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 Curiosité d'un instant

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Les Chevaucheurs
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Message Sujet: Curiosité d'un instant   Dim 21 Mai - 11:00


Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
Armandine de Faërie & Ayana Ailauvent

Curiosité d'un instant

Ou comment rencontrer une princesse et parler de dragon



• Date : 22 mars 1002
• Météo : Ensoleillé
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Ayana vole vers Alfaë suite à quelques découvertes sur l'endroit où pourrait être son frère. Elle va rencontre Armandine alors qu'elle attend son contact.
• Recensement :
Code:
• [b]22 mars 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2167-curiosite-d-un-instant#65951]Curiosité d'un instant[/url] - [i]Armandine de Faërie & Ayana Ailauvent[/i]
Ayana vole vers Alfaë suite à quelques découvertes sur l'endroit où pourrait être son frère. Elle va rencontre Armandine alors qu'elle attend son contact.


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Dernière édition par Ayana Ailauvent le Jeu 1 Juin - 15:53, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Curiosité d'un instant   Dim 21 Mai - 11:06

Cibella... Je ne me suis encore jamais rendu là-bas, je dois bien l'admettre, pas par manque de temps, au fond, je crois que je pourrais passer pas mal de temps en vol avec Foudre sans ressentir la moindre fatigue, mais ce qui m'amène cette fois-ci, c'est plutôt une mission. Quelqu'un à voir, quelque chose à donner, enfin une piste à suivre je dirais. Voilà plusieurs jours que j'ai reçu une lettre m'indiquant qu'on avait peut-être retrouver mon frère, en Cibella. Je dois bien avouer que je me demande ce qu'il irait faire là-bas, mais au fond, ça n'a pas d'importance. J'ai besoin de savoir si la rumeur est vrai, j'ai besoin de lui parler, de savoir, de l'incendier si la réponse ne me plaît pas. J'aimerais lui présenter Foudre et Bandit quitte à ce qu'il me haïsse une bonne fois pour toute. J'aimerais juste comprendre sa décision. Je sais bien que perdre ses rêves n'a rien de simple, mais sa réaction est proprement disproportionné. J'ai donc demandé un congé, de quelques jours, pour partir à sa recherche. J'ai expliqué à mon Capitaine les raisons de cette demande, il a accepté et m'a confié une mission entre temps. Au moins, j'ai l'impression de servir un minimum les intérêts de tous et pas seulement les miens. Il m'a fallu plusieurs jours pour me décider à lui demander, parce que je trouvais cela parfaitement déplacé et amputé le vol d'un membre n'était pas l'idée du siècle. Ce que t'es peureuse sérieux ! Parce que tu aurais fais mieux toi peut-être ? Je suis un esprit libre, indompté.... Et totalement sous la coupe des décisions de la Reine de ton vol... C'est moi la Reine du vol.... Ouais dans tes rêves ! Elle grommelle et commence à virer sur le côté jusqu'à tourner sur elle-même comme une folle dingue. Ce n'est pas la première fois qu'elle me fait ça et je dois bien admettre que ça me fait toujours sourire de la voir essayer de me désarçonné gentiment de cette façon. Je suis contente de mettre des caleçons sous mes robes pour éviter que tout le monde ne puisse voir quoi que ce soit. Par contre Bandit tiens moins le choc. C'est pas fini ces jeux puérile bon sang. Je souris et j'entends le rire mentale de Foudre qui s'élève jusqu'à ce qu'elle reprenne son vol correctement. Loué soit Lévor, j'ai bien cru que j'allais mourir.

« Quelle équipe je vous jure. »


Je me marre toute seule sur le dos d'un dragon. Bientôt on pourrait me croire folle, mais je vous assure que quad ces deux-là se mettent à s'engueuler, c'est franchement épuisant, parce que bien évidemment, il me font tout partager, pour que je sois leur arbitre. Je vous raconte pas l'enfer parfois, ça me file des migraines à force de les entendre. Si t'es pas contente tu peux toujours nous le dire hein, on te dira plus rien. Oh cessez vos enfantillages, on est bientôt arrivé. Je commençais à entrapercevoir Alfaë de loin encore, c'était juste un peu flou, ce qui voulait dire que bientôt retour sur terre pour essayer de quémander des informations. Plusieurs battement d'aile plus tard, Foudre fini par se poser, la belette saute rapidement à terre et se roule dans l'herbe comme si elle venait de passer le pire moment de sa vie. Je peux abréger tes souffrances si tu veux. Foudre baisse la tête et montre ses crocs bien aiguiser. Bon sang vous deux, y'a t-il un jour où vous allez vous entendre ? Mais c'est tellement plus drôle comme ça. Ouais totalement hilarant …. Je secoue la tête et soupire. Leur demandant de m'attendre ici. Bandit se juche sur la tête de Foudre qui se pose tranquillement et attend patiemment. Je dois d'abord aller déposer mon paquet. J'entre donc dans Alfaë, cherchant l'endroit qu'on m'a indiqué. Il me faut plusieurs minutes pour enfin trouver. Sérieusement, je ne pensais pas que ce serait autant la galère. Je dépose mon paquet, demande le reçu pour mon Capitaine et repars comme je suis venu. Je ne suis pas certaine d'avoir envie d'aller directement chercher les informations concernant mon frère. Après tout, je ne sais même pas si le jeu en vaut la chandelle. Et tu crois que c'est en ne le sachant pas que ça va aller mieux ? Je sais Foudre, mais... Je n'en sais rien et si au final ce n'était qu'un coup dans l'eau ? Alors on reprendra les recherches, y'a bien un moment où on le trouvera ne t'en fais pas. Elle a raison, je le sais, mais chaque coup dans l'eau me mine un peu plus le moral. Je secoue la tête, sors le dessin qu'on m'a fait des lieu et demande aux différents passant. Heureusement, plusieurs minutes plus tard j'arrive à destination. Je toque à la grande porte quand une voix s'élève derrière moi.

« Vous voulez voir le maître ? »
« Oui, je suis Ayana Ailauvent. On a rendez-vous en quelque sorte. »

Il plante son regard dans le mien, descend lentement le long de mon corps. Il imagine quoi ? Que j'ai des armes planqué dans ma robe ? Peut-être qu'il n'a pas tord après tout.

« Si vous avez votre dragon, attendez près de lui, il vous rejoindra. »
« Très bien. Bonne journée. »


Autant rester poli. Il me faut de nouveau plusieurs minutes pour retrouver le chemin de l'endroit où j'ai laisser foudre et Bandit. Le petit chenapan me saute dessus et s'enroule autour de mon cou comme il le fait d'habitude. Tu crois que c'était une bonne idée ? Je n'en sais rien on a plus qu'à attendre maintenant. Ouais attendre... J'espère qu'au moins ça en vaut le coup.

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Message Sujet: Re: Curiosité d'un instant   Lun 22 Mai - 23:07

On me trouvait régulièrement depuis le début de ce mois de mars souvent par monts et par vaux aux alentours du palais. Besoin de réfléchir, de s'évader, récupérer cette communion avec la nature. Fille de noble n'est pas incompatible et princesse de Faërie, mage de sang n'est pour moi jusque là pas incompatible avec ce besoin irrépressible de prendre l'air. J'aspirais à devenir celle que mon père voulait que je sois mais je ne pouvais trahir ma personnalité profonde tournée vers les petites gens et les sujets du royaume. La semaine dernière déjà j'ai fait cette rencontre avec une jeune mage Colombe, j'en étais sortie grandie.

Aujourd'hui j'ai décidé de m'aventurer au delà des murs de la ville, le temps s'y prêtait par ailleurs. Je souhaitais approcher un dragon ; cela faisait longtemps que je n'avais pu m'en approcher. Inconscience de mon rang, mon père m'avait alloué un deuxième garde au vu du projet que je lui expose. Les gardes du Palais allaient vraiment finir par me maudire prochainement... si mon frère ne sortait guère de ses appartements pour ma part je n'avais de cesse de m'aventurer bien au delà de mon carcan de sécurité.

Je marche depuis un moment, je me retrouve même en dehors de la ville quand je le vois atterrir à peine plus loin un dragon de couleur grenat. Magnifique, mes yeux d'enfants écarquillés ont envie de s'approcher subrepticement mais les paroles des gardes m'enjoignent de rester à l'écart. Soupir lourd de sens. La jeune femme qui en est descendue ne semble pourtant pas au prime abord d'un naturel agressif.

Je reste le regard posé sur l'animal attendant sa chevaucheuse sans un mouvement. Je me risque à jeter un regard à mes deux chaperons avant de leur dire finalement « quand la gente dame reviendra, je vous préviens je m'en approcherai, cela fait bien longtemps que je n'ai pas approché un dragon... » puis les fustigeant du regard « vous n'oseriez quand même pas refuser une telle demande de la princesse de Faërie non ? ».

Absorbée dans mon discours à l'égard des deux hommes je ne remarque pas le retour de la jeune chevaucheuse. C'est sa voix qui provoqua mon sursaut et mon regard vers l'attroupement qu'elle faisait avec sa monture.

Déjà je me rapproche sans un bruit, la robe glissant sans un bruit sur le sol, un sourire s'empare de mes lèvres au fur et à mesure que la distance diminue entre l'inconnue et moi-même. Plus je me rapproche plus je vois cette petite masse présente sur son épaule, une belette si je ne m'abuse ?

Je suis désormais à moins de 5 m d'elle, elle m'a forcément perçue, les gardes sont non loin, prêts à intervenir au cas où et je m'adresse poliment à celle qui a aiguisé ma curiosité alors que mes yeux se noient dans le regard du dragon qui se trouve à proximité d'elle « madame, bonjour, vous semblez être perdue ? Vous attendez quelqu'un ? Votre dragon est juste splendide, je tenais à vous le dire... cela fait bien longtemps que je n'en ai pas vu un de telle prestance ».

Je détourne mon regard pour le planter dans celui de la chevaucheuse ; suffisamment loin ou proche pour percevoir qui je suis, encore faudrait-il qu'elle me reconnaisse... mais qui donc à 100 m à la ronde pourrait avoir deux gardes comme dame de compagnie ?

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Message Sujet: Re: Curiosité d'un instant   Jeu 1 Juin - 15:53

Je me sens étrangement méfiante, comme si tout pouvait me tomber dessus d’un instant à l’autre. Je reste braqué sur l’idée que c’est un piège alors que ce n’est peut-être pas le cas. J’ai l’impression d’être acculée, de ne pouvoir revenir en arrière et je me sens étrangement sur les nerfs. Foudre, qui d’habitude est l’excité, tente de juguler mon énervement, mais rien n’y fait. J’ai réfléchis, tout le long du retour, et j’en suis arrivée à une conclusion évidente. Si mon frère voulait que je le retrouve, il me donnerait un signe non ? Alors pourquoi est-ce que je m’ennuie à aller contre sa volonté ? Pourquoi est-ce que je ne fais pas comme toute ma famille : faire comme s’il n’avait jamais existé. Probablement parce qu’il s’agit de mon frère et que je ne peux pas me permettre ce genre de chose. J’ai besoin de comprendre, un simple rêve brisé ne peut pas l’avoir changé comme ça, surtout que devenir Chevaucheur n’était pas la seule chose dont il rêvait. Je m’appuie en douceur sur la tête de Foudre que me pousse doucement à lui caresser les écailles. Mon dieu qu’est-ce que je fais sans elle. Tu serais probablement perdu. Je n’en doute pas une seconde. Je ris mentalement alors que je me délecte de la froideur de ses écailles.

J’aime bien passé ma main sur sa tête, j’aime bien prendre soin d’elle, elle est une partie de moi que je ne regrette aucunement et qui me manquerait trop. Je suis perdue dans mes pensées quand je sens que quelqu’un arrive. J’interroge Foudre, mais c’est Bandit qui me répond. Une jeune femme approche. Ses intentions ne sont pas mauvaises, mais elle est entourée de deux gardes. Deux gardes ? T’es sérieuse ? Elle n’a pas le temps de me répondre que la jeune femme m’accoste. Je me tourne tranquillement, les gardes sont sur le qui vive et je comprends pourquoi au finale. Je n’en ai entendu que vaguement parlé, enfin vaguement c’est peu dire, mais je ne pourrais me méprendre sur la personne qui s’approche de moi. Je m’incline donc avec déférence, on m’a bien appris et puis si je commence à faire n’importe quoi, j’imagine qu’Outrevent sera encore vu de travers.

« Dame Armandine de Faërie. C’est un honneur de vous rencontrer. »


Je n’ai pas le temps de dire quoi que ce soit d’autre que Foudre se tourne et baisse la tête vers la princesse. Je me nomme Foudre, ravie de vous rencontrer. Toujours bien élevé. Je reprends doucement la parole.

« Et je vous présente Bandit mon familier. »

La belette sort la tête et la penche sur le côté en regardant la jeune femme. Ce qu’elle est belle. Je souris doucement.

« Il vous trouve très belle. »


Je n’ai rien de sauvage et je ne me permettrais pas de lui faire du mal, cependant, je fais bien attention à mes gestes pour ne pas que les gardes croient que j’ai l’intention d’être violente. On ne sait jamais ce qu’il peut arriver et avec la guerre, tout ça. Franchement, autant éviter tout quiproquo possible. Je m’en voudrais de mettre mon duc dans une mauvaise posture, parce qu’on aurait mal interprété l’un de mes gestes.

« Je vous remercie pour votre sollicitude, mais je ne suis pas perdue. J’attends quelqu’un qui doit me donner des informations, mais il semble ne pas être pressé d’arriver. »

Je souris de nouveau. Et je vous Foudre se relever pour se faire aussi belle que jamais. Un rire s’échappe de ma gorge avant que je ne me reprenne.

« Veuillez me pardonnez, mais vous savez les dragons sont un peu vaniteux. Et maintenant, elle essaye de vous montrer à quel point elle est belle. »

Je souris doucement alors que je me prends un léger coup de tête.

« Vous aimez les dragons ? »

J’imagine que oui, mais bon, autant l’entendre de sa bouche.

Désolé:
 

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Message Sujet: Re: Curiosité d'un instant   Ven 2 Juin - 9:33

Pour une rencontre hasardeuse, celle-ci ne pouvait pas mieux tomber. Un dragon, sa chevaucheuse ; je me complais d’être tombée sur eux. Pour sûr qu’ils m’ont vu arriver escortée des deux gardes mais ils ne semblent pas inquiets ni effrayés, après tout que pourrais-je le faire ; mon seul mal est ma curiosité… trouver des alliés, apprendre à connaître ce monde et me faire ma place qui est la mienne ; toute obéissante à mon devoir, je ne peux m’empêcher d’avoir de l’ambition ; unie fort probablement à un duc, un marquis ou toute autre personne je n’en resterai pas moins moi-même avec la volonté farouche de rétablir la force de Faërie et les mages du sang

Les rencontres en Faërie sont pour le moins bénéfiques pour ma part ; je ne la connais pas cette chevaucheuse, elle ne doit pas être de la caserne que je visite régulièrement, ou peut-être est-ce une nouvelle que je n’ai point  eu loisir à rencontrer jusqu’à présent ? Quoiqu’il en soit elle est bien respectueuse, me saluant comme il se doit.

Je souris à son salut, inclinant la tête en signe de reconnaissance. Je n’ai point le temps de lui répondre que déjà le dragon se présente. Un sourire s’empare de mes lèvres et mes yeux se perdent dans l’admiration de la créature volante « enchantée Foudre » lui dis-je simplement. Je ne peux pas l’approcher, cette magie qui est la mienne me l’interdit… je le regarde et le touche simplement avec mon regard s’abandonnant à l’admiration de l’être qui se trouve derrière la chevaucheuse qui me présente par la suite sa belette.

Je réponds à son salut et ses présentation sobrement « c’est tout un honneur pour moi de vous rencontrer, vous semblez nouvelle dans le coin si je ne m’abuse ? je ne vous ai pour ainsi dire jamais vu à la caserne de la flamme si vous êtes affectée là-bas du moins ? ou vous provenez d’une autre zone ? ».

Durant mes diverses visites protocolaires, j’ai rencontré maints chevaucheurs et chevaucheuses ; ce que j’aurais aimé être durant mon enfance. Mais la naissance de cette magie en avait décidé tout autrement tout comme mon aspiration à un trône. Mon combat et mon aspiration est de faire régner, tout comme mon père, les mages du sang ; nous avons été trop las de nous cacher des années durant ; j’aspire à maîtriser toujours plus cette magie si longtemps honnie, qui l’est encore de quelques irrémédiables ; certains se cachent encore et peut être seront-ce ceux-là même qui m’aideront à me perfectionner.

Mes pensées dérivent pendant les explications de l’inconnue et je suis ramenée au moment présent lorsqu’elle évoque une visite attendue « reconnaissez que cette attente peut être bénéfique puisque nous avons pu nous rencontrer » puis poursuivant « j’en conclue donc que comme je le disais, vous n’êtes point du secteur ? Si toutefois je peux vous aider dans votre quête hésitez pas, jeune dame ».

La remarque suivante provoque un petit rire de ma personne « je m’excuse, il faut dire que oui je suis une fervente admiratrice de ces créatures volantes ; j’ai toujours aspiré, étant petite, à devenir comme vous, une chevaucheuse mais l’avenir et ma magie en a décidé bien autrement » hésitante avant de poursuivre « mais la contrariété me rend plus forte ; je respecte les dragons , les chevaucheurs ; je vous admire même non sans mentir… et nous avons autant besoin de chevaucheurs que de nobles pour ce monde»

Mon regard rêveur se pose sur la dragonne de nouveau et je me retourne pour regarder Faërie derrière moi, le palais « mais vous jeune dame qui êtes-vous ? simple chevaucheuse ? magie particulière ? dites m’en plus » ; après tout elle foulait mes terres, j’étais en droit de connaître cette personne…  je la regarde de nouveau fixement, souriante ; mon ton ne se veut pas agressif ; j’ai juste besoin de voir si cette jeune femme pourrait être une alliée… j’en cherche par monts et par vaux, identifier ceux qui défendront la cause des mages du sang y compris dans les rangs des chevaucheurs. Mon père s’allie les ducs, pour ma part je me tourne vers les gens du peuple, les chevaucheurs ; quel est le pouvoir et le règne sans le soutien indicible de ses sujets ? il est moindre….

C'est pas grave:
 

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Message Sujet: Re: Curiosité d'un instant   Jeu 8 Juin - 15:38

Je me sens intimidée, je dois bien l’admettre et surtout pleine de question. Après tout, qui aurait pensé que je tomberais sur la princesse en personne, alors que je ne fais qu’attendre une hypothétique source de renseignement ? Certainement pas moi. Je me demande bien si elle a l’habitude de parler avec les gens de basses classes. Je connais certains noble qui considère les roturier comme des pestiférés, comme si l’argent faisait d’eux des gens meilleurs. Elle, elle est comme qui dirait, simple pour une princesse et c’est d’autant plus impressionnant. Je me rends compte quand elle en fait mention que j’ai complètement oublié de me présenter.

« Mille excuses, je crois en avoir oublié mes manières. Je me nomme Ayana Ailauvent, chevaucheuse pour le duché d’Outrevent dont je suis origine. Nous n’avions aucune chance de nous rencontrer avant. »


Je reste le plus poli que je suis. Pas que je ne le sois pas d’origine. Après tout, je viens du duché de l’honneur, être poli et avoir de bonne manière est ce que nous faisons le mieux. Mais je ne sais pas, elle impose une certaine déférence et pas uniquement à cause de son statut de princesse. C’est un peu comme Liam. Quelque chose en lui me pousse toujours à me montrer excessivement poli, comme si… je ne sais pas l’expliquer, je me sens toujours dans l’obligation de me pencher et de ne surtout pas croiser son regard, probablement parce que je m’imagine ne pas avoir le droit de lui parler d’égal à égal. Après tout, on m’a élevé ainsi, il est compliqué d’outrepasser l’éducation.

« Effectivement, c’est une rencontre pour le moins étrange, je ne m’attendais pas à rencontre la princesse en personne, je dois bien l’admettre. Et oui, je suis d’Outrevent. De souffleciel plus exactement. »

Je souris et reprend doucement.

« Je ne viens que pour des informations concernant mon frère. Ce n’est pas une histoire très intéressante, j’aimerais juste le retrouver pour lui botter le derrière et lui faire entendre raison. Petit problème familiale. »

Ou plutôt immense problème, mais je ne veux pas l’impliquer dans ce qui est la plus grande honte de notre famille, comme ne cesse de me le rappeler mes parents depuis que je suis revenue en Outrevent. À croire qu’ils se fichent totalement de ce qui a pu arriver à Severn et qu’il ne veulent rien savoir de plus. Moi, j’ai besoin de savoir, j’ai besoin de le voir, de discuter avec lui. Peut-être de lui remettre les idées en place et surtout j’aimerais tellement lui présenter Foudre. Je sais qu’elle est fâché contre lui, même sans l’avoir rencontré, parce qu’elle sait très bien qu’à chaque fois que j’écris une lettre, je me sens blessé de ne pouvoir lui envoyer, et de ne pas l’avoir vu depuis tellement déjà. Je reviens sur terre et finalement lui demande si elle aime les dragons. Question idiote, je me doute qu’elle ne se serait pas approché de nous si elle n’avait pas envie d’être proche d’un dragon n’est-ce pas ? Je souris cependant à sa réponse, qui m’illumine un peu la journée. Comme quoi, on a la classe, moi je te le dis. je secoue la tête. Mon dieu cette dragonne, elle me fera toujours mourir de rire devant son côté m’as-tu vu.

« C’est réconfortant d’entendre cela je dois bien l’admettre. De voir que vous vous souciez de tout le monde, même du bas peuple. En toute franchise si vous me le permettez, je dois bien admettre que parfois, certains noble mériterait une bonne correction pour penser que les autres lui sont toujours inférieur parce qu’ils possèdent des fortunes que d’autre n’ont pas. Je parle probablement de chose que je ne devrais pas. Mais c’est aussi grâce à des personnes comme vous, que je me dis que j’ai bien fais de mettre ma vie au service de Faërie et que je serais heureuse de mourir pour elle, si cela était nécessaire. »

Après tout, je préfère être honnête. Les nobles, je n’en vois pas beaucoup qui s’inquiètent de ceux qui les protègent.

« Je trouve par contre cela dommage que vous n’ayez pu poursuivre vos rêves. Mais suis heureuse de voir que vous avez su rebondir et devenir plus forte. C’est un atout non négligeable, quand on doit affronter pas mal de monde. J’imagine que votre monde est tout autant parsemé d’embûche que le mien. »

Être de la royauté ne lui offrait certainement pas que des avantages. Et puis finalement elle reprend la parole et je souris à ses questions.

« Simple chevaucheuse. Le terme dit déjà énormément de chose. »


Eh ouais, on a la classe ou on l’a pas. Je secoue la tête aux paroles de Foudre. Nulle besoin de son avis pour savoir ce qu’elle pense la dragonne.

« Être chevaucheur est déjà un travail à plein temps et aussi un parfait honneur. Mais je suis aussi mage de l’automne, mais ma magie n’a rien de particulier. Je manipule les illusions. Il paraît que je me débrouille plutôt bien et que j’ai un don. Je n’y crois pas de trop, mais je suis contente que ma magie soit en accord avec l’endroit où je suis née. »

Le vent, je crois que je ne cesserais jamais d’y être associée.

« En dehors de ça, je suis quelqu’un de totalement banal. Pas de fiancé, une famille de roturier qui vivent de leur talent et un frère disparu depuis des années maintenant. J’ai deux amies chevaucheuse particulièrement vives qui m’apprennent à me comporter comme quelqu’un de normale. Je suis trop rigide paraît-il. En dehors de ça. Il n’y a rien d’autre. »

Je souris doucement et reprend alors tranquillement.

« Et vous alors ? Qui se cache réellement derrière la princesse ? »

Après tout, beaucoup ne voit que son statut et elle m’a déjà exposé son goût pour les dragons. J’imagine qu’il y a bien plus qu’une couronne qui la définit, j’aimerais bien en apprendre plus sur la princesse de Faërie.

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Message Sujet: Re: Curiosité d'un instant   Dim 11 Juin - 21:10

Mon regard s 'est perdu encore une fois envers la dragonne, il faut le reconnaître elles sont ma faiblesse, ce que jamais je ne pourrai chevaucher... et ce même si je n'étais pas princesse, une telle possibilité était incompatible avec la magie qui m'habite.

Esprit ramené par la présentation de celle se prénommant donc Ayana ; sourire, mots doux pour la rassurer «je ne vous en veux nullement d'avoir omis cette présentation, ne soyez pas empreinte de gêne à mon égard, je ne suis pas de ces nobles qui vous méprisent bien loin de moi cette idée, je suis comme vous; j'ai grandi en gambadant dans les rues de la Rive avec mon frère Antonin et ce même si nous suivions notre éducation de nobles ».

A l'évocation de sa provenance, je ne manque de me souvenir de ce Duc, Liam que j'ai rencontré à l'issue de l'entretien avec mon père. Mes mains se crispent un instant mais je balaye d'un revers d'épaule ce souvenir. Ce n'était pas le moment de lui conter les affaires qui me liaient à mes prétendants divers. Elle n'est point là pour connaître ces détails, elle saura bien ce qu'il en retourne, en temps voulu.

Une phrase d'Ayana eut le mérite de lui accorder toute mon attention. Une recherche, un frère perdu... elle était là pour cette raison à attendre un informateur ? Si elle espère que je ne m'en mêle point, la jeune femme se trompe lourdement. Elle-même semble d'ailleurs curieuse de me connaître, comprendre la personne que je suis réellement. Mais encore faudrait-il que je me connaisse moi-même. Cette volonté perpétuelle de me rapprocher de mes sujets sans qui le pouvoir n'est rien. Il est aisé par la force de se faire valider des ducs ou de marquis mais qu'en est-il du peuple s'il est opprimé ?

La guerre fait rage sur Arven, celle-ci se fait même dans les familles en elles-même qui se déchirent et je ne peux continuer à l'accepter. Pour cette raison, j'aspire à tendre la main aux membres de la famille écarté,

Je construis cette aspiration dans la rencontre de chevaucheurs, nobles, autres personnes qui peuvent m'aider dans mon entreprise ; celui qui aura l'honneur de faire ma cour, après validation de mon père sera rapidement au courant de ce fait. Je ne suis pas née pour me taire mais plutôt pour reconstruire cet empire et trouver la place qui est la mienne. Longtemps incertaine, manquant de confiance je suis désormais déterminée, obéissant à mon devoir que j'accomplis dans le respect de ma volonté farouche

C'est pourquoi après la litanie d'Ayana j'enchaîne à nouveau « ne dites pas simple chevaucheuse, personne n'est simple, on a tout un chacun une personnalité profonde, vouée à servir notre destinée ; ne vous rabaissez pas et soyez vous-même sans honte aucune » puis rebondissant sur sa magie « mage de l'automne, jusqu'à présent je n'en ai guère rencontré, vous me voyez enchantée du coup encore plus de vous rencontrer » mais un sujet sur lequel je voulais revenir me tenait à cœur « qu'en est-il de votre frère et quelle est cette personne que vous aspirez à rencontrer ? Je connais pas mal de monde à Faërie vous savez... mais racontez moi votre histoire avec votre frère, pourquoi êtes vous à sa recherche ?  » mais il faut que je lui explique pourquoi, elle me le demande c'est pourquoi je lui parle simplement « je suis proche des roturiers, des chevaucheurs quels qu'ils soient ; je n'ai de cesse de répéter que le pouvoir n'est rien sans le soutien des sujets ; il est profond le fossé entre la noblesse et les autres mais il ne tient qu'à nous de tendre la main ; la guerre fait rage certes, mais soignons déjà les plaies que l'on a dans notre famille, après on pourra peut être discuter, échanger et reconstruire un monde à notre image ».

Je poursuis, me rapprochant de la dragonne sans pour autant la toucher « j'ai tourné le dos à mes rêves par obligation mais je m'en suis construit des nouveaux, vivre une vie de princesse est loin d'être idyllique, jeux de pouvoir, projets illusoires peut-être, j'essaie de m'entourer de soutien parmi les chevaucheurs eux-mêmes » ; je me tourne vers Ayana « vous survolez les terres, Outrevent duché de l'honneur dirigé par un Duc non enclin aux mages du sang quelle est votre position vous ? En avez vous simplement une ? » je me rapproche d'elle, histoire qu'elle cerne ces prunelles cerclées de rouge «et votre frère, le reconnaitrez vous ? Peut-être pourrai-je vous aider à l'identifier, un simple geste de la main, je pourrai identifier que vous êtes lié sans pour autant toutefois qualifier le stade du lien.. » ; ma voix se fait murmure « je suis une princesse aux multiples facettes comme vous pouvez le voir, aimante, douce, ambitieuse à un point que je tolérerai pas que l'on me mette des bâtons dans les roues, je suis suffisamment obstinée pour cela ».

Mon caractère s'affirme de plus en plus ces derniers temps, est-ce la guerre, les prétendants, les rencontres ? Mon ambition croît également, je nourris de doux rêves mais je sais au fond de moi-même que finalement ceux-ci ne seront réalisables que le jour où je consens à l'union avec un des nobles que mon père me présentera en tant que parti.

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Message Sujet: Re: Curiosité d'un instant   Mar 13 Juin - 12:47

Elle est loin de ce qu’on pourrait attendre d’une princesse. Loin de cet air condescendant que certains usent pour se montrer plus noble que vous. Loin de l’idée qu’on pourrait se faire d’une dame qui a été élevé pour diriger les autres. C’est agréable au final, de se sentir encore étonnée de voir cela. Parfois on me voit comme une vieille femme que plus rien n’intéresse et surtout comme si rien ne me touchait. Il est vrai que je suis passer maître dans l’art de cacher mes sentiments et mes émotions. Par moment, je me demande si ce n’est pas parce que je les décrypte très facilement sur le visage des autres. Mais je pense qu’au fond, il s’agit plutôt d’un moyen de protection. Pour que le monde ne puisse pas savoir à quel point, derrière ce masque se cache quelqu’un de plus faible, quelqu’un dont les sentiments sont parfois violemment ébranlés et qui n’arrive pas toujours à faire la part des choses correctement comme elle le devrait. Au fond, nous cachons tous quelque chose, je ne prétend pas cacher plus que les autres. Je me contente juste d’enfermé la fille émotive que j’ai été durant un temps et me contente d’être, celle, droite et fière, sûre d’elle qu’on s’attend à voir. Celle qui se fichait parfaitement qu’on l’aime ou pas durant ses études. Celle qui n’a toujours vécu et grandis pour faire honneur à ses parents suite à la déception de leur fils. Je me demande parfois si mes parents se rendent compte que si Severn est partie, c’est en partie de leur faute, et en partie de la mienne. Toute cette dynamique familiale est compliqué. Parfois, j’aimerais tellement repartir en arrière. Parfois… Pense encore comme ça et je te colle un coup de tête tellement violent que ça va te remettre les idées en place. Je cligne des yeux face à la violence de ses paroles. Je suis d’accord avec le lézard pour une fois. Alors ça, c’est encore mieux. Mais ils ont raisons, comment je pourrais espéré que ma magie ne se manifeste pas, alors qu’elle m’a fait ce genre de cadeau.

Je me contente donc d’écouter la jeune femme en face de moi qui semble tant aimer les dragons. Elle n’a pas tord sur un point, personne n’est simple, tout le monde cache toujours bien plus de complexité qu’il n’en laisse paraître. J’incline la tête à sa remarque. Je suis heureuse que ma magie lui plaise. Pas qu’elle ne me plaît pas, au contraire, manipuler les illusions me plaît énormément au fond. J’aime être celle que je suis et de toute façon, je ne me vois pas autrement. Je tique cependant, quand elle me demande de parler de mon frère. Mes parents m’ont interdit d’en faire mention, parce qu’il est une insulte à Outrevent, à notre famille. Mais, mes parents ne comprennent pas réellement de quoi il en retourne. Le problème ce n’est pas Severn au fond, mais surtout ce qui s’est passé avec lui quand cela s’est passé. La voix d’Armandine me sort de ma rêverie, de ces moments où Severn et moi étions liés comme les deux doigts d’une même main. Je ne dis rien, ne montre rien, mais j’ai encore plus de respect pour elle que je n’aurais pu l’imaginer. Trop peu sont encore prêt à tendre la main aux moins riches, moins noble pour les aider. Mais je comprends ce qu’elle veut dire. Avant de régler les conflits qui nous opposent les uns les autres, il serait peut-être bon de régler ceux internes qui concerne la famille. Je ne dis toujours rien et la laisse reprendre tranquillement. Elle semble vouloir dire de nombreuses choses et je préfère écouter que parler. Je crois que c’est pour cela qu’on m’apprécie et qu’on me déteste au fond. J’esquisse un sourire quand elle parle de magie du sang, j’avais remarqué, déjà. Si je ne dis rien, je remarque vite les choses, elles m’apparaissent clairement. Je comprends où elle veut en venir et son murmure, est encore plus éloquent. Je finis par reprendre la parole.

« Vous savez, je vous estime plus que vous ne le pensez, vous qui vous inquiétez aussi des roturier, simple gens du peuple qui n’ont rien en richesse si ce n’est leur talent pour la plupart d’entre eux. »

Je reste un instant sans rien dire, mon visage est fermé, je ne montre jamais rien, mais il n’empêche que pour ceux qui arrivent à intégrer le cercle privé de mes amis et des gens que j’estime, mes expressions sont généralement le cadet de leur souci, ils n’ont pas besoin de les voir pour me comprendre.

« Je n’ai aucun grief envers les mage du sang, contrairement à mon Duc. J’ai appris à concevoir avec nombre de personnes, j’ai des parents qui se fichent pas mal de celle que je suis tant que je leur fais honneur. Et j’ai amis totalement folles qui n’hésitent pas à brûlé une partie de forêt Cibellane pour arrêter un voleur… »

Un léger sourire fleurit sur mes lèvres.

« Vous êtes ce que vous êtes. Et je pense au contraire, qu’il serait bon d’apprendre de cette magie, d’apprendre de tout. La connaissance est un savoir inestimable et je pense que chacun d’entre nous est doué de talent particulier, avec lesquels il est bon de composer. Vous savez, ma magie n’était pas la plus indiqué en Outrevent. Quand j’ai été affecté au Duché, je me suis retrouvé à aider mon Duc, braquant les lumières sur ma magie, qui était la même que l’envoûteuse qui désirait s’emparer du trône. Je pense qu’il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis et Liam d’Outrevent et loin d’être idiot. »

Je pense qu’il pourra concevoir avec. S’il m’a fait confiance alors que je venais juste d’arriver et que j’utilisais les mêmes talents que celle qui voulait lui ravir ce qui lui revenait de droit. Je pense qu’en l’écoutant, il pourrait comprendre qu’elle est quelqu’un de bien.

« Pour moi, la magie n’est qu’un outil dont on se sert. Ce n’est pas elle qui fait que quelqu’un est bon ou mauvais. Au contraire. C’est l’usage que les gens en font qui les démarquent les uns des autres. »

Ce n’est que mon avis, mais j’estime qu’il n’y a pas de mauvaise magie. Il n’y a que ce que les gens font avec qui est problématique. Tout dépend de la personne et de son ambition ou de ce qu’elle veut faire. Enfin, c’est ma vision des choses.

« Pour mon frère… C’est compliqué. Disons qu’il rêvait d’être Chevaucheur, mais que son rêve s’est brisé quand il n’a développé aucun don pour la magie. Et que la situation a empiré, quand moi j’ai montré ce don. Nous étions proche au départ, mais tout a changé dés le moment où je me suis su mage. Mes parents n’ont pas aidé non plus, ils ont commencé à toujours être sur mon dos et mon frère pendant ce temps-là … Quoi qu’il en soit, je ne sais pas si je le reconnaîtrais, mais je sais que je veux le revoir. Parfois pour lui coller des coups de poings, d’autre fois pour plonger dans ses bras comme quand j’étais petite, mais surtout pour savoir comment il va. »

J’aimerais tellement le voir de nouveau. Savoir ce qu’il fait maintenant, comment il se débrouille. Il a toujours été doué pour forgé. J’aimerais tellement le revoir.

« En tout cas princesse, peu importe que vous puissiez m’aider. Peu importe la magie qui est la vôtre. Sachez que vous avez une alliée en Outrevent et qu’elle fera tout pour convaincre son Duc de sa vision des choses. »

Si besoin il y a, je n’hésiterais pas à l’aider. Je pense qu’elle mérite largement qu’on l’écoute et qu’on lui laisse l’occasion de montrer de quoi elle est capable.

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Message Sujet: Re: Curiosité d'un instant   Mar 13 Juin - 14:32

Ces rencontres en Faërie que je faisais étaient pour la plupart bénéfiques, dans la majorité du temps. Mais cette jeune femme aiguisait ma curiosité et ce mystère qui l’entoure, son frère a particulièrement aiguisé ma curiosité naturelle. Non pas l’aspect malsain de ce défaut mais plutôt, le bon sens, l’envie de porter assistance à ceux qui le méritent vraiment sans forcément attendre un échange de bon procédé.

Je ne suis pas comme mère, à profiter de la puissance de ce titre pour mépriser les autres ; bien au contraire. Le Destin m’a targuée du titre de princesse j’ai décidé de l’utiliser pour le bon sens et garantir le bien et la paix que ce soit dans ma famille ou celle des autres. J’ai probablement trop parlé à la jeune femme mais je n’ai étrangement nulle crainte envers elle ; me trompe-je seulement ? Je ne l’espère pas, elle semble tellement digne de confiance. Cet instinct alors que je plonge mon regard dans le sien puis dans celui de la dragonne.

Je connais ce lien que ces deux ont ; j’ai remarqué aussi le trouble qui habite la chevaucheuse, une sensation de malaise qui se dissipe peu à peu. Est-ce une de mes paroles, son frère probablement. Encore un de mes défauts mais qui fait ma force, ma franchise ; je ne suis guère partisane de tourner autour du pot durant des décennies quand on peut obtenir l’information sans ambage. Je repense encore à cette entrevue avec Liam d’Outrevent ou celle avec Antonin ; lorsque je souhaite avoir une réponse précise, la question  principale est bien souvent la première que je ne pose. Certains sont peut être mal à l’aise de tant d’audace mais cela me permet bien souvent de profiter de cette sensation de malaise pour faire pencher la discussion dans le sens que je me suis préalablement fixé.

Quand elle me parle de son estime, je hoche la tête simplement ; certains sont surpris, c’est le commun de ceux que je rencontre l’étonnement d’une telle proximité mais ne leur en déplaise, je ne changerai point ma ligne de conduite. Bienheureux mon futur époux ou malheureux de s’enquérir de mes promenades diverses sous bonne garde parmi les gens du peuple. Cette attitude fera partie de ma dot comme pour la plupart des autres traits de mon caractère. Un sourire s’installe sur mes lèvres quant à sa position envers les mages du sang et je murmure « comme quoi toutes les personnes de ce duché ne sont point irrécupérables… je suis heureuse de pouvoir compter sur votre soutien tâchez d’en toucher deux mots à votre Duc si vous en avez l’occasion, je vous rejoins, il est loin d’être stupide et peut-être vous considère-t-il suffisamment pour entendre vos arguments » mais une autre remarque « qui donc s’amuse à incendier la forêt ? je n’ai point eu information d’une telle sottise, avez-vous un nom à me communiquer ? ».

J’aimais cette forêt, la verdure qui caractérisait Faërie et Cibella était telle que je l’assimilais à la simplicité, la communion avec cette nature. Mon attention est attirée par cette magie ; j’avais volontairement tu qu’Antonin était pourvu de la même, peut-être était-ce temps de lui révéler que finalement un mage de l’automne était Prince de Faërie « vous me voyez contrite, Antonin, mon frère est également mage de l’automne mais diseur de vérité pour sa part… prise dans ma contemplation j’en ai omis de le signaler».

Je l’écoute conter les mésaventures de son frère, l’absence de magie ; comment peut on rejeter son fils, lui faire vivre l’enfer sur terre pour cela ? Il a dû suffisamment être rempli de désespoir que de savoir qu’il ne pourrait jamais chevaucher ; c’est le rôle de la famille de le seconder non ? Dépourvu de magie mais probablement d’autres capacités tout aussi intéressantes, certainement. Chacun a un don en ce monde et est à même d’y laisser son nom inscrit dans les rouages du temps, je ne manque pas d’en être persuadée.

Je murmure « c’est bien triste pour votre frère, une famille est là pour seconder, aider pas pour rabaisser et j’imagine bien la pression que vous avez du ressentir sur vos épaules… mais un frère est irremplaçable, je parcourrais le monde entier pour retrouver le mien au péril de ma vie s’il venait à disparaître je ne peux que comprendre votre quête ».

Je souris à sa dernière proposition « vous m’aidez déjà vous le savez » le sourire franc inclinant simplement la tête je lui dis « c’est de cela dont j’ai besoin de l’occupation, l’impression que je peux mettre mon pouvoir au service de ceux qui sont dans le besoin » puis poursuivant « mais à voir comment vous me considérez moi et ma magie si par les échanges avec les chevaucheurs, le duc que vous servez vous pouviez faire passer cette information que la Princesse de Faërie, digne fille de Gustave malgré cette magie honnie compte bien la rétablir en toute légalité ; par ma douceur… je souhaite encore la maîtriser, percevoir ces rouages non perçus jusque-là ; je suis cantonnée à Faërie, peut être que lors de vos aventures vous rencontrerez d’autres mages du sang dites leur que je suis avide d’en savoir encore plus, de la maîtriser encore plus… je ne suis pas méchante ni malhonnête je veux simplement vivre comme tout le monde en Arven sans peur de ces regards que chaque mage de sang rencontre dans les yeux de la plupart des personnes vivant sur cette terre ».


spoiler:
 

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Message Sujet: Re: Curiosité d'un instant   Lun 19 Juin - 13:31

Je parle énormément, moi qui n’aie pas l’habitude d’en dire énormément. Je m’épanche sur des problèmes qui ne devrait concerné personne d’autre que moi. Je ne devrais pas en parler d’ailleurs, si mes parents savaient que je venais de dire que j’avais un frère et qu’il était partie, alors qu’ils faisaient leur possible pour l’oublier, je crois qu’ils me tueraient très probablement. L’honneur, l’honneur, l’honneur. Si on se rendait compte que le fils des Ailauvent avait pris la tangente et qu’il était probablement en train de faire des choses pas claire mon dieu… Personnellement je m’en fiche, même si j’ai envie de lui coller des coups de pieds au cul au frangin, juste pour qu’il se rende compte de sa stupidité et qu’on puisse repartir sur de bonne base. Pour moi, il restera toujours mon frère, tant qu’il ne tue personne, tant qu’il ne vend pas de secret, enfin même dans ces moments-là il restera mon frère. Enfin bref, je crois que mes parents ne comprennent pas ça. Ils ne comprennent pas l’attachement que je peux avoir pour mon frère. Ils n’ont pas pris en compte que chaque fois que je suis tombée, c’est lui qui m’a relevé. Chaque fois qu’un cauchemar arrivait, il me prenait dans ses bras et dormait avec moi. Il a toujours été tout pour moi. Alors quand je suis partie à l’académie, je m’en suis voulue, de l’abandonner. J’étais prête à renoncer à ma magie pour rester avec lui, mais tout avait changé, il avait changé et jamais mes parents ne m’auraient autorisé à le faire. Je me demande avec le temps ce qu’il se serait passé si j’avais décidé d’occulter ma magie. Si j’avais décidé de ne pas la développer. Est-ce qu’elle se serait envolé ? Ou alors serait devenue incontrôlable ? Je me demande. Je finis par me recentrer sur la discussion, l’écoute tranquillement et je souris à ses paroles.

« Je ne vous promets rien sur sa décision, mais je vous promets de lui en parler à l’occasion. Je ne suis qu’une simple Chevaucheuse, peut-être que mon avis ne sera pas entendu, mais je le donnerais tout de même. »

Il est important pour moi que tous soit accepté. Si je veux qu’on évite de nous voir comme de la chaire à canon juste bonne pour le combat, il est aussi important de considérer les autres.

« Oh, elle a été vertement réprimander je vous assure. De plus il y avait des circonstances atténuantes, elle était à la poursuite d’un suspect. Parfois, les accidents arrivent. »


Oui, j’essaye de rattraper le coup. Je n’aurais pas dû parler de ça, il faut vraiment que j’arrive à tenir ma langue. Je m’en voudrais qu’Abi ait plus d’ennuis par ma faute. Ce n’est pas le but d’origine, je ne vois pas pourquoi cela changerait. Je souris de nouveau quand elle me parle de son frère Antonin.

« Oh. Les diseurs de vérité. Je n’en ai encore jamais rencontré, enfin pas que je me souvienne. La mémoire nous joue souvent des tours. »

J’étais du genre à oublier les petits trucs et ne garder que l’essentiel, comme si ma mémoire se disait, ben ça, c’est important et ça, ça ne l’est pas donc tu peux le jeter. Plutôt terre à terre cette mémoire… Pas que je m’en plaigne, ça évite la redondance d’information. Enfin bref, ses paroles sur mon frère me serrent le cœur. Pas parce qu’elles sont injustes, mais au contrairement parce qu’elles sont trop justes. Je me souviens nettement du comportement de mes parents, qui m’a d’ailleurs donné envie de fuir, ce que j’ai fais au final. Mais j’aurais dû rester, j’aurais dû être plus forte, je m’étais endurcis durant cette première année et pourtant… Je n’étais peut-être qu’une enfant de treize, mais j’aurais dû être là pour mon frère. Je n’ai pas su l’aider comme il fallait et au fond, je m’en veux.

« Vous avez, c’est triste. J’aurais aimé pouvoir l’aider plus que je ne l’ai fais. Mais au final j’ai fuis moi aussi, le laissant seul. C’est aussi pour cela que j’ai envie de le revoir, envie de comprendre et de m’expliquer avec lui. »


Je souris doucement à ses paroles. Je ne sais pas si je l’aide réellement, mais je sais que j’aimerais lui venir en aide. Après tout, je pense que dans ce monde, peu importe la magie qui est la nôtre, il est important de savoir apprendre de l’autre. Important de ne pas devenir ennemie, nous en avons déjà bien trop à mon goût. Je la laisse parlant, imprimant ses paroles dans mon esprits. Ça, il le retiendra, c’est d’une importance capitale pour lui.

« Je ferais en sorte de répandre vos paroles parmi les miens. C’est une promesse. Je ne garantis pas que tous écouterons, mais je pense pouvoir en toucher certains et si Lévor le veut, mon Duc écoutera lui aussi. J’en toucherais quelques mots à mon Capitaine aussi. C’est un homme bien. »

Je souris doucement et sens Foudre qui glisse son museau sous ma main pour une caresse. Je gratte les écailles en dessous de son cou et je souris doucement. Foudre, tu accepterais de laisser la princesse te toucher ? Hum.. Oui, bien sur. Elle tend la tête vers la princesse et je souris doucement.

« Elle accepte de vous laisser la toucher. Je vous conseille d’en profiter. Elle est dans un de ses bons jours. »

Je me prends un coup d’épaule et un rire s’échappe de mes lèvres, alors que j’attends la suite des réjouissance avec intérêt.

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Message Sujet: Re: Curiosité d'un instant   Lun 19 Juin - 19:11

Cette chevaucheuse que je rencontre est bien différente que celles que j'ai pu rencontrées jusqu'alors ; j'ambitionne même prochainement d'aller visiter cette caserne, me rendre compte de ce que j'aurais pu vivre si le Destin en avait décidé autrement. Peut-être serait-ce assimilé à remuer le couteau dans la plaie une fois de plus mais j'affronte l'avenir tête dressée, fière et sans peur ni reproche, comme une princesse se doit de le faire. Ayana se borne à utiliser ce langage qui me fait hérisser le poil sur le dos « je ne suis que » ; il va falloir que je sois claire dans mes propos. J'ai l'impression que la jeune femme se dévalorise alors que chacun a sa place en Arven, à sa manière... plus la conversation avance avec elle et plus je perçois cette souffrance profonde... le manque du frère, la perte de son sang, du garçon avec lequel elle a grandi... mais autant de points qui manquent dans son histoire.

Je suis curieuse mais respectueuse, elle n'a point l'air de vouloir s'étendre, peut-être trop mal à l'aise malgré mes paroles douces. Je comprends, j'attendrai mais mes souvenirs sont toujours là encrés dans ma tête. Je détaille ses traits un par un, espérant pouvoir retrouver son frère lors de mes voyages.

Pour moi ces rencontres sont toutes bénéfiques et peuvent orienter mon avenir ; j'aspire à unir les familles, unifier Arven, Faérie ; certes cette guerre fait rage, les chevaucheurs protègent notre contrée. C'est bien pour cela d'ailleurs que je veux aller les remercier à la caserne, leur montrer que la famille impériale, toute aussi imposteur est-elle, reste proche des hommes et des femmes qui les protègent. Ils ont tous été soumis par la force ou naturellement, mais pourquoi n'apprendraient-ils pas à nous aimer simplement ; pourquoi devrais-je les convoquer alors que je pourrais me déplacer et les rencontrer ? Un geste fait en leur direction qui serait peut-être bien vu par nos détracteurs profonds ?

D'ailleurs, Ayana va leur parler, chacun ; j'incline la tête en signe d'approbation des efforts qu'elle consent. Je réfléchis à mon déplacement potentiel, il devra se dérouler un peu plus tard, lui laisser le temps de disperser l'information, que les idées courent dans leurs rangs comme une traînée de poudre. Quant à la chevaucheuse ayant mis le feu à Cibella, elle reste silencieuse à son égard ; vraiment cette jeune femme a tout pour elle, protectrice envers ses camarades je la félicite « je me réjouis de votre réponse, vous êtes solidaires, mais vous direz à votre amie qu'il serait bon que cela ne parvienne point à mes oreilles... même si je me doute qu'elle a été sévèrement réprimandée comme vous l'indiquez ».

En parlant de mon frère, de sa magie je souris, sa petite pique m'arrache même un rire rapide « vous seriez surprise du nombre de choses que j'oublie » ; raclement de gorge derrière moi « le garde ici présent peut confirmer, il me rappelle bien souvent l'heure avancée.. le pauvre je lui en fais voir de toutes les couleurs ; mais je me sens oppressée dans le château, j'ai ce besoin irrépressible de sortir, profiter des jardins, des environs du château , profiter simplement et découvrir ce que le monde nous réserve » ; je murmure les mots suivants « s'il n'y avait pas cette guerre, ce serait bien plus simple pour nous de voyager, mais on n'a rien sans rien me direz vous... ».

Le discours revient lentement vers son frère, je sens sa tristesse, elle s'en veut mais qui ne nourrirait pas une amertume profonde quant au passé ? « ne vous en veuillez pas, le passé est ainsi, nul doute que quand vous vous retrouverez, vous oublierez bien vite cette tristesse latente ; vous faites preuve d'amertume, de regret... je le vois dans vos yeux » je poursuis « vous avez l'air fondamentalement d'être une bonne personne de par nos échanges j'en suis assurée, poursuivez de la sorte, le Destin pourrait passer vous donner un petit coup de main un de ses prochains instants ne croyez vous pas ? »... je n'ai pas primeur à me considérer comme sa sauveuse mais peut-être que mes mots soulageront sa tristesse et son questionnement profond. Discours fédérateur, moralisateur ; une attitude que je consens à adopter désormais envers tout ceux que je rencontre... les conséquences ne sont malheureusement pas toujours celles espérées... mais des fois, je tiens mon but dans la main.

Une nouvelle fois elle reparle des troupes, de son capitaine, du Duc je souris « j'ai foi en vous, un grand avenir de chevaucheuse s'ouvre à vous, votre caractère vous précède, poursuivez ainsi ».

Est-ce cette gentillesse qui la pousse à me proposer de caresser Foudre ? Peut-être ; je sais ce que je dois, faire maîtriser ma magie, pour ne pas blesser la dragonne, juste frôler, simplement sans insister. Timidement je tends une main, j'entends le garde se rapprocher et lui lance un regard rassurant, lui demandant par un signe de tête de rester à sa place je dépose ma main sur les écailles ; je frissonne un instant, apeurée... je dois me l'avouer, Foudre est une des premières dragonne que je frole ; quelques caresses, douces, mon regard cerclé de rouge dans celui de la dragonne, un temps se passe, le murmure de la brise dans la forêt attenante comme seul élément perturbateur avant que je retire ma main « merci, c'est le plus beau cadeau que l'on m'ait fait à ce jour, jeune dame ».

Je me recule me remettant à ma place inclinant la tête face à Foudre « vous formez un sacré couple de chevaucheuse dragonne vous deux, elle semble avoir un sacré caractère »

J'ai bien vu le petit coup d'épaule donné par Foudre et je ris en y repensant "rendez vous compte de la chance que vous avez et profitez simplement de chaque instant que la vie vous a donné, ne vivez pas avec des regrets" ; je poursuis "voulez vous m'accompagner dans la ville afin que l'on essaie de retrouver votre informateur ? je serai votre partenaire dans cette recherche, acceptez mon aide... si je peux un tant soit peu vous aider".


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