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 Une Outreventoise et un Belliférien sont sur un bateau… [Ilse]

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Message Sujet: Une Outreventoise et un Belliférien sont sur un bateau… [Ilse]   Jeu 20 Avr - 17:46


Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
Ilse Tonnevent & Géralt de Rives

Une Outreventoise et un Belliférien sont sur un bateau…

C'est l'heure de la visite médicale, Ilse.



• Date : 30 mars 1002
• Météo : Ensoleillé, températures fraîches
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Après avoir fait la tournée matinale des blessures, Géralt se prépare pour la visite à Ilse, qui permettra de s'assurer que la grossesse se déroule sans anicroche.
• Recensement :
Code:
• [b]30 mars 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2037-une-outreventoise-et-un-belliferien-sont-sur-un-bateau-fb-ilse]Une Outreventoise et un Belliférien sont sur un bateau…[/url] - [i]Ilse Tonnevent & Géralt de Rives[/i]
Après avoir fait la tournée matinale des blessures, Géralt se prépare pour la visite à Ilse qui permettra de s'assurer que la grossesse se déroule sans anicroche.


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Message Sujet: Re: Une Outreventoise et un Belliférien sont sur un bateau… [Ilse]   Jeu 20 Avr - 17:52

Trois jours étaient passés depuis Bohémont et l'ambiance à bord s'en ressentait encore. Freyja étant restée à terre, cela se comprenait sans mal. Certes, elle était sauve, mais l'équilibre du navire n'était plus tout à fait le même. Comme une construction en bois solide à laquelle on aurait enlevé l'un de ses piliers. La vie à bord continuait de tourner, mais, même toi, tu pouvais sentir cette légère variation, cette tension sous-jacente qui ne se tairait qu'une fois la Seconde retrouvée avec sa fille. Plus concrètement, il fallait parfois marcher sur des œufs mais c'était dans tes cordes.
 
Tu avais commencé ta journée par une tournée des plaies et des bandages à vérifier et à changer. Rien de tel pour mettre en appétit. Tu étais donc allé réclamer ton dû du matin tout en embêtant Tambouille pour qu'il fasse bouillir un peu d'eau, qui te permettrait de nettoyer correctement les bandelettes, bandages et linges usagés sur le pont, après ta pitance.
 
Tu t'étais ensuite occupé de remettre rapidement en ordre la petite infirmerie puis d'aller chercher l'eau dans le repère de votre coq. Tu avais passé une petite demi-heure à faire tremper, nettoyer, astiquer ton matériel. Tu avais accroché tous les tissus dans un endroit à l'abri du vent, dans un coin du pont. Vu le soleil et l'air peu humide, d'ici quelques heures, tu pourrais venir les récolter secs. Puis tu t'étais dirigé vers la petite infirmerie pour déposer tes instruments et récupérer ce qui pourrait éventuellement te servir pour ce qui t'attendait ensuite : ta visite à Ilse.
 
Autant dire que tu ne savais jamais vraiment à quoi t'attendre avec l'Outreventoise. Tu n'étais pas là depuis si longtemps mais tu avais déjà compris qu'elle pouvait être aussi drôle que ferme. Cela te plaisait, c'était comme un défi qui t'était proposé : la décrypter, apprendre à voguer avec les fluctuations. C'était d'ailleurs un peu le cas pour tout le monde – même si certains te rendaient la tâche plus ardue que d'autres. Surtout, tu appréciais le franc parler de la canonnière et la manière dont elle s'était radoucie quand elle avait compris que tu n'étais pas là pour imposer ta supériorité sur les femmes, supériorité qui n'existait de toute façon pas, seulement dans l'esprit misogyne de tes compatriotes attardés en la matière.
 
Il n'empêchait qu'Ilse était dotée d'un tempérament… propre à elle. Par mesure de précaution, tu prendrais des pincettes, tu tâterais le terrain avant de te jeter dans la fosse aux lions – sans exagération aucune. Tu resterais serein malgré tout : tu avais affronté pire colère, par le passé. Celles de Géraud, par exemple, étaient bien plus difficiles à appréhender. Par ailleurs, Ilse vivait une période délicate : la vie qui grandissait en elle influençait ses humeurs, son état physique quotidien et… l'accueil qu'elle réservait aux autres membres de l'équipage.
 
Ce fut pour ces raisons que tu rejoignis la cabine de la canonnière tranquillement, la discrétion t'accompagnant aux abords de ses quartiers. Tu n'avais pas vraiment de doute quant à sa présence ici car l'un des autres l'avait entendue claquer sa porte il y avait 10 minutes de cela.
Tu toquas doucement et attendis un instant avant de prendre la parole : « Bonjour, Ilse. C'est l'heure de ton moment favori avec ton Belliférien préféré. » Tu marquas une courte pause avant de reprendre : « Certes, c'est assez simple d'être préféré au Belliférien moyen… » Tu t’interrompis un bref instant, dubitatif, avant de revenir immédiatement à la raison de ta présence : « Quand bien même, je dois vérifier que le bébé et toi allez bien, sous peine de me retrouver avec une furie d'Orsang penchée au-dessus de mon cadavre tout frais. » C'était l'une des choses que tu avais comprises de suite : il ne fallait pas plaisanter avec celle qu'ils appelaient « Douce Marianne ».

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Message Sujet: Re: Une Outreventoise et un Belliférien sont sur un bateau… [Ilse]   Ven 21 Avr - 17:47

L'atmosphère est lourde sur l'Audacia. L'humeur de l'équipage s'en ressent et Ilse n'est pas en reste. En l'absence de Freyja, la voilà qui revêt le rôle de Seconde tandis qu'elle laisse Red aux commandes des canons. Pour le plus grand plaisir du médecin de bord qui lui a dit de se ménager, évidemment. Mais ils naviguent encore le long des côtes d'Ansemer et ils ne peuvent se permettre de se la couler douce. Après une telle attaque, les chances pour que des Chevaucheurs soient envoyés à leurs trousses restent élevées, malgré la guerre qui fait rage entre les deux empires, et ils se doivent de rester vigilants. Le navire est en pleine effervescence, tandis que chacun vaque à ses tâches. Les canons sont nettoyés et prêts à être réutilisés en cas d'attaque. Ilse prend grand soin de la bordée des femmes et va régulièrement discuter avec le capitaine qui se ronge les sangs pour la Seconde, bien qu'il parvienne très bien à prendre sur lui afin de mener son équipage comme il l'a toujours fait. Freyja s'en sortira, comme toujours. Elle a plus d'un tour dans son sac et Rackham leur a dit qu'elle était prise en charge – et non arrêtée – ce qui est une très bonne nouvelle. Ils la retrouveront très certainement à Lorgol, puisque c'est la destination la plus logique après une telle attaque – et un tel désastre. Au moins peuvent-ils se réjouir d'avoir mis à sac Bohémont et ce n'est certainement pas grâce au mage engagé pour s'occuper de l'alarme. Ils l'ont retrouvé, plus rond qu'une barrique, et sa punition a été à la hauteur de son échec.

Pourtant, ce n'est pas vraiment ce qui la tracasse depuis qu'ils ont levé l'ancre. Il y a cette Mélodie, en fond de cale, dont les paroles l'ont irritée plus que ça n'aurait dû. Oh, elle a bien mérité de se retrouver enchaînée ; on n'insulte pas l'Audacia sans en payer le prix ! Et elle n'a rien à craindre de plus de leur part, à moins qu'elle fasse des difficultés. Ce n'est qu'une simple leçon, juste de quoi lui faire un peu peur, puis ils la débarqueront à Lorgol en même temps que le reste des marchandises récoltées à Bohémont – pour ceux qui sont parvenus à en prendre avant de fuir. Ilse n'est pas descendue la voir, mais elle a veillé à ce qu'elle soit correctement nourrie tout au long du voyage. Il n'est pas question qu'elle aille voir cette petite insolente, et ce n'est pas son rôle. Ca n'a rien avoir avec un certain pirate, tu es sûre ? Ilse grommelle mais ne prend même pas la peine de lui répondre. Le pirate en question est un peu plus loin sur le pont et c'est à peine si elle lui jette un regard avant de repartir tant bien que mal avec son ventre bien arrondi. Depuis que leurs paroles – hurlements – ont empli la cabine et résonné sur tout le navire, elle ne lui a pas adressé un mot et il a retrouvé son hamac dans le quartier des hommes. De toute manière, ça n'a aucune importance. Elle a bien d'autres choses à penser.

Mais la fatigue physique la rattrape plus facilement à présent qu'elle en est à son sixième mois de grossesse. D'un pas tranquille, elle retourne à sa cabine pour y reposer un instant son dos et ses jambes douloureuses. Et peut-être un peu pour se changer les idées, mais celles-ci reviennent toujours au même point et elle rumine les événements des derniers jours sans pouvoir s'en empêcher. Jusqu'à ce que quelques coups soient frappés à sa porte.

« Bonjour, Ilse. C'est l'heure de ton moment favori avec ton Belliférien préféré. » La canonnière pousse un profond soupir et remonte son bras par dessus son visage, comme si ça pouvait le faire disparaître. Peut-être que si elle fait semblant de dormir... « Certes, c'est assez simple d'être préféré au Belliférien moyen… » Un vague sourire apparaît un instant sur son visage. « Quand bien même, je dois vérifier que le bébé et toi allez bien, sous peine de me retrouver avec une furie d'Orsang penchée au-dessus de mon cadavre tout frais. » « Et en quoi c'est mon problème... ? » demande-t-elle en direction de la porte avant de se redresser tant bien que mal sur son lit. S'il risque de se faire tirer les oreilles, elle aussi. Et Douce Marianne est intransigeante avec ses petits camarades lorsqu'il s'agit de leur bien-être. Elle l'a bien vu au tournoi.

Ilse se relève finalement et ouvre la porte pour observer Géralt d'un air résigné. « Faut vraiment faire ça maint'nant, t'es sûr ? » Puis, voyant qu'il n'a pas l'air enclin à s'en aller, elle pousse un nouveau soupir et s'écarte pour le laisser passer. « J'vais bien tu sais, rien d'nouveau depuis la dernière fois. » qu'elle déclare en refermant la porte, puis elle retourne s'asseoir sur son lit. Qu'il fasse ce qu'il a à faire, et ils pourront retourner vaquer à leurs occupations.

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Message Sujet: Re: Une Outreventoise et un Belliférien sont sur un bateau… [Ilse]   Ven 28 Avr - 17:44

Le silence te répondit et tu croisas les doigts pour qu'elle ne fasse pas semblant d'être absente. Oh, ça ne te découragerait pas pour autant, mais cela rendrait la visite plus compliquée qu'elle ne pourrait l'être – et vous étiez tous les deux du genre têtu. Heureusement, elle finit par prendre la parole et cela t'arracha un sourire. Tu ne répondis cependant rien car elle et toi saviez pertinemment en quoi cela vous concernait tous les deux : si tu te faisais alpaguer par Marianne d'Orsang, ce serait son cas également.

Finalement, du mouvement derrière la porte se fit entendre. Tu te redressas alors que le battant s'ouvrait sur une Ilse à l'air fatigué, mais dont l'esprit combatif vibrait toujours sous la surface. La preuve en était qu'elle tenta malgré tout de faire reporter l'entrevue. Tu la fixas calmement en haussant un sourcil et elle comprit rapidement que tu n'en démordrais pas.
Lorsqu'elle recula pour te laisser passer, t'autorisant ainsi à pénétrer dans son antre, tu mimas une révérence de nobliau écourtée pour la remercier du passage et de ne pas faire plus d'histoire que de raison – fort heureusement, la deuxième raison resterait entre toi et toi-même.

Alors qu'elle fermait derrière elle, tu allas installer ton nécessaire à femme enceinte et potentiellement contrariable sur un espace non encombré. « Je sais que tu as l'air d'aller bien, qu'il ne semble pas y avoir de complications, mais mieux vaut prévenir que guérir. Marianne d'Orsang mise à part, ta santé m'importe, comme elle importe au reste de l'équipage ce ce navire. » Tu ne mentionnas pas Eric, mais c'était implicite qu'il était en tête de liste. Ilse s'en doutait forcément ; ou bien le déni entre les deux tourtereaux était encore plus grand que ce que les autres disaient. C'était dommage pour eux : une sexualité libérée, assumée était toujours bien plus épanouissante que celle baignant dans la dénégation de soi-même ou de ses désirs – tu l'avais appris à mesure des années.

Tout en sortant deux onguents aux odeurs délicates de Lagrance – approuvées par l'odorat devenu sensible de l'Outreventoise –, tu continuas : « Et, si tu es sage et que tu ne ronchonnes pas de trop, tu auras droit à tes massages. » Ils aidaient détendre le corps qui était soumis à des pressions, des tensions plus fortes dues à la présence de l'enfant à naître. Tu te retournas un instant pour lui offrir un sourire taquin avant de reporter ton attention sur le matériel.
Tu avais reçu des instructions spécifiques de la part de Marianne : des gestes à effectuer, des décoctions à préparer, des habitudes à prendre, en somme, tu t'improvisais matrone en l'absence de celle qui s'y connaissait bien plus que toi en la matière. Avant ton arrivée sur l'Audacia, ta propre expérience s'était résumée à l'aide que tu avais fournie à Désirée avec ses grossesses non désirées. Depuis, tu avais lu quelques ouvrages qui avaient été laissés à ton intention dans la cabine et tu en apprenais un peu plus tous les jours.

« Je te laisse te mettre à l'aise. » Tu gardas définitivement la tête tournée à l'opposé de Ilse pour lui laisser l'intimité nécessaire. Tu devais avoir accès à son ventre et à son cou pour tâter ci et là, faire les vérifications habituelles. Tu attendis son signal avant de te diriger vers le lit. Tu t'accroupis devant elle et entama les premières vérifications : tes doigts allèrent appuyer à certains endroits sur son ventre, sur les côtés, en-dessous. « L'agitation à Bohémont et le nouvelle organisation ont été assez stressantes. Tu ressens des changements, des choses qui sortent de l'ordinaire ? » Même si elle n'était pas soigneuse, elle était la plus apte à parler de tout ce qui se passait dans son corps, dans son ventre rebondi.

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Message Sujet: Re: Une Outreventoise et un Belliférien sont sur un bateau… [Ilse]   Dim 7 Mai - 21:24

C'est avec beaucoup de mauvaise volonté qu'Ilse le laisse entrer dans sa cabine, son lieu à elle, son espace personnel et intime. Elle n'est pas bien grande, à peine meublée d'un lit et de quelques coffres qui renferment vêtements et objets personnels. Son sabre est pendu à un crochet, de même que son manteau, et ses bottes reposent dans un coin. Sur l'un des coffres, quelques bibelots ramenés de ses voyages et une boîte, renfermant le jeu d'échec qui lui a été offert à son dernier anniversaire. Elle n'aime pas beaucoup que les gens entrent ici, mais elle préfère encore rester là que se déplacer jusqu'à la cabine de Géralt où ils risquent plus facilement de se faire déranger.

« Je sais que tu as l'air d'aller bien, qu'il ne semble pas y avoir de complications, mais mieux vaut prévenir que guérir. Marianne d'Orsang mise à part, ta santé m'importe, comme elle importe au reste de l'équipage ce ce navire. » Elle fronce les sourcils et une moue prsque boudeuse s'affiche sur ses traits. Qu'ils s'occupent donc de leur pomme avant de se soucier d'elle. Ilse fait mine d'ignorer ceux qui son concernés par cette phrase – celui plutôt – et se renfrogne un peu plus à l'idée qu'on vienne s'enquérir de son état derrière son dos. Elle n'est ni un créature fragile prête à se briser au moindre geste ni un volcan sur le point d'entrer en éruption. S'ils ont des choses à dire, qu'ils viennent le lui dire. Pour qu'ils soient accueillis à coups de sabre ? Il n'a peut-être pas tort.

Ilse croise les bras et l'observe sortir son matériel, les effluves des onguents emplissant déjà le peu d'espace de la cabine. « Et, si tu es sage et que tu ne ronchonnes pas de trop, tu auras droit à tes massages. » Elle lui adresse alors un regard réprobateur. « J'm'en passerai, merci. » Obstinée et de mauvaise foi, elle s'entête, alors qu'elle sait pertinemment que ça lui ferait du bien après les derniers événements survenus à Bohémont. Quand Marianne s'en chargeait, c'était même très agréable, mais elle a décidément du mal à laisser un presque inconnu la toucher, même pour des raisons médicales. Ce n'est pas un mauvais bougre, leur chirurgien, mais il doit encore gagner sa confiance et au vu de ses humeurs, ce n'est pas toujours gagné.

« Je te laisse te mettre à l'aise. » Elle pousse un soupir et lui tourne le dos, déboutonnant le bas de la chemise ample afin de laisser son ventre apparaître pour lui faciliter l'examen. Puis, toujours assise sur le lit, elle se tourne à nouveau pour lui signaler qu'elle est prête. La canonnière sursaute un peu en sentant les mains froides de Géralt contre sa peau, et malgré la situation inconfortable pour la pirate, elle le laisse faire sans un mot.

« L'agitation à Bohémont et le nouvelle organisation ont été assez stressantes. Tu ressens des changements, des choses qui sortent de l'ordinaire ? » Elle ne répond pas immédiatement, réfléchissant à la question. « Mmh... non, rien d'particulier. » Tout semble normal, comme elle l'a déjà dit. Outre les nerfs à fleur de peau, la magie sensible, les douleurs au dos et aux jambes et l'impression de porter trois boulets à bout de bras quand elle traverse le pont... « Il donne beaucoup de coup d'pieds depuis quelques temps, mais c'est normal, pas vrai ? » qu'elle demande, tentant de dissimuler la légère inquiétude dans sa voix. Elle a suivi de loin les nombreuses grossesses de Freyja, mais vivre la situation est totalement différente. Pour Ilse, c'est encore une grande inconnue et au fond, elle a peur de faire quelque chose qui pourrait nuire au bébé, même si elle ne l'avouerait certainement jamais. « T'as pas un truc pour l'mal de dos aussi ? Depuis qu'on est rev'nu du festival ça m'lance un peu plus qu'd'habitude. » Elle lui montre d'un geste vague la zone douloureuse. Douce Marianne avait sûrement plus d'un tour dans sa besace et peut-être que ça aussi, elle le lui a communiqué. Du moins, elle l'espère.

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Message Sujet: Re: Une Outreventoise et un Belliférien sont sur un bateau… [Ilse]   Lun 29 Mai - 0:55

A son « J'm'en passerai, merci », tu choisis de ne rien répondre. Tu te doutes que se faire tripatouiller par toi ne doit pas la remplir de joie. D'autant plus qu'elle est Outreventoise et revête cette réserve et cette pudeur propres aux habitants de ce duché, ce que tu peux respecter. Pourtant, Marianne n'étant plus là, il ne reste que toi. Si elle accepte de te laisser faire, tu te contenteras de toute façon de garder tes gestes mécaniques, professionnels, impersonnels. Ces massages sont là pour alléger les tiraillements que connaît son corps, rien de plus.

Tes doigts palpent la base de son ventre, sur ses flancs, et remontent simultanément vers la partie supérieure. Elle t'informe qu'elle n'a rien remarqué sortant de l'ordinaire et c'est un bon point. Tu hoches la tête, toujours concentré sur ce que tu décèles sous tes doigts, ton regard posé sur son ventre. Si tu te fies à tes connaissances et celles récemment acquises grâce à Marianne, le ventre semble plus tendu par endroits, signe que l'enfant grandit toujours plus. Tu hoches donc la tête lorsque Ilse s'inquiète des coups de pieds plus nombreux. « L'enfant continue sa croissance, il prend plus de place dans ton ventre. Il est voué à cogner l'intérieur plus facilement, rassure-toi. » Tu ne connais pas toutes les subtilités de la chose, mais il est bien précisé dans les écrits et livres de Marianne d'Orsang que des coups, même nombreux, ne sont pas signe de mauvaise santé. Tu ajoutes tout de même, par précaution. « Si tu remarques un changement dans la fréquence des coups, par contre, envoie quelqu'un me trouver. Ça n'est pas forcément signe de complications, mais mieux vaut être prudents. »

Tes mains remontent délicatement vers le centre du ventre en même temps que la pulpe de tes doigts appuie un peu plus fort sur la peau. Tu suis du regard l''endroit qu'elle te montre, dans son dos, et tu acquiesces. « Il reste des herbes qui pourraient aider. Il faudra simplement les faire bouillir et les laisser infuser suffisamment pour qu'elles soient réellement efficaces. Je t'apporterai tout ça. » A peine as-tu fini ta phrase que tu sursautes. L'enfant vient de donner un coup juste sous ta main et cela fait naître un sourire attendri sur tes lèvres. Un deuxième survient et tu glousses doucement. « Il est en forme, en effet. » Tu relèves les yeux vers Ilse. « Il a déjà l'énergie et la détermination d'un pirate, par Callia. » Tu retires ensuite tes mains, ne t'attardant pas sur ce contact qui pourrait mettre mal à l'aise la jeune femme.

Tu te redresses prestement. « Tout a l'air en ordre. Comme la dernière fois, et parce que c'est mon statut de chirurgien qui l'oblige, je dois juste te le rappeler : ne force pas trop physiquement, ménage-toi, évite de porter tout objet trop lourd, fais attention à ne pas manger les aliments déconseillés ou alors à très petite dose et, surtout, au moindre souci… tu sais où me trouver. » Tu lui offres un sourire léger, tes poings sur les hanches. Tu expires rapidement, une moue pensive sur le visage. « Tu ne veux vraiment pas les massages ? Dos et ventre ? Ventre seulement ? » Tu la fixes, lui laissant le choix de garder ses tiraillements et douleurs, mais ne pouvant t'empêcher de penser qu'être obstinée à ce point serait dommage. « Je sais qu'on ne se connaît que peu et que ce n'est pas facile. Je ne te forcerai à rien, mais cela pourrait t'être bénéfique. » Tu penches rapidement la tête sur le côté. « A toi de décider. »

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Message Sujet: Re: Une Outreventoise et un Belliférien sont sur un bateau… [Ilse]   Mer 14 Juin - 16:57

C'est uniquement un mauvais moment à passer, voilà ce qu'elle se dit pour chasser le malaise qu'elle ressent soudain à se faire palper le ventre. Elle voit bien que ses mouvements ne sont que professionnels, mais Ilse n'en est pas pour autant plus détendue. Elle qui a l'habitude d'être examinée plutôt par Marianne, il lui est définitivement étrange d'être désormais suivie par un homme, aussi professionnel soit-il. La faute aux restes de conservatisme outreventois encore bien ancré dans son quotidien, bien qu'elle s'en défende souvent à bien des égards. Pourtant, il parvient un peu à la rassurer, par ses paroles prononcées d'un ton calme et posé. « L'enfant continue sa croissance, il prend plus de place dans ton ventre. Il est voué à cogner l'intérieur plus facilement, rassure-toi. » Elle hoche la tête. Oui, c'est... logique. Elle se sent un peu stupide de ne pas y avoir songé mais ne dit mot à ce sujet. « Si tu remarques un changement dans la fréquence des coups, par contre, envoie quelqu'un me trouver. Ça n'est pas forcément signe de complications, mais mieux vaut être prudents. » Un nouveau hochement de tête, un peu plus hésitant cette fois. Elle espère surtout qu'elle n'aura pas à l'appeler pour un problème, quel qu'il soit.

Lorsqu'elle fait part de ses douleurs, là aussi il semble avoir la solution. Ilse doit bien l'admettre, c'est un soulagement d'avoir à nouveau un médecin à bord, même si Marianne lui manque beaucoup et qu'elle aurait voulu qu'elle reste à leurs côtés bien plus longtemps. Au moins, il a l'air de savoir ce qu'il fait, du moins pour le moment. « Il reste des herbes qui pourraient aider. Il faudra simplement les faire bouillir et les laisser infuser suffisamment pour qu'elles soient réellement efficaces. Je t'apporterai tout ça. » Même pas le temps de le remercier que le bébé fait savoir sa présence. Un sourire amusé se dessine sur les lèvres de la canonnière, reflet de celui du chirurgien. « Il est en forme, en effet. Il a déjà l'énergie et la détermination d'un pirate, par Callia. » « En effet. » répond-elle avec une certaine tendresse dans la voix. Il lui tarde que ce bébé vienne au monde, qu'elle le voie grandir aux côtés de toute la portée de Jedidiah et peut-être auprès de son grand frère. Son coeur se serre un peu à la pensée d'Aymeric, encore en Outrevent, et de son père qui ne l'a plus vu depuis le mois de janvier. Mais elle chasse rapidement cette idée, la colère revenant dominer le reste à son sujet.

« Tout a l'air en ordre. Comme la dernière fois, et parce que c'est mon statut de chirurgien qui l'oblige, je dois juste te le rappeler : ne force pas trop physiquement, ménage-toi, évite de porter tout objet trop lourd, fais attention à ne pas manger les aliments déconseillés ou alors à très petite dose et, surtout, au moindre souci… tu sais où me trouver. » Ilse lève les yeux et pousse un soupir en reboutonnant le bas de sa chemise. « Oui, je sais. » déclare-t-elle, un peu distraite, un peu lasse. « Tu ne veux vraiment pas les massages ? Dos et ventre ? Ventre seulement ? » Elle hausse un sourcil mais il s'explique avant qu'elle n'ait le temps de répondre. « Je sais qu'on ne se connaît que peu et que ce n'est pas facile. Je ne te forcerai à rien, mais cela pourrait t'être bénéfique. A toi de décider. » Ses yeux se posent sur les siens, semblant le jauger, et son caractère entêté est enclin à refuser la proposition en bloc. Mais suite à l'attaque de Bohémont, puis à la dispute qui a suivi, elle a les nerfs en pelote et des élancements terribles dans tout le dos. Elle s'apprête pourtant à refuser. Ah, l'entêtement des Outreventois. Grim... Hey, tu sais que ça te ferait du bien. Pour une fois, arrête de faire ta tête de mule. Je ne fais pas... Tu oublies que je suis dans ta tête. Accepte au moins d'essayer et si ça marche pas, t'auras qu'à le chasser de ta cabine. Ca, tu sais faire. Elle manque d'esquisser un sourire mais secoue la tête avant de pousser un soupir. D'accord je vais... y réfléchir. Elle jurerait entendre l'albatros soupirer à son tour. « Est-ce que... tu sais au moins c'que tu fais ? J'veux dire... t'es chirurgien, pas sage-femme. » Elle l'apprécie peut-être mais il n'est pas là depuis très longtemps et elle n'a aucune idée de ses réelles compétences à ce sujet. En plus d'être relativement entêtée, Ilse a probablement bien trop d'appréhensions concernant son bébé, et plus encore quand il s'agit d'être examinée par un presque étranger. « Tu t'es d'jà occupé de femmes enceintes ? » demande-t-elle, un peu sur la défensive. Toutes les excuses sont bonnes, n'est-ce pas ?

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Le Pavillon Noir
Message Sujet: Re: Une Outreventoise et un Belliférien sont sur un bateau… [Ilse]   Dim 18 Juin - 23:20

Son regard vient croiser le tien. Tu le soutiens, en silence, la laissant délibérer avec elle-même. Puis, ses yeux se font légèrement voilés, comme si elle n'était plus totalement là, avec toi dans cette cabine. Ou peut-être n'est-ce que ton impression ? Elle secoue la tête et soupire. Peut-être en discute-t-elle avec son Familier ? Quoiqu'il en soit, tu te dérobes à son regard et retournes vers ta sacoche à outils et matériel. Tu ranges ce qui ne te sert plus, remets en place ce que tu as dérangé quand tu as fouillé tout à l'heure. Tu t'apprêtes à remballer les onguents quand la jeune femme reprend la parole. Tu stoppes ton geste et tourne la tête vers elle.

« Est-ce que... tu sais au moins c'que tu fais ? J'veux dire... t'es chirurgien, pas sage-femme. » Tu hoches la tête. « En effet, je ne suis que chirurgien. » Tu t'apprêtes à rajouter quelque chose, mais Ilse reprend, un peu dubitative :  « Tu t'es d'jà occupé de femmes enceintes ? » Tu pivotes sur toi-même pour lui faire complètement face, un linge dans tes mains pour essuyer ces dernières. Tu fixes leur mouvement, réalisant qu'une légère boule s'est formé dans ton ventre. « Je n'ai pas de formation en la matière, mais oui, j'ai aidé ma sœur aînée avec ses grossesses, dans la mesure du possible. » L'évocation de ces souvenirs te renvoie à Désirée et Gédéon, qui patientent dans leur enfer à Aubenacre, et la culpabilité et la colère menacent de te submerger un instant. Tu les repousses cependant avec force, tout en déglutissant.

Tu réalises que tu es plus en train de tordre le linge qu'autre chose, entre tes mains, alors tu le déposes rapidement sur ta sacoche et relèves les yeux vers la pirate. « J'ai eu différents cas de chirurgie sur des femmes enceintes, à Riven, aussi. D'autres, plus rarement, étaient moins axés chirurgie. J'ai quelques notions de base, assez éparses, donc, mais votre ancien médecin s'est chargé de les combler un minimum, en me laissant des ouvrages, des décoctions, ainsi qu'une lettre explicative bien détaillée. » Le souvenir te fait sourire, tant les recommandations ont plu dans le parchemin écrit à ton attention par Marianne. « Quant aux massages, j'ai mémorisé le sens des mouvements, les endroits qui permettront de te soulager au mieux. » Tu montres du pouce la porte, derrière toi, en haussant des sourcils interrogateurs. « Si ça peut te rassurer, je peux retourner lire la section du livre, au cas où ? » Tu souris finalement, l'amusement lisible sur tes traits.

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Une Outreventoise et un Belliférien sont sur un bateau… [Ilse]
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