stupeur des habitants de Chamaar est totale et absolue : que se passe-t-il donc dans les cieux, par Valda ? Le convoi ducal de Valkyrion venait d’entrer dans l’oasis pour y chercher refuge, surpris en pleine route vers Vivedune par cette attaque imprévue, lorsque soudain les végétaux s’enflamment sous la gueule d’un dragon particulièrement déterminé à accomplir sa mission…

Dans le chaos ambiant, les groupes se sont perdus de vue, et la mort dans l’âme il a bien fallu que la maîtresse des lieux agisse, donnant le signal de la débandade à ses gens. Sauve qui peut ! La baronne de Chamaar, Mélisende de Séverac, a donc installé sur un chameau le petit Arsène Albe qu’elle avait à sa charge et son amie Lena Jedidiah, croisée par hasard et arrivée dans les bagages de la Caravane avec sa sœur aînée. Elle a ensuite juché la duchesse Astrid d’Evalkyr et ses deux enfants sur un deuxième, et s’est dirigée au grand galop sur un troisième vers la vallée funéraire d’Al-Amra, toute proche, véritable sanctuaire des montagnes. Octavius le Rouge a suivi le mouvement sur un autre chameau vigoureux, tant bien que mal, cueillant la petite Mélodie Douxvelours au passage, venue elle aussi avec la Caravane depuis Lorgol.

C’est donc un groupe constitué principalement de trois femmes et d’une nuée d’enfants qui se rassemble autour du guerrier, une fois la vallée atteinte. Mélisende tient Arsène d’une main et Lena de l’autre, Astrid ses deux enfants, et Mélodie s’agrippe au bras d’Octavius, encore un peu ébranlée par cette chevauchée haletante sous l’attaque des dragons. Ils pensaient que  l’ennemi n’oserait pas s’en prendre aux morts, dans cette vallée défendue par la Garde Thaumaturge ; mais ils se trompaient, car déjà les dragons ennemis survolent les lieux, tentant de les repérer entre les plis du roc qui sinuent le long de la montagne.

Il faut survivre !
Cachez-vous !




Premier Tour

Consignes



IRL : du lundi 5/12 au dimanche 11/12(16h).
IRP : le 26/01, 10h du matin.

• Ce topic concerne les personnages qui participent à l'intrigue « Les Sables du Temps », dans la vallée funéraire d'Al-Amra.

• Ce premier tour couvre votre fuite et l'arrivée des dragons lancés à votre poursuite.

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa: A titre exceptionnel, votre premier message, et uniquement lui, peut compter jusqu'à 1 000 mots.

• Pensez à indiquer votre nombre de mots et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Dim 4 Déc - 12:47

La guerre. Ce mot résonnait douloureusement dans ma tête, alors que je tentais de reprendre mon souffle, en vain, accrochée au guerrier qui m’avait extirpé de cet océan de flamme. Les tensions étaient montées d’un cran après que Gustave se soit installé sur le trône. C’était bien normal après tout, l’annonce de la mort de l’impératrice et son entrée théâtrale au pouvoir n’avaient laissé personne de marbre… Mais de là à ce qu’une guerre soit provoquée. Que des chevaucheurs soient envoyés ainsi détruire, brûler et tuer. Maëlys était-elle dans le lot ? J’avais la tête qui tournait, le soleil écrasant d’Erebore n’aidait pas beaucoup. Les jambes flageolantes, je me laisse doucement glisser du chameau. Les yeux encore encombrés des images de flammes et de crocs fondant comme des rapaces sur des pauvres gens qui n’avaient rien demandé.

C’était ça la noblesse, les fiers chevaucheurs ? Des tueurs zélés, pressés de massacrer un peuple sans défense ? Pendant que je descends de l’animal, je laisse mon bras glisser du Guerrier au poil de la bête. Refusant de m’éloigner de ce qui m’empêchait de tomber. J’étais trop perdue dans mes pensées, incapables d’y remettre instantanément de l’ordre tant j’étais surprise, dégoutée, pour penser à tenir sur mes jambes. D’ailleurs…Je n’avais même pas les mots pour décrire mon état. Je lance tout de même un regard reconnaissant à l’homme que je n’avais que vaguement croisé auparavant.
Octavius.

-Merci, je crois bien que je vous en dois une. Ma voix est tremblante.

C’est apeurée, que mes yeux se lèvent de nouveau vers le ciel. La silhouette écailleuse des dragons s’y dessinait, apportant de funestes promesses de mort. Leurs ombres glissantes sur la pierre de notre refuge avec une lenteur malsaine.

Je gonfle mes poumons, m’appuie contre l’animal. Je cherche du réconfort et du courage là où je pouvais, dans les gens, la hauteur réconfortante des montagnes, mes souvenirs, ma tête. Avec minutie, je cache la peur qui me tétanise.

Des dragons nom du Destin, des foutus dragons, qu’est-ce qu’on pouvait faire contre ça ?

Je cache la peur, la recouvrant d’un tapis d’ignorance, le ficelant avec les images des sourires et les paroles rassurantes des mères, dans le regard des enfants, et même avec la carrure du guerrier. J’accorde mon souffle à celui de la bête qui nous a portés en galopant jusqu’ici.

L’Ordre aurait ma peau, j’étais intimement persuadée que tout était de leur faute et ce serait ainsi même si ce n’était pas le cas. Je leur en voulais trop pour avoir un raisonnement rationnel et ne pas les accuser de tous les maux. Pourtant, il semblerait que les dragons s’occuperaient de ma mise à mort bien avant. Ironique quand l’un d’eux était votre sauveur.

Je me claque les joues avec énergie, tentant ainsi d’enlever les chapes d’angoisses qui paralysaient mes membres. Mes joues me piquent et j’aurais presque envie de pleurer tant cette situation me semblait impossible. Mais je n’étais pas résolue à me faire calciner aussi facilement, sans compter que le petit Arsène pourrait aussi y passer. Il en était hors de question.

-… Il faut qu’on trouve un endroit trop petit pour les dragons, est-ce qu’il y a quelqu'un qui pourraient nous guider ?

Je tente de parler fort, de ne pas laisser le doute la rendre misérable. Ce n’était pas franchement gagné, mais quelques têtes se tournent vers moi, signe que j’ai été entendue. Nous n’étions pas en sécurité, il fallait qu’on bouge avant que ces foutus Faës ne décident de revenir à l’assaut. Peu leur importait que nous ne soyons pas des guerriers. Nous n’avions pas encore le temps de nous rassurer ou de pleurer les morts. Il nous fallait fuir, une fois en sécurité –si nous y parvenions- alors nous pourrions faire tout cela.

Mourir pour des souvenirs n’était pas envisageable.  

Alors, j’attends une réponse, en cachant le tremblement de mes mains derrière mon dos. Construisant un courage factice en l’empruntant à d’autre, espérant que l’illusion tiendrait le temps de se sortir de ce chaos sanglant.

-Si nous pouvons nous séparer des chameaux, les faires allers dans un autre sens pour leurrer les chevaucheurs, cela nous donnerait du temps. Personne n’aurait des sacs ou quoique ce soit qui pourrait passer pour des personnes sur leurs dos ?

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Dernière édition par Mélodie Douxvelours le Lun 5 Déc - 9:06, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Dim 4 Déc - 21:05

Protéger. Telle est la pensée qui tourbillonne dans ma tête alors que je tâche de sortir mes enfants du piège de l’oasis assailli par les dragons. Les voir déferler sur nous me sert le cœur car c’est une marque indéfectible de la guerre. Les pourparlers entre les empereurs se sont soldés par un échec cuisant, accélérant le conflit vers une généralisation qui me fend l’âme. Ce ne sont pas tant les chevaucheurs que leurs dirigeants que je fustige dans mes pensées. Je sais pertinemment que Hjalden ne laissera pas impunie cette attaque sachant que nous en sommes victimes. Je ne pourrai lui en vouloir, Valkyrion ne pourra rester sans réagir.

La tension m’habite et la colère me saisit lorsque mon regard se porte sur les dégâts provoqués, augurant des potentielles morts. Mais pour l’instant, je dois protéger Ludvig et sa sœur. Fort heureusement, Mélisende de Séverac nous guide vers un chameau pour fuir l’oasis. Je me sens impuissante face à ce désastre, mais j’aurai tout le temps d’y réfléchir ultérieurement. Pour l’heure, nous devons trouver un refuge pour échapper aux dragons. Je tâche de me montrer rassurante envers mes enfants tandis que le chameau nous éloigne des lieux. Je ne peux effacer la crainte et la peur dans leurs yeux tandis qu’ils se tournent vers moi pour trouver mon soutien. J’espère que ni les pouvoirs de Ludvig ni les miens ne feront des leurs, nous avons suffisamment des attaquants pour ajouter un problème supplémentaire.

Le chameau s’arrête de lui-même lorsque nous atteignons la vallée mortuaire. Quel groupe hétéroclite ! Je reconnais l’un des Champions du Tournoi, mais je trouve que nous sommes démunis face à nos attaquants. Trois femmes, quatre enfants et un guerrier, de quoi dissuader beaucoup de monde. Je deviens cynique. Mais peut-être que notre petit nombre nous permettra de nous dissimuler plus facilement. Pourtant, je déchante en constatant que les dragons ne sont pas retenus par le respect des morts. Il ne reste que la Garde Thaumaturge entre eux et nous. Ludvig se tient à mes côtés, je sens la peur qui l’habite de la pression de sa main dans la mienne, et pourtant, il se dresse fièrement à l’image de son père. Je souris faiblement avant d’être ramenée à la réalité du moment par les questions de la demoiselle sauvée par Octavius. Mais je ne peux la renseigner alors je me tourne vers Mélisende car je ne connais pas cette partie de la région.

- Ce peut être une idée mais si nous n’avons pas de cachette, ce temps gagné ne sera d’aucune utilité.

Je me sens démunie et cette impuissance ne m’aide pas. Mais je dois me montrer forte pour mes enfants, et pour ceux que Mélisende protège. J’ai reconnu parmi eux le jeune Arsène, le gardien de l’Orbe désigné par la Rose mais la petite m’est inconnue. Je garde un œil vigilant sur les cieux tandis que nous prenons nos dispositions.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Mer 7 Déc - 3:11

Peut-être qu’un jour, Octavius apprendra à prendre les conseils qu’on lui donne. Le dernier en date étant celui de Maelys de rester à Lorgol, avant que la guerre éclate et qu’il se retrouve au centre de son feu.
Aujourd’hui n’est pas ce jour.
Juste pour éviter de se retrouver à dos de chameau, Octavius aurait dû écouter le conseil de Maelys, oui.

Crispé de la chevauchée endiablée à laquelle ils viennent tous de se soumettre pour sauver leur peau, le guerrier s’accroche autant au bras de Mélodie qu’elle le fait au sien, ne quittant pas les chameaux des yeux, comme s’il s’attendait à ce qu’ils crachent du feu eux aussi. La cohue a été telle que s’il est persuadé d’avoir vue la Caravane partir dans l’autre sens, ou au moins quelques-unes de leurs roulottes, il ne peut absolument rien assurer. Au moins a-t-il réussi à récupérer la jeune femme, qui a accompagné les filles des Plaisirs dans le déplacement, ainsi qu’une fillette. « Merci, je crois bien que je vous en dois une. Y’a pas d’quoi. » Il voudrait sourire, mais il en est incapable. Il est juste heureux de l’entendre parler et de la savoir encore proche de lui, même si son contact le délaisse pour se porter pour le chameau à leurs côtés.
De leurs montures, ses yeux se déplacent pour se porter sur les dragons, visibles au loin, leurs couleurs vives se reflétant dans le soleil. Bientôt, ils arriveront au-dessus d’eux. « Saleté de lézards. » C’est bien au moment où il a une amie qui en a un, de lézard magique volant, qu’il faut qu’il se retrouve chassé par une bande de ceux-ci.

« … Il faut qu’on trouve un endroit trop petit pour les dragons, est-ce qu’il y a quelqu'un qui pourraient nous guider ? » Tous les regards se tournent vers Mélodie, puis vers la baronne de Chamaar, qui est bien celle qui peut les guider dans ce duché. Octavius, lui, se permet d’enfin détailler leur petite équipée, afin d’évaluer leurs moyens de défense et d’attaque. Des femmes et des enfants. Et lui. Il serre le pommeau de son épée avec ferveur, cherchant à puiser à même l’Opale de Feu la force de se battre contre il ne sait pas ce qui se présentera devant eux dans le futur. Serait-ce là la dernière bataille, Ô Kern ? Est-ce aujourd’hui qu’il entendra le son de son cor, celui le réclamant à ses côtés ?

La voleuse propose une diversion, que la duchesse de Valkyrion approuve en omettant tout de même une objection. Lui, cela dit, est surtout d’accord avec la demoiselle. « C’est pas mobile, un dragon, Votre Grâce. Si on trouve un endroit assez petit pour se cacher pis avancer, comme l’a dit Mélodie, ils ne pourront rien faire. » La vallée funéraire d’Al-Amra. Ce qu’il s’apprête à proposer est un peu angoissant, mais il se force à conserver une voix calme et assurée alors qu’il s’adresse à Mélisende : « Y’a pas des niches vides ? Je sais que c’est pas très, très respectueux des morts, mais… je ne crois pas que Sithis nous en veuille de l’fuir. » Au cœur même d’une de ses vallées funéraires.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Dim 11 Déc - 13:59

La guerre était déclarée. Entre Ibééns et Faës. Tout ce que je craignais. Tout ce que je redoutais. Comme si tout ceci ne suffisait pas, des dragons avaient décidé d’attaquer Erebor et survolé l’Oasis embrasant les végétaux se trouvant sur leur passage. Mon oasis... Responsable de ces personnes qui voyageaient et voulaient trouver refuge sur mon domaine - je devais agir, agir vite et mettre tout le monde en sécurité de ces dragons déterminés à semer le chaos. Je juchais le petit Arsène et les deux filles Jedidiah : Lena et Lou-Ann sur des chameaux, leur donnant des bouts de tissu que j’avais autour du poignet pour qu’ils se protègent le visage pour ne pas respirer la fumée, les cendres.. Rapides, ils devraient pouvoir s’en sortir non sans mal si aucun dragon ne les surprenait. Je me suis ensuite occupée de la duchesse Astrid et de ses enfants.

Nous étions en guerre, cela ne faisait plus de doutes. La réalité, j’avais eu du mal à l’avaler. Beaucoup de difficultés à accepter l’échec de la Rose Écarlate, des têtes couronnées à ne pas voir ce qu’ils avaient eu devant les yeux, ce qu’ils n’avaient pas pu voir, ce qu’ils n’avaient pas vu. L’Ordre du Jugement. Gustave. Chimène. Je décidais de les orienter vers la vallée funéraire d’Al-Amra, un sanctuaire dans les montagnes là où j’espérais que nous serions en sécurité, que le souffle des dragons ne pourrait pas nous atteindre et que nulle n’oserait profaner les sanctuaires.  Course effrénée dans le désert pour sauver sa vie et ne pas finir par brûler vif.

« Est-ce que tout le monde va bien ? Personne n’est blessé ? » lançais-je fort et en articulant bien chacun de mes mots. Arsène, Lena et Lou-Ann allaient bien.  A mes côtés toujours. Je ne comptais pas les lâcher d’une seule semelle, hors de question de les perdre encore....   «  Vous n’avez pas peur les enfants ? » Je regardais surtout les filles, Arsène se la jouerait grand garçon, homme de la situation. Je pris un instant pour réfléchir, tout le monde semblait se reposer sur moi, je m’en voudrais qu’il nous arrive quelque chose ou qu’une personne y perde la vie. Je regardais tour à tour tout le monde. Nous devions agir.

«  Vous avez raison » dis-je à Mélodie.  J’omettais un doute, si nous nous séparions des chameaux, nous ne pourrions pas fuir. Les dragons arpentaient les cieux même en essayant de fuir, notre chance de survie était mince. Mon oasis se trouvait trop loin pour se réfugier (elle était tout près, mais trop loin quand on l’est poursuivi par des dragons), et ma maison ne nous protégerait pas si la mission de ces dragons était de nous tuer tous jusqu’au dernier.  La vallée Funéraire d’Al-Amra allait-elle être notre unique refuge ? Notre tombeau ?

Les femmes de la Caravane des Plaisirs s’activèrent à vider des sacs en tissu marron, beige qu’elles avaient avec quelques réserves, on transvasa les marchandises, d’un sac à un autre, mettant des réserves en vrac s’il le fallait. Je les aidais et tendis quelques bouts de cordes à Mélodie et à Lena et à qui voulait bien aider  à faire une sorte de silhouette du mieux que l’on pouvait... Fabrication de fortune, nous avions fait cela en toute hâte et à la va-vite. Les dragons étaient au-dessus de nos têtes, nous devions agir vite. On les accrocha aux dos des chameaux qu’on lança au grand galop à l’extérieur du sanctuaire.  Avec cela, j’avais bon espoir de gagner quelques précieux instants afin de se cacher et de se mettre à l’abri. Détourner leur attention, les sacs finiraient calciner très certainement...

Je souriais à Octavius. Le respect des morts... En ce moment précis, le respect des morts nous en avions cure.  Notre vie était à nouveau en danger et nous devions nous cacher. «  Des niches vides... ? Certainement, oui. Je ne peux vous indiquez avec certitude leur emplacement, mais nous devrions pouvoir trouver des espaces assez grands pour nous réfugier et trop petits pour qu’un dragon puisse s’y engouffrer.  Il faut veiller à ce qu’aucun d’eux ne se pose et surtout à leur souffle de feu qui pourrait nous atteindre... Venez. Je pense que le plus judicieux est d’avancé plus loin dans le sanctuaire pour trouver un abri » Je prenais la tête du convoi, ouvrant grand mes yeux pour apercevoir un lieu, un refuge. Il fallait regarder chaque niche voir s’il y avait des habitants dedans... Beaucoup de sable, de poussière, les morts allaient nous tenir compagnie...

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Dim 11 Déc - 17:47



La vallée funéraire d’Al-Amra


Octavius, Mélisende, Mélodie, Astrid

Les réfugiés s’organisent, de leur mieux. Avec l’aide de quelques femmes de la Caravane, des ballots sont fixés sur le dos des chameaux, renvoyés par là où ils sont arrivés, au grand galop. La Garde Thaumaturge se rassemble à l’entrée de la vallée étroite, ses guerriers prêts à en interdire l’entrée à ceux qui voudraient suivre le groupe disparate. Ils saluent la baronne de Chamaar au passage, honorant en elle une noble d’Erebor, avant de se tourner résolument vers le goulet resserré qui est le seul accès de la vallée sur le reste du duché. Ils n’ont guère de choix : encombrés d’enfants, ils doivent trouver la route la plus sûre pour se mettre à l’abri, et attendre… Attendre, que l’on vienne les chercher, ou qu’ils puissent enfin sortir de leur cachette en toute sécurité.

La progression est malaisée. Le sol caillouteux est inégal, et l'air est lourd... Le silence solennel des lieux est angoissant. D’un pas rapide, Mélisende entraîne Arsène, et le groupe suit le mouvement sans se lâcher d’une semelle. Astrid tient fermement ses enfants par la main, et les deux petites pirates se cramponnent à Mélodie. Octavius ferme la marche, prêt à se battre pour défendre cette nuée d’être faibles à protéger, et c’est lui qui donne l’alerte. Il y a des dragons qui approchent à l’horizon, et la petite troupe choquée est encore loin des endroits les plus étroits de la vallée qui les empêcheraient de se poser…




Deuxième Tour

Consignes



IRL : du lundi 12/12 au dimanche 25/12 (MIDI).
IRP : le 26/01, de 10h à midi.

• Ce topic concerne uniquement les personnages qui participent à l'intrigue « Les Sables du Temps », dans la vallée funéraire d'Al-Amra.
ATTENTION : Lena n'ayant pas posté ce tour-ci, elle est retirée du groupe.

• Ce deuxième tour couvre votre avancée pénible le long de la vallée, entre les niches funéraires contenant des défunts (plus de précisions dans l'annexe d'Erebor), jusqu'au moment où des dragons approchent. Le Destin vous donnera plus de précisions en cours de tour.

• Vous avez plusieurs possibilités : courir pour tenter de vous mettre à l'abri avant d'être repérés ; vous cacher sous les buissons clairsemés le long du chemin ; ouvrir une tombe pour vous y réfugier.
Le Destin vous laisse vous décider. Il repassera en cours de tour vous décrire la suite des événements, dès que l’un de vous indiquera « A toi, Destin ! » dans le spoiler de son message.

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:


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Dernière édition par Le Destin le Dim 18 Déc - 15:34, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Mar 13 Déc - 9:18

La peur s’accroche en des filaments dégoutants. Je les ignore en refusant de les regarder envahir mon corps. Ils le refroidissent étrangement pour le faire trembler, pour le paralyser dans une tétanie terrifiante. Je regarde ailleurs, je détourne les yeux et je tente de réfléchir. C’était difficile, mais faisable. Il fallait bouger, sinon je me changerais en statue. Il n’en était pas question !

Je suis étonnée que mes propositions soient acceptées et plus encore qu’elles soient mises en place. J’aide, je mets la main à la pâte, c’était toujours mieux que de rester tremblante en attendant le grand méchant dragon. Une fois fini, les chameaux sont envoyés dans la vallée emportant l’espoir infime de nous offrir un peu de répit. Nous partons ensuite sans attendre. Guidés par Mélisende. Je serais bien incapable d’égaler une telle prestance. C’était presque rassurant que de voir cette tête se dresser fièrement sur ce chemin rocailleux et difficile. Presque, mais pas suffisant. J’esquisse un sourire malgré moi, incapable certes, mais j’avais d’autres talents.

Je glisse sur le sol, je suis des traînées sableuses pour arriver à un équilibre harmonieux qui m’évite d’être ralentie par ces horizons ingrats. Tous n’ont pas ma formation, tous n’ont pas l’endurance du guerrier ou la connaissance du terrain de l’Érebienne et nous évoluant avec une lenteur exaspérante. Je préfère me concentrer sur ma respiration et mes pas. Sur le dos et les armes du guerrier.
Le pauvre, portait sur les épaules le poids de notre protection, mais nous savions tous que ce n’était pas assez, qu’il était inutile seul. Nous le savions, mais personne ne disait rien, laissant l’espoir aveugler nos pensées et éloigner le désespoir.
Nous devions nous raccrocher à ce que nous pouvions. C’était plus facile pour avancer.

Les gardes n’étaient pas restés en arrière pour rien et il fallait mettre à profit le temps qu’ils nous offraient. Ainsi, j’aide les enfants qui ont du mal, empêche les maladresses d’évoluer en chute. Jamais je n’aurais cru que mon entraînement me servirait ainsi à faciliter mon avancé dans un cimetière de roche.

Puis les ombres survolent toujours, charognard d’écaille, cherchant la moindre faille pour se faufiler et commencer la becqué.

-Les nobles devraient se couvrir la tête. Je suppose que ce sont leur cible principale. S’ils ne voient personne d’important…peut-être aurions nous plus de chance qu’ils passent leur chemin. Dis-je sans réellement y croire.

Il fallait se rendre à l’évidence, ils ne tarderaient pas et nous ne pourrions pas tous nous mettre à l’abri. Cette certitude fait naitre une boule dans ma gorge, si grosse que j’en ai presque du mal à respirer. Puis, j’avise les tombes. Je vois les quelques buissons rachitiques et mangés par le soleil, le chemin qu’il nous reste à parcourir à découvert.

-Cachons-nous dans les tombes avant qu’ils n’arrivent. Nous allons nous faire rattraper à ce rythme. Nous sommes trop nombreux, pas assez entrainés et je refuse de laisser les plus faibles servir d’appât pour laisser aux autres une chance, surement inexistante, de s’enfuir…. Les morts comprendront… J’espère… En attendant, il faut qu’on agisse et vite. Et surtout le faire avant qu’ils soient capables de nous voir.

Mon ton est pressant. Peut importe comment ils choisiraient d’agir, il fallait le faire maintenant. Courir, se cacher ? Je me savais capable de courir, de sauter et d’escalader pour trouver une niche qu’ils ne pourraient pas voir. Du moins, si j’avais assez de temps pour ça. Mais ce n’était pas leurs cas à eux, je ne voulais pas les abandonner. Pas tant qu’il y avait d’autre solution. J’en avais assez des cauchemars.


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Mar 13 Déc - 18:57

Il a bien fait de demander à la mage de la Caravane, celle chargée de s’occuper des filles, de soigner son genou juste la veille. Sinon, en plus d’avoir déjà trop chaud, bien qu’ils sont au bas des montagnes et non pas perdus dans les dunes, il ne pourrait certainement pas se plier à cet exercice de grimpe. En espérant qu’ils n’aient pas à fuir ainsi encore longtemps… Leur progression est peu aisée, entre les enfants et le terrain rocailleux, mais ils continuent d’avancer, menés par la noble dame de Chamaar. Dire que pendant quelques instants, il avait pensé que c’était la fiancée de Hiémain ! Elles doivent être jumelles. Ou… ou c’est une fabuleuse coïncidence. Octavius reste aux aguets, néanmoins un peu plus détendu maintenant que les chameaux ne sont plus auprès d’eux, envoyés en pâture aux dragons afin de créer une diversion. Bien fait pour eux. C’est donc lui le premier qui aperçoit les taches colorées dans le ciel d’Erebor, qui se rapprochent lentement. « Dragons à l’horizon. » Pas besoin de crier. Le silence des lieux est si lourd que même en chuchotant, on l’entendrait.

Cette conclusion crée une petite commotion, dans le groupe, et les solutions fusent. Ils ne sont pas encore assez loin dans la vallée pour que les dragons ne puissent pas s’y poser, ni pour avoir rencontré une niche vide dans laquelle se réfugier. Il reste donc uniquement à… à en ouvrir une. Mélodie a raison, et la baronne de Chamaar, plus tôt, également. Ces dragons ne doivent ni les voir, ni pouvoir se poser, ni pouvoir les toucher de leur feu. « J’vais essayer d’en ouvrir une. » La perspective lui semble aussi rassurante que se jeter dans une piscine de scorpions du désert. Une tombe vide, passe encore, mais une niche funéraire contenant les corps de peut-être plusieurs défunts, momifiés depuis des lustres ? Un frisson le parcourt, mais il se force à ne pas y porter attention.

Devant la dalle de pierre, Octavius adresse une prière silencieuse à Sithis. Que celui-ci ne se vexe pas qu’ils troublent le sommeil de ses morts, qu’il les protège dans cette épreuve, qu’il les garde encore quelques temps de marcher en son royaume. Il doit faire vite. Il inspecte la dalle de pierre, son épaisseur, son matériau. Elle n’est pas là pour être bougée par un seul homme, ni même du tout. Il doit… il doit réussir. Il n’a pas le choix. Alors le guerrier s’arc-boute contre le lourd roc pour réussir à le bouger, jusqu’à obtenir une ouverture assez large pour qu’ils passent tous. Tout en sachant qu’il est l’élément le plus massif du groupe. Il ne doit pas… pas y penser. Lentement, la dalle bouge, glisse, jusqu’à ce qu’une femme assez mince pour y entrer. Ça va… ses compagnes d’infortune lui ont toutes semblées être du côté svelte de la chose. D’un geste du bras, il essuie la sueur qui lui coule sur le front. « Rentrez tout de suite », qu’il demande aux enfants et au dames. Encore quelques centimètres et ce sera bon pour lui. Après… faut voir s’il peut être capable de la refermer de l’intérieur. Mais, ce serait bête qu’il y ait une poignée dans la niche funéraire. Ce n’est pas comme si les Erebiens prévoyaient que leurs momies allaient désirer prendre l’air une fois de temps en temps, ou aller se faire dorer au soleil. L’absurdité de l’idée le fait tressauter d’un rire un peu désespéré, alors qu’il réussit à repousser suffisamment la dalle pour se glisser dans l’ouverture, en retenant son souffle.

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Dernière édition par Octavius le Rouge le Jeu 15 Déc - 18:10, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Jeu 15 Déc - 12:59

J’aide à la manœuvre de diversion, confiant sa sœur à Ludvig, jusqu’à ce que les dromadaires partent. Puis la baronne de Chaamar prend la tête du groupe pur nous guider dans la vallée. Les températures sont bien plus chaudes que celles de Valkyrion et j’ai l’impression d’avancer au ralenti sur le sol rocailleux. Mes enfants tâchent de tenir le rythme même si nous sommes obligés de l’adapter à leur vitesse. Octavius nous alertent de l’arrivée des dragons, nous devons trouver une cachette. Je secoue la tête devant la proposition de la jeune femme, se couvrir la tête n’est pas suffisant dans une guerre, s’ils nous pourchassent c’est pour nous tuer ou nous capturer et un subterfuge aussi mince n’est pas adapté.

- S’ils nous recherchent, se couvrir la tête ne les dissuadera pas. Par contre je grimace lorsqu’il est fait mention de se cacher dans les tombes. De désagréables souvenirs d’Outrevent me reviennent en mémoire. Ô Sithis, je crains que nous allions devoir de nouveau déranger tes ouailles et troubler ton royaume.

Le guerrier s’attèle à la tâche d’ouvrir la tombe que j’espère vide. D’ailleurs, ma fille tire sur mon bras, je m’accroupis pour me mettre à son niveau .Elle a peur d’entrer dans un cercueil et je lui explique la situation d’une voix que je veux rassurante, que c’est pour notre sécurité à tous et que je reste avec eux. Je relève la tête lorsqu’Octavius signale qu’on peut entrer. J’aide mes enfants à se faufiler à l’intérieur et je les rejoins. Tandis qu’ils se blottissent contre moi, je lève un regard soucieux vers l’ouverture et prie pour que les dragons s’éloignent et nous laissent tranquilles.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Sam 17 Déc - 23:37

Quelle galère !

La petite Mélodie avait trop d’espoir, mais je m’exécutai et mis mon voile sur ma tête. Les dragons savaient que nous étions ici, ils se moquaient pas mal de savoir qui était qui, noble ou pas, enfant ou non, nous étions tous la cible. J’acquiesçais néanmoins ses paroles et entraîna Arsène à mes côtés. Après avoir hésité entre les buissons clairsemés le long du chemin qui brûleraient aux premières flammes, nous avions opté plutôt pour ouvrir une tombe pour s’y réfugier. «  Octavius, vous pouvez ouvrir une tombe ?  » Je regardais autour de moi. «  Celle-là semble plus fragilisée que les autres.  » Octavius était une nouvelle fois notre héros. Astrid entra accompagner de ses enfants, puis Mélodie, j’aidais Arsène à se hisser dans la niche. Je regardais Octavius, puis entra à mon tour et enfin lui. Nous étions très à l’étroit, extrêmement serrés.

Je n’étais pas rassurée, si un dragon se posait et nous enfumait... nous n’étions à l’abri nulle part de toute manière. «  Vous vous sentez de soulever cette dalle et de clore l’accès ou... ?  » lançais-je à Octavius ? C’était risqué, il fallait se pencher tout en restant dans la niche pour refermer comme on le pouvait l’ouverture... sans pour autant s’y coincer les doigts. J’hésitais à rester à l’extérieur et les enfermer pour les protéger, ça serait la seconde option si Octavius n’arrivait pas à nous enfermer. On manquerait peut-être d’air aussi à force... mais si des personnes se posaient à terre en renfermant les accès, nous serions protégés. Il fallait que quelqu’un se sacrifie.

Je ne voyais pas de moyen de s’en sortir, nous étions bloqués au milieu d’une vallée funéraire entourée par les morts et la désolation. Je m’inquiétais, nous n’avions plus beaucoup de vision pour surveiller les allés et venus de nos assaillants. Nous étions des proies faciles, facilement prises au piège, ce piège que nous avions nous-mêmes choisi. Je serrais très fort la main d’Arsène. «  Tout le monde va bien ?  Vous n’êtes pas trop à l’étroit ? Ca va aller ?  » Selon les réponses, je sortirai de cette niche. Aucun d’entre eux ne devait céder à la panique ni suffoquait dans cet espace réduit. Je lançais un sourire rassurant à Arsène. J’avais foi en Octavius qui serait capable de combattre pour défendre la Duchesse, ses enfants et Mélodie. Mais peut-être que les dragons allaient prendre une fausse route, suivre une fausse piste que nous serions en sécurité pendant ce temps-là. Sait-on jamais...
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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Dim 18 Déc - 17:52



La vallée funéraire d’Al-Amra


Octavius, Mélisende, Mélodie, Astrid


Le Destin intervient

Les voilà cachés, les malheureux fuyards courant pour sauver leurs vies ; profanant une vénérable sépulture, ils s’y glissent les uns après les autres, d’abord les enfants, puis les adultes qui les accompagnent. L’ambiance est pesante, dans la niche plongée dans la pénombre : il y a peu d’espace, et il faut s’y tenir penché en avant, le guerrier étant même courbé en deux comme une fleur ployant sous le poids de sa couronne. Ils tentent de rajuster la dalle sur l’ouverture ; lorsque le vol bien proche d’un dragon soulève un nuage de poussière qui les fait tousser à en perdre le souffle. Un torrent de flammes dévaste l’extérieur – et dans un tremblement d’apocalypse, un éboulement de rochers vient obstruer l’entrée.

La panique pourrait frapper, si un léger courant d’air frais n’indiquait l’existence d’un autre accès caché dans la salle étroite…



Tour prolongé d'une semaine pour cause de... des doubles d'Omen à recompter.



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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Lun 19 Déc - 9:57

Quelle est désagréable cette position. Courbée en deux, la tête cognant contre la dalle qui renferme l’entrée. Les dragons passent déversant un torrent de flammes. L’air devient saturé de soufre et de sable. Il m’écorche la gorge et les poumons qui tentent de se rebeller en une toux tenace et incisive. J’ai l’impression de ne plus être capable de m’arrêter, de ne plus pouvoir respirer.
Après un temps qui me parait une éternité, je réussis à me calmer. J’inspire à petite gorgée prudente en grimaçant. Chaque tentative est douloureuse, mais qu’importe, je me force et j’avale l’air salutaire avec plus d’avidité à chaque tentative, même si j’ai l’impression que mille aiguilles écorchent ma trachée lorsque l’air rentre.

Je m’assois à même le sol, il est froid. Mais ainsi au moins, je suis bien plus à l’aise, j’ai l’impression de respirer avec plus de facilité. Je prends le temps de réellement observer l’endroit où nous nous étions cachés. Exigu, il semblait n’y avoir aucune sortie… normale pour une tombe… La proximité de mes compagnons d’infortunes ne me gênait pas. J’aimais le monde, par contre le fracas qui résonne au-dehors et qui me fait me protéger ma tête avec mes bras d’un bras instinctif me plaît beaucoup moins. Je sens mon cœur tambouriner dans ma poitrine, prêt à s’en échapper à tout moment si je n’étais pas prête à suivre le mouvement.
Fuir, oui il le fallait mais… ?
Je regarde autour de nous, sans avoir bougé. Toujours recroquevillée, avec l’impression que le son cavalant de mon palpitant emplit la pièce pour devenir assourdissant. La lumière faiblit, la poussière s’élève de nouveau. Quelques rayons lumineux filtraient encore des rares interstices qu’ils restaient.

-C’était quoi ça ?

La douleur, la toux, l’angoisse, ne me font sortir qu’un pâle croassement. Un éboulement, nous étions…coincés, j’entends quelqu’un me répondre, sans réussir à déterminer qui.
Ce n’était pas très bon, pas bon du tout même. Mes mains se remettent à trembler, mais je refusais de céder à la panique, à par me rouler en boule en me cognant la tête contre un mur, je ne voyais pas bien comment je réussirais à me calmer. C’était avec cette idée et celle de ne pas paraitre complètement misérable aux yeux du petit Arsène que je réussis à me rasséréner.

J’inspire, j’expire et me nourris de la brise rafraichissante qui nous caresse doucement… Une brise ? Je regarde autour de moi, tends la tête, le nez, attentive et vibrante d’un espoir fou. Elle ne semblait pas venir de la dalle qui s’était refermée sur nous… Alors d’où ?

Je m’apaise et reprends mon exploration visuelle. Forte de cette nouvelle information. J’en puisais un courage inattendu et complètement fou. Folie qui semblait paralyser mon jugement… Ou qui ne faisait que faire ressortir ma nature profonde. Les habitudes ont la vie dures, vous savez. C’est pourquoi, je me rapproche, à quatre pattes, d’une urne joliment ouvragée. Quelque chose dans les courbes élégantes de ses rondeurs, dans ses dessins qui scintillaient doucement, avait attiré mon attention.
Ma main, dotée d’une volonté propre, s’avance, caresse et effleure. Jusqu'à ce qu’un glapissement d’effroi retentisse. Je récupère ma main, avant de comprendre que ce son était sorti de ma gorge, au moment même où l’urne s’était mise à bouger d’elle-même. J’adresse une prière à Sihis, implorant son pardon et sa miséricorde. Mais rien à faire, elle bouge, tourbillonne et s’écrase au sol. Si j’avais pu bondir hors de sa portée, je l’aurais fait.

Mais c’était impossible.

Et voilà que se déverse des scorpions. Je suis un peu trop proche pour fuir et l’un d’eux grimpe sur ma main. Tétanisée, je n’ose plus bouger. Peut-être était-ce une bonne chose, puisque la bestiole ne semble pas vouloir ma piquer. Ces comparses s’éparpillent paresseusement et avec une lenteur terrifiante.

J’aurais pensé ces bestioles plus agressives, ou peut-être savaient-elles que nous étions coincées et qu’elles n’avaient pas à se presser ? J’émets un couinement apeuré, mon estomac se retournant dans mon ventre alors que mes yeux ne lâchaient pas la créature infernale et repoussante qui s’amusait à se nettoyer les pinces sur ma main, comme si c’était l’endroit le plus agréable du monde… Je détestais les scorpions…


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Mar 20 Déc - 13:06

L’atmosphère n’est pas propice au calme et à la détente et le fait d’être enfermé dans une tombe n’arrange rien. Cela me rappelle bien trop Sithis et son royaume du repos éternel. Néanmoins je réponds aux questions de la baronne de Chaamar, indiquant que les enfants ne sont pas du tout rassurés. La poussière qui nous assaille me prend la gorge et je tousse pour chasser ce désagrément à m’en arracher la gorge. L’odeur de soufre me parvient distinctement, indiquant que le dragon use de son feu. Je serre mes enfants contre moi, rassurée que nous ne soyons pas sous ces flammes jusqu’à ce que la terre tremble. Lorsque je regarde de nouveau une fois le fracas terminé, je hoquète en découvrant notre issue condamnée par un éboulis. Ma fille se cramponne à mon bras et je l’entends sangloter. Je vais pour rassurer mes enfants lorsque j’entends le fracas d’un objet se brisant sur le sol. Inquiète je me tourne vers la demoiselle et reste figée devant les scorpions qui se déversent dans notre abri.  Mais mon attention est rapidement détournée par la chaleur que je sens sur ma jambe droite.

- Par Alder !

Je cherche à étouffer les flammes qui s’attaquent à ma robe, me brûlant les mains au passage, et j’entreprends de déchirer le tissu pour jeter au loin l’étoffe en feu, sans même me rendre compte que les scorpions se trouvent sur sa trajectoire. J’ai agi instinctivement et c’est le souffle court que je me tourne vers mes enfants car je crains de savoir qui est à l’origine de cette manifestation. La peur se lit sur le visage de Ludvig qui est au bord de la panique. Je me précipite vers lui et m’agenouille à sa hauteur.

- Ludvig, il faut que tu te calmes on va s’en sortir… Je le prends dans mes bras et le serre contre moi, il cherche à résister mais je me montre ferme et lui chuchote à l’oreille. Mon chéri, tu dois te calmer, il ne faut pas laisser ta magie s’exprimer. Je n’ai rien, on va sortir de  là, je te le promets.  Puis j’accroche son regard. Les chevaucheurs ne nous attraperont pas.

Belle promesse que je fais et j’envoie une prière à Alder et Sithis pour qu’ils nous protègent dans cette guerre. Je me redresse vivement lorsque je constate qu’un scorpion s’approche un peu trop près de mes jambes.

- Nous devrions nous éloigner de l’ouverture, les braises des dragons semblent pouvoir se faufiler partout... Je cherche à me montrer convaincante bien que des tremblements ponctuent mon discours. J’aimerais bien apporter mon aide à la jeune femme mais j’entreprends pour l’instant de maintenir mes enfants hors de portée de ces insectes mortels.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Mer 21 Déc - 6:35

L’intérieur de la niche est ridiculement étroit et Octavius s’y retrouve carrément plié en deux. « Vous vous sentez de soulever cette dalle et de clore l’accès ou... ? Oui m’dame. » Il essaie, au moins, mais ainsi penché, il est difficile pour lui de mobiliser autant de force que lorsqu’il peut prendre pleinement appui au sol. La dalle est refermée tant bien que mal, laissant des imparfaits interstices qui, il l’espère, ne seront pas remarqués par les dragons parcourant les airs. Ce sont des dragons, ils n’ont quand même pas une si bonne vision. Si ?
Pas une bonne vision, peut-être, mais une ouïe suffisamment fine pour entendre leur toux lorsqu’un nuage de poussière vient les asphyxier, générant un jet de flammes. Il peut en sentir la chaleur, à travers la pierre, et l’éboulis au bruit apocalyptique lui fait croire que cette fois, leur dernière heure est venue.

Ce n’est que du bruit, pourtant. Que du bruit et des pierres.
Au moins… au moins les dragons ne pourront pas venir les chercher par cette entrée, tente de se rassurer Octavius, qui ne sait pas s’ils pourront sortir de cette foutue niche. Les sanglots des enfants ponctuent le son des derniers rochers qui s’accumulent devant l’entrée du renfoncement dans la montagne, ainsi que le questionnement angoissé de Mélodie. Coincés. Ils sont coincés. Constat qui fait émerger la panique en lui, mais il se force à museler le sentiment qui ne les avancerait aucunement. Puis… est-ce un courant d’air, qu’il sent sur son visage ? Le guerrier s’accroupit, toujours émerveillé du simple fait qu’il en soit capable, afin de regarder autour de lui, sans distinguer quoi que ce soit. Il y a forcément un autre accès, bien qu’il ne comprenne pas à quelles fonctions. Ses yeux détaillent les parois en silence et il est sorti de sa recherche par un glapissement effrayé, suivi d’exclamations et d’un fracas.

Il se relève si rapidement du sol, en apercevant les scorpions, qu’il en oublie le plafond bas et s’y cogne de plein fouet, s’expédiant lui-même au sol, avec ce qui sera probablement une bosse respectable à l’arrière de son crâne. Aouch.

À genoux, il fixe, immobile, les scorpions déversés autour d’eux. Encore plus celui qui a grimpé sur la main de la Voleuse et qui observe le même jeu de statue qu’eux deux. Un morceau brûlant d’étoffe retombe subitement au milieu du regroupement d’insectes, créant chez un agissement fort peu bienvenu. Ils cliquètent de leurs pinces et se déplacent avec frénésie sur le sol de pierre, avant de s’immobiliser une nouvelle fois. Pour le moment sans piquer qui que ce soit. Octavius entend et sent son cœur battre avec force. Il déteste les animaux. Les insectes font aussi partie de cette haine. « Nous devrions nous éloigner de l’ouverture, les braises des dragons semblent pouvoir se faufiler partout... La duchesse a raison, mais là… entre le feu et les scorpions, ils n’ont pas beaucoup d’endroits où se cacher, ni pour s’éloigner de quoi que ce soit. Éloignez les enfants des scorpions, surtout, Votre Grâce », siffle le guerrier entre ses dents sans même regarder la noble dame. Il n’est pas Erebien et ne connaît pas donc aussi bien que ceux-ci les scorpions qui peuplent le désert et les cavernes, mais il n’en a pas moins quelques connaissances élémentaires. Il y en avait suffisamment, à Val-Brûlant, pour cela. La première connaissance étant qu’un adulte en santé ne mourra pas d’une piqûre de scorpion, mais que pour un enfant, c’est bien moins certain. « Dame de Chamaar, vous… vous sauriez pas comment on… tue, ou chasse, des scorpions ? » Sans les effrayer, pour qu’ils ne les piquent pas, et sans trop s’emmerder, si possible ?

Prudemment, Octavius se rapproche de la Voleuse, d’à peine deux ou trois pas, pour ne pas se mettre trop dans le chemin des insectes. D’affreux frissons courent sur ses bras et sa nuque, mais le calme qu’il observe est quasi total, si ce n’est sa voix qui trébuche un peu : « Mélodie… d’où… d’où ils sont sortis ? » Oui, parce que ces saloperies, elles sont bien entrées, dans cette tombe, par une autre ouverture que la porte. Avec un peu de chance… les scorpions seront leur porte de sortie.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Mer 21 Déc - 10:26

Les scorpions nous amènent un vent de panique dont nous nous serions bien passés. Je sens plus que je ne vois la robe qui se déchire après avoir pris feu. Ce geste provoque un mouvement de foule chitineuse, sauf pour le petit malin qui s’est installé sur moi, résolu à rester sur place. Le bougre semblait avoir revendiqué ma main comme étant son territoire et avait l’air prêt à le défendre coûte que coûte, même devant un tissu enflammé. Après tout, il avait des pinces, une aiguille venimeuse, il était à la hauteur. Je l’entendais presque ricaner en bombant son torse et claquant des pinces.
Je secoue un peu la tête, grognant à moitié pour signifier aux autres de ne pas trop s’agiter. C’était moi qui faisais connaissance, presque trop intimement, avec ces foutues bestioles, pas eux. Et j’aurais bien aimé un chouilla plus de considération, le moindre faux pas et j’étais bonne pour convulser la bave aux lèvres dans ce caveau ou pire…
Je n’y tenais pas, comme je ne voulais pas franchement y penser.

Ils discutent tranquillement, j’ai envie de les frapper tellement j’ai l’impression d’être un simple bibelot problématique dans le tableau. Cependant, au travers des battements assourdissants de mon cœur, je parviens à capter le sens de leur conversation. Un moyen pour les faire fuir, oui, oui, mille fois oui. Si elle avait une solution, si elle me débarrassait de ces bêtes, que le Destin en soit témoin, je l’embrasserai de reconnaissance !

Pour le moment, aucune solution n’avait été avancée et le calme était revenu. Chacun campait ses positions. Je tentais vaguement de bouger, j’étais dans une position inconfortable, j’abandonnais vite l’idée, car le plus infime tremblement se traduisait par un enfoncement furieux des pattes de l’animal.

Merveilleux !

Je crois capter un mouvement et je prie pour que cela n’annonce pas la décision commune des scorpions de venir s’installer sur moi. Mais non, ce n’était qu’Octavius. Je laisse échapper un soupir rassuré, ce qui détend un peu mes muscles. Sa présence fortifie la frontière branlante qui empêchait la peur et la panique de me faire agir stupidement. Comme de hurler à m’en fendre les cordes vocales pour agiter la main en ordonnant au scorpion de me lâcher.
Je doutais fort qu’il m’écoute….

Je dois m’y reprendre à deux fois avant de réussir à parler correctement. Mes mâchoires étant crispées, la peur refoulant les mots et les roulants en une boule douloureuse dans ma gorge, j’avais du mal à émettre un son.

-Dans l’urne.

D’un mouvement de tête, je montre l’endroit où s’était trouvé ce piège magnifique, mais oh combien perfide.

-Ils étaient là avant que nous n’entrions.

Ce qui voulait dire que… Je l’avais sur le bout de la langue. L’information me semblait importante, voire cruciale, mais mon esprit, trop focalisé sur les bêtes, ne parvenait pas à dérouler un semblant de raisonnement.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Ven 23 Déc - 7:15

Mélodie est tellement crispée qu’il croit bien qu’elle ne pourra même pas lui répondre. S’il mettait sa main entre ses dents, elle la sectionnerait net, d’avoir les dents si serrées. Pourtant, enfin, d’une voix étranglée et un peu désincarnée, elle réussit à articuler quelques mots : « Dans l’urne. » Il suit son regard et son mouvement de tête vers l’endroit où était posée l’urne, avant qu’elle tombe et déverse son noir trésor. La visibilité est si ténue dans la tombe qu’il ne peut pas dire s’il voit une ouverture, à cette distance, ou si d’autres scorpions se curent gentiment les pinces en attendant qu’un d’entre eux vienne jouer les imprudents. « Ils étaient là avant que nous n’entrions. » Ils étaient bel et bien là. Octavius en est presque soulagé, mais ça ne les aide pas tout à fait, pour le moment. Un mouvement de panique et ce n’est pas une seule personne, qui risque d’être attaquée par ces insectes, mais bien tout leur petit groupe, et ils n’ont pas le luxe de se complaire dans quelques étourdissements et paralysies passagères. « Ça veut dire qu’il y a une autre entrée. »
Sa voix est un peu étranglée, également, mais toujours aussi calme. Il tente de se rappeler les mises en garde de sa mère, à propos de ces bestioles qui aimaient à trouver refuge dans leur pauvre maison. Si seulement il pouvait distinguer plus clairement de quel genre de scorpions il s’agit… De banals scorpions noirs, ce serait bien. Presque inoffensif, même si Mélodie se fait piquer. Mais si c’est autre chose… c’est moins sûr.

De quoi ont peur les scorpions ?
Comment on tue les scorpions ?

« Ils n’aiment pas avoir chaud », marmonne l’homme pour lui-même. De pourquoi ils se réfugient dans des cavernes, le jour. Sous des pierres. Dans des maisons. Alors, s’ils ont de quoi leur donner chaud, comme… comme… « Peut-être… peut-être du feu ? » Le guerrier tourne la tête vers la duchesse et ses enfants, la fillette aux lourdes larmes roulant sur ses joues et son grand frère paniqué. Vers la dame de Chamaar et l’adolescent accroché à ses voiles. Ils ont bougé, les insectes, avec le morceau de tissu enflammé. S’il y avait moyen de recommencer ça, ce ne serait pas mal. Il laisse sa suggestion en suspends pour revenir à la Voleuse, avec laquelle il a sympathisé pendant le voyage jusqu’en Erebor. Sans savoir qu’ils se retrouveraient dans cette situation. « Promis, Mélodie. La première chose qu’on apprend, en revenant à Lorgol, c’est à se défendre contre chaque putain de bestiole qu’existe en Arven. » En commençant par les scorpions. Et peut-être bien les dragons, pendant qu’ils y sont.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Ven 23 Déc - 12:11

Je baissais la tête d’un coup et la relève pour confirmer les paroles d’Octavius. « Merci » murmurais-je. Ce n’était pas de la vision des dragons dont j’avais peur, c’était le feu que je craignais. « Un dragon… » frémis-je… On l’avait entendu approcher, mais la poussière qu’il allait soulever, la toux qui allait nous prendre, nous étouffer - ça, je ne l’avais pas vu venir. D’un coup, on ressentie la chaleur nous envahir. La sépulture n’était pas un si mauvais choix que ça. Les buissons n’auraient pas fait long feu sous les flammes.

Mes plans tombèrent à l’eau lorsque des rochers tombèrent sur le sol jusqu’à venir combler le vide qui nous servait d’accès… Moi qui voulais refermer l’accès c’était chose faite, mais pas comme je l’avais imaginé… J’essayais de pousser les rochers qui bloqués l’entrée, mais rien ne bougea, même pas un point. Si, un petit gravas me tomba sur le pied - sans dommage - c’est la seule qui bougea. Petit moment de panique, nous étions emmurés. Bloqués. Je m’effrayais lorsqu’Octavius se cogna la tête. « Vous ne vous êtes pas fait trop mal ? » Vu le coup qu’Octavius avait donné, j’étais inquiète… « Vous saignez ? »

Des scorpions… Je soupirais, las. Mais dans quoi nous étions nous encore une fois fourrés… « Il faut les attraper par la pince au niveau de la queue et serrer fort » Je me rapprochais d’Octavius et Mélodie, lâchant la main d’Arsène il n’irait pas bien loin désormais… Je saisissais le scorpion et l’éloigna de Mélodie, je refaisais de même avec d’autres pour que la jeune femme soit soulagée par ces bébêtes qui l’envahissaient. « Ca va aller Mélodie. Ne vous inquiétez pas. Il ne faut pas avoir peur. » J’étais habituée à en avoir à Chamaar, à force on s’y fait... Arsène regardait, curieux par les scorpions et le geste à avoir pour s’en débarrasser.

« Duchesse, Ludvig se sent mieux ? » Un fil d’air nous caressa le visage, et nous redonna une once d’espoir. « Vous sentez ça ? Un léger courant d’air… » Nous étions sauvés, mais il fallait se dégager de là avant d’être trop envahis par les scorpions, un à un ça allait, mais si d’un coup, il y en avait beaucoup… Nous n’étions pas à l’abri d’une piqure… « D’où provient-il ?» Je levais mes bras autour de moi pour essayer de trouver le sens de l’air. Je passais mes mains sur les parois. « Vous avez raison Octavius, il y a surement une autre issue… Il faut la trouver, c’est peut-être et surement notre seul moyen de sortir de là…» Où allions-nous déboucher ? et face à quoi ? Des dragons encore ? Trop imposant pour que l’on puisse faire quoi que ce soit ? « Gardez espoir ! »
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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Sam 24 Déc - 17:48

C’est Mélisende, la baronne de Chaamar, qui vient finalement à mon secours. Drapée d’un habit de sérénité, elle s’empare des scorpions avec adresse comme s’il s’agissait de cueillir des fleurs. Je m’en sentirais presque ridicule d’avoir ainsi été terrorisée, de n’avoir rien pu faire. Et puis mes yeux croisent celui de guerrier qui l’avait été tout autant que moi et je lui adresse un sourire de connivence.
Être inutile à deux enlève le fardeau de la solitude et l’humiliation qu’elle apportait. Je lui en étais reconnaissante pour ça.
Chaque petite peste chitineuse qui s’éloigne me détend un peu plus et je me surprends à écouter les paroles de la dame. Ne pas avoir peur, oui, cela n’était pas nécessaire, pas encore, pas pour le moment. J’y crois aux mots de Mélisende et c’est un soupire de soulagement qui  m’agite lorsqu’enfin je peux bouger et m’éloigner sans plus rien craindre.  

Je me rapproche alors de Mélisende, et attire son attention en effleurant doucement son bras.

-Merci pour m’avoir sorti de là. Il semblerait que tout le monde me tire de mauvais pas aujourd’hui.

Je lui offre un sourire angélique, puis je l’embrasse. J’avais promis, je me devais de le faire, et j’avais peur de ne plus vraiment en avoir le cran si je devais attendre plus longtemps. N’était-elle pas cielsombroise ? Elle ne devrait pas en prendre outrage ? … Au pire… J’avais déjà un Duc qui ne m’aimait guère, une baronne en plus ce n’était pas bien grave. Sauf que voilà, sa sœur, jumelle exubérante faisait partie de la Cour des Miracles et elle pouvait devenir sacrément terrifiante quand elle s’y mettait. Je ne l’avais jamais vu en colère, mais vu ses frasques et le caractère bruyant qui était le sien, je n’avais aucun doute sur le fait de ne jamais vouloir me frotter à sa fureur.  
Mes lèvres s’écrasent avec douceur contre les siennes pour ensuite s’en éloigner rapidement, peureuses.
Je hausse les épaules pour me débarrasser des picotements que les regards, qui je le savais, étaient posées sur nous provoquaient.

-J’avais promis. Il faut tenir ses promesses.

Je m’explique, mais n’en dirais pas davantage. Sans compter qu’il était d’autant plus important de s’y tenir lorsque l’autre partie impliquée était un dieu.

J’observe la salle, comme si de rien n’était. Prenant plus attention au courant d’air. Regardant les scorpions avec méfiance. L’un d’eux était plus avancé que les autres. Il semblait vouloir se rapprocher de nous plus que nécessaire et… j’étais certaine, c’était celui qui m’avait monté sur la main. Le fourbe se moquait-il de moi à me défier de la sorte ? Je remontais du regard le groupement d’insecte, je crois en apercevoir un se faufiler dans un coin du caveau.

Ce que je fais remarquer aux autres.

Le problème était qu’il fallait passer au travers de ces petites pestes à pince pour aller voir ça.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Mar 27 Déc - 2:30



La vallée funéraire d’Al-Amra


Octavius, Mélisende, Mélodie, Astrid

Des scorpions ! Chitineux, cliquetants et venimeux, ils grouillent au sol parmi les débris d’une jarre malencontreusement renversée, et la panique n’est pas loin. A l’extérieur, l’on entend les rugissements défiants des dragons qui saccagent la vallée, la chaleur de leurs attaques s’infiltre par les interstices de la roche, et les rescapés ne se sentent pas vraiment en sécurité.

La faible lumière qui entre par les ouvertures montre le visage blême des trois petits – le petit Arsène, et les deux Evalkyr cramponnés à leur mère. Les adultes n’ont pas forcément l’air plus vaillant : Astrid est aussi blanche que ses enfants, Octavius est plié en quatorze et une belle bosse pousse sur son  crâne, quant à la baronne de Chamaar, ce ne sont pas tant les scorpions que le baiser qui semble la perturber. La petite voleuse, quant à elle, a parfaitement retrouvé ses esprits, et il est temps pour la petite troupe choquée d’avancer.

En suivant le courant d’air au fond de la tombe, ils parviennent à un renfoncement étroit : il va falloir ramper dans l’étroit tunnel, et si les femmes et les enfants devraient y parvenir sans trop de souci, la stature du guerrier peut éventuellement s’avérer problématique. Allez courage, soldat : fais-toi tout petit, et rampe...




Troisième Tour

Consignes



IRL : du lundi 26/12 au dimanche 08/01 (MIDI).
IRP : le 26/01, midi au crépuscule.

• Ce topic concerne uniquement les personnages qui participent à l'intrigue « Les Sables du Temps », dans la vallée funéraire d'Al-Amra.

• Ce troisième tour couvre votre reptation gracieuse dans des tunnels très, vraiment très étroits. Il y a des salles plus vastes, des cavernes souterraines de temps en temps, mais pour aller de l'une à l'autre, il faut ramper... Il y a des objets disséminés un peu partout, dans des coffrets, des jarres, des sacs. Vous pouvez fouiller si le cœur vous en dit, à vos risques et périls !

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Mar 27 Déc - 13:36

Nous réussissons finalement à atteindre la zone d’où provenait le courant d’air sans incident notable. Les scorpions, s’écartaient ou se faisaient gentiment chasser par le doigté de la baronne de Chamaar. Certains protestaient en claquant des pinces, mais aucun ne vint nous attaquer. C’était un véritable soulagement. Enfin, tant que nous n’avions pas à faire le chemin inverse, car déjà, notre route s’était refermée, barrée par la marrée cliquetante qui nous observait avec attention. Sans doute que le dérangement ne saurait être toléré qu’une seule et unique fois et qu’une tentative de retraite se solderait par une réprimande piquante et sans sommation.
J’en frissonnais d’avance et me concentrais sur notre avancé. C’est presque si je ne me cogne pas le nez contre le dos de la duchesse qui nous accompagnait, trop occupée à scruter les scorpions, j’en avais oublié de regarder devant moi. Je me dévisse la tête, ignorant la peur qui tirait les traits de la femme pour ne pas qu’elle me contamine et j’aperçois ce qui l’avait arrêté.

Il y avait une issue, j’en sourirais presque, l’obscurité nous l’avait dissimulée, cependant, il nous faudrait ramper et glisser sur le sol froid et crasseux. Rien qui ne me soit impossible en somme, par contre… Je coule un regard vers le guerrier, m’empêchant de rire en l’imaginant avec sa lourde carrure dans ce tunnel étroit. Ce n’était pas drôle, mais… mais… ho et puis zut, oui c’était drôle et le stresse avait légèrement tendance à rendre hystérique.

- Octavius, débarrasses-toi de tout ce qui peut frotter contre les parois. Passe en avant-dernier, je passerai derrière toi, je t’aiderai si tu es coincé, les filles devants, voire même les enfants pourront t’aider également si tu es bloqué. Le tout, c’est de surtout pas paniquer, ok ? Je le tutoie sans même m’en rendre compte, il faut dire que se retrouver coincé et recouvert de scorpions, ça rapprochait.


J’aurais pu demander l’avale de tout le monde, mais nous n’avion spas le temps. Dehors les dragons rageaient et s’époumonaient, nous ordonnant sans doute de revenir. Dehors, l’air était devenu flamme et commençait à réchauffer notre cachette. Nous ne pouvions revenir en arrière et il était hors de question que je retourne faire connaissance avec nos petits amis venimeux.

- On n’a pas le temps de se poser de questions, on doit avancer. On a déjà de la chance d’avoir issu et d’avancer. Peu importe ou ça nous mène, dehors c’est la mort. Autant tenter notre chance là-dedans. Pensez à retrousser vos jupes et jupons, coincés les dans vos ceintures ou à vos tailles pour ne pas marcher dessus et vous ralentir.

Et puis comme ça, Mélisende n’aurait certainement pas le temps de réfléchir et de décider qu’elle m’en voulait, comme notre noble dame et ses enfants se dire qu’il fallait me cataloguer comme dangereuse. Ou que savais-je encore… Je n’étais pas diplomate et les dieux seuls savaient à quel point me retrouver avec le courroux de ces deux femmes sur le dos pourraient arriver rapidement. Je n’aimais pas les nobles, ceux de la Cour ne comptant pas, et j’avais du mal à le cacher, sinon d’agir correctement en leur présence. Alors autant éviter de nouvelle catastrophe, si nous nous en sortions en vie, cela allait sans dire.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Mer 28 Déc - 7:12

La baronne de Chamaarr se débarrasse aisément des scorpions et Octavius se sent tout à fait ridicule, d’avoir tant craint ces bestioles pour qu’ensuite elles se fassent dégager comme si de rien n’était. Il partage le bref sourire de connivence de la Voleuse, mais ce sourire devient vite interloqué et choqué lorsque Mélodie va embrasser la femme.

Il garde ses commentaires pour lui-même, Bethsabée serait probablement bien fière de lui, et suit plutôt l’exploration jusqu’au fond caveau. Ses lèvres se pincent, alors qu’il évalue la grosseur du passage découvert et que Mélodie pouffe de rire, probablement à l’idée de le voir entrer dans un si petit espace. Le plan de la Voleuse lui semble plus que valable. Il lui rappelle le Tournoi des Trois Opales. Il est apparemment condamné à ne pas garder son armure très longtemps… ça finit par coûter cher, ces conneries. Les plaques de cuir, plus légères et moins étouffantes pour le climat d’Erebor, chutent au sol, le laissant en chemise, en pantalon et en bottes. Il détache aussi le fourreau de son épée.

Il appréhende un peu le trajet, mais il n’a pas le choix. Les cuirs et l’épée sont déposés plus loin en premier et à chaque mouvement, il s’assure de les avancer devant lui, avant de se tirer dans le tunnel. Une progression difficile, désagréable, qui le laisse encore heureux qu’il ne soit pas claustrophobe. Ils vont bientôt déboucher sur une première lorsqu’Octavius sent que tout bloque. Il a beau forcer, pousser, remuer, rien à faire. Il ne passe pas. Il est coincé dans un tunnel, dans lequel il aurait uniquement besoin de… d’un petit centimètre de plus pour passer, ou même pas. Coincé avec une demoiselle derrière lui, en plus, donc sans possibilité de reculer pour tenter de forcer un peu plus. Ô, Joseï, pourquoi faire ce roc si solide ? Et pourquoi est-il coincé, soudainement ? Serait-ce de sa faute ? Le guerrier prend quelques secondes pour réfléchir à son mode de vie, tentant d’y isoler un coupable. La bière ? Octavius chasse cette idée de sa tête aussitôt. Impossible. Déjà, il n’est pas cet imbécile empâté de Serenus, qui prend du lard juste en regardant des pâtisseries. Ensuite, avec les soins des mages, il s’est entraîné d’autant plus, profitant de cette mobilité nouvelle. Alors, des bourrelets ? Du gras, sur son corps taillé pour la bataille, forgé par les armes ? Impossible. Il en vient donc à la conclusion d’une juste alliance entre son corps musclé et un tunnel construit inégalement, donc plus petit à cet endroit précis. Ça ne l’avance pas. « Merde. » Oui, merde, merde et merde encore. Il ne doit pas paniquer, comme lui a dit Mélodie. Il va s’en sortir. Il suffit juste de réfléchir et de ne pas penser qu’il pourrait rester coincé, ou à cette étrange sensation subite sur sa jambe.

Un contact assez doux. Carrément au niveau de son mollet, remontant jusqu’à son genou, son pantalon ayant remonté dans l’exercice jusqu’à dévoiler ses cicatrices. Celle qu’il doit à Maelys, d’ailleurs. D’accord. C’est… inattendu. Enfin, il ne pensait pas que la Voleuse avait spécialement un intérêt envers lui autre que celui qu’il l’entraîne, comme ils en ont discuté, mais Octavius doit reconnaître qu’il n’est pas spécialement doué pour reconnaître d’éventuels signes de drague. Puisqu’il est lui-même assez mauvais dans ce domaine. Il ne le prend pas mal. Mélodie est un joli brin de fille, pas chiante et pas hautaine. Ce n’est juste pas du tout le moment. « Mélodie… j’peux comprendre que l’idée d’fin du monde t’excite, mais si ça te dérange pas, on pourra régler ça quand on aura plus de place. » C’est une blague, même si son ton est sérieux, et il n’a malheureusement pas assez de place pour adresser ce sourire malicieux et arrogant qu’il arbore directement à Mélodie.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Mer 28 Déc - 19:45

Je reste un moment en retrait ne m’engageant pas tout de suite dans le tunnel étroit. Je prends quelques plaques de cuir qui avaient constitué l’armure souple du Guerrier, je déchire des pans de ma jupe et bricole un harnais sommaire, un sac branlant, où je tente d’attacher l’épée. Si nous devions nous battre, c’était notre seule arme. Je ne savais trop si bataille il y aurait dans ces tombes, si même nous réussirions à nous en sortir, mais dans le doute…. Autan paré à toutes les éventualités.
Une fois le tout accroché à ma ceinture, laissant trainer la lourde arme derrière moi, je me mets à plat ventre pour les rejoindre. Je ne sais pas vraiment si mon bricolage tiendrait jusqu'à la fin de notre reptation, mais au moins j’aurais essayé. Je réussis à les rattraper dans trop de difficulté louant ma formation de voleuse et la constitution que j’en avais tiré.

Clic clic clic.

Je m’arrête, semblant entendre un bruit étrange, puis continue en haussant les épaules. Notre progression est lente, mais nous avancions. Sans trop d’incident. Je me concentre sur mon souffle, faisant mon possible pour oublier l’endroit où nous étions. Mon domaine à moi était l’altitude, le ciel, les horizons nuageux… ramper à terre ainsi n’était pas vraiment ce que je préférais. C’est vrai qu’en tant que voleur, certaines missions délicates demandaient de se soumettre à ce genre d’exercice, mais tout de même, jamais dans des conditions si …exiguës.

Clic clic clic.

Encore une fois je m’arrête, retenant ma respiration. Là, un bruit j’en étais certaine. Ne me dites pas que…

Clic.

La sueur perle dans mon dos, me recouvrant d’une pellicule glacée. Et si ?

Clic.

Il nous avait suivis. J’en étais sûre, ce foutu scorpion. L’aventureux, celui qui faisait le malin. Il nous avait suivis, il était derrière moi, il n’y avait pas d’autres explications possibles. Je sens ma cage thoracique se soulever avec irrégularité, Je manquais de peu de me mettre à donner des coups de pied dans tout les sens dans l’espoir de chasser le malotru. Et puis Octavius s’arrête, il gigote et semble coincé. Ce n’était pas le moment de paniquer. Si les scorpions ne nous avaient pas attaqués avant, ils ne le feraient pas plus maintenant…n’est –ce pas ?

Je réfléchis à comment aider l’homme, m’apprête à demander de l’aide aux enfants quand le guerrier commence à avoir des propos incompréhensibles. Je fronce le nez, plisse les yeux et braques mon regard sur ses pieds. La pénombre était presque totale, y voir n’était pas évident, mais… n’était-ce pas des ombres qui bougeaient là sur sa cuisse. Je me pince les lèvres, que dire ? L’avertir ? Me taire ?

-Les enfants, les filles, avancez pour le moment, je vais tenter de le décoincer. Tentez de trouver une niche où l’on pourrait se reposer.


Et tuer des araignées de la grosseur d’une main ! … Scorpions derrière, araignées devant. Quelle merde !

-Octavius, ma voix se fait la plus douce possible, alors que je faufile doucement mes doigts autour de ses jambes, sans le toucher encore cependant. Maintenant, tu ne bouges plus, tu ne respires presque plus et tu ferme les yeux, ok. Tu attends juste que ça passe et que ça aille ailleurs, parce que là, tu vois, c’est pas moi qui te touche les parties.

Pour tenter de l’apaiser et d’éviter la crise de nerfs, je passe doucement ma main sur sa peau, la pose à plat et me contente de bouger les doigts dans une caresse apaisante et discrète. Pour montrer ma présence au guerrier, sans pour autant alarmer les bestioles qui lui courraient joyeusement dessus.

-Après, je te sors de là ok. Tu resteras pas coincé, faut que tu me fasses confiance. Mais pour le moment, laissent les simplement passer leurs chemins.

En espérant que les autres aient écouté ce que je disais et se soient carapatés ailleurs. Les gosses seraient incapables de se contrôler et ce serait une catastrophe s’ils énervaient les insectes. De mon côté, je tentais d’oublier les cliquètements insistants qui claquaient imperceptiblement derrière moi.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Ven 30 Déc - 23:15

La Voleuse demande aux enfants et aux dames de continuer, afin qu’ils puissent travailler à le sortir de là. En même temps, il sent le contact continuer sur son pantalon, remontant de son genou à sa cuisse. Elle est drôlement entreprenante, la Mélodie… mais ça commence à devenir un peu trop intime, là, non ? « Octavius. » Sa voix est douce et c’est peut-être cette douceur qui inquiète un peu le guerrier, subitement. Il cesse de remuer pour pouvoir l’entendre. Entendre des mots qui glacent son sang. « Maintenant, tu ne bouges plus, tu ne respires presque plus et tu fermes les yeux, ok. Tu attends juste que ça passe et que ça aille ailleurs, parce que là, tu vois, c’est pas moi qui te touche les parties. »

Que ÇA passe ? Que ÇA aille ailleurs ? « Que quoi passe a- » En se redressant, il frappe à nouveau sa tête au plafond du tunnel, sur la bosse déjà formée, et cette fois, il sent distinctement un chaud liquide commencer à couler dans ses cheveux courts, jusque sur sa nuque. Et maintenant, il saigne. Merveilleux. Il a la tête dure, mais il ne faut pas trop lui en demander. Il émet un grognement de douleur, tout en tentant de ne pas bouger, comme conseillé par la jeune femme, mais il en a follement envie. Envie de bouger, envie de hurler, tant l’idée que, que, que il ne sait pas, le touche. Un insecte, un animal. Il les déteste tous. Une caresse, cette fois chaude et délicate, sur son mollet. Bon sang. Il n’y a même pas lieu de confondre le contact des doigts de Mélodie avec celui de… de peu importe la saloperie qui remonte le long de son corps. LES saloperies. « Après, je te sors de là ok. Tu resteras pas coincé, faut que tu me fasses confiance. Mais pour le moment, laisse-les simplement passer leur chemin. »

Il abaisse la tête et appuie son front directement contre le roc, les yeux fermés. La roche est fraîche, sur son visage brûlant, sur lequel dégouline une sueur froide et nerveuse. Il tente de calmer sa respiration, mais il est incapable de porter son attention sur autres choses que les pattes qui grimpent sur ses reins, son dos, s’y prélassent, comme s’il était une plage ansemarienne particulièrement ensoleillée. Il ne sent pas les larmes se mêler à la sueur, leur goût salé sur ses lèvres. « Jedétesteçajedétesteçajedétesteça », murmure le guerrier, sans trop remuer les lèvres. Il a l’impression de sentir les bestioles sur ses bras, sur ses épaules. Il est pris d’affreux frissons et il se sent trembler, vulnérable comme jamais. Au moins… au moins la sueur, ça glisse. Ça pourra l’aider à sortir de là. L’homme se raccroche à la légère caresse de la jeune femme, à ses doigts sur sa peau, et il étouffe un cri en mordant dans sa propre paume lorsqu’il sent des pattes non plus douces, mais presque piquantes, non loin de son oreille. Sur ses doigts. Jusqu’à ce qu’elles cessent, qu’elles disparaissent. « Est-ce, est-ce, est-ce, que, que c’est parti ? » Il murmure. Il a peur de les attirer à nouveau.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Sam 31 Déc - 11:39

Les muscles du guerrier sont tendus à l’extrême, je les sentirais presque gémir sous ma main si les suppliques d’Octavius, répétaient en boucle, n’emplissaient pas déjà mes oreilles. Puis le silence s’installe et enfin une question se répercute sur les parois exiguës du tunnel. Fini ? Oui, non…peut-être ?
Je me dévisse le cou, colle ma joue à la paroi pour tenter d’apercevoir les ombres mouvantes des araignées. Mais rien n’était en vue. Je lui tapote alors gentiment les jambes.

-Il semblerait. J’inspire et j’expire, ne lâchant pas pour autant le contact sur la peau de l’homme. Ca avait été pour le rassurer, mais dans un sens n’était-ce pas un mensonge ? N’était-ce pas moi que j’apaisais ainsi ? Vois le bon côté des choses, si elles sont passées de tes pieds à ta tête, c’est que tu n’es pas coincé. Elles n’auraient pas pu partir sinon et seraient certainement revenues vers moi.

Ce qui m’arracha un frisson de dégout. J’étais bien contente que la situation n’est pas évoluée ainsi, j’avais eu mon comptant de bestioles répugnantes sur le corps.
Chacun son tour.
Je prends le temps de réfléchir, de souffler, de vider mon esprit des pensées parasites qui l’effrayaient.

-Ok, tu vas légèrement reculer. Et après, tu vas avancer en roulant des hanches. Tu sais comme les filles quand elles dansent le soir venu lorsque les bardes sortent leurs instruments. Il faut juste trouver l’endroit un peu plus large sur le goulot. N’hésite pas à tourner sur toi-même. Je sais que ce n’est pas facile, mais je vais t’aider. Et regarde, s’il faut grâce à ça, tu trouveras une nouvelle vocation de danseur ! Ca vaut bien le coup d’essayer non ?


Ma voix se fait rieuse à cette idée saugrenue. Non, Octavius ferait un piètre danseur. S’il était un guerrier redoutable à la musculature puissante, la souplesse l’avait fui au détriment de la force et sa boiterie était déjà un handicap non négligeable, qui alourdissait sa carcasse imposante.
J’attends avec patience qu’Octavius se remette en mouvement, qu’il revienne sur ses pas, recul de quelque centimètre, pour ré avancé. De mon coté, je tente de faufiler mes mains au niveau de ses hanches pour l’aider à composer avec ce mouvement qui était si peu masculin. La manœuvre  n’est pas aisée, mais j’y parviens, du moins pendant quelques minutes pour qu’il prenne le pli et avance, car bientôt les parois se rapprochent et ne me permettent plus d’y laisser mes mains ni même de rester entre les jambes du guerrier. Alors, je me recule, me contentant de pousser comme je le pouvais sur ces pieds pour lui donner un appui supplémentaire. J’étais prête à demander de l’aide à Arsène si besoin était. Le petit se ferait une joie de m’aider, surtout qu’il me connaissait bien et qu’il savait que je l’en récompenserais d’une façon ou d’une autre. Derrière moi, le poids de l’épée commence à se faire sentir et je commence à peiner pour bouger, la sueur de l’effort recouvrant tout mon corps.

Finalement, il se dégage et avance. Je roule sur le dos en fermant les yeux. Reprenant un peu d’énergie, tentant d’ignorer le fait que ce n’était pas le ciel qui serait sous mes yeux quand je les rouvrirais, mais une pénombre inquiétante et de la pierre.
Je me remets sur le ventre en grognant, me rappelant soudain des cliquètements inquiétants et de la possible présence des scorpions et me force à avancer. Les filles avaient trouvé une cavité assez grande qui nous permettrait de nous reposer. Elle était bourrée d’objets en tous genres, ce qui était paradoxale vu qu’aucune autre sortie n’était visible à part ces fichus tunnels.
Aussitôt arrivée, je m’écroule à moitié contre un mur, goutant le plaisir de pouvoir me redresser et de m’adosser contre un mur. La pierre glace ma peau et la sueur gardait le froid pour le distiller dans tout mon corps, mais que ça faisait de bien de ne plus être courbée ou rampant à terre.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra   Sam 31 Déc - 13:17

L’heure n’est pas au respect des règles ou des us et coutumes, come je peux le constater par le discours et le geste osé de la dénommée Mélodie. Néanmoins je ne fais aucune remarque, nous avons des sujets plus pressants tels que sauver notre vie et sortir de ce tombeau. Je commençais sérieusement à penser que dorénavant j’allai éviter les lieux de sépulture, car si c’est pour me retrouver à chaque fois enfermée avec les morts… Je préfère passer mon tour, considérant avoir encore quelques années devant moi avant de rejoindre Sithis. Nous nous dirigeons vers le fond de la grotte, guidés par le courant d’air et faisant attention aux scorpions qui semblent nous suivre. Lorsque j’aperçois le tunnel je soupire car cela ne sera pas une mince affaire de progresser dans le boyau.

Mélodie prend les choses en main, pour ma part je tâche de rassurer mes enfants quant à la suite du trajet. Puis comme la souligner la demoiselle, je mets ma pudeur de côté et entreprends de coincer ce qu’il me reste de ma robe et de mes jupons pour ne pas être gênée pendant la reptation. Puis je décide de prendre la tête, demandant à Ludvig et à sa sœur de me suivre de près, de ne pas avoir peur car je serai juste devant eux. Mélodie et Octavius ferment la marche. Je m’engage et remercie les dieux de ne pas être claustrophobe, par contre je ne suis pas des plus rassurées car l’obscurité ne me permet pas de voir correctement ce qui m’attend.

En cours de route, Octavius se retrouver coincé, j’entends la voix de la jeune femme s’élever pour nous prévenir de continuer et de trouver une salle ou un recoin pour les attendre. Le silence du tunnel amplifie les sons et je perçois les respirations et d’autres sons que je n’identifie pas forcément.

- Très bien, nous allons avancer. Nous vous attendrons à la prochaine salle… Je vérifie que les enfants et Mélisende suivent et ne paniquent pas. Est-ce que ça va ?

Je repars ensuite pour être stoppée par les gémissements de ma fille. Le tunnel s’est élargi suffisamment pour que je puisse me tourner en partie et l’entendre murmurer que des monstres marchent sur elle. Je la sens au bord de la panique et lui parle d’une voix rassurante pour qu’elle ne se focalise pas sur ces bestioles. Moi-même je dois prendre sur moi lorsque je vois les ombres passer sur mes jambes. Mais leur présence peut confirmer l’existence d’une sortie devant nous, en tout cas, je l’espère fortement.

Quelques mètres plus loin, à moins que cela ne soit plus, je perds la notion de distance, le tunnel débouche sur une cavité suffisamment grande pour qu’on puisse se redresser. Mes enfants viennent se coller à moi pour trouver du réconfort et que je leur prodigue. J’en profite également pour observer autour de nous et découvre de nombreux objets. En attendant les autres, je m’approche de l’un d’eux, passant ma main sur un coffret pour essayer de voir s’il y a des indications. Etant dans une vallée funéraire, cela doit appartenir aux morts.

- Est-ce qu’il y a aussi des scorpions à l’intérieur ? me demande ma fille
- Je ne sais pas…

Sous mes doigts le couvercle se soulève un peu mais j’arrête mon geste. Je me tourne vers Mélisende.

- Peut-il y avoir des objets ou des armes qui nous seraient utiles dans ces cavernes ?

Peut-être que nous déboucherons loin des dragons, mais le souvenir d’Outrevent et de ses habitant d’outre-tombe est bien trop présent dans mon esprit pour que je parvienne à maintenir la peur loin de moi.

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2.1 Les Sables du Temps ♦ La vallée funéraire d’Al-Amra
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