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 Hiboux, genoux dans les choux... Cailloux !

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Message Sujet: Hiboux, genoux dans les choux... Cailloux !   Lun 15 Mai - 0:08




Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
Sybille Alcali & Éponine
Aubenacre

Hiboux, genoux dans les choux... Cailloux!

Quand Sybille roule dans la mousse,
c'est une innocente qui se prend la pierre!




• Date : 28 Mars 1002
• Météo : Début de soirée, ciel orange ponctué de nuages
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Sybille profite du calme et de la douceur d'une fin d'après-midi pour sortir de l'Académie à la recherche de nouvelles plantes. Mais les collines peuvent s'avérer dangereuses pour une aveugle. Après avoir roulé tout en bas de celle-ci la jeune fille ne trouve d'autre moyen pour sonder les alentours qu'en jetant des cailloux... Idée de génie ou moyen de passer sa frustration, cette technique extravagante eut au moins l'avantage d'attirer quelqu'un.
• Recensement :
Code:
• [b]28 Mars 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2151-hiboux-genoux-dans-les-choux-cailloux#65041]Hiboux, genoux dans les choux... Cailloux ![/url] - [i]Sybille Alcali & Eponine Aubenâcre[/i]
 Sybille profite du calme et de la douceur d'une fin d'après-midi pour sortir de l'Académie à la recherche de nouvelles plantes. Mais les collines peuvent s'avérer dangereuses pour une aveugle. Après avoir roulé tout en bas de celle-ci la jeune fille ne trouve d'autre moyen pour sonder les alentours qu'en jetant des cailloux... Idée de génie ou moyen de passer sa frustration, cette technique extravagante eut au moins l'avantage d'attirer quelqu'un.


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Dernière édition par Sybille Alcali le Mar 23 Mai - 15:15, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Hiboux, genoux dans les choux... Cailloux !   Lun 15 Mai - 1:45

Pour un mois de mars il faisait étonnamment doux ce jour-là. Pour Lorgol en tout cas. Parce que en deux ans la Cielsombroise n'avait toujours pas prise l'habitude de la rigueur des saisons. Quelle idée d'avoir des hivers aussi froids ! Ce jour-là il avait fait plutôt bon et c'était sans peur qu'elle était partie à l'aventure sur une des routes partant de l'Académie.  Bon, d'accord, Sybille était partie en fin de matinée quand le soleil presque à son zénith lui faisait cuire le dessus de la tête... du coup, peut-être qu'elle ne s'était pas tout à fait habillée en prévision de la soirée... et qu'éventuellement elle n'avait rien prévu d'autre un petit gilet en laine tressé serré... et que maintenant que le vent se levait et que le soleil se cachait derrière les montagnes éloignées il faisait un tantinet frisqué... Mais nous parlons d'hypothèses bien entendu. Sybille était pieds nu ce jour là. Comme à son habitude elle se servait de cette partie de son corps pour reconnaître plus facilement certains détails. Le bruit des chaussures permettait aussi la mise en évidence de certains matériaux. Le craquement du bois. La résonance de la pierre. Le crissement des pierres. Le bruissement de l'herbe plus ou moins sèche. Mais seule la peau nue permettait de distinguer le niveau d'humidité de la terre. Ne parlons même pas de toutes ces plantes qu'elle trouve ainsi. Les orties, ronces et mousses pleines de limaces trônant en tête des éléments naturels les plus reconnaissables sous la plante des pieds.
Restant jusque là sur le bord de la route Sybille alternait entre le gravier et le bas côté tapissé d'herbe. Ainsi elle pouvait profiter des plantes sans se baisser et ne pas perdre son chemin. Lors de ses écarts elle ne manquait pas de marquer le sol à l'aide d'un bâton. Un bout de bois pratique qui lui évitait de se râper le gros orteil pour faire une flèche au milieu des petits cailloux. Ainsi, s'il lui arrivait par mégarde de prendre un tournant malheureux ou d'oublier la direction d'où elle venait elle pourrait toujours se fier à ses marques.
En promenade depuis plusieurs bonnes heures Sybille n'avait pas croisé beaucoup de monde ce jour là. Des calèches, des chevaux, quelques piétons, sans oublier les marchands. C'était un de ces petits chemins qui devait relier des villages en direction de l'Académie. Mais presque toutes les personnes qui l'empruntaient rejoignaient Lorgol une fois au "Grand croisement". La jeune fille avait donc tout à loisir de s'arrêter pour interrompre le bruit de ses pas et se focaliser sur le chant des oiseaux ou le bruit des arbres caressés par le vent. Mais cette fois lorsqu'elle marqua sa pause ce fut un peu plus brusque.

- "Un Hibou ? Déjà ?! Et puis, dans quel arbre d'abord..."

Maintenant qu'elle y pensait elle n'avait pas fait attention aux différents bruits des arbres. Cette route devait se trouver en plaine parce qu'elle n'avait pas entendu tellement d'ensembles d'arbres secoués par le vent. Pour connaître la taille d'un bosquet il suffisait d'écouter l'intensité du bruissement des feuilles entre elles. Quelques feuilles; moins de 3 arbres côte à côte. Comme un grand buisson; plusieurs arbres. Des branches qui viennent même à se cogner; beaucoup d'arbres. Parce qu'un arbre ne pousse pas assez collé d'un de ses congénères au point de s'y cogner. Sauf s'il y a trop d'arbres dans les environs et que c'était le plus grand des emplacements restants. Alors c'est un bosquet plutôt dense.
Inspirée par le chant du Hibou elle fit une dernière flèche sur le gravier avant de quitter le chemin pour s'enfoncer dans l'herbe. Le terrain était plutôt plat. Elle n'entendait pas d'eau couler. Il y avait quelques buissons dans les parages car de petites feuilles tintaient comme des grelots à une vingtaine de mètres autour d'elle. Mais ce qui l’intéressait maintenant c'était de reconnaître au craquement de son bois l'arbre dans lequel cet oiseau aimait à se percher. Car si un oiseau niche quelque part c'est toujours pour une raison précise. Souvent un insecte en particulier se nourrissant d'une sève ou de fruits pour une de ses qualités. Et si une fourmi trouve de l’intérêt pour quelque chose, pourquoi pas l'homme.
Et un pas. "Hou Hou". À 3heures. Elle pivote de quelques degrés et avance en posant ses pieds avec prudence. L'herbe est un peu humide. Le soleil rayonne à peu près en face d'elle au niveau de ses bras. L'humidité vient donc de la rosée et il devrait faire nuit d'ici qu'elle rentre. "HouHouu" fait le hiboux. Toute son attention se porte sur son ouïe. Mais pas dans la direction du chemin. Uniquement dans le but de trouver la source de l'oiseau. Le vent ne lui vient pas exactement de la même direction mais lui porte quand même le bruit de plusieurs arbres. Dans cette direction, à moins de 800 mètres, il doit y avoir un ensemble bouleaux et chênes intéressants. Trois nouveaux pas motivés par un nouvel appel. La trajectoire est bonne. Cinq pas plus rapides et..

- "WAAAAAAAAh " crie Sybille dont le pied droit ne s'est pas posé au même niveau que précédemment mais 20 centimètres en dessous.

Roule, roule, non pas la galette mais l'apprentie boute en train. D'abord bras en l'air les quelques secondes en suspension elle adopte rapidement une position plus sécurisante; jambes pliées et mains sur la tête. C'est ainsi que Sybille dévale une pente aussi haute qu'une maison. Elle se prend quelques branches, des mottes de terre lui cognent les côtes et elle est sûre d'avoir entendu le lin de son pantalon se déchirer à un endroit. Un dernier choc brutal après une petite bosse lui fait expirer un "HOUF !". D'abord sonnée elle se met ensuite à tâtonner autour d'elle pour s'assurer que le niveau est à peu près égal autour d'elle avant de déplier ses jambes et de se relever. Du bout du doigts la maladroite effleure sa jambe droite. Sur sa cuisse maigrichonne un peu au dessus de son genou son index passe dans un petit trou et vient presser une petite plaie. "Hissss...". Puis elle réalise...
- "ALBYS FORNIQUE AVEC LYNCEE ! Et puis quoi encore !!!  " Cria-t-elle en levant les bras au ciel. Puis elle reprit, un peu calmée. " Par où j'suis tombée moi..."
En fait de vêtements, avions-nous précisé qu'elle était vêtue légèrement ? Une toile fine, une tunique simple en laine ôcre et un petit gilet. Le tout officiellement humide. Mais pas le temps de grelotter ! Un éclair de génie venait de surgir de sa caboche dont la crinière longue était complètement ébouriffée et agrémentées d'herbes et de feuilles. Des cailloux ! Sybille se mit à creuser un peu autour d'elle en quête de petites pierres. Elle n'avait pas dû rouler si loin. S'appliquant à récolter des pierres d'à peu près le même calibre elle se mit à les lancer autour d'elle avec approximativement la même force. Celui devant elle tomba à environ 10 mètres un peu plus bas. Celui à sa droite mit moins de temps pour la même puissance de jet et environ le même angle. Le premier devait donc avoir atterri plus bas que le second. Heureusement qu'elle ne s'était pas mise à avancer droit devant ... Ses munitions étaient plutôt limitées et l'aveugle ne voulait pas prendre plus de risque en creusant à mains nues en terrain inconnu. Elle jeta donc le troisième avec un angle plus élevé. Il tomba à ce qu'elle jugea être 20 mètres au vu du temps de vol. Encore un bruit étouffé; de l'herbe. Le quatrième fut pour derrière elle avec un tir en forme de cloche. "Toc". Toc ? Une pierre ou le chemin ? Elle roula dans sa paume son dernier précieux galet en se tournant dans la direction qu'avait prise l'avant dernière munition. Un baiser à son ami pour la route et un lancé presque identique que le précédent. La chute de son ami, nommons le Pierre, lui paru durer une éternité. Sybille s'attendait à tout, sauf à une rencontre entre Pierre et...

- " Aïe ! "

HORS RP:
 

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Message Sujet: Re: Hiboux, genoux dans les choux... Cailloux !   Ven 26 Mai - 15:19

J'aime le matin. J'ai toujours aimé le matin. A la maison, je sortais admirer le lever de soleil sur la plage, admirant l'océan lui donner vie. J'ai toujours aimé le matin parce qu'il annonce la journée à venir. Il peut se passer plein de trucs sur une journée. Alors quand le matin arrive, les pieds dans le sable, je réfléchissais à ce que j'allais faire dans la journée. Les surprises qui m'attendaient. Lorsque je suis partie d'Aubenacre, c'est maman qui m'a réveillé et le matin n'était pas encore levé. Ce matin là, je n'ai pas accueilli le soleil et j'ai dis au revoir à maman. Ce matin là, ce n'était pas une très bonne surprise.
Je préfère les levers de soleil aux couchers. Le lever à ce petit quelque chose de timide et d'incertain. Le ciel se réveille, le soleil rayonne de quelques faibles rayons paresseux. L'herbe est encore mouillée de la rosée. On voit, petit à petit, le monde se sortir de sa nuit. Tout est silencieux, certains oiseaux commencent à chanter. Un petit vent frais vient caresser mes cheveux. C'est un peu le réveil du monde.
J'aime le matin.

A Lorgol, c'est pareil. J'aime toujours le matin. J'aime sortir de la Taverne et dire bonjour au soleil, assise au bout d'un ponton du port. C'est devenu le petit rituel qui me permet, un instant, de me ramener vers les landes d'Aubenacre auprès de maman. Le mois de mars touche à sa fin. Le temps s'adoucit et les couleurs se font plus vives. Les jours s'allongent. Bientôt je vais devoir me lever très tôt pour dire bonjour au soleil. Ce matin ne fait pas exception. Je suis sortie saluer le soleil, puis je suis allée prendre mon petit-déjeuner à la Taverne et j'ai écouté Félicie raconter des petites histoires. J'ai ensuite réuni les quelques petits sous que tonton Géralt m'a donné avant de partir sur l'Audacia et que tata Quittou m'a prêté aussi. Ils disent que c'est ocahou... ocahou quoi, je sais pas, mais c'est ocahou.

Aujourd'hui, je veux retourner près de l'Académie. Elle est belle, l'Académie. Il me tarde d'y aller commencer mes études. Mais elle est loin. A vol de Serment ce serait rapide mais Serment et tata Quittou sont occupés alors je dois me rabattre sur l'autre solution : les portails. Il y a des mages de portail ici, à la Taverne, qui veulent bien ouvrir des portails pour ceux de la ville basse. Il y en a qui parte à des heures fixes. J'ai eu le temps de les observer. Mes mains se portent à ma petite bourse. Je n'ai pas assez de sous pour payer un mage de portail mais peut-être que des gens voudront bien que je passe avec eux ? Je les regarde un moment. Quelques mots échangés, des pièces qui passent de mains en mains et un portail qui s'ouvre. Finalement, je décide de prendre mon courage à deux mains et je m'approche de deux dames et d'un monsieur. Nous ne sommes pas très loin du port, encore, et nombreux sont ceux qui me reconnaissent. Mon histoire est passé de bouche en bouche, même si je ne comprends pas pourquoi elle intéresse autant de monde. Il y en a qui me salue ou m'offre des gâteaux. La plupart des gens ici sont très gentils avec moi. Mais aucun mage des portails me fera ça gratuitement non plus.

-Excusez-moi...

Ma voix ne tremble pas mais personne ne semble m'avoir entendu. Il faut dire que ma voix ne porte pas beaucoup. Surtout au milieu du chahut matinal.

-Pardon...

Les quatre têtes se tournent vers moi, intriguées.

-Je... jepeuxpassezleportailavecvous ?

Les quatre têtes se regardent, indécises.

-Je... j'ai des sous, ajouté-je en défaisant ma bourse.

**

Je n'en reviens toujours pas d'être là. Le soleil éclaire encore faiblement les hautes tours de l'Académie, toujours aussi grandiose et magique, mais le soir s'avance doucement. J'ai hâte d'y commencer les cours. Un vent froid me fait frissonner et je resserre ma cape autour de moi. Il fait frais. C'est normal. Les soirées du nord sont différents. Plus frais.
Je me retourne et contemple Lorgol qui s'étend face à moi. J'ai encore un peu de temps avant de retrouver les gentilles personnes de ce matin, pour me ramener. Ils ont été assez gentils pour me laisser emprunter le portail. Ils m'ont assuré qu'ils repartent plus tard dans la soirée et ils m'ont donné rendez-vous devant le portail de l'Académie. J'ai pris un en-cas à la Taverne et j'ai prévenu que je rentrerai pour manger ce soir. A moi le loisir de contempler l'Académie. Je regarde à droite et à gauche et décide de prendre un chemin menant un peu à l'extérieur. Bientôt la route s'éloigne de la ville et se plonge dans un décors verdoyant. Ah ça ressemble plus à des choses que je connais et c'est beaucoup mieux. Je trépigne et accélère le pas, le regard perdu, les yeux dévorant le paysage. Le chant des oiseaux se fait de plus en plus fort. Le vent dans les arbres. La caresse de l'herbe, encore humide par la rosée. On croit presque être dans les landes. P't'être que tonton Gédéon va sortir de derrière un arbre et me faire « coucou Popo ». Qu'est-ce que j'aimerais.

Je ne sais pas combien de temps je marche mais j'oublie tout. Parfois je m'arrête et j'écoute un bruit ou savoure le calme. Le calme d'Aubenacre me manque terriblement. Je suis très attirée par l'énergie frétillante de la ville, qui me fait souvent penser aux poissons qui s'échouent au large et qui sautillent pour retourner à l'eau, mais le calme me manque. Surtout la nuit, quand je dois m'endormir. J'essaye de fermer les yeux et de ne pas penser aux chahuts de ceux qui vivent la nuit mais c'est compliqué. A la maison, maman restait un peu debout, pour terminer ce qu'elle faisait, puis venait se coucher. J'ai pris l'habitude de m'endormir aux sons de ses pas. Mais ici, il y en a beaucoup trop de pas. Alors je profite de ce moment de répit ou, pour une fois, j'ai l'impression d'être de retour à la maison. En plus verdoyant. L'air est frais mais doux, mes pieds deviennent humides de la rosée du matin. J'ai mis des petites sandales, que je finis par retirer pour marcher pieds nus. Ça me rappelle presque la maison. Maman criait «Eponine, tes chaussons ! ». Elle a toujours su quand je ne les avais pas. Maman...
Je pousse un petit cri enjoué et commence à courir. Le chant d'un hibou m'arrache des petits sauts et j'accélère un peu le pas, souriant de toutes me dents. J'ai l'habitude de faire ça sauf que, normalement, je finis par me rouler en boule sur le sable en riant.  Je pense vaguement que maman ne va pas me gronder parce que personne ne m'attend vraiment à la Taverne. Enfin, Félicie risque de hausser un peu la voix.

-AIE !

Je m'arrête brutalement. J'ai mal à la tête et je crois que c'est moi qui ait crié. Une douleur aiguë et poignante, qui m'a transpercé d'un coup. CA me rappelle la fois où grand-père m'a battu sauvagement. Par réflexe, je me ratatine aussitôt, attendant une suite de coups qui ne vient pas. Très lentement, je me redresse, une main frottant ma tempe, là où ça fait encore mal. Un peu plus et je serai devenue aveugle comme maman et tante Quittou. Je finis par l'apercevoir. C'est une jeune fille un peu plus grande que moi, en bas de la colline qui borde la route. Elle a l'air... sale et perdue. Je pense qu'elle a dû tomber. Une chose m'interpelle aussitôt, à sa façon de faire, qui me rappelle immédiatement maman et tante Quittou. Comme le sentiment que je la connais. Pourtant, je n'ai jamais vu sa tête et je reconnais facilement les têtes que je croise.

-Bonjour, vous avez besoin d'aide ?

Je crie d'une petite voix, mes deux mains encadrant ma bouche pour lui donner plus de portée. Il faut dire que je n'ai pas une voix très grande. Maman dit qu'elle est plutôt douce et qu'elle sert à raconter des histoires et réciter des poèmes, pas à crier comme peut le faire grand-père ou oncle Gaston.

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Dernière édition par Éponine Aubenacre le Jeu 15 Juin - 21:28, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Hiboux, genoux dans les choux... Cailloux !   Mar 30 Mai - 1:58

Tout se passait exactement comme prévu. Son nouvel ami Pierre avait fait une rencontre. Ou le hasard avait fait que la disparition de Pierre concorde avec le son d'un "Aïe". Enfin. Pierre s'était fait une amie ! Ou un ami garçon à la voix aiguë et fluette. Mais Pierre peut bien être ami avec qui il veut, c'est un caillou volant ! Après le "aïe", Sybille s'était roulée en boule dans l'herbe. C'est un réflexe de survit indispensable. Si quelqu'un a mal, il vaut mieux éviter de le rejoindre dans la douleur. Aussi empathique soit-elle, Sybille n'est pas non plus masochiste !
Recroquevillée ainsi on aurait dit une petite fille qui attendait de recevoir des coups. À Sombreciel on ne connait pas trop la violence. Par sur les enfants, ni sur les époux et épouses. Mais dans les bars ... l'alcool aidant souvent, à dire vrai. Une fois en boule Sybille se rendit véritablement compte des écorchures qu'elle s'était faite. Ca tirait même plutôt pas mal dans cette position. Elle avait officiellement une plaie au dessus du genoux droit. Mais il paraît que "ocre" c'est un peu "rouge". Et que le sang est "rouge".

"Ouf ! Au moins, personne devrait remarquer que je me suis faite mal... " dit-elle pour elle même.

" Bonjour, vous avez besoin d'aide ? "

Une enfant ? Le visage de Sybille se tourna vers la provenance de la voix. On aurait pu y lire de l’indécision mêlée à de la surprise. La jeune fille se releva d'un bond et se mit à escalader la colline à quatre pattes. C'est plus rapide et plus stable que sur deux pieds, il faut bien l'avouer. Le côté pratique primant sur les convenances chez les Alcali. Mais une fois sur un terrain plat ,plus ou moins certaine d'avoir suivi la bonne direction et grimpé suffisamment ,l'adolescente se releva. Apparences obligent, elle secoua sa robe de laine pour faire tomber l'herbe accrochée. La couleur devait être à peu près assortie à celle du soleil à cette heure-ci. Sybille prit aussi la peine de plaquer ses deux mains sur ses cheveux pour essayer de se recoiffer. Une manie que lui imposait son père à la maison. "Fait un peu attention à toi, on dirait une vas-nu-pieds !"

"Ah papa, si tu savais..."  mumura-t-elle. "Mais j'en oublierais presque les convenances ! Bonjour mademoiselle ! "

Virevoltant dans une direction approximative Sybille s'inclina. Elle resta ainsi quelques secondes. Elle avait l'air un peu gauche. Ce n'était pas faute de s'être entraînée de nombreuses heures sous la tutelle de son père. " Sybille, comporte toi comme une dame un peu, pense à t'incliner ! ". Argentar lui aurait passé un savon s'il avait vu une révérence aussi peu distinguée. Alors elle fit un effort pour écouter la direction du souffle de l'enfant qui lui avait adressée la parole. Elle rectifia ensuite sa position pour se mettre face à son interlocutrice. Puis elle s'inclina une seconde fois pour s'assurer d'être polie.

"Enchantée ! Alcali Sybille. Merci de m'avoir trouvée je... je m'étais un peu perdue, en fait. "

Elle resta muette quelques instants. Son interlocutrice devait déjà avoir vu le voile qui nimbait son regard. Mais Sybille n'en était pas gênée. D'ailleurs elle ne prenait jamais la peine de le mentionner. Si les gens le remarquaient ; tant mieux. Sinon, ils n'allaient pas tarder à le découvrir. Ou la prendre pour une folle. Car la cielsombroise se mit à tâtonner le sol avec ses pieds. Par chance la voix l'avait guidée sur la route d'où elle venait. Enfin, si elle n'avait pas roulé quatorze collines. Mais c'était fort peu probable. Si c'était la même route qu'à l'aller elle devrait retrouver les indices qu'elle y avait laissé. Le pied gauche sur le bas côté recouvert d'herbes. Le pied droit sur le gravier. Sybille prit une direction au hasard et se mit à marcher à pas de souris.

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Dernière édition par Sybille Alcali le Ven 2 Juin - 1:35, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Hiboux, genoux dans les choux... Cailloux !   Jeu 1 Juin - 16:08

Cette demoiselle est étrange. Ses manières ne ressemblent en rien à celles que j'ai pu croiser. Pourtant il y a quelque chose qui me donne une impression de déjà-vu. Comme le sensation de l'avoir déjà croisé quelque part. De là où je suis, elle paraît jeune. Une silhouette frêle et légère. Je pousse une exclamation et fait un bond en arrière alors que je la vois soudainement grimper la colline à quatre patte. Je ne m'y attends pas. Une telle rapidité et force sur une silhouette aussi petite... Elle se retrouve bientôt devant moi, époussetant sa robe, lissant ses cheveux, tout dérangés. Je suppose qu'elle est tombée de la colline. Mais elle ne semble pas s'être cassée quelque chose, c'est déjà ça. Tonton Géralt m'a donné quelques conseils pour les petits bobos. Avec tonton Gédéon, il y en a bien besoin, il passe son temps à tomber quelque part. Même maman, alors qu'elle est aveugle, s'en sort mieux que lui. Maman ne tombe jamais. On a pas l'impression que ses yeux ne sont plus capables de voir. La jeune demoiselle marmonne quelque chose pour elle, ce qui me rappelle encore plus maman, et se tourne vers l'arbre non loin de moi pour s'incliner.
C'est là que je comprends aussitôt.
Sa façon d'agir, tout en elle me rappelle quelqu'un. Elle me rappelle maman.
Sybille Alcali.
Mademoiselle Sybille est aveugle.
Comme maman. Comme tante Quittou. Cette sensation de déjà-vu s'explique par ça. Elle me rappelle maman, à certains points, et tata Quittou, maintenant que je la connais. Dans une pulsion habituelle, comme je le fais avec maman ou tata Quittou j'attrape sa main et la serre.

-Enchantée, mademoiselle Sybille. Je suis Eponine.

Je croise son regard, lui lâche la main et aperçoit le même voile que maman et tata Quittou dans ses yeux. Elle aussi a été touchée par le voile de Valda. Ma déesse de naissance continue de me guider, semant des indices sur mon chemin. Je la vois commencer à prendre ses repères, comme maman peut le faire et la laisse. Maman a toujours fait en sorte de se débrouiller seule. Elle n'apprécie pas tellement que je l'aide, elle préfère le faire toute seule. Elle m'a beaucoup dit que c'est à elle de s'occuper de moi et non l'inverse. Maman est une grande débrouillarde. La meilleure. Le plus forte. Tata Quittou aussi est comme ça. Et je ne doute pas que mademoiselle Sybille le soit aussi. Je la laisse donc faire.

-Ca va ? Vous vous êtes fait mal ? Vous allez où ?

Je la vois se diriger vers la route, s'éloignant de plus en plus de l'Académie, s'enfonçant vers les forêts et les plaines désertiques qui cernent Lorgol.

-Je peux vous accompagner ?

Je rougis aussitôt, par cette proposition qui vient d'échapper à mes pensées. Elle risque de me trouver mal élevée. Ou penser que je ne la crois pas capable de se débrouiller seule. Je reprends aussitôt d'un ton plus précipité :

-Je dis ça parce que moi aussi je me promène. Si vous allez dans le même sens que moi, on peut marcher ensemble... j'ai suivi le hibou et voilà. Enfin je suis arrivée il y a pas longtemps, je voulais explorer un peu les alentours et je... Enfin voilà.

Oh je ne sais plus où me mettre. Je ne veux pas lui manquer de respect.

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Message Sujet: Re: Hiboux, genoux dans les choux... Cailloux !   Ven 2 Juin - 1:15

D'abord une présentation en bonne et due forme. Fait. Ensuite, s’intéresser à son interlocutrice ... Hum. Sur ce point-là Sybille eu quelques lacunes. En fait, le fait de se sentir perdue la gênait plus que tout. Ça l'insupportait même. Mais quand la dénommée Eponine commença une discussion Sybille arrêta ses recherches pour l'écouter avec attention. Elle aurait tout à fait pu se concentrer sur la sensation du gravier sous ses pieds, et en même temps les paroles de l'enfant. Mais c'était désobligeant. Mademoiselle Aubenacre méritait toutes les considérations du monde. Sybille s'arrêta et se tourna donc vers cette petite dame pour l'écouter. Priant intérieurement pour qu'elle ne recommence pas ce qu'elle avait fait avant. À savoir lui prendre la main.

Oui, Sybille est aveugle. Mais Sybille n'aime pas le contact physique. Drôle de chose non ? En fait les Hommes ont cet inconvénient d'être vivant. Un arbre c'est dur. La terre est molle. Mais l'humain lui est... vivant. Les muscles se meuvent, le sang fait vibrer les veines. Tout est fait pour déconcerter le sens du toucher. Quand Eponine lui avait prise la main, l'aveugle avait eu un geste de recul instinctif. Ce contact avait été surprenant et surtout inattendu. Les plantes à l'inverse des humains ont cet avantage d'être prévisible. L'immobile est rassurant. Mais il était hors de question d'être impolie. La jeune fille priait vraiment pour qu'Eponine n'eut pas remarquer son évitement. D'ailleurs celle-ci lui posa pleins de questions.

" À l'Académie ! " Répondit Sybille avec empressement. Mais elle se rendit instantanément compte que son énergie avait pu être mal interprétée. " Enfin.. je.. heu.. j'ai aussi suivi un hibou en fait..."

Une réaction trop vive aurait clairement pu être insultante. Pourtant ce n'était vraiment pas l'intention de Sybille. Elle aurait voulu répondre quelque chose de plus gentil. Mais tout s'était pressé dans sa tête. Maintenant elle priait pour ne pas avoir vexé Eponine. Sybille était désemparée. Toute cette suite d’événement la dépassait complètement. Alors elle se laissa tomber sur les fesses et s'assit en tailleur au milieu du chemin. Elle posa ses coudes sur ses genoux et son menton dans ses mains. Tournant son visage vers Eponine elle décida de prendre du temps pour l'enfant. Perdue pour perdue, elle se fichait bien d'où elle allait finir. On peut bien finir où l'on veut, ça ne vaut rien si on a ignoré les gens que l'on a croisés.

" C'est qu'on est loin de l'Académie, en fait... Désolée si je t'ai parue brusque...
c'est juste que...je suis...
"

Et ça l'embêtait bien de l'avouer. Mais au point où elle en était, qu'est-ce que Sybille avait encore à perdre ? Et puis, il fallait bien écouter la providence. Il paraît que le hibou est justement de bonne augure. Son vol est censé apporter de bonnes nouvelles.

"Un peu perdue. Voilà". . Voilà ! Elle avait fini par l'avouer. Mais elle reprit sur un ton plus enjoué; "Tu as dit que tu étais nouvelle. Tu viens d'où ?"

Ça intéressait vraiment l'adolescente de le savoir. C'est vrai ! Elle sentait bon le bois, les fleurs de printemps et le sucre des levures. Toujours assise sur le gravier en tailleur ses yeux levés vers la rouquine s'étaient mis à briller de curiosité. Alors Sybille se rendit compte qu'une fois encore elle n'avait pas manqué d'être arrogante. Son air guilleret et épanouie disparu, remplacé par de l'inquiétude. Elle s'empressa donc d'ajouter, gênée, tout en s'inclinant;

" Désolée, c'était vraiment déplacé Mademoiselle Aubenacre ! Vous n'êtes pas obligé de me répondre !"

Regardez-moi ça. Deux enfants qui passent leur temps à se justifier de peur de blesser l'autre. Si quelqu'un passait par là il aurait pu rire d'un tel spectacle. Une enfant à la crinière flamboyante qui a gambadé toute l'après-midi. Et une sauvageonne décoiffée assise au milieu du chemin, fatiguée d'avoir pratiqué les mêmes activités que sa nouvelle amie. Les deux pieds nu qui plus est.

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Message Sujet: Re: Hiboux, genoux dans les choux... Cailloux !   Lun 5 Juin - 23:33

Suivre les hiboux. Je comprends parfaitement. J'aime les hiboux mais j'ai jamais eu l'occasion d'en voir. En l'entendant, je me suis dit que ce serait chouette d'en apercevoir. Si ça se trouve, c'est lui qui m'a conduit sur Demoiselle Sybille. Les animaux ont toujours eu un sens bien au-delà du nôtre. C'est maman qui me disait ça. En tout cas, elle a l'air perdu, en effet. Elle a le même regard que celui de maman quand elle me cherche. Je pouffe silencieusement.
L'Académie ? Oh ! Elle est à l'Académie ? C'est une élève ! Je l'observe avec beaucoup d'intérêt, essayant de deviner ce qu'elle est, comme si la réponse va s'écrire d'elle-même sur son front. Mais peut-être qu'elle est mage comme moi, qu'elle lit dans les pensées et qu'elle va répondre à mes questions ? J'attends un peu mais rien ne vient. Non, ce ne doit pas être ça.

-Ma... mademoiselle Aubenacre ?

Je répète en ouvrant de grands yeux. Jamais personne ne m'a appelé comme ça et les battements de mon cœur s'accélèrent alors que je sens mes joues s'échauffer. Et cette fois, ça n'a rien à voir avec les coups de grand-père. En fait, c'est très gênant. Pourquoi elle m'appelle comme ça ? J'ai l'air d'une demoiselle ? Je ne suis pas grand chose... je suis juste... Eponine. Je ne suis pas noble et encore moins une demoiselle. En général on m'appelle, « petite » ou « Epo » ou « Popo » ou juste par mon prénom. On ne me vouvoie pas non plus. Je me rends compte que non seulement je trouve ça bizarre, mais qu'en plus je n'aime pas ça.

-Eponine ! Je m'appelle Eponine ! J'ai onze ans, je suis arrivée au début de mois à Lorgol et je dois m'inscrire à l'Académie dans quelques mois. Je... je ne suis pas une demoiselle. Je n'ai pas l'habitude d'être vouvoyé. Je suis une petite Bélliférienne de campagne, il n'y a pas besoin d'être aussi courtois.

Je finis ma tirade précipitée par un soupir, me balançant d'un pied à l'autre, gênée. Je raconte ma vie, comme ça, aux personnes que je rencontre. Maman me dirait qu'il ne faut pas déranger les autres avec ses soucis et qu'on ne parle pas ainsi aux étrangers. Mais ça m'a échappé alors tant pis. Et puis c'est une élève de l'Académie !

-Vous êtes de l'Académie ? je demande, très intéressée. Vous y faites quoi ? C'est comment dedans ? Ce n'est pas trop dur ? Il paraît que les couloirs bougent tout seuls ! Je ne vais pas m'y perdre ? Les examens sont difficiles ? Les professeurs sont gentils ?

Je m'interromps soudain, prenant conscience que je la harcèle de questions alors qu'elle vient de me dire qu'elle est perdue. Rougissant encore plus, je regarde le chemin que je viens d'emprunter.

-Je... excusez-moi. Vous voulez que je vous ramène à l'Académie ?

En fait je ne sais vraiment plus où me mettre. Je suis très maladroite avec les mots, et j'ai tendance à harceler les gens avec mes questions. Il faut dire que je n'en ai jamais eu l'occasion avant et que j'ai découvert cet aspect de moi en arrivant ici. Il y a tellement de choses à apprendre que je suis sûre de ne pas avoir assez de toute une vie pour les connaître.
L'Académie m'aidera beaucoup. Si j'arrive à suivre son rythme.

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Message Sujet: Re: Hiboux, genoux dans les choux... Cailloux !   Mar 6 Juin - 1:45

Tient. En voilà une drôle de chose. Sybille met des gants en parlant à une inconnue et voilà ce qu'elle récolte. Une série de palabre sur le sens des mots. Ça lui apprendra à vouloir vouvoyer, tient ! Elle s'en était même voulue d'avoir d'abord tutoyé Mademoiselle Aubenacre. Mais tutoyer quelqu'un n'empêche pas qu'on lui montre du respect. C'est donc son plus grand et plus sincère sourire que Sybille offre à Eponine.

" Petite ou grande Bélliférienne, , ça ne change pas grand chose pour moi. Si tu veut que je te tutoie, alors je le ferais. Mais dès lors tu seras mon amie et égale !"

Il faudrait pourtant prendre des gants avec un inconnu. Surtout si l'on ne connait pas son rang. Décider ainsi de l'amitié de quelqu'un, ça peut paraître absurde. Mais Sybille n'a qu'une notion vague des convenances. Sa sincérité primera toujours sur les simagrées. Au final, hormis l'année d'étude qui les séparait, le rang des deux enfants s'équivalait. Une fois ceci réalisé, Sybille baissa sa garde. Il était toujours hors de question de vexer la personne en face d'elle. Mais au moins, elle ne risquerait plus la choquée par son langage familier.
Malgré les apparences calmes de cette discussion, quelque chose chiffonnait Sybille. Le bruit d'un tambour. Ces instruments qui résonnent sur des peaux de bêtes, et au son desquels les Hommes chantent et dansent. Celui que Sybille entendait maintenant avait un rythme rapide et saccadé. Il était petit, ce tambour. Frêle, même. Sa peau était frappée par un tout petit cœur mit à rude épreuve.

"Oui, je viens de l'Académie ! Et Sybille, toujours assise, souriait avec plus de sincérité encore. " Mais ne soit pas aussi angoissée. Vraiment, il n'y a pas de quoi l'être."

Roulement de tambour. Chaque fois que Sybille parlait, les percussions faisaient un bond plus fort. Pauvre Mademoiselle Aubenacre. Si une discussion en plein air la stressait autant, qu'allait-il advenir d'elle à l'Académie ?!
Elle s'inquiéta soudain pour l'avenir de l'enfant. Ce devait être aux aînés de guider les plus jeunes. Mais, pour une fois, Sybille se senti bien faible. Elle s'était perdue et allait devoir demander son chemin à quelqu'un. Pire encore, elle ne pourrait certainement jamais guider Eponine dans les couloirs de l'Académie. À ces pensées la cielsombroise perdit son sourire. Personne n'avait jamais dépendu d'elle. Être l'étoile qui guide n'a jamais été son rôle. Mais elle dut se forcer à paraître sereine bien vite pour ne pas inquiéter sa nouvelle amie. Sybille, en se relevant pour la seconde fois dans l'heure , toujours face à Eponine, s'inclina bien bas. La tête vers le sol, elle dit d'une voix franche;

" Merci d'avoir été sincère avec moi !" Puis elle se releva en tendant sa main vers l'odeur de sucre et de levure. " Faisons un marché . Je réponds à toutes tes questions, et tu me mènes jusqu'à l'Académie . D'accords ?"

Et voilà une façon de ne se sentir redevable en rien. Et peut-être qu'un cadre aiderait Eponine à se sentir plus sereine. Sybille comptait bien tout faire pour aider sa nouvelle amie à se sentir mieux. Comme dédramatiser la situation, tient ! Et pour ça, rien de mieux que de lier l'utile à l'apprentissage. L'Herboriste rejoignit le bord de la route. Une fois les deux pieds dans l'herbe son regard se perdit à nouveau dans le néant. Non pas qu'elle y voyait moins qu'avant. Elle ne voit rien de base. Mais j'entends par là qu'elle ne cherchait absolument plus à suivre son interlocutrice des yeux. Sans l'ignorer pour autant la jeune fille commença à faire quelques petits pas de souris dans l'herbe. Ses orteils commencèrent à se faire mouiller par la rosée. Elle tombe plus tôt que dans les terres dans cette région. Mais l’humidité apportée par les côtes avait un néanmoins quelques avantages. Au bout d'une vingtaine de secondes de concentration Sybille finit par se pencher et ramasser la feuille d'une petite plante verte. Puis, se tournant à nouveau vers le souffle d'Eponine, elle commença à écraser l'herbe au creux de sa main en y ajoutant un peu de salive.

" Toi qui voulais connaître ce que j'y fais, à l'école, laisse moi t'apprendre un peu à mon sujet. Connais-tu le plantain, Eponine ? ". Appeler l'enfant par son prénom lui fit éprouver une grande joie. Son propre tambour se mit à battre plus fort.

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Message Sujet: Re: Hiboux, genoux dans les choux... Cailloux !   Jeu 8 Juin - 11:04

-Votre.... ton... vous... amie ?

J'écarquille les yeux et je perds mes mots. Une amie ? Je n'en ai jamais eu. Enfin si. J'ai Lena... et cette dame guerrière. Il y a aussi Aubrée et Agathe mais c'est plus mes cousines par alliance. Mais jamais personne ne m'a dit ça. Comme ça. Dès le début.
Une amie.

-Je... jeveuxbienetretonamie...

Ma voix se fait timide. Hésitante. Mais je suis heureuse. J'ai le cœur qui chauffe et un sentiment agréable à l'estomac. Ça veut dire que je suis contente. Flattée aussi. Je ne sais pas si je suis digne de cette amitié mais elle me rend heureuse. J'ai encore du mal à m'habituer à cette vie à Lorgol. Mais il ne m'arrive que des bonnes choses pratiquement. Et c'est une amie de l'Académie ! Je vais pouvoir la revoir quand je viendrai y étudier. J'espère que l'on se verra. Et si j'ai des questions, je pourrai les lui poser ? Je n'ai pas envie de la harceler mais elle a dit qu'on était amie ! Alors du coup... Je la regarde plus attentivement. Elle est belle aussi. Elle n'est pas adulte encore mais elle leur ressemble presque. En plus jeune. Elle pourrait avoir l'âge d'Aubrée ou d'Agathe. Elle a de jolis cheveux.

-Avec plaisir.

J'attrape sa main pour la serrer, scellant notre pacte. C'est la première fois que je scelle un pacte avec une amie ! Bon si je dois compter toutes les premières fois qui vont arriver avec mes amis je n'ai pas fini. Je me place à côté d'elle, juste assez pour qu'elle sente ma présence et commence à marcher doucement vers l'Académie. Maman me disait que ça ne servait à rien de l’agripper pour la tirer vers ce que je voulais lui montrer. Elle me disait qu'elle était pas assistée, juste aveugle et que je n'avais qu'à marcher et qu'elle me suivrait.
Maman, tante Quittou... ce sont les femmes les plus courageuses du monde alors je ne doute pas que mon amie Sybille en fasse aussi partie. C'est comme si, lorsqu'on perd un de nos sens, les autres se développent et nous rend encore plus fort. Au final, elles voient plus de choses que nous sauf qu'elles, elles n'ont même pas besoin de leurs yeux. Après... après ne plus pouvoir voir les couleurs du ciel quand le soleil se lève... C'est ce qui me manquerait le plus. Et je sais que, puisque maman et tante Quittou sont comme ça, ça pourrait m'arriver aussi.

-Non, je ne connais pas le plantain, made... Sybille.

Entendre mon prénom dans sa bouche manque de me faire sauter sur place. Et dire le sien, encore plus. Ça ne m'empêche pas de rougir de plaisir alors que j'ai l'impression que mon cœur va exploser. J'ai dû mal à réaliser que je raccompagne une amie à l'Académie et qu'elle m'apprend des choses sur ce qu'elle connaît. Est-ce que je vais étudier ça à l'Académie ? Tante Quittou m'a dit qu'on avait des classes spé-cia-li-sées. Que les mages étaient avec les mages et les savants avec les savants. Mais les mages ne sont pas des savants dans leur domaine ? Et les savants c'est pas « magiques » leur connaissance ? Et si on mélange tout, ça fait quoi ? Je sais bien que les savants n'aiment pas les mages et inversement. Que la magie est maintenant interdite et bannie en Ibélène. C'est pour ça que j'ai fui Bellifère d'ailleurs. Mais je trouve ça dommage. Pourquoi tout Arven ne peut-il pas être comme Lorgol ? Un lieu où tout le monde est libre de faire ce qu'il veut ? Je préfère penser ça parce que si je pense différemment, alors ça veut dire que je suis mal aimée par ma terre natale elle-même et tout Ibélène. Et ça, je trouve ça vraiment trop triste.
Alors je préfère écouter Sybille me parler du plantain, en la raccompagnant vers l'Académie, alors que le soleil continue de se coucher tout aussi doucement, pour nous abreuver de ses rayons. Après tout, le soleil et la lune veillent sur tout Arven, sans différencier les peuples, les magies ou les savoirs.

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Message Sujet: Re: Hiboux, genoux dans les choux... Cailloux !   Ven 9 Juin - 1:48

Guerroyons avec cette feuille de plantain ! Sybille cracha une seconde fois au creux de sa main. Puis elle finit d'écraser l'herbe sur sa paume. Un jus en sorti. Alors l'herboriste mit un genou à terre et découvrit son second. Enfin, elle essuya sa main sur la plaie qu'elle s'était faite tantôt.

"Ah, voilà qui est mieux. En plus de rafraîchir, le jus de plantain arrête le sang de couler, et nettoie les plaies !" Puis Sybille prit une autre feuille intacte, la lécha et la posa directement sur sa plaie. " Ça fait de bons pansements aussi. Si quelque chose te pique tu peux faire de la même façon. Et le plantain se trouve absolument partout... "

Il lui fallu un petit effort néanmoins pour se remettre sur ses deux pattes. Son coude, sa jambe, son épaule et sa hanche lui faisaient un peu mal. C'est qu'elle s'était cognée en roulant, la bougresse! Mais elle essaya de ne rien faire paraître. Il fallait qu'elle se montre forte. La poigne d'Eponine, l’écho de son cœur ainsi que sa voix trahissaient son âge. C'était une enfant. Et les grands doivent montrer l'exemple. À cette pensée Sybille rougit de s'être montrée aussi dévêtue. Montrer son genoux, ça avait été plutôt malpoli. Tout en devenant pivoine, gênée, l'adolescente remis bien en place tous ses atouts. Elle s'assura que ses chevilles étaient bien couvertes par sa robe ainsi que ses épaules. Vite, changeons de sujet !

Et donc, tu vas étudier à l'Académie ? Science, ou magie ?"

Tout en se rapprochant de la rouquine Sybille lui emboîta le pas. Elles commencèrent ainsi à marcher. Le chemin devait être le bon, car il arriva à Sybille de caresser du pied l'une des marques qu'elle avait faites à l'aller. Sa confiance avait été justifiée. Son instinct ne l'avait pas trahi. Mais ce sentiment de sérénité ne lui colla pas à la peau longtemps. L'Adolescente fut frappée de plein fouet par de l'inquiétude. Une parole venait de lui revenir à l'esprit. Ses traits se froncèrent. Ses muscles se raidirent. L'arrêt de la marche fut instantané. Sa voix inquiète et rapide.

Eh ! Tu n'es pas d'ici, et pas depuis là longtemps. Où vas tu rentrer ?! Sybille ne fit même pas semblant d'avoir du tact, ni d'y mettre les formes. Elle était même très intrusive. Mais aucune convenance ne mit de frein à sa pensée.

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Message Sujet: Re: Hiboux, genoux dans les choux... Cailloux !   Dim 11 Juin - 20:28

Je la regarde faire avec attention, fascinée par sa maîtrise. J'ai déjà vu maman agir de la sorte avec des herbes, parfois. C'est incroyable tout ce qu'elle est capable de faire, maman. J'ai la sensation que Sybille c'est un peu pareil. J'enregistre ce qu'elle me dit dans un coin de mon esprit. De toute façon, je ne sais pas écrire, je ne risque pas de faire autrement. Mais j'ai une bonne mémoire. Je retiendrai, je le sais.
J’aperçois son visage rosir alors qu'elle se relève et recouvre son genou découvert. Moi aussi je me mets à rougir alors. Je pense qu'elle est gênée que je l'ai vu ainsi, je peux comprendre. D'où je viens, en Bellifère, les femmes ne montrent jamais leur peau en société. On a des longues robes qui descendent jusqu'au sol et l'été les bras peuvent être découverts mais sinon c'est tout couvert de partout. Je détourne alors le regard, totalement paniquée de l'avoir ainsi gênée, me concentrant sur autre chose. Je n'ai rien vu, je le jure ! Je regardais juste son pansement de plantain. La voix de Sybille me fait alors sursauter et je me tourne d'un coup vers elle, paniquée :

-Désolée ! dis-je d'un ton précipité, sans réfléchir.

C'est fou ce que je peux parler sans réfléchir. Sa question remonte alors et j'essaye de calmer les battements de mon cœur.

-Ma... magie... je vais étudier la magie.

Je n'y crois même pas quand je le dis. C'est tellement nouveau que j'ai dû mal à me rendre compte que je vais vraiment étudier la magie. A l'Académie. Je vais étudier la magie. D'hivers. C'est trop bizarre décidément.
Je suis sur le point d'approfondir la question lorsqu'elle m'interromps avant que j'ai eu le temps d'ouvrir la bouche.

-Oh ! Je dors dans la Ville Basse, à la Taverne de la Rose. Ca peut paraître loin mais je voulais me promener par là. La ville c'est bien mais y a vraiment beaucoup de monde. La campagne me manque. Je voulais revoir les arbres et entendre les oiseaux. Même si la ville c'est intéressant aussi, mais...

Je m'interromps encore cette fois, consciente de beaucoup trop parler. Encore une fois, je me suis lancée dans des explications qu'elle ne m'a pas demandé. Et je ne veux pas ennuyer ma nouvelle amie – c'est encore plus bizarre de dire ça – avec mes histoires. Je reste un moment alors, plongée dans le silence, redescendant vers l'Académie, avant d'enchaîner.

-On étudie de tout à l'Académie... comment tu as su ce que tu voulais faire, toi ?

Je n'ai que onze ans. C'est vrai, c'est peu. Mais il y en a qui savent très bien ce qu'ils veulent faire à onze ans. Moi j'en ai aucune idée. Je sais que je veux devenir forte pour délivrer maman et tonton Gédéon. Mais après ? Je chevaucherai des dragons comme tante Quittou ? Je deviendrai pirate comme tonton Géralt ? Je sais que je guérirai les gens. Mais peut-être que je découvrirai autre chose qui me plaira plus ? J'ai encore du temps, c'est ce qu'on me dit. En tout cas, une chose est sûre : je veux me rendre utile.

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Message Sujet: Re: Hiboux, genoux dans les choux... Cailloux !   Lun 19 Juin - 2:07

Juste rassurée par l'efficacité du changement de sujet les joues de Sybilles retrouvèrent leur couleur roses d'ordinaire. Elle prit à nouveau le temps d'analyser les réponses de sa nouvelle amie. Une étudiante en magie. Ses yeux s'étaient mis à briller. L'herboriste n'en avait jamais vraiment côtoyé d'aussi près. Avant l'Académie elle n'avait même jamais été confrontée à ce genre de pouvoir. Elle en avait connaissance, contes et légendes aidant. Lors des festivals à Bourg-Caravelle on racontait que des magiciens venaient divertir les gens. Tous ces trucs magiques intriguaient vraiment l'étudiante. Le roulement de tambour à côté d'elle s'était emballé et la voix fluette s'était mise à bégayer. Alors l'adolescente n'insista pas de peur de gêner l'enfant ou de paraître trop intrusive. Et de toute façon elle avait interrompu le sujet avec sa question inquiète sur l’hébergement de l'enfant.


" Oh ! Je dors dans la Ville Basse, à la Taverne de la Rose. [...]"

Ouf ! Son palpitant se calma. Le soir avait beau tomber, la petite savait où rentrer. C'était une bonne nouvelle. Les tavernes sont toujours de chouettes lieux remplis de vie. Leurs dirigeants sont forcément des gens aimables, et elle était toujours assurée d'avoir un lit et des repas frais. Mais Sybille avait néanmoins un plan en tête. Si cette dénommée "Taverne de la Rose" se trouvait à la ville basse alors elle l'y ramènerait. Son plan était déjà bien ficelé et une fois à Lorgol l'enfant n'aurait d'autre choix que de s'y faire escorter. Un instinct de grande sœur commençait à habiter Sybille. Cette sœur qu'elle n'avait jamais eu l'occasion d'être pour quiconque. Intéressant et angoissant à la fois, comme sentiment. Mais ça lui apporta une grande joie. Sa démarche pour rentrer à Lorgol se fit plus enjouée encore. Une amie et une sœur ! C'était vraiment une rencontre formidable !

Il y eut un court silence durant leur voyage. Mais Eponine le remplit vite de sa délicatesse et du sucré de sa voix. Et cela flatta énormément Sybille. Qu'on s’intéresse ainsi à elle la gênait bien sûre. Mais une nouvelle conversation entre amie, voilà tout ce dont elle rêvait depuis le début de ses études.

" J'étudie pour la même raison que tu es venue te promener. La ville est intéressante, mais les oiseaux et les arbres le sont plus encore pour moi. Quand je vois les merveilles que les plantes peuvent faire !! J'ai eu envie de toutes les connaître et de pouvoir les utiliser à leur plein potentiel."

Et sa voix s'enjoua encore alors qu'elle continua son explication. C'était un sujet dont Sybille ne se lassait pas de parler. La cielsombroise n'allait cependant pas aborder le sujet des herbes récréatives devant une enfant.  Si peu de gens s'intéressaient d'ordinaire à" l'herbe" et au "gazon" que lorsque quelqu'un venait à en parler l'herboriste ne pouvait laisser passer sa chance.

" Mon père est alchimiste et il est capable de soigner les gens en mélangeant un tas de produits ensemble ! Les voisins me remercient encore après plusieurs années pour les remèdes de ma mère. Les plantes ne coûtent presque rien et on pourrait soigner tellement de gens avec... "

Parler ainsi d'elle même finit néanmoins par la gêner. Il ne fallait pas qu'elle soit égoïste et un autre sujet lui brûlait la langue. Marcher ainsi en bavardant comblait la jeune fille. C'était un moment merveilleux qu'accompagnait le chant des oiseaux du soir et certainement un magnifique couché de soleil orangé.

" Et toi, qu'est-ce que tu veux étudier à l'Académie ? Tu es comme certains magiciens qui peuvent faire du feu, par exemple ? Ça me fascine, même si j'ai beaucoup de mal à comprendre "ça" ..."

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