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 Je vais suivre chacun de tes pas

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Message Sujet: Je vais suivre chacun de tes pas   Ven 20 Jan - 13:16


Livre II, Chapitre 1 • Les Sables du Temps
Aubrée Martel & Arsène Albe

Je vais suivre chacun de tes pas

Parce qu'être curieux, ce n'est pas tout à fait la même chose qu'espionner. Même si ça y ressemble.



• Date : 12 Novembre 1001
• Météo : Froide et un peu venteuse. Il ne pleut pas.
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Arsène aperçoit un visage qui lui dit quelque chose près de la tour de la confrérie Noire. Quel meilleur moyen de déterminer s'il connaît la personne que de la suivre ?
• Recensement :
Code:
• [b]Date : 12 Novembre 1001[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t1672-je-vais-suivre-chacun-de-tes-pas]Je vais suivre chacun de tes pas[/url] - [i]Aubrée Martel & Arsène Albe[/i]
Arsène aperçoit un visage qui lui dit quelque chose près de la tour de la confrérie Noire. Quel meilleur moyen de déterminer s'il connaît la personne que de la suivre ?


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Message Sujet: Re: Je vais suivre chacun de tes pas   Ven 20 Jan - 13:21

Il en faisait encore des cauchemars, Arsène, de ses moments passés en Outrevent. C’était peut-être la présence de l’orbe qui lui faisait faire ces rêves, et il n’avait pas été mécontent de s’en débarrasser, suivant Mélisende à Lorgol pour la remettre à la Tour de la Confrérie Noire. Il ne s’en était jamais approché, réellement, de la tour : il savait où elle était, mais jusqu’à présent, il n’avait jamais éprouvé le besoin de s’en rapprocher. Elle était un peu impressionnante, et bien qu’il n’en ait pas réellement peur, il n’était pas totalement serein d’être à l’ombre de ces pierres. Et maintenant que l’orbe était en sécurité dans ces murs, il se sentait libéré d’un poids, l’enfant. C’était la Rose Écarlate qui lui avait confié une mission, et il l’avait rempli. Son sentiment de fierté se lisait bien dans son sourire, et dans la légèreté de ses pas. Il était content d’être rentré à Lorgol, même si Mélusine et Hiémain lui manquaient, un peu. Clochette, aussi. Et puis, autant ne pas s’en défendre : côtoyer ainsi la haute noblesse d’Arven avait été une expérience pleine de surprise. Même si honnêtement, être Comte de Virelune pendant quelques jours lui avait suffi question noblesse. Il avait eu raison, le duc de Sombreciel : c’était un peu embêtant, ce genre de réunion. Lui qui était habitué à bouger, courir et fouiner n’avait guère apprécié, une fois passé le long moment de nouveauté. Alors, tout le temps ?

Il s’apprêtait à aller chercher ses copains dans la Ville Basse, Arsène, quand une chevelure blonde attira soudain son regard. Elle lui rappelait cette princesse de Valkyrion, cette qui avait effleuré sa joue et avait provoqué les foudres de sa protectrice, il ne savait pas exactement pourquoi. Ce n’était pas elle, pourtant : elle était bien plus jeune, et ne possédait pas cette aura menaçante que dégageait la princesse. Il ne la connaissait pas, cette fille, mais elle lui rappelait vaguement quelqu’un. Pas qu’il connaisse chacun des membres de la Cour des Miracles, non, quand même pas. Cette fille, elle n’était même pas de la Cour des Miracles, peut-être, mais elle semblait presque à son aise ici, et c’était bien cela qui piquait l’intérêt du petit.

Et puis, il n’avait rien de vraiment très important à faire, après tout. Les autres enfants de la Cour attendraient bien encore une petite heure. Sa décision prise, Arsène décida de suivre la blonde demoiselle, curieux de savoir qui elle était. Vraiment, son visage lui disait quelque chose, comme un vague souvenir, mais il était presque persuadé de la connaître. Il était bien loin de penser qu’effectivement, il la connaissait presque. Du moins, il connaissait Agathe, sa sœur, qui lui ressemblait assez pour qu’Arsène ait cette impression de la connaître. Il l’avait côtoyé, Agathe, durant ces moments passés avec Mélusine, et il la connaissait. Mais cette fille ? Il était curieux, réellement, de savoir qui elle était.

Et puis, suivre quelqu’un dans les rues de Lorgol, c’était toujours amusant. Il n’avait pas l’intention de lui subtiliser quoi que ce soit - pour le moment du moins - mais c’était toujours un exercice intéressant, pour un apprenti voleur.

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Message Sujet: Re: Je vais suivre chacun de tes pas   Ven 10 Fév - 17:25

La fille en question, c’est Aubrée. Actuellement, elle se promène dans les rues de Lorgol, cherchant à occuper son temps libre. Comme le temps le permet, elle s’offre une petite promenade. Elle connaît maintenant les environs de la Tour par cœur, et c’est aisément qu’elle déambule entre les passants et les quelques étals qui longent les murs. Elle n’a pas de but précis, ni de destination, pour le moment. Ce n’est pas très important ; elle se dit que si le vent se fait trop fort, elle se dirigera vers la taverne de la Rose, ou elle retournera directement à la Tour. Elle avisera au moment venu.

Cependant, si elle ignore où elle va, elle observe, autour d’elle. Elle fait attention, surtout, aux passants qui l’entourent, et à leurs intentions. Elle n’oublie pas qu’elle est dans la Ville Basse de Lorgol. De plus, elle pourrait être prise pour une proie innocente, du fait de son âge et de ses airs d’ange. Et même s’il n’en est rien, elle préfère ne pas courir de risque. Alors, de temps en temps, elle regarde rapidement derrière elle, pour vérifier que personne n’en a après elle ou sa bourse. Elle n’a pas remarqué le petit brun aux yeux clairs qui s’amuse à la prendre en filature, parce que d’une part, il est plutôt doué, et d’autre part, elle ne s’imagine pas qu’un gamin de douze ans puisse vouloir la suivre à la trace.

Elle rajuste sa cape sur ses épaules. Le vent souffle un peu plus fort qu’avant, et elle commence à avoir un peu froid. Elle se demande s’il n’est pas l’heure de rentrer. Elle ne s’est pas bien éloignée de la Tour, elle y sera rapidement. Elle se recale son éternelle mèche rebelle derrière l’oreille et s’apprête à faire demi-tour, quand une échoppe et le comptoir devant attire son attention. Enfin, ce n’est pas tant l’étalage qui l’interpelle, mais plutôt la petite fille qui se tient derrière. Debout, elle trépigne sur place et se frotte les doigts pour essayer de se réchauffer. Elle ne doit pas avoir plus de huit ans. Aubrée voit la lueur d’espoir poindre dans son regard, quand elle remarque que la blondine l’observe, ainsi que le grand sourire qu’elle lui adresse. Si elle avait été plus grande, elle aurait repris son chemin tranquillement, comme si de rien n’était. Mais c’est une gamine, et elle a l’air de s’ennuyer et d’avoir froid. Alors, en lui rendant son sourire, elle s’approche. Toute contente, la petite fille lui apprend qu’elle vend les pommes de l’étal contre un fleuron, qu’elles viennent tout droit de Lagrance, qu’elles sont bonnes et que si Aubrée lui en achète deux alors son père l’autorisera à rentrer pour se mettre au chaud. C’est ce qui finit par convaincre l’apprentie assassin ; car même si elle trouve que c’est cher et qu’elle n’aime pas spécialement les pommes, elle apprécie les enfants. Ainsi, par empathie pour elle, et ce même si son histoire n’est qu’un mensonge, ce qui ne serait pas étonnant après tout, elle se laisse attendrir et achète les fruits, avant de s’éloigner avec un sourire.

Cependant, en s’éloignant, elle ne voit pas l’homme qui arrive en sens inverse et qui la percute de plein fouet. En poussant un petit cri de surprise, elle laisse échapper une des pommes, qui roule jusqu’à l’angle de la rue. Elle vérifie rapidement que sa bourse est toujours en place, histoire de s’assurer que le choc n’était qu’un accident, avant de lui lancer un regard noir et de se lancer à la poursuite de la pomme.

Elle n’est pas tombée bien loin. Elle la ramasse rapidement et l’époussette. Bon, elle a l’air à peu près comestible, encore. Elle l’offrira à quelqu’un, au pire. En se relevant, elle note un mouvement rapide à quelques mètres d’elle, comme quelqu’un qui chercherait à se dissimuler. Elle se redresse d’un coup, tous les sens en alerte, avant de se détendre et de sourire. Elle a eu le temps de croiser le regard bleuté du jeune garçon de tout à l’heure. Ce n’est qu’un gamin, tout va bien. Pour Aubrée, cela signifie que c’est simplement un jeu. Elle rit. « Je t’ai vu ! » En quelques secondes, elle se tient devant lui, prête à lui refiler la pomme, quand ses sourcils se haussent. « Mais… Je te connais, toi ! » Enfin, connaître, c’est un bien grand mot. Elle sait qu’elle a déjà vu ce garçon, en tout cas. Elle réfléchit, jusqu’à réussir à retrouver l’endroit où elle l’a croisé. « Tu étais au Tournoi des Trois Opales, non ? » Oui, elle a trouvé. Elle se souvient avoir été captivée par le regard azur du garçon alors qu’elle l’avait croisé par hasard, et l’avait trouvé adorable. Elle ignorait qui il était, cependant, et qu’il était de Lorgol. Elle croise les bras. « Tu m’espionnais, pas vrai ? Je suis si intéressante que ça, tu trouves ? » A vrai dire, la situation l’amuse, et elle est curieuse de connaître les raisons du garçon.
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Message Sujet: Re: Je vais suivre chacun de tes pas   Sam 18 Fév - 13:11

Il l’observe attentivement Arsène, la suivant sans se faire voir, espionnant ses faits et gestes. Il la regarde donner son argent à la petite vendeuse de pommes - se faire escroquer par la petite vendeuse de pommes, en vérité -, se demandant s’il devrait voler la petite et rendre son fleuron à la blondinette. Il le sait, les parents de la vendeuse ne sont pas cruels, mais elle joue bien la comédie, il n’en doute pas. Il tergiverse un moment avant de hausser les épaules : la blondinette s’éloigne déjà, et elle a donné son argent en toute connaissance de cause, alors tant pis pour elle. Dans la Ville Basse, un fleuron est un fleuron, et il ne va pas reprendre son bien à la fillette. Arsène reprend sa filature discrète, renouant avec joie avec l’ambiance particulière du quartier. Il connaît Lorgol, mais il connaît surtout la Ville Basse : il y est né, il est fait parti, éternellement. Il est, après tout, presque un apprenti voleur de la Cour. L’un de ces protégés, en partie. L’un de ses membres, dès qu’il aura l’âge de passer les épreuves.

Parfois, il se demande s’il devrait aller demander une dérogation au Conseil des Ombres, les supplier de lui donner sa chance et de le laisser participer aux épreuves, arguant qu’il est un Enfant des Miracles, de cœur et de corps. Mais devenir le protégé de Mélusine a changé beaucoup de choses, dans sa vie, et Arsène désire plus que tout en profiter. Quelle chance aurait-il eu, sinon, de découvrir Hacheclair, Erebor et l’endroit où la Rose a été fondée ? Quelle chance aurait-il eu de parler presque d’égal à égal avec le duc de Sombreciel, de faire connaissance avec d’autres grand de ce monde ? Aucune, ou alors, bien insignifiante. Et puis, il n’aurait jamais pu rencontrer Clochette, non plus. Alors il mesure la chance que Valda lui adonné, de contempler d’autres étoiles bien loin de Lorgol. Peut-être que devenir tout de suite un voleur n’est pas une bonne idée. Cela peut attendre qu’il découvre encore d’autre chose.

Comme souvent, Arsène porte distraitement la main vers l’endroit où la déesse l’a marqué. Il pourrait devenir Voltigeur, aussi. Pirate. Tellement de possibilités, qu’il doit bien y réfléchir. Son esprit s’est laissé entraîner, et Arsène réalise soudain qu’il a perdu la jeune fille de vue. Il fonce alors, mais pas pour longtemps : elle a fait demi-tour, sa proie du moment, et il se retrouve presque nez-à-nez avec elle. Maladroitement, maudissant son esprit vagabond, le petit voleur se dissimule, mais pas assez vite pour que ses yeux ne croisent pas ceux de la jeune femme, qui l’apostrophe rapidement. Elle l’a vu ! Elle semble amusée, et Arsène songe que son jeune âge joue en sa faveur : il n’hésite pas plus à se montrer, conscient que rester dissimulé serait particulièrement suspect, vu les circonstance.

Face à face avec la jeune femme, le petit s’apprête à jouer la comédie, quand les questions de la jeune femme lui font froncer les sourcils. Mince, démasqué ! Elle sait qu’il était à Hacheclair ! Mais ce n’est pas le moment de répondre avec fougue, il le sait, Arsène. Il doit paraître innocent, et il sait très bien jouer à ce petit jeu. « Je voulais savoir où tu allais. Tu as de beau cheveux. » Ajoute-t-il, comme si c’était une explication. Et un sens, c’en est une : elle est fausse, certes, mais elle peut expliquer pourquoi il la suivait. Il n’est pas idiot, Arsène, et il n’est plus un bébé. Il sait que la flatterie et l’admiration, réelle ou feinte, d’un adolescent pour une jeune femme explique beaucoup de choses. « Tu te souviens de moi ? » La pointe de surprise dans sa voix est bien réelle : il ne se rappelle pas d’elle. « Qu’est-ce que tu y faisais, toi, à Hacheclair ? » Les Bellifériens sont des gens dangereux à fréquenter pour de jolies jeunes femmes, tout le monde le sait !

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Message Sujet: Re: Je vais suivre chacun de tes pas   Jeu 9 Mar - 19:53

Aubrée observe le garçon rapidement. Il a l’air un peu plus âgé que ce qu’elle pensait au premier abord, les grands yeux bleus le rendant sans doute plus jeune aux yeux du monde. Il a l’air, l’espace d’un instant, pris de court par ses questions – inattendues, il faut bien l’avouer. Elle plisse les yeux, un brin sceptique, en entendant son explication, mais rigole tout de même à son compliment. « Et bien, merci. » Elle l’examine plus attentivement. Il a l’air intelligent, le garçon, et plutôt malin. Et puis, il se promène seul dans la Ville Basse, et il la suivait. Alors, même si en apparence c’est un ange innocent, Aubrée se dit que son jeu cache peut-être autre chose de plus sournois… Bah, elle verra bien. Ses réflexions sont vite balayées quand elle croise à nouveau le regard azuré. « Pour répondre à ta curiosité, je n’allais nulle part en particulier, je me promenais simplement. »

Quand elle lui demande s’il était au Tournoi, la surprise dans les yeux du garçon est réelle. Elle opine avec un sourire. « Oui. Enfin, je me souviens… Je sais que je t’ai déjà croisé, en réalité. » Par contre, si elle connaît son visage, elle ne sait pas replacer avec qui il était. De plus, l’esprit de la blondine n’a pas retenu que si elle avait vu le garçon, c’est parce qu’il traînait non loin de Mélusine, et donc d’Agathe, et que c’était en cherchant sa sœur du regard qu’elle avait remarqué Arsène. « Ce que j’y faisais ? C’est évident, non ? Je suis allée voir le Tournoi. » Parce que Ljöta y allait, elle aussi. Elle n’avait pas spécialement envie de revenir en Bellifère, mais voulait assister au Tournoi. Elle n’y était jamais allée, et puis, elle voulait encourager sa mère et son mentor. Et même si le Tournoi avait mal tourné, elle est fière d’elles. Elle reporte son attention sur le bonhomme. « Et toi alors ? Qu’est-ce que tu faisais si loin de Lorgol ? » Qui était-il allé encourager ? Et comment y était-il allé ? Le garçon l’intrigue. « Et puis, comment tu t’appelles ? Moi c’est Aubrée. » Elle penche légèrement la tête sur le côté en souriant, et lui tend innocemment (ou presque) une de ses deux pommes, après avoir vérifié d’un rapide coup d’œil que le large bracelet dissimulant son tatouage et son appartenance à la Confrérie était toujours en place. « Tiens, tu la veux ? Je te la donne. »

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Message Sujet: Re: Je vais suivre chacun de tes pas   Mer 15 Mar - 20:48

Elle l’a surpris, mais peu importe, il ne reste pas muet bien longtemps le petit voleur. Un compliment, qui fait rire la demoiselle, et le voilà sans doute sorti d’affaire. Elle le questionne sur Hacheclair, sur d’autres choses, mais pas sur pourquoi il la suit. Du moins, elle n’insiste pas, et il s’en contente, Arsène, ne se cachant plus pour l’observer avec curiosité. Ses traits lui disent quelque chose, mais il ne parvient pas réellement à la replacer, ce qui est étrange : il est assez physionomiste, le petit voleur. Ca aide, dans sa branche de métier.

Elle répond avec un sourire, avant de prendre un ton qui, s’il n’est pas supérieur, semble quelque peu condescendant à Arsène. Ce n’est pas parce qu’il est plus jeune qu’il est stupide : évidemment, qu’elle était là-haut pour voir le tournoi ! Mais elle n’est pas de Bellifère, où alors, pourquoi elle se retrouverait ici ? Ces questions ne répondent pas à celles, muettes, d’Arsène, aussi le petit garçon réfléchit-il posément avant de lui répondre. « Je m’appelle Arsène. On m’y a invité. » Invité, oui. Par Mélusine. Pour voir Hiémain, même s’il avait encouragé Ilse, aussi. « Et toi, pourquoi tu étais aussi loin de Lorgol ? » Parce qu’il ne sait pas vraiment qui elle est, et ce qu’elle fait près de la Tour de la Confrérie. Quoique. Elle ne peut pas y faire grand chose, en vérité. « Tu y étais pour tuer des gens ? » Hasarde-t-il, prenant garde à baisser sa voix. Il ne pense pas vraiment que c’est le cas, non : elle a l’air jeune, quand même, pour une assassin.

Et quand la blondinette lui propose une des deux pommes, il n’hésite pas longtemps l’enfant, avant de s’en saisir. Prenant un air malicieux, il croque à pleines dents dedans, attendant d’avoir avalé avant de reprendre la parole : « Et comment tu t’appelles, toi ? Tu sais, au moins, que la petite fille de tout à l’heure s’est probablement fichue de toi ? » Pas que probablement, mais il ne va pas révéler qu’il connaît la petite fille de tout à l’heure. « Tu habites ici ? A Lorgol ? » Il se doute que non. Elle n’est pas originaire d’ici, en tout cas : elle ne fait pas partie de la Ville Basse, pas comme lui en fait partie, en tout cas. Alors, qu’est-ce qu’elle fait là ? Peut-être pourrait-il se proposer pour la guider : il l’a souvent fait, et cela lui rapporte toujours quelque chose. En tout cas, il est fier de lui Arsène : la discussion semble ouverte et mine de rien, il a réussit à l’orienter de telle sorte de savoir pourquoi elle lui dit quelque chose, alors qu’il ne la connaît absolument pas. « Tu en as pensé quoi, du Tournoi ? » Du tournoi. Pas de ce qui s’est passé après, non non non. Il est curieux de savoir ce qu’elle y a fait, en tout cas. Il aime bien les énigmes, Arsène, réfléchir, déduire. Comprendre. Aiguiser son esprit, aussi : il n’est pas un apprenti voleur pour rien, après tout : connaître la vie de chacun peut toujours servir !

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Message Sujet: Re: Je vais suivre chacun de tes pas   Mar 21 Mar - 18:50

Aubrée hoche la tête en apprenant le prénom du garçon. Il ne s’étend pas sur les motifs qui l’ont conduit à Hacheclair. Par contre, il a l’air très intéressé par sa présence à elle au Tournoi. Elle sourit en coin. Elle hésite à lui en dévoiler davantage. Finalement, au moment où elle s’apprête à formuler une réponse aussi vague que la sienne, il lui pose une autre question, qui sonne étrangement dans la bouche d’un si petit être. Ses lippes se tordent en un rictus, qui tient plus de la grimace que du sourire. Mince. Il l’aurait vue sortir de la Tour ? Il la suit donc depuis tout ce temps ? Ou peut-être lance-t-il cette question tout à fait au hasard, ce dont elle doute. En tout cas, il a mis le doigt sur un sujet sensible, peut-être même sans s’en rendre réellement compte. L’assassinat du père Martel résonne encore dans son esprit, même si ce n’est pas elle qui l’a tué. Elle dévisage le quelques secondes encore, avant de hausser une épaule avec un petit sourire. « Entre autres. » Sa réponse sonne comme une boutade. Peut-être l’enfant la prendra-t-il comme telle. Mais Aubrée est mauvaise comédienne, et elle ne peut tromper un œil aguerri. Et si Arsène est un peu intelligent, il aura bien remarqué son trouble premier. Intérieurement, Aubrée entend la voix de Lia la sermonner en lui répétant qu’il ne faut jamais se laisser surprendre par les autres, et ne jamais laisser filtrer ses troubles, même si on ne discute qu’avec un enfant, ou une vieille personne. Mais Lia n’est pas là, il n’y a donc aucun problème. Après tout, elle ne risque rien.

Rien ? Vraiment ? Et si Arsène était un espion à la solde de ses frères ? Et si il cherchait simplement à obtenir des informations sur elle, dans le but de lui causer du tort ? Elle se gifle mentalement. Elle devient totalement paranoïaque. Mais l’inquiétude point chez la jeune femme. Et si jamais c’était la  réalité ? Et si elle n’en avait pas déjà trop dit ? Bon. Ce qui est fait est fait. Il ne lui reste qu’à se méfier davantage.

Elle hausse de nouveau les épaules quand il lui parle de la vendeuse de pommes. « C’est probable. Mais j’avais envie de pommes. » Elle l’observe quelques secondes, avant de croquer dans sa pomme à son tour. «  Moi c’est Aubrée. Enchantée, Arsène. » Dans le pire des cas, si Arsène est un espion, il possède déjà cette information. Pas besoin de tricher là-dessus. « Oui, j’habite dans le coin. Pas depuis bien longtemps, mais oui. Et toi alors ? » Certainement que oui. C’est même peut-être un enfant de la Cour. Mais que faisais un enfant de la Cour à Hacheclair ? Remarque, à y réfléchir, Agathe fait dorénavant partie de la Cour, et était au Tournoi. Ce n’est donc pas improbable que le garçon soit dans une situation similaire.  Ou alors, si c’est un espion de Bellifère, il est juste à Lorgol pour accomplir sa mission. Ou c’est un enfant de la Cour que ses frères ont rencontré à Bellifère… Et voilà. Sa paranoïa reprend le contrôle, c’est mauvais. Pourtant, on lui dit souvent de réfléchir avant d’agir, mais dès qu’elle se met à raisonner, elle n’agit plus. Elle se complique la vie, pour peu de résultats. Voilà pourquoi elle préfère se fier à son instinct : c’est bien plus assuré.  

La question suivante arrache de nouveau un petit rictus à l’apprentie assassin. Ce qu’elle en a pensé ? Vraiment ? « C’était… Eprouvant. » Oui, éprouvant. Pour éclaircir un peu ses propos, elle ajoute : « Disons que, quand c’est ta mère qui est au centre de l’arène, ça prend une toute autre dimension. » Et quand l’Ordre s’en mêle, et même quand ta famille toute entière est impliquée dans des histoires de vengeance et de meurtres, ça influe aussi. Mais ça, Arsène n’a pas à le savoir, pour le moment. Déjà, il sait que sa mère a participé au Tournoi, et ce n'est pas tant par souci d'information que par once de fierté qu'elle le lui a signalé. Elle le regarde du coin de l’œil. « Et toi, t’as trouvé ça comment ? » Peut-être connaissait-il des champions, lui aussi.

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Message Sujet: Re: Je vais suivre chacun de tes pas   Dim 2 Avr - 22:00

Il n’a aucune idée des pensées qui traversent la tête de la jeune femme Arsène, mais le petit voleur est doué, dans sa partie. Il sait détrousser les gens, et sait parfois décrypter leurs expressions : c’est toujours utile, pour échapper à la garde un peu trop zélée parfois. Il a appris en regardant les adultes faire, et si toutes les nuances lui échappent encore, il a bien vu que sa question mettait Aubrée mal à l’aise. Il n’insiste pas, pourtant, malgré la réponse laconique de la jeune femme. Il n’aimerait pas dire qu’il est un voleur à quelqu’un qu’il ne connaît pas, après tout, et il comprend les réticences d’Aubrée. De toute façon, il a obtenu ce qu’il voulait : elle est une apprentie assassin, il en est persuadé. Ca peut toujours servir d’en connaître une. La Cour des Miracles et la Confrérie ne sont pas en conflit, aussi Arsène n’a-t-il aucun intérêt à ébruiter cette information, que la jeune femme se rassure.

Ainsi donc, elle se doute que la petite vendeuse de tout à l’heure est une arnaqueuse, et elle ne rechigne pas à lui donner quelques piécettes quand même ? Arsène tente de deviner si elle bluffe ou non, mais Aubrée n’a pas l’air effarée par la nouvelle. Et la pomme, même si vendue à un bon prix, est relativement bonne. Le petit voleur croque dedans avec entrain, haussant quelque peu les épaules quand la jeune femme lui demande si lui aussi réside ici. « Oui, j’habite ici. Je connais ces rues depuis que je suis tout petit. » Ce n’est pas de la vantardise, n’en déplaise au ton fier de sa voix, c’est une réalité. « Je peux te servir de guide, si tu veux, un jour. » Moyennant finances, bien évidemment. Puisqu’elle est prête à lâcher autant de monnaie pour une pomme, nul doute qu’Aubrée se montrera généreuse pour une balade le long des canaux !

Ils en viennent à parler du tournoi, leur premier lieu de rencontre, et Arsène se garde bien de dire qu’il en rêve, parfois, la nuit. Que la marque de Valda, bien présente sur sa peau, lui indique clairement que ce n’était pas un rêve. Qu’il a vu Mélusine, et Hiémain, et Ilse, et tout ceux qu’il connaît, mourir en rêve des dizaines de fois. Oh non, il ne lui dit pas tout cela à Aubrée. Il l’a confié à Clochette, et uniquement à elle. Et les paroles de la jeune femme lui font soudain dresser l’oreille. Sa... sa mère ? C’est qui, sa mère ? Pas Ilse, il le saurait. Pas la Chevaucheuse, elle était bien trop jeune. Restait la médecin et la Voltigeuse de Corail, qu’Arsène ne connaissait pas vraiment mais que Lou-Ann et Lena côtoyaient souvent, apparemment. « Ta mère est Voltigeuse ? » Demanda l’enfant, curieux. Il avait peint Iode et Corail, après tout, il les connait tous les deux, les griffons. « C’est qui ? » Pas que cela soit très important, mais tout de même, il est curieux. « Pourquoi tu n’es pas Voltigeuse, toi ? » Ajoute Arsène, interloqué. Non parce que Voltigeur, c’est mieux qu’assassin, quoi. Pas mieux que pirate, certainement pas.

Se rappelant qu’Aubrée voulait son avis, le petit garçon hésite à peine une seconde. « C’était bien. Sauf quand les tribunes se sont effondrées. » Non, ce n’était pas bien. C’était horrible. Mais il ne va pas lui révéler ça, quand même.

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Message Sujet: Re: Je vais suivre chacun de tes pas   Lun 10 Avr - 21:42

Arsène ne lui pose pas plus de questions sur son métier. Il a compris qu’elle faisait partie de la Confrérie Noire. Un brin inquiète, Aubrée regarde le garçon. Elle ne voudrait pas que cela s’ébruite. Elle n’est pas particulièrement connue à Lorgol, mais sait-on jamais. Enfin, après tout, il n’a pas de preuves. Il n’a pas vu le tatouage.

Elle croque dans sa pomme, en écoutant le garçon dire qu’il vit à Lorgol depuis qu’il est tout petit. Il en a l’air fier. Non, décidément, ce bonhomme ne peut pas être un espion pour ses frères. Il a des réactions bien trop enfantines pour accomplir une telle tâche. Elle hoche la tête et lui sourit. « C’est noté ! Le jour où j’aurai besoin d’un guide, je ferai appel à toi. » Ça a l’air de lui faire plaisir. Et puis, cela pourra s'aviser pratique le moment venu. Aubrée ne connaît pas encore la ville par coeur, et un tel guide lui manque parfois.

Et quand ils abordent le Tournoi et qu’Aubrée évoque sa mère, elle note la réaction de surprise d’Arsène. Elle est sûre que cet étonnement n’est pas feint ; cela la conforte davantage dans l’idée que le brun ne lui veut aucun mal : il ne sait pas qui elle est, quoiqu’il ait l’air de l’avoir à peu près déduit. Elle opine avec un large sourire à sa première question, et répond à la suivante avec, à son tour, une once de fierté dans la voix. « C’est Grâce de Sombregemme. Elle est Voltigeuse, en effet. Tu vois qui c’est ? » Oui, il voit certainement. Elle a gagné une Opale, après tout.

La dernière question la surprend un peu. Elle n’avait jamais envisagé le fait de devenir Voltigeuse. L’idée ne lui avait jamais traversé l’esprit. « Parce que… Parce que je n’en ai pas eu réellement l‘occasion. » C’est peu dire. Elle n’a carrément pas eu le choix, oui. Elle réfléchit quelques instants, avant d’ajouter : « Mais de toute façon, la voltige et les griffons, ça ne m’intéresse pas. » Elle hésite à en dire plus. Elle n’aime pas avouer ses faiblesses et ses peurs. Cela risque de se retourner contre elle à un moment ou à un autre, ou de donner l’image d’une fille peureuse. Mais Arsène doit certainement attendre des précisions. Et puis, ce n’est qu’un gamin, et le lui avouer, ce serait le faire passer du côté « ami » de la force. Finalement, elle se penche vers le garçon et lui chuchote à l’oreille : « Et puis, je ne pourrais pas. J’ai le vertige. » Traverser le ciel à dos de griffon n'est pas vraiment une expérience qu'elle a envie de tenter. Et même si on lui a assuré que certains chevaucheurs et voltigeurs ont le vertige, et qu'il ne se ressent même pas une fois dans le ciel, elle ne veut même pas en entendre parler. Elle se redresse et le regarde, un brin d’inquiétude dans la voix. « Tu ne le dis à personne, hein ? » Qui sait, peut-être trouvera-t-il ce secret plus important que son métier. Peut-être ne pensera-t-il plus à Aubrée apprentie assassin. L’espoir fait vivre.

Quand Arsène évoque l’effondrement des tribunes, Aubrée acquiesce. C’est vrai. C’était le plus terrible. Elle se souvient de la panique générale, de la peur qu’elle a ressentie, amplifiée par le fait de savoir sa mère et son mentor – ses deux repères – dans l’arène, et sa sœur dans les gradins. « C’est vrai. C’était sans doute le pire moment. » Elle s’étire. Elle ne veut plus y penser. « Bon, changeons de sujet. Tu veux faire quoi toi, plus tard ? Voltigeur ? » Un sujet un peu bateau, mais qui l’intéresse. Histoire d’en savoir un peu plus sur le petit homme qui lui fait face, et qui sais maintenant l’essentiel de sa vie.

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Message Sujet: Re: Je vais suivre chacun de tes pas   Jeu 20 Avr - 21:26

Et voilà, encore une victoire ! Décidément, Arsène devrait peut-être songer à se transformer en guide pour de vrai. Ils sont nombreux, ceux qui ne connaissent rien à Lorgol, et peut-être pourrait-il les alpaguer, près des quais ou de la tour des Mages. Il les guiderait, et suivant s’ils sont sympathiques ou pas, les amèneraient à se faire détrousser ou leur soutirerait quelques fleurons pour la visite. Voir même peut-être les deux ! Arsène se plonge dans ses projets d’avenir, réfléchissant à qui il pourrait bien penser pour le suivre dans ce plan plus que merveilleux, quand la jeune femme reprend la parole. Ils évoquent le tournoi, lieu de leur première rencontre, même si Arsène ne se souvient pas de la blondinette.

Il est surpris le petit, de savoir qu’elle est la fille d’une Championne. D’une Voltigeuse en plus, rien que ça ! Il hoche la tête en réponse à la question d’Aubrée, songeur. Oui, Grâce, il sait qui c’est. Il l’a déjà vu à la taverne de la Rose, et tourner autour de l’Audacia. Il a teinté Corail, sa griffone, et il se rappelle avec amusement l’image de la Voltigeuse dessinée dans son esprit par sa compagne de vol. Mais quand même, c’est étrange, il ne l’a jamais vu avec un enfant. Elle est la marraine de Lucy, et puis c’est bien tout. Elle les met où, ses filles, quand elle vient à la Taverne ? Elle pourrait les emmener, tout de même !

Mais Arsène se garde bien de partager ses pensées avec la jeune femme. Alors, il préfère lui demander pourquoi elle n’est pas devenue Voltigeuse, plutôt qu’autre chose. Et quand Aubrée répond qu’elle n’est pas intéressée, l’enfant se retient de lever les yeux au ciel, se préparant à argumenter à quel point c’est génial un griffon, et de lister point par point à quel point être Voltigeur est enviable, quand la jeune femme lui avoue qu’elle a le vertige. « Oh.» Arsène est vaguement déçu pour elle, en fait. « Non, je ne le dirais pas, tu dois te trouver assez inutile comme ça. » Ce n’est pas vraiment gentil, il le sait, de dire cela mais... autant être réaliste, c’est nul d’avoir le vertige ! Elle ne peut rien faire, à part rester les deux pieds collés au sol. Ni grimper sur les toits, ni courir le long des balcons, ni sauter d’une fenêtre pour atterrir dans le canal. Enfin, ça, ce n’est pas réellement encouragé, mais quand Arsène se préoccupe-t-il de savoir ce qu’il a le droit de faire ou pas. Tous les garçons de Lorgol ont essayé, sans doute. Beaucoup ont rapportés s’être fait mordiller les chevilles par un crocodile, d’ailleurs. Mais quand même ! C’est triste de ne pas pouvoir le faire !

Il se sent quelque peu désolé pour elle, Arsène. Peut-être que quand il lui fera visiter Lorgol, un jour, il ne la fera pas payer le plein tarif. Peut-être bien. En attendant, elle lui pose une question bien malheureuse, et elle comme lui passent bien vite à un autre sujet. L’effondrement des gradins, le tournoi en lui-même également, ce sont des souvenirs qu’il faut mieux éviter de trop remuer, si l’on ne veut pas faire trop de cauchemars. Aubrée préfère lui parler de son avenir, et Arsène ne réfléchit pas longtemps avant d’acquiescer. « Oui, Voltigeur, c’est bien. Je connais beaucoup de griffons, déjà. J’ai même volé avec eux ! Et avec un dragon, aussi ! » Deux dragons, en fait.

Voltigeur, c’est un choix de carrière honorable, en tout cas. Il ne peut pas réellement lui dire qu’il veut devenir Pirate-Voleur-Voltigeur, elle finira par se méfier de lui. « Pourquoi tu veux tuer des gens, toi ? » Enfin, il pense qu'elle est une apprentie assassin, elle n'a pas réellement confirmé. Mais Arsène n'est pas réellement connu pour être du genre à oublier, quand il a une idée derrière la tête.

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Message Sujet: Re: Je vais suivre chacun de tes pas   Dim 30 Avr - 17:36

Finalement, toute la méfiance que pouvait entretenir Aubrée envers Arsène est retombée, la surprise du garçon en apprenant son identité le prouve. Et tant mieux ; Aubrée n’aime pas se méfier des gens, comme ça, et ne pas savoir sur quel pied danser en leur présence. Surtout lorsque les gens en questions sont des enfants. Et qu’ils sont aussi mignons qu’Arsène. Car oui, la blondine le trouve vraiment adorable, avec ses grands yeux bleus.

Adorable, oui.

Du moins, jusqu’à son commentaire, quand elle lui a appris qu’elle avait le vertige. Aubrée l’a d’abord regardé, interdite. Avait-elle mal entendu ? Visiblement, non. Et, pire ! Le ton employé n’était même pas moqueur, ou taquin. Non. Arsène paraissait presque… déçu. Et sa réponse était franche ; il pensait réellement ce qu’il disait. Elle se renfrogna, un brin froissée par ces paroles. La vérité sort peut-être de la bouche des enfants, mais c’est vexant. « Non, mais, ça va, hein. Je sais faire d’autres choses, tu sais. » Toute répartie s’est envolée, face à cette remarque inattendue, surtout venant de quelqu’un d’aussi jeune, ajoutant à la vexation d’Aubrée.

La suite de la discussion lui fait vite oublier cette petite bouderie. Et quand Arsène lui annonce qu’il veut faire Voltigeur, elle sourit. Son enthousiasme quand il lui parle des dragons et des griffons est réel. Aubrée veut bien le croire, quand il lui dit qu’il a déjà volé avec eux. « Et bien, je pense que tu seras un grand Voltigeur, plus tard, si tu t’entraînes déjà ! » Et puis, par curiosité, elle lui demande : « C’était bien ? Tu as volé avec qui ? » Elle ne connait pas vraiment les Voltigeurs et Chevaucheurs d’Arven, mis à part sa mère, bien sûr, mais cela l’intéresse quand même.

Et voilà Arsène, qui revient à la charge, avec ses questions sur sa vie à elle. A nouveau, Aubrée le regarde longuement, mais cette fois, elle esquisse un petit sourire. « Pour faire parler les petits garçons. Visiblement, ça fonctionne. » Elle regarde autour d’elle, pour être certaine que personne ne les écoute, avant de reposer les yeux sur le petit brun, et de sourire encore. « Pourquoi me demander ça ? Tu trouves que ce n’est pas un choix de carrière honorable ? Tu penses que Voltigeur, c’est mieux, comme travail ? » C’est une vraie question, qu’elle lui pose, et elle est curieuse de sa réponse.

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Message Sujet: Re: Je vais suivre chacun de tes pas   Lun 8 Mai - 22:44

Il ne se doute pas Arsène, qu’Aubrée le soupçonne d’être un espion à la solde de ses frères. Pourquoi le ferait-il ? il ne sait même pas qu’elle vient de Bellifère. Il la plaindrait, sans doute, si c’téait le cas. C’est tellement triste, d’être une fille là-bas ! Arsène, lui, a vécu dans un monde où les filles sont aussi fortes que les garçons, se voient confier les mêmes tâches, les mêmes épreuves. Alors oui, il les plaint les filles de Bellifère, obligés de se plier à des traditions ridicules. En tout cas, garçon ou fille, cela n’empêche pas Arsène de dire ce qu’il pense, et c’est la jeune fille qui en fait les frais. Il l’a vexé, il le voit bien l’enfant, mais présenter ses excuses ne lui passe même pas par la tête. Après tout, c’est vrai non ? Aubrée proteste, mais Arsène se contente de la regarder d’un air dubitatif, sans rien ajouter. Oui, si ça lui fait plaisir, elle n’est sans doute pas totalement inutile avec sa peur du vide. Elle peut, heu... faire des choses très intéressantes depuis le sol. Sûrement.

Ils parlent griffons, ensuite. Et dragons, un peu. Il ne tarit pas d’éloge sur ces êtres extraordinaires, Arsène, et Aubrée l’a bien compris visiblement. Lui, un grand Voltigeur ? L’endroit où Valda l’a marqué de son signe le chauffe un peu, comme à chaque fois qu’il y repense. Il n’a pas osé demandé, Arsène, si c’était réel, cette sensation, ou un simple fruit de son imagination. Il sera peut-être un grand Voltigeur, oui. Peut-être, ou peut-être pas. Mais il continuera d’adresser de ferventes prières à Valda, pour la remercier d’avoir gardé Mélusine, et Hiémain, en vie. Ilse, aussi. Pour sa mère adoptive, ça n’a pas marché, mais il ne priait peut-être pas assez fort en ce temps là, Arsène. Parler des griffons l’empêche pourtant de sombrer dans la mélancolie et, avec la vivacité caractéristique d’un enfant de douze ans, la tristesse s’éloigne pour laisser la place à un acquiescement enthousiaste. « C’était génial ! J’avais l’impression d’être un oiseau. » Il ne lui dit rien, de la peur qu’il a éprouvé, de la panique, de cette sensation de vide sous ses pieds. De cette impression de dominer le monde, de dominer Arven, et que rien ni personne ne pourra jamais l’atteindre. Il ne veux pas qu’elle se moque, ou qu’elle le pense étrange. « J’ai volé avec Iode, le griffon de Marianne. Elle a gagné une Opale. » Indique Arsène, fier de lui. « Et Ferveur, le dragon. Et... et Serment, le dragon d’une mage de bataille ! » Guérisseuse, la mage, mais encore une fois, Aubrée n’a pas besoin de tous les détails. « Tu ne connaîtras jamais ça, c’est triste. » Glisse Arsène, taquin, virevoltant d’un pas pour s’éloigner de la proximité immédiate de la jeune fille. On ne sait jamais, elle pourrait mal prendre sa franchise !

Mais elle ne semble pas énervée contre lui, la jeune femme. Sa pique envers sa curiosité arrache un grognement d’agacement à Arsène, qui penche la tête pour la regarder quand elle lui pose une question. Assassin ? Pas un métier honorable ? Peut-être qu’aux yeux de beaucoup de gens, c’est le cas. Mais il est un voleur, Arsène : élevé sur les pavés de la Cour, il a vu son lot de choses qu’un enfant ne devrait pas connaître, et il n’a probablement pas la même version du Bien et du mal que la plupart des gens. « Je n’y connais pas grand chose en honneur, moi. J’ai douze ans. » lui fait remarquer Arsène, sans répondre réellement à la question. L'honneur des voleurs, les serments de la Cour des Miracles, il connaît, oui, et ne les trahira pas. Les voleurs sont plein d’honneur, en un sens. Les assassins aussi, peut-être. « Je n’aimerais pas tuer des gens, mais les Voltigeurs en tuent aussi, parfois. Je ne sais pas si c’est mieux. » C’est bien ça la question d’Aubrée, non ? Il n’est pas réellement sûr qu’il existe un mieux, Arsène : les Voltigeurs tuent pour leur duché, les assassins tuent pour leurs clients, mais au final, Arven en souffre tout autant. « Tu crois que c’est mieux, toi ? » Elle dirait quoi, la mère d’Aubrée, si elle savait que sa fille tue des gens ? Qu ce n’est pas bien ? Ou que si elle a été choisie par Lida, c’est qu’au fond, être assassin était sa voie ?

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Message Sujet: Re: Je vais suivre chacun de tes pas   Sam 20 Mai - 17:32

Aubrée l’écoute en souriant. Il a l’air si enthousiaste quand il parle de griffons et dragons. Et il ne tarit plus d’éloges sur ces énormes bestioles. Il lui fait un peu penser à Agathe, qui est capable de tenir toute seule une conversation avec son babillage incessant. Elle se demande avec amusement si elle aussi peut parler d’un sujet avec autant de passion. Peut-être à propos des hommes de Bellifère et de leur misogynie. Là, il est certain qu’elle pourrait y passer des heures.

A chaque nom énuméré par Arsène, la jeune femme hoche la tête. Elle ne sait pas qui sont tous ces dragons et griffons cités, bien peu familière de cet univers. Il faut dire que le seul griffon dont elle sait le nom, c’est Corail, parce que c’est celui de sa mère, et c’est à peu près tout. Mais ça, elle ne le dit pas. Elle n’a pas envie de briser l’enthousiasme de l’enfant. Par contre, à sa nouvelle pique contre elle et son vertige, elle grogne et essaie de lui attraper le bras, mais le garçon est trop rapide, et ses doigts ne se referment que sur du vide. « Par contre, je connais très bien  Seulement, cette fois, elle sourit au lieu de se vexer. Il cherche à l’embêter ? Très bien. Elle aussi, peut se montrer directe, et le taquiner aussi.

L’occasion se présente d’ailleurs dans la suite de la conversation, dans sa réponse à sa curiosité un peu trop virulente envers son apprentissage. Elle sourit plus largement en l’entendant grogner. Chacun son tour, petit Arsène. Mais il n’ajoute rien, préférant réfléchir un peu à la question qu’elle lui pose, pour finalement ne pas réellement répondre à sa question, lui donnant plus ou moins volontairement une information sur son âge. Aubrée hausse les sourcils. « Douze ans ? T’es vraiment petit en fait. » Elle exagère, et elle le sait. Mais il a sept ans de moins qu’elle, et elle estime que ça suffit pour le ranger dans la catégorie « petit ». Elle acquiesce à sa réponse suivante, déjà un peu plus précise. Elle plisse les yeux. « C’est vrai. Mais pourquoi vouloir faire Voltigeur si tu ne veux pas tuer ? Juste pour pouvoir voler – ce qui est déjà une idée étrange ? » Non, il y a peut-être une autre raison. Ou alors, il ne veut pas vraiment faire Voltigeur, et il lui dissimule quelque chose. Ou encore, il n’en sait absolument rien. Il est encore petit après tout. Il a le temps, pour ce genre de choses. Cependant, elle hésite à sa question. Croit-elle déjà qu’il y ait un mieux ? et mieux, dans quel sens, par rapport au métier, ou par rapport à la personne ? « Je ne sais pas si Voltigeur, c’est mieux qu’assassin. Je crois que non, même, et que tous les métiers se valent. » Ou presque. C’est vrai qu’il vaut sans doute mieux être assassin ou pirate que servante dans un palais, par exemple. « Mais par contre, je crois qu’il n’y a que des… des voies, qui te correspondent ou non. Ou qui s’imposent d’elle-même parfois, comme des évidences. » Ce qui s’est plus ou moins passé en juin dernier pour elle et sa sœur. Elles n’ont pas eu le choix, et se sont pliées aux exigences du Destin, mais à aucun moment Aubrée n’a regretté d’avoir accepté la proposition de Lia. Pour Agathe, elle ne sait pas, mais elle espère que c’est la même chose. Soudain prise d’un élan de curiosité, elle change complètement de sujet et lance. « Dis-moi Arsène, tu as des frères et sœurs ? » Oui, c’est soudain, comme question. Oui, c’est inattendu. Non, ça n’a rien à faire dans cette conversation. Mais Aubrée a envie d’en savoir plus sur le bonhomme, lui qui s’arrange depuis tout à l’heure pour la faire parler sur elle.

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Message Sujet: Re: Je vais suivre chacun de tes pas   Ven 2 Juin - 22:39

Arsène lui sourit avec insolence quand Aubrée cherche à l’attraper, suite à la nouvelle taquinerie de l’enfant. Il est plus vif qu’elle, non mais ! Ou alors, il a l’habitude de devancer les intentions des gens, et sait pertinemment que s’il continue à agacer la jeune femme, elle finira par répondre plus énergiquement à ses piques amusées. Ou par répondre tout court : petit, lui ? Arsène la regarde avec indignation, avant de lui lancer avec suffisance. « Mais moi, je vais grandir. Toi, tu pourras jamais voler si t’as le vertige ! » D’abord ! Ceci dit, il est vexé le petit, parce qu’il n’est pas si petit que ça, d’abord, et ensuite parce que c’est toujours vexant d’être traité comme un enfant par une demoiselle qui n’est pas si vieille que ça. Ca lui plairait, à elle, si il décidait de l’appeler Dame Aubrée, comme si elle avait des années de plus ?

Il lui raconte, Arsène, un peu. Il se raconte, pas assez sans doute pour qu’elle sache réellement qui il est, mais bien assez pour qu’elle lui fasse un minimum confiance. Elle ne comprends pas, pourtant, qu’il ne veut pas tuer. Enfin, il ne l’a jamais fait, donc si ça se trouve, cela ne lui déplaira pas. Il n’en sait rien, après tout. Il est petit, encore, il a le temps de choisir. Et sa vie, en ce moment, a prit un tel tournant innatendu qu’il ne sait plus vraiment vers quoi s’orienter. Voleur, c’est... ce qu’il est. Cela plaisait à Cassandre. Mais Mélusine, désormais, attend peut-être autre chose de lui. Il n’en sait rien, en vérité. Et Voltigeur, évidemment, ça donne envie. C’est, de toute façon, ce que tous les enfants rêvent de devenir, non ?

Aubrée réfléchit sérieusement à sa question, du moins, elle en a l’air. Il hoche la tête l’enfant, espérant un peu que la jeune fille dise vrai. Parce que si c’est vrai, ça veut dire qu’il pourra trouver sa voie alors que pour l’instant, celle-ci lui semble bien obscure. Enfin, pour l’instant, il a encore un peu de temps pour y penser. C’est comme ça, qu’Aubrée est devenu assassin : il n’en doute guère plus, désormais, Arsène. Il aimerait bien lui poser la question, mais la jeune femme le devance avec une autre. Des frères et sœurs ?

Il n’en sait rien, Arsène. Rien du tout. Il aimerait croire que non, que sa mère l’a abandonné et n’a jamais eu d’autres enfants, mais qu’en sait-il ? C’est peut-être lui qu’elle a abandonné, seulement lui, et pas les autres. S’il y en a eu d’autres. La question de la jeune fille le prend bien plus au dépourvu qu’elle ne le devrait, il le sait, Arsène. Alors, il ment, veillant à ne pas laisser paraître son trouble. Il sait bien mentir, Arsène, s’inventer des vies, des parents, alors, pourquoi pas des frères et sœurs ? « Un grand frère, plus grand que toi - tiens, ça c’est pour le « petit » de tout à l’heure ! - et une petite sœur. Et toi ? » Il est sûr qu’elle n’est pas fille unique, Aubrée. Elle ne se comporte pas comme une fille unique. Elle s’intéresse à lui, elle accepte ses piques de bonne grâce... non, il est sûr qu’elle en a. Un frère, sûr. Plus petit, peut-être. Et maintenant qu’elle parle de frères et de sœurs, Arsène retrouve cette impression de la connaître, qu’il a déjà éprouvé et qui l’a poussé à suivre la jeune femme, tout à l’heure. Il ne la connaît pourtant pas, Aubrée, il le sait.

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Message Sujet: Re: Je vais suivre chacun de tes pas   Ven 9 Juin - 19:20

Arsène a mal pris sa réflexion sur son âge. Et il s’est empressé de rétorquer et de l’attaquer à nouveau sur son vertige. Aubrée regrette presque de lui avoir fourni cette information. Mais ils sont maintenant sur un pied d’égalité. La blondine sourit doucement. « Bah. Tant que tu seras plus jeune que moi, tu seras petit, c’est tout. » Et ça, c’est pas prêt de changer. « Et puis, je n’ai aucune envie de voler, donc ça ne me pose aucun problème, après tout. » Et ce n’est pas tout à fait vrai. Elle aimerait bien, des fois, comprendre ce qui motive les Voltigeurs et Chevaucheurs, ou ce qui pousse les gens à dire qu’ils aiment bien se promener en hauteur, se balader sur les toits, ou à s’asseoir les pieds dans le vide, parce qu’ils se sentent libres. Elle, elle sent surtout son ventre faire des nœuds et sa respiration se bloquer, mais chacun son avis.

Ils en viennent à parler futur. Aubrée comprend que l’enfant ne sait pas vraiment, encore. Mais il a le temps de réfléchir. Et puis, il est intelligent, il finira par trouver, et tout se fera naturellement. C’est pour cela qu’elle change totalement de sujet, et parce qu’elle est curieuse, elle lui pose une question sur sa famille. Question qui désarçonne totalement le garçon. C’est bien normal ; la jeune femme met son trouble sur le compte de la surprise, et reçoit sa réponse avec un petit sourire. Elle ne se doute pas le moins du monde qu’il s’agit d’un mensonge ; pourquoi mentir sur ce point si anodin ? Elle tique néanmoins sur la précision quant à l’âge du grand frère, comprenant facilement qu’il s’agit d’une autre pique, une petite vengeance pour tout à l’heure. Cependant, elle ne réagit pas. « Oh ! Moi aussi j’ai une petite sœur. » Et deux frères. Mais ça, c’est accessoire. Et surtout, ils ne comptent plus comme tels dans le cœur et la tête d’Aubrée. Déjà qu’elle ne les appréciait pas vraiment, ils ont encore baissé dans son estime quand ils ont essayé de l’enlever, lors du Tournoi… Son sourire se crispe. Elle ne doit plus penser à ça. Elle en fait encore des cauchemars, la nuit, et elle s’efforce d’effacer ces pensées de son esprit le jour. Ce ne serait pas vivable, sinon. Alors, vite, elle enchaîne, en ajoutant des précisions pas réellement nécessaires. « Elle s’appelle Agathe. Elle a deux ans de moins que moi. Il paraît qu’on se ressemble. »  Elle penche un peu la tête. « Et tes frère et sœur, comment ils s’appellent ? Ils vivent à Lorgol aussi ? Tu me les présenteras ? » Elle n’imagine pas un seul instant que ce n’est pas vraiment possible. Ni qu’Arsène connaît déjà Agathe. Elle n'a toujours pas fait le lien entre le jeune Arsène et sa cadette.

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