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 Quand une vie commence

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La Noblesse • Modo
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Message Sujet: Re: Quand une vie commence   Mar 28 Fév - 11:17

Palais ducal d'Edenia, Lagrance.


« Oui… oui je m’en doutais. Pardonne moi Alméïde, avec la guerre qui fait rage, ne pas tenter une telle manœuvre aurait été stupide de ma part. Mais c’était aussi stupide de te contraindre de la sorte. Je suis décidément un bien mauvais ami. » La surprise qui se dessine sur les traits de la princesse est sincère. A-t-il vraiment abandonné l'idée si facilement ? Elle pose son regard sur celui de Denys et il lui semble y retrouver l'homme qu'elle connaît, plein de sollicitude et d'affection pour elle. C'est à la fois troublant et rassurant et elle ne sait comment réagir, encore perturbée par sa demande, par ses yeux froids, par son insistance. Est-ce alors la guerre la coupable ? Pourrait-elle à ce point changer les êtres ? Elle les révèle aussi. Alméïde reste interdite, l'esprit embrouillé par tout ce qu'il s'est passé en l'espace de quelques heures à peine. Le silence pour seule réponse, elle baisse un instant les yeux. Un autre que lui aurait-il fait de même ? Son frère, par exemple, aurait-il pris le risque de briser un lien si fort pour le bien de son peuple ? Une petite voix lui souffle que oui, Anthim ferait n'importe quoi pour le bien d'Erebor, il le lui a prouvé à maintes reprises. Alors la princesse préfère ne pas répondre, ne pas y songer.

« J’imagine que tu voudrais rentrer maintenant. Rester plus longtemps serait imprudent, pour toi comme pour moi. » Elle relève les yeux à temps pour le voir se relever et aller ouvrir la porte. « Appelez Jacinthe, mon invitée va rentrer chez elle. » C'est le soulagement qui l'étreint, après la peur insidieuse qui s'est emparée de tout son être. Malgré les excuses de son ami, elle ressent toujours un certain malaise dû à sa proposition et à l'ambiance pesante de la guerre qui plane encore au-dessus d'eux, comme une menace muette. Elle-même ne prononce pas un mot en attendant l'arrivée du mage ; elle qui était terriblement inquiète à son sujet quelques semaines plus tôt, alors que ses tentatives de le contacter par miroir ont échoué, elle ose à peine le regarder dans les yeux.

Puis quelqu'un frappe à la porte.

« Bien, je crois que nous nous sommes tout dit. Juste… tu diras à Mélusine que je suis désolé. Vraiment. Et… et qu’elle soit heureuse aussi. » Alméïde observe son ami un court instant avant de hocher la tête. « Je lui dirai. » Mais pas encore. Il lui faudra attendre avant de la revoir ; son arrivée serait bien trop suspecte au milieu de toute sa famille réunie.

« Prends soin de toi Alméïde. » « Toi aussi. » répond-elle, parvenant même à esquisser un mince sourire. Elle hésite, reste un instant immobile, puis renonce à aller le prendre dans ses bras. Alors elle se retourne et fait face au mage pour lui demander de la ramener à Lorgol, au coeur de la Ville Haute. Elle n'a qu'une hâte, retourner à la Tour de la Rose pour profiter de quelques heures de sommeil avant de repartir au dos de Justice. La nuit a été longue, éprouvante. Après deux jours de voyage, une réunion délicate, des heures d'accouchement et la peur de perdre son amie... Elle n'est pourtant pas au bout de ses surprises.

Alméïde passe le portail mais au lieu de retrouver Lorgol et ses mille tours, elle arrive dans un lieu qu'elle ne connaît pas. La surprise laisse place au doute, puis à la peur. Son regard se tourne en tous sens pour tenter d'apercevoir un détail qui lui permettrait de savoir où elle est. « Qu'est-ce que... ? »

« Princesse, veuillez nous suivre. » La voix est dure et Alméïde se retourne sur des silhouettes inconnues au regard froid. Justice, je crois que j'ai un problème. Le sage dragon reste aux aguets, attendant certainement de savoir où elle se trouve avant d'agir de quelque manière que ce soit. Et dans son esprit, la lumière se fait rapidement ; le mage l'a envoyée dans la gueule du loup. De son plein gré ? Sous les ordres d'un autre ? Alméïde se sent soudain terriblement démunie et, résignée, elle se redresse face à son comité d'accueil, la tête haute, aussi digne que possible. Elle n'a d'autre choix que de les suivre pour le moment, alors c'est ce qu'elle fait, laissant son regard se poser sur les alentours, jusqu'à ce qu'on la mène à une pièce silencieuse. La porte se referme lourdement derrière elle et cette fois, l'épuisement et la peur ont raison de la sérénité qu'elle cherche à afficher. Elle laisse échapper un sanglot et s'appuie contre le mur, laissant les larmes couler de nombreuses minutes encore, dans cette nuit qui laisse bientôt place au jour. Elle trouve un peu de réconfort en tendant son esprit vers Justice qui lui annonce que Mélusine est entourée des siens et que des guérisseurs se sont déjà mis au travail. Bien. Elle est hors de danger. C'est tout ce qui compte...

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To see a world in a grain of sand and heaven in a wild flower. Hold infinity in the palms of your hand and eternity in an hour.
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Dragonnet en Chef • Livre I
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Message Sujet: Re: Quand une vie commence   Mer 1 Mar - 19:03

Je ne sais pas combien de temps s’est écoulé avant que les premières étincelles de conscience ne reviennent à mes membres fatigués. J’ai dérivé dans l’obscurité, nageant dans une mer d’étoiles, détachée de tout et paisible – puis, petit à petit, des présences se sont fait sentir, de plus en plus insistantes, et j’ai laissé la vie reprendre ses droits sur moi. C’est comme si Rhéa m’avait prise dans ses bras pour me bercer doucement, transmettant chaleur et réconfort à mon âme fatiguée ; et c’est seulement lorsque j’entrouvre les yeux que je reconnais le propriétaire desdits bras.

L’aube se lève à peine, une bougie achève de brûler sur la table de chevet – dehors, les oiseaux de Lorgol chantent le printemps qui se prépare, et je reviens à la vie dans les bras de ma sœur. Je ne vois pas la grande dame à la robe un peu froissée, scandaleusement décoiffée, ni ses yeux cernés, non ; je revois, un instant, fugitivement, la petite fille qui me ressemblait tant et contre laquelle je me roulais en boule pour dormir, lovées l’une contre l’autre comme deux chatons dans un panier. Elle s’est étendue sur le drap à mes côtés, lasse sûrement de me veiller, et s’est endormie là, un bras sur ma taille et ma main dans la sienne. Je n’ai pas envie de bouger. Si Mélisende est là, alors je suis en sécurité ; et je laisse le sommeil réparateur m’emporter de nouveau.

Lorsque je rouvre les yeux, ma jumelle n’est plus là – mais Mère l’a remplacée, installée dans un fauteuil douillet. Elle effleure ma joue, dépose un baiser sur mon front ; mais je me rendors rapidement, sans entendre ses paroles. La troisième fois, c’est Melbren qui est là – à toute vitesse, d'un seul souffle précipité, il m’informe que Castiel et Père viennent de partir pour Erebor, et que Melsant a été prévenu mais n’est pas encore arrivé mais sûrement il arrivera bientôt et tu peux te rendormir si tu veux, nous on reste là.

Le dernier réveil est le bon. J’entends la voix de Hiémain, remerciant des mages pour leurs bons offices, demandant à Joséphine – ma chère Joséphine ! – si elle veut bien les escorter ; et quand j’ouvre les yeux, après quelques instants, il est là. Il est là, mon époux, mon aimé : installé dans le fauteuil à mon chevet, et dans ses bras, il y a, il y a… Je ne sais pas si j’ai bougé, ou émis un bruit, mais son regard se tourne vers moi. L’intensité de ce que je lis au fond de ces yeux de glace me coupe le souffle, mais lorsqu’il approche, le sang se met à courir férocement dans mes veines. Je suis sauvée, je vais vivre – je vais élever notre enfant, avec lui. « Quel nom… quel nom lui as-tu donné ? » Maladroitement, je tends les bras vers le bébé assoupi dans ceux de son père, et qui dort de ce sommeil profond des justes et des innocents. Joséphine se précipite pour empiler des coussins, me redresser.

Il est temps que l’on me présente à mon bébé, n’est-ce pas ?

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Message Sujet: Re: Quand une vie commence   Dim 5 Mar - 12:24

Elle ouvre les yeux. Après presque une semaine dans le coma, Mélusine revient dans le monde des vivants. Ils se sont tous inquiétés, plusieurs fois, malgré les soins des mages guérisseurs, que la belle ne s’éveille plus de nouveau, que la fièvre ait eu raison d’elle. Mais plusieurs fois, elle avait rouvert les yeux, dans un délire lent et flou, mais bel et bien là. La peur et la crainte n’avaient cessé d’étreindre le cœur de Hiémain, et son seul espoir avait résidé en la petite vie qu’il tenait presque toujours entre ses bras. Le bébé, à lui et Mélusine, nouveau né encore fragile qui malgré tout avait montré beaucoup de vivacité. Un enfant qui ne pouvait pas vivre en orphelin de mère. Presque jamais, ce petit n’avait retrouvé la quiétude froide d’un berceau, toujours échangé de bras en bras entre les différents membres de la famille Séverac venus veiller Mélusine. Ismalia souvent, Maximilien régulièrement, Melbren de temps en temps. Et puis certains de passage, quand ce n’était pas lui ou Joséphine qui gardait l’enfant.

La chambre était silencieuse et depuis peu presque vide quand Mélusine rouvrit enfin définitivement les yeux, émettant un petit bruit qui fit relever les yeux de Hiémain sur elle. Il eut l’air un instant surpris, puis infiniment rassuré de la voir le regarder. Le sourire est tendre, l’amour bien présent au font des prunelles, il s’approche de son épouse alitée qui force un peu pour se redresser avec l’aide de Joséphine. Puis délicatement, il pose dans les bras de sa femme le bébé profondément endormit, offrant au passage un baiser à Mélusine. Il s’assoit sur le bord du lit avant de répondre, caressant du bout des doigts le bras de sa femme.

« Meldred mon amour. Il se nomme Meldred. »

Enfant d’espoir et de souvenirs, enfant aimé et adoré dans une si grande famille, placé sous la protection du sage et vénérable Alder, maitre des Savoirs. Il n’avait pu en décider avec Mélusine hélas, de ce choix de dieu pour protéger leur fils, mais il savait qu’elle approuverait. Cet enfant tant attendu, une petite lumière de bonheur.

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Cette âme est pleine d'ombre, le péché s'y commet. Le coupable n'est pas celui qui y fait le péché, mais celui qui y a fait l'ombre — Victor Hugo.

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