AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Le plus raisonnable des jeux

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Les Savants
avatar

Messages : 24
J'ai : 38 ans
Je suis : architecte, sénéchal de la couronne kyréenne

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Hjalden d'Evalkyr et Augustus d'Ibélène
Mes autres visages: Castiel de Sombreflamme / Louis de Brunante / Octavius le Rouge / Maelenn du Noroît / Lionel de Rivepierre
Les Savants
Message Sujet: Le plus raisonnable des jeux   Sam 10 Juin - 5:39


Livre II, Chapitre 4 • De Glace et de Sang
Ljöta d'Evalkyr & Matvei de Hvergelmir

Le plus raisonnable des jeux

Ou quand on aime le risque



• Date : Le 4 juin 1002.
• Météo : Belle, ensoleillée, à Lorgol : l'été enfin se pointe.
• Statut du RP : Privé.
• Résumé : Matvei est de passage à Lorgol, pour un entretien à l'Académie. Il profite de ce moment pour voir Ljöta, son amie depuis l'enfance, à laquelle il a une audacieuse proposition à faire.
• Recensement :
Code:
• [b]4 juin 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2259-le-plus-raisonnable-des-jeux]Le plus raisonnable des jeux[/url] - [i]Ljöta d'Evalkyr & Matvei de Hvergelmir[/i]
Matvei est de passage à Lorgol, pour un entretien à l'Académie. Il profite de ce moment pour voir Ljöta, son amie depuis l'enfance, à laquelle il a une audacieuse proposition à faire.


_________________
Dialogues en seagreen

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Savants
avatar

Messages : 24
J'ai : 38 ans
Je suis : architecte, sénéchal de la couronne kyréenne

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Hjalden d'Evalkyr et Augustus d'Ibélène
Mes autres visages: Castiel de Sombreflamme / Louis de Brunante / Octavius le Rouge / Maelenn du Noroît / Lionel de Rivepierre
Les Savants
Message Sujet: Re: Le plus raisonnable des jeux   Sam 10 Juin - 5:59

Le savant est immobile depuis plus d’une heure, devant un jeu d’échec dont il n’a pas encore bougé une seule pièce.

Il observe, il détaille, ce jeu que son frère et lui partagent, alors qu’ils s’échangent la tour de Hvergelmir. Seule concession de Maksim, seule demande de Matvei : qu’il ait un pied à terre à Lorgol, lors de ses excursions jusqu’à la Ville Libre d’Arven. Les échecs sont venus avec la tour, et à chaque passage de l’un, ou de l’autre, une pièce bouge. Les calculs sont soignés, patients, prudents. Même en silence, même sans jamais se croiser, les deux frères se font la guerre.

Un long soupir et Matvei abandonne sa contemplation des pièces. Il trouvera bien quoi bouger plus tard. Il est incapable de se concentrer, tant son esprit bouillonne. Demain, peut-être, ou même après-demain, il aura l’esprit suffisamment clair pour trouver la faille dans la défense serrée de son frère. Il arpente le petit salon, spécialement préparé pour son invitée de la matinée. Son passage à Lorgol est discret, connu d’uniquement son entourage proche (donc, de Hjalden), mais il a une personne bien spéciale à voir, avant de s’adonner à la réelle raison de sa venue dans les terres du Nord. Un coup d’œil par une des fenêtres : aucune trace de la charmante tête blonde qu’il a fait mander à sa tour, des tresses plus vraiment sautillantes de Ljöta. Oh, elle sera ponctuelle, ça, il n’en doute même pas ! Elle est princesse, tout de même, et une vie à Lorgol ne saurait certainement pas détourner la dame de son éducation, ni de ses obligations.
N’empêche. Tout ceci le rend nerveux. Autant sa conversation à venir avec Ljöta que la raison de sa présence à Lorgol, soit cette convocation en entretien à l’Académie. Un poste de professeur à pourvoir. Hjalden, d’une loyauté aussi exemplaire que la sienne, l’a encouragé à se présenter à cet entretien, à accepter ce défi qui se présente à lui, et pourtant ! Toute l’expérience du monde et toutes les recommandations reçues ne suffisent pas à le rassurer, alors que Matvei doute éternellement de lui-même. Il semble toujours entendre la voix de son aîné, dans son esprit, susurrer mille insultes et commentaires désobligeants. Toi, professeur ? Allons donc. On te fait marcher, Matioucha. Tu n’es pas assez doué.

Un bruit au bas de la tour le sort de sa contemplation de, du mur, oui, du triturage de ses mains, de ses ongles qui claquent nerveusement. Un bruit de porte, quelques voix polies, et il sait déjà qui est arrivé. Pile au bon moment. Un regard dans le verre d’une des armoires, afin de vérifier qu’il est plus que présentable, et la porte du salon s’ouvre sur la princesse de Valkyrion. Sur sa presque petite sœur. Sur une amie. « Je suis heureux de te voir, Ljöta », salue Matvei, un sincère sourire sur son visage si souvent sérieux, et à la demoiselle, il donne même une bise encore plus rare. Heureusement, personne n’est témoin de cela et personne ne peut donc prouver que c’est bien arrivé. « Pardonne-moi de te réquisitionner à ma tour, alors que le soleil est enfin arrivé à Lorgol. » D’un geste, il l’invite à prendre place dans un des fauteuils. Qu’au moins sa visite soit agréable et confortable, à défaut de pouvoir apporter la chaleur de l’astre solaire.

_________________
Dialogues en seagreen

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Confrérie Noire	• Admin
avatar

Messages : 226
J'ai : 28 ans
Je suis : Écoutante de la Lame pour la Confrérie Noire • Princesse de Valkyrion

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Sombre Mère, et Valkyrion
Mes autres visages: Mélusine de Séverac • Quitterie Aubenacre • Freyja de Brunante • Rejwaïde Sinhaj • Faustine de la Fugue
La Confrérie Noire • Admin
Message Sujet: Re: Le plus raisonnable des jeux   Ven 16 Juin - 1:13

La missive est arrivée à la Tour de Valkyrion la veille, et c’est à son retour aux premières heures du jour que Ljöta en prend connaissance. Un simple mot, d’une main qu’elle connaît bien : visiblement, Mati est à Lorgol ces jours-ci, puisqu’il la convie à dîner en la tour de Hvergelmir. Maksim n’est donc pas là. C’est bien : autant la princesse respecte fortement sa noblesse et ses sujets, autant la rancœur sourde de l’aîné le rend bien moins fréquentable que son cadet. Il y a en Maksim une sombre noirceur qu’elle évite autant que faire se peut : l’homme a peu apprécié de ne point recevoir la distinction de sénéchal, au détriment de son puîné. Ljöta, elle, adore cet homme rude et froid qu’est le meilleur ami de Hjalden : Matvei est comme un hiver froid et rude, intensément droit et honnête. Un homme fiable, un ami loyal, presque un troisième frère. D’autant plus depuis la mort si cruelle de Ljära : c’est sur son épaule qu’elle a versé toutes les larmes que la prévenance et la sollicitude la retenaient de laisser voir à Hjalden et Hjalmar.

C’est donc avec le sourire aux lèvres qu’elle a renoncé à ses heures de sommeil, elle qui veille chaque nuit sur la Tour Noire comme le veut la hauteur de son rang au sein de la Confrérie. Belle surprise, heureuse occurrence ! Pour une fois, elle délaisse le cuir sombre des assassins pour revêtir l’une de ses robes de cour, réclamant de ses femmes de chambres l’une de ces coiffures tressées élaborées si prisées dans son duché. La femme dans le miroir n’a plus grand-chose de l’enfant sautillante de jadis, elle a bien l’air un peu fatigué et un pli sévère marque la commissure de ses lèvres ; mais elle est encore capable de sourire avec cette chaleur secrète que partagent les Kyréens derrière leurs murs épais et leurs fenêtres closes. Lorsque le soleil atteint le milieu de sa course matinale, elle se fait annoncer à la Tour de Hvergelmir, saluant d’une révérence sommaire son ami de toujours, avant de le serrer contre elle dans une étreinte bien peu protocolaire, claquant une bise sonore sur sa joue un peu râpeuse. « Matioucha, je suis ravie de te voir ici, j’ai si peu le plaisir de ta compagnie ! » Les rigueurs de la guerre, bien sûr ; et aussi sa double vie secrète, bien pesante en ces temps troublés, car Hjalden ne comprend pas ce qui retient sa sœur si loin de leur duché…

Chassant cette triste pensée, elle s’installe dans le fauteuil désigné, adressant un clin d’œil au savant si sérieux. « Je n’ai jamais trop aimé le soleil quand il se fait trop brûlant, je préfère quand il nous contemple de loin, comme à Svaljärd, tu le sais bien. Ne t’excuse pas, mon ami ; dis-moi plutôt ce qui me vaut cette belle surprise de cette entrevue. As-tu des soucis, est-ce que tout est en ordre à Hvergelmir ? Si quelque chose te menace, tu sais que tu peux me le dire. » Elle a cogité, sur le chemin, et elle s’inquiète, la princesse, sous ses tresses et ses sourires : pourquoi donc un sénéchal s’en viendrait-il baguenauder à la capitale des peuples libres en plein milieu d’un conflit armé, si ce n’est contraint par l’exil, et forcé de s’éloigner… ? « Est-ce que Maksim… » … t’aurait renié ?


_________________


« Sweet Mother, sweet Mother, send your child unto me,
for the sins of the unworthy must be baptized in blood and fear. »
© acidbrain

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Savants
avatar

Messages : 24
J'ai : 38 ans
Je suis : architecte, sénéchal de la couronne kyréenne

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Hjalden d'Evalkyr et Augustus d'Ibélène
Mes autres visages: Castiel de Sombreflamme / Louis de Brunante / Octavius le Rouge / Maelenn du Noroît / Lionel de Rivepierre
Les Savants
Message Sujet: Re: Le plus raisonnable des jeux   Mar 20 Juin - 3:02

Elle semble fatiguée, sa Ljöta, sous les atours nobles, sous les complexes tresses blondes, qui ne peuvent entièrement détourner son retard attentif de son visage. Il n’ose point lui demander ce qui la tracasse, pudique sur les sentiments des autres autant que sur les siens, mais il espère que le tout viendra au fil de la conversation. Quitte à devoir invoquer Hjalden et ses inquiétudes à propre de sa soeur cadette. Inquiétudes qui sont également les siennes. « Je n’ai jamais trop aimé le soleil quand il se fait trop brûlant, je préfère quand il nous contemple de loin, comme à Svaljärd, tu le sais bien. Ne t’excuse pas, mon ami ; dis-moi plutôt ce qui me vaut cette belle surprise de cette entrevue. As-tu des soucis, est-ce que tout est en ordre à Hvergelmir ? Si quelque chose te menace, tu sais que tu peux me le dire. Est-ce que Maksim… Il suit aisément sa pensée, mais aussitôt la détrompe d’un geste de la tête. Non. Pas encore, du moins. Déshériter un sénéchal serait probablement du plus mauvais goût et c’est probablement tout ce qui le sauve. Son titre, surplombé de la menace que représente Hjalden. J’ai sporadiquement des nouvelles d’Hvergelmir, par le plus jeune de mes neveux. Tout y semble en ordre. Je me porte bien mieux à Svaljärd. » Il ne peut empêcher un sourire un peu triste de passer brièvement sur son visage. Hvergelmir lui manque, indéniablement, mais tant que son frère en sera le marquis, il n’y remettra pas les pieds. La décision a été prise il y a maintenant plus de dix années et il s’y tient sans déroger.

Le Kyréen doit cela dit rassurer la dame sur sa venue dans la Ville Libre, aucunement faite sous la contrainte. Il n’hésite même pas, sachant que le secret sera bien gardé avec Ljöta. « Je te fais confiance de garder la confidence. Seul Hjalden le sait, outre toi. Il craint peut-être qu’en parlant trop, qu’en pensant trop, toutes ses chances s’évaporent. Un brin de superstition, bien trop de méfiance, chez cet homme. Sans le remarquer, ses ongles ont recommencé à claquer les uns contre les autres, comme le mécanisme régulier d’un automate. Il se trahit, malgré l’enthousiasme de son visage et de sa voix, malgré ce qui brille dans ses yeux à l’idée de retourner entre ces murs qui l’ont tant vu grandir. J’ai un entretien à l’Académie, demain. Un poste de professeur en architecture s’est ouvert et je suis l’un des candidats approchés afin de le combler. Ton frère m’a convaincu d’au moins rencontrer le Recteur et les Thésards. » D’au moins tenter sa chance. Au moins essayer. Et puisqu’il est là, il a quelque chose dont il veut entretenir Ljöta. Il sait qu’elle s’en doute, qu’il n’a pas encore tout dit, mais une chose à la fois. Il a bien le temps de lui servir un verre d’alcool, un de ses préférés, avant d’entamer les choses les plus… délicates.

_________________
Dialogues en seagreen

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Le plus raisonnable des jeux
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» le jeux du sam... sam'dit !!
» [21/11/09] AMidi Jeux Centre Culturel Liévin !
» Bien taux un chant-bardement jeux nez ralle !
» Idée de mini jeux.
» Jeux vraiment trop drole!!!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Arven :: Les Terres du Nord :: Lorgol aux Mille Tours :: Ville Haute-
Sauter vers: