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 Poutre, nom féminin : instrument du Destin [Astarté]

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Message Sujet: Poutre, nom féminin : instrument du Destin [Astarté]   Ven 14 Avr - 18:23


Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
Astarté des Sables & Géralt de Rives

Poutre, nom féminin : instrument du Destin

Parfums du passé et bijoux de famille


• Date : 3 mars 1002
• Météo : Grand soleil, mais températures fraîches
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Géralt revient d'un tour dans les échoppes de la Ville Basse en compagnie de sa nièce, Eponine. Son regard est attiré par une jeune femme aux couleurs éclatantes, postée sur les quais, l'air songeur. Il la sauve de justesse d'un coup à la tête. S'ensuit leur rencontre, ou plutôt, leurs retrouvailles.
• Recensement :
Code:
• [b]3 mars 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2009-poutre-nom-feminin-instrument-du-destin-fb-astarte#60101]Poutre, nom féminin : instrument du Destin[/url] - [i]Astarté des Sables & Géralt de Rives[/i]
Géralt revient d'un tour dans les échoppes de la Ville Basse en compagnie de sa nièce, Eponine. Son regard est attiré par une jeune femme aux couleurs éclatantes, postée sur les quais, l'air songeur. Il la sauve de justesse d'un coup à la tête. S'ensuit leur rencontre, ou plutôt, leurs retrouvailles.



Dernière édition par Géralt de Rives le Jeu 4 Mai - 23:57, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Poutre, nom féminin : instrument du Destin [Astarté]   Ven 14 Avr - 18:25

Au fond de toi, tu frétillais d'impatience à l'idée de bientôt prendre la mer avec le reste de l'équipage de l'Audacia. C'était à l'opposé de ce que tu avais toujours connu. C'était une multitude de risques qu'en temps normal, tu aurais pris en considération. Pourtant, tu sentais que tu avais pris la bonne décision en demandant de rejoindre l'Audacia. Aucune décision dans ta vie ne t'avait paraît plus juste, plus adéquate, plus sensée que celle que tu prenais actuellement.
Certes, les contreparties te serraient le cœur rien qu'en y pensant : si vite quitter ta benjamine, ne pas rester auprès d'Eponine durant cette épreuve, abandonner Désirée et Gédéon à leur sort dans l'immédiat. Égoïste, te soufflait ton esprit, et tu ne pouvais qu'acquiescer. Cependant, tes instincts te chuchotaient que tel était le chemin que tu devais suivre. Tu étais persuadé que le Destin lui-même était impliqué dans l'affaire, qu'il guidait tes pas depuis bien plus longtemps que tu ne le pensais.
La partie fantasque de ton esprit ne pouvait s'empêcher de penser que tu étais resté en Bellifère pour être celui qui aiderait Eponine à fuir la mort certaine qui l'aurait attendue en Bellifère. Qui d'autres aurait pu l'escorter jusqu'à Lorgol, sinon toi ? Désirée avait perdu la vue et devait s'occuper de Gédéon ; tes autres frères n'aurait fait montre d'aucune pitié à l'égard de votre nièce ; ton père l'aurait certainement tuée de ses propres mains.

Alors, pour toutes ces raisons, malgré tes obligations, contre toute logique, tu prenais la décision d'être libre à ton tour. C'était exaltant, grisant et prometteur, malgré la peur qui tiraillait ton ventre dès que tu laissais la part lucide de ton esprit prendre le dessus. C'était une promesse d'un futur incertain, de nouvelles possibilités, mais surtout d'un avenir concret, réel pour ta personne. Dans ton cœur, tu savais avec pertinence que ce fait valait tous les risques, tous les dangers du monde.

Dans cette optique, pour apaiser la partie sensée de ton esprit, tu t'étais rendu dans quelques échoppes de la Ville Basse pour ne pas embarquer dans ta nouvelle vie les mains vides. Eponine s'était jointe à toi, vous permettant ainsi de profiter d'un dernier moment ensemble avant le grand départ qui aurait lieu le lendemain. Fort heureusement, tu n'avais pas quitté Bellifère sans rien. Il t'aurait été impossible de laisser derrière toi tes propres outils, achetés à la sueur de ton front après des mois et des mois d'économies ; ton carnet, qui renfermait tes pensées, les événements t'ayant marqué et divers souvenirs ; tes fioles, précieuses et fragiles, ainsi que les maigres économies que tu avais faites jusque-là. Il va s'en dire que tu es parti affublé de tes vêtements en cuir, dont ton manteau pour te protéger des nuits froides à l'extérieure.
Ainsi, tu t'étais concentré sur l'essentiel : quelques pantalons et chemises en lin et coton de rechange, un cadeau pour ta sœur et ta nièce, ainsi qu'un ruban d'une étoffe aussi douce que la soie qui ravirait assurément le toucher de Désirée.

Tu en étais justement à ramener ton butin à bord, après avoir raccompagné ta nièce à la Taverne de la Rose, lorsque les couleurs d'une robe n'ont pas manqué d'attirer ton attention. Aussi vives que celles du soleil couchant, elles te rappelèrent immédiatement ces affublements portés par les fames d'Erebor. Un coup d’œil plus appuyé te confirma leur appartenance : les détails, la confection criaient ce duché sans le moindre doute.
Tu allais te contenter d'en admirer le raffinement et de passer ton chemin quand tu remarquas le groupe d'hommes qui arrivait plus loin, supportant plusieurs poutres en bois de longueur conséquente. Ils semblaient absorbés par leur conversation et ne prêtaient aucune attention à ce qui se trouvait sur leur droite. La femme aux couleurs irradiantes ne semblait pas les voir non plus, perdue dans une quelconque réflexion qui l'accaparait bien trop.

Ce fut donc sans hésitation que tu changeas de cap et te dirigeas vers elle. Tu accéléras le pas, suffisamment pour l'atteindre rapidement, un instant avant que la poutre ne cogne sa tête. Sans grand ménagement, tu agrippas son bras et la força à s'accroupir ; tu fis bien entendu la même chose. La poutre vous passa au-dessus et tu la suivis du regard durant ce laps de temps. Ce n'est qu'en baissant les yeux vers l'Erebienne que tu eus le réflexe de relâcher ta prise sûrement peu bienvenue à ses yeux.

D'un air contrit, tu t'expliquas immédiatement : « Pardonnez ma rudesse, mais je n'imaginais pas laisser cette poutre heurter votre tête. » Tu lui offris un sourire que tu voulais rassurant avant de froncer légèrement les sourcils. « Détrompez-moi si je fais fausse route, mais nous nous sommes déjà rencontrés, non ? » Tout en lui posant la question, tu lui offrais ton bras pour l'aider à se relever en même temps que toi.


Dernière édition par Géralt de Rives le Dim 30 Avr - 23:16, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Poutre, nom féminin : instrument du Destin [Astarté]   Jeu 20 Avr - 21:29

Elle était désormais Sertie de Merveilles. Elle était reconnue auprès des siens, auprès de ceux qu’elle estimait tant, au sein des la Guilde de Gemmes. Elle était celle qui créait les splendeurs parant la spectaculaire Mélusine de Sylvamir. Elle imaginait les présents à offrir aux beautés du harem d’Erebor. Elle avait survécu à quatre tentatives d’enlèvement. Elle était était jolie -du moins, c’était ce que Sinh s’époumonait à lui dire, sitôt que son regard se posait sur elle. Elle était jeune. Elle avait tout pour elle, tout devant elle. Pourquoi ne l’aimait-il pas?

Elle avait pleuré, tellement pleuré, lorsqu’il avait quitté Erebor sans un regard derrière. Elle avait eu la conviction profonde qu’il lui avait tué son coeur, purement et simplement, tant le pincement avait été vif à sa poitrine. Elle s’était attachée jusqu’à proposer la manière la plus douce, la plus romantique de prouver que ce qu’ils avaient vécu était réel. Elle avait désormais l’impression d’avoir vécu cette relation seule et d’avoir traversé leur idylle comme un traverse une rêverie: seule et irréelle. Elle ne lui appartenait plus. Elle ne lui avait jamais vraiment appartenue. Pourquoi ne l’aimait-il pas?

Son regard de chat fixé sur l’onde, Astarté des Sables en avait oublié l'existence de son fiancé. Elle avait erré ici et là, cherchant l’Audacia, le cherchant, lui, sans trop savoir pourquoi. Pour lui faire payer, peut-être. Pour lui trouver un défaut, petit, brisant le personnage captivant qui lui avait tout pris en la laissant là, hébétée, morte mais vivante, au seuil de sa jeunesse. Pour le charmer, sans doute un peu, lui montrer combien elle avait réussi, combien cher lui coûtait son refus de l’accepter dans sa vie. La gitane avait la certitude que ce qu’elle faisait là, ici, maintenant, était perfide et malsain. Elle se sentait coupable de vouloir l’épier, mais il était inconcevable, pourtant, de ne pas le faire: un séjour à Lorgol en les sachant en hivernage... Ce qui se passait à Lorgol restait à Lorgol.

Sans trop comprendre pourquoi ni comment, elle s’était retrouvée agenouillée devant un homme imposant, son poignet fin et serti -lui aussi- de merveilles enserré entre sa poigne d’homme. À peine avait-elle eu le temps de pousser un “Oh!” que ses genoux frappaient le pavé dans une envolée de soieries colorées. Au-dessus de sa tête, une ombre : une poutre qui filait à vive allure entre les bras musclés d’ouvriers. L’un d’eux lui fit même un clin d’oeil en marmonnant un “D’solé m’zelle”. C’est lorsqu’il relâcha son poignet qu’Astarté rapatria ses prunelles sur lui. Sur ce visage. Bellifère. Cinq ans plus tôt.

- Pardonnez ma rudesse, mais je n'imaginais pas laisser cette poutre heurter votre tête.

Elle l’aurait reconnu entre mille, malgré les années qui avaient filé. Un regard mûri, des yeux rudes et riches, à l’instar de la Bellifère qui l’avait forgé. Deux saphirs incroyables. Géralt. Il lui avait sauvé la vie en lui rendant sa liberté et en lui évitant un mariage forcé, lors de son unique passage en Bellifère. Plus jamais elle n’y avait remis pied.

- Détrompez-moi si je fais fausse route, mais nous nous sommes déjà rencontrés, non ?
- … Bellifère.

La petite gitane restait un moment au sol, à le contempler, avant de prendre conscience du ridicule de leur posture. Agenouillés l’un devant l’autre, proche, si proche, ils pouvaient rappeler deux amants perdus ou encore la douce folie. Drapée de timidité, elle se redressa pour replacer le tissu de son anarkali tout en gardant devant elle la vision du port et de ses bateaux.

- Vous… Vous vous êtes opposé à mon enlèvement. Heureusement… Et je ne vous ai pas suffisamment remercié.

S’il ne se souvenait pas d’elle, c'était peut-être qu’il en avait sauvé plusieure, ce qui le rendait d’autant plus héroïque. Elle laissa son regard balayer les diverses embarcations à sa recherche pendant un court instant avant d'enchaîner.

- Je suis Astarté. Astarté des Sables.

Je suis Astarté des Sables et je souhaite que Sicq Qoraich nous ai vu, mon poignet dans votre main.

- Et vous êtes Geralt, si ma mémoire est intacte. Géralt..?

Elle lui avait tendu sa main illuminée d’un éclat de corail éclatant reposant sur une monture ciselée. Une main à baiser. Astarté sortait de sa coquille de timidité en toute douceur dans l’espoir fébrile qu’il la voit, qu’il les voit, qu’il s’imagine et qu’il se blesse.

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Message Sujet: Re: Poutre, nom féminin : instrument du Destin [Astarté]   Jeu 4 Mai - 23:39

L'entendre prononcer le nom de ton duché te fait l'effet d'un coup de poing dans le ventre. Tu paniques un bref instant avant de te reprendre : tu es à Lorgol, personne ne te forcera à retourner là-bas, qu'on te connaisse de Bellifère ou non. Tout va bien pour l'instant – ou presque, ce n'est pas le moment de penser à Désirée et à Gédéon.

Soudain, la mémoire te revient et tu resitues les circonstances de ta rencontre avec cette jeune femme à l'allure si envoûtante. Brumecor, des années plus tôt. Tu t'y trouvais à l'occasion d'un rassemblement familial réunissant notamment Martel et Aubenacre. Tu avais réussi à t'éclipser quelques heures pour te rendre à une échoppe spécialisée dans le matériel médical et dont la réputation t'était parvenue jusqu'à Riven. A peine sorti de là, tu avais aperçu un homme détaler, une femme coincée sur son épaule qui hurlait et martelait son dos de coups.

Les traits physiques de l'inconnue indiquaient clairement ses origines étrangères. Vos regards se sont croisés un bref instant et tu y as lu un refus farouche de ce qui survenait et une colère sans borne. Il ne t'en a pas fallu plus pour intervenir. Certes, tu t'en es sorti avec quelques contusions et plaies, mais le soulagement de cette femme valait bien toutes ces blessures – lui éviter un destin funeste en Bellifère également.

Tu ramènes ta main à toi alors qu'elle choisit de se relever sans ton aide. Tu n'en prends pas offense : tu es toujours très fier de voir des femmes avoir le courage de leurs opinions et ne pas dépendre des mâles. Tu lui offres un sourire chaleureux quand elle te rappelle les circonstances de votre rencontre. « Je vous assure que vous voir repartir libre et intacte a été le meilleur des remerciements. » Tu hoches la tête pour appuyer tes dires.

« C'est Géralt… » Aubenacre manque de passer la barrière de tes lèvres, mais quelque chose t'en empêche, tu le sens. Tu viens d'abandonner Bellifère, votre lande, ton poste à la Caserne et ta famille. Dans un sens, tu es chaque jour un peu moins Aubenacre, nom hérité d'un poivrot violent et amer qui n'aura su que terroriser sa famille ou la pervertir. Tu offres donc comme réponse le premier nom qui te vient alors que des images de la mer et de ses rives s'imposent d'elles-mêmes à ton esprit : « … Géralt de Rives, enchanté à nouveau. » Tu penches légèrement le haut de ton corps vers l'avant pour bien lui signifier l'honneur que c'est pour toi de la revoir, avant de saisir sa main délicatement tendue et de te pencher davantage. Tes lèvres effleurent à peine le dessus de sa main avant que tu ne te redresses, tes yeux ancrés dans les siens. « Je suis ravi que le Destin vous ait à nouveau placée sur mon chemin, Astarté des Sables. » Puis, tu lâches doucement sa main.

En même temps que tes yeux détaillent la finesse de ses traits et l'éclat de son regard, tes lèvres, elles, s'enquièrent de ce qu'il est advenu de sa personne depuis votre rencontre. « J'espère que la vie vous a bien traitée depuis Brumecor – mieux que ce nigaud de Belliférien. » Ton sourire s'étire, amusé, maintenant que l'eau a coulé sous les ponts. « Votre présence ici et vos atours flamboyants me confirment déjà qu'aucun autre de mes compatriotes n'a tenté de vous… enlever avant votre départ de Bellifère. » Les Bellifériennes ne se vêtaient pas de la sorte et une beauté telle qu'Astarté aurait été jalousement gardée à l'abri, au pays.

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Message Sujet: Re: Poutre, nom féminin : instrument du Destin [Astarté]   Mer 7 Juin - 15:32

Depuis Brumecor… Depuis Brumecor, on avait cherché à l’arracher au sein même du clan qui l’avait adoptée et élevée comme l’une des leurs. Soltana avait bataillé fougueusement, avec son griffon, pour lui venir en aide et chasser ses ravisseurs, et la reconnaissance de la gitane était immense. Depuis Brumecor, elle avait laissé un cartographe entrer dans sa vie, sa couche et son coeur. Il le lui avait arraché en la laissant là, hébétée, à contempler le vide dans sa poitrine. Mais il y avait aussi eu l’ascension de sa réputation jusqu’aux oreilles du Roi des gitans, puis la Guilde des Joyaux l’avait reconnue et gratifiée d’un titre honorifique. Tout n’était pas si désastreux.

- La vie aime nous surprendre. Ou peut-être est-ce le Destin…?

Au sourire de Géralt, Astarté étira le sien, partageant pendant un moment un amusement complice avec son sauveur. Il lui semblait sincère et désintéressé, qualité rare chez un homme qui, visiblement, en sauvait d’autre. À ceux qui ne demandaient rien, la gitane désirait plus que tout les combler. Elle trouverait comment, maintenant qu’elle connaissait son nom. À la garde des plus banales qui était visible depuis son fourreau, Astarté ne l’imaginait pas fine lame. Peut-être… Peut-être une dague, dont la garde serait sertie d’un saphir aussi bleu que ses yeux…? Une dague était toujours utile, même aux combattants moins féroces.

- Votre présence ici et vos atours flamboyants me confirment déjà qu'aucun autre de mes compatriotes n'a tenté de vous… enlever avant votre départ de Bellifère.
- Mon mentor… Il a veillé sur moi. J’avais cru être assez discrète pour qu’on oublie ma présence en Belifère… La jeunesse..

Elle laissa entendre un éclat de rire ténu, tout juste filtré par ses lèvres charnues, alors que son regard, à l’instar de son discour, trahissait une timidité tenace très bien ancrée. Dans ses explications, nulle trace de la xénophobie légendaire des Erebiens qui pouvait expliquer à elle seule cette dégringolade de péripéties l’ayant menée jusqu’à l’enlèvement en terre étrangère. Non, le problème n’était pas son entêtement à ignorer les cultures et moeurs des autres duchés, mais plutôt de ne pas avoir été assez discrète dans son refus de les connaître.

- Vous n’avez… visiblement pas dérobé une Lorgoise...

Astarté ne pouvait empêcher son sourire amusé de fleurir sur ses lèvres, mais son regard, lui, n’assumait pas tout à fait le trait d’humour, fouillant déjà le sol pour se soustraire aux saphirs de Géralt. Distraitement, la joaillière glissa une main à ses boucles serrées, comme pour retrouver un peu de contenance. D’un imperceptible mouvement de tête, elle désigna le sac à bandoulière barrant le torse de son sauveur.

- Vous retournez en Bellifère? Vous étiez venu ici pour…

Un froncement de sourcils légers, pour n’insister qu’un peu, pas trop, et Astarté laissa sa phrase incomplète. Pourquoi était-il ici? Commerce? Arrangement? Peut-être était-ce pour rejoindre la guilde des Guerriers, en dépit de son arme?

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Message Sujet: Re: Poutre, nom féminin : instrument du Destin [Astarté]   Dim 18 Juin - 18:29

Tu hoches doucement la tête à son explication. Tu te rappelles de l'homme qui l'accompagnait, à l'attitude simple et affable, dont la présence était quelque peu impressionnante. Rien d'étonnant à ce que Astarté n'ait connu aucun autre souci durant la suite de son séjour en Bellifère. Tu ne fais aucun commentaire concernant ce qu'elle sous-entend quant à sa jeunesse. Ce type d'erreur est compréhensible. Toi-même, tu as appris à te plier à certaines règles implicites de la société guerrière, malgré ton désir toujours présent de lever le poing et de hurler à tous ces intolérants que jamais la flamme de la liberté ne serait étouffée – en des termes moins caricaturés, certes, mais l'idée est là.

« Vous n’avez… visiblement pas dérobé une Lorgoise… » Tu es d'abord surpris par cette constatation. Tu fronces imperceptiblement les sourcils avant de réaliser, qu'en tant que Belliférien, même décent, on attendrait de toi de garder ton épouse à tes côtés, surtout en ces lieux. Le cliché t'arrache un sourire amusé. Tu ne la corriges pas, pourtant, et tu te contentes de secouer la tête, en signe de dénégation.« Point d'épouse lorgoise pour moi. » Son sourire est communicatif ; le tien demeure donc sur tes lèvres. Tu ne peux t'empêcher d'éprouver un élan d'intérêt quand, après avoir croisé ton regard, le sien s'empresse de trouver le sol en même temps que sa main va trouver sa chevelure bouclée. Par pudeur, par timidité, par jeu ? Tu ne sais pas, mais ta curiosité est définitivement piquée.

Quand elle se reprend, elle t'indique ton sac et tu hausses un sourcil. « Oh ! Non, aucun retour prévu pour l'instant. » Un sourire un peu triste mais néanmoins présent. « J'ai escorté ma nièce jusqu'ici. Il est prévu qu'elle passe les entretiens pour l'Académie, cet été. » Impossible de manquer la fierté dans ta voix. La raison n'en est pas spécialement l’institut scolaire. Non, tu es fier que ta nièce ait enfin un avenir devant elle qui n'inclut ni perles, ni violence quotidienne – tes pensées se tournent un instant vers Désirée et Gédéon, mais tu les repousses.
Tu continues, ton visage plus réservé cette fois : « Quant à moi, disons que je ne suis plus vraiment le bienvenu en Bellifère. » Sourire léger, fugace. « Je me suis donc engagé sur l'un des navires. Nous partons demain. » Tu tournes mécaniquement ton regard vers les navires, vers l'Audacia, ta soif de vie lisible sur tes traits.

Tu reportes presque immédiatement ton attention sur elle, ton regard encore embrumé de promesses d'aventures et de liberté. « Et vous, belle Astarté ? Quels bons vents vous ont menée ici, à nos retrouvailles ? » Ton sourire se fait plus appuyé, plus charmeur. « Votre époux ferait-il partie de l'un de ses équipages ? » Ta main gauche embrasse l'étendue du port d'un mouvement. Le ton de ta voix laisse discrètement entrevoir ton intérêt, un peu, juste ce qu'il faut pour qu'elle puisse en faire quelque chose si elle le saisit, si cela attise sa propre curiosité.

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