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 Ouvre-moi, tout ira bien

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Message Sujet: Ouvre-moi, tout ira bien   Lun 5 Juin - 12:17


Livre II, Chapitre 4 • De Glace et de Sang
Mélodie Douxvelours & Lancelot l'Adroit

Ouvre-moi, tout ira bien

Rien de tout cela n'est vrai



• Date : 4 juin 1002
• Météo : Le soleil se couche lentement sur une journée plus ensoleillée, quelques nuages cachent les derniers rayons du soleil
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Lancelot est inquiet de ne pas voir Mélodie débarquer à l'improviste à l'atelier.  Il se présente donc au logis de la demoiselle pour la trouver plutôt bien éplorée suite aux événements passés dans l'autre réalité.
• Recensement :
Code:
• [b]4 juin 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2241-ouvre-moi-tout-ira-bien#68230]Ouvre-moi, tout ira bien[/url] - [i]Mélodie Douxvelours & Lancelot l'Adroit[/i]
Lancelot est inquiet de ne pas voir Mélodie débarquer à l'improviste à l'atelier.  Il se présente donc au logis de la demoiselle pour la trouver plutôt bien éplorée suite aux événements passés dans l'autre réalité.


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Message Sujet: Re: Ouvre-moi, tout ira bien   Lun 5 Juin - 12:18

Cela fait quelques jours déjà que les choses sont revenues à la normale.  J'ai retrouvé mon atelier, mes créations, dont quelques unes plus avancées que dans mes derniers souvenirs, mes vieilles habitudes somme toute.  Les jours avaient continués d'avancer et tout ce que j'avais vécu dans cette autre vie avait remplacé les souvenirs de celles-ci.  J'étais plutôt embrouillé et le travail avançait plus lentement qu'à mon habitude.  La nuit, mes rêves étaient peuplés de cauchemars de poupée tueuse au rire grinçant.  Le jour, le moindre craquement du plancher me faisait sursauter, je la voyais arriver à chaque tournant, là prête à me planter un poignard dans le cœur.  Chaque ombre c'était elle.  Pour cette raison, j'avais annulé pour le moment toutes les commandes de poupées mécaniques.  Peut-être même pour toujours.  Je savais que ce genre de choses n'arriveraient pas de nouveau, mais la peu était inconditionnelle, foudroyante et je n'arrivais pas à la maîtriser.  Donc plutôt que de lui faire face, je l'enfermais dans un coin, en attendant d'avoir le courage de l'affronter.  Par moment, je m'interrogeais sur les raisons qui m'avait poussé à conserver le souvenir de ces jours étranges.  J'aurais pu les effacer de ma mémoire, les en chasser, faire comme si rien de tout cela n'était jamais arrivé.  Puis je me rappelais.  J'avais de plus grands objectifs à atteindre et j'aurais besoin de ces morceaux de souvenirs pour y arriver.

Une chose néanmoins qui avait changé depuis mon retour, c'était le manque de visite ponctuelle de ma catastrophe naturelle sur pattes.  Il m'avait fallu longtemps pour l'apprivoiser.  Au début, elle brisait tout ce qu'elle touchait dans l'enthousiasme de sa curiosité : c'était une importune.  Puis, au fil du temps, elle s'était un peu fait comme de l'encre tatouée sur ma peau et je m'étais accoutumé à elle, à sa présence destructrice.  Quoique… après le passage de la poupée Chimène, Mélodie n'était qu'une amatrice en question de dégâts.  Mais elle ne s'était pas montrée depuis leur retour.  Et je commençais à m'inquiéter.  Et si elle était…  La pensée m'emplit d'effroi et je la chassai rapidement de mon esprit.  Cette réalité n'était pas la nôtre.  L'esprit qui hantait le Fils des Ombres, Liselotte, ce n'était pas la petite femme boute-en-train que je connaissais.  Néanmoins, je ne pouvais me masquer mon inquiétude.  Quatre jours sans la moindre nouvelle, c'était peu fréquent.  À moins qu'elle n'ait quitté Lorgol pour quelque raison?  Suite à nos dernières aventures, j'avais quelques doutes toutefois à ce propos.

Lorsqu'en fin de journée je fermai boutique et laissai derrière moi le travail accompli, ma décision était déjà prise depuis longtemps.  Toujours sans avoir vu le bout du nez de mon amie, il m'apparaissait naturel que si elle ne venait pas à moi, je pouvais aller la chercher.  La plupart du temps, c'était une chose que je n'avais pas à faire, puisqu'elle s'introduisait dans l'atelier comme elle le voulait quand elle le voulait : il y avait quelques désavantages à entretenir des relations avec des voleurs.

Je n'étais pas très sûr du chemin jusqu'au logement de la voleuse, je n'y étais pas allé très souvent.  Sans trop m'égaré toutefois, je parvins finalement à bon port.  Devant la porte, je toquai une première fois sans recevoir de réponse.  Je m'impatientai un peu et cognai à nouveau, plus fort.  « Mélodie? » l'appelai-je une fois.  Je n'entendais rien à l'intérieur de l'habitation, tout semblait plutôt tranquille.  J'élevai la voix à nouveau : « C'est Lancelot, tu es là? »

Avec un peu de chance, si je cognais une fois de plus, peut-être m'entendrait-elle?  Je levai la main à nouveau et l'apposai à nouveau sur le battant, provoquant trois coups sonores.

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Message Sujet: Re: Ouvre-moi, tout ira bien   Mar 6 Juin - 21:01

J’aurais pu choisir l’oubli, j’aurais pu me rouler dans la jouissance de l’ignorance, mais mon fichu caractère, les implications de perdre ces informations, aussi faussées fussent-elles, ce trésor malsain, ne m’avait pas été possible. A mes yeux, cela n’avait pas été la solution, a mes yeux, j’étais morte, comment cet état si définitif ne l’avait plus été ? L’oubli ne m’avait pas paru nécessaire. C’est dans une confusion extrême que le temps m’avait ramené à ma place véritable, déchirant les réalités pour transporter l’esprit vengeur que j’avais été dans son corps encore bien vivant.

Morte, pas morte ? J’avais mis du temps à me remettre, à comprendre ce qui s’était passée, à sortir de la solitude, à sortir de la colère et de la haine, des sentiments calmés par le retour de mon enveloppe corporelle et par la certitude que tout était rentré dans l’ordre.
Cela m’avait pris la journée, pliée sur mon lit, rampant, pleurant ou riant de façon hystérique, l’esprit embrouillé par ces évènements, pour me ressaisir. Pour aborder la situation avec calme, du moins sans que la panique d’emporte encore une fois tout raisonnement logique. Une journée entière à se torturer mentalement, à lutter, lutter contre… hé bien, contre des fantômes si on me pardonne le mauvais jeu de mots. Une journée à récupérer les fils des souvenirs, à y écarter la folie qui y était encore raccrochée, à les mettre bout à bout et à reconstruire la trame de ce qui avait été. D’y retrouver le sens que la folie de ma mort avait refusé de donner.

Je n’étais pas sortie de ma maison à Lorgol, ne comprenant toujours pas comment j’étais passée des cals d’un bateau à chez moi, mais cela était pour le mieux au final. J’avais fini par me coucher dès que le soleil avait décliné, épuisée, alors que je n’avais même pas osé mettre le nez dehors.
Sale nuit.
Remplie de cauchemars qui n’étaient que des réminiscences, les rendant par conséquents plus terrifiants encore. J’avais bien tenté de sortir, de revenir à la Cour pour tâter le terrain, mais je n’avais pas vraiment compté sur l’angoisse et les résidus haineux qui s’accrochaient à mon cœur, le faisant paraitre de plomb dans ma poitrine. Je n’avais pas pensé que mettre un pied sur l’un des nombreux chemins menant à la Cour, finirait par me provoquer une crise de panique une fois à l’entrée de ma seconde maison. J’avais finis par retourner péniblement chez moi, le souffle court et m’écrouler dans mon lit pour tenter de retrouver un semblant de dignité. Je me haïssais pour ma faiblesse, j’avais l’impression d’être revenue des années en arrière, lorsque ma mère était morte. Incapable d’y faire face, j’avais besoin de temps certes, appréhender la mort et la sienne par-dessus le marché était toujours une entreprise délicate.
Mais tout de même….

Je crois qu’avec mes tentatives d’aller dehors, mes retours au bord de la nausée, le cœur à la limite de l’explosion, j’en avais un peu perdu le décompte des jours. Ca allait mieux, même si ce n’était pas encore ça. Rouler en boule dans mon lit après une nième crise d’angoisse, j’ignore le frappement à ma porte. Il n’y avait aucune raison que qui que ce soit vienne à moi de toute façon. Puis la voix de Lancelot crève le silence. Je me rappelle vaguement de nos échanges, de son invitation et j’en rougirais presque de honte, de mon attitude lorsque je n’étais plus vraiment.

-Y’a personne !

Faut dire que quand on est fatiguée, on réfléchit plus vraiment très bien et en cet instant, j’étais tout à fait satisfaite de ma réponse. La trouvant parfaitement adéquat pour éviter toute confrontation. Dans le fond, si ce n’était pour se foutre de ma gueule, pourquoi venir ici, lui qui ne s’était jamais déplacé ? Autant faire la morte.

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Message Sujet: Re: Ouvre-moi, tout ira bien   Mer 7 Juin - 17:50

Parfois, il est sidérant combien mon amie peut se montrer dépourvue de toute logique.  J'allais effectivement laisser tomber lorsqu'elle éleva la voix pour s'exclamer qu'il n'y avait personne.  Il n'aurait suffit qu'elle tienne sa langue quelques secondes de plus et je me serais en allé, voyant que je ne recevrais pas de réponse.  Et voilà qu'en deux, voir trois mots, elle m'avait bien décidé à rester sur place.  Quelque chose n'allait pas pour qu'elle reste enfermée comme ça par Alior et j'étais bien déterminé à le découvrir rapidement.  En tout cas, si elle espérait que je parte, c'était désormais un pari raté puisque j'étais désormais plus que convaincu qu'elle était à l'intérieur.  Il me restait donc qu'à la faire sortir de sa tanière, ce qui ne serait pas une chose simple : elle pouvait se montrer têtue la voleuse et elle l'était probablement beaucoup plus que je ne le serai jamais.  Néanmoins, je ne pouvais pas partir sans au moins être rassuré sur son état et le fait qu'elle me renvoie comme un malpropre m'indiquait que non, les choses n'allaient pas exactement bien.  Jusqu'à quel point, c'était encore un mystère, mais les mystères s'éclaircissaient si on persévérait rien qu'un peu.  Ce que je comptais faire.

« Mélodie, je sais que tu es là! » lançai-je d'abord en évitant de me moquer du fait qu'elle s'était trahie d'elle-même en parlant.  La faute était bête et la tentation d'en rire forte, mais sans savoir comment elle se sentait, je craignais de la froisser en poussant ma chance un peu trop loin.

J'attendis quelques instants avant de toquer à nouveau, plus fort, plus insistant.  Il fallait qu'elle vienne ouvrir cette fichue porte.  Je l'aurais bien défoncée, mais mes maigres bras d'oisillon n'en avait pas le tiers de la force.

« Ouvre-moi!  Tu sais qu'en parlant tu t'es trahie!  Je ne bougerai point du seuil de ton logis tant et aussi longtemps que tu ne m'y feras pas entrer!  Je suis sérieux! » m'exclamai-je.  Je savais être patient.  Je m'appuyai contre le cadre de porte nonchalamment, conscient que je pourrais avoir à attendre longtemps.  Je tendis l'oreille pour voir s'il n'y aurait pas des bruits de pas trahissant du mouvement à l'intérieur. Silence.  Je pouvais bien rêver.  Mélodie avait une démarche leste comme celle d'un félin et un mouvement si léger qu'il ne déplaçait qu'à peine l'air : c'était une voleuse formée pour ça.  Je soupira profondément et attendis encore un peu.

Le temps n'avançait pas.  Était-ce une autre plaisanterie, une autre défaillance du cycle des choses, ou une simple impression?  Peut-être me décourageais-je un peu trop facilement.  Je n'étais pas venu pour m'apitoyer sur mon sort, mais bien pour une raison bien particulière et précise.  J'élevai la voix à nouveau.  Doucement.  Peut-être n'entendrait-elle pas cette fois.

« Ça te ferait peut-être du bien, de parler un peu, plutôt que de te cloîtrer dans un cocon de solitude.  Tu sais, tout ira bien, tu n'as rien à craindre.  Tu es en sûreté. »

Certainement pas grâce à ma présence.  Je n'étais pas l'homme sur qui compter en cas de danger, on me le faisait souvent remarquer.  Ça me gênait, je n'étais pas un homme raté, mais je connaissais la part de vérité dans les propos qui me décrivait comme loin du preux chevalier secourant les damoiselles en détresse.  Mais j'avais ma propre façon de leur venir en aide, et peut-être ne faisait-elle pas flancher les cœurs dans un élan d'admiration, au moins était-elle utile et restait dans les cœurs.

J'attendais, le cœur battant de voir si elle m'ouvrirait, si elle accepterait de m'accueillir dans son nid, dans son cœur.  Je n'avais jamais perçu Mélodie ainsi, mais elle m'apparaissait alors tel un oiseau fragile qui avait besoin de reprendre son envol après une grave chute où il s'était abîmé les ailes.  J'étais un maître dans l'art de la mécanique, si ses ailes ne volaient plus, je lui en fabriquerais de nouvelles.

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