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 L'infiniment petit et l'infiniment grand

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Message Sujet: L'infiniment petit et l'infiniment grand   Lun 30 Jan - 0:17


Livre II, Chapitre 1 • Livre II, Chapitre 2 • La Fortune des Flots
Astarté des Sables & Anthim d'Erebor

L’infiniment petit et l’infiniment grand

Ou lorsque la royauté t’invite à sa table, évite de piquer l'argenterie



• Date : 19 décembre 1001
• Météo : Un temps agréable, sur les dunes d’Erebor
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Elle était fière, la petite Astarté, de savoir que sa renommée avait titillé la curiosité de son Roi. Suite à la requête de ce dernier, la joaillière quitte Sinsarelle et rejoint le palais ducal, à Vivedune, afin de lui offrir ses services.
• Recensement :
Code:
• [b]Date :19 décembre 1001[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t1712-l-infiniment-petit-et-l-infiniment-grand#51629]L'infiniment petit et l'infiniment grand[/url] - [i]Astarté des Sables & Anthim d'Erebor[/i]
Elle était fière, la petite Astarté, de savoir que sa renommée avait titillé la curiosité de son Roi. Suite à la requête de ce dernier, la joaillière quitte Sinsarelle et rejoint le palais ducal, à Vivedune, afin de lui offrir ses services.


Dernière édition par Astarté des Sables le Mar 31 Jan - 17:31, édité 3 fois
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Message Sujet: Re: L'infiniment petit et l'infiniment grand   Lun 30 Jan - 0:26

- Je pourrais te la trancher.
-
- Ou bien je te ligote.
-
- C’est boooon. Tu as gagné. Je t’escorterai jusqu’au palais ducal. Tu crois que le frère de la joaillière peut toucher les concubines? Pour connaître la taille de leur cou, de leurs chevilles, mmh!
- …!

Il avait glissé un index sur sa peau ambrée à la hauteur du poignet. Un geste fin et net, à la manière d’une lame. Astarté avait soulevé sa main, sourcils férocement froncés, cantonnée dans un mutisme particulièrement parlant de son ouverture d’esprit quant à ces idées discutables. Certes, les propositions offertes étaient risibles et n’aidaient absolument pas son cas, mais ce qui courrouçait la petite gitane plus que tout, c’était que son grand frère ne prenait pas du tout au sérieux cette manie qu’elle avait de dérober les objets. Petite manie qui lui empoisonnait régulièrement l’existence, bien malgré elle, et qui aurait pu la mettre dans l’embarras plus d’une fois si elle n’avait pas été si chanceuse.

- Je pensais m’occuper les mains avec une boîte d’exposition. Si j’y dépose suffisamment de bracelets, ce serait assez lourd pour… Tu sais. ..M’occuper les mains.
- Et si il t’en achète, tu piqueras sur le retour, avec ta boîte vide? Malin. Plus près de la sortie.

Comment pouvait-on aimer Jayan à ce point et lui souhaiter si ardemment une fin tragique et soudaine? Astarté s’efforça de fermer les yeux et d’inspirer profondément. Il était son frère d’amour, son frère de coeur. Il était celui qui l’avait consolée à maintes reprises, en pleine nuit, lorsqu’elle rêvait à son confinement dans l’une de ces grottes. Il était tout. Tout ce qu’elle n’était pas. Il pouvait bien se permettre de la taquiner. ..D’autant plus qu’il cherchait sans doute à la faire rire et la détendre, sans grand succès, il est vrai. Il devait être le seul à qui elle s’était sincèrement confié sur cette maladie étrange, cette possession momentanée, où ses mains ne lui appartenaient plus. Elle lui faisait suffisamment confiance pour ça, d’autant plus qu’elle le voyait si peu, à présent, elle sédentaire et lui parcourant inlassablement le désert d’Erebor.

Soupir. C’est devant cette sècheresse toute désertique d’idées infaillibles qu’Astarté des Sables, joaillière réputée, se rendit jusqu’à Vivedune pour rencontrer son Duc, son Roi, son Sauveur. Heureusement pour elle, Jayan ne l’y accompagna pas.


- Astarté des Sables, le Duc est prêt à vous recevoir.

Infiniment petite. Elle avait huit ans à nouveau. Sans Solal. Respire. Lève-toi. Avance. Ses prunelles de jade n’étaient pas suffisamment grandes pour capter la totalité des beautés qu’arborait le palais. La gitane oeilla un moment sur les détails des mosaïques décorant les arches… Si sa timidité l’intima de ne pas dévoiler son émotion, ses yeux grands, immenses, dévoraient sans gêne les ornements architecturaux sur son passage. Juste avant de franchir l’intimidante porte, Astarté inspecta ses mains. Elles ne tremblaient pas, toutes affairées à retenir le coffre de bois ouvragé. Un sourire fleurit à ses lèvres; pâle, à peine marqué, mais trahissant une satisfaction bien réelle. Le pas éthéré, la tête basse, plus par humilité et désir de plaire que par soumission, elle s'avança, seule, dans la vaste pièce. Le bruit de ses pas accompagnaient sa venue, tout comme le tintement caractéristique de ses bracelets, à son poignet.
Elle verrait enfin le Duc d’Erebor. Elle verrait enfin l’infiniment Grand.
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Message Sujet: Re: L'infiniment petit et l'infiniment grand   Jeu 9 Mar - 23:08

Ce n’était qu’une banale rencontre. Celle avec une artisan d’Erebor dont la renommée commençait doucement à faire le tour du duché, allant même jusqu’à titiller les curiosités au delà des frontières. Il y a bien longtemps néanmoins qu’Anthim avait connaissance de la dame Astarté des Sables et de ses doigts de fée, qui fabriquait des bijoux d’une finesse et d’une beauté quasi inégalable. La marquise de Sinsarelle n’avait pas tari d’éloges sur la jeune femme qui trouvait refuge sur son domaine et qui habillait ladite dame de parures splendides. C’était bien Mélusine qui avait longuement parlé à son duc de cette petite dame d’une profonde discrétion mais qui gagnait à être connue et reconnue. Il avait à cœur, Anthim, de donner à ses loyaux sujets des occasions de développer leurs arts et leurs talents, qu’il admirait avec une bienveillance toute paternelle. La jeune femme n’y faisait pas exception, et c’était pour cela qu’il l’avait invité à séjourner à Vivedune quelques temps pour recevoir une commande personnelle.

Depuis un long moment déjà il envisageait d’offrir à l’une de ses concubines, la merveilleuse Shéhérazade, de nouveaux bijoux, par seul souci de lui faire plaisir. Elle n’était point dame de son cœur, mais elle était dame et femme de son harem après tout, et elle avait mit au monde un fils il y avait de cela quelques mois. Si elle était loin derrière Sitara dans le cœur d’Anthim, elle restait néanmoins une de ses favorites, au grand déplaisir de certaines autres concubines. Mais celui-ci était loin de ressembler à celui que sa propre mère avait connu, à l’époque de son père où les femmes se déchiraient entre elles dans une haine enflammée. Il était heureux que Sitara n’ait plus à vivre dans l’ambiance quelque peu tendue du palais du harem, même s’il savait que parfois, il suffisait d’un coup du Destin pour renverser la balance. Sans doute passerait-il commande aussi pour son épouse à la petite joaillière.

On lui avait annoncé son arrivée un peu plus tôt, et le temps de se préparer et terminer les affaires urgentes, il l’avait fait finalement venir jusqu’à lui. Richement vêtu, arborant la richesse propre à la noblesse erebienne avec ces tissus chatoyants et ornementés de fils d’or, il attend patiemment la jeune femme que l’on introduit bien vite jusqu’à lui. Elle approche, le visage baissé, accusant le coup de toute cette richesse écrasante et de sa prestance. Pourtant, il ne semble en rien hautain, agressif ou méchant. Ses grands yeux bleus observent avec attention la silhouette qui se rapproche et qui entre ses mains tenait un coffrait bien joliment ouvragé. Une seconde, une seule, elle ose relever le regard vers lui, leurs prunelles se croisent à cet instant, faisant naitre un sourire sur les lèvres du duc. A distance respectable néanmoins elle s’arrête, offrant à la tranquillité des lieux un tintement de bracelets riches qui décorent ses mains et son poignet. Elle ne dit rien, et Anthim se plait à la détailler une seconde avant de finalement rompre le silence.

« Je ne m’attendais pas à ce que le désert et ses vents apportent une si jolie pierre précieuse entre mes murs. Dame Astarté, soyez la bienvenue. Il y a fort longtemps qu’on me vante vos talents, l’on a sans doute oublié de me vanter aussi votre beauté. Permettez, installez-vous. » D’un geste, il lui indique un coin de la pièce plus intime, où sièges et coussins trônes pour favoriser la discussion. Sur une table basse, le thé semble servit et n’attend que eux pour être gouté, accompagné d’un plateau de pâtisserie du duché.

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Message Sujet: Re: L'infiniment petit et l'infiniment grand   Dim 12 Mar - 14:22

Il était grand, le Duc d’Erebor. Plus grand encore lorsqu’il complimenta Astarté avec une simplicité et une aisance qui laissaient croire qu’il était évident de devoir la couvrir de belles paroles. Si ce n’était de sa peau ambrée par les dunes, elle en rougirait, la petite joaillière. Pendant un instant, lorsque son regard croisa le sien, la gitane s’imagina ce qu’aurait pu être sa vie, si elle avait accepté l’offre de la princesse d’Erebor: rejoindre le harem d’Anthim d’Erebor et devenir l’une des gemmes de la couronne des sables. Une vie entière de richesse, d'opulence, jusqu’à en oublier la beauté qui ornait chacun des murs de ce palais tant la splendeur lui serait quelconque. Une vie à aimer un homme aussi grand, son sauveur. Des filaments d’or orneraient ses boucles sombres. Une pierre précieuse brute et préservée dans l’écrin le plus somptueux du duché, sans un regard sur elle pour lui rappeler sa timidité. Sans un brigand pour la dérober et la briser. Il n’y avait qu’une petite voix, à son esprit, pour lui murmurer qu’elle avait néanmoins fait le bon choix. Qu’elle était libre. Qu’aucun mur ni qu'aucune toile tendue ne la retenait où que ce soit. Qu’aucun regard, aussi azuré puisse-t-il être, ne l’intimait à rester.

Émue par les belles paroles et flattée par celles-ci, Astarté des Sables souriait, elle aussi. C’était un sourire fin et discret qui ornait ses lèvres charnues, alors qu’elle répondait en silence à l'invitation de son Roi. Elle se posa sur l’un des coussins trônes couvrant le sol. Toujours être plus basse. Plus petite. Son Roi n’en serait que plus grand. Le coffret de bois buriné trouva refuge auprès d’elle, sur le bout de la table basse, à bonne distance des bols encore fumant. Si l'hésitation de le poser sur ses genoux ou encore au sol l’avait traversée, il n’en était rien paru; les ornements des concubines méritaient d’être élevées sur la table.

- Mon Roi est généreux de ses paroles. ...Et de son temps.

Et de sa fortune. La petite gitane croisa les mains sur ses genoux sous une posture sage et délicate. Elle avait pris soin de porter des vêtements plus sobres que d’ordinaire, moins colorés, dans l’éventualité qu’on lui demande d’essayer ses propres créations. Il était toujours préférable qu’un client puisse les détailler sur une toile vierge afin d’en saisir toutes les subtilités. C’était l’une des premières règles que lui avait dictée son maître, et l’un des sujets que la joaillière entendait le plus souvent auprès de la Guilde des Joyaux. Tout de suite après les tarifs en vigueur dictés par la Guilde des Marchands.

- C’est un honneur de vous présenter mes oeuvres.

L’envie de lui demander à qui elle devait cette chance lui brûlait les lèvres, alors que la timidité l’étranglait. Résignée mais pleine d’espoir, Astarté souhaitait que le sujet s’impose de lui-même, au fil de leur rencontre. L’idée s’évapora toutefois avec l’une des volutes de fumées qui s'échappaient de sa tasse lorsque son regard rencontra un récipient contenant du miel, parmi le plateau de pâtisseries. Ô divin Destin qui l’avait poussée à travailler de concert avec les plus fortunés: ceux pouvant se baigner dans le nectar doré outreventois. D’un geste lent et gracieux, mesuré à l’extrême pour atténuer son envie irrépressible, elle vint sucrer son thé, ou plutôt théïre son miel; subtilité gustative discutable selon certains, mais que seuls les vrais Erebiens pouvaient comprendre, évidemment.

- Préférez-vous que nous commencions par les quelques oeuvres de démonstration, afin que vous puissiez vous assurer de leur qualité?

Elle le demandait en toute humilité, Astarté, très attentive à la réponse et aux expressions du Roi des Gitans, par oeillades furtives mais nombreuses. Il était son client, dès ce jour, et son devoir de joaillière était, entre autre, de le rassurer sur la somptuosité de ses prochains achats.
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Message Sujet: Re: L'infiniment petit et l'infiniment grand   Lun 10 Avr - 20:35

Si peu de trouble, mais une flatterie qui plait. Le sourire qui répond au sien apaise le duc, lui donnerait presque envie de continuer ce petit jeu de charme si on ne lui avait vanté la timidité de la jeune femme sous ses yeux. Il n’en apprécie pas moins la vue charmante et le visage doux qui se soustrait très légèrement à son regard appuyé. Avec une proximité nouvelle qui n’allait en rien contre la bienséance la plus élémentaire, il se posa comme elle sur l’un des coussins entourant la table, se calant avec une certaine habitude dans les richesses de son duché. Et sans quitter des yeux la demoiselle, il attendit d’entendre à nouveau sa voix. Elle est riche, délicate, quoique timide et un peu effacée. Il lui accorde un autre sourire ampli de charme, sans jamais détourner le regard de cette demoiselle venue lui présenter ses merveilles.

« Il faut toujours trouver du temps pour les beautés d’Erebor, tout comme les mots pour les décrire et les glorifier. »

N’était-il d’ailleurs pas amoureux de son propre duché, à en délaisser les rêves tissés par Trelor pour mieux chanter les louages des dunes et des montagnes sous le regard de Valda et ses étoiles, ou les yeux d’Aïon et ses poèmes ? Oh oui comme il adore son duché, Anthim, prêt à tout pour lui, aux pires sacrifices s’ils sont justes et peuvent aider à la survie d’Erebor. Il n’y a heureusement que légèreté dans cet entretien, ce qui ne fait point trop de mal en ces temps troublés. Il est bien aise de pouvoir converser avec cette douce fille des dunes venues lui présenter ses œuvres, pour en offrir aux femmes qu’il aimait.

« Et c’est pour moi un honneur de les voir enfin. Comme je vous l’ai dit, il y a longtemps que l’on parle de vous. Votre réputation traverse tout Erebor. »

Et ce n’était pas là une mince affaire, tant le duché était grand et qu’il était difficile de faire circuler l’information. Mais même quelques rares fils et filles des peuples du désert connaissaient la belle Astarté et ses doigts merveilleux façonnant l’or et les joyaux. Il était de son devoir de contribuer à la reconnaissance d’une si talentueuse artiste jusque dans la capitale, et pourquoi pas peu être hors du duché ? Même si bien égoïstement il aimait à se dire qu’une telle perle rare ne devrait sans doute pas s’éloigner des dunes dorées d’Erebor. La convoitise attirait bien des regards hélas…

Ah mais elle est gourmande, la charmante joaillière ! S’il ne pipe pas mot, il n’est pas sans voir le miel coulant dans le thé jusqu’à en dorer la consistance. Cela ne fait qu’accentuer le sourire du Sultan des sables, qui lui, bien au contraire, apprécie l’amertume du thé dans sa tasse encore bouillante. Il finit juste de prendre une gorgée quand la voix de la petite artisane répond à nouveau, avec toujours cette douceur timide dans le ton. Il acquiesce, curieux de voir ce qu’a à lui présenter la gitane.

« Avec grand plaisir, bien que j’ai déjà eu l’occasion de constater de vos talents au cou, aux bras et aux poignets de la marquise de Sinsarelle. Par ailleurs j’ai déjà quelques idées sur ce que je souhaite comme bijoux, néanmoins votre avis sera des plus apprécié. Mais faite, montrez moi, dame Astarté. »

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Message Sujet: Re: L'infiniment petit et l'infiniment grand   Mar 16 Mai - 3:02

Il y avait dans ses yeux des élans poétiques, des nuances d’amour, elle le ressentait jusque là, de l’autre côté de la table ouvragée. Sans difficulté, la gitane pouvait s'imaginer qu’on se déchire pour ses faveurs et qu’on veuille se battre pour son affection et son attention. Tout en portant le thé sucré à ses lèvres, elle se questionna sur l’identité de la concubine choyée. Ses créations n’étaient pas données, bien au contraire, et étaient le fruit d’un travail long de plusieurs semaines, voire de quelques mois. Il devait l’aimer sincèrement, le Duc d’Erebor. Ou il souhaitait se faire pardonner. La gitane prit soin de reposer son bol sur la table basse sans brusquerie et sans bruit, dans un froissement de porcelaine, tout en délicatesse et en discrétion. Elle l'effleura, du bout des yeux, son Roi, son Duc, avant de soulever sa boîte aux merveilles et la déposer devant elle.

- Serait-il indélicat de vous demander de me parler d’elle?

Ses prunelles de jade fixées sur son coffret buriné, elle lui laissait un peu d’intimité pour formuler sa pensée et se confier, peut-être bien, peut-être un peu. S’envelopper du rôle de l’écoutante, de la confidente, Astarté des Sables connaissait bien et appréciait, même. Elle papillonna ses longs cils alors qu’elle ouvrait le coffret bien mystérieux pour y glisser la main.

- Il me tarde, mon Roi, d’entendre vos idées et vos désirs, pour ce présent. Mais en connaissant la choyée, mes conseils seront plus avisés...

Elle en sortit un ornement plutôt massif sous le regard du Duc. Tout en l’écoutant, la joaillière glisssa le bijou sur son poignet, ajustant un peu, ici et là, les fermoires afin de resserrer sa prise sur sa chaire ambrée. Bientôt, un serpent semblait onduler sur sa peau, entourant son bras fin, tête écaillée cherchant à s’aventurer vers son avant-bras, alors que sa queue parcourait le dessus de sa main jusqu’à effleurer sa première phalange. Aucune écaille n’était ciselée, si ce n’était de la tête particulièrement ouvragée qui détonnait du reste. Et si le Duc se laissait aller à inspecter l’ornement plus en détail, il noterait peut-être l’absence de gemmes incrustées sur ce bijou fait d’or torsadé.

- Il n’est pas terminé.

La bijoutière pinça un tantinet les lèvres sous l’évidence de cette révélation. Évidemment, qu’il n’était pas terminé. Il s’agissait d’une démonstration, de quoi donner à son client l’envie qu’elle continue, qu’elle cisèle, qu’elle tenaille, qu’elle incruste, qu’elle peaufine, qu’elle perfectionne, qu’elle excelle jusqu’à ce que cet amas d’or torsadé devienne si réel qu’on croit réellement à un serpent né d’un filon d’or d’Erebor. Comme l’avait cru la Duchesse faiseuse de magie, en Faërie.

- Peut-être est-il un peu trop formel, trop cérémonieux..

Lentement, très lentement, et un peu hésitante, elle releva la main -et le bracelet- en direction d’Anthim d’Erebor. Le geste était criant d’humilité, tant la petite Érebienne semblait peu sûre d’elle, mais malgré tout, malgré sa tête baissée sous le poids du respect, il y avait un petit quelque chose d’assumé. Regardez, mon Roi, combien jolie est cette tête, combien délicat est mon art. Regardez, mon Roi, combien je peux être douée, pour vous. Elle regarda en sa direction, une seconde, peut-être deux, afin de capter l’éclat qui naîtrait peut-être dans les yeux du Roi des Gitans.

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Message Sujet: Re: L'infiniment petit et l'infiniment grand   Lun 17 Juil - 23:48

Dame des merveilles, elle semble bien curieuse dans son humilité. Rien qui ne saurait froisser le haut caractère du duc, qui n’apprécie que trop d’observer une femme aussi belle et aussi respectueuse. Et la question se comprend. N’est-ce pas plus simple de façonner ses oeuvres en connaissant la personne qui les portera ? Mais elle est bien difficile à décrire par de simples mots, la si belle et timide Shéhérazade. Elle n’est point la favorite de son sultan et époux, mais elle dispose d’une place de choix dans son esprit. Sitara est la reine de ses pensées, maîtresse de son cœur, femme de sa vie, mais la seconde concubine demeure précieuse. Elle vient de si loin, elle est de ces clans si sombres entre la montagne et le désert. Mais elle est tel l’éclat d’un rayon de lune, solitaire et léger, qui illumine malgré tout sur son passage. Douce, oh si douce, paisible et discrète.

« Ca ne l’est pas rassurez-vous. J’ignore cependant quels seraient les meilleurs mots pour vous la décrire. » Un instant, il ferme les yeux pour mieux rassembler les idées, songeant à elle au plus profond de son esprit. « Shéhérazade, c’est son nom. Elle fut l’une des premières à m’épouser. Elle est d’une beauté discrète, ses yeux sont comme la nuit mais j’y vois souvent les étoiles y briller. C’est une âme noble et douce, si paisible. Je pense qu’elle vous plaira. Vous la rencontrerez pour lui présenter le bijou confectionné spécialement pour elle. » On la disait timide et peu sûre d’elle, la belle Astarté, mais telle était la volonté du duc. Et puis Anthim n’avait aucune crainte en l’avenir, les deux femmes avaient ce quelque chose de semblable dans l’attitude et la discrétion.

Il continua à décrire un peu Shéhérazade jusqu’à ce que la gitane termine de poser sur son bras un bien beau trésor. Il n’était pas difficile de constater qu’il était inachevé, et la remarque de la jeune femme accentua un sourire taquin et charmeur sur les lèvres du sultan, qui observait attentivement les mouvements et les reflets du bijou qu’elle portait. « Je vois cela. » Répondit-il avec douceur, et en aucune façon, le ton ne sonnait comme un reproche. C’était une simple constatation amusée et il avait déjà deviné que ce n’était là qu’un produit d’exposition et que le terminer n’aurait été qu’une perte de temps si personne n’était intéressé par la merveille. Cela ne correspondait pas à ce qu’il envisageait pour la concubine, mais il reconnaissait que c’était là une véritable œuvre d’art.

« Peut-être trop ostentatoire pour elle. Mais c’est une pièce d’une grande beauté. Si toutes les autres sont de cette qualité, je ne m’inquiète pas trop. » Il tendit malgré tout le bras pour saisir avec douceur la main de la gitane, puis approcha son visage pour observer avec plus d’attention les contours et ciselures de l’or et des écailles particulières du serpent. C’était définitivement un travail d’orfèvre, un talent qui coulait dans le sang des erebiens, fils et filles de Joseï l’Artisan. Elle était certainement bénie de celui-ci. Lorsqu’il relâcha la douce main de la gitane, il croisa pendant une infime seconde son regard. « Auriez-vous quelque chose sur le thème de la lune, dame Astarté ? »

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Message Sujet: Re: L'infiniment petit et l'infiniment grand   Hier à 16:11

Lorsqu’il parlait de Shéhérazade, Astarté était conquise. Combien d’hommes se compromettaient autant en osant parler si joliment d’une conquête? Bien peu. Et combien d’hommes aussi grands et influents? Aucun. Anthim d’Erebor était unique. Alors elle l’écoutait, charmée, tout en ponctuant ses descriptions de quelques gorgées de son thé bien sucré. Lorsqu’Anthim d’Erebor employait des mots tels que “beauté discrète” ou encore “âme noble et douce”, la gitane soupira de ravissement. Que c’était joli, à l’oreille, d’entendre autant d’affection pour une seule personne! Elle sut, à ce moment, que personne ne lui avait tenu un discours similaire. Plutôt que de s’enjalouser, Astarté trouvait le portrait dressé de l’énigmatique Shéhérazade d’autant plus beau, vrai et poétique. S’il l’aimait à en demander la lune, la joaillière se savait capable de non seulement répondre à ses attentes, mais également de lui offrir des étoiles dans un écrin ciselé.

- Elle me semble être une femme remarquable.

Elle devait l’être pour obtenir l’attention du Roi des gitans. Lorsqu’il lui annonça qu’elle devra la rencontrer afin de lui remettre l’ornement, la gitane abaissa discrètement le visage afin de dissimuler le sourire qui trahissait sa fébrilité. Son art lui permettait de rencontrer des hommes et des femmes d’une grandeur incroyable. Des barons et des comtes d’Ibélène. Des ducs et des duchesses, également. Mais surtout, il lui permettait de braver sa timidité et de rencontrer réellement de grandes âmes, bien souvent en tête-à-tête. Elle avait hâte, la petite gitane, de pouvoir observer de plus près une femme aussi exceptionnelle que lui peignait son duc. Son plaisir était sincère, et elle s’efforça de le faire comprendre à son duc, lui laissant entrevoir son joli sourire.

Sa main dans la sienne, Astarté réprima un frisson. Son commentaire quant à son oeuvre, sur le fait qu’elle soit trop voyante, confirmait ce que la gitane avait cru percevoir dans les descriptions du duc. Il lui fallait quelque chose de plus léger, de plus discret. Habituée à devoir créer des ornements spectaculaires pour la marquise de Sinsarelle, la joaillière n’était que ravissement devant ce projet à venir. Quelque chose de délicat. Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas eu un contrat similaire.

- En vous écoutant décrire votre épouse avec autant de poésie, j’ai songé aux pierres de lune. Elles sont douces, comme l’âme de votre Shéhérazade, et leur nacre laisse entrevoir les reflets de la lune : bleuté ou argenté. On nous apprend surtout la légende outreventoise y étant liée, mais j’affectionne plus encore leur symbolique. Il s’agit d’une pierre de la féminité et de la fertilité, liée à la lune, mais, selon les dires, elle ferait également accroître l’intuition et la tolérance, tout autant qu’elle favorise la chance en attirant sur elle le regard du Destin.

D’un mouvement gracieux, elle soustrayait le bracelet d’écailles de sous le regard de son Roi. Après avoir reposé sa tasse de thé pratiquement vide sur la table basse, elle retourna à son coffret de démonstration pour en sortir, cette fois, un pendentif rond et ciselé de minuscules arabesques fleuries, dans la plus pure tradition erebienne.

- Peut-être pourrais-je disposer les pierres sur un pendant d’oreille? Elles seront un présent bien discret sous sa chevelure, et une parure raffinée lorsqu’elle souhaitera les dévoiler au gré de sa coiffure. Si vous le désirez, il me serait aussi possible de les insérer dans un bijou plus traditionnel, plus érébien… Un médaillon similaire, en argent?

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