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 Il est risqué de négliger les attentions d'une Reine

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Message Sujet: Il est risqué de négliger les attentions d'une Reine   Ven 17 Mar - 16:44


Livre II, Chapitre 2 • La Fortune des Flots
Maelys Aigrépine & Antonin de Faërie

Il est risqué de négliger les attentions d'une Reine

Surtout quand c'est une dragonne



• Date : 02/03/1002
• Météo : Il a cessé de pleuvoir, et l'astre commence à filtrer entre les nuages, durant une éclaircie.
• Statut du RP : Fermé
• Résumé : Maelys profite d'un passage à Alfaë pour faire son rapport pour dépanner les Chevaucheurs et permettre à Agonie de sortir et s'entraîner. Face à la récalcitrante dragonne, elle décide d'extirper Antonin de ses études pour l'inciter à voler avec elle.
• Recensement :
Code:
• [b]02/03/1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t1884-il-est-risque-de-negliger-les-attentions-d-une-reine]Il est risqué de négliger les attentions d'une Reine[/url] - [i]Maelys Aigrépine & Antonin de Faërie[/i]
Maelys profite d'un passage à Alfaë pour faire son rapport pour dépanner les Chevaucheurs et permettre à Agonie de sortir et s'entraîner. Face à la récalcitrante dragonne, elle décide d'extirper Antonin de ses études pour l'inciter à voler avec elle.


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Dernière édition par Maelys Aigrépine le Ven 17 Mar - 16:46, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Il est risqué de négliger les attentions d'une Reine   Ven 17 Mar - 16:45

Leurs écailles sont presque similaires, de jade et d’émeraude, mais les nuances de la première sont plus claires, quand le second oscille entre un vert-bleu plus sombre. Ils brillent d’un éclat différent, à la lueur timide de l’astre qui filtre entre les nuages. Mirage peine parfois à suivre son vol impétueux, et je suis presque persuadée que c’est par simple flemmardise. La dragonne, elle, a besoin de se défouler. Mon cœur bat à toute vitesse, à chacune de ses embardées. J’entends le vent me siffler aux oreilles, et je reste solidement cramponnée à elle, les yeux embués à force d’accélération, mais grisée par sa vélocité.

Il n’est pas donné à tous de pouvoir chevaucher aux côtés d’une Reine, même si j’ai cru comprendre que c’était de plus en plus fréquent ces derniers temps, Antonin étant pris par ses nouvelles responsabilités. Dommage, il était si prometteur quand il a débarqué à la Caserne de Flamme, sur l’impressionnante dragonne. Depuis, c’est sa propre royauté qui l’a rappelé, passé de simple cadet à petit prince. J’ai encore un peu de mal à me faire à cette idée.

Elle fulmine, la belle de Jade, et a grand besoin de se défouler. Les chevauchées avec son mage se sont raréfiées, mais aussi avec les Chevaucheurs en général, présents en remplacement, tous accaparés sur le front. C’est une occasion unique et rare, avant que je ne sois bien vite rappelée à mon tour… Car quand l’astre déclinera, il me faudra faire demi-tour pour revenir sur la frontière lagrane. Elle le sait et en profite, mais se montre bien plus réticente encore que d’habitude à écouter. Je n’ai pas l’habitude d’avoir besoin de poigne, avec Mirage. Même si notre lien s’est quelque peu dégradé, depuis notre retour d’Erebor, le dragon et moi partageons tellement qu’il est impossible pour lui comme pour moi de rester campés sur nos positions bien longtemps. Avec la dragonne, c’est différent, et je n’ai guère l’envie, ni le temps, d’opposer un bras de fer.

Et si on allait voir Antonin ? Elle oriente sa tête reptilienne dans ma direction, visiblement intriguée par cette proposition quelque peu surréaliste. On dirait que j’ai réussi à capter son attention. Je lui renvoie un mince sourire. Rien ne nous empêche de le faire.

Quelques battements d’ailes furieux, encore… Puis une nouvelle embardée qui me force à me plaquer contre elle. La dragonne change soudainement de trajectoire, et j’aperçois bien vite les hauteurs du palais impérial, magnifique, vue d’en haut. J’ai bien moins le temps de savourer le paysage que quand Mirage est aux commandes, mais l’entrée en matière que je lui propose semble lui plaire assez. Elle me désigne la haute tour où il est actuellement resté à étudier, et se fait silencieuse, comme pour éviter de se faire remarquer… Avant de la percuter avec violence sans crier gare. L’édifice en tremble même sous son poids, soudainement projeté contre la fenêtre, et je laisse filtrer un rire devant la réaction d’Antonin. Le cadet devait être si concentré !

Mirage s’est posé sur les remparts, à nous observer avec une perplexité grandissante. Je crie à moitié pour me faire entendre à l’intérieur : « Tu nous ouvres, ou bien ? » Je ne compte pas rester indéfiniment à la verticale, à me cramponner à la selle, pour ne pas chuter en arrière. Son souffle chaud répand de la buée sur la fenêtre, qui devient presque opaque. Elle n’a pas l’air de vouloir en démordre non plus. « Allez, sors de tes vieux grimoires petit prince ! » Je n’ai pas besoin de me concentrer beaucoup pour les faire voler, d’une impulsion de ma magie, à travers la pièce. J’ai un don certain pour maltraiter les livres… Il va bien devoir céder.

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Message Sujet: Re: Il est risqué de négliger les attentions d'une Reine   Lun 20 Mar - 12:44

Antonin était absorbé dans la lecture d’un livre ancien relatant la guerre qui avait opposé Faërie et Ibélène il y avait mille ans. Il y était transcrit les différentes batailles qui avaient eu lieu et les tactiques utilisées à l’époque. C’était tout aussi passionnant que profondément dérangeant. Il fallait se faire à l’idée que les empires étaient en guerre, même si c’était précisément ce qu’il avait toujours voulu éviter.
Avec Armandine il en avait souvent parlé, de Faërie, d’Arven, de la stabilité de leur royaume et des relations avec leurs voisins, empreint d’une naïveté rêveuse, ensemble ils avaient parlé et imaginé un futur sans tabou, ni discrimination. Ils savaient tous deux qu’il aurait fallu se battre pour que ce futur soit possible, les mentalités endoctrinées depuis un millénaire seraient complexes à faire fléchir, mais de là à l’imprimer dans les esprits avec du sang, ouvrir leur regard avec des épées…. Antonin n’était pas convaincu qu’il s’agissait là de la bonne façon de fonctionner, pourtant, il était incapable d’y trouver une autre voie et ne se voyait pas venir en proposer une à son père.
Il n’était pas grand-chose comparé à lui et vu sa récente bévue, il n’en avait clairement pas la légitimité.

Tout à ses réflexions, lisant et dévorant, tentant vainement de trouver une réponse dans les récits du passé. Un énorme fracas vint secouer ses appartements, le faisant sursauter.

« Viens ! »

Antonin papillonna des yeux un instant, il avait perdu pied avec la réalité et peinait à comprendre ce qui se passait. C’était sans compte une Chevaucheuse aux joues rougies par l’effort qui venait frapper à sa…fenêtre…

-Je ne suis pas certain que…

Il n’a pas le temps de finir sa phrase que ladite fenêtre s’ouvre en fracas sur une Maëlys agrippé à une Agonie impérieuse. Il les regarde, mitigé entre amusement et impassibilité. Qu’est-ce qu’elles fichaient ici, toutes les deux ?

-Je te signale que ces vieux grimoires comme tu dis sont d’une valeur inestimable et que tu viens de… casser ces fenêtres, achève-t-il en se levant et en regardant les battants que le vent magique avait faits sauter.

Il tentait de rester stoïque, mais il fallait dire que la situation incongrue avait de quoi faire sourire. Dur de ne pas plier devant l’ouragan joyeux qui se tenait devant lui, de même que l’esprit envahissant de la dragonne qui appuyait en silence les propos de la Chevaucheuse par sa seule présence.

« J’ai bien tenté de la désarçonner, mais… elle s’est accrochée. Elle est intéressante. »

C’est qu’il lève un sourcil à la remarque de sa partenaire, sachant pertinemment qu’elle était mortellement sérieuse. Si l’agacement commençait à la faire devenir capricieuse, il ne pourrait bientôt plus demander à ses pairs de voler avec elle et ça risquait de compliquer passablement une situation déjà bien bancale.

-Tu te rends compte que j’ai des obligations et énormément de travail associé. Ce qui veut dire que je ne peux pas faire ce que je veux ?


« Tu viens ! »

Ton impérieux et sans appel qui claque dans sa tête, il lui avait cédé bien trop de fois, il ne voulait pas recommencer. En même temps il était dur de lui résister alors que son cœur résonnait avec force à ses mots auxquelles il rêvait de répondre par l’affirmatif. Mais voilà, il avait des devoirs qu’il se devait d’honorer et il ne pouvait décemment faire ce qu’il voulait.

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Message Sujet: Re: Il est risqué de négliger les attentions d'une Reine   Dim 9 Avr - 12:23

Elle est impérieuse, la Reine. Je l’entends exiger, pulser dans notre esprit avec autorité. Un sourire me vient naturellement aux lèvres, en songeant qu’elle apprécie finalement ce petit retournement de situation... L’envol n’était pas si désagréable, finalement, non ? Je comprends à quel point ce doit être pénible pour elle, d’autant plus avec la guerre à nos portes. Les Chevaucheurs disponibles pour la faire voler se font de plus en plus rares... Alors qu’elle est cantonnée là, non loin des appartements de celui qui lui importe vraiment, mais sans possibilité de profiter réellement de sa présence. Une douce torture.

Je me demande s’il va me falloir monter sur la tête d’Agonie pour passer cette fenêtre et le pousser dans le vide... « T’es pas certain de quoi ? D’avoir envie de voler avec Agonie ? » Attention à ce qu’il va dire, parce qu’elle a l’air susceptible, la dragonne... « J’ai rien cassé du tout. Mais ça va venir, si tu te magnes pas, à commencer par ton vieux grimoire d’une valeur inestimable... » Il m’agace, avec ces bouquins. C’est peut-être sa tête, aussi, que je vais fracasser... Quelle excellente idée ! On se calme. Oui, bon... On parle du nouveau prince de Faërie. J’ai encore un peu de mal à réaliser.

J’ai du mal à tenir en selle, alors que l’on se tient toutes deux à la verticale. J’aperçois Mirage en contrebas, qui s’est certainement positionné là de peur que je tombe vraiment. Il n’a aucune confiance en ma magie... Ou peut-être en Agonie plutôt. Avoue que voler avec moi est plus agréable. Un peu plus ennuyeux aussi, tu ne mets pas beaucoup de vigueur... Je me réserve. Il y a toujours besoin de garder ses forces, avec toi. Je roule des yeux, dépitée. Et Antonin n’aide pas non plus.

« Rien à faire, de tes obligations. C’est juste une heure ou deux... Tu peux pas mémoriser autant de conneries sans t’aérer un peu l’esprit et prendre du repos. T’es pire que mon Capitaine ! » Tous les deux aussi butés l’un que l’autre, mais s’il croit vraiment qu’il va me faire céder avec des arguments aussi pitoyables... Et surtout en faire de même avec Agonie. Mais s’il fallait lui donner une bonne raison de lever ses fesses de son siège pour accourir à cette fenêtre...

Mirage, tu me rattrapes ? ... Pardon ?
Je retiens un cri de surprise, quand mon pied glisse en dehors de l’étrier. Agonie s’agite, juste sous moi... Mais je suis déjà en chute libre, le long de l’imposante tour. Ma magie peine à me retenir, juste sous les semelles de mes lourdes bottes, car je sens bientôt mon dos s’incliner dangereusement en arrière... Et j’ai le souffle proprement coupé, quand l’Emeraude se substitue au ciel infini. J’agrippe ses écailles avec force, et reprends difficilement ma respiration, dans un rire hoquetant. Tu es totalement folle. Je suis sûre que c’est Elle qui ne t’arrange pas... Mais tu m’as rattrapé. Avais-je seulement le choix ?

Je me glisse sur la selle, tandis que nous reprenons de la hauteur. Je lève le regard vers la fenêtre où j’ai aperçu Antonin, me demandant s’il va vraiment venir. Il se soucierait un peu de mon sort, j’espère... Non ?

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Message Sujet: Re: Il est risqué de négliger les attentions d'une Reine   Ven 14 Avr - 19:53

Il regarde Maëlys, dubitatif, ne le cachant aucunement. Il était difficile de ne pas laisser transparaitre sa perplexité lorsque la Chevaucheuse était dans les parages. Elle était d’une exubérance rare et ne passait pas inaperçue. Bien loin de la rigueur des Outreventois, la côtoyer apportait un vent de fraicheur, mais pas sans danger pour autant.

-Ne me compare pas avec cet homme…

Il savait pertinemment que Maëlys avait été envoyée à Lagrance et que son capitaine était Tristan. Il ne savait pas encore s’il devait ou non apprécier l’homme. Dans le doute, il préférait s’en tenir à une attitude des plus hostiles, de mauvaise foi ? Sans aucun doute, mais les mots étaient toujours là, tournant, se répercutant dans les coins de sa tête, faisant écho pour se frayer un chemin avec patience.

« Ne change pas de sujet »


En voilà une qui n’admettrait aucun refus et un sourire charmeur se dessine sur les lèvres du prince. Abandonnant définitivement les bonnes mœurs royales et redevenant, pendant un instant, le cadet qu’il était. Une expression qui se fige pour fondre comme neige au soleil lorsqu’il voit la jeune femme s’extraire à sa vue, happé par le vide.

-Agonie !

Il jure contre la dragonne en même temps qu’il s’élance vers la fenêtre avec horreur.

« Quoi ? J’ai rien fait, elle est tombée toute seule. »

Le ton est moqueur tandis que le prince respire à nouveau. Mirage avait eu le bon sens de se poster non loin, le reflexe de rattraper l’intrépide qui lui souriait avec suffisance. Il ne pouvait s’empêchait de la traiter de peste, avec affection, mais de peste quand même. Il se prenait presque à plaindre ledit capitaine pour devoir gérer une telle tornade. Mais il n’eut guère le loisir de s’épancher qu’on l’attrapait pas ses vêtements pour le tirer du sol. Ses habits semblèrent gémir, les coutures craquaient sans lâcher, alors qu’il se faisait mettre avec précaution, mais autorité sur le dos de sa compagne à écaille, par celle-là même d’ailleurs, sous les rire d’une Maëlys échevelée.

-Mais sérieusement, ça ne va pas ? Tu aurais pu te briser le cou ! Et non risquer sa vie sur un coup de chance n’est pas très malin, pas la peine de tenter de me convaincre du contraire.

Il fait semblant d’être contrarié pour la forme, parce qu’il avait vraiment eu peur, parce que son cœur avait failli arrêter de battre et sans nul doute l’aurait-il fait s’il avait trouvé la silhouette de la jeune femme, morte, en contrebas. Il ne bougeait pas de la selle de la dragonne pour autant, y retrouvant ses marques sans le moindre souci, accompagnant la plus petite vibration d’écaille pour ne pas la gêner pendant qu’elle se tourne et se jette dans les airs pour retrouver une position plus confortable pour eux deux.

-Bon contentes ? Vous n’êtes pas possibles toutes les deux. Je n’ai plus vraiment le choix je suppose. Tu iras toi-même expliquer au couturier royal pourquoi l’une de ses créations a été mâchouillé par un dragon n’est-ce pas ?


Il soupire, sans vraiment savoir si c’est d’aise ou de fatigue face à ces dames insupportables. Il ne pouvait nier qu’il se sentait d’une légèreté libératrice sur le dos d’Agonie, entouré des cieux, mais ses devoirs étaient toujours là, s’accumulant d’autant qu’il ne faisait rien pour en diminuer la quantité.

-Bon…Une heure, pas plus, c’est bien compris ?

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Message Sujet: Re: Il est risqué de négliger les attentions d'une Reine   Sam 6 Mai - 23:01

J'hausse un sourcil, profondément perplexe. Avec... Cet homme ? « C'est de mon Capitaine, que tu parles ? » lance-je avec provocation. Non mais, c'est moi où il l'avait dit avec un ton méprisant ? Je ne lui permets pas ! J'affiche une moue renfrognée, face au petit prince qui fait des siennes. D'accord... Mais plus pour longtemps.

Un rire m'échappe. Il aurait dû voir sa tête, quand j'ai sauté dans le vide ! Avec son beau sourire qui s'évanouit aussitôt... C'était tellement drôle, et il serait presque touchant à s'inquiéter de la sorte. Enfin, le tour était joué, et le petit prince a porté de crocs pour qu'Agonie puisse l'attraper et le jucher sur son dos sans ménagement. Je m'exclame, avec joie : « Victoire ! » … Avant qu'il ne décide de calmer ma joie par quelques sermons, qui aurait pu en faire douter plus d'un de qui était le cadet et le confirmé au poste de Chevaucheur. Ca va, ces Outreventois... Si sérieux ! « Ca t'arrive, de te laisser vivre, des fois ? Tu devrais essayer. Mais c'est mignon, de t'inquiéter autant pour moi ! »

Et puis, je savais que Mirage allait me rattraper. Je soupire doucement. S'il savait... Ces derniers mois, le front m'avait complètement accaparé, et nous, les seigneurs des cieux, étaient les plus aptes à survivre grâce à nos dragons. Ce qui n'en avait pas empêché certains de passer de vie à trépas, et d'autres d'être atrocement mutilés, comme j'avais pu l'être par le passé. J'avais toujours eu de la chance, même dans mon malheur, le Destin en soit loué. Je n'oubliais pas à qui je devais bien souvent ma vie, Mirage, autant que Lui, car tout se jouait bien souvent à un fil. Ce n'était pas la première ni la dernière fois... Et quelque part, le Tournoi des Trois Opales m'avait préparé psychologiquement au pire, à connaître un stress intense, et pourtant continuer de toujours aller de l'avant. Je refusais que la peur me paralyse sur place. C'était la pire chose qui pourrait arriver, et précipiter ma fin. Alors oui, autant sauter dans le vide. « C'est important, de profiter des rares accalmies pour renouer avec ces sensations, tu sais... » Un mince sourire étire mes lèvres, teinté d'une étrange tristesse. « Des sensations bien agréables, à voler et conquérir les cieux, ne faire plus qu'un avec son dragon... Car la guerre nous rattrape vite, et ce sentiment de liberté est remplacé par un autre, bien plus pesant, qui est celui du devoir. Alors on oublie, ce pourquoi on voulait tellement voler. » Lui aussi, a oublié. Il n'a beau pas être sur le front, Antonin, il a été propulsé de simple Cadet, noble en exil, au rôle d'héritier de l'Empereur. Et son côté Outreventois a pris le dessus ensuite : Faire honneur à sa famille, placer son devoir au-dessus de tout... Que des fadaises !

Alors je le laisse grommeler, seulement pour le principe, avant de se mettre correctement en selle. Il n'avait pas l'air décidé à regagner la fenêtre, ce qui ne fit qu'accentuer mon sourire. Je lève les yeux au ciel. Qu'il n'ait plus le choix ? Pauvre Antonin ! « Tu vas arrêter de te plaindre ? Profite ! » Je n'irais certainement pas voir le couturier royal. Je serais sans doute déjà repartie, quand les uns et les autres constateront dans quel état Agonie et moi leur avons rendu leur petit prince. Je lâche une exclamation joyeuse, quand il déclare forfait : « Une heure ! » Agonie l'a entendu aussi bien que moi. Et déjà, Mirage reprend son envol, pour se porter à la hauteur de la Reine de Jade. Il bat des ailes avec vigueur, pour prendre de l'altitude et se dérober au plus vite aux regards qui peuvent s'égarer au-dessus du Palais. Je ne connais pas bien Alfaë... Tu peux leur demander de nous faire visiter Mirage ? A moins que le petit prince n'est même pas pris le temps de découvrir ce qui se trouve au dehors de sa petite chambre d'étude...

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Message Sujet: Re: Il est risqué de négliger les attentions d'une Reine   Jeu 1 Juin - 20:40

La mine d’Antonin se renfrogne presque à être traité ainsi comme un enfant. Mignon, non mais, c’était elle l’inconsciente de son point de vue, mais il préfère se taire. Il savait que la Chevaucheuse avait une langue aussi acérée qu’une lame de rasoir. Il n’était pas certains de faire le poids avec elle sur ce point. C’était malheureux pour un futur empereur, censé être capable de diriger tout un pays que d’être tout bonnement incapable de répondre à une femme un peu trop impétueuse. Il se contente donc d’hausser les épaules en regardant droit devant lui.
Il était encore jeune, immature parfois, et c’était précisément dans ce genre de cas que cela ressortait, avec une facilité effarante. Dans un sens, pourquoi irait-il se méfier de la jeune femme, elle qui lui avait toujours été d’un soutien, parfois même étonnant. Elle ne l’avait pas renié, ni changé d’attitude lorsque son père était monté sur le trône, elle avait toujours été de leur côté et cela faisait du bien que de n’être pas regardé avec un mépris contenu, par une de ses anciennes connaissances. Il était fatigué des préjugés et de ce que les gens pensaient savoir.

Elle avait réussi à le tirer de sa tour, et pour ça, Maëlys avait gagné une certaine sympathie auprès de la reine de Jade. C’était un acte des plus impressionnant, presque plus que d’avoir remporté une opale.
Ainsi, Antonin se rendait compte qu’il n’était peut-être pas le seul à avoir besoin de se changer les idées. Égocentré, il n’avait fait que s’isoler, se flageller de son incompétence alors que le monde autour de lui souffrait de maux autrement plus violents. Quel piètre prince il faisait, chaque jour le lui démontrait avec une ardeur bien aigre sur sa langue.

-Tu n’as pas tort.

Que pouvait-il dire de plus ? Qu’il aurait dû être avec elle sur le front, qu’il aurait dû se battre pour son pays plutôt que de se terrer dans les livres et les leçons interminables. Qu’il n’était plus digne d’aucun titre. Non, hors de question, il ne voulait pas ramener cette entrevue à lui, alors que Maëlys venait de lui avouer à demi-mot son mal être. C’était une femme forte à l’âme déterminée, qu’elle s’épanche de la sorte démontrait qu’elle avait bien plus besoin d’une main secourable pour la relever que lui. Surtout qu’il n’était pas trop tard le concernant, elle par contre, une erreur sur le front et jamais il ne la reverrait, autant balayer ses doutes et sa tristesse pour qu’elle puisse voler en toute liberté, libérée de chaine superflue pour ce qu’elle avait à accomplir.

« Ils veulent visiter, de ce que dit l’autre dragon »
« Il a un nom tu sais »
« Il n’est pas de mon vol, pourquoi devrais-je m’y intéresser ? »


Il laisse échapper un mélange de soupire et de rire devant cette logique somme toute basique, mais remplie de faille. La grande Agonie était forte et puissante, mais sa fierté excessive pouvait l’amener à des erreurs élémentaires ternissant la sagesse amassée par le temps.

« Parce qu’en tant que reine tu te dois de connaître les dragons des autres vols, pour vos relations avec ? »
« Tout le monde sait que le vol de Jade et au-dessus de tout les autres. »
« Agonie. »
« Bon très bien, je tacherai de retenir son nom, j’espère qu’il se montrera digne de cet honneur. »
« Tu es trop bonne »
« Je sais. »


Il lève les yeux au ciel le prince, tandis qu’il voit l’énorme tête de sa partenaire se pencher légèrement en direction de Mirage, signe sans doute qu’ils étaient en train de parler.

« Nous acceptons de vous faire visiter. Du moins, si tu es capable de suivre la cadence. »

Et c’est en accélérant, piquant en chute libre parmi les nuages qu’Agonie entraine ce petit monde entre ciel et terre.

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Message Sujet: Re: Il est risqué de négliger les attentions d'une Reine   Sam 3 Juin - 20:07

Maelys souffle, malicieuse : « J’adore quand tu me dis à quel point j’ai raison ! »
C’est si facile de le taquiner, le petit prince, et ça l’était déjà avant… Maintenant, c’est presque encore pire. J’ai l’impression que le poids des responsabilités l’a tout simplement écrasé. Quel chance il a, pourtant ! Chevaucheur et bientôt Empereur ! Personne ne pourrait rêver de mieux, dans sa vie… Encore plus quand ça vous tombe dessus comme une heureuse nouvelle, sans crier gare. Je l’envie, vraiment. Mais c’est Antonin. Il a tellement tendance à se mettre la pression. Au moins, Faërie est entre de bonnes mains s’il le prend avec autant de sérieux, non ? J’espère simplement qu’il ne fera pas les mêmes erreurs que Chimène de Faërie, et qu’il s’inspirera plutôt de son père. Des fois, il me donnait envie de le secouer un peu, comme aujourd’hui, pour qu’il sache ce qu’il veut.

Mais en plein vol, c’est davantage la Reine de Jade qui s’impose. L’inverse m’aurait étonné. Elle un caractère si fort et affirmé, Agonie, qu’elle doit parfois l’étouffer… Ce n’est pas une dragonne facile, loin de là. Ils n’ont pas encore trouvé leur équilibre, tous les deux. Mirage et moi, c’était bien plus aisé. Mais ne me suis-je pas en premier lieu placée comme une élève assidue auprès du vieux dragon, avide d’apprendre tout ce qu’il savait, pour pouvoir voler à ses côtés ?

C’était la belle époque, quand tu buvais toutes mes paroles plutôt que de partager ta mauvaise humeur…
Ta vie serait morne et sans goût, sans moi.
Et maintenant il ne se passe pas une journée sans que la migraine ne me guette.


J’ai un sourire amusé, sans commenter. Je préfère me concentrer sur notre vol, que de réveiller les esprits encore en sommeil et risquer… De se faire distancer. La dragonne est dure en affaires, visiblement.

Mirage ?
Dans sa grande bonté, elle consent à nous faire visiter les environs.
Ben voyons…


Sans doute qu’Antonin vient de terminer des négociations très serrées avec sa sale tête de dragonne, qui plus est. Le Vert ne bronche pas, pourtant, avant de la prendre en chasse. Je suis étonnée qu’il ne se fende pas de davantage de commentaires, avant de me souvenir qu’il a un faible pour Obsession… Ah ! Après tout, c’est son genre de… De dragonne, non ? Les farouches, sanguinaires et présomptueuses.

J’ai intérêt à m’accrocher, quand il fait une soudaine embardée sur le côté. Je suis presque persuadée qu’il en fait exprès… Je me retrouve complètement collée contre ses écailles, pour ne pas être sensible aux rafales de vent qui me fouettent le visage et animent ma chevelure d’ébène. Je me cramponne avec force, le regard rivé vers cet éclair aux teintes vertes si peu semblables à celles de mon dragon. Son vol est furieux, frénétique, mais Mirage est un faux fainéant. Chaque geste est étudié, pour s’économiser et se réserver, si bien qu’il se laisse distancer que pour mieux la rattraper dans ses changements de direction, serrant au plus court.

Déjà à l’Agonie ?

Je retiens à ma respiration, malgré ma soudaine envie de rire. Je ne pensais pas qu’il le ferait, provoquer une Reine ! Je ferme les yeux, quand leurs ailes se ferment, tout deux en chute libre. Je sens presque mon corps se décoller de la selle, et Mirage se décide avant elle à s’interrompre pour ne pas percuter le sol. Un bruissement d’ailes. Mon souffle se coupe.

C’est une visite, ou une épreuve de force ?

Je rive mon regard à Antonin. Je me demande s’il s’amuse, ou s’il est mort de trouille… Peut-être à mi-chemin entre les deux ?

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Message Sujet: Re: Il est risqué de négliger les attentions d'une Reine   Mar 6 Juin - 20:37

Le vent claque aux oreilles du petit prince. Un véritable délice pour celui qui a connu l’emprisonnement, consentit certes, mais sa liberté en avait pâti plus qu’il ne s’en serait douté. Chargé du poids des devoirs que son statut lui avait imposé. Couché sur l’encolure écailleuse d’Agonie, il goutait à cette sensation qu’il chérissait tant avec un émerveillement renouvelé. L’adrénaline se diffusait dans tout son être, et certaines manœuvres, furieuses, de sa dragonne lui coupaient le souffle. Il se doutait qu’elle était en train de se venger joyeusement de ces si longues semaines, mois, à ne plus l’avoir chevauché. Allant jusqu'à quémander l’intervention de confrère chevaucheur pour la dépenser n peu.
Ce qu’elle n’avait absolument pas apprécié.
Mais il y avait plus, le dragon d’émeraude qui la talonnait, et sa seule présence éveillait l’esprit de compétition de la reine. Elle se devait de lui montrer qui était au-dessus, qui lui était supérieure, de le faire souffler jusqu'à ce qu’il en crache ses poches à feu. L’image traversa vaguement l’esprit d’Antonin qui la réprimanda, elle se contenta de rire brièvement. Comme si elle allait l’écouter, lui qui ne le faisait pas.

Et pour ne rien arranger, Mirage la provoquait. Les yeux d’Agonie s’étrécirent et ce qui pourrait s’apparenter à un sourire souleva les babines de la dragonne, découvrant des crocs effrayants.

« Tu ne manques pas de cran, mais sache ou est ta place ! »

Sur ce mot, de la fumée sortant des naseaux, elle accéléra encore un peu la cadence, se lançant dans une série d’acrobaties, louvoyant au travers des bâtiments hauts de la capitale. Antonin craignait à tout moment de voir son énorme queue s’abattre sur les bâtiments pour les réduire en lambeau. Mais il n’en fut rien.

« Agonie, calmes-toi ! »
« Quoi ? »


Il n’eut pas le temps de répondre que Mirage le faisait à sa place.

« Voilà pourquoi, ce n’est pas vraiment une visite ce que tu me fais ! »
« Hé bien messieurs, dames, pour votre plus grand plaisir, nous avons volé entre la banque, la tour que le vert a failli se prendre dans le museau était un musée, et ce qui nous a servi de virage avec l’horloge était un établissement connu pour ses marchandises. »
Le ton ironique employé par la dragonne aurait pu agacer Antonin, mais ne fit que l’amuser. Il lança cependant un regard à Maëlys pour s’assurer que celle-ci n’en prendrais pas ombrage. Agonie s’étant calmée et ayant ralentis le temps de sa tirade. Il adressa tout de même à la Chevaucheuse un regard d’excuse quant à l’attitude d’Agonie.

« Heureux ? » adressa Agonie à l’intention de Mirage. « Je comprends que ce genre de vol soit trop difficile pour toi, tu aurais pu demander grâce plus tôt, je suis une reine conciliante. »

Ou pas, mais ça, Antonin s’abstint de le lui faire remarquer.

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Message Sujet: Re: Il est risqué de négliger les attentions d'une Reine   Ven 9 Juin - 23:17

Je parie qu’elle a adoré ma blague, même si elle ne l’avouera jamais.
Oui, Mirage, bien sûr…


Je lève les yeux au ciel. Entre un dragon qui se croit irrésistible et une reine intransigeante… Nous voilà bien mal lotis, Antonin et moi. Cette visite d’Alfaë s’est bien vite transformée en un véritable concours d’ego, avec aucun des deux prêts à en démordre. J’ouvre de grands yeux, quand nous quittons les environs proches de la capitale pour… S’engouffrer dedans, à une vitesse qui me fait lâcher un cri de surprise. Ces deux dragons réunis sont bien pire que moi !

Tu as fini, Mirage ?

Pour toute réponse, il m’adresse ce même sourire qu’Agonie plus tôt, à relever ses babines, et maintenir cette cadence effrénée. Je le vois, chercher à la talonner de peu.

Juste à l’arrière d’une dragonne, c’est exactement ma place.

Sale dragon pervers. Je pousse un soupir exaspéré, et me crispe contre ses écailles, quand il manque de peu de percuter une bâtisse de plein fouet. A force de parler, aussi ! Et je suis certaine qu’Agonie en a fait exprès. Pourtant, elle ralentit la cadence, certainement suite à une réprimande d’Antonin. Ca m’étonnerait qu’elle accorde autant d’importance à ce que peut laisser filtrer Mirage, et pourtant… Le voilà à me relater la visite guidée prévue par Agonie, avec un ton sarcastique qui me fait pouffer de rire derrière ma main. Première règle, ne jamais ouvrir la bouche en plein vol… Une règle qu’on retient bien souvent dans les premiers essais de vol. J’aperçois presque Antonin, quand la dragonne se rapproche quelque peu de nous, et lui adresse un mince sourire en retour.

Conciliante ? Je pensais que tu t’appelais Agonie, notamment pour ta propension à te faire des amis. Et ma mage n’a pas eu le temps de bien voir les bâtiments, on devrait faire un second tour.
… Quoi ?! J’ai rien dit, pour une fois ! Ne me mêle pas à votre petit jeu…
On avait encore une heure, il me semble.


Il se fait délibérément provocateur cette fois. Je me redresse sur ma selle en soufflant. La loi de la relativité… Et une heure vous paraît subitement affreusement longue ! Au moins, Antonin a l’air de prendre du bon temps, et de renouer avec sa dragonne. Je veux bien consentir à continuer encore un peu ce manège, mais…

Vous ralentissez, alors. J’aimerais pouvoir parler à Antonin, moi, en plus de voir le paysage.

Il n’a pas l’air bien ravi, Mirage, mais passe tout de même le message. Je suis sûre que, même inconsciemment, il est tellement hors d’haleine qu’il est sûr de finir par perdre. Il n’a jamais été d’un grand courage, même s’il est presque aussi retors qu’un Duc Lagran quand il s’y met. On les aime pour ça, non ?

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Message Sujet: Re: Il est risqué de négliger les attentions d'une Reine   Ven 30 Juin - 17:11

Si Antonin n’avait pas été aussi bien élevé, sans doute que sa bouche se serait ouverte d’indignation et qu’un juron aurait été proféré envers la provocation de Mirage. Mais Antonin était un Outreventois des plus respectables, aussi, seulement un froncement de sourcils trahit ses pensées assassines envers le compagnon d’écailles de Maëlys et lui qui tentait d’adoucir le tempérament de feu de la reine. C’était comme tenter de provoquer un incendie dans un lac, avec des allumettes mouillées alors qu’il pleuvait. Il le sent, le petit prince, l’amusement mêlée d’agacement, il le voit le jeune homme, le filet discret de fumée qui s’échappe des naseaux, comme il capte la température augmenter au travers de ses écailles. Elle était prête à en découdre, à lui montrer sa force et sa supériorité, à le faire supplier et alors peut-être, seulement peut-être consentirait-elle à retenir son nom et lui donner un semblant de considération. C’était à se demander comment elle avait pu avoir des œufs, mais là encore, Antonin le garda pour lui.

Heureusement pour eux, ils étaient encore trop proche de la ville pour qu’Agonie ne se permette la moindre folie, déjà qu’elle avait failli envoyer un dragon détruire la moitié de la capitale par pur sadisme et besoin d’assouvir sa domination sur un compagnon qui n’était même pas de son vol. Elle ralentit la cadence, cependant, quand Mirage le lui demande en faisant passer le message de Maëlys. Après tout, la petite lui avait rendu service, elle pouvait bien être magnanime, surtout quand Antonin se permettait de la réprimander à l’image du chaton qui pense avoir le dessus sur un tigre.
Agonie est contente, alors elle est conciliante et ainsi les deux chevaucheurs peuvent respirer et parler entre eux.

-Je ne pensais pas que cela finirait en gueguerre draconique je dois t’avouer. Même si c'était à prévoir, elle a du mal à se faire au humains et leurs fonctionnement, lâche Antonin avec un sourire un peu déconfit, rassuré néanmoins que dragon et chevaucheuse n’avais aucune égratignure. Je ne pense pas que mon père aurait apprécié retrouver la capitale en ruine à cause de nous.

En fait, ne pas être content aurait été un doux euphémisme. Il n’imaginait même pas la tête qu’il aurait fait si quoique ce soit de fâcheux se serait produit et Antonin ne se l’aurait jamais pardonné.

-Ca va ?

Il parlait à Maëlys, la sauvage, l’imperturbable provocatrice. Il en fallait plus que ça pour la décontenancé, il le savait, sa réputation précédait la demoiselle et honnêtement, elle était bien pale face à la personne qui se trouvait devant lui, mais il était comme ça, déformation d’une magie qui marquait le mensonge et la vérité et il avait besoin de l’entendre de sa bouche plutôt que de se contenter de supposition.
De plus, il n’y avait pas forcément que ça derrière sa question, si elle voulait parler, ainsi elle le pourrait. Même s’il doutait qu’elle s’épanche de quoique ce soit. Trop de fierté, trop de distance entre lui, ils étaient, l’un et l’autre trop impliqués dans leurs devoirs respectifs, mais savait-on jamais.

-D'ailleurs je n'ai jamais pu te félicité pour l'obtention de ton titre. Quelle était-il déjà? Dame de ... ?

Il se moque gentiment, sachant pertinemment que celui-ci devait plus embarrasser la jeune femme qu’autre chose.

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Message Sujet: Re: Il est risqué de négliger les attentions d'une Reine   Lun 7 Aoû - 18:00

Je retiens ma respiration, quand les naseaux de la Reine se mettent à fumer. Non, elle n’oserait pas… Mirage le pense, en tout cas, car il reste aussi détendu et confiant, voir inconscient. On pourrait s’y tromper, avec l’Emeraude, qui fait souvent preuve de lâcheté que par manque d’intérêt, mais tour à tour d’une témérité incroyable si la situation l’importe, ou d’un excès de confiance propre à ceux qui ont déjà tout vu et vécu. Il s’amuse aux dépens de la dragonne, et elle n’a sans doute pas conscience que c’est sa façon bien à lui de lui montrer de l’intérêt. Mirage se contente bien souvent d’ignorer, et de ne pas faire le moindre effort, quand il n’est pas intéressé.

Je ne m’attendais pas à ce qu’Agonie se laisse raisonner, à calmer son vol impétueux pour qu’ils volent à la même hauteur. Leurs regards fendus se croisent, et j’ai bien du mal à déterminer ce qui se passe entre eux. Je reste solidement cramponnée, au cas où l’on risquerait une embardée, bien mal avisée. Je pousse un profond soupir vers Antonin, quand enfin nous parvenons à nous parler.

« Moi non plus. En plus… Je me suis déjà retrouvée à payer une petite fortune pour des réparations à Lorgol à cause de lui. Ces deux-là sont de vraies terreurs. » Je lui rends un sourire affirmé, quand il me demande si ça va, à me redresser sur ma selle. J’ai l’air de m’inquiéter ? « Bien sûr, et toi ? » Je le trouve étonnement calme, quand il chevauche, maintenant. On dirait que, même s’il a dû délaisser Agonie, ses études lui ont permis de gagner en maturité. Bientôt, il me faudra peut-être arrêter de l’appeler « petit prince » seulement pour le taquiner.

Je retire immédiatement ce qui vient de me passer à l’esprit, à l’entendre me parler de mon propre titre. Mon poing part dans sa direction, à ne heurter que le vent, mais mon gant s’envole pour lui mettre une tape derrière la tête. Non mais ! Je le récupère et le remets en place, après ce petit tour de magie parfaitement gratuit. « Des Quatre Vents, retiens bien… Parce qu’on me connaît maintenant pour être la seule Championne de Faërie a avoir ramené l’Opale de Feu, et pas seulement celle de ton père ! » Je lève le menton, avec fierté, en me repositionnant sur ma selle. Je lui fais une grimace, avant de partir dans un rire quand Mirage s’incline légèrement pour effleurer le haut des bâtiments. Mon regard se perd un temps, à contempler la grandeur de la capitale que je connais si peu… Je n’en rate pas une miette, avant qu’il ne se porte à nouveau à la hauteur d’Agonie. « C’est magnifique. Et dire que tout ça, bientôt, sera à toi. »

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Message Sujet: Re: Il est risqué de négliger les attentions d'une Reine   Mer 9 Aoû - 9:12

Antonin ne peut que lui offrir un sourire compatissant. Il n’imaginait pas Mirage comme un dragon tapageur, mais après tout avec Maëlys comme Chevaucheuse, il y avait certainement de quoi en perdre quelques écailles. Pourtant plus que la remise en question sur la sagesse du dragon d’émeraude, c’est à la demoiselle qu’il adresse son soutien muet. Il savait la solde d’un Chevaucheur et devoir investir dans des réparations suite à quelques erreurs de manœuvres draconiques pouvait rapidement atteindre des sommes faramineuses. Il ne fit cependant pas l’erreur de s’appesantir outre mesure, que son amie n’y voit pas là de la pitié, il y risquerait, il s’en doutait, de prendre une jolie claque s’il se laissait aller à cela. Elle n’était pas du genre à accepter la pitié des autres et elle n’en avait fichtrement pas besoin.

C’est bien pour cela qu’il enchaine et la taquine. Leurs liens n’étaient pas d’une intimité profonde, ils se connaissaient, ils s’aimaient bien, mais il lui faisait confiance.
Il redevient le temps de courtes secondes le cadet qu’il avait été et non plus le prince devant faire attention aux moindres mots pour ne pas risquer l’incident diplomatique. Se laissant aller à la taquinerie.

Il le paie cher alors que les gants, qu’il pensait tout d’abord perdus suite à la maladresse de Maëlys, lui revint sur le crane en un claquement retentissant. Il lui lança un regard faussement outré pendant que le tissu revenait sagement auprès de sa propriétaire par magie.

-Une dame ne frappe pas son prince ! C’est le Typhon des Quatre vents qu’il aurait fallu t’appeler, sans doute se sont-ils trompés lorsqu’ils l’ont écrit sur leur parchemin. Mais j’admets, tu as été exemplaire durant ce tournoi, tu as plus que mérité cette opale.

Il aurait pu la jalouser, mais il se savait incapable d’égaler les capacités de la jeune femme pour le combat. Il s’était sciemment orienté vers une magie utilitaire, ni offensif, ni défensif, en çà il n’était pas le plus adapté pour le combat et n’aurait été qu’un handicap, là où elle avait réussi à briller avec brio. C’était d’ailleurs ce qu’elle faisait constamment, sa force d’âme la rendait rayonnante à tel point qu’elle en était parfois aveuglante. Antonin aurait aimé, parfois, être aussi fort, ou du moins le paraitre.

Y arrivait-il ? Il n’en avait aucune idée.

Un frisson le parcourt lorsque ses yeux se déposent à leurs tours sur les toits des maisons qu’ils survolaient. Lui ? Empereur ? Oui, ça devrait arriver un jour, mais pour le moment, il ferait un bien piètre souverain, lui qui n’arrivait déjà pas à endosser le rôle de prince.

-Ne dis pas ça, mon père a attendu suffisamment longtemps son heure pour la laisser s’éteindre sitôt qu’il a pu l’obtenir… Je sais qu’il ne fait pas l’unanimité, mais il fera ce qui doit être fait pour le royaume… même si cela lui coute, même si cela lui amène des ennemis, car quelqu’un devrait le faire et en prendre la responsabilité… Pour le bien de tous. Me concernant… je suis loin de lui arriver à la cheville, quel piètre souverain je ferais si je devrais lui succéder aussitôt que tu semble le dire…


Loin des murs du château et de ses oreilles indiscrètes, il savait qu’il pouvait faire tomber le masque pour parler librement et laisser à nu les plaies suppurantes qui dévoraient son être. Maëlys avait des défauts, mais elle était loyale et il savait qu’il pouvait lui confier ce genre de mots sans qu’ils ne soient éventés ailleurs. Il en avait d’ailleurs besoin, que d’être un peu franc avec quelqu’un, de laisser ses doutes apparaitre au lieu de les ravaler constamment et de les cacher, sans qu’il sache comment personne ne s’en apercevait.

-Ca me fait froid dans le dos rien que d’y penser, tu sais…Je ne suis pas vraiment prêt à ça. Alors plus tard ça sera, mieux ce sera.

Et Agonie de grogner pour contredire les doutes d'un prince incertain.

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Message Sujet: Re: Il est risqué de négliger les attentions d'une Reine   Jeu 10 Aoû - 20:29

Je retrouve l’Antonin que j’ai toujours connu, avant que je n’apprenne ses liens avec la famille impériale, et que ma protection affectueuse envers le Cadet ne prenne une toute autre forme, et une toute autre importance. Je n’oublie pas qu’il s’agit aussi de mon prince, mais là, dans les airs, nous ne sommes à nouveau plus que deux camarades qui prennent le temps de se faire une virée draconique ensemble. Et s’il se pensait hors d’atteinte, il se trompait lourdement ! Je réponds à ces taquineries par un coup de gant bien placé, l’expression malicieuse devant la sienne, faussement outrée. Je fais mine d’être étonnée devant des reproches non fondés qu’il m’adresse en retour.

« Mais qui ? Je n’oserais pas, voyons. » Je sors une de mes lames, à l’agiter dans les airs en me retenant de rire. « Mon prince se fait attaquer ! Des gants nous prennent d’assaut ! » Et bientôt, je ne peux plus le retenir, ce rire sauvage et si amusé par la situation. Le typhon oui… Ca sonne bien en vérité. Je range ma lame et lui adresse un clin d’œil, quand il admet que ma performance était exemplaire. « Mon prince me complimente… Je vais en tomber de mon dragon, je crois. » Ah non, pas encore.

J’ouvre les bras en grand, les doigts repliés, juste assez pour sentir la résistance du vent contre mes paumes. J’aime cette sensation, celle d’être libre, de n’être que deux âmes perdues dans l’infini, sur le dos de nos dragons. Je n’ai pas à craindre les flèches ennemis ou la silhouette de quelques griffons au lointain ici, la guerre ne leur ai pas encore parvenue, fort heureusement. Nous faisons tout notre possible, au front, pour que ça n’arrive pas.

Mais Antonin, lui, est si enchaîné par son propre devoir. Je me demande s’il ne finira pas par l’étouffer. Je pousse un profond soupir, quand il me reprend, avec ce ton tout Outreventois qu’il a parfois et qui m’insupporte. Mais pas seulement… Je fronce les sourcils, dubitative, alors qu’il me fait subitement part de ses doutes. Je l’observe un temps, un peu décontenancée, ne sachant que répondre.

« Antonin… » Je lui rends un sourire compatissant, à mon tour. « Tu te sous-estimes beaucoup. Tu ne vois pas tous les efforts que tu fais, pour te révéler à la hauteur ? Si tu continues, sans les relâcher, pourquoi tu ne parviendrais pas à faire comme ton père ? Lui n’a jamais abandonné, et c’est pour ça qu’il en est là. Il est parti de rien, et le voilà empereur, par la seule force de sa volonté. Tout ce qui compte, Antonin, c’est la volonté. » Je crois en son père, bien sûr. C’est pour cette raison que je suis Gustave de Faërie, depuis le début ou presque… Mais je crois aussi en Antonin. Je lâche, sur un ton plus enjoué : « Et puis, Agonie n’aurait pas choisi quelqu’un qui n’est pas aussi royal qu’elle ! »

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Message Sujet: Re: Il est risqué de négliger les attentions d'une Reine   Sam 12 Aoû - 8:47


Le rire de Maëlys l’emporte et Antonin aussi se laisse contaminer, bien que plus mesuré, il goutte avec délice cet instant figé dans le temps où plus rien ne semblait avoir d’importance. Il se laisse cajoler par la bonne humeur communicative de la jeune femme et il en aurait presque pu l’embrasse pour ça. Cet instant d’oubli était tellement bienvenu, il s’en rendait compte, et là dans les airs, détendu et loin de ses soucis comme s’ils étaient restés enchainé à la terre, il se trouve presque encore plus misérable de sa faiblesse, de s’être laissé entrainé dans les plaisirs cielsombrois et de se laisser si régulièrement entrainer par les brumes de torpeur des herbes qu’il faisait fumer. D’un revers il éloigne ses pensées, voulant se gaver jusqu'à plus soif de cette brève entrevue, qui lui faisait un bien fou.
Cependant, toutes les bonnes choses ont une fin et bien vite des sujets plus délicats arrivent sur le tapis. Il ne peut que laisser ses doutes couler hors de lui, enrober ses mots, pour les livrer, amer, à la Chevaucheuse pleine de fougue. De cela aussi il en avait eu cruellement besoin, et même si le poids qui alourdit sa poitrine est toujours présent, il le sent moins pesant. Il n’attendait pas forcément à être rassuré, il était trop enfoncé dans son entêtement pour réussir à être persuadé de sa valeur par les seuls mots d’une amie. Malgré tout, il est touché par sa tentative de lui remonter le moral, comme il ne peut empêcher le sourire de poindre lorsqu’elle lui parle d’Agonie. Il incline sa tête, d’un mouvement de révérence.

-Ainsi a parlé la grande Maëlys. Il est vrai qu’Agonie n’aurait pas choisi n’importe qui, mais je la soupçonne d’aimer à aider ceux qui en ont besoin. Derrière ses airs de grand dragon impitoyable se cache un cœur de chaton tout mou.

Et voilà que ledit chaton, de plusieurs tonnes, le poil remplacé par des écailles, les crocs par des sabres d’ivoires et les griffes aussi acérées que des lames, laisse échapper un grognement guttural de mécontentement, donnant un coup de dos d’une puissance phénoménale. Manquant presque de désarçonner le prince, alors qu’un courant d’air fait dévier le vol de la dragonne pour heurter son compagnon d’un vert plus franc.
C’est un Antonin ébouriffé qui se relève de la selle où il venait de s’affaler, se mangeant le pommeau sur son menton et manquant de se sectionner la langue.

-Que cela reste entre nous bien entendu, je crois qu’elle n’assume pas vraiment.

« Fait attention à toi petit prince, ou un de ces jours c’est dans mon estomac que tu finiras de te moquer de moi. »

« En soi, je te complimentais. »
« En soi, j’ai une réputation à tenir, qu’est ce que je vais devenir moi si mes pairs ont l’image de la grande reine du vol de jade comme celle d’un chaton sans défense ? »
« Hé bien… tu ne pourras que mieux en profiter pour les soumettre à ra grandeur puisqu’ils ont fait l’erreur de te sous-estimer. »
« ….Tu vois… on se ressemble dans le fond. »
« D’ailleurs, ne devrais-tu pas t’excuser pour ce frottement langoureux mais passablement violent dont Mirage a dû être victime ? »

C’est un grognement à peine outré qui lui répond, elle une reine, s’excuser ? Mais quoi encore ? Il devrait au contraire être honoré qu’elle ait consenti à ce qu’il l’a touche ainsi, même par accident. Antonin pensait qu’elle aimait bien Mirage au final, mais il n’était pas certain qu’elle l’admette un jour.

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Message Sujet: Re: Il est risqué de négliger les attentions d'une Reine   Mar 22 Aoû - 22:56

C’est un grondement, proche du rire, qui filtre à travers les crocs de Mirage. Il se doutait certainement de la réaction de la reine, qui a tôt fait de vouloir remettre à sa place son cavalier… Ce qui veut visiblement dire, de le mettre à terre s’il continue de la décrédibiliser. Elle est touchée dans son ego, et une grimace navrée, vaguement inquiète, m’échappe à le voir autant en difficulté. Nul doute que l’échange mental s’est établi ensuite, intransigeant. Elle n’a vraiment pas bon caractère celle-là ! La dragonne parfaite. Tu le penses vraiment ? Oh que non. Enfin… Pas autant qu’Obsession, mais… Elle sait ce qu’elle veut. Je retiens un sourire narquois, qui pourrait être déplacé en ces circonstances. Alors voilà le mystère résolu, Mirage apprécie les dragonnes entières, qui ne se laissent pas marcher sur les pattes. Je commence peut-être enfin à comprendre son choix, me concernant.

Je n’ai pas vraiment le temps de m’appesantir sur la question, car déjà l’immense dragonne se rapproche dangereusement de nous. J’entends seulement un froissement d’ailes, alors que Mirage tente de l’éviter, pour se la prendre finalement de plein fouet. Je retiens une exclamation, alors que je manque de passer par-dessus bord, cramponnée à ma selle pour ne pas tomber. Adepte du rentre-dedans violent, chère reine ?

L’Emeraude se rétablit bien vite, en quelques battements d’ailes puissants, avant de trouver plus sage de se poser sur le toit le plus proche, d’un imposant bâtiment administratif. Il plaisante, pour feindre l’indifférence, mais je le vois bien passer son museau dans son aile gauche, comme pour vérifier rapidement les dégâts. Ca va, Mirage ? Il y a pas de mal. On a vécu pire dans la tempête, pour cette maudite île… Elle aurait dû s’appeler Tempétueuse, justement. Tu veux qu’on rentre ? Il ne me répond pas immédiatement. Je croise son regard fendu, vaguement hésitant. Sans doute que oui, mais il ne veut pas l’avouer lui-même. Il a beau être parfois fainéant, il a sa fierté, surtout avec une dragonne dans les parages.

Je me racle la gorge, préférant éviter de renchérir sur les paroles d’Antonin et de provoquer à nouveau la reine. Mirage s’en charge très bien sans mon concours, en passant. « Bon. J’ai faim. Ca vous dit pas de rentrer ? » Quelle subtilité. Ne sois pas ingrat !

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Message Sujet: Re: Il est risqué de négliger les attentions d'une Reine   Lun 28 Aoû - 19:20

« Adepte du rentre-dedans violent, chère reine ? »

Le message télépathique vient agacer l’esprit de la reine et c’est un regard chargé de mépris qu’elle lui offre en retour.

« Tu aurais pu aisément l’éviter, je considérerais donc que cela n’est que de ta seule faute dragon d’émeraude. »

Elle le survole un instant, avant de venir se poser également, repliant ses ailes avec attention pour ne pas faire tomber son Chevaucheur, ni la demoiselle au caractère appréciable.
Antonin lui ne savait guère où se mettre avec cette dragonne si orgueilleuse, mais il avait le cœur gonflé de joie. Voler lui avait fait un bien fou, et c’était presque regrettable que les frasques de ces maudits lézards aient fini par écourter l’escapade. Il laisse tout de même sa main dériver sur les écailles de sa compagne, les laissant apprécier la douceur polie de chacune d’elles en un geste discret. Un geste dans lequel était empreint tout l’affection qu’il avait pour ce dragon au comportement irascible et pourtant qui lui apportait tant.
Elle le faisait avancer, l’obligeait à prendre des chemins toujours en regardant droit devant, toujours en gardant à l’esprit celui parcouru. Ses choix, sa vie, il devait les assumer et c’est ce qu’elle lui apprenait avec patience, même s’ils ne s’entendaient pas toujours sur tout.

Antonin hoche la tête doucement, un petit sourire aux lèvres.

-Il est effectivement l’heure d’y aller, le temps est écoulé, je vais devoir m’y remettre.


Il ne peut s’empêcher de ressentir un pincement au cœur, alors que ses yeux papillonnants, reviennent d’une lourde horloge accrochée à un clocher pour se reposer sur Maëlys.

-Tu voudras manger aux frais de la cours royale ?

Il aimerait pouvoir prolonger ce moment plus encore, mais il savait qu’il ne le pourrait. Il avait déjà bien trop tiré sur ce qui lui était permis de prendre comme repos et amusement. Même si de son point de vue, il ne pouvait se permettre de le gaspiller ainsi.

« Foutaise »

Agonie jure, mais il ne peut qu’être soufflé par un vent de sympathie pour cette dragonne qui prenait maladroitement soin de lui, pour cette dragonne qui, mine de rien, observait Mirage sous cape, le toisant avec des pupilles d’une froideur dérangeante. Seul Antonin savait la curiosité qui brulait sereinement au centre du glacier.

-Si toi ou Mirage avaient besoin de quoi que ce soit, n’hésitez pas. Le Palais possède des ressources insoupçonnées, ce serait dommage de s’en priver.

" Avant de retourner sur le front " qu’il ne peut s’empêcher de penser, une pointe d’angoisse lui meurtrissant cruellement la poitrine. Cette guerre…quelle idée stupide, mais ce n’est qu’une pensée fugace qu’il s’empresse de chasser au plus profond de son âme.


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Message Sujet: Re: Il est risqué de négliger les attentions d'une Reine   Sam 2 Sep - 22:55

Je m’en serais voulu de repousser quelques avances… Souffle-t-il, à l'attention de la dragonne de jade.

Mirage…
Elle ne manque vraiment pas de toupet celle-là.
N’en rajoute pas.
Je sais me tenir, ma petite. Je ne m’offusque pas pour si peu, surtout à mon grand âge… Elle devrait en prendre de la graine.
Evidemment. Vous pourrez avoir une grande discussion à ce sujet quand je ne serais plus sur ton dos, d’accord ?


J’entends un grondement, proche d’un rire, me répondre. Son regard fendu est rivé sur moi, et sa mâchoire s’étire en un sourire plein de crocs. J’ai une moue désobligeante en retour, alors que je l’entendrais déjà me souffler que je ne fais plus tellement la fière maintenant. Oui, mais sauter dans le vide, c’est amusant, surtout avec ma magie et en le sachant tout proche… Percuter violemment une reine assez téméraire, ça l’est beaucoup moins. On est censé retourner en guerre, et lui, il va finir par prendre le premier prétexte pour se défiler, uniquement par flemme.

J’aurais voulu offrir un repos de plus longue durée à Antonin, mais en l’état, nos deux têtes de mule de dragons ne nous laissent pas tellement le choix. Ils ont une façon bien singulière de faire connaissances ces deux-là… Je suis un peu maussade, jusqu’à ce que le petit prince me propose de manger aux frais de la Cour Royale. « Non, sérieusement ? » J’ai un large sourire en réponse. « Evidemment ! Et Mirage aussi. »

Je vais m’empiffrer jusqu’à rouler.
Je mangerais bien un veau entier.
Quand tu arrêteras de t’en prendre aux petits des autres toi…
La viande est plus tendre. Et les humains ne se gênent pas plus pour les tuer avant l’âge adulte. Que crois-tu avoir dans ton assiette ma petite ?
N’essaie même pas de me couper l’appétit avant de manger.


Je ris de bon cœur, pourtant, alors que nous faisons demi-tour. Je sais que ce sera sans doute nos derniers moments d’insouciance avant de retourner sur le front, mais ça fait du bien de les passer avec Antonin, et de retrouver le petit cadet qui m’amusait tant par moment. J’espère que, malgré ses responsabilités, il ne changera pas tellement… Ou alors en bien, comme son père. Ou peut-être à devenir manipulateur sous ses dehors parfaitement innocents, surtout à déceler si bien la vérité ? Un vrai lagran !

« J’espère que l’occasion nous sera donnée de nous revoir assez tôt, Antonin. Et en attendant, surtout… Surtout ne néglige pas les attentions de ta Reine ! Tu risquerais de t’en mordre encore les doigts, ou plutôt qu’elle le fasse et qu’il ne t’en reste plus un seul. » Je lui rends un sourire équivoque, après l’avoir raccompagné jusqu’au palais, là où nos chemins, finalement, se séparent…

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