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 Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée

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Message Sujet: Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Sam 1 Avr - 1:42




Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
#13 ♦ Antonin & Ilse

Le devoir comme seul étendard

Intrigue 2.3 ♦ Trame temporelle alternée




La rumeur prétend que le petit prince de Faërie est un pleutre et un lâche, qui fuirait le combat s’il le pouvait, que c’est une chiffe molle incapable de gouverner un jour. La rumeur le dit, oui, et l’empereur Gustave commence petit à petit à s’en offusquer. C’est d’un ton pincé qu’il a ordonné à son fils de régler le cas des pirates, de cet Audacia insolent qui aime à venir taquiner le littoral faë.
Ravi d’échapper pour quelques heures aux discussions de mariage avec sa cousine Colombe, Antonin a donc convoqué la commandante du détachement des mages de bataille outreventois postés sur le littoral, Iseabail de Brumeclair. Une Iseabail bien moins farouche et vindicative que d’ordinaire, car elle s’est réveillée le matin même dans cette nouvelle vie ahurissante, dépourvue de son albatros et de ses canons, mais gratifiée d’un crabe mesquin et de robes absurdes…
Comment faire comprendre au prince souverain qu’elle refuse de taper sur ses copains… ?




Consignes

Le Destin vous passe la main



• Ce topic est votre participation à l'intrigue 2.3 La Roue Brisée et n'est ouvert qu'à vous.  

• Vous devez y poster au moins une fois par semaine chacun.  

• Ce sujet devra être clôturé avant le dimanche 28 mai !  

• Vos personnages doivent arriver à Lorgol en fin de sujet, pour rejoindre l'Académie, ils ont le pressentiment qu'on les y attend. De fait, un campement de romanichels rescapés commence à se former dans la forêt de sapins à proximité. Vous serez sûrement au complet vers la fin du mois de mai.

• C'est le Destin qui décide si votre personnage a conscience d'avoir vécu une autre vie auparavant, ou pas ! Respectez bien votre contexte, et soyez attentifs : il peut vous faire retrouver la mémoire en cours de sujet...  

• Le premier message posté sera obligatoirement le formulaire d'ouverture des RP ! Pensez à le dater et à insérer le lien de votre sujet à l'endroit prévu pour permettre son recensement dans la chronologie.

• Le Destin passera peut-être vous taquiner de temps en temps...

• Pas de limite de mots, vous êtes des dragonnets libres, liiiiiiibres !

Bonne chance à tous !  


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Message Sujet: Re: Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Sam 1 Avr - 11:21


Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
Antonin & Ilse

Le devoir comme seul étendard

Intrigue 2.3 ♦ Trame temporelle alternée



• Date : 23 Avril 1002
• Météo : Bruine
• Statut du RP : Privé
• Résumé : La rumeur prétend que le petit prince de Faërie est un pleutre et un lâche, qui fuirait le combat s’il le pouvait, que c’est une chiffe molle incapable de gouverner un jour. La rumeur le dit, oui, et l’empereur Gustave commence petit à petit à s’en offusquer. C’est d’un ton pincé qu’il a ordonné à son fils de régler le cas des pirates, de cet Audacia insolent qui aime à venir taquiner le littoral faë.
Ravi d’échapper pour quelques heures aux discussions de mariage avec sa cousine Colombe, Antonin a donc convoqué la commandante du détachement des mages de bataille outreventois postés sur le littoral, Iseabail de Brumeclair. Une Iseabail bien moins farouche et vindicative que d’ordinaire, car elle s’est réveillée le matin même dans cette nouvelle vie ahurissante, dépourvue de son albatros et de ses canons, mais gratifiée d’un crabe mesquin et de robes absurdes…
Comment faire comprendre au prince souverain qu’elle refuse de taper sur ses copains… ?
• Recensement :
Code:
• [b]23 Avril 1002[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t1956-le-devoir-comme-seul-etendard-intrigue-2-3-la-roue-brisee]Le devoir comme seul étendard[/url] - [i]Antonin & Ilse[/i]
BLa rumeur prétend que le petit prince de Faërie est un pleutre et un lâche, qui fuirait le combat s’il le pouvait, que c’est une chiffe molle incapable de gouverner un jour. La rumeur le dit, oui, et l’empereur Gustave commence petit à petit à s’en offusquer. C’est d’un ton pincé qu’il a ordonné à son fils de régler le cas des pirates, de cet Audacia insolent qui aime à venir taquiner le littoral faë.
Ravi d’échapper pour quelques heures aux discussions de mariage avec sa cousine Colombe, Antonin a donc convoqué la commandante du détachement des mages de bataille outreventois postés sur le littoral, Iseabail de Brumeclair. Une Iseabail bien moins farouche et vindicative que d’ordinaire, car elle s’est réveillée le matin même dans cette nouvelle vie ahurissante, dépourvue de son albatros et de ses canons, mais gratifiée d’un crabe mesquin et de robes absurdes…
Comment faire comprendre au prince souverain qu’elle refuse de taper sur ses copains… ?


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Message Sujet: Re: Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Sam 1 Avr - 11:22

Tous ces débats interminables, tous ces devoirs à n’en plus finir, tout ça était d’un ennui monumental pour Antonin qui ne rêvait que de pouvoir profiter de la vie et de sa jeunesse. Il avait été bien aise de se faire promulguer Chevaucheur, y étant allé sans vraiment y croire, plus sous le coup d’un pari fait entre amis, une blague. Si le fait de posséder un dragon et de voler fièrement sur son dos avait du panache, la tripoté d’exigences qui allait avec le titre avait de quoi rebuter. Contre toute attente, hilare de cette blague dont il pensait qu’elle n’aboutira jamais, il fut revendiqué.

Chevaucheur, il serait donc, il ne pouvait pas reculer après qu’un dragon l’ait pris sous son aile, pour qui passerait-il auprès de ces dames ? Mais…Prince !? Bon, au moins cela avait eu le mérite de le tenir à l’abri des conflits et des combats, ainsi il avait eu l’excuse toute trouvé pour se terrer dans des appartements royaux aux conforts somptueux, ainsi il avait pu attirer la belle et délicate Cassiopée dans ses filets. Aidé, contre toute attente, par l’entremise de leurs dragons respectifs. C’était une perle rendue rare par la vigilance agaçante d’un frère envahissant. Mais malgré ça, il avait tout de même réussi à la faire sienne, une conquête qui le remplissait d’aise.
La gloire donnée par le sang et la mort ne l’intéressait pas, il tenait trop à son corps pour aller se risquer à l’abimer avec de telle absurdité. L’amour et ses attraits charnels étaient un combat que Mirta avait su rendre irrésistible et sans danger. Ou presque.

Ennuyé, agacé.
Heureusement que son père, ce pantouflard moralisateur, avait pris la mouche aux racontars insignifiants qui bruissaient dans l’air du palais ces derniers temps. Ainsi, Antonin avait eu l’excuse parfaite pour se soustraire à ses propositions incessantes d’épousailles entre cousins. Il ne connaissait pas cette fille après tout, et même si son visage était agréable, il était de ceux qui aimaient à tester la marchandise avant de s’en enticher. Ors cette adorable princesse le regardait avec des yeux qu’il n’appréciait guère, il préférait de loin les iris timorés et fragiles de son amante.
Il avait donc une mission. Dans le fond, ce n’était pas très désagréable, ça faisait très…héroïque. Comme tout bon prince, il irait donc délégué ses devoirs à un autre. Oui, seul, s’occuper de ces gueux misérables qui écumaient les mers, quelle idée ridicule. Il ne serait pas seul, il ne ferait donc pas, mais en récolterait les honneurs, ainsi arrêterait-on peut-être de l’ennuyer avec ces milles devoirs qui accompagnaient le confort de sa couche et la rendait moins attrayante. Il voulait voir Cassiopée et profiter de sa chaleur.

Iseabail de Brumeclair, elle n’était pas aussi jolie, ni jeune que sa dulcinée, mais c’était la commandante des mages d’Outrevent. Sa réputation n’était plus à faire. Elle serait parfaite et elle n’irait pas refuser un ordre direct du prince. Surtout qu’il était bien connu que cette femme si rigide et versée dans les principes d’Outrevent avait une sainte horreur des pirates. Chacun serait donc contenté.
Son plan était parfait.
Infaillible.
C’est ainsi qu’il l’a rejoignit dans une salle privée de l’antenne des mages d’Outrevent où un portailleur l’avait déposé.

-Bonjour dame de Brumeclair,

Il incline légèrement la tête, le prince, avant de s‘assoir avec nonchalance. Ce voyage l’avait épuisé.

-Je viens vous voir pour vous soumettre une requête, qui je le sais vous remplira d’aise. Mon père qui a très à cœur les affaires de Faërie a décidé que les pirates étaient une menace qu’il ne pouvait ignorer plus longtemps. Ainsi, nous avons la mission, vous plus particulièrement, de nous occuper d’eux. Je m’occuperais de coordonner nos actions d’ici.

Coordonné, oui, c’était parfait.

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Message Sujet: Re: Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Sam 1 Avr - 17:58

Ilse, on dirait bien qu'il y a comme un problème.

C'est la voix de Grim, au réveil, qui est le premier signe que quelque chose ne va pas. Émergeant difficilement de ses couvertures, elle a cette étrange sensation, celle que tout n'est pas normal. L'esprit embrumé, comme un lendemain de soirée, elle met du temps à réaliser qu'elle n'est pas dans sa cabine, ni même sur l'Audacia.

Qu'est-ce que... ?

Une main sur son ventre et elle croit qu'elle va défaillir. Le bébé ! Il n'y a plus de bébé ! À deux mois du terme, voilà qu'elle se retrouve avec un abdomen aussi plat qu'une planche de bois ! Son souffle se coupe et l'horreur de la situation la fait se relever d'un bon, dans sa chemise de nuit... en laine, sur un tapis épais, dans une chambre aux tapisseries... bien trop outreventoises. Ilse se précipite à la fenêtre et l'ouvre en grand. Devant elle, l'océan, les effluves des embruns et les falaises, en contrebas. Son regard se porte immédiatement sur le ciel, à la recherche d'une silhouette familière parmi tous les volatiles qui virevoltent sous la couche nuageuse.

Grim, t'es où ? Qu'est-ce qu'il se passe ? Je suis là. Ilse plisse les yeux, le cherche encore, mais elle n'aperçoit que les mouettes. Où ça, là ? Je te v... « Aïe ! » Une vive douleur à l'orteil la fait sursauter et elle baisse les yeux sur un crabe qui agite ses pinces avec impatience. Par Messaïon ! Par toutes les catins du port ! Mais qu'est-ce qui est arrivé à son Familier ? Elle est en plein délire, elle ne voit pas d'autre explication. J'te le fais pas dire. Je suis coincé au sol comme un vulgaire humain. Ilse ferme un instant les yeux et se secoue un peu, en pleine réflexion. Il y a forcément une explication à tout ça, forcément ! Alors elle s'active dans la chambre qui semble être la sienne, dans des appartements rangés avec soin. Des appartements... de fonction ? Elle s'assoit à un bureau, commence à fouiller les tiroirs avec minutie. Elle y découvre des documents, des lettres, et chaque nouvel élément la sidère un peu plus. C'est impossible, ce doit être un rêve, ou une de ces foutues illusions créées par l'Ordre du Jugement, comme lors du tournoi ! Oui voilà, ce doit être ça. Bravo, merveilleuse déduction. Et ça nous avance à quoi ? Ferme-la, je réfléchis. Le cliquetis des pinces ne l'aide pas à se concentrer, pas plus que ses allées et venues sur le tapis. Alors Ilse finit par se relever et s'habiller. Du moins... elle reste un moment interdite face à la garde-robe à sa disposition. Ridicule. Absurde. Elle ne va pas mettre l'une de ces guenilles outreventoises tout de même ! Illusion ou pas, elle a sa dignité. Tu préfères sortir dans cette chemise de nuit ? Ilse pousse un soupir. Certes non. Son choix se porte donc sur la robe la moins horrible de sa collection et la met avec moult protestations. Ca fera l'affaire, le temps de démêler toute cette histoire.

Hey, pars pas sans moi ! Ilse interrompt son geste au moment de passer la porte, puis elle se penche pour récupérer Grim entre ses mains. Sois sage, ou je te mets au fond de ma besace, prévient-elle avec une pointe d'ironie. Mais elle est soulagée de le savoir à ses côtés et lui aussi, comme il le fait comprendre en pinçant affectueusement son oreille.

Elle parcourt la caserne, s'efforce de rester aussi naturelle que possible sans adresser un regard à qui que ce soit, mais c'est un jeune homme qui se présente devant elle d'un air protocolaire. « Commandante de Brumeclair, sa Grâce le prince de Faërie devrait arriver d'une minute à l'autre. Voulez-vous l'attendre dans le petit salon ? » Commandante... Le Destin se moque-t-il d'elle ? Ilse garde un visage impassible et hoche la tête brièvement. « Le petit salon sera parfait. Après vous. » répond-elle avec fermeté, faisant fi de l'air étonné du jeune mage qui doit trouver surprenant qu'elle demande à être escortée. Qu'à cela ne tienne, au moins, elle ne se perdra pas en chemin.

Ilse suit le jeune homme jusqu'à une pièce chaleureuse et surchargée en décoration d'un goût douteux. Sans tarder, elle s'approche de la fenêtre qui la laisse entrevoir les rues de Souffleciel, puis dépose son Familier sur le rebord avant de se tenir debout à côté. Qu'est-ce que tu fous Ilse ? On va quand même pas s'emmerder à rencontrer le prince de Faërie ! Jouons le jeu pour le moment. Tant qu'on en sait pas plus sur ce qu'il se passe, c'est plus prudent. Oui, au moins pour l'instant. Et avoir le jeune souverain de Faërie sous la main peut toujours être utile non ? Ilse demande au jeune mage de leur apporter du thé et, après un instant d'hésitation, une bouteille de whisky. Les rumeurs ne disent-elles pas qu'il aime ce genre d'attentions ?

Quelques minutes s'écoulent quand enfin, le prince la rejoint. « Bonjour dame de Brumeclair. » Ilse s'incline prestement, retenant une grimace face à ce nom prononé et à ces manières qu'elle est obligée d'afficher. Surtout face à celui dont le père a enlevé Aymeric. Un froncement de sourcils suit les gestes du prince, déjà affalé sur un fauteuil de façon fort peu... digne pour une homme de son rang. Soit. Qu'est-ce que ça peut bien lui faire ?

« Je viens vous voir pour vous soumettre une requête, qui je le sais vous remplira d’aise. Mon père qui a très à cœur les affaires de Faërie a décidé que les pirates étaient une menace qu’il ne pouvait ignorer plus longtemps. Ainsi, nous avons la mission, vous plus particulièrement, de nous occuper d’eux. Je m’occuperais de coordonner nos actions d’ici. »

Tant de choses qui la dérangent dans ces quelques paroles. Ilse n'a certes pas besoin de jouer un rôle pour prendre un air pincé face au prince qui prend ses aises sur le fauteuil alors qu'elle-même préfère rester debout, droite, la tête haute. Le mage revient avec le thé et le whisky, puis repart sans un mot, refermant soigneusement la porte derrière lui. À ses côtés, Grim agite nerveusement ses pinces et Ilse pose une main réconfortante sur sa carapace.

« Je vous remercie pour votre confiance, à vous et à votre père, votre Grâce. Je serais certainement ravie de m'occuper de cette... vermine, qui écume nos côtes. » Ces seuls mots lui écorchent les lèvres mais elle fait passer ça sur l'avis qu'elle porte à cette engeance maritime. « Mais sauf votre respect, les Chevaucheurs n'auraient-ils pas plus de chances d'atteindre des cibles en mer ? Nous pourrons nous coordonner et envoyer une flotte avec l'un de nos bataillons, mais nul doute que nous aurons besoin de leur aide. Et de la vôtre, par la même occasion. » Oui, de la sienne. N'est-il pas Chevaucheur, lui aussi ? Il ne va tout de même pas rester en arrière sans rien faire ? Ilse se moque bien des actions du prince, mais la seule idée qu'il envoie des gens se battre à sa place l'irrite profondément. « Et au sein de la caserne, je vous prie de m'appeler commandante. » ajoute-t-elle finalement, dissimulant un rictus.

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Message Sujet: Re: Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Dim 2 Avr - 16:19

Installé confortablement sur un canapé, peut-être un tantinet trop dur au gout du prince qui s’était rapidement habitué au faste royal, il était plutôt satisfait de son idée. Lumineuse qu’il dirait, mais il savait se tenir, un minimum. La femme qui lui faisait face était à tout égard agréable au regard ce qui ne rendait cette entrevue, d’un ennui mortel, que plus légère.
Quel dommage que ses traits si délicats soient tirés par cette rigidité si commune aux Outreventois. Il était originaire du même duché et pourtant il n’avait jamais réussi à se faire à cette atmosphère lourde et tracé qui donnait à ses habitants un comportement presque mécanique et inhumain.

Un homme les interrompt, au bon moment, pour venir leur servir une collation, dont le prince se sert sans se faire prier. Faisant attention tout de même à ses manières, après tout, il était devant une dame, peut-être pourrait-il, plus tard, tenter d’adoucir ses yeux tranchants. Mais pour l’heure, il ne pouvait guère se laisser aller à ses envies, non, il devait louvoyer entre les mots pour éviter la proposition, l’affirmation, de la mage.

Lui, se battre ? Mais quelle idée…

« J’aimerais bien voir les bateaux moi ! »

Il ballait d’un vent mental la remarque de Simplet et de sa joie presque enfantine. Le dragon ne se rendait pas compte. C’était comme s’il vivait dans une bulle d’innocence et de naïveté. La plupart du temps c’était rafraichissant, mais trop souvent il intervenait pendant des conversations pour le moins…délicates ou privées…

-Certes, si nous avions eu affaire à n’importe quel autre manant des flots, je vous aurais prêté main forte. Mais voyez-vous, il nous faut frapper fort, mettre à mal la fierté et la réputation de ces bandits. C’est l’Audacia que nous devons attirer par le fond et vous n’êtes pas sans savoir que les dragons sont des cibles faciles pour les vivenefs. Vous conviendrez donc que cela n’est pas des plus judicieux.


La belle carre les épaules, prend de l’aplomb. Il trouverait presque cela mignon, sa fierté coulant de chaque pore de sa peau alors que sa dernière remarque cingle l’air pour gifler les joues du prince. Antonin est mitigé, joueur, il aimait ce genre de femme, il se demandait si elle aurait aimé qu’il le lui susurre ce « commandant » dans le secret d’une soirée en tête à tête. Mais, il n’en restait pas moins un homme et son égo n’absorbait pas la remarque sans éviter les coupures.

-Comme vous le désirez, commandant.

Il appuie sur ce dernier mot, défiant la femme, cette chose dont l’affront la rend désirable. Se devait-il d’être fidèle à Cassiopée ? Il n’en était pas certain, du moins, il n’avait pas encore décidé. Sa timidité l’avait rendu difficile à approcher, il comptait bien profiter le plus longtemps possible de cette femme et la dévergonder comme faire se peut. Pleutre peut-être, mais aussi convaincu de son charme, lui que les femmes finissaient inévitablement pas soupirer entre ses mains.
Pourquoi vouloir être prince, pourquoi se battre quand une joie aussi pure et primaire était à porté de mains ? Quelle perte d’énergie inutile.

-De plus, vous ne voudrez pas mettre inutilement la vie de votre prince en danger ?

Mot susurré enrobé d’un miel malsain. Oui, elle n’était pas une traitresse, elle ne voudrait pas l’envoyer dans une bataille perdue d’avance qui ne le verrait pas sortir vivant. Il était une figure importante, un prince. C’était bien le seul avantage de sa condition, et il usait de ce poids diplomatique a outrance. C’était surement pour cela que son père le tannait à propos de mariage… ça aussi, quel idée ridicule.
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Message Sujet: Re: Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Mer 5 Avr - 23:21

Elle perd son temps à discuter avec ce gringalet. L'impatience se fait ressentir dans tout son être alors que mille interrogations voguent encore dans son esprit confus. Elle ne s'explique toujours pas comment elle est arrivée là, propulsée commandante dans ce qui lui semble être une caserne ? Si elle devait deviner, elle dirait qu'il s'agit de celle des Mages de bataille, et puisqu'elle se trouve à Souffleciel... L'envie d'écourter cette conversation la démange, mais d'un autre côté, le prince de Faërie est en face d'elle et il prévoit une attaque contre des pirates, ce qui ne lui plaît guère. Autant se renseigner au mieux sur le sujet et partir ensuite. Partir où exactement ? On doit bien pouvoir trouver un mage des portails qui nous conduira à Lorgol. Faut que j'retrouve l'équipage, ils sauront peut-être ce qu'il se passe. Et dans le pire des cas, elle aura retrouvé les siens, et pas cette pâle copie d'existence qu'elle semble mener ici. Puis... elle doit comprendre ce qui est arrivé à son enfant. Un certain malaise l'envahit, qu'elle ne laisse pas transparaître devant le prince qui finit par lui répondre.

« Certes, si nous avions eu affaire à n’importe quel autre manant des flots, je vous aurais prêté main forte. Mais voyez-vous, il nous faut frapper fort, mettre à mal la fierté et la réputation de ces bandits. C’est l’Audacia que nous devons attirer par le fond et vous n’êtes pas sans savoir que les dragons sont des cibles faciles pour les vivenefs. Vous conviendrez donc que cela n’est pas des plus judicieux. »

Ah, donc en plus il s'agit de l'Audacia, merveilleux. Elle fronce les sourcils mais retient un commentaire désobligeant devant la logique du jeune prince. C'est bien à cause de gens comme lui qu'ils ne sont jamais parvenus à venir à bout de la vivenef. Ils ne voient pas assez grand, ils se contentent de peu et pensent que ce sera suffisant, baignés dans leur orgueil. Pour peu, elle serait tentée de lui affirmer qu'elle sait mieux que lui comment couler son propre navire, mais elle n'en fait rien.

« Comme vous le désirez, commandant. » Elle décèle un brin d'insolence derrière les paroles qui se veulent pleines d'obéissance. Ne devrait-il pas lui montrer le respect dû à son rang ? Et toi, t'es pas censée t'asseoir quand un prince s'assoit et te mettre debout quand il se lève, ou une connerie dans le genre ? S'il croit que j'vais m'plier au protocole pour lui, il peut s'brosser. Et encore, elle se trouve relativement polie et patiente, dans une situation telle que celle-ci.

« De plus, vous ne voudrez pas mettre inutilement la vie de votre prince en danger ? » Le feu qui court dans ses veines lui donne envie de répliquer sèchement, mais Grim lui envoie quelques ondes apaisantes. Attention à ce que tu dis, n'oublie pas qu'il peut déceler la vérité. Oh, oui. Il est vrai que ce foutu prince est Diseur de Vérité en plus. Il ne manquait plus que ça ! « N'est-ce pas la place d'un prince, que de défendre son peuple contre ceux qui s'attaquent à lui ? » demande-t-elle, sans donner véritablement son avis. Prudente, méfiante, elle cherche à contourner le problème, elle qui d'habitude sait se montrer très franche et directe lorsqu'on la questionne. La situation est houleuse cependant et elle ne sait véritablement comment se prêter à ce jeu dans lequel elle n'est pas à l'aise.

« Sauf votre respect, votre Grâce, les tentatives séparées des mages et des Chevaucheurs n'ont encore jamais porté leurs fruits et l'Audacia continue à voguer sur les mers et à se moquer de votre autorité. Il nous faut joindre nos forces si nous voulons y mettre un terme. » déclare-t-elle, citant uniquement les faits et espérant secrètement pouvoir les prévenir à temps de ce qu'il se prépare. « Puis, je doute que le capitaine de Rivepierre apprécie être mis ainsi sur la touche tandis que j'envoie mes hommes. » ajoute-t-elle, nommant l'Outreventois uniquement par dépit. Pourtant, elle sait qu'elle a raison ; jamais il n'accepterait de ne pas prendre part à un assaut contre l'Audacia afin de les mettre hors d'état de nuire. Trop de fierté pour ça.

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Message Sujet: Re: Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Ven 7 Avr - 22:15

Le discours est moralisateur et ronflant aux oreilles du prince. Pour lui, ils en arrivaient tous, inlassablement, au même point. Ils étaient inconscients qu’Antonin n’en avait cure. Ce n’était pas tant que le sort des autres ne le concernait pas, il avait de l’empathie, plutôt qu’il avait déjà bien du mal à gérer sa propre vie, ses sentiments et son avenir… Instable, gamin vaniteux qu’on avait fait gouter au pouvoir et qu’on avait constamment guidé. Il en était devenu, immanquablement, un adulte cassé, dépendant, incapable de se prendre en main correctement. Il voulait vivre et profiter de celle-ci, tout en étant maladroit à le faire.
Quand il prenait sur lui de se jeter à l’eau, cela finissaient dans les cris et les larmes, avec un regard désapprobateur de ceux qui l’entouraient, sa famille, les conseillés, les nobles. Tous semblaient se détourner de lui. Pourquoi devait-il donc ne pas prendre exemple sur eux et protéger des gens qui n’hésiteraient certainement pas une seconde à le laisser mourir la bouche ouverte ? Non, il était bien trop jeune pour songer à endosser une responsabilité si écrasante que celle de « devoir défendre le peuple ».
Il n’avait jamais voulu de cette place, il profitait de ses avantages, ne pas le faire aurait été stupide, mais il ne fallait pas lui demander rétribution avec intérêt du temps qu’il passait à batifoler dans les draps de satin.

Et voilà qu’elle en remettait une couche, pépiant insupportablement. Antonin la trouvait bien plus charmante lorsqu’elle n’étalait pas sa science guerrière, essayant de le piquer jusqu'à l’emmener dans une bataille dont il ne voulait entendre parler. Dans le fond, elle n’avait pas tort et…

« Ouiiiiii, bateauuuuuux »

Simplet venait purement et simplement d’écraser le cheminement de ses pensées, s’installant et balayant tout de sa présence psychique. Un soupir échappa des lèvres du Chevaucheur, tant pis si cela était mal interprété. Il avait de l’affection pour le dragon, mais vraiment, parfois il était….beaucoup trop envahissant.

« Ce n’est pas un bateau, mais une vivenef. Et j’aimerais que tu me laisses penser tranquille »
« Ca parle une Vivenef non ? »
« Oui…et ? »
« Tu crois qu’on peut devenir amis ? »

Antonin laissa définitivement tomber, abandonnant le dragon à un monologue exalté sur ce qu’il pourrait faire avec son amie la vivenef. Comment diable avait-il pu tomber sur un tel phénomène ? C’était à n’y rien comprendre.

-Soit, prenez donc contacte avec lui au plus vite. Nous n’avons qu’à aller le voir dès maintenant que cette histoire soit réglée. Cependant...Attendez... Rivepierre? De qui me parlez-vous donc?

Il en a mis du temps à percuter l'étrange nom qui sortait de la bouche de la jeune femme. Il la regarde d'un air presque choqué, sans comprendre, étonné qu'il puisse sortir une telle ineptie de la bouche d'une personne aussi stricte et pointilleuse.

-Le capitaine d'Outrevent ne s'appelle pas ainsi et la seul famille Outreventoise à porter ce nom à vu son fils périr il y a de ça un moment, son jumeau par contre est une honte pour son duché, car il fait parti de l'Audacia. Vous ne...voudriez pas aller prévenir l'équipage de cette vivenef tout de même?

Encore aujourd'hui cette tragédie se murmure dans les couloirs des maisons, le peuple mitigé entre raillerie et affliction.
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Message Sujet: Re: Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Mer 12 Avr - 16:35

Le soupir qui s'échappe des lèvres du prince a de quoi l'irriter. Sale gamin condescendant et persuadé d'être au-dessus des autres. Est-ce là ce que les gens ont préféré à la timide Chimène ? Ilse ne comprend pas très bien ce que tout cela peut signifier, elle n'est même pas certaine d'être tout à fait réveillée. Elle n'a jamais vu le prince avant aujourd'hui et elle s'étonne de l'apercevoir aussi... ignorant, nonchalant, négligent. Il lui semblait pourtant avoir entendu parler d'un jeune homme travailleur, attaché aux valeurs d'Outrevent, c'est ce qui se murmure à Lorgol, non ? La canonnière est un peu plus perdue à chaque seconde qui passe et un mal de tête insidieux se met à tambouriner dans son crâne. Que fait-elle à Souffleciel bon sang ? Pourquoi est-elle en train d'essayer de convaincre un jeune prince capricieux de la meilleure manière d'attaquer l'Audacia alors qu'elle n'a qu'une seule envie, c'est de se rendre à Lorgol pour retrouver les siens. Où peut bien se trouver l'équipage à cet instant ? Le temps est doux, il semble que le printemps soit là, la vivenef peut être n'importe où en mer, en ce moment. Elle pourra toujours patienter à la Taverne de la Rose, jusqu'à ce qu'ils reviennent, qu'ils lui expliquent ce qu'il se passe. Elle est comme perdue, loin de ses repères, loin de sa famille de pirates, loin de ceux qui comptent pour elle. Sa main se pose un instant sur le ventre irrémédiablement plat et elle s'efforce de ne pas laisser l'angoisse s'emparer d'elle ; comment Eric réagira en apprenant qu'elle a perdu leur enfant ?

Ilse parvient tant bien que mal à maintenir la façade mise en place depuis le début de l'entrevue, mais l'impatience grandit et elle est presque soulagée de voir le prince enfin accepter son expertise. Mais le soulagement est de courte durée.

« Soit, prenez donc contact avec lui au plus vite. Nous n’avons qu’à aller le voir dès maintenant que cette histoire soit réglée. Cependant...Attendez... Rivepierre ? De qui me parlez-vous donc ? »

Elle se fige, perturbée par la question. Est-il vraiment si stupide ? Ou a-t-elle raté une information ? Il y a vraiment quelque chose qui cloche... Oui, et c'est très désagréable.

« Le capitaine d'Outrevent ne s'appelle pas ainsi et la seule famille outreventoise à porter ce nom a vu son fils périr il y a de ça un moment, son jumeau par contre est une honte pour son duché, car il fait partie de l'Audacia. Vous ne... voudriez pas aller prévenir l'équipage de cette vivenef tout de même ? » À mesure que ses paroles prennent sens dans son esprit, Ilse sent un mélange de colère et de peur s'ajouter à l'incompréhension. Un Rivepierre... sur l'Audacia ? Sur son navire ? C'est impossible, forcément. Le prince de Faërie n'a-t-il pas pour habitude d'abuser un peu des substances cielsombroises ? Peut-être est-il sous l'influence de quelque chose et qu'il a perdu la tête ? Et comment tu expliques ton ventre plat et ton poste de commandante ? J'en sais rien Grim, j'y comprends plus rien.

« Je vous demande pardon. Je ne me sens pas tout à fait moi-même depuis que je me suis réveillée ce matin, je me suis trompée. » Elle lui adresse un sourire qui se veut sincère mais qui ressemble plus à une grimace. Toute cette histoire n'a aucun sens. « Les prévenir ne me serait jamais venu à l'esprit, je vous assure. » ajoute-t-elle, essayant d'être convaincante, mais il s'agit bien sûr d'un mensonge éhonté. Un mensonge... Reprends-toi Ilse, il est diseur de vérité ! Elle se secoue mentalement, prenant une grande inspiration. « Jamais je ne trahirai les miens, Votre Grâce, vous pouvez me faire confiance à ce sujet. » Et cette fois, c'est la pure vérité. Ce qu'il ne sait pas, c'est que les siens, c'est l'Audacia.

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Message Sujet: Re: Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Ven 14 Avr - 11:15

Quelque chose n’allait pas, que ce soit dans l’attitude de la femme qui lui faisait face ou dans les perturbations qui altéraient le flux tranquille de magie qui s’étirait en ruban autour d’eux. Antonin se redresse quelque peu, alerté, par quoi au juste ? Il était bien incapable de mettre le doigt dessus. Paresseux, presque stupide parfois, mais tout de même. Si un capitaine en venait à trahir…S’il le mettait au grand jour… Il aurait certainement la paix pour un moment on ne lui demanderait plus d’aller se battre et son père serait satisfait.
Pourtant, la vérité vibre de ses paroles, du moins celles qui suivent, plus rien ne vient briser l’équilibre invisible des sons pour l’avertir d’une dissonance. Quel étrange sentiment, quelle étrange situation. Ses mains se croisent, ses doigts s’entremêlent et se posent sur ses genoux. La nonchalance était partie et l’attention était de mise.

Que se passait-il ? D’ordinaire cette femme aurait montré plus d’enthousiaste à l’idée de chasser des pirates, lui enlevant presque la moindre possibilité de commandement et d’action. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle il était allé la trouver, elle, et pas le capitaine des chevaucheurs d’Outrevent. Pourquoi cette étrange réticence…Etait-elle dans cette période du mois ou…les femmes étaient…indisposé ? La rendant plus frileuse qu’elle ne l’était ?
Il pince les lèvres en l’écoutant, attentif, sans y déceler un mensonge. Quel frustration étonnante qui étreint le prince assis sur son canapé.

-C’est étonnant, jamais je n’aurais cru vous voir faire une erreur et encore moins l’admettre. Mais soit. Passons.

Il se redresse et se lève, se dirigeant distraitement vers les fenêtres pour profiter du paysage, mais surtout se rapprocher de la mage. Pouvoir scruter ses traits de plus près et entrevoir ce qui pouvait troubler ces lèvres appétissantes.

-Allez-vous m’aider à détruire l’Audacia et son équipage commandant ?

Une simple question dont la réponse ne pouvait être ambiguë, un oui ou un non. Pas de subtilité pouvant porter à confusion, pas de magie capricieuse vibrant perfidement juste assez pour alarmer, pas suffisamment pour poser des certitudes.

-Vous ne nous avez jamais déçus et vous avez déjà attrapé et malmené tant des leurs…j’aurais pourtant pensé que cette mission vous ravirez. D’attraper ceux ayant mis à mal l’honneur de Faërie, d’Outrevent, châtier ces manants indignes qui ont osé souiller le nom de votre duché en s’engageant sur ces bords. Comme ce Lionel de Rivepierre par exemple, puisque votre esprit semble avoir dérapé involontairement sur ce nom.

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Message Sujet: Re: Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Mar 18 Avr - 19:28

Elle aperçoit le changement d'attitude du prince comme un signal d'alerte. S'il se doute de quoi que ce soit, elle ne pourra jamais s'en aller en douce et demander un portail pour Lorgol ; elle se fera arrêter avant, mise aux fers pour trahison, sans même savoir ce qu'elle fait là. Ce n'est pas le moment de se relâcher, elle doit se concentrer, trouver une parade pour se débarrasser de lui au plus vite et éviter ce regard soupçonneux, insidieux, qui se pose sur elle avec perplexité.

« C’est étonnant, jamais je n’aurais cru vous voir faire une erreur et encore moins l’admettre. Mais soit. Passons. » Ah, voilà au moins qui te correspond. Ilse jette un regard de reproche au Familier, mais son attention est très rapidement détournée par la silhouette du prince qui se redresse et s'approche, la dominant de toute sa hauteur. La pirate ne se démonte pas, trouvant dans ce comportement le courage nécessaire pour rassembler toute sa fierté et sa dignité, répondant avec froideur : « On dit que le signe d'un bon commandant est qu'il est capable d'admettre ses erreurs et de les réparer. Sinon, comment pourrait-il attendre la même chose de ses hommes ? » Le ton est cassant et son regard soutient le sien avec hargne. Pense-t-il l'intimider en agissant ainsi ? Ilse a déjà croisé bien pire au cours de sa vie sur l'Audacia et ce n'est pas un petit gringalet couronné qui lui fera peur.

« Allez-vous m’aider à détruire l’Audacia et son équipage commandant ? » Pendant un instant, elle semble incapable de répondre. Elle continue pourtant de le regarder droit dans les yeux, comme si elle n'avait rien à cacher, faisant mine d'être offusquée. « Êtes-vous sérieusement en train de me poser cette question, Altesse ? » demande-t-elle, visiblement outrée, alors qu'elle cherche à gagner du temps afin de pouvoir formuler une réponse qui n'éveillera pas ses soupçons.

« Vous ne nous avez jamais déçus et vous avez déjà attrapé et malmené tant des leurs…j’aurais pourtant pensé que cette mission vous ravirait. D’attraper ceux ayant mis à mal l’honneur de Faërie, d’Outrevent, châtier ces manants indignes qui ont osé souiller le nom de votre duché en s’engageant sur ces bords. Comme ce Lionel de Rivepierre par exemple, puisque votre esprit semble avoir dérapé involontairement sur ce nom. » A-t-elle réellement "attrapé et malmené" les leurs – les siens – comme il le dit ? Ilse semble encore une fois prise au dépourvu et, pour se donner contenance, elle croise les bras, prenant le ton le plus autoritaire de son répertoire. « Votre Grâce, rien ne me ferait plus plaisir que de régler leur compte à Lionel de Rivepierre et à ses hommes. Je vous l'ai dit, je me suis fourvoyée tout à l'heure, c'est tout. » Oui, c'est tout. Botter les fesses de Lionel ? Rien de plus facile. Quant à ses hommes... elle songe bien entendu à ses Chevaucheurs, mais comment le jeune prince pourrait-il le deviner ? Tu t'en sors de justesse. Je sais... Et maintenant ?

Et maintenant... elle doit partir pour Lorgol. « Mon prince, si vous le permettez, j'aimerais me mettre au travail sans tarder. Je vous ferai envoyer un rapport sur mon avancée et sur... le déroulement des opérations. Pour approbation. » Oui, voilà. Elle pourra toujours donner quelques ordres inutiles avant de faire mine d'aller contacter le capitaine d'Outrevent alors qu'en réalité, elle se rendra là où elle doit aller. Ca lui semble très bien ainsi. Ils n'y verront que du feu. Et s'ils ne sont pas à Lorgol ? J'attendrai le temps qu'il faut. Elle doit les retrouver.

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Message Sujet: Re: Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Jeu 20 Avr - 17:50

« Mon prince, si vous le permettez, j'aimerais me mettre au travail sans tarder. Je vous ferai envoyer un rapport sur mon avancée et sur... le déroulement des opérations. Pour approbation. »

Pour approbation. …
….
Pour

Approbation.
….
A p p r o b a t i o n ! ?

Il avait été soulagé qu’elle finisse par accepter, malgré ses nombreuses bévues, malgré ses réactions étranges. La vérité coulait de ses mots, du moins rien qui ne perturbe sa magie. Mais …là…non. C’en était trop.
Depuis quand cette femme à la main de fer demandait une approbation ? Il s’était préparé, Antonin, à devoir lui faire face. A tenir bon, à résister, à parlementer pour ne pas devoir être au front, pour avoir le minimum de travail dans cette affaire. Paperasse, commandement, tactique, chose qu’elle se serait faite une joie mesquine de lui refourguer, critiquant, déblatérant, mettant le doigt sur son inutilité, l’humiliant par la même sans vergogne, dans l’espoir stupide de le voir mériter sa place de prince. Un espoir vain, et il aurait soupçonné qu’elle ressentirait la plus grande des joies malsaines que de le trainer plus bas que terre, s’amusant à lui montrer ses faiblesses de la sorte. Mais rien, ou presque, de tout cela n’était arrivé.
Erreur sur erreur, quiproquo et ainsi de suite.
Quelque chose clochait sérieusement et s’il n’avait pas compté de prime abord creuser plus loin dans ce qu’il avait jugé comme une paranoïa royale, maux de tous les puissants de cette terre. Finalement, peut-être que ses soupçons n’étaient pas totalement irrationnels. Quelqu’un se faisait-il passé pour la mage ? La manipulait-on ? L’empire d’Ibelin tentait –il de contre-attaquer, voulant revenir à une guerre sanglante et sans merci en zappant la puissance de Faërie par les fondations ?

Absurde, surement. Mais pas totalement incohérent.

-Et c’est très sérieusement que je vous demande de répondre à ma question…Commandant. Car la Brumeclaire que je connais n’aurait jamais agit de la sorte. Donc, dites moi, à qui va votre allégeance et qui êtes-vous ?

Peut-être que sa magie ne sera pas assez puissante pour y déceler le traquenard. Sans doute, peut-être, que s’il avait été un peu plus rigoureux, qu’il avait étudié plus, s’il s’était entrainé avec plus d’enthousiasme. Mais est-ce que cela le concernait vraiment ?
Ce sont des affaires du royaume, un royaume qu’il ne voulait pas…à partir de là, est-ce qu’il était vraiment prêt à se lancer dans une telle mascarade ? La réponse ne venait pas, mais il n’aimait guère être berné.
Voilà tout le nœud du problème.

-Si vous êtes blanche comme neige, alors vous ne verrez aucun inconvénient ce que je vous accompagne dans vos préparations, n’est ce pas ? Nous serons certainement plus efficaces à deux.

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Message Sujet: Re: Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Ven 21 Avr - 14:11

Durant un instant, elle pense que c'est dans la poche, que le prince va enfin la lâcher et qu'elle sera libre d'aller où bon lui semble sans que l'on questionne ses choix. Mais c'est sans compter sur sa maladresse et sur son incapacité à jouer un rôle... qu'elle ne connaît pas. Cette commandante, est-elle dévouée à son duché ? Est-elle intransigeante ? Est-elle tolérante ? Est-elle douce ou ferme ? Ilse rame difficilement dans un océan agité et elle n'a aucune idée de la direction qu'elle prend. Mais une chose est certaine, le regard du prince ne lui dit rien qui vaille.

« Et c’est très sérieusement que je vous demande de répondre à ma question…Commandant. Car la Brumeclair que je connais n’aurait jamais agit de la sorte. Donc, dites moi, à qui va votre allégeance et qui êtes-vous ? » « P-pardon ? » Elle élude la question, encore une fois, mais elle ne pourra pas jouer très longtemps à ce petit jeu. Que doit-elle faire pour qu'il croie à ses mensonges ? Et comment lui mentir sans qu'il ne le sache ? Elle pourrait se débarrasser de lui, l'assommer et partir rapidement, mais combien de temps mettraient ses gardes à la rattraper ? Aurait-elle seulement le temps d'aller prendre un portail avant que l'alerte ne soit lancée ? Bon sang, elle est une pirate, pas une vulgaire amatrice !

« Si vous êtes blanche comme neige, alors vous ne verrez aucun inconvénient ce que je vous accompagne dans vos préparations, n’est ce pas ? Nous serons certainement plus efficaces à deux. » « M'accompagner... ? » Très bien, et que va-t-elle faire maintenant ? Elle ne va tout de même pas aller voir le capitaine de vol d'Outrevent alors qu'elle ne sait même pas qui c'est ! Ilse bon sang, secoue-toi ! Tu laisserais un mousse te parler sur ce ton ? C'est le prince de Faërie et je suis censée être sa comm... Alors disons, est-ce que tu laisserais une des petites Jedidiah te parler sur ce ton ? Non. Évidemment que non. C'est une commandante qu'il veut ? Très bien alors, il l'aura.

« Sauf votre respect, votre Grâce, je n'ai aucunement besoin d'un chaperon. » répond-elle finalement, tout d'abord hésitante. Puis son regard se fait plus ferme, elle relève le menton et ses yeux ne quittent plus les siens. « Vous êtes ici dans ma caserne, je ne vous permets pas de vous adresser à moi de cette façon. Mon allégeance a été prouvée maintes et maintes fois et si vraiment vous en doutez, vous pouvez toujours en parler à votre père pour me trouver un remplaçant. Je suis certaine qu'il sera ravi de ce nouveau délai qui ralentira l'attaque que vous voulez tant organiser. » Elle retrouve son ton autoritaire, celui que des années en tant que canonnière et seconde de la Seconde lui ont fait acquérir sans difficulté.

« Est-ce que vous avez encore des questions stupides à me poser, mon Prince, ou puis-je prendre congé ? J'ai beaucoup de travail qui m'attend. » Et retrouver l'Audacia ne sera pas le plus difficile. Elle redoute déjà ce qu'elle trouvera à bord, l'accueil qu'ils lui serviront, les réponses qu'elle y trouvera. Et s'ils l'avaient oubliée, eux aussi... ?

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Message Sujet: Re: Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Mar 25 Avr - 2:22


Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
#13 ♦ Antonin & Ilse

Le Destin intervient

Des dragonnets trop tranquilles ? J'arrive. :superman:




Comment se tirer de ce guêpier ? Qu’il est délicat, pour la menteuse mal à l’aise, de ne pas éveiller les soupçons du prince diseur de vérité ! Et voilà qu’il la trouve de plus en plus suspecte, cette femme aux états de service pourtant honorables, et qu’il décide de tirer le vrai du faux… Coincée, Ilse réfléchit frénétiquement, mais rien ne lui vient… Qui aurait pu penser que le salut viendrait du large ?

En effet, par la large fenêtre restée ouverte, un faucon s’engouffre soudain – Ilse n’a aucune idée de qui il est question, mais Antonin le reconnait, ce volatile aux plumes fauves – c’est le Familier de la vigie de l’Audacia, qui saisit Grim entre ses serres acérées, bloquant fermement ses pinces, et repart derechef par où il est venu, sans que la mage sidérée ne réagisse au kidnapping de son âme sœur par un équipage qui la considère comme une ennemie.

Et le voilà, croisant au large, l’Audacia insolent, nonobstant le branle-bas de combat des sentinelles en poste dans les tours de guet – et qui salue les murailles de la forteresse d’une bordée enthousiaste et provocante. Quelle aubaine, de tenir enfin de la Familier de l’agaçante commandante des mages de bataille d’Outrevent !

Qu’attends-tu, Ilse ?
En avant, sauve Grim !
Antonin consentira peut-être à t’aider, devant cette preuve flagrante de ta non-collusion avec l’ennemi.



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Message Sujet: Re: Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Mer 26 Avr - 17:47

Elle a un peu retrouvé de son assurance, Ilse, lorsque le jeune prince s'est mis à insister. L'autorité de la canonnière refait surface et son regard est plus dur, prêt à en découdre. Elle n'a pas de temps à perdre dans une argumentation inutile avec un gamin trop prétentieux ! Elle a perdu ses repères, elle a perdu l'Audacia, son Familier est une vulgaire carapace sur pattes – Hey ! – la laine de ses vêtements la gratte affreusement et voià qu'elle se retrouve à devoir endosser un foutu rôle qui n'est pas le sien, tout ça en faisant attention à ne pas dire de bêtise ! Alors si ce prince continue à l'emmerder, elle va finir par lui casser le nez et par se tirer vite fait sans demander son reste, ça commence à bien faire. Cette réalité – qu'il s'agisse d'un rêve, d'une illusion ou d'autre chose – est complètement absurde et elle doit faire quelque chose pour se sortir de là.

C'est à peine s'il réagit d'ailleurs, devant ce regain de supériorité, mais Ilse a les nerfs à fleur de peau désormais et elle ne réalise pas immédiatement qu'un danger rôde au large. La fenêtre grande ouverte est soudain voilée par une ombre et, durant un instant ridicule, elle s'imagine que Grim a retrouvé ses ailes. Grossière erreur.

Ilse ! « Grim ! » Complètement choquée, elle se fige sur place en voyant son Familier se faire emporter entre les serres acérées d'un faucon. Le rapace s'élève haut dans le ciel et s'éloigne vers les côtes où un grondement résonne dans le vent.

Ses canons.

Sans crier gare, elle se précipite sur la porte et quitte la caserne au pas de course, tant bien que mal, malgré sa stupide robe inutilement encombrante. Son regard se lève vers l'horizon, où la silhouette ailée détient encore le crabe dont les pinces se referment dans le vide, sans succès. La peur et la colère la poussent en avant, elle bouscule plusieurs personnes dans la rue sans même s'en rendre compte et elle court à en perdre haleine jusqu'à parvenir aux murailles qui bordent les falaises et qui sont assaillies par des boulets puissants aux effets dévastateurs. À bout de souffle, elle s'appuie contre un rebord et elle aperçoit l'Audacia, magnifique, insolent. Et elle en rirait de bonheur si elle n'était pas terrifiée par ce qui l'attend. S'ils avaient oublié, eux aussi... ?

C'est à peine si elle parvient à distinguer les silhouettes sur le pont, ou les paroles des gardes autour d'elle, à travers le grondement des canons. Puis le faucon se pose sur la vivenef. Grim, sors de là ! J'peux pas, ils m'ont mis dans une foutue cage. La rage gronde elle aussi, éveille un brasier qui ne cherche qu'à éclater. Et à la fois, un espoir de trouver des réponses à ses questions. Est-ce que les autres sont là ? Freyja ? Philippe ? Eric... ? Qu'il leur dise qui elle est, qu'il eur explique.

Une main sur son épaule la fait soudain sursauter. « Ma dame, vous ne devriez pas rester là, ils s'en prennent aux murailles, c'est dang- » « Est-ce que j'ai l'air d'en avoir que'que chose à faire ? Touchez-moi encore et j'vous arrache le bras pour l'faire bouffer aux requins, c'est clair ? » Une nouvelle explosion retentit, plus près, beaucoup plus près. Le garde s'éloigne pour prêter main forte aux autres et Ilse fulmine. Il avait raison. Quoi ? Lionel est là. Et il gère... les canons Interdite, elle se tourne à nouveau vers la mer, observant la vivenef qui s'éloigne inexorablement. C'est une blague, forcément... Il croit que j'me moque de lui et il me rit au nez. J'crois pas qu'les gens sachent qui tu es vraiment ici... Ils ne savent pas... qui elle est. Ils ont oublié aussi, par la faute d'elle ne sait quelle sombre magie. Son coeur se serre et son ventre se tort dans un mélange d'impuissance et de rage. Quel que soit celui qui lui a tout pris, il payera.

Ilse, je fais quoi ? Tiens-toi tranquille, je vais venir te chercher. Tiens-moi informée de leur cap. Une détermination froide et farouche brille dans ses yeux quand elle s'éloigne des murailles pour retourner à la caserne. Elle ne veut plus jouer, c'est terminé. Elle en a même oublié ce foutu prince, oublié qu'elle l'a laissé dans le petit salon. Est-ce qu'il y est resté ? Elle n'en a décidément plus rien à faire. Ses pas la mènent au coeur de la caserne où certains de ses hommes la regardent passer avec inquiétude, sans oser dire un mot, puis jusqu'à sa chambre dans laquelle elle entre en trombe, faisant sortir la porte de ses gonds dans une explosion ténue, pour y récupérer assez d'affaires avant d'aller prendre ce satané portail pour Lorgol. Ils finiront bien par y retourner tôt ou tard et elle les y attendra de pied ferme.



Spoiler:
 

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Message Sujet: Re: Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Sam 29 Avr - 9:40

Une tornade semble s’abattre dans la pièce, la colère de la mage qui souffle, l’oiseau qui les interrompe pour kidnapper le Familier. Antonin regarde tout ça se dérouler sous ses yeux avec flegme, il n’a pas le reflexe de tenter de sauver le petit crabe, c’est mollement qu’il se penche aussi à la fenêtre pour le voir disparaitre dans le lointain, alors que la femme, devenue furie, s’élance à sa poursuite.

Il était bien trop tard pour les poursuivre à pied, c’était une perte de temps. Simplet n’était pas apprêté pour la chevauche, sans compter que se lancer à la poursuite d’une vivenef, seul, de la sorte, était très risqué. Il est mitigé le prince, alors qu’il regarde successivement le lointain d’où la silhouette du navire est encore visible et l’intérieur de la pièce d’où des plumes volètent encore.

Il n’irait pas se lancer à l’attaque du bateau pirate, c’était trop dangereux, surtout s’il était seul, mais malgré l’envergure de l’attaque portée à la personne de Brumeclaire, la question de son allégeance n’avait toujours pas été éclaircie et toutes les colères du monde, les voix ronflantes et les éclairs lancés aux travers de prunelles somptueuses n’y feraient rien. Il était suspicieux et même s’il la couardise lui soufflait de laisser filer, c’était tout de même de la sécurité de sa famille et de lui-même dont il était question. Il aurait bien le temps de laisser d’autre se charger d’appréhender les traitres s’il y en avait réellement.

C’est pourquoi il fit mander un serviteur dont il connaissait les talents. Discret et efficace, rapide, digne de confiance, il avait déjà eu recours à cette personne pour suivre les déplacements de sa sœur ou encore de sa chère Cassiopée. Voyeur ? Pas le moins du monde, pas plus qu’un autre du moins, simplement prudent, la peur amenait parfois à un comportement paranoïaque.
Il lui demanda de suivre la mage, de le tenir informer.
Et c’est comme ça que plus tard dans la journée, une fois de retour dans ses quartiers, il fut informé du départ de la femme pour Lorgol. Il en avertit son père et décida de suivre le mouvement avant que ce dernier ne l’en empêche. Ainsi, Brumeclair serait l’alibi qui le laisserait en paix, il irait à Lorgol pour organiser la réplique envers ces satanés pirates avec elle. Là-bas, il déléguerait pour qu’on la surveille et de près, de toute façon, elle ne pourrait pas laisser son Familier à leur merci de la sorte. Il sera bien temps d’agir lorsqu’elle se mettra en mouvement. Il avait toujours su bien s’entourer et choisir ses pairs pour qu’ils s’occupent de ses basses besognes à sa place, il ne doutait pas réussir à avoir un peu de tranquillité tout en profitant des charmes de Cassiopée.

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Message Sujet: Re: Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Sam 6 Mai - 1:57


Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
#13 ♦ Antonin & Ilse

Le Destin intervient

Enlèvement et séquestration ? J'arrive. :superman:




Elle s’est enfuie à Lorgol, la mage déboussolée, espérant voir arriver l’Audacia et pouvoir récupérer son Familier. Pauvre Grim emprisonné, dans une cage de fer sur le pont ! Ils n’ont pas l’air décidés à lui faire du mal, ces pirates pouilleux, mais le cœur de l’Outreventoise s’inquiète tout de même fortement pour son petit compagnon. Elle erre quelques jours dans Lorgol, esquivant les malandrins et les aigrefins ; mais au matin du quatrième jour, tandis qu’elle arpente le quai des pirates, la voilà enlevée. C’est une demande de rançon en bonne et due forme que la Cour des Miracles adresse à l’ambassade outreventoise de Lorgol : la vie de la mage de bataille, en échange d’une quantité de fleurons respectable.

C’est Antonin qui reçoit la demande : un Antonin stupéfait, qui découvre avec ahurissement le parchemin menaçant qu’il tient dans ses mains. Un Antonin perdu, qui vient de retrouver sa mémoire de jadis, et qui ne comprend pas ce qui lui arrive, ni qui est ce dragon étranger dans un recoin de son esprit…


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Message Sujet: Re: Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Dim 7 Mai - 16:08

Il y a un problème.
Un très, sérieux, et monstrueux problème.
C’est ce qui tournait dans la tête du petit prince depuis qu’il avait ouvert les yeux ce matin. Depuis qu’une comptine enfantine était doucement chantée dans sa tête pour l’apaiser par un dragon qu’il ne connaissait pas.
Ou était Agonie ?
Première question, aucune réponse, le chanteur refusant de lui répondre autrement qu’à travers des mélodies qui ne faisaient qu’augmenter son trouble. Pourtant, et depuis les quelques évènements fâcheux qui s’étaient passés, il n’avait pas retouché aux petits plaisirs cielsombrois. La sensation de manque avait été terrible à gérer, mais il avait résisté, alors pourquoi n’en éprouvait-il pas le besoin insidieux ?
Agonie, pourquoi ne répondait-elle pas ?

Puis, ensuite, il y avait cet appartement, Ville Haute, il avait tout de suite reconnu les tours de la cité, celles délabrées dans le lointain de sa jumelle Basse. Il n’avait jamais mis les pieds dans un tel endroit, somptueux, bien décoré, aux armoiries de la famille royale. Jamais son père ne l’aurait renvoyé à Lorgol,
Pas seul, pas si tôt.
Il avait eu l’impression de devenir fou.
Le coup de grâce fut donné lorsque, pris d’un vertige, il avait ressenti le besoin de s’accrocher au bureau pour ne pas tomber. Que sa main avait atterri sur une missive. L’incompréhension avait été immense lorsque les lignes, lui étant apparemment adressées, dépeignait un tableau dont il était incapable d’y mettre la moindre concordance.

Il avait fini par passer une bonne heure assis dans un fauteuil, les mains sur les tempes, inspirant pour ne pas céder à la panique qui galopait dans ses veines telle une furie glaçante, le crane rempli de comptines doucereuses.

« Très bien… Cesse de chanter, qui es-tu ? »
« Et toi ? Je suis Simplet, mais tu me connais, pourquoi être si inquiet ? J’ai pourtant chanté pour toi toute la matinée ! Tu ne penses pas que la moindre des choses aurait été de m’accompagner pour me remercier ? »


La voix est guillerette, tranquille, gentille, loin du tranchant dangereux de son intransigeante compagne.

« Je..Oui…Très bien, désolé. Merci pour les chansons... Dis-moi, connais-tu Agonie, Reine du vol de Jade ? Pourrais-tu me conduire à elle ? Je dois lui parler, rapidement. »

Avant que la Cour ne fasse du mal à cette femme, depuis quand des voleurs misérables, un ramassis de mendiant moyennant des informations contre fleuron, enlevaient-ils des gens? Quelle était cette blague ? Une magie d’illusion ?
Non, aucune n’était capable d’imiter la présence d’un dragon. Quand bien même, qui aurait pourrait perdre autant de temps à une farce si grotesque ?
Il ne fallait pas effaroucher…Simplet, il devait voir Agonie, elle saurait quoi faire. Elle savait toujours.

« Oui je la connais, mais tu ne pourras pas lui parler. »
« Pourquoi ça ? »
« La reine Agonie est morte depuis des décennies. Tué par les siens pour ne vouloir se soumettre aux règles humaines, pour mettre son vol en péril par orgueil et défiance envers l’Ordre. »


Morte ? Il tombe dans un abysse écœurant, réprimant un haut le cœur. Quel était ce cauchemar ? ce mensonge !? Il voulait le hurler haut et fort, mais un mage de vérité savait reconnaitre les paroles d’un enfant dénudé de malice. Elle l’était, Agonie, morte, de cela la certitude pulsait dans ses veines.

« Simplet, qui suis-je ? »
« Antonin de Faërie,  Prince, apprenti Chevaucheur, le mien ! Pourquoi tu demandes ? Tu es malade ? »
« Peut-être que je le suis oui … »


Ses mains tremblent, alors que ses yeux parcourent de nouveau les lignes du parchemin. Personne n’irait se donner autant de mal pour monter une illusion si puissante dans le seul but de l’attirer dans un traquenard, l’énergie aurait été considérable et venir le chercher au sein du palais aurait été bien plus aisé que de déployer une telle magie.
Tout était donc réel. Réellement impossible,
Agonie morte ?
Depuis des années ?
Non…ça ne collait pas. Et pourquoi avait-il une demande de rançons concernant une mage de bataille qui n’avait rien d’un mage ? Cette femme n’avait-elle pas abandonné nom et fierté depuis longtemps ? Il respire fortement, il ne pouvait rester là à se morfondre, il n’avait même pas de quoi se défoncer pour feindre d’oublier ses obligations.

Il irait donc,  il devait en avoir le cœur net. Il ne pouvait décemment laisser une femme aux prises de manants ainsi. fuyarde ou mage de bataille ? Quelle était la véritable réponse ? Peut-être que d’aller à leur rencontre éclaircirait sa lanterne.
Au moins était-il toujours Chevaucheur, cela lui serait salutaire dans l’entrevu qui allait suivre, ce dragon serait sa garantie. Si ces malandrins tentaient quoique ce fût, il pourrait envoyer cet étrange reptile prévenir son père ou qui que ce soit. La Cour avait toujours eu à cœur d’être discrète, ils n’avaient pas d’intérêt à être trop exposés…du moins de ce qu’il savait. Du moins avant qu’il ne devienne …fou ?

Il s’habille en conséquent, s’arme de façon discrète. Déploie sa magie de vérité comme d’un manteau protecteur et s’en va plonger dans les rues de la Ville Basse. Après avoir envoyé un serviteur le devancer pour donner une missive aux agents de liaison connus de cette lie insupportable. Il avait des questions, il était prince, il avait des exigences et le temps de savoir si la folie avait finit par emporter son esprit, il se draperait du masque qu’il avait appris à construire avec Agonie, entendant bien qu’on réponde à ses exigences.
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Message Sujet: Re: Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Ven 12 Mai - 21:36

Enlevée. Enfermée. Capturée comme une novice et gardée dans l'une des tours de la Ville Basse. Elle a eu beau vociférer, elle a eu beau se débattre, sa magie s'est bientôt révélée impuissante face à celle des personnes qui se sont emparées d'elle, la dépouillant de tous ses effets personnels.

C'est la première chose qu'elle a fait en arrivant à Lorgol ; elle a utilisé la bourse bien garnie la commandante qu'elle est censée être pour se fournir en vêtements adéquats – mettant le feu à cet amas de laine qui lui servait de robe – et en armes, afin d'être prête pour le retour de l'Audacia. Sa surprise a été grande, à la sortie du portail, en apercevant ce qu'est devenue la cité des peuples libres. Un véritable coupe-gorge, une ville où l'atmosphère est pesante et où le moindre inconnu semble vous vouloir du mal. Elle a évité quelques être aux intentions douteuses, parcourant les ruelles qu'elle connaît si bien sans pour autant les reconnaître, s'aidant de l'Été et de son sabre pour tenir en respect celui oserait tenter sa chance. Et ça a bien fonctionné, les premiers temps. Elle n'avait plus qu'à patienter, qu'à surveiller le port de la Ville Basse jusqu'au retour de l'Audacia. À intervalles régulières, Grim l'informait de l'avancée de la vivenef et parfois, elle s'est sentie secouée lorsqu'un jeune mousse entreprenant s'est découvert l'envie de toucher le crabe – qui s'est bien défendu en pinçant fermement le doigt de l'inconscient. Bien heureusement, la capture du Familier semble relever bien plus de l'insolence que de la malveillance pure et simple. Elle n'en a pourtant pas cru ses oreilles lorsqu'il lui a décrit la vie à bord, ainsi que son équipage.

Préférant laisser tout cela de côté, cherchant à se convaincre que ce n'est pas réellement l'Audacia mais une version viciée, elle a tourné en rond jusqu'à se faire cerner par plusieurs individus qui l'ont surpassée en nombre et en puissance. La magie du Sang faisant son oeuvre, elle s'est retrouvée coupée de sa magie – non sans parvenir à repousser certains d'entre eux avant – puis a été entraînée loin de son point d'observation.

Et désormais, elle rumine, la pirate. Attachée à une chaise, les mains nouées derrière le dos, elle entretient une sombre rancoeur face à ces voleurs de bas étage qui ne semblent entendre aucune de ses remarques. Depuis quand la Cour des Miracles s'abaisse-t-elle à enlever des gens ? Le Fils des Ombres est-il au courant ou agissent-ils pour leur propre profit ? Et elle tente même de les amadouer un instant, leur faisant miroiter la fortune de la baronne qu'elle est censée être, mais ils sont visiblement intéressés par plus que cela. Leurs réponses restent à la fois évasives et moqueuses, alors Ilse se referme et ne prononce plus un mot, se contentant d'écouter et d'observer, attendant le bon moment pour se sortir de là.

Elle n'aurait cependant jamais deviné qui venait à elle. Alors que son esprit est occupé à converser avec Grim sur la meilleure manière d'échapper à leur pénible situation, l'un des hommes dénoue l'un des cordes qui la retient à la chaise et la prend rudement par le bras pour qu'elle se relève. Les mains toujours nouées derrière le dos, elle ne peut que se contorsionner vaguement sans grand résultat ; ses compagnons sont présents dans la tour, ils l'arrêteraient aussitôt. « Tiens-toi tranquille. Ce s'ra vite terminé. » déclare-t-il du ton de celui qui n'en est pas à son premier essai. Ilse grommelle et le suit d'un pas docile, malgré le regard noir qu'elle lui adresse. Il lui fait descendre plusieurs marches pour parvenir jusqu'à une salle d'apparence plus confortable, mais tout aussi austère que celle où elle était détenue. Là, il la fait s'asseoir sur un fauteuil et plusieurs minutes passent avant que quelqu'un ne soit amené à eux.

La surprise est évidente sur les traits de la pirate et elle éprouve un élan d'appréhension et de lassitude. Pourquoi a-t-il fallu que ce soit lui ? « Vôtre Grâce. » le salue-t-il poliment tandis qu'une de ses camarades referme la porte derrière lui. Il n'est tout de même pas assez stupide pour être venu seul, n'est-ce pas ? Et s'il perçoit qu'elle n'est pas réellement celle que tous croient qu'elle est ? Et s'il refuse de payer et que les voleurs se mettent en colère ? Respire, prends les choses comme elles viennent. Ilse s'efforce de garder son calme et demeure silencieuse. « Avez-vous la somme convenue ? » La voix perce le silence, voilée de menace.


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Message Sujet: Re: Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Mer 17 Mai - 10:09

Les pas claques durement contre les pavés de la Ville basse. Antonin aurait espéré que l’air l’aiderait à y voir plus clair, que le monde réussirait à l’empêcher de perdre pied dans ce délire dans lequel il s’était enfoncé. Mais rien n’y faisait. Il avait quelque certitude, il n’était pas défoncé, peut importe à quel point il était confus, son esprit restait alerte, il n’y avait nulle brume, nulle nonchalance pour l’emporter loin des vérités déclamées par le dragon juvénile qui partageait son esprit.

Son monde, celui qu’il connaissait était loin de celui qui s’offrait à ses yeux. Magie et savoir, le prince était incapable de décrire ce qu’il voyait. Il ressentait des flux magiques, voyait des prouesses, des machines tout autour de lui, mais il n’en reconnaissait pas la moitié. Des mages du sang baladaient librement, certain même portant les parures de l’Académie. Magies oubliées, savoirs déchirés… et si rien de tout cela n’avait eu lieu ? Et si c’était le monde tel qu’il avait été, ou qui aurait dû être si aucun tabou n’avait été instauré ? Pourtant, l’atmosphère était pesante, lourde. La suspicion et la misère marquaient les traits de tout un chacun avec bien plus de cruauté que dans ses souvenirs. Lorgol avait toujours été une ville à double facette, la Ville Basse empreinte d’une rumeur particulière, mais jamais il n’avait été autant choqué de l’état lamentable de ses habitations, des corps presque sans vie qui jonchaient le sol à la recherche d’une miette pour survivre.

Il ne s’était pas arrêté pour comprendre, certain que la solution se trouvait à son rendez vous. Pressée par l’impression d’être responsable d’une vie dont il ne savait rien. Devait-il connaitre cette femme ? Il avait pourtant une bonne mémoire et jamais il ne l’avait encore rencontré, peu importe à quel point Simplet lui soutenait le contraire. Lui, la voix enfantine, le diseur de vérité que le mage ne pouvait contredire tant ses mots étaient d’une justesse douloureuse.
Lui, le faux, celui-qui-n’était-pas-Agonie.
Jamais il n’aurait cru la perdre, pas ainsi et le sang battait atrocement à ses tempes. Tout ça lui donnait mal à la tête.

- L’argent attendra messieurs. Les bonnes mœurs voudraient que vous me présentiez la Dame Brumeclaire pour que je puisse juger de sa bonne condition.

Il bombe le torse, faisant transparaitre une assurance qu’il était loin d’avoir. Ces hommes faisaient peur à voir. Antonin savait se défendre, mais comment ne pas se sentir tout petit devant ces mines patibulaires dont les yeux brillaient méchamment ? Pourtant il agit comme Agonie aurait voulu qu’il fasse, parce qu’il ne pouvait tout simplement pas abandonner son souvenir, il ne pouvait pas l’abandonnait. Oui il refusait sa mort. Il refusait la vérité car elle ne pouvait tout simplement pas avoir eu lieu.
Il attend donc qu’on accède à sa demande sons sourciller, ayant l’impression que son cœur allait s’enfuir de sa poitrine tant il battait fort.

-Ma dame, pouvez vous me dire si vous allez bien ? Ils ne vous ont pas blessé ? Êtes-vous pleinement en possession de vos moyens ?

Si elle était ce qu’ils prétendaient qu’elle soit dans la lettre, une mage de bataille, alors ce traquenard finirait d’une bien mauvaise façon pour ces brigands.

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Message Sujet: Re: Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Sam 20 Mai - 16:31

Le prince de Faërie. Il a fallu que ce soit le prince de Faërie. Encore. Pourquoi faut-il qu'il croise ainsi sa route depuis qu'elle a repris ses esprits ? Elle sent la vague d'apaisement de Grim qui continue de la rassurer alors qu'ils sont tous les deux pris au piège comme des rats. Comment ont-ils fait pour se retrouver dans une telle situation ? Quelle est cette vie dont elle n'a aucune souvenir et où tous la prennent pour une autre ? Ilse a passé des jours à retourner toutes ces questions dans son esprit sans savoir qu'en penser, espérant contre toute attente parvenir à trouver une solution lorsqu'elle aurait récupéré son Familier et rencontré le nouvel équipage de l'Audacia. Rencontre musclée, elle n'en doute pas, au vu du comportement des pirates à son égard, mais elle a besoin d'en avoir le coeur net ; si elle n'a pas l'Audacia, elle n'a plus rien, de toute manière. Eric ne s'y trouve même pas, Grim ne l'a pas aperçu une seule fois sur le pont et l'appréhension grandit peu à peu dans le coeur de la canonnière. Où peut-il bien être ? Se souvient-il d'elle ? D'eux ? De leur enfant qui n'est plus... ? Son coeur se serre, comme sa mâchoire, contractée par la peine, la colère, la frustration. Elle veut sortir de là, elle veut des réponses, elle veut sa famille.

Sur son siège, elle remue à peine, cherchant à défaire l'emprise de la corde qui retient ses mains derrière son dos mais les voleurs ne sont pas des novices et il lui est impossible de s'en échapper. Elle s'attend au pire, le regard obstinément fixé droit devant elle pour ne rien laisser paraître, alors que les négociations commencent. Mais c'est la surprise qui lui fait relever les yeux, lorsque le prince prend la parole.

« L’argent attendra messieurs. Les bonnes mœurs voudraient que vous me présentiez la Dame de Brumeclair pour que je puisse juger de sa bonne condition. » Sourcils froncés, elle observe les visage du jeune homme qu'elle a rencontré quelques jours plus tôt, comme si quelque chose ne collait pas. L'autorité qui émane de ses paroles n'a rien de la condescendance qu'il affichait et sa posture paraît différente de la nonchalance insupportable dont il faisait preuve. Est-ce réellement la même personne qu'elle a sous les yeux ?

« Ma dame, pouvez vous me dire si vous allez bien ? Ils ne vous ont pas blessé ? Êtes-vous pleinement en possession de vos moyens ? » Elle hésite un instant, lève les yeux vers ses ravisseurs, puis les tourne à nouveau vers le prince. « Aussi bien que possible, en la circonstance. » Laconique, elle garde une voix calme, mais les pensées tourbillonnent à la recherche d'une solution. Il doit bien voir qu'elle a été quelque peu meurtrie, la pommette encore rouge du coup qu'elle a reçu pour être maîtrisée ; c'est qu'elle ne leur a pas rendu la tâche facile. Et il doit bien se douter qu'elle ne peut utiliser sa magie, sinon elle l'aurait déjà fait depuis longtemps. Malgré tout, une certaine peur l'envahit face à cette situation qu'elle ne contrôle pas. L'envie de remettre à leur place ses ravisseurs est tentante pourtant, très tentante. Ilse, non. Si.

« Depuis quand la couronne impériale cède-t-elle aux demandes de voleurs incompétents sans une once d'honneur ? » demande-t-elle au prince, ignorant superbement ceux qui la retiennent, comme s'ils n'étaient pas dignes de son attention.
« Nous parlerons d'honneur lorsque le temps nous le permettra, il s'agit d'une notion pour le moins...subjective. Quant à vous messieurs, pourriez vous relâcher la Dame ? N'est-ce pas là les termes de notre accord ? »
« Les termes étaient que vous ameniez les fleurons et ensuite nous la relâchons. »
« Une partie est à ma bourse et vous ne l'obtiendrez qu'une fois ses liens défaits. J'ai du mal à être conciliant lorsqu'on s'amuse à malmener une femme. Le reste vous sera remis lorsque nous aurons quitté cet endroit. »

Ilse relève les yeux vers les voleurs qui semblent hésiter face à cet excès de prudence. Ils n'en sont pourtant visiblement pas à leur premier coup et aucune surprise ne vient déformer leurs traits face à la proposition du prince. La canonnière se demande un instant s'il a prévu un plan de secours au cas où sa ruse ne marcherait pas, et la réponse vient rapidement.

« Décidez-vous rapidement. Je tiens à vous rappeler que mon dragon Simplet n'est pas connu pour sa...finesse. Je vous laisse imaginer sa réaction lorsqu'il ne me verra pas revenir, lui qui survole la Ville Basse et qui a la flamme facile. » Elle doit retenir le rictus qui cherche à se former sur ses lèvres, légèrement rassurée mais encore sur ses gardes. Le doute la prend soudain ; son dragon n'est-il pas une dragonne ? Une reine ? Elle chasse bien vite le questionnement ; cette réalité n'a pas de sens.

« Détache-la. » grogne le voleur à un de ses comparses. Celui-ci s'approche, la force à se relever sans la moindre délicatesse, puis coupe la corde qui retenait ses poignets qu'elle frotte sur les marques rougies. Sans se faire prier, elle s'éloigne d'eux et rejoint Antonin en quelques pas.

« Donnez-moi ça, je veux en avoir le coeur net. » déclare celui qui semble être à la tête du petit groupe en tendant la main vers le prince qui lui lance la bourse. Le tintement des pièces est parfaitement audible et quand il ouvre le petit sac de cuir, il paraît satisfait. Vaut-elle réellement tant de fleurons dans cette vie-là ? C'est ridicule. Les secondes s'égrènent, insoutenables. Patience. Ilse prend sur elle et lève à peine les yeux vers celui qui risque bien de lui sauver la mise cette fois-ci. Et finalement, la décision est prise. Les voleurs s'écartent de la porte et les laissent partir.

« Et mes affaires ? » demande-t-elle, sachant très bien la réponse avant même de l'avoir posée. Le rire du voleur éclate et retentit férocement. « Ne pousse pas ta chance. » répond-il alors froidement. Son regard vrille le sien mais Ilse ne le détourne pas, une lueur de défi brillant dans ses prunelles. Elle le fixe un instant, comme pour mémoriser ses traits, se promettant de lui faire payer la prochaine fois qu'il croisera sa route. Puis sans demander son reste, elle suit le prince jusqu'au pied de la tour, sans un mot. Elle reste silencieuse plusieurs minutes même, le temps de s'éloigner de ces brigands, puis finit par s'arrêter net en pleine rue.

« Vous avez pris un risque stupide en allant délivrer une simple mage de bataille, vu votre rang, Altesse. » déclare-t-elle un peu abruptement. Puis, esquissant un mince sourire, elle ajoute : « Merci. »


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Message Sujet: Re: Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Mar 23 Mai - 21:13

Il y était allé au bluff le petit prince, le visage crispé en une apparence de suffisance, presque d'arrogance. Mais les truands n'avaient pas remarqué que ce n'était que parce que ses muscles refusaient de lui répondre correctement à cause de l’angoisse, lui donnant alors un air peu amène. Il s'était paré des atours de la dame de jade, de la reine qui avait volé à lui il y avait trois ans de cela. D'une dragonne qu'on avait arrachée bien trop subitement à son existence.
Morte sans l'être. Il le savait, ne pouvait cependant pas s'y résoudre. C'était pour cela qu'il s'était montré docile, le gamin se faisant passer pour un prince, pour un roi. C'était un usurpateur, il le savait, son cœur qui battait lui donnait l'impression qu'il allait exploser à chaque seconde qui passait et rien que cela prouvait sa fausseté. La voix mécanique qui sortait, d'une octave plus grave que d'ordinaire, jouant sur les nerfs des hommes qui lui faisaient face ne tressautait-elle pas un peu en réalité ?

Il ne savait comment, il avait réussi à donner le change, à faire paraître cette illusion de lui, de ce qu'il n'était pas. Pourtant, il n'avait pu se résoudre de laisser cette femme, inconnue, aux mains de ces malfrats. Payer était encore le plus simple, ainsi, peut-être qu'elle pourrait répondre à ces question.
Il ne doutait pas de la parole de Simplet, il était cependant compliqué d'avoir une conversation sérieuse avec lui plus de deux minutes. Sans compter que, quel genre de Prince pouvait-il prétendre être à laisser ses confrères dans une mauvaise passe en faisant semblant de rien ? Ca aurait été stupide de prétendre le bien de son peuple, de Faërie et des mages bannis quand il se trouvait incapable de venir en aide à une seule et même personne. Les fleurons ne comptaient pas, s'il s'était agit de son monde, qu'Agonie était avec lui, sans nul doute aurait-il trouvé une autre façon de la secourir, évitant de ruiner un peu plus la couronne qui avait besoin de fond pour la guerre.
Mais voilà, rien n'était pareil et il était trop perturbé pour trouver une autre échappatoire. Il avait donc payé, prenant ses précautions, jouant un joker incertain de ce qu'il avait perçu de cet étrange camarade d'écaille.

Lui aussi était un imposteur, mais comment en vouloir au dragon qui avait choisit de se draper dans une naïveté enfantine ? Antonin ne pouvait pas le blâmer d'une Histoire qui avait déraillé.

Et cette femme qui était-elle ? Il ne l'avait foutrement jamais vu. Les mots sortent, il sent son pouls battre à ses tempes, dans sa poitrine, et cognait fort, fort dans sa tête dans un tambourinement assourdissant. Mais rien ne se passe, lui qui s'attend à tout instant qu'on le démasque, qu'on voit la peur aux travers de son jeu, que le charme n'opère plus et que l'illusion s’effondre.

C'est donc un soulagement indicible pour Antonin que de sortir de ce traquenard.


« Vous avez pris un risque stupide en allant délivrer une simple mage de bataille, vu votre rang, Altesse. »

Une simple mage, Antonin s’autorise un sourire, alors qu’il suit les rues, large et emprunté, le ramenant vers la Ville Haute.

- Ce que vous n’êtes, bien évidemment pas, et vous le savez. Sinon pourquoi ce mensonge irait tirailler les cordes sensibles d’un mage de vérité ?

Peut-être ira-t-elle se confier. Etait-ce de la fausse modestie ou …autre chose ? Difficile de savoir tant lui-même était perdu.

-Voulez-vous que je vous accompagne quelque part ? Je dois aller à l’Académie me concernant pour…y faire quelque recherche. Quelle est votre destination ma Dame ?

Là-bas, surement, il trouverait les réponses à ses questions. Magie d’illusions, mauvais sort ou encore autre chose. Il trouverait la réponse à ses questions et inverserait les caprices du Destin pour retrouver Agonie et un semblant de normalité.

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Message Sujet: Re: Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Jeu 25 Mai - 1:05

Elle n'arrive pas à croire que ça ait marché. C'est totalement insensé et pourtant... La méfiance reste forte malgré tout et elle ne peut s'empêcher de jeter un regard derrière son épaule, de temps en temps, pour être certaine qu'ils ne les ont pas suivis. Étaient-ils véritablement de simples brigands cupides ? La Cour des Miracle est-elle tombée aussi bas ? Toutes ces questions, qui tournent en boucle depuis plusieurs jours dans son esprit, finissent par lui donner mal au crâne et n'améliore pas vraiment sa capacité de réflexion. Elle est fatiguée, irritée, les nerfs à fleur de peau. Tout ce qu'elle veut, c'est retrouver les siens, retrouver Grim, retrouver sa vie d'avant. On est plus très loin de Lorgol, si j'en crois ce qui se dit sur le pont. Ilse pince les lèvres mais ne répond pas à son Familier. L'Audacia arrivera bientôt mais elle ne peut pas se permettre de reprendre le risque de l'attendre bêtement au port ; elle doit trouver de l'aide, des moyens, n'importe quoi. Le prince ? Je lui dois déjà ma liberté, une dette suffit amplement. Et ce camp alors ? Celui que le marchand a mentionné ? Oui, ça peut être une solution de secours. Elle n'a aucune idée de ce qu'elle y trouvera, mais sans fleurons et sans armes, elle n'ira pas loin de toute manière.

À ses côtés, le prince semble prendre sa remarque avec sérénité, presque amusement. « Ce que vous n’êtes, bien évidemment pas, et vous le savez. Sinon pourquoi ce mensonge irait tirailler les cordes sensibles d’un mage de vérité ? » Le ton de sa voix n'a plus rien avoir avec celui qu'il avait lors de leur entretien, quelques jours plus tôt. Étrange, très étrange. Tu crois qu'il n'était pas lui-même ? Elle ne répond pas, intriguée, s'autorise même un sourire pour répondre à celui de l'Outreventois, sans pourtant confirmer ses dires. « Voulez-vous que je vous accompagne quelque part ? Je dois aller à l’Académie me concernant pour…y faire quelque recherche. Quelle est votre destination ma Dame ? » Elle hésite un instant, de plus en plus intriguée. Une recherche, hm ? « J'ai entendu parler d'un camp, non loin de l'Académie, qui accueille des personnes venant d'un peu partout en Arven. Je compte m'y rendre mais avant, j'aimerais vous accompagner. » Sa voix est sûre et sans appel. Peut-être ne s'attendait-il pas à ce qu'elle se montre aussi ferme. « J'ai moi aussi des questions qui nécessitent des réponses et si vous me fournissez de quoi me défendre, je serai à-même de me débrouiller ensuite. Puis... nous ne serons pas trop de deux si ces brigands décident finalement qu'ils n'en ont pas eu assez et qu'ils nous rattrapent. » Pragmatisme, réflexion. Elle ne veut pas se retrouver démunie et même si elle n'apprécie pas devoir compter sur un autre – surtout un inconnu, surtout un prince – elle sait qu'elle n'a pas le choix.

Tiens bon Grim, je trouverai une autre solution, je te laisserai pas tomber. Seul le silence lui répond, mais une vague de gratitude flotte en son esprit, un baume sur son coeur déjà meurtri. Ils finiront par se sortir de cette histoire, quoi qu'il arrive.

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Message Sujet: Re: Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Sam 3 Juin - 2:48


Intrigue 2.3 ♦ La Roue Brisée

Sujet clôturé

Bien joué, petits dragonnets !





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Le devoir comme seul étendard ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée
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