AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 C'est l'heure de la piqûre, ma dame ! [Mélodie]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Le Pavillon Noir
avatar

Messages : 1699
J'ai : 26 ans
Je suis : chirurgien à bord de l'Audacia

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Philippe Jedidiah et au Pavillon noir
Mes autres visages: Melbren de Séverac
Le Pavillon Noir
Message Sujet: C'est l'heure de la piqûre, ma dame ! [Mélodie]   Mar 18 Avr - 18:18


Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
Mélodie Douxvelours & Géralt de Rives

C'est l'heure de la piqûre, ma dame !

Serre les dents, c'est simplement un mauvais moment à passer.


• Date : Tard dans la nuit du 26 au 27 mars
• Météo : Ciel dégagé et froid
• Statut du RP : Privé
• Résumé : L'Audacia s'éloigne des côtes d'Ansemer après la tentative de vol à Bohémont. Géralt, après avoir soigné les blessures de l'équipage, s'en va vérifier l'état de leur nouvelle passagère, qui patiente sagement dans sa cellule au fond des cales.
• Recensement :
Code:
• [b]26 - 27 mars :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2028-c-est-l-heure-de-la-piqure-ma-dame-fb-melodie]C'est l'heure de la piqûre, ma dame ![/url] - [i]Mélodie Douxvelours & Géralt de Rives[/i]
L'Audacia s'éloigne des côtes d'Ansemer après la tentative de vol à Bohémont. Géralt, après avoir soigné les blessures de l'équipage, s'en va vérifier l'état de leur nouvelle passagère, qui patiente sagement dans sa cellule au fond des cales.


_________________










Dernière édition par Géralt de Rives le Jeu 4 Mai - 23:57, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le Pavillon Noir
avatar

Messages : 1699
J'ai : 26 ans
Je suis : chirurgien à bord de l'Audacia

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Philippe Jedidiah et au Pavillon noir
Mes autres visages: Melbren de Séverac
Le Pavillon Noir
Message Sujet: Re: C'est l'heure de la piqûre, ma dame ! [Mélodie]   Mar 18 Avr - 18:20

Dire que la soirée avait été mouvementée était un euphémisme. De loin.
Tu étais resté à bord pendant qu'une partie de l'équipage s'était mêlé à la fête pour tenter de s'emparer de la relique tant convoitée. Pendant ce temps, tu avais préparé ton matériel au cas où et avais patienté, aidant ci et là lorsque c'était nécessaire.

Tu te faisais sans trop de difficulté à ta nouvelle vie. Ce n'était pas facile tous les jours mais il existait une camaraderie, une cohésion sur le navire après lesquelles tu languissais et qui te poussaient à faire les choses bien. C'était différent de ta complicité avec tes sœurs, c'était différent de ce que tu avais connu à la caserne de Riven. C'était empreint d'une liberté et d'un esprit convivial bien particuliers. C'était grisant et te donnait l'impression qu'au final, peu de choses étaient impossible. C'était nouveau et cela aidait à combler une partie du manque qui s'était créé en toi à mesure des années.

Pourtant, cette ambiance sembla quelque peu entachée quand tes compères revinrent à bord de l'Audacia après un long moment à terre. Tu notas de suite l'arrivée d'une jeune femme inconnue, entravée et escortée par deux pirates. Cependant, ton attention bien vite se porta sur la plus gradée du lot présent : Ilse, Freyja ne semblant pas être parmi eux. Tu hochas la tête à sa première demande, évaluant instinctivement du regard l'état dans lequel Red se trouvait, puis à la seconde, tes yeux trouvant Lou-Ann, restée en arrière. Ilse tourna les talons et tu t'empressas de rejoindre Red.

A peine près de lui, il te servit une flopée de mots dans sa langue natale que tu comprenais pas mais le ton était clair, l'intention saisie. Cela ne te découragea pas pour autant. Tu posas ton matériel sur la caisse à côté, ouvris sa chemise pour examiner sa blessure et constatas que rien ne semblait s'être introduit dans la plaie. Elle était impressionnante mais ne demanderait pas de suture. Alors, bercé par la voix mélodieuse et l'accent exotique du pirate, tu t'occupas de désinfecter sa plaie avec un linge propre avec délicatesse, un léger sourire aux lèvres. Tu l'incitas ensuite à tenir son haut pour que tu puisses bander correctement ses flancs, toujours stoïque face à ses paroles incompréhensibles.

Tu saisis ensuite l'un de ses bras, examinant déjà les échardes qui s'étaient logées dans la peau quand il retira son bras, rapatriant Lou-Ann vers vous. Tu le laissas partir sans insister, lui conseillant simplement de ne pas forcer de trop pour permettre la cicatrisation. Puis t'occupas de la jeune femme, constatant qu'elle n'avait pas du subir qu'une chute et qu'elle était en état de choc, l'air un peu hagard. Tu fronças les sourcils et entrepris de comprendre ce qui lui était arrivé.
Décidant que ces soins-là devraient être faits dans l'intimité de ta petite infirmerie, tu y guidas Lou-Ann sans tarder.

***

Lou-Ann avait pu regagner ses quartiers après un certain temps et quelques sutures. De même que Red, si elle ne forçait pas sur les plaies, il ne devrait pas y avoir de complications.
Tu avais ensuite fait le tour des pirates qui s'étaient retrouvés à terre, pour vérifier si certains avaient préféré jouer les durs, et tu t'étais occupé des blessures nécessitant ton attention. Tu avais demandé à Louis s'il était certain de ne pas avoir besoin de soins de ta part, puis tu étais allé trouver Ilse. Sur les conseils de Marianne, tu suivais avec autant d'attention que possible les conditions des deux femmes enceintes du bord. Ilse n'avait donc pas forcément apprécié la visite impromptue mais tu avais tenu bon et vérifié son état.

Après ce tour, on t'avait demandé d'aller vérifier les blessures de votre nouvelle "passagère". Tu fis donc un détour par l'infirmerie afin de nettoyer tes outils, mettre à tremper les linges sanguinolents et récupérer des bandes propres. Tu pris ensuite la direction de la cellule, accompagné d'un autre pirate pour plus de sécurité. Tu approchas à pas mesurés, tes yeux scannant déjà le corps de la jeune femme. Ses mains étaient entravées par des fers mais tu ne pouvais pas réellement voir l'étendue des dégâts, seulement les endroits visibles où des échardes semblaient s'être enfoncées et deux blessures à son visage.

Tu détournas le regard pour déposer ton matériel sur une table à deux-trois mètres de la cellule. Ainsi, elle aurait le temps de t'étudier si elle le souhaitait pendant que tu sortais pince, bandelettes et de quoi désinfecter les plaies.

Moins de trente secondes s'écoulèrent avant que tu ne prennes la parole, tes yeux fixant le linge que tu imbibais : « Mon nom est Géralt. » Tu tournas la tête vers elle brièvement et lui offris un sourire léger avant de reporter ton attention sur le linge que tu disposais nettement sur la table. « As-tu mal quelque part, Mélodie ? » Red t'avait révélé son prénom, au détour d'un couloir.
De ce que tu avais compris des dires des autres – et l'air pincé d'Ilse à la mention de la jeune femme –, elle n'avait pas la langue dans sa poche et ne mâchait pas ses mots. Autant partir sur de bonnes bases dans vôtre intérêt à tous les deux : tu avais des soins à effectuer et tu préférais qu'ils se passent dans le calme.

_________________








Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cour des Miracles
avatar

Messages : 1482
J'ai : 26 ans
Je suis : Voleuse spécialisée dans l'escalade à la Cour des Miracles.
(Futur Roi Blanc et Fils des Ombres :sisi: )

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Fils des ombres
Mes autres visages: Antonin de Faërie
La Cour des Miracles
Message Sujet: Re: C'est l'heure de la piqûre, ma dame ! [Mélodie]   Mer 3 Mai - 11:12

A droite, puis à gauche. Grincement et cliquètement. Mauvaise humeur et douleur. Je rumine dans le cadre idyllique offert gracieusement par les pirates. J’aurais dû partir, m’enfuir quand il était encore temps, désormais en mer, il n’était plus question que d’attendre. Je n’aimais pas attendre. Je savais que je reverrais le rivage, mais je savais aussi que cette blonde insupportable risquait de revenir me mener la vie dure, elle ou un autre.
De toute façon quoi que je fasse ou dise, cela serait mal interprété. En partant de là, j’aurais vraiment dû m’enlever ces foutues menottes pour m’enfuir. J’étais désormais obligée de les garder, de faire semblant de rien, de supporter ces entraves qui à elles seules étaient une insulte à ma condition de voleuse. Attendre et paraitre en position de faiblesse… Je n’aimais pas ça, mais il n’y avait aucune raison qu’ils me tuent pour le plaisir du geste… enfin si, c’était des pirates après tout, mais Red plaindrait surement en ma faveur, au pire je ferais jouer la carte de la Cour des Miracles. On ne s’en prenait pas à un enfant des Miracles impunément, du moins pouvais-je le leur faire croire… je n’étais qu’un visage anonyme parmi tant d’autres. Il n’y aurait pas de représailles pour ma jolie gueule d’ange, quelque larme tout au plus et un chapitre serait tourné, oublié, sans plus de cérémonie.
Bref.
Enfermée, je ruminais, brassant un flot de pensées noires, tellement épais que je commençais à avoir du mal à le faire tourner et à jongler de l’une à l’autre pour me flageller de la meilleure façon qui soit.

C’est un vent frais qui me fait relever la tête, un air marin s’engouffrant dans la puanteur rance de la cale. Un homme descend et arrive à ma hauteur, accompagné bien sur. Faudrait pas que la pauvre voleuse enchaînée ne décide de mordre, elle pourrait avoir la rage. Non mais je vous jure.

« Mon nom est Géralt. »

A la bonne heure, pouvais-je décemment lui dire que je n’en avais fichtrement rien à foutre ? Sans doute pas si je tenais à finir le voyage dans la vivenef et pas trainée dans la mer derrière. Je relève vaguement la tête, moi qui m’étais forcée à regarder mes mains jouer entre elles pour m’éviter de lui répondre. Je sais que mon regard est franchement blasé, je ne peux pas m’en empêcher tant la demande est absurde. Alors quoi ? C’était une nouvelle forme de torture psychologique ? Etait-ce une question piège pour me répondre d’un sourire sadique que ce n’était pas finis, loin de là ?
Et en plus, maintenant, tout le monde connaissait mon prénom, P A R F A I T. Je décide donc de croiser les bras sur ma poitrine tout en l’observant de ma place. S’il tentait quoi que ce soit, je pouvais toujours l’étrangler avec mes chaînes, non ?

-En quoi ça peut t’intéresser ?

Pas de vous qui tienne de la part de personne venant potentiellement me faire du mal et qui de toute manière est complice de mon emprisonnement. Le respect était mort et j’allais probablement le rejoindre.


_________________



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le Pavillon Noir
avatar

Messages : 1699
J'ai : 26 ans
Je suis : chirurgien à bord de l'Audacia

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Philippe Jedidiah et au Pavillon noir
Mes autres visages: Melbren de Séverac
Le Pavillon Noir
Message Sujet: Re: C'est l'heure de la piqûre, ma dame ! [Mélodie]   Jeu 18 Mai - 22:13

Le silence te répond sans trop d'étonnement. Tu ne t'en offusques pas : tu savais que le dialogue risquait d'être compliqué. Qu'à cela ne tienne, tu patientes en terminant tes préparatifs. Tu as beau être fatigué, l'adrénaline que requièrent les soins en urgence parcourt tes veines et c'est suffisant pour maintenir ta patience intacte. Tu refermes le flacon de désinfectant et en ouvres un autre qui contient un onguent cicatrisant. Une douce odeur de miel s'en échappe et tu humes l'effluve avec délice. La quantité importante de ce produit à bord de l'Audacia t'a permis de confectionner cette mixture et tu remercies les terres de Rivepierre pour ce cadeau.

Mélodie prend finalement la parole, attirant à nouveau ton attention. Tu pivotes sur toi-même, ton poing venant machinalement s'appuyer sur ta hanche. Son visage exprime tout le bien qu'elle pense de ta visite, de son emprisonnement passager et de la situation en général. Ce qui se comprend. Des quelques détails que tu as glanés, à sa place, tu n'apprécierais pas vraiment tout cela non plus. Seulement, tu comprends aussi pourquoi elle s'est retrouvée là. De toute manière, au vue de l'urgence de la situation à terre, il n'y avait pas quinze solutions à disposition pour Ilse sur le moment. Peut-être que si Mélodie avait su garder le silence au bon moment, elle aurait pu repartir de son côté ? Quoiqu'il en soit, au final, tu n'en sais rien et c'est de toute façon trop tard pour ce genre de considérations. Elle est là et tu dois la soigner, patiente récalcitrante ou non.

Tu la fixes en silence pendant quelques secondes une fois sa question posée. Tu t'interroges sur ses paroles. Qu'est-ce que tu pourrais bien être venu faire à part… des soins ? Tu hausses un sourcil sans le réaliser et décides d'attraper la pince qui te servira à retirer les échardes. Tu la mets bien en évidence devant toi. « D'après toi, c'est pour quoi ? » Ton sourcil reste bloqué en haut de ton arcade. Tu laisses courir ton imagination et te demandes si elle pense que tu es là pour la torturer ou tu ne sais quelle absurdité du genre. « Pour arracher des ongles, peut-être ? » Le coin de tes lèvres se relève dans un rictus dubitatif et le ton de ta voix indique clairement que tu n'es pas sérieux. Tu abaisses ta main avant de saisir l'onguent, le linge et les bandes. Tu ne laisses pas s'éterniser le suspens – si c'en est vraiment un. « Je suis le chirurgien du bord. Je suis venu soigner tes blessures. » En même temps, tu t'approches de la cellule. Tu fais ensuite signe au pirate qui t'accompagne, qui est en possession des clefs, de t'ouvrir.

Une fois que c'est fait, il s'éloigne de quelques pas et tu fais grincer la porte. Tu te places sous l'ouverture sans hésitation. « Je peux ? » Tu fais un geste vers elle avec ton matériel, l'informant ainsi de tes intentions. Tu veux la soigner mais si elle refuse catégoriquement, il te faudra avoir recours à une autre solution.

_________________








Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cour des Miracles
avatar

Messages : 1482
J'ai : 26 ans
Je suis : Voleuse spécialisée dans l'escalade à la Cour des Miracles.
(Futur Roi Blanc et Fils des Ombres :sisi: )

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Fils des ombres
Mes autres visages: Antonin de Faërie
La Cour des Miracles
Message Sujet: Re: C'est l'heure de la piqûre, ma dame ! [Mélodie]   Jeu 1 Juin - 20:35


Il me regarde, ne répond pas tout de suite, comme s’il me jaugeait, comme s’il se demandait à quelle sauce il allait me manger et pas dans le bon sens du terme, pas celui qui te fait languir, non plutôt dans le sens qui te donne la chair de poule et envie de fuir. Il n’a pas l’air belliqueux cela dit, mais les fous dangereux n’en ont l’allure qu’en pleine action, or il n’a encore rien commencé du tout. Bref… Il me regarde, je le regarde, nous nous regardons, c’est follement excitant...
C’est alors qu’il me montre une pince, toujours à distance respectable pour me demander… à quoi ça pouvait servir. Je me retiens de justesse de le traiter d’idiot, ou de con pour être plus vulgaire, mais les pirates ont l’égo chatouilleux, la raison de mon enfermement, on n’allait pas empirer les choses, surtout avec un mec armé d’une pince. Mais, ma grande gueule, elle, décide quand même de l’ouvrir, moi qui avais décidé de me la fermer pour une fois, pourquoi avais-je si peu de coordination esprit-corps lorsque j’étais raisonnable…pour une fois bon sang.

-Ca peut, comme énucléer, arracher, pincer, trouer. A vous de me le dire au final.

Ba oui, donnons-lui des idées plus glauques les unes que les autres, offrons-lui sur un plateau de quoi me faire souffrir. L’intelligence même. Fallait croire qu’avoir des fers aux poignets me rendaient encore plus stupide que d’habitude. Mais son attitude si peu hostile, incitait à la méfiance et non à la peur. J’avais tendance à bien plus me taire quand j’avais peur… ou pas…fallait évacuer aussi. Bon en fait… Je parlais un peu trop, c’était un constat affligeant que de se savoir incapable de se taire quand il le fallait. Peut-être aussi avais-je un peu trop foi en Red, pensant naïvement qu’il ne laisserait personne m’amocher plus que ce qu’il n’aurait pu me faire lui-même.

Finalement, il m’annonce le pourquoi de sa venue et c’est un regard d’incompréhension que je pose sur lui. Chirurgien, très bien, bien grand lui fasse et quel était le rapport avec moi ? Me soigner… J’étais bien portante, merci, le reste, je pouvais bien m’en occuper seule si je n’avais pas eu ces foutus fers, bon c’est vrai que la pince était un plus, mais je n’étais vraiment pas décidé à le laisser m’approcher avec ce truc. Non, vraiment, ce n’était pas rassurant, et puis il pouvait me dire ce qu’il voulait pour m’amadouer et me le planter dans la cuisse dès que j’aurais été a porté de main…. Ou de pince au choix.
Bon…ok, je dramatisais peut-être un peu, mais c’était un pirate bon dieu, ils n’avaient pas bonne réputation et si leur présence ne semblait guère menaçante dans les bars de Lorgol, c’était une autre histoire sur leur bateau.

-Sinon, vous me donnez ça, je me soigne seule et vous repartez vous occuper de vos amis. Ca sera certainement mieux pour tout le monde et personne ne perdra son temps.


Au moins on ne pourrait pas m’accuser de ne pas proposer d’autres alternatives, je n’étais pas tant de mauvaise volonté que ça….si ?

_________________



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le Pavillon Noir
avatar

Messages : 1699
J'ai : 26 ans
Je suis : chirurgien à bord de l'Audacia

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Philippe Jedidiah et au Pavillon noir
Mes autres visages: Melbren de Séverac
Le Pavillon Noir
Message Sujet: Re: C'est l'heure de la piqûre, ma dame ! [Mélodie]   Dim 11 Juin - 18:25

Tu te retiens de lever les yeux au ciel. Bien, encore une patiente difficile.
Tu continues de la fixer alors qu'elle termine sa phrase. Tu secoues la tête, un air impassible sur le visage. « Sinon, je garde mes outils, j'entre dans cette cellule, je fais le travail pour lequel j'ai été formé, le plus vite possible, et tu ne me reverras plus ? » Tu hausses les sourcils pour ponctuer la fin de ta phrase.
Tu réalises que la situation ne doit pas être facile pour elle. Tu réalises aussi qu'elle semble avoir un caractère... particulier. Seulement, tu veux simplement faire le boulot qu'on t'a demandé de faire. Chaque personne nécessitant ton attention sera soignée tant que tu seras sur ce navire, point.

Tu expires bruyamment en appuyant ton épaule contre l'encadrement de la porte. Il te faut changer de tactique. Tu récapitules les informations que tu as récoltées à son propos et décides de changer de manière de procéder. Tu te redresses, tes outils toujours en main. « Écoutez, Mélodie. Vous avez beau être dans les cales, vous n'en restez pas moins blessée, donc ma patiente. Il est hors de question que je vous prête mon matériel, pour des raisons évidentes et parce qu'il m'a coûté cher. C'est donc à moi de vérifier que vous allez être en bonne santé pour la durée de votre séjour à bord. « Pirate » ne veut pas forcément dire inconscient et rustre, quoiqu'on en dise. » L'Audacia n'a pas pour doctrine la cruauté gratuite.

Tu ne t'approches pas davantage pour l'instant. Pas tant qu'elle n'aura pas consenti. Pas tant que tu ne la sentiras plus encline à recevoir des soins. Tes soins. Tu le vois à sa posture, tu l'entends à sa façon de débiter ses mots : elle est comme un bête sauvage sur la défensive et une bête qui se sent acculée est imprévisible. Tu ne lui offriras pas d'opportunités.
« C'est comme vous voulez : soit vous consentez à ce que j'enlève ces épines, que je désinfecte ces plaies, même petites, que je vérifie que vous n'avez rien d'autre de cassé, soit je vais devoir demander à mon ami ici présent de vous maintenir immobile le temps des soins. » Tu hausses un sourcil alors que ton collègue se permet de saluer la femme d'une main, un petit sourire aux lèvres. « J'aimerais autant ne pas devoir recourir à la force, mais c'est à vous de voir, Mélodie. Sachez simplement que le fait que je vous aide n'est pas une perte de temps et que je le fais volontairement. »

Tu es sincère. Tu as vocation à aider les gens, à les soulager de leurs maux. Elle ne fait pas exception, captive de l'Audacia ou non. Tu ne fais aucune distinction. Tu pourrais même te trouver face à Lionel de Rivepierre, l'un des fameux ennemis Audacia, que tu le soignerais avec autant de méticulosité qu'un membre de ta propre famille.

_________________








Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cour des Miracles
avatar

Messages : 1482
J'ai : 26 ans
Je suis : Voleuse spécialisée dans l'escalade à la Cour des Miracles.
(Futur Roi Blanc et Fils des Ombres :sisi: )

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Fils des ombres
Mes autres visages: Antonin de Faërie
La Cour des Miracles
Message Sujet: Re: C'est l'heure de la piqûre, ma dame ! [Mélodie]   Jeu 29 Juin - 16:32

Je l’observe de ma prison, regrettant de m’être laissée faire aussi facilement, de m’être laissée embarquer de la sorte, de ne pas avoir enlevé ces menottes pour partir, à la nage s’il le fallait, et rejoindre la côte.
Non, je n’avais aucune confiance en lui et ses discours étaient tellement contradictoires. Oui un pirate pouvait avoir une éducation et être doté d’une douceur certaine, mais ce n’était pas pour autant qu’on pouvait leur faire confiance. Ils étaient de bons compagnons, mais ils ne juraient qu’envers leur bateau. Leur vie se résumait à cela et le reste n’était qu’accessoire, je ne mettrais ma vie dans leurs mains, jamais, Red y compris. Mais Red ne me laisserais jamais faire, alors la question n’avait pas à se poser. Je le toise, la méfiance embrasant mon regard qui cherche une solution de replie. Il s’accroche sur les lanternes qui éclairent mollement les parois, oscillant sous les houles de la mer. S’attarde sur les ustensiles du « médecin » comme sur les poignets des coutelas coincés dans la ceinture de l’autre homme.
Rien de probant ne me venait.
S’enfuir, me hurlait ma conscience, oui mais pour aller où et comment ? Certaines solutions n’en étaient pas et je savais que je ne pourrais me fier totalement à ce que me disait ma tête. Trop tôt, trop embrouillé.

-Pas rustre, mais vous venez de mettre une ville à sac, de tuer des gens…Gratuitement alors que…

« Des voleurs s’en seraient mieux sortis que vous »
, ho oui les mots cognent dans ma gorge et agressent ma langue, elle que je viens de retenir lorsque j’avais compris ce que j’allais dire, à qui et surtout dans quelle situation. Non, vraiment mauvaise idée que de finir cette phrase. Même s’il n’avait pas l’air bien méchant, je n’avais vraiment pas envie qu’il m’approche, je n’avais rien de grave, autant qu’on me laisse panser mes plaies tranquillement.
Puis, le gentil médecin fait tomber le masque, j’y verrais presque luire une étincelle mesquine dans ses yeux alors qu’il m’explique ce qu’il a en tête Je toise son copain au cou de taureau avec défiance, l’invitant presque à essayer de m’immobiliser. Ho oui, il y parviendra, c’était certain, surtout vu ma situation, mais pas dit qu’il réussira avance autant d’aisance qu’il le pensait. Mais voilà, était-ce réellement intelligent que d’agir ainsi ? Que de provoquer davantage quitte à se mettre en danger ? Non, surtout que je n’étais clairement pas en état de le supporter.

-Puis faites comme bon vous semblent.

Je ne garantissais cependant pas de rester sage et de le laisse me tripoter comme bon lui semblait avec docilité. Je me dandine un instant, pour trouver une position plus confortable, évitant, sans vraiment y parvenir les latte de bois moites et moitiés mangées par de la mousse.

-Attention, je mords.

Je ne peux m’empêcher de lui lancer, à ce marin qui me regarde d’un air presque paternel, avec un grand sourire angélique. Quoi, pas ma faute si je pouvais être mauvaise malade et puis s’il voulait à ce point jouer au docteur, il fallait qu’il l’assume jusqu’au bout.
Le jeu était lancé.

_________________



Spoiler:
 


Dernière édition par Mélodie Douxvelours le Lun 7 Aoû - 16:41, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le Pavillon Noir
avatar

Messages : 1699
J'ai : 26 ans
Je suis : chirurgien à bord de l'Audacia

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Philippe Jedidiah et au Pavillon noir
Mes autres visages: Melbren de Séverac
Le Pavillon Noir
Message Sujet: Re: C'est l'heure de la piqûre, ma dame ! [Mélodie]   Mer 26 Juil - 13:12

C'est vrai. Les pirates ne sont pas des enfants de chœur. Oui, les choses semblent s'être compliquées à terre. Tu ne te voiles pas la face. Tu sais que les pirates peuvent être sanguinaires. Seulement, tu sais que les membres de l'Audacia, à ta connaissance, ne tuent pas pour le plaisir. Ils sont efficaces, craints ou détestés, libres, réactifs et astucieux, mais ils sont bien différents de certains équipages qui s'apparentent davantage à des bêtes sauvages assoiffés de sang. Ta nouvelle famille combat quand il le faut et fait le nécessaire pour assurer sa survie, celle des siens et la vie à bord. Le monde n'est ni tout blanc, ni tout noir.
 
Les secondes s'étirent et vient enfin l'accord tant attendu. Donné à contrecœur et par lassitude, peut-être ? Ou parce que la jeune femme a autre chose derrière la tête ? Tu n'as aucun élément pour corroborer cette hypothèse, alors tu te contentes de hocher la tête et d'avancer enfin. Tu gardes un œil sur ses mouvements tout en t'accroupissant devant elle. « Attention, je mords. » Un sourire apparaît instantanément sur tes lèvres, tu renifles d'amusement la seconde d'après. Tu déposes bandages, linge et désinfectant derrière toi, à l'abri. « Proposition généreuse, Mélodie. » Ton sourire se fait taquin en même temps que tu saisis délicatement l'un de ses bras, là où tu as repéré les nombreuses échardes plus tôt. Sans tarder, tu te mets à jouer de la pince avec efficacité et habilité. Il est vrai que certaines sont petites et ne nécessiteraient pas ton aide, mais les points d'entrée des échardes sont nombreux et la jeune femme a peut-être d'autres blessures qu'elle cache. Elle ne semble pas faire partie de ceux qui coopèrent facilement, mais de ceux qui se braquent facilement. Et désinfecter est essentiel. Mieux vaut prévenir que guérir.

Après quelques instants de silence, tu le brises alors que tu retires une écharde particulièrement imposante : « Qu'est-ce qu'il s'est passé pour que tu finisses dans les cales comme ça ? » Pas de jugement dans ta voix, simplement de la curiosité, peut-être une envie de ne pas laisser le silence s'installer. Tu ne sais pas réellement, comme tu ne sais pas vraiment ce qu'il s'est passé pour qu'elle soit là. Tu sais qu'elle a poussé Ilse à bout, entre autre, mais personne ne t'a encore narré les aventures d'à terre en détail.

_________________








Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cour des Miracles
avatar

Messages : 1482
J'ai : 26 ans
Je suis : Voleuse spécialisée dans l'escalade à la Cour des Miracles.
(Futur Roi Blanc et Fils des Ombres :sisi: )

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Fils des ombres
Mes autres visages: Antonin de Faërie
La Cour des Miracles
Message Sujet: Re: C'est l'heure de la piqûre, ma dame ! [Mélodie]   Lun 7 Aoû - 17:42

La situation était inconvenante, extrêmement désagréable et pourtant le sourire taquin du médecin contamine mon cœur meurtri et mon égo salement amoché. Je pourrais presque me laisser aller à la jovialité et la malice, mais il est dur de se détendre avec des fers qui enserrent ses poignets, surtout lorsqu’on est un voleur prônant la liberté et jouant avec les hauteurs.
Cette pièce m’oppresse et il n’en faudra pas beaucoup plus pour que j’en perde mon calme et commence à vouloir me défaire des liens qui m’entravent. Heureusement l’air filtre au travers de la cale, bien que viciée et saline, loin de la pureté du vent drainant l’horizon qui me dorlote d’ordinaire.

Des sifflements de mécontentements m’échappent tandis que le pirate extrait les échardes et autres bouts de bois de mon bras, je ne peux m’empêcher de lui lancer des regards mauvais, bien qu’occuper à sa tache il sera bien incapable de le remarquer. Je m’abstiens cependant d’être plus équivoque, alors que son copain me regarde avec la tête un peu de travers, un sourire que je n’arrive décidément pas à identifier sur les lèvres. Je ne sais si c’est un bon ou un mauvais signe, ni même de vouloir savoir ce qu’il signifie, peut-être était-ce un piège finalement ?

Puis le médecin crève le silence, comme si parler atténuerait la douleur et les bruits horripilants des pinces sur les échardes et de la chaire qu’on meurtrit. J’aurais préféré qu’il se taise, qu’on me laisse me complaire dans la douleur et les questions stupides voire malsaines sur la signification du sourire de l’autre homme tant sa demande me parait stupide. L’option du piège devenait de plus en plus évidente et je ne peux m’empêche de lever les yeux au ciel alors que les prunelles de Géralt se posent sur moi.

-C’est une question piège c’est ça ? Non parce que vous avez certainement entendu leurs versions, inutiles d’en rajouter et de risquer de m’en prendre une de nouveau. Surtout que.. Dis-je en suspendant mes mots et en relevant mes bras entravés, je n’ai pas vraiment la possibilité de me défendre, ce qui, en soi, est très mesquin.

Mais s’il voulait me faire du mal, je saurais parfaitement m’évader et faire bruler leur foutu vaisseau, Vivenef ou non, je trouverai bien quelque chose pour couler ce navire par le fond si l’un d’eux avait la mauvaise idée de vouloir me torturer. Il valait mieux se dire ça que de penser à ce qu’ils pourraient m’infliger.

-Je n’ai rien fait si ce n’est dire la vérité et ce que je pensais, mais il faut croire que la critique est mal acceptée.

Enfin, c’était de la faute de Red tout ça, sans lui j’aurais cavalé loin de ce foutoir et je n’aurais jamais atterri dans ces cales poisseuses.

_________________



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le Pavillon Noir
avatar

Messages : 1699
J'ai : 26 ans
Je suis : chirurgien à bord de l'Audacia

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Philippe Jedidiah et au Pavillon noir
Mes autres visages: Melbren de Séverac
Le Pavillon Noir
Message Sujet: Re: C'est l'heure de la piqûre, ma dame ! [Mélodie]   Dim 3 Sep - 20:44

Tu as rarement vu quelqu’un d'aussi persuadé que le monde était là pour le poursuivre et lui croquer les miches. La jeune femme est sur la défensive, ce qui n'a rien d'étonnant vu sa situation, mais tu sens que cela va bien plus loin. Tellement plus loin. Que s'attend-elle à ce que vous fassiez ? Si, pour couronner le tout, elle fait preuve de paranoïa, tu n'oses pas imaginer ce qui doit lui passer par la tête.

Tu continues à la soigner, délicatement mais professionnellement ; elle te parle de piège, de nouveaux coups, de mesquinerie. Tu ne réponds rien sur le moment, tu la laisses continuer, toujours dans l'attente de sa réponse, qui finit par venir et ne t'étonne pas. Elle est en accord avec le personnage que tu as face à toi. Tu imagines sans mal Mélodie avoir servi quelques mots de son cru à Ilse et le résultat ne t'étonne guère. L'Outreventoise n'est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds et possède une fierté assez prononcée, de ce que tu as pu voir.

Tu achèves d'enlever une écharde avant de répondre sur un ton mesuré : « Il y a différentes manières de les dire, les critiques. Ilse et toi me semblez être des femmes au caractère bien trempé. » Aucune critique là-dedans, tu n'es pas de ces gens qui jugent à tout-va par simple loisir. « Puis, le chaos ambiant sur terre n'a pas dû aider à calmer les esprits. »
Tu sens qu'elle ne sera pas d'accord, qu'elle verra forcément les choses sous un autre angle, alors tu reviens sur ses précédentes paroles. « Et tu sais que mon camarade et moi ne sommes pas là pour te frapper ou je ne sais quoi ? Il m'accompagne au cas où tu déciderais de faire preuve d'inconscience, rien de plus. Je l'ai déjà dit : je suis simplement là pour te soigner, Mélodie. Je fais simplement mon boulot. »

Tu réalises que le tutoiement t'es revenu naturellement. Il faut dire que la vie à bord aide particulièrement à ce réflexe. Tant pis. Il n'y a là aucun manque de respect, simplement une certaine ouverture d'esprit propre aux pirates qui facilite souvent les choses, à ton humble avis.
Tu t'écartes légèrement d'elle après avoir enlevé ce qui te semble la dernière écharde et t’attelles à verser un peu d'alcool sur un linge. Que la désinfection commence.

_________________








Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cour des Miracles
avatar

Messages : 1482
J'ai : 26 ans
Je suis : Voleuse spécialisée dans l'escalade à la Cour des Miracles.
(Futur Roi Blanc et Fils des Ombres :sisi: )

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Fils des ombres
Mes autres visages: Antonin de Faërie
La Cour des Miracles
Message Sujet: Re: C'est l'heure de la piqûre, ma dame ! [Mélodie]   Mer 13 Sep - 15:24


- Chaos que vous avez provoqué

Ba oui, c’est bien ma grande continue comme ça. Je vois son copain froncer les sourcils. Je le toise une micro seconde, pas plus, je n’étais pas suicidaire, mais je voyais bien son mécontentement. Ba quoi mon gros, t’aimait pas ce que t’entendais, pourtant c’était vrai. J’avais vu les corps voler, les enfants se faire écraser par des bâtiments que leurs boulets avaient fait s’écrouler. Qu’ils tentent de jouer les enfants de cœur me paraissait tellement risible et hypocrite.
Une petite voix me souffle à l’oreille que si justement je l’étais surement un peu, de suicidaire, mais qu’importe. Je m’étais toujours battue contre cette injustice insupportable qui touchait le bas peuple, comment ces abrutis de bas étages en étaient venus à s’en prendre aux leurs ? Car seul le petit peuple, les gueux, les sots, avaient souffert de leur attaque et nullement les puissants, ils baissaient dans mon estime.

La vie n’avait pas de sens si on n’était pas prêt à défendre un minimum ses convictions. Leur raid avait été un fiasco, ils avaient échoué et tué un nombre incalculable de personnes. Ne pas le faire remarquer était légèrement au dessus de mes capacités. D’autant que s’ils se mettaient à tuer les enfants des Miracles, alors leurs vies tranquilles dans les rues de la Ville Basses risquaient de devenir un tantinet complexes. J’avais une certaine jurisprudence disons. Assez pour me permettre quelque mot malheureux.

Un dégout me prend subitement quand l’évidence de cette boucherie me frappe et surtout que je l’assimile à Red. Pour moi il n’était pas un vulgaire tueur de sang froid, au bien sur je n’étais pas naïve au point de croire qu’il n’était pas immaculé, mais pas en être au stade de tuer sans discernement aucun.
Je n’avais jamais été partisane des massacres gratuits, surtout quand cela concernait les petites gens qui enduraient déjà assez les caprices de leur dirigeant comme ça. C’était toujours eux qui prenaient, jamais les nobles. Je ne comprenais pas l’intérêt de cette tentative, se soldant par une violence qui n’avait pas eu lieu d’être. Un vol bien fait ne se passait pas dans la terreur et les hurlements, il se faisait sans même que quiconque le remarque et cet amateurisme couplé à la mort qui avait fauché tant de gens me donnait la nausée.
Je savais que les pirates n’étaient pas des enfants de cœur, mais là, c’était encore un niveau au-dessus. Ca avait été gratuit. Eux qui se targuaient d’être différent, libre, de se battre à leur manière contre des règles qui n’avaient aucun sens et qui emprisonnaient les gens, au final écrasaient les autres par un déchainement de violence sans aucun sens.

Je ne comprenais pas, et cette incompréhension me broyait le cœur, tandis que je me rendais compte que Red faisait partie de ceux là, ce mec bougonnant et rustre, qui avait pourtant bon cœur. Un tueur, simplement un tueur.

-Et comment définit-on … mon inconscience ?

Au moins je serais fixée, bien qu’a mon humble avis, il ne réussirait jamais à sonder toute l’étendue de ladite inconscience dont je pouvais être capable.

_________________



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
C'est l'heure de la piqûre, ma dame ! [Mélodie]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» ANGLADE REMET LES PENDULES A L'HEURE
» Heure du début du draft?
» Dernier heure
» 17h: Heure de Colle pour Clara
» Yoho, quand sonne l'heure...[pv Luth]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Arven :: Les Terres du Nord :: Au large :: L'Audacia-
Sauter vers: