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 Alors, c'est combien ? [PV Aubrée Martel]

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Les Voltigeurs
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Je suis : Maréchal de Serre, Voltigeur de la Griffonne Adamante & Cartographe. Jadis l'on m'a reconnu forgeron brillant à Val Griffon.

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Message Sujet: Alors, c'est combien ? [PV Aubrée Martel]   Mer 3 Mai - 1:19




Livre II, Chapitre 2 • La Fortune des Flots
Richard Le Harnois &
Aubrée Martel

Alors, c'est combien ?

La Gueuse.



• Date : 20/03/1002
• Météo : Quelques nuages à l'horizon s'annoncent, temps doux, mais on est pas à l'abris d'une bruine.
• Statut du RP : Libre et en Cours. De préférence avec une seule personne, un personnage féminin que Richard n'aurait pas l'habitude de voir, ou peu souvent) ou n'a jamais vu. à 58 ans il connait tout le monde l'vioc !  (ça passerait pas avec Grâce ! Il lui ferait un coup de boule direct  :argh: Pis il lui demanderait pas c'est combien, vu qu'elle vaut rien  :haww:  )
MaJ : Réservé à Aubrée Martel  :mimi:  & Terminé

• Résumé : Les frontières erebiennes se font attaquer et Richard se retrouve à Lorgol pour vérifier l'état de Val Griffon afin de savoir combien de recrues il pourra affecter à tel ou tel escadron, le Vol d'Erebor pour commencer. En chemin vers Val Griffon il décide de faire halte à la Ville Basse pour saluer le jeune Tybalt et faire de lui un homme, mais son choix ne sera peut-être pas le bon.
• Recensement :
Code:
• [b]20/03/1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2106-alors-c-est-combien-pv-aubree-martel#63401]Alors,
 c'est combien ?[/url] - [i]Richard Le Harnois & Aubrée Martel[/i]
Les frontières erebiennes se font attaquer et Richard se retrouve à Lorgol pour vérifier l'état de Val Griffon afin de savoir combien de recrues il pourra affecter à tel ou tel escadron, le Vol d'Erebor pour commencer. En chemin vers Val Griffon il décide de faire halte à la Ville Basse pour saluer le jeune Tybalt et faire de lui un homme, mais son choix ne sera peut-être pas le bon.



Dernière édition par Richard le Harnois le Dim 18 Juin - 12:19, édité 6 fois
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Message Sujet: Re: Alors, c'est combien ? [PV Aubrée Martel]   Mer 3 Mai - 1:31

Les frontières erebiennes se font attaquées et je, Maréchal de Serre, ne m'y trouve pas. Quelle raison ? Pourquoi ? La raison la voici et me voilà, je me trouve dans les Terres du Nord et je compte bien vérifier si Val Griffon est en mesure de me fournir sous peu de l'effectif. Des voltigeurs ont commencés à tomber et il faut trouver de la chaire fraîche pour remplacer ces derniers. Mes traits sont durs comme le roc et Adamante, ma griffonne sur qui je voltige en ce moment, partage mon inquiétude, mon empressement et ma résolution. Les siens tombent autant que les miens. Nous tombons, mais nous ne capitulerons point !

Je grinche, me couchant presque sur ma partenaire de voltige pour accélérer notre arrivée :
« Plutôt mourir que de capituler face à ces gueux pas fichu de se battre comme des hommes. »
Assentiment. Images triomphantes. Je peux compter sur Adamante, malgré mon sentiment d'horreur lorsque je sentis son esprit effleurer le mien lors de notre première rencontre... mon intimité cérébrale s'était vu violée ce jour là et les jours d'après aussi, mais l'habitude avait prit le pas les années passants.

**
*

Lorgol est là et je décide d'abord de toucher un mot à Tybalt, mon sang, que je ne reconnais actuellement pas et qui me croit son oncle, ce qui m'arrange bien. Hors de question d'admettre un gosse si c'est un incapable de première. Pour l'instant, et au bout de trois rencontres, il tient davantage de pleutre mon paternel qui m'ferait presque gerber rien que d'y penser... ou à la femelle potiche qui me servait de mère et de déco de maison jusqu'à mes 10 ans. « Pfah ! »

Je pose pieds à terre à bonne distance de la Basse Ville.
« J'en ai pas pour longtemps. » fais-je à haute voix bien qu'Adamande pouvait le sentir. Je ne souhaite pas perdre de temps de toute manière. La griffonne harfang s'élève dans le ciel encore et toujours, majestueuse.

Je souffle du nez, je grimace et crache à terre avant de m'élancer à la recherche du gamin. *Vingt-et-un ans et même pas fichu de vivre correctement.* L'air que je respire devient bien vite porteur de sel marin et les mats des bateaux pirates me font tirer la gueule plus encore. Observateur et méfiant j'avance le long des dédales de canaux. Pas question de me faire tuer au grand jour -ni par une homme et ni par un crocodile!-, j'ai encore de longues années devant moi, une bonne dizaine voir ! Pas question non plus qu'un mouflet me vole ma besace - que je touche inconsciemment pour vérifier si elle se trouve bien accrochée à ma ceinture et à l’abri sous ma tunique.

Après une dizaine de minutes je finis par mettre la main sur le gueux.
« Gamin. » Méfiant et surpris il se tourne vivement et me jette un regard plus sombre qu'à l'accoutumé. « Un problème ? Je suis pas attiré par les putes-à-queue au cas ou. » Je précise pour le vanner et le mettre à l'aise, mais je crois que ça sort davantage comme une insulte à ses yeux ou un sous entendu. J'sais pas. Hors de question qu'il soit de 'ces choses dégueulasses.'
« Mon Oncle. » Se limite t-il à me saluer trop poliment. Beaucoup trop poliment... comme une donzelle ou un noblio, et j'ai pas souvenir d'avoir couché avec une noble donc.
Un rictus m'échappe de m'imaginer appeler Adélard 'Mon parrain.' quand j'avais 7 ans. Non vraiment, il faut corriger ses manières.
« Richard. » je le corrige, même si je suis certain que dans deux minutes il aura oublié. Une chance qu'il ne sait pas que je suis son paternel, je l'aurais déjà noyé au port au premier 'Mon père' qu'il pu aurait lâcher.
Je reprends plus sérieusement.
« Engage toi dans la guilde des guerriers ou tente la cérémonie du choix à Val Griffon, la guerre est à nos portes mon gars, et on a besoin d'hommes. » Je l'examine sous tous les angles, reniant ses objections quant à prendre part à la guerre qui frappe les frontières proches. *Maigre, faible, une crevette, si ça se trouve il est même pas encore un homme...* « Viens avec moi. »  Je le chope par le bras et le traîne derrière moi, le faisant quitter ce qu'il était entrain de faire, c'est à dire 'rien' ou 'flemmarder'. *Un Bordel. Une Taverne. La Caravane des Plaisirs peut-être ? Je paye, il passe du bon temps, je passe à Val Griffon puis je reviens et il a fini. Ça rentre, ça sort et on en parle plus.* Notre chemin rencontre bien vite celui d'une gueuse qui, bousculée, tente de se rattraper d'une chute inévitable, je l'évalue comme on évalue un cheval de qualité ou une marchandise. De haut, l'air supérieur, je questionne avec dédain.

« C'est Combien ? » Je me retiens d'ajouter 'la Putain', mais c'est de peu et ça peut se sentir à mon air.
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Message Sujet: Re: Alors, c'est combien ? [PV Aubrée Martel]   Jeu 4 Mai - 19:13

Un temps doux, pas de pluie… Il n’a suffi que de ces quelques informations pour décider Aubrée à sortir se promener, entre deux séances d’entraînement, pour prendre un peu l’air. Elle aime bien se retrouver dans la salle d’armes, en compagnie de Lia, et apprendre à s’en servir ; elle se débrouille, et plutôt bien même, ce qui n’est pas pour lui déplaire. Mais elle a besoin de se détendre un peu, aussi, et de reposer ses bras, endoloris par l’effort. Mine de rien, c’est fatigant, de jouer du poignard. Mais elle n’a pas le choix, et elle le sait. Il sera son meilleur ami, pour au moins les dix prochaines années, et elle doit savoir l’utiliser parfaitement. Elle est encore loin du compte, mais elle progresse, petit à petit, de jour en jour.

Aujourd’hui, donc, elle a décidé de partir se promener dans la Ville Basse. Elle la connait très bien, maintenant ; depuis plus de six mois, elle a eu le temps de maîtriser le dédale de ses ruelles et de ses canaux à peu près entièrement, et Arsène lui a déjà fait office de guide plusieurs fois, lui montrant quelques recoins qu’elle n’aurait jamais découvert seule. Elle a même déjà visité, rapidement, la Cour des Miracles, Lubie ayant bien voulu satisfaire la curiosité de la blondine. Elle n’est pas certaine que Lia soit au courant ; du moins, elle ne lui en a rien dit. Et il n’est pas sûr qu’elle soit enchantée de l’escapade de son apprentie.

Enfin, s’il y a bien quelque chose dont Aubrée est sûre, c’est qu’elle est presque en retard. Elle s’est rendu compte de l’heure alors qu’elle était bien loin de la Tour Noire, en train de flâner dans les échoppes de la Ville Haute. Elle avait cependant sous-estimé le temps qu’il lui faudrait pour revenir. Et maintenant, elle presse le pas. Elle y est presque. Plus que quelques rues, quelques virages, et elle sera à la Tour. Mais un imprévu vient contrarier tous ses plans. Et cet imprévu, c’est un homme aux allures bourrues, deux fois plus haut et plus large que la blondine, qui vient la bousculer, la faucher dans sa marche rapide, l’envoyer valser sans ménagement. Se sentant partir en arrière, Aubrée tente de se rattraper, lançant ses bras au hasard, dans l’espoir d’attraper au passage un objet auquel se raccrocher pour éviter de se retrouver au sol. Peine perdue. Dans un cri de surprise, la jeune femme tombe misérablement au sol, dans la boue, sur les fesses et l’air ahuri, tentant de comprendre ce qui s’est passé. Elle relève les yeux vers l’homme. Déjà que debout, il doit la dépasser de plus d’une tête et demi, depuis le sol, il semble réellement immense. Et impressionnant. Mais Aubrée ne baisse pas les yeux, ne s’excuse pas platement, ne tente pas de lui échapper. Elle n’est plus Belliférienne, elle n’a plus à adopter ce genre d’attitude de femme soumise aux hommes. Au contraire, elle le fixe de ses azurs, attendant de l’aide pour se lever, des excuses, enfin, une réaction normale pour un homme qui vient de bousculer une jeune femme. Au lieu de cela, il lui pose une question désarmante, et tout à fait inattendue. Mais de quoi parle-t-il ?

Au lieu de répondre de suite, Aubrée cherche ses mots, et balaie la zone du regard, comme pour chercher une aide, un indice. Lentement, elle répète la question, pour être sûre de bien avoir compris. « C’est combi… Hein ? » Ses prunelles sont tombées sur la façade de la taverne d’à côté. Un lieu où Aubrée n’a jamais mis les pieds, et où des prostituées officient sans doute. Et là, Aubrée n’y mettra sans doute jamais volontairement les pieds. Même émancipée, sur ce point là, une Belliférienne reste une Belliférienne. Enfin, l’apprentie assassin respecte ce genre de métier, les Fils et Filles de la Caravane font un travail honorable, même, auprès de la Cour des Miracles, mais Aubrée serait incapable de les fréquenter. Alors, en faire partie, comme semble si bien le croire l’homme !

Alors, elle se relève vite, ignorant totalement les lancements dans son coccyx dus à sa chute brutale, avant de rétorquer. « Non, je crois qu’il y a méprise. Je ne suis pas… Ce que vous pensez. » Est-elle habillée de manière si provocante ? Elle jette un œil à sa longue robe bleue, désormais tâchée de boue, et même déchirée sur le devant. Oui, pour un Belliférien, sans doute est-ce provocant. C’est d’ailleurs sûrement ce qu’est l’homme, au vu de ses manières si galantes et attentionnées, et de sa manière à la jauger du regard, comme si elle était un animal de foire. Raison de plus pour ne pas se laisser marcher sur les pieds. « Mais ça vous coûtera une robe, au moins. » Il risque de ne pas apprécier. A cet instant précis, Aubrée remarque le deuxième homme, un peu en arrière du premier. Il doit avoir son âge, à un ou deux ans près. Il n’a pas réagi, comme s’il avait peur de l’homme à ses côtés, et comme s’il attendait un geste ou un ordre de sa part pour bouger ou parler. Cependant, quand l’apprentie croise son regard, il le détourne légèrement, avant d’inspirer et de prendre un air presque sévère. Alors, seulement, Aubrée se dit que cela pourrait dégénérer. D’une main, elle vérifie discrètement qu’elle a toujours son poignard, dissimulé sous les pans de sa capeline. Au cas-où ça tourne mal. Elle aimerait autant ne pas avoir à s’en servir, mais n’hésitera pas à mettre en application ses dernières leçons.

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Message Sujet: Re: Alors, c'est combien ? [PV Aubrée Martel]   Mar 16 Mai - 0:18

A terre, la gueuse. Envolé, le respect et les bonnes manières. Après tout Richard n'en avait que faire de cette petite blonde même pas fichu de se tenir debout sur ses deux jambes. Son corps robuste même à 58 ans n'en finissait pas de faire des dégâts, il le savait, et ne s'en excusait pas. Elle avait tenté de se rattraper au néant, en vain, sous les yeux presque paniqués du plus jeune et agressifs du plus vieux qui ne l'aurait aidé pour rien en Arven. Sa robe salie, il ne l'aida pas à se relever et avait même retenu Tybalt ; d'une main forcée et serrée sur son poignet ; de ne serait-ce qu'y songer.

Il était Maréchal de Serre, pourquoi aurait-il dû se sentir coupable d'une chute ? Aucune raison.
Il était belliferien qui plus est, pourquoi aurait-il dû  s'excuser à une femme ? Aucune idée et chose inconcevable au fond.

Si la blonde s'était trouvé sous un toit à faire repas et élevage de bambins, là ou se trouvait sa juste place selon lui et tout bon bélliferien, elle n'en aurait pas été là à croiser sa route ni celle de Tybalt. Malheureuse. Encore une Pauvre Idiote qui ne connaissait pas sa place. Elle était en âge ; lui disait ses yeux et son expérience ; d'être bien prise, ce n'était plus une gamine, elle devait avoir l'habitude des demandes de ce genre, tout ce qu'il fallait pour faire de Tybalt un homme.

L'homme pencha sa tête après avoir posé sa question rudimentaire. Plus vite aurait-il réponse, plus vite s'en irait-il en lui laissant sa chaire et son sang à charge d'une union d'un jour, d'une heure voir de quelques minutes seulement. Pourvu qu'elle ne se surestimait pas, ce n'était que ses cuisses ouvertes qu'il payerait et dont Tybalt aurait besoin.

Son regard dédaigneux ne fit qu'une bouchée de sa victime. Traits, tenue, atouts, tout y passa pour tenter une évaluation approximative en la regardant de haut. * Frêle... trop, pas fichu de tenir debout, une traînée sans larges hanches. *  Pensa t-il grincheux en homme qui ne conçoit que par le rôle fécond de la femme. Les hanches, c'est important. * Aucun risque ou si peu qu'elle lui refile un gosse. * Une très bonne base de calcule pour lui. Moindre soucis, moindre coût. * Mais elle a un joli minois, peut-être plus donc ? *

L'attente de la réponse plana entre les trois têtes un moment, enfin elle ouvrit la bouche pour... rien. Soufflant du nez légèrement, hésitant à porter une main à son front, Richard se contenta d'un regard rapide vers le ciel. Le Destin l'avait mit en présence d'une attardée ou d'une gueuse souhaitant se la jouer prude et outrée... sauf qu'il n'avait pas le temps pour rentrer dans son jeu. Il n'aimait pas jouer, le Richard. Mais peut-être que Tybalt en serait-il enchanté. Qui sait ?

Tybalt profita de ce moment pour se libérer de sa poigne et s'en aller aider Blondie à reprendre de la hauteur, mais elle devança ses bonnes intentions en se relevant d'elle même. L'apprenti forgeron qu'était Tybalt, se recula dès lors pour reprendre sa place en retrait. Sa hauteur soudaine raccrocha la brute à sa présence. Il y avait 'méprise' disait-elle à présent. Un de ses sourcils se arqua en entendant ça. Et il lui devait une robe...

« Oh. Voyez-vous ça. » Claqua t-il de sa langue hautement avant de se retourner vers le jeune homme prit entre deux feux : Sa famille retrouvée et ses bonnes manières de base ; inutiles ; à vouloir aider une jeune femme ou 'plus faible que sois' d'après lui.
« Ça, mon gars, c'est ce que j'appelle une pute à jeu. » Fit-il d'une légère grimace destinée à la blonde. « Le type qui continue de s'égosiller outrageusement dans les draps quand y en a, alors même qu'elle aime ça. De la comédie, tu comprends. Plus cher pour un service commun.» Continua t-il graveleux à son fils sans porter un intérêt aucun à la jeune femme. Simple objet de plaisir. Pour lui, aucun doute, c'était une joueuse, le genre à trop parler jusqu'à le rendre malade.

La seconde d'après, les portes de la taverne près d'eux s'ouvrirent derechef, l'homme lâcha des yeux sa victime un moment pour porter son attention sur les ressortissants : deux hommes, trop collés, aux vêtements trop léger pour être des 'vrais'. Richard retroussa le nez et dû retenir l'envie d'extirper son épée du fourreaux ou de les prendre à part dans un recoin pour leur inculquer une leçon de vie par la force des mains, des poings... l'habitude et son sang froid acquis, il se contenta d'un crachat à terre, signe du dégoût profond que ses prunelles hurlaient à la scène abjecte qu'elles couvaient sombrement. * Putes à queues. *

Dans le même temps, Tybalt, lui, s'était mit à reluquer la blonde, méditant sérieusement sur ce que son 'oncle' lui avait dit. Un jeu. De la comédie. Ainsi donc c'était ça, elle ne souhaitait pas de son aide, mais qu'il rentre dans son jeu, à elle ? Devait-il se montrer violent ? La choper par la main ? Cela se faisait-il ? En était-il capable ? Et après.... Les joues du jeune le brûlèrent, soudainement fiévreux des images qui s'imposaient dans son esprit. Il hocha la tête pour lui même, ravala sa salive, bomba fièrement le torse avant d'avancer d'un pas maladroit, le visage rosée, ses petits yeux foncés imbibés d'un sentiment nouveau, inconnu jusque là : la luxure. l'excitation montante. Une envie de faire ses preuves devant la jeune femme.

Un bras stoppa sa progression en se hissant devant lui. Celui de Richard. Son attention était revenue sur elle, à eux. Avait-il remarqué un geste étrange ou bien ?

« Le prix mon garçon. D'abord le prix. » Visiblement non... Le jeune, quelque peu déçu et hâtif répéta alors.
« C'est combien ? Je peux te payer après si tu préfères. » C'est qu'il en était presque attachiant.




HRP:
 
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Message Sujet: Re: Alors, c'est combien ? [PV Aubrée Martel]   Ven 26 Mai - 10:11

Aubrée ne lâche pas l’homme du regard, et s’applique à le dévisager autant qu’elle peut de toute sa petite hauteur. S’il est bien belliférien, cela ne devrait pas lui faire plaisir. Elle remarque le haussement de sourcils, et le claquement de langue lui montre bien qu’il ne la croit pas. Aubrée inspire longuement et s’apprête à rétorquer, mais déjà l’homme ne lui porte plus aucune attention, et se lance dans des explications sur tout le jeu de la soi-disant « pute » qui se tient en face d’eux. Aubrée ne relève même pas l’insulte. Plus elle l’écoute parler, et plus il lui fait penser à son père. La jeune femme avait l’habitude de l’entendre parler ainsi d’elle, de sa soeur, de sa mère. Typique d’un belliférien. Typique d’un crétin, oui. « Oui, bien sûr, je joue la comédie. Vous en avez d’autres des comme ça ? Gardez-les pour la prochaine fois qu’on se croisera plutôt. Là, je dois vrai- » La porte de la taverne s’ouvrit en grand, pour en laisser sortir deux hommes, collés l’un à l’autre, comme deux amis très proches. Comme deux amoureux. Aubrée a encore un peu de mal avec ce genre de… couples, même si son séjour en Sombreciel a contribué pour beaucoup à son ouverture progressive d’esprit. Cependant, elle sait que ça non plus, ça ne sied pas particulièrement aux « vrais » bellifériens, comme le lui indique fort justement le délicat crachat jeté au sol. Un fin sourire étire ses lippes. Elle tente de montrer à l’homme que ce qu’elle voit ne la dérange aucunement, juste pour s’opposer à lui. Elle songe, mais un peu tard, qu’au lieu de faire la fière, elle aurait pu essayer de s’échapper. Mais quand cette idée lui traverse l’esprit, elle sait qu’il est trop tard. L’apprentie assassin a encore bien des choses à apprendre, niveau réflexes.

Et il n’y a pas que le vieux qui la reluque. Il y a l’autre, aussi. Quoique lui semble déjà plus hésitant, et seulement guidé par les si sages paroles de son… Mentor ? Père ? Grand-père, peut-être ? En tout cas, il a l’air de réfléchir furieusement. Et il rougit. Aubrée hausse un sourcil. Peut-être y a-t-il encore un espoir pour qu’il refuse, et qu’il dise à son… à l’autre qu’ils se sont trompés, qu’ils sont désolés, quelque chose dans le genre. Mais non. Il semble définitivement perdu dans ses délires de luxure, et il s’approche d’elle, ce qui lui vaut un mouvement de recul. Comme un dieu qui le rappelle à la raison, le vieux lui demande le prix. On dirait Lia et elle, pendant un exercice, quand Aubrée a oublié un geste précis. Et pareil à la blondine dans ce genre de situation, le jeune homme se reprend, et repose la question du vieux, avec un peu plus de douceur dans la voix. Aubrée se contente, dans un premier temps, de le regarder mieux. Lui n’est pas de Bellifère. Il n’y a pas vécu, du moins, et ça se voit. Il y a encore trop de sympathie dans son regard. « Ecoute-moi bien, toi. Je ne suis pas du genre à raconter n’importe quoi. Et quand je dis que je ne suis pas une prostituée, c’est que c’est vrai. Tu penses vraiment que je perdrais du temps comme ça, si c’était le cas ? » Le jeune homme écarquille les yeux. Il ne s’attendait pas à une réponse sèche comme ça. « Je… » Aubrée relève la tête vers l'autre. « C’est bon, le message est bien arrivé à vos oreilles de vieux dégénéré ? Je ne suis pas ce que vous cherchez. Et laissez-moi partir, je suis en retard. » Pas sûr que l’insulte et le fait qu’une femme si frêle lui parle sur ce ton lui plaise. Mais Aubrée ne va quand même pas s’écraser, dire « oui » en baissant la tête et accepter ce qu’ils lui imposent, même si ce n’est absolument pas son rôle. Si ?  

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Message Sujet: Re: Alors, c'est combien ? [PV Aubrée Martel]   Sam 3 Juin - 22:43

Irritante petite chose, irritante ville, irritante journée, irritant contexte de guerre, irritante rencontre. Y avait t-il un Dieu de l'irritation ? Non, parce que là, le Maréchal lui faisait un honneur monstre, un culte ! Il lui faisait sa fête tandis que lui, Richard, en prenait plein la figure... enfin si on imaginait que les paroles de la putain-qui-n'en-est-pas-une-en-fait pouvait l'atteindre, ce qui n'était pas vraiment le cas. L'irritation suintante et n'ayant de cesse de monter en flèche venait pourtant bien de la jeune blonde, pas de ses propos ou si, un peu quand même, mais d'ailleurs, ce qui ne pouvait que le laisser sceptique et grincheux à la fois.

Elle avait rétorquée -mauvaise chose, vilaine fille- à la suite de sa leçon de vie à Tybalt, mais son attention avait été happée par une scène immonde toute proche à laquelle il avait démontré son rejet le plus profond par un gros crachas à terre. Deux hommes ensemble, inconcevable, révoltant, scandaleux, immoral, dégoûtant. 'Qu'ils se la coupent s'ils tiennent tant que ça à ressembler à une femme, ils peuvent même me demander de les aider pour la découpe, c'est de bon cœur que je le ferais !' Pensa t-il.

De retour à la blonde et à Tybalt, il interrompit ce dernier, trop pressé encore, 'La jeunesse...' et lui remit les idées en place quant à cette affaire de coût. Bon gamin, l’apprenti forgeron l'écouta et posa question... d'une manière toute aussi irritante que la façon dont elle lui répondit l'instant d'après. Non vraiment, un Dieu de l'irritation était nécessaire ! Ou alors il était franchement question de malchance et donc de Uld, l'infortuné ! Le gamin se mit à bredouiller, incertain, jetant des œillades presque 'navré' ; 'Est-il sérieux ?'; à la fille et à Richard. Un échec. Un échec ! Par Kern il fallait qu'il l'éduque plus sérieusement avant qu'il ne devienne aussi potiche que la mère invisible qui avait donné naissance au Maréchal de Serre actuel.

Elle leva ensuite le regard vers lui et l'homme serra la mâchoire. Elle aussi, elle devait apprendre, apprendre à baisser les yeux et à se taire ! Cette manière de lui parler... cette manière d'être... tout ne fit que tendre ses pensées vers une personne abjecte qui lui fit une nouvelle fois retrousser le nez. Ses petits yeux féroces l'analysèrent une seconde fois, plus intensément sur son visage cette fois, uniquement sur son visage. Elle désirait partir ? Elle était en retard ? Ce n'était pas sa faute à lui, mais la sienne à elle. L'homme avança d'un pas, s'imposant davantage, menaçant comme un nuage prêt à gronder.

« Toi ! » Commença t-il tempétueux alors qu'une main venait se porter à son bras, semblant le retenir. « Mon oncle, ce... ce n'est pas une putain. » Bredouilla le jeune tout rouge et presque honteux du mot. « Nous devri-*Outch » « Ferme la, gamin. » l'interrompit Richard en se libérant aisément de la prise tout en lui envoyant son coude dans la gueule sans se retenir.

Sa chaire et son sang s'en alla goûter du pavé la seconde d'après, un fin filet de sang s'échappant de son nez. Le pauvre battit des paupières plusieurs fois avant de porter une main à son visage, tout choqué, tout sonné. « J'en ai pas fini avec elle. » Reprit-il en se tournant de nouveau vers Blondie.

« Deux questions pour toi, du vieux dégénéré. Réponds et je te laisserais partir calmement. » Imposa t-il toujours aussi menaçant comme s'il l'invitait presque à choisir, comme un prédateur qui a cernée sa proie, que la fille soit un apprenti assassin ne lui passa même pas en tête à cet instant. Seul l'image d'une jeune fille fragile se refléta dans ses yeux, à lui. Si elle voulait partir, si elle était pressée, elle n'avait qu'à répondre à ses questions rapidement... et prédateur laisserait la souris s'en tirer sans mal.
Trop gentil, le Maréchal.

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Richard #B8860BTybalt #2F4F4F
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Message Sujet: Re: Alors, c'est combien ? [PV Aubrée Martel]   Ven 9 Juin - 20:04

Il a l’air tellement agacé de son attitude, le vieux ! Et même si Aubrée commence à en avoir assez de cette petite discussion qui a assez duré à son avis, elle ne peut s’empêcher de se satisfaire de l’irritation dont elle se sait la cause. Et même si elle sait parfaitement qu’elle joue à un jeu un brin dangereux, elle ne se préoccupe guère de sa sécurité, bien trop contente de le voir serrer les dents. Quand il avance d’un pas, elle se force à ne pas bouger, et à maintenir son regard vissé dans celui du Harnois. Elle a tellement rêvé de le faire avec son père, à qui elle n’a jamais réellement  osé s’opposer… Plus d’un an après son départ, elle ne se gène plus. Elle a grandi et appris, la petite Aubrée, et elle s’est jurée de ne plus jamais se laisser faire.
 
Quand il l’interpelle, elle croise les bras, sans baisser les yeux. « Oui. » C’est la première fois qu’il s’adresse directement à elle, question du début mise à part, et cette première fois est digne du plus charmant des gentilshommes. Il s’apprête à continuer, mais le plus jeune s’interpose, lui agrippe le bras, et commence à parler à son oncle – visiblement. Sans ciller, quoiqu’en retenant légèrement sa respiration, Aubrée assiste à son vol plané et à son atterrissage forcé sur les pavés. Et elle se revoit, quelques années plus tôt, en Bellifère. C’est son père qui se tient devant elle, c’est un de ses frères qui est au sol. Elle a l’habitude de ce genre de scène. Et elle sait que la prochaine rouste sera pour elle. De vieux souvenirs remontent à la surface. La fois où elle a brisé accidentellement un verre. Celle où elle a juste ri un peu trop fort, et qu’elle a réveillé Alban qui dormait dans la pièce à côté. Celle où elle a oublié de ranger la cuisine. Et elle sait qu’elle doit se taire, simplement baisser les yeux, et… Non. Non ! Ce n’est plus Bellifère, ce n’est plus son père, ce n’est plus son frère, elle est à Lorgol, face à un inconnu qui la prend pour une prostituée. Revenue au présent, elle redirige son attention vers l’homme.
 

Deux questions. Il veut lui poser deux questions. Et qu’elle réponde. Et il la laisse partir. Aubrée est bien tentée de lui rire au nez, de lui montrer qu’il ne lui fait pas peur. Mais ce n’est pas forcément une bonne idée. Elle sait pertinemment qu’il la sous-estime, qu’il ne voit que la blonde jeune fille frêle au caractère excessif qu’elle semble être, et qu’il pourrait bien lui faire subir le même sort qu’à Thybalt sans remords, et sans qu’elle ne le voie venir. Et ce serait dommage de terminer la discussion ainsi. Alors, elle prend sur elle, serre les dents, et répond calmement. « Dites toujours. » Il veut lui demander quoi, d’ailleurs ? Son nom ? Elle se fera un plaisir de le lui indiquer. Où elle va ? Elle trouvera bien quelque chose de crédible. 

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Message Sujet: Re: Alors, c'est combien ? [PV Aubrée Martel]   Lun 12 Juin - 16:29

Enfin la raison reprenait le dessus sur le côté cervelle de moineau de la petite tête blonde. Elle obtempérait, malgré son air farouche. Une girouette. Et il avait semble t-il fait effet sur la girouette en remettant sa chair à sa place. Chair et Sang qui se plaignait à côté et se remettait doucement debout, presque étourdi.
« Je saigne... je - »
« Chhh. » le fit taire Richard comme s'il s'adressait à un chien un peu trop collant qu'on chasse du pieds. Tout le monde voyait qu'il saignait un peu du nez, il n'y avait pas de quoi en faire un drame, et s'il était un homme il aurait d'autres occasions de saigner. Pourquoi donc, dès lors, faisait-il part, surpris, de sa blessure ? 'Ne me dites pas qu'il est pas fini.' Songea presque effrayé l'homme en haussant un sourcil. Le jeune, un peu plus vieux que la petite blonde d'en face, se mura dans un silence et baissa les yeux un instant, cherchant déjà après chiffon ou autre tissu pour éponger le centre de son visage.

Satisfait de son petit effet, il reprit comme si Tybalt ne l'avait jamais interrompu. « Voici la première : Sais-tu à qui tu as affaire ? » Il pencha le buste un petit peu, rapprochant son visage et son regard stricte. Vieux dégénéré ne semblait guère une réponse acceptable, il ajouta même froidement, menaçant et sérieusement. « Réfléchis bien avant de répondre, car je pourrais faire de ta vie un enfer. Sache le. » Son nez siffla et il se remit droit.

L'avertissement était donné et Tybalt semblait avoir compris ce fait puisqu'il attendait la réponse avec une bouche un peu ouverte. Peut-être attendait-il la réponse également. Oui, c'est vrai, il savait que son oncle était un voltigeur et devait certainement avoir un beau poste, il ne se permettrait pas autant d'aise sinon, mais de là à indiquer qu'il pouvait changer une vie, c'était un peu gros... ou du bluff ? Tybalt était si facile à lire parfois. Son incompréhension se voyait autant que son nez éclaté.
Un an s'était écoulé depuis la rencontre entre Richard et le jeune homme, un an déjà et Tybalt en savait très peu ou peut-être s'en fichait-il bien au fond. Avoir de la famille, un lien était peut-être l'unique chose qu'il recherchait et désirait ? A moins que ce ne soit le fait de sortir de la routine qui l’intéressait ? Si c'était le cas, il serait gâté.

Au final, la Blondie répondrait peut-être pour deux.

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Message Sujet: Re: Alors, c'est combien ? [PV Aubrée Martel]   Mer 14 Juin - 10:37

Le garçon n’est clairement pas Belliférien. Il n’a pas l’habitude de la violence, il n’a visiblement jamais pris de coups, et il n’y a pas besoin de venir de là-bas pour le comprendre. Il se plaint, ce qui ne semble pas plaire à son oncle. En même temps, peu de choses semblent lui plaire, à lui. Et si Aubrée doit prendre parti, le choix est vite fait. Dans un élan de compassion, elle s’arrange pour croiser son regard et hoche imperceptiblement la tête pour lui montrer que ça va aller, qu’il est un grand garçon, et que son nez va s’en remettre. Il rosit doucement et détourne à nouveau les yeux, sûrement honteux de sa faiblesse.

Et voilà le plus vieux qui lui pose sa première question, à laquelle Aubrée est bien tentée de répondre par un ricanement et une insulte plus ou moins déguisée, mais la précision – la menace – qu’il apporte et cette manière de se pencher vers elle l’en dissuadent rapidement. Pas parce qu’elle a peur. Elle n’a pas peur, Aubrée ; elle n’a plus peur des hommes, depuis longtemps. Paradoxalement, parce qu’elle est belliférienne, et qu’elle a l’impression d’avoir tout vu et tout supporté. Ainsi, sa menace ne l’atteint pas. Et s’il s’avait de qui Aubrée est l’apprentie, et surtout, ce qu’elle apprend, peut-être réfléchirait-il un peu plus avant de la menacer ainsi. Peut-être le pense-t-il, mais il n’est pas vraiment en position de force, au final. Alors, sans se laisser démonter, elle hausse un sourcil, avant de s’aventurer à une inspection plus détaillée de l’homme et de sa tenue. Elle note la présence de l’épée, ainsi que la tenue qu’elle reconnaît comme étant celle d’un voltigeur. Alors, elle revient à lui, et l’air assuré, répond. « Vous êtes l’oncle de ce jeune homme. Vous êtes Belliférien, et Voltigeur. Et puisque vous me posez la question, vous devez avoir un poste important. Capitaine, peut-être ? Ou Maréchal ? Quelque chose dans le genre ? » Elle n’y connaît rien, en voltige, en ne fait que répéter des choses qu'elle a déjà entendues, sans mesurer vraiment l'importance de ces postes. Par contre, elle vient de réaliser une chose.

Belliférien Voltigeur.

Comme Grâce.

Il connaît forcément sa mère.

Alors, la blondine sourit franchement. « Et vous, vous savez qui je suis ? Ne répondez pas « une prostituée », vous auriez faux. » Le jeune homme hoquette de surprise. Aubrée sourit plus largement encore. C’est audacieux, ce qu’elle tente. C’est téméraire. C’est risqué. C'est même sacrément dangereux. Comment réagira-t-il en apprenant qu’elle est la fille de Grâce ? Au vu de son attitude, elle est sûre qu’il ne l’aime pas, simplement parce qu’elle est une femme voltigeuse – et certainement plus douée que lui. Mais ça, elle ne le dit pas. Alors, elle prend son petit sourire assuré. Elle sait que son père ne le supportait pas, elle suppose que pour lui, c’est la même chose. Toutefois, elle surveille du coin de l’œil ses poings, histoire de pouvoir au moins essayer d’esquiver s’il riposte un peu violemment. Elle aimerait bien garder son nez intact encore un peu.

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Message Sujet: Re: Alors, c'est combien ? [PV Aubrée Martel]   Mer 14 Juin - 17:15

Question posée et réponse pouvant être lourde en conséquence car Richard n'hésiterait pas une seconde à user de son poste et de ses relations si, sachant qui il était, elle osait agir ainsi face à lui, avec autant d'effronterie pour un si jeune âge. Il y avait des moments comme celui là où l'homme aurait bien eu envie de hurler'Connais ta place.' mais il devait bien souvent admettre que les ignares avaient une excuse... celle de manquer de culture donc et de savoir vivre - ou qu'il devait faire preuve de prudence en certains lieux comme dans la Ville Basse par exemple.

Tybalt était à présent muré dans un silence probablement honteux tandis que Blondie s'était mise à l'examiner. 'Enfin se met-elle à réfléchir... pas trop tôt.' pensa t-il. Elle n'avait donc pas connaissance de son nom jusque là d'où sans doute son impulsivité. Ah, cherchez une excuse à une imbécile et vous vous retrouvez bien vite avec une ribambelles d'explications sous le nez. Il n’empêche que cette expérience lui servirait peut-être de leçon ? Parce qu’à imaginer qu'elle croise la route d'un noble – elle pouvait être cuite selon ses propos. Peut-être avait-elle eu la chance, dans son malheur, de croiser sa route à lui, plutôt que celle d'un autre...

Elle répondit de manière pleinement sûre d'elle. Il était oncle. C'était pas folichon à deviner avec les 'mon oncle' en boucle du garçon. Belliférien et Voltigeur. Bien au moins elle avait l’œil ! Poste important. Bon. Capitaine ou Maréchal, quelque chose dans le genre. Vu sa manière de poser ça ainsi comme s'il s'agissait d'un poste quasi lambda, elle n'était pas amène à saisir l'importance des titres et ce que cela pouvait impliquer. Et plus loin, Tybalt retenait son souffle... mais avec un air qui disait que lui même ne réalisait pas vraiment la différence qu'il pouvait y avoir parmi les postes des voltigeurs. Explication à sa désinvolture.

« Correct, mais Gamine, Cracha t-il presque avant de répondre sèchement et sérieusement, toujours aussi imposant et presque instructeur. leçon de vie pour toi de la part d'un vieux dégénéré. Apprend la hiérarchie et ce que tel titre et tel poste peuvent t'apporter d'embrouilles. Parce que si tu m'avais sorti sans hésitation mon nom et mon poste, sache que ton effronterie t'aurais coûté plus qu'une robe salie. » et il parvint à entendre Tybalt avaler une goulée de salive, lequel écopa dès lors d'un regard fin et furieux devant telle démonstration de faiblesse.

Vieux dégénéré dit ainsi à un noble aurait pu lui attirer montagne d'infortune. Elle s'en tirait mieux que prévu... malgré un sang souillé par la peste. Sang qu'elle mentionna d'un sourire franc qui aurait pu lui faire cracher par terre tant cela lui rappelait la sombre germe de la voltige qui s'était échappée de son champ d'action. Quelle effrontée. « Je me doute bien, c'était d'ailleurs là ma seconde question, ravale moi donc ton sourire de pucelle écervelée. Grinça t-il entre ses dents. T'es une Martel pas vrai ? La connerie et l'impudence qui émane de toi ne font qu'accentuer cette supposition à me faire penser à ta couarde de mère. » Et Tybalt, encore lui, inspira fortement. Sérieusement... il savait au moins comment respirer par le nez rassurez le ! Il semblait plus outré par ce que Richard avait dit que par l'air et l'audace qu'elle avait prit plutôt. Que le jeune en tombe amoureux ne serait même pas étonnant... Uld devait vraiment être en ses lieux à se délecter de sa poisse.

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Dernière édition par Richard le Harnois le Ven 16 Juin - 20:37, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Alors, c'est combien ? [PV Aubrée Martel]   Ven 16 Juin - 12:45

Elle a bon. Parfait. Son sourire s’étire plus largement encore alors qu’il lui donne sa leçon de vie. C’est gentil, qu’il prenne le temps de lui expliquer deux trois choses comme si elle était son apprentie. Dans d’autres circonstances, elle trouverait ça mignon. Mais elle n’oublie pas qu’il vient de la menacer. Deux fois. « Merci du conseil. C’est gentil de votre part de vous préoccuper de moi. Qu'est-ce que je ferais sans vous ? » A peine ironique, la blondine. A peine.
 
Et Aubrée pose sa question, avec son air satisfait et qu’elle sait parfaitement insupportable. Elle sent bien qu’elle s’aventure en terrain glissant, il n’y a qu’à voir la tête du neveu qui se décompose au fur et à mesure de la conversation. La réponse du vieux ne tarde pas, et Aubrée comprend qu’elle a anticipé sur sa deuxième question. Tant mieux, la discussion ne se rallongera pas, et elle pourra espérer n’avoir que quelques minutes de retard. Elle sourit davantage quand il prononce son nom de famille… Et écorche le nouveau de sa mère. « C’est Sombregemme. Avec un M, pas un R. » En le corrigeant ainsi, elle approuve son lien avec Grâce, qui est tellement évident quand on les voit côte à côte.
 
Et viennent les insultes et les commentaires si prévisibles, qui ne réussissent qu’à crisper un peu son sourire. Ces mots, elle les a déjà tellement entendus, qu’ils glissent sur elle et ne l’atteignent pas. Imperméable, invulnérable, immunisée, ce qu’elle se permet volontiers d’expliciter. « Vous parlez comme mon père. Vous vous seriez très bien entendus, j’en suis sûre. Dommage qu’il soit mort. » Elle aurait pu s’en tenir là, essayer de partir, mais elle n’en avait pas l’envie. Pas avant d’avoir clarifié un point. Parce qu’il peut l’insulter à elle, elle pourra résister à tout. Mais il a dit du mal de sa mère ; et ça, jamais plus elle ne laissera passer quelque chose comme ça. « Ma mère est sûrement moins couarde que tous les Voltigeurs réunis. Vous y compris. » Elle n’a pas pu s’empêcher d’enfoncer le clou, d’appuyer sa remarque, d’ajouter cette pique à la fin de sa réponse. Il ne va pas apprécier. Elle le sait, qu’elle aurait dû se taire. Et pourtant, elle ne l’a pas fait. Aubrée, Aubrée, il va falloir apprendre à tenir ta langue. On le lui répète tellement souvent, que le conseil finit par ne plus en être un et à se transformer en petite comptine dans sa tête. Comme une chanson dans une langue étrangère, dont on ne comprend pas les paroles, mais qui sonne bien, et à laquelle on ne fait plus attention avec le temps.  
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Message Sujet: Re: Alors, c'est combien ? [PV Aubrée Martel]   Ven 16 Juin - 20:25

Sans lui ? Dans pareille situation à un cheveux près ? Ses yeux de chouette se clouèrent davantage sur sa proie loin d'être docile, ses méninges à plein régime lui grésillant ses pensées d'hypothèses douloureuses. Battue à mort. Violée. Laissée pour morte. 'Sottise sur pattes.' Il grimaça.

« J'ai l'imagination fertile quand il s'agit de la Ville Basse et crois moi c'est pas joli joli pour toi. Alors calme tes ardeurs avant de le regretter. » Pendant que je suis calme, il ne l'ajouta pas, mais ça se sentait. Il en avait vu, des choses, dans les recoins sombres de cette partie de Lorgol, des choses qu'elle préférerait certainement ne pas croiser. Il faisait preuve de retenue et elle... continuait de s'enfoncer, s'agitant grossièrement dans les sables mouvants de la bêtise sans retour possible

Loin de nier les liens, à quoi bon aussi quand c'était si flagrant, elle ne se priva pas à en corriger une partie, narquoise. Elle perdit cela étant de sa zèle et de son posée à lui rire au nez, cela se voyait sur ses traits. Elle mentionna son père et Richard était certain qu'il aurait pleinement apprécié d'échanger un verre et des idées avec le bougre aujourd'hui trépassé. « Regrettable même. A croire que les valeurs de notre Duché se perdent sans qu'un homme ne soit là pour les rappeler. » Quel dommage en effet, elle aurait su sa place sinon. Et ce n'était certainement pas sur 'la moins que rien qui avait déjoué son autorité' qu'il fallait compter pour que sa progéniture se mette à penser efficacement comme une béliferienne.

Les deux questions avaient trouvé réponses, non sans surprise d'avis de Tybalt s'il fallait lui demander. Le pauvre ne devait plus savoir où se mettre entre un oncle fier et radicalement encré dans sa misogynie Et une femme, plus jeune que lui, au caractère bien trop tranché et toute aussi fière que pour s'en tirer sans soucis  dans l'avenir. Lui qui saignait du nez pour si peu.

Elle aurait pu/dû partir, elle était pressée avait-elle dit, mais elle n'en fit rien. Désolation pour Tybalt, soudain bien inquiet, voulant intervenir pour éteindre un feu imaginaire, mais bloqué quelque part sur place. Ou bien pensait-il que ce grand homme, qui se disait son oncle, n'oserait finalement pas lui faire quoique ce soit qu'importe ce qui se passerait ? Elle était une fille après tout, pas un garçon comme lui. Les femmes étaient fragiles et douces, il fallait les protéger... ah Tybalt. Et les paroles fusèrent, malheureuse, au grand effroi du nez éclaté plus loin, trop loin pour les empêcher d'atteindre les oreilles du tout grand dont les sourcils se froncèrent horriblement. Trop loin que pour faire bouclier, en eusse t-il eu l'audace et le temps, à ce poing qui s'enfonça sans ménagement dans le ventre de la blonde la seconde qui avait suivi ses paroles.

L'impact eu tôt fait de la mettre à genoux alors qu'il reprenait. « Pousse pas trop loin ta chance, la gueuse, voilà le mot qu'il affectionnait tant ressortait enfin, crachant furieux, et remercie la putain de t'avoir donné son minois, sans quoi c'est tes dents que j'aurais cogné. » fallait pas pousser Richard dans les orties... et encore, il aurait pu cogner plus fort au fond.

Tybalt trembla de tout son long avant de se précipiter vers le duo, lâchant son petit tissu ensanglanté. S'agenouillant auprès de la jeune femme, il se fit rapidement choper par le col et contraint à se relever... mais il se détacha de la prise d'un mouvement sec et assez surprenant que pour gagner des points aux yeux de Richard, mais en perdre aussitôt en souhaitant aider la Martel la seconde d'après.

« Ca va ? » Cru entendre Richard à lui en faire vomir ses tripes alors qu'il était clair que ça n'allait pas pour la blonde.

Du bruit, Richard jeta un œil autour et constata que outre des regards, au moins deux grands hommes et une autre demi portion étaient apparu au coin des ruelles, lorgnant sur la jeune fille... un oiseau à terre est une proie facile, semblaient-ils penser.

Hey Aubrée, toi aussi tu le sens ? Le vent qui tourne dangereusement. Ils croient déjà qu'ils te prendront vite et bien. A leurs yeux, t'es peut-être déjà la putain de la Ville Basse et l'autre qui t'as frappé, le Maréchal, celui qui t'as offert à eux. Tu crois que c'est ça les regards voraces qu'ils te lancent ? Tu comptes faire quoi maintenant, petit oiseau par terre ?


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Message Sujet: Re: Alors, c'est combien ? [PV Aubrée Martel]   Sam 17 Juin - 20:51

A sa remarque quant aux dangers qu’elle encourt d’après lui en venant se promener ici, elle ne se gène pas pour hausser les sourcils. Qu’est-ce qu’il croit, qu’elle s’est perdue ? Bien évidemment qu’il ne connaît pas ses occupations, et qu’il ne sait pas que la Ville Basse est désormais sa maison. Il ne sait pas non plus qu’elle contribue à la rendre un brin dangereuse : après tout, le cadavre du type qu’elle a tué il y a quelques jours traîne sûrement encore dans la ruelle où elle l’a laissé. Mais elle ne répond rien, pour une fois. Il n’a pas besoin de savoir tout ça.

Quand elle mentionne son père et qu’il lui répond que les valeurs bellifériennes se perdent, elle ne peut s’empêcher de glousser. « Je crois que nous n’avons pas la même définition du mot « valeur », monsieur le Voltigeur. » C’est vrai. Enlever des femmes, les violer, les soumettre, en faire des meubles tout juste bons à procréer et faire le ménage, des valeurs ? Des idées stupides, oui. Elle se porte bien mieux depuis qu’elle n’est plus là-bas, Aubrée. Personne ne peut le nier. Elle ne s’est jamais sentie belliférienne dans l’âme, de toute façon.

Et le vieux l’attaque sur sa mère, et Aubrée réplique et attaque à son tour. Trop vite. Pas assez subtilement. Elle a bien vu le visage de l’autre changer subitement d’expression ; et s’il était simplement agacé, elle l’a mis clairement en colère. A cet instant seulement, elle se dit qu’elle a dû faire une grosse bêtise. Elle porte la main à son poignard, mais une seconde trop tard. Elle n’a pas le temps de se décaler et d’anticiper le coup de poing qui vient frapper son estomac de plein fouet, lui coupant brusquement la respiration. Sonnée, elle tombe à genoux sous la force du coup. Un goût âpre lui remonte dans la gorge. A terre, à nouveau. Pathétique, la blondine, sûrement, à crachoter et à essayer de reprendre une respiration normale. Il lui a fait mal, l’enfoiré. Il va le payer. Il va le payer, oui. Mais pas tout de suite. Elle voudrait se lever, lui montrer l’étendue de sa colère, mais elle en est incapable. Elle a trop mal. Et elle est obligée de l’écouter parler, d’insulter encore sa mère. Et elle ne peut même pas y répondre.

« Ça va ? » Le regard noir qu’elle lance au garçon doit bien répondre à sa question. Occupe-toi de tes affaires, toi. Visiblement, le message n’est pas passé, puisqu’il lui saisit le bras pour qu’elle se relève. Mais elle se libère de sa prise en un geste brusque et sec, qui le dissuade de la toucher et de l’aider. Elle ne veut pas d’aide. Elle ne veut pas de son aide. Elle se débrouille toute seule. Presque.  

Peut-être que si elle avait encaissé plus de coups encore plus jeune, elle aurait pu résister, et tenir debout. Peut-être que si elle n’avait pas surestimé la capacité du Maréchal à rester stoïque face à ses paroles, elle n’en serait pas là. Mais tout ça, c’est trop tard. Par contre, elle peut encore se relever, montrer qu’elle n’est pas faible ou couarde, et se battre. Il ne faut pas qu’elle soit faible. Elle n’est pas faible. Mais petit oiseau ferait bien mieux de s’envoler sans demander son reste, sans doute, surtout que leur altercation a visiblement intrigué et attiré plus d’un type aux intentions douteuses. Alors, elle commence à se relever, en s’appuyant sur une jambe. Elle a l’impression que son tatouage la démange. L’envie de sortir sa lame de son fourreau la démange. L’envie d’égorger ce type la démange. L’envie de tous les tuer la démange. Mais elle hésite. Elle ne veut pas, ou elle ne peut pas en arriver là. Elle finirait à terre en moins de temps qu’il ne faut pour dire « voltigeur ». Mais Tybalt lui presse à nouveau le bras, pour l’aider à se relever. Elle se dégage à nouveau, plus violemment. Le garçon, surpris, s’écarte ; et vivement, elle bondit, le bousculant un peu au passage, pour s’échapper du coin de mur où elle était acculée jusqu’à présent. Et elle commence à courir. Tant pis pour la fin de la « discussion ». Tant pis, elle lui laisse le plaisir de la voir s’enfuir en silence. Elle ne peut pas rester à la portée du Harnois plus longtemps. Mais elle se jure de le retrouver un jour, et de lui faire payer cet affront.

Elle n’a pas oublié les vautours qui rôdent, en attente du meilleur moment pour se saisir du petit oiseau sans défense qu’elle est supposée être. L’un deux lui attrape le bras au vol, et resserre sa prise sur sa proie, la forçant à s’arrêter et à le regarder. « Où cours-tu si vite, ma jolie ? Ne veux-tu pas rester un peu avec moi ? » Aubrée relève la tête vers lui. Du coin de l’œil, elle note que quelque part sur sa gauche, il y en a un qui s’approche. Deux, peut-être. Il faut faire vite. Vite, avant qu’ils ne soient tous autour d'elle. Sur elle. Et alors que le premier sourit de toutes ses dents, fier de lui, un coup de genou bien placé lui fait perdre de suite sa bonne humeur apparente. Mais elle est toujours prisonnière. Alors, de sa main libre, elle dégaine son poignard et le plante vivement dans le poignet de son agresseur. Il finit par la lâcher, non sans avoir lancé un cri de surprise et une foule d’injures. Avant que les autres ne puissent agir, la blondine s’enfuit pour de vrai, et disparaît de la vue de tous les hommes dans la première ruelle venue. Elle n’a plus qu’une idée en tête, Aubrée : rentrer à la Tour sans plus de dommages. Mais elle ne perd pas de vue son second objectif, à savoir se venger du Voltigeur. Elle a déjà une petite idée quant à la manière d'y arriver. Dans quelques jours sûrement, Grâce recevra un joli courrier, lui demandant quelques renseignements sur cet homme qui semble tant l’apprécier. Et elle en parlera à Lia, aussi. Peut-être qu’à partir de cela, il y aura moyen de se venger de l’affront proprement…

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Message Sujet: Re: Alors, c'est combien ? [PV Aubrée Martel]   Dim 18 Juin - 12:31

Il n'avait clairement pas la même définition du mot, non, c'était certain. Elle se serait tût depuis belles lurettes sinon, et se serait contentée si pas d’acquiescer ses dires, de baisser la tête et les yeux. L'engeance d'un affront ne pouvait qu'être effronterie en personne selon lui. Elle en était la preuve vivante. Abjecte preuve. Belliférienne ratée. Échec de son Duché qui brisa les derniers remparts de sa patience car Blondie, qui venait encore une fois de répliquer, dégusta cette fois, non pas d'un conseil, mais d'un coup de poing dans le ventre.

La jeune femme tomba à genoux, à sa place, à bonne hauteur s'il voulait pousser dans la vulgarité. Le souffle coupé, la respiration hachée. Manifestement, elle ne l'avait pas vu venir ! Tybalt non plus d'ailleurs. Pourtant, pourtant elle aurait dû savoir, comprendre, qu'on ne jouait pas impunément avec un vrai belliférien. Un dernier mot sur sa chance et le garçon se précipita dans l'espoir vint de l'aider. Richard s'imposa en le relevant, mais le garçon se buta à vouloir porter secours, malheureux bougre qui écopa d'un regard significatif des deux personnes. Elle refusait son aide. Tant mieux. Ou tant pis... vu les prédateurs alentours elle n'était pas fut-fut dans sa tête se disait-il. Un upercut lui remettrait peut-être les idées en place ? Il y songea sérieusement, mais elle se releva, maladroitement, incertaine de tenir debout sur ses deux jambes peut-être. Pas habituée à recevoir des coups... un apprentissage loupé.

Tybalt fut de nouveau repoussé et la jeune Martel fila sous leurs yeux. Là, elle avait bien l'air pressée. Richard n'avait aucune raison de la retenir, aucune raison d'assurer sa protection, elle avait cherché ce qui lui arrivait et ce qui lui arriverait assurément. Cela lui apprendrait. Les yeux plissés il observa la silhouette disparaître, puis trois autres, plus massives, le dépasser et aller à sa poursuite. Imperturbable. Le garçon se tourna vers lui, visiblement inquiet et à un cheveux d'exploser... il y avait ce 'pourquoi ?' qui semblait  hésiter à franchir ses lèvres tremblantes.

« Parce que. Elle doit apprendre à connaître sa place. Comme toi d'ailleurs, mon garçon. » lança t-il avec dédain et d'un regard supérieur, comme s'il avait bien entendu une question, lu ses pensées. « Avec un peu de chance, elle retiendra la leçon, la prochaine fois. » Avec beaucoup de chance elle s'extirperait des griffes et des crocs de ses loups à ses trousses, peut-être. Le garçon renifla, reporta un regard dans la direction qu'elle avait prit, vision désertique, et répondit.

« Je veux voir. » Voir quoi ? Sa fuite ou son viol ? Oserait-il intervenir dans le dernier cas ? Et s'il y passait à cause d'elle ? Serait-ce là le signe qu'il ne valait pas la peine que Richard s'occupe davantage de son éducation ? Pas le temps d'y songer qu'il s'en était allé. Au moins, il n'avait pas osé contredire les propos du grand, il pouvait donc encore toléré sa curiosité et son impolitesse à le laisser ainsi, si du moins il revenait en un seul morceau.

Le voltigeur souffla du nez avant de tourner les talons et de quitter la scène. Il avait suffisamment perdu de temps sur son planning du jour, trop même. Le travail devait reprendre. Val-Griffon l'attendait. Aucunes pensées ne convergea pour le destin d'Aubrée Martel de la Ville Basse. Et celles autour de Tybalt furent refoulées à plus tard dans un coin de son esprit. Il faudrait un moment encore avant qu'ils ne se recroisent, lui et elle, comme Tybalt qui la retrouverait seulement des mois plus tard en un autre lieu, dans un autre Duché, Valkyrion.

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