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 Étrange réveil et drôle de rêve.

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Les Chevaucheurs
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Message Sujet: Étrange réveil et drôle de rêve.   Jeu 9 Mar - 19:04


Livre II, Chapitre 2 • La Fortune des Flots
Antonin de Faërie & Liselotte Passefil

Étrange réveil et drôle de rêve.

Qu'est-ce qui a bien pu se passer?



• Date : 11 Février
• Météo : Ensoleillé bien que froid
• Statut du RP : Privé
• Résumé :

Antonin se réveil, il n'est pas chez lui, en compagnie d'une étrangère qu'il n'a rencontré que pour des commandes de robe pour sa sœur et des souvenirs étranges plein la tête. Qu'a-t-il fait? Il n'est pas très bien le prince, lorsqu'il se rend compte que son rêve est réalité et qu'il à agit de façon bien peu respectable.

• Recensement :
Code:
• [b]11 Février 1002[/b] [url=arven.forumactif.org/t1859-etrange-reveil-et-drole-de-reve]Étrange réveil et drôle de rêve.[/url] - [i]Antonin de Faërie & Liselotte Passefil[/i]
Antonin se réveil, il n'est pas chez lui, en compagnie d'une étrangère qu'il n'a rencontré que pour des commandes de robe pour sa sœur et des souvenirs étranges plein la tête. Qu'a-t-il fait? Il n'est pas très bien le prince, lorsqu'il se rend compte que son rêve est réalité et qu'il à agit de façon bien peu respectable.



Dernière édition par Antonin de Faërie le Jeu 9 Mar - 19:17, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Étrange réveil et drôle de rêve.   Jeu 9 Mar - 19:05

Le soleil réchauffe timidement la peau d’Antonin, le reste de son corps est emmitouflé dans des couvertures et se pelotonne, quémandant quelques minutes supplémentaires. Il est un peu confus, un rêve étrange défile encore derrière ses paupières, il se voit en train de chercher Agonie avec désespérance dans les dédales labyrinthiques de Lorgol, tomber dans un abysse sans fond et rencontrer la belle Liselotte apparaissant comme un être de lumière pour lui montrer la voie. Il passe la main sur son visage en grognant à moitié, encore groggy, se demandant s’il ne travaillait pas un peu trop pour en arriver à faire des songes aussi farfelu, comme s’il avait été un lapin perdu au milieu d’un puzzle incompréhensible.
Antonin roule sur le dos, grappillant encore quelques merveilleuses secondes avant que son devoir ne le rappel à l’ordre. C’est en soupirant qu’il ouvre les yeux, qu’il les plisse plutôt, il y avait bien trop de lumière. Le temps infini que sa vision s’adapte à son environnement, il croit presque être encore bloqué dans son rêve. Le plafond qui lui fait face, avec son bois abimé, mais entretenue, le lit dépourvu de la richesse qui le surchargeait presque, les étagères remplies à ras bord de tissus et d’habits, débordant presque, mais pourtant décorées avec gout. Il n’était pas chez lui…Il referme les yeux, se repasse les mains sur le visage et rabat ses cheveux en arrière.

Non, décidément…rien à faire…Il n’était pas dans le palais… Son cœur commence à accélérer, il s’exhorte au calme. Mais…où diable avait-il atterri ? Pourquoi n’était-il plus à Alfaë…Il n’avait pas le temps pour ce genre d’ineptie. Il fronce les sourcils et commence à se raccrocher au fil emmêlé de ses souvenirs. Des bribes, des conversations, des regards. La mine cramoisie, il se cache le visage dans le creux de son coude, espérant se protéger de ces images dérangeantes.
Ce ne pouvait être qu’un rêve n’est ce pas ?
N’est-ce pas ?

« Hooo que non »

Son esprit implorant avait réveillé celui d’Agonie et elle n’avait guère l’air d’être contente.

« J’ai bien tenté de te raisonner, de t’avertir, de te ramener, mais tu n’écoutais plus. Ton esprit baignait dans un brouillard incompréhensible. C’était très désagréable. Ne refait plus jamais ça ! »


Un ordre, une inquiétude. Antonin acquiesce lentement, oubliant qu’elle ne peut le voir, qu’elle est loin et certainement pas à Lorgol. Avec son aide, il réussit à retracer une partie de la soirée, même si des trous persistent et il est mortifié le petit prince. Ses gestes, son attitude, il avait été indigne de son rôle de prince, de son rôle d’homme, il avait été d’un irrespect au-delà de tout envers cette femme. Il devait s’excuser au plus tôt. Déjà devait-il s’estimer heureux d’être bien tombé… Sans doute que cela ne serait pas gratuit, il est rêveur, encore jeune et impétueux, mais ne versait plus guère dans la naïveté, plus depuis qu’il avait décidé de se salir les mains pour sa sœur.
Il se savait encore trop idéaliste, il travaillait sur cela, mais il ouvrait petit à petit ses œillères.
Néanmoins, il était toujours en un seul morceau, libre de ses mouvements et Liselotte - si sa mémoire ne lui jouait pas des tours - avait pris parti de l’héberger malgré son comportement déplorable. Il lui était redevable, même s’il la femme lui inspirait autant de méfiance qu’elle l’intriguait.

Antonin inspire profondément et décide à se lever, mais une frêle silhouette vient se lover contre lui, un bras s’installant avec nonchalance sur son torse. Il relève un sourcil, surpris, n’ayant pas remarqué de présence jusqu'à présent, trop empêtré dans son sommeil, dans sa reconstruction de sa soirée. Il tourne la tête, le jeune prince, pour tomber nez à nez avec le visage charmant de la couturière. Une pulsion le prend de poser ses lèvres sur les siennes, d’y gouter, pour voir si sa saveur et telle qu’il se le rappelle, mais il se reprend, se baffant intérieurement d’être plus enclin à vouloir embrasser la première inconnue venue plutôt que d’être surpris dans un lit avec.

Il les avait déshonorés tous deux.
Et la tension qui se faisait sentir au niveau de son bas-ventre alors qu’il prenait conscience de la poitrine de jeune femme généreusement collé contre lui ne faisait rien pour arranger les choses.

-Je…Bonjour…

Avait-il fait…Plus que flirter avec elle ? Hô par Lévor…qu’avait-il fait… ?

-Je crois que je vous dois des excuses et…vous remercier pour votre…hospitalité. Dit-il tout en déployant sa magie autour d’eux pour faire front aux mensonges de la belle qu’il savait pertinemment qu’ils franchiraient ces lèvres tentatrices.
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Message Sujet: Re: Étrange réveil et drôle de rêve.   Mar 28 Mar - 20:55

Les brumes du sommeil s'écartent peu à peu, avec douceur, chassées par les quelques rayons de soleil qui s'infiltrent à travers les rideaux entrouverts. La pièce est calme, le silence est à peine interrompu par des respirations ténues et les bruissements des couvertures. La chambre n'est pas bien grande, tout comme le reste de l'appartement, bien aménagé mais humble sommes toutes. La décoration n'est pas très fournie, mais elle garde cette atmosphère un brin tape à l'oeil si chère aux enfants de Mirta. Liselotte y a mis son grain de sel, puis Théodore également, lorsqu'il s'y est installé. Quelques pièces ne sont pas encore totalement aménagées, mais il y a peu de temps qu'elle a acquis cette boutique et les affaires se mettent lentement mais sûrement en route.

Le gérant a d'ailleurs quitté les lieux très tôt ce matin, pour rejoindre la boutique au rez-de-chaussée et travailler un peu. Il a passé la tête par l'entrebaillement de la porte, curieux comme à son habitude, mais voyant sa cousine enveloppée dans les bras de Niobé, il est reparti sans un mot, un rictus accroché à ses lèvres. Oh, les histoires qu'elle aura à lui conter... il saura lui faire cracher le morceau ce soir – non pas que ce soit bien compliqué d'obtenir tous les petits potins qu'elle amasse à longueur de journée. Pour le moment, néanmoins, l'appartement est calme et rien ne semble venir troubler ce silence apaisant. Jusqu'à ce que les couvertures remuent un peu plus que d'ordinaire.

Liselotte émerge peu à peu, sent du mouvement à ses côtés. Les événements de la veille lui reviennent rapidement, alors que ses yeux restent hermétiquement fermés face à la lumière matinale qui les réchauffe légèrement. Il fait encore froid, en ce mois de février, et la couturière reste immobile sous les couvertures, emmitouflée dans un plaid tartan trouvée dans un marché de Lorgol. L'étoffe est douce et chaude, si agréable. Elle est prête à se laisser entraîner sur un doux nuage de somnolence quand un léger couinement retentit de l'autre côté du lit. Le prince ne semble pas enclin à se rendormir lui.

Sans même ouvrir les yeux, Liselotte se retourne et vient se coller tout contre le jeune homme. Son corps nu, lovée contre celui presque aussi dévêtu du prince de Faërie. Ses vêtements ont été déposés avec soin sur une chaise, la veille, dans un coin de la pièce et ils ont eu l'amabilité de lui laisser de quoi dissimuler son intimité. Liselotte, elle, ne s'embarrasse pas de telles futilités.

« Je…Bonjour… » « Bonjour. » répond-elle d'une voix un peu endormie, laissant son visage se perdre dans le creux de son cou, sa chevelure lâche chatouillant son épaule. Liselotte se sent pourtant parfaitement éveillée et ses doigts voguent sur la peau pâle, effleurent à peine l'épiderme, provoquant, elle l'espère, quelques frissons. « Je crois que je vous dois des excuses et…vous remercier pour votre…hospitalité. » C'est à peine si elle relève la tête, agréablement installée contre le jeune prince qui lui paraît soudain bien mal à l'aise. Oh, pauvre petit oisillon tombé du nid, comme il est adorable. Il serait dommage de ne pas un peu en profiter... n'est-ce pas ? « Ne vous excusez pas, j'ai passé une soirée très agréable en votre compagnie. » répond-elle, un brin mystérieuse. Jouer, toujours jouer, voguer sur les sous-entendus sans jamais rien dévoiler. Il n'était certes pas en état pour faire quoi que ce soit la veille, Liselotte s'est contentée de le mettre au lit lorsqu'il a manqué de tomber de fatigue, mais il est bien plus amusant de laisser planer le doute.

« Avez-vous bien dormi votre Grâce ? Vous sembliez... exténué. » ajoute-t-elle d'un ton entendu avec de déposer un baiser léger contre son cou, puis sur son épaule. Il n'était certes pas en état la veille, mais il a l'air d'aller bien mieux désormais, n'est-ce pas ?

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On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?





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Message Sujet: Re: Étrange réveil et drôle de rêve.   Mar 4 Avr - 15:02

Hooo par tous les dieux, par Mirta, ses yeux s’accrochent à la peau douce qui se plaque contre la sienne. Il est infiniment conscient de la douceur qui se frotte contre son flanc telle une soie odorante et désirable.
Bien trop.
Ses yeux s’accrochent et dérivent pour sonder, chercher, explorer les courbent pour n’y deviner aucune dentelle pour y cacher quoique ce fut. Il le sent bien d’ailleurs, alors que le ventre de la belle, ses cuisses et d’autres zones moins avouables viennent quémander de sa chaleur en se collant contre lui.
Ho, par Mirta, ses yeux s’assagissent pour se lever vers le plafond, rosissant presque d’une proximité dont il découvrait tout. Pas qu’il était totalement ignare des sujets de l’amour, simplement qu’il n’avait jamais réellement eu le loisir de pleinement s’y plonger et d’en apprécier les subtilités, si bien qu’il n’en était ni coutumier, ni très à l’aise.

Après tout, il venait d’un duché ou les plaisirs de la chair ne devait être découvert qu’après le mariage, si ses années à Lorgol l’avaient quelque peu ouvert jusqu'à l’inciter à tenter l’expérience avant de trouver femme avec qui passer sa vie, il en avait toujours éprouvé un profond malaise après l’acte, le sentiment d’avoir fait quelque chose de « mal », d’indigne. Si bien qu’il en était, le plus souvent, resté au stade d’échange placide et distant, jouant de son charme, plaisant, mais sans risque, sans lendemain ni répercutions.

Sa tête cognait, comme si un dragon voulait sortir de son crane, et se déchainait dans la prison de son esprit, faute d’y arriver. Il lui était impossible de mettre le doigt sur les brides de souvenirs qui lui venaient par flash, si dissipant sitôt qu’il tentait de les effleurer.

Il tente des excuses, incapable de savoir de quoi il voulait se faire pardonner au juste. Dans le fond, il ne voulait pas trop y penser, il y avait déjà bien trop à en dire.

Cependant, les agissements de la belle ne faisaient rien pour calmer ses émois et remettre de l’ordre dans ses idées. Lui qui voulait se faire raisonnable, était tiraillé par le cheminement d’une main joueuse.
Il voulait l’ignorer, réussissait presque à se voiler la face, mais sa peau réagissait sous ce contact légé, laissant sur son épiderme une agréable trainée de feu, éveillant un appétit qu’il avait pourtant fui pour ne plus avoir à se sentir coupable après un acte que ceux de son duché jugeaient comme honteux et peu honorable.
Il en voulait plus, lui, l’homme, l’adulte à peine sortie de l’enfance. Il était avide, mais il voulait se montrer raisonnable, se montrer irréprochable, incapable de savoir ce que lui voulait vraiment, ce que lui voulait être. A défaut, il se raccrochait à l’image qu’il pensait qu’on voulait qu’il montre et tout particulièrement de celle qui, selon lui, conviendrait le mieux à son père.

Mais dieux, qu’il voulait qu’elle continue, qu’elle ne s’arrête pas. La voix de Liselotte susurre et carillonne agréablement à ses oreilles, le faisant frissonner de concert avec les caresses nonchalantes qui se perdaient sur son torse.

-J’ai…effectivement, bien…dormi. Mais le réveil est un peu plus brutal. Non pas que votre compagnie ne soit pas délectable, au contraire….Mais j’ai un affreux mal de crane et je ne suis pas tout à fait certain de ce que vous pouvez entendre par « une soirée très agréable en votre compagnie ».


Bon élève, il répète mot pour mot, d’une voix encore rauque de sommeil, qu’il adoucit au mieux. Il a du mal à donner le change, trop tôt, trop… soudain, mais il ne s’en sortait pas si mal au vu des circonstances particulières de cette matinée.

-Est-ce que vous auriez la gentillesse de m’éclairer sur cette soirée qui vous a tant plu, j’aimerais être sûr de ne pas oublier un détail important qui…vous tiendrez à cœur disons.

Comme d’avoir joyeusement culbuté, dans toute l’indignité d’une union non officialisée, pour ensuite se retrouver avec un bâtard dans les bras. Mais il était trop bien éduqué pour penser aussi crument ce qu’il redoutait.

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Message Sujet: Re: Étrange réveil et drôle de rêve.   Mer 12 Avr - 14:32

La réaction ne met pas beaucoup de temps à survenir. Il semblerait que le prince ne soit pas insensible à ses baisers ou à ses caresses, ni à la proximité de son corps contre le sien. Elle relève quelques frémissements, un regard irrémédiablement fuyant. Elle est ravie, la couturière ; elle aime être désirable, elle aime faire de l'effet et plus encore, elle aime cette timidité bien différente des gestes qu'il avait la veille alors que ses mains cherchaient à se poser là où les Outreventois trouveraient  qu'il s'agit d'indécence, alors que Liselotte qualifierait plutôt tout cela d'un jeu de séduction. Et pourtant, malgré cet embarras dont il fait preuve, il ne bouge pas sous les draps qui les recouvrent tous les deux.

« J’ai…effectivement, bien…dormi. Mais le réveil est un peu plus brutal. Non pas que votre compagnie ne soit pas délectable, au contraire….Mais j’ai un affreux mal de crane et je ne suis pas tout à fait certain de ce que vous pouvez entendre par "une soirée très agréable en votre compagnie". » Un sourire en coin fend les lèvres de la belle qui reste néanmoins blottie contre lui, sans faire mine d'esquisser le moindre geste pour lui répondre. Jouer, laisser planer le doute, encore. Elle s'amuse de cette incertitude qui plane dans les brumes de son esprit à peine réveillé.

« Est-ce que vous auriez la gentillesse de m’éclairer sur cette soirée qui vous a tant plu, j’aimerais être sûr de ne pas oublier un détail important qui…vous tiendrait à cœur disons. » Un petit rire, léger, s'échappe contre la peau du prince et Liselotte relève très légèrement la tête pour retrouver son regard. Elle y lit l'incompréhension, le doute. Mais elle ne songe pas une seule seconde à lever le voile sur les événements de la veille. « Oh... ne me dites pas que vous ne vous souvenez pas de tout ce qu'il s'est passé... » déclare-t-elle, d'une moue faussement déconfite, sa main remontant sur la joue du prince. « Pour ma part, je ne risque pas de l'oublier. » ajoute-t-elle en un murmure plein de sous-entendus, l'air mystérieux.

D'un geste habile, sans aucune brusquerie, elle se redresse et prend place au-dessus de lui, ses yeux plongés dans les siens, sa poitrine effleurant la sienne. Ses doigts courent le long de sa joue, de sa mâchoire, de son cou. Et une lueur espiègle vient illuminer son regard. « Peut-être puis-je faire quelque chose pour chasser votre mal de tête ? » demande-t-elle en un murmure, avant de se pencher pour cueillir un baiser sur ses lèvres.

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Message Sujet: Re: Étrange réveil et drôle de rêve.   Mer 3 Mai - 11:28

Elle joue avec lui, il peut le sentir derrière les airs angéliques de Liselotte. C’était une femme rusée, facétieuse, mais il n’était pas encore capable de tenir tête à ce genre de personne, de garder sérénité et froideur alors que les lèvres de la belle esquisse un sourire charmeur. Il manque encore d’expérience, de confiance, de contenance. Il est impressionné par l’égo qui fait pétiller les iris automnales de la couturière. Sa magie vibre de chaque mimique, de chaque son. Elle ne joue pas franc jeu, sans mentir pour autant, ce qui chatouille ses sens de mage.
Que répondre dans ce cas ? Comment faire pour se sortir de ce lit, de ces draps aux couleurs chaudes et de son étreinte excitante? C’était délicat, surtout lorsque qu’une nuée de vivenefs ivres s’amusaient à imiter des sirènes dans sa tête et se heurtaient régulièrement aux parois de son crane pour lui provoquer des lancements douloureux.

-C’est bien là, la seule chose dont je suis certains, que vous n’oublierez pas. J’ai comme l’impression que vous prendrez même un malin plaisir à me le rappeler dès que vous en aurez l’occasion.

Il lui sourit gentiment, adoucissant ainsi les propos de sa boutade. Cette femme était trop mystérieuse pour qu’il puisse avoir la moindre certitude la concernant, pourtant derrière les ondulations erratiques de la magie de vérité, seule cette phrase avait semblé d’une franchise presque terrifiante, bien qu’empreinte de sous-entendus qu’il était incapable d’attraper.
Ho que non, elle n’oublierait pas.

Il avait bien des bribes de souvenirs, des flashs d’images ou de conversations. Il se revoyait tantôt charmeur, tantôt glisser sa main le long de son dos. Avait-il abusé d’elle ? Le contraire était tout autant possible, mais en bon Outreventois, pétrie d’une certaine fierté masculine, il était bien en peine de voir les évènements s’inverser et se voir soumis au bon vouloir de cette femme à l’allure si frêle.

Il a un hoquet de surprise, lors qu’entreprenante, elle décide de s’installer sur lui. Offrant au prince le loisir de sentir son corps et ses courbes contre son torse, contre son abdomen, son bas-ventre. La chaleur devient presque douloureuse, alors qu’il n’est définitivement plus possible de cacher son émoi. Elle doit le sentir et qu’importe qu’il tente de se dandiner que cela n’y changera rien, alors il ne bouge pas, de peur d’accentuer son trouble. Et voilà que les lèvres de la belle emprisonnent les siennes et la langue du jeune homme décide de répondre d’office à l’invitation qui lui est faite.

Peut-être commence-t-il à revoir son jugement quant au fait d’être à la merci de la volonté d’une femme, alors qu’il se fait presque pantin entre ses doigts. Il s’en rend compte, plus ou moins franchement, mais il est bien en peine de lutter.

-Ce n’est pas convenable ma dame, ni pour vous, ni pour moi.

Dieux qu’il la désire.

-Je pense que j’ai déjà assez abusé de votre…hospitalité. Il serait bien mal aisé de ma part que de m’éterniser et de vous imposer ainsi ma présence.

Dieux, qu’elle le repousse et qu’elle s’arrête.

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Message Sujet: Re: Étrange réveil et drôle de rêve.   Dim 21 Mai - 18:26

« C’est bien là, la seule chose dont je suis certain, que vous n’oublierez pas. J’ai comme l’impression que vous prendrez même un malin plaisir à me le rappeler dès que vous en aurez l’occasion. » Un petit sourire entendu fend les lèvres de la couturière. Oh, l'aurait-il percée à jour ? Il est loin, très loin de se douter de ce dont elle est capable ou les raisons pour lesquelles il est si délicieux pour elle de savoir, lorsque d'autres ignorent. Il ne s'agit que d'une soirée innocente, faite de jeux de séduction au coeur d'une brume épaisse induite par la drogue, mais s'en souviendra-t-il un jour ? Ne peut-elle pas garder pour elle l'innocence et laisser sous-entendre la décadence, la débauche, la dépravation qui fait si peur à Outrevent. Qui sait ce qu'il serait prêt à faire pour que ne s'ébruite pas cette petite entrevue privée ? Elle se fait pourtant douce et mesurée, sans le moindre empressement. Elle le sent qui réagit à son simple contact ; là où l'esprit lutte, le corps, lui, en demande encore. Le baiser à peine terminé, elle observe le visage embarrassé qui s'empourpre, elle entend les mots qui trébuchent. Elle sent l'hésitation qu'il dissimule.

« Ce n’est pas convenable ma dame, ni pour vous, ni pour moi. » Pas convenable ? Allons bon. Sait-il à qui il s'adresse ? « Je pense que j’ai déjà assez abusé de votre…hospitalité. Il serait bien mal aisé de ma part que de m’éterniser et de vous imposer ainsi ma présence. » Un petit sourire compréhensif fleurit sur les lèvres de la couturière alors qu'elle se redresse légèrement au-dessus de lui sans pour autant s'écarter de son corps fébrile, lui laissant tout le loisir d'admirer la nudité qu'elle affiche sans la moindre honte. Son regard pétille mais ses traits se veulent tendre lorsqu'elle reprend la parole. « Vous ne m'imposez rien du tout, Altesse. Je suis réellement ravie de vous avoir sous mon toit et je le serais encore plus si vous désiriez m'honorer encore... de votre présence. » Joueuse, délicate, elle laisse ses doigts courir le long de sa peau. Sa moue se fait hésitante, elle paraît presque boudeuse, mais tout cela n'est rien de plus qu'une nouvelle façade.

« Je suppose que vous le savez, mais en Sombreciel, partager un peu d'intimité avec une personne que l'on désire n'a rien de honteux. Quel intérêt de vouloir brider ses envies alors qu'elles sont naturelles et... agréables ? » Elle se penche à nouveau légèrement sur lui, ses doigts sur sa joue, gardant une distance respectable entre son visage et le sien. Elle se mord doucement la lèvre en posant sur lui un regard où perce le désir et son autre main descend jusqu'à l'orée de ce qui est décent, n'osant aller plus loin pour le moment. « Aurais-je tort de penser que vous avez envie de moi, votre Grâce ? Un seul mot de vous et je vous laisserai en paix. » Liselotte frôle ses lèvres du bout des siennes sans jamais vraiment les toucher, savourant son souffle chaud contre le sien. « Un seul mot. » répète-t-elle, tentatrice.

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Message Sujet: Re: Étrange réveil et drôle de rêve.   Jeu 1 Juin - 21:05


Elle était aussi maligne que joueuse et c’était un véritable enfer pour le petit prince que d’avoir affaire à sa nudité qu’il désirait tant prendre. Il n’aurait pas été prince, mais Chevaucheur, peut-être aurait-il cédé à la tentation plus aisément. Après tout, il la désirait, elle était consentent, et même s’il l’aurait regretté après coup, il n’était qu’un homme, un jeune dont la virilité en pleine épanouissement ne demandait qu’à s’enfouir dans la chaleur doucereuse d’une amante. Et quelle amante elle ferait, ça il en avait la certitude. Mais ses devoirs étaient comme des lames acérées et détruisaient douloureusement ses fantasmes.

Cette dualité de son âme, ses envies contradictoires lui faisaient mal. Physiquement et moralement, à l’image de l’érection qu’elle lui provoquait et qui semblait qu’elle seule pourrait calmer. Dieux qu’il avait envie de céder, Dieux qu’il ne pouvait pas le faire.
Douleur.
Devoir et envie mêlée.
Cela ne faisait jamais un bon ménage. Il voyait la malice derrière ce visage affable, mais il était bien incapable de s’en offusquer, trouvant, en cet instant, cela plus charmant qu’il ne l’aurait dû. Elle le menait en bateau, c’était évident, mais il ne pouvait s’empêcher de lui en vouloir, lui qui n’arrivait pas à soutenir son regard sans que ses prunelles ne dérivent vers sa poitrine généreusement offerte à sa vision.

-Et vous n’êtes pas sans savoir qu’en Outrevent, ces mêmes besoins naturels et agréables comme vous dites, est un trésor qui ne s’offre qu’a son partenaire de vie. Vous êtes très attirante, dangereusement attirante même, mais quel prince ferais-je si je ne pouvais me plier à cette règle la plus élémentaire ?


Question rhétorique, il n’avait déjà pas été capable de tenir cette règle tacite de ceux de son duché. Dès lors qu’il avait mis les pieds à Lorgol, Outrevent et ses lois strictes avaient un peu pâli et c’étaient retrouvés un peu moins présents dans l’éducation de l’enfant qu’il était encore alors. Mais désormais…tout était différent.
Il se permettait certes de charmer ses dames, expression d’un besoin tout masculin de vérifier ses capacités de séduction, pour satisfaire un égo déjà mis à mal par sa tendance à s’autoflageller. Mais de là à passer à l’acte…c’était devenu bien trop compliqué pour qu’il s’y risque.

Les brumes du matin commençaient à se dissiper, mais il avait toujours du mal à donner une cohérence aux souvenirs, sons et paroles qui flottaient dans son esprit sur les évènements de la veille.

-Le fait que j’ai envie de vous n’a pas à entrer en considération. Je pense que c’est suffisamment clair comme ça de toute façon, le nier serait stupide.

Elle l’avait dû le sentir contre elle, tout comme elle avait dû le voir, une femme de sa trempe n’aurait pu tolérer qu’il en soit autrement. Sans doute aurait-elle fait en sorte qu’il la désire même s’il avait été assez stoïque pour lui résister.

-Je…ne peux…simplement pas faire ce que je veux et quand je le veux. Même si je le déplore, croyez-moi.

Ces mots lui étaient difficiles, comment pouvait-il en être autrement quand un homme de la vingtaine se voyait obligé de refuser les avances et les milles promesses de plaisir que lui offrait une jeune femme aussi belle et désirable ?
Il ne pouvait cacher son trouble, ni la déception que ce constat pouvait lui procurer, mais son père serait déjà suffisamment furieux comme ça.

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Message Sujet: Re: Étrange réveil et drôle de rêve.   Mer 14 Juin - 18:59

« Et vous n’êtes pas sans savoir qu’en Outrevent, ces mêmes besoins naturels et agréables comme vous dites, est un trésor qui ne s’offre qu’a son partenaire de vie. Vous êtes très attirante, dangereusement attirante même, mais quel prince ferais-je si je ne pouvais me plier à cette règle la plus élémentaire ? » Oh, elle ne sait que trop bien quels principes animent les pensées des Outreventois, et ça ne rend le défi que plus exaltant, pourquoi le nier ? Il y a quelque chose de terriblement flatteur dans le fait de voir un homme de l'Honneur lutter contre ses désirs les plus élémentaires pour honorer les idéaux de son peuple, et le prince ne fait pas exception. Il combat l'envie avec une telle énergie alors que celle-ci serait bien mieux employée dans d'autres actes, elle n'en doute pas.

« Le fait que j’ai envie de vous n’a pas à entrer en considération. Je pense que c’est suffisamment clair comme ça de toute façon, le nier serait stupide. » Elle laisse échapper un léger rire, amusé mais pas moqueur. « Alors suivez votre envie, Altesse. » Douce est la voix qui murmure contre ses lèvres. Aura-t-elle gain de cause avec un Outreventois ? Non, pire, un prince outreventois ? L'idée ne serait pas déplaisante, au contraire, mais il semble réellement obstiné. « Je…ne peux…simplement pas faire ce que je veux et quand je le veux. Même si je le déplore, croyez-moi. » Et elle le croit. Oh, oui, elle le croit. À son ton plaintif, elle sent bien qu'il désire céder à la tentation mais l'esprit parasite le corps et l'empêche de s'exprimer. Plutôt qu'un allié, il devient un ennemi et Liselotte plaint celles et ceux qui ne savent s'en servir à bon escient. Ca ne l'empêche pas d'avoir un sourire indulgent. « Vous le pouvez, tant que ça ne fait de mal à personne. » Oh, si seulement c'était si simple, n'est-ce pas ? Les grands de ce monde ne peuvent faire tout ce qui leur passe par la tête, du moins, tous sauf le duc de Sombreciel semble-t-il. Mais elle cherche à le rassurer, juste assez pour qu'il laisse tomber ses barrière, juste de quoi lui donner un peu envie. Malgré tout, si elle est de ces personnes qui aiment pousser leur chance, elle n'est pas de ceux qui forceront la main du Destin.

Liselotte dépose un baiser très doux sur les lèvres d'Antonin, sans pour autant chercher à avoir plus, et elle se redresse avec légèreté. « Avez-vous faim, votre Grâce ? » demande-t-elle avant de se dégager des couvertures et de sortir du lit. Elle s'empare d'une robe de chambre faite de la soie la plus fine – et pratiquement translucide – qui ne recouvre pas grand chose à vrai dire. Elle n'est pour autant pas le moins du monde gênée et se tourne vers la prince. « Vos vêtements sont ici, vous n'aurez qu'à me rejoindre dans le salon quand vous serez prêt. » Et qu'il aura calmé ses ardeurs, semble dire son regard qui descend le long de son corps avec malice. Il comprendra très bien où elle veut en venir. Puis Liselotte se dirige d'un pas guilleret dans l'autre pièce où elle fait chauffer de l'eau pour le thé.

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On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?





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Étrange réveil et drôle de rêve.
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