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 Un dialogue de sourds (PV Rackham l'Ilien)

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Le Pavillon Noir
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Message Sujet: Un dialogue de sourds (PV Rackham l'Ilien)   Jeu 11 Mai - 13:42


   
Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
Lou-Ann Jedidiah & Rackham l'Ilien

   
Un dialogue de sourds

   
Il y a de quoi devenir fou

   


   
• Date :30/04/1002
   • Météo : soleil voilé
   • Statut du RP : Trame temporelle alternée - Privé Rackham L'Ilien
   • Résumé : Lou-Ann, toujours amnésique tente d'aller chercher réconfort auprès de son capitaine et va tenter de savoir sa position vis à vis de l'enfant à naître alors que celui-ci a cette fois ci recouvré sa mémoire...
   • Recensement :
   
Code:
• [b]30/04/1002[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2135-un-dialogue-de-sourds-pv-rackham-l-ilien#64579]Un dialogue de sourds[/url] - [i]Lou-Ann Jedidiah & Rackham L'Ilien[/i]
    Lou-Ann, toujours amnésique tente d'aller chercher réconfort auprès de son capitaine et va tenter de savoir sa position vis à vis de l'enfant à naître alors que celui-ci a cette fois ci recouvré sa mémoire...
   

   

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Dernière édition par Lou-Ann Jedidiah le Jeu 11 Mai - 13:49, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Un dialogue de sourds (PV Rackham l'Ilien)   Jeu 11 Mai - 13:43

Ce matin, l’Audacia venait d’arriver à Lorgol ; la nuit avait été agitée, Lou-Ann était encore passablement contrariée de ce qui s’était déroulé la veille sur le navire et n’était pas parvenue à trouver ce sommeil un brin réparateur. Mais pourquoi tant d’obstination chez sa mère Grâce ? Elle n’arrivait vraiment pas à comprendre. Etait-ce elle qui ne tournait point rond ou les hormones leur jouaient-elles des tours ? Puis la rencontre de Rackham, de Philippe l’avait convaincue du contraire… après tout eux aussi semblaient être en accord avec ce qu’il se passait pour l’heure.

Les enfants malades l’inquiétaient aussi il manquerait plus qu’ils aient emmené une bactérie quelconque sur le bâteau. C’est qu’elle s’inquétait la jeune mousse pour son enfant à naître. Regardant son épaule, elle constata non sans un soulagement non feint que celle-ci avait amplement diminué de volume… elle avait eu ce brin d’inquiétude que tout ne soit lié. Si tel était le cas, nul doute qu’elle serait rentrée dans une fureur noire.

Rapidement, la veille elle s’était entretenue avec le capitaine et voulait profiter maintenant qu’ils accostaient à Lorgol d’une petite entrevue… cela était bien beau mais elle voulait avoir son avis, de maître du navire vis-à-vis de cette attitude de Grâce… Qui donc que le chef de l’Audacia en personne serait le plus à même de l’éclairer sur ce point ? Il était également, le père de son enfant… ; elle le laissait vivre sur ce point jusque-là mais , une fois à sol, elle savait qu’elle ne remonterait point sur l’Audacia jusqu’à la naissance. Sera-t-i l là pour son enfant, pour elle ? Il n’était peut-être pas forcément le parti qu’elle espérait depuis des années mais si déjà il assumait son rôle de père cela serait pour elle un pas en avant monumental.

Sa mère restait cloîtrée dans sa cabine, la fuyant comme la peste et l’envoyant vaquer à ses occupations bien mal famées pour son état de pirate. Elle n’en avait point marre de l’ignorer ainsi ? Certes, elle l’avait défendue et reconnue comme sa fille devant Monsieur Consent mais cela sentait le faux à 100 m à la longue. Elle n’était point stupide Lou-Ann, il fallait faire un brin d’effort supplémentaire pour la convaincre.

C’est donc le cœur lourd que Lou-Ann se dirige vers la cabine en cette matinée ; le soleil voilé, les pirates déjà au travail, elle passe tel un fantôme les yeux cernés. Quelques instants plus tard, la jeune mousse toque à la porte de la cabine du capitaine de l’Audacia, attendant son invitation à pénétrer en ces lieux et y pénètre dès l’accord reçu.

Arrivée à l’intérieur, les yeux baissés, en signe de respect elle murmure « scuzez moi Msieur jpourrais vous parler ? ».

Certes, elle portait son enfant, mais, Lou-Ann en restait pas moins respectueuse… elle connaissait sa place à bord…


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Message Sujet: Re: Un dialogue de sourds (PV Rackham l'Ilien)   Sam 10 Juin - 22:18

V’la autre chose. Pourquoi était-il donc dans la cale d’un bateau, subissant les coups des vagues et le roulis des flots qui, s’ils ne donnaient pas le mal de mer à Rackham eurent le mérite de le surprendre au réveil. Bon sang, que faisait-il… sur les dieux savent quel navire, à somnoler dans une cabine qui semblait en tout point être la sienne ? Le capitaine d’Ansemer ne se souvenait pourtant pas avoir but la veille, et nuls tambourinements ne venaient percer son crâne comme au lendemain d’une grosse cuite. Alors quoi, il s’était engagé sans le savoir sur un bateau ?

Obsession, où est-ce que j’suis ? Aucune voix moqueuse pour répondre. Aucun grognement pour tempêter. Elle reste sourde, la dragonne d’Améthyste, aux sollicitation de son partenaire. Mais en réalité, c’est bien plus que cela. Outre le silence, il perçoit en lui comme un vide. Ce lien qui depuis si longtemps le reliait à dame des cieux avait comme disparu. De la même manière que la magie, si elle semblait pulser en lui, n’était en rien semblable à ce qu’il avait connu. Elle n’était qu’un éclat vacillant impossible à contrôler.

« C’est quoi c’bordel… ? »

Et il a beau s’escrimer à invoquer le plus basique des élémentaires, la magie ne se manifeste pas. Après plusieurs essais infructueux, le capitaine finit par se reposer sur le lit, comme tout à coup épuisé. Plusieurs fois encore, il tente d’appeler sa dragonne, mais il se heurte toujours à ce mur, ce vide informe qu’il avait connu autrefois… Cela n’avait pas le moindre sens.

Rackham… ? Il sursaute, l’îlien, quand une voix profonde et puissante, malgré tout féminine, résonne au plus profond de son esprit. Après quelques secondes à reprendre ses esprits et calmer la surprise, il finit par remarquer une autre pièce dans la cabine, où il lui semble entendre des bruits étranges. Ouvrant à la volée, il manque d’hurler une nouvelle fois de surprise mais ne peut s’empêcher de reculer de plusieurs pas. Un gorille. Dans une cabine. Sur un bateau. Il n’en croit pas ses yeux et si d’ordinaire il en aurait rit, il n’en avait guère l’envie. Rackham, imbécile, c’est moi !

« C- Calico ? » L’immense bête au regard expressif semble hocher la tête. « Je. Tu n’étais pas plus petite avant ? » Cela ne semble pas faire rire le grand primate qui, s’il avait été humain, aurait sans doute eut l’air un peu blasé. Imbécile. Sans aucun doute, il s’agissait de son Familier. Plus grand et plus… gros, certes, mais le ton et les insultes à son encontre étaient les même. Au moins quelque chose à quoi se raccrocher dans ce qui semblait être un véritable bordel. Rien de rationnel pourtant ne venait répondre aux milles questions qui peuplaient l’esprit de l’îlien. Et surtout, rien qui n’explique pourquoi Calico qui était autrefois une adorable loris était aujourd’hui une puissante mémère gorille de pas moins de cent cinquante kilos. Ils avaient beau essayé de trouver une solution, rien n’avait de sens.

Quelqu’un vient !

Oh que oui, il l’avait entendu ! D’abord les bruits de pas et ensuite les légers coups sur la porte de la cabine. Sans parler des mots qui suivent d’une petite voix. Etait-ce vraiment à lui qu’on s’adressait ? N’était-il pas un imposteur qui avait volé la cabine d’un autre pour une nuit ? Il n’en avait pas la moindre idée et les pensées s’agitaient en lui sans qu’il ne parvienne à une décision. C’est Calico, le poussant d’un geste qui se voulait pourtant léger – si l’on omettait qu’il avait manqué de se manger le mur – qui fit le choix à sa place. Il grogna, le capitaine d’Ansemer, avant de prendre une bonne respiration et d’ouvrir la porte.

Décidément, les surprises n’arrêtaient pas.

Et pour le coup, il ne fut pas le seul à laisser son visage se marquer d’une expression d’étonnement car Calico afficha le même air que son mage devant la rondeur du ventre de son visiteur. Et surtout en voyant ledit visiteur. Pourquoi… pourquoi Lou-Ann, l’ainée de Freyja, tenait-elle à le voir ? Et surtout… POURQUOI ETAIT-ELLE ENCEINTE ?!

« Ehjebejej*. » Est la seule réponse que l’îlien est capable de formuler sur le coup, ne pouvant quitter des yeux les courbes arrondies. Comment Freyja avait-elle pu laisser faire ça ? Et Philippe. Et… et… et pourquoi l’Audacia ? « Tu. Euh. T’voulais quelqu’chose ? » Il se rappelle miraculeusement qu’elle voulait lui parler. « D’puis quand t’es… euh. Comme ça ? Enceinte ? »

Le tact, décidément légendaire lui aussi.


* n.f : expression désignant la surprise, la stupeur et le manque considérable de répartie. (:geu:)
Copyright de Lionel parce que la classe :sisi:

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Message Sujet: Re: Un dialogue de sourds (PV Rackham l'Ilien)   Dim 11 Juin - 22:00

Les yeux humides, la tête penchée Lou-Ann n'ose faire face à Rackham. Peur de l'instant, peur du moment, peur de l'avenir... et si il se fichait simplement d'elle la prenant comme une moins que rien  qui se prend la tête pour des sottises ? Peut-être était-ce après tout elle qui avait un souci vis-à-vis de sa mère ? La main sur son ventre rebondi elle tente de se persuader du contraire, refusant d'affronter la possibilité qu'elle ait elle-même un problème.

Tout allait se bien passer, elle se persuade de cette idée attendant que le capitaine ne prenne la parole. Mais les premiers mots de ce dernier ont le don de plonger la mousse dans une détresse encore plus profonde... c'était vraiment à devenir fou ! Elle relève les yeux, une étincelle dans le regard elle le fixe.

Concernant le point de sa position vis-à-vis de l'enfant à naître cela avait le mérite d'être clair. Il n'assumerait pas ! Une déception se faisait percevoir en Lou-Ann. Mais à quoi pouvait-elle s'attendre d'un homme qui l'avait mise enceinte un soir de beuverie de toute manière. Une autre décision perlait dans les pensées de Lou-Ann, elle quitterait l'Audacia et n'y remettrait plus jamais les pieds, élevant son bébé à terre et cherchant un parti digne d'elle. Rackham ne l'était point et elle ne pouvait se retenir de penser qu'il ne le serait pour personne après tout... s'il n'assumait point sa paternité pourquoi chercherait-il à fonder une famille, tout n'est qu'illusion en cet homme, hormis peut être l'enfant qui s'agite, obligeant Lou-Ann à s'asseoir en guise de réponse à l'adulte.

Son regard n'a point vacillé alors qu'elle porte toujours la main sur son ventre.

Puis elle prend la parole d'une voix sèche « c'que j'vois Msieur, c'est qu'jai ben cru qu'vous assumeriez l'enfant à naître que j'porte depuis plus d'6 mois maint'nant » elle laisse un instant s'écouler avant de poursuivre « mais d'toute façon, vu qu'vous l'avez fait un soir d'beuv'rie  pour sûr qu'vous assumeriez pas c'que vous avez fait ».

Lou ne peut s'empêcher d'être perplexe ; il est tellement différent de la veille sur le pont, qu'a-t-il bien pu se passer cette nuit pour qu'il ait ces questions et cette attitude ? Non ce n'était point le même... Lou se sentit cruellement seule en cet instant, sans personne à qui se confier.

La mâchoire serrée regardant ailleurs sans même fixer Rackham elle poursuivit « oui j'venais vous parler d'ma mère Grâce, avoir votre avis sur hier, l'est pas normale et semble que j'sois la seule à voir q'ya un souci ; j'en suis au point de croire que j'suis devenue folle... ».

Lou détourne la tête se relève se dirigeant vers la porte, elle se rend compte que de toute manière le capitaine n'est guère enclin à lui parler... peut être devrait elle se jeter à l'eau pour ramener les idées censées à tout le monde ; la main sur la porte, elle hésite « j'crois que t'façon z'êtes pas d'humeur à 'couter les paroles d'la jeune femme qu'porte votre enfant... j'me trompe ? ».

Elle marque cet instant d'immobilisme espérant que les prochaines paroles de Rackham seront plus censées.

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Message Sujet: Re: Un dialogue de sourds (PV Rackham l'Ilien)   Lun 17 Juil - 23:51

Ah bon sang ! S’il s’attendait à une telle nouvelle, il n’aurait certainement pas ouvert la porte ! C’était à se taper la tête contre le mât, cette histoire. Il n’avait pas souvenir d’être venu sur ce navire et moins encore d’être… d’être le père de l’enfant qui grandissait au sein du ventre de Lou. De Lou. Lou-Ann. La fille de Freyja. LA FILLE DE FREYJA ! Cette simple perspective lui fait monter de sueurs froides et perdre toutes couleurs sur le visage. Pour sur, il avait sans doute fait une immense connerie s’il était le père de cette crevette. Mais. Mais quand ?! Un soir de beuverie, ça expliquait bien des choses mais par Messaïon, il n’était pas proche de Lou-Ann au point de finir au lit avec elle et de l’engrosser comme ça ! S’il l’avait fait de toute façon, il serait certainement mort depuis longtemps, car Freyja ou Philippe n’auraient jamais accepté une chose pareille. Cela dit, il s’étonnait d’être déjà dans la cabine du capitaine, donc dudit Philippe, sans que celui-ci soit dedans et ne l’ait pas envoyé paître à coup de pied aux fesses. Tout cela n’avait pas le moindre foutu sens… sans compter Calico qui avait doublé… non triplé… enfin prit beaucoup de volume !

Il voit bien qu’elle est surprise, la petite Lou-Ann, mais sans doute moins que l’était Rackham à cet instant. Il n’a pas la moindre idée d’une réponse à formuler, quand bien même semble-t-elle en attendre une. Et pourtant, elle vient de lui dire une chose forte, une chose qui ne lui ressemble pas. Ne pas assumer un enfant ? Une connerie faite ? Allons donc, ce n’était pas son genre… mais ne pas avoir le moindre souvenir de tout cela était compliqué. Surtout si cela fait six mois que les choses sont en l’état. Avait-il formulé plus tôt l’idée qu’il serait là pour la soutenir ? Car la déception de la jeune femme semblait prétendre une telle chose… Ceci étant, il n’avait encore rien dit qui puisse prouver le contraire. Oh bon sang il n’avait pas les idées claires et réfléchir n’était pas toujours le fort du capitaine d’Ansemer !

Elle ne lui laisse guère le temps d’enchainer cela dit. Quoique les silences de Rackham devaient être suffisant pour être compris comme des réponses… cela ne lui plaisait que peu et au delà de la surprise, il reprit peu à peu conscience de ce qui l’entourait et des accusations formulées. Il devait avoir pris un sacré coup sur la tête, oui, mais il n’était pas encore complètement con. Elle s’apprête à partir, lui tournant presque le dos et précipitamment, il la retient. Sa main saisit le bras de la jeune femme, peut-être avec un peu trop de force et fermeté. Il a toujours l’air de ne rien comprendre à cette histoire, mais il ne la laisserait pas repartir alors qu’elle se sent aussi mal et qu’il est visiblement en parti la cause de ce ressentiment.

« R’ste là. J’t’ai pas dit d’partir ni qu’j’avais pas envie d’parler. J’crois t’es pas la seule à t’sentir un peu perdu voire fou à c’t’instant. » Grogne-t-il, mal à l’aise évidemment mais assez autoritaire. Elle était pas venue le voir pour rien à la base, et peut-être qu’en discutant il aurait une meilleure idée du bordel dans lequel il était. Il avait tant de questions, il ne pouvait rester sans réponse. Peut-être qu’il devenait fou en fait, et que tout ce qu’il savait n’était que… le fruit de son imagination ? Ou qu’il avait prit un sacré coup sur la tête doublé d’une bonne rasade de boisson. Pourquoi pas, après tout. Lâchant le bras de la jeune femme, il s’écarte de l’entrée pour l’inviter à pénétrer dans la cabine. « T’veux entrer ? On s’ra sans doute moins dérangés et… t’seras plus à l’aise j’pense. » Il regarda le ventre arrondi de la petite Lou, encore choqué de la voir dans cet état… il connaissait une personne si différente, farouche, loin des envies de fonder une famille… Ça le dépassait et le perturbait.

Il ferma la porte lorsqu’elle fut entrée dans la pièce. Il faisait un peu sombre mais la lumière passait malgré tout assez bien par les fenêtres de la cabine pour afficher l’état de l’endroit. C’était relativement le bazar. A croire qu’il n’était définitivement pas quelqu’un de rangé et d’organisé. Il tira une chaise, invita la pirate à s’asseoir. « Tient. T’veux boire quel’qu’chose ? » Cela dit, pas sur que l’alcool qu’il risquait de trouver dans sa cabine soit… raisonnable pour une femme dans son état. Attendant malgré tout la réponse, il finit par s’asseoir quand il l’eut, sur une chaise en face, observant Lou-Ann avec attention. C’en était sans doute presque gênant pour elle mais il avait tant de mal à assimiler ça. Comme souvent, les mots franchirent ses pensées avant qu’il n’y songe pleinement, révélant un tact monstrueux…

« ‘lors… c’moi qu’suis… l’père du gamin qu’tu portes ? Je… j’suis un peu perdu j’t’avoue Lou. L’prend pas mal surtout, j’ai jamais dit qu’j’assumerais pas… ça. Mais j’ai l’impression que ce matin… ben j’étais pas là t’vois. Que c’lui qu’t’as surement connu hier c’pas l’même. C’bizarre. T’veux pas m’rafraichir un peu la mémoire ? » Il avait conscience que ce qu’il racontait c’était n’importe quoi. Mais pour lui, hier paraissait si différent de ce qui semblait être aujourd’hui. Il y avait le front, la caserne, Ansemer, son titre de capitaine. Et Obsession, dont le vide au cœur de son esprit commençait à se faire cruellement ressentir. Il tenta de balayer cette absence de son esprit pour l’instant et de continuer son discours insensé. « C’va surement t’paraitre con mais… on est où et j’suis qui ? Enfin… j’suis Rackham, ça j’le sais mais… pourquoi j’suis dans cette cabine par exemple ? J’suis… j’suis l’capitaine ? » Il avait un peu de mal à croire qu’il était sur un navire - l’Audacia, supposait-il, si il y avait Lou-Ann - et plus encore être capitaine dudit navire.

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Message Sujet: Re: Un dialogue de sourds (PV Rackham l'Ilien)   Sam 22 Juil - 21:27

Lou ne comprenait plus rien mais plus rien du tout ; le dialogue de sourds avec sa mère hier se poursuivait aver Rackham aujourd'hui ; elle ne sait même plus à quel dieu se vouer pour tenter de ramener un semblant de raison en chacun d'entre eux. Elle est bien trop jeune encore pour se remettre elle-même en question ; cet enfant, elle le sent bouger dans son ventre, les nausées qu'elle a éprouvé des mois  durant elles sont vaines elles aussi ? Il les veut Rackham à sa place pour se rendre compte de la réalité de l'instant ? Ou il veut ce ventre proéminant qui la gêne dans chacun de ses mouvements et l'empêche de se parer de ses plus beaux atours ? Car là franchement elle serait prête à tout pour retrouver un minimum de confort.


La seconde chose qui sonne comme une évidence c'est que une fois accosté à Lorgol elle mettra définitivement pied à terre pour se chercher un parti qui en vaille vraiment le coup et si l'homme responsable de son état n'assumait point l'enfant à naitre, elle trouverait un de ces riches partis qui lui serait peut être bien heureux d'avoir un enfant avec elle-même. Oui c'est bien ainsi non ?


Bon visiblement il n'est pas d'accord avec le fait qu'elle veuille partir, retournement de situation à son égard ? Le regard à l'égard du présumé capitaine est un peu froid et Lou s'éloigne de la porte. Interrogation bien étrange dans la bouche du capitaine. Il  prétend lui même être perturbé, c'est un comble cette histoire ! C'est pas une enfant de moins de 16 ans qui va apprendre à un adulte ce qu'il se passe tout de même. Migraine... aie, elle se maîtrise Lou de cette profonde douleur qui la cloue debout ; mais sa mâchoire se crispe alors que les questions fusent. Incompréhension, questionnement... c'en est vraiment trop. Proposition de rentrer à nouveau dans la cabine qu'elle ne peut qu'accepter car la douleur se fait violence ; et le bas ventre... quelle horreur... que se passe-t-il ?

« 'vec plai'ir j'me sens pas bien M'sieur » ; la vue de la jeune mousse se trouble alors qu'elle voit la chaise où elle était installée quelques minutes plus tôt... elle se rapproche s'installe sans un regard pour le capitaine. Elle se croirait victime du mal de mer en l'état ; bon peut être aussi le mal de mère... ce manque cruel de présence maternelle, Grâce qui la rejetait hier... les larmes commencent à couler en silence en même temps que la conscience fluctue.

Elle garde les yeux ouverts fuyant du regard l'homme qui provoque ce profond désarroi ; elle hoche la tête à sa proposition de rafraîchissement. Mais visiblement Rackham n'en a pas fini dans les paroles assassines.

Le questionnement suivant a le don d'achever Lou « mais cap'taine » poursuivant "oui c'vous l'papa d'mon enfant" elle pourrait être soulagée du fait qu'il assumera sa paternité mais il n'en est rien, les larmes coulent à flot maintenant... elle veut bien faire des efforts la jeune Lou mais pourquoi c'est à elle d'expliquer la réalité aux adultes ? Elle a pas assez souffert comme ça auparavant hein franchement ? « j'suis mousse sur l'Audacia ma sœur est une vraie p'rate et vous bah z'êtes le cap'taine d'l'Audacia j'comprends pas c'que vous comprenez pas moi » ; douleur brutale liée à la migraine ; Lou met le genou à terre se prenant la tête dans les mains « j'peux plus cap'taine, ma m'man c'est Grâce, mon p'pa c'est Philippe l'est cuisinier à bord » et cette douleur brutale qui fait qu'elle ne peut se remettre debout « j'vous en prie cap'taine, qui rêve, qui cauch'marde ; c'est moi ? C'est vous ?» elle le supplie du regard Rackham  « 'dez moi, c'est ptet moi qu'ai un problème pourquoi ces questions ? J'suis qu'une jeune femme qui sort de l'enfance moi»

Oui peut être que si Rackham lui explique son point de vue elle comprendra Lou car là franchement hormis le fait d'être pliée en deux, à genoux au sol à cause de cette migraine profonde  elle est perdue et elle vient à se demander si ce n'est pas elle qui a un problème.

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Message Sujet: Re: Un dialogue de sourds (PV Rackham l'Ilien)   Jeu 27 Juil - 11:43

Aïe. Aïe. Aïe. Les larmes. C’était bien la chose qu’il voulait éviter. Pourtant, elles viennent bien vite mouiller le regard fuyant de Lou-Ann, évitant à Rackham de les remarquer tout à fait sur le coup. Il pensait pas que ses questions, somme toute logique à ses yeux, déclencheraient une véritable ruée de pleures et de sanglots. Avait-il dit une connerie ?  Un truc pas net ? Car pour l’instant, à ses yeux, rien n’était putain de net dans cette histoire, à commencer par sa présence sur l’Audacia. Il n’était pas capitaine bon sang ! Philippe l’était et jamais l’îlien n’avait aspiré à prendre une telle place. Il n’était même pas pirate lui même, par Messaïon ! Ou alors quoi, il avait prit la cuite du siècle jusqu’à oublier carrément les mois écoulés, voire les années ? Car rien ne pouvait expliquer la descente de Philippe dans les cuisines et sa montée à lui au poste de capitaine. Et rien n’expliquait non plus la présence d’Obsession dans son esprit. Le pire, c’est qu’il percevait son absence car il n’y avait plus la chaleur flamboyante de la dragonne en lui. Mais si le lien entre eux avait dû se couper, le vide ressenti aurait sans doute était bien plus poignant, bien plus terrible, non ? C’est ce que racontait les chevaucheurs à la retraite qui avaient perdus le lien. Ici, il avait la seule impression que jamais son cœur et son âme ne s’étaient liés à la dragonne d’Améthyste. C’était foutrement incompréhensible. Et puis...Calico. RIEN n’expliquait son changement de race complet. Que c’était-il passé, par toutes les catins des ports ?! Elles bouillonnaient en lui, toutes ces questions, mais du peu qu’il avait pu échanger avec Lou, il était persuadé que celle-ci ne parviendrait pas à lui donner de réponse. Pour elle, tout semblait parfaitement normal à l’exception de son attitude à lui.

Mal à l’aise, pour ne pas dire inquiet, il se pencha prestement aux côtés de Lou-Ann tombée à terre, se tenant la tête à cause d’une bien terrible migraine. La peine et l’incertitude devaient clairement jouer aussi dans le mal de crâne, il n’en doutait pas. Mais à vrai dire, il n’avait toujours pas la moindre idée de ce qu’il devait dire ou répondre pour rassurer la pauvre gamine. Gamine enceinte. Enceinte de lui. Bordel de…

« Ok ok c’bon, calme toi Lou, tout va bien, t’pas folle, personne ne rêve et personne ne cauch’marde. » Enfin il disait ça… il en savait foutre rien. C’était peut-être bien un putain de cauchemar d’ailleurs en fait, vu ce qui se passait. Si tout n’avait pas eu l’air aussi réel, il se serait foutu une claque tient, dans l’espoir de se réveiller. « Bon donc j’suis cap’taine, t’es mousse. C’bon j’ai compris. J’ai compris… » Non il avait rien compris, mais fallait bien qu’il dise quelque chose, aussi conne soit-elle, pour calmer un peu les pleures incessants de la pauvre Lou. Il voulait pas qu’elle en vienne à faire une connerie. Tendue comme le fil d’une canne à pêche, elle était bien capable d’aller se jeter à l’eau pour s’assurer qu’elle ne rêvait pas, comme elle était faite. Quoique l’idée n’était pas si déplaisante, si cela pouvait le sortir de ce mauvais rêve… Mais réflexion faite, si ce n’était pas le cas, se foutre à l’eau en pleine mer était largement très con.

Il prit la jeune femme par les épaules, l’aida à se relever malgré la douleur qu’elle ressentait visiblement, pour la faire asseoir cette fois sur le lit un peu plus loin dans la pièce, qui avait l’air confortable, au contraire de la chaise. Puis il prit un verre sur la table - il avait de toute évidence été utilisé la veille - et le remplit d’un rhum ambré qui sentait fort le sucre. Ça allait la requinquer ça, sans le moindre doute. « Tient. » Dit-il en lui tendant la coupe. Il ajouta sur un ton légèrement amusé et mais désabusé. « Faut définitivement que j’arrête de boire moi… » Pourtant, il buvait jamais à la caserne quand il était de service. Et comme, en tant que capitaine, il l’était presque tout le temps, Rackham ne buvait en réalité que rarement. En quelques occasions rares, certes, mais jamais avec abus. Poussant un soupire, il tira la chaise pour s'asseoir à son tour, lançant un regard à Calico. S’il appelait clairement à l’aide, le grand gorille n’eut malheureusement pas plus de réponse à lui donner.

« D’solé si j’ai pas été clair et qu’j’ai eu l’air d’raconter des conneries. Comme j’t’ai dit, tout est pas forcément clair. M’enfin j’vais pas t’embêter avec ça… » Visiblement, s’il continuait de lui parler de sa réalité, de ses vrais souvenirs, il allait la rendre folle. « Pourquoi tu v’nais m’voir du coup, ma p’tite Lou ? » Qu’il tenta de feinter, encaissant malgré tout les paroles qu’elle lui avait avouer entre deux sanglots chaud. Capitaine donc. De l’Audacia. Fille de Grâce - ça n’avait aucun sens - et de Philippe. Enceinte. Bon sang enceinte… il eut un regard vers le ventre proéminent de la jeune femme, pas le moins du monde discret, avant de relever les yeux vers ceux encore rouge de la pirate. Ça allait être compliqué tout ça.

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Message Sujet: Re: Un dialogue de sourds (PV Rackham l'Ilien)   Ven 28 Juil - 10:17

Lou est dépassée, perdue, perd pied… elle voudrait sauter du haut du pont de l’Audacia et couler, laissant l’eau remplir ses poumons cela permettrait peut-être de lui remettre les idées en place. Mais il ne faut pas être stupide à ce point- là c’est Rackham qu’elle a en face d’elle et il ne la laisserait pas faire. Et cette douleur latente dans sa tête, elle a envie d’hurler, sa vision se fait floue en même temps que ses genoux ne la portent plus ; elle se sent irrémédiablement attirée par le sol, comme si de rentrer en contact avec le sol, elle pourrait fermer les yeux, oublier, faire un avec l’Audacia et oublier simplement.

Elle ne veut même plus de la compréhension de Rackham, non elle s’en contrefiche en l’immédiat ; elle veut juste que tout s’arrête, qu’on lui dise que c’est un mauvais rêve mais ça ne peut pas être ainsi ce n’est pas possible. Trop de choses depuis deux jours, trop d’incompréhension pour la tête d’une gamine de 15 ans enceinte jusqu’aux yeux.  Les paroles du capitaine l’incitent à rouvrir les yeux, un semblant de compréhension ne correspondant pas à ce qu’il se passe dans le regard de l’homme qui l’a mise dans cet état. Elle secoue la tête « z’avez p’tet raison oui » ; elle tente un dernier effort, calmer ses larmes, respirer pour reprendre contenance mais la vue est toujours brouillée. Elle le laisse conter ce qu’il semble avoir compris et hoche la tête. Y’aurait il un début de compréhension ou le fait-il simplement exprès pour éviter qu’elle ne se jette sur un couteau ou toute autre chose ? De toute manière, elle, frêle jeune fille face au capitaine, autant dire que cela est couru d’avance il aura vite pris le dessus d’un affrontement ou même d’une tentative d’achèvement de sa petite vie.

Elle consent Lou à se relever, s’appuyant contre Rackham jusqu’au lit, le regarde verser un peu de liquide ambré dans un verre et accepte le contenant non sans un regard surpris. Elle a le verre en main ne sachant pas vraiment quoi faire, l’odeur ne laisse aucun doute sur ce qu’il se trouve à l’intérieur ; sourcils froncés Lou hésite alors que Rackham prend une fois de plus la parole « z’êtes ‘xcusé Msieur » quant à sa dernière question Lou inspire un bon coup avant de lui répondre « c’est pour tout ça qu’je voulais vous parler Msieur, j’lai dit, l’enfant qu’je porte, ma mère qui m’considère pas comme son enfant » puis buvant une gorgée elle ferme les yeux « mais z’avez rai…. » elle ne finit pas ses paroles Lou alors que la vue se brouille complètement la conduisant à une inconscience relative. Elle se voit et elle voit la journée d’hier défiler, elle se voit mais elle hurle de douleur dans sa tête, le corps est inerte, allongée sur le côté du lit… quelques instants, longs peut être pour Rackham et bien trop courts pour Lou où  le corps reste immobile de la jeune mousse.
------------------------------------------------------ (après une gorgée magiiiie)
Et les yeux qui s’ouvrent alors que le verre est bien entendu tombé par terre avec le liquide étalé. Lou reprend conscience, doucement « j’suis où ? » sont les premiers mots qu’elle sort une fois éveillée dans tous les sens du terme ; mais bien sûr qu'elle reconnait cette cabine, celle de Philippe son père et non pas celle de l'homme qu'elle a face à elle ; alors elle regarde Rackham et les souvenirs reviennent de manière inéluctable« c'est c'que vous m'vez fait boire qu'ma r'mis les 'dée en place m'sieur» et cette sensation oppressante dans son ventre qui fait qu’elle se met debout derechef « j'fais c'ment pour me débarrasser d'cette horreur ? » elle enceinte ? Philippe et Freyja vont hurler c'est sûr ; d'ailleurs en parlant de sa mère elle est où ? et sa soeur sur l'Audacia... elle est devenue folle ça y est alors une question évidente telle une fille voulant revoir sa vraie mère « il s'passe quoi ? l'est où Freyja ? ».

Elle regarde de ses yeux écarquillés Rackham sans réellement comprendre et à voir la tête qu’il fait, il semble tout aussi paumé qu’elle !

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Message Sujet: Re: Un dialogue de sourds (PV Rackham l'Ilien)   Mer 2 Aoû - 10:35

Définitivement, les crises de larmes et les trémolos dans la voix, ce n’était pas fait pour Rackham. Il était bien trop maladroit et manquait cruellement de tact pour savoir quoi faire dans une telle situation. Et il ignorait ce qui était le plus perturbant en fait, dans cette histoire : voir Lou enceinte, ou la voir en proie complètement à la détresse, pleurant comme un bébé. La petite qu’il connaissait était bien moins pleurnicheuse que celle qui devant lui se tenait la tête et tentait de calmer la crainte. Il avait l’impression de voir la p’tite Lena, c’te princesse précieuse qui faisait - ou tentait - de faire sa loi à la taverne. Elle était plus courageuse et plus forte que ça, la Lou. Ceci dit, celle qu’il connaissait se serait pas laisser engrosser comme ça de la sorte aussi. Par lui. Par Messaïon, il ne voulait même pas y songer. Ne serait-ce qu’un peu, ça lui donnait mal au crâne et ça le dégoûtait. Elle avait quoi… ? Quinze ans de moins que lui ? Une gamine ! Baaah ! N’y songe pas alors, ça t’évitera certaines images, et à moi aussi… Calico avait raison, tourner et retourner cette situation dans sa tête n’avait pas le moindre sens. Pas plus que les paroles de la p’tite Lou, cela dit. Il avait foutrement aucune idée de quoi elle voulait parler. Sa mère, Grâce alors ? Si elle la reconnaissait pas comme sa fille, qu’est-ce qu’il pouvait bien y faire ? Toi tu as pas toujours la lumière à tous les étages… Hé oh, j’aimerais bien t’y voir. Réfléchis Rackham, si aux yeux de cette Lou, sa mère réagit bizarrement, c’est peut-être qu’elle est comme toi ? En train de cauchemarder ? Oh oui, il se moquait un peu, mais Calico n’avait pas tort, s’il y avait quelque chose d’étrange chez la « mère » de cette gamine, y était peut-être pas le seul à avoir complètement perdu l’esprit.

« Hé Lou ? C’va ? »

Qu’il demande en notant l’immédiat silence de la jeune femme. Plus une larme, plus un sanglot, pour un peu, il n’était même pas sûr de la voir respirer. Elle avait fermé les yeux d’un coup comme ça, était devenue raide comme une planche, puis plus un mot. Jusqu’à ce qu’il l’appelle et qu’elle rouvre les yeux, lâchant quelques mots d’une intonation qu’il reconnaissait sans mal. Mais c’était le monde à l’envers cette histoire, par tous les dieux !

« A ton avis ? » Où voulait-elle être ? Elle n’avait pas bougé depuis une poignée de minutes et c’était elle qui osait lui demander ? A devenir fou cette histoire. Fronçant les sourcils, le capitaine ne savait pas trop comment prendre les paroles. Se débarrasser du bébé ? Pas qu’il avait quelque chose contre ce genre de pratique (quoiqu’il trouvait ça un peu violent), mais c’était plus la réaction de la mère qui était pour le moins étonnante. Quelques secondes plus tôt elle semblait belle et bien décidée à le garder, quitte à l’élever sans père reconnu. Était-ce vraiment le rhum qui lui avait remit les idées en place, comme elle le prétendait. Il eut un regard vers la bouteille, se demandant s’il avait bien fait en faite de lui en donner. « Qu’est-c’que j’en sais moi ? D’mande à ta mère, elle saura sans doute t’aider pour ça. » Qu’il grogne, n’ayant pas particulièrement l’envie de partir dans une discussion sur les moyens de se débarrasser d’un bébé. Il haussa les épaules au passage, sur la seconde question. « J’en sais rien, j’la surveille pas ta m... » Il hésita, puisque visiblement la seconde qu’il connaissait n’était pas la mère de Lou. « ... Freyja. Hé t’sure que ça va ? » Qu’il redemanda, tentant tant bien que mal de se prendre au jeu de ce fichu cauchemar d’où il comprenait rien, sinon qu’il était étranger. Il faudrait qu’il trouve ladite Grâce et s’entretienne avec elle.

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Message Sujet: Re: Un dialogue de sourds (PV Rackham l'Ilien)   Mer 2 Aoû - 18:05

Lou est perturbée, elle est perdue, elle ne sait pas ce qu'elle fait avec cet espèce de déguisement qui ne lui correspond strictement en rien du tout. Rien de logique ne se passe ; elle voit un verre au sol étalé, la bouteille de rhum posée un peu plus loin la laisse encore plus perspicace et voir Rackham, celui qu'elle voit à la Taverne lors des hivernages en lieu et place de son père dans la cabine de ce dernier, Lou vient à y perdre complètement ses repères Le pire, si pire il y a en ce bas monde c'est lorsqu'elle remarque ce ventre proéminent... elle songe qu'elle a peut être été droguée, le coupable de cette situation se trouverait-il simplement face à elle ? Lou il va falloir la jouer fine si tel est le cas, discerner le faux de vrai, lui faire cracher son venin pour comprendre tout en tentant de garder son contrôle alors que la situation est on ne peut plus incompréhensible.

C'est pourquoi elle le questionne Rackham ; mais les paroles de l'adulte balayent peut à peu ses certitudes. Elle aurait aimé que cela soit aussi simple qu'elle aurait pu l'espérer, mais à croire que la simplicité n'était pas faite pour elle. En effet, lui aussi est aussi perdu qu'elle ! Il n'y a qu'à voir les mots qui sortent de sa bouche en cet instant présent. Elle le fixe, se levant, les jambes un peu flageollantes sous ce poids non estimé de ce ventre particulièrement encombrant. Lou fronce les sourcils et commence à faire les 100 pas, secouant la tête « j'vois qu'vous pouvez pas vraiment m'apporter d'réponse sur votre présence 'ci Rackham ? » et elle s'arrête à quelques mètres de lui « sur vot' présence dans la c'bine d'mon père ». D'ailleurs en parlant de lui où était il ?

Elle commence à se diriger vers la porte et l'ouvre regardant l'extérieur « non c'bien l'Audacia mais j'comprends plus rien » fermant la porte elle se rapproche de l'îlien et lui demande « faites une drole d'tête ; z'êtes tout blanc 'lors qu'c'est moi qui m'trouve engoncée dans une f'tue robe ». Elle poursuit son regard à l'égard de l'adulte. Il a l'air d'en savoir bien plus qu'il n'en a dit pour l'heure, elle le voit de par son regard, l'entend de par ses paroles.

Lou regarde son ventre une fois de plus et pâlit ; non ce n'est pas un cauchemar tout cela semble bien réel à son grand désarroi. Mais qu'a t elle fait pour mériter une telle punition ? Si Freyja la voit ainsi c'est sûr qu'elle va mourir pétrifiée sur place. Et sa place de mousse sur l'Audacia ? Cela en est fini de ses rêves de grandeur et de combat, d'abordage... et ses combats dans l'arène on en parle ? Comment une gosse de 15 ans peut gérer un truc de ce genre. Non mais franchement ? Lou commence à sentir des gouttes de sueur perler sur son front alors que son cœur palpite.

Elle retourne s'assoeir sur la chaise sans quitter du regard Rackham « c'quoi le problème 'vec Freyja c''est ma mère ; pourquoi vous m'demandez donc si ça va ? » elle commence à parler sèchement l'ainée du pseudo capitaine qui n'est même pas à sa place à l'heure actuelle « non j'crois qu'ça va pas ; et j'crois qu'vous en s'vez plus qu'jen sais moi même non ? » elle le fustige du regard ; elle ne bougera pas de la cabine de son père, après tout elle est à sa place, elle ; pouvant quémander une rencontre avec lui « j'tends mon père, mais vous j'suis pas sûre qu'il soit content d'vous voir là j'me trompe ? ».

Elle le fixe mais reste courtoise, la jeune mousse, l'aînée de Philippe semble déterminée à comprendre mais Rackham est il celui le plus à même de lui expliquer ce qu'il se passe... ? Elle l'espère en tout cas, espérant aussi que son père, le vrai capitaine surgisse dans la cabine... pour tout lui expliquer ou ramener les choses à leur place ? Espoir vain mais espoir quand même. Pendue au regard de l'ïlien, Lou ne bouge pas comme scotchée par ce qu'il se passe en cet instant précis.

HRP:
 

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Message Sujet: Re: Un dialogue de sourds (PV Rackham l'Ilien)   Lun 7 Aoû - 11:16

Grands dieux… Qu’y avait-il dans ce rhum qui soit susceptible de rendre les gens fous ? Parce que de toute évidence, il avait dû en prendre aussi, tant les choses s'enroulaient dans une toile de plus en plus incompréhensible. Voilà que Lou se mettait à poser des questions aux réponses évidentes. Des réponses qu’elle était censé avoir et qu’elle avait eu quelques secondes plus tôt. Difficile de savoir sur quel pied danser tout à coup. Jusqu’à ces premiers mots qui commencent à faire le déclic. La cabine de son père ? Ah parce que maintenant son père était capitaine ? Qu’est-ce qui était vrai ou faux ? Y a pas cinq minutes encore qu’elle disait le contraire… Ceci dit, il songea une seconde que cela correspondait beaucoup plus à la réalité que lui connaissait… Si l’environnement n’avait pas changé, si Lou était encore grosse comme une baleine et Calico un gorille, la jeune pirate, elle, semblait un peu plus en phase avec ce qu’il connaissait, avec ce qui hantait ses souvenirs. Il n’était peut-être pas fou, finalement.

« T’sais qu’y’a même pas cinq minutes, tu m’disais qu’c’était moi l’cap’taine de l’Audacia hein. » Qu’il répond en haussant les épaules, observant la cabine bedonnante se déplacer tant bien que mal dans la cabine, observant même au passage l’extérieur furtivement pour confirmer ce qu’il savait - et ce qu’elle savait certainement - déjà. Il semble un peu surpris par la suite des paroles de Lou. Osait-elle le prendre pour un imbécile, de lui parler de la sorte ? Il grogne un peu sa réponse, observant de haut la jeune pirate. « Qu’est c’que tu m’chante ? C’toi qu’es toute pâle et inquèt’. » Elle était certainement en bien plus mauvaise posture que lui, avec ce gros ventre qui la perturbait tout à coup. Il n’en avait pas encore tout à fait la confirmation, mais était-ce bien la Lou qu’il connaissait ? Cette farouche gamine qui n’avait pas froid aux yeux et qui ne pleurait pas pour un oui ou pour un non ? Il l’espérait, parce que la pleureuse d’un peu plus tôt ne lui plaisait guère et était moins facile à comprendre.

Quoiqu’en fait, cette Lou là ne semblait pas l’être non plus… il n’aime pas le ton sec qu’elle prend avec lui, ni les paroles, ni cette mémoire de poisson rouge qui semblait être la sienne. Croisant les bras, la toisant avec hauteur, rendant ce regard bien plus agressif que celui que la petite pirate essayait de lui renvoyer. « Oh la, t’vas t’calmer déjà. C’toi qui m’a posé une question sur Freyja, donc fais pas ton poisson roug’. Non j’en sais pas plus qu’toi, j’suis aussi paumé. Et bordel j’en ai rien à foutre de c’que Philippe pourra bien penser de c’que j’fous là, parce que j’sais pas si t’as r’marqué, les choses sont pas normales ! » Le ton avait peu à peu grimpé dans sa voix, et sans pour autant hurler, il grondait avec énormément de hargne. Il n’était pas de base très patient, Rackham, mais si en plus on le prenait pour un idiot et l’accusait avec autant d’agressivité, il était prompt à prendre la mouche. Après une bonne respiration et quelques paroles apaisantes de Calico, il commença à reprendre son calme, même si, contre son gré, la magie de l’hiver jamais domptée en lui avait commencé à largement refroidir la pièce. « Bon, donc t’es pas la Lou à qui j’parlais y’à cinq minutes, qui pleurait sur son sort et qui m’chantait qu’sa mère c’était Grâce, c’est ça ? » Même si c’était le cas, ça les avançait pas à grand chose en fait. La situation restait toujours merdique, même si au moins, il avait la certitude qu’il n’était pas fou, ni qu’il ne rêvait.

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Message Sujet: Re: Un dialogue de sourds (PV Rackham l'Ilien)   Lun 7 Aoû - 15:16

Lou ne comprend rien, strictement rien à ce qu’il se passe dans cette cabine à cet instant présent ; le verre étalé par terre, la bouteille de rhum, le regard sur Rackham, la non présence de Philippe ; un regard à l’extérieur l’a assurée du bon lieu où elle se trouvait mais le ventre proéminant avec semble-t-il un enfant à l’intérieur commençait sérieusement à l’énerver. C’est bien pour cette raison qu’elle a usé de cette voix quelque peu agressive à l’égard de l’homme qui se trouvait à la place de Philippe et qui pour l’heure, lui-même, semblait tout aussi dans de beaux draps qu’elle. D’ailleurs, elle a peut-être exagéré un peu dans sa manière de s’exprimer ! Mais bon elle est qu’une gosse faut pas oublier, lui c’est un adulte en état de se contrôler non ? mais maintenant qu’elle avait osé parler sur ce ton à Rackham il fallait qu’elle assure qu’elle disait strictement la vérité alors qu’une colère profonde en même temps qu’une pire nausée prenait possession de son être.

« scuzez-moi » dit-elle mettant la main devant sa bouche sortant prestement pour évacuer quelques vomissements dans l’eau… regardant les vagues plus bas elle se prit la tête alors que la porte de la cabine était restée ouverte. Elle voulait être seule, car elle ne comprenait vraiment plus rien ; des cris de pirates se faisaient entendre de ci de là alors que la fraicheur fouettait simplement son visage. Elle pose un pied sur le bord, a envie d’escalader et tomber dans l’eau ; peut-être que la chute permettrait qu’elle se réveille de ce cauchemar dans lequel ils sont tous plongés mais déjà elle entend des paroles derrière elle « Hey Lou va pas tomber dans ton état » un regard assassin à l’égard de l’homme qui tout sourire se rapproche d’elle « j’vous permets pas, d’puis quand j’suis comme ça hein ? » devant la cabine elle sait que Rackham entend tout, elle se rapproche du pirate fustigeant des questions qui restent sans réponse avec un pirate pour le moins surpris.

Soupirant elle revient vers Rackham, claquant la porte au passage et calme ses nerfs mis à rude épreuve « d’solée j’crois qu’jsuis sur les nerfs ; donc ouais j’ai cru qu’vous étiez capitaine d’la vivenef » elle secoue la tête devant cette aberration « alors qu’au final z’etes pas pirate si j’me trompe pas ?  » ;et elle poursuit quant à sa dernière question « ouais j’suis bien moi Lou-Ann sœur de Lena, fille de Freyja de Brunante et Philippe Jedidiah capitaine de cette vivenef j’vois pas qui j’serais d’autre navrée si j’vous ai surpris et perdu » et elle le regarde, alors qu’il fait subitement froid dans cette pièce « j’vous ai dit quoi d’autres, ça nous aid’ra peut être ? » puis enchaînant « y’a d’aut personne qu’vous avez rencontré là ? qui sont bizarres ? et ceux qu’vous connaissez sont où ? il faut trouver de l’aide ; v’savez pas où est Philippe ? » elle se tait se rendant compte qu’elle pose un peu trop de questions, mais elle a besoin de comprendre et en l’état actuel des choses, Rackham est le seul qui comme elle semble avoir toute sa tête à quelques mètres à la ronde. C’est pourquoi elle a pensé à son père ouais c’est peut-être cela la solution, trouver le capitaine de cette vivenef et comprendre… trouver quelqu’un sain d’esprit pouvant les orienter ou leur foutre une paire de claques pour qu’ils régissent chacun et ouvre les yeux de ce cauchemar éveillé.

Elle désigne du menton la porte maintenant fermée « j’ai plus envie d’vrir cte porte si c’est pour ‘core paraître bizarre ? » ; Toute forte est elle, la jeune mousse, elle est remplie d’incompréhension et murmure à voix haute « si j’lais m’coucher et qu’je dormais des heures ptet que ça reviendra normal non ? »

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Message Sujet: Re: Un dialogue de sourds (PV Rackham l'Ilien)   Mer 16 Aoû - 22:13

C’était franchement difficile de savoir quoi penser de Lou-Ann. Il avait souvenir de la gamine farouche et intrépide qui avait osé voler une relique d’Ansemer au nez et à la barbe des chevaucheurs, et qui avait fini suspendu dans les griffes d’un dragon. Et qu’avait-il devant lui ? Une gamine, oui, mais légèrement geignarde qu’il n’était pas sur de reconnaître. Comment s’assurer, dans ces conditions, que la fille devant lui n’était pas celle à qui il avait ouvert la porte ? N’était-elle pas en train de lui mentir ? L’îlien ne put pas vraiment se poser plus de questions, car la jeune fille lui faussa littéralement compagnie sans répondre à aucune de ses interrogations, blanche comme un linge et prête à régurgiter son repas. S’excusant, elle disparu dans par la porte de la cabine pour mieux la claquer d’un coup… Il aurait peut-être dû la suivre, mais la situation l’excédait un peu. La surprise avait laissé place à un sentiment plus tempétueux, et ce dialogue particulièrement incompréhensible l’énervait un tantinet. Pourtant il était doué lui même pour être souvent incompris par ses pairs, mais la patience n’étant pas le fort du capitaine, il valait mieux éviter de tirer sur celle-ci. Il eut un soupir en regardant la porte fermée, puis se tourna vers Calico qui haussa les épaules. Ouais, il n’y avait pas grand chose à faire de plus. Par curiosité, il jeta un peu un œil dans ses affaires, observa quelques documents qu’il se trouva incapable de lire, puis constata que visiblement, sa version pirate était tout aussi illettrée que lui.

Il était en train de consulter un… étrange dessin quand Lou-Ann se décida à revenir après plusieurs minutes. Elle n’avait pas particulièrement meilleure mine que lorsqu’elle était sortie, mais en tout cas elle était moins verte et prête à vomir. Rackham ne lui demanda pas une fois encore comment elle allait, mais le coup d’œil qu’il lui lança fut assez expressif pour remplacer les mots. Le froncement de sourcils qui suivi le fut tout autant, exprimant une certaine réserve mêlée à une pincée de surprise. Alors elle reprenait la conversation, comme si de rien n’était ? Soit. Il l’observa une seconde avant de répondre du bout des lèvres à sa question, grognant avec l’accent des îles plus prononcé que jamais. « Ouais. J’suis ch’vaucheur en Ans’mer. » Il haussa les épaules et l’écouta reprendre la parole, retint un soupir mais répondit à nouveau quand même. « T’m’as pas dit grand chose non. Juste que t’étais enceint’ de moi, et qu’t’allais pas bien. » Il réfléchit un instant, hésita à lui partager une pensée mais décida finalement de lui confier son idée. « ‘fin, tu m’as parlé d’une dénommée Grâce. Qui avant qu’tu sois… toi… paraissait être comm’ nous, à raconter des trucs bizarres. Ah et j’sais pas où est Philippe. » Comment aurait-il pu le savoir, il venait de débarquer aussi sec dans ce rêve à la con qu’elle venait de s’en réveiller. Elle n’en avait visiblement pas conscience – pas que ce soit sa faute – mais il était tout aussi paumé.

Il parut réfléchir à nouveau, croisant les bras pour discuter intérieurement avec Calico, mais la voix de la jeune mousse revint à nouveau rompre le silence. Décidément, était-ce vraiment Lou ? Depuis quand elle avait peur de paraître bizarre aux yeux des autres ? « Ben... j’suis pas sûr qu’ça t’aide beaucoup mais fais c’que tu veux après tout. T’peux rester ici s’tu veux, si t’es vraiment enceinte d’mon gosse, ça étonn’ra personne qu’tu t’reposes là. J’vais aller faire un tour dehors, p’t’être retrouver ladite Grâce et voir si j’trouve pas quelqu’un qui m’est familier. D’accord ? » Elle semblait visiblement pas très motivée à en apprendre plus, à trouver une solution ou une explication, et Rackham pouvait pas lui en vouloir. Être enceinte lui retournait visiblement pas mal la tête et ne pouvant pas comprendre, il se contenta d’obéir à son instinct. Ils ne pouvaient pas être seulement trois sur ce bateau à se rendre compte que quelque chose allait pas.

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Message Sujet: Re: Un dialogue de sourds (PV Rackham l'Ilien)   Ven 18 Aoû - 19:32

Lou tente de reprendre contenance, tant bien que mal ; ce n'est pas elle cette personne ainsi vêtue, ce n'est point elle non plus avec cette crainte profonde. Respires Lou, calmes toi ce n'est qu'un mauvais rêve ouais après tout cela ne peut être que ça., elle réfléchit un instant à aller se coucher et à oublier espérant que lors de son prochain réveil, tout cela sera bien vite oublié. C'est pourquoi elle ferme les yeux rapidement mais elle ne dort pas alors elle les rouvre mais non Rackham est toujours devant elle, illusion de l'instant qui semble finalement bien réelle à son grand désespoir. C'est bien pour cela qu'elle s'est dirigée dehors, qu'elle a respiré un coup, hésitant même à se jeter par dessus bord mais non ça c'est encore moins elle, Lou est forte, déterminée, volontaire il faut qu''elle se ressaisisse et vite. Elle hésite un instant à retourner sur le pont des femmes là où elle a ses affaires mais avant toute chose, elle veut s'assurer de la personne qui se trouve dans la cabine de son père.

Retournant, après avoir soupiré un grand coup, elle le questionne de manière courtoise, il lui confirme qui il est « ça va j'suis pas complètement folle 'lors ç'va encore » elle émet même un discret sourire agrémenté d'un rire quand il lui raconte ce qu'elle a mentionné quelques minutes avant « Grâce l'marraine d'ma soeur ? » elle secoue la tête... mais au travers des paroles de l'homme relatant ce qu'elle a dit quelques minutes auparavant, il semblerait que Grâce soit comme eux ? Elle n'ose même pas imaginer ce qu'elle a bien pu lui dire la veille, c'était bien sa vaine ça...

Lou-Ann essaie de réfléchir, faire fonctionner ses idées aussi vite qu'elle le ferait en temps normal, trouver une idée aussi farfelue soit-elle Immobile elle regarde Rackham qui semble lui aussi réfléchir, elle hausse un sourcil, alors qu'une idée lui vient au même moment que l'homme rompt le silence en évoquant oralement ce à quoi elle réfléchissait quelques minutes avant « non j'vais pas m'reposer ; t'façon c'est pas en restant dans l'cabine qu'j'en saurai plus j'crois non ? Autant aller voir si les autres peuvent nous en dire plus j'crois ?  » Lou reprend peu à peu possession de son corps, de son esprit et empoigne les difficultés à bras le corps tout en ayant posé la question doucement sans animosité aucune envers Rackham.

C'est un sourire mesquin qu'elle présente sur ses lèvres en se dirigeant vers la porte et la laissant ouverte afin qu'il passe par la porte, déterminée elle lui jette un regard, celui là même qui la définit comme l'aînée de Philippe et de Freyja, elle veut aller chercher cette vérité et identifier les raisons de cette situation aussi à l'attention de Rackham elle lui dit alors qu'un pirate passe devant la cabine « 'près vous M'sieur le Capitaine » ; c'est compliqué de lui attribuer ce terme alors qu'en principe c'est Philippe qui le porte.

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Message Sujet: Re: Un dialogue de sourds (PV Rackham l'Ilien)   Ven 25 Aoû - 16:57

Elle n’était pas complètement folle. Non sans doute pas, juste un peu bizarre, mais il n’y avait pas de quoi lui en vouloir non plus, avec un bébé dans le ventre et propulsé dans un rêve complètement fou. Quoiqu’en réalité, peut-être qu’ils étaient bien juste complètement fous, tous… Ça aurait été bien plus simple à expliquer que tout le reste. Et à dire vrai, sortir pour récolter des informations était une chose, mais si au final ils ne trouvaient personne comme eux, le voyage risquait d’être particulièrement long et compliqué. D’ailleurs, Rackham n’avait foutrement pas la moindre idée d’où ils allaient. Fallait espérer que leur prochaine destination soit Lorgol… enfin, déjà faire une chose à la fois : essayer de mieux comprendre la situation. Et de toute évidence, la petite Lou commençait à reprendre contenance, abandonnant cette nature presque effacée et perdue pour retrouver cette farouche et courageuse stature, malgré le ventre proéminent qui avait de quoi être handicapant.

« Ouaip, j’pense que c’est clairement mieux. Et à deux, on d’vrait pouvoir aller vite. »

L’Audacia était un grand navire après tout, et essayer de cuisiner les autres pour en apprendre plus, savoir s’ils étaient comme eux, cela risquait de prendre du temps. Surtout si à côté, ils devaient essayer de jouer un rôle pour éviter d’attirer sur eux des regards suspects. Après tout, il n’était peut-être pas pertinent de faire passer le capitaine pour un imbécile qui ne savait pas où il était ni où il allait. Rien que cette perspective l’épuisait d’avance. Ceci étant, la vigueur nouvelle de Lou lui arracha un sourire, lui même moqueur en la regardant lui laisser placer et l’appeler capitaine. Capitaine de l’Audacia. Il fallait reconnaître que ça avait beaucoup de poids et énormément de classe, prononcé de la sorte. Et même si ça ne faisait pas parti des ambitions de Rackham, cela rouvrait en lui une plaie qu’il n’avait jamais totalement soigné. Comment oublier cette envie tenace qui continuait de courir dans ses veines ; Ce désir qu’il taisait plus souvent qu’il ne le laissait croire ; Lui, fils des îles et de l’océan, né avec pour seule horizon la mer à perte de vue ? Oui, il y avait de la mélancolie dans son cœur, à songer à ce destin qu’il avait peut-être négligé. Mais au lieu de vivre sur l’océan, il avait choisi de parcourir les cieux librement. Avec toujours l’infinité guidant son regard, sans rien pour l’empêcher d’avancer.

« Aller viens gamine, on a du travail. »

Qu’il répond dans un sourire à la pirate qui lui emboîta le pas. Le jour était levé depuis plusieurs heures et les marins s’affairaient sur le pont. Nombreux furent ceux à tourner le regard dans leur direction, saluant leur capitaine avec des remarques parfois amusantes. Mais il avait beau observer, il ne semblait percevoir rien d’inhabituel, ni dans les regards, ni dans l’attitude de certains. Pour bien des pirates d’ailleurs, il ne reconnaissait pas le visage. Dans sa réalité, certaines de ces personnes étaient d’honnêtes marins d’Ansemer. Comme lui ici, ils avaient visiblement choisi un autre chemin.

« J’pense que tu d’vrais aller trouver Grâce. T’avais l’air d’la connaître. J’vais continuer à faire un tour d’mon côté, y a beaucoup d’visage que j’connais pas. »

Remarque, elle devait en connaître bien plus de son côté. Mais il préférait effectivement continuer à chercher encore, et laisser la p’tite s’occuper de celle qui disposait de leur meilleur indice. Lou accepta et le laissa sur le pont, et c’est au bout d’une dizaine de minute que Rackham fut attiré par un visage qu’il ne connaissait que trop bien, se relevant d’entre les canons avec un air pour le moins hagard.

Par Messaïon.

Qu’est-ce que Lionel foutait ici ?

Car de tous ceux qu’il pouvait imaginer croiser sur l’Audacia, son ami outreventois était bien le dernier de la liste.

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