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 C'est l'heure de la piqûre, ma dame ! [Mélodie]

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Le Pavillon Noir
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Message Sujet: C'est l'heure de la piqûre, ma dame ! [Mélodie]   Mar 18 Avr - 18:18


Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
Mélodie Douxvelours & Géralt de Rives

C'est l'heure de la piqûre, ma dame !

Serre les dents, c'est simplement un mauvais moment à passer.


• Date : Tard dans la nuit du 26 au 27 mars
• Météo : Ciel dégagé et froid
• Statut du RP : Privé
• Résumé : L'Audacia s'éloigne des côtes d'Ansemer après la tentative de vol à Bohémont. Géralt, après avoir soigné les blessures de l'équipage, s'en va vérifier l'état de leur nouvelle passagère, qui patiente sagement dans sa cellule au fond des cales.
• Recensement :
Code:
• [b]26 - 27 mars :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2028-c-est-l-heure-de-la-piqure-ma-dame-fb-melodie]C'est l'heure de la piqûre, ma dame ![/url] - [i]Mélodie Douxvelours & Géralt de Rives[/i]
L'Audacia s'éloigne des côtes d'Ansemer après la tentative de vol à Bohémont. Géralt, après avoir soigné les blessures de l'équipage, s'en va vérifier l'état de leur nouvelle passagère, qui patiente sagement dans sa cellule au fond des cales.


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Dernière édition par Géralt de Rives le Jeu 4 Mai - 23:57, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: C'est l'heure de la piqûre, ma dame ! [Mélodie]   Mar 18 Avr - 18:20

Dire que la soirée avait été mouvementée était un euphémisme. De loin.
Tu étais resté à bord pendant qu'une partie de l'équipage s'était mêlé à la fête pour tenter de s'emparer de la relique tant convoitée. Pendant ce temps, tu avais préparé ton matériel au cas où et avais patienté, aidant ci et là lorsque c'était nécessaire.

Tu te faisais sans trop de difficulté à ta nouvelle vie. Ce n'était pas facile tous les jours mais il existait une camaraderie, une cohésion sur le navire après lesquelles tu languissais et qui te poussaient à faire les choses bien. C'était différent de ta complicité avec tes sœurs, c'était différent de ce que tu avais connu à la caserne de Riven. C'était empreint d'une liberté et d'un esprit convivial bien particuliers. C'était grisant et te donnait l'impression qu'au final, peu de choses étaient impossible. C'était nouveau et cela aidait à combler une partie du manque qui s'était créé en toi à mesure des années.

Pourtant, cette ambiance sembla quelque peu entachée quand tes compères revinrent à bord de l'Audacia après un long moment à terre. Tu notas de suite l'arrivée d'une jeune femme inconnue, entravée et escortée par deux pirates. Cependant, ton attention bien vite se porta sur la plus gradée du lot présent : Ilse, Freyja ne semblant pas être parmi eux. Tu hochas la tête à sa première demande, évaluant instinctivement du regard l'état dans lequel Red se trouvait, puis à la seconde, tes yeux trouvant Lou-Ann, restée en arrière. Ilse tourna les talons et tu t'empressas de rejoindre Red.

A peine près de lui, il te servit une flopée de mots dans sa langue natale que tu comprenais pas mais le ton était clair, l'intention saisie. Cela ne te découragea pas pour autant. Tu posas ton matériel sur la caisse à côté, ouvris sa chemise pour examiner sa blessure et constatas que rien ne semblait s'être introduit dans la plaie. Elle était impressionnante mais ne demanderait pas de suture. Alors, bercé par la voix mélodieuse et l'accent exotique du pirate, tu t'occupas de désinfecter sa plaie avec un linge propre avec délicatesse, un léger sourire aux lèvres. Tu l'incitas ensuite à tenir son haut pour que tu puisses bander correctement ses flancs, toujours stoïque face à ses paroles incompréhensibles.

Tu saisis ensuite l'un de ses bras, examinant déjà les échardes qui s'étaient logées dans la peau quand il retira son bras, rapatriant Lou-Ann vers vous. Tu le laissas partir sans insister, lui conseillant simplement de ne pas forcer de trop pour permettre la cicatrisation. Puis t'occupas de la jeune femme, constatant qu'elle n'avait pas du subir qu'une chute et qu'elle était en état de choc, l'air un peu hagard. Tu fronças les sourcils et entrepris de comprendre ce qui lui était arrivé.
Décidant que ces soins-là devraient être faits dans l'intimité de ta petite infirmerie, tu y guidas Lou-Ann sans tarder.

***

Lou-Ann avait pu regagner ses quartiers après un certain temps et quelques sutures. De même que Red, si elle ne forçait pas sur les plaies, il ne devrait pas y avoir de complications.
Tu avais ensuite fait le tour des pirates qui s'étaient retrouvés à terre, pour vérifier si certains avaient préféré jouer les durs, et tu t'étais occupé des blessures nécessitant ton attention. Tu avais demandé à Louis s'il était certain de ne pas avoir besoin de soins de ta part, puis tu étais allé trouver Ilse. Sur les conseils de Marianne, tu suivais avec autant d'attention que possible les conditions des deux femmes enceintes du bord. Ilse n'avait donc pas forcément apprécié la visite impromptue mais tu avais tenu bon et vérifié son état.

Après ce tour, on t'avait demandé d'aller vérifier les blessures de votre nouvelle "passagère". Tu fis donc un détour par l'infirmerie afin de nettoyer tes outils, mettre à tremper les linges sanguinolents et récupérer des bandes propres. Tu pris ensuite la direction de la cellule, accompagné d'un autre pirate pour plus de sécurité. Tu approchas à pas mesurés, tes yeux scannant déjà le corps de la jeune femme. Ses mains étaient entravées par des fers mais tu ne pouvais pas réellement voir l'étendue des dégâts, seulement les endroits visibles où des échardes semblaient s'être enfoncées et deux blessures à son visage.

Tu détournas le regard pour déposer ton matériel sur une table à deux-trois mètres de la cellule. Ainsi, elle aurait le temps de t'étudier si elle le souhaitait pendant que tu sortais pince, bandelettes et de quoi désinfecter les plaies.

Moins de trente secondes s'écoulèrent avant que tu ne prennes la parole, tes yeux fixant le linge que tu imbibais : « Mon nom est Géralt. » Tu tournas la tête vers elle brièvement et lui offris un sourire léger avant de reporter ton attention sur le linge que tu disposais nettement sur la table. « As-tu mal quelque part, Mélodie ? » Red t'avait révélé son prénom, au détour d'un couloir.
De ce que tu avais compris des dires des autres – et l'air pincé d'Ilse à la mention de la jeune femme –, elle n'avait pas la langue dans sa poche et ne mâchait pas ses mots. Autant partir sur de bonnes bases dans vôtre intérêt à tous les deux : tu avais des soins à effectuer et tu préférais qu'ils se passent dans le calme.

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Message Sujet: Re: C'est l'heure de la piqûre, ma dame ! [Mélodie]   Mer 3 Mai - 11:12

A droite, puis à gauche. Grincement et cliquètement. Mauvaise humeur et douleur. Je rumine dans le cadre idyllique offert gracieusement par les pirates. J’aurais dû partir, m’enfuir quand il était encore temps, désormais en mer, il n’était plus question que d’attendre. Je n’aimais pas attendre. Je savais que je reverrais le rivage, mais je savais aussi que cette blonde insupportable risquait de revenir me mener la vie dure, elle ou un autre.
De toute façon quoi que je fasse ou dise, cela serait mal interprété. En partant de là, j’aurais vraiment dû m’enlever ces foutues menottes pour m’enfuir. J’étais désormais obligée de les garder, de faire semblant de rien, de supporter ces entraves qui à elles seules étaient une insulte à ma condition de voleuse. Attendre et paraitre en position de faiblesse… Je n’aimais pas ça, mais il n’y avait aucune raison qu’ils me tuent pour le plaisir du geste… enfin si, c’était des pirates après tout, mais Red plaindrait surement en ma faveur, au pire je ferais jouer la carte de la Cour des Miracles. On ne s’en prenait pas à un enfant des Miracles impunément, du moins pouvais-je le leur faire croire… je n’étais qu’un visage anonyme parmi tant d’autres. Il n’y aurait pas de représailles pour ma jolie gueule d’ange, quelque larme tout au plus et un chapitre serait tourné, oublié, sans plus de cérémonie.
Bref.
Enfermée, je ruminais, brassant un flot de pensées noires, tellement épais que je commençais à avoir du mal à le faire tourner et à jongler de l’une à l’autre pour me flageller de la meilleure façon qui soit.

C’est un vent frais qui me fait relever la tête, un air marin s’engouffrant dans la puanteur rance de la cale. Un homme descend et arrive à ma hauteur, accompagné bien sur. Faudrait pas que la pauvre voleuse enchaînée ne décide de mordre, elle pourrait avoir la rage. Non mais je vous jure.

« Mon nom est Géralt. »

A la bonne heure, pouvais-je décemment lui dire que je n’en avais fichtrement rien à foutre ? Sans doute pas si je tenais à finir le voyage dans la vivenef et pas trainée dans la mer derrière. Je relève vaguement la tête, moi qui m’étais forcée à regarder mes mains jouer entre elles pour m’éviter de lui répondre. Je sais que mon regard est franchement blasé, je ne peux pas m’en empêcher tant la demande est absurde. Alors quoi ? C’était une nouvelle forme de torture psychologique ? Etait-ce une question piège pour me répondre d’un sourire sadique que ce n’était pas finis, loin de là ?
Et en plus, maintenant, tout le monde connaissait mon prénom, P A R F A I T. Je décide donc de croiser les bras sur ma poitrine tout en l’observant de ma place. S’il tentait quoi que ce soit, je pouvais toujours l’étrangler avec mes chaînes, non ?

-En quoi ça peut t’intéresser ?

Pas de vous qui tienne de la part de personne venant potentiellement me faire du mal et qui de toute manière est complice de mon emprisonnement. Le respect était mort et j’allais probablement le rejoindre.


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Message Sujet: Re: C'est l'heure de la piqûre, ma dame ! [Mélodie]   Jeu 18 Mai - 22:13

Le silence te répond sans trop d'étonnement. Tu ne t'en offusques pas : tu savais que le dialogue risquait d'être compliqué. Qu'à cela ne tienne, tu patientes en terminant tes préparatifs. Tu as beau être fatigué, l'adrénaline que requièrent les soins en urgence parcourt tes veines et c'est suffisant pour maintenir ta patience intacte. Tu refermes le flacon de désinfectant et en ouvres un autre qui contient un onguent cicatrisant. Une douce odeur de miel s'en échappe et tu humes l'effluve avec délice. La quantité importante de ce produit à bord de l'Audacia t'a permis de confectionner cette mixture et tu remercies les terres de Rivepierre pour ce cadeau.

Mélodie prend finalement la parole, attirant à nouveau ton attention. Tu pivotes sur toi-même, ton poing venant machinalement s'appuyer sur ta hanche. Son visage exprime tout le bien qu'elle pense de ta visite, de son emprisonnement passager et de la situation en général. Ce qui se comprend. Des quelques détails que tu as glanés, à sa place, tu n'apprécierais pas vraiment tout cela non plus. Seulement, tu comprends aussi pourquoi elle s'est retrouvée là. De toute manière, au vue de l'urgence de la situation à terre, il n'y avait pas quinze solutions à disposition pour Ilse sur le moment. Peut-être que si Mélodie avait su garder le silence au bon moment, elle aurait pu repartir de son côté ? Quoiqu'il en soit, au final, tu n'en sais rien et c'est de toute façon trop tard pour ce genre de considérations. Elle est là et tu dois la soigner, patiente récalcitrante ou non.

Tu la fixes en silence pendant quelques secondes une fois sa question posée. Tu t'interroges sur ses paroles. Qu'est-ce que tu pourrais bien être venu faire à part… des soins ? Tu hausses un sourcil sans le réaliser et décides d'attraper la pince qui te servira à retirer les échardes. Tu la mets bien en évidence devant toi. « D'après toi, c'est pour quoi ? » Ton sourcil reste bloqué en haut de ton arcade. Tu laisses courir ton imagination et te demandes si elle pense que tu es là pour la torturer ou tu ne sais quelle absurdité du genre. « Pour arracher des ongles, peut-être ? » Le coin de tes lèvres se relève dans un rictus dubitatif et le ton de ta voix indique clairement que tu n'es pas sérieux. Tu abaisses ta main avant de saisir l'onguent, le linge et les bandes. Tu ne laisses pas s'éterniser le suspens – si c'en est vraiment un. « Je suis le chirurgien du bord. Je suis venu soigner tes blessures. » En même temps, tu t'approches de la cellule. Tu fais ensuite signe au pirate qui t'accompagne, qui est en possession des clefs, de t'ouvrir.

Une fois que c'est fait, il s'éloigne de quelques pas et tu fais grincer la porte. Tu te places sous l'ouverture sans hésitation. « Je peux ? » Tu fais un geste vers elle avec ton matériel, l'informant ainsi de tes intentions. Tu veux la soigner mais si elle refuse catégoriquement, il te faudra avoir recours à une autre solution.

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Message Sujet: Re: C'est l'heure de la piqûre, ma dame ! [Mélodie]   Jeu 1 Juin - 20:35


Il me regarde, ne répond pas tout de suite, comme s’il me jaugeait, comme s’il se demandait à quelle sauce il allait me manger et pas dans le bon sens du terme, pas celui qui te fait languir, non plutôt dans le sens qui te donne la chair de poule et envie de fuir. Il n’a pas l’air belliqueux cela dit, mais les fous dangereux n’en ont l’allure qu’en pleine action, or il n’a encore rien commencé du tout. Bref… Il me regarde, je le regarde, nous nous regardons, c’est follement excitant...
C’est alors qu’il me montre une pince, toujours à distance respectable pour me demander… à quoi ça pouvait servir. Je me retiens de justesse de le traiter d’idiot, ou de con pour être plus vulgaire, mais les pirates ont l’égo chatouilleux, la raison de mon enfermement, on n’allait pas empirer les choses, surtout avec un mec armé d’une pince. Mais, ma grande gueule, elle, décide quand même de l’ouvrir, moi qui avais décidé de me la fermer pour une fois, pourquoi avais-je si peu de coordination esprit-corps lorsque j’étais raisonnable…pour une fois bon sang.

-Ca peut, comme énucléer, arracher, pincer, trouer. A vous de me le dire au final.

Ba oui, donnons-lui des idées plus glauques les unes que les autres, offrons-lui sur un plateau de quoi me faire souffrir. L’intelligence même. Fallait croire qu’avoir des fers aux poignets me rendaient encore plus stupide que d’habitude. Mais son attitude si peu hostile, incitait à la méfiance et non à la peur. J’avais tendance à bien plus me taire quand j’avais peur… ou pas…fallait évacuer aussi. Bon en fait… Je parlais un peu trop, c’était un constat affligeant que de se savoir incapable de se taire quand il le fallait. Peut-être aussi avais-je un peu trop foi en Red, pensant naïvement qu’il ne laisserait personne m’amocher plus que ce qu’il n’aurait pu me faire lui-même.

Finalement, il m’annonce le pourquoi de sa venue et c’est un regard d’incompréhension que je pose sur lui. Chirurgien, très bien, bien grand lui fasse et quel était le rapport avec moi ? Me soigner… J’étais bien portante, merci, le reste, je pouvais bien m’en occuper seule si je n’avais pas eu ces foutus fers, bon c’est vrai que la pince était un plus, mais je n’étais vraiment pas décidé à le laisser m’approcher avec ce truc. Non, vraiment, ce n’était pas rassurant, et puis il pouvait me dire ce qu’il voulait pour m’amadouer et me le planter dans la cuisse dès que j’aurais été a porté de main…. Ou de pince au choix.
Bon…ok, je dramatisais peut-être un peu, mais c’était un pirate bon dieu, ils n’avaient pas bonne réputation et si leur présence ne semblait guère menaçante dans les bars de Lorgol, c’était une autre histoire sur leur bateau.

-Sinon, vous me donnez ça, je me soigne seule et vous repartez vous occuper de vos amis. Ca sera certainement mieux pour tout le monde et personne ne perdra son temps.


Au moins on ne pourrait pas m’accuser de ne pas proposer d’autres alternatives, je n’étais pas tant de mauvaise volonté que ça….si ?

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Message Sujet: Re: C'est l'heure de la piqûre, ma dame ! [Mélodie]   Dim 11 Juin - 18:25

Tu te retiens de lever les yeux au ciel. Bien, encore une patiente difficile.
Tu continues de la fixer alors qu'elle termine sa phrase. Tu secoues la tête, un air impassible sur le visage. « Sinon, je garde mes outils, j'entre dans cette cellule, je fais le travail pour lequel j'ai été formé, le plus vite possible, et tu ne me reverras plus ? » Tu hausses les sourcils pour ponctuer la fin de ta phrase.
Tu réalises que la situation ne doit pas être facile pour elle. Tu réalises aussi qu'elle semble avoir un caractère... particulier. Seulement, tu veux simplement faire le boulot qu'on t'a demandé de faire. Chaque personne nécessitant ton attention sera soignée tant que tu seras sur ce navire, point.

Tu expires bruyamment en appuyant ton épaule contre l'encadrement de la porte. Il te faut changer de tactique. Tu récapitules les informations que tu as récoltées à son propos et décides de changer de manière de procéder. Tu te redresses, tes outils toujours en main. « Écoutez, Mélodie. Vous avez beau être dans les cales, vous n'en restez pas moins blessée, donc ma patiente. Il est hors de question que je vous prête mon matériel, pour des raisons évidentes et parce qu'il m'a coûté cher. C'est donc à moi de vérifier que vous allez être en bonne santé pour la durée de votre séjour à bord. « Pirate » ne veut pas forcément dire inconscient et rustre, quoiqu'on en dise. » L'Audacia n'a pas pour doctrine la cruauté gratuite.

Tu ne t'approches pas davantage pour l'instant. Pas tant qu'elle n'aura pas consenti. Pas tant que tu ne la sentiras plus encline à recevoir des soins. Tes soins. Tu le vois à sa posture, tu l'entends à sa façon de débiter ses mots : elle est comme un bête sauvage sur la défensive et une bête qui se sent acculée est imprévisible. Tu ne lui offriras pas d'opportunités.
« C'est comme vous voulez : soit vous consentez à ce que j'enlève ces épines, que je désinfecte ces plaies, même petites, que je vérifie que vous n'avez rien d'autre de cassé, soit je vais devoir demander à mon ami ici présent de vous maintenir immobile le temps des soins. » Tu hausses un sourcil alors que ton collègue se permet de saluer la femme d'une main, un petit sourire aux lèvres. « J'aimerais autant ne pas devoir recourir à la force, mais c'est à vous de voir, Mélodie. Sachez simplement que le fait que je vous aide n'est pas une perte de temps et que je le fais volontairement. »

Tu es sincère. Tu as vocation à aider les gens, à les soulager de leurs maux. Elle ne fait pas exception, captive de l'Audacia ou non. Tu ne fais aucune distinction. Tu pourrais même te trouver face à Lionel de Rivepierre, l'un des fameux ennemis Audacia, que tu le soignerais avec autant de méticulosité qu'un membre de ta propre famille.

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Message Sujet: Re: C'est l'heure de la piqûre, ma dame ! [Mélodie]   Jeu 29 Juin - 16:32

Je l’observe de ma prison, regrettant de m’être laissée faire aussi facilement, de m’être laissée embarquer de la sorte, de ne pas avoir enlevé ces menottes pour partir, à la nage s’il le fallait, et rejoindre la côte.
Non, je n’avais aucune confiance en lui et ses discours étaient tellement contradictoires. Oui un pirate pouvait avoir une éducation et être doté d’une douceur certaine, mais ce n’était pas pour autant qu’on pouvait leur faire confiance. Ils étaient de bons compagnons, mais ils ne juraient qu’envers leur bateau. Leur vie se résumait à cela et le reste n’était qu’accessoire, je ne mettrais ma vie dans leurs mains, jamais, Red y compris. Mais Red ne me laisserais jamais faire, alors la question n’avait pas à se poser. Je le toise, la méfiance embrasant mon regard qui cherche une solution de replie. Il s’accroche sur les lanternes qui éclairent mollement les parois, oscillant sous les houles de la mer. S’attarde sur les ustensiles du « médecin » comme sur les poignets des coutelas coincés dans la ceinture de l’autre homme.
Rien de probant ne me venait.
S’enfuir, me hurlait ma conscience, oui mais pour aller où et comment ? Certaines solutions n’en étaient pas et je savais que je ne pourrais me fier totalement à ce que me disait ma tête. Trop tôt, trop embrouillé.

-Pas rustre, mais vous venez de mettre une ville à sac, de tuer des gens…Gratuitement alors que…

« Des voleurs s’en seraient mieux sortis que vous »
, ho oui les mots cognent dans ma gorge et agressent ma langue, elle que je viens de retenir lorsque j’avais compris ce que j’allais dire, à qui et surtout dans quelle situation. Non, vraiment mauvaise idée que de finir cette phrase. Même s’il n’avait pas l’air bien méchant, je n’avais vraiment pas envie qu’il m’approche, je n’avais rien de grave, autant qu’on me laisse panser mes plaies tranquillement.
Puis, le gentil médecin fait tomber le masque, j’y verrais presque luire une étincelle mesquine dans ses yeux alors qu’il m’explique ce qu’il a en tête Je toise son copain au cou de taureau avec défiance, l’invitant presque à essayer de m’immobiliser. Ho oui, il y parviendra, c’était certain, surtout vu ma situation, mais pas dit qu’il réussira avance autant d’aisance qu’il le pensait. Mais voilà, était-ce réellement intelligent que d’agir ainsi ? Que de provoquer davantage quitte à se mettre en danger ? Non, surtout que je n’étais clairement pas en état de le supporter.

-Puis faites comme bon vous semblent.

Je ne garantissais cependant pas de rester sage et de le laisse me tripoter comme bon lui semblait avec docilité. Je me dandine un instant, pour trouver une position plus confortable, évitant, sans vraiment y parvenir les latte de bois moites et moitié mangeait par de la mousse.

-Attention, je mords.

Je ne peux m’empêcher de lui lancer, à ce marin qui me regarde d’un air presque paternel, avec un grand sourire angélique. Quoi, pas ma faute si je pouvais être mauvaise malade et puis s’il voulait à ce point jouer au docteur, il fallait qu’il l’assume jusqu’au bout.
Le jeu était lancé.

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