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 Red, la plaie… [Red]

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Le Pavillon Noir
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Message Sujet: Red, la plaie… [Red]   Sam 22 Avr - 14:42


Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
Meldred Vif-Ressac & Géralt de Rives

Red, la plaie…

Mécontentement, entêtement et compromis… peut-être.



• Date : 28 mars 1002
• Météo : Ensoleillé, vent frais
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Géralt apprend que Red n'a pas écouté son conseil, qu'il ne se ménage pas malgré sa blessure. Il le trouve sur le pont et compte bien le forcer à être plus raisonnable. Il en profitera pour changer ses bandages.
• Recensement :
Code:
• [b]28 mars 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2042-red-la-plaie-fb-red]Red, la plaie…[/url] - [i]Meldred Vif-Ressac & Géralt de Rives[/i]
Géralt apprend que Red n'a pas écouté son conseil, qu'il ne se ménage pas malgré sa blessure. Il le trouve sur le pont et compte bien le forcer à être plus raisonnable. Il en profitera pour changer ses bandages.


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Dernière édition par Géralt de Rives le Jeu 4 Mai - 23:59, édité 3 fois
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Message Sujet: Re: Red, la plaie… [Red]   Sam 22 Avr - 14:44

« Il est en train de faire quoi ? » Et que personne n'ose te te dire que ta voix avait gagné quelques octaves sur la fin de ta phrase : tu l'aurais nié jusque dans la tombe. Le pirate changea de pied d'appui, pas forcément très à l'aise. « Porter des barils de poudre, sur le pont ? » Tu soupiras en fermant les yeux et en relevant brièvement ton visage vers le ciel. « Sérieusement… » L'homme t'offrit pour toute réponse un « hum hum » qui aurait pu être interprété de n'importe quelle manière. « D'accord, merci, Bectout. » Il hocha la tête, peu sûr de lui, tandis que tu le gratifiais d'une tape sur l'épaule en le dépassant.

Tout en grimpant à l'échelle, tu secouas la tête. Forcément, Red ne t'avait pas écouté. Cet homme était d'un têtu, parfois. Certes, il ne te portait pas spécialement dans son cœur, mais tes conseils n'avaient rien à voir avec votre inimité ou amitié, c'était un fait : s'il ne se ménageait pas, il n'allait faire qu'aggraver les choses. Certes, il avait pris la place d'Ilse momentanément et vous deviez tous redoublé d'efforts, en cas d'une réplique – tu aidais toi-même davantage aux corvées à accomplir. Certes, il y avait une marge avant que les choses n'empirent à ce point. C'était cependant ton boulot de veiller au bien-être des membres de l'Audacia. Tu comptais le faire, canons ou non, pirate désobéissant ou non. Red devait être prudent : une mauvaise guérison pouvait coûter beaucoup, la vie dans le pire des cas.

Ce fut donc plein de détermination que tu allas trouver ton patient récalcitrant. Tu rejoignis l'étage inférieur au pont et il ne te fallut pas longtemps pour repérer ta cible, prise sur le fait : Red, un baril de poudre dans les bras, en train de grimper à l'échelle menant au pont. Tu soupiras tellement fort qu'un des pirates encore à ce niveau, en train de faire rouler un plus gros baril, se retourna. Il haussa un sourcil inquisiteur. « Ça va, Doc ? » Tu hochas la tête en te remettant en marche. « J'ai juste deux-trois choses à dire à notre canonnier. » Le pirate laissa échapper un ricanement, puis se remit au boulot. « Bonne chance, on est là si y a besoin de le ceinturer ou quoi. » Ce fut à ton tour de rire doucement alors que tu grimpais à la grande échelle qui menait au pont.

Une fois redressé, tu cherchas du regard l'Îlien et le trouvas sans grand étonnement près d'un canon, le baril en suspens sur l'arme. Tu te dirigeas vers lui sans attendre et tes yeux devinèrent le bandage que tu aurais à changer sous peu, accord du Vif-Ressac ou non – peut-être que tu profiterais de l'offre qui venait de t'être faite, même. Tu espérais sincèrement que la plaie ne s'était pas rouverte.
Tu te raclas la gorge une fois dans son environnement immédiat. « Si tu tiens tant que ça à passer aux sutures, ça peut se négocier, tu sais ? » Tu croisas les bras sur ta poitrine, ton corps exprimant ta désapprobation sans que tu ne t'en rendes compte. « C'est ce que tu appelles « te ménager » ? »

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Message Sujet: Re: Red, la plaie… [Red]   Mar 9 Mai - 17:46

Red faisait de son mieux pour se ménager, et ne pas rouvrir ses plaies – ou presque. La vérité était que les canons n’attendaient pas, et qu’il n’avait pas gagné la confiance et le respect de m’dame Ilseen se tournant les pouces, et en attendant que le travail se fasse tout seul. Il ne portait quand même pas un baril si lourd que ça, juste de quoi remplir un tout petit cannonet, en prévision d’une attaque. Pas de quoi faire du mal à une mouche, et même pas de quoi faire luire ses muscles saillants et entrainés par les années passées sur un navire, à effectuer différentes tâches plus ou moins ingrates.Il savait que si ça remontait aux oreilles du doc’, ça lui plairait pas, mais il était assez grand pour prendre soin de lui-même, et savoir où se situaient ses limites. Ou presque. Il sentait bien le tiraillement plus bas, dans son ventre, mais c’était trois fois rien. Il avait subi des pires douleurs, sans rien en dire. Il savait qu’il crèverait pas, quoi qu’en dise le Belliférien.

Alors il continuerait à faire le minimum, oui. Simplement que sa notion de minimum était sûrement pas la même que celles des autres. Mais il savait, depuis son plus jeune âge, que si on se rendait pas utile, alors on était pas le bienvenu. C’était pas comme ça que fonctionnaient ses parents, sur l’Île où il avait grandi ? Il l’avait pas forcément compris, petit, croyant qu’il suffisait que tout le monde s’aime, mais c’était bien vite rentré dans sa tête : ceux qui faisaient partie du foyer avaient quelque chose à y apporter, et pas que de l’amour. Alors il dérogeait pas à ce principe. Encore moins sur l’Audacia, où il voulait faire ses preuves, plus que tout, et dont il ne voulait jamais partir. Peut-être était-il un peu amoureux de Rhéa, peut-être l’idolâtrait-il, même. Plus encore, il réalisait enfin ce rêve, qui remontait à son plus vieux souvenir, que de faire partie de l’équipage de cette vivenef illustre, il était hors de question de gâcher sa chance parce qu’on l’aurait pris pour un tire-au-flanc. Que les autres ne le comprennent pas n’y changerait rien. Il y allait le plus doucement possible, mais le répit et le repos n’existaient que pour ceux qui n’avaient rien à perdre. Lui avait tout à perdre, si on refusait de le garder, à la prochaine traversée. S’il avait pensé pouvoir se satisfaire, un temps, de suivre les traces de sa mère et de s’occuper des dragons des mers, ce qui serait un honneur qu’il ne refuserait jamais, il était certain que sa vie manquerait de saveur, s’il ne voguait pas à bord de l’Audacia.

Il se figea quand même, quand il entendit ce raclement de gorge, qui n’augurait rien qui vaille, dans son dos. Ilse ? Non, elle avait beau avoir tout d’un homme, par moment, sa voix restait bien moins grave que celle qu’il devinait dans ce son disgracieux. Il grimaça, de manière imperceptible pour le médecin de bord, il l’espérait, en entendant ses soupçons se confirmer. « Y’a pas b’soin d’sutur’, ça va s’r’mettr’ tout seul. » Ou presque. Ou peut-être pas, s’il en croyait le bandage humide sous le tissu, humide et poisseux. Un peu trop épais, pour n’être que de la sueur. « J’fais l’minimum. Tout l’monde a pas sa plac’ ass’rée, sur l’Audacia. Si j’fais rien, j’s’rai pas r’pris. Et c’t’un p’tit baril, mêm’ toi t’pourrais l’porter. » Un tout petit baril.

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Message Sujet: Re: Red, la plaie… [Red]   Dim 11 Juin - 15:45

« Y a pas b'soin de sutur', ça va s'r'mettr' tout seul. » Tu hausses un sourcil dubitatif et ravales le sarcasme qui menace de t'échapper. Suis-je bête ! J'avais oublié que tu étais médecin. Au temps pour moi, retourne vaquer à tes occupations, j'en fais de même. Salut. Tu te contentes de le regarder, impassible, et l'Îlien continue. « J'fais l'minimum. Tout l'monde a pas sa plac' ass'rée sur l'Audacia. Si j'fais rien, j's'rai pas r'pris. Et c't'un p'tit baril, mêm' toi t'pourais l'porter. » Il est bien évident que tu ne répondras pas à la pique, qu'elle soit intentionnelle ou non. Pour autant, tu ne veux pas partir dans des débats sans fin ou dans une joute verbale à demi-mots. Tu le fixes donc un instant en silence, cherchant le meilleur moyen pour coincer l'autre pirate.
 
« On va faire un marché, Red. » Tu lui offres un sourire à mi-chemin entre l'amusement et le sérieux tout en approchant un peu plus, les bras croisés sur ton ventre, lâches. « Tu vas soulever ta chemise pour moi. » Un éclat de malice traverse tes yeux et il comprendra sans souci. « Tu vas me laisser vérifier le bandage et la plaie, rapidement, sans m'attarder. Juste histoire d'avoir une idée de la tête que ça a en bas. » Un sourire en coin apparaît sur ton visage alors que tu le fixes sans ciller. Impossible de chasser le naturel, parfois. « Si tout va bien, si c'est moi qui m'inquiète pour rien, alors je te laisserai retourner à ton boulot et on ne parlera du changement de tes pansements que ce soir, une fois la journée terminée. » Tu écartes les bras en signe d'apaisement, pour montrer ta bonne foi. « Il me faudra juste la promesse que tu continueras de faire attention. » Tu hausses un sourcil machinal pour ponctuer la fin de ta phrase et pour avoir la confirmation que tu peux continuer.
 
« Par contre. » A cela, ton sourire se fane perceptiblement et tout le sérieux du chirurgien que tu es refait surface. « Si j'estime qu'il te faut arrêter ce que tu es en train de faire, si la plaie s'est rouverte, si elle n'a pas bonne tête, ce que tu crains, vu la légère pâleur de sa peau et la teinte un brin différente du blanc de ses yeux, caractéristiques des blessures assez imposantes dont le processus de guérison est entravé d'une quelconque manière, j'aimerais que tu délaisses tes barils et que tu me suives à l'infirmerie pour que je puisse te soigner correctement. »
 
Pressentant une réticence plus que forte de sa part, tu renchéris donc, pour ajouter à la solidité de ton plaidoyer : « Je sais qu'être à bord implique que tu sois à ton maximum à tout moment, mais tu pourras pas l'être tant que tu n'auras pas un minimum guéri. » Tu te mords la langue pour ne pas en dire plus. Ne pas trop l'accabler pour l'instant te permettra d'argumenter plus tard, dans le calme de l'infirmerie, où tu auras plus de chance de le raisonner.
Tu t'écartes et reprends ta place initiale pour lui rendre son espace personnel, pour lui laisser le temps de réfléchir à ce que lui proposes. « Qu'est-ce que tu en dis ? »
 
Dans les faits, s'il refuse que tu vérifies, tu pourras toujours avoir recours à une autre solution, qui lui plaira certainement moins et qui envenimera sans aucun doute votre relation déjà instable. Cependant, l'état de tes patients passe largement avant des conséquences relationnelles éventuelles. De loin. Pour autant, tu espères qu'il acceptera sans rechigner, le bougre.

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Message Sujet: Re: Red, la plaie… [Red]   Mer 5 Juil - 23:33

Red dévisage le médecin, sans baisser le regard, sans ciller. Ou peut-être en cillant deux, trois fois, mais est-ce vraiment un problème ? Pas du tout. Cela ne veut pas dire qu’il a tort, ou même qu’il aurait pas du porter le baril qu’il tient. Et puis, quelle importance ? Ça finira par se remettre ? Ça finit toujours par se remettre, quand c’est pas mortel. Et il avait vu suffisamment de mauvaises blessures, pour savoir que c’en était pas une. Pas encore. Il serra les dents, pas prêt à reconnaître qu’il souffrait, mais un peu, juste un peu, et qu’il était pas encore sûr que c’était rien. Et ce que ce silence l’agaçait. Il pouvait pas parler ou partir, le doc’ ? Fallait croire que non. Il savait qu’il était agréable à regarder, avec sa peau tannée et ses muscles, mais il aurait préféré avoir la paix.

Il fronça les sourcils, pris par surprise, alors qu’il lui proposait de faire un marché. Quel pirate normal refuserait un marché ? C’était presque plus fort que lui, de l’accepter. Il croisa cependant les bras, après avoir fourré le baril dans les bras d’un autre sous-canonnier – parce oui, y’avait Ilse, puis lui, son apprenti et remplaçant pendant que sa grossesse lui permettait pas de tout faire, puis les autres, les sous-canonniers. C’était le signe qu’il écoutait, mais qu’il devait être convaincu. Qu’il était sceptique. Méfiant, presque. Il était peut-être fourbe. Et il se renfrogna, en entendant la suite. C’était pas un marché sympathique, ça. Pas du tout. Mais il pouvait pas vraiment refuser. Si c’était ce qu’il fallait, pour qu’il le laisse tranquille…

Sauf qu’il était effectivement fourbe. Et bien trop… rigoureux ? pour croire qu’il laisserait passer. Il souffla son mécontentement, ostensiblement, tout en s’appuyant sur un baril de vin, et en écartant les bras. Il retint le sarcasme qui le démangeait, de lui dire qu’il le laissait ôter lui-même sa chemise, de peur que ça ne travaille trop la plaie. Il avait pourtant très envie de le dire, mais il se contenta de dévoiler lentement les parcelles de sa peau, ôtant le vêtement avec une lenteur excessive. À son tour, d’être contrarié. Même si, en réalité, Red savait pertinemment que le médecin de bord l’avait été en le voyant travailler comme si de rien n’était.

« ‘Vant qu’tu r’gardes, j’veux mes conditions. T’me fais v’nir, qu’si c’est indispensab’. Si c’peut attendr’ qu’on ait tout rangé, alors ça attendra. Ok ? »

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Message Sujet: Re: Red, la plaie… [Red]   Mer 2 Aoû - 15:34

Red finit par soupirer, le bien qu'il pense de tout ça audible dans cette simple expiration. Cela t'arrache un sourire discret alors qu'il s'appuie contre un baril en écartant les bras. Tu hésites un instant à soulever de toi-même l'avant de son haut, mais l'Îlien balaie ton incertitude : il se saisit du tissu et commence à le soulever lentement. Trop lentement pour un geste qui ne requiert exactement qu'une demi-seconde. Trop lentement pour que ton esprit ne se concentre pas dessus. Trop longtemps pour que – tu n'es pas vraiment fier de toi, au vu de la situation et de la blessure de Red – ce mouvement, la lenteur avec laquelle il découvre sa peau, ne suscite une étincelle de convoitise en toi. Que tu étouffes aussitôt, cela va s'en dire. Ce n'est clairement ni l'endroit, ni le moment, ni la personne – votre entente n'est pas particulièrement au beau fixe, il faut être honnête.

Tu te recentres sur le moment présent et commences à t'approcher, tes yeux cherchant déjà le bandage. Pourtant, tu les relèves vers Red quand il pose une dernière condition, condition à laquelle tu rétorques immédiatement, sans hésitation : « Tu as ma parole, Red. », ton regard déjà en train de repartir analyser l'aspect physique du bandage.
Au bout de quelques instants, légèrement penché pour avoir un meilleur accès visuel, tu soupires discrètement car tes craintes étaient fondées : une quantité assez importante de sang a imbibé le tissu, le tout décliné en différentes nuances de rouge. Tu te permets de soulever davantage son haut pour avoir un visuel sur la peau plus haut et tu fronces les sourcils : la peau est légèrement boursouflée au niveau de la cage thoracique. Côte contusionnée, peut-être plusieurs ? Red n'a rien dit à ce propos, hier soir. Nouveau soupir.

« Je dois défaire le bandage. » Tu attends son assentiment, puis tu passes tes bras autour de sa taille, décoinces le bout du tissu et le ramènes vers toi. Tu le repasses dans son dos, devant, et ton regard capte celui de Red, vos visages proches : tu lui offres un sourire léger, un haussement de sourcil, par politesse, pour faire passer une éventuelle gêne causée par votre proximité momentanée, pour chahuter un peu Red – au choix. Tes mains, elles, continuent leur travail.
Quand Red est enfin libéré de son bandage, tu te penches à nouveau, les sourcils froncés par la concentration et l'appréhension. Tu tires légèrement sur la peau, à quelques centimètres de la plaie, pour analyser la réaction des bords de la blessure : ils s'écartent sans souci, ils sont gonflés et commencent à rougir. La plaie n'a pas commencé à sécher, à force de se rouvrir ; les mouvements répétitifs, le fait de forcer n'a clairement pas aidé. Il ne semble pas y avoir de pus, cependant. Tu approches légèrement ton visage et inspires discrètement : pas d'odeur caractéristique d'infection.

Tu te redresses et entreprends de refaire le bandage « Ce n'est pas encore infecté, mais c'est en bonne voie pour. » Le ton que tu emploies est neutre. « Tu ne cicatrises pas et, tu t'en doutes, ce n'est pas l'effet voulu. » Main gauche, dos, main droite, ventre, main gauche. « Tu peux finir de déplacer tes barils, les petits, mais il faut que tu viennes me voir à l'infirmerie ensuite. Je vais suturer la plaie. » Cela ne sert à rien de le faire de suite : Red n'en fera sûrement qu'à sa tête et continuera de les déplacer à son retour de l'infirmerie. « Si ça ne tenait qu'à moi, je te forcerais à rester inactif jusqu'au surlendemain, mais je comprends la situation. » Ton regard croise le sien puis retourne sur le bandage.

Une fois ce dernier refait, tu vérifies qu'il est bien serré, qu'il tient bien, et tu te redresses. « Dès que tu as fini cette tâche-là, direction l'infirmerie, d'accord, Red ? » Tu hausses un sourcil interrogateur. « Si tu tardes trop, je viendrai te chercher par la peau des fesses. » Un sourire teinté d'insolence ornant ses lèvres. 
Tu te détournes ensuite de l'apprenti-canonnier, le laissant se concentrer sur sa tâche au plus vite pour qu'il vienne se faire soigner au plus vite. Tu rejoins ton infirmerie, te rinces les mains et commences à préparer ce que tu peux pour le moment où Red viendra se faire soigner. Tu restes positif.

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Message Sujet: Re: Red, la plaie… [Red]   Sam 19 Aoû - 1:48

Il prit tout son temps, pour ôter sa chemise, lentement, bouton par bouton, ne dévoilant que partie par partie la fine tunique qu’il avait en-dessous, pour protéger ses blessures. Il en fit de même avec la tunique, la relevant lentement pour la faire passer par-dessus sa tête, jusqu’à l’ôter entièrement. Un sourire narquois avait pris place sur ses lèvres, alors qu’il observait le regard du médecin qui suivait ses mouvements. Fort bien. Il aimait cette réaction, et aimait la susciter. Il leva les mains en guise d’invitation à ce qu’il vienne palper son corps et ses blessures, sans se départir de ce sourire en coin provocateur qui venait sublimer encore plus son visage.

Il ne put s’empêcher de grimacer, alors qu’il jette un regard au bandage – pas à cause du sang, non, il n’en a aucune crainte, mais à cause du visage mécontent de Géralt. Il n’allait peut-être pas s’en sortir à si bon compte. Mais il a eu sa parole, et même s’il n’est pas un crétin d’Outreventois qui ne bafoue jamais ses engagements, il croit qu’il se prend suffisamment au sérieux, pour ne pas donner sa parole en l’air, en ce qui concerne son métier. Et même s’il est étrange et qu’il peine à croire qu’un homme d’un duché d’arriéré puisse être digne de confiance, Red dénigre pas ses capacités.

Il émet un grognement pour lui donner son assentiment pour défaire le bandage, même si ça l’emmerde sincèrement. Et surtout, c’est douloureux. Beaucoup plus qu’il ne pourrait l’admettre. La pression du bandage contenait la douleur, et elle lui semble se libérer en une déferlante particulièrement désagréable. Il se force à sourire, pourtant, du même sourire qu’il avait adressé plus tôt au médecin. « T’sais doc’, s’tu v’lais m’toucher, fallait l’dir’, pas b’soin de fair’ semblant qu’tu veux vérifier l’bandage ou la plaie. J’suis pas farouche. » Il sait pas comment il va le prendre, ce qu’il lui dit, mais au pire, il s’en foutait. Ou presque.

Il le fixa dans les yeux, pendant et après qu’il ait fait le bandage, presque sérieux. « Pourquoi vous l’brulez pas ? C’sera cicatrisé, comm’ça, et on s’ra tous contents. » Bah quoi ? Quand on avait pas de médecin sous la main, en mer, on faisait comme on pouvait. Et même si on évitait de le mettre en présence du danger, ça pouvait se noyer, un médecin, ou se faire bouffer par un kraken. Se faire capturer par les ennemis, aussi, parce qu’ils avaient perdu le leur. Ou être jeté aux requins. C’était plus protégé que les autres, mais pas à l’abri du risque. Et sans médecin, on se débrouillait. Il avait déjà vu un pirate être amputé d’une jambe, comme ça. Il en était mort.

Il lui adressa un regard surpris, quand même, de le laisser finir. Il tricherait pas, pour cette fois. Peut-être. « M’ci doc. » Il s’attela à sa tâche, essayant de pas trop forcer, et recrutant les mousses dont le quart était terminé et qui étaient de repos pour l’aider, en leur promettant une bière à la prochaine taverne où ils pourraient aller. « J’s’rai curieux d’te voir m’chercher par l’peau des fess’. T’fais pas l’poids. J’peux attendr’ ici, pour voir ça ? »

Il l’aurait sûrement fait, si le médecin avait pas été réglo, et l’avait pas laissé finir. Mais il se rendit rapidement dans la cabine qui était celle de Géralt pour les soins. « V’la, v’pouvez fair’ c’qu’vous v’lez d’mon corps, doc’. »

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Message Sujet: Re: Red, la plaie… [Red]   Mar 12 Sep - 22:38

L'un des ouvrages de Marianne repose entre tes mains et tu le lis avec une attention toute particulière. Tu vas bientôt devoir rendre visite à Ilse pour vérifier comment se passe la grossesse et lui proposer quelques massages pour soulager ses articulations. Tu sens que l'entreprise sera compliquée, mais tu restes positif. Tu as déjà eu affaire à de nombreux patients, certains butés alors même qu'ils risquaient de perdre un membre et cela ne t'a jamais découragé.
Tu mémorises les mouvements conseillés dans les paragraphes sous tes yeux et poses le livre sur la petite table qui te sert de secrétaire façon pirate. Tu mimes les mouvements avec tes mains, dans le vide, et fronces les sourcils à l'un d'entre eux, que tu dois recommencer plusieurs fois pour bien en saisir la mécanique.
 
Tu finis par partir dans tes pensées et la scène avec Red te revient en mémoire. « T’sais doc’, s’tu v’lais m’toucher, fallait l’dir’, pas b’soin de fair’ semblant qu’tu veux vérifier l’bandage ou la plaie. J’suis pas farouche. » Tu glousses pour toi-même en te frottant les yeux de tes doigts, alors qu'une étincelle d'intérêt refait son apparition dans le creux de tes reins. C'est étonnant parfois, les attirances qui peuvent naître. Red est un bonhomme sacrément agaçant quand il le décide. Provocateur, narquois, insolent, buté. Pourtant, durant votre précédent échange, tu as perçu les choses d'une manière différente. Oh, toujours aussi agaçant, vot' Red, mais davantage joueur, apte à faire des compromis, à délaisser sa mauvaise foi. Étonnant. Peut-être bien, qu'inconsciemment, tu étais plus disposé à ouvrir les yeux, à le voir plus objectivement. C'est une possibilité : on ne voit parfois que ce que l'on s'attend à voir. Ou, peut-être bien que Red a décidé de laisser tomber un peu les masques. Tu ne sais pas.
 
Quoiqu'il en soit, quand il pénètre finalement dans l'infirmerie, moins de temps a passé que tu ne le pensais. Tu n'as pas le temps d'ouvrir la bouche ou de poser ton livre qu'il passe directement à l'attaque : « V’la, v’pouvez fair’ c’qu’vous v’lez d’mon corps, doc’. » Bien, bien, bien. Le ton est donné. Il ne faut pas te le dire deux fois. Tu notes également qu'il oscille entre le tutoiement et le vouvoiement et gardes ça dans un coin de ton esprit.
Tu reposes ton livre et lui offres un sourire amusé. « Fais attention à ce que tu dis, Red, je pourrais te prendre au mot. » Haussement bref de tes sourcils, avant que tu n'enchaînes. « Déshabille-toi et installe-toi sur le lit. » Tu l'incites à le faire d'un contact bref dans son dos, alors que tu vas chercher un instrument pour ausculter sa plaie sans y rajouter de saletés. Bien évidemment, le choix de tes mots n'est pas volontaire. Jamais.
 
Une fois qu'il est assis, tu lui demandes de lever les bras pour que tu puisses retirer le bandage. Tes yeux s'égarant un instant sur son visage, tu lui dis, un sourire en coin : « Tu as décidé de venir, tout compte fait. Le fier pirate que tu es serait-t-il moins buté qu'il n'y paraît ? » Tu hausses un sourcil avant de reporter ton regard sur le bandage entièrement déroulé que tu poses sur l'espèce de tablette à côté. Tu appuies ensuite sur son épaule pour l'inciter à s'allonger, un sourire toujours aux lèvres. L'inspection va bientôt commencer.
 
Il va adorer la suite.

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Message Sujet: Re: Red, la plaie… [Red]   Dim 24 Sep - 22:12

Il avait soupiré, plus que de raison peut-être, à l’idée de s’interrompre dans son travail pour que Géralt vérifie et refasse le bandage, lui interdise peut-être même de continuer, mais il s’était laissé faire, malgré lui – ou plutôt parce qu’il avait beau y mettre de la mauvaise volonté, il savait que s’il fallait ça pour le restreindre, on lui mettrait les fers, et on le laisserait attaché comme ça le temps qu’il se soigne. Il avait beau savoir qu’il devait faire ses preuves et ne pas rechigner à la tâche, il savait aussi que, contrairement à d’autres navires, le capitaine de l’Audacia, son second et ses secondes se souciaient de l’équipage, et de leur rétablissement. Pas comme tous les navires. Et s’il faisait le con et refusait de se faire soigner… alors il serait sûrement descendu à la prochaine escale, parce qu’il déconnait. Et ça, il le craignait plus que tout. Alors même s’il fanfaronnait, même s’il affirmait qu’il était pas assez incapacité pour travailler, il comptait pas aller à l’encontre des demandes du médecin de bord. Preuve en était qu’il se présentait à lui.

Il avait beau jouer avec les mots, plaisanter alors que ça s’y prêtait pas vraiment, il était sérieux, dans un sens. Il laisserait Géralt faire ses trucs de médecin, sans rien dire, même si ça lui plaisait pas. Même s’il aurait préféré pas être blessé. S’il aurait préféré ne pas avoir à s’arrêter de travailler, à se faire contrôler par le médecin. Il avait pas vraiment le choix. « Eh ben, z’êtes rapide en besogn’, doc’. J’le fais tou’d’suite. » Il ôta sa chemise, et ses chausses, ne gardant que ses sous-vêtements. Les chausses montaient plus haut que la blessure, et gênerait, même s’il aurait juste pu les baisser un peu. Mais la pudeur sur un bâtiment comme l’Audacia n’avait pas vraiment lieu d’être. Voire pas du tout. Il s’allongea, souriant d’un air aguicheur, sans rien dire, se relevant que quand il lui demanda de lever les bras. « J’plus ma ch’mise, doc, z’avez pas b’soin d’m’fair’ l’ver les bras pour m’l’enl’ver. Mais j’peux la r’mettr’, si c’est c’que vous vouliez. »

Il lui adressa un petit clin d’œil, avant d’obéir docilement. Il pouvait plaisanter, principalement pour se distraire lui-même, il allait pas entraver le travail de l’homme qui lui faisait face… et pouvait lui faire très mal, s’il n’obéissait pas. « J’suis lucid’, m’sieur. J’sais qu’c’est pas l’moment qu’j’préfèr’, mais v’faites c’que vous d’vez fair’. Moi aussi. Alors allez-y. » Et vite, s’il pouvait. Il protesta pas quand il appuya sur son épaule pour le faire s’allonger, grimaçant malgré lui parce qu’il s’exécuté un peu vite, et ressentit une douleur fulgurante dans sa blessure. Il maintenait que brûler tout ça serait douloureux moins longtemps.

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Message Sujet: Re: Red, la plaie… [Red]   Mar 3 Oct - 0:27

Évidemment, Red t'a pris au mot : il ne reste que ses sous-vêtements pour cacher sa nudité qui, il faut l'avouer, elle, ne se cache pas de ses courbes. Tu te fais la remarque qu'une fois le sous-canonnier guéri, tu t’attelleras à pousser plus loin ce petit jeu qui a commencé entre vous aujourd'hui. Cela te perturbe, d'ailleurs, vu la méfiance et l'attitude de l'Îlien à ton égard depuis ton arrivée à bord. Pourtant, cela ne t'étonne guère. Tu ne saurais expliquer pourquoi, à vrai dire, il s'agit plus de tes instincts qui te soufflent : Rassérène-toi, tout va bien, fonçons. « J’plus ma ch’mise, doc, z’avez pas b’soin d’m’fair’ l’ver les bras pour m’l’enl’ver. Mais j’peux la r’mettr’, si c’est c’que vous vouliez. » La suite des paroles de Red te confortent clairement dans ta décision et tu frémis d'avance et d'impatience au nouveau type de joute que tu vas engager bientôt.

En attendant, la situation est toute autre. L'homme grimace quand tu l'incites à s'allonger et ce n'est clairement pas bon signe. Le chirurgien en toi fronce des sourcils. « J’suis lucid’, m’sieur. J’sais qu’c’est pas l’moment qu’j’préfèr’, mais v’faites c’que vous d’vez fair’. Moi aussi. Alors allez-y. » Tu tapotes son bras d'une main, tranquillement. « Bon petit. » Tu lui offres un sourire en coin alors que tu vas chercher un linge que tu humidifies, puis tu retournes près de lui. Tu commences à nettoyer la plaie autant que possible, en tentant de limiter la douleur, même si tu sais que cela risque d'être compliqué. Après, tout, la plaie n'est pas forcément des plus étendues, mais elle est suffisamment sérieuse pour nécessiter des sutures profondes qui tiendront quand Red se remettra bien trop vite au boulot.

Tu vas ensuite chercher un bout d'éponge que tu imbibes d'opium. Tu reviens vers lui, visage neutre et voix calme et professionnelle. « Pour atténuer la douleur et aider à te relaxer. » Tu t'appliques ensuite à éponger la plaie avec autant de délicatesse que possible, mais tu sais que le moment ne doit pas être agréable pour lui. A vrai dire, la suite ne va vraiment pas le faire rire non plus. Autant faire ce que tu peux pour l'épargner dès maintenant.
 
Tu t'écartes à nouveau de lui pour laisser au produit le temps d'agir et de sécher. Tu en profites pour préparer ton aiguille avec du fil de soie, idéal pour la suture en plan profond. En même temps, pour tenter de distraire Red, tu lui demandes d'où il vient exactement, sur l'Archipel, et comment c'est là-bas. Tout pour le distraire du matériel que tu es en train de préparer.
« Pas mal de gens racontent que vous vous promenez nus toute la journée. Je suis curieux de savoir si c'est vrai. » Tu te retournes en même temps que tu prononces ta dernière phrase, aussi sérieux qu'amusé : « Si c'est le cas, quels chanceux vous faites. » Tu doutes du bien fondé de ces rumeurs, mais sait-on jamais. Tu trouveras peut-être là l'endroit où couler des jours heureux de retraite : au soleil, nus et plongeant dans les mers chaudes qui entourent l'Archipel. Tu ne te plaindrais pas, honnêtement.

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Message Sujet: Re: Red, la plaie… [Red]   Mar 24 Oct - 13:38

Il est bien lent, à réagir, le doc’, comme s’il savait pas réellement comment prendre les propos de Red. C’est exactement le but de l’apprenti canonnier, pour qui Géralt le Belliférien  -Géralt de Rives, quel nom pédant qui sonne noble – n’est pas encore digne de confiance. Pas encore. Ça ne l’empêche pas d’être bel homme, et de donner envie d’être regardé. Mais ça, il ne le lui dira pas aussi franchement. Quel intérêt ? Il est bien plus drôle de le déstabiliser, de le bouleverser en tenant des propos ambigües. Red n’est certes pas connu pour sa finesse, plus souvent lourdaud qu’à son compte, mais il sait bien leurrer son monde. Leur faire voir ce qu’ils ont envie de voir. Il est loin d’être le plus raffiné ou manipulateur des hommes, il sait juste saisir les préjugés à son égard, qu’il renforce la plupart du temps, et les renverser à son avantage. Et c’est exactement comme ça qu’il espère se faire une meilleure opinion du médecin de bord. Même s’il n’a pas réellement connu Douce Marianne, il en a entendu tellement d’éloges, qu’il est hors de question que son remplaçant soit moins talentueux qu’elle.

Il fronça les sourcils, pourtant, le pirate, de mécontentement, quand Géralt s’adressa à lui comme à un enfant. Il s’était engagé sur une vivenef bien avant lui, il avait eu suffisamment de sales blessures, d’expériences d’affrontement et autres, pour ne pas être considéré comme tel. Ses cicatrices – nombreuses, bien que certaines soient dissimulées sous ses tatouages – en attestaient. Il se retint de croiser les bras, malgré les paroles de Géralt, même si l’envie n’en manquait pas. « Pas b’soin d’m’prend’ d’haut. J’sais m’t’nir, ‘suis pas un g’min. » Quoi que sa réaction aurait pu pousser à croire que si. Il s’était quand même allongé, comme il le lui avait demandé. Autant que ça passe vite, et qu’il puisse quitter cette cabine maudite… à moins qu’ils ne passent à autre chose, de plus plaisant.

Il ne vit pas de suite ce qu’il tenait, pas du tout même, mais il sentit par contre la douleur de l’objet – froid – appliqué sur sa peau, et il serra les dents, bien décidé à ne pas crier, à ne pas montrer qu’il souffrait. Pas alors qu’il venait de lui dire qu’il n’était pas qu’un gosse. Il tiendrait, et tout irait bien, voilà tout. Il se contenta d’hocher la tête, à ses paroles. « C’mment c’censé m’r’laxer au just’ ? Pa’c’que c’qu’un chatouillis, mensonge, mais c’pas très… Oh. » La douleur semblait s’estomper, un peu. Peut-être bien qu’il avait raison. « C’est quoi ? »

Il le suivit des yeux, se redressant sur ses coudes, quand il s’éloigna. Il n’allait pas faire que ça, il supposait ? Sinon il lui aurait dit qu’il pouvait partir. Et s’il avait cherché à atténuer la douleur… Red grimaça malgré lui, espérant qu’il ne le voit pas de dos. « Aussi sûr’ment qu’on mang’ les p’tits enfants des autr’ tribus. C’sur qu’c’moins bien qu’d’êtr’ nus au s’leil. Et puis on est tous beaux, c’les îles qu’veul’ ça, alors… D’solé qu’vous pas. »

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Message Sujet: Re: Red, la plaie… [Red]   Ven 3 Nov - 19:41

« C’mment c’censé m’r’laxer au just’ ? Pa’c’que c’qu’un chatouillis, un sourire apparaît au coin de tes lèvres, mais c’pas très… Oh. » L'amusement t'envahit à la réalisation de Red que le produit commence à doucement faire effet. « C’est quoi ? De l'opium, mon cher, de quoi t'aider à supporter la suite. » Tu tournes la tête pour lui jeter un coup d'œil puis te concentres à nouveau sur ta tâche en cours.

Tu lui poses ensuite des questions sur l'Archipel, que tu n'as jamais eu la chance de visiter. Certes, tes derniers propos sont farfelus, mais il se dit beaucoup de choses comme rumeurs, sur ce lieu, autant en profiter pour demander leur véracité. « Aussi sûr’ment qu’on mang’ les p’tits enfants des autr’ tribus. C’sur qu’c’moins bien qu’d’êtr’ nus au s’leil. Et puis on est tous beaux, c’les îles qu’veul’ ça, alors… D’solé qu’vous pas. » Tu éclates de rire en laissant choir tes outils un instant pour ne pas te les planter quelque part par inadvertance. Tu te tournes vers lui, le rire encore un peu aux lèvres. « J'espère pour toi qu'Osir n'aura pas vent de tes paroles. » Sourire taquin. « Par contre, je ne peux qu'approuver : l'Archipel a fourni des spécimens îliens très attrayants à l'Audacia. » Tu hausses brièvement tes sourcils – le sous-entendu est clair –, avant de reporter ton attention sur ton organisation. « A nous d'être chanceux, un peu. » C'est plaisant, en effet. Et encore, tu possèdes ta propre cabine. Tu ne fais pas partie de ceux qui observent ces atouts tous les soirs.

Quand tout est prêt et que la blessure a séché, quelque temps après, tu attaches tes cheveux en chignon, à l'aide de ta lanière de cuir, et te laves une dernière fois les mains au savon. « Bien, Red. L'opium a déjà dû largement faire effet. Allons-y. » Tu places tout ce qu'il faut dans la tablette à côté de la couche surélevée et lui souris de manière confiante. « Pense à bien inspirer et expirer, même si la douleur refait surface, d'accord ? Ça t'aidera à garder le contrôle. » Tu sais que vous n'êtes ni amis, ni rien – pour l'instant –, mais tu ne peux t'empêcher d'exercer une pression brève sur son bras, pour lui souhaiter bon courage à ta manière.

Tu t’attelles ensuite à rapprocher les bords des muscles à l'aide de tes instruments et entames la suture, délicatement, lentement d'abord, pour poser une base parfaite pour la suite. Ta concentration est totale, tu n'entends rien d'autre, si ce n'est les bruits que peut produire le sous-canonnier.
Les instants passent. Tu sens la tension sous-jacente dans les muscles du pirate, l'une de ses jambes se met à trembler doucement, puis plus fort, et son poing blanchir. Tu aurais aimé pouvoir donner plus, pour atténuer la douleur, mais l'opium est à manier avec modération.

Quand le tremblement, que tu sais en partie inconscient, devient légèrement gênant, tu t’interromps dans ton travail. Tu poses délicatement l'aiguille sur le ventre de Red et ta main va recouvrir la cuisse de la jambe tremblante, avec délicatesse. Ta voix est basse et compréhensive quand tu lui parles. « Je sais que c'est pas facile, vraiment, mais tentes de contrôler les mouvements de ta jambe. » Pour essayer de détendre l'atmosphère, tu rajoutes, un sourire dans la voix : « Ce serait dommage que j'aie à m'asseoir sur tes jambes pour les bloquer, hein ? »
Un sous-entendu crapuleux aidera toujours, tu en es sûr – ou presque.

En vrai, si le cas se présentait, tu devrais sûrement le sangler, mais pas la peine de l'alarmer pour l'instant.
Ouais.

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Message Sujet: Re: Red, la plaie… [Red]   Jeu 9 Nov - 19:05

Il se laissa aller, sur la table sur laquelle il était finalement allongé, alors que l’opium faisait effet, le faisant oublier pour le moment la douleur. Il regarda avec une légère surprise le médecin de bord, alors qu’il éclatait de rire. Il se savait particulièrement drôle, mais il avait toujours cru l’homme à ses côtés comme coincé, et pas très prompt à rire. Peut-être avait-il tort… mais c’était surement un réflexe involontaire, et qui ne se reproduirait pas, venant de Géralt. Oui, surement. « C’comme ça qu’nos prop’ enfants peuv’ vivr’, Osir n’z’en voudra pas. » Il haussa les épaules. C’était faux, de toute façon, et même si c’était vrai… les autres tribus auraient eu tôt fait de les massacrer, en représailles. Les conflits existaient, entre certains… clans, mais pas de cette nature. « N’plac’ pas l’barr’ trop haut, y’en a pas tant, des aussi beaux qu’moi. » C’était faux, et réellement qu’une plaisanterie. Red tenait en haute estime tous les îliens, sauf ceux avec qui il était personnellement en conflit – on ne pouvait pas aimer tout le monde, et appréciait leur beauté atypique, parfois incompréhensible ou insaisissable pour certains peu habitués. « ’Reusement qu’on v’permet d’nous voir, hein ? »

Il le suivit des yeux, alors qu’il attachait ses cheveux, et prenait le soin de se laver les mains, gardant le silence. Il était habitué à ne pas parler, même s’il aimait beaucoup entendre le son de sa propre voix, ça ne le dérangeait pas. Et il cherchait à savoir quel sort lui réservait Géralt. Il était moins bête qu’il n’y paraissait, et s’il cherchait à endormir la plaie… ça devait pas être plaisant. C’était une ressource précieuse, que les différents onguents et autres destinés à soigner, il devait les utiliser avec mesure, Red en était certain. Il s’attendait à souffrir, du coup. « J’sais r’tenir la douleur. Ca ira. » Il était bravache, mais il savait qu’il avait tort. C’était sa manière de dire qu’il était d’accord, dans tous les cas.

Il retint difficilement une grimace, malgré tout, alors qu’il commençait à peine. Il ne pouvait nier la douleur – que l’opium ait endormi ou pas la zone à laquelle s’attachait Géralt. Et ce n’était que le début. S’il était presque impassible, gardant une immobilité quasiment complète – principalement parce qu’il s’y astreignait bien que ça soit de plus en plus difficile -, ses doigts, ses poings serrés, trahissaient sa souffrance, ses traits aussi, probablement. Plus il se contrôlait, plus vite ce serait fini, pourtant. Il marmonna malgré tout, en îlien, des insultes.

Il fronça les sourcils, mécontent de voir Géralt s’arrêter, de sentir ses gestes… doux. Plein de pitié ? Tout comme sa voix. La colère traverse son regard, quand il lui parle comme à une jouvencelle qui se fait déflorer. « J’pas b’soin d’ta compassion. F’ta besogne, et laisse moi aller. T’peux m’attacher, s’il faut. » Sa colère retombe, pourtant, à la dernière phrase. « C’pourrait m’distrair’ f’cilement, doc. J’crois qu’t’devrais l’fair’ dès maint’nant, on perdra moins d’temps. Et on pourra fair’ d’choses plus intéressantes, après. » Si sa colère était mordante, elle était impulsive et retombait souvent bien vite.

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