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 Même la guerre est quotidienne

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La Noblesse
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La Noblesse
Message Sujet: Même la guerre est quotidienne   Mar 31 Jan - 23:21


Livre II, Chapitre 1 • Livre II, Chapitre 2 • La Fortune des Flots
Anthim d'Erebor & Castiel de Sombreflamme

Même la guerre est quotidienne

Ou quand on essaie justement de ne pas la faire



• Date : Le 22 décembre 1001
• Météo : Neige sur Euphoria.
• Statut du RP : Comme d'hab.
• Résumé : Une seule rencontre par année, entre les ducs d'Erebor et de Sombreciel. La guerre contre Faërie est à leurs portes, mais avant toute chose, c'est celle entre leurs duchés que les deux hommes tentent d'éviter... tant bien que mal. Surtout mal.
• Recensement :
Code:
• [b]22 décembre 1001 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t1723-meme-la-guerre-est-quotidienne]Même la guerre est quotidienne[/url] - [i]Anthim d'Erebor & Castiel de Sombreflamme[/i]
Une seule rencontre par année, entre les ducs d'Erebor et de Sombreciel. La guerre contre Faërie est à leurs portes, mais avant toute chose, c'est celle entre leurs duchés que les deux hommes tentent d'éviter... tant bien que mal. Surtout mal.


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Message Sujet: Re: Même la guerre est quotidienne   Jeu 2 Fév - 1:12

Tu tournes en rond dans le salon aménagé pour les négociations qui seront le cœur de cette bien trop longue journée. Le duc d’Erebor a été accueilli la veille au palais, arrivé bien tard, et cette unique journée vous permettra d’aborder tous tous tous les points litigeux des politiques à renouveler, des édits arrivés à échéance et des nouvelles mesures imposées par Ibelin et demandant accommodation de votre frontière commune. Le soleil s’est à peine levé, sur une Euphoria enneigée, mais vous avez besoin de toutes les heures possibles afin de boucler ces dossiers sans vous étirer plus que nécessaire. Vous n’avez même pas deux jours, cette année.

Tu soupires, les deux mains sur ton visage, finalement planté devant le feu qui ronronne confortablement dans le foyer, réchauffant agréablement la pièce. Tu réussiras, Castiel, j’en suis certain.

Tu voudrais être détendu, mais tu ne l’es pas. Tu voudrais prétendre que cette rencontre sera comme toutes les autres, désagréable au possible mais fructueuse, mais tu sais que ce ne sera pas le cas. Oui, Castiel, tu dois l’avouer… tu appréhendes et même redoutes ta rencontre annuelle avec Anthim d’Erebor, pour que tu sais que cette année a été le théâtre de plus de justifications pour ton homologue erebien de te haïr. Tu ne lui en voudrais même pas, en fait, d’autant de détester, puisque tu as été fort détestable, si ce n’était que de son auguste personne, ton bonheur dépend. Le tien et celui de la femme que tu aimes follement, tendrement, infiniment.
Tu ne dois pas gâcher cette rencontre. Pas plus que tu aies pu gâcher chacune de vos malencontreuses rencontres précédentes, et pas uniquement parce que votre empereur t’a dépêché un courrier aux allures de menaces afin de t’encourager à retrouver et maintenir une relation d’antipathique neutralité, comme c’est le cas depuis si longtemps.

La porte enfin s’ouvre sur Anthim, auquel tu adresses un simple signe de tête pour le saluer, d’abord. Vous n’avez jamais osé vous fendre, l’un ou l’autre, d’une révérence. Tu as bien trop peur qu’il profite que tu sois penché pour te poignarder. Et pas non plus de poignée de main. Vos législateurs entrent timidement dans la pièce, venant y porter les lourdes piles de parchemins et de papiers qui seront vos référents et travaux du jour. Ils ne sont habituellement pas autorisés à assister à ces réunions, mais tu sais qu’ils attendront à la porte d’être appelés. Aux côtés des gardes, toujours prêts à intervenir si les insultes se changent en coups. « Anthim. Je vous ai fait préparer de quoi vous sustenter, pour la matinée. J’espère que ce sera à votre goût. » Tartelettes sucrées agrémentées de cannelle, thé avec miel ou alcool à y glisser, et même un plat de ces fruits sucrés que les Erebiens apprécient, dattes et délicates figues spécialement apportées d’Erebor pour l’occasion. Oui, un peu pour amadouer ton vis-à-vis, il ne sert à rien de le nier. Les accords passent bien mieux lorsqu’ils sont délicieusement accompagnés.

Tu fais déjà preuve de beaucoup d’efforts et tu aimerais qu’on le remarque.

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Message Sujet: Re: Même la guerre est quotidienne   Dim 12 Mar - 2:49

La rencontre annuelle avec Castiel s’annonçait déjà houleuse. Etait-il possible de faire pire que les précédentes fois ? Chaque année, les paris étaient lancés, mais Anthim savait qu’aux vues des événements arrivés lors des quelques mois qui avaient précédés cette venue que les choses seraient plus tendues que jamais. Et malgré le courrier envoyé par son altesse Augustus lui même, ce n’était pas ce qui arrangerait les tensions ni ne les feraient descendre. Il aurait pu se résoudre à être patient, à faire des efforts pour le bien d’Ibélène. Oui il aurait pu. S’il n’avait pas reçu quelques jours plus tôt une fichue lettre de sa sœur lui annonçant qu’elle rendait visite à Castiel. Amusant. Vraiment. Surtout de la recevoir après date, comme un piège, une tricherie. Et il ne pouvait même pas en vouloir à son homologue, car sa sœur avait agit en âme et conscience. Celle de ne pas avoir joué franc jeu avec lui. Alors oui, cette réunion serait difficile. Extrêmement difficile à tel point qu’Anthim s’était demandé s’il ne devait pas annuler à la dernière minute pour éviter de risquer l’incident diplomatique. Il était certain que sauter au cou de Castiel pour l’étrangler dans la minute suivante n’aurait pas été du plus bel effet.

Il n’avait pas eu le choix néanmoins de se rendre en Sombreciel pour assister à cette obligation. Les dieux soient loués, il n’y resterait pas plus de deux jours, et c’était amplement suffisant. Anthim avait en horreur le duché de l’esprit, et qui plus est, le froid mordait terriblement en ce mois de décembre. Erebor lui manquait déjà. Et il savait qu’il aurait bien souvent cette pensée à l’esprit, quand il ne songerait pas à étriper son semblable. Il n’était pas particulièrement tôt, mais bien assez pour pouvoir terminer au plus vite cette fichue rencontre qui était nécessaire. Renouveler les accords était bien la moindre des choses qu’exigeait l’empereur Augustus au sujet de Sombreciel et Erebor, et c’était de mauvaise grâce que ses ducs s’exécutaient, malgré toute la haine qui bouillonnait entre eux. Si seulement son altesse avait eu conscience de la colère qui explosait dans le cœur du sultan des sables, peut être aurait-il revu les motivations de ses ordres. Mais soit, Anthim s’était convaincu de ne pas céder immédiatement. Ou même de ne pas céder tout court et de repartir sur une froide… très froide haine de circonstance.

Mais bon sang. Alméïde était allée le voir. Sans qu’il ait donné son consentement. Comment pouvait-il rester de marbre ?

Il ne le resta pas vraiment, quand il pénétra dans la pièce avec ses législateurs, lourdement chargés de documents en tout genre qui seraient à l’ordre du jour. A peine accorde-t-il un signe de tête à Castiel, évitant soigneusement son regard pour échapper à toute tentation de le prendre à la gorge. Il note néanmoins les paroles qui lui sont adressées, haussant un sourcil face à… l’effort fournit par cet imbécile. Presque immédiatement, il observe les pâtisseries, puis répond avec une certaine hauteur.

« Hm. Vous avez quelque chose à vous faire pardonner pour m’offrir de telles attentions ? »

Il n’a même pas envie d'entendre de réponse et se contente de prendre place sur le siège en face de celui de Castiel, commençant à prendre en main le premier parchemin de sa pile. Aller à l’essentiel pour éviter toute tentation.

« Commençons, je n’ai pas particulièrement l’envie de perdre mon temps. »

Eviter toute tentation.

Une manœuvre qui marche relativement bien, puisque son homologue fait de même presque immédiatement. Au moins pouvaient-ils tomber d’accord sur ce point, écouter la rencontre et le fait de se voir était la meilleure chose à faire. Une heure s’écoule ainsi dans un étrange calme, où les deux ducs parviennent à s’entendre avec une certaine neutralité sur les affaires banales qu’ils évoquent. Puis vient les premiers documents sur les droits de passage entre les habitants respectifs de leurs duchés. Bien malgré lui, avec un calme malgré tout glacé, stoïque, Anthim relève son regard bleu vers Castiel, se fendant d’une remarque acerbe.

« Je me demande si je ne vais pas réguler avec encore plus de sévérité le passage entre nos terres. Peut être même l'interdire pour certains, qui sait... ? »


Légère semblerait la blague, mais mordant est le ton qui prononce les mots. Entre les lignes se cache quelque chose de plus profond, dans cette colère froide qui anime le cœur du duc. Et il sait… Oh oui il sait bien que Castiel a compris de quoi il parle. N’est-il pas duc de l’esprit ? Maitre pour saisir les subtilités dans les mots ? Le message était clair.

Empêcher Alméïde de retourner le voir.

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Message Sujet: Re: Même la guerre est quotidienne   Mer 3 Mai - 1:38

Tu n’entres pas dans son jeu, dans ces petites provocations si faciles à éviter et pourtant si faciles à saisir à la fois. Tu n’y entres pas, ce serait trop aisé de s’y perdre avant même que les choses aient véritablement commencé. Tu tiens ta langue, ce besoin de provoquer qui toujours te tenaille face à ce duc si sérieux, et tu préfères plutôt te mettre au travail.

Toi, cela dit, tu ne te retiens pas de te verser une tasse de thé, accompagnée d’une rasade d’alcool fort un peu trop grosse pour être raisonnable. Tu sais que tu en auras besoin.

L’heure qui passe est paisible, sans pourtant devenir détendue. La journée sera épuisante, à force de tension. Ce soir, tu dormiras, sans doute, fatigué de ce jeu politique qui avec Anthim est toujours le plus corsé. L’attaque, fine, vient du duc d’Erebor : « Je me demande si je ne vais pas réguler avec encore plus de sévérité le passage entre nos terres. Peut être même l'interdire pour certains, qui sait... ? » Premier coup d’estoc, d’un regard bleu et froid, qui sait aussi bien que les quelques sous-entendus de ses mots porter ce qu’il veut réellement dire. À toi de répliquer, de dévier le coup, conservant un calme inhabituel : « Avec la situation actuelle, restreindre le passage entre nos terres serait plutôt dommageable. Si un conflit se déclenche, il faudra pouvoir évacuer les domaines frontaliers le plus rapidement possible et je ne souhaite pas que mes Voltigeurs perdent un temps précieux à vérifier si les papiers de vos gens sont en ordre, ou que les miennes se voient refuser l’asile. » La guerre, c’est ce qui est le plus important. La guerre est ce qui demande l’accommodation de votre haine ancestrale, l’aménagement de politiques particulières, contre votre gré. Tu n’as pas envie d’accueillir des cohortes de bouseux des sables et autres malandrins des montagnes qui viendront beugler dans les délicates oreilles de tes sujets de leurs dialectes barbares, mais tu ne peux certainement pas te permettre cette remarque. Ni même, cette interdiction. Pas en ce moment crucial.

Pourtant, le coup paré, tu reprends la parole : « Quelques-uns de mes sujets auraient-ils eu quelques comportements indécents envers les vôtres, cette année, Anthim ?, demandes-tu, faussement innocent. Si c’est le cas, je pourrais comprendre que vous ne souhaitiez pas les revoir à votre cour et nous pourrions certainement intervenir en ce sens, mais selon leur rang et leur fonction… mes options risquent d’être restreintes. » Comme si tu parlais d’un autre. Comme si tu ne parlais pas de toi. Tu sais qu’Anthim joue bien mal à ce petit jeu, que sa patience est déjà inexistante, à ton encontre, mais tu veux tout de même le pousser. Le faire dépasser cette ligne prudente sur laquelle vous marchez. Que ce soit sa faute, pour cette fois, pour une fois.

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Message Sujet: Re: Même la guerre est quotidienne   Jeu 22 Juin - 15:34

Comment pouvait-il rester calme en ayant connaissance de la trahison d’Alméïde ? Comment pouvait-il écouter seulement ce chien de Castiel, aussi coupable qu’elle, pour l’avoir corrompu ? Sa sœur n’avait jamais montré de signe de traîtrise ni de mensonge avant qu’elle ne rencontre son ennemi de toujours. Douter de son implication n’était pas permis, jamais. Anthim voulait croire que sa sœur n’avait pas agit de son propre chef en lui mentant et en lui cachant une chose aussi importante. Mais l’effort était rude, difficile. Maintenir un calme apparent était quasiment impossible, et chaque seconde qui passait semblait faire bouillonner un peu plus sa rage contenue dans un masque de froideur. Le feu du désert arrêté par les glaces solides des montagnes. Mais ils savent, tous les deux, que l’apparente diplomatie ne saura pas rester en place. Qu’après les mots et piques acérées viendraient les haussements de voix et peut-être même les poings. Certainement même. Ce n’était pas la chose à faire, le duc d’Erebor le savait, mais sa colère était depuis plusieurs mois bien trop souvent sollicitée pour qu’elle ne soit pas une tempête violente.

Il ose répondre, sans rentrer dans son jeu, assénant une vérité qu’Anthim ne peut que regarder avec sagesse. Castiel, sage ? Cela le ferait presque rire, s’il n’avait pas à se forcer pour garder contenance et ne pas lui hurler dessus. Pourtant, même la perspective d’une guerre ne parvient pas à faire s’éloigner la menace que représente son homologue, autant pour lui que pour sa sœur. Il serait presque à se mordre la langue pour ne pas répondre à Castiel, faisant remarquer qu’il n’avait pas envie de ces misérables Cielsombrois sur ses terres… mais ça, ce n’était pas de son ressort, si Augustus ordonnait, alors il serait bien obligé d’obéir et d’aider Sombreciel. L’inverse était vrai.

« Le temps de guerre est une chose. Mais je maintiens ce que je pense, tant que nuls conflits ne sont déclarés. »

Répond-il avec le même aplomb, froidement, sans apprécier les jeux de Castiel pour esquiver le réel sujet. Il sait que son homologue à d’ores et déjà compris de quoi il parle, le sujet était trop évident pour l’ignorer. Mais s’attendre à ce que Castiel assume et réponde réellement ? Impossible. Pas surprenant. Sa réplique ne l’est pas non plus, mais elle vient comme un coup de poignard enduit de poison. Ah il veut continuer à jouer, feignant l’innocence ? Cette fois, le poing d’Anthim se serre très nettement sur l’accoudoir du fauteuil, et son regard déjà sévère devient incendiaire. Moqueur, arrogant, idiot. Et plus encore d’insultes fleuries qui traversent son esprit pour désigner Castiel. Lorsque le duc d’Erebor parvient à reprendre la parole, ce sont des mots coupés, acérés, tranchants, qui tonnent dans le ton de sa voix.

« Quelques uns oui. Une personne en particulier. » Il le foudroie du regard, ne laissant aucun doute sur l’identité de la personne à qui il pensait. « Mais je pensais aussi à quelqu’un de chez moi, que je ne souhaite plus revoir franchir la frontière, de votre côté. J’imagine que vous accéderez sans mal à ma requête en écrivant une interdiction de passage pour l’un de mes sujets. »

Après tout, Castiel qui, comme lui avec les Cielsombrois, détestait les erebiens, n’avait pas vraiment de raison de refuser la demande, si ça lui évitait de nouveaux locataires sur son territoire. Mais là encore, le sous entendu était clair. Autant ne souhaitait-il pas revoir Castiel en Erebor qu’il ne pouvait pas le lui interdire malgré tout, autant il pouvait le faire pour Alméïde.

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Message Sujet: Re: Même la guerre est quotidienne   Mar 4 Juil - 18:03

Joueurs rodés à cet exercice complexe que celui de la « diplomatie » sombrebienne, vous ne vous laissez pas démonter serait-ce d’un iota, ni l’un, ni l’autre. Ton ennemi te semble presque impassible, imperméable à ta logique somme toute vraie (les ordres d’Augustus sont les ordres), alors qu’il réplique avec froideur : « Le temps de guerre est une chose. Mais je maintiens ce que je pense, tant que nuls conflits ne sont déclarés. Tu te retiens bien de lui signifier que tu n’as rien à faire de la très grande majorité des Erebiens. Tu restes détaché, dans le seul mot de ta réponse : Soit. » Car en vérité, tu n’as pas bien intérêt à ce que la quasi totalité des Erebiens ait la possibilité de passer librement sur tes terres. Tu ne le veux tout simplement pas, même, mais que ce soit l’exigence d’Anthim t’arrange grandement, car ce n’est pas toi qui devra justifier quoi que ce soit à l’empereur.

Tu ne retiens pas un sourire malin, alors que déjà devant toi, Anthim se crispe et rage intérieurement. Crétin susceptible. Tu as fait mouche. « Quelques uns oui. Une personne en particulier. Ah ? Tiens donc ! Dire que tu as appris la diplomatie auprès d’un des plus fins esprits du continent. Ce n’est pas pour rien que je suis gagnant. Mais je pensais aussi à quelqu’un de chez moi, que je ne souhaite plus revoir franchir la frontière, de votre côté. J’imagine que vous accéderez sans mal à ma requête en écrivant une interdiction de passage pour l’un de mes sujets. » Tu feins la surprise, sans même te forcer à être crédible. Ça ne sert à rien. Vous savez tous les deux très bien de quoi vous parlez. Il n’y a que le plaisir d’étirer encore plus le plaisir, si on peut qualifier cette joute ainsi. « Ce sujet est-il dangereux au point que vous ne désiriez même pas qu’il franchisse mes frontières ? Je ne pensais pas que vous pourriez un jour me souhaiter du bien, Anthim, il faut croire que je me suis trompé, à votre sujet », que tu soulignes avec une factice bonhomie. Tes doigts jouent avec une tartelette à la cannelle, que tu enfournes, mâches et avales avant de poursuivre sur ta lancée. À chacune de tes paroles, ton homologue semble prendre de plus en plus de couleurs et sous son hâle perpétuel, il devient de la même couleur que le sang qu’il rêve sans doute de faire couler. « Ou, se serait-il fendu d’actes scandaleux au coeur de mon duché ? Sans même que je le sache, ô terrible secret aujourd’hui révélé ? En auquel cas, je pourrais comprendre que vous souhaitiez protéger mes sujets d’un être aussi terrible. A-t-il un nom, d’ailleurs ? Un crime, qui justifie cette interdiction ? Un titre, peut-être, qui me permettrait d’identifier le malappris avec plus de justesse, afin de lui transmettre le tout ? » Tu attires à toi parchemin, encre et plume, prêt à condamner l’odieux personnage que tu as construit des quelques paroles d’Anthim, être si éloigné de sa soeur, de ses sourires doux et de la superbe de chaque partie de son corps. Chaque partie, oh que oui.

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Message Sujet: Re: Même la guerre est quotidienne   Lun 17 Juil - 23:49

Ainsi, en plus de ne pas rentrer dans le jeu, Castiel choisissait clairement de le contourner et de n’en faire qu’à sa tête. Ce n’était pas comme si cela surprenait réellement Anthim, après tout, Castiel n’avait jamais été un adversaire à sa taille, se croyant bien plus intelligent que les autres et pourtant capable de déclencher des guerres à son bon vouloir. N’avait-il donc pas conscience que son petit jeu avec Alméïde allait tôt ou tard lui retomber dessus, et que lui, duc d’Erebor, ne serait certainement pas là pour aider à la cause. Il comptait au contraire mettre fin à toutes ces idioties, d’une manière qui n’aurait rien de douce. Cette surprise feinte qui n’avait rien de crédible était comme une insulte crachée à son visage.

Depuis le début de cette joute, toutes paroles échangées n’étaient que folies sous entendus pour mieux faire passer un message. Un message que visiblement Castiel n’était pas décidé à entendre. Oui, ça ne le surprenait pas. Mais cela l’énervait un peu plus à chaque seconde. Cette arrogance, cette pseudo supériorité qu’il se donnait en se moquant, feignant ne rien comprendre… Etait-ce censé arranger les choses et éviter que cette réunion ne se termine comme toutes les autres : par des coups ? S’il n’avait été aussi énervé, Anthim aurait soupiré d’une attitude si puérile, autant celle de son homologue cielsombrois que de la sienne d’ailleurs. Mais l’irritation brillait dans les prunelles bleues du Sultan des Sables qui n’avait qu’une envie, sauter à la gorge de cet idiot et l’étrangler. Il lui faut toutes les forces du monde pour ne pas céder définitivement à la colère.

« Ainsi, vous êtes toujours incapables de prendre les choses de manières sérieuses Castiel. Je m’étonne franchement que votre duché tienne encore débout. Même si il faudrait plutôt féliciter votre excellent conseiller pour cela. » Dit froidement le duc, hermétique à toute forme d’humour que pouvait apporter son homologue Cielsombrois. Ce n’était certainement pas à cet idiot que le duché de Sombreciel devait sa survie et son état. Il semblait au contraire plus prompt à tout gâcher, comme toujours. Il n’était capable que de cela, après tout. « Est-ce certainement trop vous demander que de comprendre ce que je sous entends, vous qui ne vous êtes guère caché ces derniers temps de courtiser ma sœur. » Ca y est, les mots étaient sortis. L’identité révélée. Oh il ne doutait pas que Castiel l’avait depuis longtemps deviné et qu’il ne cherchait qu’à détourner les choses, ne pas entrer dans le jeu. Bon sang… imaginer sa sœur courtisé par cet abruti le… oh ça le dégoutait profondément. « Maintenant je vais être clair Castiel, c’est de vous et uniquement de vous que je souhaite éloigner ma sœur. Et je suis certain que je ne vous apprend rien. » Et de toute évidence, cette dernière ne semblait pas savoir où était sa place, pour oser rendre visite à ce duc impertinent sans lui demander son autorisation. Oh qu’il aurait été tentant de menacer ainsi Castiel en menaçant Alméïde, mais c’était une chose qu’il se réservait de mentionner pour l’instant. Il n’était pas certain de pouvoir conserver la colère bien longtemps de toute façon.

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Message Sujet: Re: Même la guerre est quotidienne   Ven 28 Juil - 6:24

Le masque d’Anthim lentement se craquelle, révèle sa vraie nature. Celle de cet homme froid et insupportable, qui n’a jamais eu aucune notion d’humour. Qui, de ton avis, est toujours le grand perdant de chacune de vos rencontres. Peut-être bien parce que tu es le seul à se moquer de ce regard de glace et de ce tempérament bouillant, le seul à véritablement oser lui rire au visage encore et encore. « Ainsi, vous êtes toujours incapables de prendre les choses de manières sérieuses Castiel. Je m’étonne franchement que votre duché tienne encore debout. Même si il faudrait plutôt féliciter votre excellent conseiller pour cela. Je lui transmettrai le message », que tu réponds en esquissant un bâillement, peu impressionné par cette insulte qui n’a rien de nouveau. Elle sait pourtant à chaque fois pincer une corde sensible et tu te raidis, sans même t’en apercevoir. Tu n’es pas un mauvais duc. Ton duché se porte bien et ce n’est pas uniquement grâce à Maximilien, béni des dieux soit-il. Tu n’as pas moins peur. Tu n’en haïs pas moins ce qu’il prétend. Énième mensonge, énième fourberie erebienne. « Est-ce certainement trop vous demander que de comprendre ce que je sous-entends, vous qui ne vous êtes guère caché ces derniers temps de courtiser ma sœur. »

Ah, enfin !

Le chat sort du sac et le tiens, d’ailleurs, de grimper sur la table et de renifler les documents à portée de son museau. Tu ne te souviens pas l’avoir laissé entrer ici… Je connais les mêmes passages que toi, qu’il te rappelle avant de se coucher sur un des parchemins, avant de fixer ses yeux sur le duc d’Erebor. À la révélation de ce dernier, tu as esquissé une expression triomphale, supérieure. Tu as gagné. Mince victoire à ajouter à ton tableau. « Maintenant je vais être clair Castiel, c’est de vous et uniquement de vous que je souhaite éloigner ma sœur. Et je suis certain que je ne vous apprends rien. » Tu attrapes ta tasse de thé, pour en siroter une longue et presque méditative gorgée. Comme tu n’as pas remarqué t’être raidi, tu ne remarques pas le léger tremblement de tes doigts. Tu anticipais cette conversation. Cette dispute : soyons francs. « J’ai en effet un vague souvenir que vous m’ayez déjà parlé de quelque chose dans ce genre, que tu réponds négligemment, feignant encore un peu plus de ne pas comprendre. Une grande réussite, que cette interdiction, en définitive. Dire qu’il y a à peine plus d’un an, nous faisions plus ample connaissance, la princesse Alméïde et moi… qui aurait pu prédire un avenir si agréable à ces intentions si nobles, mh ? » Tu te fais gourmand, encore plus provocateur, ignorant les commentaires outrés d’Hypérion quant à ton sens de la diplomatie, sans parler des mises en garde de Mirat et même les vagues de calme que tente, en vain, de te transmettre Vif-Argent. Les souvenirs de tes derniers moments avec Alméïde dansent dans ta tête, ton coeur et ton corps, et ton sourire se fait même une seconde... niais, oui. Bêtement amoureux. Elle a dit oui. Elle a accepté, cette fois-ci. « Et votre désir est donc d’empêcher votre soeur d’entretenir quelques liens... privilégiés, disons, avec moi, contre sa volonté ? En tentant de me forcer à interdire à la princesse de venir sur mes terres ? Prometteuse méthode, ma foi. Vous ne manquez pas d’espoir, Anthim. » Ni d'espoir, ni de toupet.

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Message Sujet: Re: Même la guerre est quotidienne   Ven 4 Aoû - 11:10

Oh comme il était provocateur. Comme à son habitude de toute façon. Ce chien de cielsombrois ne savait réagir autrement, il ne connaissait pas le respect, il crachait dessus pour se donner un genre, une supériorité dont il ne disposait guère. Tout le monde savait ce que l’on pensait du duc de Sombreciel, cet inconstant fou qui n’avait que peu de soutien en réalité. C’était son conseiller qui avait ce privilège, mais certainement pas le souverain. Ce souverain qui ne pensait qu’à son propre profit, qui n’était qu’égoïsme et stupidité. Ah il se demandait bien pourquoi il était forcé de le rencontrer à nouveau, si chaque entrevue devait se solder par une bagarre de gamin. Qu’il se croit vainqueur et victorieux, car Anthim lui, n’en avait pas fini. Mais comme il haïssait, le duc d’Erebor, ce sourire arrogant qui pensait tout savoir, cette désinvolture supérieure qui n’était l’outils que des sots et des enfants. Il comprendrait tôt ou tard que les véritables armes, ce n’était pas lui qui les possédait entre les mains.

Ca n’enlevait en rien à Anthim cette envie fulgurante de lui sauter à la gorge, de frapper ce visage pour en retirer le sourire déplaisant, le faire taire définitivement. Mais il avait encore - miraculeusement - assez de retenue pour ne pas céder au brasier qui ne cessait de croire, fumer, déchaîner sur son passage le plus intense des chaos. Et il savait si bien, ce crétin cielsombrois, comment attiser la flamme et la nourrir.

« Il n’y a rien d’agréable là dedans. »

Qu’il grince en serrant les dents. Mais ce coup de la part de Castiel n’est rien en comparaison de la suite. Oh pour sur, il souffle avec une certaine force pour calmer la colère, il dévisage avec hargne son homologue qui feinte l’indifférence, mais il sait, Anthim, il a vu ce tremblement qui fait frémir la tasse que tient Castiel. Ah il n’est pas en reste, ce cher duc, et tous deux sont sur le point d’exploser. Il ne suffisait que d’un éclat pour fait flamber cette délicate - Ô si délicate - situation. Pourtant, ce n’est point un hurlement plein de rage qui traverse les lèvres du sultan des sables. Ce n’est pas non plus un mouvement brusque annonçant un coup. Juste un sourire sombre, qui annonce la noirceur de ses pensées.

« Oh en effet Castiel, je n’en manque pas. Tout comme vous, qui ne manquez pas d’espoir ni de toupet pour aller à l’encontre des ordres de l’empereur, vous interdisant tout contact avec ma famille. » Oh il n’avait pas besoin de lui rappeler les événements du Tournoi des Trois Opales, où Castiel avait été retrouvé dans les appartements d’Alméïde et que tous deux avaient fini devant Augustus pour cette affaire. S’il n’y avait eu que peu de conséquences visibles, les ordres restaient ce qu’ils étaient. Et Castiel était versé dans l’art d’y désobéir. Anthim, prêt à continuer, se pencha un peu, sentant, au delà de la colère, une forme de jubilation naître dans sa voix, dans son cœur. « Sachez que je préfère encore la voir mariée à Martial de Bellifère que de la laisser vous côtoyer, peu importe sa volonté. Et il est bien possible que cela se réalise d'ailleurs. » Murmure-t-il d’un ton trahissant presque un seul sentiment : celui de victoire. A son tour, il venait d’infliger un puissant coup à Castiel, il le savait.

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Message Sujet: Re: Même la guerre est quotidienne   Sam 12 Aoû - 3:00

Tu t’avoues impressionné de la retenue d’Anthim. Il est bien plus rapide, habituellement, à te gratifier de maints noms d’oiseaux et à te lancer, avec plus ou moins de précision (surtout moins) quelques objets contondants au visage. Tu n’es probablement pas le seul, à avoir reçu l’ordre impérial de faire un effort. Tu considères cela dit en avoir fait assez, et que de toute façon, si la conversation dérape, c’est uniquement la faute de ton homologue, et de son désir vicieux de remuer le couteau dans la plaie. Dans sa propre plaie, de surcroît. Étranges Erebiens aux penchants définitivement masochistes… quoique tu peux comprendre le plaisir de la chose, à l’occasion. « Il n’y a rien d’agréable là dedans. Oh si, je vous assure, ce l’est grandement », que tu réponds à ce grincement amer, l’air satisfait du chat bien repu, prêt à se pourlécher les babines. Tu espères qu’il éclate, enfin, dans un hurlement, dans un incendie de paroles meurtrières, mais il n’en est encore rien.

Que ce sourire sombre, qui laisse deviner qu’il a bien d’autres idées, que ce souverain des sables et des montagnes.

« Oh en effet Castiel, je n’en manque pas. Tout comme vous, qui ne manquez pas d’espoir ni de toupet pour aller à l’encontre des ordres de l’empereur, vous interdisant tout contact avec ma famille. » Ton sourire se fait fanfaron. Triomphant. Tu ne dis rien, tu ne veux pas encore autant te vanter d’outrepasser les ordres de votre empereur, mais il sait bien ce que tu en penses. Tu es le seul à autant jouer avec sa patience, comme tu es le seul à risquer de tourner Anthim en dérision, dindon de toutes tes farces. Mais en un murmure victorieux de l’Erebien, tu te retrouves pris au dépourvu, ton sourire fondant sur son visage plus rapidement que neige au soleil : « Sachez que je préfère encore la voir mariée à Martial de Bellifère que de la laisser vous côtoyer, peu importe sa volonté. Et il est bien possible que cela se réalise d'ailleurs. » Tu reposes ta tasse avec tant de force sur la table qu’elle casse, répandant son liquide chaud sur les parchemins, jusqu’à venir tremper les doigts d’Anthim. Tu regrettes une seconde ne pas lui avoir lancé au visage. Tu te demandes si, plutôt, tu ne vas pas lui cracher au visage. Tu te lèves de ta chaise et te penches par-dessus la table, au-dessus des contrats trempés, des encriers et des desserts apportés. Dans la pièce, votre silence bourdonne, et tu peux presqu’entendre la respiration de tes législateurs, fort probablement embusqués derrière la porte. Ton Familier se lève de la table et fuit, se cache sous une chaise. « Vous n’oseriez pas, que tu siffles. Menace en l’air que celle-ci. Il dit uniquement cela pour te provoquer. Ou, oserait-il ? Quoique je suppose que c’est bien tout ce que vous connaissez en Erebor. Enfermer les femmes et souhaiter leur malheur. Ta main glisse sur la table, vers quelque chose, n’importe quoi, à lui lancer à la gueule, afin d’en faire disparaître ce sourire détestable. Ne pleurez pas trop, lorsque vous la perdrez. »

Et tu lui écrases une assiette pleine de baklavas en plein visage.

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Message Sujet: Re: Même la guerre est quotidienne   Lun 21 Aoû - 10:37

Oserait-il ? La menace planait dans l’air comme si elle n’avait pour vocation que la provocation. Pourtant, si tel était réellement le cas, il y avait une vérité sous jacente dans les paroles du sultan des sables et du roc et qui n’était en rien une surprise. Pour rien au monde il n’aurait accepté de laisser sa soeur flirter - et plus encore - avec ce chien de cielsombrois. Oui très certainement, il préférait la voir entre les mains de Bellifère que celle de Sombreciel, à tomber dans une luxure pathétique. Cruelle était la pensée, mais elle n’en était pas moins sincère, pas moins réfléchie. Comme si la haine et la colère seule était capable de décider de ses pensées… Ah mais les mots outrés, le geste qui brise la tasse… ils sont autant symboles de victoire pour Anthim. Avec orgueil, il observe son homologue bouillir de rage, crachant les mots comme il aimerait certainement lui cracher au visage. Mais peu importe.

Après tout, il avait gagné.

Castiel serait le premier à franchir les barrières, comme toujours. Il était incapable de se tenir, cet imbécile, et ce n’était pas une surprise. Encore une victoire à ajouter à son tableau. Il en rirait presque, s’il ne partageait pas à cet instant la même sourde colère qui animait ses traits crispés dans un sourire mesquin. Les paroles du duc de Sombreciel sont loin de le toucher, de le vexer, de l’énerver plus qu’il ne l’était déjà. Ce n’était que les mots d’un perdant cherchant désespérément une réplique à renvoyer. Rien qui ne soit plus outrageant que sa simple relation avec Alméïde cela dit. Et vient le premier coup, certes humiliant, certes bon à faire s’embraser la rage. Mais c’est pourtant avec un calme inattendu que l’erebien répond, retirant avec un mépris appuyé le sucre des pâtisseries qui s’était collé sur son visage.

« Je m’attendais à plus de répondant de votre part Castiel. Je suis presque déçu. » Oh cynique. Mesquin. Mauvais.

Il n’est pas mieux Anthim, quand d’un geste il vient cueillir sur la table la bouteille d’un encrier - et sa plume - le jetant avec plus ou moins de succès sur Castiel. Le visage est épargné, le vêtement ne l’est pas, noircir du liquide qui imbibe chaque seconde un peu plus le tissu fin et raffiné.

Une chose demeure certaine lorsque les réunions entre les ducs d’Erebor et de Sombreciel se terminent : c’est que malgré les législateurs cachés un peu partout, personne ne sait vraiment qui des deux est le premier à lancer les hostilités physiquement. Qui des deux à fichu un coup de poing à l’autre. Qui est celui entraînant l’autre au sol, à rouler sur le tapis.

Et ce qui demeure certain aussi, c’est que les combats sont toujours à la hauteur de ceux de deux enfants se disputant un jouet de la manière la plus puérile qui soit.

Et s’il y a bien une chose positive en tout cas, c’est qu’au delà d’un oeil au beurre noir, de griffures au visage et autres petits bleus, aucune fracture n’a été recensé, pas d’oeil crevé, de doigt brisé ou de morsure notée. Juste un feu dans le vestibule d’à côté, et des contrats et documents en tout genre merveilleusement éparpillés par deux ducs séparés comme l’on séparerait un chat et un chien.

Rien d’inhabituel en somme.

Rien qui n’aide pour la guerre à venir.

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