AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Un dialogue de sourds (PV Rackham l'Ilien)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Le Pavillon Noir
avatar

Messages : 454
J'ai : 15 ans

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : L'Audacia
Mes autres visages:
Le Pavillon Noir
Message Sujet: Un dialogue de sourds (PV Rackham l'Ilien)   Jeu 11 Mai - 13:42


   
Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
Lou-Ann Jedidiah & Rackham l'Ilien

   
Un dialogue de sourds

   
Il y a de quoi devenir fou

   


   
• Date :30/04/1002
   • Météo : soleil voilé
   • Statut du RP : Trame temporelle alternée - Privé Rackham L'Ilien
   • Résumé : Lou-Ann, toujours amnésique tente d'aller chercher réconfort auprès de son capitaine et va tenter de savoir sa position vis à vis de l'enfant à naître alors que celui-ci a cette fois ci recouvré sa mémoire...
   • Recensement :
   
Code:
• [b]30/04/1002[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2135-un-dialogue-de-sourds-pv-rackham-l-ilien#64579]Un dialogue de sourds[/url] - [i]Lou-Ann Jedidiah & Rackham L'Ilien[/i]
    Lou-Ann, toujours amnésique tente d'aller chercher réconfort auprès de son capitaine et va tenter de savoir sa position vis à vis de l'enfant à naître alors que celui-ci a cette fois ci recouvré sa mémoire...
   

   

_________________






Dernière édition par Lou-Ann Jedidiah le Jeu 11 Mai - 13:49, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Le Pavillon Noir
avatar

Messages : 454
J'ai : 15 ans

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : L'Audacia
Mes autres visages:
Le Pavillon Noir
Message Sujet: Re: Un dialogue de sourds (PV Rackham l'Ilien)   Jeu 11 Mai - 13:43

Ce matin, l’Audacia venait d’arriver à Lorgol ; la nuit avait été agitée, Lou-Ann était encore passablement contrariée de ce qui s’était déroulé la veille sur le navire et n’était pas parvenue à trouver ce sommeil un brin réparateur. Mais pourquoi tant d’obstination chez sa mère Grâce ? Elle n’arrivait vraiment pas à comprendre. Etait-ce elle qui ne tournait point rond ou les hormones leur jouaient-elles des tours ? Puis la rencontre de Rackham, de Philippe l’avait convaincue du contraire… après tout eux aussi semblaient être en accord avec ce qu’il se passait pour l’heure.

Les enfants malades l’inquiétaient aussi il manquerait plus qu’ils aient emmené une bactérie quelconque sur le bâteau. C’est qu’elle s’inquétait la jeune mousse pour son enfant à naître. Regardant son épaule, elle constata non sans un soulagement non feint que celle-ci avait amplement diminué de volume… elle avait eu ce brin d’inquiétude que tout ne soit lié. Si tel était le cas, nul doute qu’elle serait rentrée dans une fureur noire.

Rapidement, la veille elle s’était entretenue avec le capitaine et voulait profiter maintenant qu’ils accostaient à Lorgol d’une petite entrevue… cela était bien beau mais elle voulait avoir son avis, de maître du navire vis-à-vis de cette attitude de Grâce… Qui donc que le chef de l’Audacia en personne serait le plus à même de l’éclairer sur ce point ? Il était également, le père de son enfant… ; elle le laissait vivre sur ce point jusque-là mais , une fois à sol, elle savait qu’elle ne remonterait point sur l’Audacia jusqu’à la naissance. Sera-t-i l là pour son enfant, pour elle ? Il n’était peut-être pas forcément le parti qu’elle espérait depuis des années mais si déjà il assumait son rôle de père cela serait pour elle un pas en avant monumental.

Sa mère restait cloîtrée dans sa cabine, la fuyant comme la peste et l’envoyant vaquer à ses occupations bien mal famées pour son état de pirate. Elle n’en avait point marre de l’ignorer ainsi ? Certes, elle l’avait défendue et reconnue comme sa fille devant Monsieur Consent mais cela sentait le faux à 100 m à la longue. Elle n’était point stupide Lou-Ann, il fallait faire un brin d’effort supplémentaire pour la convaincre.

C’est donc le cœur lourd que Lou-Ann se dirige vers la cabine en cette matinée ; le soleil voilé, les pirates déjà au travail, elle passe tel un fantôme les yeux cernés. Quelques instants plus tard, la jeune mousse toque à la porte de la cabine du capitaine de l’Audacia, attendant son invitation à pénétrer en ces lieux et y pénètre dès l’accord reçu.

Arrivée à l’intérieur, les yeux baissés, en signe de respect elle murmure « scuzez moi Msieur jpourrais vous parler ? ».

Certes, elle portait son enfant, mais, Lou-Ann en restait pas moins respectueuse… elle connaissait sa place à bord…


_________________




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Les Chevaucheurs
avatar

Messages : 204
J'ai : 30 ans
Je suis : Capitaine des chevaucheurs du vol d'Ansemer, mage de l'Hiver, chevaucheur de la dragonne Obsession

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : l'empire de Faërie
Mes autres visages: Denys du Lierre-Réal, Hiémain de Sylvamir, Anthim d'Erebor et Joséphine Siguardent
Les Chevaucheurs
Message Sujet: Re: Un dialogue de sourds (PV Rackham l'Ilien)   Sam 10 Juin - 22:18

V’la autre chose. Pourquoi était-il donc dans la cale d’un bateau, subissant les coups des vagues et le roulis des flots qui, s’ils ne donnaient pas le mal de mer à Rackham eurent le mérite de le surprendre au réveil. Bon sang, que faisait-il… sur les dieux savent quel navire, à somnoler dans une cabine qui semblait en tout point être la sienne ? Le capitaine d’Ansemer ne se souvenait pourtant pas avoir but la veille, et nuls tambourinements ne venaient percer son crâne comme au lendemain d’une grosse cuite. Alors quoi, il s’était engagé sans le savoir sur un bateau ?

Obsession, où est-ce que j’suis ? Aucune voix moqueuse pour répondre. Aucun grognement pour tempêter. Elle reste sourde, la dragonne d’Améthyste, aux sollicitation de son partenaire. Mais en réalité, c’est bien plus que cela. Outre le silence, il perçoit en lui comme un vide. Ce lien qui depuis si longtemps le reliait à dame des cieux avait comme disparu. De la même manière que la magie, si elle semblait pulser en lui, n’était en rien semblable à ce qu’il avait connu. Elle n’était qu’un éclat vacillant impossible à contrôler.

« C’est quoi c’bordel… ? »

Et il a beau s’escrimer à invoquer le plus basique des élémentaires, la magie ne se manifeste pas. Après plusieurs essais infructueux, le capitaine finit par se reposer sur le lit, comme tout à coup épuisé. Plusieurs fois encore, il tente d’appeler sa dragonne, mais il se heurte toujours à ce mur, ce vide informe qu’il avait connu autrefois… Cela n’avait pas le moindre sens.

Rackham… ? Il sursaute, l’îlien, quand une voix profonde et puissante, malgré tout féminine, résonne au plus profond de son esprit. Après quelques secondes à reprendre ses esprits et calmer la surprise, il finit par remarquer une autre pièce dans la cabine, où il lui semble entendre des bruits étranges. Ouvrant à la volée, il manque d’hurler une nouvelle fois de surprise mais ne peut s’empêcher de reculer de plusieurs pas. Un gorille. Dans une cabine. Sur un bateau. Il n’en croit pas ses yeux et si d’ordinaire il en aurait rit, il n’en avait guère l’envie. Rackham, imbécile, c’est moi !

« C- Calico ? » L’immense bête au regard expressif semble hocher la tête. « Je. Tu n’étais pas plus petite avant ? » Cela ne semble pas faire rire le grand primate qui, s’il avait été humain, aurait sans doute eut l’air un peu blasé. Imbécile. Sans aucun doute, il s’agissait de son Familier. Plus grand et plus… gros, certes, mais le ton et les insultes à son encontre étaient les même. Au moins quelque chose à quoi se raccrocher dans ce qui semblait être un véritable bordel. Rien de rationnel pourtant ne venait répondre aux milles questions qui peuplaient l’esprit de l’îlien. Et surtout, rien qui n’explique pourquoi Calico qui était autrefois une adorable loris était aujourd’hui une puissante mémère gorille de pas moins de cent cinquante kilos. Ils avaient beau essayé de trouver une solution, rien n’avait de sens.

Quelqu’un vient !

Oh que oui, il l’avait entendu ! D’abord les bruits de pas et ensuite les légers coups sur la porte de la cabine. Sans parler des mots qui suivent d’une petite voix. Etait-ce vraiment à lui qu’on s’adressait ? N’était-il pas un imposteur qui avait volé la cabine d’un autre pour une nuit ? Il n’en avait pas la moindre idée et les pensées s’agitaient en lui sans qu’il ne parvienne à une décision. C’est Calico, le poussant d’un geste qui se voulait pourtant léger – si l’on omettait qu’il avait manqué de se manger le mur – qui fit le choix à sa place. Il grogna, le capitaine d’Ansemer, avant de prendre une bonne respiration et d’ouvrir la porte.

Décidément, les surprises n’arrêtaient pas.

Et pour le coup, il ne fut pas le seul à laisser son visage se marquer d’une expression d’étonnement car Calico afficha le même air que son mage devant la rondeur du ventre de son visiteur. Et surtout en voyant ledit visiteur. Pourquoi… pourquoi Lou-Ann, l’ainée de Freyja, tenait-elle à le voir ? Et surtout… POURQUOI ETAIT-ELLE ENCEINTE ?!

« Ehjebejej*. » Est la seule réponse que l’îlien est capable de formuler sur le coup, ne pouvant quitter des yeux les courbes arrondies. Comment Freyja avait-elle pu laisser faire ça ? Et Philippe. Et… et… et pourquoi l’Audacia ? « Tu. Euh. T’voulais quelqu’chose ? » Il se rappelle miraculeusement qu’elle voulait lui parler. « D’puis quand t’es… euh. Comme ça ? Enceinte ? »

Le tact, décidément légendaire lui aussi.


* n.f : expression désignant la surprise, la stupeur et le manque considérable de répartie. (:geu:)
Copyright de Lionel parce que la classe :sisi:

_________________


Obsession : darkslateblue
Calico : #cc3399
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le Pavillon Noir
avatar

Messages : 454
J'ai : 15 ans

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : L'Audacia
Mes autres visages:
Le Pavillon Noir
Message Sujet: Re: Un dialogue de sourds (PV Rackham l'Ilien)   Dim 11 Juin - 22:00

Les yeux humides, la tête penchée Lou-Ann n'ose faire face à Rackham. Peur de l'instant, peur du moment, peur de l'avenir... et si il se fichait simplement d'elle la prenant comme une moins que rien  qui se prend la tête pour des sottises ? Peut-être était-ce après tout elle qui avait un souci vis-à-vis de sa mère ? La main sur son ventre rebondi elle tente de se persuader du contraire, refusant d'affronter la possibilité qu'elle ait elle-même un problème.

Tout allait se bien passer, elle se persuade de cette idée attendant que le capitaine ne prenne la parole. Mais les premiers mots de ce dernier ont le don de plonger la mousse dans une détresse encore plus profonde... c'était vraiment à devenir fou ! Elle relève les yeux, une étincelle dans le regard elle le fixe.

Concernant le point de sa position vis-à-vis de l'enfant à naître cela avait le mérite d'être clair. Il n'assumerait pas ! Une déception se faisait percevoir en Lou-Ann. Mais à quoi pouvait-elle s'attendre d'un homme qui l'avait mise enceinte un soir de beuverie de toute manière. Une autre décision perlait dans les pensées de Lou-Ann, elle quitterait l'Audacia et n'y remettrait plus jamais les pieds, élevant son bébé à terre et cherchant un parti digne d'elle. Rackham ne l'était point et elle ne pouvait se retenir de penser qu'il ne le serait pour personne après tout... s'il n'assumait point sa paternité pourquoi chercherait-il à fonder une famille, tout n'est qu'illusion en cet homme, hormis peut être l'enfant qui s'agite, obligeant Lou-Ann à s'asseoir en guise de réponse à l'adulte.

Son regard n'a point vacillé alors qu'elle porte toujours la main sur son ventre.

Puis elle prend la parole d'une voix sèche « c'que j'vois Msieur, c'est qu'jai ben cru qu'vous assumeriez l'enfant à naître que j'porte depuis plus d'6 mois maint'nant » elle laisse un instant s'écouler avant de poursuivre « mais d'toute façon, vu qu'vous l'avez fait un soir d'beuv'rie  pour sûr qu'vous assumeriez pas c'que vous avez fait ».

Lou ne peut s'empêcher d'être perplexe ; il est tellement différent de la veille sur le pont, qu'a-t-il bien pu se passer cette nuit pour qu'il ait ces questions et cette attitude ? Non ce n'était point le même... Lou se sentit cruellement seule en cet instant, sans personne à qui se confier.

La mâchoire serrée regardant ailleurs sans même fixer Rackham elle poursuivit « oui j'venais vous parler d'ma mère Grâce, avoir votre avis sur hier, l'est pas normale et semble que j'sois la seule à voir q'ya un souci ; j'en suis au point de croire que j'suis devenue folle... ».

Lou détourne la tête se relève se dirigeant vers la porte, elle se rend compte que de toute manière le capitaine n'est guère enclin à lui parler... peut être devrait elle se jeter à l'eau pour ramener les idées censées à tout le monde ; la main sur la porte, elle hésite « j'crois que t'façon z'êtes pas d'humeur à 'couter les paroles d'la jeune femme qu'porte votre enfant... j'me trompe ? ».

Elle marque cet instant d'immobilisme espérant que les prochaines paroles de Rackham seront plus censées.

_________________




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Les Chevaucheurs
avatar

Messages : 204
J'ai : 30 ans
Je suis : Capitaine des chevaucheurs du vol d'Ansemer, mage de l'Hiver, chevaucheur de la dragonne Obsession

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : l'empire de Faërie
Mes autres visages: Denys du Lierre-Réal, Hiémain de Sylvamir, Anthim d'Erebor et Joséphine Siguardent
Les Chevaucheurs
Message Sujet: Re: Un dialogue de sourds (PV Rackham l'Ilien)   Lun 17 Juil - 23:51

Ah bon sang ! S’il s’attendait à une telle nouvelle, il n’aurait certainement pas ouvert la porte ! C’était à se taper la tête contre le mât, cette histoire. Il n’avait pas souvenir d’être venu sur ce navire et moins encore d’être… d’être le père de l’enfant qui grandissait au sein du ventre de Lou. De Lou. Lou-Ann. La fille de Freyja. LA FILLE DE FREYJA ! Cette simple perspective lui fait monter de sueurs froides et perdre toutes couleurs sur le visage. Pour sur, il avait sans doute fait une immense connerie s’il était le père de cette crevette. Mais. Mais quand ?! Un soir de beuverie, ça expliquait bien des choses mais par Messaïon, il n’était pas proche de Lou-Ann au point de finir au lit avec elle et de l’engrosser comme ça ! S’il l’avait fait de toute façon, il serait certainement mort depuis longtemps, car Freyja ou Philippe n’auraient jamais accepté une chose pareille. Cela dit, il s’étonnait d’être déjà dans la cabine du capitaine, donc dudit Philippe, sans que celui-ci soit dedans et ne l’ait pas envoyé paître à coup de pied aux fesses. Tout cela n’avait pas le moindre foutu sens… sans compter Calico qui avait doublé… non triplé… enfin prit beaucoup de volume !

Il voit bien qu’elle est surprise, la petite Lou-Ann, mais sans doute moins que l’était Rackham à cet instant. Il n’a pas la moindre idée d’une réponse à formuler, quand bien même semble-t-elle en attendre une. Et pourtant, elle vient de lui dire une chose forte, une chose qui ne lui ressemble pas. Ne pas assumer un enfant ? Une connerie faite ? Allons donc, ce n’était pas son genre… mais ne pas avoir le moindre souvenir de tout cela était compliqué. Surtout si cela fait six mois que les choses sont en l’état. Avait-il formulé plus tôt l’idée qu’il serait là pour la soutenir ? Car la déception de la jeune femme semblait prétendre une telle chose… Ceci étant, il n’avait encore rien dit qui puisse prouver le contraire. Oh bon sang il n’avait pas les idées claires et réfléchir n’était pas toujours le fort du capitaine d’Ansemer !

Elle ne lui laisse guère le temps d’enchainer cela dit. Quoique les silences de Rackham devaient être suffisant pour être compris comme des réponses… cela ne lui plaisait que peu et au delà de la surprise, il reprit peu à peu conscience de ce qui l’entourait et des accusations formulées. Il devait avoir pris un sacré coup sur la tête, oui, mais il n’était pas encore complètement con. Elle s’apprête à partir, lui tournant presque le dos et précipitamment, il la retient. Sa main saisit le bras de la jeune femme, peut-être avec un peu trop de force et fermeté. Il a toujours l’air de ne rien comprendre à cette histoire, mais il ne la laisserait pas repartir alors qu’elle se sent aussi mal et qu’il est visiblement en parti la cause de ce ressentiment.

« R’ste là. J’t’ai pas dit d’partir ni qu’j’avais pas envie d’parler. J’crois t’es pas la seule à t’sentir un peu perdu voire fou à c’t’instant. » Grogne-t-il, mal à l’aise évidemment mais assez autoritaire. Elle était pas venue le voir pour rien à la base, et peut-être qu’en discutant il aurait une meilleure idée du bordel dans lequel il était. Il avait tant de questions, il ne pouvait rester sans réponse. Peut-être qu’il devenait fou en fait, et que tout ce qu’il savait n’était que… le fruit de son imagination ? Ou qu’il avait prit un sacré coup sur la tête doublé d’une bonne rasade de boisson. Pourquoi pas, après tout. Lâchant le bras de la jeune femme, il s’écarte de l’entrée pour l’inviter à pénétrer dans la cabine. « T’veux entrer ? On s’ra sans doute moins dérangés et… t’seras plus à l’aise j’pense. » Il regarda le ventre arrondi de la petite Lou, encore choqué de la voir dans cet état… il connaissait une personne si différente, farouche, loin des envies de fonder une famille… Ça le dépassait et le perturbait.

Il ferma la porte lorsqu’elle fut entrée dans la pièce. Il faisait un peu sombre mais la lumière passait malgré tout assez bien par les fenêtres de la cabine pour afficher l’état de l’endroit. C’était relativement le bazar. A croire qu’il n’était définitivement pas quelqu’un de rangé et d’organisé. Il tira une chaise, invita la pirate à s’asseoir. « Tient. T’veux boire quel’qu’chose ? » Cela dit, pas sur que l’alcool qu’il risquait de trouver dans sa cabine soit… raisonnable pour une femme dans son état. Attendant malgré tout la réponse, il finit par s’asseoir quand il l’eut, sur une chaise en face, observant Lou-Ann avec attention. C’en était sans doute presque gênant pour elle mais il avait tant de mal à assimiler ça. Comme souvent, les mots franchirent ses pensées avant qu’il n’y songe pleinement, révélant un tact monstrueux…

« ‘lors… c’moi qu’suis… l’père du gamin qu’tu portes ? Je… j’suis un peu perdu j’t’avoue Lou. L’prend pas mal surtout, j’ai jamais dit qu’j’assumerais pas… ça. Mais j’ai l’impression que ce matin… ben j’étais pas là t’vois. Que c’lui qu’t’as surement connu hier c’pas l’même. C’bizarre. T’veux pas m’rafraichir un peu la mémoire ? » Il avait conscience que ce qu’il racontait c’était n’importe quoi. Mais pour lui, hier paraissait si différent de ce qui semblait être aujourd’hui. Il y avait le front, la caserne, Ansemer, son titre de capitaine. Et Obsession, dont le vide au cœur de son esprit commençait à se faire cruellement ressentir. Il tenta de balayer cette absence de son esprit pour l’instant et de continuer son discours insensé. « C’va surement t’paraitre con mais… on est où et j’suis qui ? Enfin… j’suis Rackham, ça j’le sais mais… pourquoi j’suis dans cette cabine par exemple ? J’suis… j’suis l’capitaine ? » Il avait un peu de mal à croire qu’il était sur un navire - l’Audacia, supposait-il, si il y avait Lou-Ann - et plus encore être capitaine dudit navire.

_________________


Obsession : darkslateblue
Calico : #cc3399
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Un dialogue de sourds (PV Rackham l'Ilien)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [VENTE] Divers : Codex , Rackham , GW , JDR ...
» Dialogue délire
» Bras de fer ou dialogue pour un pacte de transition démocratique Micha Gaillard
» ARTHUR RACKHAM (1867-1939)
» Capitaine Rackham, L'Oiseau Noir

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Arven :: Les Terres du Nord :: Au large :: L'Audacia-
Sauter vers: