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 Fratricides querelles et vaines illusions ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée

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Message Sujet: Fratricides querelles et vaines illusions ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Sam 1 Avr - 1:38




Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
#10 ♦ Meldred & Melsant & Mélisende

Fratricides querelles et vaines illusions

Intrigue 2.3 ♦ Trame temporelle alternée




Bon.
C’est visiblement un domaine huppé, et le voilà attifé comme un de ces nobles insupportables – par Messaïon, mais qu’est-ce qu’il fout ici ? C’est un Meldred perplexe qui se retrouve à Séverac, sans trop comprendre comment il est arrivé là. Il ne sait pas que, dans cette trame temporelle, le naufrage n’a jamais eu lieu, et qu’il a grandi ici… En tout cas, Melsant est ici également, et apparemment fort courroucé de voir son cadet : d’une main vigoureuse, il entraîne avec lui un Arsène amorphe, visiblement tout récemment volé à Mélisende. Au contraire de Meldred, l’aîné n’a aucun souvenir de cette vie d’avant, et le toise d’un regard meurtrier.
Mais voilà Mélisende qui arrive, d’ailleurs, aux portes du manoir : furieuse et hautaine, elle vient exiger que son fils lui soit rendu, avec l’appui d’une petite armée privée payée aux frais du trône ducal. A l’instar de Melsant, elle a tout oublié de sa vie d’avant, et s’en vient en qualité de duchesse châtier un sujet renégat.
Séverac va-t-il brûler dans cette guerre fratricide… ?




Consignes

Le Destin vous passe la main



• Ce topic est votre participation à l'intrigue 2.3 La Roue Brisée et n'est ouvert qu'à vous.  

• Vous devez y poster au moins une fois par semaine chacun.  

• Ce sujet devra être clôturé avant le dimanche 28 mai !  

• Vos personnages doivent arriver à Lorgol en fin de sujet, pour rejoindre l'Académie, ils ont le pressentiment qu'on les y attend. De fait, un campement de romanichels rescapés commence à se former dans la forêt de sapins à proximité. Vous serez sûrement au complet vers la fin du mois de mai.

• C'est le Destin qui décide si votre personnage a conscience d'avoir vécu une autre vie auparavant, ou pas ! Respectez bien votre contexte, et soyez attentifs : il peut vous faire retrouver la mémoire en cours de sujet...  

• Le premier message posté sera obligatoirement le formulaire d'ouverture des RP ! Pensez à le dater et à insérer le lien de votre sujet à l'endroit prévu pour permettre son recensement dans la chronologie.

• Le Destin passera peut-être vous taquiner de temps en temps...

• Pas de limite de mots, vous êtes des dragonnets libres, liiiiiiibres !

Bonne chance à tous !  


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Message Sujet: Re: Fratricides querelles et vaines illusions ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Lun 3 Avr - 16:14


Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
Mélisende de Séverac, Melsant de Séverac & Meldred Vif-Ressac

Fratricides querelles et vaines illusions

Intrigue 2.3 ♦ Trame temporelle alternée



• Date : 4 mai 1002
• Météo : Pluie orageuse
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Que fait Meldred Vif-Ressac dans un domaine huppé, attifé comme un de ces nobles insupportables, par Messaïon ? Et pourquoi est-il dévisagé comme ennemi à abattre par cet homme qui se dit son frère ? Meldred ne sait pas que, dans cette trame temporelle, le naufrage n’a jamais eu lieu, qu’il a grandi ici et que Melsant de Séverac, son frère, l'accuse d'avoir détruit leur famille. Pas plus qu'il ne sait qu'il a volé Arsène à sa soeur, leur soeur, Mélisende, qui vient, en qualité de duchesse,  réclamer justice et châtier un sujet renégat. Séverac va-t-il brûler dans cette guerre fratricide… ?

• Recensement :
Code:
• [b]4 mai 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t1953-fratricides-querelles-et-vaines-illusions-intrigue-2-3-la-roue-brisee]Fratricides querelles et vaines illusions[/url] - [i]Mélisende de Séverac, Melsant de Séverac & Meldred Vif-Ressac[/i]
Que fait Meldred Vif-Ressac dans un domaine huppé, attifé comme un de ces nobles insupportables, par Messaïon ? Et pourquoi est-il dévisagé comme ennemi à abattre par cet homme qui se dit son frère ? Meldred ne sait pas que, dans cette trame temporelle, le naufrage n’a jamais eu lieu, qu’il a grandi ici et que Melsant de Séverac, son [i]frère[/i], l'accuse d'avoir détruit leur famille. Pas plus qu'il ne sait qu'il a volé Arsène à sa soeur, leur soeur, Mélisende, qui vient, en qualité de duchesse,  réclamer justice et châtier un sujet renégat. Séverac va-t-il brûler dans cette guerre fratricide… ?

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Message Sujet: Re: Fratricides querelles et vaines illusions ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Lun 3 Avr - 22:56

« Mon cher frère, ces vêtements me semblent particulièrement peu seyants, sur toi, et vu ton visage, il semblerait qu’ils compressent des parties sensibles de ton corps, et que cela te mette de fort mauvaise humeur. Tu sembles grandement marri. Puis-je te suggérer de les ôter ? »

L’air narquois, le cadet des Séverac dévisageait son imbécile de frère malmener le petit Arsène – dont il n’avait que cure, comme la majorité de sa fratrie qui ne l’appréciait pas, pour avoir détruit la fausseté qu’était cette vie soi-disant bienheureuse que tous menaient, avant qu’il ne surprenne sa mère avec un autre homme, et en parle à son père, sans réellement comprendre ce que cela signifiait. Il n’avait que quatre ans, et près de trente ans plus tard, à quelques années près, tous ces imbéciles continuaient de l’en blâmer, il fut surpris par le claquement d’une porte, laissant passer…

Qui donc ? Qui était cette jeune femme, et que se passait-il ici, par les plus somptueux des jupons des catins de tous les ports ? Pourquoi portait-il cette tenue incroyablement… colorée et complètement désagréable ? Il avait l’impression qu’on l’avait emprisonné dans des vêtements, parce qu’on n’avait ni chaîne ni cachot à disposition. Ce qui lui semblait passablement absurde, dans une demeure aussi riche que celle dans laquelle il se trouvait semblait l’être. Par Messaïon, dans quel horrible songe Trelor l’avait plongé ? Il n’avait pas abusé du rhum, ou de quelque autre breuvage visant à causer des hallucinations chez lui, absorbé en trop grande quantité : sa vision était parfaitement claire, et nul marteau ne martelait sa tête.

Fronçant les sourcils, il regardait sans guère comprendre le manège du noble face à lui, davantage encore engoncé dans des habits inconfortables, tirant un gamin chétif et malheureux derrière lui. Il voyait bien son air peu amène, mais ne comprenait pas un instant pourquoi il le lui dirigeait. S’approchant, quoi que restant à distance prudente lorsqu’il se rendit compte qu’avec cet attifement, il n’avait nul sabre, il prit la parole.

« ’scusez moi, mais j’fais quoi ici ? »

Meldred eut un geste de recul, en regardant l’homme, avec l’impression qu’il allait le viser de son poing. Que lui avait-il fait ? Il n’y comprenait rien. L’avait-on drogué ? S’il avait un certain penchant pour la boisson, ça n’était pas le cas pour les drogues, et jamais en son état normal aurait-il oublié les choses ainsi. Pas plus qu’il ne se serait retrouvé sur le domaine d’un noble, à les imiter. L’avait-on frappé, dérangeant son esprit pourtant sain ? Il ne se voyait pas, mais il devait avoir un air ahuri, à reculer ainsi, allant jusqu’à heurter une surface dure particulièrement peu confortable. Un cadre, très grand, posé contre une cheminée. Et une hache, à proximité. Pourquoi donc ? Fronçant les sourcils, il écarta avec peu de patience le cadre, dont l’un des coins lui avait meurtri le dos, avant de reconnaître le visage dessus. Il avait déjà vu cet homme.

« Maximilien ! Qu’est-c’qui fait là ? Vous l’connaissez ? Z’êtes l’un des Maximilien 1 et 2, et l’une des Maximilienne 3 et 4 ? Que fais-je ici ? Il m’a fait v’nir, pour enfin rencontrer Rhéa ? Et pourquoi j’porte vos vêtements ? Z’avez fait quoi d’miens? Z’êtes com’ lui d’nobles importants pour vot’ duché ? »

Il retrouvait ses habitudes et ses intonations si particulières, mais ne comprenait rien à ce qu’il lui arrivait. « V’poouvez m’indiquer comment j’peux m’rendr’ à Lorgol ? » Il commençait à avoir mal à la tête – sûrement ces vêtements du démon, qui le serraient beaucoup trop. Il avait quelque peu la nausée aussi.
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Message Sujet: Re: Fratricides querelles et vaines illusions ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Ven 7 Avr - 10:58

Furieuse.
Enervée.
Agacée.

Les claquements de mes pas résonnaient sur le sol dans un fracas insupportable. Une petite armée à mes côtés et des pensées plus que négatives en tête. De quel droit avait-il pris Arsène ? Ne peut-il pas faire des enfants tout seul avec son Mayeul adoré que de venir m’ennuyer, m’importuner de la sorte ? Ne peut-il pas voler des enfants ailleurs, ils en trainent dans les rues de Lorgol, des petits vauriens sans foi ni loi pourquoi n’a-t-il pas choisi l’un d’entre eux ? A coup sur, ils auraient été complémentaires et se seraient bien entendus ! Cela ne fait aucun doute !

Séverac était perdu de toute manière et encore plus avec Melsant à sa tête. Quel comble et encore c’est nous les responsables… ! Il ne perdait rien pour attendre. Il désapprouvait la situation avec Anthim, mais quand même il en profitait avec Arsène… Complètement contradictoire ce garçon ! Et dire qu’il gère le domaine familial...

«  MELSANT ! J’exige que tu me rendes mon fils sur le champ !  Si tu refuses, je me verrais dans l’obligation de faire tuer Mayeul ! A toi de choisir, ton mari ou ta descendance qui n’est d’ailleurs pas la tienne. Il faudrait tâcher de ne pas l’oublier ! De toute manière, je ne te laisse guère le choix, je ne repars pas sans Arsène et je serais insupportable. Tu es prévenu !»

Au grand maux, les grands moyens ! L’armée avait ordre de l’arrêter s’il refusait de coopérer !  Je l’aurai bien menacé de brûler Séverac, mais il y aurait trouvé son compte encore…

«  Ah ! T’es là toi !  C’est la meilleure…»

Mon regard se posa sur un Meldred qui semblait bien perdu. Il ne manquait plus que lui à la fête… Un petit frère suicidaire…

« Ne casse pas le mobilier, on y tient encore un peu Meldred… » Me tournant vers Melsant pour lui rejeter la responsabilité de ce cadet qui avait ruiné toute la famille. Avions-nous seulement était proches un jour ? Je ne me rappelais même plus… «  TON frère semble avoir un problème…Il n’est plus le mien depuis longtemps, je te laisse t’en occuper. Tu es l’aîné ! Arsène, viens nous rentrons !» Oh, je savais que Melsant n’aimerait pas que je lui jette à la figure qu’il était l’aîné des Séverac, puisque c’était précisément ce qu’il nous avait toujours reproché…

Un long soupire. J’étais exaspérée par cette famille de fou dont je faisais, bien entendu, partie… à mon plus grand désarroi… Si j’avais pu faire un choix, je n’aurai choisi aucun d’entre eux. N’importe qui aurait fait l’affaire… Mais pas eux. «  L’une des Maximilienne 3 et 4, me que dit-il ? Des nobles importants de notre duché ? Si nous sommes des nobles importants de notre duché, non, mais tu l’entends Melsant… ? » J’éclatais de rire. Un rire forcé. Un rire moqueur. Un rire jaune. Je n’en pouvais tellement plus de cette famille… C’était désespérant…

« Rhéa ? Ce n’est pas ici que tu la trouveras ta Rhéa.  Il est drogué ? Tu as trop bu, c’est ça ? Tu as pris un coup sur la tête ? Melsant, si jamais tu l’as drogué, je ne t’en félicite pas !» Je m’approchais de Meldred pour voir s’il sentait les effluves d’alcool, rien… Bizarre… La trahison avait dû lui monter à la tête, traumatisé par la situation de la famille, cela ne m’étonnait pas plus que ça… C’était tellement affligeant. «  Déshabille toi si tes vêtements te gênent tant !  Après tout, nous sommes là, profitons de l’hospitalité légendaire de Melsant, n’est-ce pas ?»
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Message Sujet: Re: Fratricides querelles et vaines illusions ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Mar 11 Avr - 22:54


Cette famille était une sacrée plaie. Melsant ne savait pas encore lequel de ses frère et sœurs étaient le pire... Franchement, cela se jouait de peu. Il détestait l'air suffisant et l'arrogance de son cadet. Comment pouvait-il encore faire preuve de cette suffisance alors qu'il avait fait voler leur famille en éclats en ne sachant pas fermer sa grande gueule ? Son poing le démangeait. Le coller dans la face de Meldred permettrait au moins d'effacer se petit sourire qui l'exaspérait tant. Les choses allaient mal et il n'avait vraiment pas besoin de son cadet dans les pattes. Pas alors qu'il avait récupéré son neveu pour en faire son héritier. Il y avait peut-être encore de l'espoir pour cet enfant. Il pouvait encore être affranchi de l'influence désastreuse de sa mère qui n'était qu'une catin de bas étage. Elle se donnait des grands airs de duchesse, mais ne valait pas mieux que la dernière des gourgandines. Cet enfant n'était même pas celui du Duc de Sombreciel. Alors autant le prendre sous sa coupe et en faire son héritier. Les femmes ne valaient rien, cela faisait des années que Melsant en était dégoûté. Entre sa mère et ses sœurs... Il préférait ne plus jamais se trouver dans leurs bras. Ceux de Mayeul lui suffisaient. Il était digne de confiance et savait apaiser l'âme tourmentée de l'aîné des Séverac comme personne.

Il concevait une telle haine envers sa famille. Être aussi puissante et riche pour avoir des mœurs aussi déplorables... Mélusine s'était fourvoyée dans son mariage Faë, Mélisende courait deux lièvres à la fois, avait eu un fils d'un des mignons de son époux légitime, une situation totalement malsaine selon Melsant, mais avait des rêves de grandeur. Et Meldred n'était qu'un nuisible. Quand à sa mère, il ne voulait plus en entendre parler, alors qu'il avait également renié son père qui préférait se consoler dans les bras de toutes jeunes filles et en avait épousé une récemment. Ils avaient sacrifié leur aîné pour la famille, l'empêchant d'épouser ses rêves de liberté, de devenir Voltigeur, le clouant au sol jusqu'à la fin de sa vie à devoir supporter cette famille discordante et détestable.

Il resserra son emprise sur l'épaule d'Arsène, ouvrit la bouche pour répondre à son irritant cadet, mais le claquement d'une porte coupa court à ses velléités de réponse alors que Mélisende entrait telle une furie dans la pièce. Sans doute pour exiger que sa progéniture lui soit rendue. Il tenait fermement l'enfant alors qu'elle le sommait de le lui rendre, non sans le menacer au passage. Son regard bleu prit une teinte meurtrière quand elle osa proférer des menaces de mort sur Mayeul.

« Baisse d'un ton ma chère sœur, tu es ici chez moi, et donc une invité, pas forcément bienvenue, mais ma foi, tu dois être habituée à ce que ta présence ne soit pas désirée. Arsène restera avec moi. Je peux peut-être encore le sauver de la dépravation dans laquelle toi et tes amants vous vautrez. Il sera l'avenir des Séverac. »

Même si le pauvre garçon était déjà mal parti dans la vie.... Mélisende sembla prendre connaissance de la présence du dernier de la famille qui s'était mis à parler bizarrement. Melsant se massa la tempe, soupirant avec agacement :

« Oui, comme tu le vois, Séverac est infesté de nuisibles aujourd'hui. »

Il fronça les sourcils à la remarque de Mélisence. Elle voulait la guerre ? Elle allait l'avoir !

« Il est vrai que tu ne t'es jamais occupée de grand monde. Mais il est une cause perdue. Et je te l'ai dit, ton fils est mon héritier, il ne retournera pas dans votre Cour malsaine. »

Meldred intervint alors, parlant une langue difficile à comprendre. Il semblait soudain avoir perdu toute intelligence et Melsant ignorait si c'était pire ou pas que son air pédant. Mais là... il se moquait d'eux non ?

« Qu'est-ce qui te prend Meldred ? Cesse cette comédie. »

Melsant n'était pas vraiment d'humeur, pour ces pitreries.

« Tais-toi, Mélisende, je ne lui ai rien fait du tout. J'ai autre chose à faire que de droguer les gens à leur insu. Et je tiens à signaler qu'il est comme ça depuis que tu es entrée. J'en conclurais donc que c'est ta faute, ta simple vue a fait griller son cerveau, le pauvre garçon. A moins que ce ne soient tes vociférations. J'hésite. »

Elle s'approcha de Meldred, avant de lui recommander de se déshabiller si ses vêtements le gênaient, faisant marmonner l'aîné :

« Décidément, qu'est-ce que vous avez avec cette manie de vouloir qu'on se déshabille... »

Puis plus haut :

« Et que tu viennes corrompre les lieux de tes mœurs dissolues ? Sûrement pas. »


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Message Sujet: Re: Fratricides querelles et vaines illusions ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Sam 15 Avr - 20:47

Il ne comprenait rien, c’était bien la seule chose qu’il pouvait dire. La… non, pas la femme, la harpie qui venait d’entrer dans la pièce semblait complètement folle, et tenait des propos sans queue ni tête – pour lui, du moins. L’autre homme dans la pièce semblait fort bien la comprendre, mais pour Meldred, elle tenait simplement des propos qui n’avaient aucun sens, et aucun rapport. Tuer un homme, pour récupérer un enfant ? Menacer en même temps d’être insupportable ? Elle comptait lui pourrir la vie, mais prétendait qu’elle allait tuer quelqu’un avant tout ? Il secoua la tête, se reculant quelque peu, quand elle l’appella pas son prénom. La folle, lui demandant de ne pas casser le mobilier ? Il était plus intelligent que ça - c’était un manoir de riches, et tout se revendrait à prix d’or. Mais avant tout, il faudrait qu’il puisse partir. Et vu la furie présente dans la pièce, et l’animosité qui émanait de l’homme… C’était pas gagné. Il saisit la hache. L’instinct de préservation, mais si un sabre aurait été bien mieux.

« Son frère ? Z’aviez déjà l’air complèt’ment fous, mais s’vous croyez que j’suis vot’ frère, on a du vous taper su’ la tête. J’suis pirate, et j’ai perdu ma famille quand j’vais deux ans ou trois, j’sais plus. Alors j’sais pas c’que z’avez inventé, mais c’faux. Et j’sais pas comment z’avez réussi à m’convaincr’ d’vous suivr’ ici, ou même’ d’mettr’ ces habits, mais c’est n’import’ quoi. »

Il aurait peut-être mieux fait de se taire, mais il comptait pas rentrer dans leur jeu de nobles, et encore moins être celui qu’ils voulaient qu’il soit. C’était tout bonnement n’importe quoi, vraiment n’importe quoi. Il fronça les sourcils, en entendant l’autre lui dire de cesser sa comédie. Mais pour qui se prenaient-ils ?

« Chai’ pas c’qui vous prend, c’que c’est qu’votre idée d’amusement, mais j’rentrerai pas dans votr’ jeu. Du tout. Et on m’appelle Red, pas Meldred. Si v’jouez la comédie, c’pas mon problèm’. L’ssez moi partir, et réglez vos problèm’ sans moi. »

Il s’apprêtait à partir, tournant le dos à la femme qui délirait, son rire le lui confirmait, en l’entendant parler de Rhéa. Il aurait presque envie de coller son poing dans son visage délicat de poupée, tout sauf naturel et agréable à voir, pour parler avec si peu de respect de la figure de proue de l’Audacia.

« Si j’tais drogué ou qu’j’avais bu, j’serai pas capable de toucher ton p’tit visage avec mes poings, mais m’y pousse pas. J’sais pas à quelle farce tu t’livres, ni mêm’ à quel point t’es folle vu c’qu’tu viens d’réclamer d’manièr’ plus qu’stupid’, mais j’ai toute ma tête. Moi. Et t’as bien raison, j’vais enl’ver ces vêt’ments, j’veux rien avoir à fair’ ‘vec vous. »

S’éloignant, il alpagua une petite servante, pour lui demander si elle pouvait pas lui donner des habits de son frère, de son père, ou d’un autre servant, et plus vite que ça, en commençant à enlever ces vêtements qui le compressaient bien trop, ôtant sa chemise.
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Message Sujet: Re: Fratricides querelles et vaines illusions ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Ven 21 Avr - 17:29


Sa patience était mise à rude épreuve... Elle n'était pas infinie et le fait d'avoir son frère et sa sœur réunis au même endroit et ayant apparemment décidé de tout faire pour l'emmerder lui donnait des envies de fratricide. Il n'était pas surpris par les exigences de Mélisende. Être mariée au Duc lui donnait des avantages et des privilèges et l'impression de valoir mieux que ses frères et sœur. Elle pouvait bien exiger de récupérer son fils, Melsant ne le lui rendrait pas. Il serait bien mieux, ici, avec lui, à être élevé pour devenir l'héritier de Séverac. Loin du climat néfaste de cette cour cielsombroise aux mœurs dissolues. L'enfant était peut-être déjà perdu...

Mais comme si sa calamité de sœur ne suffisait pas, voilà que Meldred avait décidé de jouer les idiots. L'instant d'avant, il était aussi arrogant et suffisant que d'ordinaire et voilà qu'il semblait totalement perdu, et racontait n'importe quoi. Au moins, il amenait les deux aînés à tomber d'accord sur son comportement étrange, c'était bien une première. Mais d'où sortait-il ce tic de langage digne des îliens les plus illettrés ? Meldred était instruit. Et Melsant devait se concentrer pour comprendre ce qu'il exprimait. En revanche, il ne voyait pas d'un très bon œil qu'il se soit emparé de la hache décorative.

Un rire sonore échappa à Melsant devant le plaidoyer de son cadet qui les traitait simplement de fou alors que c'était lui qui racontait des inepties.

« Et bien ? Tu es frustré de ne plus être le centre de l'attention que tu racontes de telles sottises ! Il n'y a pas 10 minutes, tu étais en face de moi, à te moquer, comme d'habitude et voilà que tu t'inventes pirate ? Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Si quelqu'un s'est cogné la tête, c'est bien toi. Mais je ne peux pas t'en vouloir, je préférerai être pirate à me retrouver lié à cette famille de dégénérés... »

Mais son rire s'évanouit alors qu'il persistait. L'irritation le disputait à la curiosité alors qu'il persistait dans son délire. Là, ce n'était plus du tout amusant. Même Meldred ne s'entêterait pas dans cette voix. Etait-il malade ? Son cerveau était-il en train de dérailler ?

« Tu es Meldred de Séverac, fils de Maximilien et Ismalia de Séverac, frère de Melsant, moi donc, de Mélusine et Mélisende... »

Il montra sa chère sœur de la main avec un sourire narquois.

« Tu es malade ? »

Il s'irrita des moqueries de sa sœur, la menaçant de la frapper, tout simplement. Non pas que Melsant soit en désaccord avec ça, ce serait même divertissant, mais quand même...

« Tu es venu tout seul ici, alors que tu n'étais pas invité. Lâche cette hache, Meldred, qu'est-ce que tu comptes en faire ? Nous tuer avec ? Tu sais qu'il y a des gardes dans ce château et je ne parle même pas de ceux de Mélisende. Ne sois pas stupide. Enfin, pas davantage que d'habitude. »


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Message Sujet: Re: Fratricides querelles et vaines illusions ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Sam 22 Avr - 22:09

Le centre de l’attention ? Qu’avait-il consommé, parmi les substances de son duché ? En tout cas, s’il disait une chose qui semblait réelle, c’était qu’il était face à une famille de dégénérés. Il ne comptait pas les blesser, mais si la femme dérangée qui commençait la conversation en parlant de meurtre s’en prenait à lui, il n’hésiterait pas à lui couper un membre, comme avertissement, ou à la tuer, si elle persistait. L’instinct de survie, avant tout. Il ricana malgré tout, suite aux propos de l’homme, donc il ne connaissait pas l’identité. Qu’il pense ce qu’il veut, son avis de noble du continent le laissait de marbre.

« Franch’ment c’m’intéress’ pas d’tout. Vous p’vez croir’ c’qu’vous voulez, c’pas trop mon problèm’. J’peux just’ confirmer qu’z’avez une famille d’fou, mais si j’m’appell’ bien Meldred, et encore tout l’mond’ dit Red, j’suis pas de Sérevac ou j’sais pas trop quel nom ridicul’ vous portez. Mais v’parlez souvent d’vous à la troisième personn’ ? C’p’têt’ un truc de vot’ famille ? »

Il le regarda, prenant une voix bien plus sobre, gommant un peu son accent.

« Melsant s’en ira à la chasse, aujourd’hui, pour vérifier que le gibier abonde sur le domaine, Père. »

Ils devaient tous avoir de telles activités, non ? L’Îlien en aurait presque parié son poids en rhum. Presque. Et c’était très tentait, de se gausser ainsi de cet imbécile, visiblement parfaitement à l’aise dans ses mensonges, et dans ses idioties de généalogie. Il le saurait, s’il était un crétin de noble. On l’avait kidnappé et l’avait drogué, pour lui faire croire que c’était sa vie réelle. C’était bien l’une des seules qualités de Sombreciel, mis à part leur vénération des plaisirs de la chair, non ? Quoi qu’ils compliquaient tout avec leurs unions – un Cielsombrois avait tenté de lui expliquer un jour, après qu’ils aient vidé presque un tonnilleau de rhum, et il n’avait rien compris. Chez lui, au moins, c’était plus simple. Beaucoup plus simple.

« Malad’ ? C’dépend, m’avez d’nné quoi pour m’droguer et m’faire rester ici en croyant qu’c’tait vrai ? J’suis moins bêt’ qu’tu dois l’penser. Et j’compte pas laisser l’aut’ foll’ s’en prendr’ à moi, si ell’ essaye. Et pourquoi j’peux pas enl’ver c’foutus vêt’ments, là ? J’vais p’t’êtr’ y aller à la hache, les déchirer comme ça, c’march’ra mieux. Bien mieux. Mais comm’ j’suis pas invité, j’peux partir. J’veux aller à Lorgol. Z’avez pas une carriole ou une viv’nef à roulettes à m’passer ? Paraît qu’z’en avez, parc’que ‘savez pas nager. C’vrai ? ‘D’vriez m’suivr’, si votr’ père s’trouv là-bas, pourra vous l’dir’, lui, qu’j’l’y ai rencontré, et qu’y d’vait v’nir voir Rhea. »

Spoiler:
 
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Message Sujet: Re: Fratricides querelles et vaines illusions ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Lun 24 Avr - 19:58

Le vol des enfants était une activité répandue chez les Séverac. Un passe-temps que l’on se plaisait à accomplir sans l’ombre d’un seul remord. «     L’avenir des Séverac, à tes côtés… Laisse-moi fortement en douter !  MON fils n’est pas TON héritier, mais enfin dans quel monde vis-tu ? Ton Mayeul n’est pas capable de te donner d’enfants et donc tu vas piocher chez les autres ? »   Je regardais Melsant dépitée. Comment osait-il m’accuser de la sorte ? «     MA faute ? Comment oses-tu ! Ce sont tes pensées et tes paroles néfastes qui ont eu raison de lui ! »    Autant se jeter la faute l’un sur l’autre, c’est plus marrant ainsi.

«    Le domaine Séverac est déjà baigné dans les mœurs dissolues de cette famille. Un peu plus ou un peu moins… »  J’écoutais l’air blasé l’histoire que Meldred comptait, il avait pris un sacré coup sur la tête oui… «    Il oublie des syllabes… La drogue, je te dis ! C’est qu’il en deviendrait violent le petit Meldred… Dois-je rappeler qui je suis ?! »    Ma garde autour de moi se resserra, je me sentais toute puissante ! Ouhh en plus Melsant prenait ma défense, enfin un semblant de défense… Cela n’enlevait rien à ma colère envers lui !

«   L’autre folle… ! »  Je sentais une chaleur palpable me monter à la tête, une bouffée de chaleur d’agacement face aux propos de mon petit frère.  Si j’étais folle, il l’était lui aussi et peut-être encore plus que moi… J’haussais un sourcil, dubitative face à ce discours sans queue ni tête.  Il avait des paroles complètement incohérentes, c’était un petit peu inquiétant malgré la rancune encore présente dans nos cœurs, à quoi jouait-il ?

«    S’il y a bien quelqu’un de fou ici, ce n’est pas moi ! Je ne vais pas m’en prendre à toi, si j’avais voulu le faire tu serais déjà mort mon très cher petit frère… et je l’aurai fais au moment où tu nous as tous trahi ! Comme tu vois, tu es toujours en vie. S’il y a une personne ici que je veux tuer : c’est ton aîné. » Regard foudroyant en direction de Melsant, le sans-gêne. Celui qui se croyait tout permis. Celui que rien n’arrêtait. J’étais imperturbable, même si Meldred semblait avoir été touché par une amnésie étonnante, ou peut-être se jouait-il de nous ? Le faisait-il exprès pour nous pousser à bout ? ou pour justifier qu'il nous menaçait avec sa hache... on dirait qu'il était fou et dans un excès de folie nous a tué de sang froid, scénario sanglant, mais qui n'étonnera personne du moment où le nom Séverac débarquerait dans l'histoire...

«     Lâche cette hache, tu risques de te blesser ! Ca serait dommage de salir le sol avec ton sang… »  Ton ironique à souhait, je me demandais réellement ce qu’il attendait pour ôter ses vêtements…
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Message Sujet: Re: Fratricides querelles et vaines illusions ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Mar 25 Avr - 2:58


Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
#10 ♦️ Meldred & Melsant & Mélisende

Le Destin intervient

Une fratrie à piétiner ? J'arrive. :superman:




C’est de pire en pire, entre ces trois Séverac qui s’opposent : le puîné qui ne comprend rien à ce qu’il se passe ici, l’aîné ferme et excédé, et la duchesse tapageuse venue hurler à la mort et éparpiller menaces et avertissements. Les esprits s’échauffent, la tension monte, la situation semble prête à exploser – lorsque l’irruption soudaine du majordome de Séverac interrompt l’escalade. L’homme est blême, livide, aussi blanc que la poudre dans le flacon de verre transparent qu’il serre dans sa main tremblante. D’une voix terrifiée, il s’adresse à Melsant, sans oser le regarder en face, ses yeux fuyant également la femme furibonde environnée de gardes.

« Monseigneur, le jeune homme… Monsieur Arsène… Les femmes de chambre l’ont trouvé, monseigneur… Il avait ça dans la main et il… il ne respire plus, monseigneur et il est… froid, comme – comme la mort, monseigneur… »

Le silence est intense, l’espace de quelques secondes. Arsène – mort ! Fauché par une addiction d’adulte, alors qu’il avait la vie devant lui… Puis les secondes sont passées, et le chaos se déchaîne.

Qui est coupable, en vérité, de cette tragédie cruelle et sans pitié… ? *



* Le Destin décline toute responsabilité. :sisi:



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Message Sujet: Re: Fratricides querelles et vaines illusions ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Mer 26 Avr - 11:57


C'était effectivement l'idée. Puisqu'il n'avait de femme pour procréer et qu'il lui fallait un héritier, le fils de Mélisende était un choix tout indiqué.

« Tu en auras d'autres, qu'importe le père, ne me fais pas croire que tu as la fibre maternelle. »

Sûrement pas. Qui Mélisende était-elle capable d'aimer hormis elle-même au juste ? Si elle tenait de leur mère... Cette traînée qui avait jeté leur famille dans le chaos... Et c'était sans doute le cas. Et comme si le situation n'était pas assez compliquée ainsi, Meldred faisait l'andouille en se parant d'un accent stupide et en jouant les amnésiques, ce qui exaspérait l'aîné qui eut la mesquinerie de rejeter la faute sur sa sœur tapageuse et fatigante avec ses cris d'orfraie.

« Si tu le dis. »

Il haussa les épaules, peu convaincu, et surtout en jouant les adultes matures face à une gamine capricieuse. De quoi énerver la duchesse. Pourtant, plus Meldred parlait, plus Melsant était confus, fronçant les sourcils alors que Mélisende accusait la drogue. Elle en savait quelque chose, la drogue circulait en kilos entiers à la Cour du Duc. Hélas, Mayeul avait également ce travers. Sa sœur détestait être traitée ainsi et usait de sa supériorité, alors que les gardes lui donnaient un semblant de pouvoir, faisant ricaner l'aîné, surtout quand le cadet la traita de folle, la faisant monter sur ses grands chevaux. D'agaçante, la situation devenait presque amusante. Mais Meldred avait-il des envies suicidaires ? Surtout alors qu'il s'emparait d'une hache ? Il jeta un regard arrogant à sa sœur qui déclarait clairement ses envies de meurtre à son endroit, avant de plonger dans la réflexion quand Meldred parla de Lorgol. Il voulait aller à Lorgol... Quelque chose s'agita chez l'aîné des Séverac. Un besoin urgent de s'y rendre également, alors même qu'il n'avait pas souvenir d'avoir des affaires à régler là bas.

« Pourquoi veux-tu aller à Lorgol ? »

Il pinça les lèvres quand Meldred parla du fait qu'il ne savait pas nager, mais ne releva pas cette attaque puérile et stupide.

« Qui est Rhéa ? »

Il avait envie d'approcher de son cadet et de le secouer par le col pour qu'il arrête ses stupidités. Lui avait-on jeté un sort ? Mais pourquoi ce brutal changement d'attitude ? Il n'y avait pas de Mage à proximité...

« Mélisende, tu crois qu'il a été envoûté ? »

Était-ce seulement possible ? Mais ils furent interrompus de façon dramatique. Alarmé, Melsant fondit sur le pauvre homme, lui arrachant le flacon des mains, et perdant quelques couleurs. Arsène... Mort ? Il avait ingéré toute cette drogue ?

« Non... »

Il se tourna vers Mélisende, le regard étincelant de colère.

« Comment as-tu pu laisser ton fils plonger dans cette addiction ! »

Melsant savait que le gamin y touchait. Ici, il aurait pu l'aider à décrocher. Mais désormais, c'était trop tard. Les drogues de Mayeul ne traînaient pas n'importe où. Ce flacon ne devait pas être de Séverac. Arsène l'avait-il emmené avec lui ? Avait-il fouillé ?

« Emmène-nous ! »

Le ton est ferme, pressant, impérieux. Sans davantage faire attention à son frère et sa sœur, il quitta la pièce, se dirigeant vers le corps de l'enfant, invectivant son majordome terrifié. Et il était là le petit Arsène... inconscient, alors que Melsant cherchait son pouls, sa respiration, un signe de vie quelconque... Aussi froid et dur soit-il, il ne pouvait que déplorer la mort d'un enfant. Et surtout, il savait que cela allait attirer de terribles conséquences sur Séverac, la colère de la Duchesse s'abattant avec force sur le domaine. Et sur lui.


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Message Sujet: Re: Fratricides querelles et vaines illusions ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Mer 26 Avr - 19:51

« C’dans vot’ duché d’déviants qu’on aime la drogu’, pas ch’moi. La preuv’, v’croyez qu’j’perds la têt’, alors qu’j’ai rien à voir ‘vec vous. Et rappelle moi donc qui tu es, ‘part une noble qui s’croit tout permis. J’vous l’ai dit, j’veux juste partir. Laissez moi r’joindr’ Lorgol, v’ferez c’que v’voulez l’un ‘vec l’autr’, z’êtes assez grand pour ça. »

Il parlait avec plus d’accent encore, agacé par l’imbécillité dont faisait preuve ces deux nobles inconnus – Maximilien avait dit être fier de ses Maximilien et Maximilienne, il avait pas vraiment de quoi. Red n’en avait rien à faire, au fond, il voulait juste partir,e t qu’ils semblent déterminés à le faire croire à leurs imbécilités l’agaçait plus que tout. Il se laissa aller à rire, allègrement moqueur, alors que la précieuse ridicule, cette noble qui semblait ne pas avoir toute sa tête et devait se croire au-dessus de tous, au rang des dieux et déesses d’Arven, entourée de son armée personnelle, lui intimait de lâcher la hache. Le prenait-elle pour un imbécile ? Elle lui semblait bien lourde, pourtant, plus qu’elle ne l’aurait du.

Au lieu de la poser, il envisagea réellement de couper ces vêtements, qui l’empêchait de faire quoi que ce soit. De bouger correctement. De lever cette hache, qu’il finit par réellement lâcher, jetant un regard assassin à la meurtrière qui se disait sa sœur. L’autre se montrait moins… désagréable, un peu. Même si Meldred ne put que s’esclaffer, à l’entendre dire qu’il était envoûté. Eux devaient l’être, pas lui.

« C’chez moi, quand chui pas dans l’Archipel. Et Rhea c’la figur’ d’proue d’l’Audacia, d’vez l’savoir. L’est connu, l’Audacia. »

Ignorant le reste de leurs discussions, qui ne l’intéressaient pas, il attrapa une petite servante, l’obligeant à lui enlever ses vêtements – s’il n’arrivait pas à se mouvoir assez, alors quelqu’un le ferait pour lui. Il enleva d’un geste sec les chaussures, espérant qu’elles iraient assommer l’un ou l’autre des deux fous qui lui parlaient, et ne respira que quand la petite finit de détacher les plus délicats boutons de cet atroce pourpoint qu’il portait.

Il ne s’arrêta d’ôter le pantalon bien trop moulant pour lui, que quand un serviteur leur annonça la mort du gamin qu’il avait vu plus tôt. Pas indifférent, mais cela ne le regarderait malgré tout pas. Ne lui donnait pourtant pas une meilleure opinion du duché qu’il n’en avait jusqu’à présent. Délaçant la pantalon, ne l’abaissant pas, il décida cependant d’en profiter pour leur fausser compagnie : la femme était visiblement concentrée sur la mort de son fils, et non plus sur lui, et l’homme partait. Parfait.

Il sortit donc, demandant à un gueux – comme lui, en fait, et dont il se sentait plus proche que des nobles chez qui il se trouvait – comment il pouvait se rendre à Lorgol.
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Message Sujet: Re: Fratricides querelles et vaines illusions ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Mer 3 Mai - 10:53

|HJ| Je devais rajouter un petit bout à mon RP, avec une idée que j'ai eue. Je me suis une peu emballée. :miguel:

Il tenta de demander, du moins. Il ne tenait peut-être pas l'occasion de partir, enfin, de cet endroit dont il ne savait rien, comme il l'avait cru. Les domestiques ignoraient sciemment Meldred, refusaient de reconnaître sa présence ou ses demandes, se contentant d'échanger des regards évocateurs et de se dire entre eux, comme pour se rassurer face à la colère montante du pirate, que leur seigneur refusait qu'il profite des richesses du domaine alors qu'il servait qu'à souiller son nom. Il hésita un instant à partir à la suite de l'homme, à lui demander assistance pour un transport, suite à quoi il ne serait plus un fardeau pour lui. Serait-il seulement réceptif ? Meldred en doutait.

Il avait vu bien des gens confrontés à la perte de quelqu’un, au deuil. Sa mère, même si on vivait la mort différemment dans l'Archipel. Ses camarades de bord, quand l'un d'entre eux ne survivaient pas à une mission périlleuse ou aux eaux déchaînées. Des veuves éplorées, pour ceux qui avaient des femmes, quand on leur annonçait que leur mari reviendrait pas de ce voyage-ci, que c'était l'ultime traversée pour eux. De leurs sanglots qui déchiraient l'air, brisaient le silence oppressant qui suivait l'annonce fatidique du destin funeste de l'homme aimé, parfois, de celui qui assurait une vie confortable, de celui dont elles avaient mis au monde les enfants. De cet être auquel elles étaient habituées et qui leur était arraché avec ce qu'elle devait considérer comme une grande cruauté.

Il n’avait pas souvenir d’avoir été confronté à une seule réaction identique, en de telles situations. Certains perdaient toute volonté de vivre, restant prostrés des jours durant et incapables de se relever. D’autres avaient besoin de se perdre dans une autre douleur, frappaient, exprimaient leur rage. D’autres encore oubliaient – dans l’alcool, la luxure, les tâches quotidiennes… Red n’avait aucune idée de la façon dont l’inconnu réagirait, s’il laisserait libre cours à la colère dont il avait commencé à faire preuve. Le pirate la préférait, quand elle n’était pas dirigée vers lui.

Pour l’instant, il ne désespérait de parvenir à obtenir le transport qu’il désirait, et à ne pas être confronté au noble qui venait de perdre un enfant, dont il était, peut-être, proche. Il n’en savait rien, à vrai dire, alors qu’il regardait les différents domestiques. Jusqu’à en voir un qui, comme les autres, fuyaient son regard, mais essayait réellement de se cacher. Ils étaient tous en effervescence suite à la mort de l’enfant, et son comportement sortait du lot. S’approchant, il résista à l’empoigner par le col de sa livrée. S’il tentait de fuir, en revanche. « Parle. Pour que je parte, ou pour me dire ce que tu cherches tant à cacher. » Il était peut-être dur, mais il eut raison des réticences de l’homme grâce à ça. Par la peur que sa voix créait en lui.

« L’enfant a… reçu une lett’. Un page l’a am’née. L’a pas dit d’où il v’nait, d’qui ça v’nait non plus, mais il r’partait à Lorgol. V’p’vez p’t’êtr’ l’rattraper, s’vous allez vit’. Le maîtr’… l’maîtr’ voudra savoir. »

Repoussant l’homme sans ménagement, Red l’attrapa et le poussa devant lui, l’obligeant à l’amener dans la chambre de l’enfant. Sans prendre de gants, il lâcha l’homme au sol dans la pièce.

« C’t’homm’ dit qu’le p’tit avait r’çu un courrier. Qu’le messager est reparti pour Lorgol. On peut l’retrouver. L’questionner. C’est sûrement sa faute, ou celle des gens qui l’ont envoyé livrer ça. J’vous accompagnerai. J’vous aiderai à les retrouver. Z’avez surement une… enfin, un moyen d’y aller, non ? Des ch’vaux, une carriole ? »

Ils y gagneraient tous les deux.
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Message Sujet: Re: Fratricides querelles et vaines illusions ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Mer 3 Mai - 15:47

«    J’ai déjà plus la fibre maternelle que toi ! »

Je scrutais Melsant, le moindre de ses agissements, la moindre de ses paroles. Et mon attention restait tout particulièrement pour Meldred… «  Envoûté ?» Une petite moue s’afficha sur mon visage.   «  Moui… Ca se pourrait pour nous faire du tort.. quelqu’un… des ennemis peut-être ? Je veux dire qui ne portent pas le nom de Séverac cela va s’en dire...Ah bah… Tu vois, il commence à se mettre à l’aise» Meldred commençait à se déshabiller, il semblait être amnésique, avoir tout oublié de sa vie, c’était étrange…

Puis...

Un cri d’effroi échappa de ma bouche. Arsène… Mon coeur se brisa. Arsène… Je me levais d’un bond. Arsène... «  Qu’est-ce que…»  Les mots restèrent bloqués dans ma gorge. «   Que… que… que… contenait le flacon ?»  balbutiais-je péniblement en montrant du doigt le flacon et le majordome, toute tremblante. «    Où est mon fils ? Je veux le voir !»  Le ton recommençait à monter de mon côté. Regards toujours aussi noirs en direction de Melsant, encore plus...

«  QUOI ? Moi, responsable ? J’aurai tout entendu, décidément ! Ca se dit mature et tu laisses traîner….ça…. rah...Melsant, enfin où avais-tu la tête ?! Irresponsable. S’il y en a un à blâmer, ici c’est toi. Mon fils allait très bien en arrivant ici, tout est de ta faute si tu ne l’avais pas enlevé, tout ceci ne serait pas arrivé !! Tu es l’unique fautif.»

C’était à deux doigts que j’accuse Mayeul de laisser traîner ses jouets n’importe où, mais j’ai dû me hâter de suivre mon frère ordonnant à ma garde de rester là où ils étaient. «  NON, ne t’approche pas !» Je me jetais sur Arsène, poussant aussi violemment que je le pouvais Melsant - plus fort que moi - je ne le voulais pas ici. Je le voulais loin de notre famille, c’était sa faute. J’avais déjà le visage mouillé par les larmes que je n’avais pas essuyé. Des rougeurs autour des yeux. De la colère envers Melsant.

«  Qu’est-ce qu’il raconte encore...» dis-je difficilement. «  Tu viens d’inventer cette histoire pour qu’on t’accompagne à Lorgol… c’est ça ? » lançais-je à Meldred qui nous avait rejoint. Désespérée. Désemparée. Fatiguée par toute ces histoires. On était inventif dans la famille, mais de là à profiter de la situation, je n’en revenais pas. Meldred n’avait donc aucune compassion, aucune tristesse dans ses yeux. Rien. Aucun mot réconfortant. Il ne ressentait tout simplement rien. Il voulait juste aller à Lorgol. Il ne démordait pas de son idée d’aller à Lorgol alors que nous étions en deuil.

«  Comment oses-tu profiter de la mort d’Arsène ainsi ?» Ma voix se cassa et sans crier garde, je me jetais sur Meldred telle une harpie très très énervée, lâchant le corps d’Arsène. «  C’est de ta faute ! Tu es responsable du malheur de cette famille, vas retrouver ta Rhéa, laisse nous. On était mieux sans toi !» Trop, c’était trop. Je criais à m’en arracher la gorge. Je ne parlais même plus du drame qui venait de s’abattre sur nous… La perte d’Arsène, mais je faisais allusion à tous les malheurs qui s’étaient abattus sur les Séverac… C'étaient les paroles de trop de la part de Meldred. La petite goutte d’eau qui faisait déborder le vase.
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Message Sujet: Re: Fratricides querelles et vaines illusions ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Ven 5 Mai - 21:59


Melsant était de plus en plus perplexe concernant son cadet. Il semblait tout à fait normal jusqu'alors et d'un coup, il s'était mis à dérailler en faisant mine de ne pas les connaître, ni même d'être Meldred de Séverac. Si cela était très agaçant et puéril de prime abord, c'était davantage inquiétant alors que cette soudaine amnésie continuait. Et surtout, il continuait de soutenir mordicus que c'étaient eux qui avaient un problème quand c'était lui qui déraillait. Melsant ne le reprit cependant plus à ce sujet, fatigué qu'il était. Qu'il s'en aille donc. Il avait assez de problèmes à gérer avec sa garce de sœur. Garce de sœur qui lui répondait de façon enfantine. Il n'aurait plus manqué qu'elle lui tire la langue pour parfaire ce tableau pathétique tiens. Mais au moins, ils arrivaient à discuter concernant le cas de leur cadet qui disait n'importe quoi. Un coup d'un ennemi ? Mais quel intérêt ? Et ce fut avec un petit air méprisant qu'il regarda Meldred commencer à se déshabiller. Comme un enfant capricieux, alors qu'il lui répondait concernant cette Rhéa, la figure de proue de l'Audacia. Il fronça les sourcils à la mention du bateau pirate. Et de l'Archipel. Son chez lui. Il se pinça l'arête du nez, prenant une grande inspiration, avant de reprendre le plus calmement possible :

« Donc... Si je résume... Tu t'appelle Red, et tu es pirate sur l'Audacia. Et sinon, tu viens de l'Archipel... »

C'était n'importe quoi. De la magie. Qu'est-ce que cela pouvait être d'autre ? Mais l'arrivée du Majordome et d'une annonce fracassante mit fin à ces inepties alors que l'aîné des Séverac se précipitait pour constater de lui-même que l'enfant ne respirait plus. Satanée drogue... Comment avait-il pu ? Était-ce seulement de la drogue ? Du poison ? Qui ? Qui aurait osé s'en prendre à son protégé ? Jamais Melsant ne l'aurait tué. Il avait besoin de lui, pour être son héritier. Quelqu'un avait-il pour objectif d'envenimer encore la situation au sein de cette famille désunie ? C'était gagné dans ce cas.

« Je n'ai rien laissé traîner. »

Il avait répondu d'une voix glaciale, son regard bleu se faisant polaire. Sa sœur le bouscula pour toucher son fils et il ne broncha pas. Qu'importe ses sentiments pour elle, elle restait une mère. Une mère endeuillée désormais. Leur frère les rejoignit alors, non sans malmener un homme et le jeter au sol tout en expliquant qu'Arsène avait reçu une lettre avant le drame et que le messager était parti pour Lorgol. Lorgol... Là où Meldred voulait se rendre, comme par hasard. Des doutes que Mélisende proféra à voix haute. Leur frère était indifférent à tout cela... Tout haineux que soit Melsant pour sa sœur... La mort du gosse lui faisait quelque chose. Il était pourtant de nouveau très calme. Lorgol... Lui aussi devait y aller. Il ignorait pourquoi, mais le besoin était impérieux. Mélisende se jeta alors sur Meldred. Par réflexe, Melsant intervint, ceinturant sa sœur devenue folle furieuse et ayant besoin d'extérioriser sa colère et son chagrin sur un fautif. Étonnant que ce ne soit pas lui... Mais Meldred était la cause de tous leurs malheurs depuis qu'il n'avait pas su tenir sa langue et avait fait éclater leur famille alors...

« Mélisende arrête. Bon sang, reprends-toi, ce n'est pas digne d'une duchesse ! Tu crois vraiment pouvoir le tuer comme ça ? Tu comptes lui arracher les yeux avec tes ongles ? »

Bien sûr que non. La voix de l'aîné était impérieuse. Trop calme. Il s'adressa alors à l'homme ramené par Meldred :

« Arsène a reçu une lettre dis-tu ? Dans ce cas, il devrait être aisé de la trouver ! Trouvez là ! »

Sa voix avait tonné alors que les domestiques s'affairaient. Et qu'on lui présenta une enveloppe avec le seau de Maximilien, tandis qu'il lâchait sa sœur pour observer la preuve, sans trop y croire.

« Quel salaud... »

Il tendit la preuve à Mélisende, avant de prendre sa décision :

« Préparez les chevaux ! Nous allons à Lorgol, ce fumier ne s'en tirera pas comme ça ! Donnez des vêtements plus adaptés à Meldred. Mélisende, si tu veux comprendre, libre à toi de venir, mais sois prête d'ici une demie heure, je ne t'attendrai pas ! »

Déjà, il ne s'occupait plus ni de son frère, ni de sa sœur, fonçant dans ses appartements pour enfiler une tenue de voyage plus confortable et moins onéreuse. Qu'ils fassent ce qu'ils voulaient ! Moins d'une demie heure plus tard, Melsant était dans l'écurie et montait sur son étalon, bien décidé à obtenir vengeance. Meldred était déjà présent, sur sa propre monture, semblant plus à l'aise dans ces vêtements simples. Plus tôt, il semblait n'avoir rien à faire de sa famille... Et pourtant il avait assené qu'il chercherait le coupable lui aussi... Simplement pour pouvoir aller à Lorgol ? C'était probable. Melsant s'en fichait finalement. Mieux valait faire route ensemble, qu'importent les raisons, c'était plus sûr.


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Message Sujet: Re: Fratricides querelles et vaines illusions ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Mer 17 Mai - 23:51

Qu’ils l’accompagnent à Lorgol ? Inventer des fables pour cela ? Rien ne l’aurait laissé plus indifférent, que d’être accompagné par une folle comme cette femme qui se disait sa sœur – impossible ! -, ou par un homme aussi guindé que celui qui lui faisait face. Il le lui aurait aisément affirmé, si elle n’avait pas succombé un peu plus encore à cette… crise, qui semblait être maîtresse d’elle, la faire agir de manière inconsidérée, et stupide. Si elle n’avait pas tenté de le frapper, et si son frère ne l’avait pas maîtrisée. Il aurait mieux fait de l’assommer, et de l’abandonner là. Il avait presque envie de tourner les talons, non sans lui rendre le coup qu’elle avait voulu lui donner, et l’aurait surement fait sans l’intervention de l’autre noble, à qui il avait tout juste confirmé son résumé, bien qu’il l’ait prononcé sur un ton très peu convaincu. Comme s’il avait le moindre intérêt à lui mentir. S’il n’était pas si désemparé, s’il comprenait quoi que ce soit à cette situation, il lui aurait plutôt demandé des fleurons, et des richesses qu’il possédait, au lieu de nier si farouchement. Lui, noble et fils de noble… Quel humour peu drôle !

Sa seule satisfaction, dans tout cela, fut de recevoir des vêtements bien plus confortables – surement indigne du rang de sa Grâce, la Duchesse de Sombreciel, et de l’homme face à lui – qu’il pourrait presque apprécier, pour sa réactivité, maintenant qu’il… le prenait au sérieux ? Non, qu’il l’écoutait, et lui donner les moyens de se rendre à Lorgol, comme il le désirait. Il avait demandé – exigé – un sac, et avait emporté avec lui les affreux vêtements qu’il portait avant de revêtir ceux là, et quelques objets qui semblaient très précieux, qu’il espérait revendre un bon prix.

Il déchanta, en voyant que les chevaux étaient faits pour être montés. N’étaient-ils pas trop délicats, pour ne pas se faire amener à la Cité aux Mille Tours en carriole ? Il l’aurait préféré. Il ne savait pas monter à cheval, après tout. Il pesta, en îlien, alors qu’on lui imposait une aide pour arriver à grimper sur la bête, et qu’il sentait la bête se rebiffer et presque tenter de le mettre à terre, tant il était nerveux. Ils partirent, pourtant, lorsqu’ils furent tous les trois réunis… et Meldred tomba, une fois. Puis deux, trois, et encore plus, jusqu’à exaspérer ses compagnons d’infortune, et qu’ils exigent que l’apprenti palefrenier qui les avait accompagnés monte devant Meldred, pour guider l’animal pour lui. Au moins jusqu’au prochain lieu où ils pourraient trouver un mage des portails, afin de les conduire à Lorgol. Un trajet de deux jours, qui font long, très long, pour Meldred. Il était courbaturé, il avait les cuisses et le fessier à vif, et serait presque allé pleurer dans les jupons de sa mère, si elle existait dans ce monde distordu auquel il ne comprenait rien.

« ’Va voyager autrement ? »

Sa voix était rauque, altérée par la douleur qu’il avait ressentie, à plusieurs reprises, en se mordant l’intérieur de la joue ou la lèvre, quand il tentait de parler tout en chevauchant. Il haïssait les cahots du chemin, et l’inconfort du cheval.
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Message Sujet: Re: Fratricides querelles et vaines illusions ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Dim 21 Mai - 19:53

J’étais dépitée, il ne pouvait s’appeler Red, il ne pouvait être pirate sur l’Audacia. C’était n’importe quoi sur ce point, j’étais d’accord avec Melsant (pour une fois…)… Il venait de Sombreciel, il ne venait pas de l’Archipel. Il délirait. C’était tout !

Après les paroles de mon frère aîné, je me repris. Lissant les plis imaginaires de ma robe, me reprenant. Il avait raison, ce n’était pas digne d’une duchesse et c’était là les mots qui m’avaient fait réagir. « Lui arracher les yeux avec les ongles, c’est une idée je n’y avais pas pensé tiens ! » Je repris le cours de ma vie comme si de ne rien n’était, comme si un instant plus tôt je ne m’étais pas jetée sur Meldred.

Un moment de doute, puis je saisis la lettre. Pas d’autres choix que de me résigner à partir pour Lorgol. J’acquiesçais d’un signe de tête, mon regard se plongeant sur le corps d’Arsène. « Je serai prête ! » Il était de mon rôle de mère d’aller à Lorgol.
Chevauchant à travers Sombreciel, puis plus loin dans le duché on dû s’arrêter plusieurs fois par la faute de Meldred. Le coeur en berne, je ne faisais même plus attention à lui. C’était étonnant qu’il sache si mal monter à cheval, mais il avait peut-être oublié bien plus qu’un pend de son histoire. Dés que l’on put, on acheta les services d’un mage des portails pour épargner un plus long voyage à Meldred qui nous ralentissait énormément. Son visage et ses traits tirés trahissaient les multiples douleurs qui devaient envahir tout son corps.

« Tu saignes un peu au bord de ta lèvre ! » lançais-je le plus calmement possible. Je faisais le geste en même temps pour lui montrer.En fait je ne ressentais plus rien, plus de colère, plus rien… Seul le souvenir du corps d’Arsène laissé à Sombreciel m’importait, cette image qui repassait dans ma tête, devant mes yeux encore et encore. Meldred m’ignorait depuis que nous étions partis, mais c’était mieux ainsi, je pense. Il avait eu ce qu’il voulait, finalement, nous étions en route pour Lorgol.

Descendant de cheval, nous faisions une halte. Nous avions laissé les chevaux pour continuer le voyage autrement, oui. C'était préférable surtout vu les piètres compétences de Meldred à l'équitation. « Melsant, rends-toi utile, vas nous chercher un mage des portails ! On arrivera plus vite et Meldred pourra rejoindre Rhéa comme ça.» L’aîné qui voulait à tout prix trouver le coupable s’exécuta et aussi plus vite cette affaire serait réglée plus vite il serait débarrasser de moi ou encore de Meldred. Si Meldred voulait devenir pirate, ou même s'il était déjà un pirate et bien grand bien lui en fasse... Tout le monde faisait un peu ce qu'il voulait dans cette famille, et plus rien ne m'importait désormais il voulait rejoindre la piraterie, qu'il le fasse... Il reviendrait bien vite à la raison, j'en étais certaine.

« Que comptes-tu faire une fois que nous serons à Lorgol ?» dis-je à Melsant. Les intentions de Meldred étaient clairs, il paraissait totalement insensible à la mort d'Arsène, cela me brisait encore plus même si je n'en attendais pas moins de lui ! Quel frère indigne. Melsant, que je commençais à croire au sujet de la mort d'Arsène, lui en revanche se sentait plus concerner... C'est pour cela aussi que j'avais décidé de le suivre à Lorgol.
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Message Sujet: Re: Fratricides querelles et vaines illusions ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Lun 22 Mai - 14:30


7 mai 1002

La fratrie se mit donc en route vers Lorgol. Si Meldred disait vrai alors leur père n'était pas étranger au meurtre du petit Arsène et ça... C'était inexcusable. Il devait payer. C'était sans doute cette même soif de vengeance qui animait Mélisence. Au moins, toute sa haine n'était plus cristallisée sur Melsant. Le voyage, pourtant, ne fut pas de tout repos, surtout pour Meldred qui continuait à faire le pitre. Il semblait vraiment frappée d'amnésie et surtout, avoir perdu tout ce qu'il avait pu apprendre. Comme monter à cheval par exemple, ce qui amusa Melsant, autant que cela l'affligea de le voir aussi ridicule et inutile, les ralentissant, jusqu'à ce qu'il ne monte derrière quelqu'un comme un enfançon inapte. Quelle honte.

A la demande de son frère, il répliqua avec sécheresse :

« Oui, tu nous retardes et te couvres de ridicule. »

Puis, il jeta un regard peu amène à sa sœur qui lui donna des ordres comme un vulgaire laquais. Pourtant, il prit sur lui, se fendant d'un sourire goguenard avant d'effectuer une courbette outrancière et de répliquer d'une voix mielleuse :

« Mais bien entendu votre Grâce, avec plaisir votre Grâce, tout ce que vous voudrez votre Grâce. »

Moqueur, il se redressa, avant de retrouver un peu de sérieux tandis qu'elle lui demandait ce qu'il comptait faire une fois arrivé.

« Trouver notre géniteur et lui demander des comptes, évidemment. »

Il s'éloigna des deux Sévreac, cherchant ce fameux Mage des portails, qu'il finit par dégoter et ramener devant Mélisende et Meldred.

« Ma chère sœur, j'ai promis à cet homme que tu le rétribuerais avec générosité pour son service. »

Façon mesquine de laisser à sa Grâce la Duchesse de Sombreciel le plaisir de payer les services du Mage de portail. Et c'est ainsi qu'ils se retrouvèrent à passer le portail, leurs pas foulant ainsi le sol de Lorgol. Fébrile, Melsant interrogea les badauds, apprenant ainsi que Castiel et Maximilien se trouvaient bien en ces lieux, dans un campement. Il en informa les deux autres qui décidèrent de l'y suivre et tous prirent la direction du campement. Ce fut là qu'un griffon couleur ébène fendit l'air pour se jeter sur le Séverac qui réprimé à grand peine un cri de surprise alors qu'il se retrouvait projeté au sol. Il se mit à crier qu'on le débarrasse de la bête, son arme étant inaccessible, mais ses paroles s'étranglèrent dans sa gorge alors que des images lui martelaient l'esprit, que la joie de la griffonne explosait dans sa propre poitrine.

Soie...

Il papillonna des paupières, hébété, alors que la griffonne se couchait au sol et quémandait une caresse sur son énorme tête. Des petits griffons noirs, encore très jeunes se retrouvèrent à piailler sur eux, grimpant sur Melsant qui gratta le cou de l'un d'eux, distrait. Où était-il ? Comment était-il arrivé là ? Il ne se rappelait de rien... Mélisende le regardait, ainsi qu'un jeune homme roux.

« Méli ? Qu'est-ce que... Qu'est-ce qu'on fait ici ? Et c'est où ici ? »

Perdu, comme frappé d'amnésie, il fronça les sourcils.

« Et qui êtes-vous ? »

Le palefrenier qui les avait accompagner le regarda, ahuri.

« Mais Seigneur... C'est votre frère... Meldred. Et nous sommes à Lorgol, comme vous l'avez exigé. Pour retrouver votre père qui a fourni de la drogue à votre neveu... Ce griffon a du vous faire perdre la tête ! »

Melsant se redressa brusquement, regardant l'homme roux qu'on lui présentait comme son frère, repoussant les bébés griffons.

« Mais que racontes-tu là ? Quelles sont ces inepties ? Meldred est mort en mer il y a 30 ans ! Je l'ai vu se noyer ! »

Il tourna un regard confus vers sa sœur :

« Méli, qu'est-ce qu'il se passe ? De quel neveu il parle ? Père ne fournirait jamais de drogue à personne ! »


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Message Sujet: Re: Fratricides querelles et vaines illusions ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Ven 26 Mai - 16:41

Red émit un son dédaigneux, presque moqueur, en entendant la femme. Elle croyait vraiment pouvoir agir comme ça, et le blesser ? Il en doutait fortement, et il ne se laisserait certainement pas faire. Surtout pas face à une folle qui menaçait de tuer ou mutiler des gens en permanence. Heureusement que c’était pas réellement sa famille, sinon il serait devenu fou depuis bien longtemps – il serait même probablement mort, depuis, en réalité. Souriant d’un air méprisant, il prit la parole, d’un ton tout aussi méprisant.

« ’Vec tes ongles ? T’crois pas plus forte que t’l’es, t’aurais mêm’ pas l’temps d’atteindr’ m’yeux. M’en faudrait b’coup moins pour t’mettr’ à terr’, j’t’aurai brisée en deux avant que t’aies fait l’plus p’tit gest’. Z’ avez une famille sympa, en tout cas, si v’voulez vous en prendr’ à que’qu’un qu’en fait partie. »

Ouais, adorable, les Séverac. Même sur l’Archipel, malgré leur réputation, ils étaient plus civilisés que ça. Il n’eut pas plus le temps d’y réfléchir, qu’on lui annonçait qu’on allait le mener à sa chambre, et lui donner une tenue adéquate. Il les suivit avec soulagement, piquant ici et là quelques objets, qui lui semblaient de valeur, en plus des vêtements qui étaient les siens. Tout ça lui appartenait, ça ne manquerait à personne, non ?

Il fut soulagé de partir, soulagement qui dura fort peu de temps, quand il tomba de cheval. Il se sentit mieux, quand ils s’arrêtèrent réellement, pour prendre un portail. Enfin, la fin d’un calvaire. Il haussa les épaules, en entendant qu’il saignait : il en avait vu d’autres. Et pourquoi elle s’en souciait, soudainement ? Il essuya quand même ça avec un mouchoir que lui tendait l’homme devant lui, malgré le fait qu’il ne voulait pas utiliser un truc aussi… noble.

« J’ai j’mais dit qu’j’savais monter l’ch’val. Z’avez qu’à pas prétendr’ qu’j’suis vot’ frèr’. C’pas le cas. »

Il s’était retenu de lui dire que lui n’avait pas un balais dans le cul, qui lui permettait de tenir sur la bête, mais il n’en pensait pas moins. Il était suffisamment lucide quand même, il savait qu’ils se gêneraient pas pour les abandonner derrière. Il passa dans le portail, suivant le noble qui allait vers un campement. Peut-être qu’il pourrait retrouver les autres pirates là-bas. Il l’espérait. Sauf qu’il recula vivement, en voyant un griffon se diriger à toute allure vers eux, et n’eut pas le temps de s’esquiver, avant qu’il ne plaque son « frère » au sol. Il l’avait mérité.

« J’suis rien d’tout ça. J’suis ‘Red Vif-Ressac, et j’ai failli me noyer y’a 30 ans, mais j’ai j’mais été vot’ frèr’. »

Il allait leur fausser compagnie, quand une furie pirate se montra, lui sautant dessus ou presque, pour lui dire que tous les aut’ étaient là, et qu’l’Audacia aussi, et que… qu’ils savaient pas ce qui se passait mais qu’ils allaient trouver un moyen de tout remettre normalement.

« Sissi ! Il se retourna un moement vers les nobles. Dites à vot’ pèr’ qu’il d’vrait arrêter d’s’moquer d’gens. J’suis pas vot’ frèr’, ni son fils, et j’aim’ pas qu’on m’pose des questions en f’sant semblant qu’on cherch’ à comprendr’ pourquoi on aime la mer. »

Il était parmi les siens, et cette fausse famille, il la reconnaissait pas.
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Message Sujet: Re: Fratricides querelles et vaines illusions ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Dim 28 Mai - 22:45


Il était perdu le fier Major de Séverac. Et les réponses ne venaient pas assez vite à son goût non plus. Quant à Soie, elle lui envoyait trop d'images, saturant son cerveau. Si elle, elle comprenait ce qui se passait, elle ne parvenait pas à rassurer son Voltigeur. Et qu'étaient donc tous ces bébés griffons ? On était quel jour au juste ? Enfin, si Soie avait eu une couvée, il serait au courant quand même... Il y avait beaucoup trop de questions qui se bousculaient dans sa tête.

L'homme intervint alors, se défendant d'être Meldred... Il se faisait nommer Red... Meldred... Red... Qu'importait le nom en fait. Il avait manqué se noyer il y a 30 ans... Se pourrait-il que... ? Non, c'était impossible ? Comment un enfant aussi petit aurait-il pu survivre au milieu de l'océan ? Hormis une intervention divine, Melsant ne pensait pas cela possible. Il n'avait pas été sauvé par des tortues de mer... Mais... pourquoi ce serviteur lui disait que c'était son frère ? Pourquoi est-ce que Mélisende trouvait cela normal ? Et avait un tel air pincé en le regardant ? Avait-il été ensorcelé pour avoir un tel trou noir dans ses souvenirs ?

Mais avant que Melsant n'ai pu lui demander quelques éclaircissements, une femme vint les interrompre et embarqua l'homme avec elle. Ses paroles n'avaient pas échappé à Melsant... Il se passait quelque chose et ils cherchaient un moyen de remettre les choses en place. Oui, effectivement, il y avait un sacré dérèglement. Melsant fronça pourtant les sourcils quand l'homme... Meldred ? Se retourna et leur demande de transmettre un message. Le Major tiqua alors.

« Eh attendez ! D'où vous connaissez Maximilien ? »

Mais déjà, il était parti, avec la femme, laissant Melsant avec Mélisende, en proie à ses foutues interrogations. Il devait se calmer, réfléchir, discuter avec sa sœur et comprendre comment il était arrivé là et pourquoi cet homme était censé être leur frère disparu... Si c'était le cas. Par les dieux... Ils avaient retrouvé leur frère... Comment Melsant pourrait-il jamais se faire pardonner de l'avoir abandonné à la rage des flots ?


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Message Sujet: Re: Fratricides querelles et vaines illusions ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Sam 3 Juin - 2:48


Intrigue 2.3 ♦ La Roue Brisée

Sujet clôturé

Bien joué, petits dragonnets !





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Message Sujet: Re: Fratricides querelles et vaines illusions ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   

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