AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Dispute assassine

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
La Confrérie Noire
avatar

Messages : 587
J'ai : 20 ans
Je suis : Apprentie Assassin au sein de la Confrérie Noire

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Grâce de Sombregemme et à la Confrérie Noire
Mes autres visages: Rhapsodie Epi-d'Or
La Confrérie Noire
Message Sujet: Dispute assassine   Mer 12 Avr - 16:23


Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
Thomas Sombrepas & Aubrée Martel

Dispute assassine

Scène de ménage entre Adeptes.



• Date : 12 avril 1002
• Météo : Nuit fraîche, sans nuages
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Les deux Adeptes rentrent à la Tour Noire après un assassinat. Aubrée est exaspérée par les manières brutales de Thomas, qu’elle juge indignes d’un Adepte de la Lame comme lui, et le gronde :geu:
• Recensement :
Code:
• [b]12 avril 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2003-dispute-assassine]Dispute assassine[/url] - [i]Thomas Sombrepas & Aubrée Martel[/i]
Les deux Adeptes rentrent à la Tour Noire après un assassinat. Aubrée est exaspérée par les manières brutales de Thomas, qu’elle juge indignes d’un Adepte de la Lame comme lui, et le gronde.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Confrérie Noire
avatar

Messages : 587
J'ai : 20 ans
Je suis : Apprentie Assassin au sein de la Confrérie Noire

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Grâce de Sombregemme et à la Confrérie Noire
Mes autres visages: Rhapsodie Epi-d'Or
La Confrérie Noire
Message Sujet: Re: Dispute assassine   Mer 12 Avr - 16:31

La nuit, Lorgol est bien calme. Seulement éclairée par la lueur de la lune, la ville aux Mille Tours s’est enveloppée d’un silence profond. Ce n’est pas un silence serein et reposant, comme on peut l’avoir dans les campagnes ; c’est un silence inquiétant, sombre, pesant. Les tavernes de la Ville Basse sont fermées depuis un moment déjà ; plus personne ne se risque dans ses ruelles à une heure si tardive, de peur de faire une mauvaise rencontre.

Et pourtant, à quelques rues de la Tour Noire, deux ombres marchent, l’une derrière l’autre. Thomas et Aubrée rentrent de mission. Ce soir, les deux Adeptes de la Lame ont œuvré ensemble. Le Contrat qu’ils devaient exécuter était important. Trente-deux personnes, certaines plus jeunes même qu’Aubrée, qui se sont réunies pour tenter de s’emparer du pouvoir à Lorgol et renverser l’Oracle de la Confrérie et le Fils des Ombres. Trente-deux nuisibles à éliminer, trente-deux victimes ajoutées aux compteurs des deux Lames. La mission a été un franc succès. Pas un n’a survécu. Seulement, Aubrée est furieuse.

La jeune femme marche vite. Elle ne jette même pas un regard à son compagnon pour s’assurer qu’il suit toujours le rythme qu’elle impose. S’il la perd, tant pis, il retrouvera son chemin tout seul, comme un grand. Elle lui en veut, ce soir, et il sait très bien pourquoi. C’est pour cela qu’elle ne dit rien, qu’elle laisse le silence s’installer entre eux. Et pourtant, la blondine meurt d’envie de se retourner, de lui crier ce qu’il sait déjà, quitte à réveiller tout le quartier – ce qui ne serait pas une grande idée. Finalement, elle n’y tenant plus, elle s’arrête, fait volte-face et le regarde droit dans les yeux – du moins, le plus possible compte tenu de son masque. « Tu te fiches de moi, c’est ça ? » Le ton relève plus de l’affirmation que de la question. Bien sûr qu’il se fiche d’elle. « C’est ça que tu appelles un assassinat de Lame ? Eclater la trogne des victimes à coup de poings ? » Son regard clair sonde le masque de Thomas, comme il elle pouvait voir, au travers, le visage et l’expression de son amant. Il est probablement stoïque et froid, comme d’habitude, et comme elle-même d’ordinaire. Mais il n’y a qu’à Thomas qu’elle montre l’étendue de ses émotions. Il n’y a que lui qui parvient à l’énerver, à la faire sortir de ses gonds. Mais il n’y a aussi qu’avec lui qu’elle se montre plus douce et plus tendre ; en somme, plus humaine. Et pourtant, ce n’était pas gagné dès le départ.

Au début, la jeune femme voyait en lui un rival, un ennemi qui pourrait l’empêcher de devenir, un jour, Ecoutante de la Lame si l’Ecoutant actuel venait à périr. Mais à force de passer du temps en sa compagnie, sa haine s’est peu à peu atténuée, puis transformée en passion naissante, puis de plus en plus forte – et réciproque. De collègues, ils sont devenus amants. Aubrée ne compte plus le nombre de nuits passées dans ses draps, dans ses bras, à chercher l’affection qu’elle n’a jamais eu. Sans doute est-ce la même chose de son côté. Elle ne sait pas si c’est de l’amour – elle ne sait rien de l’amour . Mais amour ou pas, il l’a énervée. Il le sait, pourtant, qu’elle déteste ses manières de brute, et sa façon de mettre fin aux jours des cibles. Il lui avait promis qu’à leur prochaine mission ensemble, il agirait comme l’Adepte de la Lame qu’il est censé être, et qu’il se servirait de son poignard plutôt que de ses poings. « On t’appelle le Boucher des Pavés, hein ? Le Torgnoleur, ça t’irait beaucoup mieux, je trouve. » Il ne mérite pas le surnom que lui donnent les ragots, contrairement à elle, l’Ecorcheuse, celle qui torture avant de mettre à mort. C’est peut-être aussi pour cela qu’elle lui en veut, à Thomas. Il a tué les cibles avant qu’elle ne puisse jouer avec. Oh, elle ne voulait pas les torturer toutes ; seulement deux ou trois, les plus importantes du groupe. Elle pensait naïvement qu’il ne ferait que les assommer ; elle s’est trompée. Et là, elle réagit comme une enfant gâtée qui n’a pas eu son jouet, elle en est bien consciente. Mais elle ne l’avouera pas. Elle préfère mettre toute la faute sur Thomas. Tout plutôt que de reconnaître ses torts à elle.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Chevaucheurs
avatar

Messages : 787
J'ai : 26 ans
Je suis : Chevaucheur de la dragonne Étincelle
Mage Destructeur

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : L'impératrice, la Maréchale de Flamme et Tristan d'Amar
Mes autres visages: Melsant de Séverac & Gustave de Séverac
Les Chevaucheurs
Message Sujet: Re: Dispute assassine   Mer 26 Avr - 11:37


Le contrat était rempli. Ils avaient fait leur devoir. Et pourtant, il pouvait sentir la fureur de la jeune femme qui marchait avec lui. Aubrée était frustrée. Leurs méthodes ne s'accordaient pas vraiment. Elle était plutôt raffinée, surtout dans l'art de la torture de ses victimes. Elle aimait jouer avec. Lui, il était bien plus basique. Et brutal. Il exécutait ses victimes sans état d'âme, sans en concevoir un quelconque plaisir non plus. Tout juste une légère satisfaction quand la vie s'échappait de leur corps et qu'il leur brisait la nuque d'un coup bien placé. Il aimait se servir de ses points, c'était bien sa seule satisfaction dans l'exercice de son travail. Et il avait privé Aubrée de ses propres petits plaisirs. Bah... Il avait l'habitude des disputes avec la blonde jeune fille. Cela pimentait son existence. Et leur relation. Les contraires s'attiraient non ? Elle marchait à vive allure et il la suivait, alors qu'elle ne faisait plus attention à lui. Les reproches d'Aubrée lui passaient très loin au dessus de la tête en général. Il la laissait tempêter. Et puis ils trouvaient un terrain d'entente au lit.

A sa grande surprise, elle s'arrêta avant qu'ils ne soient rentrés et elle se mit à l'invectiver. Et bien voilà, ils y étaient. Elle remettait en cause ses méthodes d'assassinat, jugeant cela grossier. Rien ne trahit les émotions du jeune homme dans le regard brun qu'il posa sur elle alors qu'elle tempêtait. Il était froid de nature, peu enclin à manifester ses émotions. Aubrée était du même bois, mais moins expérimentée que son aîné dans ce domaine. Il ne se mettait jamais en colère. Il se contenta de répondre placidement :

« Ils sont morts. Seul le résultat compte. »

Elle fulminait la petite blonde. Leur association était plus qu'improbable. Leurs débuts avaient été chaotiques. Aubrée le méprisait, tout simplement. Le haïssait alors qu'il pouvait la concurrencer. Lui, il était plutôt indifférent, se contentant de la provoquer par quelques piques bien senties quand il était d'humeur taquine. Pas souvent donc. Et puis, le temps avait atténué les griefs et les a priori et les deux jeunes gens s'étaient découverts une inclination commune, laissant s'exprimer leurs sentiments dans leurs étreintes torrides. Il n'y avait bien que lors de ces moments que le jeune homme montrait un visage moins stoïque, étant capable du feu de la passion derrière son attitude froide ou indifférente. Il se plaisait dans ses bras, y trouvait une sérénité bienvenue. Quelque part, il tenait à Aubrée. N'importe quelle femme n'aurait pas pu la remplacer. Bien sûr, il n'était pas capable d'autant d'affection qu'il n'en éprouvait pour sa sœur, qu'il couvait et surprotégeait, veillant sur ses relations et coupant court quand il le jugeait utile. Mais voilà, Aubrée avait une petite place dans sa vie. Même s'il préférait mourir que de l'avouer.

« Je ne suis pas responsable des mauvaises interprétations du public concernant ma manière de faire. Je ne me suis pas baptisé tout seul. »

Il haussa une épaule, se moquant totalement des piques de la jeune femme à son encontre. Si elle pensait le blesser dans son amour propre ainsi, elle faisait fausse route. Il reprit, avec un rien de sournoiserie :

« C'est quoi le problème, l’Écorcheuse ? Ah... Je vois. Mademoiselle n'a pas pu jouer et être à la hauteur de sa réputation, alors mademoiselle fait une colère... Grandis un peu. »

Il la dépassa sans davantage faire attention à elle, certain qu'elle allait s'enflammer devant son dédain complaisant. Un mince sourire se dessina sur ses lèvres. La suite allait être intéressante, sans aucun doute. Mieux valait hâter le pas pour rentrer et se retrouver en tête à tête à l'abri des regards et dépouillés de leurs artifices.

_________________
I can't tell you what it really is I can only tell you what it feels like And right now there's a steel knife in my windpipe I can't breathe but I still fight As long as the wrong feels right honey —
Lion's tears
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Confrérie Noire
avatar

Messages : 587
J'ai : 20 ans
Je suis : Apprentie Assassin au sein de la Confrérie Noire

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Grâce de Sombregemme et à la Confrérie Noire
Mes autres visages: Rhapsodie Epi-d'Or
La Confrérie Noire
Message Sujet: Re: Dispute assassine   Mer 3 Mai - 22:51

La réponse laconique de Thomas énerve d’autant plus la blondine. Ce ton, sur lequel il lui parle, comme s’il était obligé de lui répondre, contre son gré, comme si il espérait que tout se finisse vite et qu’elle le laisserait tranquille après. Bon. Il se peut qu’il se sente obligé d’y répondre. Il est sans doute le premier à savoir que s’il ignore les invectives d’Aubrée, la réaction de la jeune femme sera bien pire. Elle résiste à la tentation d’aller lui en coller une, ou de s’emporter davantage, en se mordant l’intérieur des joues. Et pourtant, qu’il méritait son courroux ! A chaque mission, à chaque contrat exécuté à deux, c’était la même chose. A croire qu’il le faisait exprès, et qu’il cherchait juste à pousser sa patience dans ses derniers retranchements. Tentant de maîtriser sa colère, elle lui répond d’une voix froide. « Ce qui compte, c’est que nous sommes des Lames, mon chou. Et des Adeptes, en plus. Comment tu as fait pour en arriver là, juste avec tes poings ? » Elle se pose réellement la question ; et ce qui semble si simple chez Thomas ne l’est pas du tout pour elle. Cette place d’Adepte de la Lame, elle lui revient de droit. Elle a appris les armes, leur maniement. Elle sait les avantages et les défauts de chacune, ainsi que la manière dont elle peut les utiliser. Elle a travaillé dur, pour cela, et de manière acharnée. C’est au mérite qu’Ulric, l’Ecoutant de la Lame, l’a nommée Adepte, et elle compte bien le remercier en se comportant comme une Adepte le doit. Et Thomas, lui, qui ne se sert qu’une fois en passant de son poignard, mais qui se retrouve à la même place qu’elle… C’est franchement injuste.
 
Et sa réponse, quant à son surnom… « Tu n’en es pas responsable, certes. Mais essaie de t’en montrer digne, au moins. De faire en sorte qu’ils ne t’appellent pas ainsi pour rien. » Lui demandait-elle de se complaire aux attentes des Lorgois ? Oui. C’était toujours mieux que de finir ses victimes au poing, après tout.
 
Aubrée a à peu près retrouvé la maîtrise d’elle-même. Avec un peu de chance, elle ne craquera pas totalement aujourd’hui, et elle arrivera à garder son masque de froideur… C’était sans compter sur la pique de Thomas, qui réduit tous les efforts d’Aubrée à néant. Elle reste immobile, comme pétrifiée. Il a compris ce qui dérange la blondine, et il n’hésite pas à lui faire savoir. Pour lui, elle n’est qu’une gamine, qu’une enfant capricieuse ; dans un sens, il a sûrement raison. Mais elle ne voulait pas qu’il le dise si vite ; elle ne veut pas qu’il prenne ainsi le dessus dans la discussion. « Moi, je dois grandir ? Alors que c’est toi qui… Hé, je te parle ! » Il vient de lui passer devant, sous le nez, sans même la regarder. Et même de dos, même dissimulé derrière son masque, Aubrée sait qu’il sourit, moqueur, en attendant simplement de voir sa réaction, qu’il sait exagérée – comme toujours. Mais Aubrée fulmine. Alors, elle se lance à sa suite, rapidement, pour le rattraper, et comprenant qu’il ne s’arrêtera pas, elle lui saisit vivement le poignet, pour l’inciter à s’arrêter et à se retourner. Elle doit être l’une des seules personnes qui le connaît et qui ne le craint pas, et qui n’a pas peur de se retrouver à terre à cause d’un uppercut en plein dans la mâchoire, comme il sait si bien le faire. De toute façon, elle sait comment se défendre ; Thomas sait tout aussi bien qu’elle que la jeune Adepte a  de nombreuses armes sur elle, facilement accessibles. « Tu m’écoutes jusqu’au bout, quand je te parle. Je ne supporte plus tes manières, monsieur le Boucher. » En colère, oui ; mais encore assez lucide pour ne pas balancer à voix haute son identité. « Tu m’avais dit que tu travaillerais correctement aujourd’hui ! Que tu ferais un vrai assassinat ! Tu n’as donc pas de parole ? » En quelques mots, Aubrée chasse le problème « enfant gâtée », ou plutôt, tente de le noyer dans ses réprimandes. Peut-être qu’il oubliera. Elle croise les doigts.   

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Chevaucheurs
avatar

Messages : 787
J'ai : 26 ans
Je suis : Chevaucheur de la dragonne Étincelle
Mage Destructeur

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : L'impératrice, la Maréchale de Flamme et Tristan d'Amar
Mes autres visages: Melsant de Séverac & Gustave de Séverac
Les Chevaucheurs
Message Sujet: Re: Dispute assassine   Lun 22 Mai - 16:21


« Le talent et le charisme ma chère. »

Il prenait un malin plaisir à l'excéder. Ce n'était pas bien difficile, il suffisait d'appuyer sur les bons leviers pour qu'elle parte au quart de tour. Il était amusant de voir cette bonde froide et arrogante piquer une crise comme une enfant gâtée. Elle manquait sensiblement de contrôle dés lors qu'il s'agissait de lui. Cela aurait eu le mérite d'être exploré plus avant, mais il n'en avait pas envie. Il préférait ne pas trop se poser de questions et ne pas mettre de mots sur la relation qui pouvait bien unir ces deux adeptes.

« Mais qu'est-ce que cela peut te faire au juste ? »

Pourquoi est-ce qu'elle lui prenait la tête comme ça ? Pourquoi est-ce qu'elle accordait tant d'importance à sa manière d'exécuter les contrats ? Qu'il soit digne ou non de son rang, qu'importait en vérité. Les victimes mourraient, point final. Et tuer à la lame était certes rapide et propre, mais ne lui apportait jamais la même satisfaction que de pouvoir détruire quelqu'un à coups de poings. Comme il avait pu le faire avec son paternel qui leur avait fait vivre un véritable cauchemar. Il avait été élevé dans la violence. Il avait besoin d'elle. Il y avait une rage derrière la froideur et l'indifférence que peu pouvaient capter. Qui ne surgissait que dans ce genre de cas. Et qui était inexplicable pour les autres. Pour Aubrée par exemple. Mais il n'était pas intime au point d'aller lui confier son passé et des pans de son âme. Ils couchaient ensemble, point final.

Agacé par sa petite scène, il botta en touche et eut la satisfaction de la voir pâlir de colère. Elle s'était brutalement immobilisée, comme frappée par ses paroles. Au moins, il avait la paix. Même si cela ne dira pas très longtemps alors qu'elle reprenait la parole, mais qu'il s'éloignait déjà. Une attitude prompte à exaspérer la jeune femme d'ailleurs. Qui tempêta, mais ne réussit à le stopper dans sa marche que quand elle osa l'agripper et le forcer à s'immobiliser. Son corps entier se raidit, mais il résista à l'instinct qui le poussait à la frapper, à lui agripper la gorge et la coller au mur, en serrant son cou délicat entre ses doigts jusqu'à ce qu'elle en perde connaissance. Il la fusilla du regard, frustré de ne pouvoir lui donner la leçon qu'elle méritait. Aubrée était moins forte que lui, mais plus sournoise. Et tout aussi dangereuse.

« Ah vraiment ? »

Sa voix s'était faite doucereuse. Il détestait qu'elle le tienne ainsi. Il détestait qu'on l'entrave de quelque manière que ce soit. Ou qu'on le force. Il en avait soupé durant son enfance et s'était promis de ne plus jamais se laisser faire par qui que ce soir ensuite.

« Si mes manières t'insupportent, je ne te retiens pas, gamine. Tu es libre d'aller voir ailleurs. »

Il ricana, mesquin et ajouta :

« Mais j'ai l'impression que tu arrives à passer l'éponge sur mes manières et ma conduite déshonorante... j'ai des qualités qui compensent ce genre de défauts... »

Allusion graveleuse à leurs parties de jambes en l'air qui leur faisait du bien à tous les deux. Elle ne pouvait pas le nier. Il l’entraîna alors à sa suite, jusqu'à l'un de leur repère, tout en ajoutant :

« Arrête de râler, on bosse bien ensemble, nous sommes efficaces. Je ne critique pas ta façon de prendre ton pied en écorchant sadiquement tes victimes, alors ne critique pas la mienne qui est bien moins tordue. »

Il retira son masque et ôta celui de la jeune femme, avant de se saisir de sa bouche, le sang échauffé par cette dispute qu'il préférait transformer en ardeur sexuelle. Si toutefois Aubrée n'avait pas décidé de lui faire payer son forfait. Rien n'était moins sûr.

_________________
I can't tell you what it really is I can only tell you what it feels like And right now there's a steel knife in my windpipe I can't breathe but I still fight As long as the wrong feels right honey —
Lion's tears
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Confrérie Noire
avatar

Messages : 587
J'ai : 20 ans
Je suis : Apprentie Assassin au sein de la Confrérie Noire

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Grâce de Sombregemme et à la Confrérie Noire
Mes autres visages: Rhapsodie Epi-d'Or
La Confrérie Noire
Message Sujet: Re: Dispute assassine   Mar 6 Juin - 19:51

Elle hausse les sourcils en l’entendant répondre. Le talent, peut-être. Mais le charisme, elle en doute. « Tu parles. Tu es aussi charismatique qu’une porte de prison. » Et c’est peu dire. Avec son tempérament froid, distant et violent, Thomas est bien loin de l’image que l’on peut se faire de quelqu’un de charismatique. Paradoxalement, il est bien possible que ce soit pour cette raison précise qu’elle a fini par atterrir dans ses draps. Enfin, là n’est pas la question.
 
Aubrée se renfrogne à la question qu’il lui retourne. Que peut-elle répondre, sans passer pour une gamine gâtée, ou une adolescente jalouse ? Parce que c’est peut-être bien comme cela qu’il la perçoit, au final. Une petite fille colérique, qui n’a pas eu la plus grosse part du gâteau, et qui boude. Après tout, il est bien plus âgé qu’elle. Plus mature aussi sans doute. Mais lui n’a pas vécu son enfance. Même si Aubrée en ignore la plus grande partie, elle se doute bien celle de Thomas n’a pas dû être toujours rose. Mais au moins, lui n’a pas grandi dans la rue et la misère, abandonné de tous, à se faire le plus petit possible pour éviter de se faire tuer au prochain carrefour, contrairement à elle. C’est en la Confrérie Noire qu’elle a trouvé sa place. Elle avait enfin une vraie famille, et elle s’est appliquée à toujours faire du mieux possible pour l’honorer. C’est pour cela qu’elle ne supporte pas son idiot d’amant. Mais elle a sa fierté personnelle, et elle ne se dévoilera jamais autant devant lui. Alors, elle répond, sans répondre. « Tu m’agaces. »
 
Visiblement, lui aussi est agacé. Et alors qu’il la dépasse, elle le sent se tendre quand elle lui agrippe le poignet pour le retenir. Elle imagine tout aussi aisément le regard noir qu’il doit être en train de lui lancer, à l’instant précis, mais elle s’en moque. Mieux, elle se réjouit d’avoir ce pouvoir sur lui, et d’être l’une des rares personnes qui ne se retrouverait pas la nuque brisée après lui avoir saisi le bras. « Vraiment. » Elle n’a pas peur de lui tenir tête, même si le ton qu’il a employé est tout sauf engageant. Et même s’il l’envoie paître, en l’appelant « gamine ». Aubrée resserre sa prise. Alors qu’elle s’apprête à répliquer  et à lui démontrer par A plus B que non, elle n’est plus une enfant, il ajoute deux phrases, qui débordent de sous-entendus moqueurs. Elle a parfaitement saisi l’allusion, et reprend son ton froid pour rétorquer. « Je ne mélange pas vie professionnelle et vie privée, moi. »
 
Il se remet en marche, la blondine toujours accrochée à son poignet, qu’elle ne se résigne pas à lâcher, pour être certaine de ne pas le perdre.  Il est plus grand et court plus vite. S’il avait envie de la semer, il y arriverait sans trop de problèmes, même si cela ne semble pas encore faire partie de son programme. Ses paroles lui arrachent un grognement. « Mes manières ne sont pas tordues. Juste un peu plus… Sanglantes, peut-être, mais… Qu’est-ce que tu fais ? » demande-t-elle en soupirant, alors qu’il s’est arrêté de marcher, et qu’il retire son masque, se dégageant sans difficulté de l’emprise d’Aubrée. Elle marmonne alors qu’il entreprend de faire de même avec le sien, mais se laisse faire. Elle ne pourra plus se cacher derrière pour tenter de dissimuler ses émotions, un exercice si difficile quand il se trouve dans les parages ! A vrai dire, elle a une petite idée de ses projets, qui se confirme vite quand il l’embrasse. Son baiser n’a rien de tendre ; il y a sans doute mis toute la colère qu’il ressent envers elle – ou le sentiment qui pourrait bien s’en rapprocher, chez lui. Aubrée hésite à lui mordre la lèvre, ou la langue, en représailles, mais abandonne son idée et se laisse faire, lui rendant même son baiser avec autant de passion. Elle trouvera autre chose pour se venger, de plus inattendu. De plus tordu.
 
Elle finit par se dégager, doucement. Sa rage s’est estompée, enfouie en elle – elle est toujours là, mais moins forte, moins présente. L’Adepte plante ses azurs dans les yeux de Thomas, sans sourire. « Je te déteste. » C’est faux, et vrai à la fois. Comment est-il possible de ressentir tant de choses contradictoires envers une même personne ? Et surtout envers Thomas ? Incapable de lui faire face sérieusement plus longtemps, elle s’éloigne de lui. « Allez, viens. On a un rapport à faire. » 

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Dispute assassine
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» si trop d'amour tue l'amour j'assassine et j'me casse
» Le coordonnateur du parti MPH assassine
» Information journalistique ou propagande éléctorale?
» Avertissement à l'ex president Aristide
» Maelle Till [assassine, mage du vent]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Arven :: Les Terres du Nord :: Lorgol aux Mille Tours :: Ville Basse-
Sauter vers: