AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Que ma douceur m'accorde ta confiance

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
La Noblesse
avatar

Messages : 1144
J'ai : 25 ans
Je suis : duchesse de Bellifère, autrefois astronome à l'Observatoire de Val-du-Ciel, mon observatoire.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Augustus d'Ibélène
Mes autres visages: Marjolaine du Lierre-Réal & Lancelot l'Adroit & Liry Mac Lir
La Noblesse
Message Sujet: Que ma douceur m'accorde ta confiance   Sam 21 Jan - 4:13


Livre II, Chapitre 1 • Les Sables du Temps
Mayeul de Vifesprit & Séverine Belastre

Que ma douceur m'accorde ta confiance

Ou les astuces d'une dame en quête d'alliés



• Date : 17 octobre 1001
• Météo :  Temps clair
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Séverine rend visite à un Mayeul en rémission de ses blessures du Tournoi des trois Opales avec pour motif d'approfondir d'anciennes relations.
• Recensement :
Code:
• [b]17 octobre 1001 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t1674-que-ma-douceur-m-accorde-ta-confiance]Que ma douceur m'accorde ta confiance[/url] - [i]Mayeul de Vifesprit & Séverine Belastre[/i]
Séverine rend visite à un Mayeul en rémission de ses blessures du Tournoi des trois Opales avec pour motif d'approfondir d'anciennes relations.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
La Noblesse
avatar

Messages : 1144
J'ai : 25 ans
Je suis : duchesse de Bellifère, autrefois astronome à l'Observatoire de Val-du-Ciel, mon observatoire.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Augustus d'Ibélène
Mes autres visages: Marjolaine du Lierre-Réal & Lancelot l'Adroit & Liry Mac Lir
La Noblesse
Message Sujet: Re: Que ma douceur m'accorde ta confiance   Sam 21 Jan - 4:14

La famille de Vifesprit n'a jamais été particulièrement liée avec la famille de Mauve, deux baronnies quelconques de Sombreciel, on eut plutôt parlé de vagues connaissances, se croisant par-ci et par-là dans les soirées auxquels elles étaient toutes deux invitées.  Une baronnie qui jusqu'alors n'avait jamais été particulièrement attirante pour cette noble famille aux ambitions élevées qu'était celle de Mauve, jusqu'à ce que tout ne soit bouleversé par la mort subite et prématurée des détenteurs de la baronnie et par la déchéance de leur unique héritière.  Désastreuse situation qui appelait à la vengeance, mais que pouvait bien accomplir seule une petite baronne déchue de ses titres?  Il faut des alliés.  Et quand il est question de trahison, autant aller chercher ses alliés là où on ne rencontrera pas de résistance.  En toute vérité, Séverine n'avait que très peu de respect pour la famille de Vifesprit, tous un peu à l'image du merveilleux duc de Sombreflamme, c'est-à-dire complètement immergé dans les plaisirs de la drogue, au point d'en oublier la réalité du présent.  Elle n'avait eu autrefois d'estime que pour la jeune fille de la famille, mais celle-ci était passé dans l'autre-monde depuis déjà fort longtemps.  Il était impossible d'entretenir quelque discours sensé que ce soit avec la baron et la baronne, or elle faisait reposer ses espoirs sur le jeune héritier, Mayeul, un jeune homme plus ou moins de son âge, et nettement plus facile d'approche que ses parents pour la bonne raison qu'il ne se cantonnait pas en Sombreciel, mais se déplaçait ailleurs dans le continent.  Et c'était un avantage non-négligeable pour la jeune femme constamment surveillée par le fidèle bras droit de Castiel : on ne pouvait pas être aussi méticuleux à Lorgol que dans sa petite baronnie peu peuplée et où elle ne cachait pas sa présence.

Depuis peu en route pour Lorgol lorsqu'elle apprit que le jeune homme s'y trouvait pour se soigner des blessures acquises pendant le Tournoi des trois Opales, elle prit la décision de jeter les bases de relations plus intimes avec le jeune homme.  Elle ne prévoyait pas entrer dans le vif du sujet dès lors, mais plutôt jeter les premiers ponts d'un rapprochement entre eux.  Il fallait d'abord tâter le terrain, envouter aussi, attirer la confiance du jeune homme qui aux yeux de la brunette aurait bien des raisons d'en vouloir à son duc.  Ou pour le moins de ne pas l'apprécier particulièrement, comme elle soupçonnait que c'était le cas pour plusieurs titrés du duché.

Une fois arrivée à Lorgol, elle laissa passer quelques jours avant d'aller faire sa visite au jeune homme : prudence.  Il n'aurait pas été très sage de se lancer dans ce genre de démarches dès son arrivée à la ville aux mille tours.  Puis bon, il fallait aussi s'assurer de la présence du jeune homme à la maison et éviter de se déplacer pour rien.  C'est donc d'une aimable lettre qu'elle annonça sa visite et comme rien ne semblait vouloir empêcher la rencontre, elle se présenta de bon matin à la tour de la famille de Vifesprit élégamment vêtue dans toute la saveur d'une Cielsombroise, un paquet à la main.  Elle n'avait pas de plan précis sur la façon dont elle ferait son approche pour le moment, elle s'était d'avance décidée à voir en fonction de l'accueil qui lui serait fait.  Elle n'avait point vu Mayeul depuis assez longtemps, retirée de la vie mondaine depuis l'exécution de ses parents, tâchant de se faire oublier autant que possible.  Elle ne savait donc rien des états d'esprit actuels du jeune homme sinon ce que les racontars en disaient et c'était le simple bon sens que de savoir qu'il était vain de se fier à ceux-ci : on s'en retrouvait fortement trompés.

Lorsqu'elle se retrouva en présence de son aîné, elle constata qu'il n'avait pas tellement changé depuis la dernière fois qu'ils s'étaient rencontrés, sinon qu'il avait pris un peu d'âge, mais c'était une chose normale.  Elle le salua presque timidement, embrassant cette douce facette d'elle-même dont elle savait si bien jouer lorsqu'elle en avait besoin.  Elle n'était pas certaine de l'accueil qu'elle recevrait et préférait garder le profil bas pour commencer et laisser le maître des lieux mener l'entretien.  Du moins, pour le début.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Les Voltigeurs • Modo
avatar

Messages : 2754
J'ai : 30 ans
Je suis : Voltigeur de Nuage, Major du Vol de Valkyrion, division de Svaljärd
Héritier de Vifesprit, petite barronie à l'Ouest de Sombreciel

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Castiel, Duc de Sombreciel Augustus, Empereur d'Ibélène
Mes autres visages: Arsène Albe - Maximilien de Séverac
Les Voltigeurs • Modo
Message Sujet: Re: Que ma douceur m'accorde ta confiance   Mer 25 Jan - 19:51

Il n’en peut plus, Mayeul, de cette convalescence qui s’éternise. Réellement, il en a marre des médecins qui s’assurent que son épaule guérisse bien, qu’il est un sage petit patient et avale bien les diverses drogues qu’on lui donne. Oh, pas qu’il se plaigne de cet aspect des choses, clairement : ce qu’on lui donne est suffisamment fort pour l’empêcher de se réveiller en plein cauchemar, ou pour lui faire voir des choses qui n’existent pas et l’apaisent tout de même. Il n’a presque plus mal - presque - mais n’a toujours pas reçu l’autorisation de remonter sur son griffon. Autorisation dont il se passe largement, certes, mais il sait bien que c’est la condition essentielle à sa réintégration dans son Vol.

Quoi qu’il en soit, Mayeul s’ennuie ferme. Il a beau claironner être en forme, Nuage le connaît bien, et ne l’autorise pas à dépasser ses limites. Il est encore en convalescence, et il y a une bonne raison à ça : les maux de têtes se sont espacés, mais il a encore mal à l’épaule dès qu’il s’en sert un peu trop longtemps. Alors il trompe son ennui comme il peut, le voltigeur cloué au sol, entre lecture et soirées dans Lorgol, et drogues. Peut-être un peu trop des deux derniers. C’est pour ça que quand la lettre de Séverine lui est parvenu, il s’y est intéressé. Au moins, cela change de son quotidien particulièrement morne depuis le Tournoi.

Il ne se rappelle pas vraiment de Séverine, Mayeul. C’était Mathilde, qui s’occupait de politique, pas lui. Évidemment, comme beaucoup de Cielsombrois, il a suivi l’histoire des parents de la jeune femme, leur déchéance et leur mort. Mais il était au loin, lui, en ce temps là. Alors oui, cela fait énormément de temps qu’il n’a pas croisé la jeune femme, et il ne se souvient presque pas d’elle, ce qui rend sa lettre d’autant plus étrange et curieuse. Et d’autant plus intéressante, cela va sans dire. Rencontrer Séverine est une bouffée d’oxygène bienvenue, et il a hâte de savoir ce qu’elle lui veut. Car il n’est pas encore complètement stupide, Mayeul : elle ne lui a pas écrit simplement pour prendre de ses nouvelles après sa chute spectaculaire, assurément. Aussi légère que soit sa tête après les drogues dont il a abusé cette nuit, le Voltigeur sait très bien que les visites simplement courtoises sont rares, surtout de gens que vous n’avez pas vu depuis de longues années.

Mais puisqu’il est curieux, il a accepté de la recevoir, et c’est lui-même qui lui ouvre la porte. Vifesprit ne rapporte plus assez d’argent pour avoir des serviteurs à temps plein, aussi la jeune servante qui s’occupe de maintenir vaguement la tour en état ne vient que le matin, pour cuisiner quand le maître des lieux est là, s’occuper des tâches quotidiennes. Cela ne perturbe pas Mayeul : il est Voltigeur avant d’être noble, ou presque, et a depuis longtemps pris l’habitude de s’occuper de lui. La jeune femme sur le pas de la porte, pourtant, c’est peut-être une autre histoire : élégamment vêtue d’une robe qui clame bien ses origines cielsombroises, elle semble bien plus lumineuse et altière que le Voltigeur. Ce n’était pas une bonne idée, définitivement, de participer à la soirée de hier. Les traits tirés de Mayeul l’attestent, il n’est pas des plus frais.

« Dame Belastre, c’est un plaisir de vous revoir. » Son sourire se fait charmeur, tandis qu’il l’invite à l’entrer. « Même si pour être tout à fait honnête, votre lettre m’a surpris. Cela fait bien longtemps que je n’ai pas eu l’honneur de vous croiser. » Qu’importe la fatigue ou les drogues qui courent dans son organisme, ou la douleur de son épaule qui lui rappelle qu’il n’est pas entièrement guéri, Mayeul maîtrise toujours le charme et l’affabilité. « Et aussi fort que j’aimerais croire que vous êtes là pour mon charme et mon statut de gagnant d’une Opale, je vous avoue que je m’interroge sur la raison de votre venue. Bien que je n’en sois nullement déçu, vous êtes ravissante. » Il lui sourit avec chaleur, le Voltigeur, laissant ses yeux se poser sur la tenue de la jeune femme peut-être quelques secondes de trop avant de la précéder dans la Tour, la conduisant jusqu’à un salon au milieu duquel la cheminée pétille gaiement, chassant la froideur de l’extérieur.

_________________


"What am I supposed to do
when the best part of me
was always you?"

The Script, Breakeven

Yeah :
 
Paroles : indigo
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Noblesse
avatar

Messages : 1144
J'ai : 25 ans
Je suis : duchesse de Bellifère, autrefois astronome à l'Observatoire de Val-du-Ciel, mon observatoire.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Augustus d'Ibélène
Mes autres visages: Marjolaine du Lierre-Réal & Lancelot l'Adroit & Liry Mac Lir
La Noblesse
Message Sujet: Re: Que ma douceur m'accorde ta confiance   Ven 27 Jan - 6:25

Séverine esquissa un sourire entendu à la remarque de son hôte.  Les dernières rumeurs qu'elle avait entendues à son sujet ne le dépeignaient pas comme un homme particulièrement éveillé, ce que sa tenue pouvait donner comme impression, en effet, mais il fallait bien reconnaître une fois de plus que les rumeurs ont leurs propres limites de véracité.  Cela n'embêtait pas la jeune femme, bien au contraire, elle voyait en cet accueil un encouragement à déposer son plaidoyer entre les mains de cet homme.  Du moins, une partie de celui-ci, après tout elle ne désirait qu'une seule chose : gagner sa confiance et se trouver un appui dans ce monde où elle était si isolée.  Elle-même… eh bien, elle ne pouvait faire confiance à personne.  Du moins pas dans l'absolu.  En attendant, il y avait bien longtemps qu'on ne lui avait pas donné du « Dame Belastre », ni qu'on ne l'avait accueilli avec autant de flatterie et son orgueil en était flatté.  Il fallait bien admettre que l'héritier de Vifesprit avait du charme et elle n'y était pas insensible.  Elle se laissa donc conduire par le voltigeur dans ses appartements jusqu'à un petit salon où Séverine se sentit confortablement au chaud.  Sans attendre d'y être invitée, elle s'installa sur le premier siège qu'elle rencontra et s'accorda un instant pour observer la décoration et le mobilier, sur lesquels elle ne passa point de commentaires.

« Je ne suis point étonnée de vos interrogations, Monsieur de Vifesprit.  Après tout, la dernière fois que nos routes se sont croisées, à vos yeux, je ne devais être qu'une enfant.  Le souvenir doit vous en être plutôt vague, » fit-elle pour commencer.  Elle ne voulait pas offrir de réponses comme sur un plateau d'argent non plus.  Elle était venue tâter le terrain, voir s'il y avait moyen de trouver un appui en tant qu'ami dans le reste de la noblesse Cielsombroise.  Elle lissa les plis de sa robe : elle prenait toujours bien soin de sa tenue, mais plus particulièrement ce jour-là, elle s'était parée d'élégance.  Elle craignait de paraître plus désoeuvrée qu'elle ne l'était réellement.

« Il serait mal à moi de convenir être venue pour vous féliciter d'avoir gagné votre Opale, puisque ce n'est pas le motif réel de ma visite, mais on ne peut pas dire que votre charme n'y est pour rien, dit-elle sur un ton amusé, Par ailleurs, bien que je ne sois pas là pour cela, sachant que vous avez été plutôt gravement blessé, ce serait un grave écart aux règles élémentaires de la politesse d'être venue les mains vides.  J'ai pris la liberté d'insérer quelques spécialités de Mauve, j'espère qu'elle vous plairont. »

Séverine ne connaissait rien que ce qu'elle avait entendu des blessures de Mayeul, or elle avait jugé mal avisé d'essayer de se procurer à l'aveuglette herbes médicinales et autres.  De ce fait, elle avait donc décidé de lui offrir ce que sa baronnie produisait de mieux, la muse des peintres, ce stupéfiants utilisés par les artistes.  Même sans les rumeurs, elle en aurait glissé un peu, car quel Cielsombrois ne touchait jamais aux drogues?  Elle-même, même en les évitant, ne se refusait pas ce petit plaisir parfois, assis du haut de son observatoire, étendue sur le sol, les yeux rivés vers le ciel.  Puis de toute façon, à Mauve, il ne poussait rien d'autre dont on pouvait tirer profit et elle aurait été malaisée de lui offrir quoi que ce soit d'autre.

Elle jeta un nouveau regard autour d'elle avant de fixer ses prunelles sombres sur le jeune homme.  C'était le moment de se jeter à l'eau.

« En toute honnêteté, je suis venu trouver un ami, je l'espère.  Je… suppose que vous êtes au courant du sort de ma famille, commença-t-elle prudemment, mais hésitante aussi, or me voilà donc isolée et laissée seule à moi-même, sans ressources. »

Et elle ne commençait qu'à ne le réaliser que maintenant, à quel point elle était faible et sans défense.  Elle ne se laisserait pas arrêter par  ce simple fait, c'était évident, mais sa détermination ne se porterait pas plus mal d'un peu de chaleur humaine, même si les bases de celles-ci s'accuserait d'abord dans le faux.  En se présentant chez cette vague connaissance, elle ne pensait pas à mettre à nu cette faiblesse d'elle-même, comme quoi le Destin a parfois pour nous de drôles de surprises.  Elle chassa d'un petit rire timide ces mauvaises pensées.  Méritée ou pas, soulever la question de l'exécution de ses parents restait un sujet particulièrement délicat qui rouvrait des blessures encore très mal soignée.

« Avec un discours comme celui-ci, mes intentions doivent vous paraître plus étranges encore, comme quoi je n'ai pas le talent des mots. »

Le plus étrange de cette situation, c'est que malgré ses desseins de dissimulation, elle agissait avec beaucoup plus de naturel qu'elle ne s'était d'abord imaginer pouvoir l'être.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Les Voltigeurs • Modo
avatar

Messages : 2754
J'ai : 30 ans
Je suis : Voltigeur de Nuage, Major du Vol de Valkyrion, division de Svaljärd
Héritier de Vifesprit, petite barronie à l'Ouest de Sombreciel

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Castiel, Duc de Sombreciel Augustus, Empereur d'Ibélène
Mes autres visages: Arsène Albe - Maximilien de Séverac
Les Voltigeurs • Modo
Message Sujet: Re: Que ma douceur m'accorde ta confiance   Ven 3 Fév - 22:44

Tout en l’accompagnant jusqu’à l’intérieur de ses appartements, Mayeul ne peut s’empêcher de détailler un peu plus la jeune femme. Elle est splendide, dans cette robe qui met ses atouts en valeurs, et il est bien difficile pour le Voltigeur de se reconcentrer. Son mal de tête n’aide pas réellement, non plus. Il s’accroche aux mots de la demoiselle, rassemblant les quelques fragments de mémoire épars qui flottent à la limite de son cerveau. Les drogues n’aident pas, définitivement, à ce souvenir de quelques détails comme des visages croisés des années plus tôt. Mais Séverine est assez agréable pour lui venir en aide, et il s’imagine vaguement reconnaître la jeune femme, guère plus qu’une fillette en ce temps. Mathilde chuchotant d’un air furieux - et amusée, il le savait - alors qu’il la faisait rougir sous des compliments qu’il ne pensait probablement pas.  

Elle n’est donc pas venue pour le féliciter, ce que Mayeul relève avec amusement, mais elle lui amène tout de même un cadeau, le sachant blessé. Et quel cadeau ! Cette drogue dont la noblesse de Sombreciel est si friande, rien que ça ! Mayeul ne parvient pas totalement à cacher sa satisfaction - pas qu’il ait une quelconque raison de la cacher, d’ailleurs -, prenant le paquet et le posant sur une table, près d’eux. Sait-on jamais, s’ils avaient envie de l’ouvrir rapidement ? Séverine, pourtant, finit par exposer en partie les raisons de sa visite, dans une humilité et une sincérité qui rend Mayeul quelque peu perplexe. Qu’espère-t-elle donc obtenir de lui, en se montrant aussi ouverte sur ses intentions ?

Elle avoue ne pas posséder le talent des mots, mais le Voltigeur se méfie tout de même. Qui sait dans quoi elle veut l’entraîner ? Elle semble attendre une réponse de sa part, en tout cas, et Mayeul la considère un instant encore avant de prendre la parole. « Merci pour votre présent Dame Bellastre, soyez sûre que je l’honorerais comme il se doit. » Un agacement fugitif traverse l’esprit du Cielsombrois, le faisait soupirer. Evidemment, il connaît l’histoire, ne serait-ce que vaguement. Il respecte la douleur de la demoiselle, et possède tout de même assez de tact pour ne pas lui demander plus de détails. Même s’il ne rechignera pas à en avoir, si elle se décide. « Qu’attendez-vous de moi exactement ? Même si je regrette le sort qu’ont connu vos parents, il ne m’appartient pas de dire quoi que ce soit à ce sujet. » Il est Voltigeur, après tout. Voltigeur de Sombreciel, et donc soumis à la couronne ducale. « Quand à être votre ami, bien évidemment, je n’ai rien contre un rapprochement. » Le sous-entendu est tellement limpide que Mayeul a presque l’impression de voir dans sa tête Nuage lever les yeux au ciel. « Même si je ne vois pas forcément en quoi cela pourrait vous aider. »

Il ne tourne guère autour du pot, Mayeul. Il a bien trop mal à la tête pour ça, de toute façon, et il est curieux. Elle a raison, Séverine : sa visite pique l’intérêt du Champion de Sombreciel, et il est réellement curieux de savoir ce qu’elle lui veut. Sans ressources, a-t-elle dit. Peut-être qu’elle veut qu’il participe à une levée de fond, pour il ne sait trop quoi. Remettre en état les ruines que Castiel a laissé en lieu et place de son domaine familial, peut-être. Il n’est que Voltigeur, lui, et héritier de Vifesprit ou pas, son domaine n’a jamais été un modèle de prospérité. Pas depuis sa naissance, en tout cas. « Je n’ai pas le talent des énigmes, ma dame. » Surtout pas quand son crâne est dans cet état, en tout cas. Mayeul triture distraitement le bandage qui recouvre son épaule et lui irrite la peau, avant de se pencher vers la jeune femme. « Si cela peut vous rassurer, je n’ai rien contre les étranges demoiselles qui viennent frapper à ma porte pour demander à être mon amie. » Oh, que cette phrase pourrait être comprise de travers ! Ou pas. Ils sont tous les deux Cielsombrois, après tout !

_________________


"What am I supposed to do
when the best part of me
was always you?"

The Script, Breakeven

Yeah :
 
Paroles : indigo
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Noblesse
avatar

Messages : 1144
J'ai : 25 ans
Je suis : duchesse de Bellifère, autrefois astronome à l'Observatoire de Val-du-Ciel, mon observatoire.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Augustus d'Ibélène
Mes autres visages: Marjolaine du Lierre-Réal & Lancelot l'Adroit & Liry Mac Lir
La Noblesse
Message Sujet: Re: Que ma douceur m'accorde ta confiance   Mar 28 Fév - 8:26

Séverine s'y attendait un peu : pourquoi être allée cogner à la porte de Mayeul de Vifesprit, héritier d'une baronnie qui ne rapportait presque rien, qui n'avait pas tellement d'influence non plus.  Mais c'était le mouvement le plus sécuritaire qu'elle pouvait faire.  Si elle avait essayé de s'attaquer aux plus gros morceaux de la tarte, elle aurait frappé un mur.  Enfin, pas nécessairement non plus, mais n'étant pas certaine des allégeances des autres, elle jouait plus gros en tombant dans l'oreille d'un homme vendu au Duc.  Elle avait peut-être tort, mais en essayant de toucher le cœur d'un noble de moins haute ascendance, elle avait au moins le sentiment qu'elle serait moins soupçonnée de complot.  Car comme ce jeune homme le disait justement, il n'avait pas son mot à dire sur les décisions de leur Duc, personne ne pouvait rien dire de cette histoire.  Soulever l'incident relié à ses parents n'était peut-être pas un bon mouvement, mais il était trop tard pour le regretter, il fallait continuer à avancer.

Elle cherchait néanmoins ces mots à savoir comment plaider sa cause sans se mettre les pieds dans les plats.  Certaines choses, elle devait les cacher, mais elle devait se montrer honnête.  Ne pas paraître un visage à double face.  Heureusement, elle était capable de dissimulation.  Elle était capable de mentir avec un visage d'ange.  L'idée toutefois était de ne pas s'empêtrer dans des mensonges.  Elle devait le convaincre que si elle cherchait son appui, ce n'était pas pour nuire à Castiel, du moins, pas pour le moment.  Elle devait laisser la porte entr'ouverte pour que le moment opportun venu, elle puisse s'allier à lui.  Renverser son cousin ne serait pas quelque chose qu'elle pourrait atteindre elle-même. Il lui fallait une aide, mais elle savait que cette aide ne serait pas facile aller chercher, de nombreux territoires de Sombreciel appartenant à la famille qui avait élevé son ennemi mortel, puis en ajoutant l'exemple de ses parents au triste destin.  Et si pour tout commencer, elle devait passer dans les bras de l'héritier de Vifesprit, Séverine n'hésiterait pas un instant : de toute façon, elle avait les mœurs légères à ses heures.  Elle n'affecta pas de sourire timide ou choqué aux paroles du jeune homme, il parlait un langage qu'elle pouvait comprendre sans gêne, que ce soit avec ou sans arrière pensée.

« Considérant votre charme décuplé par l'obtention d'une Opale, je suppose que les gentes dames se précipitant à votre porte sont nombreuses, » fit-elle avec taquinerie.  Légère.  Ils n'étaient pas de ces intimes auxquels on peut dire toutes les plaisanteries du monde.  Pas encore.  Elle espérait que ce jour viendrait.  Tôt ou tard.  Elle savait attendre et être patiente.

« Loin de moi l'idée en évoquant mes parents de chercher à prononcer quelque opinion sur le sujet : le Duc de Sombreflamme a fait ce qu'il avait à faire en les circonstances. »  Elle grince intérieurement en énonçant ce discours, mais elle-même sait très bien qu'à la place de son cousin, elle aurait fait exactement la même chose dans de mêmes circonstances.  Autant paraître détachée par rapport aux conséquences de la petite révolte de ses parents.

« Sans vouloir vous offenser, on ne peut pas dire de la baronnie de Vifesprit qu'elle soit opulente, autant en argent qu'en pouvoir.  Considérant que j'étais héritière d'une petite baronnie aux faibles revenus, vous me pardonnerez mon parler cru, je l'espère.  Une fille de traîtres qui ferait des démarches auprès des familles influentes du duché se verrait soupçonnée des pires méfaits, or je ne cherche qu'à mener une existence paisible, à accumuler le savoir sur les étoiles qui illuminent notre ciel. »

C'était là que tout devait se jouer.  Elle devait le convaincre.  Elle pourrait ensuite faire ses avances aux parents, une fois que le fils serait dans sa poche.  Façon de parler.

« J'ai repris un vieil observatoire, Voile-du-Ciel.  J'ai pu financer sa remise à neuf avec ce qui me restait des fonds accumulés par mon père.  Maintenant, ce qu'il me faut ce sont des patrons pour en continuer les activités. »

Elle s'arrêta un instant.  Elle savait très bien que financièrement il ne pourrait pas l'appuyer.  De toute façon, si c'était ce qu'elle voulait, elle aurait cogné à la porte des parents.

« Je ne suis pas après votre argent.  Disons que je suis simplement comme le renard qui veut se lier d'amitié avec le tigre pour profiter de son aura. »

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Les Voltigeurs • Modo
avatar

Messages : 2754
J'ai : 30 ans
Je suis : Voltigeur de Nuage, Major du Vol de Valkyrion, division de Svaljärd
Héritier de Vifesprit, petite barronie à l'Ouest de Sombreciel

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Castiel, Duc de Sombreciel Augustus, Empereur d'Ibélène
Mes autres visages: Arsène Albe - Maximilien de Séverac
Les Voltigeurs • Modo
Message Sujet: Re: Que ma douceur m'accorde ta confiance   Mer 8 Mar - 17:09

Elle semble honnête et franche, et de toute façon, Mayeul a bien trop mal à la tête pour se montrer sur ses gardes. Déjà que dans son état normal, il n’est pas du genre farouche, inutile d’espérer qu’il le soit aujourd’hui. Il ne peut d’ailleurs nier les paroles que lui adresse Séverine : évidemment, être e Champion de Sombreciel et avoir remporté une opale à quelques avantages. Son état présent le prouve bien, tout n’est pas qu’avantage, mais le Voltigeur fait avec ce qu’il a. « Trop nombreuses même. » Qui aurait cru qu’une dame de Bellifère lui attribuerait la paternité de son enfant, d’ailleurs ? « Ceci dit, je ne dirait pas non si vous souhaitez vous montrer attentionnée à mon égard. » Plaisante-t-il, sans subtilité aucune. La drogue et l’alcool qui court dans son organisme brouille quelque peu ses sens, mais pas assez pour qu’il ne s’en rende pas compte. Qu’importe. Séverine semble réceptive, et il est assez intelligent pour comprendre qu’elle veut obtenir quelque chose de lui. Et combien de contrats, en Sombreciel, se signent grâce à des accords en nature autant qu’écrits ?

Le sujet se porte bientôt sur les parents de la jeune femme, mais elle ne semble pas déstabilisée, prenant leur sort avec résignation. Réellement ? Il s’est senti, et se sent toujours, révolté par la mort de Mathilde, et si jamais quelqu’un avait ordonné sa mort, Mayeul n’aurait pas pu en parler de façon aussi détachée. Peut-être n’est-ce que lui. Peut-être Séverine prend les choses différemment. Si Mayeul avait été totalement lucide, peut-être aurait-il senti une piste à creuser. Mais clairement, il n’est pas en état de chercher les failles et les intentions cachées de Séverine. « Si vous le dites. » Lâcha-t-il, sans réellement se rendre compte que ses paroles pouvaient être étrangement interprétées.

Elle finit par arriver à ce pourquoi elle est ici : l’Observatoire. Séverine le dit elle-même, la famille de Vifesprit est loin d’être fortunée, et ce n’est d’ailleurs pas de l’argent qu’elle recherche. Tant mieux pour elle, Mayeul aurait été déçu de devoir l’éconduire aussi vite. « Ne vous en faites pas, je ne vais pas prendre ombrage de la vérité. » Il en a entendu, enfant, sur la fortune perdue de sa famille et la décadence du domaine. Sur ses parents qui s’enorgueillissaient d’un titre de noblesse qui ne possédait rien derrière, sinon un domaine mal géré et des bâtiments délabrés. L’espoir avait été Mathilde. Pas lui. Et maintenant que cet espoir est éteint, Mayeul n’a nul désir d’essayer le faire renaître et sacrifier ses envies aux nécessités du domaine.

« Vous ne chercher pas de l’argent, mais une alliance ? Des liens à tisser pour vous élever dans le beau monde ? » Le Voltigeur ne peut s’empêcher de rire, à cette idée. Venir le trouver, lui ? « Je suis désolé, vous avez frappé à la mauvaise porte. Je n’ai rien contre le fait de parler pour vous, surtout si c’est une occasion de côtoyer davantage une aussi belle jeune femme que vous, mais... » Comment lui expliquer ? « Je suis Voltigeur. » Drogué. Instable. Pas vraiment digne de confiance. Brisé, à tout jamais, peut-être. Il a les mots sur le bout de la langue, mais les énoncer haut et fort n’est pas aussi simple que ça. Mayeul avale une gorgée du  vin doux de Lagrance qu’il a posé sur la table, malgré l’heure. Soigner le mal par le mal. « Je ne refuse pas de vous aider, belle Séverine, mais je doute de pouvoir vous apporter grand chose. » Il connaît la noblesse cielsombroise, pourtant, c’est vrai. Il la côtoie régulièrement, mais de là à croire qu’il a cette aura qu’elle pense qu’il peut posséder, il y a un pas énorme. « Tout ce que je peux vous proposer, c’est de vous présenter à d’autres gens qui sauront vous aider à populariser votre Observatoire. Vous afficher à mon bras pendant quelques fêtes aideraient, sans doute. » Sans doute. Et il n’en tirerait aucune gloire d’avoir une aussi jolie demoiselle à son bras, aucune. Il n’est pas sûr que ce soit très avantageux pour la jeune femme de s’afficher avec lui, par contre. Mais il veut bien essayer. La réputation de Séverine peut difficilement être pire, après tout !

_________________


"What am I supposed to do
when the best part of me
was always you?"

The Script, Breakeven

Yeah :
 
Paroles : indigo
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Noblesse
avatar

Messages : 1144
J'ai : 25 ans
Je suis : duchesse de Bellifère, autrefois astronome à l'Observatoire de Val-du-Ciel, mon observatoire.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Augustus d'Ibélène
Mes autres visages: Marjolaine du Lierre-Réal & Lancelot l'Adroit & Liry Mac Lir
La Noblesse
Message Sujet: Re: Que ma douceur m'accorde ta confiance   Jeu 16 Mar - 15:49

Séverine ne savait pas trop ce qu'elle espérait de ses démarches qui n'allaient  finalement pas vraiment dans la direction qu'elle souhaitait.  Mais il était trop tard pour reculer et il en fallait plus qu'elle ne fasse demi-tour de toute façon : elle n'était pas encore découragée d'obtenir gain de cause. Un pas vers l'avant, aussi petit soit-il valait mieux qu'une immobilité dans l'attente que le vent tourne en sa faveur.  Séverine avait suffisamment de ressources au fond de sa poche pour trouver sa part du gâteau dans la plupart des situations.  Ce qu'elle croyait d'abord être un refus fait à reculons finalement n'est qu'un soucis d'efficacité et la belle n'avait pas besoin d'obtenir un rang plus élevé.  Enfin, en quelque sorte, ça ne lui serait pas inutile, mais ce n'était pas ce qu'elle recherchait pour le moment.  Et puis, ne serait-ce que pour être un peu flattée dans le sens du poil avec de ravissants compliments, le jeu en valait la chandelle.  Elle avait ses raisons pour avoir congé à sa porte.  Sans comprendre entièrement la situation du jeune homme, elle savait que la dernière personne sur qui on compterait la voir se tourner dans l'élaboration de plans de vengeance, ce serait probablement lui.  Les dernières rumeurs n'étaient pas particulièrement pour le mettre dans une auréole de lumière et la baronnie de Vif-esprit avait si peu d'influence qu'elle doutait qu'on ne lui prêtasse quelques mauvaises intentions.  Et si c'était le cas, on ne la craindrait pas trop, car que pouvait-elle vraiment retirer de pareille alliance?  Pas grand-chose.  Et c'était bien ce que les paroles du jeune homme laissait entendre.  Les circonstances semblaient plus déplorables qu'elle ne l'avait supposé, après tout sans véritables ressources, elle ne savait que très peu de l'exactitude de la situation en ne s'appuyant que sur de vagues paroles en l'air ici et là.

Elle ne laissa pas transparaître sa décontenance néanmoins face à la réponse du voltigeur et se munit tout de même de son plus beau sourire.  Il fallait coûte que coûte se montrer absolument satisfaite de la situation, pour le moins en apparence.  « Au point où j'en suis, vous pouvez vous douter que la moindre petite aide puisse me paraître être un don du ciel.  Il n'appartient à d'autre que moi-même de faire ma place dans ce monde, mais si je puis avoir l'aide de qui que ce soit, peu importe l'importance de celle-ci, je suis prête à l'accepter.  Ou tout simplement aller la chercher là où je crois pouvoir la trouver. »  La dernière phrase fut inconsciemment prononcé sur un ton un peu plus sombre, mais elle ne s'attarda pas très longtemps sur ce point de chute.  Elle devait remercier proprement le galant éphèbe.

« Si à vos yeux ce n'est que très peu, pour moi il s'agit de déjà beaucoup que ce que j'espérais.  D'autant plus que je ne souhaite pas vous importuner, vous devez être bien occupé avec vos fonctions. »

Elle étira le bras et ouvrit le paquet dans lequel elle avait enrobé précieusement son présent.  C'était l'heure de montrer les spécialités de la baronnie de Mauve qui, malgré les décrets royaux, était toujours la sienne à ses yeux.  Un jour elle reprendrait ses titres, mais avant cela elle devait s'armer de patience.

« Vous me paraissez plutôt tendu et fatigué, puis-je vous proposer un peu de muse des peintres?  Je serai heureuse de savoir ce que vous en pensez, » lui suggéra-t-elle pour diriger l'entrevue sur des routes moins sérieuses : ce n'était pas en étant pleines de requêtes pour elle-même qu'elle réussirait à bâtir un semblant de relation assez substantiel pour obtenir quoi que ce soit.  Avant tout, elle voulait obtenir la confiance de son homologue – enfin, il fut un temps où ils l'étaient – et cela devait impérativement passer par une connaissance plus approfondie l'un de l'autre.

« Je ne suis pas venue que pour vous ennuyer avec mes propres histoires et j'espère bien que vous pourrez tirer quelques plaisirs de cette visite.  Du moins outre celui de flatter une dame avec moult compliments. »  Et étant face à un Cielsombrois, elle savait que ses paroles ne seraient pas mal interprétées : il n'y avait tout simplement pas de mauvaises explications pour ces propos pouvant paraître choquants aux oreilles d'habitants de quelques autres duchés.  Sans rien sous-entendre, cela sous-entendait tout.  C'était tout de même une forme d'art en soit.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Les Voltigeurs • Modo
avatar

Messages : 2754
J'ai : 30 ans
Je suis : Voltigeur de Nuage, Major du Vol de Valkyrion, division de Svaljärd
Héritier de Vifesprit, petite barronie à l'Ouest de Sombreciel

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Castiel, Duc de Sombreciel Augustus, Empereur d'Ibélène
Mes autres visages: Arsène Albe - Maximilien de Séverac
Les Voltigeurs • Modo
Message Sujet: Re: Que ma douceur m'accorde ta confiance   Dim 26 Mar - 1:12

Il ne lui est certainement pas d’une grande aide, il le sait. Et en même temps, que peut-elle bien attendre de lui exactement ? Du soutien ? Il veut bien l’aider, sans nul doute : Mirta sait à quel point les cielsombrois peuvent se montrer avide d’aide et de conseils, surtout s’ils sont échangés sur l’oreiller. Même s’il se doute bien que Séverine ne s’est pas déplacée seulement pour ça : vraiment, Mayeul croit en son charme, mais pas à ce point. Il aurait moins mal au crâne, il chercherais sans doute plus loin mais pour le moment, sincèrement, il n’en a pas l’énergie. Alors il s’efforce de répondre de son mieux à ce que la jeune femme lui demande, sans chercher trop longtemps ce qu’elle cherche à lui dissimuler. Elle finira par le lui dévoiler, sans doute. Par se dévoiler en lui expliquant ce qu’elle attend de lui, sans doute.

« Et vraiment, je suis ravi que vous soyez venue me chercher moi. » Ravi, certes. Et perplexe, aussi. La conversation continue, et le Voltigeur ne peut s’empêcher de grimacer quand Séverine souligne qu’il est probablement occupé. Pas pour l’instant, non. Il est en convalescence, à cause de cette fichue blessure à l’épaule, et de ce tournoi qui lui cause encore bien des cauchemars. Sinon, oui, ils ne seraient sans doute pas assis ici, ensemble, à échanger des banalités en attendant que Séverine trouve ses mots pour obtenir ce qu’elle veut, tandis que Mayeul s’efforce de le deviner avant qu’elle ne le formule. Jouer avec les mots, c’est un plaisir d’habitude, mais Mayeul sait pertinemment qu’il en serait plus capable s’il n’avait pas autant mal à la tête. Et au bras. Et un peu partout en fait.

Mais Séverine a une idée brillante pour remédier à cela. Sans doute Mayeul devrait refuser : il est toujours sous médicaments, après tout, donnés par les médecins de Lorgol pour atténuer la douleur de son épaule. Mais la proposition est tentante, extrêmement tentante, et il ne tergiverse pas longtemps le Voltigeur, avant d’accepter. Au fond de lui, il sait bien que la jeune femme le lui propose uniquement pour s’attirer sa sympathie, voir qu’il plane assez haut pour qu’elle puisse lui extirper une quelconque promesse, ou quoique ce soit qu’elle puisse désirer de lui. Il le sait. Mais ce n’est pas assez pour faire taire son désir, son envie, de ces substances récréatives qu’il connaît et qu’il a appris à désirer. A détester, en même temps, quand il est assez lucide pour le faire.

« Ce sera un plaisir de vous faire partager mes impressions. » Assura Mayeul avec un franc sourire. « Et ne craignez rien, je suis ravi de vous avoir revu. » Même si, en vérité, il ne se souvient pas d’elle. « Qui plus est, ce n’est pas de la flatterie, juste l’exacte vérité : vous êtes magnifique, Séverine. » Et non, il ne dit pas ça seulement parce qu’elle lui a apporté un cadeau de choix. « La muse des peintres soulignera d’autant plus votre beauté et vos courbes parfaites. Voulez-vous vous mettre un peu plus à l’aise ? » Lui a enfilé une chemise pour dissimuler ses bandages, mais il ne verrait aucun inconvénient à l’enlever. Uniquement pour être plus à l’aise.

Approchant sa main de celle de Séverine, occupée à déballer son cadeau, le Voltigeur taquine de ses doigts le dessus de la main de la demoiselle, remontant vers son poignet. Ses intentions sont limpides - et elle est cielsombroise, après tout, elle peut difficilement s’y tromper. « D’autres affaires vous appellent, ou vous avez le temps de partager un peu de ces merveilles avec moi ? » Qu’elle reste, il n’y voit aucun inconvénient. Après tout, elle a raison : il est tendu, et il a besoin de se détendre. La drogue n’est pas le seul moyen d’y arriver .

_________________


"What am I supposed to do
when the best part of me
was always you?"

The Script, Breakeven

Yeah :
 
Paroles : indigo
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Noblesse
avatar

Messages : 1144
J'ai : 25 ans
Je suis : duchesse de Bellifère, autrefois astronome à l'Observatoire de Val-du-Ciel, mon observatoire.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Augustus d'Ibélène
Mes autres visages: Marjolaine du Lierre-Réal & Lancelot l'Adroit & Liry Mac Lir
La Noblesse
Message Sujet: Re: Que ma douceur m'accorde ta confiance   Lun 27 Mar - 12:57

Qu'il était bon de recevoir autant de compliments.  L'orgueil de Séverine s'en trouvait gonflé et son coeur acceptait ces cajoleries de très bonne grâce.  Quelle femme n'aimait pas à entendre vanter les perfections de son apparence?  Certainement pas l'astronome qui se laissait rougir d'un plaisir à peine dissimulé.  Ou peut-être même était-ce calculé.  Après tout, elle devait bien cacher son jeu pour gagner la confiance du jeune homme et réussir à taire ses objectifs.  Et coupler ses charmes à un peu de substances destinées à faire voler au-dessus des nuages ne ferait certainement pas de mal.  Elle ne cherchait pas à séduire le voltigeur, du moins pas comme ça : ce n'était pas en cherchant une alliance matrimoniale avec Vifesprit qu'elle s'élèverait assez de sa condition pour arriver à quoi que soit.  Néanmoins, un jeu d'attraction était toujours une bonne idée et puis si les résultats escomptés n'aboutissaient point, il y avait toujours moyen d'en tirer son parti.  Puisqu'il acquiesçait à sa suggestion, la noble déchue s'activa à ouvrir le paquet qu'elle avait pris soin de faire emballer avec beaucoup d'art afin de préparer à la consommation la muse des peintres.  À quand remontait la dernière fois qu'elle en avait fait l'usage?  Elle n'était plus certaine, mais un petit relâchement ne lui ferait pas de mal à elle aussi.  Elle-même était assez tendue, encore fatiguée de son voyage, et surtout elle espérait que la rencontre aboutirait bien à quelque chose.  Pour le moment, elle était plutôt satisfaite de ce qu'elle avait pu tirer de l'héritier et était prête à mettre les efforts pour que cette rencontre ne soit que la première d'une série d'autres.  La confiance d'une personne ne s'obtenait pas en un seul jour et brûler les étapes ne seraient point à son avantage.

Elle ne s'arrêta pas de déballer le paquet tandis que Mayeul s'amusait à taquiner son poignet : elle n'avait nullement à s'interroger sur ses intentions et ne comptait guère le rabrouer à ce propos.  D'autant plus que l'idée ne lui était pas du tout désagréable.  Répondre à l'invitation immédiatement lui semblait précipité et elle désirait avoir un certain contrôle sur la situation, ne pas sembler être prête à tout pour des broutilles, bien que c'était en effet le cas.  Elle ne leva la tête une fois le coffre qui contenait la muse des peintres fut hors de son paquet et posa sur lui un regard impertinent à la Séverine : c'était ce qui faisait partie de son charme.  « Je n'ai point d'engagements pour aujourd'hui, » déclara-t-elle d'un ton mesuré.  Elle le toisa du regard un instant et ajouta : « Le feu crépite gaiement dans la cheminée, toutes ces parures destinées à me protéger du froid dehors ne me sont que bien peu utiles. »  C'était une invitation à peine déguisée à dégrafer sa robe.  Elle portait bon nombre de chiffon en-dessous pour ne point craindre le froid : évidemment, elle n'avait pas prit le soin de choisir parmi les plus beaux et folichons.  Et puis, il était temps pour elle de se défaire de son voile : la pudeur n'avait d'intérêt qu'à l'extérieur.  D'un geste, elle s'en départit pour le poser sur ses genoux et ses cheveux tombèrent en cascade sur ses épaules.

« Cela ne vous gêne pas j'espère, » demanda-t-elle.  Arborer une tenue un peu plus grivoise en compagnie d'un homme était un plaisir parmi tant d'autres.  S'il aurait été faux qu'elle n'avait aucune arrière-pensée en s'approchant du voltigeur, qu'elle était dénuée de toute prétention à quelque faveur, elle comptait néanmoins lui procurer un bon moment, de la façon qu'il le désirerait.  Autant pouvait-elle sembler montée sur ses grands chevaux avec cette hauteur qui la caractérisait et qu'elle tentait de cacher depuis le début de cet entretien grâce à ses talents de dissimulation, elle n'était nullement la femme prude qu'on aurait pu croire.  La décadence cielsombroise, elle l'avait expérimentée dans presque tous ses degrés sans aucune honte.  D'ailleurs, quelle honte y avait-il à y avoir?  Lorsqu'une femme et un homme, ou peu importe le sexe en réalité, étaient seuls ensemble, n'était-il pas naturel que des rapprochements aient lieux pour le bon plaisir de tout un chacun?

Elle se pencha vers, de façon à dévoiler ostensiblement son décolleté, mais aussi pour se rapprocher du jeune, ses mains se défaisant de la sienne pour défaire le col de sa chemise.  Elle rit doucement, mais coquettement aussi.  « Oui, c'est ce que je croyais, vous paraissez mieux ainsi. »  Elle recula quelque peu et ouvrit le coffre joliment décoré avant de l'ouvrir pour découvrir une fine poudre violacée : « Je vous présente la muse des peintres sire, dit-elle sur un ton presque solonel, Mais peut-être d'autres délicatesses de Mauve pourraient-elles vous plaire? »

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Les Voltigeurs • Modo
avatar

Messages : 2754
J'ai : 30 ans
Je suis : Voltigeur de Nuage, Major du Vol de Valkyrion, division de Svaljärd
Héritier de Vifesprit, petite barronie à l'Ouest de Sombreciel

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Castiel, Duc de Sombreciel Augustus, Empereur d'Ibélène
Mes autres visages: Arsène Albe - Maximilien de Séverac
Les Voltigeurs • Modo
Message Sujet: Re: Que ma douceur m'accorde ta confiance   Ven 7 Avr - 21:47

C’était un jeu entre eux, un échange de douces paroles et de beaux compliments. Ils sont sincères, évidemment, mais une part presque incontournable de la séduction entre les deux cielsombrois. Être séduit, ou séduire, est toujours agréable, et Mayeul n’a aucun scrupule à user de sa langue pour compter les charmes de la belle Séverine. Et qu’importe qu’elle ambitionne de se servir de lui, clairement, cela ne l’offusque guère. Tant qu’ils y trouvent leur compte tous les deux ! Et clairement, vu ce qu’elle lui apporte, le Voltigeur est gagnant : nul doute que leur accord sera prolifique. Après tout, ce qu’elle lui demande en échange n’est pas très compliqué.

Séverine déballe le présent qu’elle a apporté, avant de lui indiquer qu’elle n’a rien de prévu dans l’immédiat. Mayeul n’en est même pas surpris, en vérité : évidemment, Séverine voulait obtenir quelque chose de lui, il n’était pas surprenant qu’elle ait prévu un laps de temps certain. Peut-être même assez de temps pour se laisser aller à des frivolités. La jeune femme dégrafe son voile, laissant Mayeul admirer la cascade de cheveux qui lui retombe sur les épaules. Quelques mots qui ne laissent place à aucune ambiguïté, et la cielsombroise se met à l’aise, avant de se pencher pour ouvrir la chemise du Voltigeur, qu’il a enfilé à la hâte pour lui ouvrir. Il se laisse faire sans protester, admirant la vue offerte de plein gré, ne pouvant s’empêcher de détailler les courbes de la jeune femme dans cette robe qui ne laisse dévoile que de quoi mettre l’eau à la bouche des observateurs.

« Pourquoi cela me dérangerait-il ? Nous sommes entre amis, ici. » C’est bien son amitié qu’elle cherche, non ? Sa célébrité soudaine, après avoir remporté une Opale et représenté Sombreciel. Son appui, et son introduction auprès de ceux qui comptent. Et pour cela, elle est sans nul doute prêt à devenir son amie, au moins pour la soirée. Soirée qui devient de plus en plus prometteuse, puisqu’après avoir dévoilé une partie de ses charmes, Séverine lui présente les fines fleurs qui font la renommée de Mauve, suivie d’une allusion bien peu subtile. A dessein, sans doute : Mayeul, clairement, n’est pas au mieux de sa forme. Et si Séverine s’y connaît un temps soit peu en drogues offertes par Sombreciel, elle a sans doute deviné que Mayeul s’y adonne un peu trop souvent. Ce n’est pas difficile à savoir, en vérité.

Mayeul agrippe la jeune femme par le poignet, l’asseyant sur ses genoux, en une étreinte aussi intime qu’impromptue. Oh, la jeune femme peut se dégager sans difficulté, mais Mayeul prend un air presque suppliant en reprenant la parole. « Montrez moi comment traiter les délices de Mauve, voulez-vous ? » Le double-sens de ses paroles n’est pas difficile à saisir, et le Voltigeur taquine la hanche de Séverine de ses doigts avant de descendre un peu plus bas, augmentant leur niveau d’intimité. Sa main lâche ensuite la jeune femme pour s’égarer sur le coffret, attirée par la proximité de la drogue qui lui promet des heures à ne plus se préoccuper de rien. Plus de douleurs, plus de fatigue, plus de pensées.

« Vous êtes décidément une personne pleine de ressources. » Souffle Mayeul, d’un ton presque rêveur, en caressant le bois du coffret. « Je suis heureux que vous soyez venu quérir mon aide, et je regrette presque que vous ne l’ayez pas fait avant. » il ne lui aurait servi à rien, certes, étant donné son peu de relation avec la couronne ducale, mais qu’importe. Même l’esprit un peu embrumé, Mayeul sait qu’il ne peux pas clairement aller contre son duc, mais sa phrase fera bien comprendre à Séverine qu’il la soutient, de façon aussi ouverte qu’il le peut.

_________________


"What am I supposed to do
when the best part of me
was always you?"

The Script, Breakeven

Yeah :
 
Paroles : indigo
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Noblesse
avatar

Messages : 1144
J'ai : 25 ans
Je suis : duchesse de Bellifère, autrefois astronome à l'Observatoire de Val-du-Ciel, mon observatoire.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Augustus d'Ibélène
Mes autres visages: Marjolaine du Lierre-Réal & Lancelot l'Adroit & Liry Mac Lir
La Noblesse
Message Sujet: Re: Que ma douceur m'accorde ta confiance   Ven 21 Avr - 9:54

Séverine se laissa attirer sur le genoux du Voltigeur bien volontiers : n'était-ce pas ce qu'elle désirait elle-même?  Un souhait à peine formulé, même du bout de la pensée.  Il n'avait pas besoin de prendre cet air implorant pour obtenir tout ce qu'il désirait de la jeune femme.  Elle était venue toute préparée à cette éventualité.  L'espérait même.  Quitte à chercher à marchander, autant y prendre tout le plaisir qu'un accord pourrait avoir.  Elle assura donc sa position assise sur les cuisses musclés de son presque homologue, s'installant confortable, laissant ses mains se balader, toute ouverte à pousser plus avant les rapports.  Elle retint un léger soupir de déception lorsque les doigts qui l'effleuraient se retirèrent pour aller se poser sur le coffret qu'elle avait emmené : elle n'avait pas fait erreur en emmenant ce présent.  Elle sourit : le piège se resserrait semblait-il.  Elle glissa lentement son index le long du bras de son aîné, jusqu'à arriver à sa main, sur laquelle elle traça quelques cercles avant de descendre sur le coffre.  Elle étira le cou pour que son visage se tende vers Mayeul, ses lèvres frôlant son oreille et murmura d'une voix douce, paisible et mesurée : « Oh, monsieur de Vifesprit, peut-on dire cela d'une si petite chose?  Vous me verriez déçue si si peu pouvait vous suffire. »  Elle était tel le serpent, elle s'insinuait en ondulant là où elle le désirait grâce à l'art des mots.  Elle s'écarta un peu pour observer son interlocution avant de lui adresser un sourire charnu.  « J'ai beaucoup plus à offrir, » susurra-t-elle avec toute l'assurance qui la caractérisait.

Elle repoussa ses cheveux derrière son épaule droite, dévoilant en partie sa nuque de façon désinvolte et très calculée, et porta son attention sur le coffre.  La poudre violette semblait attirer de beaucoup l'attention et elle ne manquerait d'en faire usage.  « Permettez-moi d'abord d'ouvrir vos sens à la beauté à son état pur, » proposa-t-elle.  La muse des peintres ne portait pas son nom au hasard.  Elle ouvrait les sens, apportait au beau plus que l'on n'aurait jamais imaginé, avec ses couleurs ravivées et chatoyantes.  Se penchant de nouveau, toujours en ayant pour dessein d'exposer innocemment sa poitrine, elle traça à l'aide de la poudre une fine ligne mauve qu'elle invita d'un geste de la main le voltigeur à respirer.

« Les bonnes choses commencent toujours par un doux parfum, » déclara-t-elle, se montrant engageante.  Bien que Mauve soit sa terre natale, initiée à l'art de la parfumerie par sa grand-mère, elle n'était pas familière avec l'usage des drogues en poudre pour préserver son fin nez.  Elle avait des idées, mais manquant d'assurance, elle s'était contentée d'en rester aux façons de faire plus traditionnelles.  « Évidemment, peut-être une autre fragrance vous plaira peut-être aussi. »  Elle se redressa pour se blottir contre le torse de l'homme, se rapprochant pour lui permettre de mieux percevoir l'odeur de fleurs qui se dégageait d'elle, un parfum qu'elle avait concocté elle-même et qui sans avoir sa place dans les vitrines des plus grandes boutiques la rendait très fière.  Elle tourna légèrement la tête, ses lèvres si près du cou de Mayeul qu'un simple souffle les y auraient posées.

« Laissez-moi vous inviter à goûter sans plus tarder, il est inutile de retarder les bons moments, » ajouta-t-elle, sans préciser si elle parlait d'elle-même ou non.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Les Voltigeurs • Modo
avatar

Messages : 2754
J'ai : 30 ans
Je suis : Voltigeur de Nuage, Major du Vol de Valkyrion, division de Svaljärd
Héritier de Vifesprit, petite barronie à l'Ouest de Sombreciel

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Castiel, Duc de Sombreciel Augustus, Empereur d'Ibélène
Mes autres visages: Arsène Albe - Maximilien de Séverac
Les Voltigeurs • Modo
Message Sujet: Re: Que ma douceur m'accorde ta confiance   Jeu 4 Mai - 22:33

Les sens du Voltigeur, dé~jà brouillé par les rogues qu’il prend, s’enflamment un peu plus au contact de la si charmante Séverine. Un Mayeul en pleine possession de ses moyens se douterait peut-être de quelque chose... mais le Voltigeur n’est pas en état de soupçonner quoi que ce soit, ni même de penser correctement. Et si la jolie cielsombroise a compris quelque chose, c’est que dans cet état, Mayeul lui mange au creux de la main. Son esprit essaye pourtant de se protéger, de le secouer, mais rien n’y fait : le Voltigeur est bien incapable d’être lucide en cet instant. Et les mots de Séverine se font promesses, caresses, tandis qu’elle s’installe sur ses genoux, frôlant sa peau, y laissant une chaleur que Mayeul est bien à même de percevoir.

Elle le tente, effrontément. La proximité de sa peau, celle de la drogue, il n’en faut guère plus à Mayeul pour plonger tête baisée dans le piège tendu à son intention. Il est intelligent, le Voltigeur, lorsqu’il est en pleine possession de ses moyens. Ce n’est pas le cas en ce moment, visiblement, et il ne se rend même pas compte que Séverine en profite sans gène aucune. De toute façon, de quoi compte-t-elle profiter ? Il a du mal à savoir ce que la jeune femme veut, et bien du mal à essayer d’y penser, également. Qu’importe, après tout ? Castiel ne l’aime pas, alors, fricoter avec cette fille dont il a tué les parents n’aggravera sans doute pas les choses. Et puis ici, à Lorgol, qui va avertir son duc ? Et puis... véritablement, Mayeul n’arrive pas à se soucier de quoi que ce soit. Séverine est charmante, affectueuse et généreuse, pourquoi devrait-il s’en inquiéter?

Alors il se laisse docilement mené, admirant la peau dénudée de la jeune femme, acquiesçant quand elle lui propose de s’imprégner de cette poudre qu’elle lui donne si généreusement. Ou de son parfum qu’il respire à pleins poumons, tandis qu’elle se colle contre lui. Il est un peu perdu le Voltigeur, incapable d’une pensée cohérente, incapable de faire autre chose que réagir et s’imprégner du moment. Il n’a plus mal, il n’est plus fatigué, et son monde se résume à Séverine et aux fleurs dont elle lui fait cadeau. A moins que ce ne soit elle, la fleur, il ne sait plus trop. Il ne sait même pus si c’est utile de savoir quoi que ce soit, et acquiesce à demi-mots aux paroles de la jeune femme. Peut-être. Si elle le souhaite. Il ne sait même plus quelle est la question, si toutefois il y en a eu une.

Goûter. Il ne se fait pas prier le Voltigeur, se penchant pour inspirer la drogue à pleins poumons, laissant la beauté décupler ses sens et anéantir, sans doute, le peu de lucidité qu’il lui reste. C’est bon, c’est beau, et c’est à peu près tout ce qu’il désire pour l’instant. Qu’est-ce qu’elle veut, Séverine ? Il est incapable de le déterminer, mais ne peut détacher les yeux de sa peau qui s’offre à lui, brillante, chatoyante que mille couleurs viennent sublimer. « Tu es tellement belle. » Murmure Mayeul à la jeune femme, oubliant les conventions et les bonnes manières. « Tu es belle là » Affirme-t-il, glissant un doigt sur sa joue, « et là aussi. » Ajoute-t-il en glissant le long de son cou. Elle brille, Séverine, de mille feux, et a peau danse et chante sous la lumière. Le Voltigeur est complètement drogué, c’est assez facile à comprendre. Et même temps, avec tout ce qu’il a pris ces derniers temps, ce n’est pas très dur de deviner qu’il n’est jamais vraiment sorti de cet état.

Mayeul franchit le peu d’écart qui demeure entre ses lèvres et celles de la jeune femme, dans un baiser qui sent les fleurs et l’alcool et lui embrase les sens. « Qu’est-ce que vous voulez ? Vraiment ? » Demande soudain le Voltigeur, quand il a fini par s’écarter de ce baiser passionné. Sa raison lui échappe, il le sait, et un restant d’instinct de préservation l’avertit : perdre ses sens devant Séverine n’est pas une brillante idée. Mais quand Mayeul a-t-il jamais suivi son instinct ?

_________________


"What am I supposed to do
when the best part of me
was always you?"

The Script, Breakeven

Yeah :
 
Paroles : indigo
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Noblesse
avatar

Messages : 1144
J'ai : 25 ans
Je suis : duchesse de Bellifère, autrefois astronome à l'Observatoire de Val-du-Ciel, mon observatoire.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Augustus d'Ibélène
Mes autres visages: Marjolaine du Lierre-Réal & Lancelot l'Adroit & Liry Mac Lir
La Noblesse
Message Sujet: Re: Que ma douceur m'accorde ta confiance   Sam 20 Mai - 17:25

Les effets de la drogue se manifestaient tout doucement chez le consommateur.  Elle le connaissait par cœur ce produit, elle pouvait en décrire les différents stades d'euphorie.  Elle le sentait glisser dans les abîmes de la beauté le Voltigeur, elle l'incitait même à s'y laisser aller, voir même à s'y plonger hardiment, décidément, sans crainte.  Il se perdait tranquillement dans un rêve de beauté, dans un monde où la laideur n'existait plus, où les souffrances étaient loin derrière.  Et elle comptait en profiter.  Elle était là pour cela.  Il y avait quelque chose de fascinant à observer quelqu'un s'enfoncer lentement dans les mailles du piège qu'on lui avait tendu.  Et encore, Séverine ne tentait pas vraiment de piéger le jeune homme, si ce n'était pour lui faire croire qu'elle était faible, sans défense et avait besoin d'être protégée.  Qu'il pouvait l'aider par de petits gestes à regagner une vie plus décente pour son rang, elle qui avait été complètement délaissée, déracinée de son monde.  Et pourtant elle attendait beaucoup plus de lui la jeune femme.  Elle avait des projets et ceci n'était que la première phase de tout un projet dont le but final ne devait être dévoilé à personne, pas même sous le sceau du secret : il n'y avait personne suffisamment digne de confiance pour être prévenu de ses sombres desseins.  Elle savait bien qu'approcher une très vague connaissance d'autrefois, après autant de temps avait quelque chose de douteux, mais elle savait qu'obtenir la confiance de quelqu'un ne se faisait pas en un jour.  Et elle lui montrerait avec force de persévérance qu'elle était digne d'être acceptée dans son cercle de connaissances plus rapprochées.  Un pas à la fois.

Et lorsque leurs lèvres se joignirent dans un baiser enivrant, une vague d'exultation s'empara du cœur de Séverine. Oh, elle était loin d'être insensible aux charmes de l'éphèbe, au contraire, mais ce qui l'exaltait plus que tout c'était la sensation d'avoir marqué des points, ne serait-ce même que la fraction de quelques uns d'entre eux.  Elle le lui rendait bien ce baiser, lorsqu'il s'écarta pour lui demander une fois de plu ce qu'elle veut vraiment.  Séverine lui adressa un doux sourire alors qu'elle s'inclinait à nouveau vers lui.  « Mais votre bien, n'en doutez pas, » susurra-t-elle tandis qu'il s'enlisait dans les méandres d'un monde enchanteur.  Il ne voudrait certainement pas le quitter de sitôt et elle comptait bien profiter l'occasion pour lui faire goûter d'autres plaisirs et lui laisser un agréable souvenir de cette visite.

« Dites encore que je suis belle, cela m'est si doux à l'oreille, » soupira-t-elle avant de poser sa bouche sur celle du Cielsombrois dans un baiser léger et discret qu'elle détourna ensuite vers la ligne de sa mâchoire, puis de ses clavicules, promenant ses mains avec des intentions clairement dévoilées.  Elle ne passait pas par quatre mille chemins la Cielsombroise, pas avec un compatriote.  Elle savait qu'il la comprendrait très bien sans qu'elle n'aie besoin d'expliquer par mille détours son comportement.  C'était très limpide comme du cristal.

« Vous ne refuserez pas de rendre hommage à Mirta, n'est-ce pas? »murmura-t-elle d'une voix qui se voulait sensuelle.  Mais à ce stade, elle doutait même qu'elle ait besoin de prétendre quoi que ce soit, ni même de jouer le rôle : elle obtiendrait ce qu'elle désirait.  Elle était déterminée et ses sens étaient aussi éveillés maintenant, sans nécessité l'aide de quelque drogue que ce soit.  Sauf peut-être celle de la flatterie.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Les Voltigeurs • Modo
avatar

Messages : 2754
J'ai : 30 ans
Je suis : Voltigeur de Nuage, Major du Vol de Valkyrion, division de Svaljärd
Héritier de Vifesprit, petite barronie à l'Ouest de Sombreciel

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Castiel, Duc de Sombreciel Augustus, Empereur d'Ibélène
Mes autres visages: Arsène Albe - Maximilien de Séverac
Les Voltigeurs • Modo
Message Sujet: Re: Que ma douceur m'accorde ta confiance   Lun 29 Mai - 23:40

Il ne se doute pas des sombres dessins de la demoiselle le Voltigeur, et même s’il était en état d’y songer, sans doute ne parviendrait-il pas à en mesurer l’étendue. Et de toute façon, plongé dans les délices de la drogue offerte par Séverine, Mayeul n’est plus guère en état de songer à quoi que ce soit. Et clairement, il ne va pas s’en plaindre, oubliant avec délice la douleur, les questionnements et tout ce qui n’est pas Séverine. Le corps de Séverine. Ses lèvres si douces sur les siennes, tandis qu’il l’embrasse avec avidité. Un restant d’instinct de survie jaillit pourtant, et le Voltigeur tente à nouveau de comprendre.

Mais que peut-il bien connaître, des idées qui germent dans la tête de la jeune femme spoliée de ses terres, qui ne désire que la vengeance ? Elle lui susurre quelques mots d’un ton angélique, qui ne répondent pas réellement à sa question mais dont Mayeul est bien en peine de saisir l’inutilité. Put-être le sait-elle, Séverine, mais à cet instant précis, Mayeul lui appartient tout entier. Il est bien en peine de raisonner le Voligeur, tandis que le baiser de Séverine le fait frissonner, que les torrents de couleurs l’emporte et que tout semble tellement beau que son cœur se serre à l’idée qu’il puisse un jour voir disparaître cette beauté qui l’entoure. Les gestes de la jeune femme parlent plus que ses mots, mais le Voltigeur s’exécute, néanmoins. Elle est belle, Séverine, sublimée par les drogues et si chaude, si douce à ses côtés. Ses baisers sont doux, mais si décidés, et Mayeul passe une main dans les cheveux de la belle, lui chuchotant des compliments. Il se laisse envahir par l’euphorie du moment, sans plus se préoccuper de ce que lui veut la jeune femme, ou de ce qu’elle cherche à obtenir de lui.

« Bien sûr que non. » Souffle Mayeul, attirant davantage la jeune femme contre lui, glissant ses mains le long de ce corps qui s’offre sans grande résistance. « Laissez-moi honorer votre beauté Séverine. Je pourrais chanter vos louanges pendant des heures. » Révèle Mayeul en l’embrassant, ses doigts continuant leur chemin et s’insinuant à des endroits qui offusquerait bien des non-cielsombroises. « Mais je préfère vous montrer à quel point vous êtes désirable. » Explique le cielsombrois, espérant arracher un gémissement à la demoiselle par le seul art de ses caresses. Drogué comme il est, Mayeul n’a clairement plus la tête froide, mais malgré son manque de lucidité, tout son corps est tendu vers un seul objectif. Plaire à Séverine, la remercier de lui offrir cette beauté et cette chaleur.

Ils ne dormiront pas beaucoup, cette nuit. Ils ne parleront pas non plus, trop occupés à honorer Mirta dans la plus pure tradition cielsombroise. Et qu’importe ce qu’a obtenu Séverine de lui : Mayeul est sous le charme de la jolie astronome, et leur alliance, scellée dans le plaisir de la chair et celui des drogues, n’est pas rien aux yeux du Voltigeur. S’il peut l’aider, il sera ravi de le faire. Surtout si elle lui offre la même chose pour le remercier que ce qu’elle est en train de lui donner.


RP Terminé

_________________


"What am I supposed to do
when the best part of me
was always you?"

The Script, Breakeven

Yeah :
 
Paroles : indigo
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Que ma douceur m'accorde ta confiance
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Vidéo][Next Gen] Une introduction tout en douceur ...
» La douceur estivale d'une conversation jardinière [Katrina]
» C'est le grand jour ! ~ Nuage de Douceur & Pluie Torrentielle ~ [END]
» La legerté et la douceur d'une Plume
» Viens, que je t'accorde la mort...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Arven :: Les Terres du Nord :: Lorgol aux Mille Tours :: Ville Haute-
Sauter vers: