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 Quand rêverie rime avec étourderie "PVRaygnar d'Ysgramor"

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Message Sujet: Quand rêverie rime avec étourderie "PVRaygnar d'Ysgramor"    Dim 7 Mai - 12:39


Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
Armandine de Faërie & Raygnar d'Ysgramor

Quand rêverie rime avec étourderie

A être trop emprenante on s'y perd



• Date : 18 avril 1002
• Météo : ensoleillé se couvrant
• Statut du RP : Privé - réalité alternée
• Résumé : Armandine a fui depuis un certain temps maintenant le palais de Faërie et a trouvé refuge en compagnie de son roturier dans la ville basse de Lorgol... le drame, elle ne connait rien à cette ville et après avoir attendu un certain temps, elle ose mettre le nez dehors mais se perd... jusqu'à la rencontre avec Raygnar, prof à l'Académie ; puisse le Destin nous venir en aide....
• Recensement :
Code:
• [b]Mettre la date ici :18avril 1002[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2126-quand-reverie-rime-avec-etourderie-pvraygnar-d-ysgramor#64028]Quand rêverie rime avec étourderie[/url] - [i]Armandine de Faërie & Raygnar d'Ysgramor[/i]
Armandine a fui depuis un certain temps maintenant le palais de Faërie et a trouvé refuge en compagnie de son roturier dans la ville basse de Lorgol... le drame, elle ne connait rien à cette ville et après avoir attendu un certain temps, elle ose mettre le nez dehors mais se perd... jusqu'à la rencontre avec Raygnar, prof à l'Académie ; puisse le Destin nous venir en aide....


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Dernière édition par Armandine de Faërie le Ven 19 Mai - 22:55, édité 3 fois
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Message Sujet: Re: Quand rêverie rime avec étourderie "PVRaygnar d'Ysgramor"    Dim 7 Mai - 12:48

Les rues de Lorgol regorgeaient de mystères et ces ruelles avaient ce don pour me perdre. Mais j'avais trouvé en ces pierres un refuge ; la ville basse, je m'y  noyais en compagnie de celui pour lequel mon cœur battait. Je m'étais enfuie à la barbe de mon frère suivant celui pour lequel j'avais eu un véritable coup de cœur.

Troquant mes habits de princesse, profitant d'un instant d'inattention des gardes cantonnés à ma surveillance j'avais fui. Sombres vêtements, capuche dissimulant ma chevelure j'avais rejoint l'homme qui m'attendait en dehors du château. Ce rôle de princesse, de noble je n'en avais que faire ; éprise de liberté, le défilé de mes prétendants me provoquaient un véritable dégoût jusqu'à ce que je vois le roturier livrer au palais. Un échange de regard avait suffit pour me permettre de comprendre que c'était pour lui que mon cœur battait désormais.

Nous avons fui loin de Cibella et  Faërie par la même occasion ; fui cette contrée où j'ai grandi. Elle ne me manquerait pas pour sûr ; un nouvel avenir s'offrait à moi et nous. Pas de portail, trop dangereux. Arpentant les chemins, fuyant comme la peste les gardes nous avions un objectif Lorgol, la ville basse. Arrivés sur place, nous avions trouvé une petite demeure pour nous installer et nos journées étaient jalonnées d'une douce errance entre les rues.

Je commençais peu à peu à sortir de cette cachette ; les jours avaient couru et j'osais pointer le bout de mon nez dans cette ville dont je ne connaissais finalement rien. Les ports, les canaux ; je me perdais dans leur contemplation. Dans ces lieux sombres, pauvres, je devenais la personne que j'aspirais profondément à être. Non tournée vers la possession encore moins vers la fioriture ; le poids de la souveraineté ou encore de l'union forcée à un illustre marquis ou duc était pour moi qu'un pâle souvenir qui me comblait d'un plaisir non feint.

Et si je devenais pirate ? Ce serait un bon projet cela non ? Il faudrait que j'en parle à l'homme ; nul doute que libre sur les flots, loin du tumulte des villes nous pourrions trouver encore plus bonheur. Assez de réflexion et de considération il était temps pour moi de revenir sur mes pas, rejoindre la bâtisse dans laquelle nous avions trouvé refuge.

Me retournant je fis face à ces ruelles ; dans quoi me suis-je fourrée encore ? Absorbée dans mes pensées je n'avais guère regardé où mes pieds me menaient et elles se ressemblaient toutes. Par où ai-je bien pu arriver ? Peut-être celle là ? Ou l'autre ? Secouant discrètement la tête, je rentrai dans une rogne profonde... le soleil commençait doucement sa descente à l'horizon... prenant au hasard une des ruelles je la remontai, tournant à gauche, droite... non décidément je devais me rentre à l'évidence... j'étais perdue... la ville haute était un peu plus loin, l'opulence se ressentait rien que dans les bâtiments. Dégoût profond.... j'entreprends un demi tour pour finir par me retrouver dans un cul de sac... j'entrepris de revenir sur mes pas une fois de plus ; si je demandais mon chemin, les autres me regarderaient pour sûr, étonnamment surpris ; forcément les gens d'ici connaissaient tous les recoins de leur ville. Je devais me débrouiller seule.

Prenant mon courage à deux mains, je m'enfonçai dans une nouvelle ruelle avant de me rendre à l'évidence ; murmurant tristement sur mon sort, je m'assis au bord du canal, prenant mon menton dans les mains « il n'y a vraiment rien à faire, je suis réellement perdue... »

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Message Sujet: Re: Quand rêverie rime avec étourderie "PVRaygnar d'Ysgramor"    Dim 14 Mai - 22:10

Si j’aimais profondément Lorgol, j’avais cependant moins d’affection pour sa Ville Basse. Je ne m’y sentais pas rassuré quand je devais m’y rendre et je m’arrangeais pour y passer le moins de temps possible. Et j’évitais soigneusement de m’y rendre la nuit. Heureusement mon poste de professeur d’Histoire a l’Académie me procurait une certaine réputation auprès des gens de Lorgol et il était rare que je sois seul quand je descendais à la Ville Basse. Aujourd’hui je devais m’y rendre pour visiter la boutique d’une bijoutière de talent. Elle habitait dans la Ville Basse, mais elle confectionnait des bijoux d’une rare beauté. Un ami me l’avait conseillé, et j’avais ressenti l’envie d’offrir l’un de ces bijoux à mon amante, Melinda. J’espérais cependant ne pas avoir fait le voyage pour rien.

J’arrivais devant la boutique et passait une bonne heure à l’intérieur. La femme avait effectivement un talent exceptionnel et je repartis non pas avec un, mais avec trois bijoux. Un pour Melinda, un pour Elanin, et un pour ma femme, que je déposerais sur la statue la représentant dans la nécropole familiale. Fier de moi, je déambulais dans les rues, en direction de l’Académie. Je n’avais pas d’autre cours pour aujourd’hui et je pris plaisir à savourer un peu de liberté. Je me retrouvais, au bout d’un moment, à longer le canal. Je marchais d’un bon pas, la main sur ma besace pour prévenir toute tentative de vol. Je dépassais une jeune femme assise au bord de l’eau, visiblement désespérée, quand je l’entendis dire qu’elle était réellement perdue. Je regardais le ciel, me disant que j’avais encore le temps avant de rentrer, puis je m’approchais d’elle. Elle avait l’air misérable. Enfin c’était bien mon avis. Mais quelque chose dans ses manières me soufflait qu’elle ne fût pas une pauvre gueuse. Je m’approchais et toussotais pour signaler ma présence. Lorsqu’elle se retourna, je fus surpris par la force de son regard. En voilà une qui devait avoir du caractère. Oh, j’étais habitué avec Melinda. Avoir une furie en guise d’amante m’avait rendu encore plus patient qu’auparavant. Combien de fois avais-je du baisser les bras devant elle, alors qu’elle m’assommait d’arguments sur un sujet que je pensais maitriser ? Qui plus est, elle était enceinte, pour ne pas arranger la situation. Elle avait donc un caractère encore plus imprévisible qu’à notre rencontre.

J’inclinais donc la tête pour saluer la jeune femme et lui dis :

« - Bien le bonjour Mademoiselle. Je vous ai entendu dire que vous étiez perdue. Si vous le souhaitez, je peux vous reconduire chez vous. J’ai un peu de temps devant moi et je connais suffisamment Lorgol pour pouvoir vous aider. »

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Message Sujet: Re: Quand rêverie rime avec étourderie "PVRaygnar d'Ysgramor"    Lun 15 Mai - 22:50

Quelle idée m'avait donc prise d'aller me promener ainsi seule dans les rues de Lorgol ? A oui l'aventure, des projets de piraterie... et maintenant j'étais seule au bord du canal attendant comme une âme en peine que le chemin se dresse de manière évidente sous mes yeux... innocence même mais espérance profonde d'un signe du destin pour retrouver la ruelle débouchant sur la maison dans laquelle nous nous sommes installés.

Ce que je peux être stupide des fois d'imaginer que le chemin va arriver comme une évidence, naturellement... mais pourquoi suis-je donc sortie seule ? Il me l'a dit pourtant qu'il ne fallait pas sortir sans lui mais comme d'habitude je n'en fais qu'à ma tête.

Puis j'avais exprimé mon désespoir à voix haute ce qui ne passa pas inaperçu aux oreilles d'un des passants ; effectivement j'entendis cette voix derrière moi, comme si la personne m'abordait ? Me voilà bien comment allais je me débarrasser de celui-là encore ? C'est donc quelque peu surprise et sur la défensive que je me retourne, sautant précipitamment sur mes pieds pour me relever et lui faire face. L'homme était nettement plus âgé que moi-même mais était vêtu de manière bien plus correcte que les habitants de la ville basse je fronçai les sourcils... que faisait-il donc en ces lieux et pourquoi donc prenait-il le temps d'aborder une parfaite inconnue ?

Aurais-je oublié que mes yeux étaient cernés de rouge... peut-être bien finalement puisque je ne baisse pas les yeux de l'inconnu le regardant fixement. Bon ses paroles condescendantes encourageaient à un dialogue. L'homme avait les bras chargés de paquets et je souris discrètement avant d'adoucir mon regard.

Eloignée d'un petit mètre de l'inconnu je lui rétorquai simplement « à croire que j'ai exprimé mon désespoir à voix haute dites donc, ce serait avec plaisir, les rues de Lorgol ont la fâcheuse tendance de toutes se ressembler et absorbée dans mes pensées je n'ai pas été suffisamment attentive au chemin que j'ai suivi jusque là ».

Indiquant le chemin d'où je venais je me mets à lui raconter sans crainte aucune, étrange sentiment de sécurité à son encontre «j'habite non loin du port des pirates à une ou deux rues je sais plus... mais j'ai même pas l'impression de le revoir depuis où je suis" puis soupirant " et la patience et moi disons que ça fait deux donc, j'attendais vraisemblablement toute seule que le chemin ne se trace tout seul.. ».

Souriante cette fois ci, ouvertement je le fixe « a voir votre tenue, je ne pense pas que vous soyez de la ville basse comment se fait ce que vous la connaissiez si bien ? ».

Je voulais bien le suivre, mon impétuosité profond m'y incitait mais je n'étais point imprudente pour autant... je voulais m'assurer que l'homme qui me guiderait était de bonne foi...

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Message Sujet: Re: Quand rêverie rime avec étourderie "PVRaygnar d'Ysgramor"    Mar 16 Mai - 18:26

Ses yeux étaient encore cernés de rouge. Elle était donc désespérée ou complètement paniquée. Il semble que j'arrive pile au bon moment pour faire ma bonne action de la journée. Au son de ma voix, elle se leva brusquement, comme une enfant que l'on prendrait sur le fait alors qu'elle était en train de faire une bêtise. Nous nous observâmes du regard pendant un court instant, puis elle me dit simplement qu'elle acceptait avec plaisir de me suivre, car les rues de Lorgol avaient tendance à toute se ressembler. J'hochais la tête compréhensif. Il m'avait fallu un certain temps avant de pouvoir me balader dans Lorgol sans m'y perdre. Et encore, aujourd'hui, il m'arrivait de tourner en rond un moment avant de retrouver mon chemin. Cela faisait certes plus de dix ans que je vivais ici, il m'arrivais encore de me tromper de rue, de tournant, simplement parce que j'étais perdu dans mes pensées.

La jeune femme indiqua l'endroit d'où elle venait tout en me disant qu'elle habitait non loin du port des pirates, et qu'elle avait cherché un moment mais qu'elle avait aussi rapidement perdu patience. Je gardais le silence et réfléchis rapidement aux chemins qu'elle aurait pu emprunter. Nous étions loin du port des pirates. La pauvre avait du déambuler sans se douter qu'elle ne faisait que s'éloigner de son foyer. Qui plus est, son impatience s'était rapidement transformée en panique, puis en résignation. Cela n'avait donc pas arrangé les choses. Je lui dis alors :

"- Vous vous êtes bien perdue dites moi. Je vois où se situe le port des pirates. Je vais vous y conduire."

Même si je n'aimais pas cet endroit, je me forçais à l'y amener. J'avais déjà proposé mon aide, je n'allais pas refuser sous le prétexte que cet endroit ne me rassurait guère. J'étais un homme après tout, et suffisamment grand pour me faire plus ou moins respecter. Mon apparence, qui plus est, avait tendance à repousser les gens, avec mon œil blessé au regard vide. Je me persuadais donc que personne ne viendrait nous déranger si on allait s'aventurer là bas. Au pire des cas, je pouvais toujours me défendre avec quelques arguments bien placés.
Nous commençâmes donc à marcher, dans la direction du Port des Pirates. Je marchais d'un bon pas, mais veillais à ce que la demoiselle me suive, et que je ne me trompe pas. Je remarquais, au bout d'un moment, son regard insistant fixé sur moi. Je tournais la tête pour la regarder et elle me dit que, vu ma tenue, je ne devais pas être de la Ville Basse. Elle me demanda ensuite comment cela se faisait que je la connaisse aussi bien. Je fis un petit sourire et lui répondis :

"- Je suis professeur à l'Académie. Lorgol est mon foyer depuis maintenant plus de dix ans. J'ai eu le temps d'apprendre à connaitre les différentes rues principales de la Ville Basse. Après, il y a toujours les cartes, qui sont bien utiles une fois qu'elles sont gravées dans nos mémoires."

Je m'arrêtais, regardais autour de moi, puis choisis une rue plutôt fréquentée. Tout en marchant, je baissais le regard vers elle et lui demandais :

"- Sans vouloir être indiscret, puis je vous demander ce qu'une demoiselle aussi distinguée que vous peut bien faire dans la Ville Basse ? Vous avez un franc parler et des manières qui ne ressemblent pas à celles qu'ont les gens d'ici."

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Message Sujet: Re: Quand rêverie rime avec étourderie "PVRaygnar d'Ysgramor"    Mar 16 Mai - 20:58

Je le suis l'homme inconnu avec une confiance surprenante ; j'ai cette crainte néanmoins d'être reconnue, de devoir retourner au sein du palais d'Alfaë... mais après tout s'ils devaient me retrouver ils l'auraient déjà fait non ? Je n'ai que faire de savoir ce qu'il se trame au château en ce moment. Désormais mon avenir se dresse sur les flots, cette envie d'aventure et d'échapper encore à cette noblesse... simplement éprouver la liberté et manier du sabre... Il ne sera peut-être pas d'accord  l'homme; qu'importe j'ai bien le temps de voir venir et d'appréhender sa réaction... déjà il ne livre plus au château, peut-être verra-t-il cette idée comme une toute nouvelle opportunité. Vive je n'ai plus ce poids de la souveraineté et du devoir sur mes épaules.

Il m'a assuré connaître le port des pirates mais son regard trahissait autre chose ; aurait-il peur de ces êtres ? Qu'avait il donc à craindre d'eux ? Mes questions furent balayées lorsqu'il mentionna qu'il était professeur à l'académie. Ainsi il enseignait ? Peut-être connaissait il mon frère après tout ? Antonin avait suivi les cours délivrés en ces lieux. Je me ferme un instant, nul doute que si je lui révèle mon identité il fera le rapprochement... c'est trop risqué ; j'ai confiance en lui mais de là à dévoiler qui je suis réellement il y a un monde.

Au diable ma manière de m'exprimer et de me conduire, je sais très bien que mes manières arriérées et mon expression me démasqueront tôt ou tard mais comment vais-je pouvoir me dépêtre du piège dans lequel je me trouve; sa question est sans appel et demande une réponse franche comme lui me l'a délivrée.

Je choisis de jouer une toute nouvelle carte, celle de la devinette, qui s'amuserait le plus lui ou moi dans ce jeu ? Peut-être moi ; mais il va falloir que je sois prudente à trop jouer avec le feu, mon guide opportun risque de me laisser seule dans cette rue qui devient de plus en plus fréquentée au fur et à mesure de notre avancée.

D'une voix chantonnante je passe devant lui, avançant à reculons et le fixant, n'ayant que faire des regards surpris à mon égard je lui dis « ainsi avoir un franc parler, mes manières et être distinguée n'est point compatible avec ces canaux ? Au diable autant de suppositions Monsieur l'enseignant, cessons cette diversité, nous sommes tous les enfants des mêmes dieux non ? » puis reprenant la marche de manière allègre, un sourire jusqu'aux oreilles je baisse le ton de ma voix avant de me rapprocher un peu plus de l'adulte « j'aimerais bien vous dire qui je suis réellement mais cela serait au péril de ma liberté... vous comprenez ? » mes yeux se plantèrent dans les siens, clin d'oeil amical.

Quelques instants plus tard, nous sommes arrivés sur le port  ; c'est là que je commence à jouer à l'équilibre sur le rebord au risque de me précipiter dans l'eau « je serai une pirate moi Monsieur, pirate des flots, ma dégaine ne vous en déplaise cher enseignant ».

Mon pied glisse un instant et je me rattrape in extremis à une corde présente bienheureusement ; accroupie, riant aux éclats je regarde l'homme et lui dit « bon je crois que j'ai encore du travail à faire sur ce point... »

Croisant les bras devant moi, me relevant comme je peux je regarde l'horizon et lui dis « je suis éprise de liberté et ces flots peuvent me l'offrir vous n'êtes point d'accord ? » ; je lui tourne le dos, j'entends qu'il se rapproche... alors que je m'assieds sur le bord, les pieds au dessus de l'eau

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Message Sujet: Re: Quand rêverie rime avec étourderie "PVRaygnar d'Ysgramor"    Mar 16 Mai - 21:46

Cette jeune fille ne cessait de m'étonner. J'eu à peine le temps de finir ma phrase qu'elle me passa devant en chantonnant, et qu'elle se planta devant moi. Elle marcha à reculons, ignorant les regards surpris et les grommellements des gens qui s'écartaient de son passage, et elle me dit qu'ainsi, avoir un certain franc parler et des manières distinguées ne faisait pas d'elle une personne de la Ville Basse, cela était bien ridicule pour elle. Je fronçais brièvement les sourcils quand elle me dit que nous étions les fils et les filles des mêmes dieux. C'était son point de vue. Pour ma part, j'ai toujours fait partie des sceptiques. Il m'arrivait de me perdre dans ce genre de réflexions et je savais que ce n'était pas bon pour moi. Je gardais le silence, tachant plutôt de ne pas nous perdre parmi toute cette foule. Elle repassa à côté de moi et me dit qu'elle aimerait me dire qui elle était réellement mais qu'elle tenait beaucoup trop à sa liberté pour cela. J'haussais les épaules et je lui dis :

"- Ma foi, cela m'importe peu de savoir qui vous êtes réellement. Qu'est ce que cela m'apporterait ? Vous pouvez garder votre liberté. Je ne serais pas celui qui irait la menacer"

Nous arrivâmes au Port peu de temps après. Je regardais autour de moi et réprima une grimace. Cet endroit ne me plaisait pas. L'odeur de la mer était certes agréable, tout comme le cri des oiseaux, mais cette agitation, cette crasse... Ce n'était pas pour moi. Je ressentis soudain le besoin de rentrer chez moi et de me réfugier dans mes livres mais je restais là, complètement impassible, à regarder la jeune fille qui ne tenait pas en place. Par Alder, elle était pire qu'un enfant. La voilà maintenant en équilibre sur le rebord. Si elle tombe, tant pis pour elle, je n'irais pas la chercher. Elle me dit qu'elle voudrait devenir pirate, et que tant pis si sa "dégaine" me déplaisait. Non, finalement, je m'étais trompée à son sujet. Je l'avais crue distinguée, la voilà aussi crue qu'une gueuse.

Son pied glissa et j'allais m'avancer pour la rattraper quand elle s'accrocha à une corde. Elle éclata de rire et me dit qu'elle avait encore du travail. Je soupirais et secouais la tête. Je lui dis tout en regardant l'horizon au loin :

"- Pirate ? Et bien soit. C'est votre choix. J'espère que vous êtes immunisée contre le mal de mer."

Tout ce que je savais, c'est que si l'un de mes enfants prétendait qu'il allait un jour devenir pirate, je lui aurais vite fait ravaler ses paroles. Pirate. Non mais et puis quoi encore ? Pourquoi pas Voleur pendant qu'on y était ? Mais cette fille n'était heureusement pas la mienne. Ce n'était pas à moi de la remettre à sa juste place. Même si ce n'était pas l'envie qui m'en manquait. Oh, une fois qu'elle se sera frottée aux Chevaucheurs ou aux Voltigeurs, elle reviendra vite sur la terre ferme pour se trouver un mari et avoir la vie normale que peux avoir n'importe quelle roturière.
Elle se tourna elle aussi vers la mer, et, tandis que je m'approchais, elle s'assit sur le bord, les pieds au dessus de l'eau, et me dit qu'elle était éprise de liberté et que seuls ces flots pouvaient le lui offrir. Elle me demanda mon avis. Je levais les yeux et regardais la mer. Un magnifique navire s'éloignait paisiblement pour rejoindre le large. Je répondis :

"- Il n'y a pas que les flots. Il y a également le ciel. Et les livres."

Je me tus sur ces mots, profitant d'une brise qui vint caresser mon visage. Je fermais les yeux et inspirais un grand coup. Je l'avoue, le port à ses bons côtés. Je me retournais et contemplais à présent la ville qui se dressait derrière nous, face à la mer, indifférente au temps qui passe et résistant à tous les caprices du climat. Lorgol était mon foyer, tout autant qu'Ysgramor. J'avais laissé mon empreinte dans ces deux lieux, et j'y avais trouvé ma place. Je ne voudrais les quitter pour rien au monde. Contrairement à cette jeune fille, j'étais attaché aux lieux qui m'avaient vu naitre, grandir et devenir un homme. Si j'aimais voyager, j'aimais tout autant rentrer dans mon foyer. Je soupirais et demandais :

"- Pourquoi voulez vous partir ?"

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Message Sujet: Re: Quand rêverie rime avec étourderie "PVRaygnar d'Ysgramor"    Mar 16 Mai - 23:41

Je rêve le regard perdu au loin, là bas où l'horizon se mêle aux vagues, ce point d'horizon où plus rien n'existe. Soupir. Le mal de mer, il me l'a évoqué, je ne le sais pas moi-même si j'en serai victime puisque je n'ai pour l'heure jamais mis les pieds de mémoire de princesse sur une seule vivenef. Il est bien trop tôt pour le savoir mais jamais trop tard pour s'en enquérir après tout.

A sa remarque par ailleurs je me contente de répondre « je verrai bien ce que les flots me réservent ; je n'ai pour l'heure jamais eu l'occasion de mettre le pied sur une vivenef nous verrons bien si le pied marin arrive à force de pratiquer n'est ce pas ? ».

Bon et après tout qu'est ce que je risque à m'identifier auprès de l'inconnu. Les badauds se font un peu plus espacés désormais et il semble parfaitement digne de confiance ; peut être est ce que je me trompe lourdement sur mon impression je vais même finir par me mordre les doigts à force d'hésitation mais avec ses questions.

Je vais pour lui parler, mais une fois de plus il me parle d'autres évasions les livres. Ces recueils où je me suis plongée étant petite, pour sûre en raison de l'éducation que j'ai reçue je m'y pliais, je n'avais guère le choix, contrairement à maintenant où j'ai saisi le destin à bras le corps. Je ne m'en laisserai plus compter et je suis désormais déterminée à vivre la vie que je me suis fixée désormais, loin de la noblesse, de Faërie et de mon frère ce prince fainéant. D'ailleurs que devenait-il lui en ce moment était il simplement à ma recherche où se bornait il à envoyer des gardes à mes trousses pour me retrouver ? Qu'importe, pour sûr qu'il n'enverrai pas ses gardes à Lorgol pour me retrouver.

La question de l'enseignant est restée en suspends je soupire une nouvelle fois avant de me relever « disons que je fuis mes responsabilités, vous n'avez pas tort dans ce que vous dites, rien ne me prédestine à mettre le pied sur une vivenef ni même dans les rues de Lorgol, mais je n'ai que faire de ce devoir qui m'incombe et j'ai décidé de vivre la vie que je me suis fixée loin du palais, n'en déplaise à mon père ou encore à mon frère... » ; je lui ai à demi mot dit que je n'étais point native de cette basse ville.

Mon entrain se calmait, alors que dans le même temps mes mains se crispent, plantant mes ongles dans la paume « voilà ce que l'horizon m'offre, un tout autre avenir, le droit de devenir quelqu'un d'autre et n'être pas soumise ; depuis toute petite j'ai décidé de ne point m'en laisser compter et aujourd'hui je vis ce à quoi j'aspire, ma simple liberté » je le regarde fixement « et vous Monsieur le Professeur me dites pas que vous n'avez aucun projet futur, les bras chargés de cadeaux vous semblez vouloir ravir quelqu'un si je ne m'abuse ? ».

Détourner la conversation pour rester l'inconnue aux yeux de l'homme jusqu'à quel moment, préserver ce secret mais quand bien même en avait il réellement quelque chose à faire de connaître mon identité ?


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Message Sujet: Re: Quand rêverie rime avec étourderie "PVRaygnar d'Ysgramor"    Sam 20 Mai - 17:42

Je baissais les yeux vers elle, et croisa par la même occasion le regard d'une mouette qui flottait, indifférente au monde qui l'entourait, ne pensant qu'à son prochain repas. Ce repas, d'ailleurs, je l'avais repéré depuis un moment, sous la forme d'un poisson décédé depuis un moment qui, lui aussi, flottait à quelques mètres de l'oiseau. Je le regardais prendre son envol, attraper le poisson, et s'envoler. Puis je revins à la jeune fille qui me dit qu'elle cherchait à fuir ses responsabilités. Elle était partie loin d'un certain palais, loin de son père et de son frère. Je fronçais les sourcils. Le fait de fuir ses responsabilités ne me plaisait guère, car elles finissaient toujours par nous rattraper un jour où l'autre. Moi, j'avais décidé d'y faire face dés le début, et tout s'était bien passé, du moins la plupart du temps.

Le fait qu'elle me parle d'un palais me fit réfléchir. Elle avait donc soit du sang noble dans les veines, soit elle était la fille d'un domestique et ne voulait pas suivre la même voie, mais cela me confirma qu'elle n'était pas née dans la Ville Basse. Tout cette comédie pour ça au final. Un père et un frère. Cela me donna plusieurs idées quant à son origine mais, tant que je n'aurais pas d'autres précisions, je ne pouvais porter de jugements. Je me contentais donc de pousser un grognement mécontent. La lâcheté ne me plaisait guère. Et ce n'est pas en fuyant que les choses allaient s'arranger. Je lui dis alors :

"- Fuir les responsabilités. Voilà qui est bien lâche. Elles finissent toujours par nous rattraper, quoiqu'il arrive."

Et voilà que je me mettais à faire la morale. Mais, en même temps, j'en avais le droit. J'étais plus âgé, plus expérimenté, et professeur qui plus est. Je me tus pour l'écouter me dire qu'un avenir rempli de possibilités s'offrait à elle, qu'elle ne voulait pas être soumise et que, depuis l'enfance, elle aspirait simplement à sa liberté. La liberté, c'est bien. Mais à un moment donné, il fallait prendre en compte le bien commun et celui de ses proches avant de penser à soi. Je me souvenais qu'étant jeune, je n'avais pas ce genre de convictions. Mon frère me disait que je manquais d'ambitions et que je n'irais jamais loin dans la vie. Je lui avais répondu que mes seules ambitions étaient celles que je réservais à mon domaine, et à rien d'autre. Notre discussion s'était achevée là mais je savais qu'il n'était pas satisfait par ma réponse. Maintenant, mes ambitions se tournaient vers mes élèves, que je voulais voir réussir, vers Melinda, qui allait bientôt donner la vie, et vers mes enfants, que je voulais voir épanouis.

La jeune femme me demanda si j'avais des projets pour l'avenir. Elle désigna les paquets que je portais pour souligner ses propos. Je fis une petite grimace, jeta un œil à la mouette qui, posée à quelques mètres de nous, picorait son poisson, puis répondit :

"- Vous dire que j'en ai pas serait vous mentir. Oui, il y a des personnes à qui je tiens de tout mon cœur. Et jamais je ne pourrais les trahir, peu importe la situation dans laquelle je suis."

Voilà une petite pique qui, j'espérais, allait la faire réagir. Jamais je ne trahirais mes amis et ma famille, sous prétexte que je désirais un peu plus de liberté. J'avais appris depuis longtemps à faire passer leur bien être avant le mien, tout en veillant à ce qu'ils n'en profitent pas. Je savais poser mes limites et c'est grâce à celles ci que je n'avais jamais été tenté de faire ce qu'avait fait la jeune femme assise en face de moi.

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Message Sujet: Re: Quand rêverie rime avec étourderie "PVRaygnar d'Ysgramor"    Lun 22 Mai - 22:35

J'étais absorbée dans mes envies de liberté, de voguer, fuir ce palais où nous nous sommes installés depuis l'avènement de mon père Gustave. Mais moi je n'en avais que faire ; bon il faut dire que entre mon frère fainéant de première et le reste de ma famille je n'avais guère envie de faire perdurer ma vie entre ses murs. C'est pourquoi je me suis enfuie avec ce roturier.

Toutefois le sommeil se faisait depuis quelques temps un peu plus difficile à trouver c'est pour cette raison que je me disais que l'échappatoire se trouvait sur le flot. Est ce que j'étais déjà en train de me perdre ? Au point de ne plus savoir ce que je voulais réellement pour mon avenir ? Je me trouvais perdue dans les ruelles de Lorgol, sauvée par un inconnu avec qui je m'entretenais.

Mais qui suis-je finalement ? Princesse de Faërie en fuite ou jeune dame de Lorgol aspirant à une piraterie. Le doute naquit dans mon esprit et les paroles de l'homme n'étaient pas innocentes à ce tressaillement imperceptible de mes idées. Le flou, la perte de repère. Les questions... le vertige.

Je le regarde un instant quand il parle de fuite ; oui après tout il a raison ; pourquoi ai-je vraiment fui ? Pour quelle raison ? Je ne le sais même plus moi-même... tout semble tellement obscur brutalement sans repère, sans ami, sans ma dame de compagnie, sans les gardes.

Aucun mot ne sort de ma bouche alors que l'homme me répond vis à vis des cadeaux qu'il a en main. Des personnes auxquelles il tient. La tenaille de mon cerveau se fait de plus en plus perceptible.

Je regarde un instant l'horizon, l'homme, la rue d'où je viens, le soleil qui descend doucement, le froid qui se fait sentir. Un frisson me parcourt ou est-ce la réalité qui me fait face ? Je le regarde impuissante et je lui dis simplement «moi aussi oui j'ai des personnes auxquelles je tiens... mais ils ne sont pas d'ici, il sont de Faërie, là d'où je viens... »

Mais diable qu'est ce que je fais ici sur ce port crasseux ? En compagnie d'un homme en plus. Je m'éloigne d'un pas de celui qui me fait face, récupérant mon port altier, je le regarde fixement mais je lutte contre cette migraine atroce qui enserre mes méninges

Mon regard se pose sur mes guêtres, mais qu'est ce donc que cet accoutrement ? Est-ce réellement une mauvaise blague ? Si tel est le cas j'en ai connu des bien plus drôles pour sûr ! J'ai un haut le cœur en voyant un badaud à peine plus loin.

Puis je regarde l'homme qui n'a pas bougé toujours des paquets dans les bras je lui demande « vous connaîtriez pas un mage de portail ? J'ai besoin de regagner Faërie et prestement, ma place est là bas je ne sais par quelle magie obscure je me retrouve prisonnière de ses ruelles moribondes ».

Je veux retourner dans ce palais qui est le mien loin de ces guenilles, vêtir mes tenues chatoyantes. Est ce que j'ai été droguée ? Ou m'a-t-on kidnappée ? Et pourquoi mon frère et mon père auraient laissé faire pareille chose ? Je suis réellement perdue ne sachant que faire.


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Message Sujet: Re: Quand rêverie rime avec étourderie "PVRaygnar d'Ysgramor"    Lun 29 Mai - 22:16

Cette jeune fille, au comportement sans gêne, croyait, selon moi, qu’il était facile de changer de vie, comme ça, d’un claquement de doigts. Elle fuyait son ancienne existence, ses responsabilités, pour se terrer dans la Ville Basse. Cela ne me plaisait pas du tout. Si ma fille n’avait ne serait-ce qu’envisagé cette possibilité, elle se serait reçue une bonne paire de claque et aurait filé dans sa chambre avec un supplément de devoirs à faire. Mais, heureusement pour elle, cette jeune femme n’était pas mon enfant et, même si l’envie me démangeait de la remettre à sa place, je restais silencieux, et me contentais d’exprimer mon avis. Elle me regarda dans les yeux pendant quelques instants, et je le soutenais, certain d’avoir raison. Personne ne devrait fuir ses responsabilités, qu’il soit fils de berger, ou d’empereur.

Elle fit quelque chose qui ne manqua pas de me surprendre. Quand je lui dis que j’avais des personnes sur qui je pouvais compter, et pour qui je donnerais ma vie, elle me répondit simplement qu’elle aussi elle en avait, mais qu’ils étaient à Faërie. Je ne pus m’empêcher de lui dire sur un ton légèrement cassant :

« - Alors, pourquoi les avez-vous quittés si vous tenez à eux ? »

Je fermais ma bouche, et portais mon regard au loin. Le bateau qui était parti du port était déjà loin, des bateaux de pêche rentraient, les cales remplis de poissons et le pont vibrant au son des chants des marins. Je fermais les yeux un moment, et, même si c’était contraire à mes principes, je me mis à la place de cette jeune fille, et imaginais ma vie en tant que marin. Je me vis en train de tirer une corde, ramenant un filet rempli de petits poissons qui seront délicieux une fois cuits au feu de bois. Non. Cette vie n’était pas pour moi. J’étais habitué à mon existence tranquille, au sein de l’Académie, rythmée par les cours et les études. Déjà plus de dix ans que je fonctionnais de cette manière… Le temps passait tellement vite, mais je ne regrettais pas une seule seconde d’avoir choisi cette voie.

Je revins dans le présent, la jeune femme observait ses vêtements et je pouvais lire comme une forme de dégout dans son regard, comme si elle venait de se rendre compte que cet accoutrement ne serait pas digne d’elle. Je fronçais les sourcils. Elle se tourna vers moi et me demanda si je connaissais un mage de portail, car elle devait regagner Faërie le plus vite possible. Elle prétendit que sa place était là-bas, et qu’elle ne comprenait pas pourquoi elle était ici, dans ces rues sales et moribondes. Je penchais la tête. Alors là, je ne comprenais plus rien. Pourquoi un tel changement de position ? Il y a à peine une minute, elle me parlait d’aller voyager en mer, et là, elle voulait rentrer au palais ? Elle était décidément bien étrange. Son esprit était peut-être malade, ou alors elle était sous l’emprise de je ne sais quelle drogue ou substance. Je toussotais et répondit :

« - Vous en trouverez un à l’Académie. Mais, si je puis me permettre, puis je vous demander pourquoi vous avez subitement changé d’avis ? Mes paroles ont elle eu autant d’impact que cela sur vos perspectives d’avenir ? »

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Message Sujet: Re: Quand rêverie rime avec étourderie "PVRaygnar d'Ysgramor"    Jeu 1 Juin - 23:59

Mais que se passe-t-il ? Que fais-je ici ? Je ne reconnais absolument rien. Je pourrais m'affoler, crier et appeler à l'aide mais cela ne me sied guère à mon caractère et ma position actuelle. Je tente de rester de marbre même si mon attitude envers ma tenue traduit suffisamment mon désarroi à l'égard de l'enseignant qui me fait face. Je dois lui paraître folle par ce comportement qui diverge en tout point avec celle que j'avais quelques minutes auparavant... la seule chose que je sais c'est que je devrai être à Faërie dans le palais,attendant de rencontrer des prétendants ; faire mon devoir et consolider encore plus nos terres.

Il me questionne mais je suis incapable de lui répondre, pourquoi les avoir quittés ? Je ne le sais pas moi-même et cette douleur lancinante qui s'estompe peu à peu. Je persiste à m'interroger sur la raison de ma présence en ces lieux. L'homme a parlé de ma famille, cet électrochoc qui m'a remis les idées dans le bon ordre.

Je vais pour compléter mes paroles quand je le vois observer les bateaux au loin. Je ne souhaite pas le déranger dans sa contemplation et j'en profite pour faire les 100 pas, maîtrisant comme je peux ce questionnement profond qui me taraude. Les badauds poursuivent leur chemin par monts et par vaux autour de moi comme si de rien n'était. Suis-je vraiment seule en ces lieux à me rendre compte qu'il se passe quelque chose d'étrange.

Je réfléchis à ce que j'ai manger la veille ; aurais-je été droguée, emmenée ici de force au point de perdre mes propres souvenirs si chers à mon histoire ? Mais si tel est le cas nul doute que père a du mettre des gardes à ma recherche. Mais tout semble si calme par ici... Lorgol est bien trop loin de Faërie, ce n'est pas ici qu'il me chercherait.

J'essaie de me souvenir des voyages en compagnie de Gustave, pour maîtriser la base de cette magie honnie. Peut-être, une aide en ces lieux ? La ville haute, à la recherche de mages du sang ? Nous avons tous ce même regard, ces prunelles cernées de rouge, il suffit que je n'en voie qu'un seul... il pourrait m'être d'une aide sans pareil. Nous poursuivons le même but, rendre cette légitimité qu'est la leur aux mages du sang. Ou sinon rechercher un portail comme je l'ai demandé à l'enseignant, repartir sur mes terres, en sécurité, à ma place.

Mais toujours les questions de l'homme ; peut-être est ce temps que je lui révèle, quitte à passer pour folle, ce qu'il se passe ; je soupire en le regardant et me rapprochant de lui laissant un bon mètre entre lui et moi « je me présente Armandine de Faërie ; vous n'êtes pas sans me connaître je présume ? » fermant les yeux et regardant les bateaux bien éloignés désormais je murmure « je ne sais pas ce qu'il se passe ni même ce que je fais ici ; je n'ai guère quitté mes terres hormis en compagnie de mon père et disons que Lorgol, surtout la ville basse, n'est guère un lieu propice à mes pérégrinations...  donc je ne peux pas plus clairement vous répondre à votre interrogation ; moi-même je suis dans l'incapacité de l'expliquer... si tant et si bien explication il y a ?» je me retourne lui faisant face à nouveau « si je ne m'abuse l'académie est par là bas ? J'apprécierais particulièrement que vous m'y accompagniez Monsieur et je me souviendrai, même si ma mémoire à court terme semble me faire défaut à l'heure actuelle, que vous m'avez porté assistance ».

Je m'éloigne peu à peu du port, risquant un regard en arrière pour vérifier que l'adulte me suit ; je regarde les badauds suspicieuse, mais rien ne semble vraiment différent ; je me sens sale en ces lieux, vêtue d'une robe qui n'est pas la mienne... les badauds de Faërie sont grandement différents de ceux de Lorgol ; autant je me complais dans les ruelles qui entourent le château, autant celles de Lorgol provoquent chez moi un profond dégoût..

Je me retrouve à un embranchement et je me retourne vers l'homme ne sachant où aller je le questionne « Cher Professeur, pourriez-vous m'indiquer la suite du chemin ? »

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Message Sujet: Re: Quand rêverie rime avec étourderie "PVRaygnar d'Ysgramor"    Ven 2 Juin - 22:48

Elle avait changé du tout au tout en l'espace de quelques secondes. La jeune fille rêveuse et sans gêne avait laissé place à une femme noble, bien élevée et très distinguée. Je levais un sourcil, plus qu'étonné. Elle avait dû boire ou manger quelque chose de malsain. Un cielsombrois dans un coin de rue et hop ! On s'invente une autre vie. Je lui posais donc quelques questions, histoire de comprendre un peu plus ce qui n’allait pas avec elle, quand elle se rapprocha de moi. Je restais immobile et, quand elle fut à un mètre de moi, elle me dit qu’elle se nommait Armandine de Faërie. Elle me demanda ensuite si je connaissais ce nom. Bien évidemment, je hochais respectueusement la tête et m’inclinais même devant elle. Pendant quelques secondes, je me sentis honteux d’avoir voulu réprimander cette noble jeune femme comme si elle n’était qu’une enfant. Mais, maintenant que je connaissais son identité, je ferais plus attention.

Elle m’expliqua qu’elle ne savait pas ce qu’il se passait, et pourquoi elle était là, dans la Ville Basse, ce lieu qui ne lui correspondait pas du tout. Je restais silencieux, plongeant mon regard dans le sien tout en veillant à ne pas me montrer grossier. Je n’étais qu’un petit seigneur après tout, et elle était placée bien plus haut que moi dans la hiérarchie de la noblesse. Puis, tout en parlant, elle se tourna vers les bâteaux, que j’observais moi aussi quelques minutes auparavant. Je l’écoutais et, quand elle me fit de nouveau face, elle me demanda si je pouvais l’accompagner jusqu’à l’Académie. Je lui dis alors, sur un ton empreint d’un respect non feins :

« - Bien sur ma Dame. Si vous voulez bien me suivre… »

Ou plutôt devrais-je dire « Si vous voulez bien me laisser vous suivre » car elle prit les devants et s’engagea dans les rues de la Ville Basse pour s’éloigner le plus vite possible du port. De temps en temps, elle se retourna pour vérifier que je restais derrière elle et, même si ce fut difficile à cause de la foule et de mes jambes endolories par la longue marche de la journée, je maintenais le rythme. Pendant que je marchais, je m’interrogeais. Où était la famille d’Armandine si elle était ici ? Etaient-ils au courant de sa présence à Lorgol ? Le palais où elle vivait, ce n’était pas la porte à côté. Il fallait plusieurs semaines de voyage pour rejoindre Lorgol. C’était un voyage qu’on ne faisait pas sur un coup de tête. Moi-même, rien que pour me rendre à Svaljärd, je devais avoir toute une liste de bonnes raisons, que ce soient une liste d’achat, des amis à revoir, des formalités ou tout cela à la fois. Armandine devait avoir une bonne raison pour être venue ici, ou alors… Elle n’est pas venue de son propre gré, et elle ne se rappelle pas du voyage. Une drogue aurait pu être à l’origine de cette soudaine amnésie.

Nous arrivâmes à un embranchement et elle finit par se retourner vers moi. Elle me demanda si je pouvais lui indiquer la suite du chemin. J’acceptais, tout en faisant une petite révérence, et m’engageait sur le chemin du retour. Je veillais à ne pas me tromper, et à ce qu’elle me suive. Je m’arrêtais un moment pour l’attendre et, quand elle fut à ma hauteur, je lui demandais :

« - Ma Dame, vous me disiez tout à l’heure que vous habitiez près du port. Y a-t-il une personne là-bas qui pourrait nous éclairer ? Je pourrais toujours la contacter une fois après notre passage à l’Académie. »

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Message Sujet: Re: Quand rêverie rime avec étourderie "PVRaygnar d'Ysgramor"    Sam 3 Juin - 23:05

Cet instant où tu te demandes ce que tu fais à ce moment précis je ne pensais pas le vivre un jour. Il faut que je me l'avoue je suis tout simplement terrifiée. Une seule hâte s'empare de moi, regagner le portail, retourner à Faërie et me réveiller. Ce ne peut être que cauchemar cet instant, ma présence en ces lieux tout bonnement incompréhensible.

C'est pour cette raison que je mène la danse, prenant les devants et suivant aveuglément sans connaissance aucune de ces rues le prétendu chemin vers l'académie qui serait salvatrice pour moi-même. Je vais me réveiller cela ne peut être que ça finalement. A l'instant présent, nulle autre raison est évidente à mes yeux que ce songe éveillé. Quelle autre raison aurait pu me conduire en ces lieux ? Sérieusement, jeune princesse de Faërie perdue dans les rues de Lorgol ce n'est pas du tout moi.

J'avance le regard perdu, évitant adroitement de frôler l'un de ces êtres perdus de la ville basse, il me suit ; ma démarche est rapide. Je me sens presque étrangement à l'aise ou peut-être est-ce simplement le dégoût qui provoque cet empressement soudain. Et j'ai cette peur profonde également du retour au palais, de revoir père et mère et Antonin. Mais que vont-ils penser de ma personne ? De ma fuite ? Mon esprit s'échauffe à mesure que les questions se multiplient me plongeant dans une détresse profonde.

Je suis stoppée dans mes inquiétudes par les paroles de l'enseignant me servant de guide dans ces rues. Lui-même semble passablement surpris de mes changements d'attitude pour ainsi dire brutaux. Mais comment tout lui dire sans paraître pour totalement folle. Il fallait que je me ressaisisse. L'hystérie ce n'est point moi et si je me mets à crier telle une folle en ces lieux que j'exècre ma réputation en était finie. Bon, certes je n'y remettrai pas les pieds avant fort longtemps mais les voyageurs arpentent Arven et les informations circulent bien plus vite que l'on pense.

L'homme s'obstine à vouloir me ramener en arrière ; la seule personne dont je me souviens c'est ce roturier... pour l'heure je n'ai guère envie de le voir, j'ai même envie de tout oublier. Finalement, je ne suis pas si mauvaise que ça et le bougre est probablement innocent ou s'il est coupable de ma venue en ces lieux et de cette mémoire fluctuante nul doute qu'il sera assez intelligent pour ne pas se rapprocher du palais désormais.

Me retournant, d'une voix posée je dis simplement « non aucune personne, les seules personnes que j'aspire à retrouver en ce moment présent sont Gustave de Faërie et Antonin de Faêrie ainsi que ma mère Lauriane... » ; nous ne sommes guère proche avec mère depuis mon adolescence mais cela n'empêche qu'en tant que fille, tout juste nommée princesse j'ai besoin de retrouver la chaleur des miens.

Puis cette volonté farouche de revenir, retrouver ces pierres et ces pièces telles un repère, mon repère. Une seule aspiration profonde, revenir, oublier, effacer ces souvenirs et reprendre simplement la place qui est la mienne n'en déplaise à l'homme qui souhaite m'aider au moment présent.

Levant les yeux je remarque une ruelle qui monte un peu plus que les autres ; la désignant du menton je demande à l'homme « je présume que c'est par là si je ne m'abuse non ? » ; j'attends cette fois ci qu'il m'ouvre le chemin. Peut être que mon empressement quelques minutes auparavant l'a conduit a s'inquiéter voulant m'orienter vers des personnes proches ; profondément, il faut que je parvienne à lui faire comprendre que la seule chose à laquelle j'aspire et de franchir ce portail pour me retrouver en terre connue.

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Message Sujet: Re: Quand rêverie rime avec étourderie "PVRaygnar d'Ysgramor"    Dim 4 Juin - 21:38

Je ne voulais qu'une seule chose, comprendre. Ne pas savoir ce qui arrivait à cette jeune fille me perturbais et je savais que j'allais passer une très mauvaise nuit si je ne résolvais pas très vite cette situation. Dés qu'un sujet quelconque, une énigme ou une question que je n'arrivais pas à résoudre se présentait, il n'était pas rare que je passe des nuits blanches, dans mon lit ou à mon bureau, à essayer de trouver la solution. Je lui demandais donc si elle connaissait quelqu'un, habitant la Ville Basse, qui pourrait éventuellement nous donner quelques informations sur cette soudaine perte de souvenirs et sur ce qu'il s'était passé ces derniers jours. Elle se retourna vers moi, me regarda, et me dit qu'elle connaissait effectivement un roturier, mais qu'elle ne désirait pas le voir. Pour le moment, elle n'aspirait qu'à rejoindre sa famille. Je baissais la tête et lui dis :

"- Je comprends ma Dame. L'Académie n'est plus très loin, vous serez bientôt chez vous, auprès des vôtres."

Je soupirais intérieurement, me maudissant pour cette curiosité qui ne pourrait m'attirer que des ennuis. Surtout que je n'avais pas le statut pour me permettre de faire ça avec cette jeune fille. Je devais penser à l'intérêt de mon territoire avant les miens. Elle me désigna du menton une rue que je connaissais bien, car c'était celle qui nous mènerait à l'Académie. Je hochais la tête et ouvrit le chemin. Plusieurs fois, je me retournais, à la fois pour vérifier si elle suivait, et pour guetter un éventuel nouveau changement dans sa personnalité et dans son comportement. Je n'avais pas envie de rebrousser une nouvelle fois chemin pour retourner au port. J'avais eu assez d'odeur de poisson dans le nez pour la journée, merci. Mais, pour le moment, tout semblait normal. La jeune femme, avec son allure digne et ses regards hautains, me suivait d'un pas rapide. Elle était pressée de rentrer chez elle. Je la comprenais car j'aspirais à la même chose. Rentrer chez moi, me mettre devant la cheminée avec un bon thé et un livre. Melinda viendrais sans doute me rendre visite. Penser à elle me mit du baume au cœur et j'avançais avec plus d'entrain. J'espère qu'elle aimerait le bijou que je lui avais trouvé.

Soudain, je m'arrêtais. Une foule impressionnante bloquait le passage. Voilà sans doute un artiste ou un acrobate qui avait réussi à attirer les regards vu les exclamations et les applaudissements qui retentissaient. Je n'avais pas envie de jouer des coudes, surtout si c'était pour perdre Armandine. Je me tournais vers elle en soupirant et lui dis :

"- Je connais un autre chemin Ma Dame, mais je ne l'aime pas beaucoup tant il est peu rassurant. Nous allons devoir faire vite."

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Message Sujet: Re: Quand rêverie rime avec étourderie "PVRaygnar d'Ysgramor"    Dim 4 Juin - 22:25

Armandine mais que fais-tu là ; cette petite voix dans ma tête qui martèle cette question à laquelle je n'ai aucune réponse. Voilà pourquoi je ne peux répondre à l'enseignant qui m'accompagne. Bien entendu probablement que le roturier pourrait me fournir une explication ! Ou peut-être que lui aussi est tout comme moi à cet instant présent à se demander ce qu'il fait en ces lieux.

Avançant en silence, je marque un temps d'arrêt, regardant en arrière, dans cette direction d'où je crois que je viens. Mon passé, mon cauchemar ou toute autre chose. Non il faut que me ressaisisse, que je retourne en territoire connu. Je tenterai de comprendre plus tard ou jamais... c'est peut-être cela le mieux. Une inquiétude se fait perceptible, le retour au château, le face à face avec mon père, Lauriane ou Antonin... une angoisse palpable. C'est pourquoi je désigne du menton un chemin dont l'inclinaison est plus forte. L'homme me devance en des lieux bien plus fréquentés. Cette fois-ci je le suis, bousculée plusieurs fois mais je commence à n'en avoir que faire. J'avance d'un pas rapide, suivant l'homme sans me soucier de qui que ce soit autour de nous.

Son arrêt brutal me surprend ; absorbée dans mes pensées je n'ai pas remarqué l'attroupement à peine plus loin. Que se passe-t-il donc ? C'est que j'aurais presque envie d'aller jeter un œil. Les rires et les applaudissements ne sont pas innocents à cette envie subite. Même si je ne me complais guère dans ces rues, cette parcelle de moi aventurière à envie de se risquer. La voix de la raison, l'enseignant me ramène sur terre me proposant d'éviter la zone en passant par un coin plus risqué. Bon après tout je ne suis plus à cela près non ? A l'heure actuelle, je ne vois pas du tout ce qui pourrait m'arriver de pire que de me trouver brutalement sans raison dans les rues de Lorgol.

Sont-ce ses paroles qui a fait retourner les deux hommes là bas qui se rapprochent de nous ? Le regard mesquin des deux me glace ; la lumière se fait moindre depuis toute à l'heure et les hommes qui se rapprochent me remplissent d'une terreur soudaine ? Je regarde sur le côté, vois un chemin encore plus petit ; est-ce celui-là dont l'homme parlait ? Qu'importe je le regarde alors que les voix des badauds se font entendre « regarde des nobles nous rendent visite, et si on les détroussait ces deux là ? ». J'ai bien entendu les paroles des mécréants ; je sais ce qu'ils risquent tous deux en nous détroussant mais les deux hommes semblent vouloir profiter de l'agitation ambiante pour agir au su et vu de tout le monde. C'est pourquoi je me retourne vers l'adulte lui disant « je ne sais si c'est ce chemin dont vous parlez mais je crois qu'il convient de courir si vous ne voulez pas perdre les présents que vous portez depuis toute à l'heure non ? ». Mes chaussures ne sont pas idéales pour la course que j'entreprends ; je me retrouve devant dans une rue malodorante, me prenant les pieds, je chute, prenant mes pieds dans ma robe. J'entends des rires à quelques mètres de là. Je n'ose pas me retourner... où est l'homme m'a-t-il suivi ? Je l'espère en mon for intérieur ; je relève les yeux et remarque le chemin qui devient encore un peu plus serré voir humide.. et des ombres se rapprochant.. est-ce mon imagination qui me joue des tours ? Je suis perdue... je ne sais que faire... l'enseignant n'a pas l'air d''être un mage et encore que pourrait-il faire face à des badauds qui en ont après notre bourse ?

Je murmure dans une supplication sourde « Aura viens moi en aide » ; appeler ma déesse, celle de la magie, qui a auréolé ma naissance... reprendre confiance et atteindre ce portail... que je vois toujours pas pour me réveiller ou oublier...


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Message Sujet: Re: Quand rêverie rime avec étourderie "PVRaygnar d'Ysgramor"    Sam 10 Juin - 22:33

Ce jongleur, ou quelque artiste fut il, devait avoir un grand talent pour s'attirer une telle foule. J'entendais des exclamations de surprise et de joie, et j'eus soudain envie de me joindre à eux pour profiter du spectacle. Mais je n'avais pas le temps pour ça. J'avais une demoiselle, une jeune princesse, très haut placée dans la hiérarchie de la noblesse de Faërie, qui avait besoin de mon sens de l'orientation pour retourner chez elle, ainsi que de ma présence qui pouvait se révéler rassurante. Ma taille et mon œil au regard vide suffisait, le plus souvent, à dissuader les personnes de venir m'accoster. Cela impliquait donc, le plus souvent, que je sois le premier à parler, ou que la personne ne fasse pas attention à ce genre de détails physiques.

Je soupirais et proposais un autre chemin à la jeune femme, chemin qui me rassurait guère, car il était étroit, et peu fréquenté. Il m'était arrivé une ou deux fois de l'emprunter, et je me souviens de l'avoir toujours fait d'un pas rapide, sans m'arrêter et sans croiser le regard de quiconque. Et j'espérais que, pour cette fois ci, cela se passe tout aussi bien. Malheureusement, cela ne fut pas le cas.
Je sentis la présence des deux hommes avant de les voir. Je me tournais vers eux, resserra mon emprise sur mes précieux paquets, et fronçait les sourcils. Quand ils parlèrent de nous détrousser, je compris qu'ils n'étaient pas des amis, et que nous ferions mieux de partir en vitesse. Je regardais la jeune fille qui me conseilla effectivement de courir si je voulais protéger mes présents. Mais que faisaient donc les gardes ? N'y avait il personne pour protéger les nobles des bandits dans cette ville ?

Armandine prit les devants et détala. Elle me devança rapidement et je la perdis de vue en quelques secondes. Je jetais un dernier regard aux deux hommes, puis pris les jambes à mon cou. Je préférais de loin fuir que de les affronter. J'entendis leurs éclats de rire derrière moi tandis que je courrais. Ils nous suivirent, et je sus qu'ils me rattraperaient facilement. Mon existence, trop sédentaire, n'arrangeait pas les choses. Mes bottes n'étaient pas faites pour la course. Tout jouait contre moi. L'un d'eux me lança un commentaire très déplaisant sur mon endurance et sur mon allure, comparant celles ci à celles d'un veau venant de naitre, mais je n'y fis pas attention.
Quand un homme attrapa mon col, je me retournais brusquement pour lui rentrer dedans. J'étais coincé, et je ne pouvais rien faire. Ils étaient deux, et, si j'avais reçu une formation en combat à l'épée, d'une j'en avais pas sur moi, et de deux j'étais vraiment une catastrophe dans ce domaine. J'étais pris au piège. Je pris alors une décision et, sans lâcher mes paquets, je pris ma bourse, contenant à peine une vingtaine de fleurons, et la lui fourrais dans les mains. Je le repoussais et repris ma course, en espérant que cela suffise.

Au bout de quelques secondes, je trouvais Armandine par terre. Elle avait visiblement trébuché. Je m'arrêtais, en dépit des voleurs qui, sans doute, continuaient à nous poursuivre. Je posais mes paquets au sol et la relevais doucement, comme je l'aurais fait si elle avait été ma fille. Je lui demandais :

"- Vous allez bien ? Tenez vous à moi, nous ne sommes plus très loin."

Je repris la marche, tout en soutenant la jeune femme qui, si elle s'était fait mal, ne le montrait pas du tout. Le chemin se fait plus étroit, plus humide et surtout plus glissant et plus puant. Nous avancions avec précaution, tout en veillant à ne pas nous perdre. Et cela porta ses fruits, nous débouchâmes sur une rue beaucoup plus fréquenté, et qui menait à la Ville Haute. Satisfait, je menais la jeune femme vers un muret où elle pourrait s'asseoir, puis je me rendis compte que les voleurs ne nous avaient pas suivis. Je crus pendant un instant qu'ils avaient abandonné la poursuite après avoir pris ma bourse, ou alors que nous avions réussi à les semer malgré notre lenteur, puis je compris pourquoi je ne les voyais pas. Mes paquets. Je les avais laissés à l'endroit où Armandine était tombé. Préoccupé par son sort et par la panique qui l'habitait, je n'avais pensé qu'à la sortir de là et avait complètement oublié de prendre mes paquets. Je passais la main dans mes cheveux et soupira. Restons optimiste, ils auraient pu nous prendre bien pire, notre vie par exemple. Je me tournais vers Armandine et lui dis sur un ton qui se voulait rassurant :

"- Ils ont eu ce qu'ils voulaient, nous sommes en sécurité."

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Message Sujet: Re: Quand rêverie rime avec étourderie "PVRaygnar d'Ysgramor"    Dim 11 Juin - 21:32

Blessée dans mon amour-propre, blessée physiquement de cette chute, perdue voilà ce que je suis en cet instant dans les ruelles de la ville basse. Moi qui aspire depuis quelques temps à comprendre comment chacun fonctionne roturier, nobles et autres j'en ai pour mon grade ! Est-ce le Destin qui s'obstine à me laisser en ces lieux ? J'ai envie de me réveiller dans mes draps, d'oublier l'instant présent et reprendre mes activités si rassurantes que je vis. Même le balai des prétendants qui me fatigue longuement n'est rien à côté du moment présent.

L'enseignant un bras sous mes épaules me soutient alors que des larmes coulent sur mes joues sans même m'en apercevoir. Les jambes flageolent. J'ai juste envie de lui dire de me lâcher, de sauter dans un des canaux présents. La mort serait elle salvatrice de tant de tourments ? Peut-être serait ce la solution non ? Ressaisis toi Armandine ! Si ton père te voyait il serait horrifié de telles pensées et que dire d'Antonin ? Une honte pour les générations futures qu'une princesse abandonne, surtout celle de Faërie qui fait preuve d'une ambition sans commune mesure.

Je dois me ressaisir, sans m'en rendre compte je me trouve assise sur un muret, l'homme prend la parole de nouveau... ils ont eu ce qu'ils voulaient ? Quoi ??? Mes yeux se figent un instant sur le sol avant de se relever. Les dernières larmes se tarissent alors que je me focalise sur les bras de l'homme désormais vides ; la fureur s'empare de moi à ce moment là ; alors là il en était simplement hors de question ! Je ne tolère nul sacrifice et ce qu'il venait de se produire était simplement trop !

Je me lève lui faisant face, pointant du doigt ses mains sans les paquets « où sont-ils ? C'est cela qu'ils voulaient ? Sachez que je ne tolère aucun sacrifice et je suis désolée, je retourne les chercher, que vous le vouliez ou non ! Le portail attendra, si je dois laisser la marque de la princesse de Faërie en ces lieux c'est bien en vous rendant honneur » ; tournant les talons j'amorçai la descente de la rue sombre d'où nous sortions ; je vis un groupe d'homme, deux ou trois à bas mots qui se rapprochaient des paquets. Réfléchissant j'ôtai mes chaussures et me mis à courir pour y parvenir avant les individus ; récupérant les paquets je leur fis face alors qu'ils arrivaient à mon niveau « alors ma jolie, on a oublié ses paquets mais désormais tout paquet oublié en ces lieux sont les nôtres » ; je me rapproche de l'un deux simplement et lui murmure « je vous conseille simplement de ne pas me suivre si vous souhaitez garder la vie brave homme, regardez moi dans le blanc de mes yeux vous serez peut être surpris de ce que vous y verrez et ohhh » je mets la main sur l'un deux et ma main sur l'autre « oh mais on dirait que vous êtes lié... » et je me mets à me remplir d'audace « vous voulez que je vous dise d'autres choses ou je continue, frère, cousin ? Votre avenir... je pourrais vous en dire des choses ! Je continue ou j'arrête ?» ; ce que je vois dans les yeux de l'homme à ce moment là c'est de la terreur, de la peur ; qui l'eut cru qu'une prétendue prédiction fausse pouvait effrayer l'individu écervelé qui me faisait face quelques minutes auparavant.

Les trois hommes déguerpirent bien plus vite que j'aurais pu l'imaginer... c'est donc le sourire aux lèvres que je remonte rejoindre l'enseignant, les chaussures d'une main, les paquets dans l'autre. À son niveau je les lui tends. M'installant à nouveau sur les murets je chaussai les chaussures préalablement ôtées non sans un sourire à l'égard de mon compagnon « c'est plus simple de courir sans chaussure et pour les mécréants ils ne devraient pus vous chercher d'ennui, soyez en assuré ».

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Message Sujet: Re: Quand rêverie rime avec étourderie "PVRaygnar d'Ysgramor"    Jeu 22 Juin - 21:29

Si cela me contrariait sur le moment, le fait d'avoir perdu mes précieux paquets n'était pas dramatique. J'étais en vie, et Armandine aussi, c'était ce qui comptait. Mais, visiblement, cela ne plaisait pas à la jeune femme qui n'acceptait pas que je puisse sacrifier mes biens pour notre survie. Elle se leva brusquement, pointa du doigt mes mains vides, et me demanda où étaient les voleurs. Elle me dit également qu'elle ne tolérerait pas ça et qu'elle allait les récupérer, même si, pour cela, elle devrait y laisser la marque de la princesse de Faërie. Je restais silencieux et me levais à mon tour. C'était de la folie. Ils étaient trop nombreux pour nous, et nous n'étions pas des combattants. L'espace d'un instant, j'eu honte de ne pas avoir suivi mes cours d'escrimes avec plus d'assiduité. J'étais plus intéressé par les livres et, contrairement à mon frère, l'épée ne m'inspirait pas la gloire et l'honneur. J'y voyais plus un moyen d'apporter la mort et le sang.

Armandine retira ses chaussures et partit en courant. Je la suivis tout en lui conseillant, d'un ton nerveux :

"- Ma Dame ! Il vaut mieux que nous allions à l'Académie ! Ce ne sont que des paquets ! C'est beaucoup moins important que nos vies !"

Mais elle ne m'écoutait pas. Elle fonçait, sure d'elle, et je devais avouer que j'avais du mal à la suivre. Elle arriva devant le groupe d'hommes qui, heureusement, n'avaient pas encore pris mes paquets. Ils se tournèrent vers la princesse et lui dirent que les paquets étaient à eux à présent. Essoufflé, je ne pouvais qu'assister à la scène. J'avais beaucoup trop couru pour quelqu'un de mon âge, et surtout pour quelqu'un d'aussi sédentaire que moi. Ma gorge me brulait, et le souffle commençait à me manquer. La princesse leur dit quelque chose, qui fit un grand effet vu leurs regards apeurés. Quand je pus reprendre mes esprits et mieux comprendre ce qui se disait, je sus alors qu'elle leur faisait quelque chose. Par ses paroles, son geste et son regard, elle réussit à les faire douter, à leur faire ressentir de la peur, et enfin à les faire déguerpir comme des lapins. Je n'en revenais pas. Comment avait-elle fait ? Etait-ce de la magie ?

Je restais totalement abasourdi quand elle revint vers moi, ses chaussures dans une main et les paquets dans l'autre. Je les pris quand elle me les tendit et la regardait mettre ses chaussures sans un mot. Parfaitement détendue, elle me dit que ces bandits ne devraient plus venir me chercher des ennuis. Je passais la main dans mes cheveux et lui dit, d'un ton légèrement hésitant :

"- Je... Je vous remercie. C'était courageux de votre part."

Je me retournais vers la direction où s'étaient enfuis les hommes et reprit sur un ton plus assuré :

"- Nous ne sommes plus très loin. Allons y."

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